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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 16:20

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 23.10.2012 à 12h48 • Mis à jour le 23.10.2012 à 12h52


Le ministre japonais de la Justice Keishu Tanaka, le 1er octobre 2012 lors de sa prise de fonction. Il a donné sa démission le 23 octobre.

Trois semaines après son entrée au gouvernement, le ministre japonais de la justice Keishu Tanaka, 74 ans, a démissionné mardi, officiellement pour raisons de santé. Il avait reconnu quelques jours auparavant avoir entretenu des liens avec le crime organisé.

Keishu Tanaka a été hospitalisé pendant plusieurs jours à Tokyo pour des problèmes d'hypertension et des douleurs dans la poitrine, survenus après les révélations de la presse japonaise sur ses liens avec les yakuza. Il avait reconnu avoir joué les entremetteurs pour le mariage d'un membre de ce syndicat du crime, et participé à sa fête donnée il y a une trentaine d'années.

Malgré cet aveu et la promesse qu'il ignorait alors tout des activités criminelles de cet homme, les appels à la démission du ministre n'avaient pas cessé. D'autant qu'il avait également avoué que le courant qu'il anime au Parti démocrate (PDJ) avait reçu, entre 2006 et 2009, des dons d'une entreprise dirigée par un ressortissant étranger, à hauteur de 4.000 euros. Le Japon interdit de percevoir des fonds de la part de ressortissants étrangers.

Keishu Tanaka a été nommé ministre de la justice le 1er octobre après un remaniement du gouvernement par le Premier ministre Yoshihiko Noda, à la peine dans les sondages. Ce dernier a promis en août d'organiser "bientôt" des élections législatives anticipées.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 16:13

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 23.10.2012 à 17h25

 

Des mineurs en grève qui manifestaient dans le nord-ouest de l'Afrique du Sud, le 5 octobre.

Le groupe sud-africain Gold Fields a annoncé mardi le licenciement de 8 500 grévistes à la mine d'or de KDC East, son dernier site encore en grève au sud-ouest de Johannesburg, parce qu'ils ont ignoré son ultimatum. Celui-ci exigeait des grévistes un retour au travail à 16 heures. "Aucune des 8 500 personnes qui étaient en grève n'est revenue [...] et nous avons donc envoyé des lettres de licenciement à tous", a indiqué Sven Lusche, porte-parole du groupe, ajoutant que les mineurs avaient vingt-quatre heures pour faire appel. La "grève sauvage" a commencé le 14 octobre, sur ce site qui compte 12 500 employés.

La semaine dernière, le producteur d'or a licencié, avec le même mode opératoire, 1 500 travailleurs qui ne sont pas venus travailler à KDC West. Quelque 11 000 mineurs ont, eux, repris le travail vendredi. Une grande partie de l'industrie des mines de platine et d'or est paralysée par des mouvements sociaux depuis le mois d'août. Ceux-ci se sont intensifiés après que la police a tué 34 grévistes à la mine de platine de Marikana exploitée par Lonmin le 16 août.

A lire : La police reconnaît la possibilité de bavures dans la fusillade de Marikana

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 17:04
 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 22.10.2012 à 01h15 • Mis à jour le 22.10.2012 à 11h38

 

 
La police a tiré des gaz lacrymogènes, des balles de caoutchouc et des grenades assourdissantes, dimanche 21 octobre, pour disperser des dizaines de milliers de manifestants à Koweït, qui protestaient contre une réforme du code électoral jugée trop favorable aux candidats du pouvoir. La manifestation a rassemblé entre 30 000 et 100 000 personnes, selon les différentes sources. La police n'a pas fait d'estimation.

Le cortège s'était rassemblé en trois points de la capitale et devait converger vers le palais Al-Saïf, qui abrite les bureaux de l'émir, du prince héritier et du premier ministre. La police anti-émeute, armée jusqu'aux dents, avait prévenu qu'elle n'autoriserait aucun "sit-in, rassemblement, marche, regroupement ou campement" dans "aucun lieu autre que la place en face du Parlement". Les heurts ont rapidement éclaté lorsque les forces de police ont encerclé plusieurs groupes avant de tenter de les disperser par la force.

La manifestation a rassemblé entre 30 000 et 100 000 personnes, selon les différentes sources. La police n'a pas fait d'estimation.

"La façon dont les manifestants ont été traités est sans précédent au Koweït", a déclaré le député Abdallah Al-Barghash, présent dans le cortège. La Société koweïtienne pour les droits de l'homme compte au moins une centaine de personnes hospitalisées. Le ministère de l'intérieur affirme que 11 policiers ont été blessés par des pierres lancées par des manifestants. Au moins 15 personnes, dont deux anciens députés et un journaliste, ont également été interpellées. Quatre activistes de l'opposition interpellés lundi après des heurts avec la police sont toujours incarcérés.

 

LA MESURE DE TROP

La manifestation monstre était une réponse organisée par l'opposition à la décision de l'émir, cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Sabah, d'amender la loi électorale avant les élections législatives anticipées prévues pour le 1er décembre. Pour l'opposition, qui a décidé de boycotter le scrutin, c'était la mesure de trop.

La Société koweïtienne pour les droits de l'homme compte au moins une centaine de personnes hospitalisées.

Le Koweït n'a pas connu de manifestations de masse du type de celles des printemps arabes, mais les relations se sont tendues entre le Parlement et le gouvernement, qui est principalement constitué de membres de la famille de l'émir. L'an dernier, des Koweïtiens avaient marché sur le Parlement, exigeant la démission du premier ministre de l'époque. La dernière phase d'agitation avait commencé en juin avec l'annulation des élections de février par la plus haute instance judiciaire du pays. Ce scrutin avait donné une majorité aux islamistes. La précédente Assemblée plus favorable au gouvernement avait ainsi été rétablie dans ses fonctions, avant d'être dissoute le 7 octobre.

