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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 17:14

 

 

Source : http://blogyy.net

 

 

Tsipras attaque à nouveau les squats, cette fois à Athènes !

 
La tension monte à Athènes depuis l’aube, suite à une nouvelle agression du pouvoir contre le mouvement social et les réfugiés.
 
 
TSIPRAS ATTAQUE À NOUVEAU LES SQUATS, CETTE FOIS À ATHÈNES !
 
 
Huit mois après l’attaque surprise et simultanée de trois squats à Thessalonique le 27 juillet 2016*, Tsipras vient de recommencer ce matin à l’aube, mais cette fois au centre de la capitale.
 
C’est à nouveau un squat de réfugiés et de migrants qui a été la victime principale de sa répression policière : le squat « Scholeio » (École) de la rue Alkiviadou (Alcibiade), dans le quartier d’Acharnon, à 500 mètres d’Exarcheia .

Les 126 réfugiés et migrants, pour la plupart des familles syriennes (une cinquantaine d’enfants), ont été malmenés, effrayés et parfois trainés sur le sol dans la rue selon des témoins, avant d’être envoyés au centre d’identification des étrangers de Petrou Ralli. Ils rejoindront par la suite les indignes camps de rétention de l’Attique, pour la plupart conçus à l’initiative des dirigeants de l’Union européenne. Début 2016, Bernard Cazeneuve (alors ministre de l’intérieur) s’était déplacé en personne, accompagné par plusieurs dizaines de techniciens français pour faire ce sale boulot en Attique et dans plusieurs îles dont Lesbos.

Le squat « Scholeio » (Ecole), rue Alkiviadou

Simultanément, une deuxième attaque a été planifiée, à l’aube également, contre le squat « Villa Zografou », au cœur d’un parc tranquille de l’autre côté du Lycabette, qui était pourtant occupé depuis 2012 et offrait de nombreuses activités gratuites ou à prix libres à tous les habitants du quartier : projections de films, débats, activités sportives et artistiques, jardins partagés… 7 camarades anarchistes et antiautoritaires ont été arrêtés et transférés à la Division générale de la police de l’Attique (GADA) et le parc est bouclé par une armada de CRS (MAT).

Le squat « Villa Zografou »

Préparée en secret, l’ensemble de l’opération a été coordonnée par le sinistre Nikos Toskas, ministre de l’ordre public, homme de main de Tsipras et ancien général de l’armée à la retraite.
 
Alors que la journée avance, une forte présence policière vient d’être déployée dans plusieurs secteurs du centre d’Athènes, principalement autour d’Acharnon, Exarcheia, Zografou et derrière le parlement.
 
Parmi les premières ripostes du mouvement social, en ce moment même, des rassemblements ont commencé : place Gardenias à Zografou, place Exarcheia, mais aussi dans d’autres villes en solidarité avec les expulsés.
 
Le rassemblement de la place Exarcheia vient maintenant de se déplacer devant le nouveau squat « Gare » situé 74 rue Kalidromiou à Exarcheia. Une grande manif « Pas touche aux occupations » est prévue ce soir à Athènes, à 18 heures locales, au départ de la place Gardenias. Demain, il y aura également une manif à motos et d’autres actions (dont probablement plusieurs mauvaises surprises pour le pouvoir).
 
Une rumeur évoque un risque d’attaque dans les prochains jours au cœur même d’Exarcheia. Des assemblées ont prévu, dès ce soir, de débattre et de s’organiser pour parer à cette éventualité. Une attaque qui ne serait pas sans dommages collatéraux, quand on connait l’énorme capacité de résistance d’Exarcheia, qui plus est à quelques jours de l’arrivée du convoi solidaire** (avec son soutien politique, financier et matériel, et la présence dans le quartier des 57 camarades venus de France, Suisse, Espagne et Belgique).
 
A suivre…
 
Yannis Youlountas
 
* L’attaque des trois squats à Thessalonique le 27 juillet 2016 et les suites :
 
** Le convoi solidaire de 23 fourgons qui est attendu à Exarcheia le 28 mars :

 

 

 

 

Source : http://blogyy.net

 

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 14:06

                                                               

 

Source : http://fr.reuters.com

 

La Grèce ne cèdera pas à des exigences "irrationnelles" du FMI

mardi 7 février 2017 13h16
 
 
 

7 février (Reuters) - La Grèce souhaite la conclusion de la "revue" de son plan d'aide afin de pouvoir bénéficier du programme de rachats d'actifs de la BCE mais elle ne cèdera pas aux exigences "irrationnelles" du FMI pour de nouvelles mesures d'austérité après la fin de son plan en 2018, a dit mardi un porte-parole du gouvernement.

"Le gouvernement aspire à un accord qui débouchera sur la participation du pays au programme d'assouplissmeent quantitatif (de la BCE)", a déclaré Dimitris Tzanakopoulos à la presse.

"La position du gouvernement est claire et elle a été catégoriquement affirmée (...) notre objectif est de ne pas céder aux exigences "irrationnelles" du Fonds monétaire international, qui insiste pour décréter des mesures de prudence (austérité) une fois le plan terminé", a-t-il ajouté.

Dans sa revue annuelle de la politique économique de la Grèce, le FMI a appelé Athènes à élargir la base de l'impôt sur le revenu et rationaliser les dépenses de retraite.

Le rendement des obligations grecques à deux ans a bondi de plus de 100 points de base mardi, à près de 10%. (Renee Maltezou, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)

 

 

 

Source : http://fr.reuters.com

 

 

Source : http://www.lesinrocks.com

 

 

Le FMI juge la dette grecque “totalement intenable”

07/02/2017 | 11h09

Malgré le lourd tribut payé par la population pour sortir de la crise dans laquelle elle est engluée depuis des années, la Grèce est toujours plombée par un endettement énorme imposé par l’Europe. C’est le FMI lui-même qui s’inquiète du poids de cette dette qu’elle juge “totalement intenable” et qui appelle les Européens à se mobiliser pour réduire ce que doit Athènes.

 

Explosif sur le long terme

 

Le conseil d’administration du FMI – le Fonds monétaire international qui comprend 189 pays membres –  a examiné le rapport annuel sur l’économie hellène, sous perfusion financière internationale depuis 2010. Elle a rendu un document non encore rendu public mais obtenu par l’Agence France-presse particulièrement alarmiste.

“Même avec une application pleine et entière des réformes approuvées dans le cadre du programme d’aide, la dette publique et les besoins de financement vont devenir explosifs sur le long terme.” affirme le FMI.

 

“Pas un seul euro de plus pour l’austérité”

Rappelons que pour que le FMI accorde des prêts, la situation du pays  emprunteur doit être “viable”, et c’est pour cette raison que l’institution réclame des créanciers européens un allègement de la dette.

Face à cette demande les représentants de l’Europe semblent pour la plupart inflexibles, même si certains estiment “qu’un allégement de dette supplémentaire pourrait être requis pour rétablir la viabilité de la dette.”

Cependant les principaux intéressés, les Grecs, renaclent : pour le dirigeant grec Alexis Tsipras, il n’est pas possible d’aller plus loin dans les épreuves infligées à son peuple.

“Il est absolument hors de question de prendre des mesures d’austérité supplémentaires qui iraient au-delà de ce sur quoi nous nous sommes mis d’accord avec les créanciers• Nous n’ajouterons pas seul un euro de plus dans l’austérité !”

 

 

 

Source : http://www.lesinrocks.com

 

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 18:12

 

 

 

Source : http://www.cadtm.org/Documents-secrets-du-FMI-sur-la

 

 

Documents secrets du FMI sur la Grèce avec commentaires d’Eric Toussaint (CADTM)

5 janvier par Eric Toussaint

 

 

 

 

Nous mettons à la disposition du public francophone des documents tenus secrets par le FMI. Il s’agit de documents authentiques qui ont été mis à la disposition de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque par Zoe Konstantopoulou, la présidente du Parlement grec en fonction entre le 6 février et le 3 octobre 2015. Le contenu de ces 2 documents qui datent de mars et de mai 2010 est accablant pour le FMI.

