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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 22:14

 

Source: http://www.marianne.net

 

Eva Joly : "Le rideau de fumée que Fillon essaie de créer est insupportable"

 

Propos recueillis par

 

 

La justice, ils l'ont rendue ou subie. Magistrats, ils l'ont exercée, sans toujours parvenir à leurs fins. Prévenus célèbres, ils ont enduré une double peine, celle de l'humiliation due à leur notoriété s'ajoutant à la rigueur de la sanction. Les uns ont pu se tromper, les autres fauter. Pour "Marianne", ils racontent. Extraits, avec Eva Joly.

"Lorsque j'étais juge d'instruction, certains mis en examen me disaient : « Madame, vous avez détruit ma vie ! » Je leur répondais : « Ce n'est pas moi qui ai détruit votre vie, c'est votre délinquance. » Les politiques sont des justiciables comme les autres, mais ils rêvent encore de privilèges anciens. Le monde a changé, et François Fillon ne l'a pas compris. L'opinion publique exige de la transparence. Quand un candidat prétend aux plus hautes fonctions, il doit accepter ce que les Anglo-Saxons appellent le « scrutiny », cet examen minutieux qui consiste à passer toute votre vie au crible jusqu'à vérifier si vous n'avez pas employé votre baby-sitter au noir quand vous aviez 26 ans...

Pendant très longtemps, les élus ont bénéficié d'un privilège de juridiction qui nourrit leur sentiment d'impunité. A mes débuts comme juge d'instruction, la hantise, c'était de trouver dans le dossier un élu d'une petite commune, car à l'époque il fallait se dessaisir au profit de la Cour de cassation. Vous meniez une instruction pendant cinq ans et il fallait lâcher l'affaire qui ne serait jugée que des années plus tard. Le fait d'être sénateur a aussi pu, parfois, dissuader le parquet d'ouvrir des enquêtes pour ne pas mettre en péril les institutions. On reproche très souvent aux juges d'être instrumentalisés, manipulés. Or, peu importe par quel biais vous parviennent les informations, la seule chose qui compte, c'est si ces éléments sont vrais. Ce que je trouve insupportable dans le cas de François Fillon, c'est le rideau de fumée qu'il essaie de créer pour échapper à ses propres turpitudes."

 

(...)

 

 

>>> Retrouvez l'intégralité de cet article en kiosques.

Vous pouvez également , en version papier ou numérique.

Et pour ne plus rater aucun numéro,  !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source: http://www.marianne.net

 

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 21:39

 

 

Source : http://www.lesinrocks.com

 

 

En Picardie, François Ruffin part à la reconquête de l’électorat populaire

 

18/02/2017 |  14h32

 

 

François Ruffin (à droite) le 17 février à Flixecourt (Somme) pour le lancement de sa campagne (photo MD)

 

Le réalisateur de “Merci Patron!”, candidat unique de la gauche hors-PS aux législatives dans la 1ère circonscription de la Somme, a lancé sa campagne ce 17 février, avec pour objectif de reconquérir le vote populaire, tombé soit dans l’abstention, soit dans le vote FN

 

Quelque chose a changé chez François Ruffin. Ce n’est pas son verbe, toujours à mi-chemin entre la citation érudite et l’argot picard – un mélange qui fait le charme de son journal satirique, Fakir. Ni sa dégaine de militant décroissant, une paire de baskets invariablement aux pieds, en cas de match de foot à disputer. C’est son t-shirt. On ne le connaissait plus qu’avec une déclaration d’amour à Bernard Arnault inscrite au milieu d’un t-shirt blanc, depuis la sortie de Merci Patron!, son film-documentaire qui prenait pour cible le patron de LVMH.

Désormais, il l’a remisé pour un t-shirt à l’effigie de Lafleur, devenu le symbole de sa campagne pour les élections législatives de 2017, dans la 1ère circonscription de la Somme. “Quelle fleur ?”, s’enquerront les profanes de la culture picarde. Lafleur : la marionnette populaire tirée d’un personnage de la révolution, “dont la spécialité est de botter le cul aux notables!”, explique François Ruffin devant la salle comble du Chiffon rouge, à Flixecourt (Somme), à une vingtaine de kilomètres d’Amiens, ce 17 février. “Et si je suis élu, je botterai le cul aux notables de l’Assemblée nationale!”, ajoute-t-il face aux quelques 600 personnes venues le soutenir. Le lieu est symbolique : c’est le “point de départ de la fortune de Bernard Arnault”, explique Ruffin. Il sera opposé dans cette circonscription à la candidate du PS Pascale Boistard, secrétaire d’État chargée des personnes âgées.

 

Lafleur, la marionnette dont "la spécialité est de mettre des coups de pied au cul des notables", est le symbole de

L’union est un combat

C’est sous le label “Picardie Debout” (ce qui n’est pas un hasard pour l’un des protagonistes de Nuit Debout), que toutes les étiquettes de la gauche hors-PS se sont réunies pour soutenir François Ruffin, et sa suppléante Zoé Desbureaux (PCF). Un exploit.

