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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 21:38

 

Publié par Poetes Indignes le 04/06/2012

 

Pourquoi les étudiants québécois protestent depuis plus de trois mois ? Quel pourrait-être l’impact des réformes voulues par le gouvernement ? Quel rôle jouent les banques dans ces politiques néolibérales ? En trois minutes, vous aurez pratiquement tout compris !

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 13:47
Rue89 - Anti-crise 04/06/2012 à 15h17
Lelia de Matharel | EtudianteEnvoyer l'article par email

 

 

 


La maison de Can Masdeu (Lélia de Matharel)

 

(De Barcelone) Perché sur une colline au-dessus du quartier des Roquetes, on vient y planter des choux, à la mode barcelonaise. Mais aussi des tomates, des salades, des carottes… Un grand potager permet aux 23 habitants du squat de Can Masdeu de se nourrir.

Making of
Ce reportage a été réalisé par une étudiante en journalisme de l’Ijba dans le cadre du projet Barcelone Kultur Lab (BKL).

Depuis dix ans, ils vivent en autarcie. Ils ne consomment quasiment que les légumes de leur jardin. Le jeudi, tout le monde peut venir leur donner un coup de main. En échange, le dîner est offert par la communauté dans la grande bâtisse de briques rouges.

Lydia, une habitante du squat, me montre le plan de betteraves que je dois arroser. A la main. J’ai mal au dos d’avance : je suis plutôt rat des villes que rat des champs.

A quelques mètres de moi, une femme me tourne le dos. Elle cueille des petits pois et les jette dans un seau en plastique noir. Elle se retourne et m’adresse un sourire d’encouragement. Je me mets au boulot dare-dare. Pas à cause du sourire, mais parce qu’elle porte son bébé emmailloté contre elle. Si elle peut, alors je peux.

 


Fraiz et Antonio dans la potager (Lélia de Matharel)

 

La résistance a payé

J’observe la maison à la dérobée. Une ancienne léproserie qui appartient aux pouvoirs publics. L’édifice a été laissé à l’abandon pendant 53 ans. En décembre 2001, vingt squatteurs s’y installent, retapent le toit effondré d’un bâtiment et installent une piscine de récupération d’eau de pluie. Au bout de six mois, ils reçoivent un ordre d’expulsion.

La résistance s’organise : les occupants construisent des barricades pour empêcher les forces de l’ordre de rentrer dans le squat. Les 60 policiers mobilisés finissent par percer leurs défenses. Mais onze squatteurs se sont installés à l’extérieur du bâtiment, perchés sur des planches de bois à l’équilibre précaire. Impossible de les déloger de force, c’est trop dangereux. Après trois jours de siège, l’ordre d’expulsion est annulé.

Depuis, plusieurs procès ont eu lieu, mais les irréductibles sont toujours dans la place. A l’heure où les expulsions de propriétaires étranglés par les remboursements se multiplient, où le chômage atteint des records (24,3%), ce lieu ressemble à une prémonition. On y perçoit mieux, mais protégés, l’écho de la folie immobilière et financière qui a emporté l’Espagne au bord du gouffre.

 


L’entrée du squat (Lélia de Matharel)

 

Avant, Fraiz vivait dans un bus

Après une heure de sueur et de reins qui craquent, je m’assieds à cheval sur mon arrosoir. Les deux chasseurs de mauvaises herbes de la rangée d’à coté gloussent. Je tente une approche. Antonio et Pilar se sont rencontrés dans un couvent de moines bouddhistes à Blanquefort (Gironde). Je fais mes études à Bordeaux. J’ai vérifié sur Mappy : le couvent est à une demi-heure de mon école.

J’arrache un plant de fraises sans faire exprès et me fait taper sur les doigts par le vieux monsieur à l’arrosoir. C’étaient les trèfles qu’il fallait enlever. Heureusement, une cloche sonne dans la maison et met fin à ma leçon de jardinage. A la soupe. Je grimpe l’escalier escarpé qui conduit à la salle commune.

Sur le buffet est posé le plus grand saladier qu’il m’ait été donné de voir. Il contient une quantité de risotto suffisante pour nourrir Gargantua et tous ses enfants. Chacun se sert et s’installe autour de la grande table. On est dix-huit. Je m’enfonce dans le fauteuil noir défoncé qui m’a été attribué, mes muscles commencent un peu à se détendre.

Fraiz s’installe au piano installé dans un coin de la pièce. Elle habite à Can Masdeu depuis huit ans. Avant, la jeune femme vivait dans un bus. C’est un vrai pilote, elle a roulé dans toute l’Europe. La bourlingueuse a posé ses valises à Barcelone la semaine ou le squat a ouvert. Cela faisait plusieurs années qu’elle rêvait de vivre dans une communauté. J’écoute de toutes mes oreilles, fascinée de voir les mains de Fraiz, abîmées par le travail du jardin, jouer avec autant de légèreté.

