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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 15:53

tv5.org

25.07.2012Par Léa Baron

 

 
Récession, augmentation du taux de la dette et nouvelles coupes budgétaires. La situation espagnole se détériore encore. Plus d’un an après le début du mouvement des « indignés » , de nouvelles formes de protestations ont vu le jour : flamenco, radio, échanges de service,coopératives, … Les Espagnols ne manquent pas d’imagination.
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Manifestation de fonctionnaires le 19 juillet à Madrid en Espagne / Photo AFP DOMINIQUE FAGET
                                                                                                                                                                                                                     « Mains en l’air, c’est un hold-up », scande la foule jeudi 19 juillet dans les rues de Madrid. De nouvelles mesures de rigueur économique ont poussé des milliers d’Espagnols en colère sur le pavé de 80 villes du pays, à l’appel de syndicats. Ils protestent contre un nouveau plan de coupes budgétaires annoncé le 11 juillet par le Premier ministre Mariano Rajoy comprenant une réforme de l’administration, une hausse de la TVA, la perte de la prime de Noël et la réduction des indemnités de chômage. « No », répondent les pancartes à ces mesures.

La marche organisée au dernier moment, a débuté dans le calme pour finir dans des affrontements violents avec les forces de l’ordre. Avec un quart de la population active au chômage, les Espagnols sont soumis à de lourds sacrifices pour que le gouvernement puisse redresser les comptes du pays.

Plus d’un an après le début du mouvement espagnol du 15 mai 2011 parti de la Puerta de Sol à Madrid, l’ardeur des manifestants ne faiblit pas et entraîne dans son sillage toutes les professions : chercheurs, artistes, architectes, plus récemment les mineurs (voir notre reportage vidéo) et fonctionnaires.

Depuis plus d’un an, "les indignés" multiplient les initiatives populaires artistiques, contestataires ou de service. Leur but est de soutenir le mouvement du 15 mai et pallier les désengagements de l’État. 
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Huit pompiers des Asturies posent nus en soutien aux "indignés" / Photo Cesar Manso
A poil

Dernière idées de mobilisation en date : se dénuder pour soutenir les « indignés ». Huit pompiers des Asturies - au nord de l’Espagne - ont décidé de poser nus, simplement parés de leurs casques et de leurs bottes. Debouts, dos à l’objectif, ils ont été pris en photo près de leur camion, sous une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Tant de coupes nous ont laissés à poil ». Eux aussi protestaient contre les coupes de salaires et la fin de leur prime de Noël dont ils sont victimes comme les fonctionnaires. En dépit des risques pris dans leur métier, leur salaire ne dépasse pas 1 550 euros par mois. 
Zoom:
Photomontage du site Dark Spaces qui détourne des affiches de la banque Bankia / capture d'écran
Révolte artistique

Les « indignés » rivalisent d'imagination pour exprimer leur colère à l'égard des banques, symboles des maux économiques du pays : concerts de casseroles, danseurs de flamenco accompagnés de chanteurs (voir notre interview du groupe d’activistes Flo6X8) dont les vidéos des actions sont relayées sur les réseaux sociaux.

Certains s’amusent aussi sur Internet à détourner les affiches publicitaires des banques comme celle de la Bankia. Le portrait de l’ancien président de la Bankia, Rodrigo Rato, est remplacé sur les affiches par le personnage Gollum, la créature si avare du Seigneur des Anneaux. Au lieu de « Nous avons ouvert un compte à l'avenir », le message de la banque devient « Ton argent est notre trésor ». 
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Le groupe des YayoFlautas manifeste devant une banque / Photo Twitter YayoFlautas
Papy et mamie font de la résistance

La colère à l’encontre des banques fédère les générations. Les papis et mamies espagnols du collectif YayoFlautas, apportent leur contribution au mouvement. Né à Barcelone, ce collectif s’est étendu au reste du pays.

Leur credo : vêtus de gilets jaunes fluorescents, ils occupent les succursales de banques pour y lire un texte dénonçant la crise. En février 2012, ils innovent et sont des dizaines à envahir les bus de  Barcelone. (voir la vidéo à droite)

Ces indignés de plus de 60 ans sont inquiets de l’avenir réservé à leurs enfants. « Nous sommes de la génération qui a lutté et obtenu une vie meilleure pour nos fils et filles. Maintenant, ils mettent le futur de nos filles et petits-enfants en danger », lit-on sur le statut de leur compte Twitter suivi par plus de 15 000 abonnés.

La Oficina precaria délivre des conseils sur l'emploi / capture d'écran
Coopératives en action

Ces actions de protestation fleurissent grâce aux initiatives de collectifs. Mais un autre type de mouvement a vu le jour progressivement : les coopératives. Ces réseaux d’entraide faisant l'objet d'un article d'El Pais , reposent sur une solidarité citoyenne afin de remplacer l’État qui se désengage de plus en plus.

La Sinergias Cooperativa San Blas (Coopérative de synergies de San Blas) est née du mouvement du 15 mai et permet à ses membres d’échanger des services : électricité, informatique, conseils administratifs ou juridiques. D’autres misent sur une économie alternative avec la CASX : Cooperativa de Autofinanciacion Social en Red (CASX : coopérative de réseau d'auto-finance sociale). C'est une banque autogérée et avec des prêts sans intérêt où l’argent prêté provient de dons. Certaines personnes proposent aussi des conseils juridiques pour tous les travailleurs à travers les permanences de La oficina precaria (le bureau de la précarité).

Zoom:
Dernier numéro paru du magazine Media15m

Médias de crise

La force du Mouvement du 15 mai qui a conquis les villes du monde entier, c'est la communication. Les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter permettent ainsi de mobiliser rapidement les manifestants dans tout le pays. Les dates des assemblées, les compte-rendu des actions des collectifs ou des coopératives de 62 villes du pays sont disponibles sur une même plateforme Internet : Tomalaplaza.

D'autres médias ont été créés depuis le 15 mai, porte-voix des espagnols en colère. La radio indépendante associative et autogérée Agora Sol Radio « donne la parole aux indignés » sur son site Internet depuis le 26 mai 2011.  A son micro, toutes personnes donnant son opinion sur des problèmes de société, des intervenants présentant des initiatives solidaires, ...

Le même engagement anime la rédaction du magazine gratuit Madrid15m qui vient de publier son cinquième numéro diffusé à 35 000 exemplaires. Chacun peut y soumettre un article à condition de ne pas être membre d’un parti politique ou d’un syndicat. Madrid15M se fait l’écho des actions des « indignés », des préoccupations économiques des Espagnols comme le fait en vidéo Toma la tele. Cette chaîne en ligne sert de plateforme audiovisuelle participative depuis mars 2012 et vise aussi à couvrir en direct les événements liés au mouvement. Toma la tele, est alimenté grâce au travail de bénévoles.

