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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:26

 

http://gen4.fr/ - 15/06/2012

 

Une étude scientifique sur la radioactivité n'a pu être menée à son terme

Le Professeur Shinji Tokonami de l'Université d'Hirosaki a été sommé par les autorités de Fukushima de stopper prématurément une étude lancée en avril 2011 et qui prévoyait d'étudier l'exposition à la radioactivité d'une centaine d'habitants de la région de Fukushima.

"Cette étude pourrait amener des interrogations de la population"

Sous le prétexte que les résultats de cette étude pourraient amener la population à se "poser des questions" sur la situation sanitaire vis-à-vis de la radioactivité, le professeur Tokonami a été invité à ne pas poursuivre ses investigations alors qu'il avait étudié 62 cas sur plus d'une centaine prévus initialement.

Des résultats incomplets et une synthèse interdite

Sur les 62 cas étudiés incomplètement, de l'Iode-131 a été détecté au niveau de la glande thyroïde sur 50 personnes :

- 25 personnes affichaient une dose équivalente à la thyroïde supérieure à 10 mSv
- 9 personnes présentaient une dose inférieure à 20 mSv
- 11 personnes présentaient une dose inférieure à 50 mSv
- 5 habitants affichaient plus de 50 mSv à la thyroïde
- La dose équivalente maximale était de 87 mSv

Les habitants testés proviennent de la région de Hamadori (évacués vers Fukushima) et de Tsushima, à environ 30 km de la centrale accidentée.

Pour information, les réponses sanitaires selon la dose équivalente à la thyroïde :

5 à 15 mSv : confinement
50 - 100 mSv : prise d'iode stable
50 - 150 mSv sur 7 jours : évacuation

(Source : fgov.be, 2003)

Sources :

Kyodo News, 14 juin, anglais (pour la partie arrêt de l'étude par les autorités)
ex-skf, 8 mars 2012, anglais (pour les premiers résultats)

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:21

 

Le Monde.fr avec AFP | 16.06.2012 à 09h35 • Mis à jour le 16.06.2012 à 09h35

 

 

Vue de la centrale de Fukushima, le 24 mars 2011.

 

Le premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, a ordonné samedi 16 juin le redémarrage de deux réacteurs nucléaires de l'ouest du pays, une première depuis l'accident de Fukushima provoqué par le tsunami du 11 mars 2011, selon plusieurs médias nippons. "Nous avons décidé ce redémarrage et les préparatifs d'une relance effective sont en cours", a expliqué le ministre de l'industrie, Yukio Edano, lors d'une conférence de presse.

 

Les deux unités d'Ohi, exploitées par la compagnie Kansai Electric Power, ont été jugées sûres par l'Agence de sécurité nucléaire, un comité ad hoc et les élus locaux. Après avoir reçu le feu vert de la municipalité d'Ohi, le gouverneur de la préfecture de Fukui, province où se trouvent ces deux tranches atomiques, a transmis son consentement à M. Noda ainsi qu'aux ministres concernés, dont celui de l'industrie et celui de l'environnement.

 

 EN L'ABSENCE DE NOUVELLE AUTORITÉ DE RÉGULATION NUCLÉAIRE

Cette conclusion sans surprise intervient après un plaidoyer du chef du gouvernement en fin de semaine dernière expliquant la nécessité de remettre en marche les unités 3 et 4 d'Ohi. "Mon jugement est que nous devrions réactiver ces réacteurs", avait expliqué M. Noda, justifiant sa pensée par la nécessité de prendre en compte les répercussions négatives sur l'économie et la vie des citoyens d'une insuffisance de courant, tout en promettant de tout faire pour qu'un accident tel que celui de Fukushima ne se reproduise pas.

"Le parti au pouvoir prend des décisions horribles, alors même que la nouvelle autorité de régulation nucléaire indépendante promise n'est pas encore en place", a protesté un responsable de l'opposition, Nobuteru Ishihara. Une pétition appelant à l'abandon de l'énergie nucléaire et rassemblant quelque 7 millions de signatures a été remise au gouvernement vendredi par le prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe accompagné d'autres éminentes personnalités, et des milliers de manifestants opposés à l'emploi de l'énergie se sont rassemblés vendredi soir et samedi devant la résidence du premier ministre où se tenait la réunion décisive, mais M. Noda avait par avance prévenu que lui et son gouvernement assumeraient pleinement leurs responsabilités devant la population en cas de relance.

