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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 14:17

LEMONDE.FR | 02.03.12 | 11h05   •  Mis à jour le 02.03.12 | 11h54

 
 

 

L'élection, boycottée par la plupart des hommes politiques ayant sympathisé avec le mouvement vert, oppose différents camps conservateurs.

L'élection, boycottée par la plupart des hommes politiques ayant sympathisé avec le mouvement vert, oppose différents camps conservateurs.AFP/BEHROUZ MEHRI


La campagne pour les élections législatives en Iran, où les bureaux de vote ont ouvert vendredi 2 mars, s'est déroulée presque en famille : entre conservateurs, ultraconservateurs et "indépendants" affiliés, avec pour principale inconnue le taux de participation, que le régime souhaite important, afin de se légitimer à l'intérieur du pays comme à l'étranger.

La plupart des réformateurs boycottent le scrutin, le premier depuis la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidentielle en 2009 et la vague de répression qui l'a suivie, écrasant toute opposition de rue, comme aujourd'hui dans les urnes.

Restent en lice 3 444 candidats, affiliés à 230 groupes aux programmes bien vagues, qui débattent mal et peu sur le fond, mais se déchirent pour le pouvoir, et qui proclament tous leur obéissance au Guide suprême de la révolution, Ali Khamenei. "Une part de cette cacophonie, c'est de la mise en scène. Conservateurs et 'ultras' font semblant qu'il y a une concurrence entre eux [sur le fond], mais la rivalité pour le pouvoir est bien réelle", analyse Azadeh Kian, sociologue de l'université Paris-VII.

 

 

UNE "GIFLE CONTRE LE DESPOTISME"

Schématiquement, on peut opposer d'un côté des conservateurs légitimistes, dominés par le Front uni des conservateurs (hezb-e Motahed), un groupe proche de l'actuel président du Parlement, Ali Larijani, et du maire de Téhéran, Mohammad Baqer Qalibaf. Cette tendance reste divisée en de nombreux groupes, qui souvent se partagent les mêmes candidats. De l'autre côté, deux groupes ultraconservateurs se rallient plus ou moins ouvertement au président Mahmoud Ahmadinejad, qui entretient une rivalité avec le Guide, et qui concentre toutes les haines d'appareil.

Ce suspense-là peut-il amener aux urnes plus de 60 % des quelque 48 millions d'électeurs iraniens, comme de nombreux responsables politiques le pronostiquent ? Mercredi, le Guide suprême a souhaité une participation massive, en forme de "gifle contre le despotisme" des Etats-Unis. "Une élection éclatante [qui] sera pour l'ennemi un puissant coup de poing à la mâchoire", disait-il, selon l'agence Mehr, lors d'un déplacement dans le nord-ouest du pays.

 

 

A la une du quotidien "Etelaa'at", jeudi 1er mars : "Aux élections de vendredi, le peuple va mettre une gifle plus violente au visage du despotisme".

A la une du quotidien "Etelaa'at", jeudi 1er mars : "Aux élections de vendredi, le peuple va mettre une gifle plus violente au visage du despotisme".


Une gifle, le blogueur Arman Amiri, très suivi en Iran, en imaginait une autre mardi : "Nos parents se sont battus pour obtenir le droit de vote comme un symbole de souveraineté du peuple. Aujourd'hui, il semble que nous devions nous battre pour obtenir 'le droit de ne pas voter', puisque le système judiciaire a déclaré officiellement qu'appeler au boycott présentait un délit, et que les instances religieuses ont de leur côté précisé que 'ne pas voter est un péché'. Je ne voterai pas, pour montrer que je garde le droit de choisir."


DISSIDENCE SUR CANAPÉ

En écho à Amiri, de nombreux Iraniens expriment, sur Internet, une forme de "dissidence sur canapé". Un utilisateur de Facebook écrivait ainsi mercredi sur son profil : "Je demande à tous mes amis d'aller acheter le DVD du film d'Asghar Farhadi [qui a obtenu l'Oscar 2012 du meilleur film étranger] le jeudi 1er mars et de rester chez eux à discuter du contenu de ce film le vendredi [jour de l'élection]."

