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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 21:07

 

 

LE MONDE | 10.08.2012 à 13h59 • Mis à jour le 10.08.2012 à 13h59

Par Alain Constant (C'est tout vu !)

 

Ici, la crise n'est pas une notion abstraite. Elle frappe durement, au cœur et au portefeuille. Ici, c'est la Grèce. Derrière des paysages de cartes postales, les larmes tentent de ne pas couler trop facilement devant la caméra. Et la colère a eu du mal à se cacher. Intitulé "Grèce : un patrimoine en danger", ce carnet de voyage, diffusé jeudi 9 août en soirée sur France 2 dans le cadre du magazine "Envoyé spécial", valait le détour. En partant d'un point bien défini (quelles conséquences la crise économique a-t-elle sur le tourisme en Grèce ?), Nicolas Bertrand et Claire-Marie Denis ont parcouru une partie du pays, d'Athènes à l'île de Santorin. Et si l'on avait une petite idée des ravages provoqués dans la vie quotidienne des Grecs par cette crise économique d'une violence inouïe, on n'avait pas conscience de toutes ses conséquences.

La crise provoque d'autres crises, multiples, qui ne font qu'aggraver une situation déjà peu rassurante. Les touristes, inquiets de la situation politique, boudent le pays, où un emploi sur cinq dépend de cette industrie. On estime à près de 40 % en moins le nombre de touristes cette année par rapport à 2011.

La caméra suit un groupe de voyagistes français invités à constater sur place que la situation à Athènes est calme, sans danger, et que les prestations des hôtels seront à la hauteur. On emmène ces professionnels dans un complexe hôtelier étalé sur treize hectares. En 2011, on y comptait plus d'un millier de clients. Aujourd'hui, ils sont une centaine.

Mais, au-delà du problème de l'hôtellerie, cette enquête a le mérite de se pencher sur les dangers qui pèsent sur les trésors culturels grecs. L'Etat, sans le sou, coupe dans les budgets. Premier touché : celui de la culture. Conséquence concrète : sans argent pour payer les gardiens, des musées et des sites archéologiques ferment. A deux pas du complexe hôtelier déjà cité, une longue barrière métallique barre depuis sept mois l'accès à un sanctuaire vieux de 2 200 ans, autrefois très visité.

Situé à deux pas du célèbre site d'Olympie, un musée renfermant des merveilles a été cambriolé. "Le matin du vol, il y avait une seule gardienne, pour raison d'économies. Ils l'ont neutralisée puis ont brisé des vitrines à coups de barre de fer. Bien sûr que ce vol a un lien avec la crise", estime, la voix pleine de colère, l'archéologue chargé des sites d'Olympie. Butin : 77 antiquités de grande valeur, dont une bague en or datant de l'époque mycénienne. Autre conséquence : la multiplication des fouilles clandestines sur des chantiers archéologiques.

Hôtels désertés, sites et musées fermés, fouilles sauvages, constructions illégales autorisées par l'Etat sur des sites protégés, comme à Santorin, afin de remplir des caisses vides, le tableau est sombre. Devant le Musée de l'Acropole, la présidente de l'association des archéologues grecs distribue des tracts aux visiteurs : "Nous voulons les mettre au courant des conséquences concrètes que provoquent les coupes budgétaires. Les touristes voient bien que les sites ferment à 15 heures..."

Alain Constant (C'est tout vu !)

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 20:59

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 10.08.2012 à 12h38 • Mis à jour le 10.08.2012 à 12h38

 

 
La sécheresse qui sévit actuellement aux Etats-Unis a fortement endommagé les cultures.

Le directeur général de la FAO José Graziano da Silva a demandé vendredi 10 août aux Etats-Unis de suspendre leur production de bioéthanol à partir de maïs pour éviter une crise alimentaire, dans une tribune publiée par le quotidien britannique Financial Times. "Une suspension immédiate et temporaire de la législation américaine" imposant des quotas de bioéthanol, produit à partir du maïs, "apporterait un répit au marché et permettrait que plus de récoltes soient utilisées pour l'alimentation animale et humaine", écrit M. Graziano da Silva.

La sécheresse qui sévit actuellement aux Etats-Unis a fortement endommagé les cultures, provoquant des tensions sur les marchés des matières premières agricoles. Dans son dernier relevé sur l'état des cultures aux Etats-Unis arrêté au 5 août et publié lundi soir, le département américain de l'agriculture (USDA) estime désormais que seulement 23 % des plants de maïs sont bons à excellents. "Dans ce contexte, les prix des céréales se sont envolés, avec une hausse de près de 40 % depuis le 1er juin pour le maïs", notent les stratégistes de CM-CIC.

Les biocarburants sont déjà accusés depuis plusieurs années de faire grimper les prix des denrées alimentaires comme les huiles végétales, le maïs, le soja ou les céréales nécessaires à leur fabrication, au détriment de la sécurité alimentaire mondiale.

Lire l'éclairage : Le prix des céréales explose avec la sécheresse aux Etats-Unis (édition abonnés)   

Selon un document publié mercredi par l'Agence américaine océanique et atmosphérique, les Etats-Unis ont connu le mois de juillet le plus chaud jamais enregistré dans le pays depuis le début des relevés météorologiques en 1895, avec une sécheresse s'étendant sur 63% du territoire continental.

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 20:50

 

 

Le Monde.fr | 10.08.2012 à 18h35 • Mis à jour le 10.08.2012 à 18h35

Par Laure Beaulieu

 
Le géant sud-coréen de l'électronique Samsung est accusé de faire travailler des enfants dans un rapport d'une ONG publié mardi 7 août.