Écolos, France Insoumise, PCF et Ensemble sont donc réunis derrière François Ruffin pour les législatives

 

 

Cette convergence est le fruit d’un long processus. Peu avant le meeting, quand François Ruffin aperçoit le porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV), Julien Bayou, venu le soutenir, il le salue d’une franche accolade. L’intéressé fait partie des personnes qui, dans chaque parti, ont intercédé en faveur de l’union de la gauche derrière le militant picard.

A l’été 2016, alors que “le bal des égo battait son plein pour la présidentielle”, le trentenaire écolo lui laisse un message pour l’encourager à se présenter. Il n’est pas le seul. Le message est resté sans réponse jusqu’à la mi-août :

“Il m’a dit, très cash : ‘No way si tout le monde n’est pas derrière nous'”, raconte Julien Bayou.

Dans le numéro de Fakir paru en décembre, François Ruffin réitère cette condition d’union de la gauche. Il a fallu tordre virtuellement quelques bras, mais c’est chose faite : “L’avantage, c’est que je pouvais passer au niveau national quand ça coinçait au niveau local”, explique François Ruffin, citant par exemple Pierre Laurent (PCF), Eric Coquerel et Manuel Bompard (France Insoumise) parmi ceux qui ont pesé en sa faveur.

“Même les chips ont quitté la Picardie ! Pourquoi on laisse faire ?”

Désormais, fort de cette union, François Ruffin s’est présenté en verve devant ses soutiens. Après une intervention des salariés de Whirlpool dont l’usine va être délocalisée en Pologne, le journaliste s’est fait le chantre du protectionnisme, et s’est engagé à porter la voix des oubliés.

Ruffin: "Jeff Fettig, Pdg de Whirlpool, gagne en 1 an l'équivalent de 500 ans de travail d'un salarié de Whirlpool"

Énumérant toutes les fermetures d’usines et les délocalisations qui ont miné la région (Goodyear, Magneti-Marelli, Sièges de France…), il déclare ainsi :

“La même histoire se répète depuis trente ans. Même les chips ont quitté la Picardie ! Pourquoi on laisse faire ? Parce que ce sont des ouvriers, et qu’ils ne sont pas représentés à l’Assemblée nationale!”

Aussi François Ruffin s’est-il engagé, s’il est élu, à être payé au Smic, à mettre sa réserve parlementaire sous le contrôle d’un jury populaire, et à ce que son mandat soit révocable.

Ruffin: "Si je suis élu mon mandat sera révocable, vous gérerez ma réserve parlementaire et je me mettrai au Smic"

Faire de la Picardie un exemple de reconquête du vote populaire

Le contexte local dans l’Amiénois est favorable depuis des années au vote FN. Aux dernières élections régionales, en 2015, il atteignait ainsi 42%. Mais François Ruffin ne se résigne pas à cette situation et espère renverser la balance dans cette terre historiquement rouge, pour en faire un exemple de reconquête de l’électorat populaire par la gauche. “Lutter contre le fatalisme, la résignation et le marinisme” est un de ses mots d’ordre.

Ruffin: "Si jamais on gagne dans cette circo populaire où le vote FN est énorme, il y aura une valeur de l'exemple"

“Aux régionales, les gens de gauche ne sont pas allés voter. Mon objectif, c’est d’abord de les refaire voter, et de reconquérir les électeurs qui sont tombés dans l’escarcelle du FN”, nous confie-t-il après son discours.

Pour ce faire, François Ruffin et son équipe vont mouiller le t-shirt. Littéralement. Dans son entourage, on a évalué à 20 000 heures le temps nécessaire pour couvrir toute la circonscription en faisant du porte-à-porte. Mais ce n’est pas tout : Picardie Debout a une équipe de foot, qui organise des rencontres dans les villages, pour ensuite discuter politique. “On a 113 jours pour se battre. C’est de Picardie qu’est partie la Grande Jacquerie de 1358 [une révolte paysanne contre les nobles, ndlr]. L’objectif aujourd’hui c’est de faire partir de Picardie une grande jacquerie électorale”, sourit François Ruffin. La campagne va être sportive.

 

le 18 février 2017 à 14h32
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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 17:12

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Plusieurs rassemblements en France « contre la corruption des élus »

 

Ils en ont assez des « privilèges » et l’affaire des soupçons d’emplois fictifs touchant François Fillon et son épouse les exaspère.

 

Le Monde.fr avec AFP |

 

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche 19 février à Paris pour dénoncer la « corruption des élus ».

Paris, Rennes, Lyon, Strasbourg… Dimanche 19 février, des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes de France pour dénoncer « la corruption des élus ». A Paris, des centaines de personnes étaient réunies place de la République. « Un peu d’éthique chez nos politiques », « Paris debout pour l’abolition des privilèges », « Stop à l’impunité des politiques et à la corruption », pouvait-on lire sur les panneaux brandis.

 

Ce rassemblement, notamment organisé par l’intermédiaire d’un événement Facebook comptabilisait plus de 50 000 personnes intéressées. Répondant à cet appel lancé sur le modèle de Nuit debout, les manifestants considèrent qu’« il n’est plus tolérable d’être gouvernés par un corps élu qui a la possibilité de pratiquer l’inverse de ce qu’il défend », comme l’affirme le texte de l’appel.

