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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 22:17

 

 

Source : http://www.neozone.org/ecologie-planete

 

 

Pour le prix d’un smartphone, cette éolienne alimente toute une maison en électricité

 

 

 

Cette innovation très prometteuse est annoncée comme une petite révolution dans le monde de l’éolien.

Abordable et surtout très efficace, elle pourrait démocratiser dans le monde entier cette source d’énergie durable et respectueuse de l’environnement.

Arun et Anoop George, deux jeunes frères indiens ont en effet développé une micro éolienne révolutionnaire.

Pas plus grande qu’un ventilateur de plafond et pas plus chère que le prix d’un smartphone, cette éolienne serait capable de produire à vie entre 3 et 5 Kwh par jour. Une puissance largement suffisante pour les besoins d’une petite maison.

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Les deux frères envisagent de commercialiser leur invention pour seulement 50.000 roupies indiennes, soit l’équivalent de 680€. Une somme ridicule quand on compare avec le prix de l’électricité en France (0.15€ par Kw/h en moyenne). Le calcul est rapide, il faudrait moins de 3 ans pour rentabiliser cette source d’énergie dans l’hexagone.

Notre but est de faire disparaître la pauvreté énergétique, réduire la dépendance des citoyens vis-à-vis d’un État qui manque de moyens et créer de l’énergie qui permette à chacun de s’autosuffire

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Cette invention est destinée à l’Inde dans un premier temps, pays précurseur dans l’énergie éolienne  derrière la chine, les États-Unis et l’Allemagne. Leur objectif à terme est de couvrir tous les pays du monde en écoulant plus d’1 milliard de leur micro éolienne.

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Et on peut dire qu’ils sont plutôt bien partis. En effet, leur startup a été invitée au Kazakhstan pour l’expo “Global start-up fest : New Energy” qui vise à définir la ville et la vie de demain.

« Avant Garde Innovations »  espère ainsi figurer dans la liste des 30 lauréats qui seront ensuite conviés à l’exposition universelle, qui aura lieu à Astana en 2017. Le thème sera ” Les Énergies durables, environnement. L’avenir de la planète”.

 

 

Source : http://www.neozone.org/ecologie-planete

 

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 18:08

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Mobilisation

Projets d’oléoducs : Trump repart en guerre contre les Sioux

par

 

 

 

Donald Trump a signé le 24 janvier, quatre jours après son investiture, des décrets présidentiels visant à relancer deux projets d’oléoducs. Très controversés, les deux oléoducs Keystone XL et le Dakota Access ont fait l’objet d’une intense bataille politique entre les défenseurs du climat et les industriels des énergies fossiles. Tous deux avaient été suspendus par l’administration Obama.

C’est le 6 novembre 2015, après des mois d’actions non violentes et de batailles juridiques et administratives, que Barack Obama annonce l’abandon de la construction de l’oléoduc Keystone XL au nom, notamment, de la lutte contre les changements climatiques. « Transporter du pétrole brut plus sale jusque dans notre pays ne renforce pas la sécurité énergétique des États-Unis », fait alors valoir le président sortant. Porté par le consortium TransCanada, cet oléoduc doit transporter sur 1900 kilomètres le pétrole issu des champs de sables bitumineux de l’Alberta jusque dans le Golfe du Mexique.

« Nous allons renégocier certaines conditions et, s’ils les acceptent, nous verrons si nous pouvons le faire construire », a précisé Donald Trump à propos du projet Keystone XL. « Ce sont beaucoup d’emplois, 28 000 emplois, de super emplois dans la construction. » Ce décret « invite TransCanada à soumettre à nouveau sa proposition et ordonne aux agences [fédérales] de l’approuver sans délai ». L’objectif est « d’assurer une approbation rapide » du projet.

 

Une décision « irresponsable »

Le même processus est à l’œuvre dans le cadre du projet Dakota Access Pipeline. D’une longueur de 1800 kilomètres, ce pipeline, dont la construction est évaluée à 3,8 milliards de dollars abondés en partie par des banques françaises, menace des sites culturels ancestraux des Sioux et leurs sources d’eau. Depuis le 1er avril 2016, des tribus amérindiennes et des militants écologistes occupent un terrain privé, acheté 18 millions de dollars par la société exploitante. Au terme de neuf mois de résistance, ils ont obtenu le 4 décembre dernier le rejet du tracé initial, le gouvernement s’engageant à « entreprendre une étude d’impact environnementale complète » et à « étudier des tracés alternatifs » (voir ici). La construction du pipeline a donc été stoppée. Là encore, le décret signé par Donald Trump « ordonne aux agences d’accélérer leurs analyses et leur approbation de la portion restante de l’oléoduc, que la précédente administration a bloquée pour des raisons politiques ».

Les Sioux de Standing Rock ont immédiatement dénoncé les nouveaux décrets signés par le président Trump. Dans un communiqué, ils réitèrent que leurs sources d’eau potable risquent d’être contaminées par le projet. Leur avocat a également déploré une décision « irresponsable », prise avec « trop d’empressement ». « Nous ne sommes pas opposés à l’indépendance énergétique. Nous sommes opposés à des projets de développement imprudents et motivés par des raisons politiques, qui ignorent nos droits issus de traités et menacent notre eau. Créer un deuxième Flint ne rendra pas l’Amérique plus grande. » Une référence au slogan de campagne de Trump – Make America Great Again – et à Flint, une ville de l’État du Michigan de 100 000 habitants, où l’eau potable a été contaminée au plomb après des coupes budgétaires.

Mardi soir, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés en signe de protestation, à New York et devant les grilles de la Maison Blanche. « Donald Trump n’est en fonction que depuis quatre jours et il se révèle déjà être une dangereuse menace pour le climat, comme nous le redoutions », réagit le directeur exécutif de l’ONG Sierra Club. « C’est un jour sombre pour la raison mais nous allons continuer le combat », souligne 350.org, fer de lance du mouvement contre les énergies fossiles. L’American Civil Liberties Union (ACLU), la puissante association de défense des droits civils, estime que la décision concernant le pipeline Dakota Access s’apparente à une « gifle » donnée par le président. Les Sioux de Standing Rock annoncent d’ores et déjà qu’ils engageront une bataille juridique contre ces décrets.

À lire également : Aux États-Unis, les Républicains légifèrent déjà pour réprimer durement les manifestations pacifiques

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 18:07

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Transition

NégaWatt présente son scénario révolutionnaire pour une autre politique énergétique

par

 

 

 

Un air débarrassé de particules fines, un risque nucléaire qui diminue, des logements chauds pour tout le monde, des émissions de CO2 divisées par quatre, et des centaines de milliers d’emplois créés... Ce sont quelques-uns des séduisants objectifs du nouveau scénario de l’association négaWatt, qui réunit une vingtaine d’experts et de praticiens en énergie [1]. Le document très fouillé, et très précis, qu’ils publient ce 25 janvier livrent les détails de la transition énergétique que la France devrait, selon eux, engager pour qu’en 2050 le pays ne dépende plus des énergies fossiles et nucléaire.

