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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 18:13

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Pollutions

Au Québec, écologistes et Amérindiens entrent en guerre contre un nouveau projet d’oléoduc géant

par

 

 

 

 

La polémique enfle au Québec autour d’un gigantesque projet d’oléoduc qui traverserait plusieurs centaines de rivières. Dans ses tuyaux, un pétrole issu des très polluants sables bitumineux de l’Alberta, qui sera ensuite acheminé vers l’Europe ou les États-Unis. Déjà recalée par Barack Obama pour son très controversé projet d’oléoduc Keystone XL, l’entreprise canadienne TransCanada voit grandir face à elle un front citoyen mené par les communautés autochtones et les organisations environnementales. Celles-ci redoutent une marée noire dans le Saint-Laurent ou ses affluents. Elles veulent que les gouvernements canadien et québécois tournent le dos aux hydrocarbures, et respectent leurs engagements pris lors de la COP21.

Ils sont une centaine à battre le pavé ce samedi 20 août, sur le pont qui relie Gatineau [1] à Ottawa. A l’avant du cortège, une grande banderole annonce la couleur : « Coule pas dans nos cours d’eau ! ». La « Marche pour nos rivières », partie sept jours plus tôt, s’achève devant le Parlement de la capitale du Canada. C’est la première action menée par le mouvement citoyen « Stop oléoduc Outaouais », né en avril. Objectif : empêcher le projet Énergie Est porté par la compagnie TransCanada de voir le jour [2].

Énergie Est n’est pas un ouvrage comme les autres. C’est le plus important projet d’oléoduc jamais imaginé en Amérique du nord : 4 600 kilomètres de tuyaux [3] entre les provinces de l’Alberta et du Nouveau-Brunswick, 1,1 million de barils de pétrole transportés chaque jour, 15,7 milliards de dollars d’investissement. Et 830 cours d’eau traversés, rien qu’au Québec. Un temps favorables au projet, les Québécois sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à se joindre à la contestation. Début 2014, seuls 19% d’entre eux se déclaraient hostiles au projet [4]. Fin 2015, ils étaient 57% [5]. Ce qui les inquiète le plus ? Les risques de pollution de l’eau potable et l’absence de transparence du processus d’évaluation.

 

Trois millions de personnes sans eau potable ?

Cette marche citoyenne marque une étape importante pour les opposants à Énergie Est. Elle leur aura permis d’obtenir le soutien de la municipalité de Gatineau, quatrième ville du Québec, et de se livrer à une belle revue d’effectifs. Parmi les invités venus ajouter leur voix à celle des marcheurs, des appuis de poids : la députée Manon Massé, du parti Québec Solidaire, l’archevêque de Gatineau, le vice-président de la Fonction publique canadienne, un responsable de la Confédération des syndicats nationaux et Jean-Guy Whiteduck, chef de la communauté amérindienne Kitigan Zibi Anishinabeg.

 

Dernière étape de la Marche citoyenne pour nos rivières, entre Gatineau et Ottawa.

 

« Nous, les peuples autochtones, n’avons pas été consultés par le gouvernement du Canada, intervient le chef autochtone. Nous sommes inquiets car l’eau est sacrée pour nous. Nous avons vu ce qui s’est passé au Saskatchewan ces dernières semaines et cela pourrait aussi se produire ici avec ce pipeline. » Le 20 juillet 2016, la fuite d’un oléoduc avait provoqué une marée noire dans la rivière Saskatchewan nord. Le tracé d’Énergie Est présente deux points particulièrement sensibles qui correspondent à la traversée du fleuve Saint-Laurent : au sud de la ville de Québec et à l’ouest de Montréal. « S’il y avait une rupture du pipeline à cet endroit, le pétrole s’écoulerait jusqu’à Montréal et on aurait trois millions de personnes sans eau potable », s’indigne Geneviève Nadeau, co-organisatrice de la marche.

 

Les précédents du Saskatchewan et du Michigan

Le bilan affiché par les transporteurs en matière de sûreté n’a pas de quoi rassurer les Québécois. Le 20 juillet dernier, 69 000 personnes ont été privées d’eau potable dans la province canadienne du Saskatchewan, suite à la fuite de l’oléoduc de la compagnie Husky Energy. Un rapport publié le 2 septembre à la demande des communautés autochtones de la région dénonce la lenteur de réaction de l’entreprise : 14 heures ! Pendant ce temps 250 000 litres de pétrole brut se sont déversés dans la rivière Saskatchewan nord. Près de deux mois après l’accident, son eau n’est toujours pas potable.

Six ans plus tôt, dans le Michigan (États-Unis), c’est un oléoduc de la compagnie Enbridge qui s’était rompu, déversant plus de 300 000 litres de « dilbit », ce pétrole bitumineux venu de l’Alberta, dilué avec des solvants afin de le rendre plus fluide. Le même pétrole que l’on retrouverait dans les tuyaux d’Énergie Est. Pointée du doigt pour l’extrême lenteur de son intervention le jour de la catastrophe – 17 heures après la première alerte –, Enbridge a estimé à 1,2 milliards de dollars le coût des opérations de nettoyage. « La question n’est pas "est-ce qu’il y aura des fuites", mais "à quel moment et quelle sera leur ampleur" », résume Sydney Ribaux, directeur général d’Equiterre, une ONG québécoise.

 

« Trop de risques pour trop peu de retombées »

S’appuyant sur les chiffres du Bureau de la sécurité des transports du Canada, l’ONG estime à 412 le nombre de fuites et déversements observés sur les oléoducs de TransCanada depuis 2004 [6]. Un chiffre contesté par l’entreprise basée à Calgary (Alberta), qui met en avant son nouveau système électronique de contrôle et de détection. Ce système permettrait à ses équipes, dans le scénario idéal, d’intervenir 13 minutes seulement après une fuite. Délai suffisant, néanmoins, pour laisser s’échapper 1,5 millions de litres de pétrole dans une rivière... « Même dans le cas d’une fermeture très rapide des vannes, on a une catastrophe », confirme Chantal Savaria, ingénieur géologue [7].

 

La raffinerie Suncor, près de Montréal, doit être alimentée par l’oléoduc Energie Est.

 

« Dans la majorité des cas, il faut plusieurs heures avant de détecter les fuites ou les déversements accidentels », poursuit la géologue. Le projet Énergie Est comporte « trop de risques environnementaux » pour « trop peu de retombées économiques », a reconnu le maire de Montréal Denis Coderre. Opposant de la première heure, Gérard Jean, édile de Lanoraie, une commune québecoise de 4 000 habitants, avait fait réaliser dès la fin 2014 une étude d’impact dont les conclusions font désormais autorité. Dans cette commune, l’arrivée de l’oléoduc causerait la perte de plus de 50 hectares de forêts et de tourbières et menacerait une réserve écologique protégée.

