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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 13:53
radio-canada.ca
Mise à jour le samedi 9 juin 2012 à 5 h 06 HAE
 
 
  •   Le compte rendu de Davide Gentile

Les différents corps policiers, déployés en force à Montréal pour faire face à d'éventuelles perturbations des festivités du Grand Prix du Canada, n'ont pas eu la tâche facile vendredi soir.

Des manifestants ont tenté de franchir l'important cordon policier déployé sur la rue Crescent. Le SPVM a fait état de 12 arrestations pour différents actes criminels et entraves aux règlements municipaux.

C'est vers 22 h 30, à l'intersection des rues Sainte-Catherine et Crescent, que la situation s'est envenimée. Les policiers ont voulu repousser certains manifestants en utilisant du gaz irritant.

Des projectiles auraient été lancés vers les forces de l'ordre.

Comme à leur habitude, les étudiants et leurs sympathisants se sont donné rendez-vous vers 20 h 30 à la place Émilie-Gamelin, point de départ de la 46e manifestation nocturne contre la hausse des droits de scolarité et l'adoption de la loi 78.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a déclaré la manifestation illégale peu après. Les policiers ont ordonné aux personnes présentes de se disperser.

D'autres manifestants, qui se trouvaient déjà sur la rue Crescent, entre Maisonneuve et Sainte-Catherine, ont tenté de nuire aux festivités.

Les policiers, présents en grand nombre, ont extirpé un certain nombre de présumés « casseurs » de la foule.

Peu avant minuit, peu de manifestants étaient encore dans les rues suivis de près par les policiers.

 

Présence policière sur la rue Crescent, au centre-ville de Montréal (8 juin 2012) Présence policière sur la rue Crescent, au centre-ville de Montréal (8 juin 2012)
 

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 13:39

 

lapresse.ca - Publié le 09 juin 2012 à 06h00 | Mis à jour à 06h00

 

Ici au Québec, nous semblons nous croire imperméables... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

 

Ici au Québec, nous semblons nous croire imperméables [aux effets de la crise financière] et nous sommes fort complaisants, ou du moins fort indifférents devant le tsunami économique dévastateur qui a de fortes probabilités de nous atteindre.

Photo: Bernard Brault, La Presse

 

 

Sylvain Goulet
L'auteur est vice-président principal et conseiller en placement dans une grande firme nationale. Il s'exprime à titre personnel.

Cyberpresse

 

Alors que nous sommes au Québec en pleine crise étudiante, agrémentée quotidiennement de manifestations et d'étranges tintamarres, je ne peux m'empêcher de visualiser cette cacophonie comme l'une qui aurait pu animer les musiciens de l'orchestre du Titanic, argumentant sur la prochaine pièce à interpréter alors que le paquebot sombrait.

La crise financière la plus sévère des 100 dernières années frappe de plein fouet à peu près toutes les économies de la planète. Néanmoins, ici au Québec, nous semblons nous croire imperméables à ses effets et nous sommes fort complaisants, ou du moins fort indifférents devant le tsunami économique dévastateur qui a de fortes probabilités de nous atteindre avant longtemps.

La crise mondiale actuelle est le résultat d'un supercycle de surendettement, tel que défini par l'économiste Irving Fisher alors qu'il analysait les causes de la Grande Dépression il y a plus de 80 ans. Depuis 2008, nous assistons aux derniers chapitres et à la conclusion dévastatrice de ce supercycle de surendettement. Et le Québec n'y échappera pas.

Tristement, si le Québec et le Canada semblent jusqu'à présent épargnés de cette crise, c'est qu'ici, plutôt que d'apprendre des erreurs des autres, de Barcelone à Las Vegas, en passant par Dublin, nous avons décidé de poursuivre notre endettement jusqu'à des niveaux qui ont été rarement surpassés à travers le globe (153% de nos revenus disponibles).

