Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 16:30

 

Le Monde - Blog - 26 juin 2012

 

AP Photo/Carolyn Kaster

 

Le document tombe à pic pour le gouvernement Obama. Un rapport de l'OCDE publié mardi 26 juin tend en effet à conforter les positions du gouvernement américain qui plaide pour une révision de la fiscalité passant par une plus forte taxation des hauts revenus.

L'Organisation de coopération et de développement économique, basée à Paris, estime que ce levier pourrait permettre de dynamiser la croissance américaine, encore bien faible.

Plus précisément, l'OCDE préconise d'éliminer certaines niches fiscales dédiées aux plus aisés sur les intérêts de prêts immobiliers et sur les polices d'assurance santé. Elle suggère également de réduire les crédits d'impôts dont bénéficient les entreprises quand elles empruntent pour investir.

L'OCDE salue l'initiative démocrate d'inclure dans le projet de budget pour 2013 des propositions pour la formation professionnelle, ainsi que les efforts faits par le gouvernement pour combattre les foreclosures (expulsions massives de propriétaires insolvables).

Du point de vue de l'innovation, le rapport encourage Washington à faire plus pour que les Etats-Unis restent leader en matière d'éducation et d'innovation.  L'OCDE "recommande d'augmenter le nombre de diplômés en STEM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques) en permettant l'accès des étudiants à un enseignement supérieur de qualité." "Les coupes dans le budget fédéral pour la recherche et le développement devraient être aussi limitées que possible", souligne le document.

Sur le front de l'emploi, l'OCDE préconise de mettre l'accent sur des programmes de recherche "active" d'emploi, qui facilite la recherche de postes et aiguille les chômeurs vers des formations professionnelles.

Enfin, concernant la lutte contre la pauvreté, le rapport pointe une hausse des revenus de plus en plus disproportionnée depuis 20 ans, notamment au plus haut de l'échelle sociale. Des écarts de revenus étroitement associés à la "faible mobilité sociale d'une génération à une autre". En clair : dans l'Amérique de 2012, un enfant n'a plus aucune garantie de faire mieux que ses parents. Pour l'OCDE, l'incohérence et la faiblesse des politiques sociales en faveur des plus modestes est en cause.

Consultez l'intégralité du rapport sur le site de l'OCDE (PDF en anglais)

 

Audrey Fournier

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 16:21

 

10 personnes présentes + 1 passant sympathique



- Demain, (mardi 26 juin) en principe, 4 d'entre nous se déplacent au tribunal de grande instance à Montpellier pour soutenir les indigné/e/s de Montpellier qui se font virer de leur camp. Voir :


http://reelledemocratiecalvados.wordpress.com/2012/06/25/a-montpellier-les-camps-de-lesplanade-sont-menaces-dexpulsion/



- Nous avons discuté longuement pour préparer la réunion (si accord de tous) du 3/07 à 18h30 à l'APTI 8B bd Sergent Triaire. Réunion sur l'obtention d'une "maison du peuple" (le nom n'est pas encore définitif). Les indigné/e/s insistent sur le fait qu'elles/ils souhaitent que cette maison ne soit pas uniquement réserver aux associations (puisque nous ne sommes pas une assos !) et nous souhaitons aussi que cette convergence de forces nous fasse travailler sur le problème du mal-logement par la suite.

- invitation de la part des indignés de Marseille pour le 14-15 juillet. Ce qui a fait sourire plus d'un/e ..., celles et ceux qui étaient à Marseille l'an dernier sauront pourquoi ... pas de décision prise pour l'instant. (voir invit complète plus bas*)

 


Compte tendu écrit sur mon smartphone donc assez court, voilà.

Repost 0
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 15:45

 

http://www.dailymotion.com/video/xrr1xa_israel-affrontements-entre-indignes-no-comment_news

 


Des violences ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche à Tel Aviv entre les forces de l'ordre et des manifestants, mobilisés contre l'arrestation d'une des leurs. La police annonce avoir interpelé 85 personnes. A l'instar des "indigés" espagnoles, ces militants réclament davantage de réformes socio-économiques de la part du gouvernement.
No Comment | euronews: watch the international news without commentary | http://www.euronews.net/nocomment/
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
commenter cet article
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 15:39

Le figaro

Par Marc Henry Mis à jour le 24/06/2012 à 21:50 | publié le 24/06/2012 à 16:58  


Des «indignés» ont manifesté ce week-end à Tel-Aviv. Après que la situation a dégénéré, 85 d'entre eux ont été arrêtés.
Des «indignés» ont manifesté ce week-end à Tel-Aviv. Après que la situation a dégénéré, 85 d'entre eux ont été arrêtés. Crédits photo : Dan Balilty/AP

De violents incidents ont opposé, samedi soir à Tel-Aviv, les contestataires aux policiers.

L'été social s'annonce très chaud en Israël. Pour la première fois, deux manifestations des «indignés» à Tel-Aviv ont dégénéré ce week-end. Le bilan est lourd: 85 manifestants arrêtés sans ménagement par la police ainsi que des devantures de quelques succursales de banques, qui ont volé en éclats. Des scènes de violence qui contrastent avec l'ambiance bon enfant de l'an dernier, lorsque des centaines de milliers d'Israéliens des classes moyennes étaient descendus dans les rues pour réclamer la «justice sociale» et des logements abordables. À l'époque, l'ampleur de ce mouvement social sans précédent avait pris totalement par surprise la police et le gouvernement, qui avaient préféré laisser faire.

