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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 14:00

 

Source : https://local.attac.org/attacnimes/?Faire-commun-une-alternative-a

 

 

dardot

                                                            

 

 

                                                             

 

 

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 13:47

 

 

Info reçue par mail

 

 

 

Le nouvel Atelier Philo de Nîmes est de retour, après un essai en juin!

 
Dans le cadre de l'association nîmoise Anima (http://www.zoanima.fr/anima/ ), un atelier mensuel de Lectures critiques pour tous va avoir lieu d'octobre 2016 à mai 2017. Il est ouvert à tous : chacune et chacun devant pouvoir avoir accès à la fabrication de problèmes philosophiques. Il est animé par Philippe Corcuff et Frédéric Toussaint. Il a une sensibilité libertaire, pluraliste et ouverte. Il s'agit à chaque fois pendant 1h30 de lire ensemble de courts textes de penseurs classiques ou contemporains qui sont distribués en début de séance et de mutualiser nos questionnements et nos réflexions.

Cela aura lieu à chaque fois un samedi, de 10h30 à 12h (attention : 30 mn avant la séance de juin). Où ?
Lieu artistique et culturel Le ZO
18 rue de l'Agau - Nîmes (écusson)
 
Première séance :
Anarchisme et religion 
samedi 1er octobre 2016


 

 

 Séances suivantes :
Samedis 19 novembre 2016 (Histoire et temporalités), 10 décembre 2016, 7 janvier 2017, 18 mars 2017, 29 avril 2017 et 20 mai 2017.

Thèmes envisagés :
Histoire et temporalités (19 novembre) - Croyances, identité, action - Démocratie - Individu - Méthodes

 

 

Voici les textes en PDF

 

 

 

 

 

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 13:32

 

Info reçue par mail

 

 

 

Contactez nous pour participer à la collecte de médicaments et de petit matériel médical.Janie
 
Des Docs et
                                              Débats - Soirée nimoise
                                              sur les dispensaires
                                              solidaires grecs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des Docs et Débats - Soirée nimoise sur les dispensaires solidaires grecs

Les membres de SoliGrecs Nîmes vous informent de l'organisation de la prochaine soirée nîmoise "Des Docs et Débats", consacrée aux Dispensaires Sociaux et Solidaires grecs :

Le mercredi                                      5 octobre 2016 à partir de 19h30

A la grande salle de la Maison du Protestantisme,

3 rue Claude Brousson à Nîmes (entre la Maison Carrée et le square Antonin)

Entrée gratuite.

Une soirée qui va se dérouler en 3 temps, à l'occasion de la Quinzaine de la Solidarité, organisée nationalement du 1er au 15 octobre, précédent le départ de la grande Caravane Solidaire vers la Grèce du 16 octobre                                    2016.

 

Une série de reportages TV

Cette courte projection (20 min environs) retracera l'origine et les motivations liées à la naissance de ces établissements de santé autogérés, créés spontanément par des citoyens, tous bénévoles, au lendemain de la crise financière de 2008 et à l'application des premières résolutions d'austérité imposées par l'Europe. Parmi celles-ci, des réformes drastiques qui concernent la santé ont touché directement les citoyens dont la population la plus vulnérable rencontrait des difficultés d'accès aux soins.

Ces initiatives ont mené de nombreux soignants, médecins, infirmiers et personnes impliquées dans la gestion d'activités sociales, à créer des dispensaires permettant de compenser les suppression / réduction d'accès au service public de santé. La fréquentation de ces dispensaire n'a cessé de croître avec la suppression progressive des aides sociales, dans un des pays connaissant les plus grosses difficultés financières d'Europe. S'ajoute aujourd'hui aux tâches gérées par ces Dispensaires Sociaux et Solidaires, la prise en charge nécessaire de migrants, compte-tenu de l'afflux sans précédent et du blocage des actions européennes pour gérer la question des réfugiés.

Un débat avec les membres du collectif

 

Les membres du collectif, impliqués dans la participation d'actions en soutien aux dispensaires grecs (apport de médicaments et de matériels médicaux...) relaieront le message adressé par les grecs et les besoins qu'ils expriment.

Au delà de récits sur le contexte social, économique et politique grec, ils décriront l'organisation qui est prévue pour la Caravane Solidaire 2016, événement national, fédérant toutes les organisations œuvrant pour le soutien apporté au peuple grec. Ils répondront bien volontiers aux suggestions, sollicitations et interrogations du public.