Afin de convaincre le FMI, les dirigeants français, allemand et hollandais ont menti Le compte-rendu officiel de la réunion du 9 mai 2010 au cours de laquelle la direction du FMI approuvé un crédit de 30 milliards € à la Grèce montre très clairement qu’un nombre élevé de membres de la direction ont exprimé de très fortes critiques à l’égard du programme que l’institution s’apprêtait à mettre en œuvre. Certains d’entre eux ont dénoncé le fait que le programme visait à sauver les banques privées européennes qui étaient créancières de la dette publique et privée grecque, principalement quelques grandes banques françaises et allemandes. Plusieurs d’entre eux ont dénoncé une politique qui reproduisait ce qui avait conduit à la crise argentine de 2001 et à la crise asiatique de 1996-1997 (voir encadré avec la citation du directeur exécutif argentin). Plusieurs dirigeants ont dénoncé le fait que le noyau dirigeant du FMI avait modifié à l’insu des autres membres du conseil d’administration une des règles fondamentales qui conditionnent les crédits alloués par le FMI à ses membres. En effet, pour qu’un crédit puisse être octroyé par le FMI, il faut démontrer que ce crédit et le programme qui l’accompagne rendront soutenable le remboursement de la dette. Vu que cette condition ne pouvait pas être satisfaite dans le cas de la Grèce étant donné que la direction du FMI et les autorités européennes refusaient de réduire la dette grecque et d’y faire participer les banques privées, la condition mentionnée plus haut a été supprimée en catimini. Elle a été remplacée par un nouveau critère : la nécessité d’éviter un risque élevé de déstabilisation financière systémique internationale. La direction du FMI a justifié par l’urgence ce changement de critère non respectueux des règles de fonctionnement. Afin de convaincre ceux des dirigeants du FMI qui émettaient de très fortes réserves, les dirigeants français, allemand et hollandais ont menti en assurant que les banques de leur pays ne se débarrasseraient pas des titres grecs. Selon eux, les banques françaises, allemandes et hollandaises allaient conserver les titres grecs en leur possession afin de permettre la réussite du programme qui allait commencer. Or il est prouvé que les banques françaises, allemandes et hollandaises ont vendu massivement les titres qu’elles détenaient sur le marché secondaire en provoquant une aggravation de la crise grecque et en reportant sur le dos des contribuables européens, et en premier lieu sur le peuple de la Grèce, les risques qu’elles avaient pris et la crise qu’elles avaient très largement contribué à provoquer. Toujours pour lever les réticences de certains membres de la direction du FMI, les responsables du FMI en charge des relations avec la Grèce ont affirmé que des mesures sociales seraient prises pour éviter que les bas salaires et les petits retraités soient touchés par les mesures d’austérité. Ils ont menti. Pour emporter également l’accord des membres de la direction du FMI, ils ont affirmé que les banques grecques étaient saines et que leurs problèmes provenaient uniquement des risques que faisaient porter sur elles le poids d’une dette publique trop importante et d’un déficit public abyssal. C’était faux : les banques grecques se trouvaient dans un état désastreux. Toujours pour convaincre ceux des dirigeants qui doutaient, on leur a déclaré que le plan serait soumis pour approbation au Parlement grec. Or, en réalité, le programme a été imposé à la hussarde au parlement, sans possibilité d’amendement et en bafouant la constitution grecque, comme l’ont dénoncé à l’époque de nombreux juristes.

Le président de la BCE a menacé la Grèce de couper l’accès des banques aux liquidités de la BCE Pour convaincre les membres de la direction du FMI qui souhaitaient qu’on demande aux banques de participer « collectivement » à l’effort en acceptant une réduction de leurs créances, les responsables du dossier grec ont affirmé que les autorités grecques ne voulaient pas d’une réduction de la dette publique. Et le représentant grec, Panagiotis Rouméliotis, a confirmé cette version des faits. Plus tard, ce même représentant a affirmé que c’est sous la pression du président de la Banque centrale européenne (BCE) que la Grèce a déclaré qu’elle ne souhaitait pas une réduction de sa dette. Selon le représentant de la Grèce au FMI, Jean-Claude Trichet aurait menacé la Grèce de couper l’accès des banques grecques aux liquidités de la BCE. Il est certain que Jean-Claude Trichet a utilisé cette menace dans les mois au cours desquels le mémorandum a été négocié. Il est également avéré qu’il a utilisé la même menace à l’égard de l’Irlande quelques mois plus tard lors de la mise au point du mémorandum concernant ce pays. Il est également certain que les banquiers grecs, tout comme les banquiers français, allemands ou hollandais ne voulaient pas entendre parler d’une réduction de la dette grecque car ils n’acceptaient pas d’être mis à contribution pour assurer leur propre sauvetage. Les banquiers ont obtenu deux ans de répit afin de pouvoir se dégager et obtenir des compensations importantes.

Le FMI affirme très clairement que, vu l’appartenance de la Grèce à la zone euro, il lui est impossible de retrouver de la compétitivité en dévaluant sa monnaie. Du coup, le FMI considère qu’il faut dévaluer les salaires et les allocations sociales : c’est ce qu’on appelle la dévaluation interne. Elle fait des ravages en Grèce et dans d’autres pays périphériques au sein de la zone euro. Le contenu de ces documents secrets conforte le jugement porté par la Commission pour la vérité sur la dette : les dettes réclamées par le FMI à la Grèce sont illégitimes, illégales, odieuses et insoutenables (voir le chapitre 8 du rapport de la commission)

Comment fonctionne le FMI ?

À l’aide de l’organigramme simplifié du FMI ci-dessous, Michel Husson précise le fonctionnement du FMI.


Source : FMI, Comment les décisions sont prises au FMI, Avril 2016

« Une décision comme le plan d’aide à la Grèce est prise par le Conseil d’administration, sur la base d’études préparatoires commandées par la direction générale aux services compétents. Le staff emploie 2400 personnes, dont la moitié d’économistes.
Entre les économistes du staff et la direction générale, il existe des interactions variables ou plutôt des liens plus ou moins distendus qui ne concernent pas de la même manière l’ensemble des économistes payés par le FMI. Dans certains cas, la bride est relâchée et l’on obtient des études qui frisent l’hétérodoxie. Mais quand on passe aux affaires sérieuses, la courroie de transmission fonctionne à l’envers et les économistes ont alors pour fonction d’assurer la défense et l’illustration des orientations politiques
. » |1|

Dans la traduction des documents du FMI ci-dessous, nous utilisons les termes de « directeurs exécutifs » pour désigner les membres du « conseil d’administration » (Executive Board) du FMI. Nous utilisons le terme « staff » pour désigner les « services » du FMI.

En premier lieu, nous proposons à la lecture le compte-rendu de la réunion du conseil d’administration du FMI du 9 mai 2010 car il met en évidence les divergences internes et n’est pas rédigé dans la langue de bois habituelle du FMI. Ce compte-rendu officiel sort tout à fait de l’ordinaire. Il est certain qu’il n’a pas été apprécié par les principaux dirigeants de cette institution despotique et mortifère. À vous de lire et de vous faire une opinion.

 

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Première page du document - version annotée

10 mai 2010

STRICTEMENT CONFIDENTIEL

Sujet :Réunion du Conseil d’administration à propos de la demande d’un Accord de confirmation (Stand-By Arrangement, SBA) pour la Grèce – 9 mai 2010

Le Conseil d’administration a adopté à l’unanimité la demande formulée par la Grèce afin d’obtenir un Stand-By Arrangement (SBA) sur trois ans pour un total de 30 milliards d’euros (26,4 milliards DTS), soit 32 fois le quota grec, le plus important programme adopté par le Fonds à ce jour. Les partenaires de la zone euro participeront à une aide financière bilatérale à hauteur de 80 milliards d’euros. Le montant total de 110 milliards d’euros couvrira le manque attendu de financements publics durant la période d’application du programme. Pour chaque paiement qui aura lieu durant la période d’application du programme, la Grèce s’est engagée à utiliser les ressources du FMI et de la Commission européenne (CE) dans un ratio constant de 3 pour 8.

Les principaux objectifs du programme sont : (i) de réduire le déficit budgétaire en-dessous de 3 % du PIB d’ici à 2014, le ratio dette/PIB devant commencer à se stabiliser à partir de 2013, puis décliner progressivement ; (ii) de sauvegarder la stabilité du système financier à travers l’établissement d’un Fonds de stabilité financière (FSF) entièrement indépendant qui soutiendra les banques si nécessaire |2| ; et (iii) de restaurer la compétitivité de l’économie grecque à travers des réformes structurelles complètes.

