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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 14:09
24 juin 2012
Par Okeanos

Vicky Skoumbi, rédactrice en chef de la revue grecque aletheiaa contacté OkeaNews pour signaler ce texte qu’elle a co-écrit avec Dimitris Vergetis, psychanalyste. Ce texte revient sur ce que vous avec déjà lu chez OkeaNews concernant la pression exercée par les médias et certains politiques pour orienter les grecs vers le « bon » vote.

C’est donc avec grand plaisir que nous partageons ce point de vue, une semaine après les élections. Le texte a été initialement publié ici chez Mediapart.


 

Le 17 juin, le peuple grec s’est prononcé pour un gouvernement de coalition autour de la Nouvelle Démocratie, c’est du moins sous cet angle que l’énorme majorité des médias présentent les résultats électoraux en Grèce. Le verdict populaire aurait porté au pouvoir ce parti et son ex-adversaire, et actuel allié, le Pasok. « C’est la volonté exprimée du peuple grec que tout bon démocrate a le devoir de respecter », martèle-t-on de tous les côtés. S’agit-il pour autant d’une volonté librement exprimée ? Depuis plusieurs mois, et plus particulièrement depuis le 6 mai, les dirigeants européens s’acharnent à terroriser le peuple grec en brandissant la menace de l’exclusion de l’Eurozone et en lui promettant l’apocalypse, si jamais il osait confier l’avenir du pays à Syriza. Les Grecs ont été mis face à un choix forcé, à l’instar du dilemme biaisé « la bourse ou la vie ».

Le couteau sous la gorge, ils se sont résignés à porter le parti de droite, la Nouvelle Démocratie, au pouvoir – avec moins de 30% de voix, une majorité toute relative. Mais, dans ces conditions, parler d’élections libres est une duperie. La liberté n’est pas seulement une question de respect  tatillon de procédures formelles, elle relève surtout du libre exercice du droit de vote. Or, le peuple grec avait subi avant les élections un matraquage médiatique impitoyable, fait de déclarations allant de la menace sournoise à la consigne de vote. Dans le deuxième cas, l’exemple le plus flagrant est l’éditorial du Financial Times Deutschland, écrit en grec, qui exhortait les électeurs à ne pas voter pour  « le démagogue » –Tsipras, pour ne pas le nommer– tout en les appelant explicitement à voter pour la Nouvelle Démocratie.

Dans le premier cas, Hollande, dans le rôle du conseiller amical, prévenait les électeurs grecs que, pour leur propre bien, il ne fallait pas voter Syriza au risque de le payer très cher. De l’intimation à voter pour la droite ou à voter contre la gauche radicale, se répète, à quelques nuances près, le même motif : surtout ne pas voter Syriza ! Ainsi une opération internationale de dépossession du peuple grec de sa souveraineté se déployait à ciel ouvert, sans que la plupart de ceux qui jurent par la démocratie ne trouvent grand-chose à redire.

Cette campagne d’intimidation et de manipulation a en partie porté ses fruits : Syriza n’est pas arrivé en tête, et l’Europe, nous-dit-on,  a échappé de justesse à la désagrégation qu’aurait inévitablement produite le rejet de la politique d’austérité. Oui, le peuple grec a voté la peur au ventre : 48% des électeurs se sont décidés en redoutant qu’une dénonciation du Mémorandum et des mesures d’austérité qui l’accompagnent, conduise au bannissement de la Grèce hors de l’Europe. La propagande orchestrée dans le pays et à l’étranger s’est avérée d’une efficacité redoutable.

Cependant, on aurait tort de croire que l’opération d’intimidation et de chantage s’est limitée à des ingérences étrangères. A l’intérieur même du pays, elle a pris l’allure d’une véritable campagne de terreur. Les médias de masse et le personnel politique d’ex-grands partis se sont livrés à une surenchère de diffamation de Syriza, versant dans le catastrophisme le plus délirant. Qui plus est, au sein de banques et de grandes entreprises, les employés ont été mis en demeure de faire le bon choix : en cas de victoire de Syriza, ils devraient s’attendre à des dépôts de bilan et à des licenciements massifs. Dans ces conditions, le fait que 27% des électeurs aient fait confiance à Syriza constitue un vrai acte de courage.