"Il y a des opinions divergentes, mais le rôle des hommes politiques est de prendre des décisions, c'est d'autant plus important dans les cas où tout le monde n'est pas d'accord", a insisté M. Edano samedi. Actuellement, l'ensemble des 50 réacteurs nucléaires de l'archipel sont stoppés à cause des séismes ou pour des sessions de maintenance régulière. Ceux d'Ohi sont les premiers susceptibles d'être réactivés, puisqu'ils ont passé les examens de sécurité exigés depuis le drame du 11 mars à Fukushima, et obtenu l'imprematur de toutes les instances compétentes. D'autres unités ont également passé les tests et leurs résultats sont en cours de validation. Si elles sont jugées sûres, elles devront aussi être réactivées, a averti le gouvernement.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 21:57

 

Monde - le 14 Juin 2012

Cactus C'est un monde

 

 

 

Quelques jours avant 
la grève générale du 18 juin décidée par les mineurs asturiens et après plusieurs semaines de conflits avec ces travailleurs menacés 
de liquidation par 
le gouvernement de Mariano Rajoy, le chef des unités de police spécialisées dans la lutte contre 
les « désordres publics » (les CRS espagnols) vient de déposer une plainte devant le tribunal d’Oviedo dénonçant les « violences » des manifestants. Prié 
de commenter cette action judiciaire, il a déclaré 
à la presse locale : « Avez-vous vu les biceps de la plupart des mineurs. D’une simple gifle, ils arrachent les casques de nos hommes. »

Les CRS espagnols regrettent les interventions contre les étudiants et les Indignés. « Eux, on leur file un coup et le sang coule 
de leur nez délicat », 
soupire un CRS, concluant : 
« J’ai été chargé l’autre jour par un gars d’une mine de Mieres et j’ai cru prendre dans la gueule un camion avec sa remorque. Ils ne sont pas seulement forts physiquement, ils ont surtout la rage : on les voit déraciner des arbres et nous les balancer dessus. J’ai même vu un de mes collègues déshabillé en quelques secondes et recevoir des baffes à estourbir un taureau. »

Une audience a été demandée au ministre espagnol de l’Intérieur, Jorge Fernandez Diaz, 
celui avec qui Manuel Valls vient de « trouver 
une bonne entente 
de coopération ». 
Ce Diaz en question, homme de la droite musclée, en connaît un rayon 
en matière de répression, puisque plusieurs de 
ses proches, du temps 
de la dictature franquiste, 
ont mis les mains dans 
le cambouis ou plutôt dans le sang pour tenter de mater les opposants au régime et les mineurs lors de la célèbre grève dans les Asturies en 1962 et 1963. L’Espagne tétanisée vivait à ce moment-là le premier mouvement populaire qui allait déclencher l’élargissement de la lutte contre Franco. 
Les Diaz de l’époque 
ne pouvaient pas savoir que quelques dizaines d’années plus tard, leur rejeton aurait à gérer les états d’âme 
des policiers effrayés par 
les biceps des mineurs…

José Fort

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 21:46

Plusieurs dizaines de jeunes manifestants montréalais se sont fait tatouer jeudi soir un carré rouge, symbole de la révolte étudiante, qui sur l'epaule, qui sur le mollet ou sur le ventre, avant le début de leur habituelle manifestation nocturne.

L'opération, lancée par un blogueur et baptisée Tatoo-o-thon, s'est déroulée au parc Emilie-Gamelin, d'où devait partir la 52e marche rythmée par la musique des casseroles.

Selon ses organisateurs, près de deux cents personnes avaient formé des files d'attente pour orner leur corps, a priori pour toujours, de l'emblême du "printemps d'érable" étudiant.

La marche s'est déroulée pratiquement sans incident par une chaude soirée qu'animaient par ailleurs des concerts en plein air des Francofolies.

Une personne a été arrêtée à la suite d'un jet d'objet sur les forces de l'ordre, a indiqué la police.

Le conflit entre les étudiants et le gouvernement provincial est entré jeudi dans son cinquième mois. Les manifestations et les concerts de casseroles semblent attirer moins de participants ces derniers jours, mais elles pourraient connaître une nouvelle intensification à la reprise des cours prévue à la mi-août, aucune solution mutuellement acceptable n'étant actuellement en vue.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 21:39
15 juin 2012
Par Okeanos

Aujourd’hui, traduction (encore un grand merci à Antoine !) d’un article de Paul Manson de la BBC.  La traduction est parfois commentée via des [ndlr]. 

