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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 21:12

Publié le 19-08-11 à 14:40    Modifié à 22:51     par Sarah Halifa-Legrand     

Gangrenées par la corruption, les autorités indiennes sont totalement débordées par un vieux militant qui soulève les foules et promet la "révolution".

Portrait du militant indien anti-corruption Anna Hazare, au milieu d'une foule de supporters (c) Afp Portrait du militant indien anti-corruption Anna Hazare, au milieu d'une foule de supporters (c) Af

Assis en tailleur, fines lunettes et longue tunique blanche, il compte bien, par sa grève de la faim, mener "la deuxième lutte pour l’indépendance". Une réincarnation de Gandhi ? Même physique, même modus operandi, même discours. Anna Hazare, vieux militant indien de 74 ans qui se réclame de l'héritage du Mahatma, joue à l'évidence de cette ressemblance. Comme son maître à penser avait su mobiliser le peuple indien dans sa lutte pour bouter hors du sous-continent le colonisateur britannique, Anna Hazare est parvenu à rassembler, mercredi soir 17 août, une foule monstre de quelque 60.000 à 70.000 personnes, pour soutenir son combat contre la corruption qui gangrène la plus grande démocratie du monde.

Et à faire plier les autorités indiennes, par deux fois.

Des scandales à répétition

Depuis plusieurs mois, l’Inde n’en finit plus de se réveiller avec l’annonce d’un nouveau scandale de corruption. Des affaires qui ont éclaboussé jusqu’au gouvernement du Premier ministre Manmohan Singh.

L'an dernier, son ministre des Télécommunications a dû démissionner après avoir été accusé d'avoir fait perdre au Trésor public jusqu'à 40 milliards de dollars lors d'une vente présumée frauduleuse de licences de téléphonie mobile. Des faits de corruption ont aussi entaché l'organisation, en octobre dernier, des Jeux du Commonwealth à New Delhi. L'ancien responsable de l'organisation est notamment soupçonné de détournement de fonds. Dernière affaire en date, les chefs de gouvernement de deux Etats indiens ont dû démissionner après des scandales dans les secteurs minier et foncier.

Dans son baromètre 2010 sur la corruption, l'ONG Transparency International classait l’Inde au 87e rang sur 178 pays. En 2005, la même organisation épinglait déjà sévèrement le sous-continent à travers une étude qui révélait que plus de 60% des Indiens avaient eu recours, lors de leurs contacts avec l’administration publique, aux pots-de-vin et au trafic d’influence.

"Aujourd'hui, le monde reconnaît notre potentiel à devenir l'une des plus grandes puissances économiques mondiales. Mais le problème de la corruption est un gros obstacle à une telle transformation", a d’ailleurs reconnu le Premier ministre lors de son discours prononcé à l'occasion de la commémoration de l'indépendance de l'Inde le 15 août 1947. Un texte dont il a consacré près de la moitié à la corruption. C'est dire l'écho qu'a reçu le combat d'Anna Hazare.

Une double victoire

L'histoire remonte au mois d'avril dernier. Le vieux militant avait, après un jeûne de plus de 100 heures, et grâce à un impressionnant soutien populaire relayé sur les réseaux sociaux, enregistré sa première victoire sur le gouvernement. Il avait obtenu des autorités qu'elles travaillent à une nouvelle loi, la "Jan Lokpal Bill" (nommée ainsi pour bien marquer son caractère populaire, "Jan" signifiant "peuple" en hindi) qui protégerait mieux le citoyen des abus de pouvoirs.

Un véritable coup de force, vu le peu d’empressement que les gouvernements successifs ont, depuis 40 ans, montré à l’égard de la lutte anti-corruption : un projet de loi en la matière traîne dans les tiroirs depuis 1966 faute d’avoir été voté au parlement ! Le texte soutenu par le mouvement d’Hazare prévoit notamment que les citoyens puissent s’adresser à un médiateur indépendant pour porter plainte contre des faits de corruption impliquant des fonctionnaires ou des ministres du gouvernement central, actuellement protégés par la loi. En outre, Hazare a obtenu que le projet de loi soit élaboré par une commission où siègent, pour moitié, des membres de la société civile et pas seulement des parlementaires.

Fort de ce premier succès, le militant a remis ça il y a quelques jours. Contestant le texte final du projet de loi anti-corruption présenté début août au motif qu’il dispense le Premier ministre et des magistrats de haut rang de devoir se soumettre à une éventuelle enquête du médiateur, Hazare a décidé de reprendre sa grève de la faim. Et pas question de se limiter à trois jours de jeûne comme le lui demandaient les autorités. Il comptait mener son combat "jusqu'à la mort". C'est ce qui lui a valu d'être arrêté le 16 août.