Une vie à 50 euros par mois

Une exclamation nous tire de notre torpeur. Il y a un arc-en-ciel dehors. Grand barouf de chaises repoussées précipitamment. Je m’installe avec Lydia sur la terrasse située devant les toilettes sèches. Elle sont à côté de la maison et surplombent toute la vallée.

 


Les toilettes sèches du squat (Lélia de Matharel)

Dans la maison, un tintement de vaisselle. Ici, chaque occupant prépare, sert et range un repas deux fois par mois. Deux jours par semaine sont consacrés à la vie de la communauté :

  • travail dans le potager ;
  • préparation de la pâte à pain ;
  • entretien des parties communes…

Le reste du temps, les habitants de Can Masdeu sont libres. Ils doivent simplement mettre 50 euros chaque mois dans le pot commun pour les dépenses courantes, comme le sel, le sucre, ou l’abonnement téléphonique.

Il se fait tard, il faut que je retourne dans le bruit de la ville. J’essaye tant bien que mal d’exprimer mes remerciements pour le dîner et je m’en vais. Je dérape sur le chemin de terre qui descend à pic vers Barcelone.

Un dernier coup d’œil à la colline et je m’engouffre dans une bouche de métro qui me crache de l’air chaud et puant au visage.

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 13:34

journaldequebec.com - Elizabeth Laplante / Agence QMI

Hier à 22:32

 

Il a été rencontré par des enquêteurs de la SQ

 

Photo Mario Pitre / Agence QMI

Gabriel Nadeau-Dubois lors du Congrès de la CLASSE à Valleyfield, le dimanche 3 juin 2012.

 

Le coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, a affirmé dimanche avoir été rencontré par la Division des enquêtes sur la menace extrémiste de la Sûreté du Québec le 27 avril dernier, au quartier général de la force policière, à Montréal.

Joint au téléphone, le jeune homme a indiqué à l’Agence QMI que la SQ l’avait convoqué en raison d’une lettre de menace de mort à son endroit envoyée à un média de Québec.

«On prend la menace au sérieux, on veut te rencontrer ce soir», lui aurait dit la SQ. Le représentant de la CLASSE dit s’être rendu rapidement au quartier général situé sur la rue Parthenais.

Ce dernier a toutefois précisé qu’il n’avait pas déposé de plainte auprès de la police relativement à cette menace de mort.

Des menaces de mort, «j’en reçois beaucoup, ce n’est pas exceptionnel», a souligné Gabriel Nadeau-Dubois, en entrevue, ajoutant, toutefois, qu’il avait déjà soumis une plainte au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) quelques semaines plus tôt concernant une autre menace de mort.

Le représentant étudiant a soutenu avoir été rencontré durant près de 80 minutes par deux enquêteurs de la SQ. Une enquêteuse lui posait des questions tandis qu’un autre enquêteur était assis dos à lui, devant la porte de sortie.

«On m’a parlé de la lettre durant 15 minutes au total. On ne m’a donné aucun conseil de sécurité, […] je crois que c’était un prétexte.» Selon le jeune homme, la rencontre a servi à lui poser toutes sortes de questions. «Sur ma famille, mes amis, mes colocs, la CLASSE, les actions, a-t-il expliqué. Ils essayaient de comprendre ce dont j’étais au courant par rapport aux actions. […] Progressivement, je me suis rendu compte que les questions déviaient.»

À plusieurs reprises, le jeune homme a indiqué que l’enquêteuse laissait planer un flou autour de la rencontre.

«Aujourd’hui, on te rencontre à titre de victime, mais ce serait vraiment dommage qu’on te rencontre bientôt sous un autre titre.»

Le principal intéressé a ajouté que cette dernière formule a été employée à répétition durant la rencontre, en plus de certaines mises en garde, tel que : «Fais attention Gabriel quand tu parles, il ne faudrait pas qu’on soit obligé d’appliquer les dispositions de la loi antiterroriste.»

«On m’a demandé de parler de ça (la rencontre) à personne en disant que j’avais tout avantage à travailler avec eux.»

Le représentant a toutefois affirmé n’avoir reçu aucun appel ni suivi de la SQ depuis cette rencontre.

Toujours selon la version du représentant de la CLASSE, l’enquêteuse aurait tenu à spécifier en début de rencontre que la Division des enquêtes sur la menace extrémiste de la SQ s’impliquait dans le dossier du conflit étudiant à la suite d’une demande du ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil.

La dame aurait ajouté que des gens haut placés savaient que cette rencontre avait lieu.

«Sans tomber dans la théorie du complot, c’est difficile de ne pas voir là un travail politique de la part de la SQ», a indiqué Gabriel Nadeau-Dubois.

 

Réaction de la Sûreté du Québec

La SQ a pour sa part refusé de commenter l’affaire.

«Ce que je peux dire, c’est que nous ne commentons jamais les enquêtes lorsqu’elles sont en cours et nous ne confirmons ni n’infirmons jamais la tenue d’une enquête», a déclaré le sergent Claude Denis de la SQ.