 

Lire notre décryptage : Au Koweït, l'opposition réclame un système parlementaire


Au moment où se déroulait la manifestation, l'émir a reçu un grand nombre de membres de la famille régnante des Al-Sabah, qui lui ont réaffirmé leur loyauté et leur soutien total, a rapporté l'agence de presse officielle KUNA. Il a rencontré dimanche des chefs de tribu qui, cités par l'agence KUNA, ont exprimé, dans des déclarations après l'audience, leur soutien à l'émir, alors que les zones tribales constituent un fief de l'opposition.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 16:35

 

Le Monde.fr avec AFP | 21.10.2012 à 17h21

 

 

Les Islandais votaient samedi 20 octobre pour décider s'ils adoptent une nouvelle Constitution.

Les deux tiers des Islandais ont soutenu les propositions faites par un comité de citoyens en vue de rédiger une nouvelle Constitution, selon les résultats préliminaires du référendum consultatif organisé samedi 20 octobre à ce sujet, un exercice de démocratie directe sans précédent.

Ces résultats provisoires diffusés dimanche par la chaîne de télévision publique RUV reposent sur le dépouillement des bulletins de vote dans la moitié des circonscriptions. La participation était évaluée à moins de 50 %, soit beaucoup moins que celle de 72,9 % enregistrée l'année dernière au référendum sur la compensation à offrir aux Britanniques et aux Néerlandais victimes de la faillite en 2008 de la banque Icesave.

 

 RÉDIGÉE PAR DES "CITOYENS ORDINAIRES"

La proposition de nouvelle Constitution a été rédigée par une commission élue en 2010 pour réviser la loi fondamentale et composée de 25 citoyens ordinaires qui ont consulté leurs compatriotes via internet. Au cours du référendum de samedi - dont le résultat ne sera qu'indicatif -, les Islandais étaient invités à répondre par oui ou par non à six questions sur des sujets tels que les ressources naturelles de l'Islande, l'Eglise nationale et le futur système démocratique de leur île.

L'Assemblée constituante a travaillé pendant quatre mois pour présenter un nouveau projet de Constitution.

Ils étaient aussi consultés sur la possibilité de référendums d'initiative citoyenne et sur le mode de scrutin. Ils devaient également dire si la future Constitution devait être fondée sur le texte qui leur était présenté. Les premiers résultats montrent que les électeurs veulent que les ressources naturelles recelées dans le sous-sol de leur pays et n'appartenant pas à des intérêts privés soient considérées comme des biens publics.

 

 ESPOIR D'UNE MEILLEURE SOCIÉTÉ

"Ceux qui espéraient une meilleure société se sont réveillés heureux ce matin", a réagi Gudmundur Gunnarsson, membre du Conseil constitutionnel et père de la célèbre chanteuse Bjoerk. "Félicitations Islande. Il me semble qu'un échantillon représentatif de la population a voté hier et que les résultats coïncident très bien avec les enquêtes d'opinion", a pour sa part commenté sur Facebook le maire de Reykjavik, Dagur B. Eggertsson.

Le Parti de l'Indépendance, au pouvoir pendant la majeure partie du siècle dernier, avait fait savoir que la proposition soumise au référendum devait être étudiée plus en détail. Même si l'Islande ne compte qu'un peu plus de 300 000 habitants, la complexité du scrutin est telle que les résultats définitifs ne devraient pas être connus avant dimanche soir.

L'actuelle loi fondamentale a été adoptée en 1944, après l'indépendance de l'Islande du Danemark. Depuis longtemps, la nécessité de son réexamen général ne fait pas de doute, mais ce réexamen a toujours été reporté. L'effondrement économique de l'Islande en 2008 à la suite de la crise financière a déclenché des mouvements sociaux massifs et la revendication selon laquelle la future Constitution devait être rédigée par de simples citoyens s'est imposée.

D'avril à juillet 2011, un groupe de 25 citoyens de différentes origines sociales a ainsi travaillé sur le projet constitutionnel avant de le poster sur Internet pour permettre à la population de réagir et d'enrichir le texte, ce que plusieurs centaines de personnes ont fait. La proposition de nouvelle Constitution a été soumise fin juillet 2011 au Parlement, l'Althing, et en mai dernier, les députés ont décidé de solliciter l'avis des Islandais par le biais d'un référendum. Toute révision de la Constitution doit être approuvée à deux reprises par le Parlement, des élections législatives devant se dérouler entre ces deux votes.

Lire : Les Islandais se prononcent sur une nouvelle Constitution écrite par "des gens ordinaires"


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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 16:01

 

 

Liban : manifestation contre la Syrie aux funérailles du général Al-Hassan

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 21.10.2012 à 09h27 • Mis à jour le 21.10.2012 à 17h08

 
  • Supportors of the March 14 movement, which opposes the Syrian regime of President Bashar al-Assad, storm the govermental palace in Beirut after the funeral of top intelligence chief General Wissam al-Hassan and his bodyguard, in downtown Beirut, on October 21, 2012. Hassan, a prominent lebanese figure opposed to Syrian President Bashar al-Assad, died when a powerful bomb exploded in an upmarket Beirut suburb on October 19, sparking angry calls for Prime Minister Najib Mikati and his government to quit. AFP PHOTO / JOSEPH EID
  
 
Crédits : AFP/JOSEPH EID

Des manifestants libanais ont marché dimanche 21 octobre sur le siège du gouvernement, forçant un premier barrage de sécurité établi par les forces de l'odre qui ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogènes. Les centaines de manifestants, qui se sont extraits du rassemblement organisé pour les funérailles du général Wissam al Hassan, ont réclamé la démission du premier ministre Nadjib Mikati. "Mikati, dégage !", ont-ils scandé. "Des jeunes gens se sont dirigés vers le bâtiment qui se trouve dans le centre-ville, mais les forces de l'ordre les ont empêchés d'entrer en tirant en l'air et en lançant des grenades lacrymogènes", a indiqué à l'AFP un policier sur place.

