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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 22:13

De l’art de l’esquive. François Hollande a montré à la tête du PS tout son talent pour étouffer les polémiques dans une vaste synthèse. Il compte bien s’en inspirer à l’Élysée pour s’éviter de revivre la fracture de 2005. Dans quelques jours, le Conseil constitutionnel dira si le président doit passer par une révision de la Constitution pour faire adopter le traité budgétaire européen à la rentrée. Mais quelle que soit sa décision, François Hollande fera tout pour enterrer une polémique sur la “règle d’or” qui divise profondément sa majorité.

 

François Hollande à Bruxelles, fin juin. 
François Hollande à Bruxelles, fin juin.© Reuters.

Le conseil constitutionnel

Saisi par l’Élysée mi-juillet, en vertu de l'article 54, le Conseil constitutionnel devrait rendre sa décision au cœur de l’été, vers le 10 août. S’il juge que le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) au sein de l’Union européenne n’exige pas de modification de la Constitution, François Hollande pourra se contenter d’un simple vote des deux chambres, l’Assemblée et le Sénat. Dans le cas contraire, le Congrès (qui réunit l’ensemble des parlementaires à Versailles) devra être convoqué et la Constitution ne pourra être modifiée qu’avec 3/5e des votes. C’est ce qui s’était passé lors de l’adoption du Traité de Lisbonne, en 2008, celui d’Amsterdam, en 1999 ou bien le Traité de Maastricht, en 1992. Mais la procédure n’est pas automatique : la Constitution n’avait pas été révisée pour l’Acte unique en 1986.

Cette fois, si de nombreux constitutionnalistes jugent inévitable une révision de la Constitution, en raison des transferts de souveraineté budgétaire que concèdent les États membres, François Hollande espère l’éviter. « Il existe une possibilité juridique pour ne pas avoir besoin d’une ratification constitutionnelle », estime-t-on à l’Élysée. Par ailleurs, le Palais fera tout pour ne pas inscrire dans la Constitution  la “règle d’or” contenue dans le traité européen et qui impose aux États, sous peine de sanctions, de se limiter à terme à un déficit structurel de 0,5 % du Produit intérieur brut.

 

Le mic-mac de la loi organique

Lors du sommet de Bruxelles, fin juin, François Hollande s’est engagé à ratifier le traité négocié par son prédécesseur, en échange du pacte pour la croissance de 120 milliards d’euros et d’avancées sur la taxe sur les transactions financières, dans le cadre d’une « loi organique ». Une façon de donner plus de solennité qu’un simple texte législatif, tout en évitant son inscription dans la Constitution que le traité européen n’impose pas. « Les États membres devront intégrer cette “règle d'équilibre budgétaire” dans leur ordre juridique interne, de préférence au niveau constitutionnel », stipule-t-il. D’où le choix, plus neutre, d’une loi organique.

Mais le Conseil constitutionnel pourrait considérer que la loi organique, à mi-chemin entre une loi ordinaire et une loi constitutionnelle, n’est pas calibrée pour contenir des dispositions aussi lourdes. Hollande serait alors contraint de convoquer, malgré tout, le Congrès à Versailles pour élargir la définition des lois organiques. Un tour de passe-passe juridique et ultra-technique qui ne changerait rien au fond –avec le TSCG, la France renonce bien à une part de sa souveraineté budgétaire –, mais qui pourrait éviter au président de la République une polémique grand public. « Il va essayer de raccrocher au fait que le retour à l’équilibre des comptes publics est un engagement de campagne. Que c’est sa volonté et pas un engagement imposé par Bruxelles », décrypte une source diplomatique.

Car il est d’ores et déjà acquis que François Hollande, meurtri par sa défaite sur le Traité constitutionnel européen (TCE) de 2005, n’organisera pas de référendum. « Le président de la République a été clair depuis le départ, et avant même son élection, durant la campagne électorale, sur ce qu'il voulait et sur son intention de ne pas soumettre ce traité à référendum. (…) En choisissant François Hollande comme président de la République, les Français se sont prononcés pour cette approche. Lors du conseil des 28-29 juin, nous avons obtenu des avancées importantes sur ces points. Les engagements du président de la République ont donc été tenus, la volonté exprimée par les Français respectée », justifie le ministre délégué aux affaires européennes, Bernard Cazeneuve, dans un entretien à Mediapart. Hollande juge également que l’Assemblée, fraîchement élue, est suffisamment légitime.

 

Le clivage à gauche

Légitime peut-être, mais pas unanime. L’aile gauche du PS, qui compte une vingtaine de députés dans la nouvelle Assemblée, pourrait rejouer 2005. « Si l’esprit reste le même, je ne vois pas comment on pourrait voter le traité budgétaire… Et la probabilité que cet esprit change reste assez faible », expliquait récemment la députée Barbara Romagnan, lors d’une conférence de presse avec l’aile gauche du SPD. Une aile gauche qui a justement voté contre le traité budgétaire au Bundestag (lire notre entretien). « En l’état actuel, voter ce traité nous empêcherait de voter les politiques pour lesquelles on a été élu », ajoutait finalement Romagnan quand son collègue de l’Assemblée, Pouria Amirashahi exprimait de « fortes réserves » sur le pacte budgétaire. Ils rendront leur verdict à la rentrée.

Même chose pour les écologistes. Divisés en interne en 2005, ils s’étaient à nouveau opposés sur le Mécanisme européen de stabilité (MES) : les députés français avaient voté contre en février et provoqué la colère des eurodéputés écologistes, auteurs d’une tribune intitulée « Ni Merkozy ni Mélenchon ». Cette fois encore, les groupes à l’Assemblée et au Sénat penchent plutôt vers le non. Mais certains députés plaident au contraire pour un “oui” clair, comme Danielle Auroi, vice-présidente de la commission des affaires européennes de l'Assemblée. Leur position sera au cœur de l'université d'été de la fin août : l'eurodéputé Dany Cohn-Bendit doit y animer un débat qui promet d'être vif. 

