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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 13:15

 

Le Monde.fr avec AFP | 01.07.2012 à 14h40 • Mis à jour le 01.07.2012 à 14h40

 


 
Heurts entre manifestants et policiers devant la centrale d'Ohi, le 1er juillet 2012.

La compagnie d'électricité japonaise Kansai Electric Power a réactivé dimanche soir le réacteur numéro 3 de sa centrale d'Ohi. En dépit d'une opinion publique très divisée et de manifestations récurrentes, Kansai Electric Power a remis en marche ce réacteur vers 21 heures locale (14 heures à Paris), selon plusieurs médias japonais. La réaction en chaîne devrait être confirmée lundi matin et la production d'électricité débuter mercredi 4.

La compagnie avait reçu le 16 juin l'autorisation des autorités locales et du premier ministre pour remettre en service les réacteurs 3 et 4 d'Ohi (ou Oi). Elle avait immédiatement commencé les préparatifs.

La municipalité d'Ohi, la préfecture de Fukui et le gouvernement ont jugé que ces réacteurs pouvaient être remis en exploitation en toute sécurité sur la foi de tests de résistance validés par les instances de contrôle, même si des sismologues ont lancé des mises en garde et que les travaux de renforcement contre les séismes et tsunamis ne seront achevés que dans trois ans.

Il s'agit du premier cas de relance réelle d'un réacteur au Japon depuis l'accident de Fukushima provoqué par le violent tremblement de terre et le raz-de-marée qui ont ravagé le littoral du nord-est le 11 mars 2011. L'ensemble des 50 réacteurs nucléaires de l'archipel ont été maintenus à l'arrêt à cause des séismes ou pour des sessions de maintenance régulière, et seules les unités 3 et 4 d'Ohi ont pour le moment été autorisées à redémarrer après avoir franchi les examens techniques et obstacles politiques.

La remise en exploitation du réacteur 3 d'Ohi, en attendant le 4 dans quelques jours, met fin à près de deux mois d'absence totale d'énergie nucléaire au Japon, une situation que nombre de citoyens auraient voulu prolonger indéfiniment.

Une pétition qui a recueilli pour l'heure plus de 7,5 millions de signatures, ces deux derniers vendredis, des dizaines de milliers de Japonais ont manifesté leur opposition aux centrales nucléaires en se rassemblant devant la résidence du Premier ministre à Tokyo. Depuis trois jours, des centaines d'opposants farouches font aussi le siège devant la centrale d'Ohi en bloquant l'accès au site, soutenus par d'autres manifestations ailleurs dans le pays.

 

 

 

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 11:51

 

 

LE MONDE | 30.06.2012 à 16h53 • Mis à jour le 30.06.2012 à 16h53

Par Clarie Talon (Le Caire, correspondance)

 
 
Les manifestants réunis sur la place Tahrir, le 25 janvier 2012.

Le scénario est toujours le même : une femme, place Tahrir, au Caire, vers la fin de l'après-midi, un jour de manifestation. Elle est égyptienne, ou non, voilée, ou pas. Journaliste parfois, souvent militante. Elle se fraie un chemin dans la foule compacte et chamarrée en compagnie de camarades ou de collègues comme elle transportés par la liesse.

Soudain, tout bascule. En quelques secondes, le bain de foule tourne au viol collectif. Les mains d'abord, par dizaines, s'abattent brusquement sur son corps. La femme réalise alors qu'elle est encerclée par des dizaines d'hommes qui la séparent de force de ses compagnons.

Projetée à terre, elle voit ses habits arrachés, sent des doigts s'immiscer en elle malgré ses hurlements de terreur. Autour, la meute grossit. Une foule d'hommes se bousculent en hurlant, tendant leurs bras pour mieux la toucher. D'autres s'interposent, tentent de la protéger. En vain. Cela peut durer une heure. Parfois, elle perd connaissance. Parfois, elle a le temps d'apercevoir le visage de ceux qui parviendront à l'arracher à ses agresseurs. Car bien qu'elle soit détruite, elle est sauvée, toujours. In extremis.

 DES ATTAQUES QUI SERAIENT DE PLUS EN PLUS FRÉQUENTES

Combien de fois ce scénario s'est-il répété depuis la révolution ? Pour l'instant, seules les agressions concernant des journalistes étrangères ont fait l'objet de comptes rendus détaillés. Le 11 février 2011, Lara Logan, une journaliste de la chaîne américaine CBS, a raconté son calvaire en détail après avoir subi ce traitement pendant près d'une demi-heure.

Le 24 novembre 2011, une journaliste de France 3, Caroline Sinz, était agressée à son tour :

 

 

Des dizaines de cas identiques, concernant autant les Egyptiennes que les étrangères, ont été signalés depuis le soulèvement de janvier 2011. C'est peu comparé aux victimes anonymes qui, selon les organisations de défense des droits de l'homme, se sont gardées de se faire connaître et qui refusent de témoigner. Un groupe de femmes venues le 8 juin sur la place pour dénoncer le harcèlement sexuel a été violemment agressé.

Le 26 juin, le récit bouleversant d'une jeune Britannique, Natasha Smith, étudiante en journalisme venue au Caire réaliser un reportage, a suscité une profonde émotion. Sur son blog, elle décrit "ces hommes qui, par centaines, changés en animaux", se seraient jetés sur elle à la sortie du pont Qasr Al-Nil. Déshabillée, traînée par les cheveux, elle affirme avoir été battue et violée par des dizaines de doigts, jusque sous des tentes dans lesquelles on essayait de la soustraire à ses agresseurs. "Un homme a tenté de me frapper avec un piquet de tente", affirme Natasha Smith, qui décrit, pour compléter le tableau, "deux femmes en burqa qui la regardent benoîtement avant de se détourner".

Affublée d'un voile censé la dissimuler aux regards, elle affirme avoir été évacuée en cachette par des Egyptiens qui auraient cependant refusé de l'accompagner à l'hôpital, "de peur d'être arrêtés si on les voyait avec elle". Elle aurait alors gagné un hôpital public, où elle aurait été éconduite par le personnel. Dans un autre établissement, on aurait refusé de l'examiner.