Un groupe lié au mouvement "vert" pro-démocratie, réprimé depuis 2009, le Conseil coordinateur du chemin vert, a appelé les activistes à descendre dans les rues vendredi, pour convaincre les gens de ne pas aller voter. Mais toute possibilité de manifestation semble pour l'heure exclue. Le chef de la police iranienne, le général Esmaïl Ahmadi Moghadam, vantait jeudi la "sécurité totale" dans laquelle ce scrutin "sain et enthousiaste" doit se dérouler.

 

 

L'analyste Ahmad Salamatian voit dans cette campagne une forme de "marche militaire".

L'analyste Ahmad Salamatian voit dans cette campagne une forme de "marche militaire".Aslon Arfa pour Le Monde


Les deux leaders du mouvement "vert", Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, sont en résidence surveillée depuis la mi-février 2011. La plupart des leaders du mouvement et des centaines de leurs principaux partisans sont dans la même situation ou en prison. "Après le coup d'Etat de 2009 [allusion à la réélection controversée de Mahmoud Ahmadinejad], il est impossible d'avoir de l'espoir dans les élections et dans leurs résultats", affirmait récemment le groupe parlementaire du Front de la participation, majoritaire sous Khatami, pour justifier son abstention.

Reste en lice une poignée de candidats étiquetés "réformateurs", dont 28 membres du Parlement actuel. Mansour Hosseini, président de cette faction parlementaire, estimait récemment qu'il pouvait espérer au mieux 30 à 40 sièges, sur un total de 290, si tous les candidats réformateurs étaient élus : une paille.

 

LES MÉDIAS MIS AU PAS

L'analyste Ahmad Salamatian voit dans cette campagne, qui a duré une semaine seulement et qui a peiné à exister, une forme de "marche militaire". Les murs de Téhéran semblent lui donner raison : la tonalité criarde des affiches politiques, auxquelles les Iraniens s'étaient habitués depuis les années 1990, a fait place à des messages sobres et martiaux, qui rappellent les années de guerre. "Les pays occidentaux n'attaquent pas l'Iran, parce qu'ils savent que le peuple iranien a confiance dans le régime et qu'il votera aux élections", proclame ainsi l'un d'eux.

Mercredi, le site Khodnevis relevait que des SMS, diffusés en chaîne à travers l'Iran, relayaient ce discours : ils jouent sur la peur d'une guerre avec les Etats-Unis pour appeler aux urnes et relever le suspens. "Si la participation est inférieure à 50 %, les Etats-Unis attaqueront l'Iran", peut-on lire sur l'un des écrans ci-dessous.

 

 

"Si la participation est inférieure à 50 %, les Etats-Unis attaqueront l'Iran", peut-on lire sur l'un de ces SMS, diffusés en chaîne à travers l'Iran.

"Si la participation est inférieure à 50 %, les Etats-Unis attaqueront l'Iran", peut-on lire sur l'un de ces SMS, diffusés en chaîne à travers l'Iran.


La télévision d'Etat est au diapason : elle diffuse en boucle des messages d'encouragement au vote du Guide et des principaux leaders fondamentalistes. A plusieurs reprises ces dernières semaines, des médias d'Etat et réformateurs ont annoncé que les débats télévisés entre candidats avaient été interdits. Avant la présidentielle de 2009, ces confrontations avaient déclenché de vifs débats dans le pays.

La BBC en persan, rare source d'information alternative (lien abonnés) dans ce morne paysage médiatique, a fait l'objet d'attaques violentes, une semaine avant l'élection. Samedi 25 février, dans une opération nommée "L'Œil du renard", l'armée idéologique du régime, les gardiens de la révolution, a accusé la chaîne d'entretenir un réseau d'espionnage dans le pays. Cinq journalistes et blogueurs, arrêtés ces dernières semaines, ont été mentionnés. La BBC fait régulièrement l'objet de tentatives de brouillage de son signal satellitaire. Son audience est pourtant en constante augmentation : elle a doublé entre 2009 et 2011.