Attention : après la lecture de cet article, vous pourriez choisir de vous séparer de l'ensemble de votre matériel électronique Samsung. Après avoir accusé Apple dans une étude publiée en juin 2012, l'ONG China Labor Watch (CLW) s'attaque cette fois-ci au géant sud-coréen de l'électronique, Samsung. Basée à New York, l'ONG a enquêté aux mois de juin et juillet 2012 dans une usine de HEG Electronics Co, sous-traitant de Samsung en Chine. Située dans la province du Guangdong en Chine, l'usine produit des téléphones, des lecteurs DVD, des chaînes stéréo et des MP3 pour l'entreprise Samsung.

Publié le mardi 7 août, le rapport présente des résultats édifiants. Dans l'usine, qui compte 2 000 employés selon CLW, "sept enfants de moins de 16 ans travaillent (...) pendant les périodes de vacances d'hiver et d'été, 80 % du personnel est composé d'étudiants, la plupart âgés de moins de 18 ans". Selon les estimations de CLW, "il y aurait entre 50 et 100 enfants qui travaillent dans cette usine, le plus jeune ouvrier interrogé, Wu Xiaofang (un surnom), étant âgé de 14 ans".

 "DES OUVRIERS FRAPPÉS SUR LE SOL"

Ces enfants subissent "des conditions de travail très difficiles, similaires à celles des ouvriers adultes", mais "ils ne touchent que 70 % du salaire des employés adultes", estime CLW. "Des tâches dangereuses leur sont parfois demandées, et entraînent des blessures", ajoute l'ONG. Les conditions de travail de l'ensemble des salariés de l'usine sont critiquables, selon CLW. "Les ouvriers travaillent 11 heures par jour, 6 jours par semaine (...) et dans la plupart des cas il sont obligés de travailler 3 à 5 heures supplémentaires." Pis, le système de punition dans l'usine : "Les managers frappent parfois les ouvriers sur le sol. (...) Chaque jour, des employés sont punis, et doivent rester toute la journée debout, rédiger une autocritique ou payer une amende."

Pour mener leur enquête, plusieurs membres de l'ONG China Labor Watch ont été embauchés dans l'usine et ont ainsi pu interviewer les sept enfants qui y travailleraient, a précisé à Bloomberg Li Qiang, un des directeurs de China Labor Watch à New York. L'ONG publie, au sein du rapport, des photos de ces enfants et "étudiants" sur leur lieu de travail.

La ville de Huizhou, où se trouve l'usine, dans le Sud de la Chine, a affirmé qu'une enquête a été lancée, afin de vérifier qu'aucun enfant de moins de 16 ans n'est employé par HEG Electronics Co, rapporte l'agence de presse chinoise Xinhua. "Des sept ouvriers cités par le groupe de défense des droits du travail, basé à New York, deux sont des adultes, et les cinq autres ont entre 16 et 18 ans, et sont donc au-dessus de l'âge légal du travail en Chine, qui est de 16 ans", précisent les autorités locales. 

 DES CONTRÔLES INEFFICACES DANS L'USINE

En outre, China Labor Watch pointe du doigt l'action de l'entreprise Intertek, chargée par Samsung de l'inspection et du contrôle dans l'usine. CLW conclut : "Les rapports d'audit d'Intertek ne sont pas fiables. (...) Les personnes chargées des contrôles ont accepté des pots de vin de la part des usines, en échange d'un contrôle avec des conclusions satisfaisantes pour l'entreprise."

Samsung a réagi à ces accusations, et annoncé mercredi dans un communiqué, envoyé par mail à l'agence de presse nord-coréenne Yonhap, qu'"une équipe d'inspecteurs constituée de membres du siège de Samsung en Corée sera envoyée à Huizhou en Chine le 9 août, où elle ouvrira une enquête immédiatement, et prendra les mesures appropriées pour corriger tout problème détecté". Le géant sud-coréen a ajouté : "Samsung Electronics a effectué cette année deux inspections sur site distinctes portant sur les conditions de travail chez HEG, mais n'a constaté aucune irrégularité à ces occasions."

SAMSUNG : 3e PIRE ENTREPRISE AU MONDE

Ce n'est pas la première fois que l'ONG China Labor Watch dénonce des entorses au droit du travail et au droit des enfants. En juin 2012, CLW avait diffusé un rapport sur une usine du sous-traitant Foxconn d'Apple, et sur neuf autres usines, fournisseurs du géant Apple en Chine. CLW mettait en avant les mauvaises conditions de travail chez Foxconn, et des situations encore plus mauvaises chez d'autres fournisseurs, notamment dans l'usine Riteng à Shanghaï. Cette enquête faisait suite à celle publiée par le New York Times en janvier 2012, qui dénonçait les conditions de travail des sous-traitants d'Apple en Chine.

Samsung n'en est pas non plus à son premier scandale. Troisième au palmarès des pires entreprises de l'année du Public Eye Award, organisé par Greenpeace Suisse, l'entreprise est accusée d'utiliser dans ses usines des produits toxiques, qui seraient à l'origine de cas de cancers parmi ses employés. Réunis dans une "campagne internationale pour la santé et les droits du travail des ouvriers de Samsung", les salariés engagés contre le géant électronique ont réuni plus de 1 500 signatures sur une pétition contre Samsung. Ce type de scandale est une menace réelle pour l'image du géant sud-coréen. Les dirigeants, qui ont immédiatement réagi, semblent l'avoir bien compris.

