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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 20:46

Un drapeau européen. Photo fdecomite/Flickr

 

Le Front de gauche aiguise ses armes contre le pacte budgétaire européen, que le gouvernement voudrait voir ratifier le plus rapidement possible. Jeudi 12 juillet, Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, Martine Billard, co-présidente du Parti de gauche, et Christian Picquet, porte-parole de la Gauche unitaire, ont donné une conférence de presse pour de nouveau "alerter sur les dangers que constituerait la ratification" de ce texte. Et pour réclamer un référendum.

Pendant la campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon avait déjà dénoncé le traité Sarkozy-Merkel, qu'il avait qualifié "d'austéritaire" et réclamé la mise en place d'un référendum sur le sujet. "Malheureusement, nos craintes ont été confirmées", a déploré jeudi M. Laurent. Ce texte, a-t-il rappelé, demande aux Etats européens de limiter leurs déficits et prévoit des sanctions automatiques pour ceux qui ne respecteraient pas cette obligation. Pour Christian Picquet, ce traité revient à faire de "l'austérité à perpétuité". 

"Pas une ligne n'a été changée"

Or, selon le numéro un communiste, "pas une ligne n'a été changée, contrairement aux engagements du président de la République". "C'est un renoncement", a-t-il lancé. Pendant la campagne, François Hollande s'était engagé (engagement numéro 11) à proposer "un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance" et "à renégocier le traité européen issu de l'accord du 9 décembre 2011".

"Ce texte est intact", a insisté M. Laurent, qui estime que le pacte de croissance qui lui a été adjoint n'est "absolument pas un contre-feu". "Quantitativement, il est extrêmement faible, il était prévu dès mars et il n'a aucune valeur juridique contraignante", a-t-il souligné.

M. Picquet a expliqué que le Front de gauche souhaite au contraire que la Banque centrale européenne puisse prêter directement aux Etats aux mêmes taux qu'aux banques. L'idée est également, a-t-il souligné, de faire revenir les banques sous le contrôle de l'Etat afin de "retrouver la maîtrise du crédit". Le Front de gauche souhaiterait enfin qu'une vaste "révolution fiscale" voit le jour.

Meeting du Front de gauche

 Au Front de gauche, on espère rallier certains parlementaires de gauche. En février, une vingtaine de députés PS, tout comme les députés Front de gauche et EELV, avaient voté contre le Mécanisme européen de stabilité (MES), destiné à venir en aide aux pays européens en difficulté. Mais depuis, les socialistes ont gagné les élections et il sera plus délicat pour la gauche du PS et pour les écologistes de marquer leur opposition.

M. Laurent a de nouveau demandé qu'un débat public soit lancé dans le pays et que les Français soient consultés via un référendum. Celui de 2005 contre le Traité constitutionnel européen reste une référence pour le Front de gauche. En revanche, François Hollande, qui était alors premier secrétaire du PS et favorable au 'oui', ne doit vraisemblablement pas en garder un très bon souvenir, le PS s'étant déchiré sur le sujet.

Le Front de gauche espère cependant mobiliser sur la question, à l'occasion de son université d'été commune, les 25 et 26 août à Grenoble. Durant ce week-end, où plusieurs milliers de participants sont attendus, un meeting rassemblera des personnalités européennes sur ce sujet, a annoncé M. Laurent. Et marquera le véritable coup d'envoi de la bataille contre le traité européen.

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 21:58

 

euronews.com

11/07 23:53 CET

 

 

En blouses blanches, et rassemblés devant le ministère de la Santé à Lisbonne. Des centaines de médecins portugais ont manifesté ce mercredi contre les mesures d’austérité qui touchent leur secteur. Leurs affiches vont droit à l’essentiel : “Non à la fermeture de services de qualité”, “Accès pour tous et pas seulement pour ceux qui peuvent payer”.
Les médecins ont entamé une grève qui se poursuit ce jeudi. Selon les syndicats, elle a été suivie à plus de 90%. Un service minimum a été mis en place.

Les médecins fustigent une récente décision du gouvernement de faire appel à des organismes de prestations de services pour le recrutement temporaire des médecins. “Ils veulent faire en sorte que les médecins travaillent non pas pour l‘état, mais pour des sociétés privées, déplore en substance Nuno Fradinho, un chirurgien. Par conséquent l‘état n’assurera pas la qualité du service”.

Les coupes budgétaires dans le secteur de la santé doivent représenter 800 millions d’euros cette année. Des mesures imposées après que le Portugal, frappé par une grave crise économique, a obtenu en mai 2011 une aide de l’Union européenne et du Fonds monétaire international de 78 milliards d’euros.

Avec AFP

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 21:51

 

Notre-Dame-des-Landes, de notre envoyée spéciale


« A 16h30, une intervention sur un projet d’enfouissement des déchets en Laponie. » S’élevant au-dessus d’un parterre de paille et de barnums multicolores, la voix égrène les ateliers à venir en ce mardi 10 juillet, avant-dernier jour du « forum des grands projets inutiles et imposés ». C’est toute une géographie de chantiers gargantuesques qui défile : un Las Vegas européen en Espagne, une ligne de TGV au Maroc, « OL Land », le projet de nouveau grand stade lyonnais, une méga-gare à Stuttgart, une grosse opération de promotion immobilière à Athènes pour rembourser la dette grecque… Evguénia Tchirikova, figure de la lutte des écologistes russes contre l’autoroute qui doit relier Moscou à Saint-Pétersbourg, et traverser la forêt de Khimki, décrit son combat sous le regard attentif de Dominique Fresneau, opposant à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, et de Bertille, occupante d’une butte lyonnaise pour dire non à « OL Land ».