Buffet solidaire et collecte

L'organisation de l'événement est strictement bénévole. Les dons récoltés depuis cet été permettent dors et déjà de programmer le départ d'un fourgon avec ses 2 chauffeurs. Nous avons l'objectif de permettre le départ d'un second véhicule.

Dans ce but :

• Un buffet froid sera proposé, dont les bénéfices participeront au financement du trajet d'un véhicule supplémentaire,

• Un Point Collecte permettra aux visiteurs d'apporter médicaments et fournitures destinés à faire partie de la Caravane Solidaire,

• Des bons de commande seront à disposition pour obtenir des produits naturels grecs, rapportés en France par les véhicules de la Caravane, dont les bénéfices seront exclusivement consacrés à l'opération.

Ce moment convivial sera l'occasion de bavarder avec les membres de quelques organisations voisines avec lesquelles SoliGrecs Nîmes officie pour ce projet : Collectifs d'Alès, Avignon, Narbonne... et l'association Vivence de St Mamert du Gard.

Si vous souhaitez rencontrer plus spécifiquement les membres qui participeront à la Caravane Solidaire, nous vous proposons de nous contacter directement par email : soligrecsnimes@collectif-citoyen.fr

Téléchargez ici l'affiche relative à la participation de SoliGrecs Nîmes à la Caravane Solidaire 2016 : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr/wp-content/uploads/2016/09/Affiche-Caravane-Solidaire-2016-N%C3%AEmes-A4.pdf

Pour en savoir plus sur l'organisation de la Caravane Solidaire 2016, consulter notre publication : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr/category/les-actions-solidaires/caravane-solidaire-2016/. Revoir les publications de la précédente opération nîmoise Pharmacie Solidaire 2015 : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr/category/les-actions-solidaires/pharmacie-solidaire-nimes-athenes-2015/

Découvrir les produits naturels grecs proposés : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr/2016/09/commerce-solidaire-produits-naturels-grecs/

Voir l'article directement sur le site.

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Comment agit le Collectif SoliGrecs Nîmes ?

En venant en soutien au peuple grec :

• En apportant un éclairage différent sur la situation de la Grèce, face à la diffusion d'informations formatées et parfois tronquées au travers des MainSream Media ;

• En organisant une aide matérielle directe à des dispensaires de santé gratuits, avec des soignants bénévoles ;

• En interpellant les banquiers et les pouvoirs politiques.

 

 

 

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 13:08

 

 

Info reçue par mail

 

 

En lien ci dessous, un petit montage vidéo de l'action des Pompiers du Gard, jeudi 29 septembre en grève :

https://vimeo.com/184981902

 

Pompiers du Gard Les raisons de la colère

 

 

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 13:09

 

 

Source : http://www.ensemble-gard.fr

 

 

13ÈME FÊTE DES PAYSANS DE LA CONF' ST GENIÈS

 

Comme chaque année depuis 13 ans, la Confédération paysanne du Gard organise sa fête de l'agriculture paysanne. Cette année, elle aura lieu le dimanche 2 octobre, sur le parvis de la mairie de Saint-Geniès-de-Malgoirès

 

 

conf fete 16

 

 

 

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 16:26

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Revenu universel : ce qu'ils en disent à la veille de la présidentielle

 
 
 
Si l'idée d'instaurer un revenu universel n'est pas nouvelle, elle connaît un regain d'essor à l'approche de la présidentielle de 2017. Surfant sur la sympathie que suscite a priori la mesure dans l'opinion publique, les politiques de tout bord se penchent dessus. Mais entre les réflexions à peine amorcées et les détournements de l'idée originelle, l'offre est encore floue sur la question… État des lieux.
 
Nichée à la croisée des idéaux solidaristes et libéraux, la création d'un revenu universel intéresse à droite comme à gauche. Photos : SIPA
 

C'est une idée qui fait son chemin. Alors que la campagne présidentielle n'en est qu'à ses balbutiements, le revenu universel - ou revenu de base - commence à se faire une vraie place au sein du débat politique. Souvent présenté comme utopiste, il repose sur une idée simple : celle de doter chaque citoyen d'une base pécuniaire inamovible, laquelle serait octroyée sans aucune condition. Cette somme pourrait être cumulée avec un salaire et servirait de base de vie en cas de chômage. En revanche, le financement d'une telle mesure impliquerait de supprimer tout ou partie des allocations actuelles, conduisant à changer profondément le paradigme sur lequel repose notre modèle social.