Au cours d’un an de mobilisation, les « indignés » ont instauré tout un système de communication et d’entraide communautaire alors que l'État multiplie les coupes de budget. La lutte du peuple espagnol continue.

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 15:41

Je répercute pour l’analyser, cet article paru dans le Monde

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/07/23/les-indignes-israeliens-face-au-geste-desespere-de-moshe-silman_1737086_3218.htmlLes indignés israéliens face au geste désespéré de Moshé Silman

Le Monde.fr | 23.07.2012 à 19h29 • Mis à jour le 23.07.2012 à 20h32

Par Laure Beaulieu

 

 

Le 14 juillet, quelques milliers d'indignés  israéliens manifestaient à Tel-Aviv pour commémorer le premier  anniversaire du mouvement socialle plus important de l'histoire du pays, la "Révolte des tentes", lancé à la mi-juillet 2011. Dans le cortège, Moshé Silman, un Israélien  cinquantenaire criblé de dettes, s'est immolé par le feu. Transféré à  l'hôpital, il est mort des suites de ses blessures, le vendredi 20  juillet.

Avant de se brûler vif, Moshé Silman a lu à voix haute une lettre mettant directement en cause le gouvernement israélien. "L'Etat d'Israël m'a volé et m'a laissé sans rien (...) J'accuse Israël, Benyamin Nétanyahou et [le ministre des finances] Youval Steinitz d'être responsables de l'humiliation constante que les citoyens d'Israël doivent endurer quotidiennement. Ils prennent aux pauvres pour donner aux riches." La sœur de la victime, dans une interview au journal israélien Yediot Aharonot, a précisé : "Quand ils lui ont tout pris – son entreprise, ses camions et sa maison –, il a perdu tout espoir. Ensuite, sa situation n'a cessé de se détériorer. Il n'a pas réussi à le supporter. Il a fait appel à tous les organismes mais n'a jamais eu de réponse."


TRAGÉDIE "PERSONNELLE" OU "COLLECTIVE" ?

À la suite de l'immolation de Moshé Silman, Benyamin Nétanyahou a déclaré sur sa page du réseau social Facebook : "C'est une grande tragédie personnelle." Pour les indignés israéliens, Moshé Silman est plutôt le symbole d'une  tragédie collective, celle d'une société israélienne en proie à des  difficultés croissantes pour se loger, se nourrir et faire face à un accroissement des inégalités.

Au lendemain de l'immolation de Moshé Silman, une manifestation  d'hommage a été organisée à Tel-Aviv. Les indignés ont remplacé leur  photo de profil sur le réseau social Facebook par une inscription "I, too, am Moshe Silman" ("Moi aussi, je suis Moshé Silman"). Cette phrase pour témoigner de leur soutien, mais aussi pour signifier leur sentiment d'être dans la même misère sociale que la victime.

Le samedi 21 juillet, après l'annonce de la mort de Moshé Silman, plus de 2 000 personnes  sont descendues dans la rue à Tel-Aviv. Dans le cortège, les  manifestants scandaient "Nous sommes tous des Moshé Silman ce soir", et brandissaient des pancartes, sur lesquelles on pouvait lire : "Bibi [le surnom donné au premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou] tu m'as brûlé aussi."


NOUVEAU DÉPART POUR LE MOUVEMENT DES INDIGNÉS ?

Le geste désespéré de Moshé Silman va-t-il relancer le mouvement de juillet 2011 ? Anticipant la réponse, certains ont  rapidement dressé un parallèle entre sa mort et celle de Mohammed  Bouazizi, qui s'était immolé le 17 décembre 2010, lançant le mouvement  de protestation en Tunisie contre le régime de Ben Ali, et par extension, ce que l'on appellera plus tard, le "Printemps arabe".

Le mouvement social, débuté à la mi-juillet 2011, dénonçait la hausse du coût de la vie, notamment du logement, et un accroissement des inégalités sociales. Il a débuté lorsque Daphni Leef, initiatrice du mouvement, a planté sa tente, le 14 juillet 2011, sur le très huppé boulevard Rothschild, suivie ensuite par des dizaines de  milliers d'Israéliens.

 

Lire le portrait de Daphni Leef :  'Daphni la Rouge', icône de la révolte sociale israélienne


Le mouvement "J14" (pour "July 14"), aussi appelé la "Révolte des  tentes", a culminé le 3 septembre dernier, lorsque 450 000 personnes,  une première dans le pays, se sont rassemblées à Tel-Aviv pour manifester pour "la justice sociale". Mais, en octobre 2011, passée environ huit semaines de mobilisation, le mouvement s'est essoufflé.

 

À lire :  Le message politique des 'indignés' israéliens


Depuis quelques semaines, des tentatives de relance du J14 ont  échoué. Le 22 juin dernier, Daphni Leef a été arrêtée par la police  alors qu'elle tentait d'installer à nouveau sa tente sur le boulevard Rothschild. Pour protester contre cette arrestation, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Tel-Aviv le 23 juin. Ce jour-là, 85 manifestants ont été arrêtés par la police, après que des affrontements ont opposé la police aux indignés.

Le geste désespéré de Moshé Silman a été suivi par cinq autres  immolations, depuis le 14 juillet. La dernière d'entre elles, et la plus grave, a eu lieu le 22 juillet, quelques heures avant les funérailles de Moshé Silman. Dans les  environs de Tel-Aviv, un homme handicapé d'une quarantaine d'années "a mis le feu à ses vêtements à un arrêt de bus près de Yehud", a expliqué le porte-parole de la police israélienne à l'AFP. Hospitalisé à Tel Hashomer, l'homme est brûlé sur 80 % de son corps.

Le positionnement des leaders du mouvement par rapport à ces actes de contestation d'un nouveau genre en Israël, où les cas d'immolations  sont très rares, est compliqué. "Nous ne pouvons pas encourager une telle chose", a déclaré Stav Shaffir, une des leaders du mouvement, au New York Times. "Mais, d'un autre côté, nous ne pouvons pas ignorer cet acte. Moshé Silman a hurlé la douleur de beaucoup de personnes", conclue-t-elle.

 

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 15:30
Marianne - Mercredi 25 Juillet 2012 à 05:00

 

JC Slovar
Décryptages de l'information politique, économique et sociétale par un citoyen engagé En savoir plus sur cet auteur

 

Le Tax Justice Network évalue à 25.500 milliards d'euros le montant caché dans des paradis fiscaux que l'austérité n'a pas l'air d'atteindre. Notre blogueur associé JC Slovar se demande si les gouvernements auront la volonté et les moyens d'aller chercher l'argent caché dans les paradis fiscaux...

