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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 14:44

 

Rue89 - Aujourd’hui le Brésil 30/05/2012 à 10h40

Thierry OgierImprimer

 

 

 

Une pièce de monnaie brésilienne (YASUYOSHI CHIBA/AFP)

 

(De Rio) C’est peut être le plus grand des travaux de Dilma Rousseff : mettre au pas le secteur financier, accusé depuis longtemps de pratiquer des marges abusives. Dans la foulée, le ministre des Finances, Guido Mantega, a annoncé qu’il donnait un mois aux banques privées pour réduire leurs taux d’intérêt de 30% à 40%.

A sa manière, la présidente brésilienne n’y est pas allée par quatre chemins et n’a pas hésité à confronter directement les banques. Pour l’instant, celles-ci font le dos rond, mais le tour n’est pas joué. Si elle parvient à ses fins, cela se révélera une prouesse qu’aucun de ses prédécesseurs n’a pu réaliser.

Au début, on n’y avait guère prêté attention. Dès sa victoire en octobre 2010, puis lors de son investiture trois mois plus tard, Dilma Rousseff s’était engagée à faire « converger les taux d’intérêt vers la moyenne internationale ».

Un discours au ton jugé presque protocolaire. Avec des accents de mission impossible, dans un pays qui souffre depuis longtemps de taux d’intérêts exorbitants – actuellement de l’ordre de 45% par an pour le crédit consommation, ou de 174% pour les découverts.

Puis à la veille du 1er mai, les téléspectateurs voient Dilma adopter un ton particulièrement agressif :

« Il est inadmissible que le Brésil, qui dispose d’un des systèmes financiers les plus solides et des plus lucratifs au monde, ait toujours des taux d’intérêt qui figurent parmi les plus élevés au monde. »

Et Dilma de condamner « la logique perverse » du système financier qui oblige consommateurs et entreprises à se soumettre à des pratiques jugées abusives.

 

Sus aux « spreads »

Le coût du crédit au Brésil, qui figure parmi les plus élevés au monde, relève de l’histoire de fou.

Flashback : pour dompter l’hyperinflation, le Brésil lance en 1994 une nouvelle monnaie, le real, accompagné de mesures de stabilisation. Le loyer de l’argent devient très élevé. Les banques, qui perdent une source de revenu facile avec la fin de l’inflation galopante, en rajoutent une bonne couche : le « spread », à savoir la différence entre la valeur à laquelle elle emprunte de l’argent, et celle à laquelle elle prête à ses clients.

Or, ces fameuses marges restent extraordinairement élevées au Brésil : 26,5% en moyenne, selon la Banque centrale.

Le gouvernement s’impatiente, d’autant plus que les taux de base de la banque centrale ont bel et bien chuté au cours des derniers mois. Les critiques contre les banques se multiplient alors, afin qu’elles réduisent leurs marges.

Placée sur la défensive, la Fédération des banques (Febraban) remet une liste de vingt revendications au ministère des Finances pour réclamer des baisses d’impôt ou autres. Et son président Murilo Portugal d’ajouter, satisfait : « La balle est dans le camp du gouvernement ! » – le genre de remarque qui fait bouillir du côté du palais du Planalto.

Autre gaffe : le chef économiste Rubens Sardenberg tente de justifier techniquement la taille des marges bancaires, mais conclut son rapport par une remarque jugée désobligeante.

En fait, il s’était simplement inspiré d’un vieux dicton anglais : « You can lead a horse to water but you can’t make him drink », ce qui signifie que l’on peut bien montrer aux gens comment il faut faire les choses, mais on ne peut pas les y obliger. Pas très spirituel, selon Dilma…

Officiellement, la Febraban se rétracte. Le gouvernement utilise alors les grandes banques publiques, Banco do Brasil et Caixa Econômico Federal, pour tenter de forcer la baisse des taux en faisant jouer la concurrence. Depuis, plusieurs grandes banques ont annoncé une baisse de leurs taux d’intérêt – même si, dans le même temps, certaines n’ont pas hésité à relever leurs tarifs bancaires.

 

Bras de fer

En tout cas, le bras de fer est engagé. La banque centrale doit continuer à baisser ses taux de base, mais les banques estiment que leur marge de manœuvre est limitée par la montée des impayés. De son côté, le gouvernement affirme désormais ouvertement que leurs marges sont (trop) confortables.

Si cela marche, ce sera un si joli coup que cela deviendra sans doute la marque de Dilma. La mesure qui va marquer son premier mandat, comme le plan real avait collé à la peau de Fernando Henrique Cardoso dans les années 90. Et qui pourrait lui permettre de déblayer le terrain en vue d’une éventuelle réélection.