L’attaché de presse du ministre de la Sécurité publique, Mathieu St-Pierre, a, de son côté, nié l’information au sujet de l’implication du ministre dans une enquête de la SQ.

«Je ne peux pas confirmer cette information-là puisque ce n’est pas vrai, a déclaré M. St-Pierre. C’est une information ridicule. Ni le ministre, ni son cabinet ne s’ingère dans les enquêtes policières.»

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 13:29

 

franceculture.fr - 04.06.2012 - 06:30 

 

 

Christian Rioux et Robi Morder ©Radio France


Trois jours ! Les négociations entre le gouvernement québécois et les organisations étudiantes n’auront finalement tenu duré que trois jours avant que reprennent les manifestations d’un mouvement qui dure depuis plusieurs mois déjà au Québec. Après l’opposition à la hausse des frais de scolarité les étudiants – d’ailleurs rejoints maintenant par le reste de la population – s’opposent aussi à la « Loi 78 » qui restreint la liberté de manifester. Un conflit qui s’enlise, donc et que le reste du monde regarde avec étonnement. Le printemps érable est-il le rejeton du Printemps arabe, des Indignés de Madrid ou encore du mouvement Occupy ? Que nous dit-il d’un mouvement plus général de contestation à travers le monde ?

Ce matin nous vous proposons cette double analyse du mouvement québécois et des contestations de la jeunesse telles qu’elles s’expriment à travers le monde depuis quelques années.

 

 

 

 

Invité(s) :
Christian Rioux
Robi Morder

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 13:23

Anonymous Québec « Bérurier Noir »

 

Publiée le  3 juin 2012 par AnonymousFrancophone

 

 

 

 

Anonymous Opération Québec. Message de Bérurier Noir aux Citoyens du Québec : « Face à l'injustice et pour le respect de la liberté d'expression : Solidarité Bérurière aux manifestants québecois, notre esprit de révolte vole vers vous camarades. Solidarité également aux nombreuses victimes de la répression et des violences policières. »

Fin 1989, Les Béruriers sont partis sur la route pour une tournée d'adieux de douze dates qui les emmène en Suisse et au Québec avant un seppuku historique à l'Olympia les 9, 10 et 11 novembre.

Le groupe est baptisé du nom du célèbre bras droit du commissaire San Antonio, incarnation de tout les maux du beauf' moyen : con, raciste, borné, grande gueule, porté sur le sexe et la bouteille, en bref une caricature à échelle humaine de ce qu'une société civilisée peut engendrer de pire. Une foultitude de défauts contrebalancée par une faconde intarissable et un humour désopilant.

Site Officiel Bérurier Noir: http://beruriernoir.fr/

Anonymous Opération Québec:
http://www.rezocitoyen.fr/operation-quebec.html

AnonOps IRC Network (Anonymous Opération):
http://www.rezoanonymous.eu/anonymous-join-us.html

Radio AnonOps » The Official Radio Station:
http://www.rezoanonymous.eu/anonymous_radio_anonops.html

Propaganda Anonymous - Télécharger les Affiches:
http://www.rezocitoyen.fr/anonymous-quebec-berurier-noir.html

Human Sound System soutient Anonymous « Expect Us »
http://www.rezoanonymous.eu/human-sound-system.html

 

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 13:14

 

.tv5.org - LE CAIRE (AFP) - 04.06.2012 13:02 - Par Jailan ZAYAN

Des militants égyptiens qui avaient lancé la révolte à l'origine de la chute de Hosni Moubarak en 2011 veulent maintenir la pression avec de grandes manifestations mardi après le verdict jugé trop clément contre l'ancien président et plusieurs de ses proches.

voir le zoom : Un homme tient une pancarte appellant au retrait de toutes les personnes liées à l'ancien régime de Moubarak, le 3 juin 2012 place Tahrir au Caire 
Un homme tient une pancarte appellant au retrait de toutes les personnes liées à l'ancien régime de Moubarak, le 3 juin 2012 place Tahrir au Caire
AFP - Marco Longari

voir le zoom : L'ancien président égyptien Hosni Moubarak est transporté en ambulance à la sortie de son procès où il a été condamné à la prison à vie, le 2 juin 2012 au CaireL'ancien président égyptien Hosni Moubarak est transporté en ambulance à la sortie de son procès où il a été condamné à la prison à vie, le 2 juin 2012 au Caire
AFP -
voir le zoom : Un protestataire dort, le 4 juin 2012, place Tahrir au Caire 
Un protestataire dort, le 4 juin 2012, place Tahrir au Caire
AFP - Mohammed Abed

Des militants égyptiens qui avaient lancé la révolte à l'origine de la chute de Hosni Moubarak en 2011 veulent maintenir la pression avec de grandes manifestations mardi après le verdict jugé trop clément contre l'ancien président et plusieurs de ses proches.