Son récit, relayé par CNN (vidéo ci-dessous), aurait, selon la chaîne américaine, été confirmé par l'ambassade de Grande-Bretagne en Egypte. Même s'il laisse sceptiques un certain nombre d'Egyptiens, gênés par le manque de détails temporels et géographiques, certaines incohérences de la narration et le ton volontiers ironique adopté par l'auteur, il correspond aux descriptions données par les autres victimes.

 

 

"Quel que soit le fin mot de l'histoire, et les doutes que j'ai sur son récit, prévient Yara Sallam, directrice du programme de défense des droits des femmes à l'ONG Nazra pour les études sur les femmes, cela ne doit pas masquer la réalité de ces attaques", qui, selon beaucoup de femmes, seraient de plus en plus fréquentes.

 "DES HOMMES AUX REGARDS D'ANIMAUX"

Violée le 2 juin place Tahrir, C., bien qu'étrangère, souhaite garder l'anonymat. Ce qu'elle décrit correspond exactement au récit de Natasha Smith : "Les hommes étaient comme des lions autour d'une pièce de viande, leurs mains partout sur mon corps et sous mes vêtements déchirés. Leurs regards étaient ceux d'animaux. Pas humains du tout, ils me jetaient à droite et à gauche comme si j'étais un sac-poubelle, pas un humain."

Ni elle ni ses deux amies, qui ont subi le même sort au même moment, n'ont porté plainte, faute de pouvoir reconnaître leurs agresseurs. Elles se sont contentées de témoigner auprès d'ONG locales. De toute façon, la loi ne considère pas ces agressions comme des viols, mais comme du simple "harcèlement sexuel", dont les victimes sont systématiquement découragées et dénigrées par les policiers.
 

"Ces attaques sont calculées et organisées pour effrayer les femmes et les chasser de la sphère publique", affirme un rapport publié par Nazra. "Il est très difficile d'accuser l'armée ou l'Etat d'envoyer des voyous sur la place commettre ces agressions pour ternir l'image des révolutionnaires, explique Yara Sallam, mais le fait que, la plupart du temps, ces agressions se produisent au même endroit [devant le restaurant Hardees] les rend très louches. Comment croire que tous les frustrés du Caire se trouvent en même temps au même endroit ? Cela ressemble plutôt à un traquenard. Cela dit, ces viols ne seraient pas possibles sans un climat général de tolérance vis-à-vis du harcèlement sexuel."

 PLACE TAHRIR, LIEU DE "BAGARRES DE RUE"  

De fait, aucune enquête n'aurait été déclenchée. Et le sujet alimente un débat brûlant en Egypte, même s'il est absent des colonnes des journaux. On sait parfaitement qu'il déchaîne les passions en Occident, où l'islam est volontiers incriminé. Or le contexte général d'insécurité qui règne sur la place Tahrir n'est sans doute pas étranger à ces agressions. A la nuit tombée, la place se transforme en un lieu interlope où vendeurs ambulants, souvent accusés d'espionnage, hommes ayant élu domicile sous les tentes et baltagas ("voyous") cherchent la bagarre. Les hommes, eux aussi, y sont victimes de vols et d'agressions.
 

"L'augmentation des agressions sexuelles n'est pas étonnante dans le contexte actuel, estime Yara Sallam. La présence de l'armée dans la rue contribue à normaliser la violence dans la société, cela rend les gens plus agressifs en général. Il y a beaucoup de bagarres de rue."

Et de souligner les agressions sexuelles répétées commises par les militaires égyptiens contre les manifestantes qui ne peuvent qu'encourager une telle violence, par ailleurs déjà signalée sous le régime Moubarak.

Clarie Talon (Le Caire, correspondance)

 

 

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 11:45

 

 

Le Monde.fr avec Reuters | 30.06.2012 à 16h42 • Mis à jour le 30.06.2012 à 16h42

 

La ministre de la culture, Aurélie Filippetti, a annoncé samedi 30 juin que le gouvernement examinerait en 2013 une possible extension de la redevance audiovisuelle aux écrans d'ordinateur afin de sécuriser les moyens alloués à l'audiovisuel public.

Cette taxe ne s'appliquerait qu'aux foyers n'ayant pas de télévision et ne viendrait pas s'ajouter à la redevance déjà existante, a précisé sur RTL la nouvelle ministre de la culture.
 

"Est-ce qu'il faut étendre la redevance à des écrans (d'ordinateur) quand on n'a pas de télévision ? C'est une question qui se pose, mais ça serait une redevance évidemment par habitation, on ne paiera pas une redevance (en plus) si on a un ordinateur et une télé", a-t-elle ajouté.

La redevance audiovisuelle, désormais appelée "Contribution à l'audiovisuel public", finance les organismes publics de télévision et de radio parmi lesquels France Télévisions ou encore Radio France.

Chaque foyer fiscal propriétaire d'une ou plusieurs télévision en paye une, quel que soit le nombre d'appareils. Elle est aujourd'hui de 125 euros en France métropolitaine, et de 80 euros dans les départements d'outre-mer.

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 11:37

 

Edition : Notre Europe

 Aix Fontaine de la Rotonde

 

L'Europe et l'euro seront au cœur des "Rencontres économiques d'Aix-en-Provence" (du 6 au 8 juillet prochain)... Faisant contre-point, des "Rencontres Déconnomiques" se dérouleront elles aussi dans la cité du bon Roy René et aux mêmes dates ! "Cette première édition sera essentiellement studieuse mais grâce à la diversité résolue de la programmation, elle sera aussi joyeuse, festive, créative et un peu taquine" promettent les organisateurs.