En plus des mesures budgétaires déjà adoptées par les autorités au début de l’année 2010 (totalisant 5 % du PIB), le programme envisage un ajustement budgétaire de départ de 11 % du PIB entre 2010 et 2013. Toutes les mesures ont été identifiées, les principales étant : (i) une augmentation des recettes fiscales à hauteur de 4% du PIB, principalement par une TVA plus élevée ; (ii) une réduction significative des dépenses à hauteur de 5,2 % du PIB, principalement à travers l’abolition des 13e et 14e mois de salaire pour les fonctionnaires ainsi que des 13e et 14e mois de pension, tant dans le secteur public que dans le secteur privé, à l’exception de ceux qui ont de bas salaires ou de basses pensions ; et (iii) des mesures budgétaires structurelles à hauteur de 1,8 % du PIB.

Tout en soutenant le programme, plusieurs directeurs exécutifs non-européens ont soulevé de nombreuses critiques.


1. Une demande d’aide du Fonds arrivée trop tard

Selon certains directeurs exécutifs (Australie, Canada, Chine, Russie, Suisse), le caractère tardif de la demande d’aide révélait des défauts dans l’architecture de la zone euro, y compris dans sa stratégie de communication (portant plutôt à confusion), qui semblait « parcellaire » selon le directeur étatsunien. Le directeur exécutif allemand a clarifié le fait qu’en l’absence d’une disposition appropriée dans le Traité de Maastricht, l’Union européenne avait dû rapidement concevoir un mécanisme d’assistance financière, désormais entièrement opérationnel. Il a été largement remarqué que six directeurs exécutifs européens (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Pays-Bas et Danemark) avaient publié un communiqué commun soutenant l’accord du SBA à la Grèce.


2. Des hypothèses de croissance optimistes

Les directeurs exécutifs chinois et suisse ont mis l’accent sur le fait que la croissance déterminerait à terme la capacité de la Grèce à se débarrasser du fardeau de sa dette. Un seul écart au scénario de référence du programme suffirait à faire dérailler l’objectif de consolidation budgétaire, mettant en danger la soutenabilité de la dette. Le staff du FMI a répondu en mentionnant qu’il pouvait à l’inverse y avoir des risques à la hausse, en raison des incertitudes sur l’ampleur de l’économie informelle.


3. Risques liés au programme

En raison de l’ajustement budgétaire à deux chiffres face auquel se retrouve la Grèce, certains directeurs exécutifs (Argentine, Australie, Canada, Brésil et Russie) ont souligné les risques « immenses » que comporte le programme (ainsi que le risque de réputation qui s’en suivrait pour le Fonds). Certains ont comparé la situation grecque à celle de l’Argentine avant la crise de la fin 2001.

1er Encadré réalisé par le CADTM et inséré dans le texte du FMI afin de le rendre plus compréhensible.

Pablo Pereira, le représentant argentin, critique sans ambages l’orientation passée et présente du FMI : « Les dures leçons de nos propres crises passées sont difficiles à oublier. En 2001, des politiques similaires ont été proposées par le Fonds en Argentine. Ses conséquences catastrophiques sont bien connues (...) Il y a une réalité qui ne fait aucun doute et qui ne peut être contestée : une dette qui ne peut pas être payée ne sera pas payée sans une croissance soutenue (...) Nous savons trop bien quelles sont les effets des « réformes structurelles » ou des politiques d’ajustement qui finissent par déprimer la demande globale et, par conséquent, les perspectives de reprise économique (...) Il est très probable que la Grèce finisse plus mal en point après la mise en œuvre de ce programme. Les mesures d’ajustement recommandées par le Fonds vont réduire le bien-être de sa population et la capacité réelle de remboursement de la Grèce ». 

D’un autre côté, le directeur exécutif russe a fait remarquer que, par le passé, d’autres programmes du Fonds (par exemple au Brésil et en Turquie) que l’on estimait particulièrement risqués se sont finalement révélés être des succès.
Le staff du FMI a lui-même reconnu les risques exceptionnellement élevés du programme, notamment dans leur évaluation de la soutenabilité de la dette à propos de laquelle ils déclarent : « dans l’ensemble, le staff considère que la dette est soutenable sur le moyen terme, mais des incertitudes de taille sur ce sujet rendent difficile toute affirmation catégorique qui dirait qu’il y a une forte probabilité que la dette soit soutenable ».

Le staff du FMI a souligné que la crédibilité du programme repose en partie sur le fait qu’il permet à la Grèce de ne pas devoir retourner sur les marchés financiers avant longtemps (un à deux ans). La mise en place effective du programme conduirait à des excédents budgétaires considérables dont on estime qu’ils rassureront les marchés malgré le niveau élevé de la dette publique.

Le staff du FMI admet que le programme ne fonctionnera pas sans la mise en œuvre de réformes structurelles. À cet égard, les autorités auront pour plus grand défi de vaincre l’opposition féroce des intérêts particuliers. Le directeur exécutif australien a mis l’accent sur le fait qu’il existe un risque à répéter les erreurs commises durant la crise asiatique, en ce qui concerne le fait d’imposer trop de conditionnalité structurelle. Alors que la conditionnalité structurelle du Fonds est vitale au niveau « macro », celle imposée par la Commission européenne ressemble à une « liste de courses » (« shopping list ») - un inventaire à la Prévert ou un catalogue des Trois Suisses.

Le staff du FMI reconnait que le programme mettra certainement la société grecque au défi. Le staff du FMI a rencontré les principaux partis d’oppositions, organisations non-gouvernementales et syndicats. Selon le staff du FMI, la « chose frappante » est que le secteur privé soutient entièrement le programme, vu comme l’instrument qui permettra de mettre fin à de nombreux privilèges du secteur public.

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Extrait du document - page 3 - version annotée

4. Restructuration de la dette.

Plusieurs directeurs exécutifs (Argentine, Brésil, Inde, Russie et Suisse) ont regretté l’absence d’un volet dans le programme : celui-ci devrait avoir inclus la restructuration de la dette et la « participation du secteur privé » (Private Sector Involvement, PSI), afin d’éviter, selon le directeur brésilien, « un bail-out des détenteurs privés de la dette grecque, principalement des institutions financières européennes ». Le directeur argentin a largement critiqué le programme en ce que celui-ci semble répéter les erreurs (c’est-à-dire un resserrement budgétaire insoutenable) qui ont préparé la crise argentine de 2001. À la surprise des autres directeurs exécutifs européens, le directeur suisse a répété énergiquement les inquiétudes mentionnées ci-dessus en ce qui concerne l’absence d’une mesure de restructuration de la dette dans le programme, et a pointé du doigt la nécessité de reprendre les discussions concernant un mécanisme de restructuration des dettes souveraines.

Le staff du FMI a fait remarquer que la restructuration de la dette avait été écartée par les autorités grecques elles-mêmes. Bien qu’il y ait eu des discussions sur le PSI, il était impossible de reproduire l’expérience de la Bank Coordination (« Vienna ») Initiative, en raison de la dispersion des titres publics grecs entre un nombre indéfini de porteurs. En outre, M. Lipsky a souligné le fait que 90% de ces titres ne comportent pas de clause d’action collective, ce qui rendrait une restructuration encore plus difficile.

Les directeurs exécutifs néerlandais, français et allemand ont fait part au conseil d’administration des engagements de leurs banques commerciales destinés à soutenir la Grèce et plus largement à maintenir leur exposition.