Nous prenons la route du nord d’Athènes, en direction de la Thessalie. En quittant la voie littorale, les montagnes s’ouvrent sur une vaste plaine alluviale intérieure.

C’est la Grèce luxuriante. Riche en blé, fruits à coque, olives et bétail. Les cloches des vaches et les routes de montagne escarpées lui donnent un air de Suisse, mais une Suisse où règnent la canicule et les chauffards.

J’ai rejoint le village d’Anavra, renommé pour sa réussite économique. On y fait de l’agriculture biologique. Des jeunes s’y installent en raison de la crise économique dans d’autres régions – le village est même contraint d’éconduire de nouveaux arrivants.

Nous prenons place à la taverne de la place centrale du village ; jeunes fermiers vêtus de salopettes en jeans et tables en plastique couvertes dès midi de bouteilles de bière et de cendres de cigarettes. Ce sont les bons vieux gaillards de la Grèce en train de s’accomplir, leurs pick-ups esquintés et crépis de paille parqués le long de la route.

Selon eux, le gouvernement n’a rien fait à leur égard et les importations sont en train de détruire leurs moyens de subsistance. Ce sont les plaintes habituelles concernant l’agriculture. Quand je les interroge sur la politique, ce sont aussi les plaintes habituelles qui s’expriment :

« Les politiques sont corrompus », déclare Stathis Mithroleos, trente ans. « Nous sommes la génération qui devrait culminer aujourd’hui. J’ai deux enfants et je m’inquiète pour eux. Si j’avais su que les choses prendraient cette tournure, je ne me serais pas marié. »

C’est alors que se produit quelque chose d’anormal. Dans la chaleur étouffante et les vapeurs de bière, ils déclinent un à un le parti pour lequel ils voteront: « Syriza, Syriza, Syriza, Syriza… »

Sont-ils conscients du fait que le Syriza est un parti marxiste [ndlr : Le Syriza est-il un parti marxiste ?] et que son leader n’a aucune expérience gouvernementale ?

« Les gens ont désespérément besoin de changement. Tsipras est un nouveau. Il faut voir ce qu’il aura à proposer », note Iannis Tsantouris, 22 ans.

Stathis Mithroleos, 25 ans, ajoute : « On craint bien sûr que le Syriza nous fasse perdre l’euro. On ne veut pas voter pour eux, mais il le faut, car les autres partis n’ont jamais rien fait de bon toutes ces années. »

Pour un parti qui n’a jamais dépassé les quatre pour cent des suffrages avant 2008, et dont l’influence s’était limitée jusque-là aux individus sachant distinguer Foucault d’Althusser, c’est un grand tournant.

Le Syriza est une alliance de partis et de mouvement radicaux [ndlr : pas seulement radicaux], mais il se compose à la base d’activistes qui, d’une manière ou d’une autre, ont su trouver une formule qui a échappé à toute la gauche européenne.

Puisant ses racines dans l’eurocommunisme – le courant qui a défié Moscou dans les années 1970 et s’est engagé dans la politique parlementaire au niveau national en Europe – le Syriza compte aussi dans ses rangs des trotskistes, des anarchistes [ndlr : des anarchistes affiliés un parti ? mmmmm....], des féministes et des militants écologistes.

Mais il est difficile de parler de véritable appartenance, le nombre de membres étant encore très bas. Lorsque j’ai rencontré des activistes du Syriza à Patras plus tôt dans l’année, l’entretien a eu lien dans le centre culturel – un bar branché fréquenté par les jeunes – de l’un des partis de l’alliance, à savoir un groupe maoïste. Les différents militants présents indiquaient toutefois ne pas être de véritables membres du Syriza, en raison de divergences vis-à-vis de tel ou tel élément de doctrine politique.

L’été dernier [ndlr : juin 2011], en pleines émeutes sur la place Syntagma, j’ai vu certains des représentants emblématiques du parti (la télévision requiert des représentants emblématiques), le visage badigeonné [ndlr : de Maalox qui permet de limiter les effets des gaz lacrymogènes], tenter de former une chaîne humaine pour imposer la discipline, c’est-à-dire d’inciter leurs partisans à tenir tête aux policiers anti-émeute plutôt que de rejoindre les lanceurs de pierre.