 

« Touche pas au grisbi Penelope »

Les manifestants visaient notamment François Fillon, soupçonné d’avoir embauché son épouse pour un emploi fictif, mais rémunéré, d’assistante parlementaire. Marine Le Pen était également citée par certains manifestants, soupçonnée quant à elle d’avoir établi un faux contrat de travail pour son ex-assistant et garde du corps Thierry Légier, et d’avoir fait bénéficié une collaboratrice, Catherine Griset, d’un emploi fictif.

 

Lire aussi :   Affaire Fillon : comprendre le déroulé de l’enquête

 

« Fillon en prison, la corruption est un poison », « Il n’y a pas d’exemplarité sans exemplarité : Fillon 18 novembre 2016 », « Touche pas au grisbi Penelope » : de nombreuses apostrophes visaient le candidat de la droite à la présidentielle. Les pancartes brandies par la foule faisaient également référence à la Révolution française, évoquant « Paris debout pour l’abolition des privilèges » ou « 1789, à bas les privilèges ».

« Au-delà d’eux [François Fillon et Marine Le Pen], c’est un problème de système », observe l’écrivain Alexandre Jardin, présent dans la foule, pour qui il faudrait « a minima un contrôle par la Cour des comptes » de « l’argent de nos élus ». « C’est bien parce que ce minimum n’est pas fait que les colères montent », juge-t-il.

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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Source : http://www.lepoint.fr

 

Plusieurs centaines de manifestants à Paris "contre la corruption des élus"

 

Publié le | AFP

 

 

Plusieurs centaines de manifestants à Paris "contre la corruption des élus", Place de la République, le 19 février 2017

Ils en ont assez des "privilèges" et l'affaire d'emplois fictifs présumés touchant François Fillon les exaspère : plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche à Paris pour dénoncer la "corruption des élus", a constaté une journaliste de l'AFP.

Répondant à un appel lancé sur les réseaux sociaux sur le modèle de Nuit debout -ces rassemblements citoyens organisés au printemps dernier-, les manifestants considèrent qu'"il n'est plus tolérable d'être gouvernés par un corps élu qui a la possibilité de pratiquer l'inverse de ce qu'il défend", comme l'affirme le texte de l'appel.

Plusieurs centaines de manifestants à Paris "contre la corruption des élus", Place de la République, le 19 février 2017 © Lionel BONAVENTURE AFP

"Fillon en prison, la corruption est un poison", "Il n'y a pas d'exemplarité sans exemplarité : Fillon 18 novembre 2016", "Touche pas au grisbi Penelope" : de nombreuses pancartes brandies dans la foule visent le candidat de la droite à la présidentielle empêtré dans une affaire d'emplois fictifs présumés accordés à sa femme et deux de ses enfants.

Annie, 71 ans, qui se définit comme une électrice de gauche, a fabriqué une petite pancarte pour prévenir François Fillon : "Si tu es au second tour on ne se déplacera pas".

"On ne peut pas élire un escroc. J'ai voté Chirac mais si c'est Fillon-Le Pen, ils se démerderont sans moi", explique cette dame au regard vert et à la chevelure bouclée.

Patrice Roblet, retraité de 66 ans venu du Val d'Oise, reproche à François Fillon de "faire la morale aux autres".

Et sa désillusion vis-à-vis des élus est grande. "Ils votent leurs lois et leurs privilèges, on ne s'en est pas sorti en fin de compte depuis la révolution", regrette-t-il, brandissant une pancarte sur laquelle on peut lire "abolition des privilèges et de la monarchie".

De nombreuses pancartes font référence à la Révolution française, évoquant "Paris debout pour l'abolition des privilèges" ou "1789, à bas les privilèges".

Plusieurs centaines de manifestants à Paris "contre la corruption des élus", Place de la République, le 19 février 2017 © Lionel BONAVENTURE AFP

Outre François Fillon, la candidate FN à la présidentielle Marine Le Pen est elle aussi confrontée à des soupçons d'emploi fictif de son garde du corps comme assistant au Parlement européen.

Mais, "au-delà d'eux, c'est un problème de système", observe l'écrivain Alexandre Jardin, présent dans la foule, pour qui il faudrait "a minima un contrôle par la cour des comptes" de "l'argent de nos élus". "C'est bien parce que ce minimum n'est pas fait que les colères montent", juge-t-il.

 

19/02/2017 16 :46 :58 -  Paris (AFP) -  © 2017 AFP

 

 

 

Source : http://www.lepoint.fr

 

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 22:49

 

 

Source : http://www.streetpress.com

 

 

Verbalisée pour avoir donné un livre

 

 

 

16 Février 2017

 
 

par Gwenaelle, professeure des écoles région parisienne et « semeuse de livres », une défenseure de la libre circulation des livres.

 

 

Le 31 janvier Gwenaelle a voulu, comme souvent, déposer un livre dans la rue. Une manière de partager la culture encouragée par les bibliothèques. Sauf que des policiers ont décidé de lui coller une amende au nom de la lutte contre les incivilités.

