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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 12:39

LEMONDE.FR | 29.09.11 | 14h20   •  Mis à jour le 29.09.11 | 14h35

 
 

 

Brice Hortefeux, le 3 février, à Orléans.

Brice Hortefeux, le 3 février, à Orléans.AFP/LIONEL BONAVENTURE

Nouveaux ennuis judiciaires en perspective pour l’ex-ministre de l’intérieur Brice Hortefeux, déjà visé par une enquête préliminaire du parquet de Paris dans le volet financier de l’affaire Karachi. L’avocat des parties civiles dans ce même dossier Karachi, Me Olivier Morice, entend le citer directement devant le tribunal correctionnel. Il lui reproche des propos tenus dans l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, en date du 29 septembre. L’ami le plus proche du chef de l’Etat y dénonce notamment "la lâcheté des journalistes qui fracassent tous les amis de Nicolas Sarkozy", estimant que c’est Me Olivier Morice qui devrait être "fracassé". Un terme qui a fait bondir l’avocat.

"Les propos tenus par Brice Hortefeux sont intolérables, indique au Monde Me Morice. Ils constituent à mon sens une menace et une intimidation envers un avocat dans l’exercice de ses fonctions. J’ai donc demandé à un collectif d’avocats de citer en correctionnelle M. Brice Hortefeux." Le collectif d’avocats regroupe Mes Christian Charrière-Bournazel, Antoine Comte, Olivier Schnerb, Jean-Pierre Mignard, Laurent de Caunes, Nathalie Carrère ou encore Caroline Wassermann.

La citation devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, qui devrait intervenir d'ici à la fin de la semaine, va s’appuyer sur l’article 434-8 du code pénal, qui prévoit que toute menace ou tout acte d'intimidation commis envers un magistrat, un juré ou toute autre personne siégeant dans une formation juridictionnelle, un arbitre, un interprète, un expert ou l'avocat d'une partie en vue d'influencer son comportement dans l'exercice de ses fonctions est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 12:36

LEMONDE | 28.09.11 | 14h48   •  Mis à jour le 29.09.11 | 10h41

 
 

 

La centrale de Fukushima au Japon, le 25 août 2011.

La centrale de Fukushima au Japon, le 25 août 2011.REUTERS/HO

Fukushima Envoyé spécial - "Rabu-chan est là !" A la maison de retraite Suisyoen, l'arrivée de Rabu et de Pisu (prononciation japonaise des mots "love" et "peace") suscite le ravissement. Mme Yatsuzaka enlace Rabu et lui parle : "Tu es mignon, tu sais."

La scène ferait presque oublier que Rabu est un robot à l'apparence d'un bébé phoque, un exemplaire du modèle Paro mis au point au début des années 2000 par l'Institut japonais des sciences et technologies industrielles avancées (AIST), destiné à l'assistance médicale et qui permet à Mme Yatsuzaka de se sentir rassurée.

Comme les 84 autres pensionnaires, elle en a besoin. Suisyoen se situe à Iwaki, dans la préfecture de Fukushima, à 26 km au sud de la centrale nucléaire endommagée et au bord du Pacifique. Le centre a subi de plein fouet la catastrophe du 11 mars.

Evacués deux jours plus tard, les pensionnaires sont revenus en mai, mais le drame a laissé des traces. "La situation redevient peu à peu normale, explique Taku Katoono, le dirigeant du centre, mais il y a encore des comportements un peu bizarres. La présence de Rabu et de Pisu est utile." L'idée de faire appel à ces robots est venue du géant immobilier Daiwa House, qui en a prêté deux à la maison de retraite. "Ils permettent d'oublier la peur", note M. Katoono.

"Plus de volonté"

L'impact psychologique du tsunami et de l'accident nucléaire est considérable. "Les personnes âgées croient ainsi qu'elles sont de trop. Plus généralement, beaucoup de gens s'inquiètent pour l'avenir", analyse Suimei Morikawa, psychiatre engagé depuis fin mars aux côtés de Médecins du monde dans le soutien aux victimes dans la préfecture d'Iwate, une tâche particulièrement complexe.

"Au moment du séisme de Kobe de 1995, précise-t-il, des gens sont morts et ont été blessés. Beaucoup ont souffert du syndrome de stress post-traumatique. Cette fois, les souffrances sont plus complexes. Au séisme s'ajoutent le tsunami et l'accident nucléaire."