Non, il n'y a pas de modèle québécois financier, cette potion magique économique secrète et mystérieuse qui nous protège. Ce n'est qu'à cause de la poursuite d'un hyper surendettement, une dangereuse fuite vers l'avant, que le Québec croit avoir évité les écueils. Le fracas n'en sera que funestement plus brutal.

Au cours des dernières décennies, grâce à une disponibilité du crédit abondante, les individus et les nations, les Québécois et le Québec, ont vécu au-dessus de leurs moyens.

La fin d'un supercycle de surendettement risque de s'accompagner de crises sociales bien pires que celle que nous vivons maintenant.

Malheureusement, une tempête parfaite pointe à l'horizon québécois, alors qu'il est trop probable que le ralentissement économique mondial qui se dessine nous heurte au même moment que la bulle immobilière canadienne éclatera. Cet éclatement, jumelé à une hausse du chômage et à une baisse notable des revenus de l'État, est de mauvais augure.

Or ce scénario fort éprouvant pourrait se concrétiser dans les prochains trimestres.

Dans un monde idéal, devant les troubles auxquels font face à peu près toutes les économies mondiales, nous aurions pu espérer de nos plus grands intervenants - gouvernements, syndicats et patronats - qu'ils s'associent et se concertent devant les risques de cette crise du crédit, ne serait-ce que pour prévenir un cataclysme potentiel. Malheureusement, rien de tel ne se produit.

Devant cette imprévisible crise du crédit et aux menaces inhérentes qu'elle comporte, c'est maintenant aux individus de se préparer. Protégez-vous! La spéculation devrait être proscrite de votre vocabulaire et l'épargne devrait revenir au premier rang de vos priorités.

Le paiement de vos dettes devrait être plus important que la surconsommation: êtes-vous prêts à faire face à une baisse de la valeur de votre propriété de l'ordre de 30% et à une augmentation très rapide du chômage, comme des milliards d'autres êtres humains les ont vécues depuis quatre ans?

De croire que nous sommes plus brillants et plus rusés que les Grecs, les Irlandais, les Portugais ou les Américains, pour ne nommer que ceux-là, n'est que du déni.

La pire crise économique à secouer le Québec depuis 100 ans est peut-être à nos portes. J'espère avoir tort, mais les lois de la probabilité sont telles qu'il est téméraire de les ignorer.

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 21:36
canoe.ca - 8 juin 2012 | 17h59

 

Le Québec s'élève à son tour contre la réforme proposée du régime d'assurance-emploi. L'Assemblée nationale a adopté une motion à l'unanimité en ce sens vendredi.

 

Huguette Young
Agence QMI


En adoptant cette motion, Québec demande à Ottawa de « renoncer » aux modifications proposées à la Loi sur l'assurance-emploi, lesquelles auront « un effet négatif » sur les travailleurs québécois et particulièrement ceux des économies saisonnières.

 

Le Québec s’élève contre la réforme d’assurance-emploi Photo : Reuters

 

Devant la grogne qui prend de l'ampleur au Québec et dans les provinces atlantiques, le gouvernement de Stephen Harper doit faire marche arrière et annuler les changements proposés, s'est insurgé le chef bloquiste Daniel Paillé, en point de presse vendredi.

M. Paillé trouve « insolent que le gouvernement qui ne paie rien » dans la caisse de l'assurance-emploi en dicte les règles, a-t-il expliqué aux journalistes.

Le chef bloquiste s'en prend notamment à la décision « unilatérale » d'abolir les conseils arbitraux, ces tribunaux administratifs qui tranchent les demandes d'appel des chômeurs. Un nouveau tribunal, le Tribunal de la sécurité sociale, « dont personne ne connaît le fonctionnement », verra le jour.

« De nombreux chômeurs risquent d'être pénalisés, a ajouté M. Paillé. Nous voulons abolir les dispositions prévues à cet effet. »

Pour le député néo-démocrate Guy Caron, cette motion de l'Assemblée nationale qui s'ajoute à la voix des quatre provinces atlantiques, « envoie un message très fort. »

Il espère que le gouvernement Harper en « prendra bonne note », car cette réforme « bâclée » aura des conséquences sur l'économie des régions, craint-il.