Quant aux  dirigeants européens, ils pensaient être dans leur droit en imposant à un peuple européen des élections sans véritable choix.  Mais dès lors que les élections se réduisent à une mascarade où les dés sont pipés, la démocratie s’en trouve fatalement frappée de discrédit. Il  y a fort à parier que bientôt l’Aube Dorée, le parti néonazi, fera un score à deux chiffres. Car l’exaspération et l’impuissance face à ces ingérences indécentes, ainsi que la certitude d’avoir été dépossédé de la souveraineté tant  populaire que nationale, alimentent un sentiment violement anti-européen qui fait le lit du parti néonazi.

Une Europe construite comme un ensemble de mécanismes institutionnels destinés à servir les intérêts financiers et allant, pour ce faire, jusqu’à déposséder les peuples de leurs droits, est-t-elle encore compatible avec la démocratie ? En écartant les peuples européens de toute prise de décision importante, les dirigeants européens font le bonheur des  partis nationalistes et de l’extrême droite.

La prise en otage d’un peuple entier, pour lui extorquer un semblant d’assentiment à un processus de dévastation sociale, est-il le signe annonciateur d’un divorce définitif  entre l’Europe et l’idéal démocratique? L’UE, à la pointe de la campagne de désinformation et d’intimidation du peuple grec, a-t-elle dores et déjà signé le décret de mort de l’idée-même d’Europe démocratique?

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 14:02

 

Doigt d’honneur 24/06/2012 à 11h58

Blandine Grosjean | Redchef adj Rue89

 

Capture d’écran allemand du site Bild.de

 

Deux photos de l’épouse du dictateur syrien Bachar el-Assad circulent depuis la nuit de samedi à dimanche dans les rédactions.

Diffusées par l’agence de photo Abaca, elles ont été prises, selon les informations lues dans Le JDD de ce dimanche (pas en ligne) et sur le site allemand du Bild, à Damas, samedi, lors d’un entraînement de l’équipe de badminton syrienne sélectionnée pour les Jeux paraolympiques de Londres.

On y voit Asma el-Assad, ex-icône glamour des magazines féminins du monde entier, souriante, en jeans, pieds nus (parfaitement manucurés) sur un cliché, et avec une raquette sur l’autre. Mais c’est l’inscription de son T-shirt qui ressemble à un doigt d’honneur :

« Toi, mon doux pays. »

Jeudi et vendredi, lors d’affrontements entre l’armée loyaliste et les milices de l’opposition et de l’armée libre, près de 250 Syriens ont trouvé la mort. Depuis le début de la révolution, en mars 2011, 15 000 personnes ont été tuées, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 13:55

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 24.06.2012 à 14h45 • Mis à jour le 24.06.2012 à 14h45

 
 
Les autorités ont affirmé avoir mis en place de mesures de sécurité exceptionnelles pour prévenir des violences post-électorales.

 

Les militaires au pouvoir en Egypte étaient en alerte dimanche 24 juin avant la proclamation du vainqueur du second tour de l'élection présidentielle du week-end dernier.

La commission électorale doit annoncer à 15 heures locales qui du Frère musulman Mohamed Morsi ou de l'ex-général Ahmed Chafik, dernier premier ministre du président déchu Hosni Moubarak, deviendra le premier président choisi par les Egyptiens. Les deux rivaux se sont déjà proclamés vainqueurs et ont déposé des recours l'un à l'encontre de l'autre. Les partisans de Mohamed Morsi pourraient réagir avec colère si la victoire est attribuée à Ahmed Chafik.

Samedi, les deux candidats avaient mobilisé leurs troupes sur deux places différentes de la capitale, dans une dernière démonstration de force avant le verdict de la commission électorale.

Manifestation des partisans des Frères musulmans, samedi 23 juin au Caire.

Peu de soldats étaient visibles dans les rues dimanche mais les autorités ont affirmé avoir mis en place de mesures de sécurité exceptionnelles pour prévenir des violences post-électorales. Des véhicules blindés sont stationnés dans la capitale au siège de la commission électorale et devant le bureau d'information du gouvernement où doit se tenir une conférence de presse pour commenter ce résultat historique au Proche-Orient. Et les fonctionnaires travaillant autour de la place Tahrir au Caire où sont rassemblés plusieurs milliers de partisans des Frères musulmans, ont été encouragés à rentrer chez eux.

