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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 19:49

 

Source : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr

 

 

SoliGrecsNîmes

Collectif citoyen, solidaire de la résistance du peuple grec contre l'austérité économique qui lui est infligée.

 

 

Caravane Solidaire 2016 : c’est parti pour la grande collecte dans le sud !

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Plusieurs associations et collectifs se réunissent pour organiser l’envoi de médicaments, de matériels médicaux et de fournitures en Grèce cet automne.

La Caravane Solidaire, dont l’initiative a démarré depuis février 2016, avec le rassemblement d’organisations de toute la France, passe la vitesse supérieure, avant de prendre la route le 15 octobre vers la Grèce. L’opération sera cadencée de la manière suivante :

  • Organisation de la grande collecte
  • Commerce solidaire pour des produits grecs naturels
  • Quinzaine de la solidarité
  • Soirée du retour avec distribution des produits grecs commandés

Pour le sud de la France, les organisations suivantes se sont regroupées pour unir leurs moyens :

  • Alès : Collectif Cévenol de Solidarité avec le Peuple Grec
  • Avignon : Collectif Vauclusien de Soutien au Peuple Grec et contre l’Austérité
  • Narbonne : Collectif « Comment aider ceux qui aident »
  • Saint Mamert du Gard : Association Vivence
  • et enfin, le Collectif « SoliGrecs Nîmes« 

La grande collecte

Elle est destinée à recueillir médicaments, matériel médical, vêtements et fournitures diverses. Cette liste des besoin nous a été transmise par les bénévoles grecs sollicités pour l’opération.

C’est pour qui ?

La collecte réalisée en France sera distribuée aux organisations et aux Dispensaires Sociaux et Solidaires grecs, autogérés par des membres et des soignants exclusivement bénévoles.

Pharmacie-Solidaire-201511-17 Pharmacie-Solidaire-201511-22 Main-Tendue-de-Narbonne-07 Main-Tendue-de-Narbonne-08 City-Plaza-Nourriture-Espagnols

C’est pour quoi ?

DispensaireLe peuple grec est soumis à un régime d’austérité imposé par l’Europe depuis la crise de 2008 : taux de chômage très élevé, précarité sans précédent, droits sociaux gravement diminués, augmentation des suicides, de la mortalité infantile, réduction d’accès aux soins à cause de leurs coûts…

À ce contexte, s’ajoute le secours des grecs aux réfugiés. Ce sont des initiatives populaires qui ont permis la création des Dispensaires Sociaux et Solidaires.

Qui organise ?

Nous sommes des membres bénévoles d’associations et de collectifs qui ont décidé de regrouper leurs moyens pour permettre la réalisation d’une Caravane Solidaire avec plusieurs véhicules, depuis toute la France, vers la Grèce.

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Quoi donner ?

  • Médicaments : impérativement avec date limite après janvier 2017
  • Lait pour bébé : 1er et 2ème âge
  • Matériel médical : béquilles, déambulateur, fauteuil roulant, lit médicalisé…
  • Vêtements : simples et sobres pour enfants et adultes (jeans, t-shirts, sweets…)
  • Produits d’entretien et d’hygiène : brosses à dents, dentifrices, savons et shampoings, serviettes de toilettes, serviettes hygiéniques, rasoirs, peigne, éponge, brosse, balais…
  • Affaires scolaires : cahiers, crayons, stylos, tableaux, paperboard…

Où donner et qui contacter ?

Des points de collecte sont organisés dans différents établissements. Plusieurs membres bénévoles se sont proposés pour être des correspondant(e)s locaux.

Recherchez celui qui est le proche de chez vous, sur la carte interactive pour connaitre ses coordonnées et rentrer en contact.

Vous souhaitez être dépositaire ou correspondant local ? Contactez-nous vite en cliquant ici !

 

Achat de produits grecs naturels : commerce solidaire

Profitez du retour des véhicules pour obtenir les produits naturels locaux !

Lessives et savons naturels, fabriqués par l’usine autogérée VIO.ME et produits issus de la culture bio en Crête… Cliquez ici pour compléter votre bon de commande en ligne.

Ne perdez pas de temps, la date limite des commande est fixée au 10/10/2016.

Quinzaine de la solidarité

De multiples événements sont organisés nationalement du 1er au 15 octobre 2016.

Tous les événements sont présentés dans l’agenda. Cliquez ici pour y accéder aux événements recensés.

Avant le départ : points collectes et appels au dons

Projections de films, diffusion de documentaires, rassemblements festifs… sont autant d’initiatives locales qui concourent à l’organisation de la Caravane Solidaire. Chacune de ces soirées tiendra un Point Collecte pour que ceux qui le souhaitent puisse apporter les articles qu’ils souhaitent donner. Avec une entrée gratuite, certaines d’entre-elles seront animées de débats, buffets…

Bien entendu, chacun pourra faire des dons en numéraire.

Pour les dons supérieurs à 50€, il pourra être établi un reçu fiscal vous permettant de bénéficier d’une déduction fiscale de 66%. C’est dommage de ne pas en profiter !

La quinzaine de la solidarité sera clôturé, par le départ de la Caravane vers la Grèce, depuis Lyon, à l’occasion d’un grand événement organisé à Vénissieux (69).

Au retour : récits et distribution des produits grecs commandés

Plusieurs organisations ont d’ores et déjà émis le souhait d’organiser une soirée en présence des participants à la Caravane, après leur retour.

Outre leurs récits, ce sera l’occasion de pouvoir récupérer les articles grecs commandés aux bénévoles.


Vous souhaitez communiquer sur l’organisation de la Caravane Solidaire ? Rendez-vous ici pour accéder aux kits de communication préparés.

 

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Invitation des journalistes au départ de la Caravane Solidaire vers la Grèce

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Nous vous proposons de venir rencontrer les membres de SoliGrecs à la veille de leur départ vers la Grèce,

A l’occasion du tri de médicaments et fournitures,

Dans les locaux d’Amphi30 (Action Médico Pharma Human Intern Gard : 10 Rue Arnavielle, 30900 Nîmes, cliquez ici pour voir la carte),

Ce vendredi 14 octobre à 14h00.

img_20161005_002314_273Ils vous décriront à cette occasion ce qui est prévu une fois en Grèce, la retranscription en partenariat avec Médiapart, ainsi que la programmation de soirées avec témoignages sur le séjour, déjà planifiées pour Nîmes et Avignon.

Compte-tenu du succès rencontré à l’occasion de la collecte auprès des citoyens, un autre convoi est dors-et-déjà programmé pour février 2017 !


Les besoins sont considérables mais nos petits gestes comptent énormément pour ceux qui, en Grèce, agissent au quotidien.

Le 15 octobre prochain, la Caravane de solidarité avec le peuple grec, venue de toute la France, se regroupera à Lyon, après avoir collecté du matériel médical, des médicaments, des vêtements et des fournitures scolaires à destination des dispensaires médico-sociaux autogérés d’Athènes, de Thessalonique et des camps de réfugiés.

Il s’agit là d’une mobilisation citoyenne sans précédent destinée à attirer l’attention sur la situation de la Grèce, que les politiques européennes successives, dictées par les mesures d’austérité imposées par la Troïka (avec le FMI et la BCE) ont rendu exsangue :

Diminution drastique des salaires et des retraites, montée en flèche du chômage (près d’un quart de la population est touchée), de la pauvreté et de la précarité sociale.

Plus d’un tiers de la population n’a plus d’assurance maladie et se voit donc privée d’accès aux soins !

De plus de nombreux services hospitaliers ont dû fermer, faute de moyens et beaucoup de médecins ont été chercher à l’étranger des postes plus lucratifs…

Pour pallier à cette situation dramatique, la mobilisation solidaire de citoyens bénévoles, de médecins, de soignants et de travailleurs sociaux a permis l’émergence de dispensaires médicaux (53 en Attique), fonctionnant pour la plupart de manière autogérée. Destinés initialement aux soins pour les plus démunis, ils doivent maintenant prendre en charge également les migrants et réfugiés que l’Europe confine dans le pays et qui reçoivent néanmoins en Grèce, un accueil digne et humain ( plus de 170 000 personnes ainsi accueillies sur le continent et les îles).