 

(Aux Bahamas / SIPA)
(Aux Bahamas / SIPA)
La fraude fiscale se porte bien en ces temps de crise économique. C'est le constat que fait Tax Justice Network qui évalue à 25.500 milliards d'euros le montant caché dans les paradis fiscaux. En ces temps d'austérité appliquée à la quasi totalité des peuples de la planète pour cause caisses vides, l'information diffusée par Reuters en provenance de  Tax Justice Network a de quoi franchement mettre en colère !
 
En effet, alors que Martin Schulz , le président du Parlement européen, parle, à juste titre, d'une possible « explosion sociale  » en Europe et que le directeur exécutif de l'OIT appelle  à une amélioration de la protection sociale, on apprend que : « Les actifs financiers détenus par des particuliers et leurs familles et dissimulés dans des paradis fiscaux atteignent entre 21.000 et 32.000 milliards de dollars (entre 17.000 et 25.500 milliards d'euros). »
 
Au delà du côté démentiel des montants avancés, il faut savoir que : « L'étude, qui ne prend pas en compte des actifs non financiers comme les biens immobiliers ou l'or, estime à 280 milliards de dollars (225 milliards d'euros) le manque à gagner pour les Etats, en terme de revenus fiscaux. »
 
Et on fait quoi direz-vous ? Eh bien, en ce qui concerne ces sommes astronomiques qui manquent dans les budgets des pays, rien ! Par contre, il est de bon ton de s'en prendre aux salariés n'étant pas encore frappés par la précarité et le chômage.
 
Ainsi, le FMI recommande  aux « leaders européens de s'employer à restaurer la compétitivité des pays de la zone euro. D'une part, par des réformes du marché du travail, d'autre part, par un abaissement des coûts du travail dans les secteurs exposés à la concurrence internationale ». Et le Gouverneur de la Banque de France préconise  de « rapprocher les différents contrats de travail et, en ce qui concerne les conditions d'emploi, avoir moins de réglementations et donner plus d'espace aux accords de branche ou d'entreprise ».
 
Alors, oui, il est incontestablement plus facile de s'en prendre aux salariés et à leurs conditions de travail que de rapatrier des sommes tranquillement hébergées dans des paradis fiscaux pourtant clairement identifiés ! Une situation qui ne peut que donner encore plus raison à l'inquiétude de Martin Schulz !
 
Le tout est de savoir, si les chefs d'état et de gouvernement auront la volonté, et se donneront les moyens d'aller chercher l'argent caché, dans les paradis fiscaux. Paradis qui, au passage avaient selon Nicolas Sarkozy, miraculeusement disparu en 2009, ou pousser leurs citoyens à la révolte...

 

Plus facile de s'en prendre aux salariés qu'aux paradis fiscaux

Retrouvez d'autres articles de JC Slovar sur son blog

 


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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 15:22

 

Marianne - Rédigé par Michel Holtz le Mercredi 25 Juillet 2012 à 15:40

 

Le plan automobile présenté ce matin par Arnaud Montebourg en Conseil des ministres ne risque pas de sortir les Peugeot-Citroën de l'ornière. Entre bonus-malus remis au goût du jour et subsides versées à l'ensemble de la filière, détails de mesures sans grand effet.

 

Le Peugeot 3008 hybride est le modèle français le moins cher du genre. Il coûte 35 400 euros, quand même © Peugeot
Le Peugeot 3008 hybride est le modèle français le moins cher du genre. Il coûte 35 400 euros, quand même © Peugeot
Pas sûr que le plan automobile annoncé ce jour par Arnaud Montebourg contribue réellement au redressement productif du secteur automobile. Car dans son panier garni apporté au Conseil ce matin, le Ministre n’a pas de quoi rassasier un secteur sinistré. Un bonus malus de plus, quelques subsides à la recherche et développement du secteur et une tentative de bouter les Coréens hors d’Europe. Pas de quoi renflouer les constructeurs, surtout pas PSA. Pas de quoi non plus inciter les consommateurs à changer de voiture et à choisir un modèle français.

Quelles marques vont profiter du bonus-malus écolo ?

4000 euros de ristourne pour l’achat d’une auto hybride au lieu de 2000 auparavant. Chic, on va pouvoir s’offrir une Toyota Yaris hybride, une Prius ou une Honda Jazz hybride. Pourquoi ces voitures japonaises (même si la Yaris est fabriquée en France) ? Parce qu’elle sont accessibles. Que leur tarif correspond, grosso-modo, au panier moyen des achats automobiles des Français en matière de voiture neuve, qui tourne autour des 22000 euros. Dans le cas des Yaris et Honda, elles sont même très en deçà. A l’inverse, la moins chère des hybrides PSA s’affiche à 35400 euros, c’est la Peugeot 3008, SUV-crossover plutôt haut de gamme et pas du tout destiné à faire de gros volumes. D’ailleurs PSA lui-même ne s’est fixé comme objectif de ventes que 12000 exemplaires de ce modèle confidentiel.

Soldes sur les voitures électriques

L’autre mesure, toujours sur la base d’un bonus donné au consommateur, concerne les voitures totalement électriques. Ce dernier existe déjà, mais il va passer de 5000 à 7000 euros. Cette mesurette est encore plus inutile pour les voitures françaises que la précédente. Surtout pour PSA. Ses deux engins électriques, les Peugeot Ion et Citroën C-Zéro, sont des Mitsubishi I-Miev, achetées au Japonais, et rebadgées en France. Pour développer l’emploi hexagonal, on repassera. Les méventes de ces modèles, ils coûtent aux alentours de 25000 euros pour une quatre places strictement citadine, ont d’ailleurs incité la marque aux chevrons à le proposer en location (pour éviter de les vendre à perte) à 99 euros par mois. Du coté de Renault, en revanche, l’offre électrique commence à être consistante. Fluence et Zoë sont (en partie) fabriquées en France et leurs ventes pourraient profiter du bonus. Sauf que toutes ces voitures électriques, qu’elles soient françaises ou non, ne peuvent aspirer qu’à devenir les secondes voitures des ménages français. Leur manque d’autonomie (autour de 100 km) en restreignent l’usage au quotidien, au trajet domicile-travail. Les escapades du week-end ? Les vacances ? Il va falloir y renoncer, sauf à disposer d’une autre auto, classiquement thermique, cette fois. Et la volonté gouvernementale affiché du gouvernement n’y peut pas grand chose. Même s'il s'engage à s'équiper de telles autos et à en acheter au moins 11 000. Il souhaite également équiper 12 grandes villes de prises en libre-service pour un budget de 50 millions d’euros.

Une aide financière sparadrap

Enfin, le gouvernement a décidé d’aider les constructeurs et les équipementiers. Au total, 350 millions d'euros de crédits d'investissements d'avenir seront réorientés vers les marques et leurs services de recherches et développements. De son côté, la banque des PME Oseo va elle aussi aider les sous-traitants, à hauteur de 150 millions d'euros. Et une ligne de crédit de 450 millions d’euros leur sera consentie. Suffisant ? Cette bouée de sauvetage n’est pas le beateau qui va remettre toute la filière à flot. A titre de comparaison, 450 millions d’euros, c’est le montant du développement d’une seule voiture, la Clio IV qui débarquera sur nos routes au mois d’octobre. Et encore, cette somme a été divisée par deux par rapport au modèle actuellement en circulation.

