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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 16:00
Le Premier ministre est particulièrement attendu après l’incident du 9 août, qui a vu l’évacuation de gravats radioactifs vers une carrière de Pérouges / Archives Joël Philippon

 

Le Premier ministre est particulièrement attendu après l’incident du 9 août, qui a vu l’évacuation de gravats radioactifs vers une carrière de Pérouges / Archives Joël Philippon

  Saint-Vulbas. C’est désormais officiel, le Premier ministre visitera la centrale

On en sait un peu plus sur le déplacement de François Fillon dans l’Ain, prévu lundi. Le Premier ministre visitera la centrale nucléaire du Bugey en compagnie de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie et du Développement durable, et d’Éric Besson, ministre chargé de l’Industrie et de l’Énergie. « Pour un déplacement sur le thème de la sûreté nucléaire », précise le communiqué de Matignon.

François Fillon et les deux ministres sont attendus à 10 h 50 à Saint-Vulbas, par hélicoptère. Avant de visiter la centrale, Alain Litaudon, le directeur du site, leur exposera le dispositif de sécurité. Puis André-Claude Lacoste, président de l’Autorité de sûreté nucléaire, généralisera le propos aux équipements nucléaires français.

Des interventions particulièrement attendues après l’incident du mardi 9 août, qui a vu l’évacuation de gravats radioactifs vers une carrière de Pérouges. Certes les matériaux étaient très faiblement contaminés, mais ce transport allait à l’encontre de toutes les procédures de sécurité. Pour l’heure, aucune explication n’a été avancée. Pas plus qu’en ce qui concerne l’origine de cette radioactivité.

Le Premier ministre sera-t-il en mesure de répondre aux questions relatives à cet incident ? Il se voudra certainement rassurant sur le cas d’espèces, comme sur la sûreté des installations nucléaires françaises en général.

Au lendemain de l’accident de la centrale japonaise de Fukushima, le gouvernement avait engagé un contrôle de l’ensemble des sites tout en précisant que le nucléaire français était « l’un des plus sûrs » au monde.

Loin de remettre en cause la politique énergétique hexagonale, Nicolas Sarkozy a réaffirmé, au début de l’été, l’engagement de la France dans l’atome. Le président de la République avait même annoncé que l’État allait investir un milliard d’euros dans la filière. À contre-courant des autres pays européens, la France compte s’engager dans le nucléaire de 4 e génération.

  Frédérick Macé
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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 15:36

Slovar sur Marianne2

L'annonce « tonitruante » de taxe exceptionnelle sur les plus riches a permis au gouvernement de ne pas s'étendre sur le relèvement important de la taxe sur les contrats santé des mutuelles et compagnies d'assurances. Décryptage d'une décision lourde de conséquences !



La santé des français principale victime du plan d'austérité gouvernemental ?

 

En termes de solidarité face à la dette, François Fillon s'avère être le digne héritier de Joseph Caillaux ministre des finances de Clémenceau qui déclarait : « Faites payer les pauvres ! Bien sûr, les riches ont la capacité de supporter des impôts plus lourds, mais les pauvres sont tellement plus nombreux »

Et oui, entre créer une nouvelle tranche d'impôts sur les plus riches d'entre nous et taxer un peu plus la santé de tous les français, le gouvernement n'a pas eu la moindre hésitation. En effet, écrit Viva Presse : « (...) La « taxe sur les riches » rapportera 200 millions d’euros, alors que la nouvelle taxation brutale des garanties santé qui touchera l’ensemble des Français, s’élèvera à 1,2 milliards d’euros (...) »

On peut trouver trace de cette décision dans le communiqué publié sur le portail du gouvernement sous forme de deux petites lignes : « Suppression de l'exonération partielle de taxe spéciale sur les conventions d'assurance pour les contrats solidaires et responsables »

C'est à dire ?