 

Daniel Cohn-Bendit sort de l'Elysée, fin juin.  
Daniel Cohn-Bendit sort de l'Elysée, fin juin. © Reuters.

 

Tous seront, quoiqu’il arrive, sous la pression du Front de gauche qui a déjà annoncé qu’il s’opposerait au traité. Si Jean-Luc Mélenchon est resté silencieux jusqu'ici, digérant sa défaite électorale en soutenant Hugo Chavez en campagne au Venezuela, il effectuera sa rentrée politique lors d’un meeting organisé à Grenoble pour l’université d’été du Front de gauche. Sur son blog, il a déjà donné un avant-goût de l’offensive : « En vérité, ce pacte est une compilation de décisions dérisoires déjà prises sous l’ère Sarkozy, écrivait-il, fin juin, après la réunion du conseil européen à Bruxelles. Ce sommet est une pantalonnade pour les Français. L’événement tombe la semaine où les smicards viennent de recevoir le fruit de la victoire socialiste : un carambar par jour ! »

Pour Hollande, le scénario noir serait de voir se reformer une alliance allant de l’aile gauche du PS au Front de gauche, en passant par une partie des écologistes. Car, si elle n’empêcherait pas la ratification du pacte, elle prouverait qu’il n’est pas parvenu à dépasser le clivage de 2005 qu’il a tant rêvé de voir aboli. Et parce qu’elle l’obligerait à devoir compter sur les voix de la droite, y compris à l’Assemblée, pour ratifier le pacte budgétaire. L’UMP a déjà indiqué qu’elle voterait pour, car il s’agit, à la virgule près, du texte négocié par… Nicolas Sarkozy ! À l’Élysée, le conseiller spécial de François Hollande, Aquilino Morelle, “noniste” en 2005, se veut philosophe : « Si la fracture à gauche existe, on ne peut pas la faire disparaître d’un coup de baguette magique. Et si le problème se présente, on le résoudra au mieux, on essaiera de convaincre. Il faut être humble et pugnace en même temps. »


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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 22:01

 

Marianne - Dimanche 5 Août 2012 à 17:12

 

Philippe Murer

 

L'Allemagne ne joue pas les règles de la solidarité et de la fraternité économique au sein de la zone euro. C'est le point de vue de notre chroniqueur associé, Philippe Murer, professeur de finance à la Sorbonne. Il appelle la France à entamer un bras de fer avec l’Allemagne et menacer de sortir de l’euro avec l’Italie et l’Espagne si les règles ne sont pas changées.

 

(Gero Breloer/AP/SIPA)
(Gero Breloer/AP/SIPA)
L’Italie fait d’immenses efforts de rigueur et a un budget en excédent si l’on oublie les intérêts de la dette. Si son taux d’emprunt était comme celui de l’Allemagne de 1%, elle serait en excédent budgétaire. Avec les taux d’emprunt de 7% qu’elle doit supporter à cause des problèmes de la zone euro, l’Italie est en déficit budgétaire de 4% de son PIB et sa population doit souffrir des budgets de rigueur sans cesse renouvelés.

A l’exception de l’Allemagne, les grands pays européens souhaitent que l’on fasse baisser les taux d’emprunt de l’Italie et de l’Espagne en utilisant notamment l’argent gratuit émis par la Banque Centrale Européenne pour faire baisser ces taux d’emprunt. Les Etats-Unis pratiquent cette politique depuis 2009 et 80% des emprunts publics de l’Etat américain sont souscrits par la Banque Centrale américaine à des taux aujourd’hui proches de 1%. Si l’Italie avait sa banque centrale, elle pourrait faire de même et se retrouverait en excédent budgétaire. Mais l’Allemagne, sous prétexte de règles qu’elle a imposées (et que nous avons imprudemment acceptées) lors de la création de l’euro, refuse à l’Italie et à l’Espagne cette facilité. En revanche, grâce aux problèmes de ses voisins, elle sert de pays d’accueil à l’argent en quête de refuge et emprunte à taux très bas, proches de 1%.

L'hypocrisie allemande

Ces règles empêchent donc maintenant des pays comme l’Italie et l’Espagne de sortir de leur crise économique. Elles doivent être changées sinon cela signifierait que l’Allemagne ne souhaite aucunement aider ses partenaires à se sortir de leurs problèmes. Quels sens cela a-t-il de partager une monnaie entre pays s’il n’y a aucune volonté de s’entraider ? Il n’y a d’ailleurs pas de transferts budgétaires entre pays prospères et pays en difficultés (on rappellera que les prêts du FESF sont juste là pour se substituer aux prêts bancaires, les banques ne voulant plus prêter aux pays du Sud : ces prêts ne sont pas presque jamais de l’argent frais).

L’argument de l’Allemagne pour ne pas changer les règles est que le fait d’utiliser de l’argent gratuit de la BCE pour faire baisser le taux des emprunts espagnols et italiens créerait de l’inflation. Or, l’Allemagne a accepté que la BCE prête 1000 Milliards d’euros aux banques à un taux de 1% pour les aider. L’Allemagne n’a donc pas ce genre de considération d’inflation dans le cas de prêts aux banques avec l’argent gratuit de la BCE aux banques. D’autre part, la politique de prêt de la Banque Centrale Américaine n’a, semble-t-il, pas créé d’inflation depuis 2009.

Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne, sous la pression allemande, a élaboré un compromis bancal : la BCE accepterait de faire baisser les taux d’emprunt de l’Italie et de l’Espagne si et seulement si ces pays se mettaient sous la coupe de la Commission Européenne et faisaient appel au FESF. On demande donc à ces démocraties, après leur avoir demandé au nom de l’Euro à avaler des remèdes de cheval qui ne fonctionnent pas, à en avaler d’autres pires encore sous la direction de technocrates non élus ! Privatisations de services publics, paupérisation de la population, destruction de l’industrie par manque de demande seront au rendez-vous.