Tentes interdites

Des centaines de tentes de protestation avaient été installées à Tel-Aviv, notamment sur le très sélect boulevard Rothschild, ainsi que dans d'autres villes, avec le soutien de la grande majorité de la population. Cette fois-ci, en revanche, les «tentes, en tant que symboles de la contestation, sont devenues les ennemies» des autorités, selon l'expression de Keren Neubach, commentatrice politique de la radio publique. Résultat: vendredi, des forces de l'ordre ont empêché l'installation de la moindre toile. Lors d'une intervention particulièrement musclée, Daphni Leef, une des égéries du mouvement, qui avait été la première à dresser une tente de protestation l'an dernier, a eu le bras cassé. Le lendemain des milliers de jeunes se sont rassemblés pour dénoncer les violences des forces de l'ordre.

Selon la police, des «casseurs» auraient profité de l'occasion pour se livrer à des actes de «vandalisme». Dans ce cas aussi, la police a frappé fort, non seulement lors de la dispersion du cortège, mais aussi en demandant l'inculpation de 37 des 85 manifestants arrêtés. Dans l'autre camp, l'heure est à la colère. «La police a reçu l'ordre de casser le mouvement par tous les moyens», s'indigne Orly Bar Lev, une des figures de proue de la contestation.

Du côté des médias, le ton a également changé. L'an dernier, les manifestants, qui dénonçaient l'emprise d'une «vingtaine de grandes familles et de groupes financiers» sur l'économie du pays, avaient bénéficié d'un large soutien des journaux. Hier, en revanche, certains n'ont pas hésité à s'en prendre aux «casseurs». Le Yediot Aharonot , le quotidien le plus vendu, titrait ainsi hier un de ses éditoriaux: «De la justice sociale à l'anarchie et au vandalisme.»

Au sein du gouvernement, également, l'heure est à la fermeté. Youval Steinitz, le ministre des Finances, contraint d'adopter l'an dernier un profil bas face à la masse des manifestants, proclame qu'il n'est pas question de céder aux exigences de la rue. Selon lui, l'heure est, au contraire, aux coupes budgétaires pour contenir un déficit qui a tendance à se creuser. Plus prudent, Benyamin Nétanyahou, le chef du gouvernement, préfère pour le moment attendre de voir dans quel sens le vent va tourner dans les prochains jours.

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
commenter cet article
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 15:31

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
commenter cet article
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 15:23

 

| Par Karl Laske et Fabrice Arfi

Lire aussi

L’ancien premier ministre libyen voulait parler à un juge français. Extradé vers la Libye, dimanche, en catimini par le gouvernement tunisien, Baghdadi Ali al-Mahmoudi avait pris contact via son avocat, vendredi, avec Renaud Van Ruymbeke, le juge d’instruction de l’affaire Takieddine, pour lui faire des révélations. « Il allait être amené à parler des financements des campagnes électorales et des questions d’enrichissement personnel », révèle son avocat, Me Marcel Ceccaldi à Mediapart.

Le 25 octobre 2011, l'ancien chef du gouvernement libyen avait déjà affirmé devant la cour d'appel de Tunis avoir « en tant que premier ministre supervisé le dossier du financement de la campagne de Sarkozy depuis Tripoli » (voir ici).

Selon Me Ceccaldi, Baghdadi Ali al-Mahmoudi aurait été, hier, victime d’un malaise et hospitalisé après un premier interrogatoire en présence de Abdelhakim Belhadj, le chef militaire islamiste de Tripoli. « M. Baghdadi Mahmoudi aurait été frappé et insulté », assure son conseil. L’extradition, décidée par le gouvernement tunisien, sans l’aval de la présidence de la République, a provoqué une crise au somment de l’Etat. De nombreuses associations de défense des droits de l’homme avaient mis en garde les autorités tunisiennes sur les risques encourus par Baghdadi Ali al-Mahmoudi s’il venait à être livré.

Quel a été votre dernier contact avec l’ancien premier ministre libyen, Baghdadi Ali al-Mahmoudi ?


M. Ceccaldi 
M. Ceccaldi© Mediapart

Marcel Ceccaldi. Quand je l’ai rencontré dans sa prison tunisienne, le 16 juin, M. Baghdadi Mahmoudi m’a dit un peu solennellement qu’il voulait être entendu par un juge d’instruction français. Il m’a demandé de prendre les contacts, ce que j’ai fait, vendredi, auprès du juge Renaud Van Ruymbeke. Et cette démarche n’était pas dilatoire. Il s’attendait à son extradition, mais ce n’était pas la question.

A-t-il évoqué auprès de vous le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, comme il l’avait fait en octobre 2011, devant la cour d’appel de Tunis ?

Il m’a dit que le moment était venu pour lui de rétablir la vérité. Sur les causes réelles de l’intervention de l’OTAN en Libye, sur les raisons de l’acharnement manifesté par Nicolas Sarkozy et, enfin, sur la nature réelle des relations franco-libyennes. Il allait être amené à parler des financements des campagnes électorales et des questions d’enrichissement personnel. Jeudi, l’un de mes collègues avocats tunisiens, Me Salah Hassen, a pu revoir M. Baghdadi en prison, et l’ancien premier ministre lui a fait part de sa volonté de “tout révéler” au juge français.

Que savez-vous des conditions de son extradition ?

Il a été emmené, dimanche, à 5 heures du matin, alors que le président de la République tunisienne n’avait pas signé le décret d’extradition. Il a été transféré sur un petit aéroport au sud de Carthage, où il a été mis dans un avion pour Sfax, où l’attendait un appareil libyen. L’irrégularité de cette extradition ne s’arrête pas là puisqu’il semble que le procureur général de Libye lui-même n’était pas informé. C’est un geste de solidarité islamiste de la part du gouvernement tunisien.

