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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 16:45

 

Le Devoir   14 juin 2012  Musique
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir
Robert Charlebois hier à la place des Festivals.


Non, Robert Charlebois ne fait pas que se remplir le chaudron : notre Garou I, hier, à une place des Festivals bondée et dûment équipée — il avait demandé que les gens apportent cuillers et casseroles — a sorti l’artillerie des grandes batailles et les salves de succès se sont succédé jusqu’à l’hallali (ou la surdité, c’est comme vous voulez).
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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 16:39
985fm.ca - Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le jeudi 14 juin 2012 à 06h32. Modifié à 08h07.
Policiers de Montréal : Anonymous frappe encore

(Cogeco Nouvelles) - Une liste de 11 mille adresses courriel de policiers circule sur internet à la suite d'un nouvel acte de piratage du groupe Anonymous.

 

Selon le Journal de Montréal, le Service de police de la Ville de Montréal a envoyé mercredi un message à ses 5000 policiers, leur demandant de resserrer les paramètres de sécurité de leurs pages Facebook et adresses courriel.

Les données proviendraient d'une liste d'envoi de la Caisse d'économie Desjardins des policiers de Montréal.

98,5 fm » Montréal » Nouvelle
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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 16:31
14 juin 2012
Par Okeanos

OkeaNews relaie un appel à manifester devant l’ambassade de Grèce à Paris demain  15 juin à  18h30 en solidarité avec le peuple grec.

 

Grèce et France

Antiparos – les pavillons flottent – photo OkeaNews 2010


Contre l’austérité en Grèce et en Europe, solidarité avec le peuple grec !

Les travailleurs, les chômeurs, la jeunesse grecs ont envoyé un message fort lors des élections législatives le 6 mai dernier en se positionnant contre l’austérité, contre le memorandum. Devant l’impossibilité de former un gouvernement, de nouvelles élections vont avoir lieu le 17 juin.

La troïka (FMI, BCE, UE), les dirigeants européens notamment français, et la classe dirigeante grecque exercent une pression et un chantage maximal sur le peuple grec pour le faire voter en faveur de toujours plus d’austérité et pour valider les politiques qui font plonger dans la misère des pans entiers de la population depuis le début de la crise.

Du dénouement de la situation en Grèce va dépendre l’avenir de tous les peuples d’Europe.

Nous appelons à un rassemblement devant l’ambassade de Grèce vendredi 15 juin à 18h30 (métro Kléber – 17 rue Auguste Vacquerie) pour dire avec force que :

  – Nous sommes solidaires du peuple grec qui refuse l’austérité et dénonçons les tentatives d’imposer un autre choix que celui de la population grecque.

  – Nous refusons aux côtés de la population grecque l’austérité en Grèce et partout en Europe.

Premiers signataires : Attac, Comité local de la voie démocratique Paris, Compagnie Erinna, Fondation Copernic, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Initiatives des étudiants et travailleurs grecs de Paris, Alternative Libertaire, Gauche Unitaire

Le groupe Facebook de l’évènement est par la : https://www.facebook.com/events/246376085473639/

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 16:24

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 14.06.2012 à 13h02 • Mis à jour le 14.06.2012 à 13h02

 

 
La police surveille des manifestants grecs contre l'austérité, le 14 juin à Athènes.

Selon des chiffres publiés jeudi 14 juin par l'Autorité des statistiques grecques (ASE), le taux de chômage a continué à s'aggraver au premier trimestre 2012, grimpant à 22,6 % contre 20,7 % au trimestre précédent. Au premier trimestre 2011, le chômage s'établissait à 15,9 %.

L'envolée du chômage, amorcée début 2010 quand la débâcle financière du pays et la rigoureuse cure d'austérité ont creusé la récession, frappe avant tout les jeunes : 52,7 % des 15-24 ans non scolarisés sont sans emploi, et plus d'un tiers dans la tranche d'âge suivante, de 25 à 29 ans. L'ASE chiffre les chômeurs à 1,12 million dans un pays de onze millions d'habitants, en hausse de 57 % sur un an et de 9 % par rapport au précédent trimestre.