En revanche, si la mesure dérape et prend des accents populistes, ce bras de fer peut se retourner à terme contre le consommateur lui-même. Sans compter les éventuelles retombées négatives en matière de financement des campagnes électorales pour le parti de Dilma.

Mais pour l’instant, une écrasante majorité de la population brésilienne, lassée de payer des taux d’intérêt parfois qualifiés de « pornographiques », soutient cette offensive contre les banques.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 14:23

- le 30 Mai 2012


Un nouveau sondage publié ce mercredi redonne Syriza en tête des intentions de vote aux élections législatives du 17 juin en Grèce. Selon l'institut VPRC, pour le magazine Epikaira, la Coalition de la Gauche radicale est créditée de 30% des intentions de vote, les conservateurs de Nouvelle Démocratie de 26,5%.

Les sondages contradictoires se succèdent - une précédente enquête de l'institut GPO, quelques heures auparavant, donnait Nouvelle Démocratie, favorable aux plans européens de  soutien financier, légèrement devant Syriza. Mais le mouvement d'Alexis Tsipras demeure haut placé dans les intentions de vote des Grecs.

La performance est de taille, alors que les pressions s'accentuent en Europe pour pousser les électeurs grecs à porter leurs suffrages vers des partis qui ne rejettent pas le mémorandum imposé par le FMI, la Banque centrale européenne et l'Union européenne et son cortège d'austérité, comme Nouvelle Démocratie ou le Pasok. Après Angela Merkel la semaine dernière, puis Daniel Cohn-Bendit et Christine Lagarde ce week-end, François Hollande a souhaité ce mercredi soir que "les Grecs fassent le choix de l'Europe" lors des élections le 17 juin. "Les Grecs doivent être mis devant leurs responsabilités: attention ce que vous allez décider le 17 juin, va avoir des conséquences, pour vous et pour nous", a déclaré le président de la République sur France 2.

Alexis Tsipras a lui annoncé qu'il voulait que la Grèce reste dans la zone euro, tout en souhaitant "la fin du mémorandum".

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 14:19

 

lesechos.fr - 30/05 | 14:49

 

   Un nouveau sondage publié mercredi redonne la Coalition de la Gauche radicale (Syriza) en tête des inentions de vote aux élections législatives du 17 juin en Grèce.

Selon l'institut de sondage VPRC, pour le magazine Epikaira, Syriza est crédité de 30% des intentions de vote, les conservateurs de Nouvelle Démocratie de 26,5%.
Les sondages contradictoires se succèdent - une précédente enquête de l'institut GPO, quelques heures auparavant, donnait N ouvelle Démocratie, favorable aux plans européens de soutien f inancier, lé gèrement devant Sy riza.
Face à la situation de blocage intégral issu des législatives du 6 mai, la Grèce n'a eu d'autre choix que de se préparer à de nouvelles élections. Six semaines après s'être déjà rendus aux urnes, les Grecs retrouveront donc le chemin des bureaux de vote sous le regard anxieux de leurs partenaires européens et des marchés financiers.
Les partenaires européens d'Athènes ont prévenu qu'un refus de s'en tenir au mémorandum négocié pour sortir la Grèce de sa crise de la dette aurait des conséquences.
"Nous voulons que la Grèce reste dans l'euro, mais nous insistons sur le fait que la Grèce doit s'en tenir aux engagements pris", a ainsi déclaré la chancelière allemande Angela Merkel à l'issue du sommet informel la semaine dernière à Bruxelles.
Mais si les dirigeants européens souhaitent l'émergence d'une majorité qui s'en tiendra aux conditions du plan européen de sauvetage, ils ne peuvent pour autant donner l'impression qu'ils cherchent à influencer la campagne électorale. (voir )
TABLEAU DES SONDAGES LES PLUS RECENTS
(en % d'intentions de vote)


Instituts GPO MRB Metr VPRC Rappel
6 mai


30/05 26/05 25/05 3 0/ 05 Nouvelle 23,4 23,3 27,0 26, 50 18,85% Démocratie SYRIZA 22,1 22,0 27,2 30 16,78%
PASOK 13,5 12,6 14,8 12,5 13,18%
Grecs 7,4 n.c.* 7,2 7, 5 10,6% indépendants KKE-Parti 5,9 n.c. 5,2 5 , 5 8,48% communiste Gauche 5,1 n.c. 6,2 7, 5 6,1% démocratique Aube dorée 4,2 n.c. 4,9 4 ,5 6,97%
* non communiqué