 

L’argument de l’emploi

Le regard dans le vague, Serge Simon observe le lac où il venait autrefois pêcher avec son père. « Le pipeline passerait sous la rivière des Outaouais, à dix kilomètres du lac des Deux Montagnes », indique d’un geste de la main le grand chef de la Nation autochtone Kanesatake [8]. « S’il y avait un déversement, ce serait un désastre écologique comme on n’en a jamais vu ici », lâche-t-il avec gravité [9]. Même son de cloche du côté de la réserve indienne de Wendake – qui compte entre 3 000 et 4 000 habitants – située à quinze minutes de la ville de Québec. « Le moindre déversement aurait un effet catastrophique pour les bélugas et l’ensemble de la faune aquatique », affirme Konrad Sioui, grand chef de la nation Huronne-Wendat. En juin, l’Assemblée des premières nations du Québec-Labrador (APNQL) a adopté une résolution officielle d’opposition au projet Énergie Est. Pour elle, ce projet ne respecte pas les droits ancestraux des Premières nations, menace leurs lacs et leurs rivières, favorise l’expansion de sables bitumineux et accélère les changements climatiques.

Si les communautés autochtones opposées à Énergie Est sont nettement majoritaires, ce genre de projet continue cependant de susciter des débats en leur sein même, concède Ghislain Picard, chef de l’APNQL. « Nos dirigeants doivent d’un côté protéger l’environnement et, de l’autre, répondre aux besoins économiques de leur population ». Dans les réserves, le taux de chômage et le manque de perspectives sont criants. « Nous sommes toujours en situation de rattrapage sur le plan de l’éducation, de l’emploi, de la santé », déplore Ghislain Picard. Dans ce contexte, les perspectives d’emplois sont parfois difficiles à refuser. Et quand TransCanada annonce la création de 14 000 emplois, dont 3 000 au Québec, certains y voient la promesse d’un avenir meilleur. « Peut-on réellement se passer d’un projet d’investissement privé qui créerait et maintiendrait annuellement plus de 14 000 emplois directs et indirects au pays, dont près de 25% au Québec ? », écrivent d’une même main le PDG de la Fédération des chambres de commerce et le PDG du Conseil du patronat du Québec [10].

 

Alliance des syndicats et des ONG environnementales

L’argument de l’emploi, la Fédération des travailleurs du Québec n’y croit plus. Il n’y aurait pas plus de 33 emplois directs créés durant la phase d’exploitation, avance Marc-Edouard Joubert, président du Conseil régional du principal syndicat du Québec. Un chiffre que ne conteste pas Énergie Est [11]. Pour le dirigeant syndical, l’affaire est entendue : « Les 33 emplois créés ne contrebalancent pas les risques de déversement associés au déploiement d’un oléoduc sur le territoire québécois. » Et d’ajouter : « l’exploitation des sables bitumineux est sale. On devrait l’arrêter ». Une manière de signifier que l’opposition à cet oléoduc s’inscrit dans un combat bien plus large que la prévention des marées noires.

 

Manifestation contre Energie Est à Montréal, le 11 août 2016.

 

« Le plus grand risque que pose Énergie Est, martèle Sydney Ribaux, le directeur général d’Equiterre, c’est de permettre l’expansion des sables bitumineux en Alberta et au Saskatchewan. L’extraction de ce pétrole émet trois à quatre fois plus de gaz à effet de serre que celle du pétrole conventionnel ». Patrick Bonin, responsable de la campagne climat-énergie à Greenpeace Canada, dénonce quant à lui « la destruction de la forêt boréale », « l’utilisation massive d’eau et de gaz naturel » pour extraire le bitume et « la création de grands réservoirs toxiques remplis de produits chimiques », qui menacent la santé des communautés autochtones de l’Alberta [12].

 

Les promesses de Justin Trudeau à l’épreuve des faits

Sortir ou ne pas sortir de l’extrême dépendance au pétrole héritée des années Harper, Premier ministre conservateur de 2006 à 2015, telle est la question que semblent se poser les dirigeants canadiens. Fraîchement nommé Premier ministre, Justin Trudeau avait pris tout le monde de court en s’engageant lors de la COP21 à réduire les émissions du Canada de 30% d’ici 2030. Un défi colossal pour ce pays qui figure dans le quatuor de tête des plus gros émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre par habitant, aux côtés de l’Australie, de l’Arabie Saoudite et des États-Unis. « Si le Canada prend au sérieux ses propres engagements à la COP21, il doit mettre un moratoire sur les futurs projets dans les sables bitumineux », estime le géologue canadien David Hugues [13].

 

Marche d’ouverture du Forum social mondial à Montréal le 9 août 2016.

 

Mais depuis la conférence de Paris, rien ne semble avoir changé. La promesse électorale du candidat Trudeau de réformer l’Office national de l’énergie (ONE), organisme chargé notamment d’évaluer les projets d’oléoducs, est restée lettre morte. Or ce « tribunal de l’énergie », accusé de servir les intérêts des compagnies pétrolières et gazières, vient d’entrer en crise ouverte. La 9 septembre, sous le feu des critiques, les trois commissaires en charge de ces audiences ont décidé de jeter l’éponge. Pendant ce temps-là, Philippe Couillard, le Premier ministre du Québec, joue les équilibristes. Son projet de loi de transition énergétique, qui doit être soumis à l’Assemblée nationale en octobre, prévoit, dans un même élan, de réduire la consommation d’hydrocarbures de 40 % d’ici 2030 et de renforcer les droits d’exploration et d’exploitation des entreprises pétrolières et gazières. Si cette loi est votée en l’état, prévient le juriste et sociologue Richard Langelier, « les compagnies auront un droit prioritaire d’accès aux terrains des résidents durant la phase de prospection ». Elles pourront même les exproprier, insiste-t-il, si elles trouvent du gaz ou du pétrole sur leur propriété.

 

Un mouvement de mobilisation « sans précédent »

Interrogés sur les conséquences du projet d’oléoduc géant, ni TransCanada, ni l’ONE, ni le ministère de l’Environnement du Québec n’ont souhaité nous répondre. Alors que les forages exploratoires se multiplient le long du fleuve Saint-Laurent, en Gaspésie et jusque sur l’île d’Anticosti, Énergie Est apparaît de plus en plus clairement comme le maillon central d’une stratégie pro-hydrocarbures. L’oléoduc de TransCanada pourrait ainsi servir à la fois à transporter les pétroles bitumineux de l’Alberta et les pétroles de schiste du Québec. Un défi énorme pour le mouvement de résistance organisé autour des peuples autochtones et des 130 comités citoyens du Réseau vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ).

 

Anne-Céline Guyon, porte-parole de STOP oléoduc, au bord du Saint-Laurent, près du lieu de passage prévu pour Energie Est.

 

C’est « un mouvement sans précédent dans l’histoire du Québec », se félicite la porte-parole de ce réseau, Carole Dupuis. « On ne lutte pas seulement contre Énergie Est mais surtout contre l’exploration, l’exploitation et le transport des énergies fossiles en général », précise Anne-Céline Guyon. Selon la porte-parole de Stop oléoduc, l’heure est à la convergence des luttes. Notamment avec les Premières nations, dont les revendications ne sont pas toujours en phase avec celles des autres communautés, mais dont la capacité d’action reste intacte. « Si tous les autochtones du Canada se soulèvent en même temps, les choses vont changer », prévient Serge Simon.

