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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 21:44

CADTM

 

Source : cadtm.org

 

Chypre : le peuple dit non au mémorandum de la Troïka !

6 mars par CADTM Europe

 


Le CADTM affirme sa solidarité pleine et entière au peuple chypriote et à ses organisations en lutte contre les privatisations du secteur de l’énergie, des télécoms et des autorités portuaires, privatisations issues du mémorandum imposé par la Troïka en mars 2013. Chypre est le 4ème pays à être passé sous la tutelle budgétaire de l’Union européenne après la Grèce, l’Irlande et le Portugal.

Face aux manifestations du 27 février dernier (grève reconductible de 3 jours de l’EAC et grève des syndicats des dockers du port de Limassol et Larnaca), le Parlement ne s’était pas trouvé de majorité pour adopter le texte initial ( 25 pour, 25 contre, 5 absentions, il fallait une majorité de 29 pour l’adopter). Dès le lendemain le gouvernement a présenté sa démission. C’est sur cette situation pour le moins inhabituelle que les médias ont fait le silence complet en totale complicité avec la Troïka.

Malgré le refus exprimé dans la rue par la population, les députés chypriotes viennent d’adopter le 4 mars, à 30 voix contre 26, une loi qui n’est qu’une version à peine modifiée de celle qu’ils avaient eux-même rejetée la semaine précédente et qui aboutit à la privatisation des principaux services publics (EAC - électricité, CYTA - télécoms et CPA - l’Autorité des ports). Cette nouvelle mouture de la loi affirme garantir l’emploi des salariés de ces entreprises mais personne n’y croit sérieusement.
Le vote de la loi conditionnait l’octroi d’une nouvelle tranche de 236 millions du prêt de 10 Mds € accordé par la Troïka en mars 2013.

Les causes de la crise chypriote sont parfaitement identifiées :

1) Un système bancaire hypertrophié échappant à tout contrôle. Les banques, qui disposaient de liquidités considérables fournies par les « marchés financiers », ont parié imprudemment sur des investissements risqués.
En 2012, les banques chypriotes ont spéculé sur la restructuration de la dette grecque (40 % de leurs engagements extérieurs), ce qui leur a coûté 4,5 Mds €, soit l’équivalent d’1/4 du PIB et a précipité la faillite de ce secteur hypertrophié (dont les actifs représentent 7 fois le PIB du pays).
Ces pertes privées se sont transformées en peu de temps en dettes publiques. Ces dettes sont totalement illégitimes et doivent être annulées tout comme celles qui découlent du plan d’aide !

 

 

En 2009 et 2010, la dette publique de Chypre n’était que de 52,4 % et de 60,8 % du PIB alors qu’en zone euro elle était de 80% en 2009 et 86,5 % en 2010.
En Allemagne, elle était de 74,5 % en 2009 et 82,5 % en 2010.
Aujourd’hui, avec le sauvetage du secteur bancaire, la dette publique est montée à 114,1% du PIB fin 2013 et le chiffre de 123 % est attendu pour 2014.

2) Une fiscalité très avantageuse pour les entreprises : l’impôt sur les sociétés, qui était jusqu’au mémorandum au taux officiel de 10 % n’a été relevé qu’à hauteur de 12,5 % (pas de quoi résoudre le déficit budgétaire).
Pour obtenir le plan d’aide de 10 Mds€ de la Troïka (9 Mds€ de la BCE et 1 Mds€ du FMI), le gouvernement chypriote a accepté également la restructuration de son système bancaire, une baisse des dépenses publiques de 10 % et la privatisation des principaux secteurs publics de l’île.

Le FMI lui-même, représenté à Chypre par un ancien cadre de Lehman Brothers, reconnaît l’inefficacité économique de telles mesures. Le but du FMI n’est pas d’apporter un soutien à la population chypriote mais de protéger et garantir les intérêts des créanciers ! C’est pourquoi les agents du FMI doivent être chassés de Chypre tout comme les représentants de la Commission Européenne et de la BCE !

Outre le risque évident d’accroissement du chômage (prévu à 19,4 % en 2014), les Chypriotes craignent une envolée des prix alors que les salaires et pensions ont déjà baissé de 20 % en un an. La mobilisation populaire pratiquement ininterrompue depuis des mois va bien au-delà des seuls secteurs professionnels concernés.
Des poubelles apportées par la population s’entassent devant les agences bancaires. Il y a des coupures régulières du courant électrique et le peuple fait le siège du Parlement et des bâtiments officiels. Tous les secteurs professionnels du privé comme du public sont présents autour du Parlement et manifestent leur opposition au plan d’ajustement structurel de la Troïka.