Plus de la moitié (56,5 %) des sans-emploi rentrent dans la catégorie des "chômeurs de longue durée" (depuis plus d'un an). Les femmes continuent d'être défavorisées, avec un taux de chômage de 26,5 % contre 19,7 % pour les hommes.

Le taux de salariés en Grèce, à 63 % de la population active (hors chômeurs), continue aussi "d'être plus bas que celui de la moyenne dans les pays membres de l'Union européenne (UE), où ce taux s'élève à 80 %", selon l'ASE. Les auto-entrepreneurs représentent 24 % des actifs.

 

  ACCÉLÉRATION DES RETRAITS BANCAIRES

Face au marasme économique et à l'issue incertaine des élections législatives de dimanche, les Grecs se précipent dans les banques pour retirer leur épargne, craignant que le résultat du scrutin ne pousse leur pays hors de la zone euro.

Les retraits cumulés des principales banques grecques ont atteint 500 à 800 millions d'euros par jour, le rythme s'accélérant à l'approche du vote, en particulier mardi, ont constaté mercredi des banquiers. Dans les petites et moyennes banques, les retraits ont oscillé entre 10 et 30 millions d'euros, ont-ils ajouté.

 Au cours des deux dernières années, la crainte de voir la Grèce sortir de la zone euro a lentement réduit le montant des dépôts dans les banques grecques. La baisse a atteint l'an dernier 17 %, soit 35,4 milliards d'euros, et le montant des dépôts s'établissait fin avril à 165,9 milliards d'euros, selon les chiffres de la banque centrale. La fédération de la distribution a quant à elle constaté une ruée des consommateurs sur des denrées non périssables comme les pâtes ou les boîtes de conserve.

 

 RUMEURS

Alors qu'approche le scrutin, en l'absence de sondages dont la publication est interdite dans les deux semaines précédant le vote, des responsables des partis ébruitent des enquêtes "secrètes". Une rumeur a ainsi prédit mardi une large victoire de Syriza, qui refuse la politique d'austérité imposée à Athènes en échange d'une aide financière vitale.
 

"C'est absurde", réagit un sondeur. "Nos sondages montrent que le paysage n'a guère changé depuis la diffusion des derniers sondages. Les partis sortent ces chiffres en espérant renforcer leur position." Les derniers sondages autorisés, publiés le 1er juin, placent Syriza à peu près au même niveau que Nouvelle Démocratie, le parti de droite conservatrice d'Antonis Samaras. Et pas plus que lors des précédentes législatives, le 6 mai dernier, un parti ne semble en mesure de former seul un gouvernement.

La Slovaquie met la pression sur Athènes

 

Le premier ministre slovaque a fait savoir jeudi qu'il demanderait la sortie de la Grèce de la zone euro si Athènes ne respectait pas ses engagements.

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 16:13

 

Le Monde.fr | 14.06.2012 à 10h11 • Mis à jour le 14.06.2012 à 10h11

 

Vue de la Grande Barrière de corail.

L'Australie va créer le plus vaste réseau au monde de réserves naturelles marines, afin de protéger la vie aquatique, en érigeant des limites strictes sur la pêche et l'exploration pétrolière et gazière off-shore, a-t-elle indiqué jeudi.

Selon ce projet, les parcs marins couvriront une surface de 3,1 millions de kilomètres carrés, soit plus d'un tiers des eaux territoriales australiennes. "Il est temps que la planète franchisse une nouvelle étape dans la protection des océans", a déclaré Tony Burke, le ministre de l'environnement, alors que s'est ouverte la conférence de l'ONU Rio+20 à Rio de Janeiro. "Et l'Australie aujourd'hui est en tête pour cette prochaine étape", a ajouté Tony Burke.

Le nombre de réserves passera de 27 à 60, renforçant ainsi la protection de plusieurs animaux telles que la baleine bleue, la tortue verte, les requins-taureau et le dugong (mamifère marin herbivore), ces deux espèces faisant partie des plus menacées.

Les activités des compagnies pétrolières et gazières seront limitées mais des zones entières au large de l'Etat d'Australie occidentale, où les groupes pétroliers Shell et Woodside Petroleum viennent de se voir octroyer des permis d'exploration, resteront ouvertes à ces activités.