 

Bloquer au Québec, boycotter en Europe

Le grand chef Kanesatake se dit prêt, s’il le faut, à « bloquer physiquement » l’avancée de l’oléoduc. Serait-ce le grain de sable capable d’enrayer la mécanique bitumineuse ? C’est ce que croit le sociologue Eric Pineault [14]. « Dans ce combat qui, selon moi, va définir le Canada du 21ème siècle, explique-t-il, les communautés autochtones ont un avantage sur les citoyens québécois : elles peuvent exercer une souveraineté ». Aujourd’hui, observe le sociologue, ce sont les communautés autochtones qui bloquent les autres grands projets d’oléoducs dans l’ouest Canadien.

Aux États-Unis, les autochtones étaient déjà en première ligne dans la lutte contre le projet Keystone XL de la compagnie… TransCanada (Lire notre précédent article sur Keystone XL). Un projet rejeté par Barack Obama en février 2015. Bloquée au sud, l’entreprise albertaine mise énormément sur la route de l’est qui lui ouvrirait les marchés européens et asiatiques. Pour Anne-Céline Guyon, il faut maintenant organiser la mobilisation des Européens, clients potentiels de ce pétrole bitumineux. Et utiliser l’arme du boycott.

Texte et photos : Samy Archimède

- sauf photo de une : CC Lenny K Photography

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 21:05

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Au Québec, les étudiants se révoltent contre l’austérité et les saccages environnementaux

10 avril 2015 / Sébastien Polveche
 


 

 

Trois ans après le « printemps érable » qui avait provoqué la chute du gouvernement libéral de Jean Charest, le Québec connaît depuis plusieurs semaines des mobilisations étudiantes de grande ampleur. Un mouvement qui allie la lutte contre l’austérité à celle contre les saccages environnementaux.

Depuis plusieurs semaines, le Québec connaît à nouveau des mobilisations étudiantes de grande ampleur. Elles interviennent trois ans après le « printemps érable », ce mouvement étudiant contre la hausse des frais d’inscription à l’Université qui avait duré plus de six mois et cristallisé le débat politique de la Belle province.

Au point de provoquer des élections anticipées et la chute du gouvernement libéral de Jean Charest (septembre 2012). Se dirige-t-on vers un nouveau « printemps érable » contre le gouvernement libéral de Philippe Couillard ?

On pourrait juger que oui, tant la référence au « printemps érable » est constante parmi les acteurs de ces mobilisations. Le mouvement a été lancé symboliquement le jour du printemps après un long travail de préparation. Ses formes de mobilisations ressemblent beaucoup à celles du « printemps érable » : une manifestation nationale chaque mois, et tous les jours, des mobilisations multiformes (rassemblements, conférences, manifs de soir, manifs à vélo).

 

En grève contre « l’austérité et l’exploitation des hydrocarbures »

La comparaison s’arrête là, car cette fois-ci, les étudiants contestent la politique du gouvernement dans son ensemble. Aujourd’hui, au Québec, 130 000 étudiants sont en grève contre « l’austérité et l’exploitation des hydrocarbures ». (Voir Printemps 2015, le site de la mobilisation.) Le lien entre les deux sujets pourrait sembler surprenant.

En réalité non. Dans le même temps où le gouvernement libéral multiple les « coupures » de crédits dans l’éducation, la santé ou les services de garderie, il poursuit sa politique extractiviste à grands renforts de moyens publics : exploitation des ressources naturelles avec le Plan Nord et soutien à la construction d’un oléoduc dans la vallée du Saint Laurent…

 

 

La force des étudiants québécois est de chercher à faire converger une multitude de mobilisations préexistantes et de leur donner une cohérence d’ensemble : manifestations contre l’austérité de novembre 2014, mobilisations écologistes contre l’exploitation des gaz de schiste et contre l’oléoduc de TransCanada.

Isolées, ces mouvements ont déjà remporté des victoires, telles que l’obtention d’un moratoire sur l’exploitation des gaz de schiste en février 2014 ou l’abandon de la construction d’un port pétrolier à Cacouna, sur le trajet de l’oléoduc de TransCanada. Unies, elles pourraient compliquer sévèrement la tâche du gouvernement Couillard.

 

Violente répression et climat de haine

Toutefois, si le mouvement étudiant est parvenu à rassembler plus de 75 000 personnes dans les rues de Montréal lors de la manifestation nationale du jeudi 2 avril, des questions se posent quant à sa capacité à poursuivre la lutte.

En effet, le contexte politique est différent de celui du « printemps érable » : à l’époque, le gouvernement libéral de Jean Charest se trouvait confronté à un puissant mouvement étudiant alors qu’il achevait un mandat marqué par de multiples scandales de corruption et de conflits d’intérêts. Le gouvernement Couillard dispose, au contraire, du temps et de la détermination permettant de mener à bien son agenda politique.

En témoignent les propos martiaux du Ministre de l’Education François Blais, appelant les recteurs des universités à exclure deux à trois étudiants par jour. Et surtout la répression policière qui s’abat avec une intensité redoublée sur le mouvement étudiant : arrestations massives lors des manifestations, violences policières systématiques, utilisation également systématique d’armes de contrôle des foules (grenades assourdissantes, grenades lacrymogènes…).

Le tir d’une grenade lacrymogène, quasiment à bout portant dans le visage d’une étudiante de 18 ans, Naomie Trudeau Tremblay, a choqué une partie de l’opinion publique. Des voix s’élèvent pour que cesse la répression politique du mouvement de contestation sociale (voir le communiqué co-signé le 1er avril par la Ligue des Droits et Libertés et par 36 syndicats et associations).

 

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Le tir d’une grenade lacrymogène sur les manifestants

Toutefois, ces protestations sont couvertes par le discours médiatique dominant. Les étudiant font l’objet d’une véritable diabolisation médiatique et sont dépeints comme « des enfants gâtés » qu’il faudrait « corriger ». Certains chroniqueurs jugent que le gouvernement n’en fait pas assez dans la répression et appellent à l’intervention de l’armée. Cette violence verbale déteint sur une partie du corps social : les appels au viol voire au meurtre des étudiant(e)s se multiplient sur les réseaux sociaux.