 

Une mobilité sans pétrole

Dominé par le trafic routier et une hyper-dépendant au pétrole, le secteur des transports représente aujourd’hui la première source d’émissions de gaz à effet de serre. Les deux tiers des kilomètres parcourus par les Français sont réalisés en voiture. Mais celle-ci est le plus souvent utilisée par une personne seule qui roule à 30km/h en ville alors que la majorité des véhicules particuliers est conçue pour transporter cinq personnes avec leurs bagages, et capable de rouler à 130 km/h sur autoroute. Un grand gaspillage.

Maîtrise des distances grâce à un urbanisme repensé, laissant une place de choix au vélo et à la marche à pieds, transfert des déplacements journaliers vers le ferroviaire et les transports en commun, et amélioration des taux de remplissage des véhicules grâce à la banalisation du covoiturage, constituent les principaux leviers vers une baisse de la consommation d’énergie. Selon NégaWatt, elle serait spectaculaire, avec quasiment deux tiers d’énergie en moins. La réduction de la vitesse autorisée sur route (80 km/h) et sur autoroute (110 km/h) permet également un gain immédiat et substantiel sur les consommations de carburant, sans pour autant augmenter les temps de parcours grâce à la décongestion du trafic qui l’accompagne.

Avec le recours au gaz comme carburant, qui devient progressivement renouvelable, et la mobilité électrique croissante, la part des énergies renouvelables dans les transports passerait de 6 % aujourd’hui à presque 100 % en 2050. Le point noir demeure l’avion, avec un nombre de voyageurs par kilomètre parcouru qui a augmenté de 50 % ces quinze dernières années (contre 5 % pour la voiture). Le kérosène est bien plus difficile à remplacer par des carburants renouvelables. La question d’inciter à la sobriété sur cette mobilité grande distance se pose.

 

Un avenir 100% renouvelable

Côté électricité, il serait possible de couvrir la totalité des besoins énergétiques de la France par des sources renouvelables à l’horizon 2050. L’éolien, appelé à devenir la première source d’énergie, et la biomasse solide fournissent chacun près d’un quart de la production. Ils sont suivis par le photovoltaïque et le biogaz issu de méthanisation ou de gazéification, qui contribuent à hauteur d’un peu plus d’un huitième chacun – le reste étant apporté par un mélange d’hydraulique, de biocarburants liquides, de solaire thermique, de géothermie, d’énergies marines et de valorisation des déchets.

Selon le scénario, les énergies renouvelables devraient fournir 1 000 TWh d’électricité, soit une multiplication par trois de leur contribution actuelle. Première source d’électricité en 2050, la production éolienne terrestre et marine croît de façon soutenue. Les éoliennes terrestres de nouvelle génération pourront également produire de l’électricité par vents faibles. La France en comptera alors trois fois plus qu’aujourd’hui, soit 18 000, à comparer aux 26 800 éoliennes déjà implantées en Allemagne fin 2015 !

 

Des centaines de milliers d’emplois créés

Cette nouvelle politique énergétique devrait créer environ 400 000 emplois nets d’ici 2030. « Certains secteurs subissent une diminution du nombre d’emploi. Une reconversion de ces métiers, qui doit impérativement s’anticiper et se préparer, sera nécessaire. C’est le cas par exemple de la construction automobile, du fret routier et du transport aérien, » préviennent les auteurs du scénario. Mais la rénovation de 780 000 logements par an, contre 200 000 aujourd’hui, le boom des énergies renouvelables, ou le développement d’activités de réparation et de recyclage, permettront au final l’apparition de nouveaux métiers.

« Au-delà de l’enjeu de mettre en oeuvre au niveau national, avec toute la force et l’ampleur nécessaires, des actions conformes à nos engagements nationaux et internationaux, l’application résolue de la démarche de sobriété, d’efficacité et de substitution par les énergies renouvelables rendrait la France porteuse d’un message fort sur la scène internationale », conclut NégaWatt. « Outre la responsabilité, ce message serait d’abord celui de l’exemplarité. Il ne s’agit pas seulement d’apporter la démonstration que la transition vers les 100 % renouvelables et vers un monde décarboné est possible, mais aussi de montrer comme le monde occidental peut et doit rompre avec le modèle de surconsommation qui est aujourd’hui le sien. »

 

Notes

[1C’est le quatrième scénario négaWatt (les premiers ont été publiés en 2003, 2006 et 2011)

 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 21:16

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Justin Trudeau veut mettre un terme à l’exploitation des sables bitumineux d’Alberta

 

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

 

 

Cherchant à concilier climat et croissance économique, le premier ministre canadien veut que la transition énergétique se fasse progressivement.

 

Justin Trudeau lors d’une conférence à La Havane à Cuba, en novembre 2016.

 

Le Canada, sixième producteur mondial de pétrole, doit « mettre un terme progressivement » à l’exploitation des sables bitumineux d’Alberta et cesser sa « dépendance » aux hydrocarbures, a plaidé vendredi 13 janvier son premier ministre, Justin Trudeau.

 

« On ne peut pas fermer [les mines] de sables bitumineux demain. On doit y mettre un terme progressivement », a déclaré le dirigeant libéral lors d’une rencontre en Ontario, la province la plus peuplée du Canada, avec des citoyens. « Nous devons préparer la transition pour rompre notre dépendance aux énergies fossiles », a-t-il ajouté, tout en reconnaissant que « cela prendra[it] du temps ».

 

Lire aussi :   L’Alberta souhaite réduire sa dépendance au pétrole

 

Il répondait à une question portant sur sa décision, à la fin de novembre, d’autoriser l’augmentation de la capacité de deux oléoducs dans l’ouest du pays. Leur modernisation va accroître de près d’un million de barils par jour la capacité à l’export du pays.

« On ne peut pas choisir entre l’environnement et l’économie », a affirmé en outre M. Trudeau, convaincu de pouvoir concilier la lutte contre le réchauffement climatique et la croissance économique.

 

Des propos condamnés par l’opposition conservatrice

Engagé à réduire les émissions canadiennes de gaz à effet de serre conformément à l’Accord de Paris, ratifié par le Canada, M. Trudeau a ainsi annoncé cet automne une taxe nationale sur le carbone effective (« carbone réel ») en 2018, avec l’appui de l’Alberta, province de l’ouest du pays) où est concentrée l’industrie pétrolière.

 

Lire aussi :   Le Canada ratifie l’accord de Paris et propose une taxe carbone polémique

 

L’opposition conservatrice a immédiatement condamné les propos du premier ministre. « Si M. Trudeau veut fermer les sables bitumineux d’Alberta, et de ma ville d’origine, qu’il soit averti : il devra d’abord me passer dessus et sur les quatre millions d’habitants de l’Alberta », a lancé dans un communiqué Brian Jean, député conservateur de Fort McMurray, capitale pétrolière du pays.