Je donne beaucoup de livres. La dernière fois, c’était un mardi, le 31 janvier. Un bel ouvrage de photos, tout neuf, que j’avais seulement feuilleté. Je ne pouvais pas le garder, ça déborde chez moi et je n’avais personne de précis en tête.

Alors, je l’ai déposé contre la vitrine du Gibert Joseph entre Barbès et Château Rouge, bien en évidence, vertical, à l’abri de la pluie.

 

J’ai voulu partager un livre. J’ai reçu 68 € d’amende !

Je m’apprêtais à m’éloigner pour observer cinq minutes, comme souvent, qui viendrait le récupérer. Et là, j’ai croisé une dizaine de policiers. C’était la fin d’une « opération zéro tolérance contre les incivilités », leur chef était en train de féliciter ses gars, je pense avoir été leur dernière prise.

Ils m’ont collé 68 euros d’amende, même tarif que pour une crotte de chien.

Pour moi, déposer un livre dans la rue, c’est une pratique régulière. Les recommandations des bibliothèques (link is external) de la ville de Paris, elles-mêmes, suggèrent de le faire.

Je le fais parce que je crois en la circulation des livres, j’ai même constitué petit réseau d’amis pour envoyer des livres d’occasion en Haïti quand ils ne sont pas trop franco-français.

Et laisser un livre de portraits de personnalités politiques à la Goutte d’Or, c’est un moyen de le mettre en relation avec un nouveau public. Je fais tout cela comme acte citoyen.

 

 

« Pour moi, déposer un livre dans la rue, c’est une pratique régulière […] Je fais tout cela comme acte citoyen » Gwenaelle, dealeuse de livres

 

Je suis une « trafiquante de livres »

Je suis une « trafiquante de livres », mon hall est toujours rempli d’ouvrages à envoyer à l’étranger ou à transmettre à mes amis. Les librairies et les bibliothèques me donnent leur pilon [les volumes destinés à être détruits], j’en ai collecté 2.000 à la fin de la foire aux livres de mon quartier l’année dernière.

J’en récupère même plusieurs dizaines par an entre les sacs poubelles des Parisiens.

En toute bonne foi, j’ai expliqué ma démarche à l’agent qui consultait ma carte d’identité et dictait le procès-verbal à son appareil. Il m’a écouté assez surpris, avant d’être rejoint par un autre agent : « Alors, la dame elle a jeté une cigarette ? ».

Puis un troisième… et ainsi de suite. Tous tenaient le même discours : « On comprend ce que vous dites, mais on ne peut pas déroger aux ordres ».

Cet excès de zèle rend la situation absurde, ubuesque même. Dans le procès verbal, dont je n’ai pas eu copie, le premier agent a accepté d’inscrire les mots clés « livres » et « Culture », en me disant que la Mairie s’arrangerait peut-être avec ça.

Je suis resté calme jusqu’au bout. Sur l’amende que j’ai reçu chez moi, il est marqué « Dépôt d’ordures ». Je vais la contester, avec des liens vers tous les mouvements militants qui font circuler des livres de cette façon.

 

Mon acte est avant tout citoyen

Ce n’est pas tellement la somme de 68 euros qui m’embête le plus. J’ai peur que chaque acte citoyen ne devienne un délit. Le zèle risque toujours d’amener des dérives. Pour l’instant, ça ne va pas m’empêcher de recommencer.

Parmi les personnes qui m’ont contacté pour me soutenir, il y a ceux qui prétendent que les policiers sont tous des illettrés. Et ceux, beaucoup plus intéressants, qui proposent d’abandonner des livres dans les salles d’attente des commissariats. Pourquoi pas ? C’est une idée d’action militante intéressante.

Propos recueillis par Maxime Grimbert
 

 

 

 

Source : http://www.streetpress.com

 

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 22:42

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Le parlement facilite la vie des fraudeurs financiers

Par martine orange
 
 

En pleine affaire Fillon, les députés ont adopté le jeudi 16 février un amendement prévoyant un délai de prescription pour les infractions « occultes » et « dissimulées ». Il sera encore plus difficile de mettre au jour des montages de fraude complexes. Une vraie prime à la fraude financière.

 

C’est ce qui s’appelle avoir le sens de l’actualité, voire un sens politique. En pleine affaire Fillon, les députés ont adopté le jeudi 16 février un amendement prévoyant un délai de prescription pour les infractions « occultes » et « dissimulées ». Alors que jusqu'à présent la loi ne prévoyait aucune limite dans le temps, le parlement a décidé de fixer à 12 ans à partir du moment des faits les possibilités de poursuite pour tous les délits financiers : abus de bien social, abus de confiance, trafic d’influence, corruption, détournements de fonds (lire ici notre article sur le cas d'espèce de François Fillon).

Cet amendement, repéré par Le Canard enchaîné, s’inscrit pourtant dans un texte de loi censé au contraire renforcer l’effectivité de la loi et des poursuites pénales. Il n’y est question que « d’améliorer les procédures pour faciliter la répression des délits », « de renforcer la réponse pénale », « de lutter contre le terrorisme ». Cela illustre le ton général du débat : le répressif, l’autoritaire, la sanction l’ont emporté sur tout, dans tous les domaines. Sauf pour les délits financiers.