Pour sa part, le libéral Marc Garneau estime qu'il n'y a pas lieu de faire table rase des changements proposés. « Je voudrais savoir et bien comprendre ce que les provinces en pensent. C'est une partie importante de l'équation », a-t-il dit.

M. Garneau propose que le projet de loi C-38 soit scindé et que le volet sur l'assurance-emploi soit traité séparément.

« On devrait être ouvert aux changements, mais seulement aux changements qui ont eu une discussion pleine avec les provinces parce que ça les touche », a-t-il expliqué.

La fronde des partis d'opposition contre le projet de loi C-38 s'organise. Plus de 1000 modifications déposées en gros par les néo-démocrates et les libéraux seront regroupées et débattues la semaine prochaine.

Le Bloc, lui, se concentre « sur les mesures qui creusent le fossé entre le Québec et le Canada. » Les Verts présenteront 200 à 300 modifications lundi.

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 20:57

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 08.06.2012 à 20h40 • Mis à jour le 08.06.2012 à 20h40

 

Dans une usine de production de cigarettes, en 2008.

Le gouvernement du Québec a annoncé, vendredi 8 juin, qu'il allait réclamer en justice plus de soixante milliards de dollars à l'industrie du tabac, en compensation des coûts du tabagisme pour le système de santé de la province canadienne.

Cette requête, qui vise aussi bien les fabricants canadiens qu'étrangers, tient compte des coûts assumés par la province depuis 1970 et de ceux prévus d'ici à 2030, a déclaré le ministre de la justice du Québec, Jean-Marc Fournier. "Nous déposons aujourd'hui une requête particulièrement détaillée et documentée, qui s'appuie [sur] plus de 1 300 documents émanant des fabricants eux-mêmes ainsi que sur une évaluation rigoureuse du coût des soins de santé liés au tabac", a déclaré le ministre.

Elle a été déposée devant la Cour supérieure du Québec à Montréal, où l'industrie du tabac conteste par ailleurs une loi adoptée en 2009 par la province autorisant ce type de recours. La poursuite vise les fabricants de produits du tabac qui "ont été membres, à un moment ou un autre, d'un des quatre grands groupes mondiaux", soit British American Tobacco, Rothmans, Philip Morris et R.J. Reynolds, a précisé le ministère de la justice. 


DES CONSOMMATEURS INDUITS EN ERREUR

La décision de tenir compte des coûts futurs s'explique "par le fait que les fumeurs continuent d'éprouver des problèmes de santé importants tout au long de leur vie", a-t-il expliqué à la presse. "Ces fabricants ont omis d'informer les consommateurs, parmi lesquels on retrouve de nombreux enfants et adolescents, sur les caractéristiques véritables de leur produit et les ont induits en erreur sur les effets nocifs", a-t-il ajouté. "Nous croyons que ces agissements ont été faits volontairement et de façon concertée", a-t-il déclaré.

"Nous sommes très préoccupés des effets du tabagisme sur la population du Québec et des coûts qu'il engendre pour l'Etat québécois. Il est temps que les fabricants des produits du tabac assument leurs responsabilités", a-t-il poursuivi. Le montant réclamé par la province comprend deux grandes catégories de dépenses : le coût des soins de santé prodigués à des fumeurs et le coût des programmes associés à la lutte contre le tabagisme du ministère de la santé du Québec.

Le Québec devient ainsi la cinquième des dix provinces du Canada à poursuivre l'industrie du tabac pour obtenir compensation des coûts du tabagisme, après la Colombie-Britannique, le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve et l'Ontario. Cette dernière, la province la plus peuplée du Canada, a engagé une poursuite pour réclamant un montant de 50 milliards de dollars en 2009. Les autres provinces ont aussi annoncé leur intention de faire de même ou sont sur le point de le faire, a indiqué M. Fournier.