Le Cercle des Déconnomistes précise les enjeux de ces journées dans son édito ( www.deconnomistes.org) : "Après trente ans d’aveuglement, les politiques néolibérales nous ont conduits au désastre actuel. Bien qu’ayant perdu toute crédibilité, celles-ci continuent à imprégner la pensée de nombreux experts économiques, des décideurs politiques de droite et de gauche ainsi que la majorité des éditorialistes. Les économistes orthodoxes encombrent les grands médias pour parler de la soi-disant « crise de la dette » ou de l’austérité imposée au peuple, conséquence des turpitudes des marchés financiers. Cependant, loin des micros et des caméras, une pensée économique foisonnante est produite par de nombreux économistes hétérodoxes."
Interviendront au cours de ces journées : Renaud Lambert  ; François Ruffin ; Fabrice Aubert Gérard ; Mordillat ; André-Jacques Holbecq ; Gérard Duménil ; Alain Persat ; René Teboul ; Gérard Filoche, Frédéric Lordon ; Frédéric Lordon ; Hervé Kempf ; Claude Escarguel ; Jean-Philippe Desbordes ; Jacques Le Bohec ; Gilles Balbastre. 
"Les Rencontres Déconnomiques leur donnent la parole dans une initiative citoyenne pour ouvrir un espace de débat et pour explorer des voies alternatives :  Le désarmement des marchés financiers • La réorientation du système bancaire • La réforme fiscale • Le renouveau des services publics • La refonte des traités européens pour mettre fin à la concurrence fiscale et sociale • La relance des investissements publics pour organiser la transition écologique.
"

Colloques , conférences, mais aussi animations de rue, théâtre, cinéma, lectures, musique, dans les lieux de vie et dans les rues du centre d’Aix-en-Provence. sont au programme de ces journées. Programme complet sur le site www.deconnomistes.org.

Organisation : Les Amis du Monde Diplomatique d’Aix-en-Provence, La Choucroute de Marseille, Le Repaire d’Aix-en-Provence, Le Repaire de Marseille, Les facteurs d’images, Le Point de Bascule, Attac Marseille et Attac Pays d’Aix • Partenariat : Le Monde Diplomatique, Les Amis du Monde Diplomatique, Ma Terre, Le Ravi, Les éco de la terre, www.reporter.net, Politis, « Là-bas si j’y suis », Fokus21, La Marseillaise, CQFD, Forum Harmonia Mundi, Le Mazarin, Le Renoir, APEAS.

Les Rencontres Déconnomiques 2012 • www.deconnomistes.org - 2 - les.deconnomistes@gmail.com • 06 33 90 96 13 • Contact festivaliers 07 78 14 16 38

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 14:07
Midi Libre
29/06/2012, 17 h 41 | Mis à jour le 29/06/2012, 18 h 45

Une simple idée de partage a abouti à l’installation à à Saint-Jean-de-Valériscle de cinq bacs à plants de légumes, mis à disposition pour une cueillettes partagée

. À l’initiative de quelques uns, on plante des légumes, on arrose, et chacun peut se servir pour déguster suivant ses besoins et ses envies.

Tomates, blettes, betteraves rouges, courges, aubergines, radis et salades croissent tranquillement sous l’œil bienveillant de quelques passionnés, et sont à disposition, puisqu’il est écrit : "Servez-vous !".

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 13:59

 

http://indigne-e-s.net

30 juin
 

Manifeste des indignés en écriture collective

Manifeste des indignés en-cours de validation à Strasbourg
http://titanpad.com/AaFJsEsE2U
 
Nous, Citoyens du Monde et indignés de Strasbourg, affirmons être unis par un même attachement au respect des droits naturels de l’Homme : à la liberté, à l’égalité, à l’équité et à la Paix  et souhaitons asseoir ces droits sur l’exercice d’une réelle démocratie.
 
Nous refusons de nous soumettre à la loi du marché, car nous ne sommes pas à vendre !
Nous revendiquons une participation de tous dans les décisions et actions pour créer “un vivre ensemble” meilleur, avec une démocratie directe et participative.
 
Nous voulons également concourir à préserver  la biodiversité  en respectant toutes les variétés de formes de Vies animales, végétales dans leurs écosytèmes. 
 
Nous croyons et œuvrons pour l’émergence d’une société démocratique en Paix durable avec tous ses semblables, en harmonie avec l’environnement et toutes les formes de Vies qu’elle côtoie.
 
Nous aspirons à la recherche du Bonheur Intérieur Brut de tous, c’est à dire le bien-être de chaque individu afin de garantir une alimentation saine, un logement décent, un accès libre aux soins, à l’éducation, à la culture… pour Tous. 
 
Nous sommes convaincus que le progrés doit concilier au plus juste et dans la mesure du possible,  l’environnementalisme  et les innovations technologiques tout en se conformant à nos textes fondamentaux. (Nous affirmons que les Déclarations des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et 1793, que les Déclarations  sur le droit au développement et à l’environnement ainsi que que la Déclaration  des droits de l’internaute de 2010 (voir plus bas) et plus largement que les libertés fondamentales forment le bloc non exhaustif de nos textes fondamentaux.)
 
Nous déclarons, notamment en opposition aux états réels, notre pleine et entière indépendance et notre volonté d’originalité démocratique mise au service des Droits de toutes les Personnes du Monde. 
 
Conformément au droit universel, nous défendons  une Libre Communication Internationale. Nous déclarons l’Indépendance du cyber-espace (internet)  face à toute forme d’administration à démocratie non directe et ne respectant pas notre définition de la citoyenneté internationale.
 
Nous affirmons notre attachement à tous les Groupes, Organisations, Fondations, Institutions nationales ou internationales, Conventions, Chartes, Traités et Déclarations partageant nos Valeurs.
 
Sont titulaires de ces droits et obligations tous les Etres pensants uniques et originaux capables ou qui seront capables par leur développement naturel de s’en acquitter de façon éthique, bienveillante et consciencieuse.
Nous souhaitons rendre le savoir accessible à tous, par l’éducation populaire. L’information doit être aussi la plus vraie et indépendante possible, grâce un financement neutre.
 
Nous nous opposons aux dogmes d’une pensée unique, et revendiquons le droit à  la différence, pas à l’indifférence. Apprenons à écouter l’autre et à échanger des points de vue, dans le respect de tous !
Nous souhaitons stimuler la  curiosité, la réflexion, et la création. 
Nous condamnons cet esprit de compétition omniprésent et écrasant. Nous souhaitons valoriser  l’individualité, la solidarité et la coopération dans la communauté plutôt que l’individualisme. Nous refusons la pensée unique et dogmatique. Nous aspirons à entrer dans un nouveau Monde bienveillant envers l’altérité de chacun, et où la diversité est valorisée par le respect et le développement des personnalités propres à chaque être.
 
Nous affirmons œuvrer pour le respect et la diffusion de ces Droits et de ces Valeurs 
qui nous permettent d’intégrer et d’accepter le pluralisme des cultures et des coutumes librement choisies, pratiquées, et défendues par tous les peuples de ce monde. 
Portés par la légitimité souveraine des peuples, nous souhaitons au Monde l’occasion de parler d’une seule voix raisonnable et pondérée, sans que celle-ci ne soit baillonée par les intérêts égoïstes et illégitimes des Etats et des puissances économiques à l’oeuvre actuellement.
 