M. Moubarak et son ancien ministre de l'Intérieur, Habib al-Adly, ont été condamnés samedi à la perpétuité mais six responsables de la sécurité également poursuivis pour meurtres après la mort d'environ 850 personnes pendant la révolte de janvier/février 2011 ont été acquittés.

Ces verdicts qui ne désignent aucun coupable direct dans la mort de ces centaines de manifestants ont provoqué la colère et de nombreux rassemblements à travers le pays. Le parquet a annoncé qu'il ferait appel, mais selon une source judiciaire ce processus pourrait prendre plusieurs semaines.

Un des six anciens chefs de la Sécurité reste cependant en prison, le chef du département de la Sécurité de l'Etat, Hassan Abdel Rahmane, en attendant l'issue de l'enquête sur la destruction de documents de ce service autrefois redouté et aujourd'hui dissous.

Des organisations de défense des droits de l'Homme ont jugé que l'acquittement des six ex-hauts responsables de la sécurité était un déni de justice qui pourrait encourager une culture d’impunité dans la police.

Les formations pro-démocratie dont le Mouvement du 6-Avril, la Coalition des jeunes de la révolution et l'Union des jeunes de Maspero ont appelé à manifester mardi à partir de 15H00 GMT.

Deux candidats à la présidentielle éliminés au premier tour, le nationaliste de gauche Hamdeen Sabbahi et l'islamiste modéré Abdel Moneim Aboul Foutouh, conduiront chacun un cortège en direction de la célèbre place Tahrir au Caire.

Les deux hommes étaient arrivés 3e et 4e au premier tour d'un scrutin qui va désormais se jouer au second tour les 16 et 17 juin entre Mohammed Morsi, le candidat des Frères musulmans, et Ahmed Chafiq, le dernier Premier ministre de M. Moubarak.

La condamnation de M. Moubarak, 84 ans, a provoqué la colère parmi les protestataires: l'ancien président a échappé à la peine de mort requise par le parquet, et il a été blanchi des faits de corruption qui lui étaient reprochés.

Ses deux fils, Alaa et Gamal, poursuivis également pour corruption, n'ont pas été condamnés, les faits qui leur étaient reprochés étant couverts par la prescription, une décision ayant également provoqué la colère et des manifestations au Caire, à Alexandrie et d'autres villes. Les fils Moubarak restent cependant en prison pour une autre affaire.

L'épouse de M. Moubarak, Suzanne, et ses deux belles filles Khadija al-Gammal et Heidi Rasekh ont pu rendre visite lundi à l'ancien président et ont été autorisées à lui porter de la nourriture et des boissons, selon un responsable du ministère de l'Intérieur à l'AFP.

D'après des responsables de la sécurité et la télévision d'Etat, le président déchu, qui pendant ses trois décennies de règne avait joui d'un pouvoir quasi absolu, a pleuré samedi et refusé de quitter l'hélicoptère pour rejoindre la prison de Tora où il a été transféré après sa condamnation.

L'issue du procès alourdit encore le climat à l'approche du second tour de la présidentielle.

Les militants pro-démocratie se retrouvent devant un choix difficile: élire une figure de l'ère Moubarak serait admettre la fin de la révolution et choisir Mohammed Morsi voudrait dire confier le pays à un mouvement qui selon eux a cherché à monopoliser le pouvoir depuis le soulèvement.

Dimanche, M. Chafiq a attaqué les Frères musulmans, en affirmant qu'ils allaient ramener le pays "vers le Moyen-Age".

A moins de deux semaines du vote, un mouvement de boycott gagne du terrain, avec notamment le soutien des acteurs Khaled el-Sawy et Amr Waked. Les manifestants de Tahrir proposent pour leur part un conseil présidentiel, une idée vite rejetée par M. Chafiq et que M. Morsi n'acceptera probablement pas.

MM. Aboul Fotouh et Sabbahi se sont vus dimanche pour coordonner leur action et devaient rencontrer M. Morsi lundi.

Après l'annonce du verdict samedi, le candidat des Frères musulmans a appelé les Egyptiens à poursuivre leur "révolution", avant de se joindre un quart d'heure à la foule sur la place Tahrir.

© 2012 AFP

 

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 13:04

 

courrierinternational.com 04.06.2012 | Chang Ping | iSun Affairs

Comment les anciens du "printemps de Pékin" peuvent-ils parler des événements de 1989 à leurs enfants ? Pour les Chinois, le mouvement étudiant a été jeté aux oubliettes de l’Histoire, s’insurge un éditorialiste dans un magazine de Hong Kong.

 
Place Tian'anmen, le 4 juin 2012.

Place Tian'anmen, le 4 juin 2012.