Pour faire bonne mesure, même des médias conservateurs se sont plaints de censure : samedi 25 février, trois sites pro-Ahmadinejad, 598, Serat News et Bibak News, ont fait l'objet d'un filtrage, selon le site Etedaal.

 

>> Lire le chat avec Abdolreza Tajik, journaliste iranien, ancien prisonnier politique, exilé à Paris depuis janvier : "Une course à la soumission au Guide suprême"

Louis Imbert, avec le blog "Nouvelles d'Iran"

 


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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 20:27

 

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=UEvMdsQJKDg

 

Ajoutée par vitogenovese95 le  2 mars 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chavez (MVR) est élu en 1998 dès le premier tour avec 57 % des voix, en 2000 avec 59,5% des voix (et en 2006 avec 63 % voix toujours dès le premier tour) Le 12 avril 2002, un coup d'État est organisé contre le Parlement élu et la coalition au pouvoir(MVR,Podemos,PPT,MEP,PCV). Il est préparé par les cadres de la compagnie pétrolière du Venezuela, ainsi que par des dirigeants militaires, avec la complicité des propriétaires des chaînes privées de télévision et de l'ambassade des États-Unis à Caracas. Une manifestation de l'opposition organisée et fomentée par les médias privés se dirige vers le palais présidentiel de Miraflores. Au niveau du pont "Llaguno", de mystérieux snipers postés sur les édifices alentours ouvrent le feu sur la foule, faisant 15 morts tant du coté de l'opposition que du coté des partisans de Chavez. Dans la soirée, un groupe de militaires demande à Hugo Chávez de démissionner, mais il refuse. Cependant Chavez accepte de quitter Miraflores suite à un ultimatum du commandement militaire putchiste menaçant de faire exploser le batiment avec tout le personnel à l'intérieur. Hugo Chávez est arrêté et emmené dans un lieu secret et un nouveau gouvernement autoproclamé est mis en place. Pedro Carmona, président de la chambre de commerce du Venezuela, en prend la tête. Il a été reçu, quelques temps auparavant, à la Maison Blanche et par le Premier ministre espagnol, José Maria Aznar. Quelques États, notamment les États-Unis et l'Espagne, reconnaissent le nouveau régime, en poussant leur ambassadeur respectif à se rendre auprès de Pedro Carmona. Le lendemain, malgré un 'black out' médiatique établi par les putschistes en place, a lieu une manifestation massive de la population de Caracas. La junte militaire en place y répond par une répression policière féroce faisant 60 morts et plus de 300 blessés. Malgré tout Carmona est renversé par la puissance du mouvement populaire, et le vice-président Diosdado Cabello assume l'intérim de la présidence, jusqu'à ce qu'Hugo Chávez soit localisé, puis libéré. Ces événements sont filmés par des journalistes d'une chaîne irlandaise Radio Telifís Éireann, qui étaient sur place pour tourner un reportage sur le programme d'Hugo Chávez.

 

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 14:37

LEMONDE.FR avec AFP | 26.02.12 | 09h45   •  Mis à jour le 26.02.12 | 14h32

 
 

 

Quelque 5,3 millions d'électeurs sont appelés à participer à ce scrutin, le plus tourmenté de l'histoire du pays, après des violences qui ont fait entre 6 et 15 morts en un mois.

Quelque 5,3 millions d'électeurs sont appelés à participer à ce scrutin, le plus tourmenté de l'histoire du pays, après des violences qui ont fait entre 6 et 15 morts en un mois.REUTERS/YOUSSEF BOUDLAL


Les Sénégalais ont commencé à voter dimanche 26 février pour le premier tour de la présidentielle qui oppose quatorze candidats, dont le dirigeant sortant contesté Abdoulaye Wade. Quelque 5,3 millions d'électeurs sont appelés à participer à ce scrutin, le plus tourmenté de l'histoire du pays, après des violences qui ont fait entre six et quinze morts en un mois.

