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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 16:55

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

Suède : modèle de transparence

France 2 s'est intéressée à l'exemple suédois en matière de démocratie et de transparence.

 
France 2 France Télévisions

Mis à jour le
publié le

En Suède, en matière de transparence, les hommes politiques sont obligés de marcher au pas. Un scandale comme l'affaire Fillon, inimaginable, d'ailleurs ça fait bien rire les Suédois. La Suède, c'est le pays où une ministre a été obligée de démissionner en 1995. Elle avait utilisé sa carte bancaire professionnelle pour 1 000 euros de dépenses privées.

 

Les dépenses des élus sont strictement contrôlées

Ici, on ne plaisante pas avec l'argent public. Alors au parlement de Stockholm, l'affaire Fillon provoque la stupéfaction de ce député de gauche. Son assistante, il la partage avec deux autres députés et ce n'est pas lui qui l'a choisi. D'ailleurs, il ne connaît pas son salaire. Ce n'est pas interdit de recruter un proche, mais ça ne se fait pas. Et les dépenses des élus sont strictement contrôlées.

 

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

 

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Source : https://www.rtbf.be

 

 

Suède: un modèle de transparence politique

 

 

 

  • 5 minutes

 

 

Suède: un modèle de transparence politique

 

 

Source : https://www.rtbf.be

 

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 22:29

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

A Bucarest, la foule forme un drapeau géant pour réclamer la démission du gouvernement

 

LE MONDE |

En images

 

Pour le treizième jour d’affilée, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Bucarest, dimanche 12 février. Cette fois-ci, pourtant, le rassemblement place de la Victoire était particulier : leurs téléphones portables tournés vers le ciel, les quelque 50 000 personnes rassemblées ont formé un drapeau roumain géant. Comme le montrent ces images, le résultat vu du ciel est impressionnant.

Moins d’un mois après son investiture, le gouvernement roumain dirigé par le Parti social-démocrate (PSD) suscite un mouvement de contestation populaire sans précédent depuis la chute du communisme en 1989 pour avoir pris le 31 janvier, de nuit et en catimini, un décret assouplissant la législation anticorruption. Celui-ci aurait permis aux fonctionnaires et aux responsables politiques d’échapper à des peines de prison en cas d’abus de pouvoir constituant un préjudice inférieur à 44 000 euros. Le chef du PSD, Liviu Dragnea, poursuivi pour abus de pouvoir aurait ainsi pu échapper à une condamnation, selon ses détracteurs.

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Roumanie : la foule forme un drapeau géant pour réclamer la démission du gouvernement

 

Près de 50 000 personnes ont manifesté dimanche à Bucarest, utilisant leur téléphone portable pour composer une bande bleue, une jaune et une rouge.

 

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

 

 

 

Manifestation devant le siège du gouvernement roumain à Bucarest, dimanche 12 février 2017.

Manifestation colorée à Bucarest, dimanche 12 février. Bleu, jaune, rouge : des dizaines de milliers de manifestants ont formé dans la capitale roumaine un drapeau géant du pays, avec leurs téléphones portables pour réclamer la démission du gouvernement, qu’ils accusent de miner la lutte contre la corruption.

 

Bravant des températures glaciales pour le treizième jour d’affilée, près de 80 000 personnes, dont de nombreux jeunes et des familles, sont descendues dans les rues des grandes villes de Roumanie pour exprimer leur défiance face à l’exécutif social-démocrate et « défendre l’Etat de droit ». A Bucarest, ils étaient quelque 50 000 rassemblés devant le siège du gouvernement, place de la Victoire, scandant en chœur « voleurs ! » et « démission ! », selon les estimations de plusieurs médias roumains dont la télévision publique, les autorités ne donnant pas de chiffres.

Lire aussi :   En Roumanie, la lutte anticorruption a fait naître une société civile

 

Appel lancé sur les réseaux sociaux

A 21 heures locales (20 heures heure de Paris), les protestataires ont tenu le défi lancé sur les réseaux sociaux en formant un immense drapeau roumain grâce à des panneaux de couleurs illuminés par les lumières des téléphones portables. « Nous voulons défendre l’Etat de droit dans ce pays », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Gheorghe Badescu, médecin d’une petite ville à 100 km de Bucarest venu manifester avec son fils, Ionut. « Les Roumains veulent être représentés par des gens honnêtes », a renchéri Ionut, qui exerce, lui, comme médecin en Grande-Bretagne.

Dans le reste du pays, près de 30 000 personnes ont défilé, dont 10 000 à Cluj, la grande ville de Transylvanie, 4 000 à Timisoara (ouest) et 5 000 à Sibiu (centre).

Moins d’un mois après son investiture le gouvernement roumain dirigé par le Parti social-démocrate (PSD) suscite un mouvement de contestation populaire sans précédent depuis la chute du communisme en 1989 pour avoir pris le 31 janvier, de nuit et en catimini, un décret assouplissant la législation anticorruption. Celui-ci aurait permis aux fonctionnaires et aux responsables politiques d’échapper à des peines de prison en cas d’abus de pouvoir constituant un préjudice inférieur à 44 000 euros. Le chef du PSD, Liviu Dragnea, poursuivi pour abus de pouvoir aurait ainsi pu échapper à une condamnation, selon ses détracteurs.

Lire aussi :   Liviu Dragnea, le visage de la corruption roumaine

Le gouvernement a affirmé avoir agi pour mettre en conformité le code pénal avec des demandes de la Cour constitutionnelle. Mais des milliers de Roumains expriment leur colère depuis. Ils étaient jusqu’à un demi-million dimanche 5 février, un record. L’Union européenne a elle aussi vertement critiqué l’exécutif roumain pour ces mesures.

 

Un « carton rouge » au gouvernement

Face à la fronde, le gouvernement a reculé et abrogé le décret il y a une semaine. Mais l’annulation doit encore être validée par le Parlement, où les sociaux-démocrates ont une large majorité. Le ministre de la justice, Florin Iordache, artisan du décret, a quant à lui démissionné jeudi.

Lire aussi :   Après une vague de manifestations, le ministre de la justice roumain démissionne

« Nous voulons donner un carton rouge au gouvernement. La démission du ministre de la justice ne suffit pas après ce qu’il a tenté de faire, ni l’abrogation du décret », a expliqué à l’AFP un des manifestants, Adrian Tofan, un entrepreneur de 33 ans. « Nous n’avons plus confiance. On doit avoir des élections anticipées », a lancé Andreea Moldovan, une médecin qui a fait plus de 170 kilomètres avec son mari pour manifester. « Il faut au moins un pacte pour que les dirigeants s’engagent à ne plus toucher à la justice », soulignait son mari, Bogdan, lui aussi médecin.