Cet amendement a été glissé par le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, lors de la discussion sur la prescription pénale. « J’ai un petit amendement à proposer », aurait-il glissé lors de l’examen du texte au Sénat, le 13 octobre, comme le rapporte LCP. En fait de petit amendement, c’est une vraie prime à la fraude financière.

 

Jean-Jacques Urvoas, ministre de la justice © Reuters

Jean-Jacques Urvoas, ministre de la justice © Reuters

 

Le texte propose en effet de faire courir un délai de prescription de 12 ans à partir du moment où la fraude est découverte. Impossible d'aller au-delà. Un retour en arrière complet par rapport à la législation en vigueur contre les délits financiers.

 

Si les législateurs n'avaient pas encadré les délits financiers dans un délai de temps à partir du moment où les faits sont découverts, c’est en connaissance de cause. « La Cour de cassation avait fixé un principe clair, au terme duquel dans les affaires d’abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics ou privés, la prescription ne courait qu’à compter de la découverte et non pas de la commission d’infraction. Cette jurisprudence avait évidemment pour effet de rendre insécure [sic] la situation des délinquants, qui ne pouvaient pas s’estimer tranquilles une fois passé le délai de prescription des délits, qui était alors de 3 ans », rappelle Corinne Lepage, en s'indignant de cette adoption qu'elle juge être « une faute politique ».

Les délits financiers, la corruption, les abus de biens sociaux sont les plus difficiles à découvrir et à prouver. Il faut avoir une connaissance très précise de ce qui se passe à l’intérieur d’une entreprise, avoir accès à des documents internes, qui, par nature, sont soigneusement dissimulés, pour comprendre les méfaits commis. Souvent, les fraudeurs ont recours à des montages compliqués, cachés, comme l’ont prouvé les scandales Panama Papers et Lukleaks. Tout cela demande du temps et parfois beaucoup de chance pour le découvrir.

Avec le nouveau texte, il y a de grands risques de ne pouvoir plus jamais enquêter sur bien des affaires financières complexes. Et d’étouffer ainsi nombre d’affaires sensibles...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 22:28

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

https://twitter.com/afpfr/status/832598227312521217/photo/1?ref_src=twsrc%5Etfw

 

 

#Présidentielle2017 INFOGRAPHIE. Hamon, Mélenchon, Jadot : les points d'accord et ce qui les oppose, en un coup d'œil

 

 

Hamon, Jadot, Mélenchon : les constellations de la galaxie de la gauche par

 

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 22:14

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

Enquête

Fillon et ses amis, la vie en colloques

Par Renaud Lecadre , Luc Peillon et Pauline Moullot (mis à jour à )
 
 

 

Jérôme Chartier, le 4 octobre à Paris.

Jérôme Chartier, le 4 octobre à Paris. Photo Albert Facelly

 

En trois ans, le candidat LR s’est fait rémunérer entre 140 000 et 210 000 euros pour des interventions à l’étranger coorganisées par ses proches Jérôme Chartier et Arnaud Vaissié. «Libération» dévoile les arcanes de ces petits arrangements, certes légaux mais moralement discutables.

Peu connu, c’est l’un des volets de la très rentable PME Fillon : ses conférences rémunérées à l’étranger, qui viennent nourrir les comptes de 2F Conseil, sa petite société montée en juin 2012. On savait, jusqu’ici, qu’il avait exercé au moins une fois ses talents de conférencier, en 2013, au Kazakhstan, contre quelque 30 000 dollars (soit environ 28 800 euros). En réalité, selon notre recensement, François Fillon a participé, entre 2013 et 2016, à au moins onze colloques à l’étranger. Pour quatre d’entre eux - trois en Russie et un à Doha, il assure ne pas avoir été payé. Mais pour les sept autres, il a touché des «honoraires» allant de 20 000 à 30 000 euros, assure à Libération sa responsable de communication, Caroline Morard. Soit une confortable enveloppe de 140 000 à 210 000 euros au total. Parmi les destinations phares de François Fillon : le Kazakhstan, où il s’est rendu quatre fois en trois ans.

Mais une série de quatre conférences, moins exotiques, mettent en lumière un système bien huilé entre le député de Paris et deux de ses proches : le patron Arnaud Vaissié, responsable de la structure qui chapeaute les chambres de commerce et d’industrie (CCI) à l’étranger, et le député Jérôme Chartier, conseiller spécial du candidat et président de l’association les Entretiens de Royaumont.

Cette dernière organise, depuis 2003, des débats en France, auxquels participe régulièrement François Fillon, comme beaucoup d’autres hommes politiques de tout bord. Et à chaque fois gracieusement. Mais les conférences à l’étranger, lancées en 2013, ont un tout autre statut. A quatre reprises, en 2014 à Varsovie (Pologne), en 2015 à Madrid (Espagne) et en 2016 à Abou Dhabi (Emirats arabes unis) puis à Rabat (Maroc), Fillon y a participé. Et à chaque fois, contre rémunération.