Pour le sud de la France, 2 fourgons et 7 gardois participeront à la caravane nationale et rejoindrons tout d’abord Lyon – Venissieux ce samedi 15 octobre pour un grand meeting de convergence nationale. Il clôturera la quinzaine de solidarité avec la Grèce dont le point d’orgue fut par exemple à Nîmes la réunion du 5 octobre a la maison du protestantisme à Narbonne la projection de « La Tourmente Grecque 2 » suivie d’un débat, à la MJC, ce jeudi 13 octobre. Ils prendront la route vers Ancône (Italie) où se rassemblera l’ensemble de la caravane, avant d’être accueillie par des événements de solidarité le 20 octobre à Thessalonique et le 23 octobre à Athènes, notamment au dispensaire d’Ellenikon.

Ils apporteront ainsi les dons, matériels et médicaments, collectés par le Collectif SoliGrecs Nîmes, le Collectif alésien mais aussi par l’association Vivence de St Mamert du Gard auprès de la population gardoise ainsi que par les collectifs de solidarité d’Avignon, de Narbonne et des militants marseillais sensibles à la cause grecque.

 

 

 

Source : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr

 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 17:22

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Des pesticides dans les mueslis du petit-déjeuner

 
 
Selon les résultats d'une étude publiée ce mardi 11 octobre par l’ONG Générations Futures, de nombreux résidus de pesticides ont été retrouvés sur un échantillon de quinze produits de mueslis aux fruits notamment consommés au petit-déjeuner. Des résultats qui mettent une nouvelle fois en évidence l'inaction de l'Union européenne sur le sujet...
 
Sur la quinzaine d’échantillons de mueslis testés par l’association Générations Futures, 141 résidus ont été retrouvés dont 81 suspectés d’appartenir à la classe des perturbateurs endocriniens - Martin Lee / Rex Featur/REX/SIPA
 

Des pesticides au petit-déjeuner ? C’est ce que trouvent dans leurs assiettes certains amateurs de mueslis aux fruits selon une étude publiée ce mardi 11 octobre par l’ONG Générations Futures, engagée contre les risques sanitaires et environnementaux liés à l’emploi des pesticides. Sur la quinzaine d’échantillons de mueslis testés par l’association, 141 résidus au total ont en effet été retrouvés, dont 81 suspectés d’appartenir à la classe des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques qui perturbent, entre autres, le système hormonal.

Les produits passés à la loupe, commercialisés aussi bien par de grandes marques (Kellogg's, Nestlé, Jordans...) que par des marques distributeurs (Auchan, Leclerc, Carrefour...), consommés à dose quotidienne comprises entre 50 et 100 grammes ne présenteraient toutefois pas de risque "appréciable" pour la santé.

 

Néanmoins, l’ingestion de ces mueslis à petites doses chaque jour, à laquelle vient s’ajouter "la contamination par d'autres perturbateurs endocriniens (…) plastiques, cosmétiques, ignifugeants etc., vont exposer notre organisme à des cocktails (...) dont on sait qu'ils peuvent avoir des effets sur les organismes les plus sensibles", a expliqué le porte-parole de Générations Futures, François Veillerette, lors d'une conférence de presse ce mardi.

"Le gens ne vont pas être empoisonnés", conclut-il, mais les résultats de l’étude - qui n'a par ailleurs pas mis en évidence de pesticides parmi les cinq paquets de mueslis bio étudiés - interrogent. D’autant qu’un fongicide utilisé en viticulture, le pyriméthanil, a été détecté dans tous les échantillons non-bio analysés. Un fongicide notamment "classé cancérigène possible" aux Etats-Unis.

 

L'Europe impuissante face aux pesticides

Contacté par , Kellogg's n'a pas "pu trouver de porte-parole disponible pour répondre" avant la parution de l’étude, mais Nestlé, qui commercialise notamment les mueslis "Fitness 5 fruits" accusés de porter des traces de 13 résidus de pesticides différents, affirme "respecter" (…) "la réglementation en vigueur", et avoir mis en place "des règles de contrôle très strictes".

La publication de ces analyses intervient alors que l'Union européenne peine à se mettre d'accord sur une définition des perturbateurs endoctriniens qui doit permettre d'encadrer leur utilisation, ajoute quant à elle l’AFP. En juin dernier, avec plus de deux ans et demi de retard sur le calendrier, le commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitis a de fait suscité un tollé en dévoilant les critères que propose de retenir l'Union. 

En cause notamment, le fait que ladite définition ne retienne que des éléments "pertinents" pour la santé de l'homme "alors que certains signaux d’alerte proviennent du monde animaldétaille L’imposex par exemple poursuit le quotidien "est un trouble qui procure des pénis aux femelles bulots". (...) Bien "qu'aucune affection équivalente" n’a été, à ce jour, constatée chez les humaines, une alerte a bel et bien été lancée après que des perturbateurs endocriniens de la branche des organoétains "se sont avérés en être la cause".

Les responsables européens, sous le feu des critiques depuis plusieurs années pour leur inaction, apparaissent ainsi une fois encore impuissants alors que l'Organisation mondiale de la santé (l'OMS) a publié sa propre définition des perturbateurs endocriniens dès 2002...

 

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 17:08

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

En souffrance à La Poste

11 octobre 2016 | Par Rachida El Azzouzi

 

 

Le syndicat Sud-PTT veut briser le mur du silence, établi par la direction de la Poste, et qui entoure la souffrance au travail des postiers. Surcharge de travail, management par la peur, cadences infernales: les familles et les facteurs témoignent.

Pierre découvre la Bourse du travail à Paris, les syndicats et les médias. Il a 25 ans, vient des montagnes du Jura. Pour évoquer la mémoire de son père : Charles Griffond, mort à 53 ans à cause du travail, de La Poste, son employeur depuis 34 ans. Charles s’est pendu au croc de boucher qui lui servait à tuer ses animaux, le 17 juillet dernier. Il a laissé deux lettres, une pour ses proches, l’autre pour le journal local, L’Est républicain, pour qu’il informe le monde de « l’enfer » au sein de ce qui était sa vie, La Poste, une entreprise publique transformée au pas de charge en 2010, « plus préoccupée par le rendement, l’argent que par l’humain », dit son fils.

« Depuis trente-quatre ans, j’ai exercé mon métier avec l’amour de mon travail et de mes clients. Mais, depuis quelques années, la Poste a petit à petit détruit ses employés, les vrais postiers, ceux qui avaient le contact avec les gens. En ce qui me concerne, ils m’ont totalement détruit. Depuis décembre 2015, je suis en arrêt de travail et je souffre intérieurement le martyre. Personne, ni de mes collègues ou de ma hiérarchie, n’a pris de mes nouvelles. Alors bougeons avec la Poste et mourons grâce à la Poste. » C’est le meilleur ami de Charles qui a découvert les lettres, signées « Charles Griffond, facteur à Pontarlier », et le corps sans vie.