Saad Hariri, le chef de l'opposition libanaise, a lancé un appel au calme et a demandé à ses partisans de rentrer chez eux. "Nous voulons la paix, le gouvernement doit tomber mais nous voulons que cela se produise de manière pacifique. Je demande à tous ceux qui sont dans les rues de se retirer", a-t-il dit à la télévision.

Ces débordements interviennent alors que des milliers de personnes se sont rassemblées dimanche dans le centre de Beyrouth pour participer à une manifestation géante contre Damas et le gouvernement libanais, lors des funérailles du chef des renseignements de la police Wissam Al-Hassan, bête noire du régime syrien tué dans un attentat à la voiture piégée.

Lire (en édition abonnés) : Le chef des renseignements libanais tué à Beyrouth

Des manifestants libanais ont tenté de forcer le barrage de police protégeant le Sérail, le siège du premier ministre dont ils réclament la démission après l'assassinat du général Al-Haassan vendredi.

Sur la place des Martyrs, au centre de Beyrouth, sont placardées des affiches géantes du général Wissam al-Hassan, avec ces mots : "le martyr de la justice et de la vérité". "Une seule révolution dans deux Etats" proclamait une banderole faisant allusion à la Syrie et au Liban, "Va t'en Najib" Mikati, l'actuel premier ministre libanais ou "Bachar, hors du Serail", siège du chef du gouvernement. Dans ce cabinet, le parti chiite Hezbollah, puissant allié de Damas et de Téhéran, occupe une place prépondérante.

 "EMPÊCHER LES SYRIENS DE REVENIR AU LIBAN"

Sur cette place emblématique de la capitale flottaient des drapeaux libanais et ceux de la révolution syrienne, des étendards bleus du Courant du Futur du chef de l'opposition Saad Hariri, ou rouges du Parti socialiste progressiste du chef druze Walid Joumblatt, un virulent contempteur du président syrien. La majorité des manifestants sont des sunnites, communauté à laquelle appartenait le défunt, des chrétiens et des druzes.

Grande manifestation lors des funérailles du général Wissam Al-Hassan, 21 octobre 2012.

"Nous voulons poursuivre ce que nous avons entamé en 2005. A cette époque, les Syriens sont sortis du Liban. Aujourd'hui nous voulons les empêcher de revenir et faire sortir l'Iran", incarné par le mouvement chiite Hezbollah, a affirmé Ahmad Fatfat, député du bloc de l'ancien premier ministre Saad Hariri.

Il a accusé le gouvernement actuel et notamment le Hezbollah de vouloir "le retour au Liban du (président syrien) Bachar Al-Assad". Les opposants veulent réitérer la manifestation géante contre Damas, qui avait suivi l'assasinat de l'ex-premier ministre Rafic Hariri, père de Saad, et abouti au départ des troupes syriennes du Liban en 2005.

"C'est exactement comme le jour de la mort de Rafic Hariri. Les Syriens ne sont plus ici mais il y a des Libanais qui travaillent pour eux. Le gouvernement est responsable de ce qui s'est passé et nous voulons qu'il parte", a affirmé Manal Sharqawy, étudiante en droit, qui était déjà sur place pour participer à la manifestation.

 LIEN ENTRE LA MORT DU GÉNÉRAL ET L'ARRESTATION DE MICHEL SAMAHA

Au cours d'une cérémonie militaire au quartier général de la police en présence notamment du premier ministre et de la famille du défunt, le chef de l'Etat Michel Sleimane a demandé à la justice d'accélerer la rédaction de l'acte d'accusation contre l'ancien député Michel Samaha. Partisan inconditionnel du régime de Damas, il a été arrêté par le général Hassan qui l'accusait d'avoir transporté des explosifs pour commettre des attentats afin de créer le chaos à l'instigation du très puissant chef des renseignements syriens, le général Ali Mamlouk.

Le chef de la police libanaise, Ashraf Rifi, et le ministre de l'intérieur, Marwan Charbel, devant les deux cerceuils de Wissam Al-Hassan et de son chauffeur.

Ce haut gradé de la police a joué un rôle majeur dans l'enquête sur les nombreux attentats qui ont visé entre 2005 et 2008 des personnalités libanaises anti-syriennes, dont Rafic Hariri. Mais surtout, il avait défié le général Mamlouk, en étant à l'origine du mandat d'arrêt délivré en août contre lui par la justice libanaise dans le cadre de l'enquête sur Michel Samaha.

MM. Mikati et Sleimane ont fait le lien samedi entre la mort du général et l'arrestation de Michel Samaha. L'attentat a visé "le chef d'un service de sécurité efficace qui a réussi à démanteler des réseaux terroristes (...) et à découvrir d'autres réseaux dont le plus important est celui lié aux explosifs transportés par Samaha de Syrie", a dit le chef de l'Etat. Les cercueils du général et de son chauffeur recouverts du drapeau libanais ont été ensuite transportés vers la mosquée Al-Amine où ont lieu des funérailles publiques. Il sera inhumé dans le mausolée de Rafic Hariri, qui fut son mentor, à la demande de Saad Hariri.

UN "PROBABLE" PROLONGEMENT DE LA TRAGÉDIE SYRIENNE

Ces deux attentats ont été attribués sans détour par l'opposition libanaise et les experts au régime du président Bachar Al-Assad, confronté depuis 19 mois à une révolte qu'il tente d'écraser à tout prix malgré les tentatives du médiateur Lakhdar Brahimi, en visite à Damas, d'obtenir une trêve. La Syrie n'a pas réagi officiellement jusqu'à présent à ces accusations.

