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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 14:53

 


11 Décembre 2011

 

La COP17 succombe dans l'apartheid climatique
L'antidote est l'Accord des Peuples de Cochabamba.


Durban, Afrique du Sud – Les décisions issues du sommet des Nations-Unies sur le climat à Durban – COP17 –
constituent un crime contre l'humanité, selon Climate Justice Now ! coalition de mouvements sociaux et de la
société civile. Ici en Afrique du Sud, qui a inspiré le monde entier par les luttes de libération menée par la
majorité noire du pays, les nations les plus riches ont créé avec cynisme un nouveau régime d'apartheid
climatique.


« Retarder toute action réelle après 2020 est un crime aux proportions mondiales », selon Nnimmo Bassey,
président des Amis de la Terre International. « Une augmentation de 4°C de la température mondiale, permise
par ce plan, est une condamnation à mort pour l'Afrique, les petits États insulaires, et les pauvres et les personnes
vulnérables de l'ensemble de la planète. Ce sommet a amplifié l'apartheid climatique, les 1 % les plus riches de la
planète ayant décidé qu'il était acceptable d'en sacrifier les 99 % ».


Selon Pablo Solon, ancien négociateur en chef de l'Etat plurinational de Bolivie, « il est faux d'affirmer qu'une
deuxième période d'engagements du protocole de Kyoto a été adoptée à Durban. La décision actuelle a seulement
été reportée à la prochaine COP, sans engagement de réduction d'émissions de la part des pays riches. Cela signifie
que le protocole de Kyoto restera en vie jusqu'à ce qu'il soit remplacé par un nouvel accord encore plus faible ».


Les pollueurs de la planète ont bloqué toute réelle action et ont une fois de plus choisi de renflouer les banques
et les investisseurs en décidant d'étendre les marchés du carbone pourtant en train de s'effondrer, ce qui
comme toutes les activités des marchés financiers de nos jours permettent surtout d'enrichir quelques
privilégiés.


« Ce que certains considèrent comme de l'inaction est en fait une démonstration de l'échec, palpable, de notre
système économique actuel pour répondre aux crises économiques, sociales et environnementales » selon Janet
Redman, de l'Institute for Policy Studies, basé à Washington. « Les banques qui ont provoqué la crise financière
sont en train de faire d'importants profits en spéculant sur le futur de notre planète. Le secteur financier, acculé,
cherche un moyen de s'en sortir à nouveau en développant de nouveaux produits pour soutenir un système
défaillant ».


Bien que l'on parle d'une « feuille de route » proposée par l'Union Européenne, l'échec de Durban montre que
c'est un cul-de-sac, une route pour nulle part. Les porte-paroles de Climate Justice Now ! appellent la
communauté internationale à se rappeler qu'un véritable plan pour le climat, basé sur les besoins planétaires
identifiés par les scientifiques et issu du mandat de mouvements populaires, a vu le jour lors du Sommet des
Peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre-Mère en Bolivie en 2010. L'accord des peuples de
Cochabamba, porté devant les Nations-Unies, a été supprimé des textes de négociations, alors qu'il proposait un
moyen juste et efficace pour avancer, ce qui est terriblement nécessaire.


ELEMENTS SUPPLEMENTAIRES


Sur la technologie


« Les discussions sur les technologies ont été détournées par les pays industrialisés s'exprimant pour le
compte de leurs entreprises multinationales », selon Silvia Ribeiro de l'organisation internationale ETC
Group.


« La critique des monopoles sur les brevets technologiques, et les évaluations environnementales, sociales et
culturelles des technologies n'ont pas été prises en compte dans les résultats de Durban. Sans répondre à ces
questions fondamentales, les nouveaux mécanismes concernant les technologies vont seulement être une arme
marketing mondiale pour accroître les profits des entreprises transnationales en vendant des technologies
dangereuses aux pays du Sud, comme les nanotechnologies, la biologie synthétique et la géo-ingénierie. »


Sur l'agriculture


« La seule façon d'avancer pour l'agriculture est de soutenir des solutions agro-écologiques, et de
maintenir l'agriculture hors des marchés carbone », selon Alberto Gomez, coordinateur nord-américain de
la Via Campesina, le plus grand mouvement de paysans de la planète.


« Les entreprises agroalimentaires, à travers leur modèle social, économique et culturel de production, sont l'une
des principales causes des dérèglements climatiques et de l'accroissement de la faim. C'est pourquoi nous rejetons
les accords de libre-échange et d'association, et toutes les formes d'application des droits de propriété intellectuelle
sur le vivant, les paquets technologiques (produits agrochimiques, modifications génétiques) et toutes les autres
fausses solutions (agrocarburants, nanotechnologies, le programme « climate smart agriculture ») qui ne font
qu'aggraver la crise actuelle ».


Sur REDD+ et les projets de forêts-carbone
« REDD+ menace la survie des populations indigènes et des populations tributaires des forêts. De très
nombreuses preuves montrent que les Peuples indigènes sont l'objet de violations de leurs droits en raison
de la mise en oeuvre des programmes et politiques de type REDD+ » a déclaré la Global Alliance of
Indigenous Peoples and Local Communities against REDD and for Life.


Leur déclaration, rendue publique la première semaine de la COP17, établit que « REDD+ et les Mécanismes de
Développement Propres (MDP) promeuvent la privatisation et la marchandisation des forêts, des arbres et de l'air
à travers les marchés carbone et les compensations provenant des forêts, des sols, de l'agriculture et même des
océans. Nous dénonçons les marchés carbone comme une hypocrisie qui ne va pas stopper les dérèglements
climatiques ».


Sur la Banque Mondiale et le Fonds Vert pour le Climat.
« La Banque Mondiale est un bandit de l'économie néolibérale », selon Teresa Almaguer de Grassroots
Global Justice Alliance aux Etats-Unis.