 

Pierre Griffond, 25 ans. Son père, Charles, facteur depuis 34 ans, s'est suicidé en laissant une lettre accusant La Poste. © Rachida EL Azzouzi Pierre Griffond, 25 ans. Son père, Charles, facteur depuis 34 ans, s'est suicidé en laissant une lettre accusant La Poste. © Rachida EL Azzouzi

 

Trois fois déjà qu’en un an, Charles tentait le suicide avec des médicaments. Il avait perdu trente kilos, était méconnaissable dans la dépression, lui, si jovial, si fêtard. Facteur « à l’ancienne », apprécié à des kilomètres à la ronde, il assurait sa tournée par tous les temps, se déguisant même, décembre venu, en Père Noël, pour faire rêver les enfants. Mais ces dernières années, à force de restructurations, de pressions commerciales, il s’avouait « à bout ». Ne tenait plus la cadence. « Il avait récupéré 200 boîtes aux lettres supplémentaires alors que sa tournée était déjà l’une des plus dures de Pontarlier, raconte son fils, Pierre, qui ne veut pas lancer sa famille meurtrie dans des démarches judiciaires. Pas le courage. On n’ira pas plus loin que les articles dans la presse. »

La Poste avait bien intégré Charles dans un dispositif de pré-retraite, « mais à 53 ans et avec seulement 34 annuités, c’était le condamner à une vie de misère », estiment ses copains postiers… « Faux », réplique la direction de La Poste : « Charles Griffond avait demandé à bénéficier d’une pré-retraite et il n’aurait pas été lésé car la pénibilité de sa carrière aurait été prise en compte. L’incompréhension nous a saisis quand nous avons appris son suicide. Tout allait mieux pour lui. Il n’avait pas remis les pieds au travail depuis des mois. Il était suivi par le médecin du travail, l’assistante sociale. »...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

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Source : https://www.franceinter.fr/economie/souffrance-a-la-poste-si-j-etais-sortie-en-tournee-a-l-heure-actuelle-je-serais-peut-etre-morte

 

 

Souffrance à La Poste : "Si j'étais sortie en tournée, à l'heure actuelle je serais peut-être morte"

Pour le syndicat Sud-PTT, travailler à La Poste est de plus en plus une souffrance. Une situation illustrée à l'extrême, par le cas d'Émeline, qui a fait un AVC au travail.

 

La souffrance au travail, une réalité pour le syndicat Sud-PTT
La souffrance au travail, une réalité pour le syndicat Sud-PTT © Maxppp / Sebastien Jarry

Le syndicat lance aujourd'hui une campagne visant à dénoncer la souffrance des salariés qui travaillent à la Poste. Pour Sud-PTT, la direction n'a tiré aucune leçon de la vague de suicides de 2012 : management par la peur, répression des militants syndicaux, agents poussés à bout dans un contexte général de manque d'effectifs...

 

Et pour le démontrer, le syndicat compte sur la parole à des victimes, des familles de victimes et de leurs avocats, pour "briser le mur du silence". Émeline, 25 ans, employée de la Poste dans le Nord de la France, a fait en début d'année un AVC sur son lieu de travail.

► ► ► Écoutez le reportage de Manuel Ruffez Lien ici

Ce matin de février dernier, Émeline ne se sent vraiment pas bien. Elle prévient sa direction par SMS, mais son chef l'appelle : il a absolument besoin d'elle. Sur place, son état empire, elle donne l'alerte à plusieurs reprises, affirme-t-elle, mais aucun cadre ne réagit. C'est finalement un collègue qui appelle les pompiers. Émeline vient de faire un AVC.

Si ce collègue n'était pas intervenu, j'en suis sûre et certaine, ils m'auraient fait partir en tournée. Je serais sortie en tournée et à l'heure actuelle, je serais peut-être morte.

Pour Émeline, aucun doute possible, son accident cérébral, elle le doit bien à son employeur : "Ils m'envoyaient faire des tournées que je ne connaissais pas, faire des double-journées sans être payée... Je ne disais jamais non, et au final, ils profitaient. Aujourd'hui j'en veux à La Poste car j'ai une paralysie. J'ai 25 ans, je suis maman, je ne peux plus jouer à certaines choses avec eux."

Elle a donc décidé de témoigner, mais aussi de porter plainte notamment pour non-assistance à personne en danger.

 

 

Source : https://www.franceinter.fr/economie/souffrance-a-la-poste-si-j-etais-sortie-en-tournee-a-l-heure-actuelle-je-serais-peut-etre-morte

 

 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 16:47

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Un mouvement d’opposition de masse a émergé en Pologne

8 octobre 2016 | Par Amélie Poinssot
 
 
 
Une organisation citoyenne pour faire pression sur les partis politiques : c’est l’ambition du KOD (Comité de défense de la démocratie), créé l’an dernier en opposition au tournant ultraconservateur pris par Varsovie. Rencontre avec Mateusz Kijowski, son président.

Mateusz Kijowski est l’un des fondateurs du KOD (Comité de défense de la démocratie), une organisation citoyenne créée l’an dernier pour réagir au tournant ultraconservateur opéré par le PiS (Droit et Justice), arrivé au pouvoir à l’automne 2015. Cet informaticien, ancien blogueur, activiste dans différents domaines, est l’une des belles surprises de ces derniers mois en Pologne. Face à un pouvoir qui s’enferme dans des positions de plus en plus radicales – il a cherché à interdire totalement l’avortement, projet finalement abandonné cette semaine –, le KOD est à l’origine des plus grandes mobilisations que le pays ait connues depuis la chute du communisme. Mediapart a rencontré Mateusz Kijowski, maintenant président de l'organisation, à l’occasion d’une visite à Paris.

 

Mediapart : Quel est l’objectif du KOD ? Est-ce que l’organisation a une ambition politique ?

Mateusz Kijowski : Depuis sa naissance, l’an dernier, le KOD est une organisation politique dans le sens où il a l’ambition de changer la politique en Pologne. Mais nous ne voulons pas devenir un parti, car nous sommes un mouvement citoyen, nous voulons être un partenaire de discussion : de cette manière, nous pouvons discuter avec toutes les formations de l’échiquier politique car nous ne concurrençons personne.

 

Mateusz Kijowski, chef de file du KOD (Comité de défense de la démocratie) © Amélie Poinssot Mateusz Kijowski, chef de file du KOD (Comité de défense de la démocratie) © Amélie Poinssot

 

Nous sommes par ailleurs convaincus que la Pologne n’a pas besoin aujourd’hui d’un nouveau parti : ils sont en nombre suffisant et représentent l’ensemble du spectre idéologique. Dans un moment où tout le monde se plaint que les partis soient affaiblis, qu’ils n’écoutent pas les citoyens, qu’ils aient des programmes de piètre qualité, nous voulons travailler à ce qu’ils s’améliorent plutôt que de reproduire les mêmes problèmes.

 

Ne manque-t-il pas une formation de gauche en Pologne ?

Il y a un manque au parlement, certes… mais des partis de gauche, il y en a plusieurs en Pologne. Il y a bien entendu le SLD [Union de la gauche démocrate, parti social-démocrate, postcommuniste – ndlr], le SDPL [Social-démocratie Pologne – ndlr], Razem [Ensemble, parti alternatif se disant proche de Podemos en Espagne – ndlr], les Verts, mais aussi le parti Liberté et Égalité, l’Union du Travail… Ce sont pour la plupart de tout petits partis, qui se sont développés dans l’entourage du SLD et ont traversé des divisions diverses… À l’exception de Razem, qui est complètement nouveau.

Il ne manque pas de parti de gauche en Pologne ; il manque plutôt des idées de gauche. Si elles avaient de bonnes idées, toutes ces formations se rejoindraient aussitôt et trouveraient du soutien, car il existe un électorat de gauche en Pologne. Il faut que les militants se mettent au travail ! Nous, comme citoyens, on essaye de les pousser à cela. Nous avons ainsi invité toutes les organisations pro-démocratiques autour d’une coalition intitulée Liberté, égalité, démocratie : les partis de gauche que je vous ai cités, ainsi que Nowoczesna [Moderne, parti libéral fondé l’an dernier par un ancien banquier – ndlr], les Démocrates européens, qui représentent quelques députés exclus de PO [Plateforme civique, droite libérale, à la tête de la Pologne jusqu’en 2015 – ndlr], l’Union des libertés et l’Union démocratique fondées après la chute du communisme par des figures intellectuelles polonaises, et le PSL [le parti paysan – ndlr]. Chez PO, de nombreuses personnes ont exprimé l’envie de nous rejoindre, nous collaborons avec elles, mais officiellement, le parti ne fait pas partie de notre coalition.