Après avoir travaillé à l’étranger, ils ont choisi de revenir dans leur pays mais ne veulent « pas d’un retour trente ans en arrière » dans un système où la corruption de haut niveau était tolérée.

Entrée dans l’Union européenne en 2007, la Roumanie a intensifié sa lutte contre la corruption il y a quelques années. De nombreux ministres ont été condamnés à des peines de prison ferme pour des abus et le parquet national anticorruption est devenu une des institutions dans lesquelles les Roumains ont le plus confiance.

Un peu plus tôt dans la journée, environ 1 000 personnes ont manifesté devant le palais présidentiel demandant la démission du chef de l’Etat, Klaus Iohannis. Issu d’un parti opposé au PSD, ce dernier a critiqué les mesures du gouvernement, descendant même dans la rue un soir pour défendre la lutte contre la corruption.

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 13:55

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

#Roumanie Septième jour de manifestations monstre en Roumanie

Cela fait maintenant 7 jours consécutifs que la grogne monte crescendo en Roumanie. Près d'un demi-million de Roumains sont descendus dans les rues pour dénoncer un assouplissement de la législation anti-corruption, malgré le recul du gouvernement sur cette question. Ce mouvement de contestation est d'une ampleur sans égal depuis la chute du régime communiste, en 1989.

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 16:37

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

En Roumanie, vaste mobilisation contre un assouplissement des lois anti-corruption

 

 

 

 

VIDÉO

 

La contestation s’amplifie en Roumanie. A Bucarest, mais aussi à Cluj-Napoca, Timisoara ou Sibiu, des dizaines de milliers de personnes se sont mobilisées ce mercredi soir pour dénoncer un décret gouvernemental assouplissant la législation anti-corruption.

Cette mesure pourrait permettre à Liviu Dragnea, chef du parti social-démocrate au pouvoir depuis décembre, de convoiter le poste de Premier ministre en dépit de l’ouverture mardi d’un procès le concernant pour une affaire d’emplois fictifs.

Sylvain Moreau

 

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 17:23

 

 

Source: http://www.lexpress.fr

 

 

Roumanie: manifestations monstres contre le gouvernement et la corruption

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le , mis à jour à

 

 

Les milliers de manifestations réunis devant le siège du gouvernement à Bucarest, le 29 janvier dernier.

Au moins 200 000 personnes ont manifesté mercredi soir à Bucarest et dans plusieurs villes du pays. Elles protestent contre un décret du gouvernement censé assouplir la législation anticorruption et dont plusieurs membres pourraient directement bénéficier.

 

Atmosphère plus que tendue en Roumanie. Le ministre roumain des Milieux d'affaires, du Commerce et de l'Entrepreneuriat, Florin Jianu, a annoncé ce jeudi sa démission, critiquant les mesures controversées du gouvernement pour assouplir la législation anticorruption. "Je mets fin à mon activité gouvernementale car c'est ce que ma conscience me dicte", a-t-il écrit sur sa page Facebook. "Peut-être que cet exemple leur sera utile", a-t-il ajouté à l'adresse des membres du gouvernement à l'origine de la réforme.  

 

Record de manifestants depuis la chute de Ceausescu

Florin Jianu, un responsable issu du monde de l'entreprise et resté sans étiquette, a précisé avoir envisagé sa démission dès mardi soir, quand le gouvernement a adopté cette mesure, particulièrement impopulaire, par décret d'urgence. Elle pourrait permettre à plusieurs hommes politiques d'échapper à des poursuites pénales, à commencer par le patron du PSD, Liviu Dragnea. 

 
 

Autre conséquence: au moins 200 000 personnes ont manifesté, mercredi soir, à Bucarest et dans plusieurs villes du pays, un record depuis la chute du communisme, pour dénoncer cet allègement du code pénal. "Voleurs", "honte à vous", "démission" scandaient notamment les manifestants qui, dans la capitale, se sont rassemblés durant près de cinq heures dans un froid glacial, face au siège du gouvernement. 

Réunis à Bucarest, les manifestants brandissent le drapeau roumain, mercredi.

Réunis à Bucarest, les manifestants brandissent le drapeau roumain, mercredi.

REUTERS

 

"Il était temps que les gens se réveillent"

En l'absence de chiffres des autorités, plusieurs médias nationaux ont estimé qu'il s'agissait des plus importantes manifestations depuis la révolution roumaine de décembre 1989 et l'année de turbulences politiques qui avait suivi.

Les manifestants font face à la police, déployée en masse, à Bucarest.

Les manifestants font face à la police, déployée en masse, à Bucarest.

REUTERS

 

Le nombre de manifestants a été évalué jusqu'à 300 000 dans tous le pays. Les grandes villes de Cluj, Sibiu ou Timisoara se sont également mobilisées, tout comme des localités de taille plus modeste. "Il était temps que les gens se réveillent et cessent d'accepter autant d'abus", confie Daniela Crangus, une informaticienne de 31 ans, dans la manifestation de Bucarest. 

Dans la capitale, le rassemblement s'est achevé par des incidents. Les forces de l'ordre ont essuyé des jets de pétards, de pierres, de bouteilles de la part de groupes isolés et ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène. Deux gendarmes et deux manifestants, légèrement blessés, ont été transportés à l'hôpital. 

Deux gendarmes et deux manifestants ont été transportés à l'hôpital mercredi.

Deux gendarmes et deux manifestants ont été transportés à l'hôpital mercredi.

REUTERS

 

Un décret qui "sape" les progrès réalisés en matière de corruption

L'adoption surprise, mardi soir, d'un décret d'urgence qui pourrait mettre les hommes politiques à l'abri de certaines poursuites avait déjà fait descendre en pleine nuit des milliers de Roumains dans la rue, à peine un mois après l'entrée en fonction du gouvernement de Sorin Grindeanu. "Je suis indignée. Le PSD [Parti social-démocrate] a gagné les élections, mais ça ne veut pas dire qu'il peut modifier le code pénal de nuit, en cachette", lance Gabriela, 46 ans, lors d'un autre rassemblement spontané dans la matinée. 

Un manifestant assis par terre après les bagarres entre les manifestants et la police à Bucarest.

Un manifestant assis par terre après les bagarres entre les manifestants et la police à Bucarest.

REUTERS

Le PSD affronte une nouvelle crise politique après avoir dû quitter le pouvoir fin 2015 sous la pression de la rue à la suite d'un dramatique incendie dans une boîte de nuit de Bucarest. L'exécutif dit vouloir désengorger les prisons et mettre en conformité le code pénal dont une soixantaine d'articles ont été invalidés par la Cour constitutionnelle. 