C'est alors que l'histoire a totalement échappé aux autorités indiennes. Dépassées par l'ampleur du mouvement de protestation que l'arrestation de ce nouveau guru a suscité, elles ont jeté de l'huile sur le feu en interpellant quelque 2 600 fidèles d'Hazare, relâchés très rapidement. "La population manifeste, le gouvernement s'écrase", titrait jeudi le quotidien indien The Times of India "Après avoir multiplié les gaffes, le pouvoir a été virtuellement mis à genoux, le 17 août, alors que des vagues de supporters d'Anna Hazare ont assailli New Delhi", commentait-il. L'activiste a d'ailleurs continué d'éprouver les nerfs des autorités indiennes depuis sa cellule, qu'il a refusé de quitter sans avoir obtenu gain de cause.

C'est donc en vainqueur, sous les acclamations d'une foule de supporters, qu'il a passé ce vendredi matin la porte de la prison de Delhi (photo ci-dessus) pour aller observer, sur l'esplanade Ramlila Maidan, les 15 jours de grève de la faim qu'il a fini par négocier avec la police.

Après s'être fendu d'une petite provocation supplémentaire depuis sa geôle, dans un message vidéo où il a laissé entendre qu'il pourrait de nouveau défier les autorités : "Ma santé est bonne. Je sens que je peux jeûner au-delà des 15 jours autorisés par le gouvernement. Je pourrais demander la permission pour une semaine supplémentaire. Je ne vais pas m'arrêter de lutter".

 

Polémiques

La première réaction face au succès rencontré par Anna Hazare a été la surprise.

Puis est venu le temps de l’explication : si les classes moyennes sont descendues en masse pour soutenir ce mouvement, c'est que leur ascension sociale est injustement entravée par la corruption et que, désabusées, elles n'apportent aucun crédit aux politiques pour faire changer les choses, ont relevé des universitaires indiens.

Avant que la polémique ne s’en mêle. Le personnage intrigue et fait débat.

D'un côté, des articles sont venus rappeler que Hazare, de son vrai nom Kisan Baburao, a derrière lui un passé d'ancien soldat mais surtout de militant qui s'est battu pour améliorer le sort des villageois de l'Etat indien du Maharashtra, d'où il est originaire. Il a reçu du gouvernement indien le prestigieux prix Padma Bhushan, en 1992, pour son travail dans le village Ralegan Siddhi qui lui doit son développement inédit.

De l'autre, des commentateurs lui ont reproché des méthodes et des soutiens peu glorieux. Anna Hazare souhaite que les hommes coupables de corruption soient punis de la peine de mort, relève ainsi le magazine Open. Et de rappeler qu'Hazare a déclaré à la télévision qu’il appréciait la justice du guerrier marathi Shivaji, qui avait l’habitude de couper les mains des corrompus. "La non-violence à 100 %, ça n’est pas possible", a-t-il déclaré. Difficile de reconnaître là un disciple de Gandhi. C'est surtout le soutien qu'il a apporté aux politiques rurales du chef du gouvernement de l'Etat indien du Gujarat, Narendra Modi, une figure de l’extrême droite hindoue impliquée dans le massacre de milliers de musulmans, qui lui a attiré les foudres des critiques. Il s'en est expliqué ensuite, soulignant qu'il ne partageait pas les vues politiques de Modi. Mais le mal était fait.

Autre sujet à controverse, le recours de la grève de la faim comme moyen de pression. "Les lois sont faites au Parlement, et non par des militants", a accusé le ministre indien de l’Intérieur, dans le sillage de certains commentateurs qui ont rappelé que Gandhi avait utilisé ce moyen à une époque où les Indiens ne vivaient pas en démocratie.

Le malaise sur la question de la grève de la faim a été nourri par deux épisodes récents. A la mi-juin, le combat d’un militant de 34 ans, Swami Nigamananda, a tourné au drame : il est mort après près de quatre mois de grève de la faim visant à dénoncer, lui aussi, la corruption et la pollution croissante dans le Gange. Un jour avant ce décès, le célèbre et très controversé gourou du yoga Baba Ramdev mettait, quant à lui, fin au jeûne qu’il avait entamé une quinzaine de jours plus tôt pour dénoncer "l'argent noir" placé selon lui sur des comptes à l'étranger et soupçonné de provenir de pots-de-vin ou de transactions illégales. Interpellé, Ramdev avait mis fin à sa grève, sans obtenir quoi que ce soit. N'est pas Anna Hazare qui veut.