« Nous avons besoin d'un fonds climat géré à travers une gouvernance participative, non par une institution non
démocratique qui est en plus responsable pour une bonne part des dérèglements climatiques et de la pauvreté dans
le monde. Le Fonds Vert pour le Climat a été transformé en Greedy Corporate Fund , selon Lidy Nacpil, de Jubilee
Sud. Le Fonds a été détourné par les pays riches, selon leurs conditions, et mis en place pour fournir plus de profits
au secteur privé. »


Sur l'économie verte
« Nous avons besoin d'un fonds climat qui fournisse des financements aux populations des pays développés
qui soit totalement indépendant des institutions anti-démocratiques comme la Banque Mondiale. La
Banque Mondiale a une longue expérience de financements de projets qui exacerbent les dérèglements
climatiques et la pauvreté, selon Lidy Nacpil, de Jubilee Sud. Le fonds est détourné par les pays riches,
positionnant la Banque Mondiale comme administrateur provisoire et donnant un accès direct à l'argent
prévu pour les pays en développement au secteur privé. Il devrait être appelé le Greedy Corporate Fund ! »


Les politiques climat sont en train de prendre un changement radical vers ce qui est appelée « l'économie
verte », réduisant dangereusement les engagements éthiques et la responsabilité historique à un calcul
économique coût-avantage, à des opportunités commerciales et d'investissements. L'atténuation et l'adaptation
ne devraient pas être considérées comme du Business, ni avoir des financements conditionnés par les logiques
du secteur privé et visant à faire des profits. La vie ne se vend pas.


Sur la dette climatique
« Les pays industrialisés du Nord sont moralement et légalement contraints de rembourser leur dette
climatique, affirme Janet Redman, co-directrice du Sustainable Energy & Economy Network à l'Institute
for Policy Studies. Les pays développés sont devenus riches au détriment de la planète et du futur des
populations en exploitant du pétrole et charbon peu chers. Ils doivent payer pour les pertes et dommages
en résultant, ils doivent réduire drastiquement leurs émissions, et ils doivent soutenir financièrement les
pays en développement pour aller vers des scénarios d'énergies propres. »


Les pays développés, assumant leurs responsabilités historiques, doivent honorer leur dette climatique dans
toutes les dimensions pour que ce soit la base d'une solution juste, efficace et scientifique. Il ne faut pas se
concentrer uniquement sur la compensation financière, mais aussi sur la justice réparatrice comprise comme la
reconstitution de l'intégrité de la Terre-Mère et de tous les êtres. Nous appelons les pays développés à s'engager
à agir. Cela pourrait peut-être reconstruire la confiance qui a été cassée et permettre au processus d'avancer.


Sur les véritables solutions
« L'unique solution au changement climatique est de laisser le pétrole, le charbon et les sables bitumineux
dans le sol » selon Ivonne Yanez d'Acción Ecologica, Equateur.


##FIN##

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 22:37

LEMONDE.FR avec AFP | 07.12.11 | 13h10

 
 

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon lors de la conférence de Durban le 6 décembre.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon lors de la conférence de Durban le 6 décembre. AFP/RAJESH JANTILAL

Défendre le protocole de Kyoto : c'était le credo du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a lancé une mise en garde mardi 6 décembre à Durban, en Afrique du Sud, face au réchauffement climatique qui met "l'avenir de la planète en jeu". Le protocole de Kyoto est "une fondation sur laquelle bâtir", a-t-il insisté. Devant les représentants de plus de 190 pays réunis depuis dix jours et jusqu'à vendredi pour trouver les moyens de faire chuter les émissions mondiales de gaz à effet de serre afin de limiter la hausse de la température de la planète. M. Ban a souligné la "gravité du moment".

Reconnaissant qu'il ne fallait pas s'attendre à des percées spectaculaires à Durban, en raison notamment de la crise économique, il a insisté sur l'importance du protocole de Kyoto, seul outil juridiquement contraignant sur les émissions de gaz à effet de serre, dont l'avenir incertain est au cœur des débats à Durban.  

"Je vous demande de considérer avec attention une deuxième période d'engagement du protocole de Kyoto. Si Kyoto tout seul ne résoudra pas le problème du climat, il constitue une fondation sur laquelle bâtir", a-t-il ajouté, provoquant une vague d'applaudissements nourris, alors que, à l'extérieur de la séance plénière, ont fleuri des messages "I love KP" ("KP" pour "protocole de Kyoto"), imprimés sur des autocollants ou sur les tee-shirts de certains militants.

 JAPON, RUSSIE ET CANADA CONTRE UN NOUVEL ENGAGEMENT

Entrés en vigueur en 2005, les accords de Kyoto imposent à l'ensemble des grands pays industrialisés, à l'exception notable des Etats-Unis qui ne les ont pas signés, des réductions d'émissions de leur gaz à effet de serre, au premier rang desquels le CO2 lié à la consommation d'énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon). Le Japon, la Russie et le Canada ne sont pas favorables à un nouvel engagement à l'issue de la première période, qui s'achève à la fin de 2012.

Les pays en développement tiennent fortement à une nouvelle période au nom, notamment, de la responsabilité "historique" des pays industrialisés dans l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère.
L'Union européenne, elle, est prête à s'engager mais insiste pour que soit dans le même temps établi le calendrier d'un nouveau traité qui engloberait tout le monde et entrerait en vigueur à l'horizon 2020.

"On entend certains dire que nous n'avons pas besoin de prendre des décisions sur le futur ici à Durban (...), que nous devrions passer plus d'années à réfléchir, a lancé la commissaire européenne en charge du climat Connie Hedegaard. L'Europe pense que le monde a eu assez de temps pour réfléchir."