Selon ses défenseurs, le revenu universel constituerait l'arme ultime contre la pauvreté et permettrait de ravigoter le pouvoir d'achat. Ses détracteurs, au contraire, estiment qu'il inciterait à l'oisiveté et à l'assistanat. Au printemps dernier, a présenté un rapport modélisant la création du revenu universel : en retenant un montant de 750€, elle affirme qu'il pourrait être financé en mobilisant l’ensemble des dépenses actuelles de protection sociale, sans impôts supplémentaires. Et l'institut vient d'annoncer qu'il s'est associé au département de la Gironde pour mener une expérimentation en France.

A priori, l'idée est plutôt approuvée par l'opinion. Selon en mai 2016, 51% des Français se déclarent ainsi favorables au revenu universel. Logique, donc, qu'il soit désormais évoqué par un certain nombre des figures politiques qui animeront la présidentielle à venir. Le souci, c'est que le vocable "revenu universel" est parfois galvaudé, et que les propositions qui sont faites en son nom recouvrent des réalités bien différentes…

Valls fait un premier pas

Prenons le cas de Manuel Valls. Dans une tribune publiée le 21 septembre , le Premier ministre se prononce en faveur d'un revenu universel en écrivant ceci : "À présent, il faut ouvrir de nouvelles pistes. Le revenu universel, c’est-à-dire une allocation unique, ouverte à tous, à partir de 18 ans, pour remplacer la dizaine de minima sociaux existant, en est une. Le Gouvernement engagera un dialogue avec tous les acteurs pour construire une réponse souple, plus simple et donc plus efficace, qui prenne en compte les situations individuelles."

À ce stade, la proposition de Manuel Valls est assez éloignée de l'ambition véritable du revenu universel. Ce dernier ne consiste pas simplement en une fusion de diverses allocations ­- laquelle impliquerait de verser un revenu non pas universel mais variable - mais en la création d'un droit nouveau qui entraînerait l'extinction d'autres droits. Par ailleurs, en assurant vouloir "[prendre] en compte les situations individuelles", il achève de se détacher de l'idéal charrié par cette idée. Avec le Premier ministre, à ce stade, le changement de paradigme évoqué plus haut n'aurait pas lieu.

Sarkozy n'en veut pas

Nicolas Sarkozy a été plus clair : le lundi 26 septembre au micro d'Europe 1, le candidat à la primaire de la droite s'est dit opposé à l'idée d'un revenu universel. "Je préfère fusionner toutes les allocations en une seule, affirme l'ancien président de la République. Cette allocation unique fusionnerait le revenu minimum d'activité, les allocations personnelles pour le logement et même les allocations communales." Une proposition qui, au fond, ressemble beaucoup à celle faite par Manuel Valls. Sans l'habillage séduisant.

Macron y songe

 

Emmanuel Macron, pour sa part, se montre séduit par l'idée. En revanche, impossible aujourd'hui de savoir ce qu'il met dedans. "Le revenu universel est une idée intéressante, affirmait-il ainsi début 2016 sur RMC. C'est une idée qu'il faut creuser pour les prochaines années car elle permet d'offrir un point de départ dans la vie. Ça renvoie à la philosophie que l'on a de la société. (…) Moi, je ne crois pas à l'égalitarisme, je crois en l'égalité des opportunités. L'idée du revenu universel - ou d'une dotation en capital au début de la vie -, c'est une idée qui va dans ce sens et qui m'intéresse." Gageons qu'après avoir éclairci sa position quant à une candidature en 2017, il prendra soin de rendre aussi sa position sur le sujet plus nette.

Le Pen disserte

De son côté, Marine Le Pen ne s'est jamais clairement prononcée en faveur du revenu universel. En mars dernier sur LCI, la candidate du FN affirmait toutefois ne pas avoir "d'hostilité de principe", tout en constatant qu'il pouvait y avoir des difficultés "de faisabilité et de financement". Mais elle ne s'avance pas plus loin qu'une réflexion générale : "Je remarque que les classes moyennes françaises sont systématiquement les victimes des choix qui sont opérés. De plus en plus de gens obtiennent des aides sociales, mais ce sont toujours les mêmes qui ne les obtiennent pas et qui les financent. Ce ne serait pas le cas avec le revenu universel où tous les citoyens auraient un revenu, quel que soient leurs richesses. (…) Ça serait un bouleversement, car l'objectif est de remplacer l'intégralité de toutes les autres aides qui sont versées aujourd'hui. Ces dernières peuvent avoir un effet pervers car les Français de bonne foi peuvent se dire que s'ils travaillent, ils vivront moins bien que s'ils perçoivent des aides. Ça n'est pas sain."