Jusqu'à présent, l'état appliquait : « une fiscalité différente en fonction des caractéristiques de la complémentaires santé afin de rendre cohérente sa politique de maitrise des dépenses de santé (...) » Cette fiscalité s"appliquait aux : contrats de complémentaire santé solidaires et responsables

Définition : « L'organisme assureur ne doit recueillir aucune information médicale auprès de l'assuré, les cotisations ou les primes ne sont pas fixées en fonction de l'état de santé de l'assuré l'assureur doit respecter l'esprit du parcours de soin, notamment en ne remboursant pas les franchises, la part du ticket modérateur majoré ou les dépassements d'honoraires des spécialistes consultés en dehors du parcours de soin. le contrat doit intégrer certains remboursements minimum tels que le Ticket Modérateur sur les consultations, la pharmacie, les actes techniques ou le forfait hospitalier. il doit prendre en charge deux actes de prévention parmi une liste définie le 8 juin 2006 (conformément à l'article R 871-2 du code de la Sécurité sociale) » Définition complète sur le site Devis Mutuelle

Ce type de contrat qui couvre aujourd'hui plus de 90% des assurés avait déjà subit le 1 janvier 2011, un prélèvement de 3,5%. Ce qui avait permis à l'état d'empocher 1,1 milliard d'euros. Or, le gouvernement vient de décider de le porter à ... 7% !

Coût de l'opération chiffré par la Mutualité Française : « (...) Tous comptes faits, cette nouvelle taxe coûtera donc 2,2 milliards aux complémentaires santés dès 2012 et donc aux ménages (...) » qui précise que : « (...) la simple augmentation de cette taxation et l'évolution que l'on connait des dépenses de santé laissent présager des augmentations au minimum de l'ordre de 5% (...) »

De son côté, L’Unocam, qui réunit toutes les familles de l’assurance ( mutuelles d’assurance, compagnies, bancassureurs, institutions de prévoyance) intervenant dans le domaine de la santé, on explique clairement l'impact de cette mesure sur les assurés : « (...) Compte tenu de l’ampleur de la hausse, les assureurs n’auront, en effet, pas d’autres choix que de la répercuter sur leurs tarifs (...) Et l'Unocam de préciser : Cette mesure (...) a été prise sans concertation, ni même information préalable et va ainsi renchérir considérablement le coût de la santé, peser sur le pouvoir d’achat des familles et des classes moyennes, et donc constituer pour certains un frein supplémentaire à l’accès aux soins. »

On notera au passage que la taxation et donc le renchérissement des complémentaires santé est une spécialité du gouvernement puisque : Avec la taxe CMU portée à 6,27% en 2010 et une TSCA (taxe sur les cotisations d’assurance) à 7%, la fiscalité des contrats responsables va atteindre… 13,27% !

Plus grave, nous dit La Mutualité Française : « (...) La taxation quasi uniforme des garanties complémentaire santé ne permettra plus de valoriser les contrats solidaires et responsables, accentuant ainsi la dérégulation et l’exclusion par la sélection des risques (...) »

Traduction : En perdant cet avantage fiscal, les assureurs et mutualistes vont progressivement se remettre à sélectionner les « bon profils » au travers de questionnaires de santé qui élimineront impitoyablement les plus fragiles d'entre nous. Ceux-ci n'ayant plus, comme seul recours que les urgences des hôpitaux, tout en présentant des pathologies beaucoup plus lourdes !

Pour les autres, entre les franchises médicales, les dépassements d'honoraires et les déremboursements, et la taxation accrue des complémentaires santé, la seule question qui mérite d'être posée, est celle de Philippe Mixe, le président de la Fédération nationale indépendante des mutuelles (FNIM), « la santé ne serait-elle donc plus un produit de première nécessité ? » Avec ce gouvernement, il est clair que la réponse est non !

Crédit photo
FlickR CC - Ma Gali 

 

Vendredi 26 Août 2011
J-C Slovar
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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 11:57

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 11:23

 

 

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 09:45

Agoravox

 

Saviez-vous qu’en ce moment même, des Indignés parcouraient l’Europe à pied, défendant une autre conception de la démocratie, différente de celle du simulacre dans laquelle nous vivons ? J'ai décidé de les rejoindre, pour quelques jours... 