Heureusement, nous n’avons pas d’élections prochainement : ce n’est pas une coalition électorale, et c’est plus facile de collaborer. Nous pouvons apprendre, discuter ; il n’est pas question de places sur des listes électorales, ni d’attribution de budget, ni de répartition des postes ! De toute façon, le KOD n’étant pas un parti politique, nous sommes juste une sorte de parapluie, de modérateur, d’intermédiaire entre les différentes formations.

 

Concrètement, que faites-vous ?

En ce moment, nous essayons d’organiser avec cette coalition des débats de fond sur des thèmes qui nous semblent incontournables. Le premier aura lieu à la mi-octobre et portera sur l’éducation – le gouvernement est en train de préparer une réforme qui va ruiner notre système éducatif… Le KOD est par ailleurs membre d’une initiative intitulée « Non au chaos à l’école » qui regroupe les principaux syndicats enseignants, des directeurs d’écoles privées, des instituts de recherches spécialisés, des associations pédagogiques… C’est avec ce collectif que nous organisons ce débat. Il nous paraît essentiel, car il n’existe nulle part aujourd’hui en Pologne, ni au parlement, ni dans l’espace public. Des experts, des politiques, les médias seront invités… et ce sera ouvert à tous.

Le débat suivant portera sur l’État de droit, c’est-à-dire le système judiciaire, la Constitution, etc. Ensuite, ce sera les médias et la culture, puis la Pologne dans l’Union européenne, puis les questions environnementales… Et nous aurons probablement un débat sur le patriotisme qui nous permettra de parler de xénophobie, du nationalisme, etc.

Au printemps, nous prévoyons en outre un « congrès de la démocratie » où ces thèmes seront de nouveau débattus, avec d’autres, au sein d’un événement plus grand. J’espère que ce sera l’occasion de montrer que les forces défendant les valeurs démocratiques sont capables de travailler ensemble et que des idées émergeront pour renforcer encore davantage la coopération.

 

Donner envie aux Polonais de discuter et de s'engager

Le KOD est également à l’origine de nombreuses manifestations

En effet, bien qu’elles ne soient qu’une partie de notre activité, c’est ce qu’il y a de plus visible. Le KOD est né précisément de la tribune de l’ancien opposant Krzysztof Łoziński, diffusée le 18 novembre 2015, et dont le titre était : « Il faut créer le KOD ». Cet article comparait la situation actuelle à celle des années 1970 en Pologne qui ont vu la naissance du KOR [Comité de défense des ouvriers, premier mouvement d’opposition au régime communiste, né dans les rangs de l’intelligentsia – ndlr]. Il disait qu’il fallait agir de manière similaire, c’est-à-dire de façon ouverte et vigilante… C’est ainsi que nous avons commencé, avec cette différence que le KOR était une petite organisation de trente membres avec tout un tas de personnes qui suivaient de loin, tandis que nous sommes devenus tout de suite un gros mouvement.

Dans son texte, Łoziński indiquait les trois principaux champs sur lesquels le KOD devait se concentrer. Premièrement : observation du pouvoir et commentaire, protestation, quand nécessaire. Deuxièmement : éducation, autrement dit construction d’une conscience sociale autour des questions de démocratie et de société. Troisièmement : entraide. Il s’agit d’aider les gens qui perdent leur travail à cause de leur engagement, en particulier des journalistes, mais aussi des chefs d’entreprises publiques.

Nous avons commencé avec les manifestations car c’était le plus urgent à faire, mais nous nous sommes rapidement mis à organiser des rencontres, des discussions, des débats… Aujourd’hui, il y a des dizaines de débats par semaine en Pologne ! De nombreux journaux sont maintenant à l’origine de ce genre d’événements, notamment des journaux locaux et des sites internet comme demokratio.pl à Gdańsk. Notre objectif, c’est de donner envie aux Polonais de discuter, de s’écouter les uns les autres, de réfléchir, de s’engager… C’est très important, car ces discussions ont manqué ces derniers temps en Pologne.

 

 

Manifestation contre l'interdiction de l'avortement, lundi 3 octobre, à Varsovie © Reuters Manifestation contre l'interdiction de l'avortement, lundi 3 octobre, à Varsovie © Reuters...
 
*Suite de l'article sur mediapart.fr
 
 
 
 
 
 
                                                                       
 
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 16:37

 

Source : https://gard.demosphere.eu/rv/3550

 

 

mardi 18 octobre 2016 à 18h30

 

UCCN - Désobéissance civile : de Gandhi à Nuit Debout - Manuel Cervera Marzal

 

L'UCCN change de formule et vous propose pour l'année 2016-2017 :

une inaugurale suivie de quatre conférences (1er trimestre)

un partenariat avec le Théâtre du Périscope autour de deux spectacles

(Les grandes bouches et Petit chaos)

et deux forums (janvier et mars) en partenariat avec la Féria du Livre et ATTAC
Avec le soutien et la participation de Médiapart

 

Le thème de l'année 2016-2017 :

Résistances, désobéissances, révolutions :

Repenser l'émancipation

 

Face au naufrage social, démocratique et écologique, face à la montée des nationalismes et des intégrismes, il est urgent de refonder un projet émancipateur et solidaire. Un projet pour le 21ème siècle qui prenne en compte les profonds bouleversements politiques, économiques, sociaux et culturels que nous vivons.
C'est à cette tâche que nous souhaitons contribuer, avec vous, dans un cadre pluraliste, largement ouvert aux partenariats.

 

document au format PDF:

 

 

 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 16:17

 

 

 

*Complément d'Info : Le 26 septembre 2016, Michael Punke, ambassadeur des États-Unis à l'Organisation mondiale du commerce à Genève, a déclaré que les pays négociateurs de TISA prévoient se réunir les 5-6 décembre 2016 pour tenter de finaliser cet accord : http://in.reuters.com/article/us-trade-services-idINKCN11W2BJ

 

 

 

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MANIFESTATION RÉGIONALE À AIX : STOP/TAFTA/CETA

 

 

Le Collectif STOP/TAFTA/CETA organise un départ collectif pour la manifestation régionale du 15 octobre 2016 contre les traités TAFTA et CETA à Aix en provence. Départs d'Alès, Nîmes et Arles.

Réponse urgente avant le 2 octobre

Dans la cadre de la journée de mobilisation contre les traités TAFTA et CETA les collectifs régionaux ont décidé de faire masse et de se rassembler sur certaines métropoles.

 

Pour le Sud-Est c’est Aix-en-Provence qui sera le point de convergence. À cet effet le collectif du Gard envisage d’affréter un car en partance d’Alès, via Nîmes et Arles.

 

 

Le départ serait vers 12 h30 à Alès pour une arrivée à 15 h à Aix, début des manifestations, expositions et de la joyeuse pagaille (voir le programme ci-dessous).
Le retour se ferait à partir de 18 h pour arrivée vers 20 h 30 à Alès.

Il est indispensable que nous sachions au plus tôt le nombre de participants et que ceux-ci fassent une réservation ferme auprès des organisateurs et fassent parvenir leur paiement.

Le prix pour un car plein est de 15 € par personne. Nous vous tiendrons informés si le car est rempli ; dans le cas contraire nous annulerions ce déplacement. Si nous n’atteignons pas le montant requis pour cet affrètement les sommes et chèques perçus seront restitués.

Le collectif TAFTA-CETA sera présent à la fête de la Conf dimanche 2 octobre, de 9 h à 19 h à Saint-Geniès-de-Malgoirès.

DANS LA MESURE DU POSSIBLE, APPORTEZ VOS CHÈQUES CE DIMANCHE 2 OCTOBRE.