A Anavra, la bourgade fermière, j’oserais parier qu’il n’y a pas un seul activiste de Syriza, et je n’y ai vu aucune affiche du parti. Je serais tenté de dire également que l’agriculture n’est pas l’un des thèmes de prédilection de la direction du parti.

Si les sondages ne sont plus autorisés depuis le début du mois, la dernière vague d’enquêtes réalisée avant le 30 mai accordait au Syriza un score compris entre 22 et 28 pour cent [ndlr : jusqu'à 30.5%]. Dans les mêmes sondages, le parti conservateur Nouvelle démocratie (ND), lequel a su aspirer différents partis conservateurs dissidents [ndlr : et un certain nombre d’anciens membres du parti d’extrême-droite LAOS, voir ici], se voyait attribuer des intentions de vote oscillant entre 22 et 29 pour cent [ndlr : jusqu'à 30% également], de nombreux instituts le plaçant au-dessus des 25 pour cent nécessaires pour assurer une victoire.

Si j’en juge par mon déplacement à Anavra, je dirais que l’élection risque d’être très serrée.

On entend déjà des partisans de ND hausser les épaules et dire « c’est ce que peut générer la démocratie ». Et il ne manque pas d’individus à l’étranger qui ne désapprouveraient pas une victoire du Syriza ; une victoire qui apporterait à la crise grecque une conclusion cathartique longtemps attendue, avec un clash fournissant aux autorités de la zone euro l’excuse nécessaire pour exclure la Grèce de l’Union monétaire.

Si le Syriza l’emporte, l’Europe évoluera en terrain inconnu. Alexis Tsipras, le leader de Syriza, a déclaré au Financial times :

« Arthur Miller écrivait ‘qu’on peut juger une ère révolue quand ses illusions primordiales ont été anéanties ‘. L’illusion primordiale d’un bon gouvernement grec, sous le régime de l’ancien système bipartite, a été anéantie. Celui-ci est aujourd’hui tout-à-fait incapable d’assurer le retour du pays à la croissance et à une participation entière à la zone euro. Ce dimanche, nous allons mener la Grèce vers une nouvelle ère de croissance et de prospérité. Cette nouvelle ère débute lundi. »

Même s’ils ne l’emportent pas, ce soudain afflux vers le Syriza d’électeurs qui auraient été par le passé des sociaux-démocrates ou des libéraux modérés a inauguré, d’une certaine façon, une nouvelle ère.

Seule la Nouvelle démocratie peut battre le Syriza, et cela me surprendrait qu’elle le devance avec une marge supérieure à trois points. Le PASOK, l’ancien parti social-démocrate dominant, est amorphe, atrophié, certains de ses conseillers ralliant déjà le Syriza pour tenter de le modérer et de le préparer à former l’opposition officielle.

« Le vieux système bipartite est mort », assure Spiros Makrigiannis, qui tient un magasin à Anavra. Une assertion difficilement contestable. Le Syriza, qui a réalisé une percée en recueillant 17 pour cent des voix en mai, semble être parti pour remplacer le PASOK en tant que premier parti d’opposition. Il constitue le point de ralliement d’un électorat allant de la gauche traditionnel au centre, du PASOK au dogmatique Parti communiste grec ; il a en même temps enflammé l’imagination de personnes qui n’ont jamais vraiment rencontré de membres du Syriza.

Le Syriza est devenu le parti du changement ; celui de la résistance au mémorandum.

Pour Spiros, «Ce que les marchés ne comprennent pas, c’est la capacité de résistance des Grecs. Nous avons combattu les Turcs pendant 400 ans. Notre pauvreté est ancestrale.

« Cette année, nous avons célébré Pâques au village et nous avons mangé de l’agneau rôti. On a bu du vin, on s’est amusé. Quand on s’est demandé ce qu’on mangerait l’année suivante, tout le monde a rigolé. S’il le faut, nous nous contenterons de pain, d’huile d’olive et d’origan. »

 


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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 21:33

 

Le Monde.fr avec AFP | 15.06.2012 à 18h18 • Mis à jour le 15.06.2012 à 18h18

 

 
Une quarantaine de villes en France restreignent l'accès à la cantine aux enfants de chômeurs.

La justice, saisie en référé par un père de famille, a suspendu vendredi 15 juin la décision du maire de Saint-Cyr-l'Ecole (Yvelines) de limiter l'accès à la cantine d'une enfant dont l'un des parents ne travaille pas, et a enjoint la commune de ne plus se baser sur ce critère.