Laure Beaulieu

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 20:38

 

 

 

Le mercredi 08 août, un homme de 51 ans, s'est rendu à la CAF de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines, pour tenter de sauvegarder son RSA..., sa seule bouée de sauvetage... ! Bataillant pour une histoire de papier manquant depuis le mois de mai..., ce quinquagénaire a appris que son seul revenu de subsistance... - un RSA ne pèse pas lourd face aux dépenses pour le logement, des factures diverses qui explosent, et des déplacement puis la nourriture qui augmentent avec ce qu'il reste... - allait être suspendu... ! Dans un silence glacial et certainement du à un désespoir profond..., cette suspension incompréhensible d'un des droits fondamentaux de notre constitution..., a conduit ce pauvre, au sens stricte du terme, à envisager la pire des solutions..., soit..., il s'est immolé dans les locaux de cette administration, devant les employés(es) et d'autres tributaires de prestation, très choqués... !

Cette information a été largement diffusée sur l'ensemble des médias hébétant leur auditoires (chaînes d'info continue) à longueur de journée..., avec un tout fait de rien..., en ne présentant que l'impact psychologique tragique que les employés(es) et d'autres ont pu subir... ! Certes..., cet aspect des choses n'est pas négligeable et méritait d'être traité... ! Mais dans son développement et son approche réductrice..., de ce coté là du guichet..., il n'a fait que montrer une seule forme de souffrance, mais pas celle de la pauvre victime aujourd'hui hospitalisée avec un pronostic vital réservé... ! Mais pire encore..., c'est une forme d'autisme médiatique et peut être aussi politique (aucun des représentants du gouvernement et autres à cette heure se sont exprimés sur ce sujet..., bonnes vacances...?) plus grave qui s’installe dans cette manière d'aborder l'information... ! Il n'a été prononcé aucun mot, au cours des reportages visionnés, à l'encontre de la douleur de la famille de cet homme déchu de ses droits..., qui..., il est sur..., même si elle n'a peut être pas souhaité témoigner, devait être plus que peinée d'apprendre cet acte suicidaire... ! Par ce biais..., en tronquant, déformant..., un fait d'actualité..., en suscitant une compassion légitime mais réductrice, uniquement sur les employés(es) et autres personnes choqués(es)..., c'est l'ensemble des personnes se voyant radiée et/ou suspendues de la même manière, qui sont alors considérées comme secondaires, voir insultées, dans la hiérarchisation et l'agencement des mots..., de cette information bouleversante tout de même... !

Rappelons qu'en France, la pauvreté ne cesse de croître et d’après le rapport de 2011 du MNCP (voir bas de page 13), c'est plus de 2 millions de personnes qui vivent avec pas plus de 15 euros/jour... ! Là existe une notion du revenu minimum vital qu'il convient de revoir d'urgence surtout si on le ramène à l'autre bout de l'échelle, comme par exemple, le montant journalier de M. Bernard Arnault (LVMH) qui est de 24 658 euros/jour rien que pour la part salariale (sans les revenus du patrimoine et autres primes...)... ! Chercher l'erreur... !!!!

Je vous propose de vous forger votre interprétation en visionnant deux journaux comme exemple des propos que je vous présente.., et d'en tirer les conclusions qui en découlent ici et la... !

Je vous communique aussi un courrier du Mouvement National des Chômeurs et Précaires, le MNCP, qui a communiqué à ce sujet.

 

RSA : effroi et compassion après une tentative de suicide à la CAF

C’est avec effroi et compassion que le MNCP a appris la triste nouvelle de l’immolation par le feu d’un homme privé de son RSA dans les locaux de la CAF de Mantes-la-Jolie (Yvelines) ce mercredi 08 août. Nous lui exprimons notre soutien, en espérant de tout cœur son prompt rétablissement.

Cet acte illustre de façon dramatique le désespoir d’un grand nombre de chômeurs. Le manque de réponse des pouvoirs publics à l’urgence sociale, partout en Europe, se traduit par une vague de suicides sans précédent.

Dans son rapport 2011 sur la situation des chômeurs et précaires, le MNCP attirait l’attention sur cette situation. On pouvait lire notamment :

« Le suicide au sein des entreprises privées ou publiques est devenue une question de société que les médias prennent désormais en compte surtout depuis l’affaire France Télécom. Les suicides de chômeurs n’ont pas cette visibilité. On meurt encore du chômage dans le silence de la presse, des pouvoirs publics et des responsables politiques. »*

Bien entendu, il n’est pas question pour le MNCP d’encourager des tels actes de désespérance. Nous appelons les chômeurs et précaires à l’action et à la solidarité contre le chômage, ce qui est la manière la plus efficace pour que de tels drames ne se reproduisent pas.

Mais le MNCP constate que face à la profondeur de la crise les pouvoirs publics ne répondent pas à la demande de soutien réclamé par les associations de chômeurs et que la situation exige.

 

L'organisation d'un mouvement national de solidarité et de soutien..., une marche blanche par exemple..., envers cette victime et toutes les autres victimes d'un système et d'une philosophie qu'il devient urgent de corriger..., permettrait de prouver notre forte mobilisation et notre vive émotion ressentie, ainsi que notre désir d'être bien entendu et compris dans la perceptive des prochaines négociations au cours du sommet social de la rentré.. !

 

 ! Pensez à suivre le nombre de signataires et les 15 mesures d'urgences du manifeste roosevelt 2012... !

 

 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 20:28

 

 

Mercredi 8 août, un allocataire de 51 ans s’est immolé dans le bureau de son conseiller CAF à Mantes-la-Jolie, deux mois après avoir perdu son RSA. Selon la préfecture, ses brulûres « ne seraient pas mortelles ». Aussi spectaculaire soit-il, cet événement pose la question du lien entre précarité, chômage et suicide. Pourtant, avec 4,4 millions de chômeurs en juillet 2012, contre 4,1 millions il y a un an, rien n’est fait au plus haut niveau pour prévenir ces drames.

