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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 16:31

 

lefigaro.fr

  Par Marc Landré Mis à jour le 27/08/2012 à 18:33 | publié le 27/08/2012 à 18:00 

Pas une classe d'âge n'échappe à la forte hausse estivale
Pas une classe d'âge n'échappe à la forte hausse estivale Crédits photo : JEFF PACHOUD/AFP

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a bondi de 43.300 en juillet, à 2,98 millions de personnes. C'est la plus forte hausse depuis avril 2009.

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A (sans aucun emploi) à Pôle emploi a bondi de 41.300 en juillet. Il s'agit de la plus forte hausse enregistrée depuis avril 2009. Pis, cette progression - la 15e d'affilée - est 2,5 fois plus forte que la moyenne des augmentations sur l'ensemble du premier semestre 2012 et augure mal des mois à venir. Sauf renversement de tendance plus qu'improbable, le cap symbolique des 3 millions de chômeurs sera largement dépassé dans un mois, pour les données relatives à la fin août. Pôle emploi comptabilisait fin juillet 2.987.100 demandeurs d'emploi dans la catégorie de référence, en progression de 8,5% sur un an.

La note est encore plus salée si on ajoute les demandeurs d'emploi en activité plus ou moins réduite (catégories B et C): +58.300 fin juillet. Il s'agit, pour ces trois catégories, de la 18e hausse d'affilée, du jamais vu là encore depuis plus de trois ans. Au total, Pôle emploi recensait fin juillet 4.453.800 chômeurs en catégories A, B et C, en progression de 7,9% sur un an. Un record!

Baisse des sorties de Pôle emploi

Pas une classe d'âge n'échappe à la forte hausse estivale, à commencer par les jeunes (-25 ans) et les seniors (+50 ans), qui voient leur nombre de demandeurs d'emploi augmenter respectivement de 1,4 et 1,8% sur un mois. Il s'agit, pour les +50 ans, de la 40e hausse en 42 mois! La situation se complique également un peu plus pour les chômeurs de longue durée (sans emploi depuis plus d'un an), dont le nombre progresse de 1,4%, à plus de 1,7 million. Cette catégorie représente désormais 38,4% de l'ensemble des demandeurs d'emploi, soit une proportion en progression de 8 points en trois ans. Sans surprise, les inscrits depuis plus de trois ans (les «très longue durée») sont les plus mal lotis: +1,9% sur un mois et +21,8% sur un an!

La hausse de juillet est en grande partie due à l'effondrement du nombre de sorties de Pôle emploi enregistrée, passée de 485.200 en juin à 466.700 le mois dernier. Soit un delta de 18.500. Tous les items de sortie sont en baisse: pour reprise d'emploi (-5,9%), entrée en stage (-13%), arrêt de recherche (-6,4%) ou encore radiation (3,7%).

Derniers indicateurs inquiétants: les offres d'emploi collectées et satisfaites qui ont plongé en juillet sur un mois, respectivement de 7,7% et 5%.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 16:16

 

Le Monde.fr avec AFP | 27.08.2012 à 00h39 • Mis à jour le 27.08.2012 à 15h39

 
 

 

Evacuation d'un campement de Roms à Evry, le 27 août.

 

La police a procédé lundi 27 août au petit matin à l'expulsion d'un campement occupé par plus de 70 Roms le long de voies ferrées à Evry, ville dirigée jusqu'en juin par le ministre de l'intérieur, Manuel Valls. Sur Europe 1, ce dernier a justifié cette opération, évoquant la situation sanitaire du bidonville qu'il a qualifiée d'"insupportable".

Chargés de valises, sacs plastiques, bassines, poussettes et accordéons, une quarantaine de Roms, dont plusieurs enfants en bas âge, ont quitté la zone bloquée par les forces de l'ordre. Selon l'Association de solidarité de l'Essonne avec les familles roumaines Roms (ASEFRR), 72 personnes vivaient dans des cabanes de fortune depuis quatre mois le long des voies du RER, derrière un hôpital désaffecté.

19 ENFANTS SCOLARISÉS

"La police est arrivée vers 5 heures", a rapporté Lakatos, un Rom de 22 ans en France depuis trois ans, qui vivait dans le campement depuis trois mois. Selon une source policière, l'opération s'est déroulée dans le calme et deux occupants ont accepté d'être pris en charge par les autorités. Ils ont été emmenés à bord d'une camionnette.