L'INDE VEUT PARTAGER LA FACTURE CLIMATIQUE

La Chine avait, depuis quelques jours, laissé entendre qu'elle pourrait adhérer à cette idée, faisant naître l'espoir d'une nouvelle dynamique avec les Etats-Unis, autre acteur central de la diplomatie du climat. Les deux pays sont les deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre de la planète. Mais le représentant américain pour le climat, Todd Stern, a douché les espoirs mardi. "Je n'ai pas le sentiment qu'il y ait eu un quelconque changement dans la position chinoise concernant un accord juridiquement contraignant", a-t-il déclaré devant la presse. L'Inde a également pris ses distances vis-à-vis de la "feuille de route" proposée par l'Europe.

D'ici à vendredi, une dizaine de chefs d'Etat et près de 130 ministres sont attendus à Durban, où le centre de conférences s'est largement animé avec l'ouverture de la séquence ministérielle.
Une séquence ouverte mardi par le président sud-africain Jacob Zuma, son homologue du Gabon Ali Bongo Ondimba, le premier ministre éthiopien Meles Zenawi ou encore le prince Albert II de Monaco, qui a martelé à la tribune qu'il n'y avait "aucune excuse à l'inaction"

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 14:02

Le Monde - 06 décembre 2011

 

Total quitte (enfin !) la SyrieTotal a annoncé lundi l'arrêt de ses activités en Syrie. Une décision très tardive, prise y compris après la Shell, l'autre major implantée dans un pays livré depuis des mois à la répression sauvage menée par le régime de Bashar Al Assad. Total paraît avoir obéi au pragmatisme plus qu'à toute autre considération. Le pétrolier français affirme vouloir se conformer aux sanctions prononcées vendredi par l'Union européenne à l'encontre des compagnies pétrolières nationales syriennes. Total avait pourtant d'abord fait savoir vendredi, juste après l'annonce de ces sanctions, que même si celles-ci devaient avoir un impact négatif sur sa production, le groupe continuerait quand même à pomper le brut syrien. Le groupe pétrolier français n'a pas pris la peine de mettre en ligne son communiqué.

 

BP contre Halliburton - Chaude ambiance entre les firmes qui se renvoient la responsabilité (et la grosse facture) de la marée noire du golfe du Mexique de 2010. BP accuse Halliburton, le fabricant du ciment de coffrage du puits de Macondo, d'avoir délibérément fait disparaître les résultats de tests sur la qualité de son ciment effectués après l'explosion du puits de forage. De son côté, le géant américain des services pétroliers accuse BP de « médisance commerciale », de « diffamation » et de « déformation nonchalante » (sic). Début du procès en février.

 

Le vrai sommet sur le climat ? - Une taxe carbone mondiale ? Au sommet sur le climat de Durban, on en reste loin, trèèès loin. Que dire alors du point de vue affiché au 20ème World Petroleum Congress, qui réunit au même moment au Qatar l'aristocratie mondiale de l'or noir ? Le patron de BP appelle implicitement à une relance tous azimuts de la production, soulignant que les prix actuels du brut risquent d'avoir un impact négatif sur l'économie américaine et mondiale. La semaine dernière, on apprenait que la facture pétrolière de l'Union européenne est passée de 280 milliards de dollars en 2010 à 402 milliards cette année. En somme, faut savoir ce qu'on veut.

Et sur le front du pic pétrolier, à noter que 84 % des délégués présents au World Petroleum Congress estiment que l'industrie sera encore capable de faire face à la demande dans dix ans, selon un sondage GL Noble Denton. 16 % qui en doutent, on peut dire que c'est beaucoup ou pas ?

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 13:21

LEMONDE.FR avec AFP | 05.12.11 | 12h20   •  Mis à jour le 05.12.11 | 12h27

 
 

 

REUTERS/STRINGER SHANGHAI

Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) provenant de combustibles fossiles et de l'industrie du ciment ont atteint un record en 2010, avec une hausse mondiale de 5,9 % par rapport à 2009, et même de 7,6 % pour les pays en développement, ont déclaré dimanche des scientifiques. Cette forte hausse sur un an, portant à 9,1 milliards les émissions mondiales de CO2, est intervenue après une réduction des émissions de 1,4 % en 2009 à la suite de la crise financière de 2008-2009.
 

"Après seulement une année, la crise financière mondiale a eu peu d'impact sur la forte tendance à la croissance des émissions mondiales de CO2 qui a caractérisé les années 2000", relèvent six scientifiques, dont Glen Peters du Centre norvégien pour la recherche internationale sur le climat et l'environnement dans une lettre publiée dans la revue scientifique Nature Climate Change.

REPRISE ÉCONOMIQUE

Le retour à la hausse peut s'expliquer par la rapide détente des prix de l'énergie et par les injections de fonds gouvernementaux pour faciliter la reprise économique, selon les auteurs, dont l'analyse paraît alors que les négociations climatiques pour donner une suite au protocole de Kyoto doivent entrer dans le vif du sujet à partir de lundi à Durban (Afrique du Sud).

Les émissions de CO2 des pays riches ont baissé de 1,3 % en 2008 et de 7,6 % en 2009, avant d'augmenter de 3,4 % en 2010. Aux Etats-Unis, la hausse a atteint 4,1 % en 2010. Cependant, les émissions des pays développés sont restées plus faibles en 2010 que la moyenne des émissions enregistrées de 2000 à 2007, selon les données publiées dans la revue scientifique. En revanche, les émissions des pays en développement ont augmenté de 4,4 % en 2008, 3,9 % en 2009 et 7,6 % en 2010. La hausse en 2010 a été particulièrement forte en Chine (+ 10,4 % sur un an) et en Inde (+ 9,4 % sur un an).