Il y a en outre le problème de l'absence de centre de soins psychologiques dans la région. "Traditionnellement, les gens du Tohoku n'expriment guère leurs sentiments, même à leurs proches. Ils peinent à évoquer leurs problèmes." Et puis, avec la perte de milliers d'emplois, la dislocation des communautés et le manque de perspectives pour une population au niveau de vie plutôt bas, l'inactivité pèse. "Beaucoup de gens n'ont plus de volonté, notamment celle de travailler", constate Genyu Sokyu, un prêtre bouddhiste de la préfecture de Fukushima, membre de la commission de reconstruction.

"La fréquentation des pachinko (salles de jeux) a augmenté de 30 %, et la consommation d'alcool a bondi", ajoute le docteur Morikawa, qui s'inquiète du sentiment d'abandon éprouvé dans la région. Une détresse qui devrait s'aggraver, nécessitera un long suivi et a déjà fait grimper le taux de suicide, alors qu'il était déjà parmi les plus élevés du Japon.

Philippe Mesmer

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 12:34

LEMONDE.FR avec AFP | 29.09.11 | 09h07

 
 

 

Les Indiens, soutenus par des mouvements écologistes, ont obtenu gain de cause : il n'y aura pas de barrage sur le fleuve Xingu.

Les Indiens, soutenus par des mouvements écologistes, ont obtenu gain de cause : il n'y aura pas de barrage sur le fleuve Xingu.AFP/YASUYOSHI CHIBA

La justice brésilienne a ordonné mercredi 28 septembre l'arrêt des travaux du gigantesque barrage hydroélectrique de Belo Monte en plein cœur de la forêt amazonienne, auxquels s'opposaient les Indiens de la région et les mouvements écologistes.

La justice fédérale de l'Etat du Para, dans le nord du pays, a interdit au consortium Norte Energia d'altérer le lit du fleuve Xingu, par "l'implantation d'un port, des explosions, la construction de digues, le creusement de canaux ou tous autres travaux qui modifient son cours naturel" et "portent atteinte à la faune ichtyologique".

Considérée par les autorités comme un élément fondamental pour le développement énergétique du pays, la construction de ce barrage avait soulevé une forte opposition des Indiens, de la population locale et des défenseurs de l'environnement.

"IL N'EST PAS RAISONNABLE QUE LES FAMILLES SOIENT AFFECTÉES"

"Il n'est pas raisonnable de permettre que les innombrables familles, dont la survie dépend exclusivement de la pêche de poissons ornementaux sur le fleuve Xingu, se voient affectées directement par les travaux du barrage hydroélectrique", a estimé le juge.

L'Association des éleveurs et exportateurs de poissons ornementaux d'Altamira avait notamment argumenté que les travaux auraient pu provoquer la disparition des principales espèces de poissons de la région.  

D'une puissance prévue de 11 200 mégawatts, soit près de 11 % de la puissance installée du Brésil, le barrage de Belo Monte devait représenter le troisième barrage le plus important au monde après ceux des Trois-Gorges, en Chine, et d'Itaipu, à la frontière entre le Brésil et le Paraguay. L'investissement prévu était de 11 milliards de dollars. L'Institut brésilien de l'environnement avait pourtant autorisé sa construction en janvier dernier et confirmé sa décison en juin.

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 12:32

LEMONDE.FR avec AFP | 29.09.11 | 10h58

 

 

Le Danemark est plus avancé dans l'éolien offshore, notamment avec les 80 éoliennes de son parc Horns Rev 1, au large du port d'Esbjerg sur la mer du Nord.

Le Danemark est plus avancé dans l'éolien offshore, notamment avec les 80 éoliennes de son parc Horns Rev 1, au large du port d'Esbjerg sur la mer du Nord.AFP/JORGEN TRUE

Le groupe nucléaire Areva va implanter sur le port du Havre deux usines de fabrication de pales et de nacelles d'éoliennes off-shore qui pourraient générer jusqu'à un millier d'emplois, selon le cabinet du maire du Havre, Edouard Philippe (UMP). Révélé par les quotidiens Paris-Normandie et Les Echos, ce projet pourrait voir le jour en 2015. 