Sébastien Durand, père de deux enfants, bénéficie d'un dispositif d'aide à la création d'entreprise tout en ayant le statut de chômeur, tandis que son épouse est en congé parental. Le couple avait saisi le tribunal administratif de Versailles après s'être vu restreindre à deux jours par semaine l'accès à la cantine pour leur fillette, qui entrera à l'école maternelle à partir de septembre.

 

"CRITÈRE DISCRIMINATOIRE"

Dans son ordonnance du 13 juin, le juge suspend la décision du maire de Saint-Cyr-l'Ecole de n'accepter la fille de M. Durand au service de restauration scolaire que deux jours par semaine "jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête en annulation" de cette décision. Il "enjoint" également la commune "de ne plus se fonder sur le critère de l'activité professionnelle des parents pour opérer une priorité d'inscription des élèves" jusqu'à ce que l'affaire soit jugée sur le fond.

Le juge a notamment estimé que ce "critère discriminatoire sans rapport avec l'objet du service public en cause, est de nature à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de ces dispositions".

Lors de l'audience, le 5 juin, l'avocat de la commune, Me Hugues Portelli, avait nié tout "calcul discriminatoire" dans ces mesures votées en 2008. "A Saint-Cyr, la capacité d'accueil est atteinte et quand il n'est pas possible matériellement d'accueillir tout le monde, la ville est obligée d'établir des critères", avait-il plaidé. "Il n'y a pas d'autre critère que celui de la disponibilité des parents", avait ajouté Me Portelli.

Plusieurs communes ont pris des dispositions semblables ces dernières années, suscitant une vive émotion des parents d'élèves. En 2009, le Conseil d'Etat avait jugé discriminatoire et avait annulé la délibération de la commune d'Oullins, en banlieue lyonnaise, limitant l'accès à la cantine des enfants de chômeurs.

 

A lire : "Chômeurs : leurs enfants sont privés de cantine"

A lire : "Cantines scolaires : une députée PS dépose une proposition de loi"


 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 14:56

 

 

Le Monde.fr | 15.06.2012 à 12h39 • Mis à jour le 15.06.2012 à 12h39

 

 
Nadine Morano, dimanche à Toul.

L'ancienne ministre Nadine Morano, en ballottage défavorable pour sa réélection à Toul, dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle, est tombée dans le bon vieux piège du canular téléphonique que lui a tendu l'humoriste Gérald Dahan, rompu à l'exercice.

Dans l'extrait mis en ligne vendredi sur le site de Sud Radio, ce dernier s'est fait passer pour Louis Aliot, numéro deux du Front national et compagnon de Marine Le Pen. D'abord surprise de son appel - "Comment avez-vous eu mon portable, vous ?" -, la conversation s'engage rapidement et cordialement.

"Je trouve que Marine Le Pen a beaucoup de talent" déclare notamment Mme Morano. "Je pense que nous avons des intérêts communs" dans le cadre des législatives lui dit le faux Louis Aliot évoquant le maintien de l'UMP Etienne Mourrut, dans une triangulaire dans le Gard, face au candidat FN Gilbert Collard. "Si ça tenait que de vous, vous feriez le nécessaire... " "Oui, bien sûr !", répond la députée UMP sortante.

 

 

 

"J'AI PAS ENVIE QUE ÇA DEVIENNE LE LIBAN CHEZ MOI !"

Puis un peu plus loin : les socialistes "vont nous foutre la France dans une merde comme jamais. Parce que la droite et la gauche, c'est pas pareil ! Ils vont nous mettre le droit de vote des étrangers vous vous rendez compte ? J'ai pas envie que ça devienne le Liban chez moi !"

 Elle ne répondra pas directement à la question "je me demande pourquoi vous n'êtes pas au Front national". A la fin de l'entretien, elle demandera seulement au faux Louis Aliot de lui laisser son numéro de téléphone.

Sur LCI, le patron des sénateurs d'Europe Ecologie-Les Verts, Jean-Vincent Placé, a assuré qu'"au-delà du canular, c'était la position officielle de l'UMP qui (l)'interpell(ait) cette semaine". Le ministre délégué à l'économie sociale et solidaire, a, lui, réagi sur BFMTV : "Certes, c'est une blague, mais l'entendre dans le privé parler de la manière dont elle parle du droit de vote des étrangers, c'est choquant !".