Démarche inédite, les ambassades des Etats-Unis, du Canada, d'Allemagne, de France, des Pays-Bas et de Belgique ont exprimé, dans une déclaration commune, leur "profonde inquiétude" devant ce décret qui "sape" les progrès réalisés par le pays dans la lutte contre la corruption. 

 

"Jour de deuil pour l'Etat de droit"

Dans ce pays pauvre de l'UE qui compte 20 millions d'habitants, le parquet anticorruption a obtenu ces dernières années la condamnation de nombreux élus et hommes d'affaires, lançant des investigations tous azimuts et s'attirant aussi des critiques sur son pouvoir supposé excessif. 

Les rangs du PSD, au centre de la vie politique depuis la fin du communisme, ont été particulièrement touchés par ces enquêtes. Aux législatives de décembre, ce parti, qui compte une solide base électorale dans les campagnes, a cependant signé un retour en force au parlement et démarré une cohabitation tendue avec le président de centre droit Klaus Iohannis. Ce dernier a qualifié le décret de "jour de deuil pour l'Etat de droit". 

Le texte dépénalise plusieurs infractions et rend l'abus de pouvoir, un chef d'inculpation fréquent, passible de peines de prison, uniquement s'il provoque un préjudice supérieur à 44 000 euros. 

Il devrait notamment permettre au chef du PSD, Liviu Dragnea, d'échapper au principal chef d'accusation le visant dans un procès d'emplois fictifs qui s'est ouvert mardi. Liviu Dragnea convoitait le poste de Premier ministre, mais a dû renoncer en raison d'une condamnation pour fraude électorale. 

Le gouvernement a par ailleurs soumis au parlement un projet de grâce visant environ 2500 détenus purgeant des peines allant jusqu'à cinq ans de prison, qui pourrait aussi bénéficier à des hommes politiques condamnés. 

 

 

 

 

Source : http://www.lexpress.fr

 

 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 15:05

 

 

Source : http://www.streetpress.com/sujet/1485429231-cette-greve-au-bengladesh-dont-vous-n-avez-pas-entendu-parler-vous-concerne

 

 

Cette grève au Bangladesh dont vous n’avez pas entendu parler vous concerne

 

par Nayla Ajaltouni, 38 ans, coordinatrice d'Ethique sur l'Etiquette. Ce collectif d'associations lutte pour de meilleures conditions de travail des ouvriers du textile dans le monde.

 

 

Depuis des semaines, les ouvrières bangladaises du textile luttent pour de meilleures conditions de travail. Et elles ont besoin de votre soutien.

Depuis plus d’un mois, au Bangladesh, des milliers de personnes se battent (link is external) pour des conditions de travail dignes. Vous n’en avez peut-être pas entendu parler car peu de médias occidentaux ont repris l’info.

Pourtant, cette lutte sociale qui a lieu à des milliers de kilomètres vous concerne. Et vous avez un rôle à jouer en tant que consommateur-citoyen.

Le 12 décembre dernier, plusieurs milliers d’ouvrières et d’ouvriers du textile de la province d’Aschulia, grande région industrielle du Bangladesh s’arrêtent de travailler. Ces femmes (85% des travailleurs du textile dans le monde et dans ce pays sont des femmes) se battent pour un salaire décent, en l’occurrence le triple de leur salaire actuel, de 5300 takas.

 

 

 


« Au Bangladesh, revendiquer de meilleures conditions de travail est dangereux. Le pouvoir est l’ami des industriels du secteur. »

 

Nayla Ajaltouni, coordinatrice d’Ethique sur l’étiquette

 

Ce dernier les oblige à travailler des dizaines d’heures supplémentaires pour simplement survivre. Ces grèves ont lieu car leur salaire ne leur permet pas de vivre décemment! Car au Bangladesh, l’Etat de droit est pas garanti, et revendiquer de meilleures conditions de travail est dangereux. Là-bas, le pouvoir est l’ami des industriels du secteur, et la corruption est très répandue.

La répression ne s’est d’ailleurs pas fait attendre. 60 usines ont été fermées par leurs propriétaires, 1500 à 2000 travailleurs en grève ont été immédiatement licenciés, avec des plaintes portées contre 1000 d’entre eux. A ce jour, 14 leaders syndicaux sont toujours emprisonnés, sans motif valable. Nous craignons pour leur sécurité, la répression est violente et les maltraitance fréquentes dans les prisons.

 

Nos grandes enseignes sont présentes sur place

Ici, en France et en Europe en général, on est tous liés à ces ouvrières. D’abord, parce que ce sont elles qui fabriquent les vêtements que l’on achète et que l’on porte tous les jours. Des marques comme Benetton, H&M, Primark ou Auchan, et des dizaines d’autres sous-traitent la fabrication de leurs vêtements sur place.

C’est d’autant plus important que si on ne se montre pas solidaire, leur combat n’avancera pas. Parce que ces travailleurs sont loin d’être passifs, ils luttent tous les jours pour défendre leurs droits, depuis 2010, de nombreuses manifestations ont lieu pour réclamer des conditions de travail dignes, mais au Bangladesh, qui ne reconnaît pas le droit de s’organiser en syndicat, défendre ses droits est dangereux.

La répression contre les ONG et les mouvements sociaux est forte, elle s’accompagne de menaces, de mauvais traitements, d’emprisonnements sans motif voire de tortures. Un militant, Aminul Islam, a été retrouvé assassiné en 2012, probablement avec la complicité de la police, sans que des poursuites n’aient été engagées. Ces ouvrières ont donc besoin de nous pour les appuyer dans leur combat.

En tant qu’ONG, on peut faire pression sur le gouvernement, mais ce lobbying doit s’accompagner d’une pression des grandes marques. Car les multinationales qui fabriquent au Bangladesh ont un tel pouvoir économique qu’il leur donne aussi un poids politique sur l’Etat! (on peut le regretter, mais c’est ainsi).

Si elles exigent du gouvernement bangladais l’arrêt de la répression — notamment pour une raison cynique, la désorganisation de la chaîne de production — ce dernier ne sera pas insensible, en raison du poids de leurs investissements. C’est aussi la responsabilité des multinationales d’agir en ce sens, et au-delà, d’adopter des pratiques respectueuses des droits humains au travail

 

Elles profitent d’une main-d’oeuvre corvéable à merci

Le problème est que les multinationales sous-traitent justement dans ces ces pays pour profiter d’une main-d’oeuvre à bas prix, qu’on peut facilement faire taire, car elle dépend fortement du secteur textile pour survivre, et augmenter leurs profits. Or, cela se fait en notre nom, au nom! Le principal argument de ces marques est : « Nos consommateurs veulent des prix bas »!