Le CADTM considère :
que toute la dette de Chypre à l’égard de la Troïka est illégitime et odieuse, elle doit être entièrement annulée ;
que le plan d’austérité imposé par la Troïka doit être abrogé.

La population ne veut pas payer pour les spéculateurs et le 1 % le plus riche. La solidarité internationale doit s’organiser au plus vite pour soutenir cette lutte exemplaire.À son niveau, le CADTM s’y emploiera.


Photo : CC - Eu Council Eurozone
Discussion avant que la réunion ne commence : Christine LAGARDE, Directrice du FMI ; Thomas WIESER, President du EFC (Economic and Financial Committee, institution européenne) et Michael SARRIS, Ministre des Finances de Chypre (à droite).

 


Source : cadtm.org

 


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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 18:21

 

 

Rue89

Asie du Sud Info 25/07/2013 à 13h29
Marie-France Calle | Asie du Sud Info

 

 

(De New Delhi) Il y a une semaine, 23 enfants sont morts dans un village du Bihar, l’un des Etats les plus pauvres de l’Inde, après avoir ingurgité le repas de midi (« mid-day meal ») qui leur est distribué gratuitement tous les jours.

Une intoxication alimentaire ? Non, un empoisonnement. Pas forcément criminel, comme l’a immédiatement laissé entendre le ministre régional de l’Education. Politique oblige, les élections générales en Inde sont à moins d’un an.

Ou plus exactement si, criminel, mais pas pour les raisons politicardes invoquées par le ministre. Criminel par bêtise, corruption, négligence, arrogance…

L’enquête a fait la preuve que la nourriture ayant causé la mort des bambins (ils avaient entre 6 et 10 ans) contenait du monocrotophos, un pesticide extrêmement dangereux, au point qu’il est interdit en Europe et aux Etats-Unis.

Que venait donc faire ce monocrotophos dans les repas gracieusement servis aux enfants des familles les plus démunies du Bihar ?

Un coin du voile a été levé depuis lorsque l’on a appris que le mari de la directrice de l’école, un agriculteur, utilisait l’insecticide dans ses champs. Un jour, il en avait fait un tel usage que les poissons d’un étang voisin avaient été retrouvés morts. Les anciens du village avaient alors demandé que l’on brûle les poissons afin d’éviter que les enfants ne les ramènent à la maison.

Bêtise et corruption

La directrice de l’école n’a pas eu cette sagesse frappée au coin du bon sens. Pouvait-elle ignorer, pourtant, que le riz, les lentilles, l’huile, toutes les denrées utilisées pour préparer les repas à la cantine, étaient entreposées dans le hangar où son époux stockait également son précieux pesticide ?

Un simple petit doute ne l’a-t-il même pas effleuré lorsque la cuisinière, alarmée par l’odeur et la couleur inhabituelles du curry de soja, lui a fait remarquer qu’il y avait quelque chose d’anormal ?

Selon plusieurs témoignages, elle aurait même forcé les enfants à finir leur ration. Quand on est directrice, on dirige !

Entre bêtise et corruption, mon cœur balance. Il est difficile de mettre un terme exact sur les raisons de la tragédie du Bihar. Il s’agit sans doute de bêtise ET de corruption… et de bien davantage :

  • la désorganisation ambiante,
  • l’indifférence devant le manque d’hygiène même lorsqu’il s’agit de nourrir des enfants en bas âge…

L’idée du « mid-day meal » est de soulager les familles indiennes les plus pauvres et d’encourager la scolarisation de pauvres gosses qui risquent, sinon, de se retrouver au travail dès la prime enfance.

Un projet formidable, surtout à l’échelon de l’Inde et de son 1,2 milliard d’habitants. Encore faut-il que la mise en œuvre soit à la hauteur de la générosité du concept. Au Bihar et ailleurs, c’est loin d’être le cas.

Resteront les images et les récits insoutenables de ces parents qui ont vu leurs enfants mourir dans leurs bras.

 


Un père effondré porte le corps de sa fille décédée lors de l’empoisonnement à Patna (AP/SIPA)

 

Certains ont couru d’hôpital public en cliniques privées pour tenter de sauver ces pauvres petits êtres atteints de vomissements et de spasmes.

Ils ont trouvé des médecins débordés, des dispensaires pris d’assaut. Ils n’ont rien pu faire. La directrice de l’école et son mari sont en cavale.

Un mandat d’arrêt a été lancé contre la femme, pas contre l’homme. Ne demandez surtout pas pourquoi. On est déjà bien au-delà de la logique…

 

Publié initialement sur
Asie du Sud Info
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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 17:51

 

scoop.it 

Scooped by Damoclès

 

Des manifestants anti-nucléaires  à Idinthakarai ont brûlé le drapeau national français hier,  condamnant la visite en Inde de la François Hollande, président de la France .