 

 INQUIÉTUDE DES ÉGYPTIENS

De nombreux Egyptiens et des millions de personnes dans la région considéreraient une victoire de l'ex-général Chafik comme un coup mortel aux révolutions du Printemps arabe de 2011, malgré sa promesse de former un gouvernement non exclusivement composés d'islamistes.

Mohamed Morsi, 60 ans, a fait ses études d'ingénieur aux Etats-Unis. Prisonnier politique sous le régime d'Hosni Moubarak, il a proclamé sa victoire quelques heures après la fermeture des bureaux de vote dimanche dernier. Cette décision a été critiquée par les généraux au pouvoir. Montrant sa certitude de l'emporter, il a déjà rencontré d'autres groupes et établi un projet d'accord pour former un gouvernement de coalition nationale.

Les Frères se dépeignent comme un mouvement moderne, prêt à travailler avec d'autres et désireux de respecter les traités signés par ses prédécesseurs. Certains de leurs partisans citent l'exemple de la Turquie, où la démocratie fait peu à peu son chemin.

S'il est élu, Mohamed Morsi sera le premier dirigeant islamiste à la tête du pays le plus peuplé du monde arabe. Mais sa marge de manoeuvre sera des plus limitées. A la suite de la dissolution sur décision de justice de la chambre des députés dominée par les islamistes, l'armée s'est en effet octroyée le pouvoir législatif et un droit de contrôle sur l'élaboration de la prochaine Constitution.

Elle a toutefois promis de remettre le pouvoir au nouveau président avant le 30 juin.
La confrérie a vivement critiqué les dispositions constitutionnelles prises par l'armée et qui permettront aux militaires de rester un acteur central.

 

 

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 13:00

 

 

Le Monde.fr | 24.06.2012 à 12h06 • Mis à jour le 24.06.2012 à 12h06

 

 
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi dans le centre de Tel-Aviv contre l'arrestation de la chef de file du mouvement social de l'été 2011

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi 23 juin au soir dans le centre de Tel-Aviv contre l'arrestation de la chef de file du mouvement social de l'été 2011. Le rassemblement a dégénéré en échauffourées avec la police et 85 manifestants ont été arrêtés après avoir bloqué la circulation sur le boulevard périphérique de la ville et s'être livrés à "des actes de vandalisme", a expliqué une porte-parole de la police.

Dimanche matin dans la presse israélienne, des experts s'interrogeaient sur les méthodes musclées employées par la police et sur une éventuelle tentative du gouvernement d'empêcher une reprise du mouvement social qui avait mobilisé des centaines de milliers d'Israéliens l'été dernier.

Le défilé de samedi avait été organisée à la suite de l'arrestation violente vendredi de Dafni Leef et d'une dizaine de ses camarades, alors qu'ils essayaient d'installer des tentes sur le boulevard Rothschild, l'un des lieux les plus huppés de Tel Aviv. La jeune femme, qui a résisté et a été traînée de force dans une camionnette de la police, avait initié les manifestations sociales de 2011, les plus importantes de l'histoire d'Israël, en étant la première à planter sa tente sur ce boulevard.

Des centaines d'autres Israéliens l'avaient rejointe et campé pendant plus d'un mois dans la rue pour protester contre le coût de la vie et les inégalités sociales. Ces derniers temps, des tentatives pour relancer le mouvement n'avaient rassemblé que quelques milliers de personnes, loin de la mobilisation de 2011 qui avait culminé le 3 septembre avec près d'un demi-million d'Israéliens dans la rue pour la "justice sociale".

 

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 22:21

 

http://www.avaaz.org/fr/petition/Stop_au_fichage_ADN_de_la_population/?ecNphdb

 

Stop au fichage ADN de la population

Pourquoi c'est important

 

Saisie par Xavier Renou, du collectif « les désobéissants », poursuivi pour refus de prélèvement ADN, la Cour de Cassation a entériné une dangereuse dérive.

Elle devait se prononcer sur les récentes découvertes scientifiques qui montrent que les segments d'ADN prélevés par la police pendant les garde-à-vue (principalement) permettent non seulement de déterminer l'identité des individus, mais aussi leur couleur de peau et leurs éventuelles prédispositions à des maladies génétiques...

Des informations sans rapport avec la lutte contre la délinquance et qui font du Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) une base de donnée raciale et sanitaire portant sur plus de 2 millions de Français à ce jour... et 30 000 supplémentaires chaque mois.