Nous considérons que la mise en place d’une réelle liberté démocratique dans la Cité et au travail représente une des conditions premières à la survivance de notre espèce.
 
Nous considérons que la démocratie directe, l’Equité, l’Egalité, la Liberté, la Solidarité ainsi que le Partage représentent des notions fondamentales qui peuvent permettre l’émergence sous de multiples formes particulières d’une Société Universelle, durable et Juste
 
Nous veillons à ce qu’il n’existe aucune situation de privilèges ou de monopole (financier, commercial, lobbys de toutes natures), ni prise de pouvoir abusif, ni immunité politique. Nous sommes tous soumis aux règles de la même justice, car nous sommes TOUS des citoyens ordinaires.
 
Lorsque  tous les autres moyens pacifiques échouent, conformément au droit des  peuples à la résistance contre l’oppresseur, nous nous éleverons de toute nos Forces pour renverser ceux qui ouvertement, de manière perverse et par manipulations usurpent et menacent gravement et durablement ces dits Droits et Valeurs. 
 
‎”Liberté, conscience,  éthique, solidarité et sobriété … ces 5 éléments teintés de tolérance  peuvent être à la base d’une révolution culturelle non violente ou la  somme des des comportements individuels et collectif peuvent faire  basculer la société vers un stade supérieur en déstabilisant les  principes erronés de la croissance … notre liberté est à ce prix …  pour un avenir serein””  
 
 
Déclaration des Droits de l’Internaute 
 
Depuis l’avènement de l’informatique, une communauté numérique internationale a vu le jour.
  
Toute  la technologie et la diversité culturelle sur lesquelles s’appuient  Internet doivent s’accompagner du respect de droits inaliénables.
 
Conscients  de nos devoirs et de l’importance de la défense sur Internet de nos  droits et libertés que traités, conventions et déclarations consacrent  déjà, et pour nous prémunir de toutes atteintes à ceux-ci, à l’aube de  cette ère de paix et de révolution numérique, nous, Internautes,  déclarons ici :
 
 
Article 0 : L’accès à Internet est un droit inaliénable.
 
Article 0.1 : Chaque individu est libre d’accéder ou non à Internet et de choisir les moyens d’accès qui lui conviennent.
 
Article 0.2 : Les Internautes sont égaux en droits et en devoirs.
 
 
Article 1 : Internet est un réseau ouvert, neutre et décentralisé.
 
Article 1.1 : Les données y transitent de manière égale et indifférenciée, aucune information n’a priorité sur une autre.
 
Article  1.2 : Seul le pouvoir judiciaire peut autoriser la surveillance,  l’interception ou l’interdiction d’un flux ou d’une donnée.
 
 
Article 2 : Nul ne peut être arbitrairement privé de l’accès à Internet.
 
Article  2.1 : Le droit à la communication est un droit inaliénable au titre de  la liberté d’expression et du droit à l’information, qui garantissent le  droit de partager le savoir, les idées et la culture.
 
Article  2.2 : Tout individu dispose d’une protection égale de ses droits sur  Internet afin que la liberté de consultation et de diffusion de contenus  des uns ne porte atteinte à l’intégrité physique ou morale des autres.
 
 
Article 3 : Internet est un espace universel ouvert à tous, et nulle entité ne peut se l’approprier dans sa globalité.
 
Article 3.1 : Le déploiement de ses infrastructures doit favoriser la communication et l’échange pour tous.
 
Article  3.2 : Nulle entité, privée ou publique, ne peut s’approprier  arbitrairement les données ou les contenus qui y transitent pour servir  ses intérêts.
 
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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 13:50

 

midilibre.fr

Y. PO, Y. P et C.-S. F.

30/06/2012, 06 h 00
Les plus haut perchés sont difficilement atteignables.
Les plus haut perchés sont difficilement atteignables. (Photos JEAN-MICHEL MART)

 

Feuilleton depuis plusieurs mois sur l’Esplanade, cela devait être l’épilogue, hier matin. Forte d’une décision du tribunal administratif, la mairie avait le champ libre pour faire déguerpir la vingtaine d’indignés qui campe dans les platanes où ils ont installé leurs revendications et leurs logements de fortune.

"Ils  ne sont pas plus indignés que vous ou moi"

"Ce sont des SDF. Ils ne sont pas plus indignés que vous ou moi", s’énerve un restaurateur de l’Esplanade. Eux estiment avoir un message à faire passer par cette occupation estimée illicite. D’autant qu’hier était donné le coup d’envoi des Estivales.

Peu avant 8 h, d’importants moyens ont été engagés pour faire partir la vingtaine de jeunes gens. Les policiers nationaux et municipaux et des pompiers sont en renfort pour évacuer les lieux. Cette opération est musclée et donnera lieu à trois interpellations. Un homme, parce qu’il n’a pas voulu décliner son identité, un autre pour outrage (un doigt d’honneur) sur un policier municipal et un troisième pour un jet de pierres sur les forces de l’ordre.

Mesures

Le calme reviendra mais les autorités ne parviendront pas à aller chercher les indignés les plus haut perchés. Dans la matinée, les murs d’acier qui servent de support d’exposition en face le kiosque Bosc seront enlevés pour les empêcher de redescendre.

Hier soir, alors que les Estivales commençaient, une quinzaine de ces indignés est revenue s’installer dans les arbres. Les forces de l’ordre avaient pour consigne d’éviter l’affrontement. Quelques stands de vignerons ont même été déplacés. Histoire de ramener le calme. Hélène Mandroux annonçait dans la soirée qu’une équipe de Marseille viendrait la semaine prochaine pour les déloger définitivement.

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 13:10

 

| Par La rédaction de Mediapart

Lire aussi

*Pour accéder aux liens, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur la ligne du lien

 

Ils ne se font guère d’illusion. Même si le groupe PSA reste silencieux et n’affiche pas  publiquement ses intentions : Aulnay est condamné à brève échéance. Les syndicats du site comme les élus de la Seine-Saint-Denis, mobilisés sur ce dossier emblématique pour le département depuis plus d’un an, redoutent que l’annonce officielle de la fermeture progressive du site d’ici à 2014 ne se fasse à la fin juillet, au moment du départ en congés.