Hamon veut le porter

Aujourd'hui, celui qui porte l'idée du revenu universel avec le plus d'ardeur se nomme Benoît Hamon. Invité le dimanche 25 septembre sur RTL, le député socialiste a eu l'occasion de préciser son ambition. Selon lui, bon nombre de personnes "n'articulent pas leur vie personnelle et leur vie professionnelle comme elles le souhaitent." Il poursuit : "L'objectif est d'être moins dépendant du travail. Ce revenu permettrait de favoriser la prise de risque entrepreneuriale et de permettre de faire du bénévolat (…) Pour qu'il ait un impact, le revenu universel ne peut pas être inférieur à 535€. Mais l'objectif doit être de le porter à 750€, voire 1.000€." Et de brandir les expérimentations menées au Canada pour affirmer que cette mesure n'a pas d'effet désincitatif sur l'emploi. Cependant, Benoît Hamon confesse que son projet n'est pas suffisamment abouti pour indiquer le moindre plan de financement. Il estime ainsi que "la question du cumul avec d'autres minima sociaux se pose" et "refuse de trancher à cette étape (de la campagne, ndlr)". Une copie qui reste encore à peaufiner, donc.

Les autres n'en parlent pas

Des candidats à la présidentielle ne se sont encore jamais véritablement exprimés sur le sujet. Ainsi d'Alain Juppé, en course pour la primaire de la droite, ou de Jean-Luc Mélenchon, ce qui peut paraître plus étonnant. Si ce dernier clame son désir d'augmenter le SMIC, il n'a jamais évoqué la création d'un revenu universel.

 

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 16:10

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

#Assezdeviebroyée

Coup de gueule d’une infirmière. « Un citron pressé qui voit rouge et qui rit jaune »

Publié le 28 septembre 2016

 

 

 

 

Nous relayons ci-dessous le « coup de gueule » d’une infirmière, publié sur le blog C’est l’infirmière, Brèves et chroniques d’une infirmière rurale http://cestlinfirmiere.blogspot.fr/2016/09/les-infirmiers-ces-gros-citrons.html?m=1. Très beau témoignage sur la dureté et la beauté d’une profession pourtant bien méprisée par les politiques de santé de ces dernières années.

 

—Ah oui oui, j’ai vu à la télé l’autre jour, y’avait des infirmières qui parlaient de leurs conditions de travail et tout. C’est vrai que vous avez pas un boulot facile hein… Vraiment dur et ingrat des fois… ‘Pis vous êtes mal payé… Mais c’est un beau métier hein attention ! Mais moi j’voudrais pas l’faire…

 

«  J’voudrais pas l’faire…  » .

Le gentil petit père qui me tendait le bras pour sa prise de sang semblait presque peiné pour moi que je sois infirmière. Que je sois celle qui tenait l’aiguille à la recherche de l’unique micro-veine dans le pli de son coude, pour 3€04 net. Que je sois celle qui venait laver, habiller sa femme, dans une maison inadaptée pour 5€20 net la demi-heure. Que je sois celle qui parcourait les kilomètres au milieu des champs qui les séparaient du bourg dans lequel ils ne pouvaient plus se rendre, pour 2€50 à chacun de mes déplacements…

Mais voilà même si mon métier est parfois« dur et ingrat », mes patients restent le formidable moteur de ma motivation à me lever tous les matins. Grâce à eux, je n’ai presque pas besoin d’un pied de biche pour me décoller du matelas. Parce que je sais que ma petite-mamie-soleil va me sourire comme la veille, parce que je sais que mon autre patient-chouchou me demandera comment je vais moi et que ça me touchera comme la dernière fois, parce que je sais que sans mes soins, beaucoup de mes patients ne pourraient pas rester chez eux à profiter de ces maisons qui les ont parfois vus naître…

Mais alors que j’aime profondément mon métier, ceux que je soigne me font parfois l’effet d’un morceau de sucre dans le réservoir tellement certaines de leurs réflexions, volontaires ou non, ralentissent voire stoppent mon envie de continuer à aider l’autre :

« Vous êtes en retard !… Et c’est déjà bien assez cher !… Vous trouvez pas ma veine alors que vot’collègue, lui, il y arrive toujours !… Vous êtes en avance !… Ah parce que vous travaillez aussi le dimanche et à Noël ? Vous avez une sale mine ce matin !… Ah mais si, je suis sûr de vous avoir payée !… Ah bah pour une fois vous êtes à l’heure !… ».