 

Cette annonce s'inscrit dans le cadre de l'appel d'offres lancé en juillet par le gouvernement pour développer l'éolien marin le long des côtes de l'ouest de la France. Il prévoit l'implantation, à partir de 2015, de 600 éoliennes dans cinq parcs, au large du Tréport et de Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-Mer (Calvados), Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). L'objectif, en plus de la création de milliers d'emplois, est de porter à 20 % la part des énergies renouvelables en France, comme prévu dans le Grenelle de l'environnement.

FILIÈRES NUCLÉAIRE ET ÉOLIENNE SE REJOIGNENT

Dans les faits, cet appel d'offre profite essentiellement aux grands acteurs de la filière nucléaire, et non aux PME françaises centrées sur cette énergie renouvelable, souligne le blog du Monde.fr Eco(lo). Il en est ainsi d'Areva, qui s'est porté candidat pour développer les trois champs situés au large de la Normandie en partenariat avec GDF Suez et Vinci, et s'est associé avec l'espagnol Iberdrola et Technip (ingénierie) pour les autres. Le gouvernement doit faire son choix parmi les candidats en avril.

Avec ces usines, Areva se met en situation de servir les futurs parcs éoliens marins français, en priorité ceux situés au large de la Normandie, mais se positionne aussi sur le marché de la côte sud de l'Angleterre, où cette forme de production d'énergie est en plein développement. Les projets dans l'éolien en Grande-Bretagne totalisent 12 gigawatts, soit deux fois plus qu'en France, soulignent Les Echos.

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 12:20

Lettre de Wall Street | LEMONDE | 27.09.11 | 15h24   •  Mis à jour le 28.09.11 | 07h23

lobbying2

On les appelle déjà les "Douze" : six sénateurs et six représentants, moitié démocrates, moitié républicains. Tous sont aujourd'hui l'objet d'une infinie sollicitude des groupes d'intérêts enregistrés au Congrès. Car l'affaire urge. Les "Douze" constituent la "commission spéciale" mise en place après le vote des élus, début août, d'un projet minimaliste sur la résorption des déficits publics sur dix ans. Ce texte leur enjoint l'objectif d'élaborer un plan de lutte "anti-dette" plus vaste : 2 400 milliards de dollars au minimum, 1 000 de plus si affinités entre les élus. L'échéance est fixée à la fête américaine de Thanksgiving, le dernier jeudi de novembre. S'ils ne trouvent pas de compromis, un autre plan, moins ambitieux mais déjà établi, sera imposé d'autorité. Nombre des secteurs qui seraient touchés en ce cas espèrent vivement parvenir à modifier les choses, par exemple les industriels de la défense, car le Pentagone devrait alors rogner plus de 50 milliards de dollars par an sur ses dépenses.

Représentant tous les domaines - de la santé à l'immobilier, des agriculteurs à la finance -, les lobbyistes viennent donc frapper à la porte des "Douze" avant qu'il ne soit trop tard. Personne, leur expliquent-ils, ne disconvient de l'urgence de réduire la dette, mais les élus s'honoreraient en coupant les dépenses ailleurs que dans les secteurs qu'eux-mêmes représentent. Ou bien en évitant de les imposer plus qu'ils ne le sont déjà.

Ici, le subliminal est souvent de mise. En avançant leurs pions, les lobbyistes n'ont pas besoin de le leur rappeler : les élus savent que, tôt ou tard, ils remettront leur mandat en jeu. Ce sera le cas, dans treize mois, des six représentants, et, en 2012 et 2014, de trois des six sénateurs. Ils auront alors bien besoin des faveurs des mêmes lobbyistes pour battre campagne.

Allons voir de plus près. Le cas de Patty Murray est le plus spectaculaire. Cette sénatrice démocrate de l'Etat de Washington est beaucoup financée par Microsoft et Boeing, la seconde ayant toute raison de craindre une diminution des dépenses militaires. La sénatrice est aussi financée par Emily's List, une importante association américaine prochoix (favorable au droit à l'avortement) et par les caisses de retraites. Or, le planning familial et les retraites font l'objet de velléités de coupes radicales du côté républicain, et plus modestes, mais considérées comme inévitables, chez les démocrates.

Mais l'essentiel n'est pas là : Mme Murray est aussi présidente du comité démocrate de la campagne sénatoriale, l'instrument de collecte de fonds du parti pour les élections au Sénat. D'où l'accusation de "conflit d'intérêt" entre cette fonction et sa participation au "Douze". Qui croira, rétorque-t-elle, qu'elle puisse être sensible à d'autres intérêts que ceux de ses électeurs ?