Dimanche matin, le ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, a également jugé sérieuse la piste syrienne. "C'est probable (...) Tout indique que c'est le prolongement de la tragédie syrienne", a déclaré M. Fabius sur Europe 1 et I-télé, accusant le président syrien Bachar al-Assad "d'essayer d'élargir la contagion" du conflit dans les pays voisins de la Syrie.

SÉISME POLITIQUE

La mort brutale du général Al-Hassan vendredi a provoqué un séisme politique au Liban, ravivant les clivages entre partisans et opposants du régime syrien dont les troupes ont stationné pendant 30 ans dans le pays. L'opposition a appelé à la démission du gouvernement, où le Hezbollah chiite, un allié de M. Assad, joue un rôle prédominant. Mais samedi, le premier ministre Najib Mikati a choisi de rester à son poste dans "l'intérêt national" et pour éviter "le vide politique"qui pourrait plonger le pays fragilisé dans le chaos. "Aucune discussion avant le départ du gouvernement, aucun dialogue par dessus le sang de nos martyrs", a déclaré l'ancien premier ministre Fouad Siniora aux milliers de personnes qui se sont rassemblées pour les funérailles du général Wissam Al-Hassan.

Dans les rues de Tripoli, dans le nord du Liban, samedi.

Le dirigeant politique libanais allié du Hezbollah, Michel Aoun, a mis en garde ceux qui voudraient tirer bénéfice de cet assassinat. "Nous serons vigilants pour qu'il n'y ait pas de dérapage à l'instigation de certains qui voudraient utiliser ce crime qui a coûté la vie à des Libanais en une bataille politique", a-t-il dit à la presse, à l'adresse de l'opposition anti-syrienne.

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 16:35

 

 

Le Monde.fr | 20.10.2012 à 07h56 • Mis à jour le 20.10.2012 à 07h57

Par Charlotte Chabas

 

Les Islandais sont appelés aux urnes, mais rien dans la ville n'indique qu'une campagne électorale bat son plein.

En Islande, les résultats décevants de l'équipe de football nationale déclenchent décidément bien plus de passions que les élections. Avec peu d'enthousiasme, les quelque 320 000 habitants de cette petite île perdue au milieu des eaux froides de l'Atlantique Nord avaient réélu en juin leur président, Olafur Ragnar Grimsson. Cette fois, c'est dans une indifférence générale qu'ils doivent se prononcer, samedi 20 octobre, sur une nouvelle Constitution.

Le scrutin est pourtant historique, dans cette petite démocratie parlementaire où la loi fondamentale, adoptée à la hâte en 1944 après l'indépendance de l'île, reste calquée sur celle du Danemark. Le nouveau texte proposé au référendum est d'autant plus novateur qu'il a été rédigé par un groupe de vingt-cinq "gens ordinaires", représentants de la société civile, directement élus en 2010 par et parmi le peuple. Mais ce qui devait constituer l'aboutissement d'une révolution démocratique ne fait plus fantasmer que les Européens, persuadés d'assister à la naissance de "la démocratie de demain".

LA "RÉVOLUTION DES CASSEROLES"

Après une crise financière sans précédent qui, en 2008, avait mis à terre tous les fondements de leur société, les Islandais aspiraient pourtant au changement. Casserole à la main, nombre d'entre eux étaient descendus dans les rues de Reykjavik en 2009 pour obtenir la démission du gouvernement, et porter pour la première fois à la tête du pays une majorité de gauche.

A peine désignée première ministre, Johanna Sigurdardottir annonçait alors l'organisation d'un débat national sur la Constitution, et la tenue d'élections pour former une Assemblée constituante chargée de rédiger un nouveau texte fondamental. Une mesure que beaucoup ont perçu comme un symbole du changement, mais qui avait surtout une justification politique, puisqu'elle était la principale condition pour que survive la coalition de gauche.

LES PREMIERS SIGNES DU DÉSINTÉRÊT POPULAIRE

En novembre 2010, près de cinq cents candidats issus de la société civile se présentent alors pour rédiger la nouvelle Constitution. Agriculteurs, postiers, ouvriers, professeurs, entrepreneurs, avocats : tous aspirent à devenir les "sages" qui refonderont le pays. Mais un taux d'abstention record – 36 % de participation, le plus faible de l'histoire du pays – vient sanctionner l'élection, et trahit les premiers signes d'un certain désintérêt populaire.

L'Assemblée constituante a travaillé pendant quatre mois pour présenter un nouveau projet de Constitution.

"Il y avait beaucoup de handicaps : une médiatisation faible, une campagne très courte, un manque évident de pédagogie, et un mode de scrutin particulièrement complexe, analyse Rosa Erlingsdottir, professeure de sciences politiques à l'université de Reykjavik. Mais ce premier résultat montrait déjà un décalage entre les attentes du peuple et le processus mis en place." Les vingt-cinq élus sont d'ailleurs pour la plupart issus des élites de la société islandaise, et certains avaient même occupé par le passé des postes politiques de premier rang.

UNE E-RÉVOLUTION EN DEMI-TEINTE

Pendant quatre mois, ces élus d'un nouveau genre ont donc planché sur leur projet de Constitution. Pour les aider dans leur démarche, un processus unique a également été mis en place sur Internet. Grâce aux réseaux sociaux, tout Islandais pouvait en effet contacter directement les membres de l'Assemblée constituante, ou réagir aux projets d'articles mis en ligne. Mais là encore, la "e-révolution" annoncée par tous les médias européens n'a pas été à la hauteur des espérances. Au total, l'initiative n'a recueilli que 3 600 commentaires, et 370 propositions d'articles. Un chiffre décevant même dans un pays qui compte autant d'habitants que la ville de Nice.

Le texte qui en ressort est cependant "loin d'être dénué d'intérêt", souligne le sociologue Helgi Gunnlaugsson. "Il recoupe toute une série d'inquiétudes qui traversent la société islandaise, que ce soit au niveau de la liberté d'informer, la manière de nommer dans la fonction publique, le rôle des institutions et la manière qu'a le peuple d'interagir avec elles, mais aussi la protection des ressources nationales", analyse-t-il.