En effet, d'élargissement en élargissement, ce fichier qui ne devait concerner à l'origine, en 1998, que les 2000 délinquants sexuels connus de la Justice, a intégré tous les SUSPECTS de délits y compris de très nombreux militants politiques, associatifs, syndicalistes... Dont plus de 80 % d'innocents, dont la couleur de peau et les éventuelles maladies génétiques sont désormais aussi connues de la police... Une bombe dans les mains de gouvernants qui pourraient s'en servir pour cibler des catégories de population en raison de leurs opinions politiques, de leur couleur de peau ou de leur état de santé.

Une occasion de détournement, aussi, pour des banques et des assurances qui paieraient cher pour disposer de ces informations sur leurs clients...

Un appel citoyen massif peut convaincre le nouveau président d'appliquer la promesse faite par plusieurs de ses ministres et porte-parole, pendant la campagne électorale, de revenir sur le fichage ADN.

Convainquons-le d'en faire une des premières manifestations du changement, maintenant !

 

*Pour signer la pétition, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur ce "link"

 


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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 22:16

23 juin 2012 15:41; Act: 23.06.2012 15:48 Print

De dix à vingt mille étudiants et citoyens de tous bords sont descendus vendredi dans les rues de Montréal et de Québec pour protester contre la hausse des droits de scolarité.

 

 
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23.06 Après quelques jours de pause, les manifestations ont repris au Québec. Photo: Reuters/Mathieu Belanger
23.06 Après quelques jours de pause, les manifestations ont repris au Québec. Dix à vingt-mille étudiants sont descendus dans la rue à Montréal et à Québec. La 49e nuit de manifestations s'est soldée par un avis de dispersion. La police a chargé à la matraque plus d'un millier de manifestants dimanche soir à Montréal. 09.06 Des nouveaux affrontements ont eu lieu vendredi soir. 06.06 Le député Amir Khadir a été arrêté lors de la manifestation de mardi soir à Québec. 23.05 Les manifestations continuent au Québec. 22.05 Une marée humaine a envahi les rues de Montréal, au centième jour de conflit entre le gouvernement et les étudiants. 19.05 La situation n'est pas en passe d'être résolue au Québec. Le gouvernement a imposé sa ligne dure contre le mouvement étudiant en faisant voter une «loi spéciale», accueillie par des lancers de cocktails Molotov ne marge d'une manifestation. 05.05 Une nouvelle manifestation a donné lieu à plus de 100 interpellations. Plus tard dans la journée, un accord entre les manifestants et le gouvernement a été annoncé. De violents affrontements entre étudiants contestataires et policiers ont éclaté vendredi dans le centre-ville de Montréal. Les étudiants dénoncent la décision du gouvernement québécois d'augmenter les droits de scolarité de 325 dollars par an pendant cinq ans à compter de l'automne. Soit une hausse totale de 1625 dollars ou 75%. La police de Montréal a fait état d'au moins 12 arrestations, quatre à six blessés, dont trois dans ses rangs.

  

A Montréal, la manifestation a attiré de 10'000 à 15'000 personnes, selon des estimations de l'AFP, tandis qu'une porte-parole d'un syndicat étudiant parlait de 100'000 personnes. Par une température de 30 degrés, la foule était composée majoritairement de jeunes, mais aussi de familles et de retraités défilant dans une ambiance bon enfant au son des casseroles, des tambourins et des sifflets.

Environ 5000 manifestants étaient également réunis à Québec, la capitale de la province. A deux jours de la Saint-Jean-Baptiste, la «Fête nationale des Québécois», une multitude de drapeaux fleurdelisés ont flotté au-dessus de la foule.

Sur une pancarte, un étudiant s'interrogeait: «131 jours de mépris, Charest, où as-tu mis ton coeur?» Son affiche interpellait le Premier ministre libéral Jean Charest, alors que le conflit, qui polarise fortement le Québec, est entré dans son cinquième mois.

La mobilisation de vendredi, alors que bon nombre d'étudiants sont retournés dans leur famille ou ont trouvé un travail saisonnier, avait valeur de test pour la suite du mouvement des étudiants.