Hyundai Kia en ligne de mire

La Corée du Sud est dans le collimateur du ministre. Arnaud Montebourg juge « sa concurrence déloyale » et souhaite « déclencher des mesures de surveillance qui nous permettrons éventuellement de déclencher une clause de sauvegarde ». En gros, le ministre souhaite revenir sur le libre-échange forcené en Europe qui permet aux constructeurs coréens de vendre leurs produits dans l’Union sans aucune taxation particulière, contrairement aux pratiques qu’ils exercent sur leur propre sol. Mais Arnaud Montebourg semble ignorer que deux tiers des Hyundai Kia vendues en France sont conçues et fabriquées en Europe. Sa mesure a seulement une petite dizaine d’années de retard. De plus, il risque de se heurter à deux grosses réticences pour mener à bien son combat. D’une part, rien ne permet aujourd’hui de dire que Bruxelles acceptera son plan, et d’autres part, lui et ses conseillers vont devoir affronter les réticences de General Motors, pas chaud du tout à cette idée. Car le groupe américain envahit l’Europe depuis quelques années avec une marque bien à elle, Chevrolet. Mais les produits ainsi nommés ne sont autres que ceux de feu coréen Daewoo, racheté et rebaptisé à la sauce US. Et GM a quelques moyens de pression : il vient de prendre 7% des parts de PSA et doit le renflouer de quelques centaines de millions d’euros d’ici quelques mois.

Un plan sans rapport avec la crise du secteur

Mais il se peut aussi qu’Arnaud Montebourg compte sur ses deux jokers pour sauver la filière. Il a embauché Luc Besson et Cedric Klapish qui seront en charge de la réalisation de deux films publicitaires pour vanter la bagnole made in France. Le producteur de Taxi avait été sollicité par Saab en 2010 pour réaliser un spot sur les berlines suédoises, on sait ce qu’il advint de la marque. Plus sérieusement, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a peut-être raté avec ce plan automobile le marche-pieds pour sauver le secteur. Quid d’une nationalisation, même partielle, du groupe PSA, à la manière des Etats-Unis dont l’administration est entré au capital de General Motors à hauteur de 60% début 2009 ? Le constructeur est depuis sortit du rouge et le gouvernement américain a revendu à la fin de l’an passé une bonne part de ses actions, en gagnant quelques dollars au passage. En France rien de tel dans le plan automobile du jour. Méfiance idéologique ? On ne saurait pourtant soupçonner Barck Obama de Mélenchonisation forcenée.
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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 15:07

 

Marianne - Rédigé par Juan Sarkofrance le Mercredi 25 Juillet 2012 à 10:00

 

Dans sa conquête de l'UMP, Jean-François Copé peut-il souffrir du déroulement de l'instruction sur le Karachigate ? Il est déjà énervé par la confiance de François Fillon, mais rares sont les journalistes à lui rappeler cette autre facette de son si récent passé.

 

Takkiedine, Copé et la Libye: ces affaires qui continuent
En janvier dernier, nous apprenions que Jean-François Copé, quand il était ministre du Budget, aurait concédé une ristourne fiscale à ... Ziad Takkiedine. 
 
Mais il y avait plus grave, bien plus grave.
 
En juin dernier, les juges avaient interrogé un neurochirurgien, Didier Grosskopf. Ce dernier a relaté l'épisode désormais connu et daté de 2004 quand Jean-François Copé, alors ministre délégué à l'intérieur et porte-parole du gouvernement Raffarin, avait dépêché avion et chirurgien sur l'île Moustique pour secourir son ami Takkiedine victime d'un accident (que ce dernier qualifia d'attentat).
 
Le ministre n'avait pas hésité à mobiliser des moyens de l'Etat pour cette affaire, comme le confirma le docteur aux juges français le mois dernier: « Jean-François Copé m'a appelé sur mon portable pour me demander de m'occuper d'un personnage important. La préfecture, après mon accord, est venue me chercher
 
Le 17 juillet dernier, le site d'informations Mediapart  – révélait les liens existants entre la banque Barclays et Ziad Takieddine, l'ancien intermédiaire de ventes d'armement proche de Jean –François Copé. Fabrice Arfi et Karl Larske publient de longs extraits d'un rapport interne de la banque britannique daté de février 2009. A l'époque, Takkiedine réclamait un prêt de 13,6 millions d'euros à l'établissement. Le responsable Moyen Orient de la banque a donc étudié le profil du candidat. 
 
Ce document a été saisi par la justice française: selon les auteurs de l'article, il « révèle en effet la parfaite connaissance par la banque des circuits de blanchiment et d’évasion fiscale mis en place par Ziad Takieddine.» On peut notamment y lire que « Les activités de Ziad découlent essentiellement de la mise en œuvre de contrats entre le gouvernement français et le Moyen-Orient, précisément le Liban et la Libye. Il connaît personnellement le chef de gouvernement Nicolas Sarkozy, et l’a introduit auprès du gouvernement libyen. »
Le responsable local de Barclays a également détaillé tout le circuit d'évasion fiscale mis en place par Takkiedine, ainsi que les sommes restant à percevoir par l'homme d'affaires au titre de ces missions pour la Sarkofrance (notamment le contrat Amesys): « Comme on peut s’y attendre pour un client de la nature de Ziad, ses avoirs sont détenus par le biais de structures offshore, bien qu’il soit, lui et non un trust, le bénéficiaire direct de chacune (...) En raison de sa résidence à Paris, la structure de ses propriétés d'actifs est un peu complexe.»
 
Un peu complexe ?
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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 14:51

 

Mercredi 25 Juillet 2012 à 05:00

 

Ismaël Mereghetti - Marianne

 

«L'Espagne n'est pas la Grèce» se plaisent à répéter les dirigeants européens. Les causes de la crise ne sont certes pas les mêmes dans les deux pays, mais la gravité de la situation espagnole ne doit pas être sous-estimée. Depuis quelques jours, l'économie du pays inquiète les marchés et le pays est soumis à des taux d'emprunt insupportables.

 

(Manifestations contre le plan d'austérité le 21 juillet à Madrid-Andres Kudacki/AP/SIPA)
(Manifestations contre le plan d'austérité le 21 juillet à Madrid-Andres Kudacki/AP/SIPA)
«Il n'y a pas de parallèle à faire entre la Grèce et la situation espagnole; l'Espagne, beaucoup plus compétitive, va se remettre sur pied rapidement.» C'est ce qu'a déclaré, lundi 23 juillet, le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, au quotidien Bild. Une affirmation qui relève presque de la méthode coué: les dirigeants européens ont du mal à reconnaître la gravité de la situation espagnole, sans doute parce que la crise qui secoue la péninsule ibérique pourrait avoir des conséquences bien plus importantes pour la zone euro que la crise grecque.