 

Forum des grands projets inutiles et imposés, à Notre-Dame-des-Landes, 10 juillet 2012 (JL) 
Forum des grands projets inutiles et imposés, à Notre-Dame-des-Landes, 10 juillet 2012 (JL)

Tous partagent un même ennemi : la multinationale Vinci, constructeur commun à ces trois grands chantiers. Car si la géographie des grands travaux est très étendue, leur secteur d’activité industrielle est lui particulièrement concentré. Les oreilles de Xavier Huillard, le PDG de Vinci, ont dû siffler plus d’une fois pendant ces quatre jours. L’Armée des clowns agités du bocage a même brièvement instauré un péage sauvage rebaptisé « pillage Vinci » sur une route de cette périphérie nantaise.

Longtemps réduits à une pure revendication « Nimby » (« not in my backyard », pas dans mon jardin), les mouvements d’opposition aux grands travaux d’infrastructure ne sont pas nouveaux. Dans le public du forum, Eric Pétetin, est là pour en témoigner : dans les années 1990, il fut l’un des principaux perturbateurs du chantier du tunnel du Somport, dans la vallée d’Aspe, au prix de plusieurs mois d’incarcération. « J’avais l’impression d’être un petit résistant : j’habitais dans cette vallée, la route allait passer devant chez moi, c’était la mort pour tout le monde. Mais c’était aussi une mobilisation anticapitaliste, pour que Babylone reste à l’écart de la vallée. » Mais à l’époque, le message politique passe mal, et l’« Indien » apparaît au mieux pour un doux dingue aux yeux d’une grande partie de la gauche.

« Petits projets utiles »

Vingt ans plus tard, la contestation des grandes infrastructures est devenue un motif classique des luttes écologistes. En 2011, c’est la petite ville italienne de Venaus dans le Val de Suse, terre de résistance contre le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin, qui accueille le premier forum des grands projets inutiles.

Cette année, c’est le bocage normand de la périphérie nantaise qui a pris le relais, à l’initiative des opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. L’ampleur de la crise économique et de l’endettement public leur fournit de nouveaux arguments : les grands projets ne sont plus seulement accusés d’aggraver le bétonnage et la consommation d’espaces. Ils sont désormais vus comme des facteurs aggravants de dette.

 

Forum des grands projets inutiles et imposés, à Notre-Dame-des-Landes, 10 juillet 2012 (JL) 
Forum des grands projets inutiles et imposés, à Notre-Dame-des-Landes, 10 juillet 2012 (JL)

Un diagnostic que les « ni ici-ni ailleurs », comme ils se baptisaient en 2008 (voir ici), ne sont plus les seuls à partager. Dans son audit de la semaine dernière, la Cour des comptes s’inquiète du coût faramineux des projets d’infrastructure de transport impulsés sous le quinquennat Sarkozy : 260 milliards d’euros, dont un tiers à la charge de l’Etat et 38 % pour les collectivités locales. Trop cher, selon l’institution, qui demande le réexamen de quatorze nouvelles lignes à grande vitesse LGV.  Mercredi 11 juillet, le ministre délégué au budget, Jérôme Cahuzac, a annoncé que le gouvernement envisageait d’annuler une dizaine de LGV.

La crise financière aurait-elle des effets vertueux sur l’environnement ? Pas si simple. Natassa Tsironi, du comité de lutte pour l’ancien aéroport d’Elleniko, à Athènes, explique comment l’ancien site de l’aéroport doit être aménagé en un ensemble de bureaux, de logements, mais aussi de marinas… pour contribuer au remboursement de la dette grecque : « Ils disent vouloir créer un “nouveau Monaco” », alors qu’il devait à l’origine être transformé en parc métropolitain. « Depuis le début de la crise, les choses ont empiré », insiste-t-elle.

Pour Aurélie Trouvé, co-présidente d’Attac, « l’austérité sociale est aussi environnementale. En Grèce, on déréglemente aussi l’environnement ». Si bien que pour elle, s’il existe des « petits projets utiles » face aux éléphants blancs, « il faut qu’ils soient un levier pour transformer globalement la société, pas seulement un changement de mode d’alimentation ». Ainsi, toujours selon elle, les associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap) doivent porter l’ambition de changer la politique agricole commune.

 

Forum des grands projets inutiles et imposés, à Notre-Dame-des-Landes, 10 juillet 2012 (JL) 
Forum des grands projets inutiles et imposés, à Notre-Dame-des-Landes, 10 juillet 2012 (JL)

Les débats sont denses, hétéroclites et plurilingues. Mais les chapiteaux qui les abritent ne sont pas remplis, et la mobilisation contre les grands projets « inutiles et imposés » est à la peine. En début de semaine, on compte quelques centaines de personnes sur le site. La grande manifestation du week-end n’a rassemblé qu’environ 3 000 personnes, contre près de 5 000 l’année précédente. « Nous devons créer des événements pour dire que ces grands projets inutiles, ce n’est pas notre choix de société, explique un opposant à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Informer, c’est bien. Mais on a du mal à motiver les populations autour de nous qui s’abreuvent de feuilletons télé plutôt que de s’engager dans ce qui se passe à côté de chez eux. »

Face à ces difficultés, les indignés des grands travaux cherchent de nouvelles formes de mobilisation, plus douces, plus récréatives. Ainsi, le collectif des fils et filles de butte, engagés contre l’OL Land, invite militants et curieux à passer un week-end sur leur petit territoire d’utopie. Quant aux opposants à la ligne de TGV Lyon-Turin, les « No TAV », ils lancent un véritable programme de vacances militantes auprès d’eux, en camping, en gîte, ou « encore mieux », chez les habitants. 