La création de ce réseau de parcs aura un impact significatif sur le secteur de la pêche commerciale, qui devrait recevoir une centaine de millions de dollars australiens (79,2 millions d'euros) de compensation, selon le projet. L'industrie de la pêche a vivement réagi. La création de ces parcs va entraîner la disparition de 36 000 emplois et affecter une soixantaine de foyers de population.

 

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 16:07

 

LE MONDE | 14.06.2012 à 10h47 • Mis à jour le 14.06.2012 à 10h47

Par Gilles van Kote

 

 

Derrière le phénomène d'accaparement des terres des pays du Sud se cache un "accaparement des ressources en eau", estime l'organisation non gouvernementale (ONG) Grain, dans un rapport, publié lundi 11 juin, consacré plus spécifiquement au cas africain. "Si l'on permet à ces accaparements de terres de se poursuivre, alors l'Afrique se dirigera vers un suicide hydrologique", affirme Henk Hobbelink, coordonnateur de Grain.

L'ONG prend en particulier l'exemple du Nil. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime que le potentiel maximal d'irrigation dans les dix pays du bassin du Nil est de 8 millions d'hectares.

Or, si l'on ne prend que quatre d'entre eux - l'Egypte, le Soudan, le Soudan du Sud et l'Ethiopie -, les surfaces disposant d'infrastructures d'irrigation représentent déjà 5,4 millions d'hectares. Et la superficie de terres ayant fait ces dernières années l'objet de transactions (achat ou location) atteindrait 8,6 millions d'hectares, selon le rapport.

"Il reste à voir quelle proportion de ces terres sera réellement cultivée et irriguée, mais il est difficile d'imaginer que le Nil puisse supporter une telle agression", estime Grain. Une autre ONG, Oakland Institute, avait publié, en décembre 2011, une étude similaire, dans laquelle elle affirmait que la mise en irrigation des terres concédées à des investisseurs en Ethiopie aboutirait à une multiplication par neuf, par rapport à des chiffres remontant à 2002, de la consommation d'eau par l'agriculture.

 

CULTURES GOURMANDES EN EAU

"Ce phénomène va rendre l'accès à l'eau plus difficile, en particulier pour les populations les plus vulnérables, et donc entraîner une multiplication des conflits d'usage locaux, redoute Alain Vidal, directeur du programme "Eau et nourriture" du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale.

Il va également avoir un impact sur l'environnement et - sans aller forcément jusqu'à l'assèchement des fleuves - entraîner la destruction d'écosystèmes dont dépend souvent l'existence de populations défavorisées."

Grain constate que les achats et locations de terre se concentrent dans les régions disposant des plus importantes ressources en eau. L'ONG cite l'exemple de la région de Gambella, dans le sud-ouest de l'Ethiopie. Dans cette zone tropicale située au pied des hauts plateaux, de nombreux investisseurs étrangers - indiens, saoudiens et chinois - se sont lancés dans des cultures gourmandes en eau, riz et canne à sucre notamment. Les contrats de location des terres dont ils disposent leur permettent d'avoir un accès illimité et gratuit aux importantes ressources en eau de la région.

Le numéro de juin de la revue spécialisée Water Alternatives est lui aussi consacré au phénomène dénoncé par Grain, "largement ignoré malgré l'interconnexion entre la terre et l'eau". Il comporte de nombreuses études de cas concernant l'Afrique, mais également l'Asie et l'Amérique latine.

Gilles van Kote

 

 

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 15:55

 

LE MONDE | 13.06.2012 à 14h44 • Mis à jour le 13.06.2012 à 14h44

Par Marie-Béatrice Baudet

 

 
Shell a fait venir de Corée du Sud le "Stena-Icemax", un navire-plate-forme, pour explorer la zone pétrolière en Guyane.

C'est un véritable coup de théâtre. Et il a lieu en Guyane. Le groupe Shell, qui pensait pouvoir débuter, d'ici à la fin juin, une série de quatre forages exploratoires à 150 kilomètres des côtes du département français d'outre-mer, grâce à son permis de Guyane maritime, va être stoppé dans son élan par le gouvernement : "La compagnie ne dispose pas aujourd'hui de toutes les autorisations nécessaires pour lancer les opérations", indique le ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.