« J’voudrais pas l’faire… ». Voilà ce qu’il m’a dit ce matin. Quelques mots tout cons, comme autant de petits sucres dans mon moteur un poil fatigué je dois l’avouer. Et d’un coup, sans crier gare, je n’ai plus eu envie. Je me suis garée sur le bas-côté tout près de ce grand chêne, un des rares endroits où je captais suffisamment pour écouter mon répondeur :

— Oui bonjour, voilà, je voulais savoir si vous pouviez venir voir mon pied parce que la plaie coule beaucoup et ça sent quoi… Ça sent pas bon en fait. J’ai une ordonnance mais le chirurgien m’a dit de faire mes pansements moi-même parce que je n’avais pas besoin d’une infirmière… Mais là ça fait dix jours que c’est rouge et ça coule et ça fait mal, voilà. Je serais chez moi qu’en début d’après-midi parce que je dois sortir faire des courses. À tout à l’heure !

Pfff.

J’ai reposé ma tête contre le siège de ma voiture en soufflant ce bruit de ras le bol, comme si mon envie se dégonflait. Quelques semaines plus tôt, c’étaient des injections ratées d’anticoagulants que j’avais dû rattraper chez une dame et peu de temps après, c’étaient carrément des agrafes qu’un patient s’était enfoncé profondément dans la peau en voulant les enlever lui-même, parce que son médecin lui avait dit qu’il n’avait pas besoin d’infirmière pour faire ça s’il se procurait un ôte-agrafes… J’ai imaginé ces médecins dire à leurs patients combien mon travail était inutile et j’en ai eu marre, d’un coup, qu’on puisse supposer que je ne serve à rien. Et, comme un engrenage à la con, je me suis mise à penser à tout ce que j’essayais de mettre de côté durant ma tournée pour ne pas parasiter mes soins et cet esprit Full of love avec lequel j’essayais de soigner chacun de mes patients.

 

« Qu’on arrête d’assimiler la santé à la rentabilité »

J’ai repensé aux cinq infirmiers qui s’étaient donnés la mort cet été et à notre profession toujours dans l’attente que notre Ministre exprime une peine qui ferait écho à la nôtre. J’ai repensé à sa réponse sous la forme d’une « Prévention des risques psychosociaux-bla-bla-bla-ressers-moi-un-café », alors qu’on aurait besoin d’actions concrètes et non de tables rondes qui ne feraient que confirmer ce que l’on sait déjà. On a besoin de moyens et qu’on arrête d’assimiler la santé à la rentabilité. J’ai repensé à l’infirmière et à cette kiné libérale abattues il y a deux ans pendant leur tournée de soins et dont on n’a jamais entendu parler dans les médias. J’ai repensé à ce patient qui me doit 17€ et qui refuse de me payer malgré mes relances depuis deux mois.

J’ai repensé à la visite annuelle de l’agent de la CPAM la semaine dernière à mon cabinet et qui a conclu notre entretien par un : « Nous allons augmenter les contrôles concernant les IK (le paiement des déplacements hors commune) et les tarifications de nuit, attention à vous ! », alors que ces deux points ne concernaient même pas mes soins. Je me suis dit que j’étais une fraudeuse avant même de l’être, je me suis dit qu’on se foutait bien de ne pas me payer, je me suis dit qu’on se foutait bien que les patients mettent leur santé en danger et qu’on n’en avait rien à faire que les soignants aillent mal… Je me suis dit que j’étais un citron.

J’ai regardé mes mains qui tenaient fermement le volant, pas décidées à passer la première. Je me suis revue regarder ces mêmes mains la veille au soir, posées sur le clavier de mon ordinateur, et ces doigts qui ne savaient plus quoi écrire alors que je relisais pour la énième fois le message de cette jeune femme en souffrance que j’avais reçu sur mon blog :

— Je suis émue et enragée car il n’y a pas eu cinq infirmiers suicidés cet été, mais 6. La sixième, c’est ma Maman. Un lundi matin, elle n’a plus eu la force de se lever pour aller travailler. Elle était infirmière. C’était le 4 juillet, elle avait 48 ans.

J’ai dégluti une boule de tristesse aromatisée à la colère dont l’amertume me fit monter les larmes… À l’époque de mes coups de mou à l’hôpital, je refilais mon couloir à ma collègue en l’implorant de me laisser descendre fumer une clope deux minutes. Mais en libérale j’étais seule et j’avais eu depuis, l’excellente idée d’arrêter de fumer. ’Chié.