 

Un cul-de-sac

«Je participe aux manifestations depuis le début. Je suis venu pour m'assurer que le moral tient et qu'on continue notre mouvement», a expliqué Julien Vadeboncoeur, 27 ans, étudiant en sociologie à l'Université du Québec à Montréal, venu avec sa fille en poussette.

«Ceux qui comptent sur un essoufflement vont se tromper. Ils ont compté sur la division du mouvement pendant des mois et ils ont entraîné le Québec dans un cul-de-sac», renchérissait Amir Khadir, député de Québec Solidaire à l'Assemblée nationale du Québec.

Les étudiants protestent contre la hausse des frais de scolarité et la loi 78, dite «loi spéciale», qui a suspendu les cours dans les établissements en grève jusqu'à leur reprise à la mi-août, en plus de limiter le droit de manifester.

Les étudiants veulent faire reculer le gouvernement sur une hausse prévue des frais de scolarité de 1778 dollars (82%) sur sept ans, ce qui les rapprocherait de la moyenne canadienne. Une majorité de la population (56% selon un récent sondage) est toutefois d'accord avec le gouvernement. Après trois rondes de pourparlers, le gouvernement a quitté la table de négociations le 31 mai dernier.

 

Manipulation

Réagissant à ces nouvelles manifestations, le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, a accusé le syndicat étudiant le plus militant, la Classe, de manipuler les trois autres. «La Classe n'a toujours qu'un seul mandat (...), c'est le gel des frais de scolarité en route vers la gratuité et le jour où la Classe aura une ouverture pour que les étudiants participent davantage au financement des universités, ce jour-là, ça vaudra la peine de se rasseoir. Entre-temps, c'est une illusion», a-t-il dit.

Encouragé par les sondages, le gouvernement envisagerait de déclencher des élections anticipées à l'automne pour trancher.

(ats)

 

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 22:11

 

lalibre.be

Caroline Grimberghs

Mis en ligne le 23/06/2012

 

 

Les réseaux sociaux maintiennent la flamme créative de la révolution intacte au sein de cette génération ultra-connectée qui a trouvé son combat.
Chaque mois a son 22. Et pour le 5e mois consécutif, ce 22 juin ont déambulé dans les rues de Montréal et Québec, casseroles, chaudrons et autres couvercles avec, au bout de la cuiller en bois, des citoyens en colère. La hausse des frais de scolarité reste la pierre d’achoppement d’un conflit aux allures de plus en plus larges.

Ce sont les jeunes qui restent le moteur de cette mobilisation. Via les outils qu’ils maitrisent, ils maintiennent la flamme de la révolte intacte : Plus de 8000 personnes avaient confirmé leur présence à la manifestation du 22 juin via Facebook . Le réseau social est plus que jamais mis à profit par ces jeunes désireux de populariser leur combat. Que ce soit Martine ou les Schtroumpfs, les personnages de notre enfance se rallient à la cause des étudiants québécois). Sur Twitter, les hashtags se succèdent, mêlant humour, désespoir et organisation, entre #ManifEnCours et #ManifDating. "Les réseaux sociaux ont réussis à faire sortir les gens de leur maison" estime Vincent-Olivier Bastien, vice-président de la Fédération Étudiante Collégiale du Québec (FECQ).

 

Armés de leurs smartphones, ils filment et photographient les scènes surréalistes où des étudiants se font arrêter pour ‘avoir lu 1984’ dans le métro. "Vêtue d’une robe fleurie et d’un sac rempli d’objets dangereux tels une pomme et une bouteille d’eau, j’ai voulu pointer du doigt la haute présence policière et l’attitude frôlant le terrorisme des forces de police. Avec les autres passagers du wagon, nous avons été placés face contre mur. On nous a dit de ne pas revenir sous peine d’être arrêtés. J’ai commis un acte irréparable de désobéissance civile en redescendant dans la station et en retournant lire dans un wagon. Lorsque les policiers m’ont vu manger ma pomme, ils m’ont interceptée et les deux policiers se sont fait un chaleureux high five pour se féliciter de leur bon travail" explique Marilyne, étudiante à l’Université de Montréal. Les textes de ce type fleurissent sur le net, partagés et diffusés au maximum au sein d’une génération ultra-connectée qui a trouvé son combat. Au point pour certains de se le faire marquer au fer rouge sur la peau : un ‘Tatoo-o-thon’ (marathon du tatouage) propose d’inscrire sur les corps impatients le symbole de la révolte étudiante, le carré rouge.