L'actuel chef de l'Etat et candidat à la présidentielle, Abdoulaye Wade, a voté sous les huées de plusieurs centaines de personnes, ce dimanche à Dakar. Accompagné de son fils Karim et de sa fille Sindiély ainsi que du ministre de l'intérieur Ousmane Ngom, il a déposé son bulletin dans un bureau du quartier du Point E, où il possède une résidence. Il en est très vite reparti, sans faire de déclaration. Les applaudissements de quelques dizaines de partisans et des membres de sa délégation n'ont pas pu couvrir les huées de la foule, postée dans et autour de l'école transformée en bureau de vote.

Les quelques 11 900 bureaux de vote dans le pays seront ouverts de 8 heures à 18 heures (heures locales et GMT). Face au président sortant, concourent trois de ses anciens premiers ministres, Moustapha Niasse, Idrissa Seck et Macky Sall, ainsi que le patron du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng.

 

"UN COUP D'ETAT ÉLECTORAL"

La nouvelle candidature d'Abdoulaye Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent au contraire que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.

Le Mouvement du 23 juin (M23) – coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile – a proposé samedi l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle, "dans un délai de six à neuf mois", "à laquelle le président Wade s'engage à ne pas se présenter". Il s'agit d'empêcher "un coup d'Etat électoral", que serait selon lui la proclamation de la victoire d'Abdoulaye Wade dès le premier tour de l'élection.

L'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef de la mission d'observation de l'Union africaine au Sénégal a également appelé samedi à "échapper au chaos" en limitant à deux ans le mandat du président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, s'il est réélu dimanche. La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.

 

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 19:51

LEMONDE.FR avec AFP | 25.02.12 | 18h35   •  Mis à jour le 25.02.12 | 18h55

 
 

 

Manifestation anti-gouvernement à Tunis, samedi 25 février.

Manifestation anti-gouvernement à Tunis, samedi 25 février.AP/Hassene Dridi


Plus de 3 000 manifestants se sont rassemblés, samedi 25 février, devant le siège de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) à Tunis pour réclamer la chute du gouvernement et dénoncer plusieurs attaques des locaux de ce syndicat au cours de cette semaine.

"Le peuple veut la chute du gouvernement", "Manifestations et affrontements jusqu'à la chute du gouvernement", "Ne toucher pas mon UGTT", scandaient les manifestants qui ont répondu à l'appel du principal syndicat de la Tunisie. Plusieurs partis politiques ont participé à ce rassemblement dont le Parti démocrate progressiste (PDP), le mouvement Ettajdid, et le Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT).

"DÉFENDRE LES DROITS SYNDICAUX"

Les manifestants accusent des membres du gouvernement provisoire, et notamment du mouvement islamiste Ennahda, d'être les auteurs de plusieurs attaques perpétrées contre les locaux de l'UGTT. "Ils veulent nous faire taire pour avoir le monopole et pour décider seuls de notre sort, mais nous ne plierons jamais et nous ne céderons pas", a déclaré aux manifestants le secrétaire général de l'UGTT, Houcine Abassi. "Nous sommes tous unis pour défendre les droits syndicaux qui sont menacés par des actes extrémistes", a indiqué Maya Jribi, secrétaire générale du PDP.

Le secrétaire général de l'UGTT a dénoncé aussi dans son discours, la tenue de la conférence internationale "des amis de la Syrie" qui a réuni soixante pays vendredi à Tunis pour définir un plan d'aide humanitaire international au peuple syrien et accentuer la pression sur Damas. "C'est un complot impérialiste et sioniste qui porte atteinte à notre révolution, à nos martyrs et à notre peuple et cette initiative ouvre la voie à l'ingérence étrangère et prépare pour le détournement des révolutions arabes contre la dictature et la colonisation", a souligné M. Abassi.