Egalité, fraternité

En fait, on peut suspecter l’Allemagne par le corset des règles qu’elles imposent aux autres pays de la Zone Euro, de chercher à renforcer son pouvoir sur l’Europe en imposant sa politique économique très libérale et en affaiblissant les autres pays. Un certain rêve de Grande Allemagne dominant l’Europe se dessine derrière cette politique de blocage de toutes solutions réalistes aux problèmes de l’Euro. (Une politique de relance avec l’argent gratuit de la BCE serait aussi possible mais est bien sûr empêché par les fameuses règles allemandes).

Notre pays n’a aucun intérêt à être la complice dormante de l’Allemagne dans cette politique qui tue peu à peu l’économie de l’Espagne et de l’Italie après avoir fini de ruiner la Grèce et le Portugal. Un quart de la population au chômage en Espagne et en Grèce, 50% des jeunes au chômage dans ces 2 pays : ceci est scandaleux et absolument injustifiable ; cela signifie que la théorie et la pratique économique de l’Europe sous la houlette de l’Allemagne est une catastrophe pour les populations.

La France n’a pas à participer à de telles politiques de répression économique et d’humiliation des peuples. François Hollande devrait en tirer les conclusions. Conserver l’Euro dans ces conditions, c’est faire souffrir les populations de façon absolument inutile. La France doit entamer un bras de fer avec l’Allemagne et menacer de sortir de l’Euro avec l’Italie et l’Espagne si les règles ne sont pas changées. En effet, l’Allemagne a tout à perdre d’une explosion de l’euro car elle souffrirait une baisse de son PIB de 7% : le Deutsche Mark se renchérirait de 25% par rapport au Franc et de 40 à 50% par rapport à la Lire ou la Peseta et les BMW, Mercedes et autres produits allemands se vendraient évidemment plus mal si leurs prix étaient augmentés entre 25 et 50%.

Egalité et Fraternité seraient-ils de vains mots de notre devise ? Ou bien l’Euro et l’Europe méritent-t-ils tous les reniements et toutes les infamies de nos représentants vis-à-vis des valeurs de la République?
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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 21:53

 

Marianne - Vendredi 3 Août 2012 à 17:42 

                                                                                                                                                                                                                             Balade dans le monde hallucinant des VIP. Le premier volet de l'enquête est consacré aujourd'hui aux cartes qui font de leurs bénéficiaires des super privilégiés. A partir de demain, nous décrirons les passe droits des journalistes vedettes ; les coupe files des puissants dans les meilleurs hopitaux ; et enfin les mille astuces des concierges de luxe pour riches. Du beau linge !

 

 

(PURESTOCK / SIPA)
(PURESTOCK / SIPA)
Vous connaissez probablement les cartes VIP des parfumeries qui vous donnent droit à des cadeaux le jour de votre anniversaire. Découvrez celles des conciergeries gratuites qui vous permettent d'avoir à votre disposition une équipe d'assistants pour mettre sur pied toutes vos folies ou les mystérieuses cartes Air France ou SNCF que même les employés connaissent mal. Des cartes VIP de tous types, de celles qui s'achètent à celles qui ne se demandent pas.

Pour les authentiques V.I.P. : les cartes qui ne se demandent pas

  • Infinite de VisaPlatinum d'American Express, Centurion d'American Express
La carte Infinite de Visa ne coûte «que» 320 € par an, mais elle n'est proposée qu'aux clients dont les revenus annuels atteignent entre 80 000 et 100 000 €, tout comme la carte Platinum d'American Express (590 € par an). Mais le top du chic, c'est la Centurion, une carte en titane réservée à moins de 2 000 clients dans le monde, triés parmi les détenteurs de cartes Platinum. Les heureux élus doivent s'acquitter d'un droit d'entrée au «club» de 3 000 €, en plus d'une cotisation annuelle de 3 000 €. En dehors de leurs plafonds de dépenses très souples, toutes ces cartes de prestige donnent accès à une politique d'assurance pour le moins extensive (Infinite rembourse jusqu'à 150 € par jour s'il n'y a pas de neige pendant vos vacances au ski), ainsi qu'à un service de «conciergerie». «Si notre client souhaite se faire ouvrir, en privé, les magasins les plus chic du monde, comme Saks 5th Avenue à New York ou envoyer un bouquet d'orchidées rares à sa fiancée, à n'importe quel moment à l'autre bout du monde, c'est possible, affirme Armand de Milleville, vice-président d'American Express France. S'il rêve de faire une partie de tennis avec le champion du monde, c'est encore possible...» Tout est possible, il suffit de pouvoir dépenser l'équivalent du PIB du Zimbabwe sur un coup de tête.

  • La carte One de la Fnac
Avoir une carte d'adhérent à la Fnac, c'est à la portée de tous. Mais avoir la carte One, c'est autre chose... dont le service communication ne dira pas un mot. Les critères d'attribution sont flous, les privilèges accordés, mystérieux, bref, c'est la classe. La carte One concernerait environ 40 000 personnes, soit 2 % des adhérents Fnac. Le peu que l'on sache, c'est qu'elle donne accès à une caisse prioritaire et à des événements privés.

  • La carte T SNCF
C'est un programme expérimental sur lequel nous ne communiquons pas» : voilà le seul message de la SNCF au sujet de la Carte T, envoyée en début d'année à environ 700 personnes. Dans les conditions générales d'utilisation, on apprend que, pour la recevoir, il faut «faire partie des groupes ou des milieux représentatifs suivants : la sphère médiatique, la sphère économique, la sphère européenne et internationale, des observateurs et experts, la sphère financière, les artistes et métiers de la création, la fonction publique, le secteur sportif, le secteur associatif, la sphère juridique, les très grands clients». Le membre «T» dispose d'un numéro de service client dédié qui ne lui fera jamais subir la musique d'attente très longtemps. On lui passera un coup de fil sur son portable si son train a un quart d'heure de retard, et on lui proposera de lui réserver une voiture à l'arrivée. Rien de transcendant, mais des petites attentions qui donnent le sentiment d'«en être».