Shell attendait en effet que lui soient délivrés, jeudi 14 juin, deux arrêtés préfectoraux complémentaires par les autorités de Cayenne. Il va lui falloir patienter, "le temps, précise-t-on au ministère, d'un travail en profondeur et général sur la manière dont sont instruites et validées les demandes de permis d'hydrocarbures".

"Cette remise à plat est absolument nécessaire car la situation laissée par l'ancien gouvernement est extravagante, comme a pu le démontrer le psychodrame qui a eu lieu autour de l'exploration possible de gaz de schiste dans l'Hexagone", ajoute le ministère.

Objectif ? La refonte du code minier français, un vieux monsieur dont la loi fondatrice date du 21 avril 1810. Les différentes réformes dont il a fait l'objet jusqu'à maintenant ont peu œuvré pour l'information et la consultation des territoires concernés par les forages. Et n'ont guère pris en compte la question de leur impact environnemental.

Cette réforme est considérée comme prioritaire par la nouvelle ministre de l'écologie, Nicole Bricq, qui entend la mener à bien au cours de l'été. Elle a pu approfondir le sujet lors des débats parlementaires qui ont précédé l'adoption de la loi du 13 juillet 2011 sur l'interdiction de la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des huiles et gaz de schiste.

Sénatrice (PS) de la Seine-et-Marne (Ile-de-France), elle était alors à l'avant-garde des élus de l'opposition qui appelaient Nicolas Sarkozy à réformer le code minier avant toute nouvelle mesure législative sur les hydrocarbures, conventionnels ou non.

 

CHEZ SHELL, C'EST LA STUPÉFACTION

"Pas question aujourd'hui de forcer la main au nouveau gouvernement en continuant de sacrifier l'environnement", insiste-t-on au ministère de l'écologie et du développement durable. Shell est le premier pétrolier à être visé par cette volonté réformatrice. Mais d'autres compagnies pourraient être concernées, notamment celles, à l'instar du groupe Toreador-Hess, qui pensaient débuter prochainement des forages en Ile-de France à la recherche officiellement non plus de gaz de schiste mais de pétrole conventionnel.
 

"Si le gouvernement persiste dans cette méthode, nous allons vivre une période d'insécurité juridique", s'inquiète-t-on au sein d'un groupe pétrolier international. Chez Shell, c'est la stupéfaction. "Je n'ai aucune information, explique Patrick Roméo, président de Shell France. Si je peux comprendre le souci du gouvernement, cette décision n'est pas adaptée à notre cas particulier. Notre dossier était déjà instruit et quasiment bouclé. Qui plus est, nous avons informé et consulté la population bien au-delà du cadre législatif actuel."

Pour lui, c'est un signal négatif pour l'ensemble de l'industrie pétrolière. L'exploitation du bassin pétrolier guyanais de Zaedyus, à 6000 mètres de profondeur, pourrait s'élever à 300 millions de barils : "Une occasion pour la France de réduire ses importations d'or noir, et une aubaine pour la Guyane où le chômage est très élevé", explique M. Roméo. Le coût du projet, de l'exploration à l'exploitation, a été évalué entre 5 et 10 milliards de dollars (4 à 8 milliards d'euros).

Si le gouvernement maintient sa décision, Shell va devoir patienter. Ce qui risque de lui coûter cher. Le pétrolier, opérateur du permis de Guyane maritime dont il détient 45 % des parts - le reste du consortium rassemble Hardman Petroleum (27,5 %) et Total (25 %) - a fait venir de Corée du Sud, sorti tout droit du chantier de construction, le Stena-Icemax, un navire plate-forme équipé des technologies les plus innovantes.

Le bâtiment est attendu dans les eaux guyanaises le 19 juin. "Ce type de navire est une denrée rare. Il ne pourra pas rester sur place indéfiniment. D'autres bateaux d'escorte l'accompagnent. C'est une flotte qui a été mobilisée et des centaines de personnes au travail", explique M. Roméro. Selon un expert, chaque jour de retard pourrait coûter à Shell environ un million de dollars, voire plus.