 

Une conscience en marche...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 20:03

 

Source : http://www.humanite.fr

 

Des manifestations contre l'austérité réprimées dans la violence au Québec

romane frachon
Vendredi, 3 Avril, 2015
 
 

Romane Frachon
 
Si l’augmentation des droits d'inscription avait déclenché la "révolution érable" en 2012, aujourd'hui ce sont l'austérité en général et la casse des services publics qui ont décidé les étudiants québécois à prendre la rue. Jeudi, ils étaient plus de 75 000 manifestants à Montréal, un mouvement de masse que le gouvernement tente de briser en soutenant une répression policière indigne d'une démocratie. Le reportage sur place de Romane Frachon.
Montréal, correspondance particulière

 

 
Le contexte
Cette grève étudiante a été voté par les associations et syndicats étudiants le 21 mars, jour du printemps, pour se mobiliser contre le budget néolibéral du gouvernement provincial, le gouvernement Couillard, qui a été élu il y a bientôt un an (7 avril 2014).
Les étudiants manifestent contre un désengagement de l'Etat dans des services de moins en moins publics, donc la santé, l'éducation, la culture et les services de garde.
Ils veulent dire à l'Etat qu'il a le devoir de s'engager dans les services publics, et que c'est leur propre avenir qui est en danger.
L'objectif de cette mobilisation, c'est une grève général le 1 er mai, ils veulent rallier toute la société québécoise face à ces mesures d'austérité.
 
 
En plus de cette lutte contre les mesures d'austérité il y a aussi un volet environnemental dans cette mobilisation étudiante, c'est la lutte contre les hydrocarbures, c'est peut-être là le point qui fait que le mouvement n'est pas aussi fédérateur qu'il a pu l'être il y a 3 ans, en 2012
Les non grèvistes sont nombreux à penser que le mouvement est désorganisé, trop large, et qu'il ne concerne pas directement les étudiants.
Alors qu'en 2012 chaque étudiant se sentait concerné par la hausse des frais de scolarité annoncé par le gouvernement, libéral également.
 
Il n'empêche que la mobilisation grandit et les descentes dans la rue se multiplient.
 
Déjà en 2012, la Police avait régulièrement recours à la force mais ce qui choque aujourd'hui, c'est la rapidité avec laquelle la Police de Québec a usé de son rapport de force sur les étudiants, alors même qu'il n'y a eu aucune provocation de la part des étudiants
 
Une répression policière inédite
La semaine dernière à Québec, lors de la première manifestation de lancement du mouvement le 24 mars au soir devant le Parlement, la Police a procédé à des arrestations de masse (pas moins de 274 étudiants ont été encerclé plusieurs heures durant et ils ont reçu chacun une amende de 220$)  A peine les étudiants avaient « pris la rue » que les policiers se sont jetés sur quelques uns, les rouant de coups de matraques.  
Pour justifier leur violence, la Police avance l'argument de l'illégalité de la manifestation.
Ils utilisent ainsi soit l'article 500.1 du Code de la Sécurité Routière sur l'entrave à la circulation, puisque les étudiants marchent sur la route, soit l'article municipal 19.2 du Règlement sur la paix et le bon ordre de la Ville de Québec. C'est cet article qui pose problème, car il a été voté en juin 2012, juste après le « printemps 2012 » pour décourager toute manifestation de rue.
Il déclare illégal une manifestation qui ne fournira pas à l'avance son itinéraire à la Police.
 
 On peut d'abord se demander pourquoi les manifestants ne fournissent pas tout simplement leur itinéraire aux forces de l'ordre, afin de ne pas bloquer la circulation... Mais lorsque l'on voit la façon dont la Police « encadre » les manifestants, on peut comprendre qu'ils ne veulent pas qu'elle intervienne dans leurs rassemblements.  
 
Des atteintes aux libertés fondamentales
Les étudiants voient dans cet article une entrave à leur liberté fondamentale d'exprimer leur mécontentement dans la rue. Ils le répètent,  la rue demeure le lieu par excellence de l'expression citoyenne, hors des médias et du droit de vote.
 
On écoute ce jeune homme blessé à l'arcade sourcillière : lien
 
 
 
Le jeudi 26 mars, une étudiante de 18 ans, Naomie Tremblay-Trudeau, a reçu un projectile de gaz lacrymogène par un policier en plein dans le visage, les images sont extrêmement violentes.
Elle a les lèvres enflées et déchirées pour un moment.
Une enquête est en cours pour juger de l'agression du policier Charles Scott-Simard, qui en vertu de la loi ne devait pas tirer à moins de 5 mètres et au dessus de la taille de la jeune fille.
 

 

 

 

Le jeudi 26 mars, une étudiante de 18 ans, Naomie Tremblay-Trudeau, a reçu un projectile de gaz lacrymogène par un policier en plein dans le visage, les images sont extrêmement violentes.
Elle a les lèvres enflées et déchirées pour un moment.
Une enquête est en cours pour juger de l'agression du policier Charles Scott-Simard, qui en vertu de la loi ne devait pas tirer à moins de 5 mètres et au dessus de la taille de la jeune fille.
 
Cet événement choc n'a fait qu'amplifier la révolte et creuser l'affront entre les étudiants et les forces de l'ordre.
 
Forts du soutien des politiques, les policiers justifient leurs pratiques... 
Une page Facebook a même été créée en soutien au policier qui a tiré sur la jeune fille blessée à la bouche …
Elle a finalement été supprimé lundi pour propos fascistes et d'incitation à la haine. La page s'appelait « Je suis 3143 », du matricule du policier qui a fait feu.
 
Une adhésion massive au mouvement en réaction aux violences
Depuis, des non-étudiants se sont ralliés au mouvement, des familles, des travailleurs, et pas moins de 75 000 personnes manifestaient hier à Montréal
Une manifestation festive, familiale, qui s'est une fois de plus soldée par l'intervention brutale de la police armée. Les jeunes ont pris la fuite mais beaucoup se sont retrouvés à terre, blessée.
Les jeunes étudiants ne sont même plus étonnés de subir cette violence normalisée, on écoute une jeune fille qui crie dans son micro face aux policiers :
 
 
Même du côté de la sphère publique, ils sont peu nombreux à soutenir les étudiants.
La banalisation de la violence, est soutenue par le maire de Québec, Régis Labeaume qui réitère son soutien à la Police.
 
Il a déclaré lundi : « les étudiants qui se plaignent de brutalité policière n'ont qu'eux à blâmer »
 
Alors même que le juge en charge de l'enquête a déclaré ces arrestations de masse et ce recours systématique à la violence comme étant disproportionnés, le maire de Québec a déclaré lui qu'il n'approuvait pas le dépôt du jugement et qu'il considérait que la police de Québec avait bien fait son travail et devait continuer dans cette direction.  
 
Cette pratique d'encerclement de masse a pourtant déjà valu au Service de police de la Ville de Montréal de sévères critiques de la part du comité des droits de l'homme de l'ONU, en 2005.
 
Le Comité avait alors dénoncé «Le Canada doit s'assurer que le droit des personnes à participer à des manifestations à caractère social est respecté et que seulement ceux qui commettent des offenses criminelles seront arrêtés»
 
Et pour finir mercredi, le ministre de l'éducation François Blais annonçait la mise en place de sanctions lors d'une entrevue à Radio X, radio privée à forte audience qui par ailleurs incite clairement les québécois à la violence et humilie les étudiants.
Le ministre propose « d'expulser de l'Université les étudiants qui exagèrent  pour donner l'exemple ». Il a tenu des propos paternalistes, déclarant : « on fait ça avec les enfants pour corriger leur comportement ».
Il semble que personne ne soit choqué, dans la société québécoise non gréviste, de cette stratégie de la peur de la part du gouvernement.
 