"Je suis arrivé après 5 heures, la police bloquait déjà. La Croix-Rouge est à l'intérieur mais elle n'a pour solution que des hôtels d'urgence, a dénoncé sur place Serge Guichard, de l'ASEFRR. On leur a dit d'aller en hôtel social, mais pour trois ou quatre jours maximum." Selon M. Guichard, 19 enfants vivaient dans le campement. "Tous étaient scolarisés. On risque d'interrompre l'école, de les remettre à la rue", a-t-il dénoncé, avant de critiquer le fait qu'il n'y ait eu "aucune concertation : il n'y a que la police qui est venue les voir". 

"DANGEROSITÉ DU SITE"
 

L'arrêté d'expulsion pris par le maire socialiste d'Evry, Francis Chouat, avait été notifié aux Roms samedi. "Outre l'insalubrité, la dangerosité de ce site, qui se trouve quasiment en surplomb des voies de la ligne D du RER, m'a amené à prendre cet arrêté en accord avec la préfecture", a-t-il affirmé. Selon un homme de 30 ans résidant dans le camp avec sa femme et ses deux enfants, la police est venue dimanche soir prévenir de l'expulsion.

De son côté, Manuel Valls a estimé que "la situation sanitaire et de sécurité nécessitait l'évacuation. Je ne peux pas supporter, en tant que ministre de l'intérieur, en tant que citoyen, en tant qu'homme de gauche, qu'il y ait des bidonvilles dans lesquelles des hommes vivent dans des conditions insupportables." Il a cependant assuré que "nous nous efforcerons de trouver des solutions en terme de relogement. À chaque démantèlement de camps illégaux, nous demanderons aux préfets de trouver des solutions".

 

Le camp de Roms d'Evry le 23 août.

 

 EXPULSIONS À LYON

Dans la soirée de dimanche, plusieurs familles de Roms avaient déjà été évacuées d'un immeuble qu'elles squattaient dans le 7e arrondissement de Lyon. "Neuf familles s'étaient installées rue Saint-Jérôme dans la journée [de dimanche]. La police leur a dit que c'était dangereux car l'immeuble était insalubre. Ils ont compris et sont sortis d'eux-mêmes", a dit la préfecture du Rhône dimanche soir tard, parlant d'une "quarantaine" de personnes concernées.

Un peu plus tôt, une militante associative avait fait état d'une "soixantaine" de Roms expulsés du 23 rue Saint-Jérôme. "Il y avait beaucoup d'enfants, dont des tout petits de 2 mois à peine, avait affirmé Gilberte Renard, membre du Collectif lyonnais pour l'accès à la scolarisation et le soutien aux expulsés des squats (Classes), qui se trouvait sur place. Ce sont des familles qui avaient été expulsées le 14 août de la rue Montesquieu, ont erré dans les rues et avaient fini par trouver ce lieu."

Pendant le week-end, une centaine de Roms ont également leur campement de Massy, dans l'Essonne, pour devancer une procédure d'expulsion d'un terrain dont le ministère de l'intérieur est propriétaire.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 16:09

 

Dans un pays où un quart des actifs est au chômage, la phrase ne pouvait pas passer inaperçue. Un député conservateur espagnol a dû présenter ses excuses après avoir déclaré avoir "du mal" à boucler ses fins de mois avec son salaire de 5 100 euros.

"Entre les 416 euros qu'ils me donnent en tant que conseiller [municipal], qui ne couvrent aucun de mes frais, les 4 200 euros net, plus ou moins, que je gagne comme député et les 290 que je reçois comme fonctionnaire de l'Assemblée [de Galice], au total je gagne environ 5 100 euros, et j'ai plutôt du mal", a confié Guillermo Collarte, lundi 27 août, dans un entretien au journal La Voz de Galicia.

"Le pauvre, cela fait de la peine"

La réaction sur les réseaux sociaux a été immédiate, alors que l'Espagne souffre du taux de chômage le plus élevé du monde industrialisé (24,63%), les chômeurs en fin de droits recevant une allocation mensuelle de 400 à 450 euros, tandis que le salaire minimum y est particulièrement bas (641 euros).