Les données publiées par les six scientifiques correspondent à celles annoncées début novembre par le ministère américain de l'énergie, qui avait fait état d'une augmentation "jamais vue" jusqu'alors, de "500 millions de tonnes de dioxyde de carbone en seulement un an" portant les émissions mondiales à 9,1 milliards de tonnes. Ces chiffres concernaient seulement les émissions dues aux combustibles fossiles. Selon un classement publié jeudi par la société britannique Maplecroft, spécialisée dans l'analyse de risques, cinq pays– Chine, Etats-Unis, Inde, Russie et Japon – sont à l'origine de la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 22:29

Bastamag - Par Sophie Chapelle (2 décembre 2011)

Une nouvelle conférence sur le climat s’ouvre à Durban, en Afrique du Sud, dans l’indifférence quasi générale. Pourtant, cet énième sommet entre États risque d’enterrer pour de bon le protocole de Kyoto, seul accord multilatéral contraignant pour réduire les émissions de CO2. Sans nouveaux objectifs de réduction des pollutions, le thermomètre mondial augmentera de 3 °C à 6 °C d’ici à la fin du siècle. Un cadeau sympa pour les générations futures.

© crédits : Collectif à-vif(s)

Les plans d’austérité ont fait disparaître la question climatique de l’agenda politique. Diverses études confirment pourtant des records d’émissions de gaz à effet de serre en 2010 (+ 6 % par rapport à 2009  [1]). À ce rythme-là, le thermomètre mondial augmentera de 3 à 6 °C d’ici à la fin du siècle [2], bien au-dessus de la limite de 2 °C établie lors de la réunion de Cancún. Des inondations à répétition dans le sud-est de la France à la sécheresse en Éthiopie, la multiplication des évènements climatiques exceptionnels démontre que l’état de la planète ne peut plus attendre un hypothétique compromis.

À quoi est censée servir cette nouvelle conférence de Durban (Afrique du Sud), qui se tient jusqu’au 9 décembre ? Il s’agit de donner une suite au protocole de Kyoto, signé en 1997 par 37 États (les pays de l’Annexe 1). Ils s’étaient engagés à réduire de 5,2 % leurs émissions par rapport à leur niveau de 1990. Cette première période prend fin en décembre 2012. La réunion de Durban doit donc fixer une seconde étape et de nouveaux objectifs. Ce que n’avait pas réussi à faire la conférence de Copenhague il y a deux ans.

Le Canada, premier fossoyeur du protocole de Kyoto ?

Car, entre les 183 pays-membres de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, les divisions sont profondes. Et les responsabilités difficilement comparables. Le fossé entre les niveaux d’engagements actuels et les objectifs nécessaires de réduction des émissions, pour ne pas laisser s’emballer le réchauffement, est énorme. D’après le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), même si tous les pays atteignent leurs objectifs les plus optimistes, et que les dérogations de toute sorte sont éliminées, 6 gigatonnes de CO2 en trop seront émises en 2020. Soit autant que les émissions des États-Unis.

« Kyoto, c’est le passé. » Ces mots de Peter Kent, ministre canadien de l’Environnement, marquent la volonté de certains de sortir du protocole. Et, à la place, d’installer des engagements volontaires, sans objectifs globaux. En clair : chacun déciderait dans son coin du niveau de pollution qu’il se permet, sans négocier avec les autres États. Pour Kent, « tous les pays doivent jouer leur rôle », visant par là la Chine, l’Inde et le Brésil, non-signataires du protocole de Kyoto.

Les États-Unis se moquent toujours du climat

Non seulement le Canada planifie son retrait de Kyoto, mais il aurait « activement incité d’autres à le faire », accuse Zola Skweyiya, la haute-commissaire d’Afrique du Sud. Le Canada est pourtant bien mal placé pour faire des recommandations au regard de son maigre objectif de réduction de 1 à 3 % d’ici à 2020 par rapport à 1990 [3], qu’il n’est même pas capable de tenir. Ses émissions ont en effet augmenté de 26 % en 2007 (par rapport à 1990), pour moitié en raison de l’exploitation des sables bitumineux.

Sans surprise, les États-Unis traînent aussi les pieds. Alors qu’ils ont refusé de ratifier le protocole de Kyoto en 2001, ils proposent de réduire leurs émissions de 17 % par rapport à 2000, soit 3 % par rapport à 1990. Bien que les États-Unis représentent la moitié des émissions des pays de l’Annexe 1, ils multiplient les exigences envers la Chine et les grands pays émergents. Aux côtés de l’Australie, du Japon et de la Russie, ils restent campés sur le refus de toute mesure de réduction contraignante des émissions de gaz à effet de serre.

Les demi-engagements des pays émergents

Dans les couloirs de la conférence de Durban, les regards se tournent vers l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et la Chine. Les pays dits « développés », qui ont en grand majorité ratifié Kyoto, leur reprochent l’augmentation trop rapide de leurs émissions de gaz à effet de serre. Les émissions chinoises se rapprochent ainsi de celles de l’Union européenne. Cette comparaison n’a aucun sens pour la ministre indienne de l’Environnement et des forêts, Jayanthi Natarajan, qui rappelle que les taux d’émission par habitant de l’Inde et du Brésil sont parmi les plus faibles du monde.

Pour laisser la porte des négociations ouverte, le gouvernement indien propose de réduire de 25 à 30 % son intensité carbone d’ici à 2020. L’intensité carbone d’une économie se définit comme la quantité moyenne de carbone nécessaire pour produire un point de PIB  [4]. Même stratégie pour la Chine : ses émissions par habitant s’élèvent à 5,8 tonnes contre 10 tonnes pour les pays de l’OCDE. La Chine se dit donc prête à réduire de 40 à 45 % son intensité carbone. Tout cela, de manière uniquement volontaire. L’idée d’engagements contraignants est totalement écartée par ces pays, qui arguent de la responsabilité historique des pays « développés » dans les dérèglements climatiques.