Sarah Halifa-Legrand - Le Nouvel Observateur

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 23:40

Manifestation dimanche matin devant le siège du gouvernement à Dalian, nord-est de la Chine (Weibo).

La classe moyenne chinoise montre sa force : une vaste protestation d'habitants de Dalian, ville modèle du nord-est de la Chine, a obtenu dimanche du gouvernement la promesse de fermeture d'une usine chimique trop près du centre urbain qui inquiétait la population.

C'est la nouvelle classe urbaine chinoise, prospère et plus soucieuse de son environnement et de la santé de ses enfants, qui est descendue en masse dans la rue, à la suite d'appels à manifester diffusés la veille sur les réseaux sociaux du pays. Plus de 12 000 personnes se sont retrouvées devant le siège du gouvernement à Dalian pour réclamer la fermeture de ce complexe chimique menaçant.

Les craintes ont surgi la semaine dernière lorsque les intempéries dues au cyclone Muifa ont endommagé des digues dans la région, faisant craindre qu'en cas de dégâts plus grands, le complexe chimique voisin pourrait être atteint et menacer les millions d'habitants de la région. Le souvenir du tsunami du Japon voisin et de la tragédie de Fukushima n'est pas loin.

Les autorités n'ont pas mis longtemps pour réagir : elles se sont engagées dès dimanche à fermer l'usine sur le champ, et à la relocaliser dès que possible.

Manifestation dimanche matin devant le siège du gouvernement à Dalian, nord-est de la Chine (Weibo).

Manifs pour l'environnement

Une manifestation similaire avait eu lieu en 2009 dans le port de Xiamen, dans le sud de la Chine, pour empêcher la construction d'une usine chimique trop près de la ville. Mobilisée de la même manière par Internet, la manifestation avait obtenu gain de cause.

Les autorités veulent visiblement éviter toute confrontation avec la classe moyenne, devenue ces dernières années la base sociale du Parti communiste après les réformes économiques et le développement rapide du secteur privé. L'opinion publique est très remontée en ce moment à cause du récent accident de TGV près de Wenzhou, dans le sud du pays, et de la gestion calamiteuse de cette tragédie par le gouvernement.

Cet incident montre une nouvelle fois comment les réseaux sociaux et Internet en général ont un impact considérable sur la société chinoise et ses rapports avec les autorités. Et les tentatives de contrôle – les réseaux téléphoniques ont semble-t-il été bloqués un moment à Dalian dimanche – n'y font rien : la foule considérable réunie en peu de temps, et les milliers de photos qui circulent, et dont nous vous présentons une impressionnante sélection, montrent que le robinet d'informations est difficile à fermer.

Manifestation dimanche matin devant le siège du gouvernement à Dalian, nord-est de la Chine (Weibo).

Manifestation dimanche matin devant le siège du gouvernement à Dalian, nord-est de la Chine (Weibo).

Manifestation dimanche matin devant le siège du gouvernement à Dalian, nord-est de la Chine (Weibo).

Voir aussi le sujet d'Euronews avec des images d'amateurs de la manif. (voir la vidéo)


Photos : manifestation dimanche matin devant le siège du gouvernement à Dalian, nord-est de la Chine (photos diffusées sur le réseau Weibo, l'équivalent chinois de Twitter, via Global Voices Online et Twitter).

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 16:41

Le premier ministre britannique David Cameron avec une policière, à Croydon au sud de Londres, le 9 août 2011 (Stefan Rousseau/Reuters).

C'est le choc des images : celles de Londres en proie aux pires émeutes de mémoire de Londonien, et celles de la Bourse et de ces visages attérés de traders sous le choc. Qu'est-ce que ces deux scènes sans rapport apparent nous disent sur notre monde ?

La crise financière et la violence urbaine : le rapprochement est hasardeux, et pourtant, inévitable, ne serait-ce que parce que ces deux sujets se disputent la une des journaux sans qu'il soit aisé de les analyser à chaud.

Le rapprochement, pourtant, s'impose, car réduire les émeutes de Londres, comme le font de nombreux politiciens et journalistes britanniques, à de simples actes criminels, sans prendre en considération le contexte économique et social dans lequel elles se produisent, relève de l'aveuglement. Même si les scènes de pillage, la dégradation gratuite, et la violence sans but évident brouillent le sens et facilitent les analyses réductrices, comme en France en 2005, lors de l'explosion des banlieues.