Des enjeux que traduit bien le préambule du texte : "Nous, peuple d'Islande, souhaitons créer une société juste offrant les mêmes opportunités à tous. Nos origines différentes sont une richesse commune, et ensemble nous sommes responsables de l'héritage des générations : la terre, l'histoire, la nature, la langue et la culture."

Pour Katrin Oddsdottir, l'une des vingt-cinq membres de l'Assemblée constituante, "le projet final est une vraie avancée pour la société islandaise, et constitue l'aboutissement d'un consensus global". "Nous n'étions pas tous d'accord, mais nous avons passé des journées entières à discuter pour parvenir à un texte qui peut vraiment rendre une cohésion à la nation islandaise", explique cette jeune avocate, qui s'est fait connaître par son implication dans la "révolution des casseroles". Consciente des limites du projet, elle déplore que le texte n'aille "pas assez loin sur certains points, notamment sur la conservation écologique de notre île", mais est particulièrement fière de certaines avancées en matière d'égalité des sexes, ou encore "d'avoir inscrit dans la Constitution que l'Islande ne pouvait pas avoir d'armée".

LIMITES ÉTHIQUES

Beaucoup de spécialistes n'hésitent pourtant pas à critiquer les limites éthiques et juridiques du processus. C'est le cas notamment de Ragnhildur Helgadottir, professeure de droit à l'Université de Reykjavik. Si elle a conseillé les vingt-cinq membres de l'Assemblée constituante dans la rédaction du texte, elle estime que les élus, désignés dans la précipitation, restent "de grands inconnus" pour la population. "Or, puis-je voter pour quelqu'un chargé de rédiger la Constitution de mon pays alors que je n'ai aucune idée de sa conception du rôle de président de la République ou de ses propres intérêts en matière écologique, par exemple ?"

Un obstacle qui se double pour Ragnhildur Helgadottir d'une limite pragmatique. Une Constitution reste en effet "un texte éminemment formel, régi par une série de codes législatifs qui ne sont pas à la portée du premier venu. Même si le peuple vote oui au référendum, on ne sait pas si, dans les faits, le texte pourra être ratifié."

La crise qui a secoué l'île en 2008 a ébranlé les fondements de la société.

"LA BATAILLE DE L'ISLANDE"

Samedi, les Islandais devront donc décider s'ils préfèrent garder leur ancienne Constitution ou opter pour la nouvelle. Et le résultat de ce scrutin sera observé de près par toute la classe politique islandaise. Le Parti de l'indépendance, très conservateur, a en effet appelé les électeurs à voter "non" au référendum, "d'une part parce qu'il juge ses rédacteurs incompétents, d'autre part parce que l'Althingi [le Parlement] n'a pas eu à se prononcer sur le texte", explique Michel Sallé, docteur en sciences politiques et spécialiste de l'Islande.

Si la consigne est très suivie, cela pourrait constituer un bon indicateur en vue des élections législatives du printemps, où la droite, très bien placée dans les sondages, espère revenir au pouvoir. La réélection du président sortant en juin, pour un cinquième mandat, les avait déjà confortés dans cette perspective.

A lire : Plus divisée que jamais, l'Islande choisit son président

Un enjeu électoral que n'a pas manqué de souligner dans un éditorial très remarqué le journaliste et écrivain Hallgrímur Helgason, sur le site d'informations islandais The Reykjavik Grapevine. Sous le titre "La Bataille de l'Islande", il rappelle que derrière le référendum se joue "une bataille entre le vieux château, qui n'a désormais plus de pouvoir mais conserve l'argent, et les gens de la rue, ceux qui ont pour l'instant encore du pouvoir, mais sont terrifiés que cela s'arrête au printemps. Pour se préserver, ils veulent écrire leurs propres règles, avant que ceux qui ont déjà échoué par le passé reprennent l'avantage."

Charlotte Chabas

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 20:31

Correspondance à Tanger de Driss Lakhdar

 

 

Le Maroc serait-il immunisé contre la crise ? « Moi, je n'ai pas peur de votre crise économique ! » lançait le 9 octobre à Strasbourg, pour l'ouverture du Forum mondial de la démocratie, le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane. Le premier ministre demandait en substance aux Européens de ne plus faire grise mine et de se comporter en « partenaires honorables » : « Vous ne pouvez pas venir hier parce que ça vous arrangeait, et repartir aujourd'hui parce qu'il y a un petit son de cloche de crise (sic) », ajoutait-il.

Derrière l’optimisme d’Abdelilah Benkirane, se cache une réalité sociale toujours aussi tendue au Maroc, et elle n’échappe plus désormais aux décideurs économiques étrangers comme aux agences de notation. Le 11 octobre, l’agence Standard & Poors a modifié de « stable » à « négative » la perspective de la note de la dette à long terme du Maroc. Le Maroc pourrait perdre sa cotation « BBB» : « Si le chômage reste obstinément élevé, si le coût de la vie monte en flèche ou si les réformes politiques déçoivent les attentes de la population, il y a un risque de troubles durables et à grande échelle qui pourrait également conduire à une dégradation », précise Standard & Poors.

Les troubles sociaux qu’évoque l’agence internationale, le Maroc en connaît actuellement dans plusieurs régions, et notamment à Tanger, la principale ville du nord du pays, qui accueille le plus grand port d’Afrique et la nouvelle usine Renault, fraîchement installée sur le territoire marocain.