Un grand nombre d'hommes et de femmes, qui ont organisé une protestation prolongée contre la centrale nucléaire de Kudankulam, ont entrepris une marche jusqu'au village d' Idinthakarai dans le district de Tirunelveli quartier et brûlé le drapeau national français.

Un communiqué du Mouvement populaire contre l'énergie nucléaire [PMANE] a déclaré que le drapeau français a été brûlé pour condamner la visite de Hollande en Inde, et la signature d' un contrat portant sur Jaitapur projet nucléaire à un moment où des centaines de villageois ont été emprisonnés pour avoir organisé une manifestation contre le projet.

La centrale nucléaire de Jaitapur est construite avec l'assistance technologique de la France.

Il s'agit de la première visite de Hollande vers l'Inde. Sa visite de deux jours devrait se terminer à la signature de contrats d'une valeur de plusieurs milliards.

traduction : Philippe Ginet/ecolightnews.eu


INDIATIMES


Anti-nuclear-protesters-burn-French-national-flag.


Lire aussi:


FRANCE-INDE: Des réacteurs nucléaires hors de prix

Paris assume les transferts de technologie nucléaire et militaire en Inde

François Hollande en Inde pour vendre 2 EPR en zone sismique


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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 17:18

 

Le Monde.fr avec AFP | 13.01.2013 à 09h47


 
Le viol et la mort d'une étudiante kinésithérapeute de 23 ans ont provoqué de vastes manifestations dans la capitale et mis en lumière les violences faites aux femmes en Inde, pays largement dominé par les hommes.

Six hommes ont été arrêtés dans une nouvelle affaire de viol collectif dans un autobus, dans le nord de l'Inde, a indiqué la police dimanche. "Six hommes ont été arrêtés car ils sont suspectés d'avoir violé une femme de 29 ans (...) après l'avoir amenée de force dans un endroit inconnu dans la nuit du 11 janvier", a indiqué la police, précisant qu'un 7e suspect était recherché.

La victime était montée à bord d'un autobus vendredi pour se rendre dans sa belle-famille, dans l'Etat du Pendjab. Elle a alors été enlevée et conduite par motocyclette dans une maison près de la ville d'Amritsar. "Après avoir été enlevée, la dame a été violée brutalement par les sept suspects, tout au long de la nuit", a ajoute la police. Ils l'ont ensuite déposée le long de la route, près du village de sa belle-famille, où elle a raconté l'agression à ses belles-sœurs.

Un responsable politique de l'Etat du Pendjab, membre du parti du Congrès, Partap Singh Bajwa, a accusé la police de ne pas effectuer des contrôles au sein des bus circulant dans la région. "C'est à cause du laxisme de la police qui ne prend jamais la peine de s'assurer de la sécurité des bus qui circulent la nuit sur les routes nationales", a-t-il déclaré.

Ce fait divers rappelle l'affaire de New Delhi : une étudiante kinésithérapeute de 23 ans était montée dans un bus avec son compagnon, après une sortie au cinéma, le 16 décembre. Les six hommes présents dans le véhicule, dont le chauffeur, l'avaient violée et frappée, avant de la jeter sur le trottoir avec son compagnon, lui aussi tabassé.

Transférée à Singapour pour des greffes d'organes, elle n'a pas survécu à ses blessures. L'affaire a provoqué de vastes manifestations dans la capitale et mis en lumière les violences faites aux femmes dans ce pays largement dominé par les hommes.

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 17:11

 

 

LE MONDE | 05.01.2013 à 13h43

 

Le pays du "million de révoltes" a en lui la capacité de lutter contre toutes les formes du fatalisme.

La colère ne retombe pas en Inde, trois semaines après le viol collectif dont a été victime, le 16 décembre, une jeune étudiante en médecine de 23 ans, à New Delhi. Cette agression avait été commise, dans un minibus, avec une telle sauvagerie que la victime est décédée de ses blessures, le 29 décembre à Singapour, où elle avait été hospitalisée.

Le mouvement de protestation, de révolte même, déclenché par ce drame ne peut qu'être entretenu par ce que l'on continue d'apprendre sur la façon dont il s'est produit. Le compagnon de la suppliciée a ainsi dénoncé, vendredi 4 janvier, l'indifférence des passants et l'attitude de la police, lorsque le couple nu et ensanglanté avait pu enfin échapper à ses bourreaux. Une police manifestement plus préoccupée par des questions de juridiction que par le souci de porter les premiers secours, ce qu'elle a nié.