Surtout, selon les associations de défense des chômeurs et précaires, la tentative de suicide de Mantes-la-Jolie serait l’arbre qui cache la forêt : « Une immolation se produit toujours en public pour prendre d’autres personnes à témoin et faire de ce geste une contestation, analyse Michel Debout, psychiatre, médecin légiste et spécialiste du suicide. Cela témoigne de la situation de beaucoup d’autres car s'il avait été le seul, il n’y aurait eu aucune résonance sociale. »

Le drame de Mantes-la-Jolie ne surprend pas Robert Crémieux, membre et ancien président du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) pour qui « cela confirme notre intuition sur la question du suicide des personnes précaires et chômeuses. On a toujours été confronté à ce genre de choses depuis 25 ans (date de la création du MNCP  ndlr). C’est ce qu’on constate dans nos associations de façon empirique ».

Michel Debout, quant à lui, n’hésite pas à dénoncer une « non-assistance à personne en danger ». Le 23 mai 2011, il tire la sonnette d’alarme en publiant dans Libération, avec 44 personnalités, un appel demandant la création d’un observatoire des suicides, dont le rôle serait de collecter les données relatives au suicide et de préconiser des actions de prévention. « L’observatoire permettrait qu’on ne soit pas deux fois abandonné. »

« Nous avons bien un observatoire de la délinquance, c’est très bien car la délinquance provoque aussi des souffrances humaines. Mais, si on raisonne en terme de mortalité, les crimes font 900 morts par an, les suicides 11 000. C’est une incohérence en matière de santé publique », affirme Michel Debout.

Le professeur, ainsi que le Mouvement national des précaires et chômeurs, plaide pour l’accent soit mis sur la prévention. Ils réclament la mise en place d’une « médecine des chômeurs », car « quand on a du travail, on a une médecine du travail, on est suivi médicalement. Mais, quand on perd son travail, on perd la médecine qui va avec».

 

En Grèce, en Italie...

« A minima, le gouvernement devrait lancer des enquêtes épidémiologiques pour qu’on connaisse mieux le phénomène », affirme Robert Crémieux. Car de façon officielle aucune statistique, ni même étude n’existe sur le sujet des suicides liés au « mal-travail » ou au « non-travail », bien moins retentissants que les suicides liés au travail comme ceux de France Télécom en 2010. Sans avoir non plus de chiffres précis, SOS détresse amitié « constate effectivement une augmentation des appels de personnes suicidaires pour des raisons économiques ».

Le seul organisme récoltant ces données en France est l’Institut national de santé et de recherche médicale (Inserm). Mais Michel Debout explique qu’il faut deux ans à l’institut pour récolter les données, le temps que les informations remontent de chaque département. « On ne peut donc pas suivre correctement l’évolution », déplore-t-il.

Pour prendre les devants, le professeur Michel Debout a bricolé une méthode statistique pour mesurer l’ampleur du phénomène. En calculant le nombre de chômeurs supplémentaires entre 2009 et 2011 en France et en lui appliquant l’indicateur de taux de suicide de l’observatoire de la santé, le psychiatre estime que 750 suicides ont été liés à ce qu’il appelle « l’effet chômage ». Cette estimation reste cependant très partielle car « ce calcul ne prend en compte que l’effet chômage et en tient pas compte de l’effet précarité, surendettement, bref de l’effet crise globale », précise-t-il.

Dans une Europe en crise soumise à l’austérité et au chômage, ce n’est pas la première fois que des personnes qui ne peuvent plus joindre les deux bouts, celles pour qui tout s'écroulent, se donnent la mort en public. En Italie, en mai 2012, un maçon, poursuivi pour fraude fiscale à Bologne et un salarié de Vérone, qui n'était plus payé depuis des mois, s’étaient immolés. Un mois auparavant, un retraité s’était tiré une balle dans la tête au milieu de la place Syntagma à Athènes, un geste qui avait choqué toute l’Europe. Dans une lettre laissée dans sa poche, il disait : « Je ne m’abaisserai pas à faire les poubelles pour me nourrir. »

« Cette crise est certes financière et économique, mais elle est aussi sociale et humaine, affirme Michel Debout. C’est la même chose qu’en 1929. La crise avait provoqué une augmentation des suicides, notamment aux USA, mais avec un effet différé. Le pic avait été observé en 1932. » Le taux de suicide était en effet passé de 12,3 pour 100 000 en 1920 à 21,3 en 1932. L’histoire semble se répèter, notamment en Grèce. Alors que la crise frappe le pays en 2008, le nombre de suicides explose de 40 % rien qu’entre le premier semestre 2010 et le premier semestre 2011. « C'est pour cela qu'on aurait dû agir en France dès 2009 », déplore Michel Debout.

Après l’immolation de cet homme dans les locaux de la CAF de Mantes-la-Jolie, les associations attendent que le gouvernement réagisse. Tandis que le Mouvement national des chômeurs et précaires « demande une rencontre avec les pouvoirs publics pour qu’ils mettent d’urgence en place un filet de sécurité au niveau de la santé des chômeurs », le professeur Debout sera reçu à la rentrée par le conseiller social du premier ministre.