« Nous ne sommes ni violents, ni extrémistes », sourit Claudio Giorno, l’un des fondateurs de cette mobilisation déjà vieille de vingt ans. La campagne s’appelle « 15 jours pour respirer ». Loin de la caricature des No TAV en black blocks encagoulés, on croirait presque entendre le slogan d’un syndicat d’initiative.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 21:42

 

Jeudi 12 Juillet 2012 à 05:00

 

Ismaël Mereghetti - Marianne

 

La France a pour la première fois bénéficié de taux d'emprunt négatifs, lundi 9 juillet, à l'occasion d'émissions d'obligations à très court terme d'un montant de près de 6 milliards d'euros, confirmant sa place dans le club très fermé des pays vertueux de la zone euro. Mais si ces taux négatifs baissent la charge de la dette, ils augmentent aussi le risque de récession.

 

(Les marchés donnent de l'air à la France avec des taux d'emprunt négatifs-CLOSON DENIS/ISOPIX/SIPA)
(Les marchés donnent de l'air à la France avec des taux d'emprunt négatifs-CLOSON DENIS/ISOPIX/SIPA)
C'était la Une de toutes les radios mardi 10 juillet: la France emprunte à des taux réels négatifs. Des 6 milliards d'euros d'obligations à trois et six mois émis lundi par la France, les investisseurs n'en récupèreront pas la totalité, les taux d'intérêt étant de - 0,005 % et - 0,006 %. Autrement dit, la France gagne de l'argent en empruntant ! Qui l'eût cru, six mois après la perte du triple A et quelques semaines seulement après l'arrivée au pouvoir de François Hollande ? Force est de constater que les marchés n'ont pas attaqué l'Hexagone et qu'ils semblent même avoir une certaine confiance dans la dette française. 

Immédiatement le gouvernement et l'opposition se sont renvoyés la balle sur le sujet. Côté gouvernement, cette marque de confiance montrerait que la politique économique de François Holllande s'est rendue crédible auprès des investisseurs. Côté opposition, Valérie Pécresse s'est empressée de percevoir dans cette performance le résultat de la politique de SarkozyMais les uns comme les autres semblent se réjouir de la nouvelle. Ils n'ont pas forcément raison. Voyons pourquoi.

D'abord, nombreux sont les économistes à insister sur le caractère très relatif de cette confiance accordée à la France par les marchés. Il s'agit de très court terme (trois et six mois), même si les obligations à dix ans bénéficient également de taux favorables (2,4% environ). L'économiste et ancien expert du MEDEF Jean-Luc Gréau considère qu'il y a «une dimension de pari» dans ces taux négatifs proposés à la France. Il n'hésite pas à rappeller qu'en 2006, juste avant la crise économique, «la Grèce et l'Irlande avaient obtenu sur les marchés des taux d'emprunt plus avantageux que l'Allemagne, preuve que les investisseurs ne sont pas infaillibles.»

Les investisseurs qui ont des liquidités à placer n'ont plus aucune confiance dans le système bancaire, pouvant théoriquement rapporter plus d'argent mais présentant trop de risques. C'est dans cette perspective que, mardi 10 juillet, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a parlé de «dysfonctionnement des marchés » : le secteur bancaire apparaît fermé aux investisseurs car trop instable. Ceux-ci préfèrent se réfugier vers les titres d'Etat. En quelque sorte, prêter à la France revient pour eux à choisir la sécurité pour leurs placements, comme s'ils louaient un coffre-fort...

Cette confiance dans la dette française doit également s'interpréter au regard de la très grande inquiétude suscitée par les pays du Sud, la Grèce, l'Espagne et l'Italie notamment.
Pour l'économiste Paul Jorion, l'un des rares commentateurs économiques à avoir anticipé la crise des subprimes américains de 2007, «ces taux d'emprunt sont certes une bonne nouvelle pour la France car ils vont faciliter l'objectif de retour à 4,5% de déficit public à la fin de l'année. Mais ils témoignent de l'état de dégradation de la zone euro. Les marchés viennent clairement de couper l'Europe en deux : ceux qui peuvent survivre avec l'euro et les autres. L'Espagne emprunte aujourd'hui à des taux avoisinant les 7% (sur 10 ans), c'est une situation impossible.» Et selon lui, si la France se retrouve dans le cercle des pays vertueux, c'est parce que François Hollande a «totalement capitulé face à l'Allemagne et s'est aligné sur la vision d'Angela Merkel et de son traité de discipline budgétaire. Avec Sarkozy, la France et l'Allemagne étaient unis à 80%, avec Hollande il y a fusion à 95%.» En visite à Londres, le Président Hollande semble confirmer cette analyse en prônant, devant le Premier ministre anglais Cameron, une Europe à plusieurs vitesses.  