Les données du Center for Responsive Politics, qui recense les donations connues aux élus, suscitent pourtant quelques interrogations. Légitime, en effet, de s'interroger pour savoir si Chris Van Hollen, représentant démocrate du Maryland, qui compte la grande société de gestion de produits financiers NorthWestern Mutual comme premier contributeur - et le secteur de l'assurance comme principal soutien -, ou les républicains Jeb Hensarling (représentant, Texas) et Pat Toomey (sénateur, Pennsylvanie), tous deux soutenus quasi exclusivement par des banques et des sociétés financières (en tête : la carte Visa pour le premier, le Club for Growth, association de patrons ultralibéraux, pour le second), pourraient soutenir une hausse d'impôts sur les gains du capital sans en subir de néfastes conséquences ?

Qui peut réellement croire que Xavier Becerra (démocrate, Californie), dont le secteur de la santé - lobbies des radiologues et de la médecine physique en premier lieu - domine le financement, restera insensible à leurs craintes lorsque s'engagera la bataille au sein de la commission pour fixer les secteurs médicaux devant subir des coupes dans la couverture publique des soins ?

Ce type de questions, on pourrait les poser pour chacun des membres de la commission : le sénateur républicain Rob Portman (Ohio) est très apprécié d'American Financial Group et de General Electric ; le représentant démocrate James Clayburn des sociétés de l'audit comptable, des services électriques et des loisirs, etc. On n'oubliera pas les lobbies des producteurs d'éthanol ou des jets privés, inquiets de la possible annulation des niches fiscales dont bénéficient ces secteurs. Le diable du lobbyisme se cache aussi beaucoup dans le détail de la feuille d'impôts.

Ainsi va un système institutionnel américain de plus en paralysé, non pas uniquement par le refus républicain de "jouer le jeu", mais aussi parce que tous les élus, en campagne permanente, entre adéquation et grand écart, doivent à la fois préserver leur électorat et satisfaire les attentes de ceux qui leur donnent les moyens de se présenter. Du plus modeste (le démocrate Beccera, 345 000 dollars levés, selon les comptes de campagne 2011-2012) aux mieux dotés des vieux briscards (le républicain Toomey, les démocrates John Kerry et Max Baucus, entre 10 et 18 millions de dollars chacun depuis cinq ans), aucun des membres de la Commission spéciale sur la résorption de la dette n'a jugé bon de décréter, par exemple, un moratoire sur ses activités de collecte de fonds auprès des entreprises, le temps que les "Douze" aient fini leur mission : pointer qui pâtira et qui sortira indemne des coupes claires dans les divers budgets de l'Etat.


cypel@lemonde.fr

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 10:09

LEMONDE | 29.09.11 | 12h06

 
 

 

56 médicaments sont sous surveillance, selon la nouvelle liste de l'Agence française de sécurité sanitaire.

56 médicaments sont sous surveillance, selon la nouvelle liste de l'Agence française de sécurité sanitaire.AFP/PHILIPPE HUGUEN

Le 31 janvier, en plein développement du scandale du Mediator (ce médicament du laboratoire Servier accusé d'avoir causé la mort de 500 à 2000 personnes), l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) rendait publique une liste de "77 médicaments sous surveillance" en compagnie de 12 classes thérapeutiques. Soit, au total, 89 molécules ou groupes de produits. L'Agence mettra en ligne la version actualisée de cette liste dans quelques jours. Le Monde a consulté ce document qui fait état, huit mois plus tard, de huit médicaments retirés du marché et de neuf autres sur la sellette, dont le rapport bénéfice-risque est réévalué.

Dirigée depuis le 16 février par le professeur de cancérologie Dominique Maraninchi, l'Afssaps a restructuré son document. Celui élaboré en janvier, à la demande pressante du ministère de la santé, mêlait médicaments surveillés du fait de signaux d'alerte à d'autres suivis de près car ils venaient d'être lancés sur le marché. Dans ce cas, comme le demandent les autorités européennes, un plan de gestion des risques (PGR) imposant des études complémentaires, ou une information particulière des patients et professionnels de santé, est inclus dans l'autorisation de mise sur le marché (AMM).

Au total, 56 médicaments sont sous surveillance : 9 avec une réévaluation de leur bénéfice-risque, 19 avec un suivi de pharmacovigilance et 28 dans le cadre d'un PGR.