 

J’ai baissé ma vitre. Dehors, le soleil se levait, le ciel était clair et l’air était frais. J’étais garée en bordure de ce champ de vaches dont les pattes étaient perdues dans la brume, putain que c’était beau ! C’était ma « rephase » à moi ça, les vaches, les champs et tout le kit d’infirmière de campagne. Ça marchait plutôt bien d’habitude, mais ce matin-là je regardais mes mains qui ne bougeaient plus et qui agrippaient le volant.

Le regard perdu sur du rien, j’ai senti monter en moi la fatigue. Puis, la fatigue a laissé place à un ras-le-bol qui lui a laissé place à la colère. Et de la colère est apparue l’évidence : je suis un citron.

Un putain de gros citron d’infirmière. Un citron pressé qui voit rouge et qui rit jaune.

Les politiques et les institutions du soin ont raison finalement. Ils ont tellement raison en fait de nous presser puisque tout le monde s’en fout de la santé des gens. Parce qu’ils chercheront toujours à faire des économies sur la santé, au risque de mettre celle des patients et des soignants en danger, et tout le monde continuera de s’en foutre.

Mais ils ont raison parce que tant qu’il y aura des citrons, il y aura du jus. Tant qu’il y aura du jus, ils continueront de nous presser. Et on continuera de boire cette limonade dégueulasse avec laquelle ils nous rincent le gosier depuis trop longtemps… J’ai l’impression que ceux qui nous gouvernent, que ceux qui nous embauchent et que ceux qui nous payent pensent qu’ils nous tiennent par le bout de notre empathie. Ils sont persuadés qu’on continuera de soigner nos patients, parce que le droit de grève est inexistant dans les services et en libéral, parce qu’on aura toujours peur de mettre nos collègues et nos patients dans la panade. Ils se disent qu’on n’intentera jamais rien qui pourrait mettre en danger les autres parce qu’on les aime trop nos patients.

Parce qu’on est des gros citrons de soignants.

Parce que tant qu’il y aura du jus… Les politiques continueront de nous presser. Mais les soignants se tuent de soigner, les cinq suicides officiels de cet été auront au moins servi à le mettre en lumière : l’empathie et la bienveillance ne suffisent plus à garder un soignant droit dans ses crocs, nous avons besoin de moyens et de reconnaissance.

Il y a un effet-buzz autour du mal-être des soignants en ce moment. Des micro-reportages dans les journaux télévisés, des interviews données dans les émissions de radio. Je ne sais pas combien de temps ça va durer. La parole se libère et je suis consternée, mais à peine étonnée, d’entendre ces discours de soignants que j’entendais déjà à l’école. Mais combien de temps va durer l’intérêt des médias pour notre cause ? Ils vont forcément se détourner de nous et demain on ne s’inquiétera plus de savoir comment nous allons, comment nous soignons et combien se sont tués de ne plus réussir à soigner ceux qui s’indignaient hier derrière leurs écrans de télé…

J’ai finalement dû redémarrer ma voiture parce que je commençais à être sacrément en retard. Et alors que je venais de pousser la porte de maison d’une dame que je connaissais à peine, son accueil pourtant souriant m’a fait grincer des dents : « Mais vous êtes en retard ce matin, vous devez être pressée ! ». N’ayant pas eu le temps de m’expliquer et me voyant vexée elle a rajouté : « Ah mais non, c’est pas pour vous faire la remarque, j’ai eu peur qu’il vous soit arrivé quelque chose sur la route, tout va bien ? ».

Tout va bien, c’est juste une histoire de citron… De citron pressé qui a un coup de mou…

 

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 15:56

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Manifestation des retraités : quand les seniors cherchent un job pour s'en sortir

Ce jeudi 29 septembre, neuf organisations syndicales appellent à défiler à Paris pour manifester contre la paupérisation qui touche de plus en plus de personnes âgées. Derrière les slogans, une réalité : de plus en plus de retraités sont contraints de trouver un job pour survivre.
 
Le nombre de seniors travaillant après leur retraite a augmenté de 30% en six ans - Sipa
 
 

Alors que les pensions des retraités ne devraient de nouveau pas être revalorisées ce 1er octobre - signant une quasi stagnation pour la troisième année consécutive -, neuf organisations syndicales appellent à manifester ce jeudi à Paris à partir de 14h30. Dans les rangs, des seniors qui sont poussés à travailler, même à la retraite. Selon le dernier  paru le 6 septembre dernier, ils étaient en effet 366.253 en 2015 soit une hausse de 30% en six ans. Avec un âge moyen de 66 ans. Une situation qui se dégrade au fil des temps et qui en pousse certains à rester actifs par nécessité.