Les étudiants québécois en lutte pour la conservation de leurs acquis sociaux sont donc à la fois isolés, voire méprisés par leurs représentants élus, et  brutalisés par les forces de l'ordre, supposés les protéger.
 
Même l'ASSE (l'association pour une solidarité syndicale étudiante) commence doucement à se détacher du mouvement, proposant un report de la grève à l'automne prochain.
 
Un appel à défendre la liberté d'expression, vendredi prochain
C'est pour dénoncer toutes ces restrictions de libertés qu'une manifestation silencieuse se tiendra le 10 avril à Québec, dans une semaine, contre la répression policière.
 
Les organisateurs  invitent les manifestants à se bander la bouche d'un ruban adhésif rouge ou noir . 
Cette fois ci et pour la première fois, l'itinéraire sera donné pour qu'aucun argument légal ne puisse être reproché aux manifestants
 
Toute la population est invitée à participer au rassemblement pour « crier, silencieusement » et affirmer qu'« un peuple uni jamais ne sera vaincu »

 

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 20:28

 

Source : http://www.lapresse.ca

 

 

Publié le 02 avril 2015 à 10h29 | Mis à jour le 02 avril 2015 à 22h20

Imposante manifestation au centre-ville de Montréal

 

 
Lia Lévesque, Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
Montréal

 

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté, jeudi au centre-ville de Montréal, pour protester contre les politiques d'austérité du gouvernement Couillard.

 

Bien que la plus grande partie de la manifestation se soit déroulée pacifiquement, les policiers ont dû intervenir contre un petit groupe de manifestants qui refusaient de libérer la voie, après la manifestation.

 

À 17h, lorsqu'il ne restait plus qu'un petit groupe de manifestants refusant d'obtempérer à l'ordre de quitter, répété au moins trois fois, et de libérer la voie, le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) a déclaré la manifestation illégale. Le groupe de manifestants récalcitrants avait formé une barricade avec des tables à pique-nique et des clôtures métalliques. Les policiers ont prévenu qu'ils procéderaient à des arrestations si les manifestants demeuraient sur place. Plusieurs ont alors quitté les lieux.

 

À 17h15, le Groupe tactique d'intervention a avancé vers les manifestants, a commencé son intervention, retirant les barricades. Certains manifestants ont été interpellés et maintenus au sol par des policiers.

 

Finalement, vers 17h45, les policiers sont partis. Et la poignée de manifestants qui restaient sur place leur ont chanté «na na na he he good bye».

 

Les policiers sont  intervenus en lançant des capsules... (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse) - image 4.0

Agrandir

 

Les policiers sont  intervenus en lançant des capsules de gaz irritant pour disperser des manifestants.

 

Photo Patrick Sanfaçon, La Presse

 

 

Au départ, les marcheurs s'étaient réunis au Square Victoria, à 13h. La marche s'était mise en branle vers 13h30. La plus grande partie de la manifestation s'est déroulée dans le calme et la bonne humeur.

 

Vers 15h, le plus fort du contingent a mis fin à sa marche au parc Émilie-Gamelin, juste à côté de l'Université du Québec à Montréal et de la gare d'autobus. Là, certains sont restés pour écouter de la musique ou continuer à manifester pacifiquement.

 

Un petit groupe s'est alors formé, poursuivant sa marche. Il s'est rendu à l'angle de Maisonneuve et Amherst, où des projectiles ont été lancés et l'avenue Maisonneuve, une artère importante, a été bloquée.

 

Le SPVM voulait dégager l'avenue Maisonneuve pour la rouvrir à la circulation, alors que l'heure de pointe commençait vers 16h au début du long congé pascal. Mais les manifestants ont refusé de libérer la rue. Les policiers sont alors intervenus une première fois, en lançant des capsules de gaz irritant pour disperser ces manifestants.

 

Finalement, quelque 70 policiers se trouvaient toujours à l'est de la place Émilie-Gamelin, peu avant 16h, pour tenter d'éviter la dispersion des manifestants et tenter de les encadrer dans le parc. Au microphone, un porte-parole du Service de police a demandé aux manifestants de rester au parc.

 

Après 16h, les manifestants ont regagné le terrain qu'ils avaient perdu. La tension a de nouveau monté d'un cran entre des manifestants et les policiers. Certains ont lancé des bouteilles et autres projectiles aux policiers. Les deux groupes se retrouvaient face à face à l'angle de Berri et Maisonneuve et d'autres policiers sont arrivés en renfort. Des manifestants ont placé des tables et des clôtures métalliques devant les policiers pour former une barricade et les empêcher d'approcher.

 

En début de soirée, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a fait un bilan final pour cette manifestation d'ampleur.

 

«Il s'agit de la plus importante manifestation sur notre territoire des deux dernières années. Deux personnes ont été interpellées en vertu du règlement municipal P-6, ce qui est peu considérant l'ampleur du rassemblement. L'un pour port de masque, l'autre pour avoir refusé d'obtempérer aux demandes d'un agent de la paix», a indiqué Laurent Gingras, porte-parole du SPVM.

 

La police a rapporté un acte de vandalisme sur une voiture d'un particulier. Un manifestant serait monté sur une Volvo stationnée sur le bord de la route, en plus d'y faire un graffiti «anarchiste», selon le SPVM.

 

Durant le plus fort de la manifestation, groupes sociaux et syndicaux, étudiants et représentants du Parti québécois et de Québec solidaire s'entremêlaient pour protester contre les compressions budgétaires actuelles et appréhendées à la suite du dernier budget Leitao.

 

Ils arrivaient de partout par autobus scolaires, à pied, en groupes, de Rimouski, de Lévis, de Saguenay. Le syndicat des professeurs de l'UQAM, en grève pour la journée, a fait savoir qu'il participait à la manifestation. Des représentants de l'Association des pompiers de Montréal participaient également à la marche, des employés d'hôpitaux, des fonctionnaires, des militants pour le logement social.

 

Sur des pancartes, on pouvait lire «refusons l'austérité», «vous n'aurez pas notre peau», «ça suffit les coupures» ou «des alternatives existent». Une banderole a été déroulée sur laquelle on pouvait lire «des mêmes attaques naissent les mêmes luttes» et, sur une autre: «aux riches de faire leur part». Un drapeau du Québec avait été éclaboussé de peinture rouge. Plusieurs jeunes manifestants avaient d'ailleurs peint leur visage en rouge ou en noir.

 

Les marcheurs protestaient notamment contre le fait que le dernier budget Leitao n'a haussé le budget des ministères de l'Éducation et de la Santé que de 0,2 et 1,4 pour cent respectivement, ce qui entraînera inévitablement d'autres compressions, même après l'atteinte de l'équilibre budgétaire, puisque ces augmentations ne permettent pas de couvrir les hausses normales de la croissance des coûts dans ces ministères.

 

Les policiers étaient nombreux; un hélicoptère survolait la scène. Ils se sont servis de leurs véhicules et de leurs vélos pour diriger les manifestants et leur barrer certaines rues ou protéger certains édifices plus stratégiques.