Inertie de l’Union européenne

Quant à l’Union européenne, elle refuse de s’engager sur de nouveaux objectifs de réduction de ses émissions sans un engagement américain et chinois. L’Europe se pare de bien des vertus : il est vrai que le continent a presque atteint ses objectifs, réduisant ses émissions de 17,3 % (chiffre de 2009) par rapport à celles de 1990. Mais les nouvelles échéances qu’elle propose font déchanter : Connie Hedegaard, commissaire européenne du Climat, a déclaré que l’Union européenne prévoit la conclusion d’un accord en décembre 2015 pour une mise en œuvre… en 2020 ! Cela pour, officiellement, permettre à un maximum de pays d’y adhérer. Une première réunion pour discuter de cette feuille de route s’est tenue ce 1er décembre.

Mais cette stratégie a été jugée « irresponsable » par l’alliance des petits États insulaires. « Plusieurs de nos petites îles seront condamnées, au sens propre et au sens figuré », rappellent-ils. Le « G77 », qui représente 132 pays en développement, et la Chine s’agacent également de ces annonces. L’ancien président costaricain, José María Figueres, propose dans le Guardian « d’occuper Durban » avec « un sit-in des délégations des pays les plus touchés par les dérèglements climatiques ». Une chose est certaine : si le protocole de Kyoto risque d’être vidé de sa substance, la partie relative aux marchés carbone sera maintenue. Des marchés auxquels les grandes banques et firmes multinationales sont très attachées.

Face à une Conférence des parties qui s’achemine tout droit vers une Conférence des pollueurs libérée de tout cadre juridique contraignant, faut-il s’étonner que le Qatar, qui détient le triste record du maximum d’émissions de CO2 par habitant (53,4 tonnes, selon les données de l’ONU de 2008), ait été désigné pour accueillir la prochaine conférence sur les changements climatiques en 2012 ? Alors que les enjeux écologiques semblent décidément peser bien peu face aux pétrodollars, une grande journée d’actions est prévue le 3 décembre à Durban. Une ville, située au bord de l’océan Indien, où les impacts potentiels des dérèglements climatiques à moyen et à long termes – désertification, feux de brousse, réduction des nappes phréatiques, insécurité alimentaire – sont potentiellement catastrophiques

Sophie Chapelle

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 18:56

LEMONDE | 24.11.11 | 15h45   •  Mis à jour le 24.11.11 | 16h02

 
 

 

A court terme, les énergies renouvelables ne sont pas prêtes à prendre le relais du nucléaire.

A court terme, les énergies renouvelables ne sont pas prêtes à prendre le relais du nucléaire.AFP/GABRIEL BOUYS


Avec 13 % de l'énergie finale consommée en France en 2010, les énergies renouvelables ne sont pas prêtes à prendre le relais du nucléaire à court terme. Mais un éventuel recul de l'atome prendrait de toute façon quelques décennies.

La structuration en cours des filières d'énergies renouvelables permet d'entrevoir la place grandissante qu'elles vont tenir dans la consommation d'énergie et d'électricité des Français, puisqu'elles ne pesaient que 10 % de l'énergie consommée il y a cinq ans.

Mais, pour soutenir un mouvement de transition énergétique qui éloignerait la France du nucléaire sans faire la part belle aux énergies fossiles, le rythme de croissance des renouvelables, qui représentaient 94 000 emplois directs en 2010 selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), doit être accéléré. Pour y parvenir, il faudra des politiques volontaristes qui soutiennent toutes les filières, un mélange d'audace industrielle et de paris technologiques.

"Le débat sur la sortie du nucléaire éclipse le vrai débat sur nos choix énergétiques face au changement climatique", regrette Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER). Car les batailles de chiffres sur le coût de sortie de l'atome - et jusqu'à quel niveau ? - et son impact sur l'emploi et le budget des Français font oublier que la constitution de filières industrielles d'énergies renouvelables a déjà débuté, montrant ses premiers résultats, qui restent à confirmer et à consolider.

Début 2012, l'éolien français a un rendez-vous à ne pas rater. En janvier, les candidats à l'appel d'offres public pour la première tranche de 3 000 MW d'éoliennes en mer, sur les 6 000 MW à installer d'ici à 2020, vont soumettre leur dossier.

Sur les rangs, des poids lourds de l'industrie française et européenne, parmi lesquels les français Areva, GDF Suez, Alstom ou Vinci. Les deux tranches représentent la puissance éolienne actuellement installée sur terre (5 600 MW). Un grand bond en avant...

Les vainqueurs de l'appel d'offres - qui seront connus en avril 2012 - devraient investir dans des sites industriels : 6 000 MW de puissance éolienne en mer correspondant en effet à la fabrication de 1 200 aérogénérateurs. Potentiels bourgeons d'une industrie éolienne hexagonale, ces investissements s'accompagneraient d'une croissance de l'emploi dans ces sites, mais aussi chez les sous-traitants, pour la fabrication d'éléments des éoliennes, la logistique terrestre et portuaire et la maintenance des machines.

La filière éolienne était composée en 2010 de plus de 9 500 emplois (en équivalent temps plein), d'après les estimations de l'Ademe. En 2020, elle pourrait compter 60 000 emplois, selon les objectifs poursuivis par le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Le développement de l'éolien en mer pourrait bénéficier par ricochet à l'éolien terrestre, à condition que l'environnement réglementaire soit assoupli.