Vous avez surement entendu parlé du mouvement des Indignés, né en Espagne le 15 mai dernier, qui depuis résonne dans toute l’Europe sur fond d’une profonde et complexe crise économique, et d’une prise de conscience des limites du modèle démocratique occidental.

Partie prenante en dilettante de la mouvance parisienne du mouvement du 15M, ou des Indignés, j’ai profité de mes courtes vacances pour aller rejoindre la Marche partie de Barcelone le 8 août dernier, histoire d’en savoir un peu plus sur la version contemporaine d’un mode de protestation historique, et aujourd’hui passé de mode.

Comment j’en suis arrivé là ?

Mes premiers pas dans la Révolution citoyenne, je les faisais alors que je n’en avais même pas encore pas encore conscience. C’est lorsque, au rythme de rencontres, de lectures et de cours d’université, je me suis mis à aller plus loin que les postulats, évènements et les faits qui nous sont assénés chaque jour par un flux continu d’informations dont les sources sont, la majeure partie du temps, biaisées de façon inconsciente ou idéologiques, que j’ai commencé à développer un esprit critique et engagé politiquement, malgré moi.

Une bien longue phrase pour décrire une partie de la complexité du processus qui fait passer l’individu « mouton » (ou Madame Michu, selon les publicitaires…), au statut de citoyen conscientisé. Les dogmes de notre société actuelle tendent à faire paraître ces ces homo-politicus comme au mieux de doux rêveurs caressant des utopies, ou pire, les prennent pour des esprits subversifs constamment en opposition, révolutionnaires, qui ne chercheraient qu’à détruire le système actuel, sans offrir de solution viable. TINA (There is no alternative) en quelque sorte. Circulez, il n’y a rien à voir…

Pourquoi diable devrait-on se charger du fardeau de la pensée dominante, et se retenir de poser des questions pertinentes, qui ne trouvent aucun écho dans la sphère politico-médiatique ? Si les médias ne remplissent plus leur rôle, à savoir de diffuser des informations complètes, vérifiées, ainsi que non amputées ou dénaturées ; d‘être le dernier rempart de la démocratie face aux influences politiques et économiques en somme, n’est-il pas nécessaire de développer de nouvelles stratégies et modes de pensée ?

Qui et que reste-t-il alors au citoyen pour assurer sa défense ? Grossièrement, et en n’oubliant pas ceux qui défendent encore le droit à l’information : ses pairs, la rue et la toile.

Concernant l’échelle des masses, penser que tout le monde pourrait être actif politiquement, au sens du militantisme serait irraisonné. Par contre, il est probable qu’une partie de la population ne soit pas encore résignée, et caresse des espoirs de jours meilleurs, tout en étant convaincu que cela resterait irréalisable. Tout le monde ne peut être humaniste certes, mais peut être serait-il temps d’objectiver les dégâts et les dérives de notre société afin de faire un constat sans appel : nous ne vivons pas en démocratie. La conscience de cet enjeu doit appeler à remettre en question les dogmes qui régissent notre vie, notre habitus dirait Bourdieu, afin d’apposer un regard nouveau sur le monde dans lequel nous vivons.

Quant à Internet, même s’il n’est pas le Saint Graal (et oui, certains y passent leur temps à… perdre leur temps, se divertissent, entretiennent leurs fantasmes…) permet pourtant à un nombre infiniment plus grand de citoyens cherchant l’information d’y accéder presque librement, et par la même, devenir des citoyens-journalistes, à des échelles bien sûr variées. Faut-il voir le spectre d’Internet dans les mouvements qui secouent le monde ? Tous les pays qui voient certaines parties de leur population se soulever n’ont pas la même utilisation d’Internet, cela serait à voir au cas par cas. Me concernant, je suis en tout cas bel et bien un enfant de la Révolution par Internet. L’aurais-je été autrement ? Impossible de répondre…

 Après un bref aperçu de ce qui m’a mené à être sensible au mouvement du 15M, qui dans sa globalité, cherche à redonner plus de pouvoir au peuple, et à lui donner les moyens de s’armer politiquement, afin qu’il ne soit non plus figurant d’un monde sur lequel il n’a presque aucune emprise, mais qu’il devienne un groupe dont la collaboration, et la compréhension des différents enjeux, se feraient sous le sigle de la transparence.