 

Lors d’un colloque à Berlin, le politologue qui présidait l’assemblée a posé avec insistance la question suivante : "Comment parlez-vous des événements du 4 juin 1989 [qui marquent la répression par l’armée de l’occupation de la place Tian'anmen] à vos enfants ?" J’ai exprimé mes propres observations en constatant que la propagande et le système éducatif du gouvernement chinois rendaient difficile le dialogue intergénérationnel. Une chercheuse a complété mes propos en ajoutant qu’elle avait toujours voulu dire à ses enfants la vérité, mais avait toujours redouté que cela ne leur attire des ennuis à l’école.

Ce n’est que récemment que j’ai pris conscience que la question était encore plus importante que ce que j’imaginais. En Californie, j’ai eu l’occasion de rencontrer Chen Qiao, une adolescente de 14 ans qui est la fille de Liu Xianbin – un ancien du mouvement du 4 juin devenu par la suite militant des droits de l’homme et actuellement en prison. [Il a été condamné à dix ans d’emprisonnement en mars 2011 pour des écrits appelant à la démocratie jugés "séditieux".] Ce n’est qu’une fois arrivée aux Etats-Unis que la jeune fille avait compris pourquoi elle ne portait pas le nom de son père mais celui de sa mère ; celle-ci avait voulu dissimuler autant que possible ses liens avec son père pour lui éviter des souffrances. Une question qu’elle n’a jamais eu l’occasion de poser à son père embarrasse Chen Qiao : "Dans quelle mesure pensait-t-il à sa propre famille lorsqu’il militait en faveur des droits de l’homme ?"

Les enfants dont les parents ont manifesté sur la place Tian'anmen en 1989 et persistent dans leurs positions sont obligés de changer de nom pour pouvoir grandir tranquillement. Quand défendre les droits de l’homme revient à mettre sa famille en danger, il faut inévitablement faire un choix cornélien. Comment le dialogue pourrait-il être possible entre ces deux générations dans un tel contexte social ? En 2009, j’ai participé à la veillée de commémoration des événements du 4 juin au parc Victoria à Hong Kong. En voyant la cérémonie de passage de relais entre vingt jeunes de 20 ans, j’ai ressenti un indicible malaise. Ainsi, tous les jeunes de la génération de Chine populaire qui représentaient à l’époque le gros des manifestants de Tian'anmen étaient devenus parents, et leurs enfants étaient à leur tour arrivés à l’âge où le sang bouillonne dans les veines, mais où était la voix de leur jeunesse ?

Mumu, une jeune fille née précisément en 1989 et dont la famille habite à proximité de l’avenue Chang’an [à Pékin], m’a expliqué : "Pour mes parents, la politique est un sujet tabou. Ils gardent un souvenir très amer des événements du 4 juin. Ils ne veulent plus entendre parler de quoi que ce soit en lien avec la politique et m’ont mis en garde contre tout ce qui y touche." Ils étaient même inquiets en apprenant que leur fille allait participer à la veillée commémorative au Parc Victoria. Tant qu’il nous faudra nous armer de courage pour dire la vérité à nos enfants, il est certain que ceux-ci resteront très éloignés de cette vérité. Prendre ses distances avec la politique en pensant ainsi permettre à ses descendants de grandir dans un environnement sûr et sain révèle en fait une incapacité à prendre ses distances mais aussi à échapper à la pression politique qui pèse toujours sur soi.

Comment les jeunes pourraient-ils s’épanouir dans un environnement sûr et sain sans connaître la vérité et la liberté ? Les Chinois ont conscience d’être empoisonnés par toutes sortes d’aliments frelatés, mais ils ne se rendent pas forcément compte des méfaits bien plus importants qu’ils subissent sur le plan intellectuel. Un système éducatif et des médias qui ont "pris leurs distances" ont réussi à perpétrer un massacre collectif en exterminant toute notion de justice et en annihilant toute échelle de valeurs. Non seulement le gouvernement a réduit au silence la majeure partie de la génération des participants au mouvement du 4 juin, mais bien souvent il a fait de leurs descendants des handicapés mentaux qui se moquent de la "naïveté" de leurs parents à l’époque.

Existe-t-il pire tragédie pour l’humanité ? C’est la torche de la liberté et de la démocratie que les participants aux veillées commémoratives des événements du 4 juin du parc Victoria se transmettent de génération en génération, tandis que, en Chine populaire, c’est le flambeau de la répression politique, des mensonges des médias, des persécutions intellectuelles et de l’autohumiliation que se passent les générations !
Note :L’auteur est un journaliste qui, au sein du groupe de presse cantonais Nanfang, s’est toujours montré intransigeant quant à la liberté d’expression. Il a été démis de plusieurs postes à la suite d'éditoriaux “osés”, comme en 2008 lorsqu’il a remis en question la politique chinoise au Tibet. Chang Ping écrit désormais pour le magazine hongkongais "iSun Affairs", mais il vit avec sa famille en Allemagne.
                                                                            ***************************************
Rappel des faits :

http://www.youtube.com/watch?v=9-nXT8lSnPQ

1989 Tiananmen Square Protests

    
  

 

http://www.youtube.com/watch?v=qOJeA0s3x2A&feature=related

Tiananmen Square Massacre. The 1989 Student Democracy Movement, Beijing China

 

 


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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 12:08

 

LE MONDE | 02.06.2012 à 11h23 • Mis à jour le 02.06.2012 à 11h23

Par Chrystelle Barbier (Lima, correspondance)

 
Le 28 mai, deux personnes sont mortes à Espinar, dans la région andine de Cuzco, durant de violents affrontements entre la police et des milliers de manifestants qui protestaient contre le géant minier suisse Xstrata, qu'ils accusent de polluer les eaux de deux rivières.