 

 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 14:40

LEMONDE.FR avec AFP | 20.02.12 | 11h28   •  Mis à jour le 20.02.12 | 12h36

 
 

 

A six jours de l'élection présidentielle de dimanche, la tension reste vive à Dakar. L'opposition sénégalaise appelle à une nouvelle manifestation interdite lundi après-midi dans le centre de Dakar contre la candidature du chef de l'Etat Abdoulaye Wade à la présidentielle de dimanche, a annoncé à l'AFP un de ses dirigeants. "Nous lançons un appel à manifester à 15 heures [14 heures à Paris] place de l'Indépendance", a déclaré Alioune Tine, coordinateur du Mouvement du 23 juin (M23, coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile).

Depuis près d'une semaine des violences ont lieu dans le centre de Dakar entre les forces de l'ordre et des opposants, essentiellement des jeunes, qui tentent de participer à des manifestations interdites. Ces manifestations ont pour but d'exiger le retrait de la candidature de M. Wade, que le M23 juge anticonstitutionnelle.

La répression de ces manifestations par la police, qui tire des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc, utilise des canons à eau et occasionnellement des pierres comme les manifestants, a fait au moins une vingtaine de blessés depuis vendredi. Les manifestations se sont étendues à des banlieues dakaroises dimanche soir.

UN MORT DIMANCHE À RUFISQUE

Un jeune homme est mort, dimanche soir à Rufisque, dans la banlieue de Dakar, après avoir été blessé à la tête par une pierre lors d'affrontements avec des policiers, a annoncé lundi son tuteur, un imam de la confrérie musulmane tidiane. "La victime ne manifestait pas, elle était allée à la pâtisserie acheter du pain pour le dîner de la famille", a déclaré l'imam Abdoul Aziz Ndoye, cité par l'Agence de presse sénégalaise, agence publique. La police n'a pas confirmé ce décès.
 

"Je ne saisis pas l'opportunité d'un tel acte", a ajouté l'imam qui, après concertation avec la famille de l'adolescent, a annoncé qu'il entendait porter plainte. Il a appelé les autorités "à de meilleurs sentiments". Cette mort porte à six le nombre de victimes des violences liées à la candidature controversée du chef de l'Etat Abdoulaye Wade, 85 ans dont douze au pouvoir, à ce scrutin depuis fin janvier.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 14:28

LEMONDE.FR avec AFP | 20.02.12 | 09h53   •  Mis à jour le 20.02.12 | 14h53

 
 

 

Aden, principale ville du Sud, était lundi quadrillée par les forces gouvernementales.

Aden, principale ville du Sud, était lundi quadrillée par les forces gouvernementales.AFP/-


Les forces de sécurité étaient, lundi 20 février, fortement mobilisées dans le sud du Yémen, où la tension est montée d'un cran à la veille de l'élection présidentielle, boycottée par des militants sudistes. La veille au soir, le futur président, Abd Rabbo Mansour Hadi, avait lancé un appel à une aide internationale pour son pays dévasté.

Un soldat a été tué et un autre blessé lors d'un affrontement dans une banlieue de Daleh, dans le sud du pays, avec des hommes armés qui participaient à une manifestation hostile à l'élection présidentielle de mardi. Sept protestataires ont également été blessés dans les violences survenues dans un des fiefs du Mouvement sudiste.

Aden, principale ville du Sud, était quadrillée par les forces gouvernementales, déployées en force, au lendemain de l'arrivée de renforts venus de la capitale, dont des chars, selon des habitants. En milieu de matinée, un accrochage a opposé les forces gouvernementales et des hommes armés à Mansoura, un quartier de la ville, où des sudistes ont prévu un rassemblement de protestation contre l'élection, ont indiqué des témoins sans faire état de victimes.