"Le pauvre, cela fait de la peine", pouvait-on lire, ironiquement, sur Twitter, où le mot-clé "verguenza" ("honte") faisait fureur. "Si tu as du mal [à boucler les fins de mois], imagine les autres", commentait un autre. "Je crois que tu devrais démissionner, tu rendrais service à la société", estimait un troisième, ajoutant : "En plus, dans une entreprise privée tu gagneras plus."

Dimanche soir, le député, également critiqué par sa propre formation, le Parti populaire, (PP) au pouvoir en Espagne, a présenté ses excuses au micro de la radio Cadena Ser, assurant avoir parlé "au sens figuré" : "Je demande pardon à tous ceux qui ont pu se sentir offensés, je sais parfaitement qu'il y a des gens avec 400 ou 500 euros et beaucoup de gens sans rien, qui eux ont vraiment du mal."

En juillet, une autre députée du PP, Andrea Fabra, avait elle aussi dû s'excuser après avoir causé un scandale en s'exclamant "qu'ils aillent se faire voir", en parlant visiblement des chômeurs, en pleine Assemblée. Le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, venait alors d'annoncer une réduction de l'allocation chômage au bout de six mois, dans le cadre d'un plan de rigueur visant à récupérer 102 milliards d'euros d'ici à 2014, afin de réduire le déficit public. (AFP)

 


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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 16:05

 

 

LE MONDE | 27.08.2012 à 12h10 • Mis à jour le 27.08.2012 à 14h01

Par Claire Talon

 
Plusieurs centaines de corps ont été retrouvés à Daraya, près de Damas, le 26 août.

Des centaines de corps empilés, adultes et enfants mêlés, dégoulinants de sang, enveloppés à la hâte dans des draps ou des couvertures, apparaissent tour à tour, devant l'œil blafard de la caméra. "Massacre de la mosquée Abou Souleimane à Daraya, 25 août 2012, vengeance des hommes de main de Bachar Al-Assad", halète la voix du cameraman en zigzaguant entre les cadavres.

C'est la moins insoutenable des vidéos diffusées par des rebelles syriens sur la macabre découverte qu'ils auraient faite dimanche dans les caves et les maisons de cette ville majoritairement sunnite située à 7 kilomètres de Damas. L'offensive avait commencé cinqjours plus tôt par des bombardements, avant que les hommes de Bachar Al-Assad soient envoyés à l'assaut des maisons.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), au moins 330 corps, dont ceux de femmes et d'enfants, auraient été retrouvés dans les sous-sols de Daraya, que l'armée syrienne se vante d'avoir purifiée des "terroristes mercenaires qui terrorisent les habitants et s'attaquent aux biens publics et privés". Les insurgés affirment que les victimes auraient été tuées à bout portant.
Selon l'AFP, au moins une vidéo montre des cadavres d'enfants assassinés d'une balle dans la tête.

De nombreux cas d'exécutions sommaires ont été signalés en Syrie depuis le début du conflit, notamment à Houla, près de Homs, où les cadavres de plus de 100 personnes, dont une cinquantaine d'enfants, ont été retrouvés en mai dernier.

 DES MILLIERS DE RÉFUGIÉS

Mais la guerre que se livrent l'armée et les rebelles a atteint un niveau de violence inégalée depuis le début du conflit, qui a déjà fait entre 18000et 25000morts, selon les estimations. Ces derniers jours, l'aviation s'est distinguée en bombardant notamment les longues queues de civils qui s'allongent devant les boulangeries et les fours à pain, faisant des dizaines de morts.

Selon l'OSDH, les affrontements auraient tué 440 personnes pour la seule journée de samedi et 149 dimanche, précipitant sur les routes des milliers de nouveaux réfugiés qui s'entassent à la frontière turque. La Turquie, qui a déjà accueilli 80000 ressortissants syriens, affirme ne plus avoir les moyens d'en prendre en charge et réclame la mise en place de camps temporaires côté syrien, sous la protection de l'ONU.