Les propos du ministre allemand vont à l'encontre de la réalité. Car non, les fondements de l'économie espagnole ne sont pas sains, comme il le sous-entend dans sa comparaison avec la Grèce. Le miracle espagnol vanté dans les années 2000 repose essentiellement sur le BTP, secteur totalement amorphe depuis l'explosion de la bulle immobilière en 2007. Auparavant, des millions d'Espagnols (près de 80% de la population) avaient massivement investi dans la pierre, encouragés par les banques qui ouvraient en grand les vannes du crédit. Les promoteurs construisaient près de 700 000 logements par an, quasiment autant que la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni réunis. Avec en prime un endettement massif des ménages : en 2007, il représentait environ 130% de leurs revenus. Et même si beaucoup ont du mal à le reconnaître, l'endettement privé est tout aussi grave que 'lendettement public sur lequel on se focalise. La crise financière survenue en 2008 n'a rien arrangé au pouvoir d'achat de la population.

Les autres indicateurs de la santé économique de l'Espagne sont au rouge: le taux de chômage est effrayant puisqu'il atteint 24,5% des actifs, soit le sommet historique de 1994, avant le boom économique. Et le chiffre risque encore d'augmenter, la tendance étant à la destruction d'emplois. Les effets de la réforme du marché du travail, mise en place en février 2012, avec un assouplissement des règles de licenciements et des conditions de travail, ne sont pas encore visibles, ou alors dans la rue, avec la multiplication des mouvements sociaux ces dernières semaines.

Corrélativement, l'activité industrielle est délabrée. Sa production se situait en février 25% en dessous de son pic de fin 2007, avec une baisse de 5,1% sur un an. L'Espagne est d'ailleurs officiellement entrée en récession au premier trimestre 2012 et le gouvernement table pour 2012 sur une contraction de l'économie de 1,5%.

Difficile dans ces conditions d'espérer réduire le déficit, ce qui impliquerait que l'Etat présente davantage de recettes que de dépenses. Malgré un nouveau plan d'austérité de 65 milliards d'euros, L'Espagne n'arrive pas à remplir les objectifs fixés par l'Union européenne. Pour 2012, le déficit devait initiallement être réduit à 5,3%. Dans l'impasse, le gouvernement de Mariano Rajoy a obtenu de la zone euro que le chiffre soit réhaussé à 6,3%.

Mécanisme redoutable

Sur les marchés, on assiste à un véritable début de tempête estivale: le taux des emprunts à 10 ans fluctue aux alentours des 7,6% (record absolu) et la Bourse de Madrid a touché son plus bas niveau depuis juin. Face à cette situation, le relatif silence des dirigeants européens a des airs de politique de l'autruche. L'absence de mise en place du MES (Mécanisme européen de stabilité), qui doit attendre la décision de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe en Allemagne, prévue pour septembre, y est pour beaucoup. Quoi qu'il en soit, aucun sauvetage complet n'est au programme. Et pour cause, les chiffres de la dette espagnole sont colossaux : la dette de l'Etat central et celle des régions combinées représenteront plus de 800 milliards d'euros à la fin de l'année.

D'ici l'automne et la création éventuelle du Mécanisme européen de stabilité, les banques espagnoles doivent tenir le coup. Pour cela, elles mettent en place un mécanisme redoutable, selon François Leclerc, économiste et chroniqueur de la crise : «Les banques espagnoles sont contraintes de retarder l'achat d'obligations à long terme, les taux étant démentiels. Donc elles cherchent à se positionner sur de petits emprunts à très court terme. Ce faisant, elles font baisser la maturité moyenne de la dette et la rende plus sensible aux cours du marché. Comme le marché est à la hausse, les banques doivent déprecier les titres achetés et le coût de la dette augmente!» Le cercle est évidemment vicieux : plus le temps passe, plus la situation de l'Espagne s'aggrave.

Autre source d'inquiétude : la situation des régions espagnoles, qui commencent à appeler à l'aide. Après la région de Valence vendredi dernier, c'est la Catalogne, l'une des régions les plus riches, qui fournit près d'un quart du PIB espagnol, qui envisage de se tourner vers l'Etat.

La tension dans la zone euro est d'autant plus vive que la situation grecque semble aussi dans l'impasse. En Allemagne, le scénario d'une sortie de la Grèce de la zone euro est revenu sur le devant de la scène le week-end dernier. Pour le vice-chancelier allemand, Philipp Roesler, ce scénario «a perdu de son horreur depuis longtemps». Des propos jugés irresponsables par François Leclerc : «Personne ne peut dire ce qui va se passer si la Grèce sort de l'euro. Un effet boule de neige est tout à fait possible. Par conséquent les dirigeants allemands ne devraient pas prendre le scénario à la légère.» Pour lui, toutes ces déclarations ne font que traduire l'impuissance des divers leaders européens : «La musique qui consiste à dire que la situation espagnole est moins grave que la situation grecque relève de la communication. En réalité, ils se rendent compte que tout est en train de s'effondrer comme un château de carte et ils sont dépassés...»


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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 14:40

A 37 ans, Carine Faivre, qui vit à Strasbourg, ne déteste pas avoir l’air plus jeune que son âge. "Je suis beaucoup plus en forme qu’il y a dix ans", se réjouit-elle. La jeune femme, attribue cette jouvence à un changement de mode de vie. "Je me déplace différemment", explique-t-elle. A pied, en voiture, à vélo, en tramway, selon les trajets. Carine ne possède pas de voiture, ce qui écarte la tentation de se laisser porter comme un paquet à la boulangerie ou au supermarché.

Lorsqu'elle a vraiment besoin d'un véhicule, elle en loue un à la société strasbourgeoise Auto'trement, où elle dispose d'un abonnement. Ce dispositif, qu'on appelle "carsharing" en Belgique ou en Suisse porte, en France, le nom bien français d'autopartage. Les abonnés (voir tarifs ici) peuvent réserver, en fonction de leurs besoins, le véhicule de leur choix, petite ou grosse cylindrée, utilitaire ou monospace. "J'avais vu une affiche sur une colonne publicitaire jouxtant une station de tramway ; à première vue, j'ai pensé que ce serait compliqué. En fait, non", témoigne Carine.