 DES RISQUES DE RETRAIT DU MARCHÉ

Neuf médicaments sont en cours de réévaluation, avec des conséquences possibles sur leur commercialisation. C'est le cas du groupe de sirops antitussifs à la pholcodine et du Ferrisat (fer dextran), destiné au traitement des carences en fer, pour lesquels existe un risque de réactions allergiques. Sont également concernées des spécialités contre les infections urinaires contenant du nitrofurantoïne (toxicité hépatique et pulmonaire), et Multaq, indiqué dans les troubles du rythme cardiaque et qui présente un risque de lésions hépatiques. Deux médicaments du laboratoire Servier sont dans le même cas : Trivastal, utilisé dans le déficit cognitif et la maladie de Parkinson avec pour effets secondaires une somnolence et des "attaques de sommeil" ; Vastarel, traitement prophylactique de l'angine de poitrine, qui peut entraîner des syndromes parkinsoniens et une baisse des plaquettes.

Des modifications substantielles de l'AMM, pouvant aller jusqu'au retrait du marché, sont attendues pour trois autres produits : Hexaquine, destiné au traitement des crampes (risque de réactions allergiques, cutanées et hépatiques graves) ; les produits à base de minocycline, antibactérien et antiacnéique (réactions d'hypersensibilité parfois sévères) ; et Nexen, anti-inflammatoire présentant un risque d'atteintes hépatiques.

De plus, le 27 septembre, la commission nationale de pharmacovigilance a demandé la réévaluation du rapport bénéfice-risque du traitement contre l'ostéoporose, Protelos, commercialisé par Servier. Le sujet est à l'ordre du jour de la commission d'AMM, jeudi.

La nouvelle liste comprend également 19 médicaments ou classes thérapeutiques faisant l'objet d'un suivi national de pharmacovigilance en raison de signaux d'alerte : sont concernés le Ketum, un anti-inflammatoire ; le Lévothyrox (hormone thyroïdienne) ; certains antidépresseurs, collyres, immunoglobulines et sclérosants veineux. Pour leur part, 28 médicaments sont assortis d'un PGR, parmi lesquels Alli (aide à la perte de poids) et Champix (aide au sevrage tabagique). Les vaccins, les stupéfiants et les psychotropes sont listés à part, car faisant l'objet d'une procédure de surveillance spécifique et systématique. C'est le cas des vaccins Gardasil et Cervarix (contre le papillomavirus), Prévenar 13 (contre le pneumocoque), et de ceux contre l'hépatite B, le virus grippal A (H1N1) et la grippe saisonnière, même si leur rapport bénéfice-risque positif a été confirmé.

RETRAIT DU MARCHÉ

Huit médicaments et leurs génériques figurant sur la liste initiale ont par ailleurs déjà fait l'objet d'une décision de retrait du marché. Six l'ont été à l'issue d'une procédure de réévaluation de leur rapport bénéfice-risque à la demande des autorités. C'est le cas des antidiabétiques à base de pioglitazone Actos et Competact – retirés le 11 juillet par la France mais bénéficiant toujours d'une AMM européenne –; des antalgiques à base de dextropropoxyphène (Di-Antalvic, Propofan…), retirés le 1er mars ; du vasodilatateur Fonzylane, dont l'AMM a été suspendue le 17 février. Trois retraits sont programmés : ceux de l'hypnotique Noctran, à partir du 27 octobre ; de l'anxiolytique et antihistaminique Mépronizine, le 10 janvier 2012 ; de l'Equanil, début 2012. Deux autres produits ont été retirés à la demande des groupes titulaires de l'AMM : l'antiparkinsonien Celance et Lipiocis (traitement des cancers du foie).

La nouvelle direction de l'Afssaps veut accélérer le mouvement, en n'hésitant pas, lorsqu'un médicament présente un risque, à agiter le chiffon rouge. Non sans efficacité. La mise en garde adressée aux professionnels de santé qui a précédé le retrait d'Actos avait fait chuter de 45 % en trois semaines la consommation de ce produit. Celle concernant Protelos l'a fait diminuer de 60 %, dit-on à l'Afssaps.

Cette nouvelle liste est révélée alors que les députés ont bouclé, dans la nuit de mercredi 28 à jeudi 29 septembre, l'examen du projet de loi de réforme du système de sécurité sanitaire. Un amendement permet à l'Agence de demander à une firme des essais comparant le produit dont elle sollicite l'autorisation à une molécule existante. Sur proposition socialiste, l'Assemblée a par ailleurs adopté le principe d'une réévaluation systématique, tous les cinq ans, de chaque médicament, même en l'absence de signaux d'alerte. Un moyen d'éviter un nouveau Mediator.