APPEL AU BOYCOTTAGE

La police poursuivait lundi une campagne d'arrestations parmi les partisans armés du Mouvement sudiste qui "cherchent à empêcher, par la force, les électeurs d'aller voter" mardi, a déclaré un responsable des services de sécurité. Mais les attaques contre les bureaux électoraux, qui se sont multipliées ces derniers jours, n'ont pas cessé : une roquette RPG a été ainsi tirée dimanche soir contre un centre électoral, sans faire de victime, à Khour Maksar, un quartier d'Aden, selon une source de sécurité.

Le Mouvement sudiste, un groupe autonomiste, a appelé au boycottage du scrutin de mardi qui doit porter le vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi à la tête de l'Etat en vertu d'un accord de transition, qui marque le départ du président contesté Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis trente-trois ans, après dix mois de manifestations populaires et sous une intense pression internationale.

Dimanche, M. Hadi a proposé "la constitution d'un fonds d'urgence pour aider le gouvernement yéménite à sortir de la crise", alors que plusieurs milliards de dollars sont nécessaires pour réhabiliter le pays selon les estimations. M. Hadi est le seul candidat à l'élection présidentielle de mardi.

L'aile dure du Mouvement sudiste, conduite par l'ancien vice-président yéménite Ali Salem Al-Baid, qui vit en exil, a invité ses partisans à empêcher le déroulement du scrutin, au risque de provoquer des actes de violence. Elle a appelé à "la désobéissance civile" mardi dans le Sud, Etat qui est resté indépendant jusqu'en 1990.

 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 14:32

LEMONDE.FR avec AFP | 19.02.12 | 09h48

 
 

 

Shin Gambira (bras tendu), le 19 janvier 2012, au monastère de Shwenyawar, à Rangoun.

Shin Gambira (bras tendu), le 19 janvier 2012, au monastère de Shwenyawar, à Rangoun.Reuters/Soe Zeya Tun


Le célèbre moine birman Shin Gambira , un des leaders de la "révolte safran" de 2007 qui avait été récemment amnistié, va être jugé pour être entré de force dans des monastères fermés par les autorités, rapporte, dimanche 19 février, le quotidien officiel News Light of Myanmar.

Gambira "va être poursuivi pour occupation illégale" d'un monastère à Rangoun et pour être entré de force dans deux autres, des infractions pour lesquelles il avait été interpellé puis libéré, le 10 février, au terme d'une journée de détention. Les autorités "ont entrepris des démarches légales pour qu'il soit jugé", selon le journal.

Gambira, condamné à 68 ans de prison pour sa participation à la "révolte safran", a fait partie des centaines de prisonniers politiques libérés en janvier. Les manifestations de 2007, au départ contre le coût de la vie, avaient attiré jusqu'à 100 000 personnes dans les rues de Rangoun, constituant le plus sérieux défi aux généraux depuis le soulèvement populaire de 1988. Le mouvement avait été écrasé par la junte alors au pouvoir, faisant au moins 31 morts.

L'arrestation du moine est intervenue alors que le régime birman multiplie les gestes d'ouverture depuis plusieurs mois dans l'espoir d'obtenir de sortir de son isolement. Elle a provoqué la réaction immédiate de Washington, qui a exhorté le gouvernement à libérer le moine "immédiatement et sans conditions et à apporter des explications quant à ce qui a motivé son arrestation".

 

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 17:07

Editorial | LEMONDE | 18.02.12 | 13h14   •  Mis à jour le 18.02.12 | 13h14

 
 

De même que l'on ne pouvait s'attendre à ce que la Roumanie de Ceausescu se transforme en paradis helvétique sur la mer Noire du jour au lendemain, il ne fallait pas non plus espérer que la Libye se métamorphose aussitôt en modèle de démocratie et de respect des droits de l'homme. Les dégâts infligés par les dictatures aux pays et aux esprits durent bien plus longtemps que l'euphorie de la libération. On aurait donc tort de condamner prématurément la révolution libyenne à l'échec, un an après le début du soulèvement populaire qui, parti de Benghazi le 17 février 2011, aboutit le 20 octobre à la capture et à la mort sinistre du colonel Kadhafi, au terme d'une guerre meurtrière.