Personne en Inde ne s'étonne que le viol collectif ait eu pour théâtre New Delhi, qui détient le record peu enviable de cumuler plus d'agressions sexuelles que les villes de Bombay, Calcutta, Madras, Bangalore et Hyderabad réunies. Même si le nombre de viols déclaré est, selon toute vraisemblance, bien inférieur à la réalité.

Dans la "ceinture de la vache", le nom donné aux Etats encore très féodaux et conservateurs du Pendjab, de l'Haryana et de l'Uttar Pradesh, l'émancipation des femmes (moins présentes en Inde dans la population active qu'en Chine), leurs conquêtes constantes de nouvelles responsabilités économiques et sociales se heurtent frontalement aux préjugés culturels des ruraux urbanisés depuis peu. Marqués par une mentalité patriarcale profondément enracinée, ils continuent de considérer que les femmes s'aventurent dans l'espace public à leurs risques et périls.

Le paradoxe est complet. L'Inde est, selon la formule consacrée, la plus grande démocratie du monde. L'homme politique sans doute le plus puissant y est une femme, Sonia Gandhi. Pourtant, ce pays-continent reste un village, avec une conception étroite et souvent liberticide de la condition des femmes. Même si la Constitution leur garantit les droits fondamentaux de la personne, elles restent encore des citoyens de seconde zone.

Cet état d'esprit entretient un système de double peine : la victime de prédateurs sexuels doit, de surcroît, affronter la honte et la passivité d'un système judiciaire qui ne poursuit pas, ou très rarement, les agresseurs.

La tolérance de l'inacceptable vient d'ailleurs d'en haut, puisque de nombreux parlementaires indiens, dans les Etats comme au niveau national, sont eux-mêmes actuellement accusés de viols. Le 4 janvier encore, un représentant du Parti du Congrès au pouvoir, dans l'Etat oriental de l'Assam, a été mis en examen dans une affaire d'agression sexuelle.

La vague d'indignation qui a saisi l'Inde n'en est que plus salutaire. Il est vrai que le pays du "million de révoltes" selon la formule de V. S. Naipaul, a en lui la capacité de lutter contre toutes les formes du fatalisme. En a témoigné, à propos d'une autre plaie indienne, l'écho en 2011 des spectaculaires grèves de la faim du militant anticorruption Anna Hazare. Cet épisode montre cependant que la mobilisation doit être maintenue et entretenue. Le procès du gang de New Delhi ne peut d'ailleurs que jouer en ce sens, pour que le "viol de trop" ne retombe pas dans l'oubli des consciences.

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 16:53

 

Le Monde.fr avec AFP | 02.01.2013 à 08h06 • Mis à jour le 02.01.2013 à 14h24


 

Les violeurs de la jeune étudiante morte samedi ont tenté de l'écraser avec un bus après l'avoir violée, selon un rapport de police divulgué par la presse indienne.

Deux semaines après le viol sauvage d'une jeune étudiante indienne dans un bus à New Delhi, l'émotion est toujours aussi vive en Inde, où toutes les manifestations du Nouvel An ont été annulées. Dernier exemple en date : des avocats rattachés à un tribunal de New Delhi qui doit juger les accusés ont annoncé mercredi 2 janvier qu'ils refuseraient de défendre les six suspects.

La première audience du tribunal du district de Saket, situé dans le sud de la capitale fédérale, devrait s'ouvrir jeudi sur la présentation du rapport de 1 000 pages dressé par la police. "Nous avons décidé qu'aucun avocat ne se présentera pour défendre les accusés du viol, parce que ce serait immoral de défendre l'affaire", a annoncé Sanjay Kumar, un avocat membre du Barreau du district de Saket. Selon M. Kumar, les 2 500 avocats enregistrés auprès du tribunal ont décidé de "rester à l'écart" pour assurer une "justice rapide", signifiant ainsi que les avocats des suspects devront être commis d'office.

Six personnes ont été arrêtées après la violente agression survenue dans un bus à New Delhi le 16 décembre. Cinq hommes doivent être jugés pour meurtre et viol par le tribunal de Saket. Le ministre de l'intérieur, Sushilkumar Shinde, a indiqué mardi que les suspects encouraient la peine de mort s'ils étaient jugés coupables. Le sixième accusé, qui aurait 17 ans, devrait être jugé par un tribunal pour enfants mais il subissait actuellement un examen osseux pour vérifier son âge.