Paul Benkimoun

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 10:08

spaanserevolutie

Countdown to Brussels

In March on Brussels on 28 September 2011 at 20:57

Breteuil, September 28

Day 65 of the March on Brussels. From Beauvais, 34 km.

 

Dear people,

 

With only ten days remaining it is necessary to think about Brussels. Up until now, we have been improvising. Our organisational schemes have been fabulous, there hasn’t been an important matter for which a working group hasn’t been created to address it. But in practice, thinks are left to improvisation at best, and divine providence in all other cases.

This has worked out incredibly well so far. Really. When I think about it I am amazed how our bunch of vagabonds has been able to keep this march going. We have a place to sleep every day, we have food in the morning, during the route, and at night. We have the possibility to shower almost daily.

 

In Paris we left things to chance and we grabbed the occasion whenever we could, but Brussels has to be different. Brussels is the final goal of the march, and we will need to make a statement.

 

Members of the Central Committee

 

Today during the march the Intelligence commission has joined forces with comrades Getafe and Jesus Christ to form an unofficial Central Committee, with the intention of reviewing the state of the march and making preparations for Brussels and beyond.

It turns out that some very grave things happened in Paris, of which I will not reveal the details for the internal safety of the march. They will have to be dealt with in the next couple of days. The proverb says that if you want to have something done well, you have to do it yourself. Fortunately, this isn’t always true. There are some people in our group which can be trusted to do a good job.

One of the things that we decided upon was the foundation of the International Archives of the March, where all digital and paper documents we have produced will be classified and stored, together with the acts of the assemblies. Jesus Christ has offered to be our first librarian.

 

Another problem in the group is the conflict between comrades Cowboy and Alexis. It touches on our basic values of peacefulness.

To understand this, you have to know that comrade Alexis has a special talent for making himself unpopular through the frequent use of denigrating remarks about others. He openly criticises the majority of participants in the march for various reasons. He is convinced that without his own contribution to the assemblies and the organisation, the entire march would disintegrate.

Comrade Cowboy has developed a particular dislike for comrade Alexis, and after repeated provocations of which I ignore the details he dealt him a blow in Paris.

Since then, Alexis has been demanding that the group pronounce itself in his protection and that Cowboy be expelled. His argument is that a peaceful movement like ours cannot tolerate violence of any kind.

 

He is right. But things don’t work this way. On a human level, most people are much more attached to Cowboy than to Alexis. They refuse to pronounce themselves on an expulsion. Alexis has given the Internal Assembly two days. After that, he himself will leave. There’s no room for the two of them in the march. He has also threatened to use internet as a weapon. At the moment he uses our official blog for his personal communications.

 

It would be a shame if Alexis went, because I think that as a movement we have to try to overcome personal antipathies. But there is nothing to be done. True conflict cannot be solved through consensus in an assembly. And if the group decides to stick by Cowboy, even though that implicitly means accepting an act of violence, then we will have to accept the consequences.

 

As for the Mediterranean march, they stayed in Paris for a couple of more days in the end, and they will take the short route, led by lady Blue.

I’ve had the occasion to observe her in our days in Paris. And I have to admit that the boys from the Mediterranean probably need her leadership. She lacks imagination, but she has organisational and communicational skills which are badly needed by the group. They wouldn’t make it to Brussels without her. Still, I’m happy they took a different route. This way we won’t have to deal with sudden rearrangements in the distribution of the pieces in our march.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 15:18

Edwy Plenel prononcera la conférence inaugurale de la nouvelle Université Critique et Citoyenne de Nîmes le mardi 4 octobre 2011 sur le thème "La cité, la crise de la démocratie et les médias"....

 

Edwy PLENEL

 

 

 

Président et directeur de la publication du site d'information, indépendant et participatif, Mediapart

 

 

 

prononcera la conférence inaugurale de la nouvelle Université Critique et Citoyenne de Nîmes sur le thème :

 

 

 

La cité, la crise de la démocratie et les médias

 

 

 

Mardi 4 octobre 2011 - 19h-21h

 

Salle Jacques Terrisse - Lycée Daudet

 

3 boulevard Victor Hugo

 

Nîmes

 

 

 

Toutes les informations sur le site de l'Université Critique et Citoyenne de Nîmes : http://uccn.webuda.com/

 

 

 

La conférence d'Edwy Plenel et les cours de l'Université Critique et Citoyenne de Nîmes en général sont ouverts à toutes et à tous et sont gratuits, sans inscription préalable (en-dehors de l'atelier).