 

 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 16:30

 

 

  • Rue89 - 16:48
  • 9 août 2012
  • par 2 auteurs

 

 

 

Traditionnelle série noire d’été. Les Roms se font expulser, dans l’agglomération lyonnaise notamment. Les expulsions de squats et bidonvilles se sont multipliées en ce début du mois d’août, comme cela a été le cas sous l’ère Sarkozy. Environ 300 personnes se sont retrouvées à la rue et cherchent à nouveau à se loger.

 

Photo archive – Expulsion du bidonville de la rue Paul Bert, à Lyon, le 3 novembre – Crédit : Bruno Amsellem / Signatures

 

Par Laurent Burlet et Leïla Piazza

Ce vendredi, au petit matin, un squat du 7e arrondissement de Lyon, pourtant bien accepté dans le quartier, devrait être expulsé. Une soixantaine de personnes se retrouvera à nouveau à la rue après plus d’un an d’occupation de cet immeuble qui devrait subir des travaux en 2014.

Plus tôt dans la semaine, les évacuations de terrains squattés par des Roms de Roumanie se sont multipliées dans l’agglomération lyonnaise, suite à des décisions de justice. Et comme l’avait promis Manuel Valls, le 25 juillet dernier, le préfet du Rhône a envoyé la force publique pour déloger les squatteurs.

De sources associatives, la liste s’allonge :

- Vendredi 3 août déjà, une maison de Saint-Fons a été évacuée par la police de ses neuf occupants.

- Lundi 6 au matin, l’ancien atelier dans le quartier de la Rize à Vaulx-en-Velin était expulsable. Pourtant, les quelque 150 occupants n’ont pas attendu les forces de l’ordre et avaient préféré partir dans la nuit.

- Mardi 7, c’était le tour d’un bidonville de Villeurbanne, installé sur un terrain propriété de la ville, à proximité de l’avenue Salengro. Cette fois, les 90 habitants ont été délogés par les forces de l’ordre. Et ont été expulsés dans la matinée. Dans le calme. Si des contrôles d’identité ont été effectués, aucune OQTF (obligation de quitter le territoire français) n’aurait été distribuée.

Toujours à Villeurbanne, dans des garages de la rue Léon Blum, la cinquantaine d’occupants était partie avant l’arrivée des forces de l’ordre. Seule une famille restait.

 

L’errance, c’est maintenant

Environ 300 Roms se sont retrouvés sur le trottoir cette semaine. Une fois chassées de leurs habitations de fortune, ces familles SDF n’ont nulle part où aller. Elles doivent se mettre en quête d’un nouveau lieu à squatter.

Car les sans-abri ne peuvent pas compter sur les foyers d’hébergement d’urgence. Comme dans la plupart des grandes villes de France, le dispositif lyonnais mis en place par la préfecture du Rhône affiche complet. Le 8 août, 298 personnes avaient appelé le 115 et se trouvaient sans solution. Ce qui a valu à Baptiste Meneghin, du réseau des professionnels de l’urgence sociale, ce commentaire sur la « politique saisonnière » menée par le gouvernement :

« Les structures ouvertes pour le plan froid sont aujourd’hui toutes fermées. L’Etat héberge l’hiver et maintient à la rue l’été. Et ceux qui avaient trouvé des abris précaires sont expulsés ».

Pour les Roms, trouver un nouveau lieu à squatter n’est pas simple. Se déplaçant en grands groupes familiaux, ils sont rapidement repérés par la police qui les chasse de leur point de chute. Dans les 48 heures suivant une installation illégale, le propriétaire peut en effet directement faire appel à la police pour déloger les occupants. Au-délà, les forces de l’ordre ne pourront intervenir sans une décision de justice.

Cette semaine, selon des témoignages associatifs, dans les heures et les jours qui ont suivi les démantèlements de squats, les familles roms ont connu ce sort. Ainsi, plusieurs personnes délogées mardi, qui avaient trouvé un nouveau refuge à Saint-Fons, ont aussitôt été chassées, raconte Gilberte Renard, une militante associative du collectif Rom.

Idem, ce jeudi 9 août, une soixantaine d’anciens squatteurs de Vaulx-en-Velin ont été délogées jeudi matin « pour des raisons » de sécurité par la police bien qu’ils se seraient installés sur ce terrain de Villeurbanne depuis plus de 48 heures. Ils sont actuellement à proximité du périphérique, sur un autre terrain, et reçoivent régulièrement la visite de la police. Pour l’instant sans conséquence.

 

Retours « volontaires » en Roumanie

 Certains choisissent le retour dans leur pays d’origine. Lors des différents passages de la police de cette semaine, l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) accompagnait les forces de l’ordre pour proposer le versement de 300 euros par adulte et 100 euros par enfant, afin que les familles puissent rentrer « volontairement » dans leur pays. Ce que l’on nomme l’« aide au retour humanitaire ».

Et ce jeudi matin, quatre cars d’une soixantaine de places ont conduit des Roumains vers l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Direction la Roumanie par vol charter.

Les associations considèrent que ces retours « volontaires » sont des expulsions du territoire déguisées permettant de « faire du chiffre ».

Selon un militant associatif présent sur les lieux de rendez-vous, il y avait parmi ceux qui prenaient le car, des personnes issues des squats évacués les jours précédents.

« Certains profitent de l’effet d’aubaine et ont promis de revenir à la rentrée », affirme-t-il.

Ce n’est pas le premier charter de ce type. De septembre à décembre 2011, on en a compté quatre et l’ONG Médecins du Monde, estime que depuis le début de la présidence Hollande il y en a eu un le 10 mai et un autre le 5 juillet vers la Roumanie.

A Lyon, le 9 août, des Roms montent dans le car pour un charter en direction de la Roumanie.  Crédit : Laurent Burlet

 

Valls, Sarkozy, même combat ?