Place principale de Beni Makada 
Place principale de Beni Makada© Driss Lakhdar

 

À une quinzaine de minutes en voiture du centre-ville de Tanger, se trouve Béni Makada. Cet immense quartier populaire représente le tiers de la superficie de Tanger et accueille près de 250 000 habitants. Le contraste avec le centre-ville, ses rues propres et ses magasins fréquentés par les touristes et les promeneurs, est évident. L’avenue principale, le boulevard Moulay Ali Chérif, est en permanence bloquée par les vendeurs ambulants qui proposent des ustensiles en plastique, des vêtements pas chers et de la contrebande de toute sorte. Dès que l’on quitte cette grande artère, on se retrouve au milieu de ruelles non goudronnées, où s'accumulent des maisons étroites de deux étages, de 30 à 60 mètres carrés. C’est d'une de ces maisons, située dans le sous-quartier Ard Dawla, que sont parties les dernières manifestations.  

Le 2 octobre, une intervention de la police pour déloger une famille de onze personnes dégénère en affrontements avec la population du quartier. Les forces de l’ordre ont dû recourir à la force pour appliquer une décision de justice qui remontait à deux ans. Les témoignages relatés dans la presse marocaine parlent alors de scènes de guérilla urbaine. La police a fait usage de gaz lacrymogène, tiré des balles en caoutchouc. Des jeunes ont attaqué à jets de pierres les estafettes de police, bloquant les ruelles exiguës en enflammant des pneus. Une vingtaine de personnes ont été blessées dans les deux camps après plusieurs heures d’affrontements.

« La police a fait un usage disproportionné de la force, préférant l’affrontement au règlement social du problème. La famille n’avait nulle part où aller », explique Mourad Essabari, membre de l’Association marocaine des droits humains à Tanger (AMDH). Si la population s'est si vite révoltée contre cette expulsion, c'est que le cas de cette famille reflète la misère dans laquelle de nombreux habitants du Tanger vivent aujourd'hui.

5 euros pour jouer au football

L'histoire de cette expulsion ne s'est pas arrêtée là. Le 6 octobre, alors qu’il se trouvait en détention – il souffrait d’un cancer selon les autorités –, le décès du père de la famille expulsée a poussé les habitants du quartier à manifester une nouvelle fois, sans heurts cette fois-ci. Les autres membres de la famille, arrêtés à la suite de l’intervention, ont été relâchés et poursuivis pour « obstruction à une décision de justice ». Ils ont été provisoirement relogés ailleurs, loin du quartier, en attendant que des élus tiennent la promesse de leur offrir un nouveau toit.

Une ruelle de Beni Makada 
Une ruelle de Beni Makada© Driss Lakhdar

 

Mais à Béni Makada, la colère des habitants n'est pas retombée : « Je suis venu observer en tant qu’associatif, mais quand les émeutes ont éclaté, j'ai dissimulé mon visage et je me suis mis à caillasser la police moi aussi », confie un jeune du quartier. Pour lui et nombre de jeunes, cette violence est une réaction à la marginalisation que vit le quartier. Les infrastructures sociales se limitent aux écoles primaires, à un dispensaire et à un centre psychiatrique. Pour jouer au football, par exemple, les jeunes sont obligés de louer 200 dirhams l’heure (un peu plus de 15 euros) un stade de football privé. Ici, la plupart des jeunes n’ont pas un revenu fixe. Ils sont vendeurs ambulants ou multiplient les petits boulots, notamment en tant qu’ouvriers dans les usines qui entourent le quartier.

« Il n’y a rien à faire ici, à part peut-être se droguer », soupire Mohamed El Houari, un habitant qui accepte de nous faire visiter les arrière-cours des maisons ou de jeunes Marocains s’injectent de l’héroïne de piètre qualité, à l’abri des regards. Une précaution d'ailleurs bien superflue, tant la présence des autorités se fait rare dans le faubourg. À côté de l'école primaire, des seringues jonchent le sol.

La ville de Tanger a pourtant débloqué un important budget de 1,2 milliard de dirhams (plus de 100 millions d’euros) pour réaménager le quartier et le doter d’infrastructures, dans le cadre d’un programme étalé sur la période de 2007 à 2013. Les rues ont bien été refaites et embellies, mais cela se limite aux grandes artères. Au petit matin, les camions à ordures passent désormais à Beni Makada. Mais ils ne nettoient pas tout, et les ordures continuent de s’amonceler dans la grande place, « La place du changement » comme l’ont surnommée les jeunes du 20-février, mouvement né dans le sillage du printemps arabe.

C’est d’ailleurs ici que le mouvement organisait la plupart de ses marches, profitant du soutien de la population locale. « Les gens ont une âme contestataire ici : quand l’USFP (principal parti de gauche, ancienne opposition au roi Hassan II - ndlr) avait un poids important au Maroc, tous le monde parlait de socialisme... », explique Rochdi Aoula, natif de Béni Makada et membre en vue de la coordination du mouvement du 20-février à Tanger. 

 

Une crise qui rappelle celle de 1980

« Le roi Hassan II nous avait insultés, traités de “awbach” (sauvages - ndlr), se souvient Ahmed, un habitant du quartier. Son fils (Mohammed VI) est venu au quartier. Il montre de l’intérêt pour la région du Nord délaissée par son père, mais ce n’est pas encore cela. » Cette analyse est partagée par Driss Benali, professeur d’économie à l’Université Mohammed V à Rabat et auteur de chroniques économiques et politiques au ton souvent très corrosif. « Tanger vit une crise de croissance, analyse l'économiste. Elle a grandi trop vite. Elle est devenue une zone industrielle qui fait miroiter un avenir meilleur aux populations rurales miséreuses. Y installer des gens sans pouvoir satisfaire leurs besoins, comme cela a été la politique depuis tant d'années, entraîne ce sentiment de rejet. »

La contestation sociale n'est pas un problème propre à Tanger. Ce mois d'octobre, d’autres localités ont connu des échauffourées. Sidi Ifni, un petit port de pêche au sud d’Agadir, a vécu une nuit d’affrontements avec les forces de l’ordre le 3 octobre, quand un groupe d’une centaine d’individus a tenté de forcer l’entrée du district de police de la ville, selon la version officielle. Ils tentaient de libérer deux chômeurs que les forces de l’ordre avaient interpellés en marge d’une manifestation. Cet événement rappelle le soulèvement qu’a connu il y a quatre ans, en juin 2008, la même Sidni Ifni. Des chômeurs avaient alors bloqué le port pour réclamer du travail. La police était intervenue violemment, comme l’avait relevé une mission parlementaire officielle et plusieurs ONG.