M. Baghdadi 
M. Baghdadi© Reuters

D’ailleurs, dès dimanche, Abdelhakim Belhadj, le chef militaire de Tripoli, a semble-t-il lui-même interrogé l’ancien premier ministre, dans des conditions telles qu’il a dû être hospitalisé en fin d’après-midi. D’après nos informations, M. Baghdadi Mahmoudi aurait été frappé et insulté par M. Belhadj. J’ajoute que l’homme que j’ai vu, il y a dix jours, était déjà extrêmement affaibli. II a perdu trente kilos.

Quels sont les scénarios juridiques envisageables pour M. Baghdadi aujourd’hui ?

C’est très difficile parce qu’en réalité, il n’y a toujours pas d’Etat en tant que tel en Libye. Au mieux, l’on s’achemine vers une parodie de procès. Rendez-vous compte qu’il y a quatre membres de la Cour pénale internationale (CPI), pourtant protégés par l’immunité diplomatique conférée par les Nations unies, qui sont détenus depuis le 9 juin en vertu d’un ordre de détention du procureur général de Libye. Le comble, c’est que la milice armée de Zentane qui a exécuté cet ordre, et qui détient les membres de la CPI, est celle qui, par ailleurs, refuse de livrer Saïf al-Islam à Tripoli !

De mon côté, j’ai saisi la Cour africaine des droits de l’homme pour tenter d’empêcher l’extradition (voir sous l'onglet Prolonger), en soulignant que les droits fondamentaux ne seraient pas respectés en Libye, et que les conditions d’un procès équitable pour lui n'étaient pas réunies à Tripoli. Je craignais, et je crains toujours, qu’il ne soit victime de dommages irréparables.

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Alertes- Ce que vous devriez savoir
commenter cet article
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 15:08
Marianne - Lundi 25 Juin 2012 à 16:00

 

Super No
Quadra d’origine lorraine, travailleur de l’informatique, et écologiste tendance... En savoir plus sur cet auteur

 

SMIC, finance, croissance, Europe... Pour notre blogueur associé SuperNo, la «gauche» au pouvoir ne changera... Rien. Une seule issue pour éviter l'élection d'un Fillon ou d'un Copé en 2017, l'insurrection populaire.

 

(François Hollande à Rome le 22 juin 2012 - CHESNOT/SIPA
(François Hollande à Rome le 22 juin 2012 - CHESNOT/SIPA

Putain, 2%! C’est d’après Les Echos l’augmentation royale accordée aux smicards par Hollande et son gouvernement «de gauche». Honte et trahison, après à peine un mois de pouvoir. Les illusions n’ont pas duré bien longtemps! 

Finalement, je suis bien content de ne pas être allé voter dimanche dernier. D’autant que le résultat a été pour les «socialistes» au-delà de toutes leurs espérances. On peut évidemment se réjouir que des gens qui ressemblent tellement à tout ce qu’un politicien ne devrait pas être, comme Morano, Le Pen, Lang, Royal, Guéant, Alliot-Marie, Vanneste, Novelli, De Charette, Muselier, Joissains, Peltier, Rosso-Debord et j’en passe, aient été foutus dehors avec grand fracas. Mais cette entrée en force de 320 députés «socialistes» désormais tout puissants, et qui n’ont que faire de l’opinion de leurs alliés Verts ou du Front de Gauche est à mon sens très inquiétante. A 10 ans d‘Etat UMP vont succéder 5 ans d'Etat PS. Un pouvoir absolu.

Ces gens-là ne sont pas de gauche! On pourra évidemment discuter ce point, parler de morale. Bien sûr cette «gauche» va (peut-être) profiter de son bref (5 ans s’ils tiennent jusque là) passage au pouvoir pour autoriser le mariage homosexuel ou le vote des étrangers. Ce sont certes de bonnes mesures dans l’absolu, d’autant qu’elles ne coûtent pas grand chose à mettre en œuvre. Mais entre nous, les retombées sur la vie de l’immense majorité de nos concitoyens sera nulle. A l’heure de l’union libre et du divorce minute (tous deux expérimentés par Hollande lui-même), je ne suis déjà pas persuadé de l’intérêt du mariage entre hétérosexuels, alors.

Quant aux étrangers, ils sont beaucoup moins nombreux que la propagande UMPFN veut bien le faire croire (la majorité de ceux qu’ils rejettent comme étrangers sont simplement noirs ou «musulmans d’apparence» mais surtout français et nés en France…) et même si à la marge cela peut apporter dans certaines zones quelques voix supplémentaires à gauche (c’est probablement le but principal de la manip), cela ne changera majoritairement rien au résultat des élections, qui, comme on le voit, ne change lui-même pas grand chose.


Guigou, Delors et les autres

Sur un plan économique, j’aimerais bien qu’on m’explique la différence entre la politique sarkozyste et la nouvelle politique «socialiste». Enfermées volontairement dans le carcan libéral européen, elles n’ont pas la moindre marge de manœuvre. Droite ou gauche, leur seul but est «la relance de la croissance», et leur seul moyen «la réduction des déficits». A moins que ce ne soit l’inverse.

Tout ça n’est pas nouveau, depuis des années des socialistes occupent, comme des poissons dans l’eau, des postes qui sont par définition «de droite». La présidence de la commission européenne par Jacques Delors, celle de l’OMC par Pascal Lamy (l’ex-dircab de Delors à la commission), et bien entendu celle du FMI par DSK.