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 16:00

 

20minutes.fr

 Créé le 08/06/2012 à 06h35 -- Mis à jour le 08/06/2012 à 10h42
Des étudiants dévêtus manifestent contre la hausse des frais de scolarité et la loi spéciale, le 7 juin 2012 à Montréal

Des étudiants dévêtus manifestent contre la hausse des frais de scolarité et la loi spéciale, le 7 juin 2012 à Montréal Rogerio Barbosa afp.com


MONDE - Les étudiants québécois sont encore descendus dans les rues de Montréal jeudi soir...

 

Les étudiants québécois ne lâchent rien. Entre deux et trois mille jeunes gens, dont beaucoup presque entièrement dévêtus ont manifesté à Montréal jeudi soir au son de casseroles pour protester contre le Grand Prix de F1 prévu dans la ville et la hausse des frais de scolarité. Au total, 39 personnes ont été arrêtées par la police dans la journée.

 

>> Pour voir le diaporama du «printemps érable», c'est par ici

 

La police anti-émeute, présente mais d'abord discrète, a eu recours en fin de soirée aux grenades assourdissantes et aux gaz lacrymogènes pour empêcher les manifestants de s'approcher du quartier où les stands du Grand Prix étaient installés dans une rue piétonne, remplie d'invités en tenue de soirée et de voitures de luxe. Elle a procédé dans la foulée à une dizaine d'arrestations. Au total, la journée a compté au moins trois manifestations différentes et le nombre total de personnes arrêtées a atteint 39 en fin de soirée, selon les forces de l'ordre.

«Tous nus dans la rue!»

«Tous nus dans la rue!». Mitraillés par des centaines de photographes amateurs, les manifestantes, des carrés rouges, symbole du mouvement étudiant, collés sur la pointe du sein, et leurs collègues du sexe opposé - dont trois, particulièrement joyeux, affichaient une nudité totale par cette chaude soirée de printemps - ont scandé aussi «Formule 1, pollueur, sexiste, voleur».

Certains brandissaient des pancartes mettant dans le même sac «Harper, Charest, Tremblay, Ecclestone», autrement dit les Premiers ministres du Canada et du Québec, le maire de Montréal et le patron de la F1. Un marcheur saxophoniste ajoutait une note de jazz au concert quelque peu chaotique de casseroles et de cornes de brume.

«Notre nudité exprime la demande de transparence»

Les étudiants voient un lien entre le Grand Prix, «événement élitiste» selon eux, en partie financé par le Québec, et leur combat pour refuser la hausse des frais de scolarité prévue par le gouvernement qui invoque ses problèmes de financement. «Notre nudité exprime la demande de transparence», a déclaré à l'AFP un étudiant du collège de Maisonneuve à Montréal, vêtu d'un slip de coton gris. «Le gouvernement en manque, il cache ses vraies motivations, on l'a vu dans la négociation» sur les frais de scolarité, ajoutait-il, disant rester anonyme «pour ne pas gêner sa mère».

En fin de parcours, les manifestants se sont mêlés à la foule de spectateurs du premier concert des Francofolies de Montréal, donné par Daran, chanteur français vivant à Montréal. «Avec nous dans la rue», ont ils crié, avant de repartir dans la nuit tiède animée non seulement par des concerts en plein air mais aussi par les gyrophares et les sirènes des voitures de police. Plus tôt dans la journée, une manifestation de jeunes radicaux contre le Grand Prix avait été dispersée par la police qui a arrêté 18 personnes.

Une des 39 personnes arrêtées jeudi l'a été pour possession de cocktail Molotov, d'autres se sont vu reprocher des voies de fait sur un policier, des jets de pierres, de morceaux de bois ou de peinture sur les forces de l'ordre, ou encore des infractions aux règlements municipaux, ont indiqué les services de police.