D’abord, aucun prix bas ne saurait justifier que l’on exploite une main d’oeuvre à l’autre bout du monde. Nous sommes de de plus en plus nombreux à refuser que nos vêtements se fassent au prix du sang et de la sueur des travailleurs du monde. Ensuite, c’est aux marques, qui profitent le plus de ce système extrêmement rentable pour elles, d’assurer un salaire décent.

Surtout, dans le prix d’un vêtement, la part du marketing et de la publicité est considérable. Rêvons un peu : et si H&M payait moins Beyoncé pour faire sa promo et construisait ses prix sur la base d’un salaire vital, qui permettrait au travailleur de vivre décemment ?

 

 

 


« Nous sommes de de plus en plus nombreux à refuser que nos vêtements se fassent au prix du sang et de la sueur des travailleurs du monde. »

 

Nayla Ajaltouni, coordinatrice d’Ethique sur l’étiquette

 

Le drame du Rana Plaza a provoqué une prise de conscience

Le drame du Rana Plaza du 23 avril 2013, quand 1138 personnes sont mortes dans l’effondrement de cet immeuble qui abritait 8 usines textiles, a alerté le monde occidental sur le sort de ces ouvrières qui nous permettent de remplir nos placards de vêtements à bas prix et à durée de vie limitée – la mode jetable. Et sur la responsabilité de ces grandes multinationales de l’habillement.

Il y a cinq ans seulement, en tant qu’ONG, il fallait encore souvent expliquer pourquoi nous devions agir en tant que consommateur des pays du Nord pour des travailleurs situés à des milliers de kilomètres, dans des pays du Sud. Aujourd’hui, il y a eu une prise de conscience et les citoyens se posent des questions sur les pratiques des grandes marques de fast-fashion dans les pays en développement.

Depuis le drame, quelques améliorations ont vu le jour : les blessés et les familles ont été indemnisés par les marques, une inspection indépendante des usines a été financée et de nombreux ateliers insalubres ont été fermés ou rénovés. Et ça, c’est grâce notamment à la pression que les ONG comme le Collectif Ethique sur l’Etiquette, mais aussi les consommateurs ont mis sur les grandes marques, via les réseaux sociaux, en signant nos pétitions, en questionnant le marques, en diffusant l’information.

 

Mais c’est insuffisant

Mais il ne faut pas être dupe, même si les choses avancent, c’est surtout le discours marketing qui a évolué, avec la multiplication des chartes éthiques et même des collections dédiées. La marque « conscious » d’H&M s’inscrit dans cette nouvelle communication sur l’éthique et la transparence des marques de vêtements. Mais il faut plus y voir du social et du green washing qu’autre chose. De la poudre aux yeux, finalement.

Ainsi, maintenir la pression est essentiel : interpeller ces grandes marques sur les réseaux sociaux, poser des questions dans les magasins, envoyer des mails sur le décalage entre leurs pratiques et la réalité. ce sont de outils que nous proposons.

 

 

 


« Il ne faut pas être dupe, même si les choses avancent, c’est surtout le discours marketing qui a évolué. »

 

Nayla Ajaltouni, coordinatrice d’Ethique sur l’étiquette

 

Si l’on n’exprime pas notre refus de ces pratiques, si l’on ne soutient pas ces travailleurs, on est forcément complices de leur exploitation. Il faut refuser fermement que nos vêtements soient fait au prix de leur sang, de leur mauvaise santé et de leurs salaires de misères.

Il n’y a pas qu’au Bangladesh que les grandes marques imposent leur modèle de pression sur les salaires et les conditions de travail, pour générer plus de profit. Auchan nous donne un très mauvais exemple, en ce moment, en France, sur la façon dont il traite ses propres salariés dans ses magasins, ici encore, majoritairement des femmes, en contrat précaires.

En fait, les mauvaises conditions de travail à 10 000 kms ont un impact direct sur les conditions de travail ici-même. Les grandes enseignes font jouer la concurrence entre les travailleurs du monde. Ne les laissons pas faire.

Propos recueillis par Alice Maruani
 

 

 

Source : http://www.streetpress.com/sujet/1485429231-cette-greve-au-bengladesh-dont-vous-n-avez-pas-entendu-parler-vous-concerne

 

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 18:08

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Mobilisation

Projets d’oléoducs : Trump repart en guerre contre les Sioux

par

 

 

 

Donald Trump a signé le 24 janvier, quatre jours après son investiture, des décrets présidentiels visant à relancer deux projets d’oléoducs. Très controversés, les deux oléoducs Keystone XL et le Dakota Access ont fait l’objet d’une intense bataille politique entre les défenseurs du climat et les industriels des énergies fossiles. Tous deux avaient été suspendus par l’administration Obama.

C’est le 6 novembre 2015, après des mois d’actions non violentes et de batailles juridiques et administratives, que Barack Obama annonce l’abandon de la construction de l’oléoduc Keystone XL au nom, notamment, de la lutte contre les changements climatiques. « Transporter du pétrole brut plus sale jusque dans notre pays ne renforce pas la sécurité énergétique des États-Unis », fait alors valoir le président sortant. Porté par le consortium TransCanada, cet oléoduc doit transporter sur 1900 kilomètres le pétrole issu des champs de sables bitumineux de l’Alberta jusque dans le Golfe du Mexique.

« Nous allons renégocier certaines conditions et, s’ils les acceptent, nous verrons si nous pouvons le faire construire », a précisé Donald Trump à propos du projet Keystone XL. « Ce sont beaucoup d’emplois, 28 000 emplois, de super emplois dans la construction. » Ce décret « invite TransCanada à soumettre à nouveau sa proposition et ordonne aux agences [fédérales] de l’approuver sans délai ». L’objectif est « d’assurer une approbation rapide » du projet.

 

Une décision « irresponsable »

Le même processus est à l’œuvre dans le cadre du projet Dakota Access Pipeline. D’une longueur de 1800 kilomètres, ce pipeline, dont la construction est évaluée à 3,8 milliards de dollars abondés en partie par des banques françaises, menace des sites culturels ancestraux des Sioux et leurs sources d’eau. Depuis le 1er avril 2016, des tribus amérindiennes et des militants écologistes occupent un terrain privé, acheté 18 millions de dollars par la société exploitante. Au terme de neuf mois de résistance, ils ont obtenu le 4 décembre dernier le rejet du tracé initial, le gouvernement s’engageant à « entreprendre une étude d’impact environnementale complète » et à « étudier des tracés alternatifs » (voir ici). La construction du pipeline a donc été stoppée. Là encore, le décret signé par Donald Trump « ordonne aux agences d’accélérer leurs analyses et leur approbation de la portion restante de l’oléoduc, que la précédente administration a bloquée pour des raisons politiques ».