Sur le terrain, le rapport de forces n'a pas connu d'évolution notable malgré l'intensification des frappes aériennes sur Alep et les environs de Damas. Les rebelles affirment toujours contrôler la moitié d'Alep. Sans que cette information ait pu être vérifiée, l'ASL fait état de la défection de 18officiers du régime, dont le général Mohammed Al-Kherat, commandant en chef de la 7e division de l'armée syrienne.

Mais Bachar Al-Assad affichait ses soutiens dimanche, d'abord en la personne de son vice-président sunnite, Farouk Al-Chareh, réapparu après un mois d'absence et de rumeurs de défection. Mais surtout en compagnie d'une délégation iranienne tout sourire, venue manifester son soutien au président, qui a affirmé qu'il "vaincrait à n'importe quel prix", sans négocier. 

Claire Talon

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 15:53

 

Rue89 -  Global Voices Online 27/08/2012 à 10h12

Afef Abrougui · Traduit par Suzanne Lehn

 

 


_Z_ avec son masque lors d’un débat à Paris, en février 2012 (Pierre Haski/Rue89)

 

Le caricaturiste tunisien anonyme _Z_ s’exprime depuis 2007 au moyen de son blog DebaTunisie.com. Ses dessins, qui déplaisaient à l’autocrate déchu Zine el-Abidine Ben Ali, ne font pas plus le bonheur des islamistes de Tunisie.

_Z_ dit qu’il n’y a que deux lignes rouges qu’il ne traverse jamais : « La diffamation et le racisme. » Pour lui, la religion ne devrait pas être un tabou, ce que des internautes ont trouvé provocateur : ils ont dénoncé sa page Facebook à propos de caricatures qu’ils estimaient insultantes pour l’islam.

Le 7 août, _Z_ écrivait :

« En réponse à leurs protestations les robots de Zuckerberg m’interdisent durant 30 jours de publier sur mon profil. [...] La guerre contre les “bonnes mœurs”, la morale religieuse, la bigoterie, doit être absolue. En ce qui me concerne, il est évident que je serai bientôt hors-la loi à partir du moment [où] la constituante validera la loi sur l’atteinte au sacré. »

Global Voices, partenaire de Rue89, s’est entretenu avec _Z_ par courriel, à propos de ces dessins, de l’anonymat, de la religion et de la liberté d’expression en Tunisie.

Global Voices : Quand et pourquoi avez-vous décidé d’utiliser la blogosphère pour publier vos dessins ?

_Z_ : J’ai lancé mon blog le 28 août 2007. Dès le départ, il était évident pour moi que ma cible serait le régime de Ben Ali. Au début, je n’écrivais que des textes. Puis j’ai eu l’idée d’accompagner mes écrits par des dessins. Ce qui a conféré sa singularité à mon blog, et a attiré une plus large audience.

Même si l’adage « une image vaut mieux qu’un long discours » reste vrai, l’important pour moi était d’abord l’écriture, parce que mon action était avant tout politique et intellectuelle, ce que la caricature seule ne peut pas assurer.

Vous êtes connu sous le pseudonyme _Z_. Près de dix-neuf mois après la chute du régime Ben Ali, vous préférez toujours dissimuler votre identité. Pourquoi ?

Ma position envers l’ancien régime Ben Ali nécessitait la plus grande vigilance de ma part concernant mon identité. Il fallait absolument que je me protège pour éviter les représailles.

La dictature est tombée il y a dix-neuf mois, et à ce jour pas une seule enquête sérieuse n’a été menée sur le contrôle du Web [sous le régime Ben Ali, ndlr]. Cette machine, que nous appelions « Ammar 404 », utilisée pour répandre l’horreur sur le Net tunisien (censure, arrestations, menaces…), pourrait être toujours en place, attendant un signe pour être réactivée.

Pour moi, rien n’a donc vraiment changé malgré les apparences et voilà pourquoi je garde mon anonymat.


Dessin publié à l’occasion des élections présidentielle et législatives de 2009 en Tunisie (_Z_)

 

Personne n’a jamais osé moquer Ben Ali et son régime comme vous. L’ancien régime n’a pas réussi à dévoiler votre véritable identité. Comment arrivez-vous à protéger votre anonymat ? Avez-vous des conseils pour des cyberdissidents qui souhaitent cacher leur identité ?