 

Contacts pour vous incrire :

Contact : stoptafta30@orange.fr

 

Le tract pour le 15 octobre :

 

 

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[stoptafta30] STOP CETA première annonce : mercredi 26 octobre 19h à Nîmes

 

Réunion publique

Mercredi 26 octobre

19h auditorium du conseil départemental

LE CETA NE PASSERA PAS, Stop aux accords de libre-échange

avec Amélie Cannone, présidente, AITEC,

collectif national Stop Tafta

et des maires du département opposés au Tafta et au CEta

 

 

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Source : https://paris.demosphere.eu/rv/49350

 

 

samedi 15 octobre 2016 à 15h30

 

 

Journée internationale contre les traités Tafta et Ceta

 

  • 15h30 : rendez-vous public place de Stalingrad
  • 16h : départ de la marche de Stalingrad à République
  • 18h : assemblée citoyenne place de la République
  • 19h30 : buvette, grignotage (pas de stand repas ou autre annoncé de façon formelle) via les camionnettes sono.
  • 21h : Opéra sur la crise par l'orchestre Nuit Debout

 

On a toutes et tous une bonne raison de s'opposer au TAFTA et au CETA

 

Depuis 2013, une large mobilisation s'est mise en place contre le TAFTA, ce projet d'accord qui vise à libéraliser les échanges commerciaux et les investissements entre les États-Unis et l'Union européenne. Les négociations vont plus lentement que prévu, mais contrairement aux annonces récentes du gouvernement, elles continuent !

 

Pendant ce temps, l'Union européenne s'apprête à signer un traité similaire avec le Canada : le CETA. Celui-ci doit être soumis à l'approbation des États membres le 18 octobre prochain. S'il est approuvé, il sera soumis à la ratification du Parlement européen dans les mois suivants.

 

Le TAFTA et le CETA auraient des conséquences graves, telles que l'abaissement des barrières tarifaires en matière agricole qui aggraverait la crise que vivent déjà des centaines de milliers de paysans et le nivellement par le bas des normes qui protègent la qualité de notre alimentation, la santé publique, la sécurité industrielle et l'environnement.

 

La « coopération réglementaire », conçue pour impliquer directement les multinationales dans l'écriture des lois et réglementations et « l'arbitrage d'investissement » mettraient en danger les droits sociaux, la lutte contre le réchauffement climatique et le principe démocratique même. Dès l'approbation du CETA, les multinationales américaines, qui possèdent de nombreuses filiales au Canada, pourraient utiliser ces mécanismes pour attaquer les réglementations qu'elles jugent défavorables.

 

Alors le 15 octobre, toutes et tous mobilisé.e.s


Programme de la journée TAFTA CETA du 15 octobre à Paris

Déroulé de la journée

  • 15h : arrivée des organisateurs place de Stalingrad
  • 15h30 : rendez-vous public place de Stalingrad
  • 16h : départ de la marche
  • 17h30-18h arrivée de la marche place de la République
  • 18h : assemblée citoyenne
  • 19h30 : buvette, grignotage (pas de stand repas ou autre annoncé de façon formelle) via les camionnettes sono.
  • 21H : Opéra sur la crise par l'orchestre Nuit Debout

La marche

La marche sera organisée avec 4 cortèges thématiques sur le modèle des marches pour le climat. Chaque cortège est préparé et animé par une ou plusieurs organisations.
Au moment du départ, les 4 cortèges auront des points de rendez autour de la place de Stalingrad pour distribuer les matériels.

  • Démocratie & Solidarité internationale
    Organisations impliquées à ce jour : Aitec, Attac
  • Agriculture & alimentation
    Organisations impliquées à ce jour : Les Amis de la Terre, la Confédération Paysanne
  • Climat
    Organisations impliquées à ce jour : Alternatiba
  • Emploi & Services publics
    Organisations impliquées à ce jour : FSU, Solidaires, Collectif Roosevelt

Les slogans de marche

9 slogans avec des textes "positifs" seront déclinés sur les supports de communication (flyers, autocollants A6, affiches A3) :

  • Pour sauver le climat
  • Pour sauvegarder les services publics
  • Pour défendre la culture
  • Pour protéger notre santé
  • Pour garantir la démocratie
  • Pour défendre l'emploi
  • Pour développer la solidarité internationale
  • Pour soutenir l'agriculture paysanne
  • Pour protéger notre alimentation
    1000 pancartes A3 seront fabriquées pour porter les affiches A3, soit environ 250 pour chaque cortège.

Visibilité des organisations

Toutes les organisations peuvent s'impliquer et inviter leurs membres à défiler dans un ou plusieurs cortèges thématiques.
Les personnes peuvent porter des badges, autocollants tee-shirts aux couleurs de leurs organisations.
Les pancartes, panneaux et banderoles sont communs.
Les drapeaux de toutes les organisations seront mis sur les camions sono de chaque cortège.

L'assemblée citoyenne

A la fin de la marche, une assemblée citoyenne se tiendra place de République autour d'un grand cercle central ou des personnalités et/ou des représentants de chaque cortège thématique auront 4 à 5 minutes pour expliquer leur opposition au TAFTA&CETA.

Timing de l'assemblée

Arrivée de la manifestation et installation des thématiques en cercle autour de l'assemblée ;
Introduction par un animateur et une animatrice de l'assemblée - 5 minutes ;
4-5 minutes d'intervention par des personnalités et/ou des représentants des cortèges thématiques - 20 à 25 minutes au total ;
5 minutes de conclusion par une personnalité ;
Temps photo avec déploiement d'une bâche ronde géante au centre du cercle comme celles réalisées pendant la COP 21 avec un message commun - 5minutes ;

Opéra Orchestre Debout

Nous terminerons la soirée avec un Opéra sur la crise joué par l'Orchestre Debout.

 

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/49350
Source : https://france.attac.org/agenda/article/15-oc...
Source : message reçu le 29 septembre 17h
Source : https://www.solidaires.org/Journee-d-actions-...
Source : http://local.attac.org/parisctr/spip.php?arti...
Source : https://france.attac.org/agenda/article/15-oc...


Appel à la marche contre TAFTA-CETA-TISA

Mobilisons-nous pour développer des services publics du 21ème siècle

Communiqué « Où va l'Europe ? »

Le peuple britannique a voté la sortie de l'Union européenne.

Les gouvernements européens, à de trop rares exceptions, ont fait le choix de la finance contre les peuples : destruction des services publics et de la protection sociale, dumping social... l'actuelle Union européenne qui en est leur émanation n'hésite pas à intensifier cette direction, conforme aux traités qui la fonde.

Ignorant la démocratie et la souveraineté populaire - cf le référendum de 2005 en France- ils portent donc une grande responsabilité dans la montée des extrêmes-droites et dans les propos xénophobes et anti-immigration qui s'expriment de plus en plus fortement à toute occasion.

Si le Brexit n'est pas la fin du monde, une approche punitive comme en Grèce ou en Russie vis-à-vis de la 2 ème économie d'Europe pourrait faire rebondir la crise de 2008. D'autant que l'Espagne et le Portugal sont menacés de sanctions.

La Commission européenne, rejointe par la Cour des comptes, doute des 2,7 % de déficit annoncé pour le budget français en 2017. Elle demande des mesures supplémentaires:

  • Plus de coupes budgétaires sur les services publics et la Sécurité Sociale, 50 Mds dont 19 dès 2017, ne suffisent plus (!).
  • Limiter les dépenses des collectivités territoriales, celles de Sécurité Sociale et de santé; elle demande une nouvelle réforme des retraites, de réduire les aides au logement...
  • le SMIC et les salaires seraient trop élevés, il faut donc maintenir les dérogations aux accords de branche du projet de loi El Khomri.
  • baisser les impôts des entreprises et augmenter de nouveau la TVA...

Comme si cela ne suffisait pas, alors que la pression populaire a mis au point mort les accords TAFTA, un accord transatlantique, le CETA, est déjà bien plus avancé et sera examiné en novembre par le parlement européen. Pendant ce temps le TISA (Accord sur le commerce des services) qui concerne spécifiquement la libéralisation des services publics au sens large continue son chemin en catimini.