 

 

 

L'Université Critique et Citoyenne de Nîmes s'inscrit dans le réseau des nouvelles Universités Populaires, indépendantes et alternatives, relancé par le philosophe Michel Onfray en 2002 à Caen.

 

 

 

Pour l'année 2011-2012, les cours de l'Université Critique et Citoyenne de Nîmes débuteront le mardi 11 octobre 2011 et s'achèveront le mardi 22 mai 2012. Ils auront lieu tous les mardis (hors périodes de vacances scolaires) de 19h à 21h (selon la règle : 1h de cours et 1h de questions-critiques-débat). Ils se tiendront à l'IUFM : 62 rue Vincent Faïta Nîmes. En clôture de l'année, une projection-débat sera organisée au cinéma Le Sémaphore (26 rue Porte de France Nîmes) le mardi 5 juin 2011 autour du film documentaire Les Réquisitions de Marseille (2004) de Luc Joulé et Sébastien Jousse, en présence de Luc Joulé et avec la participation sous réserve de Raymond Aubrac.

 

 

 

Le thème transversal des cours de l'année 2011-2012 est : "La Cité" (au double sens de l'espace politique et de l'espace urbain).

 

 

 

Le programme détaillé des séances du 4e trimestre 2011, du 1er trimestre 2012 et du 2e trimestre 2012 sont sur le site de l'UCCN : http://uccn.webuda.com/.

 

 

 

En-dehors des cours, un petit groupe d'un vingtaine de personnes maximum sera animé par Philippe Corcuff : l'Atelier de lecture philosophique et sociologique du polar. Deux romans policiers (en format de poche) sont à lire avant l'atelier : Sylvia d'Howard Fast (éditions Rivage-Noir) et Le dernier baiser de James Crumley (éditions Gallimard, collection "Folio policier"). Les séances auront lieu au Lycée Daudet (3 bd Victor Hugo - Nîmes), de 19h à 21h : les jeudis 26 janvier, 2 février, 9 février, 1er mars et 8 mars 2012. Dans le cas de l'atelier, il faut s'inscrire au préalable auprès de Philippe Corcuff  avant le 9 janvier 2012 : philippe.corcuff@sciencespo-lyon.fr .

 

 

 

 

 

Pour tour contact avec l'Université Critique et Citoyenne de Nîmes : uccn@laposte.net et 06 82 17 90 11 .
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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 12:42

LEMONDE.FR avec AFP | 28.09.11 | 06h34   •  Mis à jour le 28.09.11 | 06h38

 
 

 

Le 15 août 2010, les faucheurs avaient arraché plusieurs dizaines de pieds de vignes OGM, plantés dans le cadre d'une expérimentation en plein air de l'Institut national de la recherche agronomique à Colmar.

Le 15 août 2010, les faucheurs avaient arraché plusieurs dizaines de pieds de vignes OGM, plantés dans le cadre d'une expérimentation en plein air de l'Institut national de la recherche agronomique à Colmar.AFP/ERIC CABANIS

Le procès de 61 faucheurs de plants de vignes transgéniques, qui doit débuter, mercredi 28 septembre, à Colmar, confrontera des prévenus persuadés d'avoir stoppé une "dérive" de la science à des chercheurs écœurés par une "prise en otage" de la recherche publique.

 

Le 15 août 2010, les faucheurs avaient arraché plusieurs dizaines de pieds de vignes OGM, plantés dans le cadre d'une expérimentation en plein air de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), à Colmar. Il s'agissait pour l'INRA de tester la résistance de porte-greffes de vignes génétiquement modifiés à une maladie, le court-noué. Une expérimentation que des associations écologistes avaient tenté de faire interdire devant la justice, avec un premier succès, en 2009, devant le tribunal administratif de Strasbourg, infirmé en janvier 2011 par la cour d'appel de Nancy.