Pour se protéger, il leur suffit de séparer leur vie de dissident de leur vie quotidienne. D’utiliser des e-mails et des proxys. Mais le plus important, garder une discrétion extrême et éviter d’en parler même au cercle le plus rapproché. Enfreindre cette règle a souvent permis l’arrestation de cyberdissidents, et ce fut le cas pour Zouhaier Yahyaoui [le premier cyberdissident de Tunisie à être condamné et emprisonné, ndlr].

Pour vous, il n’y a pas de ligne rouge. Avec l’arrivée au pouvoir des islamistes, vous vous êtes mis, non seulement à les critiquer, mais aussi à dessiner des symboles religieux islamiques (Dieu, prophètes…). Ce qui a provoqué les islamistes qui ont dénoncé votre page Facebook DebaTunisie. La provocation peut-elle aider à briser les tabous ?

Je considère la diffamation et les injures racistes comme les seules lignes rouges. A part cela, il n’y a rien qui puisse justifier aucune sorte de censure.

Même si je suis conscient que je peux en froisser certains, je suis convaincu qu’il faut placer la suprématie de la liberté au-dessus de la sacralité religieuse (même si elle représente la majorité) et faire nôtre le célèbre adage :

« Je désapprouve ce que vous dites, mais je défendrai jusqu’à la mort votre droit de le dire. »

Pour moi, la démocratie ce n’est pas se conformer à la pensée dominante (ce qui mène à la dictature de la majorité), mais plutôt la possibilité d’exprimer publiquement toute idée, qu’elle se rapporte à une minorité ou qu’elle dérange, tant qu’elle n’est pas diffamatoire ou raciste.

Pour moi il s’agit de liberté de conscience (article 5 de la Constitution) qui relativise la notion du sacré. Ainsi, le blasphème n’existe qu’à l’intérieur d’un système religieux, mais pas d’un système qui tolère la liberté de conscience.

Bien que l’article 5 existe toujours aujourd’hui, dans la pratique il est ignoré. On a engagé une procédure judiciaire contre Nessma TV pour la diffusion d’une animation représentant Dieu [ « Persépolis », ndlr].

On a condamné un internaute à sept ans et demi de prison pour la publication de caricatures blasphématoires.

Il est ainsi très clair que dans la pratique, le tabou religieux passe avant la liberté de conscience, et donc avant toutes les libertés.


Une femme écrit « liberté, justice et dignité » sur le sol. Elle est entourée par la profession de foi de l’islam sous la forme d’un mur de béton. Dans ce dessin publié le 10 juin, _Z_ critique le projet finalisé du préambule de la nouvelle Constitution qui, dit-il, « pue l’obsession identitaire ». (_Z_)

 

Le parti islamiste Ennahdha a récemment proposé un projet de loi anti-blasphème. Etes-vous inquiet, au cas où l’Assemblée constituante l’approuverait, que vos caricatures soient bientôt censurées ?

Après la naissance d’une révolution au nom de la liberté, nous n’avons absolument pas le droit de dessiner la carte de nos libertés en termes de tabous et d’interdits religieux.

C’est comme de commencer par les grilles en faisant le plan d’un jardin.

C’est ce que font les Islamistes, et c’est pourquoi je suis contre leurs politiques. Je continuerai à jouer la carte de la provocation même si cela déplaît à une grande partie de mon public, ou si cela va faire de moi un hors-la-loi, car il y a certes un risque que l’Assemblée vote cette loi contre-révolutionnaire.

La chute du régime Ben Ali a révélé des caricaturistes tunisiens doués. Que pensez-vous de ces nouveaux ?

C’est évident et heureux. Pourtant, beaucoup envient mon anonymat. Ce n’est pas bon signe, car cela montre le retour de la peur et de la censure.

Malgré tout, je dois reconnaître que nous jouissons encore d’une atmosphère de liberté sans commune mesure avec ce que nous vivions sous le régime de Ben Ali.