Avec AFP

 

 

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 13:43
lepoint.fr - Publié le 07/06/2012 à 07:42

La contestation en marge du conflit étudiant sur les frais de scolarité au Québec a repris mercredi soir dans les rues de Montréal avant la présentation dimanche du Grand Prix de F1 du Canada que des protestataires ont promis de perturber.

Plusieurs centaines de manifestants ont bloqué en soirée un carrefour animé d'un quartier branché de Montréal pour protester contre l'arrestation la veille du seul député de gauche à l'Assemblée nationale du Québec, Amir Khadir, du parti Québec solidaire.

Après quelques jours d'une relative accalmie dans les protestations contre la loi spéciale limitant le droit de manifester au Québec, des centaines de manifestants ont campé pendant deux heures à l'angle des rues Saint-Denis et Mont-Royal dans le quartier du Plateau, coupant complètement la circulation.

La foule hétérogène, qui tapait des casseroles, protestait contre l'arrestation mardi soir à Québec de M. Khadir, député de la circonscription électorale de Mercier, qui recoupe justement ce quartier.

M. Khadir avait été relâché quelques heures plus tard avec 64 autres manifestants après avoir été interpellé, menotté et mis à l'amende mardi soir à Québec pour avoir participé à une manifestation déclarée illégale en vertu du code municipal sur la circulation routière, et non pas de la loi spéciale de la province.

Au milieu de la foule mercredi soir, une dizaine de jeunes étaient assis par terre, dont deux jouaient aux échecs, tout en fumant un joint de cannabis, a constaté un journaliste de l'AFP, pendant que les manifestants autour scandaient: "La loi spéciale, on s'en câlisse!"

A deux reprises, quelques milliers de manifestants, qui participaient à la 44e manifestation nocturne consécutive à Montréal en soutien aux étudiants, sont venus se mêler à ceux qui prenaient part au "sit-in".

La foule qui bloquait le carrefour s'est finalement dispersée dans le calme après un avertissement de la police, qui n'a procédé qu'à une seule arrestation pour "méfait sur un véhicule", a indiqué cette dernière sur son compte Twitter.

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 13:37

 

lapresse.ca

Publié le 07 juin 2012 à 05h00 | Mis à jour à 09h19

Sur la page Facebook de la manifestation nationale... (Image tirée de Facebook)

 

Sur la page Facebook de la manifestation nationale du 22 juin à Québec, plus de 4000 personnes ont déjà indiqué qu'elles seront présentes.

Image tirée de Facebook

 

Marc Allard

Marc Allard
Le Soleil

(Québec) Une grande manifestation nationale à laquelle la CLASSE s'associe aura lieu le 22 juin, à Québec, la veille de la fête de la Saint-Jean sur les plaines d'Abraham, a appris Le Soleil.

Depuis le mois de mars, des manifestations nationales ont eu lieu chaque 22 du mois à Montréal. Mais cette fois, des étudiants ont organisé un rassemblement parallèle et ils ont reçu mercredi la confirmation que la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) les appuyait.

«On va mettre toute notre machine 2.0 au service de leur événement», a indiqué mercredi au Soleil le nouvel attaché de presse de la CLASSE, Ludvic Moquin-Beaudry. «J'espère qu'il va y avoir une grande participation, enchaîne la porte-parole Jeanne Reynolds. On veut que ça se régionalise, que ça sorte de Montréal.»

Joint par Le Soleil, un des organisateurs de la manifestation dans la capitale, qui a préféré taire son nom par crainte de représailles liées à la loi 78, espère que le rassemblement bénéficiera de l'engouement général pour la Saint-Jean à Québec.

«Il y a beaucoup de gens de partout dans la province qui viennent à Québec le 23, et là, on leur dit : vous avez une raison de venir une journée à l'avance», dit-il.

Pour l'instant, la manifestation nationale ne devrait pas se répéter le lendemain pour la Saint-Jean. Et les organisateurs de la manifestation du 22 n'ont pas prévu défier les mesures que le maire de Québec, Régis Labeaume, a instaurées l'an dernier pour interdire l'alcool dans un vaste périmètre sur la colline parlementaire. «On ne va pas là pour faire chier Labeaume», dit l'organisateur.