  • Club 2000 d'Air France
Une carte réservée aux «huiles» d'Air France, les journalistes, les acteurs, les grands patrons, les personnalités politiques qui renforcent à l'étranger l'image de la compagnie. Ce n'est pas la fidélité qui est récompensée, mais bien un pouvoir, une influence. Impossible de savoir combien la détiennent, la direction d'Air France reste muette sur cette carte. Ses avantages : un traitement de V.I.P. sans forcément y mettre le prix. On s'enregistre au comptoir de la première, on est surclassé en business si la classe éco est bondée. A bord, le personnel se doit d'être aux petits soins. «Le Club 2000, c'est complètement opaque, on ne sait pas comment ça fonctionne, confie un steward sur long-courrier. Tout ce que l'on sait, c'est qu'en vol il faut les flatter, leur glisser un mot particulier devant les autres passagers pour montrer qu'ils sont importants.»

Les conciergeries privées

  • Carte Quintessentially, UUU, John Paul
Une envie subite de visiter le Louvre en dehors des heures d'ouverture ? De posséder le dernier sac Yves Saint Laurent avant Kate Moss ? D'aller bosser en hélicoptère ? «Une seule limite : votre imagination», annonce le site de John Paul, qui travaille à 95 % pour les entreprises. Comme celles offertes aux détenteurs de cartes bancaires V.I.P., ces conciergeries privées mettent à la disposition de leurs clients une équipe d'assistants personnels joignables vingt-quatre heures sur vingt-quatre (lire ci-contre). Les prix de l'abonnement varient de 1 200 € à plus de 30 000 € par an. Il faut bien entendu ajouter à ces sommes les montants des «petites folies» imaginées par les clients.

Les cartes de fidélité : cartes V.I.P. du pauvre

  • Marionnaud, Sephora, Carte VIP L'Oréal
Le sigle «V.I.P.» est aussi un argument marketing volontiers utilisé par les marques pour donner à leurs meilleurs clients le sentiment d'être au-dessus de la masse. La carte «M Prestige» de Marionnaud est distribuée aux 2 % de clientes les plus dispendieuses (600 € d'achats dans l'année), et donne notamment accès à des «ateliers beauté» au cours desquels elles pourront dépenser plus encore. Sephora, autre enseigne de cosmétiques et de produits de beauté, rivalise avec les cartes bancaires en proposant une White, une Black et une Gold. Pour bénéficier de la Sephora Gold, il faut avoir dépensé 1 500 € en un an - et pour la garder, il faut dépenser au moins 700 €, sous peine de revenir à la Black (l'humiliation totale). Ces programmes ont surtout pour objectif de fidéliser les clients en leur faisant miroiter quelques bons de réduction et une promotion valable le jour de leur anniversaire.

Les cartes qui s'achètent : pour les aspirants V.I.P. friqués

  • Carte Ritz Health Club, Carte Polo de Paris
Comme tout le monde, il arrive au V.I.P. de faire du sport, mais il ne crache pas ses poumons avec n'importe qui. Heureusement, il existe des lieux où l'on transpire chic, comme au Racing Club ou au Club Polo de Paris, vaste terrain de jeu de 9 ha au coeur du XVIe arrondissement où quelque 3 000 familles pratiquent polo, golf, natation, tennis ou équitation. Les droits d'entrée au Club Polo sont de 15 000 €, auxquels s'ajoutent une cotisation annuelle de 1 026 €, et un forfait de 400 € par activité sportive. Mais être riche ne suffit pas, il faut également être connecté : deux parrainages sont nécessaires pour espérer entrer dans la famille. C'est également le cas au Ritz Health Club, sis au beau milieu du palace parisien, et dont le nombre de membres est confidentiel (environ 500). Les droits d'entrée s'y élèvent à 2 000 €, plus 4 000 € d'abonnement individuel.

  • La Private Jet Card De NetJets
Pourquoi prendre l'avion quand on peut prendre un jet ? A 141 000 € les vingt-cinq heures de vol, les V.I.P. auraient tort de se priver. Un coup de fil, et en vingt-quatre heures votre appareil vous attend sur la piste. Et dire que certains s'enorgueillissent encore de voyager en classe affaires...

 

 

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 21:45
Lundi 6 Août 2012 à 11:41

Nicolas Beau - Marianne

 

L'affaire du duplex que l'ancien chef d'Etat avait acquis à Neuilly pourrait bien ressurgir rapidement. La nomination d'un nouveau procureur à Nanterre – probablement, selon nos sources, l'actuel Procureur de Nimes, Robert Gelli – pourrait relancer la procédure.

 

(Nicolas Sarkozy lors de l'installation du président de la cour d'appel de Paris, en 2007 - WITT/SIPA)
(Nicolas Sarkozy lors de l'installation du président de la cour d'appel de Paris, en 2007 - WITT/SIPA)
Le nouveau destin judiciaire de Nicolas Sarkozy sera balisé naturellement par les instructions des dossiers – très médiatiques – Bettencourt et Karachi. Mais une autre affaire, que l'on a commencée à oublier ces dernières années, pourrait provoquer à court terme bien des tracas à l'ancien Président. Il s'agit du duplex que l'ancien chef de l'Etat avait acquis au rabais sur l'île de la Jatte.

L'enquête avait été proprement enterrée à l'époque par le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, proche de Sarkozy. Mais sa nomination, la semaine dernière, comme avocat général à la Cour d'appel devrait très prochainement entraîner la nomination d'un successeur, probablement marqué à gauche. De bonne source à la Chancellerie, le nom de Robert Gelli, procureur à Nimes, est avancé. Rien n'empêchera ce dernier s'il est nommé de rouvrir la procédure si des éléments nouveaux sont portés à sa connaissance. Or de tels éléments existent, comme nous allons le voir.

Pas de prescription en matière de recel d'ABS

Pendant la campagne électorale de 2007, Le Canard Enchainé avait dénoncé les travaux gratuits consentis à Nicolas Sarkozy par une grande agence immobilière de Neuilly. Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, qui ne voulait aucun mal à Sarkozy, bien au contraire, ouvrira une enquête préliminaire, pour abus de bien social (ABS). Si ABS il y a eu, Nicolas Sarkozy, qui en a profité, serait coupable de recel d'ABS. Mais le parquet de Nanterre décide finalement de classer le dossier sans suite.