Un mécanisme pervers

Si, d'un point de vue franco-français, ces emprunts à taux négatifs se présentent comme une bonne nouvelle, ils pourraient très rapidement se transformer en cadeau empoisonné pour la France. C'est l'avis de Dominique Garabiol, directeur à la BPCE (organe central commun aux Caisses d'épargne et aux Banques populaires) : «Plus les investisseurs font confiance aux pays du Nord, plus ils sont méfiants vis-à-vis des pays du Sud, qui voient donc leurs taux d'emprunt s'envoler et leur capacité à se refinancer se réduire considérablement. Dans quelques mois, il n'est pas impossible que la France et l'Allemagne soient obligées, par solidarité européenne, de dépenser beaucoup d'argent pour aider l'Espagne ou l'Italie, sachant que dans les caisses de l'Europe il n'y a pas de fonds suffisants pour sauver les deux pays en cas de difficulté.» Pour lui, on est loin de pouvoir parler de bonne nouvelle ou pire de sortie de crise : «Le mécanisme est très pervers, et finalement ces taux favorables entretiennent la crise. Prêter à la France augmente les difficultés de l'Espagne par exemple, ce qui à terme pourrait rejaillir sur l'Hexagone.»

En outre, cette confiance dans la dette qui place la France parmi les pays vertueux, ne doit pas occulter un autre problème, celui de la compétitivité et du déficit commercial, s'élevant environ à 70 milliards d'euros par an. Si les marchés sont myopes et n'ont pas regardé l'avenir au-delà des six mois pour les émissions d'obligations, les difficultés ne doivent pas être masquées, selon Jean-Luc Gréau : «Les recettes sont en baisse et l'emploi est de plus en plus fragilisé. D'ici l'automne, le pays risque d'entrer en récession, les chiffres de la production ont de grandes chances d'être très mauvais. La crise est loin d'être terminée et 2013 sera peut-être semblable à l'année 2008. Mais l'avenir économique est pour l'instant imprévisible...»

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 21:30

 

 

Marianne - Rédigé par Hervé Nathan le Jeudi 12 Juillet 2012 à 12:43

 

Il y a des événements qui sont comme des leçons d’économie « in vivo » . Ainsi, ce matin Antibobards a écouté les explications du président du directoire de PSA, Philippe Varin, au siège du groupe, avenue de la Grande-Armée à Paris. Pour justifier les 8000 disparitions de postes annoncées aux syndicalistes, la patron n’a pas à fournir beaucoup de chiffres : « Nous faisons face à une dégradation de grande ampleur et durable du marché européen », explique-t-il. Le-dit marché a effectivement diminué, depuis le début de la crise en 2008, près de 4 millions d’unités vendues par an, sur une vingtaine de millions. « Nous sommes revenus vingt ans en arrière », insiste-t-il.
Résultat, les usines de Rennes et de Poissy (Yvelines)  tournent à 76% de leurs capacités et PSA perd de l’argent, 700 millions d’euros en pertes d’exploitation au premier semestre, et grille entre  100 et 200 millions de cash flow par mois. Une situation intenable. La fermeture d’Aulnay-sous-Bois, la réduction de capacité à Rennes, la réduction  3800 emplois dans les structures dont 1500 dans la recherche développement, c’est le signe que PSA a décidé de s’adapter au marché tel qu’il est.

Pour en revenir à la leçon d’économie : on peut en tirer deux leçons.
La première est évidente : si la marché automobile est exsangue, c’est à cause des politiques forcenées d’austérité partout en Europe, et particulièrement en Europe du Sud. L’Italie et et l’Espagne sont des marchés importants de PSA, et c’est là que le chômage de masse, la stagnation voir le recul des salaires, la hausse des taxes ont ponctionné le pouvoir d’achat des ménages et des entreprises, qui sont les clients des groupes automobile.
La deuxième leçon est pire encore : sans retour de la croissance en Europe, beaucoup de groupes tricolores qui travaillent prioritairement pour le marché européen, et ont attendu une fin de crise qui ne vient décidément pas, vont eux aussi adapter leurs capacités à la nouvelle donne du marché. Le phénomène a commencé. Outre PSA, Iveco ferme une usine de camion en France. Le raffinage ferme deux sites majeurs à Marseille et en Normandie. Mais on peut faire la même interprétation pour la branche des télécommunications.  L’irruption de Free avec ses tarifs low cost, a certes bouleversé le jeux du trio Orange-SFR-Bouygues, mais comme le reconnaît Stéphane Richard, le problème c’est bien que le nouvel entrant fait irruption sur un marché qui croit beaucoup moins vite qu’auparavant. , etc. En fait c’est toute l’économie française qui va se recaler dans les mois et les années qui viennent.
La troisième leçon, est que l’austérité peut amener des pertes encore plus irréparables. Il faudra sans doute que le gouvernement de gauche prenne acte de la fermeture du principal employeur privé de Seine-Saint-Denis. Mais la prochaine étape pourrait être la perte d’autonomie du groupe PSA lui-même, pourtant déclaré « monument national » par Arnaud Montebourg, jamais avare de formules. Car l’Alliance entre PSA et l’américain GM est appelée à prospérer. Au plus tard en octobre, Philippe Varin devrait annoncer la politique de partage des modèles entre Peugeot-Citroën et GM Opel. A ce genre de jeux, c’est le plus gros qui gagne, le plus souvent. Et dans l’Alliance, le plus gros ce n’est pas PSA, malgré son incontestable avance technologique…
Antibobards attend donc avec impatience, et disons-le quelques doutes, à la fois l’indispensable réorientation de l’Union européenne vers la croissance annoncée par le président de la République le 29 juin, et le plan automobile du ministre du Redressement national, vraisemblablement à la fin du mois de juillet. Sur les deux plans, les enjeux sont énormes.
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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 21:21

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 12.07.2012 à 15h46 • Mis à jour le 12.07.2012 à 21h00

Les syndicats redoutent "un nouveau plan de restructuration" pouvant toucher 1 200 à 2 500 postes en France.