 

L'entrée de l'usine. 
L'entrée de l'usine.© Mathieu Magnaudeix

Même si la crise et l’effondrement des ventes automobiles depuis plus de sept mois sont mis en avant pour justifier la fermeture de l’usine, le cas Aulnay est en fait tranché depuis le début de 2010. À l’époque, le constructeur automobile avait engagé une grande réflexion stratégique sur ses sites de production, les modèles produits, ce qu’il convenait de renforcer et ce qu’il convenait d’abandonner. Mediapart avait eu accès à ces documents en juin 2011 et avait publié une toute petite partie de ces réflexions stratégiques, utilisées par la suite par la CGT. Dans ces documents, le sort d’Aulnay était clairement arrêté. Le site fermerait avec l’extinction de la C3, un modèle de milieu de gamme, qui ne correspond plus aux débouchés du marché automobile, attiré désormais par les extrêmes : soit les modèles à très bas prix, soit les voitures à prix très élevé. Dans un contexte de surcapacité en Europe, Aulnay était le site le plus facile à fermer.

Un calendrier précis avait été élaboré par la direction de PSA pour gérer la fermeture du site. Le groupe automobile n’a jamais contesté l’authenticité du document que nous avions publié. Et depuis, tout ce qui y avait été noté  est scrupuleusement respecté, comme le soulignent les syndicats du site.

Sachant combien la fermeture d’un site automobile en France a une portée symbolique – aucune usine automobile n’a été fermée depuis celle de Renault à Boulogne Billancourt en 1992 –, la direction de PSA avait décidé que rien ne devait être officiellement annoncé avant l’élection présidentielle. Selon des membres du gouvernement, le gouvernement sortant serait intervenu pour demander au constructeur de bien différer toute annonce après la présidentielle.

Michel Sapin, ministre du travail, Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, et Matignon ont donc hérité du dossier dès leur arrivée. Les réunions tripartites s’enchaînent avec la direction et les syndicats, sans qu’il se dégage de ligne claire pour la suite. Les ministres doivent apprendre à travailler ensemble. Surtout, personne ne sait quoi faire pour la suite. Quelle reconversion envisagée pour les 3 000 salariés, pour le site ?

Certains se prennent à rêver de l’exemple de Bosch, qui a su reconvertir une de ses anciennes usines d’équipements automobiles dans la région lyonnaise en fabricant des panneaux photovoltaïques. Mais PSA, très affaibli par la récession du marché automobile, a-t-il les moyens ou la volonté de suivre cette voie ou d’aider à sa réalisation ? Parmi tous les arguments pour fermer le site d’Aulnay, y figurait celui de la valeur du terrain du site industriel, situé entre Paris et Roissy et donc très convoité. Le groupe avait estimé son prix à 306 millions d’euros.

Nous republions ici l’article sur les documents secrets de PSA sur la fermeture d’Aulnay et notre reportage après l’annonce. Malheureusement, peu de choses ont bougé depuis leur parution :

PSA : les documents qui liquident Aulnay

Fermer l'usine de PSA d'Aulnay : « une catastrophe sociale »

 

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 12:05
| Par Iris Deroeux

De notre envoyée spéciale au Québec

 

Jeudi soir 21 juin, une petite foule, faiblement éclairée par des lumières rouges, se presse au cabaret La Tulipe, lieu historique dans le quartier bobo du plateau Mont-Royal à Montréal. La couleur est de circonstance. Jeunes et moins jeunes viennent célébrer la sortie d’un ouvrage dédié au mouvement étudiant, carré rouge bien en vue. Pour un Printemps est un livre de 306 pages honorant la naissance de ce printemps de lutte sociale au Québec. Chants en français et lectures de poésie engagée se succèdent sur scène tandis que les livres se vendent comme des petits pains.

Est-il déjà l’heure de mettre le carré rouge sur un rayon de bibliothèque ? Pas vraiment. Les étudiants et Québécois présents semblent plutôt avoir besoin de se rassurer en feuilletant un bel ouvrage donnant à voir la moisson d’idées déjà récoltée. Car plus de quatre mois après le début de la grève, le dialogue entre le gouvernement québécois et les étudiants est toujours aussi inexistant, les universités ont fermé leurs portes et une certaine fatigue se fait sentir.

 

 
© La Montagne Rouge

Le gouvernement libéral de Jean Charest campe sur ses positions et refuse de revenir sur la hausse des frais de scolarité ou de mettre en place des états généraux de l’éducation, comme le demandent les étudiants afin de réfléchir au financement de l’université. Préférant la stratégie de la loi et de l’ordre, il a fait voter la loi 78 le 18 mai dernier, une loi spéciale signant l’arrêt des cours – et par conséquent de la grève – jusqu’au 17 août, date à laquelle la session universitaire doit reprendre.

La loi interdit d’entraver l’accès aux cours et limite le droit de manifester en rendant illégaux les rassemblements de plus de 50 personnes sans en alerter la police au préalable ainsi que les piquets de grève à l’entrée des facs, passibles d’amende allant de 1 000 à 125 000 dollars.

« De quoi tuer le mouvement », s’inquiète Noémie, étudiante en cinéma et membre de la Boîte Rouge, qui documente la lutte étudiante et diffuse ses images sur les réseaux sociaux (nous en avions parlé ici). La Boîte rouge couvre l’événement au cabaret La Tulipe. Gabriel, l’un des fondateurs du collectif, se dit épuisé, mais toujours aussi déterminé : « Rien n’est réglé ! Le retour en classe sera donc un retour en grève », assène-t-il.

En attendant, « l’été est peut-être une pause nécessaire, car on s’essouffle », ajoute-t-il, précisant qu’il a commencé un job d’été à plein temps, comme de nombreux étudiants. Le lendemain, il ne pourra se rendre à la grande manifestation mensuelle du 22, la quatrième du genre, un bon thermomètre de la mobilisation. En ce mois de juin, elle a lieu à la fois à Montréal et à Québec.