Elisabeth Guigou briguait même cette semaine le perchoir, après le double naufrage de Royal et Lang. Elle a d’ailleurs été battue à l’issue d’un vote de godillots par un éternel factotum de Fabius. Bref. Elisabeth Guigou est membre de la fumeuse trilatérale, objet de bien des fantasmes. Je ne suis pas conspirationniste. Je ne crois en aucune manière que la trilatérale soit l’organisation qui serait responsable de tous nos maux. Je ne pense même pas qu’il faille lui accorder en tant que telle une très grande influence. Mais en y regardant de plus près, on s’instruit quand même passablement.

D’abord ce n’est pas une organisation secrète. Elle possède un site internet, où elle dévoile son objet et la liste de tous ses membres. En gros, il s’agit de faire se réunir des sommités représentatives des plus puissantes régions du monde: Amérique du Nord, Europe et Asie/Pacifique. Pour y parler des grands problèmes du moment. Un peu comme un café-repaire, mais en plus select. A priori ça ne mange pas de pain. Juste quelques louches de caviar.

En regardant de plus près, on s’aperçoit que ce qui réunit ces gens-là, c’est leur intérêt pour le capitalisme omnipotent et débridé, et une volonté de concentration des richesses entre quelques mains avides (dont les leurs et celles de leurs potes). Tiens, jusqu’à l’année dernière, le président pour l’Europe était Mario Monti. Ancien commissaire européen à la concurrence (libre et non faussée), avant de travailler pour le parrain des banksters (Goldman Sachs), il est aujourd’hui, comme chacun sait, chargé de recouvrer les prétendues créances des banksters en faisant payer les pauvres et en liquidant l’Etat italien. Son successeur à la trilatérale, c’est… Jean-Claude Trichet. Tout juste retraité de la Banque Centrale Européenne, celle-là même qui faisait l’été dernier du chantage auprès de l’Italie pour la contraindre à saboter son secteur public.

Parmi les membres reconnaissables, quelques banksters, dirigeants de grandes entreprises, mais aussi des politiciens. En France, j’en reconnais trois. Par ordre alphabétique: Jean-Louis Bourlanges, «centriste» (de droite), et ouiouiste forcené. Ensuite, Copé, qu’on ne s’étonnera guère de retrouver dans une organisation de crapules patentées: je l’ai dit, je le répète, il est pire que Sarkozy.

Et enfin, après toutes ces caricatures de droite: Elisabeth Guigou. Soyons clair, ce n’est pas l’appartenance de madame Guigou à une organisation de coquins qui prétendent faire perdurer et accentuer les privilèges d’une oligarchie sur le dos de la majorité qui pose problème. Après tout, chacun a le droit de défendre ses opinions et de militer à l’UMP.

Ce qui est scandaleux, c’est que cette personne se proclame socialiste, de gauche, et qu’elle prétende représenter le peuple français, qui plus est en allant se faire élire dans le 93, où les pauvres sont majoritaires. La Région parisienne est effectivement un but de parachutage très prisé: inutile de faire des heures de bagnole, de train ou d’avion tous les week-ends pour aller serrer la pince des bouseux sur les marchés, ils sont à quelques minutes d’un cossu domicile parisien.

Guigou est une disciple du ouiouiste Jacques Delors. Il y en a hélas beaucoup d’autres dans ce gouvernement, à commencer par Hollande lui-même. D’ailleurs, si quelqu’un peut me donner le nombre de nonistes de 2005 dans ce gouvernement. Montebourg, Cazeneuve, Taubira, Hamon… Ok… Fabius? Oui mais ça ne compte pas, ce n’étaient pas des convictions, mais un calcul politicard. Je ne sais même pas s’il y en a un autre. Ceux qui croyaient que l’influence de DSK avait disparu en même temps que le gourou se trompaient. Moscovici, Fabius, Valls, Touraine, Peillon sont parmi les ministres les plus influents. Et l’intrigant Cambadélis s’apprête à prendre le pouvoir au parti.

Hollande et son gouvernement de socialistes sont tellement de gauche qu’ils se sont bruyamment réjouis de la victoire de la droite en Grèce! C’est tout bonnement ahurissant. Cette même droite qui a creusé la dette dans les années 2000 et qui est responsable de la mouise actuelle, et à laquelle a succédé la gauche de Papandreou, qui s’est pliée à toutes les volontés des banksters. Qui peut croire que ces pieds nickelés, après avoir provoqué la catastrophe, pourraient la réparer? Autant confier à Dutroux et Heaulme une mission de protection de l’enfance.


comme un vil sarkozy

Hallucination encore en voyant Hollande à la tribune du sommet Rio+20. Qu’est-il allé faire là-bas, lui qui ne comprend strictement rien à l’écologie et dont la seule compétence dans le domaine consiste à savoir proposer des postes aux Verts pour qu’ils ferment les yeux et surtout leur gueule devant le délire croissanciste des socialistes? 18 députés, 2 ministres, il est vrai que ça fait plusieurs dizaines de responsables écolos à l’abri du besoin pendant 5 ans, ce qui en ces temps de chômage et de crise est toujours bon à prendre.

Il vient même, comme Sarkozy l’avait fait sur demande de Bongo, de débarquer la surprise Nicole Bricq, qui n’était pas écolo mais semblait en passe de le devenir, sur ordre du lobby pétrolier : cette imprudente s’opposait aux forages de Shell au large de la Guyane. Allez hop, va voir ailleurs si j’y suis, et on reprend les forages. Et les Verts, dans tout ça? Sans doute trop occupés à profiter de leur pouvoir d’achat tout neuf, on ne les a pas entendus, et surtout pas vu démissionner. Ils ont donc déjà avalé la croissance omniprésente, le nucléaire, et maintenant ça, le passage est fait, ils avaleront donc tout le reste et c’est tout ce qui leur est demandé.