«Il suffirait d'une nouvelle pièce au dossier, explique un magistrat de Nanterre, pour qu'un nouveau Procureur ouvre le dossier. Il n'existe pas de prescrition en matière de recel d'ABS». Or cette pièce existe. La justice pourrait la trouver, par exemple, dans les révélations faites par le site Mediapart sur les conditions de financement de l'achat de l'appartement de Neuilly. Interrogé sur son acquisition, Sarkozy avait déclaré qu'il avait obtenu un prêt de trois millions de l'Assemblée Nationale. Or son président d'alors, Bernard Accoyer, avait reconnu que de tels prêts ne pouvaient pas dépasser, compléments familiaux inclus, la somme de 1,7 million de francs. Un pieux mensonge donc de l'ancien locataire de l'Elysée !

Cette brèche pourrait se révéler bien gênante pour l'ex-maire de Neuilly. Si une enquête préliminaire est décidée sous les ordres d'un nouveau procureur, Nicolas Sarkozy devra être convoqué et sera invité à ouvrir ses livres de compte.
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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 21:37

 

Dimanche 5 Août 2012 à 20:15

 

Journaliste économique à Marianne En savoir plus sur cet auteur

 

 

(Manifestation contre le gaz de schiste à Barjac en février 2011 - AVENTURIER PATRICK/SIPA)
(Manifestation contre le gaz de schiste à Barjac en février 2011 - AVENTURIER PATRICK/SIPA)
Quand on a du pétrole, on a des moyens. Et pour la promotion de l’exploitation des gaz de schistes en France, à l’instar de ce qui se fait déjà outre Atlantique à grande échelle, l’Union française des industries pétrolières (Ufip) a du répondant. De quoi payer un voyage de presse, à trois journalistes du Monde, de l’Usine Nouvelle et du Point pour faire un petit tour du coté des installations de Total là-bas en Amérique. Un court voyage de quelques jours fin juillet, complété dans le cas du Point par un reportage d'une semaine sur place.
 
Car le combat médiatique, - avec parmi les défenseurs de l’exploitation des gaz de schistes un édito remarqué du Monde daté du 25 juillet- est aussi rugueux que le combat politique qui s’annonce pour la conférence environnementale des 14 et 15 septembre. Après avoir perdu la première bataille à l’automne, le  gouvernement Fillon validant puis retirant les autorisations d’exploration, les pro gaz de schistes comptent bien prendre leur revanche. Ils ont cette fois-ci un soutien de poids : Arnaud Montebourg. Enfin un soutien… Le ministre du redressement productif sait le sujet explosif. Susceptible de fâcher les Verts tout rouge.
Mais l’idée de faire de la France un producteur important d’hydrocarbure à tout pour séduire celui qui endosse volontiers les habits gaullo-chevènementiste. Devant le lobby de l’énergie en France qu’est le corps des Mines, Arnaud Montebourg a donc expliqué que l’exploration des gaz des schistes n’étaient pas « pas un sujet interdit ». Non sans prendre quelques pincettes : « L’exploitation des gaz de schistes pose des problèmes environnementaux sérieux. Est ce qu’il y a des évolutions technologiques possibles ? La réponse est oui. Donc, il faut mettre ces questions sur la table et en débattre très tranquillement ». Une approche que ne partage pas vraiment, sa  collègue de l’écologie Delphine Batho.
La ministre PS ne l’entend pas de cette oreille: « Rien dans l'agenda du gouvernement aujourd'hui n'envisage de revenir sur l'interdiction de la fracture hydraulique », a-t-elle affirmé. C’est la deuxième fois que ca sent le gaz entre le ministère du redressement productif et celui de l’écologie. La deuxième fois sur une question relative à l’or noir. Dans les premiers jours du gouvernements Ayrault, le refus de signer le décret autorisant la Shell et son partenaire Total à forer au large de la Guyane avait couté son portefeuille à Nicolas Bricq. Son successeur à l’écologie, Delphine Batho, n’ignore rien de cette arbitrage venu d’en haut.

Pourtant, comme la plupart des socialistes, et François Hollande plus qu’à son tour durant la primaire PS, Arnaud Montebourg avait pourtant fait son aggiornamento écologiste, lui qui, sur son site, expliquait vouloir « vaincre la résistance des industries polluantes, leur trouver de sérieuses solutions de remplacement, combattre les intérêts financiers considérables de celles qui épuisent les ressources naturelles. » Le ministre du redressement productif semble aujourd’hui plus réceptif aux arguments des pétroliers et des productivistes.

Si l’innocuité de la fragmentation hydraulique reste à prouver, la  transformation de l’économie du pays qu’induirait son entrée dans le club des producteurs d’hydrocarbures, plus encore que le fut le nucléaire pour la France des années 70-80, ne fait aucun doute. Dans une France qui compte plus de 5 millions de chômeurs (officiels et officieux), l’Ufip avance le chiffre magique de 600 000 emplois, repris en boucle par les pro-gaz de schistes dans tous les média. Et table sur des reserves équivalente à un siècle de consommation nationale de gaz….
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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 21:25

 

Rue89 -  Passage à l’acte 06/08/2012 à 11h19

  Reporters d'Espoirs | Agence de presse

 

 


Une maison avec des cœurs (Ken ratcliff/Flickr/CC)

 

Ils sont actifs, bien dans leur tête… et ont une aversion viscérale pour les maisons de retraite. Loin d’être gâteux, les nouveaux vieux entendent retrouver leur liberté. Pour leurs vieux jours et se sentir paisibles, ils veulent de nouvelles formes d’hébergements. Et surtout, ne pas passer par les organismes spécialisés.

De nombreuses maisons de retraite ne donnent pas envie : infantilisation, perte d’indépendance, moral qui flanche, prix exorbitants… Pour neuf Français sur dix, il est préférable de vieillir à son domicile, selon un sondage OpinionWay, publié le 6 avril, par l’Observatoire de l’intérêt général. Mais chez soi, le vide peut aussi devenir un compagnon d’infortune.