"L'éolien terrestre et, dans une moindre mesure, le photovoltaïque, font face à une multiplication de recours administratifs, note Eric Confais, du cabinet Roland Berger Strategy Consultants. Il est possible de construire plus d'installations dans ces filières, mais il faudrait modifier les mécanismes d'autorisation et débattre de l'acceptabilité sociale de ces technologies. Le développement de ces filières nécessite des moyens financiers importants, car le coût de production d'électricité à partir de ces techniques est plus élevé que celui des solutions actuelles : nucléaire, thermique à flamme, grand hydraulique."

L'autre grand axe de développement - mais aussi de débat - des renouvelables en France touche le photovoltaïque. Entre l'affrontement entre les Etats-Unis et la Chine sur la fabrication de modules et l'affaiblissement des fabricants européens face à l'offensive asiatique, les perspectives pour la filière solaire française semblent incertaines.

Pourtant, avec la baisse du prix des panneaux et le renchérissement du prix des énergies classiques, le photovoltaïque n'est pas loin d'atteindre des niveaux de coût de production proches de celui de l'électricité classique.

Ce sera le cas dès 2013 dans certaines régions d'Italie, et entre 2016 et 2020 en France. Ce qui le rendrait alors particulièrement attractif et permettrait de développer l'emploi, notamment dans l'installation et la maintenance. La filière s'appuyait sur 25 000 emplois directs en 2010, l'objectif de 60 000 emplois en 2020 exprimé par le SER paraît optimiste, étant donné le strict encadrement public actuel des puissances installées.

Pour appuyer un développement de la filière photovoltaïque, sans se faire écraser par les concurrents établis, "il faut essayer de passer par l'innovation avec des techniques nouvelles, telles que les couches minces", estime Jean-Louis Bal.

Les compétences françaises existent dans les laboratoires, mais il reste à mobiliser les financements pour engager le pari technologique et traduire ces innovations en produits commerciaux. Sans compter que les concurrents étrangers ne restent pas immobiles. Une cohérence des politiques publiques de tarifs d'achat de l'électricité produite sur la durée et sur l'encadrement des puissances installées est indispensable.

Autre chantier important de l'évolution du mix énergétique : la biomasse. Qu'il s'agisse de cogénération (électricité plus chaleur) ou de production de chaleur, "le potentiel en emplois de cette filière est colossal, pointe Eric Confais. Mais il faut organiser ce marché pour qu'il permette des échanges entre ses participants, du propriétaire de la forêt jusqu'à l'immeuble où la chaleur produite est consommée". La forêt française est importante, mais reste mal exploitée.

A côté des énergies renouvelables, pas toujours bien visible ni spectaculaire, l'efficacité des bâtiments est pourtant un levier majeur pour une transition énergétique. Et la marge de progression de la France est importante. "Un ménage allemand consomme environ 30 % de moins qu'un ménage français", note Jean-Louis Bal.

"Il y a un vrai potentiel de développement pour des emplois dans les PME et l'artisanat, notamment en matière d'efficacité énergétique du bâtiment, ou dans l'installation du solaire photovoltaïque intégré au bâti", ajoute Alain Chardon, directeur énergie durable de Capgemini Consulting. L'Ademe souligne que l'emploi sur ce secteur, difficile à cerner, est a priori supérieur (133 000 emplois) à celui de l'ensemble des autres filières renouvelables. Le gisement de gains d'énergie et d'activité économique se trouve dans la rénovation de l'habitat ancien.

Bertrand d'Armagnac

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 13:26

 

 


Constat


Les raisons de la remise en cause du modèle énergétique français sont nombreuses :


- Manque de démocratie et de transparence ;
- Doutes permanents sur la sécurité et le potentiel économique du nucléaire ; dépendance fortes aux énergies fossiles malgré le besoin de réduction drastique des émissions de Gaz à effets de serre ; Pollutions des eaux, des sols, de l’air…
- Blocage du secteur des énergies renouvelables et de la maitrise de l’énergie malgré leur fort potentiel d’emploi ; Précarité énergétique ;
- Des investissements qui vont à l’encontre des enjeux climatiques : nouveaux gisements d’hydrocarbures, nouvelles centrales nucléaires, nouveaux aéroports…


Les citoyens doivent retrouver un rôle central dans le choix du modèle énergétique.

 


Libérons L’énergie


Libérons l'Énergie est un appel large et citoyen:


- C’est libérer la France des énergies polluantes et dangereuses (nucléaire et fossiles) ;
- C’est libérer les investissements de Énergies renouvelables ;
- C’est libérer la production d'énergie des politiques centralisatrices ;
- C’est se libérer de la logique économique de surconsommation d'énergie ;
- C’est se libérer des lobbies ;
- C’est une revendication politique !


Et surtout...,
C’est libérer la parole et l'énergie des citoyens!

 


Le tour des régions « Libérons l’Energie »


Des points de convergence régionale ;
- Des mobilisations citoyennes pour la transition énergétique ;
- Des associations locales et nationales qui portent ensemble l’exigence de transition énergétique ;
Ce sont des évènements inter-associatifs autour de la T.E. :
- La Transition énergétique doit être abordées comme une thématique transversale : alternatives de production, économies d’énergie, gestion de la biomasse, agriculture, sûreté et santé, emplois, précarité énergétique et accès aux besoins fondamentaux, responsabilité sociale des entreprises…


- Une mise en avant des initiatives petites et grandes, locales et nationales pour la transition énergétique ;


De janvier à avril, 11 capitales régionales


1. Nantes – du 12 au 14 janvier 2012
2. Bordeaux – du 19 au 21 janvier 2012
3. Toulouse – du 26 au 28 janvier 2012
4. Montpellier – du 2 au 4 février 2012
5. Marseille – du 16 au 18 février 2012
6. Clermont Ferrand– du 23 au 25 février 2012
7. Lyon – du 1 au 3 mars 2012
8. Strasbourg – du 15 au 17 mars 2012
9. Lille – du 22 au 24 mars 2012
10. Rennes – du 29 au 31 mars 2012
11. Paris – du 5 au 7 avril 2012