Revenus médians et haut niveau d'étude. Qui sont les 3000 abonnés d'Auto'trement ? Des écologistes militants ? Des étudiants ou des chômeurs sans le sou ? Des alternatifs honteusement indifférents au sort de l'industrie automobile nationale ? Pas vraiment, à écouter Jean-Baptiste Schmider, fondateur et directeur de la société. "Les gens passent à l'autopartage pour des raisons à la fois pratiques et économiques. L'écologie n'est qu'un plus", explique-t-il. La sociologie des adhérents ne réserve toutefois pas vraiment de surprise. Pas tout à fait des "CSP+", comme on appelle officiellement les riches en France, mais "des personnes aux revenus médians ayant un haut niveau d'étude", note M. Schmider. Des gens "capables d’évaluer le budget annuel consacré à la voiture et qui ne considèrent pas cet objet comme un facteur de représentation sociale", analyse-t-il. On compte en outre parmi les adhérents "un tiers de familles avec enfants".

On ne se convertit pas facilement. Auto'trement, lancée en 2001, affiche un chiffre d'affaires de 1,1 million d'euros et ne compte que 3000 abonnés, dans une agglomération de 500 000 personnes. "Ce n'est pas facile de renoncer à la voiture, un objet qui symbolise la liberté et l'émancipation de la femme", explique le directeur de la société.

Jean-François Virot-Daub, aujourd'hui salarié d'Auto'trement, connaissait le carsharing depuis longtemps. "Mais je conservais par flemme une vieille guimbarde, donnée par mes parents quand j'étais étudiant, pour aller faire du sport à la périphérie de la ville", lâche-t-il. Le jeune homme minimisait volontairement les coûts du véhicule. Classique. "J'avais l'impression de ne rien payer". Devenu salarié de la société d'autopartage, il ne pouvait décemment conserver une voiture. Jean-François commande désormais un véhicule une à deux fois par mois, "pour une balade en Alsace ou acheter des couches pour mes enfants à Kehl, en Allemagne, où elles sont moins chères".

Le concert d'Yves Lecoq. Thierry Messina, qui vit et travaille à Illkirch-Graffenstaden, dans la banlieue sud de Strasbourg, a passé comme tout le monde le permis à 18 ans mais n'a jamais possédé de voiture. Il utilise régulièrement l'autopartage "pour rendre visite à des amis ou assister à un spectacle. La dernière fois, c'était l'humoriste Yves Lecoq, à Saint-Avold", raconte-t-il. Ce sociétaire d'Auto'trement se dit "convaincu que le service constitue la meilleure solution pour les transports urbains".

"La formule vaut le coup à condition de ne pas utiliser de voiture tous les jours pour aller travailler", modère M. Schmider. Le partage induit des changements de comportement. "Les gens s'aperçoivent que leur véhicule, stationné dans un parking, ne leur sert qu'à s'approvisionner à l'hypermarché, deux fois par mois", explique-t-il. Or, une fois qu'ils ont franchi le pas, "les abonnés oublient l'hypermarché et se débrouillent en faisant leurs courses à proximité", remarque le directeur.

"Pourquoi tu n'achètes pas une voiture ?" Les adhérents d'Auto'trement se heurtent parfois à l'incompréhension de leur entourage. "Mon beau-père vit dans un petit village et a toujours possédé une voiture", raconte Jean-François. "Il trouve l'autopartage très bien, mais n'imagine pas s'y mettre. Il dit avoir besoin de sa voiture à tous moments, pour aller à la déchèterie, par exemple", poursuit-il. Carine déplore l'incrédulité des amis de ses parents, ou de ses oncles et tantes. "Si on les écoute, je fais ça en attendant d'avoir une voiture, parce que je n'ai pas les moyens", témoigne-t-elle. Le scepticisme semble partagé par toutes les générations. "L'autre jour, je rentrais des courses, ma fille de 6 ans sur le siège arrière", raconte Jean-François. "Soudain, elle me dit : 'Papa, c'est bien une voiture, non ? Pourquoi tu n'en achètes pas une ?'"

Pour en savoir plus : France Autopartage, réseau national regroupant 14 opérateurs locaux, dont Jean-Baptiste Schmider est le président.

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 14:31

 

 

LE MONDE | 25.07.2012 à 14h54 • Mis à jour le 25.07.2012 à 15h28

Par Benjamin Barthe

 
A Damas, le 18 juillet, de la fumée s'élève de la ville. Une attaque attribuée aux rebelles de l'ASL aurait tué ce jour-là plusieurs responsables des services de sécurité syrien.

Ce qui n'était qu'une rumeur à laquelle peu d'observateurs n'ont accordé d'importance, est désormais une hypothèse, considérée comme crédible par plusieurs opposants. Pour eux, l'attentat du 18 juillet à Damas qui a décapité une partie de l'appareil sécuritaire syrien, ressemble davantage à une mise en scène du pouvoir qu'à une opération de l'Armée syrienne libre (ASL).

Dans leur esprit, la dictature syrienne, jamais avare en coups tordus, a cherché à maquiller la liquidation de quatre de ses membres, soupçonnés de vouloir rallier l'opposition.

"Parmi les morts, il y a Assef Chawkat [le vice-ministre de la défense et beau-frère de Bachar Al-Assad] et le général Hassan Tourkmani [chef de la cellule de crise] dont les noms circulaient pour participer à l'après-Assad, assure Ayman Abdel Nour, le patron du site d'informations All4Syria. Le régime a préféré prendre le risque que leur disparition ne démoralise l'armée plutôt que d'être poignardé dans le dos."


"AUCUNE PREUVE TANGIBLE DE CE QUI S'EST PASSÉ À DAMAS" 
 

Pour étayer la thèse de la manipulation, les partisans de cette dernière relèvent que les porte-parole de l'ASL n'ont guère fourni d'informations en appui de leurs revendications. "On n'a aucune preuve tangible de ce qui s'est passé à Damas, alors que l'attaque s'est déroulée en plein jour, dans un quartier résidentiel, estime Haytham Al-Manna, chef du Comité de coordination pour le changement démocratique, installé à Paris. La télévision syrienne n'a fourni aucune image alors que d'habitude, elle se précipite sur le lieu des attaques. On est obligés de se poser des questions."

Selon lui, la disparition des quatre hauts responsables fait l'affaire du régime, en ce qu'elle le resserre sur "un noyau dur, mû par un esprit de corps, idéal pour mener un conflit militaire de long terme, à l'algérienne".

Un analyste basé à Damas reste sceptique devant cette thèse. "Ces gens n'étaient pas dangereux pour le régime, ils n'avaient plus de pouvoir." Avant d'ajouter : "C'est vrai qu'aucun des chefs des services de sécurité n'assistait à la réunion. Et ça, c'est troublant."