 

Tout au long de la marche, des responsables d'édifices à bureaux déployaient leur service de sécurité et verrouillaient leurs portes, par mesure de sécurité.

 

Au cours d'un point de presse avant le début de la marche, la porte-parole de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), Camille Godbout, a affirmé que 135 000 étudiants étaient actuellement en grève contre l'austérité et les hydrocarbures. «Cent trente-cinq mille étudiants en grève, ce n'est pas rien; on veut le forcer à réagir (le gouvernement)», a-t-elle lancé.

 

Elle a promis de «continuer d'augmenter la pression de plus en plus» jusqu'à ce que le gouvernement révise ses politiques d'austérité. «On va continuer de se mobiliser», a-t-elle prévenu.

 

Dans le milieu de l'éducation, ces compressions signifient des heures de bibliothèque en moins, davantage d'étudiants dans les salles de cours, moins d'aide psychologique, a déploré la représentante étudiante. Le gouvernement «a les moyens de faire autrement», notamment en taxant davantage les banques et le capital, a suggéré Mme Godbout.

 

L'ASSÉ a noté qu'elle n'avait pas donné l'itinéraire à l'avance au Service de police de la ville de Montréal, bien que cela contrevienne au règlement municipal encadrant les manifestations. Les policiers ont tout de même été tolérants et ne sont intervenus qu'à la toute fin, contre un petit groupe. L'ASSÉ affirme qu'ils étaient 75 000 à manifester.

 

Source : http://www.lapresse.ca

 

 

                                                        ******************************

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

Des milliers de personnes manifestent contre l'austérité à Montréal

 

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le
 

 

Plusieurs milliers de personnes, surtout des étudiants, mais aussi des professeurs d'université, des affiliés à des centrales syndicales et des familles, ont défilé jeudi 2 avril à Montréal pour protester contre l'austérité imposée par le gouvernement de la province de Québec.

Transportant une tête en papier mâché à l'effigie du premier ministre québécois Philippe Couillard, de jeunes manifestants ont dénoncé « l'obsession » du gouvernement à vouloir atteindre à tout prix l'équilibre budgétaire.

Avant la manifestation, la ministre de la sécurité publique, Lise Thériault, avait lancé un appel au calme aussi bien aux manifestants qu'aux policiers. La semaine dernière, une jeune étudiante avait été blessée à la bouche par un tir tendu d'une cartouche de gaz lacrymogène par la police lors d'une manifestation. Jeudi, des échauffourées ont éclaté à l'issue de la manifestation : des policiers casqués, armés de matraques et de boucliers, ont chargé et lancé des gaz lacrymogènes contre des groupes de manifestants afin de disperser le rassemblement.

 

Nouveau mouvement le 1er mai

La manifestation coïncidait avec une « journée de grève nationale » dans des universités et établissements d'enseignement supérieur du Québec suivie par quelque 130 000 étudiants dans la province francophone.

Le gouvernement du Québec a présenté la semaine dernière un budget limitant drastiquement l'augmentation des dépenses dans les secteurs de la santé et de l'éducation. Avant la manifestation, Philippe Couillard a défendu l'action de son gouvernement, jugeant impérieux de « reprendre le contrôle de nos finances publiques ». Les organisateurs ont appelé à une nouvelle manifestation le 1er mai à Montréal.

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 22:44

 

 

Source : www.journaldemontreal.com

 

 

 

Plus de 45 000 étudiants en grève ce vendredi

Camille Laurin-Desjardins

Journal de Montréal, Publié le: mercredi 29 octobre 2014, 12H02 | Mise à jour: mercredi 29 octobre 2014, 17H43

 

 

 

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Photo d'archives

 

Plus de 45 000 étudiants seront en grève à travers la province vendredi, pour participer à la grande marche contre l’austérité, qui aura lieu à Montréal.

Ce sont environ 25 associations étudiantes, collégiales et universitaires, qui ont voté pour un mandat de grève, afin de participer à la marche intitulée «L’austérité est une histoire d’horreur», prévue le jour de l’Halloween, selon l’Association pour une solidarité syndicale étudiante.

La majorité d’entre elles font partie de l’ASSÉ, et d’autres votes sont encore prévus d’ici la fin de la semaine.

La manifestation vise à dénoncer les compressions en éducation, mais aussi en santé, en culture et en environnement, affirme la porte-parole de l’ASSÉ, Camille Godbout.

«C’est pour tous les services publics et les programmes sociaux qui sont attaqués au Québec, en ce moment, que ce soit les programmes d’aide à l’emploi ou les budgets dans les écoles. C’est important de lutter en ce moment, plus que jamais.»

Des associations étudiantes d’un peu partout au Québec ont prévu participer à la marche, dont le point de départ est au coin des rues McGill et Sherbrooke, à 11h.

La manifestation est organisée par la Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics, dont fait partie l’ASSÉ.

 

Source : www.journaldemontreal.com

 

 

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 15:45

 

Rue89

 

Marie Pâris - Journaliste

Publié le 08/09/2013 à 11h32

 

 


Le drapeau canadien dans l’herbe (Morgan/Flickr/CC)

 

Suite à notre série des 100 bonnes idées repérées à l’étranger et à importer en France, voici une sélection de dix bonnes idées québécoises dont on pourrait s’inspirer en France.

                                                                                                                                                                                                                             1 Les massages remboursés par l’assurance maladie

 

Au Québec, la plupart des régimes d’assurance santé remboursent les soins de massothérapie [PDF], à raison de 500 dollars par an en moyenne ; de quoi s’offrir à peu près une dizaine de massages. C’est aussi le cas si on va voir un acupuncteur ou un naturopathe.

                                                                                                                                                                                                                             2 Les fontaines d’eau potable

 

Il y a des fontaines d’eau potable [PDF] à peu près partout dans les lieux publics de la Belle Province. Elles ont été installées pour deux raisons :

  • diminuer la consommation d’eau embouteillée dans le cadre du développement durable ;
  • et lutter contre l’obésité.

Pratique, surtout pendant la canicule (parce que non, il ne fait pas toujours -40°C au Québec).

                                                                                                                                                                                                                                 3 Amener son vin au resto

 

Assez parlé d’eau : passons au vin. Dans certains restos, on peut apporter sa propre bouteille de vin. Pratique pour alléger un peu la facture, sachant que le vin au Québec est assez cher. Et on a parfois chez soi un meilleur choix de vin que sur la carte du resto.

 


Un restaurant de Montréal (RG)

                                                                                                                                                                                                                             4 Un congé maternité de 50 semaines

 

Pendant son congé, la salariée québécoise reçoit 55% de son salaire pour 17 semaines, et un des deux parents peut ensuite prendre 35 semaines supplémentaires.

Les Canadiens sont donc parmi les mieux lotis au monde pour ce qui est du congé maternité, derrière la Suède et la Croatie – et loin devant la France.