Au-delà du nécessaire réalisme, plusieurs motifs d'inquiétude, pourtant, assombrissent cet anniversaire. Ce sont, d'abord, les témoignages sur les nombreux cas de torture et de mauvais traitements réservés par les nouveaux maîtres de la Libye aux partisans de l'ancien régime. Ces témoignages, qui reflètent l'absence d'un début de construction d'un Etat de droit, ont été réunis par plusieurs ONG indépendantes et fiables - Human Rights Watch, Amnesty International, Médecins sans frontières. Le Comité international de la Croix-Rouge n'a, quant à lui, pas pu avoir accès à tous les centres de détention, ce qui est, généralement, mauvais signe.

Autre facteur de préoccupation, le Conseil national de transition (CNT), organe issu de la rébellion qui fait office de gouvernement en attendant les élections, n'arrive pas à établir son autorité sur le pays. Les milices, formées par les combattants qui ont mené la guerre victorieuse, entendent aussi garder leur part du pouvoir et morcellent la Libye, empêchant l'émergence d'un véritable sentiment national. Les vainqueurs de Zentan et de Misrata, notamment, deux places fortes de la rébellion anti-Kadhafi, refusent de rendre leurs armes et d'intégrer l'armée nationale ; leur base est le pouvoir local, au détriment de l'intérêt général. Les membres du CNT à Tripoli sont de plus en plus contestés, en particulier à Benghazi, dont les habitants se sentent dépossédés de "leur" révolution.

La région du Sahel, enfin, et surtout le Mali, où les armes et les ex-soldats de Kadhafi alimentent la rébellion, reste très déstabilisée par les dégâts collatéraux de la guerre libyenne.

Face à cette situation, la France et les pays alliés, dont le soutien militaire a permis la chute du dictateur, observent majoritairement un silence gêné. Comme les Américains en Irak, ils n'ont pas anticipé la phase de l'après-guerre. Mais, soucieux de ne pas reproduire, précisément, les erreurs de l'équipe Bush en Irak, ils ont voulu éviter les pièges du nation-building et laisser les Libyens prendre leur destin en main. Cette position est compréhensible. Elle ne doit pas exclure, cependant, des rappels, en privé et en public, des principes et des idées pour lesquels les forces occidentales se sont engagées en Libye, et sans lesquelles les rebelles ne seraient aujourd'hui au pouvoir ni à Tripoli ni à Misrata.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 14:23

LEMONDE.FR avec AFP | 17.02.12 | 11h46

 
 

 

Des membres du collectif Y'en a marre, lors d'un rassemblement interdit à Dakar, le 16 février.

Des membres du collectif Y'en a marre, lors d'un rassemblement interdit à Dakar, le 16 février.Reuters/STRINGER


Le collectif citoyen de jeunes Sénégalais Y'en a marre a appelé à participer "massivement" à une manifestation interdite, vendredi 17 février dans le centre de Daka contre la candidature du chef de l'Etat Abdoulaye Wade à la présidentielle du 26 février.

Le collectif – né à la suite d'une coupure d'électricté dans la capitale – affirme dans un communiqué qu'il "entend poursuivre son combat pour en finir avec le despotisme rampant et rien ne peut le détourner de ce chemin".

Le Mouvement des forces vives du 23 juin (M23), coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile, dont Y'en a marre, a appelé à manifester vendredi après-midi sur la place de l'Indépendance, près du palais présidentiel. Depuis juillet, toutes les manifestations sur cette place et dans le centre-ville sont interdites pour des raisons de sécurité et quelques centaines d'opposants qui avaient tenté de s'y rassembler mercredi ont été dispersés par la police à coups de gaz lacrymogène.