 


Programme : 3 jours, 3 temps


1. Vendredi Soir, Evènement Culturel :
Pour inviter des publics moins familiers avec la Transition Energétique.
Exemples envisagés : Conférence Gesticulée de Mathieu Doray (Nantes), Pièce de théâtre « Avenir Radieux » par la compagnie Un pas de côté (Bordeaux, Marseille, Clermont Ferrand et Lyon)…


2. Vendredi et Samedi : Espace inter-associatif Libérons l’Energie dans l’espace public :
Points fixes dans l’espace public où les associations, réseaux et collectifs invitent le public à échanger sur les problématiques et les solutions énergétiques.


3. Samedi 14h30 : Mobilisation citoyenne
Tout public / fresque humaine, flash mob, …


Comment participer ?


Greenpeace fournit des moyens logistiques et organisationnels pour la tenue de ces évènements. Les trois « temps » dans chaque ville ne sont cependant pas complètement figés et permettent une certaine souplesse. Nous avons initié les démarches administratives pour ces évènements (espace public, salles…).
Au-delà, l’organisation doit rester assez souple. Chaque organisation ou collectif qui souhaite participer au point fixe peut : venir et faire venir ses militants, apporter du matériel militant (tracts, T-shirts, drapeaux, bannière légère, …), proposer des animations (ludiques, artistiques, éducatives, démonstratives…), suggérer et aider à l’organisation des évènements culturels, relayer l’information sur les évènements, organiser la mobilisation du samedi après-midi (Greenpeace travaille actuellement à une base de quatre scénarios visuels de mobilisations citoyennes).
Des évènements en amont sur plusieurs semaines (village des possibles, mobilisation citoyenne locale, expositions, conférences) peuvent être organisées par les participants et s’inscrire dans un travail préparatoire aux dates du tour des régions… Bref, les initiatives ont largement leur place….
Enfin, des rencontres interassociatives pourront être organisées en amont du weekend (jeudi et/ou vendredi) afin de préparer une interpellation des représentants locaux des candidats sur l’exigence des citoyens de voir s’engager la Transition Energétique.

 


Points importants :

 

Ces évènements inter-associatifs n'ont pas vocation à mettre en avant Greenpeace.


Nous avons souhaité, et c'est le sens de la signature "Libérons l'énergie" que l'ensemble des associations/collectifs qui souhaiteraient investir cette plateforme le puissent, sans que cela prenne la forme d'une association avec Greenpeace.


Greenpeace fournit des moyens logistiques et organisationnels pour la tenue de ces évènements.

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 14:48

 

Nos besoins énergétiques quand l’heure est au gaspillage :


Nos besoins énergétiques ne cessent de croître : informatique, électroménager de plus en plus varié, chauffage, climatisation...Depuis les années 70 de nouveaux besoins ont été fabriqués de toute pièces par les marchés afin d’écouler les surplus de production énergétique, notamment celle issue du nucléaire.

Le gaspillage dans les lieux publics est considérable : éclairage des rues, des zones commerciales et industrielles, des bureaux. Les bâtiments ne sont conçus ni pour se protéger du froid ni de la chaleur.

Les transports, privilégiant les autoroutes, les TGV et l’avion sont inadaptés aux besoins réels des personnes.

Les plus grands gaspilleurs restent cependant l’industrie, le transport et l’agriculture.

L’organisation actuelle du commerce mondial mobilise d’énormes ressources dans la fabrication, le transport et la gestion des déchets générés par la production d’objets à l’obsolescence programmée, à la fois parce qu’ils sont conçus pour ne pas durer mais aussi parce qu’il faut les renouveler sans cesse pour stimuler le désir de consommation effréné qui est la condition de l’expansion de la société industrielle et marchande.

Nous avons investi massivement dans des pays comme la Chine où les rendements énergétiques sont catastrophiques et où le faible coût de la main d’œuvre compense plus que largement les dépenses supplémentaires d’énergie.

L’agriculture mécanisée, grosse consommatrice de produits dérivés du pétrole (gas-oil, plastiques, pesticides…), tout en épuisant les sols gaspille l’énergie dans le transport des produits, le chauffage des serres, la transformation industrielles des aliments.

Pour résumer on nous demande d’éteindre quelques ampoules et on nous incite à prendre l’avion pour aller passer un week-end aux quatre coins du monde.

 

Doit-on continuer dans ce sens ?

Une réflexion collective et un débat public doivent avoir lieu pour arrêter ce gaspillage. Et pourquoi pas, à l’heure où les ressources énergétiques s’épuisent, les étendre à une redéfinition de nos besoins ? Nous ne devons pas, sous ce prétexte, continuer à utiliser et à développer des énergies dangereuses et nuisibles comme le nucléaire où les gaz de schistes, simplement pour satisfaire la loi du marché et les profits des multinationales bien cotées en bourse.

C’est dans l’opacité la plus totale, sans débat public, que sont décidées les grandes orientations qui conditionneront notre futur. Nous sommes fermement appelés à consommer toujours plus et maintenus dans l’aveuglement le plus total quand aux conséquences de ces choix.

Il n’est jamais question de remettre sérieusement en cause un mode de production et l’organisation de la société, comme ils disent : un mode de vie non négociable, sans autre alternative.

Toute nouvelle source d’énergie est conçue comme énergie additionnelle et non pas de substitution à d’autres polluantes et dangereuses. C’est le cas des gaz de schistes mais aussi du nucléaire. Dans ce cas précis, le débat n’est pas faut-il oui ou non arrêter les réacteurs nucléaires. Ils vont tous devenir trop vieux, il faudra tous les démanteler et donc la question réelle est : faut-il en reconstruire ?