 

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 16:52

http://www.youtube.com/watch?v=KqmofnyGIgE&feature=player_embedded

 

 

Publiée le 22 août 2012 par MrMondialisation

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 16:35

 

ARTE Journal - 26/08/12

Grèce : les étrangers pris pour cible

 

 

Vendredi 24 août, plusieurs milliers d'immigrés et des associations anti-racisme ont défilé devant le parlement à Athènes. Ils étaient venus dire non aux agressions d'étrangers qui se multiplient dans le pays depuis quelques semaines. Le Conseil de l'Europe et Human Rights Watch ont tiré la sonnette d'alarme pour dénoncer la banalisation de la xénophobie en Grèce. Un phénomène inquiétant qui trouve en partie son explication dans la crise économique qui mine le pays.

 

Manifestation à Athènes (24.08.2012)
zoom

Manifestation à Athènes (24.08.2012)

Chasse aux immigrés

Les agressions envers immigrés ou étrangers en situation irrégulière se multiplient donc en Grèce. Dans certains quartiers d'Athènes elles sont devenues quasiment quotidiennes et de plus en plus brutales. Ainsi le 11 aoüt dernier, un jeune Irakien de 19 ans a été poignardé à proximité d'une mosquée improvisée dans le centre d'Athènes. Le jeune homme a succombé à ses blessures. Ses agresseurs, cinq motards pourchassant les étrangers selon les dires de la police, n'ont pas été retrouvés.
Selon l'association des travailleurs migrants, 500 agressions à caractère raciste ont eu lieu ces six derniers mois dans un pays ou une véritable chasse aux immigrés a été lancée par les autorités depuis bientôt deux semaines. Pendant le seul week-end dernier, près de 6000 personnes ont été interpellées. Plus de 1500 sont encore sous les verrous et sont parquées à la frontière turque en attente d'être expulsées du pays. Beaucoup ne voient dans cette opération musclée qu'une tentative de diversion de l'opinion publique au moment où le gouvernement grec s'apprête à signer de nouvelles et sévères mesures d'austérité sous la pression de ses créanciers.

*Voir vidéo en suivant ce "link"

Déjà pendant sa campagne électorale, le Premier ministre grec avait usé de la réthorique anti-immigrants, promettant de faire la chasse aux clandestins, d'autres hommes politiques ayant estimé que la Grèce faisait face à une véritable invasion. Un discours dénoncé par Amnesty international.

La porte de l'Europe

Les tensions sont aggravées par le nombre d'émigrés en situation irrégulière présents en Grèce. Le pays est considéré comme l'une des principales portes d'entrée dans l'Union Européenne. Depuis 2005, un afflux massif de clandestins s'opère vers la Grèce. De source policière, ils étaient 470 000 en 2010. Cette année, près de 13 000 arrestations ont déjà eu lieu, notamment dans la région frontalière avec la Turquie. Aujourd'hui des dizaines de milliers de sans-papiers survivent avec des revenus minimaux, notamment à Athènes.

Le cercle vicieux

Facteur déterminant de cette banalisation de la xénophobie, l'aggravation de la crise économique et sociale. Les plans d'austérité successifs, la récession et l'explosion du chômage ont favorisé la montée des extrêmes prompts à désigner les étrangers comme boucs émissaires.
Le résultat des élections législatives au mois de mai dernier a sanctionné les partis politiques traditionnels. Les électeurs ont manifesté leur colère et leur ras-le-bol de la rigueur en votant massivement pour l'extrême-droite. Avec un score de 7%, le parti « Aube dorée » ouvertement néo-nazi, a fait son entrée au parlement avec 25 députés. Depuis cette percée, les incidents racistes se sont multipliés dans le pays. Le Conseil de l'Europe a récemment condamné la violence xénophobe et l'impunité dont bénéficient ses auteurs en Grèce, dont beaucoup présumés proches du parti Aube Dorée.
Le 23 août dans un communiqué, le Haut commissariat des réfugiés des Nations unies (UNHCR) s'est dit préoccupé de "l'aggravation" des attaques racistes en Grèce et a demandé au gouvernement de prendre des mesures adéquates. Selon Laurens Jolles, représentant de l'Europe du sud-est du UNHCR, Nikos Dendias, ministre grec de l'ordre public se serait engagé à mettre en place une force spéciale pour lutter contre la violence raciale. Solution radicale pour que des étrangers en situation régulière ou non puissent à nouveau circuler en sécurité dans les rue d'une capitale européenne.