Quelques mois après avoir observé le mouvement depuis Londres, je suis finalement revenu sur la terre ferme et j’ai pu voir les Indignés français d’un peu plus près. Ma première expérience avec eux a été plutôt curieuse... Je comptais les rejoindre à l’Hôtel de Ville pour assister à une de leurs AG, afin d’en savoir un peu plus sur ce qui se tramait, et puis j’ai été témoin d’une chose qui m’a paru complètement incrédule, moi, petit novice dans la vie militante : la répression policière. Alors que nous souhaitions simplement discuter entre citoyens, la police a finalement arrêté 127 personnes devant le Parvis Notre-Dame, où nous avions décidé de nous déplacer. Dites vous que c’est tout de même étrange de se retrouver dans le parking sombre d’un commissariat pour un contrôle d’identité, pour avoir voulu s’informer et partager des idées.

Des semaines, soit des séances de travail, des commissions, des débats, et quelques querelles plus tard, j’appris qu’une marche internationale partaient des foyers d’indignés, pour une escapade européenne vers Bruxelles. Mes vacances pour cause de chômage technique approchant, je décidai de partir rejoindre l’une de ses ramifications.

En route pour Barcelone ! Puis Bruxelles…

Alors que je pensais rejoindre la Marcha Meseta, je pris finalement la décision d’aller à la rencontre de la Marcha Mediterranea qui partait le lundi 8 de Barcelone, bien plus commode à rejoindre en auto-stop depuis Paris. J’ai donc eu mon premier contact avec eux à Mataro, le mardi 9 août.

Au départ, je me suis dit : « Pfff, ils ne sont que 17, j’aurai dû aller à l’autre marche ! ». Et puis les heures passants, je me retrouva bien vite absorbé par la petite famille de la Marcha Mediterranea. Quelle chance de voir une organisation de ce genre à ses balbutiements ! Voir ses erreurs, ses hésitations, mais aussi son sens de la débrouillardise et de la créativité à l’œuvre, fût extrêmement enrichissant. Je ne vais pas vous conter les querelles internes et autres broutilles, mais plutôt le quotidien de cette marche, et ce qu’elle est en train d’accomplir.

Chaque jour, une distance de marche entre 20 et 35km est à accomplir. Une voiture de soutien logistique – lorsqu’il y en a une… - transportera vêtements, tentes et nourriture jusqu’au point d’arrivée. Et marcher ces distances sous le soleil catalan n’est pas de tout repos ! Peu importe, les marcheurs savent pourquoi ils sont là, je m’étonne même de n’entendre presque aucun gémissement. Moi qui fut scout dans le passé, j’ai encore le souvenir des pleureuses aux ampoules !

Levé 5h ou 6h, selon la distance à parcourir (les horaires du matin étant les plus précieuses pour éviter de subir trop longtemps la hargne du soleil catalan, il est nécessaire de partir tôt !). L’heure d’arrivée dépendra de notamment de comment aura été géré l’itinéraire, ou encore du nombre de villages visités pour mener des actions, discuter avec les habitants, donner rendez-vous à l’assemblée populaire du soir, ou encore récupérer de la nourriture.

Le groupe fonctionne en auto-gestion, c’est à dire qu’il est plus ou moins indépendant de tout infrastructure extérieure. La nourriture nous est soit fournie par des Indignados locaux qui nous reçoivent dans les villes qui se trouvent sur notre chemin, soit nous la récupérons nous-mêmes en allant voir les commerçants qui nous font don de leurs invendus, produits périmés etc, ou encore, nous récupérons divers aliments dans divers endroits (poubelles des marchés, champs…), bref, la débrouille. Une des seules nécessité pécuniaire étant celle du carburant pour la/les voitures d’appoint. Là, des spectacles peuvent être donnés dans la rue, des quêtes organisées, des petits objets confectionnés et vendus ou bien, les marcheurs mettent la main à la poche, lorsque c’est matériellement possible pour eux. 