« Sidi Ifni fait face au chômage alors que c’était un comptoir de pêche très prospère il y a quelques années », estime Driss Benali qui établit un lien entre les mouvements sociaux qui se produisent localement et la situation générale du pays. « La crise est bien là, estime-t-il. Le déficit budgétaire dépasse les 6 %, la dette dépasse les 50 % tandis que le commerce extérieur dégringole. Nos réserves de devises fondent à vue d'œil, on dit même qu'elles ne nous permettront pas de tenir plus de quatre mois », détaille-t-il. En 1980, ce fut lorsque le pays faisait face à la même insuffisance de devises que la Banque mondiale et le FMI imposèrent le fameux « plan d’ajustement structurel », qui devait conduire au processus de privatisation des services publics au Maroc.

Le Maroc n’en est pas encore à la crise de 1980. À l’époque, le pays avait connu des grèves générales et des émeutes meurtrières, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Mais « la population sent que les institutions ont perdu de leur consistance, confie l’économiste Driss Benali. Les partis et les syndicats ne jouent pas leur rôle, le PJD (Parti de la justice et du développement, musulman conservateur, qui dirige le gouvernement) vend un discours populiste qui montre ses limites. Le résultat est que les gens se prennent en main », conclut-il.

Les premières réponses concrètes du gouvernement sont attendues dans la prochaine loi de finance, qui est discutée à l'assemblée depuis le 12 octobre. En attendant de connaître le détail des arbitrages, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, promet des « mesures sociales qui vont surprendre tout le monde, à travers la réforme de la caisse de compensation, dont les pauvres désormais bénéficieront plus ».

 

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 18:51

 

Rue89 - Témoignage 18/10/2012 à 16h27

 

 


Manifestation devant le siège de l’Unesco à Paris, le 15 octobre 2012 (Amélie Zaccour)

En stage à l’Unesco, je rentre tranquillement de ma pause déjeuner quand j’aperçois des dizaines de manifestants brandissant des pancartes, aux caractères de type indien, à l’entrée du bâtiment. Intriguée, je leur demande ce qui les amène ici, ils me répondent que des temples bouddhistes ont été incendiés au Bangladesh par des extrémistes musulmans le 30 septembre.

« On demande l’aide de l’Unesco car notre Président n’a rien fait pour retrouver les coupables […].

Personne n’en parle et regardez, Le Monde a même utilisé la photo d’un temple détruit en disant que c’est le résultat d’une tempête. »

« Un grand quotidien comme Le Monde... »

Ils me tendent alors un article intitulé « Bangladesh : des tempêtes tropicales font 26 morts et 60 disparus » publié le 12 octobre 2012 sur LeMonde.fr. Sous le titre, une photo d’un bouddha entouré de ruines fumantes et d’arbres et de maisons restés intacts.


Photo de l’article sur LeMonde.fr, le 12 octobre 2012 (Amélie Zaccour)

Barua Ranjan, membre de la communauté bouddhiste du Bangladesh en France, se désole et s’étonne :

« On n’arrive pas à croire qu’un grand quotidien comme Le Monde, qui est lu partout dans le monde, ait pu faire cette erreur. C’est vraiment triste. »

Je décide de mener l’enquête

Making of

L’objectif de ce témoignage n’est pas de pointer du doigt nos confrères du Monde.fr : « Errare humanum est ». En revanche, la correction en catimini, sans erratum ni réponse à la personne qui avait signalé l’erreur, contribue, à notre sens, à la décrédibilisation de la presse.

 

Certains, comme le New York Times, publient même leurs rectificatifs en page 2, de manière très visible. Sur Rue89, nous avons un système qui nous permet de faire apparaître toute mise à jour ou rectificatif apporté à un article déjà en ligne. Cette transparence est indispensable : c’est le message que nous adressent les manifestants bangladeshis de l’Unesco. Pierre Haski

Trouvant vraiment étrange que Le Monde ait pu faire une telle erreur, je décide de mener l’enquête.

J’appelle donc le service photo du quotidien, mais « on ne répond pas à ces questions par téléphone », je dois envoyer un e-mail. Je leur écris dans la foulée. Pas de réponse.

Je décide alors d’appeler le « desk » photo de l’AFP, source initiale de la photographie utilisée par LeMonde.fr. Confirmation par téléphone : la photo a bien été prise à Ramu, une ville à 350 km de Dacca, après les violences intercommunautaires du 30 septembre 2012. Aucun lien avec les tempêtes tropicales évoquées par l’article.

Mais lorsque je retourne sur LeMonde.fr, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que l’article avait été mis à jour le matin du 17 octobre – le lendemain de l’envoi de mon e-mail –, et que la photo avait tout simplement disparu !

Silence radio du Monde

Je n’ai toujours pas eu de réponse du service photo du Monde.fr, ni vu d’erratum publié sur le site. Silence radio.


Capture d’écran de l’article mis à jour sur LeMonde.fr, le 18 octobre 2012 

En recherchant l’article, directement sur Google, la photographie en question utilisée de manière inadéquate apparaît toujours liée à la page.


Capture d’écran des résultats de la recherche Google de l’article du Monde.fr, le 18 octobre 2012 

Les manifestants devant l’Unesco cherchaient à médiatiser cet événement qui n’a pas vraiment attiré l’attention des médias. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles ils étaient d’autant plus choqués qu’une photo du temple incendié soit utilisée de manière erronée.