Les Sioux de Standing Rock ont immédiatement dénoncé les nouveaux décrets signés par le président Trump. Dans un communiqué, ils réitèrent que leurs sources d’eau potable risquent d’être contaminées par le projet. Leur avocat a également déploré une décision « irresponsable », prise avec « trop d’empressement ». « Nous ne sommes pas opposés à l’indépendance énergétique. Nous sommes opposés à des projets de développement imprudents et motivés par des raisons politiques, qui ignorent nos droits issus de traités et menacent notre eau. Créer un deuxième Flint ne rendra pas l’Amérique plus grande. » Une référence au slogan de campagne de Trump – Make America Great Again – et à Flint, une ville de l’État du Michigan de 100 000 habitants, où l’eau potable a été contaminée au plomb après des coupes budgétaires.

Mardi soir, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés en signe de protestation, à New York et devant les grilles de la Maison Blanche. « Donald Trump n’est en fonction que depuis quatre jours et il se révèle déjà être une dangereuse menace pour le climat, comme nous le redoutions », réagit le directeur exécutif de l’ONG Sierra Club. « C’est un jour sombre pour la raison mais nous allons continuer le combat », souligne 350.org, fer de lance du mouvement contre les énergies fossiles. L’American Civil Liberties Union (ACLU), la puissante association de défense des droits civils, estime que la décision concernant le pipeline Dakota Access s’apparente à une « gifle » donnée par le président. Les Sioux de Standing Rock annoncent d’ores et déjà qu’ils engageront une bataille juridique contre ces décrets.

À lire également : Aux États-Unis, les Républicains légifèrent déjà pour réprimer durement les manifestations pacifiques

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 19:37

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

Pour le partage d'UN article, Diego Gomez risque 8 ans de prison

 

Comme Aaron Swartz, comme Alexandra Elbakyan, cet étudiant colombien est traîné en justice au profit du lobby des gros éditeurs scientifiques. Il passe en procès vendredi 27 janvier.

Je me souviens d'Aaron Swartz. "The Internet's Own Boy", l'enfant d'Internet. Qui s'est suicidé à 27 ans. Poursuivi et harcelé par la justice et le lobby des grands groupes éditoriaux pour avoir "libéré" des articles scientifiques. Ils voulaient un exemple. Ils ont eu un martyr. 

Je me souviens d'Alexandra Elbakyan. Opératrice principale de la première bibliothèque scientifique pirate des internets. Sci-Hub. De sa lettre adressée à Hellsevier.

Lui, il s'appelle Diego Gomez Hoyos. Il est colombien. Comme Aaron Swartz et Alexandra Elbakyan, il est étudiant. En doctorat. Il encourt actuellement huit ans de prison pour avoir partagé un, oui, UN article scientifique "sous copyright". Huit ans de prison pour avoir mis en ligne un article sous copyright. 

Diego_gomez-600

Ce monde est fou. Hallucinant de bêtise

Diego Gomez a aujourd'hui 28 ans, il fait sa thèse en biologie. Son histoire commence en 2010. La Colombie, comme plein d'autres pays, n'a pas les moyens de se payer des accès aux bases de données d'articles scientifiques nécessaires pour conduire une recherche. Et Diego Gomez fait donc comme il peut pour arriver à se procurer la documentation nécessaire à la conduite de sa thèse. Il finit, grâce à un groupe de discussion Facebook, par trouver les références d'une thèse sur le même sujet de recherche que lui, parvient à se procurer une version électronique de cette thèse, thèse qu'il est tellement content d'avoir trouvé qu'il la met aussitôt en ligne sur le site Scribd pour que d'autres chercheurs en biologie puissent également y avoir accès.

"Je pensais que cela pourrait intéresser d'autres personnes", écrit-il alors. Il disait aussi : "J'ai partagé cette thèse parce qu'elle était utile pour identifier les amphibiens dans le travail de terrain que j'effectuai avec mon groupe à l'université".

Un an après la mise en ligne du document, Diego Gomez recevra alors une plainte. Problème, comme le rappelle cet article du Guardian, dans le code pénal colombien, "reproduire, distribuer ou offrir une œuvre sans la permission de l'auteur est passible de 4 à 8 années de prison et d'une amende pouvant aller jusqu'à 327 000 dollars. Alors qu'une agression sexuelle vous vaudra au maximum 3 à 6 ans de prison, et une inculpation pour trafic d'êtres humains entre 4 et 6 ans."

Cette législation est le résultat d'un durcissement qui eut lieu en 2006, à la faveur d'un accord de libre échange où, sous la pression des Etats-Unis et des lobbys éditoriaux, la Colombie fut contrainte de durcir encore une loi déjà disproportionnée. Si la loi sur la violation de copyright aux Etats-Unis précise que l'on ne peut être condamné que si cette infraction est réalisée "for the purpose of commercial advantage or private financial gain", la loi colombienne est hélas plus floue, plus large, et plus sévère. 

Au tribunal après six ans de procédure

Après des années de procédure, Diego Gomez Hoyos sera finalement jugé le 27 janvier 2017. Ce vendredi en Colombie, un jeune chercheur en biologie âgé de 28 ans risque d'être condamné à 8 ans de prison pour avoir partagé en ligne une thèse en biologie. Je vais réécrire cette dernière phrase pour que vous en perceviez bien l'hallucinant cynisme et l'ahurissante absurdité :

Ce vendredi 27 janvier 2017 en Colombie, un jeune chercheur en biologie âgé de 28 ans risque d'être condamné à 8 ans de prison pour avoir partagé en ligne une thèse en biologie.

Voilà où nous en sommes. Voilà plus de 7 ans que cette histoire dure. Voilà plus de 6 ans qu'il est mis en accusation. Six ans qu'il vit avec au-dessus de sa tête la possibilité de passer les huit prochaines années en prison.

Heureusement, et même s'il est bien moins médiatique que ne le fut Aaron Swartz ou que ne l'est encore Alexandra Elbakyan, Diego Gomez peut compter sur un réseau de soutien important, parmi lesquels l'Electronic Frontier Fondation (EFF) et l'organisation Creative Commons. Et une pétition est en ligne. Sur place c'est la fondation Karisma qui suit l'affaire et lui apporte un soutien juridique. Mais son cas reste hélas encore bien trop peu médiatisé, notamment en France. 