À Montréal, où la marche était organisée par la fédération étudiante de la CLASSE (Coalition large de l’Assé), 10 000 personnes se sont rassemblées, moins que le mois dernier mais assez pour prouver que le mouvement est vivace. Ont défilé des étudiants, des actifs, des retraités, des familles, des associations et des partis d’opposition tel que Québec Solidaire, très populaire chez les étudiants grévistes… Arborant le carré rouge, ils ont croisé sur leur chemin des habitants sortis sur leur palier, casseroles en main, pour afficher leur soutien. À découvrir en images ci-dessous (cliquer sur l'image pour lancer le portfolio). (*A voir sur le site de Médiapart )


Cliquer sur l'image pour lancer le portfolio 

Cliquer sur l'image pour lancer le portfolio© Iris Deroeux

Le mouvement s’est transformé, mais il divise toujours autant

« La morphologie du mouvement a changé depuis le passage de la loi 78 », analyse Marcos Ancelovici, sociologue spécialiste des mouvements sociaux à l’université McGill de Montréal. « En suspendant les cours, cette loi a vidé l’espace physique où se retrouvaient les étudiants, mais elle a fait entrer d’autres segments de la population dans le mouvement. Considérée comme une loi menaçant les libertés individuelles, elle a mobilisé des Québécois qui ne s’étaient pas forcément penchés sur la question universitaire. Des centaines de juristes ont par exemple manifesté fin mai, un public a priori pas très enclin à descendre dans la rue », poursuit le chercheur qui estime que le mouvement devient ainsi plus solide.

« Avant le passage de la loi 78, on soutenait le mouvement individuellement, par sympathie avec la cause étudiante. Après le vote, nous avons officiellement pris position pour condamner la loi », explique Christian Simard, président de l’association écologique Nature Québec et ancien député du Bloc Québécois (parti fédéral souverainiste et social-démocrate), qui tient à manifester ce 22 juin. L’occasion de dénoncer haut et fort « la politique environnementale catastrophique de ce gouvernement ». Stimulé par le mouvement étudiant, l’ancien député salue la « renaissance du collectif » en cours selon lui.

 

 
© La Montagne Rouge

Cette « renaissance » prend notamment la forme d'assemblées de quartiers, une nouveauté née suite au passage de la loi 78. « Au lendemain du vote de la loi, les manifestations de casseroles ont commencé dans différents quartiers de Montréal, de manière spontanée. Mais au bout de dix jours, les casseroles finissent par lasser… Début juin, ces manifestations ont donc donné naissance à des assemblées de quartiers, qui réunissent entre 50 et 100 personnes chaque semaine », explique le sociologue Marcos Ancelovici.

Une page Wiki a été créée afin de recenser toutes les assemblées baptisées « assemblées autonomes de quartiers ». Ici, le blog de l’assemblée populaire et autonome du quartier Rosemont-Petite patrie donne un bon aperçu des débats qui s’y tiennent.

« Ce sont des groupes de voisins de tous les âges qui tiennent ainsi à entretenir la mobilisation et qui expriment finalement un désir fort de participation. Y sont abordés des thèmes fédérateurs comme le débat sur la hausse des frais de scolarité et les conséquences de la loi 78, mais aussi d’autres sujets politiques », poursuit le chercheur.

Ce genre d’initiative prouve bien que le mouvement n’est plus seulement étudiant et qu’il révèle d’autres fractures. Organisant une table ronde sur ce conflit, le 13 juin dernier, l’Institut du Nouveau monde à Montréal – un think tank dont l’objectif est de favoriser la participation citoyenne – a ainsi organisé un sondage parmi les quelques 300 personnes réunies afin de demander à chacune : « Que cache le mouvement étudiant pour durer si longtemps ? » En première place, venait la réponse « un conflit entre la social-démocratie et le libéralisme », en deuxième, « un désir de démocratie participative » et en troisième position, « un contexte pré-électoral ». 

Participant à cette table ronde, le sociologue et chroniqueur Mathieu Bock-Côté, auteur de Fin de cycle, Aux origines du malaise politique québécois (aux éditions Boréal), estime que ce conflit indique « le désir d’un remplacement, le besoin de nouveaux termes pour définir le jeu politique ».

« Le gouvernement Charest a induit une forte dose de cynisme, il a créé une sorte de sécheresse démocratique, il ne comble pas notre besoin d’idéal », analyse le chercheur, pour qui cette longue crise a tout de même des effets dommageables. « Le débat se polarise, se radicalise. Une part significative du Québec, surtout en dehors de Montréal, n’embarque pas dans la crise et cela affecte le lien social. Pour l’instant, ce mouvement provoque un certain enivrement, mais ensuite il faut s’attendre à la gueule de bois », conclut-il, un peu inquiet.

 

 
© Iris Deroeux

Une analyse que ne partage pas le sociologue Marcos Ancelovici, pour qui « le progrès social ne se fait pas dans l’unanimité, mais dans le conflit. Il y a toujours une opposition, ça vaut pour les droits des femmes, les droits des gays… C’est la façon dont les sociétés évoluent ». Mais à court terme, il est aujourd’hui difficile d’entrevoir l’évolution du conflit étudiant et l’issue de cette crise.

L’issue de la crise et la perspective d’élections anticipées

Pour les étudiants, il s’agit d’abord de rester mobilisés et visibles d’ici le 17 août, date de reprise de la session universitaire, qui marquera sans doute le retour de la grève. « La clé, c’est d’aller informer », estime Noémie, 19 ans, l’étudiante en cinéma de la Boîte Rouge. « Ça commence dans nos familles ! Mes parents habitent à Québec, c’est un autre monde, ils ne comprennent pas notre démarche. C’est triste, mais ce n’est pas de leur faute. Leur seule source d’information, c’est la chaîne de télévision TVA. Alors ces temps-ci, je prends le temps de leur parler, même si c’est difficile de jouer le rôle du donneur de leçon face à ses parents. »

Les syndicats étudiants partagent cette volonté d’aller dialoguer avec un public réfractaire ou mal informé : cet été, la FEUQ – le plus grand syndicat étudiant – compte aller expliquer sa position sur la hausse des frais de scolarité dans les nombreux festivals de la région ; la CLASSE – la fédération étudiante qui enregistre la plus grande part de grévistes et dont le message est le plus radical – veut organiser une série de conférences à travers le Québec.