Car la population des marcheurs est tout de même assez spécifique. Elle nécessite que l'on ai du temps à consacrer à cette cause. On retrouve donc des chômeurs, mais aussi des étudiants, des retraités, mais aussi des personnes ayant pris des congés simplement pour accompagner la marche quelques jours, ou quelques semaines... L'important étant d'en être, rien qu'un peu !

Pourquoi faire au juste ?

Le but affiché de la marche, est donc de rallier Bruxelles à pied le 8 octobre, afin de protester devant le parlement Européen, et de présenter des doléances récoltées le long du périple (ce qui n’est pas sans rappeler 1789…). Car soyons clairs, les marcheurs s’accordent sur un fait : peu ont un réel espoir que les choses changeront le 8 octobre à Bruxelles, par contre, ce qui est important, c’est de semer des graines le long de leur chemin, de marquer le territoire par leur passage. Aller à la rencontre des gens, leur parler, les écouter… C’est pour cela que chaque soir, des Assemblées Populaires sont organisées dans les villes et villages dans lesquels les marcheurs résident pour un soir, afin d’informer sur le mouvement du 15M, la marche, mais aussi pour parler d’actualité économique, politique ou de sujets sociaux. Les locaux nous confient leurs problèmes, nous encouragent, parfois nous questionnent sur nos intentions. Si le peuple espagnol était assez réceptif (parce que fortement touché par la crise, et parce que le mouvement des Indignés y a eu une important plus significative qu’ailleurs, et plus couverte médiatiquement), il y a évidemment des sceptiques, ou bien des individus opposés à cette initiative.

 Certains assument leur opposition en nous taxant d’irréalistes, d’autres ne croient en rien d’autre que l’individualisme ou au libéralisme économique comme porte de sortie de la crise. Peut être… Il n’empêche que l’opportunité qui s’offre à nous aujourd’hui est à saisir, et que la laisser filer serait la pire des erreurs. A l’heure où le système dans lequel nous vivons montre ses limites d’une façon criante, il faut avoir une sacrée poutre dans l’œil pour refuser de faire le constat amer de notre mode de vie…

Eloignées du modèle classique des cortèges de syndicats qui se cantonnent bien sagement aux itinéraires et aux horaires de manifestations, les marches continuent aujourd’hui leur inexorable progression vers Bruxelles, et ont plus que jamais besoin de vous. Besoin de votre soutien, aussi bien intellectuel que matériel, mais aussi et surtout, de votre contact. Si elles passent près de chez vous, allez donc y faire un tour, vous serez surpris ! Personnelement, j'en suis ressorti grandit, c'est bien difficile de revenir à une vie normale après ça... 

Grand rendez-vous à Paris le 17 septembre

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 09:44

spaanserevolutie

Four Seasons in a Day

In March on Brussels on 26 August 2011 at 22:57

Bordeaux, August 26

Day 32 of the March on Brussels. From Leagnon, 20 km.

 

Dear people,

Wet weather is becoming an increasing menace. This morning for the first time we woke up and found it was raining. It was late, yet again, when we woke up. After we had breakfast in the barn, the rain still hadn’t stopped. It meant that the tourists and the sunday walkers would definitely wait for transport on four wheels to Bordeaux. Still, we left with a significant group of walkers and we did the walk together, cheerfully.

Through the vineyards towards Bordeaux, under the watchful eye of the gendarmerie

The Gendarmerie escorted us for the first part, through the vineyards. They had come to our camping site in the morning to inform us. Like the Guardia Civil in Spain, they are friendly and helpful.

 

The wet weather came and went today. Sun and rain and wind and clouds all substituted one and other, often in a matter of minutes, giving us hardly the time to adapt our outfit.