 

 UNE OMBRE PLANE SUR CE DOSSIER

Au ministère, on rappelle que l'opérateur prévoit le recours à la technique dite "des boues à l'huile". Un procédé polluant qui pourrait menacer dans le cas de ce forage en offshore profond - donc à risques - la biodiversité locale (tortues, cétacés, mangrove, oiseaux marins).

Qui plus est, une ombre plane sur ce dossier, celle de la raffinerie de Petit-Couronne (Seine maritime), vendue par Shell en 2008 à Pétroplus. Le site (550 salariés) est à l'arrêt depuis début janvier à la suite de la faillite de sa maison-mère suisse.

Or les repreneurs potentiels semblent hésiter face au montant de la dette environnementale - le coût de la dépollution du site est évalué jusqu'à 300 millions d'euros - laissée par l'ancien propriétaire des lieux, Shell. Pour Patrick Roméro, il n'existe plus aucun lien juridique entre le groupe pétrolier et Petit-Couronne. 

Infographie pour Le Monde

Marie-Béatrice Baudet

 

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 15:47

 

LE MONDE | 14.06.2012 à 10h46 • Mis à jour le 14.06.2012 à 10h46

Par Stéphane Foucart

 

 

La Chine sous-estime sans doute considérablement ses émissions de gaz à effet de serre. En analysant les statistiques officielles d'émissions de dioxyde de carbone (CO2), publiées chaque année par Pékin, une équipe internationale conduite par des chercheurs de l'Académie des sciences chinoise vient de découvrir que le compte n'y est pas : pour l'année 2010, environ 1,4 milliard de tonnes (Gt) de CO2 manque à l'appel.

 

Vue d'une usine implantée à Yingtan qui pollue la région de Jiangxi, en Chine.

 

La Chine est désormais suspectée d'être le premier émetteur mondial de carbone depuis 2004 ou 2005, et non depuis 2010 comme Pékin le reconnaît officiellement. Quant à la science climatique, elle est également bousculée, puisque certains calculs se sont fondés sur des chiffres d'émissions largement sous-estimés...

Parus lundi 11 juin dans la revue Nature Climate Change, ces travaux ont repris les statistiques provinciales brutes, avant leur agrégation par l'Office national des statistiques chinois. Pour l'année 2010, ce dernier parvient à un total de 7,693 Gt de CO2 issues de la consommation énergétique du pays ; les chercheurs parviennent, de leur côté, à 9,084 Gt de CO2. La différence est appréciable : elle équivaut aux émissions du Japon.
 

"Depuis plusieurs années, on se doutait bien qu'il pouvait y avoir une marge d'erreur d'environ 20 %, commente Corinne Le Quéré, spécialiste du cycle du carbone et directrice du Tyndall Centre (université d'East Anglia, Royaume-Uni). Cette étude, qui suggère un écart d'environ 17 %, est un choc : elle montre qu'on se situe dans la fourchette la plus haute de la marge d'erreur."

 ÉMISSIONS DUES À LA COMBUSTION ET AU TRAITEMENT DU CHARBON

La principale source d'erreur identifiée par les chercheurs est l'inventaire des émissions dues à la combustion et au traitement du charbon. Les provinces chinoises en déclarent bien plus que le total présumé, calculé et mis en avant par Pékin. L'autre grande source d'erreur est la mauvaise prise en compte de la consommation d'énergie par le secteur manufacturier.

Pourquoi autant d'écart ? Les chercheurs - ceux qui sont rattachés à l'Académie des sciences chinoise risquent leur carrière en publiant ce genre de décryptage - écrivent dans la revue que "les départements des statistiques, en Chine, ne sont pas des agences politiquement indépendantes".

"Elles sont souvent mises sous pression par d'autres agences gouvernementales, ajoutent-ils, pour fournir des données statistiques qui "correspondent" à des motivations politiques différentes."

Alors que les autorités locales tendraient à surévaluer les émissions pour afficher la croissance économique la plus forte, Pékin tendrait au contraire à les minimiser pour faire bonne figure dans les négociations climatiques... Du coup, explique Mme Le Quéré, "les émissions réelles chinoises se situent au-dessus des chiffres officiels, mais peut-être au-dessous de la somme de ce que déclarent les provinces".