2e Encadré réalisé par le CADTM et inséré dans le texte du FMI afin de le rendre plus compréhensible :

Une socialisation des pertes des banques privées et une thérapie de choc qui rappelle ce qui s’est passé en Amérique latine et en Asie

Voici un extrait de la déclaration du directeur exécutif brésilien concernant l’absence de processus de restructuration dans le programme :
« En l’état, le programme risque de remplacer un financement privé par un financement public. Pour le dire en des mots plus forts, il pourrait être vu non pas comme un plan de sauvetage de la Grèce, qui aurait à subir un violent ajustement, mais comme un bail-out des détenteurs privés de la dette grecque, principalement des institutions financières européennes. »

Le directeur exécutif argentin a quant à lui déclaré :
« Dans la mesure où nous traversons encore une crise systémique mondiale, la stratégie de resserrement budgétaire et d’isolation du pays en le blâmant pour son indiscipline budgétaire passée ou son manque de compétitivité, sera très probablement un échec. […]
Un partage intelligent et équitable du fardeau que représentent les coûts de la crise aurait été souhaitable pour la réputation du Fonds (en l’état, il risque d’être accusé de simplement faire gagner du temps, ou de garantir aux banques qu’elles seront entièrement remboursées dans l’année qui arrive, avant que l’inévitable se produise), et cela aurait été encore plus souhaitable pour la population grecque et pour les prévisions de croissance du pays.
 »

Le directeur allemand a ensuite répondu la chose suivante :
« Je peux informer les directeurs exécutifs que les banques allemandes envisagent de soutenir la Grèce, mais je dois également souligner que cela se fera notamment, ou uniquement, sur une base volontaire. Il ne s’agit pas d’une restructuration de dette, il s’agit d’actions volontaires. Je n’ai pas d’information définitive pour le moment, mais je sais que ces banques veulent maintenir une certaine exposition aux banques grecques, ce qui signifie qu’elles ne vendront pas de titres grecs et qu’elles maintiendront leurs lignes de crédit à la Grèce. »

Le directeur français a fait une déclaration dans le même sens :
« Plus tôt cette semaine, une réunion s’est tenue entre nos principales banques et ma ministre, Mme Lagarde |3|. J’aimerais souligner ce qui a été publié à l’issue de cette réunion, à savoir un communiqué dans lequel ces banques françaises s’engagent à maintenir leur exposition en Grèce pendant toute la durée du programme […]. Il est donc clair que les banques françaises, qui figurent parmi les banques les plus exposées en Grèce, vont faire leur travail. »

Enfin, le directeur néerlandais a déclaré :
« Les banques néerlandaises, après avoir consulté notre ministre des Finances, ont annoncé publiquement qu’elles joueraient leur rôle et soutiendraient le gouvernement grec et les banques grecques.  »

En réalité, comme le suspectaient plusieurs directeurs exécutifs du FMI, et comme l’a montré le rapport de la Commission pour la vérité sur la dette grecque, la finalité réelle de l’accord était de donner le temps aux banques des pays les plus forts de la zone euro de se débarrasser des titres grecs.

Le graphique ci-dessous montre très bien que les banques françaises, allemandes, hollandaises, belges, autrichiennes, italiennes, … se sont délestées des titres grecs au cours des années 2010 et 2011.

Exposition des banques étrangères en Grèce (en Mds d’euros)

Source : BRI, Consolidated Ultimate Risk Basis.

Nous montrerons dans un autre article que c’est la BCE qui les a aidées directement à se débarrasser des titres grecs en les protégeant contre les pertes qu’elles auraient dû affronter.

Le refus des créanciers d’accepter une décote sur leurs titres grecs eut pour conséquence un accroissement de la dette souveraine grecque qui passa de 299 à 355 Mds d’euros entre la fin de l’année 2009 et la fin de l’année 2011, ce qui représente une augmentation de 18,78 %. Au cours des années 2010-2013, une récession sans précédent fut provoquée par les politiques dictées par le Fmi et le reste de la Troïka. Aucun des pronostics du FMI concernant l’amélioration des finances de la Grèce ne s’est concrétisé. Les résultats du mémorandum de 2010 constituent un démenti complet aux prévisions optimistes du FMI.

5. Modalités des évaluations communes FMI/CE/BCE du programme.

Certains directeurs exécutifs (Chine, Égypte et Suisse) ont souligné le risque que des évaluations communes révèlent des différences de jugement entre les trois institutions impliquées (FMI/CE/BCE). Le staff du FMI a spécifié que des représentants de ces trois institutions seraient « assis à la même table au même moment ». Le Fonds est une institution indépendante et mènera les évaluations en conséquence. En principe, si la CE n’acceptait pas de verser sa part de financement en raison de conditionnalités non respectées par les autorités grecques, le Fonds pourrait bloquer sa part de financement en raison d’un manque d’assurances financières. Mais cela ne semble être qu’une possibilité théorique. En réalité, le chef de mission en Grèce (M. Thomsen) a insisté sur le fait que « la coopération a bien débuté », puisque lors des discussions à Athènes, la BCE a entrepris de s’occuper des problèmes du secteur financier, la Commission européenne des problèmes structurels, et le Fonds des problèmes budgétaires. La coopération est une force du programme, et s’exerce dans un système d’équilibre des pouvoirs.


6. Le statut de « créancier privilégié » du FMI.

Le directeur exécutif étatsunien (soutenu par le Brésil et la Suisse) a souligné qu’en raison du statut de créancier privilégié du FMI, le prêt de ce dernier serait considéré supérieur aux prêts bilatéraux de pays membres de l’UE sous supervision de la Commission européenne. Le staff du FMI a confirmé cette supériorité en raison de la nature de bien public que revêt le financement du Fonds, supériorité qui ne va pas à l’encontre des règles du Club de Paris.


7. Critère n°2 pour un accès exceptionnel aux ressources du Fonds.

Le directeur exécutif suisse (soutenu par l’Australie, le Brésil, l’Iran) a fait remarquer que le staff du FMI avait « silencieusement » modifié les documents officiels (c’est-à-dire sans autorisation préalable du conseil d’administration) afin d’en changer le critère n°2 pour l’accès exceptionnel aux ressources du Fonds, en étendant cet accès aux cas dans lesquels il existe un risque élevé de déstabilisation financière systémique internationale (« a high risk of international systemic spillover effects »). Le directeur du département juridique (The General Counsel) a clarifié le fait que cette décision était justifiée par la nécessité d’agir de manière expéditive, en se basant sur l’hypothèse que le conseil d’administration donnerait son approbation lors du compte-rendu suivant. Ce changement dans la politique d’accès aux ressources était nécessaire car la Grèce ne pouvait pas représenter une exception, en raison du fait que les politiques du Fonds doivent être applicables uniformément à tous les Etats membres.

Contributeur : F. Spadafora

Fin du compte-rendu officiel réalisé par le FMI.

Extrait du document - version annotée

Deuxième document du FMI, il date du 25 mars 2010
Fonds Monétaire International (FMI)

 

SECRET

Grèce – Questions clés
[25 mars 2010]

La Grèce a besoin d’un programme d’ajustement sur plusieurs années incluant un large filet de sécurité financier. Elle a besoin de plus de temps que ce qui lui est actuellement imparti en vertu du pacte de stabilité et de croissance (PSC) afin d’ajuster son équilibre budgétaire, de contrôler sa dette et de mettre en œuvre les réformes structurelles permettant de restaurer sa compétitivité. Durant cette période de transition, les besoins de financement seront importants, l’économie sera très sensible aux chocs négatifs, et la tension sera élevée pour l’ensemble de la société également. Les marchés des capitaux ont besoin de signaux d’assurance forts pour permettre à ces efforts de s’inscrire dans la durée, ou bien les taux d’intérêt des titres grecs ne redescendront pas et rendront insoutenables les dynamiques d’endettement. Le défi va bien au-delà de la résolution des problèmes à court terme qui résulteront des quelques paiements d’amortissement des mois d’avril et de mai de cette année.

L’économie n’est pas compétitive. Peu de réformes ont été mises en œuvre, l’économie reste relativement fermée, et la compétitivité a chuté d’environ 25% depuis l’adoption de l’euro, tandis que les prix domestiques ont toujours dépassé la moyenne des pays de la zone euro. Le solde des comptes actuel, même en période de récession, reste à un niveau de 11% du PIB.

La politique budgétaire a été peu ambitieuse. Tandis que les dépenses en salaires et en allocations, comme les réductions d’impôts, ont été importantes, les dépenses hors paiement des intérêts de la dette ont bondi à hauteur de 8% du PIB entre 2000 et 2009, et les recettes ont diminué de 3%, fragilisant l’équilibre budgétaire de 11% du PIB depuis 2000. La dette publique a augmenté pour atteindre 115% du PIB.