Les sables bitumineux sont décriés pour le coût économique et environnemental de leur extraction. Présent sous forme sablonneuse dans le sous-sol de la forêt boréale, le pétrole est produit au terme d’un long processus polluant et énergivore.

Ce pétrole n’est rentable que si le cours mondial du baril est élevé. En octobre et en décembre, deux grands groupes des hydrocarbures, Shell puis Statoil, ont d’ailleurs décidé de se désengager des sables bitumineux canadiens.

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 20:12

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

Forages : Obama sanctuarise des millions d’hectares maritimes

 

Le président des Etats-Unis a annoncé mardi la mise en place d’une interdiction permanente de nouveaux forages gaziers et pétroliers dans les eaux américaines de l’Atlantique et de l’Arctique.

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

 

Un site de forage pétrolier aux Etats-Unis.

C’est une sorte de décision testament qu’a prise, mardi 20 décembre, Barack Obama, en décrétant une interdiction de forage d’hydrocarbures dans de vastes zones de l’océan Arctique et l’océan Atlantique. À un mois de son départ de la Maison Blanche, le président américain a en effet voulu parachever son bilan en faveur de l’environnement en sanctuarisant ces espaces naturels, qui abritent une flore et une faune en voie de disparition. Il s’agit d’une sorte de pied de nez à son successeur, Donald Trump, qui a, au contraire, promis de déréguler au maximum l’extraction pétrolière pendant son mandat.

 

M.Obama avait déjà annoncé, il y a quelques mois, des mesures pour protéger ces zones pour une durée de cinq ans. La nouveauté, c’est qu’en s’appuyant sur une loi de 1953, l’Outer Continental Shelf Lands Act (la Loi sur les terres du plateau continental), qui donne au président américain le pouvoir de protéger les eaux fédérales de toute exploration de gaz ou de pétrole, il rend la protection permanente dans le temps. Ce n’est pas la première fois qu’un président recourt à cette disposition. Dwight Eisenhower et Bill Clinton l’avaient fait en leur temps.

 

Coraux, ours et poissons rares

Cette fois, il s’agit de protéger toute la côte Atlantique de Norfolk en Virginie jusqu’au Maine, à la frontière canadienne, soit 1,5 million d’hectares, qui abritent notamment des coraux d’eau profonde uniques et des espèces de poissons rares. La mesure concerne également la quasi-totalité des eaux arctiques appartenant au gouvernement fédéral américain, soit plus de 46 millions d’hectares où l’on trouve encore des ours polaires et des baleines boréales, deux espèces en voie de disparition. Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a également annoncé mardi l’interdiction de nouveaux forages dans les eaux arctiques canadiennes.

« Ces mesures protègent un écosystème sensible et unique que l’on ne retrouve dans aucune autre région du globe, souligne M. Obama dans un communiqué, ajoutant que le dispositif vise à sécuriser ces zones en cas de marée noire. Une catastrophe qui serait très compliquée à endiguer compte tenu de la difficulté d’intervention, notamment dans l’Arctique. « En partenariat avec nos voisins et alliés du Canada, les États-Unis franchissent une étape historique pour (…) préserver les écosystèmes de l’Arctique », souligne-t-il.

La question qui se pose désormais consiste à savoir si la nouvelle administration sera capable de détricoter ces nouvelles dispositions. Il ne fait guère de doute que la majorité républicaine au Congrès et le gouvernement de M. Trump, qui compte nombre de climatosceptiques feront tout pour revenir sur la décision.

 

Climatosceptique

Tout au long de sa campagne électorale, le milliardaire n’a cessé de remettre en question la réalité du changement climatique et la responsabilité de l’homme dans ce phénomène. Par ailleurs, il vient de nommer à la tête de l’Agence américaine de protection environnementale (EPA) Scott Pruitt, ministre de la justice de l’Oklahoma. Ce dernier est devenu en quelques années le bras armé des compagnies pétrolières pour tenter d’infléchir la politique de l’actuelle administration visant à réguler l’extraction énergétique. M. Pruitt a ainsi réussi à lancer des procédures judiciaires contre le plan climat de la Maison Blanche dans vingt-huit États.

Toutefois, Michael Brune, directeur exécutif de l’association de protection de l’environnement, Sierra Club, se dit convaincu que la disposition prise par M. Obama doit « empêcher les futures administrations de détruire nos eaux et nos côtes. » Mais la réalité s’annonce sans doute plus compliquée et la question de la réversibilité de la loi de 1953 risque de se régler devant la justice fédérale. À noter que sur les 120 millions d’hectares d’océan qui avaient été sanctuarisés par Bill Clinton, son successeur, George W. Bush avait réussi à faire annuler l’interdiction d’exploitation pétrolière sur une vingtaine de millions d’hectares.

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 19:25

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

France Culture

Data : l’énergie solaire est aussi performante que le pétrole ou le gaz

 

 

 

Initialement publié sur 

http://api.rue89.nouvelobs.com/sites/news/files/styles/mobile2-tablette-article-retina/public/article/tablette_article/2016/12/castellet_phoenix_solar_ag_1.jpg

 

Le point de départ, c’est une étude dont je vais vous donner le titre pour vous faire flipper : « Energie photovoltaïque : méta-évaluation de la qualité des études, de leur reproductibilité et de l’harmonisation des résultats ».

Cette étude a été publiée en novembre dernier par des chercheurs du Center for Environnemental Policy de l’Imperial College de Londres, et elle a consisté à examiner près de 29 études qui comparent l’énergie produite par les panneaux photovoltaïques à l’énergie nécessaire pour les construire (l’idée de ces études, c’est de voir si l’énergie solaire est si intéressante que ça du point de vue environnemental).

Or, en analysant de manière très précise ces 29 études, en examinant les données qu’elles utilisaient, les technologies auxquelles elles se réfèrent, les chercheurs de l’Imperial College de Londres ont fait un constat assez stupéfiant : ces études utilisent des données en moyenne vieilles de 7 ans, se réfèrent à des technologies qui ont été largement améliorées depuis.

Résultat, elles sous-estiment largement les performances de l’énergie solaire.

Car, selon les chercheurs, ce qui s’est passé entre 2009 et aujourd’hui, c’est que les performances de l’énergie solaire ont doublé. Et si l’on fait les mêmes calculs en actualisant les données, en tenant compte des progrès réalisés par les technologies d’aujourd’hui, on s’aperçoit que l’énergie solaire est aussi performante que le pétrole ou le gaz.

Aujourd’hui, le pétrole et le gaz produisent 15 fois l’énergie nécessaire à leur production, un chiffre en baisse régulière du fait des efforts à fournir pour trouver de nouvelles ressources et la qualité de plus en plus médiocre de ces ressources. Le rendement de l’énergie solaire est aujourd’hui entre 14 et 16, et ne cesse d’augmenter avec l’amélioration des technologies.

Bref, on est dans une situation assez incroyable où des données obsolètes produisent des résultats qui ne correspondent pas à la réalité. Mais ce sont ces résultats qui servent aux décideurs politiques à définir leur politique énergétique pour les décennies à venir.