Yannick Cador pour ARTE Journal
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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 16:24

 

http://fr.contrainfo.espiv.net/2012/08/23/grece-interventionmanifestation-antifasciste-dans-le-centre-dathenes/

 

 

*L'article dans son ensemble est visible en suivant ce "link"

 

Mardi 21 août, partant de Monastiraki, les antifascistes ont collé des affiches, distribué des textes en plusieurs langues aux passants et marché dans les rues Athinas, Sophocleous, Sapphous, Sarri, Asomaton et Adrianou.

 

 

http://fr.contrainfo.espiv.net/files/2012/08/Silence-is-complicity.jpg

 

Le texte en français :

Le dimanche 12 août , 5 fascistes à moto assassinent à coups de couteaux un jeune immigré dans la rue Anaxagora dans le centre d’Athènes qui regorge de policiers. Peu de temps avant, ils tentèrent e poignarder deux autres immigrés. La police et le ministère de l’ordre public savent dès le début que c’est un assassinat raciste mais ni le nom n’est publié ni les assassins retrouvés. Et comment faire, quand la plupart des flics ont les mêmes idées que les fascistes assassins du parti “Aube Dorée” ? La moitié d’entre-eux ont d’ailleurs voté pour ce parti.

Nous vivons des jours et des nuits de couteaux. 500 attaques fascistes contre des immigrés, la plupart étant des ouvriers, dans les six derniers mois. Nous vivons des moments qui rappellent les pogroms nazis : plus de 8.000 transferts à Petrou Ralli et 1.600 mise en détention d’immigrés depuis le 2 août et le début de la vaste opération policière “Xenios Zeus”.

Nous croyons que tous les hommes doivent vivre dans la dignité, la solidarité et l’égalité, sans tenir compte du pays d’origine, de la couleur de peau, de la religion et du sexe, sans tenir compte s’ils ont des papiers ou non. Nous croyons que les attaques et les assassinats fascistes/racistes ne doivent pas rester sans réponse.

Il faut que tous ensemble, les “locaux” et les immigré-e-s/réfugié-e-s, nous luttions contre le racisme, le nationalisme, le fascisme et tout type de totalitarisme, c’est une partie de la lutte contre l’État et le Capital. Nous devons lutter pour un monde sans oppression ni exploitation, sans frontières ni patrons.

Le silence est complicité

Contre les pogroms meurtriers et racistes
Écrasons les fascistes dans tous les quartiers

Individus en lutte contre le terrorisme de l’État et du fascisme

 

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 15:33

 

Libération - Économie
25 août 2012 à 20:43
Dans un magasin Carrefour à Nice.
Dans un magasin Carrefour à Nice. (REUTERS)

Les suppressions de postes devraient se faire à travers un plan de départs volontaires.

 

Les syndicats FO et CFDT du groupe de distribution Carrefour, premier employeur privé de France, craignent la suppression de 600 à 1.000 postes administratifs sur les neufs différents sièges du groupe, la direction se refusant de son côté à tout commentaire.

«Nous avons la certitude qu’il y aura entre 600 et 1.000 suppressions de postes sur un total de près de 7.000 postes-siège, soit plus de 10% des effectifs-siège», a affirmé vendredi à l’AFP Bruno Moutry, délégué CFDT du groupe Carrefour qui a vu sa rentabilité chuter en 2011.

Pour le syndicaliste, qui évoque des «sources internes au plus haut niveau», «ce n’est pas vraiment une grosse surprise».

Le 18 juin, devant l’assemblée des actionnaires, le nouveau PDG du groupe, Georges Plassat, avait dit que le groupe de distribution devait réduire ses frais généraux beaucoup trop importants et les coûts liés aux structures centrales et au marketing, au bénéfice des magasins.

Contactée par l’AFP, la direction de Carrefour, s’est refusée à tout commentaire.

«Nous avons cependant la garantie que cela se fera à partir d’un plan de départs volontaires. Mais il est évident pour nous, que s’il n’y a pas suffisamment de gens qui acceptent de partir, on ira vers un plan social», s’inquiète M. Moutry.

Selon les syndicats, une réunion des élus des comités d’entreprise concernés doit avoir lieu à 17H30 le 29 août, une heure avant un comité de groupe extraordinaire dont l’ordre du jour porte sur «la situation et les perspectives économiques et sociales pour Carrefour en France concernant les sièges».