Qu’est-ce qu’il est donc allé raconter, à Rio? «La croissance, la croissance, la croissance»? Comme Chirac, comme Sarkozy, il est allé se façonner une image totalement frelatée de sauveur de la planète? Alors que comme les deux autres, et comme tous les chefs d’Etat occidentaux, il restera dans l’histoire comme un neuneu, un irresponsable, un aveugle, un pillard, et un massacreur de planète? Comme les autres, il détournera le texte final pour qu’il devienne acceptable par tous et donc vidé de tout sens et de toute contrainte. En plus de comporter un nombre indécent d’occurrences du mot croissance… Il encouragera la financiarisation de l’environnement, cette nouvelle mode qui présage de nouveaux naufrages.

Pour finir en beauté ce parcours écologique, signalons que ce tout nouveau gouvernement socialiste a dégagé cette semaine les manifestants contre le débilissime Ayraultport de Notre Dame des Landes à coup de CRS, de matraque et de gaz lacrymogènes. Comme un vil Sarkozy, en quelque sorte… Lisez donc Hervé Kempf !

Parlons enfin d’Europe et de finance. Car c’est là qu’un président de Gauche devrait faire la différence. Surtout après avoir promis de mettre la finance au pas. Or il semble bien qu’au contraire, c’est la finance qui est train de le mettre au pas. Hollande va bien être un président normal, c’est-à-dire comme les autres. En échange d’une foutaise qui consiste à trouver (comment? en creusant encore la dette, évidemment!) 130 milliards d’euros pour la croissance, Hollande s’apprête à signer le 29 juin le traité Merkozy qui nous mettra encore davantage dans les griffes des banksters, et mettra nos finances sous tutelle. Ceci n’est pas vraiment surprenant, tant ces socialistes nous ont systématiquement trahis dès qu’il s’est agi d’Europe.

Foin de la démocratie, ce seront désormais les ultralibéraux de la commission, les usuriers de la BCE et les racketteurs du FMI, tous valets de chambre des banksters, qui décideront à notre place de la politique économique de la France. Qui ordonneront de réduire les déficits publics, de supprimer des fonctionnaires, d’augmenter la TVA, de nous ruiner jusqu’au dernier centime, ou pire encore, quand bon leur semblera.

Quand on sait que l’issue de tout cela, c’est de réélire un Copé ou un Fillon en 2017, il est plus que temps d’envisager une insurrection populaire. Une vraie.

 

 

Il est où le changement ?
Consultez les autres articles de SuperNo sur son blog.
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 14:57

 

25 juin 2012
Par Okeanos

Alexia Kefalas « révèle » dans cet article du Figaro que « la Grèce aurait triché sur ses fonctionnaires ».

 

Enfumage ? En tout cas, toutes les autres rédactions reprennent l’ »info ».

La « preuve » d’Alexia Kefalas : 2 rapports de la troïka « selon lesquels la Grèce aurait violé les accords signés avec ses créanciers publics en 2010-2011 en embauchant 70.000 fonctionnaires et 12.000 personnes dans des collectivités locales, alors que le gouvernement socialiste du Pasok s’était engagé à en licencier plusieurs milliers pour honorer ses engagements vis-à-vis de Bruxelles.«  

Alexia Kefalas :

« Résultat, les chiffres sont confondants. En 2010, 53.000 fonctionnaires ont pris leur retraite. Ce à quoi il faut ajouter 40.000 départs en 2011. Or le rapport que Giorgos Zannias devait transmettre à son successeur, le banquier Vassilis Rapanos, révèle qu’il y a toujours officiellement 692.000 fonctionnaires, soit le même chiffre qu’en 2010 et la réduction nette n’a été en réalité que de 24.000 employés. »

Le rapport MAREG de la troïka sur les fonctionnaires est disponible ici et plus bas dans cet article. Il est d’ailleurs étonnant qu’il ne soit pas lié à l’article du Figaro.  A moins qu’il ne contredise les allégations de Mme Kefalas, qui, rappelons-le, a également expliqué récemment que le salut des membres de l’Aube Dorée en Grèce n’avait rien à voir avec le salut nazi mais était le salut spartiate. Étrange quand on sait que cette justification est également celle prônée par l’Aube Dorée.

Mais passons.

Il est également étonnant que le second rapport cité par le Figaro et par To Vima ne soit disponible nulle part. Bizarre.

Reprise des éléments de « preuve » d’Alexia Kefalas :

« Or le rapport (…) révèle qu’il y a toujours officiellement 692.000 fonctionnaires ».

Faux et c’est … la troïka qui le dit : le nombre de fonctionnaire total est passé de 692 301 fin 2010 à 668 035 fin 2011, soit une baisse de 24 266 (pages 6 & 7 du rapport de la troïka). Pour être plus précis, le nombre de fonctionnaires se décompose en deux grands ensembles :

  – Les fonctionnaires des différents ministères et administrations publiques (présidence, défense, culture, agriculture etc) dont le nombre est passé de 446 789 fin 2010 à 426 449 fin 2011, soit une baisse de 20 340 fonctionnaires ;

  – Les fonctionnaires des collectivité locales, des hôpitaux et de la sécurité sociale, dont le nombre est passé de 245 512 fin 2010 à 241 586 fin 2011, soit une baisse de 3926 fonctionnaires.