C'est le cas de Nicole. A 69 ans, celle qui était auparavant secrétaire de mairie dans une petite commune du Val d'Oise a décidé de s'inscrire sur jobretraite.fr. Elle y propose ses services pour toutes sortes de missions : baby sitting, travail de frappe ou soutien scolaire. "Ma petite retraite ne me permet pas de faire de folies, alors si je peux rendre quelques services et arrondir mes revenus, c'est parfait pour moi", explique-t-elle à Marianne. Pourtant, elle se passerait bien de "jouer à l'étudiante", elle qui a cotisé une bonne partie de sa vie. "Ce n'est pas de tout repos, mais je n'ai pas tellement le choix. Il faut dire qu'on ne nous donne pas d'autres solutions pour mieux vivre", déplore t-elle.

Des pensions gelées

Un constat que partage Michel Dagomet, membre du bureau national de l'Union nationale des retraité(e)s et des personnes âgées (UNRPA). "Ce genre de situation est le résultat des politiques menées ces dernières années", s'insurge t-il auprès de Marianne.

"D'abord les pensions sont pratiquement gelées depuis 2013. La dernière revalorisation date de 2015 et elle était de 0,1%, ce qui n'équivaut même pas au prix d'une baguette ! On pousse les retraités à devoir se débrouiller seul pour vivre, ou plutôt survivre. On devrait plutôt aligner les pensions sur le Smic."

 

Pour ce cadre de l'Unrpa, ce point là est le "symbole d'un abandon total des plus âgé(e)s par l'Etat" et est un des éléments qui provoquent le salariat des retraités. "Depuis 1987, pour les ex-salariés du privé, et 2003 pour ceux du public, les pensions sont alignées sur les prix et non sur les salaires. Conséquence directe : l'écart entre la pension moyenne et les salaires s'accentue chaque année et leur niveau vie décroche."

Pendant ce temps, selon l'INSEE, le taux de pauvreté des retraité(e)s ne fait qu'augmenter. Même s'il reste inférieur aux autres catégories, 7,9% d'entre eux vivaient sous le seuil de pauvreté en 2013, selon leur , contre 7,7% en 2012. Les organisations syndicales de retraités, qui attendent une réponse à leurs préoccupations, seront reçues au ministère de la Santé dès aujourd'hui pour discuter de la problématique.

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

 

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 15:22

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

Édito du 27/09/16

Violences policières, répression syndicale : faisons front !

 

Publié le 28 septembre 2016

 

 

 

Dans les coups de matraque, les tirs de flashball, les mises-à-pied et les licenciements, il y a toujours une attaque contre toute la jeunesse, contre toutes les classes populaires, contre tout le monde du travail, quand ce n’est pas un crime, comme dans le cas d’Adama Traoré. Mais quand c’est trop, c’est trop !

 

C’est bien pour cela qu’il nous faut réagir de toute urgence. Dans la semaine qui s’ouvre et tout au long du mois d’octobre, l’agenda de notre classe est rempli à ras-bord de dates pour lesquelles les violences policières et la répression syndicale sont au rendez-vous.

Mardi c’est l’affaire des « chemises arrachées » des camarades d’Air France qui passe en procès à Bobigny. Les 19 et 20, à Amiens, c’est autour des Goodyear qu’il faudra être, pour les soutenir contre un patronat et un gouvernement qui les accusent tout simplement d’avoir défendu l’emploi avec leurs méthodes. Entretemps et après, c’est toute une série de camarades, interpellés ou arrêtés au cours de la mobilisation contre la loi Travail qui vont avoir affaire à la « justice ». Hier, lundi, c’est devant toute la presse réunie qu’un jeune prof, militant du NPA, a dénoncé les violences qu’il a subies alors qu’il tentait simplement de filmer, comme le droit nous le permet, l’interpellation d’une femme noire devant la gare de Saint-Denis dans le 93. Cette affaire commence à faire du bruit, mais elle n’est que l’expression d’une situation plus globale.

Si jusqu’à hier, dans les quartiers, « notre » police assassinait, lors des contrôles et des gardes-à-vues, bénéficiant quasi systématiquement de non-lieux, aujourd’hui, avec l’état d’urgence et le tournant autoritaire du gouvernement, sur fond d’islamophobie et de racisme d’État, nous pouvons toutes et tous être victimes de l’arbitraire policier.

 

C’est bien pour cette raison, et parce que nous ne pouvons laisser passer aucune attaque contre nos droits démocratiques et contre notre camp social, quand il se défend, qu’il s’agit de faire front. La police a sa propre justice, qui la blanchit. Le patronat a ses propres instances, qui couvrent les licenciements et poursuit les militants et les syndicalistes qui s’y opposent. Il nous faut notre propre front de lutte pour dire « Assez ! ».