Aaron, Alexandra, Diego

Aaron Swartz, Alexandra Elbakyan et Diego Gomez. Chacun à leur manière, ces trois-là ont eu et continuent d'avoir un courage et une conduite exemplaires. La communauté universitaire dans son ensemble devrait s'interroger sur le fait qu'il s'agisse avant tout de trois... étudiants. Dont l'un est déjà mort en martyr, dont la seconde est actuellement poursuivie en justice par Elsevier, et dont le troisième risque ce vendredi 27 janvier de passer les huit prochaines années en prison.

J'avais bien sûr déjà entendu parler du cas de Diego Gomez mais n'avais jamais pris le temps de faire un article à son sujet. Après le décès d'Aaron Swartz, je me souviens de l'émotion et des larmes de Lawrence Lessig lorsqu'il évoquait la mémoire de son jeune ami disparu. Je me souviens aussi de ces mots de Lawrence Lessig :

"Quiconque affirme qu’il y a de l’argent à faire avec un stock d’ARTICLES SCIENTIFIQUES est soit un idiot, soit un menteur."

En France, la loi pour une république numérique du 7 octobre 2016 permet désormais, pour les travaux de recherche financés au moins pour moitié par des fonds publics, de placer en accès libre leurs preprints (c'est-à-dire la version de l'article acceptée par une revue) et ce "même après avoir accordé des droits exclusifs à un éditeur". Un délai d'embargo est prévu, il est de 6 mois maximum dans le domaine des sciences, de la technique et de la médecine et de 12 mois maximum dans le domaine des sciences humaines et sociales.

Aujourd'hui, alors que j'apprenais par un tweet la comparution ce vendredi de Diego Gomez, paraissait sur Le Monde un article titré "Les éditeurs scientifiques craignent de disparaître", article dans lequel des "éditeurs de taille moyenne" (sic) viennent une nouvelle fois se lamenter des risques soi-disant énormes que ce libre accès aux résultats de la recherche publique (après l'embargo de 6 ou de 12 mois donc) ferait peser sur leur business model et réclament - entre autres - un embargo d'au moins 24 mois.

Le président du groupe des éditeurs universitaires du SNE (Syndicat national de l'édition) nous gratifie même d'un "c'est une loi très dogmatique" (lol) et "il n'a pas été possible de discuter" (re-lol).

Il est vrai que pour une fois - qu'Axelle Lemaire soit ici remerciée pour son arbitrage éclairé - les intérêts publics l'ont emporté sur les intérêts privés, pour une fois un autre puissant lobby (celui de l'édition universitaire publique, c'est-à-dire le CNRS) a fait son job et a permis d'aboutir à ce qui reste encore - de mon point de vue - parfaitement insuffisant, mais qui est un compromis acceptable, un minimum qui permettra peut-être, à moyen terme, de sortir des situations ubuesques dans lesquelles se trouvent aujourd'hui les bibliothèques universitaires et avec elles l'ensemble de la communauté universitaire. 

Le monde se divise en deux catégories

Au risque d'être brutal, il semble ici que le monde se divise en deux catégories.

Ceux qui veulent empêcher le rendu public de connaissances financées sur fonds public en maintenant des rentes au travers de délais d'embargo qui n'ont plus aucun sens ni aucune légitimité (je vous l'avais déjà expliqué - notamment - dans mon billet "pourquoi je ne publierai plus jamais dans des revues scientifiques""). Ceux-là font preuve d'un lobbying intense, interviennent directement dans le processus législatif, et viennent régulièrement pleurnicher dans la presse pour réclamer le retour de leurs rentes comme Harpagon sa cassette.

Et puis ceux qui ont besoin de cette connaissance, de ces résultats de la recherche publique, qui en ont besoin parce que sans cela ils n'ont pas les moyens de faire leur travail de chercheur et de scientifique, pas les moyens de permettre à leurs pays de mettre en place des vaccins, des politiques de santé publique, de sauver chaque jour des vies, ou plus simplement pas les moyens d'à leur tour produire de nouvelles connaissances. Et ceux-là risquent 8 ans de prison en Colombie. 

Alors n'oubliez pas

N'oubliez pas que ce vendredi 27 janvier 2017, en Colombie, un jeune chercheur en biologie âgé de 28 ans risque d'être condamné à 8 ans de prison pour avoir partagé en ligne une thèse en biologie. Il s'appelle Diego Gomez Hoyos. N'oubliez pas non plus que si quelqu'un vous affirme qu'il y a de l'argent à faire avec un stock d'articles scientifiques, vous avez immanquablement affaire à un idiot ou à un menteur.

Et s'il vous plaît, nous, enseignants-chercheurs établis, installés, pépères, qui ne risquons rien, qui ne prenons aucun risque, s'il vous plaît, montrons-nous digne de ces trois étudiants, Aaron, Alexandra et Diego : déposons systématiquement tous nos articles dans une archive ouverte ou institutionnelle, et chaque jour, chaque jour, essayons de convaincre davantage de collègues de le faire à leur tour. De toute façon, depuis le 7 octobre 2016 la loi française nous le permet. C'est le minimum. Pas juste le minimum légal, le minimum vital

[ndlr : cet article est d'abord paru sur Affordance, l'excellent blog d'Olivier Ertzscheid]

Aller plus loin

« Je ne publierai plus jamais dans une revue scientifique »

La vente d’articles scientifiques : du « racket »

La France préfère payer (deux fois) pour les articles de ses chercheurs

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 13:56

 

Info reçue par mail

 

Des guerres et des conflits sanglants qui se poursuivent en Irak, en Syrie, et ailleurs ; des attentats monstrueux et meurtriers en Belgique, France, Turquie, etc. ; une absence quasi totale de volonté politique pour entamer la transition écologique ; une Union européenne qui continue de punir la Grèce parce qu’elle veut appliquer quelques mesures sociales, tandis qu’elle renonce à réguler les marchés financiers et la spéculation ; des mulitnationales qui licencient massivement et brisent la vie de milliers de familles alors qu’elles font de juteux profits ; les idées et les partis d’extrême droite qui continuent de se propager un peu partout ; des centaines de millions de personnes qui continuent de mourir de faim alors qu’on pourrait sans problème nourrir correctement 12 milliards d’individus ; le harcèlement de rue envers les femmes qui continue, encore et encore ; des scandales planétaires qui restent impunis, comme celui des Panama leaks ou dieselgate ; … L’année 2016 a été une fois de plus chargée en évènements négatifs, révoltants, inacceptables ! A quand la justice sociale, la paix, la coopération et le partage des richesses ?