La déflation et la croissance faible rendront ce fardeau d’endettement plus difficile à gérer. Sans recours à des modifications du taux de change, la Grèce doit faire face au double défi de restaurer sa compétitivité à travers la dévaluation interne – ce qui est toujours long et laborieux – tout en mettant en œuvre un ajustement budgétaire ambitieux. Cela forcera la Grèce à entreprendre des coupes dans les salaires nominaux et dans les allocations sociales – un scénario de désinflation selon lequel le PIB nominal diminuera certainement durant plusieurs années. Les dépenses domestiques, qui sont à la base des rentrées fiscales, seront forcément faibles. Ainsi, par rapport au PIB, le déficit budgétaire et la dette resteront sous une pression à la hausse, même si un ajustement budgétaire significatif était mis en œuvre : malgré des mesures ambitieuses à hauteur de 4% du PIB cette année, il est attendu que le déficit atteigne 11,5% du PIB l’année prochaine. Un ajustement budgétaire fort et prolongé est nécessaire afin de renverser la tendance à la hausse du ratio d’endettement à laquelle la Grèce est confrontée dans les conditions actuelles.

Mais l’ajustement budgétaire doit aussi être réaliste. Même avec des mesures budgétaires additionnelles s’élevant à 2-2,25% du PIB chaque année durant les cinq prochaines années, le ratio de la dette par rapport au PIB s’élèverait à environ 150% du PIB d’ici à 2013, avant de se stabiliser puis de diminuer lentement. Un ajustement plus rapide – tel qu’impliqué par l’objectif d’un déficit de 3% du PIB d’ici à 2012 fixé par le PSC – sera très risqué : la Grèce est une économie relativement fermée, et la contraction budgétaire qu’impliquerait cet ajustement provoquerait une contraction brutale de la demande domestique et une profonde récession qui lui serait liée, détruisant sévèrement le tissu social. De plus, cela semble difficilement faisable puisque des coupes durables dans les dépenses nécessitent des réformes et des changements dans les programmes de prestations sociales qui demanderont du temps afin de les mettre en œuvre et d’en tirer des résultats.

Le système bancaire pose un autre risque important. Avec la dégradation de la situation économique de l’État, les banques ont été mises sous pression pour trouver des financements, mises à l’écart des lignes de crédit interbancaires comme du financement en gros, et, récemment, ont perdu des dépôts. Les banques ont recours à la BCE pour rester à flot, mais ceci n’est pas une solution durable. De plus, le lent déclin économique qui nous attend va faire augmenter le nombre de crédits non recouvrables de manière significative, et il est possible, et même probable, que le gouvernement devra injecter du capital afin de stabiliser le système bancaire et de sauvegarder les dépôts. Ces sommes s’ajouteraient aux besoins de financement du gouvernement, qui sont déjà importants.

Le financement doit rester important. En raison du fait que la réduction du déficit prend du temps tandis qu’il faut rembourser et refinancer le capital emprunté, les besoins d’emprunts du secteur public atteindront en moyenne autour de 50 milliards d’euros en 2010-2012, même avec des mesures budgétaires à hauteur de 2 à 2,5% du PIB chaque année, telles que cela a été présenté plus haut. Et cela ne tient pas compte du besoin potentiel d’un sauvetage public du système bancaire.

C’est pourquoi les marchés de capitaux sont inquiets. Les marchés financiers anticipent et perçoivent que la période qui s’ouvre va être difficile. L’augmentation continue du ratio de la dette menace la notation de l’État et accroît les rendements exigés par les acheteurs de titres grecs. Les marchés ont besoin d’être assurés qu’un défaut de paiement n’est pas à l’ordre du jour avant d’engager plus de fonds.


Traduction de l’anglais vers le français par Nathan Legrand
en collaboration avec Éric Toussaint.

 

Documents visible ici

 

Notes

|1| Michel Husson, Grèce : les « erreurs » du FMI, 2 septembre 2016

|2| Note du CADTM : il s’agit du Fonds hellénique de stabilité financière créé en juillet 2010. Voir le site officiel

|3| Christine Lagarde était, à l’époque, ministre dans le gouvernement du président N. Sarkozy. En 2011, elle est devenue directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

Eric Toussaint

docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, porte-parole du CADTM international et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est l’auteur des livres Bancocratie, ADEN, Bruxelles, 2014 ; Procès d’un homme exemplaire, Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet des livres AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège. Il a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015 par la présidente du Parlement grec. Cette commission a fonctionné sous les auspices du parlement entre avril et octobre 2015. Suite à sa dissolution annoncée le 12 novembre 2015 par le nouveau président du parlement grec, l’ex-Commission poursuit ses travaux et s’est dotée d’un statut légal d’association sans but lucratif.

 

 

 

Source : http://www.cadtm.org/Documents-secrets-du-FMI-sur-la

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 18:31

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

Grèce : démocratie introuvable !

28 décembre 2016 par Yorgos Mitralias

 

 

 

 

En matière de déni de démocratie, il y a eu évidemment l’illustre précédent du résultat, jamais respecté, du referendum français de 2005 sur la constitution européenne. Mais quand même, ce qui s’est passé en Grèce en ce funeste mois de juillet 2015 n’a pas son pareil dans l’histoire de l’Europe (anti)démocratique. Jugez-en vous-même…

La foule en délire devant le Parlement grec était en train de fêter l’écrasante victoire du Non à l’austérité, aux memoranda et à la Troïka, quand, à deux pas de là, celui qui était alors ministre des Finances, Yanis Varoufakis, entrait dans le Palais Maximou et… restait figé, bouche bée : le noyau dirigeant de ses collègues, le Premier ministre Tsipras en tête, offrait un spectacle à l’opposé de la liesse populaire de la place Syntagma. Tête baissée et répétant « et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? », les ministres du gouvernement de la « gauche radicale » (Syriza) semblaient désespérés et abattus par la victoire du Non. Un Non qu’ils avaient tant souhaité en public durant toute la semaine précédente ! |1|

Les événements qui ont suivi cette scène si didactique ont constitué un des dénis de démocratie les plus éclatants de l’histoire moderne. Moins d’une semaine (!) après le Non catégorique (61,5 %) du peuple grec, le même Premier ministre et le même gouvernement de la gauche dite « radicale », qui avaient défendu ce Non publiquement de toute leur force, acceptaient, pratiquement sans conditions, toutes les exigences des créanciers du pays. C’était comme si le referendum n’avait jamais existé, comme si le peuple grec n’avait jamais exprimé sa volonté…

En réalité, tout avait été méthodiquement préparé et organisé pour illustrer et rendre crédible la célèbre phrase du président de la Commission J.C. Juncker « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » ! D’ailleurs, comme le cas grec était devenu emblématique pour tout le monde (de gauche comme de droite), il fallait que la leçon soit exemplaire, dépourvue de toute ambiguïté, aussi claire et nette qu’un coup de massue sur la tête non seulement des pauvres citoyens grecs, mais aussi des citoyens de toute l’Europe !

Nous voici donc au cœur de la question brûlante du déni de démocratie au temps de la grande crise existentielle du capitalisme néolibéral. À la différence de ce qui se passait jadis, ou même il y a encore une décennie, les besoins actuels du système lui imposent maintenant de pratiquer le déni de démocratie comme une provocation quasi quotidienne, de façon systématique et avec la plus grande arrogance, comme un défi lancé en permanence à ses malheureux sujets tentés par le désir de (lui) résister. Quoi de mieux, alors, qu’un gouvernement de gauche, et même de la gauche radicale, pour faire le sale boulot et servir d’instrument de cette provocation. La leçon donnée aux peuples européens devait être implacable et, manifestement, elle l’a été au-delà de tout attente de ceux d’en haut qui nous gouvernent.