Pour la Convergence ces orientations et propositions de traités austéritaires, de dumping social, de marchandisation des solidarités sont inacceptables : notre modèle social, la démocratie et l'idée d'une construction commune d'une Europe sociale, démocratique et solidaire sont en danger.

En France, comme en Europe et dans le Monde, la population a besoin de services publics de proximité, performants, d'une protection sociale de haut niveau, de personnels bien formés en nombre suffisant.

La Convergence appelle donc ses collectifs et les coordinations amies, les organisations syndicales, politiques et associatives partenaires ainsi que les usagers, les personnels des services publics et les élus :

  • à répondre présents à l'appel d'ATTAC à une marche le 15 octobre 2016 à Paris pour dénoncer les accords internationaux TAFTA-CERTA et TISA.
  • A participer à la mise en place des réflexions et débats en septembre et octobre en vue des assises nationales du service public du 21ème siècle qui se dérouleront le 19 novembre 2016 à la Mairie de Montreuil, Seine-Saint-Denis.

 

document au format PDF:

 

Source : https://www.solidaires.org/Ou-va-l-Europe-Mob...


Contre les

accords de libre-échange avec les USA et le Canada

Lutte Ouvrière

L'Union Européenne négocie depuis 2013 un accord commercial avec les USA, le TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement). Cet accord de libre-échange prévoie la suppression des barrières douanières, dans le secteur agricole principalement, et surtout la suppression des barrières non tarifaires, à savoir les règlements et les normes. Tous les secteurs de l'économie peuvent être touchés et cela affaiblirait les normes sociales, environnementales, sanitaires, culturelles…

En parallèle, un autre accord commercial, entre l'Union Européenne et le Canada, est en cours d'adoption, le CETA (Canadian European Union Trade Agreement). L'adoption de celui-ci est à l'ordre du jour de la réunion du conseil des ministres de l'UE le 18 octobre prochain. S'il était adopté, il devrait ensuite être voté par le Parlement Européen et pourrait être mis en oeuvre ensuite, et ce avant même que les parlements des Etats membres de l'UE, appelés à le ratifier également, ne s'expriment.

Cet accord est du même esprit néo-libéral que le TAFTA. Il prévoit également un mécanisme de règlement des différends qui permettraient aux multinationales d'attaquer les Etats quand elles estiment qu'une législation, des normes sociales ou environnementales contreviennent à leurs intérêts financiers.

La CGT, membre du collectif national « Stop TAFTA », appellent ses militants à participer à la journée d'action du 15 octobre pour s'opposer à ces accords commerciaux qui sont une menace pour nos modèles de société.

A Paris, une manifestation est prévue avec un départ à 15h30 à Stalingrad, pour une fin de manifestation vers 18h à République. De 18h à 19h, se tiendra une assemblée citoyenne sera organisée suivi à 19h30 par l'orchestre « Nuit debout ».

En région, d'autres manifestations et mobilisations sont en cours d'élaboration.

 

 

Source : http://cgtargenteuil.blogspot.com/2016/10/con...

 

 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 16:02

 

 

Source : http://uccn30.blogspot.fr/

https://gard.demosphere.eu/rv/3549

 

 

 

 

UCCN - Ils nous gouvernent mais nous représentent-ils ? - Andreu Coll · Militant de Podemos

 

Conférence Inaugurale le 14 octobre 2016

 

"Une université Populaire qui ne dérange pas le système l'arrange..."
Michel Tozzi, cofondateur de l'Université populaire de Narbonne en 2004.


 

 

Conférence Inaugurale
 
"Ils nous gouvernent, mais nous représentent-ils ?"
 
avec Andreu Coll
Militant de Podemos
 
Le vendredi 14 octobre
de 19 h. à 21 h.
à l'auditorium du conseil départemental
Rue Guillemette à Nîmes
 

 

 

L'UCCN change de formule et vous propose pour l'année 2016-2017 :

une inaugurale suivie de quatre conférences (1er trimestre)

un partenariat avec le Théâtre du Périscope autour de deux spectacles

(Les grandes bouches et Petit chaos)

et deux forums (janvier et mars) en partenariat avec la Féria du Livre et ATTAC
Avec le soutien et la participation de Médiapart

 

 

Le thème de l'année 2016-2017 :

 

Résistances, désobéissances, révolutions :

Repenser l'émancipation

 

 

Face au naufrage social, démocratique et écologique, face à la montée des nationalismes et des intégrismes, il est urgent de refonder un projet émancipateur et solidaire. Un projet pour le 21ème siècle qui prenne en compte les profonds bouleversements politiques, économiques, sociaux et culturels que nous vivons.
C'est à cette tâche que nous souhaitons contribuer, avec vous, dans un cadre pluraliste, largement ouvert aux partenariats.

 

 

document au format PDF:

 

 

Bon à savoir :

L'inaugurale aura lieu à l'auditorium de la Maison de département.
Les autres conférences auront lieu au Foyer Albaric,

27 rue Jean Reboul (centre ville de Nîmes)

L’entrée est libre et gratuite, sans aucune inscription préalable !
 
 
 

Publié par à

 

 

 

Source : http://uccn30.blogspot.fr/

https://gard.demosphere.eu/rv/3549

 

 

 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 15:44

 

Source : http://www.ensemble-gard.fr

 

 

 

MIGRANTS, MIGRATIONS, RÉFUGIÉS : AU PROLÉ À NÎMES

 

 

Migrants, migration, réfugiés, débats et table ronde, mercredi 12 octobre à 18h, débats animés pas Emilien Urbach, journaliste à l'Humanité avec la participation de Joël Deydier pour Ensemble ! Gard

 

migrants prolé

 

 

 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 15:37

 

Source : https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/action-en-cours-ceta-avis-de-demolition-de-l-agriculture

 

 

Action en cours / CETA : Avis de démolition de l’agriculture

 

À une semaine du vote du Conseil des ministres du Commerce de l’UE qui devrait donner son aval à la signature de l’accord avec le Canada, des ouvriers viennent d’entamer la démolition du ministère de l’Agriculture en vue de son transfert au ministère de l’Industrie (photo).

 

 

Nos organisations dénoncent les effets dévastateurs du CETA sur l’agriculture. En effet, cet accord, dont la Commission européenne et le gouvernement français souhaitent une application « provisoire » dès cet hiver, entraînerait une accélération sans précédent de l’industrialisation de l’agriculture européenne.

Les élevages bovins et porcins, déjà extrêmement fragilisés, seront mis en concurrence avec des dizaines de milliers de tonnes de viande issue de fermes-usines qui entreront sur le marché sans droits de douane. Au-delà, le CETA se traduirait par un développement massif des cultures et importations d’OGM, dont le Canada est le 3e producteur mondial, et par un affaiblissement de la réglementation sanitaire et environnementale au profit des multinationales. Les mécanismes de coopération réglementaire et de protection des investissements permettraient, par exemple, de s’opposer à toute volonté publique de réduction ou d’interdiction de l’utilisation de certains pesticides, contrairement à ce qui a été prévu pour les néonicotinoïdes dans la loi Biodiversité.

Le gouvernement s’évertue à présenter le CETA comme un accord vertueux et bénéfique pour les intérêts français, tout en laissant croire qu’il ne veut pas de son grand frère le TAFTA. Nos trois organisations rappellent que la signature du CETA sacrifierait notre souveraineté démocratique et des pans entiers de notre agriculture. Accepter les accords de libre-échange, c’est renoncer à changer enfin de cap pour l’agriculture paysanne et une alimentation de qualité pour tous.