 Agua, si ! Oro, No ! ("L'eau, oui ! L'or, non !"). Le slogan a de nouveau résonné dans la région de Cajamarca, au nord du Pérou, où, jeudi 31 mai, plusieurs milliers de personnes se sont réunies dans les villes de Bambamarca, Celendin et Cajamarca, pour réaffirmer leur opposition au projet de mine d'or et de cuivre Conga, qui met, selon eux, en danger les ressources hydriques de la région.

Le comité de lutte, soutenu par de nombreuses organisations  civiques du reste du pays, a appelé à une grève illimitée. "Le mouvement ne s'arrêtera pas jusqu'à ce que le projet soit annulé", avertit Marco Arana, un membre du parti écologiste Terre et liberté, qui s'est imposé au fil des mois comme l'un des porte-parole des "anti-Conga".

Cette mobilisation marque la reprise d'un conflit qui a débuté en novembre 2011. Inquiets pour l'eau de leur commune, les agriculteurs ont été les premiers à attirer l'attention contre cet immense projet d'exploitation à ciel ouvert, à plus de 4 000 mètres d'altitude. Porté par la compagnie Yanacocha, détenue en majorité par l'américain Newmont, le projet minier, qui représente un investissement de 4,8 milliards de dollars (3,9 milliards d'euros), prévoit en effet d'assécher quatre lagunes.

Les manifestations en faveur de la sauvegarde des lagunes ont pris rapidement de l'ampleur, finissant par obliger Yanacocha à suspendre le projet en décembre. Une demi-victoire pour les protestataires qui réclament son abandon définitif.

 

 MONTÉE DE LA VIOLENCE

En avril 2012, une expertise internationale commandée par le gouvernement a conclu que le projet réunissait "toutes les conditions techniques exigées pour son approbation". Le rapport précise toutefois que de nombreuses améliorations devraient être apportées pour réduire les impacts environnementaux.

Pour le gouvernement, le projet Conga peut donc être mené à bien si ces modifications sont faites. Mais Yanacocha ne s'est toujours pas prononcée sur ces nouvelles obligations. "Cette expertise a été faite pour permettre au gouvernement de justifier le projet minier", juge Marco Arana qui, comme le reste des manifestants, persiste à exiger l'annulation du projet.

Sans attendre davantage, les opposants à Conga ont donc repris la lutte. Tous craignent cependant une montée de la violence, comme cela a été le cas, en début de semaine, au sud du pays. Le 28 mai, deux personnes sont mortes à Espinar, dans la région andine de Cusco, durant de violents affrontements entre la police et des milliers de manifestants qui protestaient, eux, contre le géant minier suisse Xstrata, qu'ils accusent de polluer les eaux de deux rivières. Une accusation que réfute l'entreprise.

A Espinar, la situation est cependant très différente de celle de Cajamarca. "A la question environnementale s'ajoute celle de la redistribution des richesses par l'entreprise. C'est un conflit typique de l'industrie minière", note l'anthropologue Javier Torres. "Les gens ne sont pas contre la mine, mais ils se sentent maltraités par l'entreprise, avec qui la relation est trop verticale", souligne-t-il.

Dans ce contexte, le rôle de l'Etat, généralement perçu comme un allié des compagnies minières, est au cœur du problème. "Il devrait retrouver son rôle de régulateur et de garant des droits", exhorte M. Torres. Au lieu de quoi le gouvernement a adopté une attitude très controversée à Espinar, en militarisant la zone et en multipliant les arrestations, souvent jugées arbitraires, contre les dirigeants du mouvement protestataire.

Des critiques dont s'est défendu le président Ollanta Humala, jeudi, en affirmant que le rôle du gouvernement était de "protéger les intérêts nationaux" et de faire régner le "principe d'autorité". Il est peu probable que ces déclarations calment la colère des manifestants.