L’idée

La nouvelle génération de personnes âgées a donc eu l’idée de se regrouper et de vivre ensemble. Le concept existe depuis plusieurs années en Europe du Nord. Il a, depuis, dépassé les frontières. Ce type de colocations version troisième âge commence à se développer en France. Plus qu’un simple logement, ces cohabitations s’inscrivent dans un vrai projet de vie, sur le long terme. Ancienne psychosociologue ayant vécu en coloc’, Christiane Baumelle, 71 ans, a conçu avec son association La Trame, les Cocon3s (pour solidaire, senior, solo). L’organisme aide les seniors à créer des unités de vie collective :

« On veut se gérer entre nous et apporter nous-mêmes une réponse à la solitude. On se sent mieux dans une maison habitée. Les maisons de retraite, tout le monde y va les pieds devant ! »

Sept cocons ont déjà éclos un peu partout en France, depuis leur création en 2007.

Passer son annonce sur Le Bon Coin

Jean-Marie Jarnac, 68 ans, vit en colocation avec deux femmes de 73 et 65 ans, dans les Pyrénées. Enthousiaste, il n’y voit que des avantages :

« On loue une maison de 360 m² pour 330 euros par mois. Mais surtout, depuis un an, nous partageons nos vies. Ça nous a ouvert d’autres perspectives, c’est exaltant ! Il n’y a pas de routine. Il ne faut pas croire qu’on reste tous les trois à jouer au Scrabble ou à faire du macramé, on a plein d’activités, ensemble ou pas ! »

Jean-Marie et ses colocataires se sont trouvés grâce à une annonce passée sur Le Bon Coin. Deux rencontres collectives et quelques mois plus tard, ils emménageaient ensemble.

L’habitat groupé, entre femmes

A Montreuil, en banlieue parisienne, une bande de femmes aux caractères bien trempés a opté pour l’autogestion. Surnommées les Babayagas, elles ont misé sur l’habitat groupé. Un projet imaginé en 1995 par Thérèse Clerc, 85 années à peine perceptibles et toujours féministe dans l’âme. La maison des Babayagas doit se terminer en septembre. Les 25 logements seront répartis sur un immeuble de six étages : 21 pour les « Babas » et quatre, réservés à des jeunes. Le rez-de-chaussée de 127 m² sera entièrement destiné aux équipements sportifs, au matériel informatique et à l’Université du savoir des vieux (Unisavie).

Pour le moment, si les « Babas » vivent toujours dans leurs logements respectifs, elles se retrouvent toutes les semaines pour prendre leurs décisions de façon collégiale par rapport à leur future habitation. Entre leurs apparentes petites vacheries et les blagues qui n’arrêtent pas de fuser, l’ambiance est très conviviale. Pour Thérèse Clerc, cette maison a aussi une vocation militante :

« Nous avons choisi les femmes, parce qu’elles sont les plus pauvres et les plus seules. Elles sont extrêmement faibles dans la vieillesse. Déjà que les femmes sont les invisibles de la société, vieilles, elles deviennent les invisibles des invisibles. »

Aucune n’appréhende la vie en communauté. « Au pire, on a prévu l’arsenic », s’amusent les Babas. Plaisanteries à part, elles s’accordent toutes pour dire qu’elles rient énormément et ont hâte d’emménager.

Ce qu’il reste à faire

Les seniors qui s’engagent dans cette aventure ont souvent une forte personnalité et apprennent à leurs dépens que parfois, « l’enfer, ce sont les autres ». Accrochages et étincelles font aussi partie du menu quotidien. Certaines communautés implosent. Christiane Baumelle a même publié, en janvier dernier, le « Manuel de survie des seniors en colocation » (éd. Tournez la page, janvier 2012). Et son association a lancé, depuis trois mois, un service de médiateurs, qui suivent et accompagnent les candidats. :

« Il faut se poser des questions sur sa capacité à vivre en communauté et à créer des liens. Ce n’est pas la maison qui fait que ça fonctionne ou pas, c’est le groupe. »

Bien que le phénomène prenne de l’ampleur en France, il est difficilement quantifiable. Du côté de Cocon3s, une dizaine d’autres coloc’ sont en gestation. Pour l’instant, les femmes sont plus nombreuses à s’intéresser à la question. Les mentalités évoluent doucement. Certains seniors se disent séduits par l’idée, mais ne l’envisagent pas tant qu’ils se sentent autonomes. Erreur stratégique, estime Jean-Marie :

« C’est quelque chose qui s’organise à l’avance. Il ne faut pas attendre. »

Et trouver des habitants n’est pas facile. Jean-Marie déplore « l’absence de site attrayant, gratuit et bien fait, avec des informations pertinentes », qui recenserait toutes les offres. Lui et ses colocataires peinent d’ailleurs à trouver leur quatrième cohabitant. Avis aux amateurs…

Magali Sennane

 


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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 21:17

 

 

Le Monde.fr | 06.08.2012 à 19h50 • Mis à jour le 06.08.2012 à 19h50

Par Mathilde Damgé

 

Place de la Bourse, à Paris.

Quand les enquêtes sur les manipulations de marché et fraudes bancaires se multiplient, peut-on surveiller les banques ? C'est le pari qu'a fait l'association Finance Watch, qui emploie des universitaires spécialisés en finance et des anciens banquiers reconvertis, explique l'un des créateurs de l'association basée à Bruxelles, Thierry Philiponnat.

Le lobby bancaire est-il en train de gagner ?

Il y a une interaction malsaine entre les banques et les Etats et l'on voit indubitablement la pression augmenter sur les responsables politiques. Mais chez nous, qui représentons 100 millions de citoyens européens, nous pensons que la finance ne peut pas se servir de la société sans rien rendre en retour.