Ce canular intervient en effet alors que l'attitude de Mme Morano à l'égard du Front national et de ses électeurs a été l'une des polémiques qui ont agité la campagne d'entre-deux-tours. Dès dimanche soir, la candidate avait appelé les électeurs du Front national qui "partagent (ses) valeurs" à voter pour elle. Et quelques jours plus tard, elle renchérissait en accordant une interview à l'hebdomadaire d'extrême-droite Minute, suscitant un certain malaise à certains membres de l'UMP.

 

>> Lire : Droite : trente ans d'hésitations face au FN


"MANIPULATION"

"Monsieur Dahan est un socialiste qui s'est affiché avec François Hollande. J'entends déposer plainte", réagit ce matin Nadine Morano, qui parle de "montage"et "d'opération politique". L'humoriste était en effet présent à plusieurs meetings socialistes pendant la campagne présidentielle.

Sur RTL et France Inter, la responsable UMP s'est insurgée contre ce qu'elle qualifie de "manipulation" : "Après le feu déclenché par l'affaire Trierweiler, vous voyez bien que le Parti socialiste n'hésitera devant aucune manipulation, devant aucune technique, devant aucun coup bas."

M. Dahan, "c'est d'abord un militant socialiste", a-t-elle accusé sur les deux antennes. "Il a usurpé une identité, il a manipulé une conversation téléphonique" qu'il a "truquée, tronquée, coupée". "J'ai saisi mon avocat" et "je compte bien déposer plainte pour ne pas en rester là".  Intention qu'elle a confirmée un peu plus tard sur Europe 1 où confrontée en direct à M. Dahan, elle l'a accusé d'être un "menteur et un manipulateur qui fait des coups pour le parti socialiste". M. Dahan a nié avoir tronqué ses propos. Il a reconnu avoir coupé des passages qu'il jugeait sans importance.

 

 

Gérald Dahan est coutumier de ces pièges radiodiffusés. En 2007, il avait fait croire à Ségolène Royal qu'il était le premier ministre québécois, faisant dire à la candidate PS que "les Français ne seraient pas contre" l'indépendance de la Corse.

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 14:49

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 15.06.2012 à 16h38 • Mis à jour le 15.06.2012 à 16h38


Le quinoa est cultivé sur les hauts plateaux andins mais sa culture se déplace de plus en plus vers les plaines.

Depuis 2005, les surfaces cultivées de quinoa ont doublé en Bolivie, l'un des principaux producteurs de cette graine andine, dont la demande mondiale et le prix sont en augmentation constante. D'après le directeur de l'Institut national d'innovation agricole et forestière (Iniaf), Lucio Villca, la culture de cette plante - qui appartient à la même famille que la betterave ou l'épinard, mais est considérée comme une "pseudo-céréale" - occupe désormais 70 000 hectares, pour une production estimée à 44 000 tonnes.

La valeur nutritionnelle de cette graine, riche en protéines et cultivée depuis plus de 7 000 ans sur les hauts plateaux andins, a été soulignée par les Nations unies, qui ont décrété 2013 "Année mondiale du quinoa". Et lundi 11 juin, le président bolivien, Evo Morales, a été désigné "ambassadeur spécial" de la FAO (Food and Agriculture Organization), l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation, dont le siège est à Rome, pour promouvoir ce "super aliment" dans le cadre d'un programme sur trois ans (programme qui coûterait environ 12 millions de dollars - lien PDF).

 

ENTRE 2 500 ET 3 000 DOLLARS LA TONNE

"Face à la crise alimentaire mondiale, les peuples andins disposent de plusieurs solutions, et l'une d'elles est le quinoa", a déclaré à la tribune de la FAO le président d'origine amérindienne Evo Morales, qui fut dans son enfance un petit cultivateur de quinoa. Le quinoa présente l'avantage de pouvoir pousser dans des zones semi-arides et jusqu'à 4 000 mètres d'altitude. Des cultures expérimentales sont actuellement menées partout dans le monde, en Europe (en France notamment), en Asie, en Afrique et en Australie.

La Bolivie est le deuxième producteur (derrière le Pérou) et le premier exportateur mondial de quinoa devant l'Equateur (les chiffres du Pérou ne sont pas communiqués), avec 70 % du marché. Les prix actuels oscillent entre 2 500 et 3 000 dollars la tonne. Deux tiers de la production partent à l'exportation, parmi lesquels 54 % aux Etats-Unis, 32 % en Europe et 6 % au Canada. Les zones de culture se situent aux abords de deux déserts de sel, l'Uyuni près de Potosi, et le Coipasa à Oruro.