Notes:
Il y a 300 députés à la Vouli, le Parlement grec. Une prime de 50 sièges est réservée au parti arrivé en tête.
Seuls les partis ayant obtenu au moins 3% des voix sont représentés au Parlement.
NOUVELLE DÉMOCRATIE, droite, dirigé par Antonis Samaras. Soutient les plans européens d'aide à la Grèce.
SYRIZA, Coalition de la gauche radicale, dirigée par Alexandre Tsipras. Opposé aux plans européens d'aide.
PASOK, Mouvement socialiste panhellène, dirigé par Evangelos Venizelos. Soutient les plans européens d'aide.
GRECS INDÉPENDANTS (GI), issus des rangs de Nouvelle Démocratie. Opposé aux plans européens d'aide.
PARTI COMMUNISTE GREC (KKE) Opposé aux plans européens d'aide.
GAUCHE DÉMOCRATIQUE (GD), dirigé par Fotis Kouvelis. Opposé aux plans européens d'aide.

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 14:04

 

 

 

Le Monde.fr | 30.05.2012 à 14h08 • Mis à jour le 30.05.2012 à 14h08

Par Laurence Girard

La SnSafer s'inquiète d'une baisse des installations agricoles.

 

Les exploitations agricoles familiales sont-elles menacées en France ? A l'occasion de la publication du bilan annuel du marché du foncier et de l'immobilier rural mercredi 30 mai, la FnSafer (Fédération nationale des sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural) a choisi de tirer la sonnette d'alarme.

Signe d'une évolution structurelle profonde, pour la première fois en 2011, les transactions sur les terres louées ont dépassé en nombre et en surface les transactions sur les terres libres. « Le fermage est passé de 49 % à 77 % des terres cultivées entre 1970 et 2011 », affirme Robert Levesque, de la FnSafer.

Cette évolution se double d'une concentration des exploitations qui cherchent à s'agrandir. Résultat, leur nombre ne cesse de se réduire. M. Levesque cite quelques chiffres qui sont sans appel. En 1955, la France comptait 2,2 millions d'exploitations et 6,1 millions d'actifs agricoles. En 2000, le nombre de structures est tombé à 660 000 et celui des employés à 1,3 million. Dix ans plus tard, le nombre d'actifs est redescendu à 970 000 et celui des exploitations est tombé à 490 000.

 

DÉVELOPPEMENT DES STRUCTURES SOCIÉTAIRES

Surtout, la FnSafer met en exergue une évolution du statut des exploitations agricoles. Elle constate le développement des formes sociétaires des exploitations au détriment des structures familiales, en particulier dans les secteurs les plus rentables. Ce qu'elle qualifie d'agriculture de capitaux. Elle regrette un déficit de transparence des reprises des locations et des parts sociales. Selon la FnSafer, cette évolution pourrait préparer un terrain propice à la prise de contrôle des exploitations les plus profitables par des investisseurs étrangers à l'agriculture.

En conséquence, elle s'inquiète d'une baisse des installations agricoles. La barrière à l'entrée pour un nouvel agriculteur, en particulier s'il n'a pas de famille installée, est de plus en plus difficile à franchir.

Autre enseignement de cette étude : les prix sont tous orientés à la hausse en 2011. Et le marché a été dynamique. En englobant tout, vente de terrains agricoles, de vignes, de terrain en urbanisation, de maisons rurales, de forêts, le nombre de transactions a atteint 218 450 en progression de 4,3 %. En valeur, le total pèse 17,1 milliards d'euros en hausse de 11,7 %. La réforme des plus-values immobilières a contribué au dynamisme.

 

 UNE CARTE DES PRIX TRÈS CONTRASTÉE SELON LES RÉGIONS

L'augmentation du prix moyen des terres agricoles, de 6 % pour les terres libres (5 430 euros l'hectare), et de 3,1% pour les terres louées (3 830 euros à l'hectare) est une tendance constatée sur l'ensemble des pays européens sous la pression du défi alimentaire.

Toutefois, la carte des prix est très contrastée selon les régions. Les hausses sont plus fortes en périphérie parisienne et vers le pourtour méditerranéen, là où les tentations d'urbanisation sont les plus importantes. En 2011, la plus value sur le marché de l'urbanisation, soit l'écart de valeur entre les terrains à bâtir et les terres agricoles, a bondi de 22 % à 3,9 milliards d'euros.