 

Aller plus loin

 

 

 

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Source : https://reporterre.net

 

 

Ceta, l’accord de libre-échange avec le Canada, contesté devant le ministère de l’Agriculture

11 octobre 2016 / Barnabé Binctin (Reporterre)
 

 
 
 

Plusieurs associations opposées au traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne ont mené ce matin une action devant le ministère de l’Agriculture. Programmée pour le 27 octobre, la signature officielle du Ceta ouvrirait la porte à une libéralisation massive de l’agriculture et à une fuite en avant dans la logique productiviste.

 

- Paris, reportage

« Ceta – Permis de démolir. » Le message est affiché clairement, sous le fronton du ministère de l’Agriculture. Combinaisons blanches et casques de travail, plusieurs ouvriers s’activaient, tôt ce mardi 11 octobre, aux préparatifs du chantier, rue de Varenne, à Paris. Un chantier évidemment « interdit au public ». Cerné de rubalise, encerclé de grillage, le bâtiment ministériel a vu ses fenêtres placardées de ses faux-panneaux de permis de travail, sur lesquels on pouvait lire : « Bénéficiaire : les multinationales. Nature des Travaux : Transfert au ministère de l’Industrie. Superficie du terrain : 28 millions d’ha. Le dossier peut être consulté sur le bureau de Matthias Fekl. »

 

 

Un démantèlement de l’agriculture française ? « Nous allons tout simplement perdre le contrôle de notre politique agricole si l’on signe le Ceta », explique Thomas Borrell, chargé de mission Tafta aux Amis de la Terre. « Ce traité promet une destruction en règle de l’agriculture française », poursuit Emmanuel Aze, secrétaire national à la Confédération paysanne et arboriculteur dans le Lot-et-Garonne. Aux côtés d’Attac, les deux organisations menaient ce matin cette action pacifique pour dénoncer les « lobbys du commerce » et leur représentant, Matthias Fekl, le secrétaire d’État chargé au commerce extérieur, qui font planer avec le traité de libre-échange UE-Canada d’importantes menaces sur l’avenir de la profession agricole, et ses 28 millions d’ha de terres en France.

« Il faut sensibiliser nos concitoyens aux nombreux risques du Ceta », lance au micro Dominique Plihon, porte-parole d’Attac. L’accord avec le Canada reste encore, certes, moins connu que son jumeau le Tafta. « Il est loin d’être abandonné, disons plutôt qu’il est suspendu. Mais si le Ceta venait à être signé, cela pourrait bien relancer le processus », met en garde Emmanuel Aze.

Quoiqu’il en soit, les dangers restent semblables. « Le Ceta comporte toutes les dispositions promises dans le Tafta, qui nuiront à l’environnement, à la qualité de vie, à l’emploi ou aux services publics en Europe comme en Amérique du Nord, écrivait ainsi Amélie Canonne dans une tribune publiée sur Reporterre, le mois dernier. Il comprend aussi une version à peine édulcorée du fameux “ISDS”, qui conserve intact l’arbitrage d’investissement et assure des privilèges inacceptables aux multinationales canadiennes ».

 

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L’économiste Dominique Plihon, porte-parole d’Attac.

Pouvoir exorbitant des investisseurs privés sur les représentations nationales, manque de transparence dans les négociations –, incohérence avec les objectifs de la COP21,… Les motifs de contestation de ces accords de libre-échange ne manquent pas...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

 

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 16:16

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

Maltraitance ?

Dans les maisons de retraite, manque de moyens et conditions de travail dégradées rendent la situation « explosive »

 

par

 

 

 

« On marche sur la tête ! », alerte une aide-soignante. Tandis que les baby-boomers quittent le monde du travail et que la population vieillit, les réductions budgétaires dans les maisons de retraite déstabilisent le travail des personnels. Les repas, les soins, l’hygiène, de même que les activités proposées aux personnes âgées subissent de plein fouet ces politiques d’austérité – quand il s’agit du public – ou de « préservation des marges » – lorsqu’il s’agit du privé. Pour quelles conséquences ? Une pression devenue insupportable pour les soignants, et des conditions d’accueil à la limite – voire au delà – de la maltraitance pour les résidents. Témoignages sur une situation explosive.

Les grèves de personnels de maisons de retraite se sont multipliées depuis le printemps, en Ile-de-France, à Niort, à Bordeaux, ou encore en Indre-et-Loire, dans des établissements privés comme publics. Les grévistes dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail, le manque de personnel, le non remplacement des salariés malades, le recours systématique aux vacataires et CDD… et l’effet désastreux de ces politiques sur les conditions de vie des résidents. Du fait du vieillissement de la population, ceux-ci sont de plus en plus nombreux : environ 700 000 personnes vivent en maison de retraite [1].

Pour en prendre soin, 360 000 professionnels s’activent à leurs côtés : infirmiers, aides médico-psychologiques, aides-soignants, agents de service hospitalier, cuisiniers, ou encore animateurs [2]. Les résidents intègrent une maison de retraite à plus de 80 ans en moyenne, et sont de plus en plus dépendants. « La forte dépendance des résidents contribue à faire réaliser aux professionnels des prises en charge plus lourdes, demandant donc un temps accru, qui ne sont pas compensées par un accroissement des moyens humains », pointe une toute récente étude du ministère de la Santé [3].

 

Une douche par semaine... voire toutes les deux semaines

« Aujourd’hui, avec les réductions de personnel, nous ne pouvons plus donner qu’une vraie douche par semaine aux résidents. Et encore, parfois c’est une douche toutes les deux semaines », témoigne Anne, aide-soignante dans un établissement public d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) dans une commune rurale près de Tours. Elle et ses collègues sont en grève depuis mai dernier pour demander davantage d’effectifs et de meilleures conditions de travail. Depuis cinq mois, tous les jours, elles se déclarent grévistes. Elles sont néanmoins assignées à travailler quand même pour dispenser les soins. Leur mouvement vient d’être reconduit jusqu’au 18 octobre.

« Nous ne demandons pas d’augmentation de salaire. Nous voulons simplement des conditions de travail dignes. Lors des négociations, on nous dit que pour donner de l’oxygène au personnel, il suffit de ne donner aux résidents qu’une douche tous les 10 à 12 jours, et de l’expliquer aux familles. Mais nous ne pouvons pas accepter cela. Je ne peux pas défendre ça devant les familles ! Chez nous, tous les départs en retraite depuis 2014 ont été couverts par des contractuels, avec des temps partiels imposés, et des horaires qui changent tout le temps. Dans ces conditions, c’est impossible pour les filles de chercher du travail ailleurs pour compléter un temps partiel. Elles sont vraiment exploitées. »

 

Une employée renvoyée... après neuf ans de CDD

Anne est devenue aide-soignante après une reconversion, à 40 ans passés. « C’est toujours ce que j’avais voulu faire, et j’aime mon métier. » Il est pourtant difficile, mentalement et physiquement. « Dans notre établissement, les résidents entrent souvent à plus de 85 ans. Ils arrivent de plus en plus dépendants. Nous avons trois ou quatre centenaires. Et la moyenne d’âge du personnel est de 48 ans. Pour un travail aussi physique, ce n’est pas toujours facile. » Alors, quand les salariés malades ou en disponibilité ne sont pas remplacés pour faire des économies, continuer en se taisant devient impossible.

« Une nouvelle direction est arrivée en 2015. Elle a renvoyé les remplaçantes qui étaient en CDD. Puis les a reprises, mais uniquement sur des contrats au mois. Quand nous nous sommes mises en grève, cela faisait un an que nous subissions cela. Nous avions une collègue qui était en CDD depuis neuf ans, comme agente de service hospitalier. La direction l’a jetée, sachant qu’elle était sur le point de finir une validation des acquis de l’expérience pour acquérir le grade « d’aide-soignante », souligne Anne. C’est ce jour-là que les salariés se sont mis en grève. Il y avait alors six personnels de soins au lieu des neuf normalement nécessaires, « pour 83 résidents à lever, faire manger, laver… ». Soit une aide-soignante pour 14 personnes de plus de 85 ans.