En Bolivie, "il y a dix ans, il y avait 35 000 hectares [plantés], mais les prix ont augmenté et il y a plus de gens qui [en] sèment. Avant, les gens ne semaient pas le quinoa, ils quittaient le pays (...), maintenant ils reviennent semer", explique à l'AFP le président de Anapqui (l'association des producteurs), Juan Ernesto Crispin.

 

 AFFRONTEMENTS ET HAUSSES DES PRIX

Mais l'extension des surfaces cultivées provoquent des conflits entre paysans : en mars et avril, on a recensé plus d'une trentaine de blessés dans des affrontements entre cultivateurs, dans des régions où les limites territoriales ne sont pas définies très précisément.

"Si l'activité productive reste centrée sur une espèce séculaire, (...) le système agraire, l'organisation collective et l'organisation familiale de la production ont été bouleversés (...) avec des conséquences diverses, pour aboutir aujourd'hui à une crise foncière, et des tensions sociales multiples", note une étude française de 2010.

"La non régulation de l'extension et de la localisation des parcelles dans la plaine ont abouti à une monoculture de parcelles de quinoa contigües, favorables à la multiplication des ravageurs de la culture et à l'érosion éolienne", avancent les auteurs de l'étude. Qui ajoutent : "La marginalisation de l'élevage a provoqué une baisse de la production de fumier et la perte de la sécurité financière que constituait la vente des animaux dans les moments de nécessité."

Sans compter que de nombreux Boliviens ne sont désormais plus en mesure de s'offrir celle qu'on surnomme "la graine d'or" - la consommation aurait baissé d'un tiers pendant que les prix triplaient dans les cinq dernières années. Dans les supermarchés, un sac d'un kilo coûterait près de 5 dollars, cinq fois plus que le même poids de riz.

 

>> Lire : "Sur la route du quinoa,'mère de tous les grains'" (lien Abonnés)


Du quinoa dans le Val de Loire

 

La "graine des Incas", cultivée depuis des millénaires sur les hauts plateaux des Andes, tente une percée dans le Val de Loire, où une poignée d'agriculteurs parient sur cette plante.

La surface de quinoa cultivée dans une zone allant de l'Anjou au sud de la Sarthe et jusqu'au Poitou a doublé entre 2009 et 2010, passant de 100 à 200 hectares pour 216 tonnes récoltées en 2010.

"On espère bien atteindre les 300 hectares en 2011", assure Patrick Bremaud, le directeur de la Coopérative agricole des Pays de la Loire (CAPL), porteuse de ce projet de création d'une première filière quinoa en France où environ 3 000 tonnes sont consommées chaque année.

Modestes, les premières récoltes du quinoa du Val de Loire sont pourtant le fruit d'un "travail de 20 ans", réalisé notamment à l'université Wageningen des Pays-Bas, et au Danemark, pour mettre au point des variétés adaptées à la culture en France, témoigne Jason Abbott, un ingénieur agronome américain. Deux laboratoires de l'Ecole supérieure d'agriculture d'Angers (ESA), partenaires du projet, travaillent également à l'amélioration de la culture.


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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 14:44

 

Le Monde.fr avec AFP | 15.06.2012 à 14h32 • Mis à jour le 15.06.2012 à 14h32

 

 
Créé en 1984, le groupe Camaïeu, majoritairement détenu par le fonds d'investissement Cinven, a réalisé en 2010 un chiffre d'affaires de 810 millions d'euros et un bénéfice net de 84,5 millions d'euros.

 

Ils touchent un complément du RSA parce que leur salaire est trop faible. Des salariés de l'entreprise de prêt-à-porter Camaïeu demandent à rencontrer "au plus vite" le ministre du travail pour dénoncer leur situation salariale, a-t-on appris vendredi 15 juin auprès de FO.

"Lorsque je suis allé voir mon DRH pour lui demander une augmentation de salaire, il m'a clairement dit : 'Pourquoi tu veux une augmentation? Tu as le complément du RSA pour ça'", a expliqué Cherif Lebgaa, délégué syndical Force ouvrière (FO).