De même, les disparités sont sensibles sur le prix des vignes qui progressent de 4,7 % à 99 400 euros l'hectare. Il peut être inférieur à 40 000 euros l'hectare dans la vallée du Rhône et atteindre 900 000 euros en Champagne. Quant à la forêt, vue comme une valeur refuge, elle voit ses prix à l'hectare progresser de 10,8 % à 3 960 euros.

Laurence Girard

 

 

 

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 13:43
Mise à jour le mercredi 30 mai 2012 à 0 h 31 HAE
 
 
  •   Le compte rendu d'Yvan Côté à Montréal, à 22 h

Pendant que des manifestants étaient massés devant l'immeuble où se tenaient les négociations entre le gouvernement et les leaders étudiants à Québec, la 36e manifestation nocturne s'est déroulée dans le calme dans les rues de Montréal.

Les fortes pluies qui se sont abattues sur la métropole ont réduit quelque peu la taille du contingent habituel de manifestants, place Émilie-Gamelin, atténuant la ferveur des participants.

Plusieurs des organisateurs de la marche ont jonglé un temps avec l'idée de prendre le métro pour aller manifester à Longueuil, pour contourner les règlements municipaux montréalais, mais ont échoué à la mettre en oeuvre.

La manifestation, qui a été déclarée illégale d'entrée de jeu, s'est déroulée de façon pacifique dans les rues du centre-ville. Vers 22 h 30, certains manifestants ont scandé « À nous le pont ». Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) les a avisés qu'ils seraient arrêtés s'ils empruntaient le pont Jacques-Cartier.

La manifestation a pris fin sans incident vers 23 h et le SPVM n'a rapporté aucune arrestation. Par ailleurs, une autre marche est également partie plus au nord de Montréal, sur fond d'un tintamarre de casseroles.

 

De 150 à 200 personnes manifestent devant les bureaux du ministère de l'Éducation à Québec. De 150 à 200 personnes manifestent devant les bureaux du ministère de l'Éducation à Québec.

 

À Québec, les manifestants qui s'étaient rassemblés devant l'Assemblée nationale se sont dirigés en direction de l'édifice où se déroulaient les négociations entre le gouvernement et les associations étudiantes.

Les organisateurs de l'événement ayant remis leur itinéraire à la police, la manifestation n'a pas été déclarée illégale par le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

De 150 à 200 manifestants se sont massés vers 22 h devant l'immeuble, certains d'entre eux cognant sur la porte d'entrée des bureaux du ministère de l'Éducation. Casseroles à la main, ils demandaient au gouvernement de Jean Charest de régler le conflit étudiant. Le tout s'est déroulé dans le calme et les policiers ne sont pas intervenus.

Le parvis s'est vidé de ses manifestants quelques minutes à peine après que les négociations entre Québec et les leaders étudiants eurent été suspendus, vers 22 h 50.

Lundi soir, le SPVQ avait interpellé des dizaines de manifestants devant ce même édifice lors d'une arrestation massive.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 13:37

 

Le Monde.fr | 30.05.2012 à 10h24 • Mis à jour le 30.05.2012 à 10h24

Par des enseignants-chercheurs québécois et français

 

Universitaires, nous enseignons et nous conduisons nos recherches au Québec et en France. Nous connaissons bien nos universités et nos étudiants, que nous côtoyons et que nous contribuons à former, des deux côtés de l'Atlantique. Aujourd'hui, au regard de la situation que connaît le Québec, nous sommes partagés entre la colère et l'espoir. La colère face au cynisme d'un gouvernement qui a laissé pourrir la situation et a préféré la répression au dialogue pendant trop longtemps ; l'espoir de ceux qui ont vu fleurir ce mouvement et tout ce qu'il a déjà semé d'irréversible sur son chemin.

 

La colère d'abord. Depuis trois mois, le premier ministre Jean Charest et son gouvernement ont plongé le Québec dans l'une des pires crises sociales de son histoire.

 

D'abord, en remettant en cause l'un des éléments fondateurs de la société québécoise contemporaine : une université accessible à tous. Ce modèle fait notre fierté ! L'université québécoise, dans sa forme actuelle, est étroitement liée à la construction d'un Etat-providence unique en Amérique du Nord, qui a favorisé l'essor économique et social du Québec et l'édification de son peuple. Elle tire d'ailleurs une partie de son prestige, vue d'Europe, de cette position singulière. Cette spécificité est une chance et devrait être valorisée comme telle.