Entering the city

When we arrived in Bordeaux we found the police well prepared, nervous, and a little scared as well. We were escorted by two vans, one car and three motorcycles, not counting the undercover officers. It was a bit exagerated. Our group was small, but loud. We sang our slogans in French and Spanish, even though strangely there wasn’t a single Frenchman among us when we reached Place de la Victoire.

They were all in the square, though not very numerous. After Bayonne and Dax I stopped expecting anything from the cities here in France, so it wasn’t a surprise to me. Many of the people who received us were middle aged and elderly lefties. There were maybe a dozen people from the indignés Bordeaux.

The nicest thing of the welcoming ceremony in Bordeaux was the French cheese and the wine. After that we all went together, French and Spanish, to have a little manifestation through the center of the city.

It was happy and colourful. The tourists and the locals looked on curiously from the terraces as the rain gave us a break. Only the police looked worried. Counting all the vehicles in the side streets I think there were more police officers on duty than indignados protesting. They sealed off the city hall with a cordon of officers with riot gear at hand, as if they expected that we were going to storm the place. Instead, we sat down, and we raised our hands. “These are our arms! These are our arms!”

Police cordon at City Hall

Collective embrace

 

They walked along with us all the way, in uniform, and in civilian outfit, talking nervously into their walkie talkies. Only when the protest ended in the Place de San Michel they left us alone to eat lunch.

 

Place San Michel is the place at the heart of the old working class neighbourhood in the center of the city where the indignados from Bordeaux tried to start an acampada in late May. The police moved in immediately, there was a small battle, and the square had to be abbandoned. The French government has quelled the indignado movement right at the beginning. If it had been able to create lasting acampadas, the movement could have gone up to another level. But for now, it was the end of it. There are not many active indignados left in Bordeaux. Not for the moment. It could be they are on holiday.

'We are going slowly, because we're going far.'

After lunch it started to rain again, and the gathering dispersed. People retreated to the camping site along the Garonne or into the little pubs around the square.

 

We made it up to Bordeaux, dear friends, and we will go on. But we have no idea of how and what, or even where. The only sure thing is that the next big city will be Poitiers and we should get there in little over a week. We don’t have a fixed route yet, but rumours say it’s going to be hell. The distances will be longer and longer. And as for the weather, we really have been lucky so far. But looking up at the dark clouds floating over the clock towers of Bordeaux, I realise that we could soon be out of luck.

'Nothing stops a people on the march'

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 09:42

spaanserevolutie

Into the Vineyards

In March on Brussels on 25 August 2011 at 23:53

Leognan, August 25

Day 31 of the March on Brussels. From Le Barp, 22 km.

Dear people,

Chaos reigns. For many days now we have been planning an internal assembly to address the problems of the march. One of these is the lack of discipline. There was a time when we got up at six and started walking at seven thirty. This way we arrived in the afternoon in time to prepare actions, to communicate and to hold our assembly at the local town or village square at seven in the evening.

Nowadays people get up late, they march in small groups or alone and the last of the marchers arrive at the destination just in time for the evening assembly. They talk about the better world they want to create, they keep up appearances for the outside world and afterwards they go to sleep. There is no time to discuss among ourselves and get this march on the road again as a well oiled machine.

Yesterday evening we finished the village assembly early so that we could finally have our internal assembly. It was a complete disaster. Late at night, when most people had already gone to sleep, we hadn’t yet reached a consensus on the first point of the orden del día. And this point wasn’t even about our troubles. It was about today’s route.

This morning the internal assembly continued. At eleven o’ clock I had enough of it, and together with Jesus Christ I started marching to the place that we originally designated as today’s destination.

 

A dangerous wind is blowing in the various components of the group. People are whispering. The French and the Spanish don’t always get along. Here and there you can feel an air of rebellion. There are even rumours going around that some of the marchers are planning a coup d’état.

The grapes of Bordeaux

On the route we hear that the internal assembly has decided in the end to head for the initial destination, a small countryside community just outside Bordeaux. While we arrive there, Jesus and me, we finally encounter the first vineyards.