Benjamin Barthe

 

 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 22:03

 

karavelopf - Le 24 07 12


Vous avez des jours libres en aout ou septembre, ce qui se passe à Fukushima vous inquiète très sérieusement parce que, vous, vous êtes au courant de ce qui s’y déroule malgré le silence médiatique et politique, et au-delà de Fukushima dans l’ensemble du Japon ; vous pensez qu’il est urgent d’en tirer les enseignements et en particulier pour la France ; vous aimez le vélo, ou vous ne faites pas de vélo mais vous pouvez vous déplacer, alors n’hésitez pas, venez participer avec votre vélo, ou sans en étant présent au départ ou à une arrivée d’étape, à :

La caravane à vélo, de Plogoff à Fessenheim-Wyhl, des indignés du nucléaire de plus en plus inquiets.

Elle partira de Plogoff dans le Finistère le dimanche 5 aout dans l’après-midi après un pique-nique musical festif, pour rejoindre Fessenheim-Wyhl le samedi 8 septembre, après avoir serpenté le long de la transversale est-ouest en passant d’un site nucléaire à l’autre. Une promenade à vélo qui se veut joyeuse, humoristique et colorée avançant à un rythme pépère, et chacun à son rythme : 40 km en moyenne par jour, soit 4 heures de flânerie vélocipédique quotidienne (en gros 2 heures le matin, 2 heures l’après-midi).

Ses buts:
1) réveiller le souvenir des résistances victorieuses à la déraison nucléaire (Plogoff, Erdeven, Le Pellerin-Le Carnet , Bourg d’Iré, Wyhl, en ce qui concerne le trajet de la caravane),
2) exiger une date très prochaine pour le débat sur l'énergie promis par le candidat Hollande et qu’il soit d’une durée suffisante afin que nous sachions enfin tirer les enseignements des catastrophes nucléaires, et en particulier celles de Mayak (1957), Winscale-Sellafield (1957), Saint-Laurent des
Eaux (1969 et 1980), Three Mile Island (1979), Tchernobyl (1986) et Fukushima (2011), surtout de Fukushima ,
3) réclamer un dorlotement exceptionnel de tous les salariés des centrales nucléaires, y compris bien évidemment les intérimaires, à tous les niveaux de hiérarchie afin de maintenir à leur niveau le plus bas les risques d’accident,
et 4) fixer la date de fermeture de la centrale de Fessenheim
.
Pour une seule ou pour plusieurs étapes, à vélo ou non, l’important est de PAR-TI-CI-PER.

Afin de populariser cette caravane et la médiatiser, de lui donner le maximum de publicité, les participants seront si possible déguisés et il est fait appel aux chanteurs(ses) musicien(ne)s, conteur(ses), danseur(ses) et artistes de rue pour animer les soirées d’étape, lesquelles accueilleront également des conférences, et à la tombée de la nuit la projection d’un film documentaire(*). Grâce à un feuilleton quotidien, écrit (« C’est Nabum » ( Chroniques-ovales) s’est déjà proposé) et peut-être vidéo, il s’agira de susciter l’intérêt du plus grand nombre de sites et blogs spécialisés, auxquels il sera fait appel pour le diffuser, et celui des médias traditionnels, régionaux et qui sait nationaux.

Notre slogan central, ou nucléaire : vélo-inactif ce matin, radioactif ce soir. Mais ça pourrait tout aussi bien être : vélo-inactif aujourd’hui, radioactif demain. Ou : vélo-inactif ce matin, radioactif demain. Ou…)

Nous fleurirons nos vélos d’hortensias en référence et soutien à la révolution qui se déroule au Japon (La Révolution des Hortensias - Tokyo : 170 000 personnes disent non à l’insulte nucléaire - Le blog de Fukushima). Nous espérons que les communes et leurs habitants informés de notre passage nous accueilleront avec ces fleurs.

A ce propos nous décerneront plusieurs prix au terme de notre équipée:
1)La palme du meilleur des accueils d’étape
et 2) le trop-fait du meilleur désaccueil.
3)de plus, le ou la maire, ou le ou la citoyen(ne) élu(e) à cette occasion ou tiré(e) au sort, de la commune ou de la ville d’où sera partie l’étape au cours de laquelle auront participé le plus grand nombre d’indigné(e)s vélo-actifs se verra offrir au choix :
-pour sa commune : en raison de cette conscience de l’engagement prioritaire, en résistance au rythme chronophage hyperactif et stressant imposé par notre société hyper-industrielle et consumériste (perdre sa vie à la gagner) : une étape CONTRE la montre dans le Tour de France 2013
- pour lui ou elle-même un diner aux chandelles (forcément !) dans un restaurant bio avec Delphine Batho, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.
-ou alors un troisième prix dont nous réservons la surprise mais qui devrait plaire. Par exemple quelque chose comme :
- une journée passée en compagnie de notre Président et de sa compagne, mais sans repas compris. Ou en cas d’indisponibilité (catastrophe nucléaire, guerre contre l’Iran, fugue du tchat du couple…): un diner en tête à tête avec notre Premier-ministre. Ou pareil : une journée si vous préférez ; mais alors toujours repas non compris.
- Un jacuzzi entièrement rempli des eaux authentiques des piscines de la centrale de Fukushima Daïchi.
- Un saut à l'élastique du haut d'une tour de refroidissement de votre choix Deux options sont possibles : avec la tour en fonctionnement ou non.
- Une expérience unique en compagnie d'un fil-de-fériste qui vous fera vivre une expérience unique à haute tension
- Une épilation complète réalisée au cœur d'un réacteur.
Liste non exhaustive. Toutes les suggestions sont les bien venues !

CONTACT : karavelopf1@gmail.com
Un blog est en voie de réalisation

(*) projection précédée de l'incontournable minute nécessaire de Bridget Kyoto (Chaîne de BridgetKyoto - YouTube )(qui sera présente, au départ de la caravane, en tant que journaliste de Libé)

Les premiers textes de C’est Nabum : Parade du cycle énucléaire , Contre-Parade du cycle Nucléaire - 2 , Inexplosible, vous croyez ? , La Caravane Plogoff- Fessenheim, Suivez leur panache blanc …

 


*Les documents (trajet, présentation, info pratiques) seront joints en pdf à tous ceux qui en feront la demande à l'adresse suivante :  "karavelopf1@gmail.com"


 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 21:49
http://libertesconquises.blogspot.fr/2012/07/dansons-avec-kokopelli.html

mardi 24 juillet 2012

Dansons avec Kokopelli

 