Ce cas particulier illustre une question fondamentale : l’importance des données en matière environnementale.

L’écologie est affaire de mentalité, elle est aussi affaire de chiffres et de calcul. On raisonne à partir de modèles.

Le chercheur américain Paul. N. Edwards, du département d’histoire de l’Université de Michigan, mène un travail passionnant autour de données climatiques et des controverses qu’elles suscitent. Il explique que le rassemblement de données provenant du monde entier est un rêve de la météorologie depuis 1830.

Mais ça pose plein de problèmes :

  • Comment s’assurer qu’elles sont correctement calibrées les unes par rapport aux autres ?
  • Comment s’assurer que les indications des instruments sont les mêmes à Paris, à Dakar et à Johannesburg ?
  • Ça c’est le problème géographique, mais il y a le problème temporel tout aussi essentiel en matière climatique : comment comparer les observations de 1880, quand il n’y avait que quelques stations, avec celles d’aujourd’hui ?
  • Comment être certain qu’un thermomètre du début du 20ème siècle donne les mêmes mesures qu’un thermomètre d’aujourd’hui ?

Et Paul. N Edwards fait l’histoire de ces données climatiques, en lien avec les technologies qui – depuis le télégraphe jusqu’à l’ordinateur – permettent non seulement de les recueillir, mais aussi de les rassembler et de les travailler.

Les capteurs se sont multipliés, les ordinateurs peuvent produire des modèles, des simulations. Mais ça ajoute des degrés de complexité. Parce que les données fournies par un satellite, par exemple, sont très difficiles à interpréter : ils enregistrent le rayonnement d’un vaste volume d’atmosphère, mais sans contact avec l’air comme les thermomètres traditionnels, donc il faut transformer ces données par des calculs algorithmiques pour obtenir des données climatiques utilisables...

Ce travail sur le données est nécessaire, mais il peut donner l’impression, de l’extérieur (et en particulier pour les plus sceptiques), qu’il y a manipulation. Ainsi, paradoxalement, l’informatique et les technologiques augmentent-ils l’intensité de qu’Edwards appelle la « guerre des données ».

Mais Internet pourrait jouer un rôle positif dans cette guerre : en rendant publiques les données, en montrant comment elles sont obtenues, travaillées par les algorithmes, comment les modèles sont construits, il peut aussi dissiper des doutes quant à d’éventuelles manipulations, et participer à l’apparition d’un consensus. Encore faut-il tirer les conséquences de ce consensus. Mais là, c’est une autre question…

Retrouvez les podcasts de l’émission via iTunes ou en RSS.

 

 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 19:23

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

De la COP21 à la COP22, les grandes entreprises continuent à peser lourdement sur les négociations climatiques

30 novembre par Olivier Petitjean

 

 

De la COP21 à la COP22, les grandes entreprises continuent à peser lourdement sur les négociations climatiques

30 novembre par Olivier Petitjean

 

Tout comme la COP21 il y a un an à Paris, la 22e Conférence internationale sur le climat qui vient d’avoir lieu au Maroc aura été marquée par le poids des multinationales et de leurs « solutions ». Cette présence et les débats qu’elle suscite révèlent les différences de fond et les points aveugles qui persistent derrière le consensus apparent de l’Accord de Paris. Agriculture, finance verte, business des renouvelables, influence des industries fossiles... : tour d’horizon des controverses sur le rôle des multinationales dans la COP22.

La 22e Conférence internationale sur le climat s’achève à Marrakech. Moins médiatisée que la COP21, elle constitue un premier rendez-vous crucial pour donner corps à l’Accord international sur le climat signé à Paris un an plus tôt. Si les objectifs affichés par la communauté internationale sont relativement clairs et consensuels – maintenir le réchauffement global des températures sous la barre des 2ºC et si possible de 1,5ºC –, les moyens de les atteindre le sont beaucoup moins.

À l’occasion de la COP21, l’Observatoire des multinationales avait mis en lumière la place importante et souvent problématique des multinationales au sein de la conférence (voir en particulier nos enquêtes sur le salon Solutions COP21, le lobbying autour de la COP et les véritables politiques climatiques des entreprises françaises). Cette année encore, les grandes entreprises sont très présentes à Marrakech. Y compris les multinationales françaises, dont dépend en partie l’économie marocaine, qui considèrent le royaume chérifien comme un tremplin vers le reste de l’Afrique.


Derrière le consensus apparent

La signature de l’Accord de Paris a marqué le point d’orgue d’un mouvement sans précédent en faveur du climat, avec des effets indéniablement positifs : l’essor sans précédent des énergies renouvelables, la remise en cause du charbon et des autres énergies fossiles. Reste la face sombre. Le rôle privilégié accordé aux mécanismes de marché et au secteur privé, plutôt qu’aux pouvoirs publics, aux citoyens et à la régulation, pose question. Comme la promotion de technologies (agrocarburants, capture-séquestration du carbone, agriculture climato-intelligente, compensation carbone...) qualifiées de « fausses solutions » par la société civile. Leurs bénéfices pour le climat sont extrêmement douteux. Ces technologies vont souvent de pair avec un contrôle accru des intérêts économiques sur les ressources naturelles (terres, forêts), notamment dans les pays du Sud. Autant de sujets qui sont au cœur de la COP22 de Marrakech, et qui pourraient miner d’avance toute chance d’atteindre les objectifs fixés à Paris.

L’« élan » cristallisé par l’Accord de Paris n’est pas non plus à l’abri de reculs. L’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis vient le rappeler. La bataille se joue également au sein de l’Union européenne – désormais plus intéressée à promouvoir le gaz que les renouvelables – et des Nations-unies elles-mêmes. Le blocage politique créé par l’élection de Donald Trump pourrait même renforcer la position des multinationales et de tous ceux qui pensent qu’elles sont les seules à détenir les solutions à la crise climatique. Le secrétaire d’État américain John Kerry a ainsi déclaré – après que 360 multinationales américaines aient solennellement demandé au nouveau président élu de ne pas remettre en cause l’Accord de Paris – que les « forces de marché » suffiraient à garantir la continuité de la lutte contre le changement climatique malgré Donald Trump...

La question de la place des grandes entreprises et des intérêts privés prend un relief particulier du fait que le pays hôte est le Maroc. Principal exportateur mondial de phosphates, l’État marocain entretient des liens étroits avec l’agriculture industrielle. La holding de la famille royale marocaine est aussi un acteur majeur de l’énergie dans le pays, et prévoit d’étendre ses activités dans le reste de l’Afrique. La mort récente d’un jeune pêcheur, broyé par une benne à ordures suite à une dispute avec la police, a entraîné des manifestations dans tout le pays, qui mettent en lumière les carences démocratiques du régime. Une manière de rappeler que la question du climat est aussi une question de justice et d’inégalités. Le poids des multinationales sur la politique climatique internationale doit aussi se juger à cette aune.