A lire aussi Affaire Fillon : l’enquête prend son temps

 

Statut à part

Il serait même l’un des seuls à avoir obtenu une gratification. Plusieurs participants affirment ainsi à Libération n’avoir jamais été payés en échange de leur présence. Tout juste ont-ils été défrayés. «On m’a payé le billet d’avion et l’hôtel, mais c’est tout», raconte un patron de PME qui a assisté aux Entretiens de Varsovie, en 2014. Tout en expliquant que François Fillon avait un statut à part : «C’était l’un des seuls à faire un discours en tant que tel. Et plutôt pas mal, d’ailleurs.» Invité aux Entretiens à Madrid en 2015, le député socialiste Christian Bataille, qui intervenait sur les questions d’énergie, confirme : «On ne m’a jamais proposé d’être payé, je suis venu à titre gracieux…» Même chose du côté de Michèle Sabban. Ancienne vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France et responsable de l’ONG R20, elle est intervenue aux Entretiens d’Abou Dhabi en 2016. Sans toucher un copeck.

François Fillon est-il le grand privilégié des Entretiens de Royaumont à l’étranger ? En tout cas, Jérôme Chartier, veut à tout prix se détacher des sessions à l’international. «Les Entretiens de Royaumont ne sont les organisateurs que des seuls Entretiens en France, explique-t-il. Chacun est libre de faire figurer le terme Entretiens de Royaumont, ou pas, mais nous n’avons rien à voir.» Difficile à croire. Les invités français le sont directement par les Entretiens de Royaumont et à chaque édition à l’étranger, Jérôme Chartier intervient, quand son association n’est pas directement présentée comme coorganisatrice. Enfin, le logo est un dérivé de celui de Royaumont.

Pour autant, l’association n’a jamais payé Fillon, jure Jérôme Chartier, qui indique qu’il «faut regarder du côté de l’organisateur». Disons plutôt l’autre coorganisateur de ces conférences. En bref, les chambres de commerce et d’industrie (CCI) françaises présentes localement. Ont-elles payé François Fillon quand il est intervenu dans leurs pays respectifs ? La quasi-totalité des CCI contactées n’ont pas répondu à nos sollicitations. Seule la chargée de communication de la CCI de Rabat, au Maroc, affirme que sa structure n’a pas rémunéré François Fillon. Faut-il remonter un cran plus haut ? Toutes les CCI françaises à l’étranger sont effectivement regroupées au sein du réseau «CCI France international», avec lequel les Entretiens de Royaumont sont liés. Preuve en est, selon le site de l’association, quand elle lance le cycle de conférences en Espagne, en 2014 : «Répondant à l’attente de nombreux francophiles, les Entretiens de Royaumont ont décidé de lancer, avec le concours actif de CCI France International, regroupant les chambres de commerce françaises à l’étranger, les premiers entretiens de Royaumont à Madrid.»

 

Premier cercle

C’est là que l’on retombe sur un autre très proche de Fillon : CCI France International est présidé par Arnaud Vaissié, PDG de l’entreprise International SOS, leader mondial de l’accompagnement santé-sécurité des boîtes à l’étranger. Et qui fait partie du premier cercle du candidat Fillon. Membre de l’équipe de campagne, comme Chartier, il a inspiré une partie du programme économique du député de Paris. Son entreprise, International SOS, tout comme le réseau des CCI qu’il préside, sont d’ailleurs des sponsors officiels des Entretiens de Royaumont.

A Varsovie en 2014, c’est même lui qui ouvre, avec l’ambassadeur de France en Pologne, la conférence, comme «président de CCI France International». Contacté jeudi par Libération, l’entourage d’Arnaud Vaissié fait savoir que «ce sont les chambres de commerce qui, dans chaque pays, décident de l’organisation de leurs colloques. A ce titre, CCI France International n’a pas connaissance des contrats passés avec les conférenciers ou intervenants». La provenance des fonds reste donc un mystère. Sollicité, l’entourage de François Fillon refuse d’en dire plus.

 

Renaud Lecadre , Luc Peillon , Pauline Moullot

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 22:02

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

VIDEO. Le calvaire de cochons dans un abattoir à Houdan

 

 

 

 

Cet abattoir est un des premiers à avoir installé des caméras de contrôle vidéo mais les images seraient uniquement consultées par le directeur, dénonce l'association L214.

 

Après les poulets ou les vaches, l'association L214, qui milite contre la consommation de viande, a diffusé de nouvelles vidéos montrant des cas de maltraitance de cochons à l'abattoir de Houdan (Yvelines), contre lequel elle entend porter plainte.

 

Ces nouvelles vidéos tournées fin novembre et début décembre 2016 montrent des porcs obligés d'avancer dans un couloir étroit par un employé qui les frappe violemment à l'aide d'un battoir.

 

Les salariés donnent également des coups de pied aux animaux et utilisent un aiguillon électrique pour tenter de les faire avancer sur la rampe qui les mène au gazage. Les porcs hurlent et certains vont même jusqu'à perdre connaissance sous les nombreux coups. L'association écrit dans un communiqué :

 

"Chocs électriques et coups sont constamment distribués sur toutes les parties du corps des animaux parfois jusqu'à les sonner. Couloir et rampes sont très mal conçus et des cochons se trouvent parfois bloqués puis décoincés à coup d'aiguillons appliqués sur les yeux.