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a affirmé, jeudi 12 juillet, devant les sénateurs que Sanofi envisageait de supprimer "plusieurs milliers" d'emplois, alors que le groupe pharmaceutique n'a lui-même jamais informé officiellement sur les conséquences sociales de ses projets de réorganisation. "Sanofi vient de débarquer à Bercy pour nous dire : 'Nous envisageons plusieurs milliers de suppressions d'emplois'", a déclaré au Sénat Arnaud Montebourg, au milieu de l'énumération des récents plans sociaux annoncés.

"Que ne l'avez-vous pas dit plus tôt ? Car l'année dernière vous faisiez cinq milliards d'euros de bénéfices", a ajouté le ministre, à l'attention des dirigeants de Sanofi. Interrogé sur France 2, le ministre a qualifié "d'abusif" le projet de réorganisation du groupe.

 MANIFESTATION DES EMPLOYÉS

Jeudi, environ cinq cents salariés de Sanofi, selon les syndicats, ont manifesté devant le siège de  recherche et développement du groupe pharmaceutique, à Chilly-Mazarin (Essonne), contre le "démantèlement de la recherche et développement". "Entre 2009 et 2011, quatre mille postes ont été supprimés. Il est hors de question qu'il y ait encore des suppressions d'emplois dans ce groupe avec les profits qu'il réalise", a dénoncé Thierry Bodin, coordinateur CGT.

Sanofi a annoncé le 5 juillet une réorganisation dans la recherche, la production de vaccins et les fonctions support, sans préciser son impact sur les effectifs. Les syndicats y voient "un nouveau plan de restructuration" pouvant toucher douze cents à deux mille cinq cents postes en France.

Selon Thierry Bodin, entre quatre cents et cinq cents salariés du site de Chilly-Mazarin, dont des chercheurs ou des ingénieurs, et une centaine de salariés du site de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), ont fait grève jeudi matin, pour participer au rassemblement devant le site de Chilly-Mazarin.

 "NOUS SOMMES TOUJOURS DANS LES MÊMES QUESTIONNEMENTS"

Vers midi, alors que le comité central d'entreprise, consacré à cette réorganisation, était toujours en cours, une centaine de salariés se trouvait devant l'entrée de Sanofi. Une cinquantaine de salariés du site de Toulouse, concerné par d'éventuelles suppressions de postes et où les trois quarts des salariés sont en grève jeudi, s'est également rendue jeudi à Chilly-Mazarin.

Ils ont rencontré Elias Zerhouni, président monde de la R & D (recherche et développement) : "Nous sommes toujours dans les mêmes questionnements, dans l'attente", a rapporté Laurence Millet, chercheuse à Toulouse et élue SUD-Chimie au comité d'établissement.  De son côté, Sanofi estime que "cette réunion de plus d'une heure a permis d'avoir un dialogue ouvert, franc et constructif sur les réflexions en cours concernant la vocation du site".

Le groupe pharmaceutique en a d'ailleurs profité pour réaffirmer "sa volonté d'engager une phase de dialogue avec les partenaires sociaux dans le but de présenter un projet dans le courant du mois de septembre, ainsi qu'avec les représentants des collectivités locales et territoriales".

Lire : "Les restructurations à venir chez Sanofi inquiètent les syndicats" (édition abonnés)


 

                                                                    ********************************************

 

Sanofi: grève des salariés à Toulouse, près de 500 manifestent dans l'Essonne


Nouvel Observateur
Créé le 12-07-2012 à 12h55 - Mis à jour à 21h40

Les trois quarts des 640 salariés du site de recherche de Sanofi à Toulouse étaient en grève jeudi pour protester contre un éventuel désengagement du groupe pharmaceutique, situé sur le site du futur Oncopôle de Toulouse, a-t-on appris de source syndicale. (c) Afp

Les trois quarts des 640 salariés du site de recherche de Sanofi à Toulouse étaient en grève jeudi pour protester contre un éventuel désengagement du groupe pharmaceutique, situé sur le site du futur Oncopôle de Toulouse, a-t-on appris de source syndicale. (c) Afp

Les trois quarts des 640 salariés du site de recherche de Sanofi à Toulouse étaient en grève jeudi pour protester contre un éventuel désengagement du groupe pharmaceutique qui envisageait de supprimer "plusieurs milliers" d'emplois selon Arnaud Montebourg.

"Sanofi vient de débarquer à Bercy pour nous dire: +nous envisageons plusieurs milliers de suppressions d'emplois+", a déclaré au Sénat Arnaud Montebourg, au milieu de l'énumération des récents plans sociaux annoncés.

Les salariés se sont massés devant l'entrée du bâtiment en attendant d'avoir des informations sur le comité central d'entreprise se déroulant au siège de l'entreprise à Chilly-Mazarin (Essonne).