Cependant, en ces temps de guerre sociale déclarée, de telles leçons doivent être répétées à l’infini et continuellement renouvelées. D’où la « mode » de nos gouvernements européens de contourner, ou plutôt d’ignorer systématiquement les parlements, de gouverner par ordonnances sans même chercher à sauver les apparences. En somme, de bafouer ce qui reste de « leur » démocratie parlementaire moribonde…

Mais, pour nos gouvernants, il ne s’agit pas seulement de gouverner par ordonnances. L’entreprise de démolition du système parlementaire (bourgeois) exige de le rendre aussi inopérant, inutile et même ridicule que possible aux yeux de nos sociétés. D’où, par exemple, l’ « exploit » surhumain des 152 ou 153 députés de la majorité parlementaire grecque qui votent toujours « comme un bloc » en faveur des projets de lois de 1 000 ou 1 200 pages… qu’ils ont lus, compris et approuvés dans la seule nuit précédant le vote ! L’apothéose de la démocratie (bourgeoise) dans toute sa splendeur décadente…

Ceci étant dit, rien n’illustre mieux ce déni néolibéral de démocratie que le sort que nos gouvernants réservent habituellement au désir (bien légitime) de leurs sujets de connaître en profondeur ce qu’est et en quoi consiste la source de leurs malheurs, la tristement célèbre dette publique de leurs pays. Nous voici donc devant le désir populaire d’auditer cette dette publique qui nous accable, réalisé - dans le cas grec - par la très sérieuse Commission pour la Vérité instituée à l’initiative de celle qui était alors la présidente du Parlement grec.

Comme il s’agissait d’une première européenne et la contagion se profilait à tout instant à l’horizon, ce sacrilège impardonnable, cette tentative de « pénétrer dans la zone interdite, dans le saint des saints du système capitaliste, là où, par définition, n’est toléré aucun intrus ! » |2|, méritait toute la sévérité des gouvernants grecs et européens. Et la suite des événements a confirmé les pires craintes. Non content d’ignorer les conclusions des travaux de cette commission indépendante, internationale et tout à fait respectable, le gouvernement Tsipras, tous les partis parlementaires, les grands médias et évidemment leurs patrons européens, ont fait du zèle quand il s’agissait de la calomnier et même de la ridiculiser. Et pour compléter le tableau, le nouveau président du Parlement grec procédait à la dissolution de la Commission, allant même jusqu’à saisir ses locaux et ses archives ! Et, comble de l’acharnement, il effaçait toute trace de son existence des registres de la chaîne parlementaire. L’intrus non seulement n’avait pas été toléré, mais il avait aussi été châtié de façon exemplaire pour que la Commission d’audit grecque ne fasse pas d’émules…

Après cette litanie d’horreurs antidémocratiques, on serait en droit de se demander le pourquoi de cet extraordinaire acharnement antidémocratique, à première vue inexplicable. Ce n’est pas alors un hasard que la réponse la plus autorisée nous vienne de l’intérieur du saint des saints de l’Union européenne, du cœur même de la Commission, de la baronne, dirigeante des Travaillistes britanniques et – surtout – « Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité » Catherine Ashton ! Dans le rapport du très officiel Institut d’Études de Sécurité de l’Union Européenne, daté de 2010 et intitulé « Quelle défense européenne en 2020 ? », dont notre bonne baronne Ashton – qui était alors n° 2 de l’Union européenne - avait écrit la longue introduction, nous lisons que la mission de l’UE est de… « Protéger les riches du monde contre les tensions et les problèmes des pauvres. Puisque la proportion de la population mondiale vivant dans la misère et la frustration continuera d’être très élevée, et les tensions entre ce monde et le monde des riches continueront de s’accentuer, avec les conséquences que cela suppose. »

La conclusion n’est pas difficile et même plutôt évidente : quand les plus haut dirigeants de l’UE, son président de la Commission et son ministre des affaires étrangères et de la défense, font preuve d’un tel cynisme, avouant publiquement et sans mâcher leurs mots, que l’UE se fout éperdument de la démocratie parce qu’elle se soucie en toute priorité de protéger les riches de la colère des pauvres, alors personne ne peut dire qu’on n’a pas été prévenu. Quand ceux d’en haut déclarent la guerre sociale à ceux d’en bas, la démocratie devient inexorablement un luxe réservée à l’oligarchie… mais aussi un cri de guerre des opprimés.

 

Cet article a été commandé et publié par l’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB)

Notes

|1| Interview de Y.Varoufakis aux médias australiens (13 juillet 2015)

|2| Voir le texte « Face à la dette : l’appétit vient en auditant »

 

 

Yorgos Mitralias

Journaliste, Giorgos Mitralias est l’un des fondateurs et animateurs du Comité grec contre la dette, membre du réseau international CADTM et de la Campagne Grecque pour l’Audit de la Dette. Membre de la Commission pour la vérité sur la dette grecque et initiateur de l’appel de soutien à cette Commission.

 

 

Source : http://www.cadtm.org

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 22:09

 

 

Source : https://france.attac.org

 

Les dispensaires autogérés grecs

 

Résistances et luttes pour le droit à la santé

 

 

L’effondrement du système de santé est certainement une des conséquences les plus tragiques de la crise économique et sociale qui secoue la Grèce. Selon Médecins du monde, 25 à 30 % des personnes qui se présentent aujourd’hui à l’hôpital sont refusées. Fermeture de dizaines d’hôpitaux, réduction drastique des effectifs, multiplication des suicides et des maladies mentales, pénurie de médicaments, pourcentage croissant de la population privé d’accès aux soins : face à cette situation les Grecs ont réagi en créant des structures solidaires gratuites et autogérées pour prendre en charge collectivement les questions de santé.

 

Ces nouveaux dispensaires gratuits couvrent l’ensemble du territoire et ce sont des centaines de milliers de patients qui ont recours à leurs services. Un autre système de santé émerge, une résistance sociale s’organise.
Face au manque de médicaments et de matériels médicaux, désormais impossibles à importer, un réseau international de solidarité tente d’apporter son aide à ces dispensaires autogérés.
« Nous considérons notre initiative comme faisant partie d’un mouvement général de solidarité qui se développe au sein de la société grecque. Tous ensemble, nous luttons pour que les droits sociaux ne soient pas abolis et que le régime de la peur et de l’individualisme ne domine pas. Nous luttons pour établir des valeurs de solidarité, de justice et de dignité. »

 

 

 

Source : https://france.attac.org

 

 

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 22:02

 

Source : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr

 

L’Eurogroupe rallume la mèche avec la Grèce sur la question de la dette

 

L’Eurogroupe a décidé, mercredi, de suspendre les quelques mesures d’allègement de la dette grecque décidées dix jours plus tôt. En cause : de timides mesures, visant les catégories les plus démunies, introduites par le gouvernement Tsipras. Une fois de plus, l’Allemagne s’oppose au FMI sur le cas grec.

Si certains considéraient que le gouvernement Tsipras n’avait pas suffisamment été assommé à l’été 2015, ils ont aujourd’hui de quoi se réjouir. Alors que Syriza au pouvoir applique une austérité stricte qui ne le distingue pas fondamentalement de ses prédécesseurs conservateurs et sociaux-démocrates depuis le début de la crise grecque, le gouvernement vient de se faire à nouveau taper sur les doigts par l’Eurogroupe pour avoir osé introduire deux timides mesures visant les catégories les plus démunies.

La première, c’est l’octroi d’une « prime de Noël » pour les pensions de retraite les plus modestes, c’est-à-dire inférieures à 800 euros. La seconde, c’est le maintien de la TVA à taux réduit sur les îles concernées par l’afflux de réfugiés. C’en est apparemment trop pour les ministres des finances de la zone euro : mercredi 14 décembre, ils ont brutalement mis fin aux modestes mesures d’allègement de la dette publique grecque décidées dix jours plus tôt, après de longs mois pendant lesquels la restructuration de cette dette était constamment repoussée malgré les engagements des Européens de l’été 2015.

« Les actions du gouvernement grec ne sont pas dans la ligne de nos accords », ont statué dans un communiqué commun les différentes institutions créditrices de la Grèce : Commission, BCE, Mécanisme européen de stabilité et FMI.

Derrière cette décision se cache en réalité une volonté allemande, racontent les médias bruxellois. C’est le ministre des finances Wolfgang Schäuble qui aurait demandé à l’Eurogroupe de frapper aussi fort. Le ministre français Michel Sapin a d’ailleurs réagi au lendemain de la réunion, assurant que l’Eurogroupe n’avait pas changé de position : « Il a édécidé sans condition que des dispositions d’allégement de la dette grecque à court terme devaient être mises en œuvre, elles seront mises en œuvre », a-t-il déclaré. Le président français a confirmé cette ligne jeudi, en arrivant au sommet du Conseil européen : « Je suis pour que la Grèce soit traitée dignement. […] Il ne peut pas être question de demander encore des efforts supplémentaires à la Grèce », a déclaré François Hollande.