                                                                                                                                                                                                                             5 Versement du salaire toutes les deux semaines

 

On ne parle pas de « fins de mois difficiles » ici : dans la province, la loi oblige les employeurs à verser la paye aux travailleurs à intervalles réguliers de seize jours maximum. Une fois le loyer et les factures mensuelles payés, on sait qu’on n’a que deux semaines à tenir avant le prochain versement...

                                                                                                                                                                                                                              6 Faire des barbecues dans les parcs publics

 

Il fait beau, chaud, les brochettes sont prêtes... Au lieu de faire des grillades sur leurs balcons, les Montréalais peuvent aller s’installer sur l’herbe de l’un des nombreux parcs de la ville, par exemple. Dans certains parcs, il y a même des barbecues à disposition. Allez, viens « chiller » !

                                                                                                                                                                                                                             7 Les factures détaillées

 

Dans les centres d’achats (supermarchés), les courses sont divisées en catégories sur le ticket de caisse : épicerie, légumes, viandes, etc. Bonne idée pour gérer son budget ou surveiller mieux son alimentation – faudrait par exemple acheter un peu moins de chips et un peu plus de carottes.

Au resto, quand on ne demande pas d’additions séparées, la facture est divisée par clients ; ça évite de se faire avoir avec le classique « On divise en deux ? » quand t’as pris qu’une salade et ton voisin une « Assiette du bûcheron ».

                                                                                                                                                                                                                             8 Culture gé dans le métro

 

« Qui veut tuer un grand taureau le caresse d’abord. »

Voilà le genre de phrases qui défilent sur les écrans installés dans les wagons du métro de Montréal (ici, un proverbe nigérien). Lire des petites annonces, des définitions de vocabulaire ou des infos de culture générale pendant son trajet, c’est quand même mieux que de regarder dans le vide – ou de regarder les « gougounes » (tongs) de son voisin.

                                                                                                                                                                                                                             9 Les autoroutes gratuites

 


Autoroute au nord de Québec (MP)

 

Quand on prend la route, il faut juste payer l’essence ; il n’y a pas de péage au Québec. Pour le moment.

                                                                                                                                                                                                                           10 Les « doggy-bags » au resto

 

T’as commandé une « Assiette du bûcheron » pour ton brunch, et t’arrives pas à finir ? Pas de problème, il suffit de demander un « doggy-bag » à la serveuse, et de repartir avec les restes du repas pour lequel on a payé – sans pour autant passer pour un radin.

D’une part, ça évite le gâchis, d’autre part, ça fait un repas pour le surlendemain (après l’« Assiette du bûcheron », on ne peut plus rien manger pendant 24 heures).

 

 

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 13:05

 

rtbf.be

SOCIETE | jeudi 20 septembre 2012 à 22h21

 


Pauline Marois, le 4 septembre 2012 à Montréal

Pauline Marois, le 4 septembre 2012 à Montréal

Le nouveau gouvernement québécois, entré en fonction mercredi, a annoncé jeudi la fermeture de l'unique centrale nucléaire de la province ainsi que le maintien du moratoire sur l'exploration et l'exploitation des controversés gaz de schiste.

La Première ministre Pauline Marois a déclaré à l'issue de son premier conseil des ministres qu'elle mettait en oeuvre "l'engagement pris lors de la campagne de procéder à la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2".

Ouverte en 1983 et arrêtée depuis fin juillet en raison d'une panne, cette centrale devait être rénovée pour poursuivre son activité. Le remplacement de son réacteur avait été évalué en 2008 à 1,9 milliard de dollars.

"Je veux que ce geste devienne un symbole pour le Québec, pour l'environnement et le bien-être des générations futures", a dit Mme Marois lors d'une conférence de presse, précisant avoir demandé un rapport devant permettre à la fermeture de se faire "correctement".

La majeure partie de l'électricité du Québec provient des immenses barrages hydro-électriques du nord de la province, Gentilly-2 ne contribuant que pour environ 2% de la production totale.

Par ailleurs, la ministre québécoise des Ressources naturelles Martine Ouellet a affirmé que le gouvernement indépendantiste souhaitait "un moratoire complet, tant sur l'exploration que sur l'exploitation du gaz de schiste".

Face à l'indignation d'une partie de la population québécoise, le gouvernement sortant avait rendu quasi-impossible en mars 2011 de forer pour extraire ou chercher ce gaz naturel, et ce, le temps qu'un comité d'évaluation environnementale et stratégique sur le gaz de schiste enquête sur l'impact de cette industrie naissante sur le milieu naturel. Son rapport est attendu en octobre 2013.

Mais pour la ministre Ouellet, il n'y a guère de doute: "Je ne vois pas le jour où il y aura des technologies qui permettront une exploitation sécuritaire", a-t-elle affirmé aux journalistes.


AFP

 

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 21:47

 

 

Le Monde.fr avec AFP

17.06.2013 à 13h41 • Mis à jour le 17.06.2013 à 18h33

 

 

 

 

 
Michael Applebaum, à droite, a été élu maire de Montréal le 5 novembre après avoir démissionné du parti de Gérald Tremblay.

Nouveau rebondissement dans les scandales qui frappent la métropole québécoise. Le maire de Montréal, Michael Applebaum, a été arrêté lundi 17 juin au matin et accusé de "complot, abus de confiance et actes de corruption".

 Interpellé à l'aube à son domicile, Michael Applebaum est arrivé vers 6 h 45 au siège de la sûreté du Québec (SQ, police provinciale). Les faits reprochés s'étendent de 2006 à 2011 – avant qu'il ne soit maire de Montréal – et portent "essentiellement sur l'obtention d'autorisations et d'appuis politiques concernant deux projets immobiliers" dans l'arrondissement qu'il dirigeait alors, a déclaré André Boulanger, responsable des enquêtes sur la corruption à la SQ.

 

"FRAUDE ENVERS LE GOUVERNEMENT"

Quatorze chefs d'accusation ont été retenus contre lui, dont "complot, abus de confiance et actes de corruption dans les affaires municipales", a indiqué de son côté l'unité permanente anti-corruption (UPAC) lors d'une conférence de presse.

Depuis le début de l'année, les investigations menées par la commission d'enquête publique Charbonneau et par l'UPAC ont mis à jour un système de corruption impliquant responsables de la mairie, entrepreneurs en bâtiment et membres de la mafia. M. Applebaum, premier maire anglophone de Montréal depuis plus de cent ans, avait été élu en novembre dernier dans la foulée de la démission de Gérald Tremblay, qui avait dû jeter l'éponge face à des révélations en série incriminant son administration.

Lire (édition abonnés) : " Le Québec lance une offensive anticorruption" 

Deux autres hommes ont également été arrêtés, lundi, dans le cadre de cette offensive anti-corruption : Jean-Yves Bisson, ancien haut fonctionnaire du même arrondissement, et Saulie Zajdel, ancien conseiller municipal et ex-candidat aux législatives fédérales du Parti conservateur au pouvoir à Ottawa. En tout, 23 accusations, dont celles de "fraude envers le gouvernement" et "commissions secrètes", ont été portées contre MM. Applebaum, Bisson et Zajdel. La police a indiqué qu'ils devraient être remis en liberté plus tard dans la journée et qu'ils comparaîtraient en octobre devant la justice.
 