"On veut montrer notre détermination à notre direction qui veut se désengager à Toulouse. Tout est envisageable, y compris la fermeture du site. C'est complètement déraisonnable", selon Robert Gensac, délégué CGT Sanofi-Aventis Recherche et développement à Toulouse.

Il dénonce aussi le report du CCE par la direction de mi-juin au 12 juillet, quand une partie du personnel est en vacances.

Le site de Toulouse compte une majorité de chercheurs.

Le groupe pharmaceutique, qui emploie environ 28.000 personnes en France, a annoncé la semaine dernière, lors d'un comité de groupe, une réorganisation dans la recherche, la production de vaccins et les fonctions support et doit légalement faire la même annonce jeudi au comité central d'entreprise des établissements de recherche (Chilly, Vitry-sur-Seine, Montpellier Toulouse et Strasbourg).

Environ 500 salariés de Sanofi, selon les syndicats, ont manifesté jeudi devant le siège de le recherche et développement pharmaceutique du groupe, à Chilly-Mazarin (Essonne), contre le "démantèlement de la recherche et développement".

"Entre 2009 et 2011, 4.000 postes ont été supprimés. Il est hors de question qu'il y ait encore des suppressions d'emplois dans ce groupe avec les profits qu'il réalise", a dénoncé Thierry Bodin, coordinateur CGT.

Sanofi a annoncé le 5 juillet une réorganisation dans la recherche, la production de vaccins et les fonctions support, sans préciser son impact sur les effectifs. Les syndicats y voient "un nouveau plan de restructuration" pouvant toucher 1.200 à 2.500 postes en France.

Selon Thierry Bodin, entre 400 et 500 salariés du site de Chilly-Mazarin, dont des chercheurs ou des ingénieurs, et une centaine de salariés du site de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), ont fait grève jeudi matin, pour participer au rassemblement devant le site de Chilly-Mazarin.

Vers 12H00, alors que le comité central d'entreprise, consacré à cette réorganisation, était toujours en cours, une centaine de salariés se trouvait devant l'entrée de Sanofi, a constaté une journaliste de l'AFP.

Une cinquantaine de salariés du site de Toulouse, concerné par d'éventuelles suppressions de postes et où les trois quarts des salariés sont en grève jeudi, s'est rendue jeudi à Chilly-Mazarin.

Ils ont rencontré Elias Zerhouni, président monde de la R&D: "nous sommes toujours dans les mêmes questionnements, dans l'attente", a précisé à l'AFP Laurence Millet, chercheuse à Toulouse et élue Sud-Chimie au comité d'établissement.

"Il est facile de dire que la recherche n'est pas bonne, quand on nous empêche de faire notre travail", a-t-elle ajouté, faisant état de 500 emplois qui pourraient être concernés, sur les 640 que compte le site de Toulouse, "des emplois hyper qualifiés", selon elle.

"Cette réunion de plus d'une heure a permis d'avoir un dialogue ouvert, franc et constructif sur les réflexions en cours concernant la vocation du site", a commenté Sanofi.

Le groupe pharmaceutique a indiqué à l'AFP avoir "engagé le 5 juillet une phase de dialogue avec les partenaires sociaux concernant des réflexions sur l'évolution de ses activités en France à l'horizon 2015".

Sanofi précise également avoir "affirmé sa volonté d'engager une phase de dialogue avec les partenaires sociaux dans le but de présenter un projet dans le courant du mois de septembre, ainsi qu'avec les représentants des collectivités locales et territoriales".

 

 


 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 21:12

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 12.07.2012 à 15h50

 
Un chantier de construction à Toulouse, en janvier 2012.

Le secteur des travaux publics en France va supprimer "au moins 6 000 emplois permanents en 2012", a annoncé jeudi Patrick Bernasconi, le président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP).

"Il existe un risque réel que le nombre de suppressions d'emplois permanents monte à 15 000 d'ici mi-2013, a déclaré le président de la féderation patronale du secteur lors d'une conférence de presse. Tous les indicateurs ont basculé dans le rouge depuis le début de l'année." Pour le seul premier semestre, les heures travaillées par les ouvriers permanents et intérimaires sont en baisse de 7,5 % par rapport aux six premiers mois de 2011 et l'activité a reculé de 2,7 % en volume.
Les marchés conclus sont quant à eux en baisse de 16 % depuis le début 2012.

 RETOUR AU NIVEAU D'IL Y A DIX ANS

Aussi la FNTP a annoncé qu'elle revoyait à la baisse sa prévision d'activité (- 3 % contre - 1 % précédemment) pour l'ensemble de l'année 2012, par rapport à 2011, en raison de la dégradation de l'économie française et des difficultés financières des collectivités locales.

Au cours des cinq dernières années, le secteur (40 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2011 avec 280 000 salariés employés) aura perdu 20 000 emplois, en comptant les 6 000 sur la seule année 2012, indique la FNTP. Comparé au record de l'année 2007, le volume d'activité sera en baisse de 20 % en 2012 et reviendra au niveau d'il y a dix ans.

Une annonce qui intervient quelques heures après que le groupe PSA a annoncé la suppression de 8 000 emplois en France et la fermeture de son site d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ce qui a provoqué l'indignation des politiques, des syndicalistes et des salariés.