 

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 17:22

romandie.com


TOKYO - Plus de 200 personnes ont manifesté samedi à Tokyo près du centre de conférence où se déroulent les assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale aux cris de Plus de FMI! Le pouvoir au peuple!, a constaté l'AFP.

Affublés de masques de têtes de morts en plastique taggés FMI-WB (World Bank, pour Banque mondiale ndlr) sur le front, les manifestants ont défilé sans incident dans le quartier chic de Ginza, à quelques centaines de mètres du lieu de réunion des grands argentiers de la planète.

Comparé aux manifestations dans d'autres pays, il n'y a pas beaucoup de monde, mais nous voulons dire et montrer au monde qu'il y a toujours des gens qui rejoignent le mouvement anti-FMI, a expliqué l'organisateur du petit cortège, Goro Fujita.

Ce n'est pas avec les méthodes du FMI et de la Banque mondiale qu'on pourra abolir la pauvreté dans le monde. Nous demandons plus de justice. Ce sont le FMI et la Banque mondiale qui ont créé toutes ces dettes, ce n'est pas nous. Ce n'est pas à nous de payer, dit à l'AFP Kenji Kunitomi, un membre d'Attac Japon.

Rien n'a changé, même si nous savons maintenant que les institutions comme le FMI et leur idéologie néolibérale sont responsables de la crise financière. On ne peut pas continuer à faire comme si de rien était. C'est pour ça qu'on manifeste, témoigne de son côté Diana Aguilar, une activiste brésilienne.

Setsuko, une manifestante japonaise, s'emporte: Au Japon aussi les travailleurs sont pauvres. On travaille dur et pourtant, on ne gagne pas assez et on subit des plans de licenciement. C'est pour ça qu'on s'oppose à la politique du FMI et de la Banque mondiale.

Les antimondialistes ont été rejoints par des antinucléaires qui, depuis des mois, manifestent régulièrement toutes les semaines à Tokyo pour forcer le gouvernement japonais à sortir totalement du nucléaire après l'accident de Fukushima de mars 2011, le plus grave depuis celui de Tchernobyl en 1986.

Un grand rassemblement antinucléaire devait d'ailleurs avoir lieu plus tard dans la journée dans un parc de la capitale japonaise.


(©AFP / 13 octobre 2012 09h55)

 

 

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 15:33

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 11.10.2012 à 10h11 • Mis à jour le 11.10.2012 à 10h11

 
  • Labour union employees march towards the Plaza de Mayo square during a demonstration against President Cristina Fernandez de Kirchner's administration in Buenos Aires October 10, 2012. The protesters are demanding a minimum wage of 5,000 pesos (US dollar 1,060) for formal workers and not the income tax on wages, amidst others requirements. The sign reads," No to the budget cuts". REUTERS/Enrique Marcarian (ARGENTINA - Tags: BUSINESS EMPLOYMENT POLITICS CIVIL UNREST)

Des milliers des syndicalistes ont manifesté mercredi 10 octobre sur la place de Mai face au siège de la présidence argentine, le troisième mouvement de protestation contre la présidente Cristina Kirchner en moins d'un mois.

Crédits : REUTERS/ENRIQUE MARCARIAN
 
  • Activists play drums during an anti-government demonstration called by the Argentine Workers Confederation (CTA) along with followers of CGT's dissident leader Hugo Moyano, leftist parties and farmers and social organizations, on October 10, 2012 in Buenos Aires. AFP PHOTO / Alejandro PAGNI

Les syndicats dissidents réclament une baisse de l'impôt sur le revenu, qui touche près d'un million d'employés et une augmentation des allocations familiales.

Crédits : AFP/ALEJANDRO PAGNI
An activist shows a party newspaper during an anti-government demonstration called by the Argentine Workers Confederation (CTA) along with followers of CGT's dissident leader Hugo Moyano, leftist parties and farmers and social organizations, on October 10, 2012 in Buenos Aires. AFP PHOTO / Alejandro PAGNI

La Centrale des travailleurs argentins (CTA), dont une partie dissidente est dirigée par Pablo Micheli, et la CGT du leader des camionneurs Hugo Moyano, ancien allié de Mme Kirchner, sont aujourd'hui dans l'opposition. Mais il y a aussi une CTA et une CGT pro-gouvernement. "Moyano m'a dit ce matin qu'avant la fin de l'année nous aurons fait une grève nationale", a prévenu Pablo Micheli.

Crédits : AFP/ALEJANDRO PAGNI
  Labour union employees gather at Plaza de Mayo square, in front of the Casa Rosada Presidential Palace, during a demonstration against President Cristina Fernandez de Kirchner's administration in Buenos Aires October 10, 2012. The protesters are demanding a minimum wage of 5,000 pesos (USD 1,060) for formal workers and lesser income tax, among other demands. REUTERS/Marcos Brindicci (ARGENTINA - Tags: BUSINESS EMPLOYMENT POLITICS CIVIL UNREST)

Cette manifestation est la troisième contre le gouvernement en moins d'un mois. Le 13 septembre, les classes moyennes ont surpris en manifestant massivement dans les grandes villes du pays contre un éventuel troisième mandat de Mme Kirchner, élue en 2007 puis réélue en 2011.

Crédits : REUTERS/MARCOS BRINDICCI

Protesters march past a stand selling grilled sausages during a demonstration in Buenos Aires, Argentina, Wednesday, Oct. 10, 2012. Labor unions, in conflict with Argentina's government, and leftist groups marched on the capital to demand better wages and changes in economic policies. (AP Photo/Victor R. Caivano)         

La gendarmerie et les garde-côtes, de leur côté, manifestent depuis neuf jours afin d'obtenir une hausse salariale.

Crédits : AP/Victor R. Caivano

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