 

 DES MANIFESTANTS "TABASSÉS"

L'appel du collectif Y'en a marre intervient au lendemain de l'arrestation de plusieurs de ses membres, dont trois de ses leaders, qui ont été interpellés dans la capitale sénégalaise, lors de la dispersion d'un autre rassemblement interdit par le gouvernement. Ils entendaient installer un sit-in permanent sur la place de l'Obélisque pour dénoncer la présence du président sortant à la prochaine élection. Selon le collectif, plusieurs d'entre eux ont été "tabassés, torturés".

"Le mouvement dénonce vigoureusement l'usage de la force contre les citoyens sénégalais. Il est en train de rassembler les éléments de preuves et de constituer un dossier pour poursuivre devant les juridictions nationales et internationales tous ceux qui sont mêlés de près ou de loin à de tels actes", précise leur communiqué.

Le M23 estime que M. Wade, 85 ans et au pouvoir depuis 2000, a épuisé ses deux mandats légaux et juge illégale sa candidature validée et confirmée fin janvier par le Conseil constitutionnel. Ses partisans affirment au contraire que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui permettent de se représenter.

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 16:18

 

Le Monde - 16 février 2012

 

Un appel à manifester le 14 février avait été lancé par un collectif de sympathisants du mouvement vert, le Conseil vert de l’espoir, pour l’anniversaire de la manifestation organisée par l’opposition l’an dernier en solidarité avec les soulèvements dans les pays arabes.

Tracts et actions visant à mobiliser l’opinion ont été diffusés sur la blogosphère iranienne les dernières semaines, mais très peu d’informations sur cette journée sont parvenues.

Les forces de police ont été massivement mobilisées dans la capitale et en province ce 14 février. A Téhéran, elles étaient présentes sur les principaux axes de la ville dès le début de l'après-midi. Le film ci-dessous montre l’importante mobilisation policière sur la place Enghelab (“révolution”), l’un des principaux lieux de rassemblement pour les manifestations, en plein coeur de la ville.

Malgré tout, des rassemblements sporadiques seraient parvenus à se former à Téhéran et dans les villes de Masshad, Ispahan et Shiraz, selon des sites de l’opposition. Plusieurs arrestations ont également été rapportées.

A Téhéran, la BBC Persian rapporte l’affluence exceptionnelle de passants, l’après-midi, sur l’axe central qui traverse la ville d’Est en Ouest, à plusieurs grands carrefours comme les places Ferdowsi, Enghelab, Vali-Asr ou Azadi (“liberté”), données comme points de ralliement. Selon le site d’information Kalameh, rattaché au mouvement vert, des forces de sécurité en civil étaient aussi présentes en nombre et, après 19h, les SMS étaient coupés dans la plus grande partie de la ville.

Avec la tombée de la nuit, des petits rassemblements d’une dizaine de personnes se seraient formés en différents lieux, des slogans auraient été criés, avant que la police ne commence les arrestations. Plusieurs personnes auraient été arrêtées à proximité de la place de la Liberté, certaines libérées rapidement. Selon le site d'activistes Rahsa News, six personnes dont trois femmes ont également été arrêtées à proximité de Vali-Asr.

Forces de police spéciales et agents en civil étaient aussi présents dans la ville de Mashhad, au nord-est de l’Iran, selon le site Kalameh qui précise : "sur l'avenue Ahmadabad [indiqué comme lieu de rassemblement], les magasins ont été contraints de fermer, la police n'autorisait pas les gens à s'arrêter leur intimant de circuler, elle demandait également aux voitures avec des jeunes à l’intérieur de quitter l’avenue". Une dizaine d’arrestations ont été rapportée à Mashhad.

La dissuasion ne s’est pas faite uniquement dans les rues. Le site d’informations Global Voices rapporte que de nombreux journalistes et activistes ont reçu des mails les menaçant  de condamnations s’ils continuaient leurs activités.

Kati Doustan

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