"Cette mesure, c'est clairement un effet d'aubaine pour la direction de Camaïeu, qui en profite pour maintenir ses salariés dans la misère. C'est écœurant d'exploiter les gens ainsi", a ajouté M. Lebgaa, employé logistique dans les entrepôts roubaisiens de la marque. M. Lebgaa a précisé qu'après dix-huit ans d'ancienneté dans l'entreprise, il touche 1 180 euros nets de la part de son employeur et 296 euros au titre du RSA.

Selon lui, son cas est "très répandu dans l'entreprise". "Rien que dans l'entrepôt à Roubaix, on est au moins une vingtaine dans le même cas. Je dis 'au moins une vingtaine', mais c'est sans doute plus, car beaucoup de gens ont honte d'en parler. Toucher le RSA, personne n'aime s'en vanter", a souligné le représentant FO.

 

"CAMAÏEU NOUS MAINTIENT SCIEMMENT DANS UN  STATUT DE TRAVAILLEURS PAUVRES"

"Cela fait des années que la direction nous refuse la moindre augmentation. Et pendant ce temps-là, les actionnaires touchent chaque année 500 millions de dividendes. Et en plus de ça, nous n'avons aucun avantage social : pas de tickets resto, pas de chèques vacances, pas de primes, rien !", a dénoncé le syndicaliste.

"Camaïeu nous maintient sciemment dans un statut de travailleurs pauvres. Des salariés en CDI qui se retrouvent à toucher le RSA en 2012, mais c'est Germinal ! Si Zola avait été là, il aurait soutenu notre combat, c'est sûr !", a relevé M. Lebgaa. Les salariés de Camaïeu, qui avaient déjà mené une grève de plusieurs semaines en janvier 2011, réclament une augmentation de 100 euros par personne.

Après avoir envoyé un courrier au président François Hollande pour dénoncer leur situation, ils réclament d'être reçus "au plus vite" par le ministre du travail. Un débrayage de deux heures est déjà prévu dans les magasins du groupe le 22 juin.

Créé en 1984, le groupe Camaïeu, majoritairement détenu par le fonds d'investissement Cinven, a réalisé en 2010 un chiffre d'affaires de 810 millions d'euros et un bénéfice net de 84,5 millions d'euros. Il possède plus de 1 000 magasins dans le monde, dont 600 en France, et emploie 5 800 personnes, dont 4 000 en France.

 

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 14:40

 

Le Monde.fr avec AFP | 14.06.2012 à 12h13 • Mis à jour le 14.06.2012 à 12h13


Le site Web de Skype.

Skype a commencé mercredi 13 juin à diffuser des publicités sur les écrans des utilisateurs de ce service de téléphonie sur Internet, a-t-il annoncé sur son blog. Ces publicités non sonores apparaissent dans la fenêtre Skype des utilisateurs de la version sans abonnement de Skype ou des abonnés qui ont un crédit nul.

"Nous sommes ravis de présenter nos publicités de conversation, qui sont une opportunité pour les responsables du marketing de toucher des milliers d'utilisateurs en ligne", a souligné Sandhya Venkatachalam sur le blog officiel en anglais de Skype. "Au cours de leurs appels audio, les utilisateurs verront des contenus qui pourront générer de nouveaux sujets de conversation pertinents pour les utilisateurs", a-t-elle ajouté.

 

 DES PUBLICITÉ CIBLÉES

Ces publicités sont un service offert aux annonceurs partout où Skype est disponible et seront diffusées pendant les appels passés sur les applications Skype opérées à partir du système d'exploitation Windows de Microsoft, selon Sandhya Venkatachalam. Skype précise qu'il pourra utiliser des données comme l'âge, le sexe ou la localisation de ses utilisateurs pour mieux cibler les publicités diffusées. Skype espère quadrupler le nombre de ses utilisateurs - aujourd'hui quelque 250 millions par mois - pour arriver au milliard, avait indiqué son directeur général, Tony Bates, en mai.

Le responsable du groupe, acquis par Microsoft l'an dernier mais qui continue à être géré de façon indépendante, a souligné que l'essentiel de la croissance devrait venir des utilisateurs de Skype sur l'Internet mobile et de partenariats, tels que ceux avec le réseau social Facebook. Les utilisateurs de Skype peuvent passer des appels audio ou vidéo gratuits ou à bas coût grâce à Internet en utilisant leur ordinateur, un smartphone ou encore une tablette, sans passer par les réseaux de téléphonie fixe.

 

 

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