«On sait ce qu’il y a derrière, M. Plassat ne s’en est d’ailleurs pas caché. Il fera lui-même une annonce le 30 août au matin», a dit le syndicaliste. Ce jour-là, Carrefour doit annoncer ses résultats semestriels.

Le groupe de distribution, qui compte 412.000 collaborateurs dans le monde, dont 115.000 en France et qui est le numéro deux mondial du secteur, a vu son bénéfice net chuter de 14,3% en 2011.

 

 

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 15:23

 

Créé le 26-08-2012 à 16h31 - Mis à jour à 17h36

Jean-Luc Mélenchon appelle à une manifestation nationale à Paris pour s'opposer à la voie parlementaire choisie par François Hollande.

 

Angela Merkel et François Hollande. (Sipa)

Angela Merkel et François Hollande. (Sipa)

 

 

Jean-Luc Mélenchon, adversaire du traité budgétaire européen, a appelé à une manifestation nationale à Paris pour réclamer un référendum sur sa ratification, dimanche 26 août en clôturant les Estivales citoyennes du Front de gauche à Saint-Martin-d'Hères (Isère).

"Nous, Front de gauche nous adressons, non pas à ceux qui sont d'accord avec nous (...) mais à tous ceux qui veulent, personnes, organisations, associations, syndicats", un appel "à une manifestation nationale à Paris venant de tout le pays", a déclaré le dirigeant du FG, évoquant la nécessité d'"une sorte de comité national pour le référendum". Il s'agit de "montrer la force qui dit 'non'", a-t-il aussi déclaré, sans préciser la date qu'il souhaitait pour cette mobilisation.

Jean-Luc Mélenchon s'est également adressé aux personnalités qui se sont déclarées contre le traité. "Eva (Joly, EELV), viens, marche en tête de la manifestation et s'il y a un problème je veux bien être à la queue", a-t-il lancé. L'ex-candidate EELV, qui s'est déclaré pour un référendum sur le traité, avait critiqué Jean-Luc Mélenchon durant les université d'été d'Europe Ecologie-Les Verts jeudi.

"On ne peut pas demander un référendum au nom de la démocratie en Europe et applaudir à deux mains en Amérique du sud l'autoritarisme tropical du président Chavez", avait-elle dit.

Jean-Luc Mélenchon a ensuite sollicité le chef de file des sénateurs EELV, Jean-Vincent Placé, et la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann, qui "représentent le peuple". "Si vous vous laissez gommer, vous vous laisserez passer la muselière!", a-t-il ajouté en référence à un terme récemment employé avec ironie par Cécile Duflot pour évoquer la solidarité gouvernementale.

Le responsable du Front de gauche s'en est également pris à Jean-Marc Ayrault qui déclare dans le JDD, à propos de l'ajout d'un volet croissance au traité, que "le vote des Français (pour François Hollande, ndlr) a fait bouger les lignes".

Quelles lignes, quelles pages, quels mots, quelles virgules, la couleur du papier", s'est interrogé Jean-Luc Mélenchon, avant de répondre: "Rien!".

Près des trois quarts des Français (72%) déclarent souhaiter l'organisation d'un référendum sur le traité européen instituant la "règle d'or" d'équilibre budgétaire, selon un sondage CSA pour l'Humanité à paraître lundi.

72% des personnes interrogées répondent "oui" à la question sur le souhait d'un tel référendum, assortie d'une explication sur la règle d'or qui "prévoirait un retour à l'équilibre budgétaire d'idi 2016 et s'imposerait donc au budget de l'Etat voté chaque année au Parlement".

23% répondent non, 5% ne se prononcent pas. C'est parmi les sympathisants du PS que la proportion de personnes favorables à ce mode de ratification est la plus faible (66%) et parmi ceux du Front de Gauche (PCF + Parti de gauche notamment) qu'elle est la plus forte (80%). Le sympathisants de droite sont 75% à dire oui. François Hollande a choisi la voie parlementaire pour l'adoption de ce nouveau traité européen.

Sondage réalisé par par téléphone les 21 et 22 août auprès d'un échantillon national représentatif de 998 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).

 


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