C’est une question politique centrale qui doit s’inscrire dans notre agenda politique, pour défendre l’ensemble des camarades et entourer nos frères et sœurs de classe victimes des violences policières. Face au discrédit gouvernemental, à la violence de sa police et à la détermination des patrons, il serait plus que légitime que les organisations syndicales et politiques du monde du travail et de la jeunesse, à commencer par la CGT, la FSU, Sud de même que les syndicats et les organisations étudiantes, le PCF, le parti de gauche et l’extrême gauche, constituent le front le plus large possible pour exiger que justice soit faite pour tous les cas de violence policière et pour la levée immédiate de toutes les poursuites qui pèsent contre les militants, la population des banlieues et les syndicalistes.

Ne rien faire équivaudrait à laisser le champ libre à la droite, qui aiguise son programme antisocial pour 2017. Ne rien faire serait donner plus de grains à moudre au FN, qui continue à distiller son poison réactionnaire, xénophobe et antisocial. Pour cela, il nous faut avant tout faire front contre le gouvernement qui fait leur jeu, et qui emprunte régulièrement une partie de leur programme.

L’ensemble des dates qui s’offrent à nous doivent être investies par nos organisations : le 6 octobre, lors du meeting parisien à Tolbiac contre les violences policières, le racisme et l’islamophobie, les 19 et 20 octobre à Amiens contre la répression syndicale. Plus que jamais, il est de notre responsabilité qu’aucun camarade ne soit isolé. Plus que jamais, c’est ainsi que nous pourrons réellement préparer la riposte à venir.

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 15:21

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Sarkozy a-t-il laissé éclater une émeute lors du CPE ? Un CRS valide la version de Buisson

 
 
 
 
Après les accusations de Patrick Buisson quant à l'attitude de Nicolas Sarkozy durant les manifestations anti-CPE en 2006, un CRS syndiqué à la CGT donne ce mercredi sa version des faits. Elle fait écho aux dires de l'ancien conseiller sans toutefois apporter de preuve.
 
Manifestation contre le CPE en 2006 - SIPA
 

« Nous avons pris la décision de laisser les bandes blacks et beurs agresser les jeunes blancs aux Invalides, tout en informant les photographes de Paris Match. L’émotion fût en effet à son comble, après la publication de photos dont l’opinion ne retiendrait qu’une chose : des hordes sauvages étaient entrées dans Paris. » Démentie par la rédaction de Paris Match, cette déclaration ravageuse de Patrick Buisson dans son dernier livre La cause du peuple ravive des souvenirs enfouis de certains CRS, dépêchés ce 23 mars 2006, par leur ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy dans un quartier en « état de siège» du fait d’une manifestation anti-CPE, le contrat première embauche.

 

 

L’un d’eux, chargé d’approvisionner en grenades ses collègues stationnés aux Invalides, affirme ce 28 septembre que cette compagnie déployée avec une bonne dizaine d’escadrons de gendarmes mobiles et d’unités CRS formait alors une ligne de front impressionnante, étirée de la rue Fabert à la rue Constantine. Et qu’il a vite compris qu’en face se passaient des choses bizarres, puisque des groupes de jeunes très mobiles et déterminés effectuaient des razzias suivies de lynchages et de vols d’effets de valeur sur les jeunes manifestants. Or selon son souvenir justement, les unités mobilisées progressent « trop lentement » :

« Des heures pour passer la rue Saint Dominique puis la rue de l’Université… En tant que responsable de l’armurerie, moi qui pensait ne pas chômer pour ravitailler en grenades mp7 mes collègues, je suis au chômage technique. Pas une grenade n’est lancée, pas une. Des consignes ont été données. »

S’agit-il seulement d’une retenue visant à éviter un drame comme celui de Malik Oussekine, cet étudiant décédé après avoir subi les violences de « voltigeurs » le 6 décembre 1986, qui avait eu des répercussions politiques ravageuses ? Le témoignage de ce CRS, syndiqué à la CGT Police, ne permet pas de l’exclure. Mais son syndicat ose lui faire feu de tout bois, en l’occurrence celui du très droitier Patrick Buisson, pour insinuer dans un communiqué que l’histoire s’est répétée dans la gestion des manifestations contre la loi Travail émaillée de violences de casseurs. Reste dans les deux cas, à apporter des preuves intangibles… 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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