La capacité d'accueil de la porcherie est sous-dimensionnée et les cochons sont entassés sans avoir tous la possibilité de se coucher. Les agressions et les cris emplissent la porcherie sans discontinuer."

 

Pour Brigitte Gothières, porte-parole de l'association, le problème principal se concentre sur les installations : "Le parcours n'est pas réalisé de manière à retirer du stress aux cochons avant d'être abattus. L'employé semble dépassé et agit comme s'il ne pouvait pas faire autrement que de porter ces stimuli aux animaux".

 

Le directeur de l'abattoir, Vincent Harang, indique "ne pas cautionner" le comportement de l'employé mis en cause, qui a depuis été "écarté" de ce poste.

 

"Après ça, nous avons fait une grosse réunion. Et depuis toujours, on forme tous nos employés lors de l'embauche, puis de la formation continue", souligne Vincent Harang, qui emploie 90 salariés pour une production de 2.500 porcs par semaine.

 

Plainte pour maltraitance

Selon l'association, l'abattoir de Houdan "est un des premiers abattoirs à avoir installé des caméras de contrôle vidéo, mais les images sont uniquement consultées par le directeur de l'abattoir".

 

Ce dernier, ayant précisé que les vidéos étaient à la disposition des services vétérinaires, n'a pas satisfait la porte-parole de L214 qui rétorque :

 

"Ces nouvelles images glacent le sang. Cet abattoir dispose de caméras de contrôle vidéo, ce qui n'est en rien un rempart à la maltraitance des animaux en abattoir. Tant que les vidéos resteront en circuit fermé au sein des abattoirs, il ne faut pas espérer que ce dispositif permette un contrôle efficace.


Nous soulignons de nouveau que les abattoirs sont des lieux de violence et de mort, les tentatives pour les rendre éthiquement acceptables sont vaines. Une question devient inévitable aujourd'hui : faut-il encore manger les animaux ?"

 

D'après L214, "l'abattoir de Houdan avait fait l'objet d'une inspection en avril 2016. La plupart des faits révélés sur ces nouvelles images avaient été repérés par les services vétérinaires mais sans produire aucun effet". L'association va porter plainte pour "maltraitance" contre l'abattoir de Houdan auprès du tribunal de grande instance de Versailles.

 

En décembre 2016, deux militants de L214, dont son cofondateur Sébastien Arsac, avaient été interpellés de nuit dans cet abattoir des Yvelines alors qu'ils venaient recharger les caméras filmant l'endormissement au CO2 des porcs avant abattage.

 

Les deux militants sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Versailles le 12 juin 2017.

 

Mélody Locard avec AFP

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 16:30

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Révélations

Soupçons d'emplois fictifs FN à Bruxelles : le rapport qui charge Marine Le Pen

 

 

L’Office européen de lutte antifraude a transmis récemment à la justice française son rapport sur l’activité des assistants parlementaires de Marine Le Pen. Dans ce document confidentiel que révèlent ce jeudi 16 février "Marianne" et Mediapart, le gendarme de l’Europe soupçonne un possible "contrat d’emploi fictif" en faveur de Thierry Légier, le garde du corps de l’eurodéputée FN. Les enquêteurs font notamment référence à un bulletin de salaire de l’ancien assistant parlementaire qui, selon eux, "constituerait un faux"…

Marine Le Pen traverse une zone de turbulences. Depuis deux mois, la présidente du Front national est au cœur d’une tempête dont elle ne connaît pas l’issue. Le 15 décembre 2016, le parquet de Paris a ouvert pour « abus de confiance », « faux et usage de faux », « travail dissimulé » et « escroquerie en bande organisée » dans le cadre des investigations sur les activités, réelles ou fictives, d’une vingtaines d’assistants des eurodéputés FN au Parlement européen. Cette procédure, qui découle d’une enquête préliminaire entamée le 23 mars 2015, s’intéressait initialement au mandat des députés européens élus en mai 2014. Mais, depuis décembre, les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) ont étendu le champ de leurs investigations aux années 2010-2014. A l’origine de ce changement, un document déposé sur le bureau des juges il y a sept mois : le « rapport final » de l’enquête ouverte le 27 juin 2014 par l’Office européen de lutte antifraude (Olaf).

Ce document de 28 pages, que Marianne et Mediapart se sont procurés après plusieurs semaines d’enquête (voir extraits ci-dessous), détaille par le menu les recrutements de Marine Le Pen entre 2009 et aujourd’hui, soit la 7e et la 8e législature. Transmise le 26 juillet 2016 à la justice française, cette pièce de l’enquête en cours pourrait se révéler embarrassante pour l'eurodéputée FN, qui bénéficie de la présomption d’innocence, aisni que toutes les personnes concernées par les faits ici dévoilés.