Toutefois, après trois mois de conflit étudiant, l'adoption de la loi 78 et des milliers d'arrestations au Québec, la Saint-Jean sur les plaines d'Abraham, le 23 juin, «va avoir une valeur beaucoup plus symbolique, ça va être une Saint-Jean beaucoup plus chargée», dit-il.

En attendant, les organisateurs de la manifestation nationale du 22 juin à Québec tentent de faire le plein de marcheurs. Sur la page Facebook de la manif, créée par un groupe nommé les Théoriciens, plus de 4000 personnes indiquent qu'elles seront présentes.

 

Raisons pour manifester

Sur cette page, mercredi, un étudiant de l'Université Laval du nom (ou pseudo) de Vincey Gagné énumérait les raisons pour aller manifester à Québec. La capitale, estimait-il, a «besoin d'être mobilisé[e] et conscientisé[e] davantage»; en l'absence de métro, elle «est facilement paralysée comparativement à Montréal»; «beaucoup de régions avoisinantes pourront se déplacer plus facilement»; et elle bénéficie du «symbolisme politique» de l'Assemblée nationale.

L'étudiant soulignait aussi que plusieurs personnes voulaient camper devant l'Assemblée nationale la fin de semaine de la Saint-Jean. Et, comme dernière raison, il ajoutait : «Labeaume ne veut pas nous voir.»

Même si la CLASSE organise un rassemblement le même jour dans la métropole, des étudiants d'un peu partout dans la province semblent avoir l'intention d'aller manifester à Québec.

Le transport commence déjà à s'organiser. Mercredi, par exemple, l'association des étudiants du Cégep de Saint-Jérôme affichait ses coordonnées pour organiser un voyage en autobus à partir de cette ville des Laurentides. Des étudiants ont aussi créé une page pour ceux qui cherchent du covoiturage ou un toit pour la fin de semaine.

La manifestation devrait débuter à 14h devant l'Assemblée nationale et se terminer vers 19h. Mais, selon M. Gagné, «plusieurs personnes resteront sur place pour la manif et la Saint-Jean le lendemain... Alors tout peut arriver».

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 14:19

 

liberation.fr - Monde - 6 juin 2012 à 07:43


Manifestation à Montréal, le 2 juin 2012.
Manifestation à Montréal, le 2 juin 2012. (Photo Christinne Muschi. Reuters)

 

 

Un député du parti d'opposition Québec Solidaire, Amir Khadir, a été interpellé et menotté lors de la manifestation de mardi soir à Québec avec une cinquantaine d’autres manifestants, selon des images diffusées par la chaîne publique RDI.

Il a ensuite été emmené, toujours menotté, à bord d’un autobus de la police de Québec, avec les autres manifestants interpellés, avant d'être relâché peu de temps après.

«Il m’a dit être très étonné de l’arrestation, puisque la manifestation était pacifique» a déclaré Christian Dubois, le responsable de la communication de Québec Solidaire au journal La Presse.

«Ce n’est pas la première fois qu’il participait à une manifestation étudiante dans ce conflit, mais c’est la première fois qu’il se fait arrêter» a précisé Christian Dubois.

De son côté, la porte-parole de la police de la ville de Québec, Marie-Ève Painchaud, a expliqué que les manifestants avaient été arrêtés parce qu’ils avaient «entravé la circulation en n’empruntant pas les trottoirs, en marchant sur la voie publique» malgré de «nombreux avertissements et de nombreuses demandes de dispersion» a-t-elle affirmé au quotidien.

La manifestation avait été déclarée illégale par les forces de l’ordre parce que les manifestants n’avaient pas fourni leur itinéraire à l’avance.

À Montréal, une centaine de personnes ont défilé, dans le calme, pour la 43ème soirée consécutive dans les rues du centre-ville.