 

 LES VIOLEURS ONT TENTÉ DE L'ÉCRASER

Les violeurs de l'étudiante, morte samedi, ont tenté de l'écraser après l'agression, rapporte mercredi la presse, citant un rapport de police accablant. Violée à plusieurs reprises, agressée sexuellement avec une barre de fer rouillée, l'étudiante de 23 ans avait été jetée hors du véhicule avec son compagnon. Ce dernier, battu à coups de barre de fer et jeté du bus après le viol, avait réussi à temps à la mettre hors de portée du bus qui se préparait à l'écraser, selon ce rapport de 1 000 pages qui doit être présenté à la justice jeudi.

Selon plusieurs quotidiens et des chaînes de télévision, la jeune femme, morte samedi soir des suites du viol, a mordu trois de ses agresseurs pour tenter de leur échapper. Les morsures, ainsi que du sang, du sperme et des cheveux, de même que le témoignage du petit ami devraient servir de preuves contre les accusés, selon la presse et des sources policières.

 

TENTATIVE DE DESTRUCTION DE PREUVES

Six personnes ont été arrêtées. Cinq hommes devraient passer en jugement jeudi pour meurtre et viol devant un tribunal mis en place spécialement. Le sixième suspect, âgé de 17 ans, devrait être jugé par un tribunal pour enfants.
 

"La femme et son ami ont été déshabillés et jetés hors du bus", rapporte le quotidien The Indian Express. "Son ami l'a mise à l'écart lorsqu'il a vu que le bus faisait marche arrière pour l'écraser." Selon The Times of India, l'un des éléments d'accusation que compte présenter la police porte sur la destruction de preuves par le chauffeur du bus, qui a pris part au viol de l'étudiante : selon le rapport, ce dernier a tenté de laver le véhicule et a brûlé les vêtements arrachés à la victime.

La nature particulièrement violente de cette attaque a fait exploser la colère jusque-là contenue en Inde contre les agressions et viols commis en toute impunité dans ce pays. Devant la vague d'indignation et de condamnations internationales, le premier ministre, Manmohan Singh, s'est engagé à alourdir les peines prévues pour les auteurs de crimes sexuels. Un groupe d'experts dirigé par un ancien président de la Cour suprême a été mis en place dans cette perspective.

 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 19:43

 

 

Rue89 - 24/12/2012 à 17h24
Julie Gonnet | Journaliste

 


 

Cérémonie en hommage à la victime du viol collectif de New Delhi, à Ahmadabad, en Inde (Ajit Solanki/AP/Sipa)

(De New Delhi) Des slogans les plus criés (« Nous voulons être libérées de la peur ») aux plus radicaux (« Pendons les violeurs »), la capitale indienne New Delhi s’est enflammée après le viol collectif particulièrement brutal d’une étudiante en médecine. Manifestations et répression d’une particulière violence agite le pays depuis près d’une semaine.

Les autorités indiennes ont annoncé mardi 25 décembre la mort d’un policier bl lors de ces manifestations.

Le policier, âgé de 47 ans, a été attaqué et battu par un groupe lors d’un rassemblement le 23 décembre. Les autorités ont depuis interdit à la circulation une bonne partie du centre de la capitale. Plusieurs stations de métro étaient également fermées mardi.

Violée par six hommes

Le 16 décembre, en début de soirée, Ragini a été agressée dans un bus privé par six hommes, alors qu’elle revenait du cinéma avec un ami. Ils l’auraient violée chacun leur tour avant de la blesser avec une barre de fer, lui infligeant des dommages irréversibles aux intestins. Il l’aurait ensuite jetée sur le bord de la route.

Comme souvent en Inde, les médias s’emballent autour du fait divers, s’indignent et s’érigent en justiciers. Mais cette fois, les citoyens ont pris le relais, et les manifestations qui se succèdent dans la capitale se font de plus en plus violentes.

Dimanche, les manifestants et la police se sont affrontés. Lundi, le Premier ministre Manmohan Singh a été contraint de prendre la parole à la télévision pour appeler au calme.

Peine perdue selon Neha, 28 ans, journaliste à Outlook India : « En essayant de stopper le mouvement, le gouvernement met de l’huile sur le feu. »

En 2012, plusieurs cas de viol à Gurgaon, dans la banlieue de Delhi, avaient déjà été suivis de manifestations contre l’inaction du gouvernement.

« J’ai peur de sortir après 21 heures »

Les détails de l’agression de Ragini ont beaucoup choqué. Et réveillé les peurs. Neha confie :

« Je suis vraiment horrifiée. Qu’une telle agression puisse survenir dans la capitale de l’Inde, qu’un être humain puisse faire cela à un autre. En tant qu’habitante de Delhi, je ne me sens pas du tout en sécurité.