Dans une lettre adressée au collectif Romeurope, le 27 mars 2012, le candidat Hollande avait pris position contre la politique de Nicolas Sarkozy en la matière :

« Je souhaite que, lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées. On ne peut pas continuer à accepter que des familles soient chassées d’un endroit sans solution. »

Se rappelant cette promesse, le ministère de l’Intérieur a publié un communiqué le 8 août, dans lequel il a affirmé :

« Les préfets ont reçu pour instruction de mener systématiquement un travail de concertation préalable avec les élus locaux et les associations, afin de procéder à un examen approfondi des situations individuelles et de proposer des solutions d’hébergement, prioritairement pour les familles et les personnes les plus vulnérables ».

Pourtant, dans l’agglomération lyonnaise, aucune solution de relogement n’a été proposée cette semaine, même aux familles ayant des enfants en bas âge ni même à l’une des mères expulsées qui venait d’accoucher d’un prématuré. Et les associations se plaignent de ne pas avoir été « concertées » en amont.

Aurélie Neveu, coordinatrice de Médecins du Monde à Lyon « ne voit pas la différence avec l’été dernier » :

« Il n’y a eu ni concertation, ni proposition de relogement. Cet été est comme l’été précédent : on expulse les squats sans relogement, en ne proposant comme solution qu’un « retour volontaire » en Roumanie. Or, on sait pertinemment qu’ils vont revenir en France ».

« C’est dans le droit fil de Sarkozy et Guéant », affirme Gilberte Renard :

« S’ils avaient voulu, ils auraient pu arrêter une politique aussi inhumaine qu’inutile ».

Marie Higelin, une « indignée » de Vaulx-en-Velin, qui aide les Roms du secteur va plus loin. Pour elle, c’est même « pire qu’avant » :

« L’année passée, quand ils se faisaient expulser d’un squat, ils pouvaient au moins trouver un autre endroit pour squatter. Là, dès qu’ils se posent la police arrive et les chasse systématiquement ».

 

Un changement de discours

Si sur le terrain les associations ne voient pas de grand changement, le propos n’a toutefois plus rien à voir avec celui du discours de Grenoble.

Quelques jours après l’annonce de la poursuite des démantèlements de Manuel Valls, le collectif Romeurope avait été reçu par le cabinet du ministre. Malik Salemkour vice-président de la Ligue des Droits de l’homme et animateur du collectif Romeurope, avait apprécié le changement de discours, dans Libération :

« Durant deux heures et demie de réunion, il n’a jamais été question de délinquance, nous avons parlé de logement, de scolarisation, des mesures transitoires. C’est une rupture de ton considérable par rapport au précédent gouvernement. On n’est plus dans la stigmatisation, on remet le sujet à sa juste proportion ».

Aurélie Neveu de Médecins du Monde « prend note de cette volonté d’ouvrir une réflexion large ».

Dans son communiqué, le ministère a annoncé que feront l’objet d’une réflexion:

- les « conditions de l’aide au retour proposées lors des éloignements des personnes ne remplissant pas les conditions du séjour ».

- les « mesures transitoires », restreignant l’accès au travail des citoyens roumains et bulgares.

- les « expérimentations d’accompagnement sanitaire et de scolarisation des enfants menées dans plusieurs villes de France, en lien avec les collectivités et le milieu associatif [qui] sont en cours d’évaluation». Comme à Lyon, où une centaine de roms a été régularisée discrètement.

 

 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 16:21

 

« Carottons-les ! » 09/08/2012 à 16h45

Camille Polloni | Journaliste Rue89

 

En Andalousie, 200 travailleurs agricoles ont choisi mardi la vieille méthode de « l’autoréduction » pour protester contre la vie chère et les inégalités sociales, en période de chômage massif (33% de la population régionale).

Dans les rayons d’un supermarché, ils ont rempli des chariots de nourriture avant de passer la porte sans payer.

 

 

Actions militantes dans deux supermarchés andalous

Le journal El Pais raconte l’épisode :

« Le premier groupe, d’une trentaine de personnes, a choisi un supermarché Mercadona à Ecija : il a rempli dix chariots de légumes, de sucre, de lait, d’huile. Des bagarres ont éclaté avec les employés du supermarché. Gordillo [un député régional du parti de gauche Izquierda Unida, maire depuis 33 ans, ndlr] n’a pas participé au vol, mais a dirigé les opérations mégaphone à la main.

“C’était une diversion”, a-t-il expliqué. “La police m’a suivi, pendant que les autres sont entrés et ont rempli les chariots.” La nourriture a été distribuée dans des quartiers de Séville. La banque alimentaire l’a refusée parce qu’elle avait été obtenue de manière “irrégulière”.

Au même moment, à Arcos de Frontera, Canamero [secrétaire général du Syndicat des travailleurs agricoles, ndlr] donnait des instructions précises au groupe de journaliers qui pénétrait dans un centre Carrefour : “Ni chocolat, ni yaourts, ni desserts. Que des gâteaux basiques.” Canamero a négocié avec les responsables de l’enseigne, qui ont choisi de donner douze chariots de nourriture aux services sociaux de la ville. »

A visage découvert

Traduction pour l’AFP : un « commando » « joue les Robin des Bois » et « crée le scandale » en Espagne par « ses actions coup de poing ». Doucement quand même :

  • les deux cents militants (au total) ont agi à visage découvert, devant des journalistes, et pris soin d’annoncer qu’ils comptaient redistribuer les marchandises ;
  • parmi eux se trouvaient des responsables politiques et syndicaux bien identifiés, qui ont pris la parole en public. Le parti Izquierda Unida s’est désolidarisé de leur démarche mais ne les ont ni exclus ni condamnés ;
  • juste après l’action, les « membres du commando » (l’AFP ne met pas de guillemets), dont beaucoup d’ouvriers agricoles, ont pique-niqué sans se cacher sur un terrain militaire occupé depuis seize jours pour réclamer une meilleure répartition des terres ;
  • tous revendiquent le caractère symbolique de leur action de désobéissance civile.