Chrystelle Barbier (Lima, correspondance)

 

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 11:57

 

Un film documentaire de Luc Joulé et Sébastien Josse, 2004
Un épisode méconnu aux lendemains de la Libération à Marseille : une réquisition d'entreprises. Un des personnages principaux : le grand résistant Raymond Aubrac

 

 

*Mardi 5 juin -19h00


"Les réquisitions de Marseille" un film de Luc Joulé, Sébastien Jousse

rencontre avec le réalisateur à l’inititave de l’Université Critique et Citoyenne de Nîmes

participation aux frais : 4 €

pas de réservations

 

Auteur(s) - réalisateur(s) : S.Jousse et L. Joulé

Durée : 53’

Année : 2004

Chef opérateur: Sébastien Jousse et Luc Joulé

Ingénieurs du son: Francois Didio, Laurent Lafran

Chef Monteur: Paul Rambaud

 

Qui connaît l’aventure des 15 entreprises réquisitionnées de Marseille de 1944 à 1948 ? Ce n’est pourtant pas tous les jours que 15.000 ouvriers accèdent et participent à la gestion de leur entreprise et réalisent de surcroît d’importants bénéfices ! Dans le bouillonnement social et populaire de la Libération, ils ont inventé une forme de"gestion participative", un modèle démocratique de l’organisation du travail dans l’entreprise. Accompagnés par l’historien Robert Mencherini, les derniers acteurs de cette aventure, dont Raymond Aubrac à l’époque Commissaire régional de la République à Marseille, font revivre cet épisode inédit en revenant sur les lieux de leur travail. Le film questionne la mémoire de cette expérience sociale, née du programme du Conseil National de la Résistance préconisant l’instauration d’une « véritable démocratie économique et sociale » quirésonne encore singulièrement avec les débats contemporains sur la valeur du travail et la finalité de l’économie.

 

 

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 11:49

 

 

Bastamag -Effet de serre - Par Maxime Combes (31 mai 2012)

 


Un nouveau record d’émissions de gaz à effet de serre a encore été battu en 2011. Plusieurs instituts de recherche annoncent un réchauffement de plus de 3,5 °C d’ici à la fin du siècle. Malgré cela, de nouvelles négociations climatiques viennent de se terminer, dans l’indifférence générale, à Bonn. Toujours pas d’accord en vue. Les États continuent de se renvoyer la balle, le marché du carbone est en pleine déconfiture, et les promesses des grandes négociations tombent dans l’oubli. Le chaos climatique, lui, n’attend pas.

 

 

À croire que les sécheresses en Australie et en Afrique, les inondations au Pakistan et en Thaïlande, les feux de forêt en Russie, la montée des eaux qui menace les îles du Pacifique, le changement des saisons des pluies dans les Andes ou en Asie du Sud-Est ne suffisent pas. Les dernières négociations internationales sur le climat, qui ont eu lieu à Bonn (Allemagne) du 14 au 25 mai, se sont achevées « dans la discorde et la déception », estime The Guardian. Pourtant, de nouveaux records d’émissions de gaz à effet de serre ont été battus : + 3,2 % en 2011 ! Après avoir connu une augmentation de 6 % en 2010… Pour avoir une chance sur deux de ne pas dépasser les 2 °C d’augmentation de la température d’ici à la fin du siècle, les émissions ne devraient presque plus augmenter jusqu’en 2017, selon le scénario de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ce qui fait dire à Fatih Birol, économiste en chef de l’AIE, que la possibilité de ne pas dépasser les 2 °C est sur le point de devenir inaccessible.

En se fondant sur les engagements actuels de réduction de chaque pays, trois instituts [1] prévoient que la température globale moyenne va augmenter de 3,5 °C d’ici à la fin du siècle. « Plusieurs gouvernements ne semblent pas appliquer les politiques censées leur permettre d’atteindre leurs objectifs de réduction de GES, estiment-ils. D’où une difficulté à contenir l’augmentation de la température terrestre entre 1,5 et 2 °C. Les émissions du Canada devraient augmenter de 7 % d’ici à 2020 par rapport à 2005. Ce dernier s’était pourtant engagé à les réduire de 17 % sur la même période. Le protocole de Kyoto – dont la Canada s’est depuis retiré – prévoyait qu’il les réduise de 6 % entre 2008 et 2012 par rapport à 1990.

Comment les États se renvoient la balle

À Bonn, avait lieu en mai la première rencontre après la conférence de Durban de décembre 2011. Les pays étaient censés établir un plan de travail pour les trois prochaines années. Une « phase conceptuelle » (sic), selon le négociateur américain. À Durban, après de longues nuits de négociations, les pays avaient finalement décidé de poursuivre la discussion en vue d’un accord en 2015, qui pourrait entrer en vigueur en 2020 (re-sic) ! Débutées après le sommet de Rio de 1992, les négociations internationales sur le climat semblent s’enliser de façon quasi irrémédiable, faisant naître « un immense fossé entre un monde qui fonce vers le chaos climatique et des États qui se livrent à la procrastination », comme le signalait Basta ! en décembre dernier.