L'affaire ne se résume pas à une simple question d'affichage et de politique. Elle touche aussi à la science. Et, en particulier, à un exercice important mené ces dernières années par la communauté scientifique : l'évaluation de l'efficacité des puits de carbone - c'est-à-dire la capacité de la biosphère et des océans à absorber une partie des émissions anthropiques.

 

 "NOUS DEVRONS REPRENDRE LES CALCULS"

L'exercice semble a priori simple : il s'agit de comparer le CO2 qui se retrouve stocké dans l'atmosphère à la quantité totale émise par l'homme... Encore faut-il avoir les bons chiffres. A en croire les chercheurs, entre 2007 et 2010, ce sont ainsi quelque 4,3 Gt de CO2 qui ont été peut-être émises par la Chine sans avoir été déclarées et comptabilisées.
 

"Nous devrons sans doute reprendre les calculs que nous avions menés dans le cadre du Global Carbon Project [un consortium scientifique chargé d'évaluer l'efficacité des puits de carbone]", avance Philippe Ciais, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE) et membre du consortium.

Le Global Carbon Project notait, dans ses dernières publications, une très légère érosion de la capacité des systèmes naturels à éponger les émissions humaines. Avec la révision à la hausse des émissions chinoises, cette érosion - faible, mais de bien mauvais augure - pourrait n'être qu'un artefact.
 

"Cela ne changera sans doute pas grand-chose, tempère pour sa part Mme Le Quéré, puisque nous calculons des tendances sur cinquante ans, alors que les écarts qui sont ici mis en évidence concernent essentiellement les cinq dernières années..."

"La principale leçon de ces travaux est qu'on ne peut pas croire, pour la Chine mais aussi pour la plupart des pays émergents, les chiffres officiels d'émissions, explique M. Ciais. Cela implique de ne pas s'en tenir à la quantité de combustibles fossiles utilisés, mais d'avoir des systèmes de mesures du CO2 émis dans chaque pays."

Vouloir réduire les émissions de gaz à effet de serre sans disposer d'un tel réseau de mesure s'apparenterait, ajoute le chercheur, vouloir perdre du poids en surveillant ce que l'on mange mais sans jamais pouvoir se peser pour contrôler l'efficacité du régime auquel on s'astreint".

Un tel réseau de stations de mesure est en cours de déploiement en Europe, sous le nom d'Integrated Carbon Observation System (ICOS).

Stéphane Foucart

 

 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 15:38

 

Le Monde.fr | 14.06.2012 à 15h36 • Mis à jour le 14.06.2012 à 15h36

Par Marie Jégo

Des policiers russes lors d'une manifestation à Moscou le 7 mai 2012.

Arrestations, perquisitions, interrogatoires : depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin pour son troisième mandat le 7 mai, "les Russes se retrouvent dans un Etat policier ", constate le journal des affaires Vedomosti dans un éditorial publié jeudi 14 juin.

Le service "E" (pour extrémisme) du ministère de l'intérieur n'en finit plus de s'activer, le comité d'enquête est sur les dents, comme si les détracteurs de Vladimir Poutine - le blogueur anti-corruption Alexeï Navalny ou le léniniste de choc Sergueï Oudaltsov - constituaient à ce jour la plus grave menace pour la sécurité du pays.

Tandis qu'interrogatoires et perquisitions s'enchaînaient mercredi 14 juin pour la troisième journée consécutive, un scandale a éclaté, impliquant le chef des enquêtes criminelles de Russie, Alexandre Bastrykine, en charge des dossiers "sensibles" et réputé proche de Vladimir Poutine. Mercredi 13 juin, le journal russe d'opposition Novaïa Gazeta a accusé M. Bastrykine d'avoir menacé de mort son rédacteur en chef adjoint, Sergueï Sokolov, contraint, dans la foulée, de fuir à l'étranger pour sa sécurité.

"Vous avez brutalement menacé de mort mon adjoint, Sergueï Sokolov", accuse Dmitri Mouratov, le rédacteur en chef de Novaïa Gazeta, dans une lettre ouverte publiée par le journal.