Tour d’horizon de quelques lignes de front de cette bataille qui se joue à plusieurs niveaux dans le cadre de la COP22 et au-delà.

- L’agriculture africaine, ligne de front climatique
- Le secteur de l’eau lorgne sur la manne de la finance verte
- Engie, partenaire commercial de la royauté marocaine
- Quand les géants des énergies fossiles participent aux négociations
- Union européenne : le gaz aux dépens des renouvelables
- Doutes sur la finance verte


L’agriculture africaine, ligne de front climatique

Beaucoup d’acteurs institutionnels ont insisté sur le fait que la COP22 serait à la fois « la COP africaine » et « la COP de l’agriculture ». De fait, Marrakech constitue une nouvelle étape dans une bataille dont dépend l’avenir de l’Afrique rurale. D’un côté, on trouve les partisans d’une industrialisation agricole, avec ses semences industrielles hybrides, ses OGM, engrais et pesticides, et d’une exploitation accrue des ressources naturelles. Selon eux, c’est la solution la plus efficace pour répondre au défi alimentaire voire énergétique via la biomasse, les agrocarburants et la compensation carbone. De l’autre, on trouve les défenseurs des droits des populations rurales et de l’agroécologie, pour qui la préservation et le développement de l’agriculture paysanne sont à la fois plus justes et plus efficaces en termes de souveraineté alimentaire et pour la préservation du climat. Pour caricaturer : d’un côté les petites exploitations paysannes et l’agroforesterie, de l’autre les grandes plantations et les réserves de biomasse gérées pour le compte des multinationales.

Les institutions internationales dédiées à l’Afrique comme la Banque africaine de développement, particulièrement présentes à Marrakech, misent résolument sur une « révolution verte » basée sur l’industrialisation et sur un usage accru des engrais chimiques. Le Maroc, principal producteur et exportateur mondial de phosphates, est directement intéressé au développement des engrais de synthèse sur le continent malgré leur impact climatique.

Du fait de ces débats, la Conférence de Marrakech, les avancées concrètes sur ce sujet seront faibles. Cela pourrait laisser le champ libre aux multiples « initiatives » portées par les multinationales et leurs partenaires – gouvernements, institutions internationales ou grandes ONG – qui font la part belle aux « solutions » technologiques des grandes entreprises : la Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition lancée par le G7 |1|, l’Alliance pour une agriculture climato-intelligente (voir notre enquête), ou l’Adaptation de l’agriculture africaine (AAA) lancée par le Maroc lui-même et soutenue notamment par le groupe Avril-Sofiprotéol du président de la FNSEA Xavier Beulin, de même que par le fonds Livelihoods lancé par Danone.

« Cette multiplication des initiatives en parallèle des négociations officielles, en plus d’en complexifier le suivi, en fait le terrain de jeu idéal pour les fausses solutions et le verdissement de pratiques pourtant nuisibles au climat, explique Anne-Laure Sablé, chargée de campagne au CCFD-Terre solidaire. Alors qu’on a assisté à des blocages dans les discussions sur l’agriculture, il est inquiétant de voir ces initiatives continuer à se développer, hors de tout cadre. »

Pire encore : les terres agricoles d’Afrique et d’ailleurs seraient menacées par l’expansion des mécanismes de compensation carbone. Déjà mis en œuvre pour les forêts, le principe contesté de la compensation sera désormais étendu aux terres, considérées comme des « puits de carbone ». Cela incitera les gros pollueurs à prendre le contrôle de vastes surfaces dans les pays du Sud, particulièrement celles dont les utilisateurs traditionnels sont vulnérables, pour se dédouaner à bon compte de leur responsabilité climatique. Une coalition de 50 ONG et mouvements paysans a lancé un appel dénonçant un risque d’aggravation des phénomènes d’accaparement des terres.


Le secteur de l’eau lorgne sur la manne de la finance verte

Autre enjeu pour les grands groupes agro-industriels à Marrakech : attirer les financements publics et privés dédiés à l’adaptation au changement climatique. Sans garde-fous appropriés, cette notion élastique d’« adaptation » peut servir aussi bien à protéger les populations et leurs moyens de subsistance qu’à financer l’industrialisation agricole et les solutions technologiques promues par les multinationales. Selon une analyse publiée par Attac Maroc et le CADTM, le lancement de l’initiative AAA a pour objectif de « capter l’argent du Fonds Vert Climat ».

L’agro-industrie n’est pas la seule à tenter de se ménager une part du gâteau. Les géants français Suez et Veolia espèrent aussi attirer une partie de ces financements, en mettant en avant leurs solutions de gestion des ressources en eau. Coïncidence, les dirigeants de Suez ont réalisé plusieurs entretiens dans la presse française à l’occasion de la conférence. « Nos technologies, comme le dessalement, qui permet d’obtenir de l’eau douce avec l’eau de mer, peuvent en effet résoudre une partie des problèmes liés au réchauffement climatique », n’a pas hésité à déclarer Jean-Louis Chaussade, le DG de Suez, dans l’un de ces entretiens. Ces technologies sont aussi coûteuses, d’où la proposition de réserver une partie des 100 milliards de dollars du Fonds vert à la question de l’eau.

Au-delà de leur cœur de métier traditionnel d’approvisionnement urbain et d’assainissement, les géants français de l’eau cherchent à se positionner sur le marché de la gestion des ressources en eau à grande échelle et pour les acteurs industriels et agro-industriels. Une manière de trouver dans la crise climatique de nouvelles opportunités de « croissance », alors qu’une approche basée sur la prévention et la conservation des ressources serait sans doute moins coûteuse et plus efficace. Pour Suez et Veolia, c’est aussi une occasion de re-légitimer la gestion privée de l’eau à un moment où elle est battue en brèche, y compris au Maroc. Les deux firmes y assurent la gestion déléguée des services de l’eau et de l’électricité dans plusieurs grandes villes – Casablanca pour Suez, Tanger-Tétouan et Rabat-Salé pour Veolia – et y essuient les critiques des citoyens marocains ainsi que de la Cour des comptes.


Engie, partenaire commercial de la royauté marocaine

S’agissant du Maroc et de son gouvernement, difficile de distinguer ce qui relève de l’intérêt général et des intérêts économiques privés, car le roi Mohammed VI baigne en plein conflit d’intérêt. La Société national d’investissement (SNI), holding de la famille royale, joue ainsi un rôle central dans l’économie du pays, et en particulier dans l’énergie. À l’occasion de la COP22, le Maroc n’a pas manqué de vanter ses nombreux projets dans le secteur des énergies solaire et éolienne. Des projets qui sont quasi systématiquement mis en œuvre par une entreprise privée, Nareva, filiale de la SNI... Comme le souligne un article d’Orient XXI, le roi Mohammed VI – dont la fortune est désormais estimée à 5 milliards de dollars – intervient donc à la fois en tant que chef de l’État, responsable de la nomination des agences chargées de superviser le secteur des renouvelables, et en tant que chef d’entreprise remportant presque immanquablement, en partenariat avec des industriels étrangers, des appels d’offres passés par ces mêmes agences…

Côté français, Engie a noué les relations les plus étroites avec la holding de la famille royale. Elle s’est notamment associée à Nareva pour construire le parc éolien de Tarfaya, présenté comme le plus important d’Afrique avec une capacité de 300 MW. Mais aussi – en contradiction avec les déclarations d’Engie sur sa conversion à la transition énergétique – pour construire une nouvelle centrale électrique au charbon à Safi, une ville portuaire éloignée des circuits touristiques qui souffre déjà de l’impact de l’industrie des phosphates et du ciment. En plus de ses émissions de CO2, la centrale de Safi utilisera des quantités massives d’eau de mer pour son refroidissement. Elle risque de porter le coup de grâce aux écosystèmes marins qui faisaient naguère de Safi le premier port de pêche du pays.