De son côté, le commissaire aux affaires économiques et financières Pierre Moscovici a également estimé qu’il fallait s’en tenir à l’accord du 5 décembre dernier. « On ne peut pas dire que cette décision [de suspendre les mesures d’allègement de la dette – ndlr] a été prise sur la base d’une évaluation de la Commission, car cette évaluation n’a pas eu lieu. » Bref, c’est la cacophonie totale sur fond de nouveau chantage avec Athènes.

 

 

Alexis Tsipras au sommet du Conseil européen, le 15 décembre 2016 © ERT

Depuis le début de la crise grecque, il est de notoriété publique que Wolfgang Schäuble a toujours été dans les négociations le plus intraitable et le plus méprisant à l’égard de la Grèce. Et il est manifeste depuis l’arrivée de Syriza au pouvoir, en janvier 2015, que les différentes institutions divergent entre elles, en particulier le FMI et la Commission – le premier souhaitant avant tout que la dette publique soit réduite à un niveau « viable », tandis que la seconde traîne des pieds pour toucher aux obligations de l’État grec.

Le ministre allemand est-il effectivement à l’origine de cette nouvelle provocation de l’Eurogroupe ? Pourquoi les socialistes français se réveillent-ils le lendemain et se mettent-ils tout à coup à endosser le beau rôle alors qu’ils avaient totalement manqué de solidarité à l’égard de Tsipras quand celui-ci en avait besoin, tout au long du premier semestre 2015 ? Peu importe, au fond. Le résultat est là : la déclaration de l’Eurogroupe est irresponsable. Elle met de l’huile sur le feu en rouvrant un dossier qui a causé l’une des plus graves crises que l’Union européenne ait connues ses dernières années.

Ramenons les choses à leur juste proportion. La « prime de Noël » annoncée par le gouvernement Tsipras – et qu’il entend faire voter malgré la réaction de l’Eurogroupe – représente 617 millions d’euros de dépenses. Elle vient mettre un peu de beurre dans les épinards pour 1,6 million de retraités qui ont vu passer, depuis 2010, une douzaine de réformes ayant conduit à une baisse de 40 % en moyenne des pensions de retraite : dès le début de la crise, les 13e et 14e mensualités dans les pensions avaient été supprimées.

Quant au gel de la TVA sur des îles qui ont vu passer depuis 2015 la plupart des réfugiés se dirigeant vers l’Europe et qui continuent de faire face à des arrivées quotidiennes, la mesure paraît bien compréhensible. Ces îles fournissent, avec très peu de moyens, un accueil que de plus en plus d’États européens refusent de mettre en place.

Mais compréhension et solidarité ne font à l’évidence pas partie du vocabulaire de certains à Bruxelles, où la logique de la carotte et du bâton continue de fonctionner à plein. Or la carotte est de plus en plus maigre… Car il ne faut pas s’y méprendre : les mesures d’allègement de la dette grecque aujourd’hui suspendues n’ont rien à voir avec un haircut (décote, autrement dit effacement pur et simple de créances, comme cela s’est produit à deux reprises en 2012, dans des opérations organisées avec les créanciers privés du pays). Elle consistent simplement en un allongement des périodes de remboursement de 28 à 32 ans et demi pour les emprunts noués auprès du Mécanisme européen de stabilité, et en une limitation de la variation des taux d’intérêt. Cela devait alléger la dette d’environ 45 milliards d’euros, soit 20 % du PIB… d’ici à 2060 ! Un soulagement bien modeste, qui ne va rien changer à l’économie grecque à court terme et qui ne va pas, à long terme, rendre la dette grecque réellement plus « viable » qu’aujourd’hui (elle pèse actuellement environ 180 % du PIB).

Ce chantage malheureux des Européens sur le dos des Grecs révèle par ailleurs, une fois de plus, les tiraillements profonds entre le FMI et les institutions bruxelloises. C’est le FMI qui a semble-t-il mis le feu aux poudres cette semaine, en écrivant, mardi, qu’il « ne réclamait pas plus d’austérité » à la Grèce et que les exigences des créanciers européens pour de « très hauts » excédents budgétaires n’étaient « simplement pas crédibles ».

Les Européens, pris par surprise, n’ont pas tellement apprécié… Ainsi de Moscovici qui, jeudi dans le Financial Times, accuse le FMI de jouer « un jeu qui risque de détruire la confiance et les progrès accomplis jusque-là ». Le commissaire européen avertit : « Ne jouons pas dans l’ombre avec l’avenir de la Grèce. Le travail technique est pratiquement fait. Les leaders politiques de la zone euro et les institutions créancières de la Grèce doivent prendre l’initiative. »

Tentant de faire entendre raison à ses adversaires à l’occasion du sommet européen de ces deux derniers jours, le premier ministre grec Alexis Tsipras a assuré que les deux mesures envisagées n’auraient pas d’impact sur les objectifs d’excédent budgétaire de 2016, ni 2017-2018. À l’occasion de sa conférence de presse à Bruxelles, il a montré qu’il n’était pas dupe des postures des uns et des autres, glissant que 2017 était une année électorale pour plusieurs pays importants (la France, l’Allemagne et les Pays-Bas)… « Il n’y a pas de place pour les caprices, les chantages et les petits jeux, chacun devra prendre ses responsabilités. » Le chef de l’exécutif grec a ajouté : « Il n’est pas possible que la situation d’exception à laquelle la Grèce a été condamnée ces dernières années devienne définitivement la règle. » Certains dirigeants européens, à l’évidence, tentent aujourd’hui de faire l’impossible.

Lire l’article original d’Amélie Poissot sur Médiapart ici.

 

 

Source : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr

 

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 18:02

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

Retour de bâton

Grèce : Tsípras vote des mesures sociales, la zone euro se fâche

Par Vittorio De Filippis

 

 

 

Aléxis Tsípras et l'ombre du président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem,à Athènes, le 30 janvier 2015.

Aléxis Tsípras et l'ombre du président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem,à Athènes, le 30 janvier 2015. Photo Petros Giannakouris. AFP

L’Eurogroupe a annoncé ce mercredi que le minuscule allégement de dette accordé au pays était suspendu après la décision du gouvernement grec d'octroyer, grâce à un excédent budgétaire au-dessus des objectifs, une hausse des pensions pour les retraités modestes.

 

Le principe du geste avait été décidé en mai. Il ne manquait plus qu’à parapher les documents pour que, enfin, la Grèce bénéficie d’un allégement de sa dette. Ce fut chose faite il y a à peine plus d’une semaine, le 5 décembre lorsque le Mécanisme européen de stabilité (MES) chargé de la mise en œuvre de cet allégement en annonçait les modalités. En réalité, beaucoup de bruit pour trois rien puisque l’allégement n’a d’allégement que le nom. En euros sonnants et trébuchants, Athènes se voyait réduire son ardoise extérieure que de quelque 300 millions d’euros. Une goutte d’eau si on les compare aux 320 milliards de dette grecque. Les mesures prévoyaient de ne pas déclencher la hausse automatique en 2017 des taux d’intérêt sur les prêts contractés par la Grèce et aussi l’allongement des délais de remboursement.

C’en est fini de cette toute petite magnanimité des créanciers de la Grèce. Ce mercredi, Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe (qui réunit les ministres des Finances de la zone euro) a décidé de suspendre cette mesure. Une annonce en forme de sanction contre la décision du Premier ministre grec, Aléxis Tsípras. «Les actions du gouvernement grec ne sont pas en ligne avec nos accords», selon «quelques Etats membres», écrit ce mercredi dans un communiqué l’Eurogroupe. L’Allemagne avait clairement fait savoir que ces «mesures unilatérales» prises par Athènes n’étaient pas acceptables.