Intervenant à la radio Echo de Moscou, Dmitri Mouratov a raconté comment, dans la nuit du 4 au 5 juin, le général Bastrykine, excédé par un article récent qui le mettait en cause, a ordonné à ses gardes du corps d'emmener Sergueï Sokolov... dans une clairière des environs de Moscou pour lui dire sa façon de penser.

Après avoir demandé aux gardes du corps de s'éloigner, le général a expliqué au journaliste qu'il pouvait aussi bien le tuer, précisant que l'enquête criminelle sur cet assassinat serait alors menée par ses propres services, autant dire à jamais enterrée.

 

SIX JOURNALISTES ET COLLABORATEURS ASSASSINÉS

L'épisode, "digne d'un film noir hollywoodien", selon Dmitri Mouratov, a mis le Landernau de la presse moscovite en émoi. Une trentaine de journalistes (sur les milliers que compte la capitale) ont tenté d'aller protester devant le siège du comité d'enquête, une dizaine d'entre eux ont été embarqués.

Journal d'opposition, Novaïa Gazeta frappe les esprits en raison de son triste record : six journalistes et collaborateurs assassinés depuis l'entrée en fonction de Vladimir Poutine en mars 2000.

A ce jour, trois enquêtes seulement ont abouti. Ni l'assassinat par balles d'Anna Politkovskaïa en 2006, la reporter critique du Kremlin, ni celui de Natalia Estemirova en 2009, la militante des droits de l'homme en Tchétchénie, encore moins l'empoisonnement de Iouri Chekochtchikhine en 2003, ce député de la Douma connu pour ses investigations sur la corruption, n'ont été élucidés.

Plus que la faiblesse du système judiciaire russe, c'est la volonté politique qui est en question. "Nous nous abstiendrons de citer ce que vous avez dit à Sergueï Sokolov de façon imagée sur le journal, sa politique rédactionnelle ou encore sur notre collaboratrice assassinée Anna Politkovskaïa", écrit Dmitri Mouratov dans sa lettre ouverte.

Qu'a bien pu dire Alexandre Bastrykine, par ailleurs professeur à la chaire "Etat et Droit" de l'académie du ministère de la justice, de la reporter Anna Politkovskaïa ?

C'est ce dernier qui dirige l'enquête sur son assassinat, sans beaucoup de succès. Le procès des tueurs à gage est sans cesse repoussé, les commanditaires restent introuvables et l'un des protagonistes du dossier, l'ancien policier Dmitri Pavlioutchenko, arrêté en août 2011, vient d'être libéré de prison dans l'attente d'une improbable comparution.

Les méthodes de travail champêtres du chef de la "crime" n'ont donné lieu à aucun commentaire officiel. "Pas de démission, pas la moindre responsabilité pour M. Bastrykine. Selon l'usage, il va certainement recevoir de l'avancement ou une médaille", prévoit Vedomosti.

Marie Jégo

 

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 22:51
ledevoir.com
Robert Dutrisac   13 juin 2012  Québec
La ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, a refusé de présenter des excuses, hier, à l'Assemblée nationale. 
Photo : La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot
La ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, a refusé de présenter des excuses, hier, à l'Assemblée nationale. 

À retenir

Consultez la liste de tous les signataires de cette lettre

N.D.L.R. Le Jean-François Nadeau dont il est question dans la version papier de cet article n'est pas le directeur des pages culturelles du Devoir. Plusieurs personnes portent ce nom au Québec et sont susceptibles d'avoir signé la lettre adressée à la ministre de la Culture.

En colère, quelque 2600 acteurs du milieu culturel, dans une fronde sans précédent, ont exigé des excuses publiques de la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, pour ses propos associant tous ceux qui portent le carré rouge à la violence. La ministre a refusé de présenter ses excuses hier.