Ces derniers mois, Engie a multiplié les annonces et les initiatives au Maroc, comme celle d’un programme d’amélioration de l’efficacité énergétique de mosquées ou encore le projet d’une « ville durable » au milieu du désert |2|. Et, surtout, Engie a noué une alliance stratégique avec Nareva pour développer de nouveaux projets énergétiques au Maroc et, à terme, dans le reste du continent africain (Égypte, Côte d’Ivoire, Sénégal, Ghana et Cameroun, selon leur communiqué de presse conjoint).

Le Maroc a également lancé un vaste programme solaire , avec tout d’abord la centrale Noor 1 à Ouarzazate, inaugurée en février 2016. Sur une superficie de 460 hectares, cette centrale produit actuellement 160 MW et devrait atteindre 580 MW à terme. Bien qu’elle ait été unanimement saluée par la presse comme un succès sans nuance, cette centrale soulève néanmoins de nombreuses questions sur les droits des populations locales (qui n’ont reçu qu’une compensation minimale pour les terres dont elles ont été privées, sous prétexte qu’il s’agissait de désert alors qu’elles étaient en fait utilisées comme pâturage) et sur l’utilisation massive d’eau qu’elle implique dans une région semi-aride |3|.

D’autres centrales solaires ou parcs éoliens géants sont projetées sur le territoire marocain - y compris plusieurs dans le territoire du Sahara occidental occupé par le Maroc depuis les années 1970. Selon l’ONG de soutien au peuple Sahraoui Western Sahara Resource Watch, les projets menés au Sahara occidental représentent au moins un quart du programme d’investissement marocain dans les renouvelables. Selon l’ONG, ces projets énergétiques « verts » ont pour objectif d’alimenter en électricité les mines et autres installations industrielles destinées à « piller » les ressources naturelles du Sahara occidental, alors même que la souveraineté du Maroc sur ce territoire n’est pas reconnue par l’ONU.

Pour atteindre ses objectifs ambitieux en matière de développement des renouvelables, le Maroc mise donc sur des projets industriels à très grande échelle et fortement capitalisés. Soutenus à bout de bras par les institutions financières internationales, ils bénéficient principalement à une entreprise contrôlée par la famille royale. Parallèlement, le royaume continue par ailleurs à développer toutes les énergies fossiles, comme en témoigne la construction de la centrale charbon de Safi et le « plan gaz » annoncé il y a deux ans. Le gouvernement marocain envisage même, à terme, de se lancer dans le nucléaire. L’essor du solaire et de l’éolien dans le royaume tient donc beaucoup à une stratégie de développement énergétique tous azimuts, avec pour perspective d’exporter une bonne partie de l’électricité produite, et non pas tant à une stratégie de transition énergétique.


Quand les géants des énergies fossiles participent aux négociations

La présence des intérêts industriels dans le cadre de la COP22 ne se réduit pas à la promotion de leurs « solutions » en marge du sommet. Leur influence s’exerce aussi à l’intérieur même de l’espace des négociations intergouvernementales. Le système des « observateurs » mis en place par les Nations-unies ménage en effet une place aux « organisations non gouvernementales » - une catégorie qui peut aussi bien inclure des associations écologistes que des institutions de recherches ou des organisations professionnelles. Les multinationales, y compris les majors du pétrole et du charbon, profitent à plein de cette ouverture. Une analyse réalisée par l’ONG américaine Corporate Accountability International (voir l’infographie ci-dessous) montre comment ExxonMobil, Chevron, Total ou BP sont en mesure de participer indirectement à la COP via des associations professionnelles comme l’Association mondiale du charbon, le lobby européen de la chimie ou encore l’IPIECA, association mondiale du secteur pétrolier pour les questions environnementales.

Shell est même directement présente dans l’enceinte de la COP22 via le statut d’observateur reconnu à sa fondation d’entreprise. (C’est le cas aussi pour la fondation BNP Paribas, alors que la banque est l’un des principaux financeurs des énergies fossiles au niveau mondial.) Pour Corporate Accountability International, ainsi que pour plusieurs gouvernements du Sud qui ont tenté en vain de mettre de l’ordre dans ce système, cette présence relève du conflit d’intérêts : les mêmes entreprises pétrolières ou charbonnières qui sont les principales responsables de la crise climatique sont autorisés à participer aux discussions internationales, alors qu’elles ont un intérêt avéré à empêcher ou modérer toute action ambitieuse dans ce domaine. Pour mettre fin à ces abus, les militants du climat invoquent l’exemple de d’une autre convention-cadre des Nations unies, celle portant sur le contrôle du tabac, qui a mis en place des règles très strictes pour empêcher la participation de lobbyistes des industriels du tabac à leurs discussions. Une pétition appelant à appliquer le même système à la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique a été signée par plus de 500 000 personnes.


Union européenne : le gaz aux dépens des renouvelables

Et l’Europe dans tout ça ? Le temps paraît loin où elle pouvait apparaître comme un leader au niveau international en termes d’ambition climatique. La Commission européenne semble actuellement beaucoup plus préoccupée de sécurité énergétique que de climat, en raison des tensions géopolitiques avec la Russie et plus généralement des conséquences de la libéralisation du secteur de l’énergie sur le vieux continent. Et la solution qu’elle privilégie n’est pas d’accélérer la transition énergétique ou de renforcer le contrôle politique de ce secteur stratégique, mais plutôt un développement massif du gaz à travers des grandes infrastructures de gazoducs comme le « Corridor Sud » ou des terminaux méthaniers destinés à importer du gaz de schiste en provenance des États-Unis (lire notre enquête en deux parties sur cette Europe du gaz : De la mer Caspienne à la Méditerranée, un projet de gazoduc géant symbolise les reniements de l’Europe et Comment la Commission et les industriels voudraient imposer le gaz (de schiste) aux Européens).