Les prévenus sont poursuivis pour "délit de fauchage" et "violation de domicile". "On va plaider la relaxe, on a des arguments juridiques pour cela", a confié l'un de leurs deux avocats, Me Guillaume Tumerelle. Chef d'entreprise, ingénieur, étudiant… les faucheurs montrent des profils divers. "On voit bien que ce ne sont pas des obscurantistes comme le disent certains", fait valoir leur conseil.

C'est le message que vont tenter de faire passer les faucheurs, bien au-delà du tribunal, lors des nombreuses manifestations (débats publics sur les risques des OGM, projections de films) prévues à Colmar autour des audiences. Selon leur comité de soutien, quelque 200 personnes venant de toute la France sont attendues. "Cette expérimentation, c'était surtout un test grandeur nature pour faire accepter les tests OGM en plein air à la société", affirme l'un des faucheurs, Etienne Raphaël, qui va "plaider la désobéissance civile face à une dérive de l'INRA".

L'audience est prévue sur trois journées, jusqu'à vendredi, devant le tribunal correctionnel. Les prévenus encourent jusqu'à trois ans de prison et 150 000 euros d'amende ; en outre des dommages et intérêts pour plus de 500 000 euros pourraient leur être demandés.

 "DÉSINFORMATION"

"Je n'ai jamais vu une telle entreprise de désinformation", rétorque le directeur de la communication de l'INRA, Jean-François Launay. "Le procès qui s'ouvre mercredi, c'est avant tout celui d'un énorme gâchis, celui de 60 personnes qui ont saccagé huit ans de travail", poursuit-il, estimant que les faucheurs "prennent la recherche publique en otage".
 

"S'il y a un garde-fou contre l'introduction d'OGM de manière irraisonnée, c'est bien l'INRA", estime-t-il, rappelant la concertation qui avait été organisée autour de son expérimentation, associant des associations locales hostiles aux OGM et des viticulteurs.

Pierre Azelvandre, un faucheur qui s'était déjà attaqué, seul, aux mêmes plants, en 2009, a écopé en janvier d'un mois de prison avec sursis et de plus de 50 000 euros de dommages et intérêts à verser à l'INRA, devant la cour d'appel de Colmar.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 11:30

Publié le 26-09-11 à 18:15    Modifié le 27-09-11 à 06:20     par Le Nouvel Observateur avec AFP    

 

Après trois mois de hausse, le nombre de demandeurs d'emploi a décru de 0,1%.

Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité en France métropolitaine a très légèrement décru en août de 0,1%, après trois mois de hausse, à 2,754 millions de personnes (c) Afp
Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité en France métropolitaine a très légèrement décru en août de 0,1%, après trois mois de hausse, à 2,754 millions de personnes (c) Afp

Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité en France métropolitaine a très légèrement décru en août de 0,1%, après trois mois de hausse, à 2,754 millions de personnes, a annoncé lundi le ministère du Travail.

En revanche, le total des personnes en quête de travail, y compris celles exerçant une activité réduite, a une nouvelle fois progressé en août de 0,5% par rapport au mois précédent, à 4,148 millions de personnes.

Après quatre mois de reflux de janvier à avril, le chômage a pris le chemin de la hausse de mai à juillet, parallèlement au ralentissement de la croissance (qui était nulle au 2eme trimestre).

Au total, depuis le début de l'année, le nombre de demandeurs d'emplois sans activité a progressé de 29.000 personnes. La hausse sur un an (par rapport à août 2010) est de 2,3%. Elle est de 4,3% sur un an en incluant les demandeurs ayant exercé une activité réduite.

Embellie chez les jeunes

Du côté des jeunes, une embellie est enregistrée : le nombre des demandeurs de moins de 25 ans sans activité a reculé de 1,4% sur le mois et de 3,6% sur un an, à 435.000 personnes. Pour la catégorie avec une activité réduite la baisse est de 0,4% sur le mois et de 1,3% sur l'année à 628.000.

En revanche, les seniors (plus de 50 ans) en quête de travail sont toujours plus nombreux: pour la catégorie sans activité leur nombre a progressé de 0,9% sur le mois et de 13,5% sur l'année, à 560.000 et pour celle avec une activité réduite la progression est de 1,2% sur le mois et 14,6% sur l'année, à 820.000.

Le nombre de chômeurs de longue durée, inscrits sur les listes de Pôle emploi depuis plus d'un an, est également en hausse de 0,6% sur le mois et de 8,7% sur un an, touchant 1,581 millions de personnes.

Le Nouvel Observateur - AFP

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