Si nier ces énormes injustices est impossible, se résigner à les accepter est impensable. La célèbre expression de Margaret Thatcher « TINA » (There Is No Alternative) est tout sauf vraie. En contrepied de cette triste réalité, de nombreuses initiatives porteuses d’espoirs, locales et globales, ont fleuri un peu partout sur la planète. Des individus se sont dressés avec succès contre l’injustice, des mobilisations sociales ont fait reculer des projets néfastes pour l’humanité, et des gouvernements ou des autorités publiques ont pris leur courage à deux mains et mis en œuvre des politiques en faveur des populations. Bien sûr, ces petites et grandes victoires restent partielles et insuffisantes. Prises individuellement, certaines peuvent même paraître dérisoires. Mais mises ensemble, elles montrent à quel point la volonté de changement est vivace et qu’il existe de multiples forces de propositions alternatives au système actuel, basé sur l’égoïsme, le profit et l’exploitation des peuples et de la nature.

C’est avec beaucoup de plaisir et de fierté que nous avons recensé, publié et diffusé plus de 150 Victoires en 2016. Nous vous proposons ci-dessous un petit Best of des bonnes nouvelles qui nous ont particulièrement touchées cette année. Nous espérons qu’elles vous aideront à lutter contre le fatalisme ambiant et constitueront des sources d’inspiration pour vos actions individuelles et collectives.

En vous souhaitant toute la réussite possible pour vos projets en 2017.

Solidairement.

L’équipe de Bonnes nouvelles : Philippe, Vanessa, Hélène, Brieuc, Jeanne-Marie, Caroline, Fanny & Olivier

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 17:27

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

La révolte des esclaves modernes dans les campagnes

29 décembre 2016 par Marc Ducassé , François Favre

 

 

Les ouvriers de la cave viticole Robertson Winery (RW) on fait une grève pendant quatorze semaines pour un salaire minimum. Récit.

 

Roberston est une petite bourgade sud-africaine située dans la vallée de la Breerivier à deux heures de route du Cap. Elle est surnommée la vallée du vin et des roses et la viticulture y joue un rôle économique important. 61 % des 28 000 habitants sont « coloured » pour reprendre la terminologie sud-africaine, 23 % sont des Africains noirs et 15 % sont blancs. Inutile de préciser que les gens « de couleur » n’habitent pas le joli centre-ville édouardien mais les « townships » aux abords de la ville.

 

Les ouvriers de la cave viticole Robertson Winery (RW) sont restés en grève pendant quatorze semaines. Alors que l’Afrique du Sud est secouée par des mouvements sociaux d’ampleur contre l’ANC et le Président Zuma dont la popularité ne fait que chuter, la lutte à RW est emblématique des conditions de travail des ouvriers dans les zones rurales.

 

Pour essayer de comprendre la situation, nous avons interviewé un militante et un militant que nous avions rencontrés en 2015 et qui nous avaient fait constater les conditions de travail et de vie extrêmement dures des travailleurs agricoles et des ouvriers de l’agroalimentaire. Mercia Andrews, membre de Democratic Left Front |1|, consacre son énergie à défendre les travailleurs agricoles, les droits des femmes et l’accès à la terre, et Deneco Dube, syndicaliste de CSAAWU |2|, travaille à RW.

 

Depuis leur syndicalisation très récente, les ouvriers de RW ont discuté de leurs conditions de travail et de leurs rémunérations. Les inégalités et la faiblesse des salaires ont été l’élément déclencheur de la grève. Dès le moment de leur embauche, les travailleurs noirs (et Mercia Andrews explique que par « noirs » elle entend tous ceux qui, historiquement, ont été opprimés) sont discriminés et sont traités d’une manière qui n’est pas loin de l’esclavage. Cette lutte ne se limite donc pas à demander une augmentation de salaire, mais elle dénonce le fait que les travailleurs ne sont pas mieux traités que lors de l’apartheid.

 

À l’embauche, Deneco Dube nous explique que les jeunes de 19-20 ans sont sélectionnés à l’aide de détecteurs de mensonge. De nombreuses entreprises sud-africaines utilisent ce procédé ignoble venu des États-Unis, mais seuls les noirs y sont soumis, ce qui sous-entend que les noirs sont des menteurs alors que les blancs, eux, ne sauraient mentir… Les salariés noirs sont alors ghettoïsés dans une unité de négociation et représentés par leur syndicat. Les cadres, tous blancs, ne peuvent pas être syndiqués et négocient directement avec leur direction, ce qui est illégal mais il s’agit avant tout pour la direction de s’assurer que CSAAWU ne soit pas un interlocuteur pour les salariés blancs.

 

Le salaire de base à RW est de 3 200 rands (approximativement 200 €) par mois, quelques ouvriers plus qualifiés comme les conducteurs d’engin et les mécaniciens sont un peu mieux payés. Mais tous les ouvriers ne sont pas à la même enseigne : ainsi un mécanicien noir avec 15 ans d’expérience peut prétendre à 8 500 R (± 550 €) alors qu’un mécanicien blanc sans expérience touche, lui, 18 000-19 000 R (± 1 200 €) avec une charge de travail moins élevée.

 

Les horaires de travail, de 8 h 30 à 17 h 30, ne reflètent pas la réalité car les ouvriers doivent pointer trois fois avant d’arriver sur leur poste de travail : une fois dehors quel que soit le temps, une fois avant le vestiaire et une troisième fois avant l’atelier. Avec plus de 200 ouvriers, les queues sont longues et il faut donc rajouter une heure le matin et une heure le soir. Ces heures ne sont pas payées et les ouvriers n’ont droit qu’à vingt minutes de pause en tout dans la journée (pause-pipi, repas, clope), un dépassement d’une seconde donne lieu à un avertissement écrit et à une retenue sur salaire. Mais surtout, seuls les noirs doivent pointer, et la colère de Deneco Dube quand nous le questionnons sur la légalité de ce système est patente : « Non, ce n’est pas légal, et je ne comprends pas que le ministère du Travail tolère ces discriminations, celles-ci devraient être notées dans ses rapports, même les audits sur les inégalités que les entreprises transmettent annuellement au ministère montrent que les ouvriers noirs sont beaucoup moins payés que les ouvriers blancs, sans même parler des discriminations que subissent les femmes. »

 

Les entreprises ont dû abandonner le système par lequel elles payaient en partie leurs salariés en nature avec du vin. Mais comme Mercia Andrews nous l’explique : « Certes ce système n’est plus légal, mais ses effets délétères n’ont pas cessé. Dans beaucoup de secteurs où nous intervenons, la consommation d’alcool est très élevée et de nombreux ouvriers sont complètement dépendants. Les patrons ne paient plus avec du vin, mais ils vendent directement aux ouvriers de l’alcool de mauvaise qualité. Pour nous, combattre l’alcoolisme est une cause majeure car plus les gens sont dépendants à l’alcool plus il leur est difficile de combattre l’oppression et l’exploitation qu’ils subissent. »