 

 
© La Montagne Rouge

Pour Jeanne Reynolds, 20 ans, l’une des porte-parole de la CLASSE, l’objectif ultime serait que le mouvement étudiant donne lieu à une grève générale à la rentrée. « Nous sommes en train d’écrire un manifeste en nous inspirant du manifeste du Refus Global de 1948, écrit par Paul-Emile Borduas, qui dénonçait l’immobilisme de la société québécoise et qui a joué un rôle important dans la Révolution Tranquille des années 1960 », explique-t-elle. « Et nous étudions la possibilité d’une grève générale avec différentes organisations, comme la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics », poursuit-elle, en faisant référence à ce regroupement d’une centaine d’associations communautaires et de syndicats québécois. Formée en 2010 « afin de contrer les intentions néo-libérales du gouvernement Charest », et les coupes dans les services publics, elle prône la grève générale comme moyen d’action (voir leur site ici)« La question des frais, c’est la pointe de l’iceberg. Nous, nous souhaitons renverser l’ensemble de la politique néo-libérale », résume Jeanne.

Ainsi, plusieurs options se profilent pour la mi-août : un retour en classe, peu probable ; la poursuite de la grève étudiante malgré les interdictions et les amendes prévues par la loi 78 ; une grève dépassant le cadre étudiant, si d’autres syndicats la rejoignent. « Le mouvement risque de redémarrer de plus belle et nous verrons alors tous les effets de la loi 78. Selon cette loi, les professeurs sont obligés de donner cours… Mais les profs ne sont pas des robots ! Comment vont-ils faire, voter une grève, se mettre dans l’illégalité ? Quelle présence policière va se déployer ? », s’interroge Mathieu Bock-Côté.

Il précise que l’autre option de plus en plus probable est la tenue d’élections anticipées en septembre, si le Premier ministre Jean Charest en décide ainsi. « Ça peut être une stratégie gouvernementale payante pour sortir de la crise », note le sociologue Marcos Ancelovici. « Il faut savoir que le gouvernement Charest était au plus bas dans les sondages avant le déclenchement de la grève, en février dernier. Face au mouvement étudiant, il a opté pour la ligne dure, en faisant le pari de la loi et de l’ordre. C’est un geste calculé, qui permet de faire oublier son bilan et les accusations de corruption sur lesquelles se penche actuellement la Commission Charbonneau », poursuit-il, soulignant que sa réélection couperait court à tout projet de négociation avec les étudiants.

Selon un sondage réalisé auprès de 1 000 personnes par le quotidien Le Devoir et l'agence Léger-Marketing, 55 % des Québécois souhaitent que le Premier ministre convoque des élections d'ici à la mi-septembre, soit plus d'un an avant la fin du mandat de son gouvernement. Selon cette étude, si les élections avaient eu lieu durant la semaine du sondage, celle du 11 juin, les deux grands partis auraient été au coude à coude, avec 33 % des intentions de vote pour le Parti libéral de Jean Charest (et 56 % chez les non francophones), et 32 % pour le Parti Québécois.

Du côté de l’opposition, il n’a échappé à aucun étudiant que Pauline Marois, à la tête du Parti Québécois (PQ, social-démocrate), venait de retirer son carré rouge, comme si elle se préparait bel et bien à entrer dans une course où une sympathie trop affichée pour le mouvement pourrait lui porter préjudice… Des membres de la société civile ont déjà lancé un « appel au Front uni », espérant que les partis d’opposition s’unissent pour mettre fin à l’ère Charest, du PQ à Québec Solidaire en passant par Option nationale. Sans grand succès pour le moment.

 

 
© Iris Deroeux

Mais si une campagne électorale se profile, elle risque d'éclipser le mouvement. « La perspective d’élections ne nous enchante pas vraiment, note Jeanne Reynolds, de la CLASSE, aucun parti ne peut satisfaire l’espoir de la population. » « Nous privilégions la démocratie participative, plutôt que quatre ans d’endormissement une fois les élections passées, alors nous poursuivrons notre mobilisation », explique-t-elle. « Face à la colère actuelle, il n’y a pas de réponse électorale précise possible », analyse Marcos Ancelovici, pour qui ce mouvement est aussi « le signe d’un désenchantement face aux grandes institutions tels que les partis.» 

Interrogés sur leur vote si jamais des élections se tenaient à l’automne, les étudiants sont en effet hésitants. Certains mentionnent leur attachement à Québec solidaire, ce petit parti qui partage leur vision, ne serait-ce que sur la gratuité de l’éducation, mais ils disent aussi que c’est un vœu pieu, « un idéal », et pas forcément la meilleure solution pour se défaire du gouvernement Charest. Ainsi, lorsque les étudiants portant le carré rouge parlent de partis, leur enthousiasme et leur langage si riche pour défendre une société plus juste semblent s’évanouir un instant. Ils sont entrés en politique, mais autrement.

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 11:52

 

Rue89 - Vie de bureau 30/06/2012 à 13h04

Fanny André | Rue89Envoyer l'article par email

 

Pour plus d’efficacité, ils font les foins ensemble avec des engins achetés en commun. Dur de trouver l’harmonie quand on travaille avec ses concurrents.

 


Christophe, Philippe, Florian et Sylvie devant leur première récolte de foin de l’été 2012 (Fanny André/Rue89)

 

(De Bonnétage, Doubs) A deux reprises, Sylvie a accouché au début de l’été. Manque de chance pour cette agricultrice, c’est exactement la période où il faut couper le foin pour nourrir les vaches en hiver.

Les collègues de la Coopérative d’utilisation de matériel agricole (Cuma) étaient là pour la dépanner. Cette structure permet aux agriculteurs qui le souhaitent de mutualiser leur argent et leur énergie dans les périodes de forte activité.

La Cuma en chiffres

Les membres de la Cuma doivent investir des parts sociales et payer pour le fonctionnement annuel en fonction de la taille de leur exploitation.

Florian et Philippe, père et fils associés, possède la plus grosse ferme de la Cuma du Petit village. Ils versent entre 7 000 et 8 000 euros chaque année. Une somme qui représente 5% de leur chiffre d’affaires annuel de 150 000 euros.

Au total la Cuma du Petit village possède plus de 100 000 euros de matériel.