Mais revenons sur le « papier » d’Alexia Kefalas :

« la Grèce aurait violé les accords signés avec ses créanciers publics en 2010-2011 en embauchant 70.000 fonctionnaires et 12.000 personnes dans des collectivités locales »

Faux et c’est encorela troïka qui le dit : il y a effectivement eu des embauches de fonctionnaires. Bien loin des 70.000 cité pas Kefalas. Le nombre exact est de 34 396 mais ce nombre inclut également des transferts de fonctionnaires :  21 775 transferts. Les embauches seraient donc de 12 621.

Et le document de la troïka (page 2) ne confirme que 4 885 embauchent excessives.

Nous sommes donc bien loin des allégations d’Alexia Kefalas… une fois de plus.

 

Le document de la troïka :

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce
commenter cet article
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 14:43
Marianne - Lundi 25 Juin 2012 à 12:00
Greek Crisis
Historien et ethnologue, ancien correspondant en France pour la revue grecque Nemecis, Panagiotis...

 

Alors que le déplacement de la Troïka en Grèce a été reporté à une date ultérieure, notre blogueur associé Panagioris Grigoriou décrit l'ambiance qui règne dans le pays. Il souligne la nécessité de réinventer la société et ses symboles pour dépasser l'anti-mémorandisme pur.

 

(Angela Merkel a assisté au match qui opposait l'Allemagne à la Grèce, vendredi 22 juin, en Pologne - JAN KUCHARZYK/ENPOL/SIPA)
(Angela Merkel a assisté au match qui opposait l'Allemagne à la Grèce, vendredi 22 juin, en Pologne - JAN KUCHARZYK/ENPOL/SIPA)
Les apparences et les humeurs du temps ont changé. Les médias, les analystes, les «catastrophologues», les dignitaires de Bruxelles, le personnel politique des grands pays de l'Union européenne ainsi que mon ami S.P. l'instituteur ont mis la pédale douce. Les dépêches en temps réel et différé redeviennent «positives», les perspectives économiques «s'ouvrent enfin», selon la presse autorisée. A la radio, on nous explique comment profiter des meilleures plages de Naxos, comme si de rien n'était.

Il paraît que depuis Bruxelles, Berlin, Paris, ou depuis les salles des marchés, on se montre compréhensif vis-à-vis de nous, depuis que nous sommes devenus presque raisonnables. Pas de nouvelles mesures immédiates en vue, car on laisse passer l'été, plus un allongement de la durée pour ce qui est de nos «obligations vis à vis des créanciers».

Les Grecs privés d'électricité

En attendant l'arrivée de la Troïka à Athènes qui était prévue auhourd'hui, on peut se rendre à la plage ou rester chez soi, comme P.P., habitant des quartiers ouest, privé d'électricité depuis quelques semaines. «P.P. et sa famille n'ont plus de courant depuis un mois. Ils n'ont pas pu honorer la facture s'élevant à 1586 euros. Méfiant au départ, il a hésité avant de se confier aux journalistes. Chez lui, on cuisine désormais au gaz, et on s'éclaire à la bougie. Les enfants sont mécontents car ils ne peuvent plus regarder la télévision et leurs parents promettent le rétablissement du courant pour bientôt. "Je ne pensais pas que j'arriverais à un tel point. Mon épousé a été licenciée il y a quatre mois. Je travaille comme pâtissier pour 680 euros par mois et mon patron vient de m'annoncer une diminution supplémentaire de 90 euros de mon salaire. Je suis dans le désarroi le plus total."Dans le même quartier, un enseignant de l'Education nationale, dont le salaire a été diminué de moitié, a du mal à s'en sortir avec ses trois enfants : "Je n'ai plus d'électricité depuis deux semaines. Je ne demande pas la pitié de l'Etat, ni d'un gouvernement (Samaras) qui s'adonne au commerce de l'espoir en prétendant renégocier le memorandum. Demain ou après-demain, une organisation (au niveau du quartier) m'aidera à remettre le courant. Par la suite, je verrais comment et de quoi ma vie sera faite. Je ne veux plus ajouter autre chose s'il vous plait"», relatait Dina Karatziou dans Elefterotypira samedi 23 juin.

La Grèce sans courant. La foule des grands reporters a quitté la Place Syntagma, après un dernier papier obtenu à la hâte sous la canicule. L'événement grec se referme sur lui-même jusqu'au prochain paroxysme. Dans la rue, il y a de la résignation, du fatalisme et de la fatigue, comme en témoigne ce dialogue entre deux hommes dans un marché athénien, vendredi dernier : «Tu as voté Samaras et memorandum, eh bien, je ne t'adresserai plus jamais la parole, je composerai la prochaine Grèce avec mes amis, Syriza et les autres.». - «Soyons calmes, Dimitri, nous avons choisi de mourir par petit feu car nous avons eu peur de la mort subite, nous ne sommes pas si différents je crois.»

Mais Dimitri ne voulait plus rien entendre. Il s'en est pris pratiquement à tout le monde, y compris à une vendeuse d'icônes, et cette dernière, répliqua gentiment à sa manière, en argumentant sur «l'Antéchrist qui se trouverait déjà parmi nous». Je me souviens également d'une discussion animée entre deux adeptes de l'Aube dorée sur ce même sujet, il y a dix jours. Ils n'arrivaient pas à accorder leurs violons sur la partition très primaire de leur cosmogonie eschatologie : «Non et non, je viens de te l'expliquer, ouvrons les yeux, l'Antéchrist n'est pas Tsipras, lui c'est un minable, mais Barack Obama, car toutes les écritures convergent, en 2012 on attaquera l'hellénisme dans un assaut final.»