 

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 21:03

 

Libération - 12 juillet 2012 à 14:54

Par QUENTIN LAURENT

Le groupe PSA Peugeot Citroën «ne supprimera pas d'emplois», annonçait il y a un an Eric Besson, le ministre de l'Industrie. Un an après, le groupe vient d’annoncer l’arrêt de son usine d’Aulnay-sous-Bois en 2014 et la suppression de 8 000 emplois en France. Cette annonce couperet met fin à un feuilleton d’un an, ponctué d’annonces gouvernementales dont aucune n'aura pu changer le destin des ouvriers d'Aulnay. Retour sur un an de déclarations politiques sur le dossier PSA.

10 juin 2011
La polémique éclate, Fillon et Besson tentent d'éteindre l'incendie

Scandale parmi les employés de PSA. La CGT déclare s’être procurée un document de travail interne du groupe automobile qui évoque la fermeture des usines d’Aulnay (Seine-Saint-Denis) et de Sevelnord (Nord) courant 2014. Les deux sites employaient à eux deux 6 200 personnes. Dans la foulée, le ministre de l’Industrie de l’époque, Eric Besson, reçoit Philippe Varin, président de PSA; pour éclaircir les choses. «Il m’a rassuré», déclare Eric Besson après leur entrevue. «Philippe Varin ne me l’a pas confirmé, il m’a clairement indiqué l’inverse», assure alors le ministre évoquant la fermeture des deux sites.

«Lorsqu'hier matin, j’ai découvert ce document de travail dans la presse, je me suis dit qu’en toute hypothèse, il aurait été inacceptable pour les pouvoirs publics», insiste le ministre, avant d’ajouter : «Nous ne pouvons pas imaginer qu’après avoir aidé de façon très importante l’industrie automobile […] ils envisagent une délocalisation.»

Interrogé sur le sujet, François Fillon se veut lui vindicatif : «Je lui redirai [P. Varin] que, compte tenu des aides très importantes que le gouvernement français a apportées à l’industrie automobile française, il n’accepterait pas et ne comprendrait pas» que ces entreprises «ne soient pas redevables à la nation qui les a aidées.»


27 octobre, nouveau fracas du côté de chez PSA. Le groupe vient de rendre public un plan d’économies prévoyant notamment une réduction de ses effectifs européens. Interrogé à plusieurs reprises sur le sujet lors des questions au gouvernement, Eric Besson confirme l’information, mais se veut une nouvelle fois rassurant. «Philippe Varin m’a confirmé qu’aucun plan de licenciement ou de départs volontaires n'était envisagé à ce jour, avance le ministre. La présence industrielle de PSA, en France, et notamment à Aulnay et Sevelnord, n’est pas remise en cause.» Eric Besson remet le couvert le 16 novembre, affirmant : «Il n’y a pas de plan social. PSA ne prévoit aucun licenciement ni aucun plan de départ volontaire.»

Le président Nicolas Sarkozy monte lui aussi au créneau sur le dossier PSA et appuie son ministre sur le fait qu’il «n'y aura pas de plan social chez PSA».



Printemps 2012
Sarkozy veut «sauver le site d’Aulnay»

Le géant américain de l’automobile General Motors et PSA Peugeot Citroën annoncent un accord économique à la fin février. Eric Besson saisit alors l’opportunité pour rassurer sur le maintien d’emplois dans les usines de PSA. «Je me suis assuré auprès de Philippe Varin, président du directoire de PSA, que ce partenariat sera favorable à l’emploi et à la présence en France de PSA». Un message qui se veut rassurant, mais aucune mention spécifique pour les usines d’Aulnay ou Sevelnord.

C’est en avril que Nicolas Sarkozy, président-candidat, évoque à nouveau le dossier, affichant la ferme intention de défendre le maintien de l’usine d’Aulnay. «Je me suis engagé à voir le président de PSA et à tout faire pour qu’on puisse sauver le site d’Aulnay », lance-t-il lors d’un déplacement. Il n’a jamais à nouveau évoqué le dossier de façon sérieuse par la suite.

Mai 2012
Hollande hérite d’un dossier empoisonné

Au lendemain de l’élection de François Hollande à la présidence de la République, une étude commandée par Eric Besson quand il était encore ministre sur l’avenir de la filière automobile en France précise le sort de l’usine PSA d’Aulnay. Le message est clair : «Pour ce qui concerne le site de PSA à Aulnay, l’engagement pris par le groupe PSA est de construire la C3 jusqu’en 2014. En revanche, aucun nouveau modèle n’est programmée sur le site d’Aulnay après cette date.» Autrement dit, rien n'assure que le site ne fonctionnera après 2014.

François Hollande, qui avait lui aussi promis qu’il s’occuperait de cette affaire une fois élu, hérite donc d’un dossier empoisonné.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé jeudi 12 juillet que le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg présentera un plan de soutien automobile le 25 juillet prochain.

A lire aussi : Aulnay «Depuis des années, un double discours de PSA»

 

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 17:35
 
Devant les ambassade et consulats d'Espagne (liste ci-dessous), à partir de 14h

Appel de soutien à la lutte des mineurs espagnols 

A signer ici : http://www.convergencedesluttes.fr/petitions/index.php?petition=23

Le combat des mineurs en défense de leurs emplois constitue un exemple de lutte, de combativité et d’auto-organisation qui doit être soutenu par l’ensemble de la classe ouvrière, par la gauche et par les mouvements sociaux.

L’impact de ce combat est en train de susciter une solidarité qui s’étend à tous les secteurs et dans toutes les régions. Il inspire tous ceux et toutes celles qui luttent en ce moment pour s’opposer aux attaques incessantes contre les droits sociaux et les droits des travailleurs.