Lorsque les négociations sont bloquées, les États en profitent pour reprendre leur jeu favori : le « blame game ». Ce qu’on pourrait traduire en français par « se renvoyer la balle ». Ils passent leurs journées à se rejeter la responsabilité de l’inertie des négociations, oubliant de balayer devant leur porte. L’Union européenne s’en donne à cœur joie. Par l’intermédiaire de sa commissaire à l’Environnement, Connie Hedegaard, elle n’hésite pas une seconde à dégainer contre l’Inde et la Chine, accusées de « dépenser trop d’énergie en essayant de revenir en arrière plutôt que de sécuriser les progrès ». En ligne de mire, les positions prudentes de ces pays quant à l’ouverture de négociations qui les placeraient sur un pied d’égalité avec les pays ayant historiquement émis plus des trois quarts des gaz à effet de serre.

 

 

Les pays du Nord, principaux responsables des dérèglements climatiques actuels, sont accusés par la Chine, l’Inde et les pays « en développement », de vouloir « échapper aux engagements juridiquement contraignants » et d’abandonner le principe de « responsabilités communes mais différenciées ». Difficile de leur donner tort, à voir l’inaction des États-Unis et la décision du Canada de sortir du protocole de Kyoto [2]. Ou la volonté de la Russie, du Japon, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande de ne pas s’aventurer sur une deuxième période d’engagements de réductions d’émissions.

Les fausses solutions de l’Union européenne

L’Union européenne, affublée d’un très usurpé titre de « leader climatique », n’est pas exempte de tout reproche. D’abord parce qu’elle cible ses attaques sur la Chine et l’Inde plutôt que sur les États-Unis et le Canada. Ensuite parce qu’elle refuse de s’engager sur des réductions d’émissions de 40 % d’ici à 2020. Le seul engagement possible au vu des enjeux, et pour donner du contenu à une seconde période d’engagements dans le cadre du protocole de Kyoto. Si l’on y ajoute des promesses de financements auprès des pays du Sud qui restent non tenues – le Fonds vert pour le Climat n’est toujours pas opérationnel – et le fait que sa politique d’efficacité énergétique est actuellement torpillée, l’UE aurait beaucoup à faire avant de donner des leçons à tout le monde en matière de politique climatique !

L’Agence européenne de l’environnement (AEE) vient de révéler que les émissions de l’UE ont de nouveau augmenté, de 2,4 % en 2010. Si les sources d’énergies renouvelables ont cru de 12,7 % au sein de l’UE, la consommation totale de gaz a également augmenté de 7,4 %. Preuve que que les énergies renouvelables s’ajoutent au mix énergétique existant, plus qu’elles ne se substituent aux énergies fossiles. Au même moment, selon The Guardian, l’UE semble vouloir faire du gaz un « carburant à faible teneur en carbone », décision susceptible de dévier des fonds destinés aux énergies renouvelables vers le développement du gaz. À l’heure où l’AIE préconise d’introduire une réglementation favorable pour susciter un nouvel « âge d’or du gaz », sans doute faut-il s’inquiéter pour les investissements dans les énergies renouvelables et dans la lutte contre le changement climatique.

Inefficacité des marchés carbone

Quant au marché du carbone européen, le European Trading System (ETS), principal instrument en vigueur pour réduire les émissions en Europe, il est en pleine déconfiture. Après des vols de permis d’émissions et des fraudes à la TVA qui ont coûté plusieurs milliards d’euros aux finances publiques, le marché du carbone européen dysfonctionne totalement. La tonne carbone vaut à peine 6 euros. Certains analystes pronostiquent une chute prochaine à 3 euros. À ce prix-là, aucune entreprise n’est incitée à réduire ses émissions : cela revient moins cher d’acheter un permis supplémentaire parmi les quelques 350 millions existant, dont la majorité se trouve dans les mains des industriels de l’acier et du ciment [3]. Autant de permis excédentaires qui seront sources de profits importants lorsque le prix de la tonne carbone remontera.

L’ETS a ainsi créé un marché de 120 milliards de dollars à partir d’une marchandise qui n’existait pas auparavant. Peu efficace et créant un formidable effet d’aubaine, le marché du carbone reste pourtant « le pilier de la politique européenne pour le climat » selon l’UE. Il devrait être prochainement étendu au secteur de l’aviation. Et une part des permis alloués à partir de 2012 devraient être vendus aux enchères. Une légère amélioration si la Commission européenne n’avait pas adopté au même moment des règles autorisant les États à verser des aides aux grosses industries obligées d’acheter ces quotas de CO2. À quelques semaines de la conférence Rio+20, où l’UE compte promouvoir une « économie verte » – qui prévoit d’étendre ces mécanismes de marché –, mieux vaudrait sans doute tout revoir de fond en comble pour éviter le chaos climatique.

Maxime Combes

Photos : source (Une), source

Notes

[1] Le Climate Analytics, Ecofys et l’Institut de Potsdam sur la recherche climatique.

[2] Le protocole de Kyoto est à ce jour l’unique instrument juridique imposant des objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre à 37 pays développés.

[3] Notamment Arcelor Mittal et Lafarge. Lire notre article Et pourquoi pas une taxe carbone européenne ?

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