Notre liberté de mouvement est sévèrement restreinte et j’ai peur de sortir après 21 heures toute seule. »

Priyadarshini, Delhiite de 24 ans, partage la même crainte :

« Je n’ai jamais été agressée mais étant donné la situation, on se dit que l’on pourrait être la prochaine cible. Ça fait peur. »

« Je m’excuse au nom des hommes »

Sur les réseaux sociaux aussi, on ne parle que de ça. Bodhisatwa Dasgupta, un internaute de Gurgaon, a écrit une lettre à Ragini pour lui demander pardon, au nom de la gent masculine :

« Je m’excuse au nom de tous ces hommes qui déshabillent les femmes des yeux […].

Je m’excuse pour les hommes qui justifient leurs actes en pointant du doigt les vêtements que les femmes portent.

Je m’excuse pour les officiers de police dont les yeux avides vous font réfléchir à deux fois avant d’enregistrer une plainte. »

Quand elles osent rapporter les faits, les femmes sont souvent mal perçues, cibles de moqueries et de pressions de la police, comme en témoigne T.S. Sudhir, journaliste de Firstpost :

« La sensibilité, la confidentialité, ce ne sont pas des choses dont on est censé se préoccuper en Inde, en particulier quand on vient porter plainte pour un viol. »

Un viol toutes les dix-huit heures à Delhi

Difficile de dresser un tableau précis des violences faites aux femmes, dans une société où l’on se tait (ou l’on est contraint de se taire) pour sauvegarder une réputation. Un viol est rapporté toutes les dix-huit heures à Delhi, ville surnommée la capitale du viol. Et ailleurs ? Aayush, 26 ans, ingénieur à Bangalore :

« On ne connait que les cas qui font sensation dans les médias. Mais qu’est-ce qu’il se passe dans les villages et les zones reculées ? »

Pourtant, même si les victimes des grandes villes attirent plus l’attention, le jeune homme ne doute pas qu’elles seront vite oubliées :

« Les gens ne voient pas très loin. La moitié des personnes qui parlaient du viol hier parlent aujourd’hui de la retraite de Sachin Tendulkar [un joueur de cricket, ndlr]. »

Les six agresseurs présumés ont été arrêtés et trois d’entre eux ont déjà avoué leur crime devant la justice le 19 décembre et ont affirmé qu’ils souhaitaient être pendus. Mais la colère continue de gronder contre les autorités policières et judiciaires. Neha martèle : « La sécurité des femmes n’est pas prise au sérieux. »

Le quotidien The Hindu renchérit dans un éditorial :

« Des enquêtes bâclées, une médecine légale de mauvaise qualité et des comportements misogynes dans la police et même la justice : voilà pourquoi les victimes de viols en Inde n’obtiennent pas justice. »

« Même la mort serait trop douce »

Suivant la théorie selon laquelle la victime serait quand même un peu coupable de ce qui lui arrive, les autorités de Gurgaon, au sud de Delhi, ont simplement recommandé aux femmes de ne pas sortir passé 20 heures. C’était en mars, après le viol d’une jeune fille à la sortie de son travail.

D’une manière générale, le gouvernement est accusé de se montrer trop indulgent avec les violeurs. Aayush, tout comme Neha et Priyadarshini, n’hésite pas à parler de peine capitale :

« Il n’y a rien dans le comportement de ces hommes qui soit humain, pourquoi mériteraient-ils un procès ? Même la peine de mort serait trop douce pour ce qu’ils ont fait. Mais nous avons besoin de lois qui font peur aux gens. »

En réponse à ce discours, le ministre de l’Intérieur Sushil Kumar Shinde a annoncé samedi que la peine de mort pourrait être envisagée dans certains cas de viol.

« Elle ne devrait pas porter cette jupe »

Mais dans les conversations courantes, c’est la victime qui endosse trop souvent le costume du coupable. « Elle ne devrait pas porter cette jupe, elle n’aurait pas du sortir à cette heure », peut-on régulièrement entendre.

Un leader du parti du Congrès, actuellement au pouvoir, a déclaré ce lundi qu’une jeune femme ne devrait pas « errer » dans les rues la nuit. Certains blâment une forme de libéralisation voire d’occidentalisation de la société, avec son lot de valeurs décadentes.

Aayush en fait partie :

« Il est vrai que dans notre société, on ne les traite pas les femmes comme égales aux hommes, comme des personnes qui ont des idées aussi importantes que les nôtres.