A Bonnétage, dans le Doubs, Sylvie est associée à quatre voisins qui exercent le même métier qu’elle. Philippe, le doyen de la « Cuma du Petit village » a donc vécu la naissance de ses enfants :

« Je me souviens qu’on l’appelait à la maternité pour savoir quelle parcelle il fallait faucher. »

Les cinq agriculteurs font les foins ensemble avec des machines qu’ils ont achetées en commun. Philippe explique que c’est surtout la rentabilité de leur association qui les unit :

« Il faut reconnaître que l’argent, c’est le nerf de la guerre. C’est surtout la “misère”, les contraintes économiques qui motivent notre solidarité. »

1

Travailler dans le champ de son concurrent

 

Pour la grossesse de Sylvie, les membres de la Cuma l’avaient dépannée gracieusement. Mais la règle générale est de travailler les uns pour les autres à temps de travail égal.

Entre la coupe de l’herbe et la fabrication des bottes, il faut compter plusieurs jours de beau temps pour « faire mettre le soleil dans les bottes de foin », explique Philippe.

Du coup, chacun à son rôle pour qu’à la fin de la journée une vingtaine d’hectares soit fauchée :

  • Florian intervient au début et à la fin du procédé : il fauche l’herbe puis vient ramasser les bottes et les ranger dans la grange de chacun ;
  • Philippe arrive à sa suite pour « pirouetter » l’herbe à plusieurs reprises, c’est-à-dire la retourner pour la faire sécher. Puis il utilise l’andaineur, une machine qui aligne le foin en longues bandes ;
  • Christophe peut alors mettre en marche sa « presse » qui aspire le foin le long des bandes et le transforme en bottes rondes de 300 kilos.

Christophe devant la presse de la Cuma, en juin 2012 (Fanny André/Rue89)

Si chacun était seul, il faudrait réaliser les étapes une à une et changer de machines à chaque fois. Une démarche compliquée : « un km en tracteur, c’est long ! »

Ce qui explique que les membres de la Cuma n’habitent pas à plus de 4 kilomètres les uns des autres.

2

Fixer des règles pour ne pas se détester

 

Trouver l’harmonie lorsqu’on travaille pour ses concurrents n’est pas évident. Au fil des années, les cinq compères ont établis des règles pour éviter les frustrations :

  • Chaque année, ils fauchent une exploitation différente en premier. De sorte que s’il fait beau dans les premiers jours puis très mauvais, ceux qui passent en dernier ne peuvent s’en prendre qu’à leur malchance si le foin coupé chez eux est de moins bonne qualité à cause du temps ;
  • Le « foin mouillé » est reparti entre tous. S’il se met à pleuvoir, chacun récupère une part égale de ce mauvais foin mouillé, pour que l’agriculteur propriétaire du champ en question ne soit pas défavorisé par l’averse ;
  • Chacun doit trouver un « remplaçant » lorsqu’il part traire ses vaches en fin d’après-midi. Philippe fait appel à son fils cadet Maxime. Christophe reste dans son tracteur et envoie sa mère auprès des bêtes.

Mais les règles ne font pas tout : il faut aussi avoir la même vision du travail. Et sur le sujet, Philippe est un peu amer.

« Moi quand c’est les foins, je suis fin fou. Avec le stress, j’ai envie de travailler à fond. On fait notre revenu de l’hiver en dix jours.

Alors quand j’en ai vu certains qui commençaient à travailler à 10 heures, qui allaient doucement, il y a eu une grosse engueulade au milieu du champ. »


Une « pirouette », outil agricole pour retourner le foin et le faire sécher (Fanny André/Rue89)

C’était il y a deux ans. Sylvie a depuis quitté le groupe de travail mais possède toujours quelques machines en commun avec ses collègues masculins.

Plus la taille de la Cuma est importante, plus l’entente se complique. Philippe a lui quitté une autre Cuma cantonale qui réunissait 90 agriculteurs.

« Il y a des gens qui venaient là juste que parce que c’était moins cher mais sans avoir l’esprit de groupe. D’autres profitaient de la Cuma pour se faire plaisir et acheter d’énormes machines dont on n’avait pas l’utilité. »

3

Pouvoir défier les vendeurs de tracteurs

 


Sylvie, éleveuse de vaches laitières à Bonnétage (Doubs) en juin 2012 (Fanny André/Rue89)

Les Cuma ont commencé à se développer après la seconde guerre mondiale. Les agriculteurs ainsi associés étaient prioritaires pour recevoir les aides matérielles du Plan Marshall.

La « Cuma du Petit Village », a elle acquis une quinzaine de machines agricoles depuis sa création au début des années 2000. Réunis un jour de pluie, où la coupe du foin est interrompue, ils nous listent les avantages matériels de leur union :

  • Acheter du matériel plus puissant et plus rapide :

« On possède des machines qui coupent le foin sur 5 mètres de large. Quand j’ai commencé seul, je ne coupait qu’1m30 à la fois. » (Philippe)

  • Se répartir l’entretien et le stockage des machines :

Un veau âgé d’un mois à Bonnétage dans le Doubs (Fanny André/Rue89)

« On a construit un hangar adapté à la taille des remorques. Personne n’aurait les bâtiments nécessaires pour entreposer toutes les machines seul chez lui. » (Florian)

  • Peser plus lourd face aux vendeurs :

« On essaye toujours d’avoir au moins 2 devis. Si on demande ça tout seul à un commercial, il rigole. » (Christophe)

A cinq, les éleveurs de Bonnétage se sentent plus forts face à leurs fournisseurs. Mais lorsque les Cuma sont plus importantes, le rapport de force peut s’inverser.

Intéressés par leur poids économique, les commerciaux cherchent à vendre plus de matériels, de plus gros calibre à ses agriculteurs qui, a plusieurs, ont les moyens de payer.

Malgré ses déceptions, Philippe estime que le système des Cuma pourrait se décliner pour d’autres métiers :

« Peut-être que dans la menuiserie par exemple ils pourraient faire comme nous. Mais c’est sûr que dans l’industrie ça va être difficile. »

Chers riverains, pensez-vous que les outils de travail peuvent être partagés dans votre entreprise ? L’exemple d’économies d’échelles qui marche dans les Cuma peut-il se décliner ailleurs ? Donnez votre avis dans les commentaires.


Les bottes de foin entreposées sur une « plateforme », remorque qui permet de les transporter des champs à la grange (Fanny André/Rue89)

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