 

The community consists of a house, a habitable barn, a yurta tent and a trampoline. The whole place invites you to relax. And so we do. The distance wasn’t that far, we don’t have a village assembly to do, and so we finally have time to try to understand and respect each other.

Smiling Sparrow on the trampoline

And yours truly as well. Photo: Smiling Sparrow

Among us there is a comrade from Swiss, who has been with us for a couple weeks, and who has been going by car for the last few days. Some marchers have accused her of being one of the ‘tourists’. And she took that very personally. She is 21 years old, she has been addicted to heroin since she was 15, and she has been going cold turkey from the moment she joined the march. So if she is unable to walk, she has a very good reason for that.

The accusations have made her want give up an go back to Switzerland, where the state supplies junkies with pure top class heroin. Fortunately a lot of good people among us rallied around her and have been convincing her to stay. She has undoubtedly been suffering much more than any one of us on the march. I do hope she stays, and makes it to Brussels. Losing her would be an ignominous defeat for the march, and for the human values on which our movement is based.

Communications team at work in a French cottage

This evening the internal assembly has tried a different method to get our troubles out in the open. No discussions, just a brief presentation of one minute in which every person mentions three problems which according to him or her are afflicting the march. I think it worked. It was the beginning of a solution. Listening to each other without discussing has reestablished a form of mutual understanding.

We will need it. Tomorrow we enter Bordeaux. And we will have to present ourselves as a strong movement, capable of resolving any social problem with empathy and respect.

Internal assembly by the fire

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 09:30
 

27 Août- 34e étape Bourges ( repos)

Après une nuit animée par les intempéries et les orages, les marcheurs qui avaient mal choisi l'emplacement pour installer leur camp se sont réveillés dans une mare d'eau et de boue. Certaines tentes ont été inondées, les marcheurs ont donc rapidement levé leur camp pour aller installer leur QG pour la journée dans un restaurant à proximité. Le couple de restaurateurs les a accueilli chaleureusement, partageant certains constats des marcheurs ; il diffuse la musique libre de Jamendo dans le restaurant, échappant ainsi à la redevance SACEM.

La journée a permis aux marcheurs de se ressourcer et de bien se restaurer. Elle a aussi permis de mieux travailler sur la logistique des prochaines étapes, ainsi qu'à la coordination avec les marches espagnoles. Une jonction avec la marche meseta à Tours s'avère de plus en plus difficile à réaliser. Un miracle est encore possible.

Une assemblée s'est tenue en fin de journée sur la Place Cujas, réunissant environ dix personnes. Les marcheurs ont pu présenter le projet de la marche et le mouvement pour une réelle démocratie. Plusieurs syndicalistes et élus locaux étaient présents à l'assemblée, l'engament politique est resté au centre des conversation. Les problématiques locales nous ont aussi été présentées.

Programme de la suite :
27/08 : Mehun-sur-Yèvre , rdv entre 19h00 et 20h00 place Jean Monceau
28/08 : Vierzon

 

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26 Août- 33e étape Reuilly - Bourges

Quatre marcheurs ont pris le départ à Reuilly, l'étape n'annonçant très longue et difficile, le véhicule de soutien a pu les avancer sur les dix premiers kilomètres.
Les marcheurs ont ensuite été rejoint par deux journalistes venu les accompagner pour quelques kilomètres.

L'arrivée sur Bourges en fin d'après-midi à permis de créer un premier contact avec les Berruyers. La marche a pu apprecier la solidarité locale et a été invitée chez l'habitant pour se laver et passer un bout de soirée.
Le marcheurs ont ensuite posé leur camps après avoir enregistré le retour de deux marcheurs dans la troupe.
Ils font une étape repos sur Bourges aujourd'hui , et proposent une assemblée populaire massive sur la Place Cujas à 19h00. Le temps n'annonçant très menaçant , ils travaillent à trouver un lieu de repli en cas d'intempéries.