« Le moment est arrivé de mener des actions qui frisent l’illégalité, parce qu’il y a des gens pour qui tout va mal, et nous ne pouvons pas rester les bras croisés », a commenté un syndicaliste présent.

La droite et la gauche s’indignent

« Intolérable », pour le ministre de l’Intérieur Jorge Fernandez Diaz (Parti populaire, droite), qui a lancé mercredi un mandat d’arrêt contre les militants :

« Nous sommes tous conscients que ça va mal pour les gens, mais la fin ne justifie pas les moyens. Ce serait la loi de la jungle. »

Le président socialiste de la Junte d’Andalousie (l’institution de gouvernement régionale), José Antonio Grinan, a renchéri sur les paroles du ministre de l’Intérieur :

« C’est de la barbarie d’attaquer un supermarché quand on est député. »

Deux ouvriers agricoles ont été arrêtés et placés en garde à vue. Le député Gordillo a reçu une convocation. La chaîne de supermarché Mercadona a porté plainte.

Une méthode éprouvée

« L’autoréduction » dans les supermarchés (diversement nommée : « réquisition », « expropriation », « extorsion ») est une pratique inaugurée par les autonomes italiens dans les années 70, à une période où les grèves des loyers, les occupations et le non-paiement des factures constituaient un ensemble d’actions de protestation.

La quatrième de couverture de l’ouvrage « Les autoréductions, grèves d’usagers et luttes de classe en France et en Italie (1972-1976) », propose une définition limpide du concept :

« L’autoréduction, c’est se réapproprier soi-même et collectivement des biens de consommation ou des services. C’est réduire les factures des loyers ou des impôts. C’est remettre en question les mécanismes de fixation des prix, cette machine de guerre contre les salariés. »

Le but révolutionnaire originel des réquisitions de supermarchés est toujours mis en avant par une partie de l’extrême-gauche anarchiste et autonome, notamment en Grèce, où elles sont presque monnaie courante.

Le site militant Contra Info publie un compte-rendu en français de l’une de ces actions à Athènes, le 26 novembre 2011 :

« Un groupe de compagnons ont exproprié un supermarché de la chaîne Sklavenitis situé dans la rue Charilaou Trikoupi. Ils ont exproprié des produits de première nécessité et de la nourriture, lesquelles ont été distribués au marché populaire dans la rue Kallidromiou. »

En France, des collectifs de chômeurs et précaires ont encore pratiqué des autoréductions en 2009. Des militants lyonnais ont été relaxés cette année pour une action dans un Leader Price, datant de 2007.

Attirer l’attention des médias

« L’autoréduction » revendiquée a changé de sens depuis les années 70, et donné lieu à tout un tas d’actions menées sous diverses bannières partisanes, syndicales ou associatives. Comme les « pique-nique de supermarchés » de L’Appel et la pioche (proche du NPA), en 2011 :

« “ Ils nous carottent, carottons-les !” Le principe de l’action est toujours la même : proposer aux clients un pique-nique en supermarché pour “ la redistribution gratuite de la grande distribution ”. »

Si le but des participants est davantage d’attirer l’attention médiatique que de prôner la révolution, les « règles de base » sont restées les mêmes, comme dans l’exemple espagnol :

  • prendre en priorité des produits de première nécessité (quoique, quelques autoréductions ont donné lieu à des fêtes au champagne) ;
  • ne pas payer ;
  • redistribuer les marchandises.

Pour cause de crise financière et d’exaspération générale, l’autoréduction pourrait connaître une nouvelle jeunesse.

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 16:13

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 09.08.2012 à 17h08

 
Plateau de la télévision espagnole TVE.

Après le limogeage retentissant de certaines des figures les plus célèbres des radios et télévisions espagnoles, le malaise s'accroît chez les journalistes qui craignent une remise au pas de l'audiovisuel public par le gouvernement de droite.

Samedi, la nouvelle direction de la chaîne publique TVE, nommée par le gouvernement de Mariano Rajoy, retirait son poste à Ana Pastor, la journaliste star des matinées. C'est une "décision politique", a-t-elle accusé dans El Pais. Célèbre pour ses interviews incisives, Ana Pastor avait dérangé pendant la dernière campagne électorale certains hauts représentants du Parti populaire (PP). Largement pressenti après l'arrivée de la droite au pouvoir en décembre, son départ n'en a pas moins secoué l'Espagne.

Car il n'est que le dernier en date, et le plus médiatique, d'une série nourrie de départs forcés de journalistes ralliant pourtant de fortes audiences, associés à des nominations controversées à la tête des rédactions des radios et télévisions publiques (RTVE). Et les explications de RTVE, se limitant à affirmer qu'Ana Pastor a refusé son offre de présenter une autre émission, n'ont pas convaincu.

 

SÉRIE DE LIMOGEAGES
 

"Nous pensions vivre dans un système démocratique assez développé pour en finir avec la tradition voulant que quand le gouvernement change, la radio et télévision publiques changent aussi", regrette Toni Garrido, présentateur vedette de la radio RNE, qui tenait depuis 2007 la tranche de l'après-midi. En cinq ans, son audience avait plus que doublé. Mais cela n'a pas empêché la nouvelle direction de le remplacer, lui aussi, à la mi-juillet.