 

Face à la détermination des grévistes, nous nous interrogeons sur la réponse de l’industrie viticole. Mercia Andrews : « C’est une activité très bien organisée, les patrons se sont regroupés dans une organisation patronale, VinPro, et c’est en son sein que sont décidées les politiques salariales de toutes les entreprises. Cette année ils ont décidé de ne pas dépasser 8 % d’augmentation, et il n’est donc pas question pour eux que RW cède aux pressions des grévistes qui voudraient voir le salaire de base passer à 8 500 R, car tous les ouvriers du secteur pourraient alors prétendre à la même augmentation. »

 

Pour CSAAWU, il est primordial de ne pas limiter la lutte aux 227 ouvriers de RW mais de l’étendre en amont, dans les vignobles qui fournissent la distillerie en vin brut, et en aval, chez les distributeurs mais aussi transversalement dans les autres distilleries. Bien que CSAAWU représente 80 % des travailleurs, la lutte est rude et les risques élevés. Mercia Andrews : « La direction a essayé de faire interdire la grève, puis elle a voulu dicter au syndicat et aux ouvriers comment ils pouvaient se battre, elle a menacé les leaders de prison et CSAAWU d’une amende de 500 000 R s’ils gênaient les camions ou les briseurs de grève qu’elle a recrutés. »

 

Face à un rapport de forces très défavorable, les grévistes ont essayé d’élargir leurs soutiens que ce soit dans la société civile en Afrique du Sud ou à l’international. DLF et ses membres se sont très impliqués dès le début, et leur rôle est central dans cette lutte. Les « red brigades » |3| ont aussi affiché leur soutien et ont invité les travailleurs au Parlement du Cap occidental où ils ont lu une déclaration condamnant les employeurs. Quant à l’attitude de l’ANC, la réponse de Mercia est cinglante : « Rien ! ». Ce qui confirme combien les préoccupations des dirigeants de l’ANC sont maintenant éloignées de celles du peuple sud-africain. Des collectes d’argent et de nourriture ont été organisées par d’autres syndicats ou des groupes comme les étudiants de l’université du Cap. Des syndicats nord-européens sont aussi impliqués particulièrement en Suède et Norvège où les vins de RW sont commercialisés. Les grévistes ont en effet décidé de réactiver un mode de lutte utilisé pour faire tomber l’apartheid, le boycott des produits de RW. Une page Facebook a été ouverte à cet effet.

 

Pour Deneco Dube, dont c’est la deuxième grève après le soulèvement des ouvriers agricoles en 2012, l’aide internationale est essentielle car les grévistes ne pourront pas tenir indéfiniment sans paie, et le boycott est le meilleur moyen pour mettre la pression sur la direction. « Pour nous, le vin de RW est un vin de sang, c’est notre sang qui produit ce vin, et nous n’en tirons aucun profit, nous sommes payés comme des esclaves alors que le patronat s’enrichit de plus en plus. Boire ce vin aujourd’hui, c’est boire notre sang. »

 

À la douzième semaine, alors que les grévistes avaient accepté la proposition patronale d’une hausse des bas salaires de 400 R, approximativement 12,5 %, la direction a refusé d’inclure une clause de « paix » par laquelle elle se serait engagée à ne pas procéder à des licenciements, les négociations sont interrompues. Il ne faisait aucun doute que l’entreprise voulait casser la confiance des travailleurs et détruire leur syndicat. CSAAWU a donc renouvelé son appel à la solidarité internationale pour continuer et intensifier le boycott de tous les produits de RW et à protester directement auprès de la société et par tout autre moyen.

 

Les travailleurs de Robertson ont refusé de céder à la peur et aux menaces des employeurs et tenu bon. À la quatorzième semaine, ils ont décidé d’arrêter la grève et de signer un accord avec la direction.

 

L’accord comprend une augmentation des salaires de 8 % ou d’un forfait de 400 R par mois selon ce qui est le plus avantageux. Cette augmentation sera de plus rétroactive au 8 août dernier. En outre, il sera payé une prime annuelle équivalente à un mois de salaire, payable au 15 novembre. Surtout et cela était très important, les menaces de sanction à l’encontre de 16 des « meneurs » ont été définitivement levées.

 

Si les grévistes sont loin d’avoir obtenu les augmentations de salaires qu’ils souhaitaient initialement, ils ont obtenu de grandes victoires sur pas mal de points. On peut même dire que l’industrie viticole ne sera plus jamais la même. Le gouvernement a dû se résoudre à examiner les conditions d’esclavage qui existent dans les exploitations agricoles et l’industrie viticole. Les travailleurs et travailleuses des caves viticoles de ce pays vont ainsi pouvoir s’inspirer des succès que les travailleurs de Robertson ont obtenus. Ils vont tous y trouver un encouragement à se battre pour leur camp social et se défaire des mêmes conditions que ceux de Robertson ont eu à subir.

 

Le syndicat CSAAWU sort grandement renforcé de ce conflit et de son issue victorieuse, il va, on peut l’espérer, montrer la voie à suivre pour les travailleurs des campagnes sud-africaines qui souffrent tout autant que ceux des zones urbaines sinon plus à cause de leur isolement. C’est aussi une leçon pour nous tous à l’heure où l’Europe et le monde s’engagent dans les nationalismes nauséabonds. Plus que jamais il est clair que la lutte doit aussi encore et toujours se conduire dans la solidarité internationale.

 

Source : Inprecor

 

Notes

|1| Democratic Left Front (DLF, Front de la gauche démocratique) est un mouvement qui s’est formé en 2008. Il regroupe des militants qui avaient fait partie de la direction du Parti communiste ou qui venaient de différents courants et mouvements populaires de la gauche indépendante sud-africaine. DLF participe au regroupement en cours à gauche avec comme ligne de mire le Projet d’un mouvement pour le socialisme. Il est aussi lié au regroupement du mouvement syndical indépendant de l’ANC.

|2| CSAAWU : Commercial, Stevedoring, Agricultural and Allied Workers Union (Syndicat des travailleurs du commerce, de l’agriculture, des dockers et affiliés).

|3| Les « red brigades » (brigades rouges) est le nom donné aux militants activistes du parti de gauche Economic Freedom Fighters (Combattants pour la liberté économique, EFF), formé en 2013 par d’anciens membres de l’ANC et dirigé par Julius Malema.

 

Marc Ducassé

formateur et syndicaliste retraité, militant du NPA, France

François Favre

agriculteur et syndicaliste, membre de la Confédération paysanne, militant du NPA, France

 

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

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