On ne veut pas mettre le système à bas, car la finance a un rôle d'intérêt général fort... à condition qu'elle soit encadrée. Aujourd'hui, par exemple, les banques ont réussi à convaincre les politiques qu'elles étaient "too big too fail" ("trop importantes pour pouvoir disparaître") alors qu'en réalité, elles sont "too big too manage" ("trop lourdes pour être correctement gérées").

Par ailleurs, on sait que les banques ont reçu près de 1 000 milliards d'euros de la Banque centrale européenne (BCE), et quand BNP Paribas affirme avoir prêté 150 milliards aux entreprises (lien abonnés), il faut se souvenir que son bilan avoisine les 2 000 milliards et que, dedans, il y a 750 milliards de produits dérivés.

Qu'attendez-vous des promesses du candidat François Hollande, notamment sur la réforme bancaire ?

Qu'il la tienne ! L'arrivée de Pascal Canfin au gouvernement ne nous a pas particulièrement ouvert de porte mais, sur ce sujet, nous aimerions que celle du ministère de l'économie le soit à l'avenir. Le communiqué de Pierre Moscovici (PDF), annonçant qu'il lançait cette réforme avec une consultation "auprès des représentants des banques et de la place de Paris, afin de lui faire des propositions pour les modalités de mise en œuvre de cette réforme", nous a prouvé qu'il y avait du travail à faire pour ouvrir le débat. Ce sera un de nos thèmes de lobbying de la rentrée.

Nous voulons aussi que la position des superviseurs soit plus claire sur le rôle des banques françaises dans l'affaire du Libor : pour dire qu'aucune banque n'est concernée, il faut le déterminer par une enquête. Or, celle-ci n'a jamais été lancée... C'est dommage car près de la moitié des produits dérivés dans le monde sont des swaps de taux d'intérêt, dont le niveau a de lourdes conséquences sur les entreprises et les ménages.

Nous ne voulons pas interdire de produits en particulier, sauf les produits dérivés sur les matières premières alimentaires (voir le dessin animé sur le site de l'association), mais réglementer les pratiques. Quand on sait que les produits dérivés représentent 12 fois le PIB mondial, on peut en déduire intuitivement que 90 % de ces produits financiers, censés "couvrir" des risques, n'ont aucune utilité dans l'économie réelle.

Quel regard portez-vous sur les moyens déployés face à la crise ?

 Ce qu'on voit en ce moment, c'est la démonstration parfaite qu'on a une BCE qui ne permettra pas de sauver la zone euro. Elle dit, si l'on en croit Mario Draghi, vouloir faire tout ce qui est possible, mais "dans la limite de son mandat", qui est de combattre l'inflation. Or, l'inflation n'est pas un problème aujourd'hui : on se trompe d'ennemi.

Quant à notre monnaie, l'euro, elle est encore très incomplète : on ne peut pas faire tourner la planche à billets pour relancer l'économie, car on n'a pas d'union politique qui permettrait elle-même une union fiscale et budgétaire. L'union bancaire, qui autoriserait un contrôle plus important sur les quelque 6 000 banques de la zone euro – dont certaines sont à l'origine de la crise que nous connaissons aujourd'hui –, n'est pas envisageable sans tout cela. Pour mettre la finance au service de la société et relancer l'économie, il faut plus d'Europe.

Lire :  Finance Watch veut faire contrepoids au lobby de la finance à Bruxelles (lien abonnés)

Lire aussi : Réguler la finance : Londres et Washington en pointe

Mathilde Damgé

 

 

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 21:11

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 06.08.2012 à 22h48

 

Les mesures proposées par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou et approuvées par le Parlement risquent de mécontenter nombre d'Israéliens, alors que de nombreuses manifestations ont déjà eu lieu contre la cherté de la vie.

La Knesset a approuvé lundi 6 août une série de mesures d'austérité économique proposées par le gouvernement israélien. Dans un communiqué, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, s'est félicité de ce vote, soulignant notamment que "ces mesures responsables empêcheront un déficit budgétaire énorme et préserveront l'économie d'Israël ainsi que les emplois de ses citoyens, tout en protégeant le marché israélien contre la crise économique mondiale".

Parmi les mesures approuvées figurent notamment une augmentation immédiate d'un point du taux de la TVA à 17 %, ainsi qu'une hausse l'an prochain de 1 % de l'impôt pour les particuliers dont le revenu mensuel dépasse 14 000 shekels (2 833 euros). Des coupes de 750 millions de shekels (187 millions de dollars) dans les crédits des différents ministères, à l'exception de la défense, de l'éducation, des affaires sociales et de l'intégration des nouveaux immigrants, sont également prévues.

Ces mesures risquent de raviver la colère de beaucoup d'Israéliens qui manifestent régulièrement contre la cherté de la vie. L'été dernier, ces manifestations avaient rassemblé des centaines de milliers de personnes. Selon un sondage réalisé vendredi, la cote de popularité de M. Nétanyahou est au plus bas depuis son accession au pouvoir en avril 2009, avec 60 % de mécontents, contre 31 % de satisfaits, le reste étant sans opinion. Son parti de droite, le Likoud, est lui aussi en chute, puisqu'il obtiendrait 25 élus, contre 27 actuellement et 29 selon un sondage similaire réalisé en juillet, sur un total de 120 députés à la Knesset.

 

 

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 21:03

 

 

Nouvel Observateur - Créé le 06-08-2012 à 17h25 - Mis à jour à 17h25

 

 

La police allemande procédait dans le calme lundi après-midi à l'évacuation finale du camp du mouvement anticapitaliste "Occupy Frankfurt", le plus ancien de ce type et de cette ampleur en Europe, suite à une décision de justice.

Certains des "indignés" aidaient les policiers à démonter les tentes, tandis que d'autres restaient assis, apathiques, méditant sur la fin de leur aventure qui a duré près de 10 mois, tandis que des camions-benne emportaient matelas et autres sacs-poubelle, a constaté une journaliste de l'AFP sur place.