 

Les solutions alternatives ?

Eolien, solaire… dans les conditions actuelles ne resteront que des paravents pour cacher l’essentiel : le fait que nous dépendrons toujours du nucléaire pour produire notre électricité et que cette technologie est à terme catastrophique et ruineuse. Au niveau actuel des besoins ces énergies ne peuvent prétendre les couvrir que de manière anecdotique et marginale. A noter que le nucléaire ne couvre que 2% de l'électricité mondiale, et que la France fournit, par ses 58 réacteurs, les autres pays d'Europe qui ont dit "non" au nucléaire.

L’alternative est donc massivement dans les économies d’énergies et la remise en cause d’un système qui court à sa ruine et à notre perte.

La production doit être gérée localement, déterminée par les ressources locales pour réduire les coûts exorbitants liés aux transports. Nous devons réorganiser les territoires, l’urbanisme, les transports, l’habitat. Nous devons également privilégier les installations collectives par rapport à celles servant uniquement à des fins individuelles. Ce sont des enjeux dont nous devons nous emparer au plan local, tous ensemble.

Nous devrons donc réviser nos modes de vie et de consommation, ce qui n’est pas un retour à la bougie mais une avancée vers un monde plus sobre et plus sain pour la vie en général.

 

Quel type d’énergie voulons nous ?

Une énergie non polluante, respectueuse de l’environnement, de la santé humaine, accessible à tous selon leurs besoins. Nous voulons des technologies simples dont la maîtrise et la compréhension peut être à la portée de tout un chacun. Nous ne voulons plus reporter sur les épaules des générations futures la gestion des conséquences désastreuses du gaspillage et de la gestion à court terme, déterminée par le profit immédiat de quelques uns au détriment de tous. Les compagnies privées ne doivent plus gérer des ressources qui sont le bien commun.

Nous voulons enfin la transparence pour pouvoir décider de ce qui nous concerne et de l’avenir de nos enfants.

 

Les gouvernements, les banques, les marchés ont trop décidé à notre place.

Reprenons nos énergies en main !


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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 13:05

 

 
 

Michelle RIVASI sera présente à ce rassemblement à l’appel de : CREAvignon, A.V.E.N.I.R, le Réseau "Sortir du nucléaire», F.N.E. Vaucluse, EELV, et le PG

Présence également d’Olivier Florens, vice-président du CG 84 et Jacques Olivier, maire du Thor.

Nous voulons engager la transition vers les énergies renouvelables en sortant du nucléaire !

INACTIFS AUJOURD’HUI, RADIOACTIFS DEMAIN ! FUKUSHIMA PLUS JAMAIS CA !

Alors que la catastrophe de Fukushima dure maintenant depuis 3 mois et que la situation est toujours très instable, les gouvernements et l’industrie nucléaire ne semblent pas prendre la mesure de l’urgence. Pire, tout est fait pour masquer la situation sur place et pour poursuivre coûte que coûte dans la fuite en avant atomique.

Censure et contrôle de l’information, mensonges, mise en danger délibérée de la population japonaise et des travailleurs du nucléaire, simulacre de tests sur le parc nucléaire mondial, la mafia nucléaire montre son vrai visage !

Pourtant, l’accident de Fukushima est bel et bien là... faisant des morts et des cancers à venir en grand nombre sur une vaste région et dans le monde entier, faisant s’effondrer le mythe d’un nucléaire sûr, et venant rappeler  à l’humanité l’absolue nécessité de mettre en œuvre une politique énergétique alternative, fondée sur les économies d’énergie l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.


Au Japon et  partout sur la planète, le mouvement antinucléaire se mobilise et les rassemblements et actions se multiplient.

Le 9 juillet, CREAvignon, A.V.E.N.I.R, le Réseau "Sortir du nucléaire», EELV, et le PG appellent et invitent ses militants, groupes et sympathisants à organiser une journée d’action place de l’Horloge à Avignon.

Ils appellent également les associations, syndicats et partis politiques à rejoindre la mobilisation.

Le collectif des organisations qui appellent à ce rassemblement a décidé de ne pas lâcher la pression tant qu’il n’y aura pas de décision sur l’arrêt de la centrale du Tricastin qui a maintenant plus de 30 ans. Sa sécurité ne peut plus être garantie. Les régions Rhône-Alpes, PACA, la vallée du Rhône sont en danger !

L’idée est de se réunir de façon mensuelle, à Avignon ou devant la centrale jusqu’à ce que nous obtenions satisfaction.

Le message à faire passer est une détermination importante, le souci d’une large ouverture et l’appel d’une mobilisation citoyenne exceptionnelle pour un enjeu exceptionnel !

Le  11 Juin a marqué le début d’une action visant à engager notre région dans la transition vers les énergies renouvelables en sortant du nucléaire.

 Nous avons à terme l’objectif ambitieux de faire une chaîne humaine autour des remparts

  • Environ 5 kms,  soit environ 5000 personnes.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale "une chaine humaine entre Avignon et Lyon pour sortir du nucléaire"
qui prévoit un autre (ou 3e) rassemblement le 24 juillet à Avignon

Le RESEAU SORTIR DU NUCLEAIRE tiendra une table d’information pendant le festival sur la place de l’horloge du 6 au 26  Juillet de 12h  à 22h

CREAvignon
 
Jean-Pierre CERVANTES
Président de CREAVIGNON
Tel: 06 88 88 86 01

Avignon - 9 Juillet 2011 A 15h00 Place De l’Horloge

PROCHAINE JOURNEE D’ACTION CITOYENNE

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