Mais la situation a empiré. Par exemple, on traite de plus en plus les femmes comme des objets à la télé. Ce sont des faits que l’on choisit d’ignorer et cela finit par encourager le harcèlement sexuel et provoquer des agressions. »

Même les Indiens les plus « libéraux » pensent qu’une femme se doit de respecter certaines règles avant de se risquer au dehors. Ce qui révolte Neha :

« Pourquoi les femmes devraient penser à ce qu’elles devraient faire ou ne pas faire ? N’est ce pas au gouvernement de penser à ce que ces hommes dangereux ne devraient pas faire ? »

Pour la journaliste du site d’informations Firstpost, Akshaya Mishra, on a trop laissé faire. On tolère que les femmes soient mal considérées, malmenées avant d’être maltraitées :

« Pourquoi nous concentrons-nous autant sur le viol ? C’est seulement une des différentes formes de harcèlement auxquelles les femmes sont exposées dans leur vie quotidienne.

Le viol pourrait être le sommet d’une hiérarchie de crimes contre les femmes que nous avons tendance à traiter de façon banale ou que nous dédaignons ».

Un quartier d’affaires chasse des hameaux

Pour Neha, cette affaire de viol soulève bien d’autres questions sur l’évolution de la société indienne dans son ensemble :

« La différence entre les classes supérieures et inférieures s’accroît, ce qui fait naître beaucoup de colère parmi les plus défavorisés. »

Certains observateurs expliquent d’ailleurs les agressions à Gurgaon par cette confrontation entre deux mondes si différents. Le nouveau quartier d’affaires de la capitale, en pleine expansion, a pris la place de hameaux ruraux.

Frustation et violences seraient nés de cette soudaine cohabitation entre les villageois, nouveaux riches sans éducation, et les entrepreneurs qui ont racheté leurs terres.

Un premier clash des cultures, doublé d’une deuxième fracture au sein même des foyers indiens, comme l’explique Neha :

« Traditionnellement, la femme est supposée obéir à son mari mais la femme indienne moderne ne l’accepte pas. Cela a entraîné des agressions violentes de la part d’hommes qui ne peuvent pas accepter le fait qu’une femme puisse lui répondre, être indépendante.

Alors que notre structure sociale change, avec de plus en plus de femmes sortant de chez elle, travaillant, et devenant indépendantes, cette mentalité profondément patriarcale n’a pas évolué.

Ce n’est pas seulement le gouvernement qui est en cause. J’ai le sentiment que nous avons échoué en tant qu’êtres humains. »

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:44

 

Le Monde.fr | 27.12.2012 à 17h30


 

 
Walmart a récemment dévoilé qu'il avait dépensé 25 millions de dollars pour tenter d'influencer des parlementaires américains ces quatre dernières années.

Le gouvernement indien a lancé une enquête sur les activités de lobbying du géant américain de la distribution Walmart, qui pourraient s'assimiler à de la corruption selon la loi indienne, affirme dans son édition du jeudi 27 décembre le Wall Street Journal. Le gouvernement indien devrait d'ici quelques jours nommer un juge pour mener l'enquête, a ajouté le quotidien financier, qui cite un ministre indien ayant souhaité garder l'anonymat.

Walmart a récemment dévoilé qu'il avait dépensé 25 millions de dollars pour tenter d'influencer des parlementaires américains ces quatre dernières années, "notamment sur des questions telles qu'un accès amélioré à des investissements en Inde". Le parti d'opposition indien Bharatiya Janata Party affirme que les activités de lobbying de Walmart dévoilées par le groupe s'apparentent à des pots-de-vin. Le groupe a nié à de multiples reprises toute malversation, et a assuré que le rapport ne décrivait pas des pots-de-vin mais seulement des activités de lobbying légales aux Etats-Unis.

 AFFAIRE DE CORRUPTION AU MEXIQUE

Le géant de la distribution a suspendu fin novembre plusieurs employés de sa filiale en Inde dans le cadre d'une affaire de corruption interne sur laquelle il enquête depuis plusieurs mois. L'affaire, révélée par le New York Times, porte essentiellement sur le Mexique mais le groupe a fait état de possibles pratiques illégales au Brésil, en Chine et en Inde.

Outre son enquête interne, Walmart fait aussi l'objet d'enquêtes du département de la justice et du gendarme boursier (SEC) américains, ainsi que des autorités mexicaines. Des actionnaires ont en outre déposé des plaintes contre le groupe et certains de ses dirigeants actuels ou passés. L'action reculait de 0,26 % à 67,82 dollars en milieu de matinée à Wall Street.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 15:25

 

 

Le Monde.fr | 11.10.2012 à 13h14

 

Environ 35 000 personnes avaient entamé une "marche pour la justice" de 350 km, de Gwalior à New Delhi.

Des dizaines de milliers d'Indiens parmi les plus pauvres du pays ont mis fin à leur "marche pour la justice" entamée voici huit jours après avoir signé jeudi 11 octobre un accord avec le gouvernement pour la mise en place de réformes agraires, a indiqué un porte-parole des organisateurs.