Suicides, homicides et violences

De toute évidence, Alexis Tsipras se transforme progressivement en grand personnage de notre constellation politique. Et fréquemment, lorsqu'on parle de lui, on dit tout simplement «Alexis» – un signe qui ne trompe pas. C'est ainsi que les journalistes grévistes au quotidien très regretté Elefterotypia, dans une édition exceptionnelle du titre, daté du samedi 23 juin, proposent leur vision satyrique de la toute dernière «Tsiprologie», décidément très en vogue en ce moment. Chez Syriza on boit certes du petit lait sauf qu'il est caillé, car le temps de la rupture est reporté et noyé par la nouvelle vague du mémorandisme. Les résultats des élections du 6 mai ont laissé pressentir pour la société grecque sa sortie possible du coma politique des trente dernières années. Les stéréotypes des «alternances» politiques, dont la gestion des «affaires communes», la rhétorique stérile, y compris celle située à gauche, ainsi que les pratiques afférentes, ont perdu l'essentiel de leur légitimation aux yeux de l'opinion. Sinon, comment expliquer cette mobilisation de la peur dans l'argumentaire pré-électoral, et les interventions extérieures, dont la plus tragique et cynique fut celle du Président français nous incitant à voter en faveur du sinistre conglomérat, de la droite et de l'extrême droite populiste, car il ne faut perdre de vue que le parti du populiste Samaras s'est renforcé des anciens députés, appartenant au défunt Laos de Karatzaferis.

On vit désormais les cicatrices de la crise sur le corps social, devenues plaies et amputations. Elles ont contribué à leur manière au «dénouement» du 17 juin. Nos regards sont fatigués, le sens commun serait même à bout de souffle. Les suicides, les homicides et les violences commises ou «désirées» occuperont durablement nos chroniques. Un homme s'est jeté avant-hier sur une rame de métro à Athènes. Des immigrés se font poignarder tous les jours par des individus se réclamant de l'Aube dorée, en Crète par exemple. On trouve des chiens pendus à des arbres en Attique, et on blesse ses voisins par balle, après avoir tiré sur un chat errant «par plaisir» (c'était en Grèce centrale dans la région d'Agrinio, toujours la semaine dernière, et ce n'est pas à cause de la canicule).

Tourisme de masse

Il fait déjà plus de 36°C, ce qui, pour une fois, est vraiment de saison. Les médias mainstream nous annoncent que «les réservations repartent enfin à la hausse et les touristes arrivent, après la fin des incertitudes». Certes, il y a du monde, sauf que, lorsque je me suis rendu dans un complexe hôtelier d'Attique pour rencontrer un ami venu depuis la France, j'ai constaté que le taux de remplissage ne dépassait pas 40%. Des visiteurs issus également d'une certaine classe (très) moyenne européenne, économiquement cheap flights with low-cost et politiquement assez ignorante : «Je ne comprends pas vraiment la politique, l'Europe devrait être solidaire envers la Grèce car c'est notre projet à nous tous, en tout cas j'ai compris qu'en France nous devrions nous débarrasser de Sarkozy et voter Hollande. Je l'ai fait aussi, mais pour le reste, la politique, cette histoire des dettes souveraines, et la crise même... je n'y comprends absolument rien et cela ne m'intéresse pas», témoignage d'une vacancière française, séjournant avec la formule «tout compris».

Les employés de la branche hôtelière sont très inquiets. Soit ils seront remplacés par des travailleurs immigrés, soit ils devront accepter le travail au noir, lequel devient désormais la règle : dans certaines régions touristiques, 60% du personnel n'est plus déclaré. Pis encore, durant la saison 2010, et selon des données issus de l'organisme public d'assurance-maladie, dans certaines régions très touristiques du pays, il n'y aurait pas un seul employé de la branche dont les cotisations seraient versées, et la liste n'est pas exhaustive : Ithaque, Milos, Andros, Sérifos, Céphalonie, Mytilène, Leros, Patmos, Rhodes, Crète. En ce moment à Rhodes, et selon le syndicat de la branche, 2500 employés sur 15000 n'ont pas été réembauchés pour la saison 2012. Au même moment, les données officielles comptabilisent le nombre des travailleurs immigrés employés dans le secteur à 300 personnes, tandis que les syndicalistes évoquent le chiffre de 3000 personnes, auxquels s'y ajoutent encore 2000 attendus courant juillet. A Rhodes, un hôtel ouvert pour la saison 2012 en février vient d'enregistrer ses premières embauches en mai, selon le reportage du 23 juin de Panagiotis Yfantis, dans Elefterotypia.

Les syndicalistes de la branche appellent à la grève générale pour la journée du 27 juin. Les tinalistes tout secteur ont pourtant imposé leur calendrier et surtout leurs réalités. Destructuration du travail, usages «ingénieux» des flux migratoires, effondrement des dernières illusions ou presque, paupérisation accélérée, et voilà que notre stratification sociale peut ne plus se muer en cette historicité conflictuelle entre les dominants et les dominés, chère à la gauche. Et pour tout dire, le temps lui fait déjà défaut, chez Syriza on ne l'ignore pas. Gauche ou pas, la seule sortie de la crise imposera un autre paradigme. Pour ce qui est du tourisme aussi. D'où ma réaction parfois mal comprise, face à certains commentaires de bonne foi, mais erronés, laissés sur ce blog à propos du tourisme «qu'il ne faudrait pas trop effrayer car le pays vit de ses visiteurs». Au risque de mécontenter certains, j'insiste : le tourisme de masse qui relève déjà du non sens écologique, culturel et économique pour les régions réceptrices des flux, n'apporte plus grand chose aux populations locales, surtout en termes de perspectives, d'harmonie et de dignité. On sait aussi par exemple que les denrées alimentaires ou leur base, arrivées dans les grands complexes hôteliers de Crète ou de Rhodes, sont massivement importées. Et à force de se mordre la queue à Samos ou à Paros, on finira par l'avaler entière, comme le memorandum d'ailleurs.