Solidarité à Toronto

Au même moment, quelques centaines d'étudiants et de syndicalistes  manifestaient dans le centre de Toronto pour exprimer leur soutien aux étudiants québécois.

Entre 250 et 300 personnes se sont retrouvées devant le collège universitaire George-Brown avant d’entamer une brève marche vers l’université Ryerson ou' ils ont tenu un rassemblement.

«Nous avons tous été fortement inspirés par l’exemple du mouvement étudiant québécois et nous pensons : pourquoi pas ici ?», a dit l’un des organisateurs, Hugh Goldring.

Fred Hahn, président du syndicat des fonctionnaires CUPE de l’Ontario, a marché avec les étudiants et a encouragé d’autres syndicalistes à les rejoindre.

«Nous avons ici non seulement des employés universitaires, mais quelques personnes de Toronto Hydro (compagnie d'électricité), de jardins d’enfants, d’autres services sociaux, de toutes les branches de notre syndicat», a-t-il dit.

«Ce qui se passe au Québec concerne la justice sociale, ce sont des gens qui défendent le genre de communauté que nous méritons d’avoir», a encore affirmé le leader syndical.

Son organisation a offert récemment 10 000 dollars aux associations étudiantes québécoises pour soutenir leurs actions en justice.

Plusieurs manifestants portaient des carrés rouges, symbole du mouvement québécois. Certains arboraient des chemises ou des bandeaux de la même couleur.

«En ce moment précis, les étudiants sont en colère, ils sont conscients de ce qui se passe et veulent trouver le moyen de passer à l’action pour qu’il n’y ait pas chez nous la même politique rétrograde qu’au Québec», a dit Sarah Jayne King, présidente ontarienne de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants.

La manifestation était pacifique, avec moins de participants que ce qu’avait prévu la police.

Elle s’est terminée sur un appel des organisateurs aux dons de soutien à la Classe, un syndicat étudiant québécois considéré comme le plus radical.

Une autre manifestation est programmée le 22 juin, pour coincider avec une action similaire au Québec.

(AFP)

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 14:13

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 06.06.2012 à 08h06 • Mis à jour le 06.06.2012 à 08h06

 
A Montréal, mardi 5 juin, une centaine de personnes ont défilé, pour la 43e soirée consécutive dans les rues du centre-ville.

Le député du parti Québec solidaire (opposition) Amir Khadir a été interpellé et menotté lors de la manifestation du mardi 5 juin au soir dans la ville de Québec avec une soixantaine d'autres manifestants, selon les images diffusées par la chaîne publique RDI.

M. Khadir a ensuite été emmené, toujours menotté, à bord d'un autobus de la police de Québec, avec les autres manifestants interpellés, avant d'être relâché peu de temps après. "Il m'a dit être très étonné de l'arrestation, puisque la manifestation était pacifique", a déclaré Christian Dubois, le responsable de la communication de Québec solidaire au journal La Presse. "Ce n'est pas la première fois qu'il participait à une manifestation étudiante dans ce conflit, mais c'est la première fois qu'il se fait arrêter", a précisé M. Dubois.

 

 

 De son côté, la porte-parole de la police de la ville de Québec a expliqué que les manifestants avaient été arrêtés parce qu'ils avaient "entravé la circulation en n'empruntant pas les trottoirs, en marchant sur la voie publique" malgré de "nombreux avertissements et de nombreuses demandes de dispersion", a-t-elle affirmé au quotidien. La manifestation avait été déclarée illégale par les forces de l'ordre parce que les manifestants n'avaient pas fourni leur itinéraire à l'avance. A Montréal, une centaine de personnes ont défilé, dans le calme, pour la 43e soirée consécutive dans les rues du centre-ville.

En Ontario, 250 à 300 personnes issues des mouvements étudiants et syndicaux ont manifesté mardi soir dans le centre de Toronto pour exprimer leur soutien aux étudiants québécois.