L’une des explications de renoncement climatique tient peut-être, comme souvent à Bruxelles, aux relations étroites entretenues par la Commission européenne avec les industriels. Une analyse réalisée par l’ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory montre ainsi que depuis leur entrée en fonctions il y a deux ans, les deux commissaires européens en charge de l’énergie et du climat, l’espagnol Miguel Arias Cañete et le slovaque Maroš Šefčovič, ont consacré près de 80% de leurs rendez-vous officiels à des représentants du secteur privé, contre moins de 20% à des ONG ou des syndicats. Parmi ces représentants du secteur privé, on comptait une majorité écrasante d’entreprises ou d’associations professionnelles investies dans les énergies fossiles, à commencer par le gaz, comme les groupes énergétiques Iberdrola, BP, Shell, Engie, E.on et Statoil, ainsi que Trans Adriatic Pipeline, le consortium en charge d’une partie du gazoduc Corridor Sud, ou encore Eurelectric, le lobby européen des producteurs d’électricité. Dans ces conditions, « il n’y a rien de surprenant à voir la Commission pousser au développement de toujours plus d’infrastructures gazières », estime Pascoe Sabido du Corporate Europe Observatory. « Il ne peut pas y avoir de véritable transition tant que ceux qui sont en charge de définir les politiques climatiques fricotent avec les gros pollueurs. »

Doutes sur la finance verte

Pour mettre en œuvre les objectifs de l’Accord de Paris, et aider les pays du Sud à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et s’adapter aux conséquences de la crise climatique, beaucoup mettent leurs espoirs sur la finance climatique, ou « finance verte ». Le secteur est aujourd’hui en pleine effervescence et aiguise beaucoup d’appétits. Cependant, en l’absence de critères rigoureux sur ce qui est réellement bénéfique pour le climat, la finance verte peut donner lieu à tous les abus. En témoigne le précédent de l’« obligation verte » lancée par Engie en 2014, qui aura surtout servi à boucler le financement du mégabarrage de Jirau, en Amazonie, largement critiqué pour ses impacts destructeurs et dont les bénéfices climatiques paraissent maigres (lire notre enquête). Au-delà de ce cas extrême, le site web FossilFreeFunds.org montre que la plupart des sociétés de gestion et des fonds financiers qui se réclament du climat et des investissements « décarbonés » ont en réalité une empreinte carbone équivalente ou supérieure à celle des fonds classiques. En ce qui concerne la transparence, là encore, on retrouve aussi les travers habituels de la finance. Une étude de la coalition « AdaptationWatch », réunissant ONG et institutions de recherches, a récemment sonné l’alarme sur le faible niveau de transparence des flux financiers publics et privés entre Nord et Sud mobilisés au nom du climat.

La Bourse de Paris, à travers son organisation promotionnelle Paris Europlace (présidée par Gérard Mestrallet, patron d’Engie), cherche activement à se positionner sur le créneau de la finance verte et a co-organisé avec la Bourse de Casablanca un « Climate Finance Day » quelques jours avant la COP22. Mais les banques et autres institutions financières qui lorgnent ainsi sur le filon de la finance verte ont-elles réellement rompu avec leurs habitudes de soutien aux énergies fossiles ? Les grandes banques françaises ont toutes annoncé des mesures de réduction de leur financement du charbon – la principale source mondiale de gaz à effet de serre -, voire d’exclusion de certains projets ou de certaines entreprises spécialisées dans ce secteur d’activité. Mais les organisations écologistes comme les Amis de la terre questionnent la portée réelle de ces engagements, dans la mesure où ces mêmes banques continuent de fait à financer des projets de nouvelles centrales charbon, comme le Crédit agricole en Indonésie ou la Société générale en République dominicaine (lire le récent rapport publié par Banktrack, les Amis de la terre et d’autres ONG sur l’état des engagements des grandes banques internationales dans le secteur du charbon).

Quand @BNPParibas dit s'engager à blacklister les entreprises du de son portefeuille-clients / elle en vire 20, elle en garde 480 !

 

Quant à BNP Paribas, de loin la banque française la plus investie dans les énergies fossiles, elle continue malgré ses annonces pour la COP21 et la COP22 à soutenir financièrement l’entreprise polonaise PGE, l’une des dernières à vouloir développer le charbon en Europe. « Un an après la COP21, on s’aperçoit que, non seulement les mesures adoptées par les banques sont insuffisantes pour répondre à l’urgence climatique, mais surtout, qu’elles tardent à être mises en œuvre », commente Lucie Pinson, chargée de campagne Finance privée aux Amis de la Terre.

Entre promotion d’une « finance verte » aux contours mal définis et continuité du soutien aux énergies fossiles, la position de BNP Paribas résume à elle seule les limites et les risques de l’engagement des multinationales pour le climat.



Photos : Takver CC (une) ; Unido CC ; Banque mondiale CC ; Philippe Roos CC ; Amis de la terre.


Source : Multinationales.org
— -

 

Notes

|1| Lire les critiques des ONG françaises.

|2| Engie et Nareva ont également co-organisé plusieurs conférences dans le cadre de la COP22, notamment sur le prix du carbone et l’efficacité énergétique.

|3| Lire à ce sujet l’analyse détaillée de Hamza Hamouchene, qui se demande si « un simple passage de l’énergie fossile à l’énergie renouvelable, tout en restant dans le cadre capitaliste de marchandisation et privatisation de la nature au profit de quelques-uns » constitue une réponse adéquate à la crise climatique.

 
 

Olivier Petitjean

En charge de l’Observatoire des multinationales. Passe son temps à surveiller le CAC 40, non pour jouer en bourse, mais pour en mesurer l’impact écologique et social. A côtoyé les mouvements de solidarité internationale et l’édition. Entre France et Nouvelle-Zélande.

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 17:23

 

Source : http://www.romandie.com

 

 

Recherche d'hydrocarbures: Royal déterminée à interdire un permis dans le Sud-Ouest


Paris - La ministre de l'Environnement et de l'Energie, Ségolène Royal, a indiqué mardi avoir pris un nouvel arrêté pour interdire le renouvellement d'un permis de recherche d'hydrocarbures dans le Sud-Ouest, à l'encontre d'une décision de justice sommant l'exécutif de prolonger ce permis.

Selon des informations de presse, la société australienne Gas2Grid a obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de Pau, où elle contestait un arrêté du ministère de l'Environnement lui refusant à l'automne 2015 la prolongation pour cinq ans de ce permis de recherche dit de Saint-Griède (sur les départements du Gers, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées et des Landes).

Mais Ségolène Royal a dit mardi camper sur sa position: On ne peut pas dire +il faut construire des stratégies bas carbone, avoir une programmation pluriannuelle de l'énergie+ et continuer à donner des permis miniers, a-t-elle déclaré devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

Dans l'état actuel du code minier, il y a un droit à prolongation du permis. Ce droit se télescope avec la loi de transition énergétique, a-t-elle expliqué. J'ai remotivé différemment un nouvel arrêté de refus de prolongation de ce permis en faisant précisément valoir la stratégie bas carbone, la programmation pluriannuelle de l'énergie et donc la baisse des énergies fossiles de 30% d'ici 2030.