 

 

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25 Août- 32e étape Issoudun - Reuilly

Suite aux évènements qui ont eu lieu la veille ( les marcheurs se sont fait voler la caisse commune), la marche a été fortement retardée par de nombreuses démarches administratives. Les marcheurs n'ont pas pu prendre le départ. La journée étant tellement avancée, ils ont utilisé le véhicule de soutien pour rallier l'arrivée à Reuilly.

Ils dorment ce soir chez l'habitant et ont reçu à Reuilly un accueil chaleureux(avec un crumble délicieux !). Ils reprendrons la route demain pour arriver sur Bourges. Les marcheurs proposent dès demain un premier rendez-vous pour venir les accueillir Place Cujas en fin de journée.
Une grande assemblée populaire se tiendra le lendemain sur la même place, l'horaire reste encore à définir.

La marche méditerranéenne est ce soir à Montpellier sur la Place de la comédie.
Les CRS se sont invités malgré une autorisation qui permettait de monter trois tentes. Le cordon policier s´est retiré.Les marcheurs ont demonté leur tentes mais ils restent dsur la place pour y dormir.Il reste une voiture de police comme surveillance,mais tout est sous controle.Quelques uns dorment déjà.

Un appel a été lancé pour tout ceux qui sont dans le Sud-Est . La marche aura besoin de véhicules pour faire Nimes - Montélimar samedi matin.
Vous pouvez contacter à reelle.democratie.nimes@gmail.com
Merci par avance.

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 22:51
PHILIPPE BERJAUD
27/08/2011, 06 h 00
Les Indignés ont installé leur campement quai de la Fontaine.
Les Indignés ont installé leur campement quai de la Fontaine. (Photo F. A.)

Une partie du boulodrome des quais de la Fontaine a servi de campement provisoire, hier, à un des groupes d’Indignés en route, depuis l’Espagne, pour manifester à Paris le 17 septembre et surtout à Bruxelles, à partir du 8 octobre. Ce groupe, qui compte une petite trentaine de personnes et a été rejoint à Nîmes par d’autres marcheurs venus de Marseille, sera ce soir à Montélimar pour une nouvelle étape, parcourue en voiture celle-là, afin de rester dans le calendrier initial.

"Il y a, dans toute l’Europe, plein de groupes en partance pour Bruxelles", explique Vincent Aubanel, un Indigné de Nîmes mobilisé, avec d’autres, pour accueillir les Catalans ou faire une partie du chemin avec eux, le nombre des marcheurs fluctuant autour d’un noyau dur d’une douzaine de Barcelonais. Indifférente au ciel menaçant, la petite troupe a déplié des tentes en début d’après-midi et s’est restaurée à l’heure espagnole.

Des Nîmois ont conduit les marcheurs chez eux pour leur permettre de prendre une douche et d’autres leur ont offert des choses utiles à mettre dans le sac : aspirine, antimoustique, biscuits énergétiques, sparadrap pour les ampoules...

"Les Indignés de Nîmes se retrouvent tous les soirs à 19 heures pour discuter devant la Maison carrée et on va continuer au moins jusqu’au 15 octobre. Mais ça ne s’arrêtera pas là car la crise économique va irrémédiablement continuer à s’aggraver", estime Vincent Aubanel. Il espère que ce mouvement spontané européen prendra de l’ampleur car, estime-t-il, de plus en plus de gens réalisent que le système est dans une impasse, que les tentatives visant à colmater les brèches relèvent du cynisme ou de l’incompétence et que c’est toujours les mêmes qui trinquent.

"Quand j’entends les super-riches dire qu’ils veulent contribuer davantage aux efforts, du fait de la crise, ils se foutent de nous. On n’en veut pas de leur aumône. On va leur reprendre ce qu’ils nous ont pris à tous", annonce un participant. A 19 heures hier, les Indignés se sont retrouvés place de la Maison-Carrée pour parler de leur action et aller au-devant des Nîmois. Et ils devaient être accueillis chez les uns ou chez les autres, en cas de très gros orage nocturne.

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