Il serait également temps d'aller au-delà de l'anti-mémorandisme. Refuser le memorandum est un but tactique, mais réinventer la société, ses symboles, son imaginaire, et ses équilibres tout en répondant à l'épineuse question de la répartition des richesses et de l'économie-fiction du «funderisme intégral», relèvent de la stratégie. Mais avant de relever cette stratégie, on remplira les plages et les glacières cet été 2012, comme on peut. Un temps occupés par le match Grèce - Allemagne, l'opinion publique ne se remet plus vraiment, d'une fatigue immense. C'est plus que de la fatigue, c'est l'usure.

Match Grèce - Allemagne

J'ai regardé le match sur une place de Ilion, accompagnant mes amis habitant ces quartiers populaires très vivants. Il y avait de l'ambiance certes, mais guère plus. Certains jeunes gens, adeptes du code vestimentaire «aubedorien» ont fait leur apparition portant des drapeaux, dans indifférence quasi-totale. Les drapeaux, c'était pour fêter la victoire, mais ils sont partis bredouilles. Tout le monde a exprimé sa joie lorsque Dimitris Salpingidis a servi Giorgos Samaras pour l'égalisation. Et à chaque fois que les cameras se fixaient sur Angela Merkel, déjà caricaturée dans la presse, nous avons eu droit à un florilège d'insultes.

Pas de chance, et pas seulement pour notre équipe nationale. L'autre Samaras, Antonis, a été opéré d'urgence de l'œil samedi, suite à un décollement de la rétine. Il n'assistera pas au Conseil européen de Bruxelles, jeudi et vendredi prochain. Il sera remplacé par son ministre des Affaires étrangères, a annoncé dimanche «notre» gouvernement. De même, notre nouveau ministre des Finances, le banquier socialiste Vassilis Rapanos, a été hospitalisé vendredi après-midi, il s'est évanoui avant d'être transféré à l'hôpital.De ce fait, la Troïka a du reporter son déplacement à Athènes à une date ultérieure.

Entre-temps, les cinémas en plein air proposent déjà des promotions pour la saison qui s'ouvre. Jadis, c'était un spectacle et habitus très populaire chez les ouvriers et autres prolétaires de l'ancien temps. Il y a très longtemps, bien avant le temps de Star Wars et de son ancienne République. Samaras et les autres joueurs... nos étoiles filantes.

 

Grèce : «Il faut aller au-delà de l'anti-mémorandisme»
Retrouvez Panagiotis Grigoriou sur son blog.
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce
commenter cet article
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 14:31

 

Rue89 - Arrêt sur images 25/06/2012 à 10h05

Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images


On n’avait rien compris. Le débarquement de Nicole Bricq du ministère de l’Ecologie, à l’occasion du remaniement, et sa nomination au Commerce extérieur, c’était « une promotion ».

Ce doit être vrai, puisque c’est Bricq elle-même, sans doute encore sous le coup de la joie, qui l’a confié à son amie Cécile Duflot. Ce doit être encore plus vrai, puisque Duflot, transportée d’enthousiasme, l’a répété à Aphatie sur RTL. Duflot, jeune ministre en jean et en RER, qui ne mange pas du pain du pouvoir, n’aurait tout de même pas colporté un mensonge éhonté.

Tous les mal-pensants, qui expliquaient depuis la fin de semaine que Bricq avait été débarquée pour rassurer la Shell, fort inquiète que l’on lui interdise de forer au large de la Guyane, n’avaient donc rien compris.

Absurde tentative de camouflage

Débarquée en quelques semaines sur pression de hauts intérêts, Bricq n’est donc pas le Bockel de Ayrault. Ce haut fait a été récompensé par une promotion. Ce qui laisse un goût de pétrole dans la bouche, ce n’est pas le débarquement de Nicole Bricq. C’est son absurde tentative de camouflage.

Après tout, on peut comprendre que Bricq soit débarquée parce qu’en exigeant que les permis de forer, accordés à Shell en 2001, soient « remis sur la table », elle avait adopté une position juridiquement intenable, et donc commis une erreur politique (si toutefois cette analyse juridique est fondée). On peut même comprendre que Shell, appuyée sur un code minier dont on découvre à l’occasion qu’il date de 1906, défende ses intérêts. On pourrait même – voyez jusqu’où l’on pousse la compréhension – comprendre que le gouvernement se rende aux arguments, juridiquement fondés, de Shell.

Ce que l’on ne peut pas comprendre, c’est après quelques semaines de gouvernement le retour du mensonge, du mensonge le plus insolent, le plus épais, comme fond de sauce du discours du pouvoir.

Attendre que Duflot revienne à la vie civile...

On devrait pourtant être habitués. Que NKM, ancienne porte-parole du candidat Sarkozy, explique aujourd’hui que son voisin de bureau, le conseiller Buisson, voulait « faire gagner Maurras », cela ne choque pas : ce sont les règlements de compte d’après défaite et, circonstance atténuante, c’est la droite.

On voulait croire que la gauche du normal Hollande, de l’honnête Ayrault, aurait une autre pratique de la langue du pouvoir. Mais le mensonge s’est réinstallé dans ses meubles.

Et il faudra attendre que Duflot soit, comme aujourd’hui NKM, revenue à la vie civile, pour qu’elle livre le fond de sa pensée, si toutefois ce fond est encore repérable par les bathyscaphes.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22