Il faut résoudre les problèmes des bassins miniers et il faut commencer à les résoudre dès maintenant, avec des objectifs à court et moyen terme. A court terme, il est nécessaire de défendre tous les emplois pour éviter l’aggravation de la tragédie sociale que subissent depuis des années les familles des travailleurs dans ces régions. A moyen et long terme, il est nécessaire d’avancer des alternatives d’emploi réelles dans les secteurs énergétiques non polluants qui permettent de sortir de la crise sans hypothéquer l’avenir des travailleurs.

Au cours de ces dernières années de reconversion, les fonds publics destinés à cette fin ont été dilapidés et utilisés au profit d’une petite minorité. Mener une enquête sur leur affectation précise et établir les responsabilités, c’est le premier pas nécessaire afin d’ouvrir un véritable processus qui impulse un nouveau modèle productif, généré et contrôlé par ceux et celles d’en bas. Un nouveau modèle productif qui soit au service des besoins sociaux de la majorité et respectueux envers notre planète.

Tandis qu’ils sauvent les banques et les banquiers, l’austérité retombe sur les épaules des travailleurs qui se voient forcés de lutter pour défendre leur avenir. Les mineurs nous montrent le chemin que doivent suivre les autres secteurs en lutte. Nous voulons leur exprimer notre soutien et nous lançons un appel pour élargir leur exemple. Il en va de notre avenir.


Adresses des ambassades et consulats pour les rassemblement de solidarité :


Paris 14h00 | Ambassade
Adresse : 22, avenue Marceau

Besançon 14h00| Consulat Honoraire
Adresse : 2 E, rue Isembart 
Résidence "le président"
25000 Besançon

Fort-de-France (Martinique) 14h00 | Consulat Honoraire
Adresse : Pointe La Rose
97231 Le Robert

Bayonne 14h00 | Consulat général
Adresse : Résidence du Parc
4, avenue du B.A.B.
64100 Bayonne

Bordeaux 14h00| Consulat général
Adresse : 1, rue Notre-Dame
33000 Bordeaux

Dijon 14h00| Vice-Consulat Honoraire
Adresse : 11, rue du Tillot
21000 Dijon

Le Havre 14h00 | Vice-Consulat Honoraire
Adresse : Europe building
Quai de l'Europe B.P 119
76051 Le Havre Cédex

La Rochelle 14h00 | Vice-Consulat Honoraire
Adresse : Quai des Chaluts
Port de Pêche Chef de Baie
17045 La Rochelle Cedex 01

Lyon 14h00 | Consulat général
Adresse : 1, rue Louis Guérin
69100 Villeurbanne

Marseille 14h00 | Consulat général
Adresse : 38, rue Edouard Delanglade
13006 Marseille

Montpellier 14h00 | Consulat général
Adresse : 24, rue Marceau - B.P. 51221
34010 Montpellier Cédex 01

Nice 14h00 | Vice-Consulat Honoraire
Adresse : 4, boulevard Jean Jaurès
06300 NICE

Pau 14h00 | Consulat général
Adresse : 6, place Royale
64000 Pau

Perpignan 14h00 | Consulat général
Adresse : 12, rue Franklin
66000 Perpignan

Rennes 14h00 | Consulat Honoraire
Adresse : 2, allée des Açores
35200 Rennes

Rouen 14H00 Vice Consulat, :22 Rue de la Croix d'Yonville, 76000 Rouen 

Strasbourg 14h00 | Consulat général
Adresse : 13, quai Kléber
B.P 40026
67001 Strasbourg Cédex

Toulouse 14h00| Consulat général
Adresse : 16, rue Sainte Anne
31000 Toulouse


Toulon 14h00| Vice-Consulat Honoraire
Adresse : 215, avenue de la Victoire
Immeuble Le Mont d'Or
83100 Toulon

Ailleurs dans le monde : 

Montréal 14h00 | Consulat d'Espagne à Montréal
Adresse: 1, Westmount Square

Berne 14H00 Berne 
Kalcheggweg 24
3000 Berne 15

Liste d'échange et de coordination des assemblées du mouvement "indignés - démocratie réelle - occupy " en France
 
 
http://coordinationdemocratique.wordpress.com
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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 17:27
 
7 personnes présentes
- Petit compte rendu du conseil de l'agglo. En fait les points de l'ordre du jour passent très vite, peu de votes "contre" quelques abstentions ... toutes les propositions ont été adoptées, soit par unanimité soit majorité. 
- Rappel : rencontre nationale des indigné/e/s à Marseille ce weekend. Marleen y va et a toujours de la place dans sa voiture. 
- Vendredi 20 juillet, à 18h, casserolade contre le tscg  (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance)

Médiathèque - Maison Carrée


- Dimanche 22 juillet, 11h à Avignon : pique nique et autres activités organisés par "sortir du nucléaire". Nous nous organiserons en co-voiturage. 

- Dimanche 5 aout, vide grenier Place St Charles ... appel aux participants !! Besoin de monde !!

- Une indignée a essayé de se renseigner sur les bâtiments vides appartenants à la commune mais n'a pas pu progresser vraiment. Des idées ?

A mercredi prochain, 19h, Maison Carrée !


*Merci beaucoup à Marleen pour avoir réalisé ce compte-rendu (...sur son smatphone)
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