 

Ce lundi, la FECQ, l’un des trois principaux syndicats d’étudiants à lancé un "ultime appel à la médiation" au gouvernement Charest pour que puissent reprendre les négociations laissées en jachère depuis le 31 mai dernier. "Nous avons lancé l'ultimatum maintenant car il devient pressant de trouver une porte de sortie pour le conflit, pour éviter que les sessions ne soient encore annulées, et pour assurer que le retour en classe se fasse dans le calme. Nous espérons toujours une reprise des négociations car nous croyons que la résolution du conflit doit passer par des discussions avant tout, et non par une loi. Mais, même si un accord est trouvé, nous ne pensons pas que la grogne sociale va s’arrêter là : une grande partie du Québec attend les élections pour voir un changement dans la Province" explique Vincent-Olivier Bastien.

 

Ce vendredi soir, pour la 59e soirée consécutive, les rues de Montréal étaient prises d’assaut par les manifestants. Jean Charest est ‘poursuivi’ : des manifestations ont été organisées par des étudiants québécois et brésiliens devant son hôtel de Copacabana, où il s’est rendu pour assister au sommet Rio +20. "Il n’a pas à parader à l’international alors qu’il saccage nos droits fondamentaux au Québec!" estime Rushdia Mehreen, déléguée de la CLASSE au Sommet des peuples. Qui lâchera le premier ? Pour le moment, chacun campe sur ses positions. "Le mouvement n'est clairement pas sur le point de s'essouffler" estime la FECQ. "Il change et se transforme en une grogne générale et permanente. Le mouvement perdurera durant l'été et nous verrons la population continuer de faire des manifestations jusqu'à des élections générales".

 

La manifestation du 22 juillet est, en tout cas, déjà sur les rails …

 

 

 

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 22:04

 

http://www.youtube.com/watch?v=VrsNjU-srM8

 

 

 

Publiée le 18 juin 2012 par mathieucyr

La légère distortion entre les mots et la pensée.

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 21:57
| Par La rédaction de Mediapart

 

Les dix-sept ministres des finances de la zone euro ont demandé à l'Espagne, jeudi 21 juin, de solliciter au plus tôt une demande formelle d'aide pour recapitaliser ses banques en difficulté, dont les besoins pourraient s'élever à 62 milliards d'euros, selon deux audits indépendants. Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) devrait consentir ce prêt qui serait ensuite repris par le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui devrait entrer en fonction le 9 juillet.

L'Espagne se refusait jusqu'à présent à envisager une aide directe pour ses finances publiques qui la mettrait dans la situation qu'ont connue la Grèce, l'Irlande et le Portugal, où les prêteurs placent le versement des fonds sous réserve de réformes précises. Mais Madrid en est désormais à verser un taux d'intérêt de plus de 6 % pour emprunter moins d'un milliard d'euros à cinq ans.

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 21:48

 

Médiapart - | Par Ludovic Lamant


De notre envoyé spécial à Bruxelles,

Après des mois d'immobilisme en Europe, les négociations sur une taxe pour les transactions financières viennent d'être relancées. De manière assez acrobatique, puisque c'est en prenant acte de leurs désaccords sur cette question que les ministres des finances de l'Union européenne (UE), réunis vendredi à Luxembourg, ont permis de débloquer le dossier.

La présidence danoise de l'UE a en effet constaté l'impossibilité d'un accord à 27 sur cette mesure hautement symbolique, en raison de l'opposition de Londres et d'une poignée d'autres capitales. Ce qui ouvre la voie à une procédure qui se limiterait à un groupe restreint d'Etats membres – une « coopération renforcée », dans le jargon bruxellois. Cette solution, qui permet de contourner le veto britannique, était défendue par la France et l'Allemagne.

Pour François Hollande, c'est donc une bonne nouvelle, à une semaine d'un Conseil européen très attendu. Le président français avait fait de cette « taxe Tobin », aux contours encore très vagues, l'une de ses promesses phare de campagne, pour dégager des fonds et relancer l'économie européenne. A Bruxelles, toutefois, personne ne croit vraiment au calendrier avancé par le chef de l'Etat, qui continue d'espérer une mise en œuvre dès 2013, comme il l'a répété en marge du G-20 mexicain.