 

Des élus qui « ne se sentent pas concernés »

C’est la première fois de sa vie qu’Anne fait grève. Ce qu’elle ressent, après cinq mois de cette lutte peu visible puisque le travail est fait chaque jour sur réquisition, c’est un grand mépris de la part des pouvoirs publics. Pour elles, aides-soignantes et agents de service, et pour les résidents. « Nous avons rencontré toutes les instances, l’Agence régionale de santé, le Conseil départemental, la maire de la commune qui est aussi présidente du conseil d’administration de l’établissement. Nous leur avons dit à tous la même chose : “les conditions de travail se sont fortement dégradées, cela ne peut plus durer”. »

 

 

Ces démarches n’ont rien donné de concret pour l’instant. « Nous avions déjà alerté en décembre les élus municipaux de la situation, sans réponse. Personne n’a réagi. Aucun membre du conseil municipal n’est venu nous voir. Nous avons l’impression que nos dirigeants ne se sentent pas concernés par ce qui se passe dans les maisons de retraites », conclut l’aide-soignante.

 

Équation intenable

Pourtant, la pression que subissent les personnels a des conséquences directes sur les résidents. « Certains soignants ont aussi un diplôme d’aide médico-psychologique. Ils sont là pour aider les gens les plus en difficulté. Normalement, du temps est dégagé pour cela. Mais ce temps, nous ne l’avons plus ! », décrit Anne. « Il y a des personnes atteintes d’Alzheimer, très angoissées. Ces postes nous permettaient de calmer ces angoisses. Nous avions mis en place de la relaxation, des discussions, des massages, pour traiter les personnes dépendantes comme des êtres humains et pas seulement comme des résidents qui mangent et qu’il faut laver. Nous faisions de la gym douce et des ateliers l’après-midi. Nous ne pouvons plus. Aujourd’hui, il y a même des salariés de l’équipe de nuit qui doivent coucher des résidents à minuit parce que nous n’avons pas assez de personnels pour le faire le soir. Des infirmiers sont obligés de venir aider à laver la vaisselle et à préparer les petits-déjeuners ! Le résident n’est plus pris en compte. On fait des économies sur de l’humain. On marche sur la tête ! »

L’équation devient d’autant plus intenable que les institutions leur en réclament toujours plus, avec toujours moins. « Avec la prévention antiterroriste, des caméras ont été installées à l’entrée de l’établissement. On nous demande qu’une personne surveille en permanence les écrans. Or, le week-end, il n’y a personne à l’accueil. C’est une aide-soignante qui doit le faire, rapporte Sandrine Ossart, aide-soignante dans une petite maison de retraite privée à Nantes. C’est impossible ! Nous ne sommes pas assez nombreuses pour avoir quelqu’un devant les écrans toute la journée. »

 

« Les pouvoirs publics n’appliquent rien de ce qu’ils préconisent »

Pourtant, les plans « dépendance », « canicule » ou « Alzheimer » se sont succédé. « En, 2012, avec le plan Alzheimer, des moyens avaient été débloqués. Mais depuis quatre ans, c’est une catastrophe ! Dans mon établissement, nous avons un pôle de soins dit "adaptés" pour les personnes les plus dépendantes. L’Agence régionale de santé dit qu’il faut deux personnes pour y travailler. Mais elle ne nous donne les moyens que pour une seule. Les pouvoirs publics n’appliquent rien de ce qu’ils préconisent, » poursuit-elle.

Résultat : sans les moyens nécessaires, la masse de travail augmente pour les personnels, et les conditions se dégradent. « Dans mon établissement, chaque aide-soignante doit faire la toilette de 12 résidents chaque jour », déplore Sandrine Ossart. Or, laver des personnes dépendantes qui, pour beaucoup, ne peuvent pas se lever de leur lit, prend du temps et beaucoup d’énergie. Ailleurs, l’« objectif » managérial à remplir peut monter jusqu’à 15 toilettes par jour pour une seule salariée. Il faut donc se dépêcher toujours plus pour les réaliser.

Ce constat vécu au quotidien par les personnels soignants est confirmé par la récente étude du ministère de la Santé sur les conditions de travail en maison de retraite. « La principale conséquence des évolutions du public [c’est-à-dire des résidents, ndlr] et des modes d’organisation durant la période récente est l’intensification des cadences qui apparaît, sans augmentation importante des moyens, comme la seule possibilité pour effectuer l’ensemble des tâches imparties aux soignants », expliquent les auteurs.

 

« Nos groupes maintiennent leurs marges opérationnelles »

Face à ces difficultés, que font les autorités ? Qu’il s’agisse de maisons de retraite publiques ou privées, ce sont en partie les pouvoirs publics qui les financent, à travers une convention tripartite entre l’établissement, le conseil départemental et l’agence régionale de santé (ARS) – c’est à dire l’État. Dans ces conventions, les effectifs sont définis et budgétisés. Mais sur le terrain, les embauches ne suivent pas toujours, les remplacements non plus.

« Nous n’avons pas accès à ces conventions. Nous ne savons pas ce que les tutelles, ARS et conseils départementaux, donnent à nos établissements, précisent Guillaume Gobet et Albert Papadacci, cuisiniers en maison de retraite privée et responsables syndicaux dans deux des plus importants groupes privés à but lucratif du secteur. Ce que nous savons, c’est que le bénéfice est le nerf de la guerre. Nos groupes maintiennent leurs marges opérationnelles en jouant sur les CDD. Les directions réduisent aussi de plus en plus les coûts sur l’entretien, le matériel – comme les gants – et la cuisine. On fait baisser les coûts en cantine, avec une dégradation des produits et des rations. Face à cette situation, nous n’avons pas de soutien des tutelles. Car moins elles donnent, mieux elles se portent. »

 

« De l’argent, si on veut il y en a »

Une place en maison de retraite coûte cher. Au moins 1 800 euros dans l’établissement public où travaille Anne, 3 à 4 000 euros dans le privé. Anne, elle, gagne 1 600 euros nets par mois, en travaillant en horaires décalés, et un week-end sur deux. Dans la maison de retraite de Sandrine Ossart, à Nantes, aucune catégorie de personnel, sauf ceux qui sont au Smic, n’a été augmentée depuis six ans. « Les aides-soignantes finissent par être payées au même niveau que les agents de service. Dans ces conditions, notre diplôme ne vaut plus rien. Nous ne trouvons plus d’aides-soignants à embaucher dans nos maisons. Et ce sont des personnels sans diplôme qui arrivent. Tant que les familles ne se plaindront pas pour demander des conditions de prise en charge dignes et les conditions de travail qui vont avec, rien ne changera. »

Avec un nombre de personnes de plus de 85 ans qui devrait quadrupler en France d’ici 2050, passant de 1,4 à 4,8 millions, et donc un besoin en personnels de maisons de retraite qui va s’accentuer d’année en année, il serait pourtant urgent que la situation évolue [4]. « Les autorités tentent de mettre le dossier de la dépendance dans un tiroir. Mais un jour, il va exploser », alertent Albert Papadacci et Guillaume Gobet. « On nous fait des grands plans “Alzheimer“, des plans “canicule“, mais il n’y a pas les moyens pour les mettre en œuvre, pointe Anne. C’est de la maltraitance institutionnelle. De l’argent, si on veut, il y en a. C’est une question de volonté. »

Rachel Knaebel

Notes

[1Fin 2011, 693 000 personnes vivaient dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées, selon une étude de 2014 de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé. Cela représentait 5,5 % de plus qu’à la fin 2007.

[2En équivalents temps plein. Source : « Des conditions de travail en EHPAD vécues comme difficiles par des personnels très engagés », Les Dossiers de la Drees, n°5, septembre 2016.

[3« Des conditions de travail en Ehpad vécues comme difficiles par des personnels très engagés », Les Dossiers de la Drees, n°5, septembre 2016.

[4Source.

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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