Peut-être qu'il va y avoir une évolution jurisprudentielle, je le souhaite. En tout cas, (...) si le tribunal administratif annule à nouveau cet arrêté, je ferai appel devant le Conseil d'Etat, a-t-elle ajouté, encourageant les entreprises énergétiques à investir dans les énergies renouvelables plutôt que dans de coûteux forages d'hydrocarbures.


(©AFP / 22 novembre 2016 21h04)

 

 

Source : http://www.romandie.com

 

 

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 20:27

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

 

Etats-Unis : 167 blessés après de violentes manifestations près du chantier d'un oléoduc

 

 

 

 

Etats-Unis : 167 blessés après de violentes manifestations près du chantier d'un oléoduc

 

 

 

Soutenue par les écologistes, la tribu sioux de Standing Rock considère que l'oléoduc menace ses sources d'eau potable et plusieurs sites où sont enterrés ses ancêtres.

 

La hache de guerre est déterrée depuis cet été mais ce week-end, des manifestations ont pris un tour violent près du chantier controversé d'un oléoduc dans le Dakota du Nord dans la nuit de dimanche à lundi, la police utilisant gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc et canons à eau par une température glaciale (- 3 °) contre les manifestants.

 

L'enjeu ? L’oléoduc, baptisé Dakota Access Pipeline et d’un coût de 3,78 milliards de dollars, doit traverser quatre Etats américains sur 1.886 kilomètres et acheminer le pétrole extrait dans le Dakota du Nord, à la frontière canadienne, jusque dans l'Illinois, plus au sud. L'oléoduc doit être construit sous la rivière Missouri et le lac artificiel Oahe.

 

Des mois de manifestations

Ce projet de la compagnie Energy Transfer Partners a suscité ces derniers mois un mouvement de contestation croissant aux Etats-Unis de la part de tribus indiennes, rejoints et soutenus par les mouvements écologistes et de défense des droits des Amérindiens. La tribu sioux de Standing Rock considère que l'oléoduc menace ses sources d'eau potable et plusieurs sites où sont enterrés ses ancêtres. Elle avait demandé au président Barack Obama d'intervenir pour faire arrêter ce chantier qui traverse des terres sacrées, saccageant des sépultures, et polluant les cours d’eau, et lancer une enquête sur les exactions des forces de l'ordre sur le site.

Les organisateurs de ces manifestations ont affirmé que 167 personnes avaient été blessées, dont trois aînés amérindiens. Selon eux, sept personnes ont dû être hospitalisées pour des blessures sérieuses à la tête. Selon le journal "Bismarck Tribune", citant le bureau du shérif, des manifestants ont lancé des cailloux et des bouts de bois sur les policiers. Une personne a été arrêtée.

 

 

Police and about 400 Dakota Access pipeline protesters in tense standoff on bridge north of protest camp. http://abcn.ws/2fSNLTd 

 

Le bureau du shérif du comté de Morton a de son côté souligné que les opposants à ce projet d'oléoduc avaient lancé de véritables "émeutes" et démarré une douzaine de feux, d’où la nécessité de l’utilisation de l’eau pour éviter que les feux ne se propagent. Les autorités ont estimé qu'il y avait environ 400 manifestants. La semaine passée, le gouvernement américain a ordonné le gel de ce chantier, dans un souci d'apaisement, estimant que davantage d'analyses et de débats étaient nécessaires.

(Avec AFP)

 

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 18:01

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Pétrole

Les grandes banques françaises derrière le projet d’oléoduc combattu par les Sioux

par

 

 

 

 

 

Les Sioux de la réserve de Standing Rock, dans le Dakota du Sud, s’opposent à un projet d’oléoduc qui menace des sites culturels ancestraux et leurs sources d’eau [1]. Le Dakota Access Pipeline, d’une longueur de 1800 kilomètres, doit transporter le pétrole de schiste extrait dans le Dakota du Nord vers les côtes Est et Sud des États-Unis et, au-delà, vers d’autres marchés. Or, selon les chiffres compilés par l’ONG Food and Water Watch, les banques françaises sont engagées dans le projet du Dakota Access Pipeline, pour des sommes dépassant le milliard de dollars.

Crédit Agricole, Natixis et Société Générale figurent parmi les banques qui ont accordé un prêt de 2,5 milliards de dollars spécifiquement dédié au financement de la construction de l’oléoduc. Avec BNP Paribas, Crédit agricole et Natixis financent également les deux firmes qui portent le projet (Energy Transfer Partners et Energy Transfer Equity). Total de l’exposition financière des banques françaises : près de 450 millions de dollars pour BNP Paribas, près de 350 millions pour le Crédit agricole, 180 millions pour Natixis et 120 millions pour la Société générale.

 

 

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

 

Une coalition d’organisations écologistes, dont Greenpeace et les Amis de la terre, ont adressé une lettre officielle à un groupement de banques vantant leur responsabilité sociale et environnementale – l’association des « Principes de l’Équateur ». Les ONG s’étonnent que ces banques soient engagées dans un projet aussi problématique pour l’environnement et pour les droits des indigènes, en contradiction totale avec leurs engagements. Toutes les grandes banques françaises adhèrent officiellement aux Principes de l’Équateur. Seules deux des principales banques impliquées dans le projet, Citigroup et la norvégienne DNB, ont officiellement réagi à ces critiques, la première en assurant qu’elle incitait au dialogue avec les Sioux, la seconde en annonçant qu’elle allait reconsidérer ses financements [2].

À l’occasion de la 22e Conférence sur le climat à Marrakech, le Crédit Agricole, la Société Générale et BNP Paribas ont répété leur volonté de se retirer de l’extraction de charbon, la plus polluante des sources d’énergie fossiles. Leurs déclarations ne concernent pas le pétrole et le gaz, même lorsqu’il s’agit de projets particulièrement problématiques ou polluants.

 

« Nous avons souffert sous tous les présidents américains »

L’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis n’est pas des plus réjouissantes pour les Sioux de Standing Rock et les opposants à l’oléoduc. Le nouveau président a en effet des liens financiers étroits avec Energy Transfer Partners et Phillips 66, deux compagnies qui soutiennent le projet. Son nouveau secrétaire à l’Énergie pourrait bien être Harold Hamm, le patron de la firme pétrolière Continental Resources, très implantée dans le gisement de pétrole de schiste qui profitera de l’oléoduc. Les revendications des Sioux risquent de ne plus être entendues à Washington.

« Je sais qu’il y en a qui sont inquiets à cause du nouveau président, a réagi l’une des militantes de Standing Rock, mais je vous rappelle que nous avons souffert sous tous les présidents américains depuis l’établissement même de l’Amérique... Nous devons continuer à résister et à défendre notre droit à la vie. » Les banques françaises entendront-elles leurs appels ?

Olivier Petitjean

 

Notes

[1Lire nos précédents articles sur la violente répression des Sioux opposés à un projet d’oléoduc et le récit de Winona LaDuke, militante et femme politique amérindienne.

[2Voir le dossier sur le Dakota Access Pipeline de l’ONG spécialisée BankTrack.

 

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

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