Il faut un minimum de neuf Etats pour enclencher une « coopération renforcée ». « Notre objectif est de convaincre le plus d'Etats possible, plus que neuf en tout cas », prévenait, jeudi, un diplomate français. Dans une lettre publiée en février dernier, neuf pays, dont la France et l'Allemagne, mais aussi l'Espagne, l'Italie et l'Autriche, plaidaient pour une « accélération des travaux ». Ils défendaient déjà, entre les lignes, le recours à une coopération renforcée. Reste à savoir si d'autres capitales suivront.

D'ici au Conseil européen des 28 et 29 juin, les Etats concernés vont envoyer une ou plusieurs lettres à la Commission pour demander l'ouverture de cette procédure. L'exécutif de José Manuel Barroso avait déjà prévenu, mercredi, qu'il examinerait cette éventuelle demande « avec un esprit très ouvert ». Il reviendra à la Commission de formuler une nouvelle proposition de directive dans la foulée.

Selon une première proposition de directive, publiée en septembre 2011 par la Commission, une taxe sur les actions, obligations et produits dérivés, au sein des 27, aurait permis de dégager 57 milliards d'euros par an. Avec une « coopération renforcée », les recettes pourraient s'effriter, puisque moins de pays y participeront. D'après les calculs de l'ONG Oxfam-France, toutefois, une taxe identique, mais appliquée aux seuls neuf pays signataires de la lettre de février, dégagerait quelque 40 milliards d'euros.

 

Une procédure encore longue

Cette taxe constitue l'un des rares dossiers sur la table des négociations où Paris et Berlin semblent en phase. Pour François Hollande, c'est une promesse de campagne. Angela Merkel, elle, est contrainte de donner des gages à son opposition (les sociaux-démocrates du SPD et les Verts), pour qu'ils acceptent de voter le fameux « pacte budgétaire », qu'elle n'a toujours pas réussi à faire ratifier. Ce serait aussi un succès politique pour la chancelière, dans l'optique des élections allemandes de septembre 2013.

La route, pour autant, est encore très longue. D'abord, le recours à une « coopération renforcée » a le mérite de débloquer le dossier, mais la procédure reste lourde. Des allers-retours entre Parlement, Conseil et Commission, sont encore à prévoir. Dans la pratique, ce mécanisme, autorisé depuis le traité d'Amsterdam en 1997, n'a servi qu'à de très rares occasions. Le premier du genre, qui portait sur la loi sur les divorces, avait été formellement enclenché en 2010, et avait abouti plus de deux ans plus tard...

Surtout, rien ne dit que les Etats membres volontaires pour appliquer cette taxe parlent tous de la même chose. L'assiette du prélèvement (faut-il taxer les produits dérivés? Quid des obligations, alors que la pression des marchés sur la dette de certains Etats reste intense ?) risque de faire débat. Pendant la campagne, François Hollande s'était prononcé en faveur d'une taxation intégrant les dérivés, mais les Allemands semblent réticents.

Quant à l'affectation des recettes de la taxe, c'est encore plus flou. Quelle part irait au budget européen ? Aux budgets nationaux ? Au fonds européen de développement ? Les ONG, qui plaident pour une large affectation aux politiques de développement, ont accueilli avec soulagement la sortie de François Hollande, lors du sommet de Rio mercredi, qui s'est engagé à ce qu'« une partie » des recettes aille au développement et au climat. Les services de Bercy militent, eux, pour que cet argent soit d'abord utilisé pour éponger les dettes. Ces désaccords pourraient encore ralentir la procédure.

En février dernier, Nicolas Sarkozy avait fait voter l'entrée en vigueur, à partir du 1er août en France, d'une taxe qui ne porte que sur les actions d'entreprises dont le siège social est en France, et dont la capitalisation boursière dépasse un milliard d'euros. Censée rapporter un milliard d'euros en année pleine, elle avait été critiquée par les ONG comme une « taxe au rabais ». Selon Les Echos de mardi, Bercy pourrait décider d'augmenter cette taxe.

Cette fois, l'ONG Oxfam-France se félicite de l'« avancée concrète » de ce vendredi. « Mais nous aurions préféré que les discussions sur l'affectation des recettes ne soient pas reportées à plus tard », précise Alexandre Naulot, d'Oxfam-France.


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  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
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DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

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          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



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