Près d'un mois plus tard, Toni Garrido et son équipe n'ont toujours pas reçu l'annonce officielle de leur licenciement. "J'imagine qu'il est difficile pour les responsables d'expliquer pourquoi nous ne restons pas, compte tenu des résultats... Mais la radio publique doit aussi expliquer ses décisions aux citoyens", a-t-il déclaré.

Troisième journaliste célèbre limogé cet été, Juan Ramon Lucas, qui avait fait bondir l'audience de la matinale de RNE jusqu'à 1,4 million d'auditeurs, a réagi avec inquiétude au départ d'Ana Pastor. Ce licenciement "confirme que l'heure n'est pas à la rigueur et à l'indépendance. Et pas non plus aux subtilités. Et ce dernier point donne à réfléchir", a-t-il écrit sur Twitter.

 

"TÉLÉVISION DE PARTI"

Pour ceux qui restent, le malaise est tout aussi grand. Le Conseil des informations (société des journalistes) a estimé que le nouveau chef de l'information de TVE, Julio Somoano, nommé en juin, n'était pas "apte" à occuper ce poste, même si un référendum organisé sur ce point n'a donné lieu qu'à une faible participation. "Il faut établir des critères strictement professionnels pour les nominations, et non des critères politiques", réclame sa présidente, Yolanda Sobero.

Visée par ses propos : la récente réforme d'une loi introduite en 2006 par la gauche, qui exigeait un consensus des deux tiers des députés pour élire le président de RTVE. Le gouvernement l'a modifiée en avril, décidant qu'une simple majorité suffirait au deuxième tour. Il s'agissait de débloquer une situation de "paralysie", s'est justifié le gouvernement, rappelant que droite et gauche n'étaient pas parvenues à nommer un nouveau président depuis l'été 2011. Un blocage qui empêchait RTVE de mettre en route les coupes de 204 millions d'euros exigées par le gouvernement pour 2012.

Mais Reporters sans frontières (RSF) rejette ces explications, regrettant que la vague de limogeages et de nominations semble "confirmer les pires inquiétudes qui prédisaient une prise de contrôle politique" de RTVE après la réforme. Et RSF de souligner que le nouveau directeur de RTVE élu en juin, Leopoldo Gonzalez-Echenique, est "un ancien haut fonctionnaire du gouvernement" de droite de José-Maria Aznar (1996-2004). "C'est un grave retour en arrière, une régression démocratique qui va se traduire en une chute évidente de l'audience", tempête José Luis Gordo, membre socialiste de la commission parlementaire sur RTVE. "Après trente ans, nous avions enfin obtenu une télévision neutre et indépendante, affirme-t-il, avant de regretter : Nous revenons à une télévision de parti."


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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 14:44

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 09.08.2012 à 07h49 • Mis à jour le 09.08.2012 à 09h02

 
Le gouvernement de Hong Kong a ordonné jeudi 9 août le retrait de la vente de certaines marques de lait japonaises.

Un nouveau scandale de lait frelaté menace-t-il l'Asie ? Le gouvernement de Hongkong a ordonné jeudi 9 août le retrait de la vente de certaines marques de lait japonaises, accusées d'être carencées en iode et donc dangereuses pour la thyroïde des nourrissons. Les autorités locales exhortent également les parents des enfants qui en auraient consommé à les faire examiner par un médecin.

Le lait incriminé, distribué sous les marques Wakodo et Morinaga et destiné aux enfants de moins de 9 mois, contient moins d'un tiers du niveau d'iode recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les carences en iode entraînent un déficit en hormone thyroïdienne qui peut altérer la croissance corporelle et la maturation du cerveau, allant jusqu'à un retard mental profond.

 

2 000 NOURRISSONS POURRAIENT ÊTRE CONCERNÉS

Selon le ministère de l'hygiène alimentaire et environnementale hongkongais, près de 2 000 nourrissons pourraient être concernés. Un nombre relativement faible, qui s'explique par la méfiance des consommateurs. Depuis l'accident nucléaire de Fukushima en mars 2011, les laits japonais ne représentent en effet plus que 3 % des laits pour bébé distribués à Hongkong.

En 2008, le lait avait été au centre du plus grand scandale sur la sécurité alimentaire en Chine. Un composant industriel, la mélamine, avait été illégalement ajouté aux produits laitiers pour faire croire à une plus forte teneur en protéine. Au moins six bébés avaient péri et environ 300 000 étaient tombés malades après avoir bu du lait contaminé à la mélamine.

A lire : Le lait frelaté est toujours au menu des Chinois

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 14:35

 

 

Le Monde.fr | 09.08.2012 à 14h37 • Mis à jour le 09.08.2012 à 15h05

 

 

 

Durée : 00:54  |  Images : AFPTV

Une cinquantaine de personnes ont participé mercredi 8 août à un "die-in" sous la tour Eiffel organisé par plusieurs associations antinucléaires pour réclamer l'abolition des armes nucléaires et commémorer la catastrophe nucléaire de Nagasaki, le 9 août 1945.

"Le 'die-in' est une manifestation très particulière qui est très souvent utilisée quand il y a des victimes nombreuses, Hiroshima 200 000 morts, Nagasaki 140 000, et donc c'est une expression qui montre à la fois le respect des morts et leur commémoration." "Nous demandons qu'un processus s'engage pour l'abolition des armes nucléaires", a expliqué Dominique Lalanne, président du collectif Armes nucléaires STOP.

 

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