Citoyens, ouvrons les yeux ! Organisons-nous en dehors des partis pris dans l'engrenage des pouvoirs en place.  Unissons-nous contre la corruption et le crime légalement orchestrés avec la volonté sans faille de changer ici et maintenant le cours des choses, d'abattre, à nos risques et périls, la tyrannie de l'économie capitaliste mondiale qui est en train de détruire toutes les raisons d'être de la sagesse humaine en sapant et violentant les fondements même de la vie . Il est urgent, très urgent que nous redescendions sur terre sans tarder, que nous nous éveillions pour de bon car pendant que sur les réseaux virtuels nous dissertons, analysons et nous querellons en vain à longueur de temps sur les actions à engager, l'engeance dictatoriale (étymologiquement parlant ce terme effrayant se trouve ici à sa juste place) réduit de jour en jour l'espace vital des peuples morcelés par des stratégies machiavéliques et guerrières basées sur la suprématie de l'argent : le jeu inique des hiérarchies, la compétition déloyale et la concurrence à tout prix entretiennent la machine ignominieuse à dégrader les troupeaux d'humains décervelés par des propagandes savamment dosées. Le Nouvel Ordre Mondial que nous voyons actuellement s'instaurer en Europe, avec ses dégâts collatéraux "nécessaires", n'est-il pas lui-même un féroce processus de soumission, de déshumanisation, et de division de populations mises en état de choc ? La Grèce est à genou, vendue au plus offrant. L'Irlande et le Portugal ne valent guère mieux. L'Espagne et l'Italie se trouvent en plein tsunami financier.  La France attend son tour avec un optimisme déconcertant. L'Islande a jeté ses cartes à jouer truquées de casino  et met en prison ses banquiers roublards.  A y regarder de près, notre planète est en train de s'étouffer et de devenir un camp de concentration pour les masses croissantes de miséreux, un lieu mortifère sans perspectives pour les jeunes générations. A l'instar du continent africain sous le joug du FMI et de l'OMC, notre vieille Europe, gérée par de piètres pitres non élus,  banquiers sans âme de leur état,  croule sous le poids de sa gloire passée. La colonisation anglo-saxonne des esprits cache si peu la confiscation des ressources naturelles et des matières premières. Le pain n'a plus de goût depuis longtemps dans les supermarchés pittoresques de la malbouffe.  Les génocides des siècles précédents paraîtront des jeux d'enfants sadiques en comparaison de celui qui, avec pertes et fracas, a commencé à se faire sentir dès le début de ce millénaire. Une rigolade à côté de ce qui nous attend, les millions de mort de la der des der qui ne s'est vraiment vraiment terminée ! Circulez braves gens... Il ne reste plus guère de salut ici bas pour les damnés de la terre, passage obligatoire par les check points  bardés d'appareils de surveillance électronique. Alors que les indignés font figure de contestataires plus ou moins inoffensifs par les médias des bigs brothers en place, les révoltés, eux, sont d'emblée qualifiés de terroristes, de conspirationnistes, de complotistes ou d'anarchistes. Un révolté musulman est un islamiste, parfaitement Mesdames et Messieurs, c'est comme ça et pas autrement, tandis que les rois et princes intégristes des émirats sont les mécènes amis de nos démocraties. Respirez un bon coup, Mesdames et Messieurs, tant que le fond de l'air pas encore tout à fait capitalisé vous le permet. En dépit de la pagaille organisée à votre respectable insu, je me dis malgré tout qu'il n'est jamais trop tard tant qu'il nous reste du sang et du feu dans les veines, assez de liberté et de conscience vive  pour nous soulever en toute beauté et en toute fraternité.  Dansons avec le sage  et joyeux Kokopelli.
 Gaël Hadey.



 




Les Pétitions : les psychopathes prédateurs s'en torchent leur barbecul



Suite au jugement scandaleux de la Cour Européenne de Justice — qui prouve une fois de plus que ces institutions Européennes sont complètement corrompues et à la botte des banskters, du Cartel de la Chimie, des multinationales biocidaires et autres marionnettes politiques — certains amis de Kokopelli ont pensé qu'il était adéquat de relancer des énièmes pétitions pour la défense des semences libres.

Qu'il soit, donc, bien clair que l'Association Kokopelli ne cautionne, en aucune manière, la pétition lancée par Cyberacteurs et, cent mille fois moins, celle lancée par Avaaz. J'ai déjà exprimé — dans l'un de mes articles sur l'arnaque du réchauffement climatique anthropique — ce que je pensais de cette organisation bien ancrée dans la mouvance de l'opposition contrôlée et créée par Ricken Patel qui fut consultant pour l'ONU, la Fondation Rockefeller, la Fondation Bill Gates…

N'est-il pas évident, après tant d'années de lutte, que les pétitions, les psychopathes prédateurs s'en torchent leur barbecul sur leurs pelouses transgéniques ?

Le jugement de la Cour Européenne de Justice est totalement en phase avec les délires génocidaires de la clique criminelle du complexe militaro-industriel qui ruine les peuples par des dettes nationales générées ex-nihilo, fomente des guerres "libératrices", détruit l'intégralité de la biosphère et assassine l'humanité.

Vandana Shiva — qui sera présente lors de notre Festival Kokopelli/Pachamama au Pérou — a récemment évoqué l'offensive généralisée des multinationales de l'agro-chimie dans les pays dits "émergents". Aux USA, Monsanto et les multinationales biotechs, tentent de faire passer, au Congrès, un décret qui les mettrait au-dessus de toutes les lois. Quant à l'Europe, elle continue de se transformer en poubelle cancérigène sous l'assaut de l'agriculture toxique et du Cartel Nucléaire.

Et pour ne pas évoquer un sujet tabou — la contamination radioactive de toute la chaine alimentaire planétaire — une première ferme bio, en Oregon, selon l'expert nucléaire Arnie Gundersen, a fermé ses portes en raison de la contamination radioactive de ses sols. Et le Japon se meurt inexorablement de Fukushima, l'oubliée des médias à la solde de la mafia. Tout comme les citoyens de la côte ouest US, tout comme les peuples de la planète…, mourront inexorablement de Fukushima le jour où son réacteur 4 s'effondrera.

Très chères Amies et Amis de Kokopelli et de la Vie, pensez-vous vraiment que nous allons neutraliser les criminels psychopathes et prédateurs avec de mignonnettes pétitions ?

Les Peuples de cette belle Planète, notre Terre-Mère, apprendront-ils un jour qu'une société qui ne peut pas discerner et éliminer, par tous les moyens possibles, la psychopathie, en son sein, n'est tout simplement pas digne de survivre ?

Il est vrai que la Rage monte, que certains Peuples se réveillent (en Islande, les banquiers mafieux sont en prison) mais il ne reste que peu de temps. L'Humanité est dans une situation critique de légitime défense car les psychopathes dégénérés ont déclaré la guerre à la Vie — une guerre totale et terminale — et ils iront jusqu'au bout de leur démence meurtrière.

Quant à Kokopelli, ce n'est ni la Cour Européenne de Justice, ni le GNIS, ni Baumaux, ni la clique génocidaire qui s'est donné comme mission d'éradiquer la Vie de notre belle Planète, qui nous empêcheront de continuer notre travail de protection de la biodiversité alimentaire : un travail de 20 années dans le non-respect total de leur illégalité mortifère.

Dominique Guillet. Le 22 juillet 2012.

Source : http://www.kokopelli-semences.fr/

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