 

Une rémunération « extrêmement élevée »

Sur les deux mandatures examinées par l’Office antifraude, l'élue de la circonscrition Nord-Ouest a embauché pas moins de douze assistants (trois assistants accrédités et neuf assistants locaux). Selon les enquêteurs de l’Olaf, la réalité du travail fourni pose véritablement question pour deux d’entre eux : Thierry Légier et Catherine Griset. Comme nous le , le Parlement européen, sur la base de ce rapport, avait engagé une procédure de recouvrement concernant les salaires versés à ces deux collaborateur de Marine Le Pen, pour un total de 339.946 euros.

 

Après un premier contrat de quatre mois, en 2009, Thierry Légier, qui assure la sécurité rapprochée de Marine Le Pen depuis son élection à la tête du FN, en janvier 2011, en a signé un second du 1er octobre au 31 décembre 2011. Il bénéficiait alors d’une rémunération mensuelle de 7.237 euros net pour un trois quart temps. L’équivalent de « 9.649 euros net à temps plein », précisent les enquêteurs de l’Olaf, qui ont tiqué sur cette rémunération qualifiée d’« extrêmement élevée ».

(…)

« Ce contrat de travail ne correspond pas à la réalité »

Pour l’Office antifraude, « ce contrat de travail à durée déterminée signé par Mme Le Pen ne correspond pas à la réalité. De ce fait, le bulletin de salaire établi pour le mois d’octobre 2011 et versé au dossier du [Parlement européen] pour justifier les remboursements au tiers payant [la personne chargée de verser le salaire aux assistants locaux, ndlr] constituerait un faux ». Et les auteurs du rapport de souligner dans leurs conclusions (voir extrait ci-dessous) que « les faits en question pourraient être constitutifs d’infractions pénales d’abus de confiance, voire d’escroquerie ainsi que de faux et d’usages de faux, selon les dispositions respectives du code pénal français ».  Joint par Marianne, l’avocat de Marine Le Pen, MMarcel Ceccaldi, qualifie ces allégations de « sornettes ! ». Marine Le Pen nous a invité par SMS à « être très prudent avec ce genre d’assertion diffamatoire ». La justice doit encore faire le tri dans les faits suscpetibles d'être poursuivis ou non. En attendant, la présidente du Front national a jusqu'au 28 février pour rembourser les 41 554 euros que lui réclame toujours le Parlement européen pour l'embauche de Thierry Légier.

 

 

>> Notre enquête complète est à lire dans le numéro de Marianne cette semaine, , en kiosques vendredi matin

 

Extrait du rapport final de l'Olaf :

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 16:02

 

 

Source : http://www.latribune.fr

 

 

UBS mise en examen (à nouveau) pour harcèlement moral d'un lanceur d'alerte

 

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La filiale française de la banque suisse est déjà poursuivie depuis juillet pour harcèlement moral à l'encontre d'une ancienne cadre, la lanceuse d'alerte Stéphanie Gibaud. (Crédits : © Michael Buholzer / Reuters)

 

L'ex-responsable de l'audit interne de la banque suisse en France, Nicolas Forissier, qui avait dénoncé le système de fraude fiscale organisé, avait été licencié pour faute grave. L'affaire pourrait par ailleurs se conclure par un accord transactionnel.

 

La banque UBS France a été mise en examen le 8 février pour harcèlement moral d'un ancien salarié, le lanceur d'alerte Nicolas Forissier, à l'origine des révélations sur le système de fraude fiscale dont est accusée l'établissement suisse, selon des informations de l'AFP. Les juges d'instruction la soupçonnent d'avoir voulu faire pression sur ce responsable de l'audit interne, embauché en 2001 et licencié pour faute grave en novembre 2009. UBS France est déjà poursuivie depuis juillet pour harcèlement moral à l'encontre d'une ancienne cadre de la banque, la lanceuse d'alerte Stéphanie Gibaud.

Cette décision "démontre la réalité de mes découvertes, les pressions que j'ai subies et leur conséquence depuis 2009 sur ma vie de tous les jours", a déclaré Nicolas Forissier à l'AFP.

Le conseil des prud'hommes de Paris a condamné UBS France à lui verser 300.000 euros de dommages et intérêts pour "licenciement abusif" en 2012.Les prud'hommes l'ont aussi condamnée à verser des dommages et intérêts à quatre autres ex-salariés qui avaient alerté Nicolas Forissier ou refusé de détruire des documents présumés compromettants.

 

Vers un accord transactionnel ?

En juin dernier, le parquet national financier a demandé le renvoi en procès de la maison-mère suisse UBS AG et de sa filiale française, accusées d'avoir mis en place un système favorisant la fraude fiscale de contribuables français.

Cependant, l'affaire pourrait se conclure sur un accord transactionnel. Des négociations informelles auraient lieu en vue de l'éventuelle mise en place d'une convention judiciaire d'intérêt public (CJIP), une nouvelle procédure introduite par la loi Sapin II, proche du modèle américain du "Deferred Prosecution Agreement", qui permet à une entreprise poursuivie pour corruption et/ou blanchiment de fraude fiscale de négocier une amende, en évitant un procès et sans plaider coupable.

 

 

 

Source : http://www.latribune.fr

 

 

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