"Dans les dossiers qui touchent la ville de Montréal, nos enquêtes se poursuivent, c'est pourquoi nous ne pouvons préciser davantage les faits reprochés", a précisé à la presse Robert Lafrenière, numéro un de l'UPAC.

 

BRANCHE MONTRÉALAISE DE LA MAFIA ITALIENNE

L'opposition de la ville a réclamé la nomination d'un maire intérimaire d'ici trente jours pour diriger Montréal jusqu'aux élections municipales de novembre. En conférence de presse, la chef de l'opposition, Louise Harel, a demandé que soit "totalement exclue" la mise sous tutelle gouvernementale de la métropole. Une telle mesure avait été récemment mise en œuvre pour Laval, la troisième ville du Québec, frappée elle aussi par des scandales de corruption.

Créée en 2011, la commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction – surnommée commission Charbonneau, du nom de sa présidente, la juge France Charbonneau – doit faire la lumière sur les stratagèmes de corruption dans l'industrie du bâtiment et éclaircir leurs liens avec le financement occulte de partis politiques.

 

Lire : Scandales immobiliers de grande ampleur au Québec


Le système de corruption consistait, selon plusieurs déclarations, en appels d'offres truqués, les entrepreneurs reversant une partie de leurs gains au parti du maire précédent, Gérald Tremblay, et à la branche montréalaise de la mafia italienne. A la tête de Montréal pendant dix ans, M. Tremblay a toujours affirmé son innocence. Bien qu'entendu par la commission Charbonneau, aucune accusation n'a été portée contre lui.

 

 

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 19:24

 

http://blogues.radio-canada.ca/rive-sud/2013/04/16/longueuil-manifestation-p6-montrea/

 

 

 

Manifester à Longueuil plutôt qu’à Montréal pour éviter les contraventions

 

Manifester à Longueuil plutôt qu’à Montréal pour éviter les contraventions

 

 

À défaut de pouvoir manifester sans se faire interpeller dans la métropole, certains opposants au règlement qui encadre les manifestations à Montréal comptent venir se faire entendre sur la Rive-Sud. Les policiers de Longueuil se disent prêts, mais leur marge de manœuvre est réduite, si on la compare à celle de leurs collègues montréalais.

Lors de la manifestation du 5 avril, 279 personnes avaient été interpellées en vertu du règlement municipal P-6 et avaient reçu des constats d’infractions de 637 $. Lors de celle du 19 mars, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avait interpellé 45 personnes en vertu du P-6.

Un groupe s’est donc formé au début du mois pour appeler à manifester contre les mesures d’austérité du gouvernement, le 26 avril prochain, sur la place Charles-Le Moyne à la sortie du métro Longueuil–Université-de-Sherbrooke.

Le créateur du groupe, qui n’a pas souhaité donner d’entrevue, estime sur la page Facebook de l’événement qu’il ne semble plus possible d’exercer “son droit à la liberté d’expression et d’association”, à Montréal. Depuis juin 2012, le règlement municipal P-6 oblige les manifestants à remettre leur itinéraire à l’avance aux policiers, et interdit le port du masque. À Longueuil, la situation est différente, indique Martin Simard, porte-parole du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL). “Il n’existe aucun règlement sur le port du masque et il n’y a aucune obligation de donner son itinéraire”.

 

La police a mis en place un plan de déploiement

Plus de 300 personnes ont indiqué sur Facebook qu’elles allaient participer au rassemblement.

Les policiers de Longueuil ont tenu une réunion de planification la semaine dernière à ce sujet. “C’est certain que c’est un gros déploiement”, explique M. Simard. Il y a aura notamment des policiers “à la sortie des métros”.

 

En 2012, des manifestants, certains masqués, avaient bloqué les entrées d’un édifice administratif, près de la place Charles-Le Moyne. (Crédit: Bahador Zabihiyan)

 

Des réactions mitigées sur Facebook

Irène Yaconowsky, qui demeure à Longueuil, ira manifester sur la place Charles-Le Moyne. Cette citoyenne engagée estime qu’il devient trop difficile de s’exprimer dans la métropole. « À Montréal, c’est compliqué de manifester, c’est sûr que j’ai pas envie de me faire arrêter, j’ai pas assez de courage pour me faire encercler et attendre pendant des heures dehors », explique-t-elle. Elle souhaite dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement Marois, en manifestant.

Mais certains estiment qu’il faut continuer de manifester à Montréal. “Mon opinion là-dessus c’est que c’est exactement ce que la ville veut, balayer son « problème » de manifestations ailleurs qu’à Montréal”, écrit Marc Beaulieu, sur la page Facebook de l’évènement.

En 2012, un rassemblement de plusieurs dizaines de personnes opposées à la hausse des droits de scolarité avait eu lieu devant un édifice de la place Charles-Le Moyne abritant des bureaux du ministère de l’Éducation. Des policiers en tenue antiémeute du SPAL avaient vigoureusement dispersé les manifestants, dont certains étaient masqués.

“On va encadrer les gens, on ne tolérera aucun acte criminel”, prévient M. Simard.

Les manifestations ont aussi un coût important pour le SPAL. Les rassemblements du printemps érable avaient coûté plus de 800 000 $ à la ville. Contrairement à Montréal, le ministère de la Sécurité publique avait refusé de rembourser la Ville de Longueuil pour cette dépense.

Et vous, pensez-vous que les Montréalais doivent venir manifester à Longueuil?

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 18:21

 

 

Le Monde.fr | 23.03.2013 à 04h10


 

 

La police de Montréal a interpellé près de deux cents manifestants vendredi 22 mars lors d'une marche déclarée illégale, organisée par deux associations étudiantes, à l'occasion du premier anniversaire de la plus grande manifestation du "printemps érable". Deux groupes d'une centaine de personnes chacun ont été encerclés en début de soirée par les policiers anti-émeute dans le centre ville. Les manifestants "ont tous été identifiés, se sont vu infliger une amende et ensuite ont été libérés", selon un responsable de la police. Il n'y a eu aucun incident ni aucune arrestation, selon la même source

Une militante du parti d'opposition de gauche Québec solidaire, Manon Massé, citée par Radio-Canada, a réaffirmé la demande de sa formation de mettre en place une commission d'enquête publique indépendante sur le comportement de la police lors des manifestations. La marche avait été organisée par une association de la faculté de sciences politiques et de droit de l'université du Québec à Montréal (UQAM) et par le syndicat radical étudiant ASSE, qui demande la gratuité complète des études.

Les manifestants entendaient protester contre l'indexation des droits de scolarité, soit une augmentation de 3 % par an, décidée par le gouvernement provincial de Pauline Marois. Le mouvement étudiant du "printemps érable", marqué par de nombreuses manifestations de masse et quelques violences ponctuelles, avait obtenu l'annulation de la hausse relativement importante de ces droits, que voulait imposer le gouvernement libéral précédent de Jean Charest.

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