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 15:39
ledevoir.com - Paul Warren - Ex-enseignant, Québec  5 juin 2012  Québec
Un jeune manifestant juché sur le toit d’un immeuble, samedi dernier, à Montréal
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Un jeune manifestant juché sur le toit d’un immeuble, samedi dernier, à Montréal

Jacques Parizeau est impressionné par la grève étudiante : « 200 000 jeunes qui manifestent dans les rues sans un seul drapeau canadien, c’est du jamais vu ! », dit-il. Ce qui se passe, en fait, c’est que le Canada, pour notre jeunesse d’aujourd’hui, n’est plus le pays haï qu’il était pour la génération séparatiste des Parizeau, un pays qui nous jetait dans le désarroi en clamant qu’il nous aimait, il est devenu un pays étranger, comme les États-Unis ou la France, ou l’Angleterre, un pays qui offre des panoramas intéressants à visiter, comme les montagnes Rocheuses en Colombie-Britanique, ou la rue Young multiculturelle de Toronto, ou les sables noirs de l’Alberta.

Il fallait, pour que se produise cette transformation, cette révolution, que notre jeunesse bifurque à gauche. C’est l’évidence même pour Amir Khadir et Françoise David de Québec solidaire qui portent le carré rouge et marchent avec les étudiants. Ils savent tous les deux que seul un Québec à gauche aura le courage de quitter le Canada et d’accéder à l’indépendance.

 

Me frappe le comportement de nos étudiants en grève, qui découvrent le plaisir de se retrouver ensemble, coude à coude, qui se moquent de l’ordonnance menaçante de la police, qui risquent leur année d’études, qui croient au possible plus qu’à la réalité du statu quo, qui prennent conscience du mépris de Charest et de la veulerie de ses 63 députés, qui sont révoltés de constater que la droite au pouvoir les fait passer pour des enfants gâtés qui ne pensent qu’au fric, eux qui ont compris que l’éducation est à repenser de fond en comble.

 

Ils savent qu’un bon nombre de leurs professeurs enseignent sans passion, qu’ils rafistolent, leur carrière durant, leur mémoire de maîtrise ou leur thèse de doctorat, qu’ils dépensent leur énergie à quémander des subventions de recherche, une recherche qui, souvent, est une escroquerie, un faux-fuyant, qui n’aboutit pas et qui génère l’inflation bureaucratique, des profs qui refilent leur enseignement à des chargés de cours qui font leur boulot pour un salaire de misère.


Jeunesse solidaire

 

Je les imagine avec leur portable à la main, se donnant rendez-vous dans la rue, tapant des mots éclairs « printemps arabe » pour s’associer à leurs camarades du Caire qui ont donné 1000 morts dans les rues de la ville (ils savent bien, eux, qu’ils sont des privilégiés, trois mois de rue ne leur ont coûté qu’un oeil) ; « enfants affamés », pour apprendre que, sur la terre, il y a un enfant qui meurt de faim toutes les 5 secondes ; « pauvreté », pour savoir qu’il y a 3 milliards de pauvres sur leur planète ; « corruption politique », pour lire que le Québec est dirigé par une oligarchie où quelques-uns profitent du travail de la collectivité ; « évasion fiscale », pour découvrir qu’une clique de richards se sauvent avec leur fric et appauvrissent le Québec de 3 milliards de fiscalité, chaque année ; « régime Harper », pour se mettre en tête que le gouvernement d’extrême droite au Canada est fasciné par les défilés militaires, par les saluts à la reine, par la construction des prisons, par l’extrême droite religieuse d’Israël…

 

En admirant cette jeunesse qui découvre et qui se révolte, j’imagine, dans leur tombe, le sourire de René Lévesque, de Marcel Rioux, de Pierre Perrault, de Gaston Miron, de Pierre Vadeboncoeur, de Pierre Falardeau… Mais, en même temps je me dis que, avec ce clivage historique gauche-droite, les débats et les référendums vont se durcir au Québec, dangereusement.

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