Environ 35 000 personnes, dont des paysans, des "intouchables" et des membres de tribus, avaient entamé cette "marche pour la justice" de 350 km le 3 octobre à Gwalior (centre) et devaient rallier New Delhi vingt-six jours plus tard.

Lire : En Inde, la marche pour la justice" de milliers de pauvres"

Ils entendaient protester contre leur mise à l'écart du développement économique et réclamer des réformes agraires leur garantissant un accès à la terre et à l'agriculture dans un contexte d'expansion industrielle.

 

 AIDER LES POPULATIONS MARGINALISÉES

"Nous avons arrêté notre marche parce que le gouvernement a signé un accord avec nous", a déclaré Aneesh Thillenkery, un porte-parole de l'organisation à l'origine de cette initiative, Ekta Parishad, qui milite pour le droit à une justice sociale pour les Indiens sans-terre.

Selon la copie d'un document vue par l'AFP, le gouvernement fédéral s'est engagé à plancher sur une politique de réformes agraires et à faire pression auprès des gouvernements locaux, l'allocation de terres étant leur prérogative, pour aider les populations marginalisées.

L'une des clauses centrales de la nouvelle politique consiste à inclure le droit au logement pour chaque famille pauvre et sans-terre dans le cadre de la justice sociale, au même titre que le droit à l'éducation ou le droit à l'information, ont indiqué les organisateurs.

De nombreuses franges de la population de 1,2 milliard d'habitants, dont 73 % vivent grâce à l'agriculture, se plaignent d'être mises à l'écart du développement de la troisième puissance économique d'Asie et d'être sacrifiées au détriment de projets industriels. Une première "marche pour la justice" en Inde, organisée en 2007, avait été suivie par 25 000 personnes, dont des paysans criblés de dettes réclamant un accès à la terre.

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 21:26

 

Le Monde.fr avec AFP | 03.10.2012 à 14h17 • Mis à jour le 03.10.2012 à 16h15

 

Des manifestants indiens au départ de la marche, près de Gwalior, le 3 octobre.

Des dizaines de milliers d'Indiens parmi les plus pauvres du pays, dont des membres de tribus et des dalits ("intouchables"), ont entrepris, mercredi 3 octobre, une marche de 350 km vers New Delhi pour réclamer un droit à la terre et dénoncer la précarité de leurs conditions de vie, en marge du développement économique.

Cette "marche pour la justice" a été lancée depuis la ville de Gwalior, dans le centre du pays, et elle devrait s'achever à New Delhi dans vingt-six jours, a indiqué l'organisation à l'origine de cette initiative, Ekta Parishad, qui milite pour le droit à une justice sociale pour les Indiens sans terre.

"Quelque 35 000 personnes étaient à Gwalior et lorsque la marche atteindra New Delhi, nous espérons que le nombre aura atteint 100 000", a déclaré le porte-parole de cette organisation, Aneesh Thillenkari.

 

Environ 35 000 personnes étaient à Gwalior au départ de la marche, mercredi 3 octobre, selon l'organisation Ekta Parishad.

 

La première marche de ce type, organisée en 2007, avait été suivie par 25 000 personnes, dont des paysans criblés de dettes réclamant le droit à un accès à la terre et aux moyens de subsistance pour produire de la nourriture. Onze personnes étaient mortes sur la route.

"Nous demandons que les terres agricoles soit utilisées exclusivement pour l'agriculture et nous voulons une politique de réformes agraires, qui n'existe pas actuellement", a déclaré M. Thillenkari. 

 

 "DIGNITÉ, SÉCURITÉ, IDENTITÉ"

"Lorsque les pauvres veulent des terres, le gouvernement central dit que c'est un problème qui relève du gouvernement local. Or le gouvernement central acquiert des terres pour un usage industriel ou pour mettre en place des zones économiques spéciales", a-t-il dénoncé.

Avant que s'élancent les marcheurs, composés de paysans, de membres de la tribu Adivasi et des dalits, le fondateur d'Ekta Parishad, PV Rajagopal, a rappelé à l'auditoire que cette initiative était une lutte "pour la dignité, la sécurité et l'identité".

 

Les marcheurs vont rallier Gwalior à New Delhi en 26 jours.

 

De nombreuses franges de la population se plaignent d'être mises à l'écart du développement de la troisième puissance économique d'Asie ou d'être sacrifiées sur l'autel du libéralisme. Environ 73% de la population de 1,2 milliard d'habitants vivent grâce à l'agriculture.

De nombreux projets industriels d'envergure ont été repoussés ou purement abandonnés ces dernières années pour cause de différends avec les populations locales concernant l'acquisition foncière.

 

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