« Observez et pleurez pour notre avenir »

C'est dans le Daily Telegraph, le vieux quotidien conservateur, pourtant, qu'à côté des éditoriaux « law and order », on trouve cette analyse de Mary Riddell, chroniqueuse du journal :

« Ce n'est pas une coïncidence si les pires violences que Londres a connues en plusieurs décennies se déroulent dans un contexte d'économie mondiale en train de s'effondrer.

Bien que l'épicentre de l'actuelle crise soit dans la zone euro, les gouvernements britanniques successifs se sont employés à cultiver la pauvreté, les inégalités, et l'inhumanité qui sont aujourd'hui exacerbés avec la crise financière.

L'absence de croissance de la Grande-Bretagne n'est pas un sujet de discussion ni même un argument pour accabler George Osborne [le chancelier de l'échiquier ou ministre de l'Economie et des Finances britannique, ndlr], pas plus que notre force de non-travail sans formation, démotivée et sous-éduquée, n'est une variable d'ajustement de notre bilan national.

Observez les équipes de casseurs à l'action dans les rues de nos villes, et pleurez pour notre avenir. La génération perdue s'entraîne pour la guerre. »

Excessif ? Réaction trop émotionnelle sous le coup des images des bâtiments en flamme et de l'« anarchie » qui monte, comme le titrent plusieurs quotidiens ?

Toujours plus d'austérité ?

La crise sociale a bon dos pour justifier des pillages insensés, répondent les apôtres de la répression et du « Kärcher » pour régler les problèmes. Mais la répression suffirait-elle pour résoudre la question du chômage massif (en Grande-Bretagne comme dans les quartiers défavorisés de France, comme en Espagne ou en Grèce), l'absence de perspective, des budgets sociaux décroissants, de l'insécurité ?

C'est là que la crise financière et la panique actuelle entrent en jeu. La crise financière, centrée sur la question de la dette et des équilibres budgétaires, pousse tous les gouvernements européens à plus d'austérité, à des réductions de dépenses publiques, à rogner et à diluer le modèle de société bâti dans l'après-guerre.

Comme l'ont joliment exprimé les « indignados » de Madrid, « nous ne sommes pas contre le système, c'est le système qui est anti-nous »…

Ces politiques, présentées comme inévitables pour « rassurer les marchés » et mettre fin à l'« esclavage » de la dette et du déficit, sont perçues par une part croissante de la population, en Europe, comme le prix payé par les pauvres pour un système qui est devenu fou, celui de la finance-reine.

110815_2011_p154.jpgEn 2008-2009, les citoyens ont assisté au sauvetage des banques qui avaient participé au système et avaient manqué d'y laisser leur peau ; en 2011, c'est à eux qu'on présente l'addition.

Les émeutes de Londres ne sont pas directement liées aux derniers épisodes de la crise financière, qu'il s'agisse des soubresauts de la zone euro ou de la dégradation de la note de la dette américaine… Mais elles font assurément partie du paysage social d'une Europe ultra-libéralisée et paupérisée (c'est en particulier vrai en Grande-Bretagne après les périodes choc de Thatcher et Blair), en train de subir des électrochocs (Irlande, Portugal, Grèce…) peut-être insupportables.

Les dirigeants politiques européens actuels, concentrés sur l'objectif prioritaire de sauver ce qui peut l'être du système monétaire et de leur crédit, comme ceux qui aspirent à diriger leurs pays demain, auraient tort de négliger les signaux qui sont envoyés par les populations. Sous la forme éminemment sympathique des « indignados » de Madrid, ou sous celle, sinistre, des émeutiers de Londres.

Photo : le premier ministre britannique David Cameron avec une policière, à Croydon au sud de Londres, le 9 août 2011 (Stefan Rousseau/Reuters).

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 16:25
Plus de 1 400 personnes ont été arrêtées samedi 9 juillet en Malaisie à Kuala Lumpur avant une manifestation de l'opposition réclamant des réformes électorales. "Ils ont été arrêtés principalement pour des rassemblements illégaux dans divers endroits de la capitale," a indiqué un porte-parole de la police.
Elles réclament que les prochaines élections générales, prévues d'ici 2013, soient "libres et transparentes".

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/07/09/vague-d-arrestations-a-kuala-lumpur-avant-une-manifestation-interdite_1546718_3216.html



L’esprit de la révolution égyptienne renaît place Tahrir

<<..."Aussi longtemps que nous n'aurons pas de parlement élu, la place Tahrir sera notre assemblée du peuple. Inshallah...>>

http://printempsarabe.blog.lemonde.fr/2011/07/08/lesprit-de-la-revolution-egyptienne-renait-place-tahrir/
  
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