 

Entre 300 et 830 euros par an de plus pour les petits retraités

Quel est donc le manquement de Tsípras ? De ne pas avoir respecté la mise sous tutelle des dépenses budgétaires. Depuis que le pays est sous perfusion financière du Fonds monétaire international (FMI) et des pays de la zone euro, toutes les décisions budgétaires doivent avoir la «bénédiction» des créanciers d’Athènes. Or, le Premier ministre grec a eu l’outrecuidance de consacrer 600 millions d’euros pour soutenir les pensions des petites retraites et de geler une hausse du taux de TVA initialement prévue avec les bailleurs de fonds du pays. La hausse des pensions devait représenter entre 300 et 830 euros par an pour les 1,6 million de Grecs qui touchent moins de 850 euros mensuels.

Quant au report de la hausse de la TVA sur les îles de l’est égéen, où s’entassent actuellement plus de 16 000 migrants et réfugiés, le même Tsípras avait souligné que ces mesures étaient d’autant plus faisables que le pays a réussi à dégager cette année un excédent budgétaire primaire (une fois remboursée la charge de la dette) d’environ 1,1% du PIB, soit très au-dessus de l’objectif de 0,75% fixé avec les créanciers européens. Mais mercredi, les institutions que sont le FMI, la Commission européenne, la BCE et le Mécanisme européen de stabilité (MES) se sont rappelées au bon souvenir d’Aléxis Tsípras, qui avait imaginé qu’il pourrait utiliser à son goût ce surplus budgétaire acquis par un violent tour de vis des dépenses publiques. La conséquence est rude pour la Grèce, dont la dette atteint environ 180% de son PIB.

Vittorio De Filippis

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 22:43

 

Source : https://gard.demosphere.eu/rv/3693

 

 

samedi 10 décembre 2016 à 18h

 

Rencontres avec les caravaniers

 

Les fourgons sont revenus chargés,
les chauffeurs sont rentrés,
allons les rencontrer !

 

Rendez-vous au foyer de St Mamert samedi 10 décembre 2016 pour dialoguer avec les participants à la Caravane Solidaire 2016 :

  • A partir de 18h : distribution des produits grecs que vous avez commandés, au parking des écoles / maison médicale
  • Puis, à partir de 18h30 : échanges et témoignages sur la situation grecques, plus particulièrement sur la gestion des migrants et réfugiés, ainsi que la gestion des soins et du système de santé, au travers des rencontres avec les dispensaire sociaux et solidaires de Grèce.

Pot de l'amitié convivial, organisation et participation de : SoliGrecs Nîmes, Vivence et le collectif narbonnais « Comment Aider Ceux Qui Aident ».

 

Source : http://soligrecsnimes.collectif-citoyen.fr/ev

 

 

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 11:52

 

Source : http://www.lalibre.be

 

Grève générale en Grèce contre de nouvelles mesures d'austérité

Belga Publié le - Mis à jour le

 

 

 

Fonctionnaires, marins, employés de banque, la Grèce observait jeudi une grève générale de 24 heures pour protester contre un nouveau train de mesures d'austérité qui doit être adopté ce week-end par le Parlement à la demande des créanciers du pays. Les principaux syndicats du public et du privé ont appelé à cette grève générale, la première depuis le printemps, pour dénoncer de nouvelles mesures visant à réduire les salaires et augmenter les taxes.

Les employés de chemin de fer et les médecins d'Etat faisaient également partie des grévistes, tandis que les journaux étaient absents des kiosques, à la suite d'une grève des journalistes menée mercredi.

"Nous réagissons à l'austérité répressive, à la pauvreté et à la misère ... une fois de plus, nous faisons face à des demandes absurdes de la part des créanciers UE-FMI", a déclaré le principal syndicat du privé GSEE.

Les créanciers internationaux du pays - les pays membres de l'UE et le Fonds monétaire international - souhaitent que la Grèce révise son droit du travail afin de réduire le champ des grèves tout en facilitant les licenciements.

Le projet de loi budgétaire pour 2017, qui comprend 1,07 milliard d'euros d'impôts nouveaux, doit être voté par les députés dans la nuit de samedi à dimanche.

Les nouvelles taxes frappent tous azimuts: voitures particulières, services de téléphone, de télé payante, carburant, tabac, café et bière par exemple.

Différentes manifestations sont prévues à Athènes et dans les grandes villes du pays.

 

 

 

Source : http://www.lalibre.be

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce Economie et social Ils réagissent
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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 20:10

 

C'est reparti pour douze jours dans quatre pays (Suisse, Belgique, Algérie et France), résolument loin des trompettes médiatiques et des paillettes du pouvoir (merci pour le bouche à oreille). A moins ? A moins qu'un jour prochain, je finisse, comme beaucoup, par retourner ma veste :

BERNARD-HENRI YOULOUNTAS

Ouais, non, je sais : ça colle pas. J'ai pas le look de l'emploi. Manquent la perruque, la chemise blanche à grand col, les mimiques, la poudre au nez, les grands gestes, le portefeuille de winner, le regard de killer... Faut vraiment que j'y bosse, et vite : plus que quatre ans pour avoir une Rolex avant la ligne d'arrivée des cinquante piges !

Bon, en attendant cette normalisation indispensable, probablement saluée par une soirée petits-fours dans un ministère, les félicitations de Cazeneuve ou même de Valls en personne, une flûte de Veuve Clicquot à la main, et deux premiers rendez-vous avec mes nouveaux amis Calvi et Barbier, j'ai encore quelques dates à vous annoncer. Les dernières dans ma vie d'avant mon imminente béhachélisation (à moins que renaudisation me convienne mieux si je me rapproche plutôt de Fillon).

Bref, voilà mes ultimes rendez-vous en tant qu'utopiste has-been, après un dernier tour à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (où Sid* m'a pris en photo aux côtés de son chien fétiche Léo) :
- PORRENTRUY (Suisse) mercredi 30 novembre à 19h
"Ne vivons plus comme des esclaves" + débat (entrée gratuite)
- ST-IMIER (Suisse) jeudi 1er décembre à 20h
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (tarifs Espace Noir)
- PERCY (France, Isère) vendredi 2 décembre à 20h
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (prix libre)
- BRUXELLES (Belgique) dimanche 4 décembre de midi à 22h
8 heures contre la dette illégitime, ouverture à midi avec Eric Toussaint, j'interviendrai à 14h30, programme très riche :
http://www.cadtm.org/8-heures-contre-la-dette
Inscription recommandée (prix libre) : inscriptions@cadtm.org
- ALGER (Algérie) mardi 6 décembre à 19h30
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (entrée gratuite)
- ALGER (Algérie) mercredi 7 décembre à 19h (rattrapage)
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (entrée gratuite)
Festival International du cinéma d'Alger http://www.ficinema.dz/fr
- TAILHAC (France, Haute-Loire) vendredi 9 décembre à 20h
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (prix libre)
- STE-SIGOLÈNE (France, Haute-Loire) samedi 10 décembre à 17h
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (tarifs ciné)
- LE-PUY-EN-VELAY (France, Haute-Loire) samedi 10 déc. à 20h
"Je lutte donc je suis" (nouvelle version) + débat (tarifs ciné)

Tous les détails sont ici :
http://jeluttedoncjesuis.net/spip.php?article16
Bande-annonce de "Je lutte donc je suis" :
https://www.youtube.com/watch?v=p9tMjHBHbYo
Contact : Maud 06 18 26 84 95 ou maud@jeluttedoncjesuis.net

Bon, j'arrive à la frontière Suisse... Que c'est beau toutes ces banques !

Yannis Youlountas

- - - - - - -

* Sid fait partie des musiciens-interprètes avec lesquels je prépare actuellement les chansons pour notre troisième film. Quoi ? Vous ne connaissez pas Sid ? Ah oui, c'est vrai, lui aussi n'a pas encore retourné sa veste. Tenez, voilà une de ses chansons que j'écoute souvent sur la route :
https://www.youtube.com/watch?v=IvnS0quhvdc (vous reconnaitrez la pomme de son chien Léo)
Et une autre qui parle de nos souvenirs communs, il y a deux ans dans le Tarn :
https://www.youtube.com/watch?v=kteJTllWPuI (séquence nostalgie)
En savoir plus sur Sid :
http://blogyy.net/…/mon-coup-de-coeur-sur-les-routes-musica
Sid, qu'est-ce que tu dirais d'aller faire un tour à Courchevel, puis St-Trop' l'année prochaine ?

 

 

 

 

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