Vers 14H30 GMT la majorité des derniers "indignés" avait déjà quitté volontairement le camp, situé dans un square public aux abords de la Banque centrale européenne (BCE). Une petite dizaine d'entre eux, assis devant le symbole de l'euro qui orne le square, préférait se laisser déplacer par les policiers, sans opposer de violence.

"Nous sommes très déçus" a commenté Maike Wolf, 24 ans, occupante du camp depuis sa création en octobre dernier. "La Constitution et le droit de rassemblement sont bafoués" a-t-elle estimé, assurant que le collectif allait continuer à se battre en justice.

Emanuel Rauber, un autre occupant âgé de 29 ans, préférait relativiser. "Ce n'est pas si mal après tout que le camp soit nettoyé, ça nous permettra de repartir de zéro", pourquoi pas en revenant un jour ou en s'installant ailleurs, dans des maisons vides de Francfort, a-t-il laissé entendre.

La municipalité avait demandé aux "indignés" de lever leur camp d'ici à fin juillet. Ses occupants avaient saisi le tribunal administratif dans l'espoir de faire annuler cette décision.

Mais lundi le tribunal a rejeté le recours des "indignés", jugeant dans un communiqué que "les tentes, cabanes, sofas, fauteuils, chaises et palettes de bois" rassemblés dans le campement n'étaient pas "des éléments indispensables" pour exprimer leur opinion.

Le tribunal s'est aussi montré sensible à l'argument de la municipalité qui a évoqué des problèmes d'hygiène, le camp étant notamment infesté par les rats.

Le site avait déjà été évacué par la police une première fois en mai, mais de manière provisoire, pour des raisons de sécurité lors de journées de manifestations anticapitalistes dans la capitale financière allemande, qui avaient donné au centre-ville des allures d'état de siège.

"Occupy Frankfurt", comme les autres collectifs dans le monde inspiré du mouvement américain "Occupy Wall Street", milite contre "le pouvoir du capitalisme, de l'argent et des banques". La plupart de leurs camps à travers le monde ont déjà été levés.

 

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 20:53

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 06.08.2012 à 07h30 • Mis à jour le 06.08.2012 à 09h49

 

Cérémonie d'hommage aux dernières victimes de la bombe nucléaire, mortes l'année passée, devant le mémorial d'Hiroshima.

Des dizaines de milliers de personnes ont commémoré, lundi 6 août, le bombardement atomique sur Hiroshima, il y a soixante-sept ans, sur fond de contestation croissante du nucléaire dans le Japon d'après Fukushima. Survivants, parents de victimes, membres du gouvernement et invités étrangers ont assisté à la cérémonie annuelle au Mémorial de la Paix, érigé sur le lieu de l'explosion.

A 8 h 15 lundi matin, le son d'une cloche a signalé le début d'une minute de silence, à l'heure précise où, le 6 août 1945, le bombardier américain Enola Gay avait largué sa bombe, transformant cette ville de l'ouest du Japon en un enfer nucléaire. Cent quarante mille personnes trouvèrent la mort.

Sur les trottoirs, les passants se sont arrêtés un instant pour s'incliner légèrement et prier les mains jointes, sous une chaleur torride. Quelque 50 000 personnes ont participé à la cérémonie officielle, et des milliers d'autres aux nombreuses manifestations, concerts ou forums organisés à travers Hiroshima, ville-symbole de l'opposition à l'arme nucléaire.

 D'HIROSHIMA À FUKUSHIMA

Takashi Morita, une victime de la bombe atomique d'Hiroshima, lors d'une cérémonie de commémoration le 5 août au Brésil.

Les commémorations annuelles des bombardements ont acquis une signification particulière depuis l'accident nucléaire de Fukushima Daiichi.  Une des manifestations, qui a regroupé environ 700 personnes, a ainsi réuni des survivants d'Hiroshima et des habitants des environs de la centrale de Fukushima, évacués après la catastrophe du 11 mars 2011.

La plupart des survivants de la bombe, connus sous le nom de "hibakusha", s'opposent fermement à tout usage de l'atome. "Nous voulons travailler avec les gens de Fukushima. Joindre nos voix pour que le nucléaire ne fasse plus jamais de victimes", a affirmé un de ces survivants, Toshiyuki Mimaki, 70 ans.

"Je suis déterminé à reconstruire notre ville, comme l'a fait Hiroshima", a déclaré quant à lui Tamotshu Baba, le maire de Namie, un des villages situés dans la zone interdite irradiée autour de Fukushima. Un an et demi plus tard, beaucoup de réfugiés nucléaires craignent encore de ne jamais pouvoir rentrer chez eux.

CONTESTATION ANTINUCLÉAIRE

Manifestation devant l'ambassade japonaise de Manille, aux Philippines.

Le Japon est le théâtre d'un mouvement de contestation antinucléaire de plus en plus puissant. Chaque semaine, des manifestations contre l'énergie atomique réunissent des milliers de personnes devant la résidence du premier ministre, Yoshihiko Noda, à Tokyo. En juin, ce dernier a décidé de redémarrer deux réacteurs atomiques, jusitifant ce choix par le risque de pénurie d'électricité.

Le Japon, qui avant Fukushima s'était lancé dans une politique de développement du nucléaire pour pallier son manque de ressources énergétiques, a dû se passer de la totalité de ses 50 réacteurs en mai et en juin. A ce jour, 48 d'entre eux restent arrêtés, soit à cause d'un séisme, soit en raison de mesures de précaution supplémentaire exigées par les autorités après la catastrophe du 11 mars.

"J'appelle le gouvernement à mettre en place sans délai une politique énergétique qui préserve la sécurité des habitants", a lancé pendant la cérémonie le maire d'Hiroshima, Kazumi Matsui. Le premier ministre s'est borné à lui répondre : "Nous mettrons en place une politique énergétique mixte, grâce à laquelle les gens pourront se sentir en sécurité sur le moyen et le long terme."

Le bombardement d'Hiroshima avait été suivi par celui de Nagasaki, qui avait fait 70 000 morts le 9 août. Ces attaques avaient précipité la capitulation du Japon et la fin de la seconde guerre mondiale, le 15 août 1945.

 

 

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