Dans une lettre publiée sur le site Web du Devoir, ces milliers d’artistes, comédiens, metteurs en scène, cinéastes, écrivains, professeurs de cégeps et d’université, journalistes culturels et autres membres de la communauté artistique s’indignent des « propos démagogiques » tenus par Christine St-Pierre à la suite du refus de Fred Pellerin de recevoir, vendredi, le titre de chevalier de l’Ordre national du Québec. Dans une lettre envoyée à l’institution, le conteur avait invoqué la crise sociale actuelle pour justifier sa décision. La ministre a alors affirmé que le conteur avait le droit de porter le carré rouge, « mais nous, on sait ce que ça veut dire le carré rouge, ça veut dire l’intimidation, la violence ».

 

Les signataires qualifient de « propagande » cette généralisation. « Vous n’êtes pas sans savoir que la grande majorité des acteurs du milieu culturel arborent fièrement le carré rouge », écrivent-ils, ajoutant qu’une « ministre de la Culture ne peut se permettre de mépriser les artistes ».

 

« Si votre objectif, en stigmatisant la violence associée au mouvement étudiant, est de vous faire du capital politique, nous tenons à vous rappeler que ce genre de stratagème éveille ce qu’il y a de plus boueux dans les consciences », poursuivent-ils. Accusant la ministre de vouloir rabaisser le débat, les signataires soulignent que les voix qui s’opposent à la vision gouvernementale « constituent le terrain fertile de la culture humaniste et viennent précisément de ce pan de la société qui oppose une culture humaniste à cette culture d’entreprise qui violente la libre pensée ».

 

« Si le seul argument que vous décidez d’opposer à ce schisme idéologique profond est le recours à la peur pour justifier la nécessité du maintien de l’ordre, nous tenons à vous rappeler que ce flirt est extrêmement dangereux, et que dresser les vieux épouvantails de la peur au service de l’ordre rappelle de très mauvais souvenirs d’une histoire pas trop lointaine », dénoncent-ils.

 

La violence, elle s’incarne dans « un corps policier qui multiplie les gestes de brutalité envers des manifestants pacifiques », elle est « celle de vos mots menteurs et méprisants », lancent les artistes.

 

Parmi les signataires, on retrouve des comédiens comme Céline Bonnier, Sylvie Drapeau et Normand Chouinard, des metteurs en scène comme Brigitte Haentjens, Martin Faucher, Olivier Reichenbach et Dominic Champagne, des cinéastes comme Léa Pool et Hugo Latulippe, des chanteurs comme Pierre Lapointe et Martin Léon, des écrivains comme Marie-Claire Blais, Michel Tremblay et Élise Turcotte ainsi que des critiques et journalistes culturels, entre autres Odile Tremblay, du Devoir.

 

La ministre précise sa pensée

 

Lors de la période de questions à l’Assemblée nationale, Christine St-Pierre, pressée par l’opposition officielle, a refusé de s’excuser ; elle a plutôt choisi d’en rajouter dans le but de préciser sa pensée. « Nous avons tous vu qu’il y a eu des manifestations d’étudiants qui, parfois, ont conduit à des scènes tout à fait disgracieuses, des scènes d’intimidation, des scènes dont les médias ont été témoins et des images qui ont été rapportées sur tous les écrans de télévision. Ces façons de faire sont inadmissibles et c’est ce que j’ai voulu exprimer lorsque j’ai parlé du carré rouge. »

 

« Dans une société libre et démocratique, nous devons nous dissocier de la violence, nous devons nous dissocier des scènes que nous avons vues dans le métro de Montréal », a réitéré la ministre. Pour ne pas être en reste, le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a parlé de « bidons d’essence sur les perrons des domiciles » et d’« enveloppes » contenant une poudre blanche.

 

« Comment peut-on associer Fred Pellerin à des bidons d’essence », s’est insurgé son homologue péquiste, Stéphane Bédard. « Donc, tous ceux qui portent le carré rouge appuient la violence et l’intimidation. C’est gros, c’est énorme, c’est stupide, c’est trop. C’est comme dire que tous les membres du PLQ se promènent avec la carte de crédit corporative d’un donateur du parti. »

 

À la toute fin de la période de questions, Jean-Marc Fournier a semblé vouloir s’excuser à la place de sa collègue. « Si les artistes sont lésés, nous devons nous excuser », a-t-il dit. Renseignements pris à son cabinet, ce n’était aucunement son intention.


Ce texte a été modifié après publication.


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