 

Il y a par ailleurs une cruelle ironie, doublée d'un certain cynisme, à faire payer aujourd'hui les étudiants, pour les difficultés financières des universités québécoises que le gouvernement libéral de Jean Charest a directement alimentées depuis des années. Les choix d'investissement aventureux (en matière d'immobilier notamment) ont été rendus possibles par des modes de décisions de moins en moins collégiaux, de plus en plus "managériaux", au sujet desquelles de multiples signaux d'alerte ont été lancés. Depuis plus de 100 jours, le gouvernement Charest et ses ministres n'ont pourtant pas jugé nécessaire de faire le bilan de l'université québécoise et des politiques menées depuis plusieurs années, au-delà même de la question des droits d'inscription. Les frais de scolarité ont bon dos !

 

Ensuite, en ébranlant un autre pilier de cette société : la négociation et le dialogue social, notamment avec les organisations syndicales. Depuis le début du conflit, le premier ministre n'a cessé de mépriser ses interlocuteurs étudiants, qui ont pourtant démontré à maintes reprises leur sens des responsabilités, de la mesure, de l'imagination et du dialogue, durant ces longues semaines de grève. Faut-il rappeler ce que représente pour ces milliers d'étudiantes et d'étudiants le sacrifice d'une session d'étude, dans un environnement qui leur en rappelle sans cesse le prix ?

 

A l'heure où la dette des étudiants aux Etats-Unis vient de dépasser mille milliards de dollars, leurs voisins québécois ont clamé leur refus de la "hausse des frais de scolarité" et leur crainte face à l'endettement. Mais leurs gouvernants n'ont eu comme réponses qu'indifférence et paternalisme. Au bout de plusieurs semaines de grève, le gouvernement annonça en grande pompe une bonification des "prêts et bourses" et la mise en place d'un système de "remboursement proportionnel au revenu", le tout accompagné d'un étalement de la hausse sur sept ans plutôt que cinq (mais cette hausse serait désormais de 82 % et non plus de 75 %). Les questions de l'endettement étudiant, tout particulièrement pour les enfants des classes moyennes n'ayant pas accès aux bourses du gouvernement, et de la marchandisation de l'éducation restèrent absentes du débat. A l'instar de ce qui se passe dans d'autres pays (Angleterre, Chili), les défenseurs de réformes régressives font mine de s'offusquer de l'injustice d'une gratuité pour tous qui profiterait aux plus riches, pour avancer leurs pions. Si l'enjeu est de faire participer davantage les classes supérieures au financement de l'université, pourquoi ne pas les imposer directement ? C'est au niveau de l'impôt et de sa répartition que se fabrique la solidarité nationale, pas dans la variation du coût du service pour ses usagers ! Le Québec, n'en déplaise à monsieur Charest, n'est pas encore une entreprise, et l'université non plus !

 

Enfin, en s'attaquant au droit de manifester, le gouvernement Charest a heurté de front un marqueur démocratique majeur, au Québec comme ailleurs. En effet, comme si la situation n'était pas déjà suffisamment désastreuse, le premier ministre a ajouté la provocation à l'incompétence en créant contre son propre peuple un état d'exception. La "loi 78", aussi appelée "loi spéciale" est en passe de faire le tour du monde, et vaut déjà au premier ministre du Québec d'être comparé à des chefs d'État peu fréquentables dans certains journaux étrangers. Lui qui s'affirme tellement soucieux de l'image du Québec dans le monde, quelle belle opération ! De pays ouvert et tolérant, le Québec est en train d'apparaître, grâce à cette "campagne de communication", comme "le pays où l'on manifeste en tapant sur des casseroles" (faute d'être entendu), rappelant les heures les plus sombres des dictatures sud-américaines...

 

Mais ces sources de colère légitimes, comme un magistral pied de nez aux artisans du pire, ont fait surgir une multitude d'initiatives, d'échanges, d'expressions citoyennes qui donnent de multiples raisons d'espérer, dans une société qui pouvait donner l'impression de se sentir "à l'abri de ces choses qui n'arrivent qu'aux autres", pour paraphraser le grand poète québécois Gaston Miron, et son beau texte La route que nous suivons. Qui peut rester insensible à une telle effervescence collective, à la clameur de ces milliers de citoyens, toujours plus nombreux, défiant chaque jour la loi spéciale ? Dans les rues, le soir, en famille et entre voisins, on ne parle plus seulement des frais de scolarité mais de l'arbitraire de la loi 78, du refus de dialoguer du gouvernement, des brutalités commises "au nom de la sécurité publique", de l'atteinte aux biens publics et aux ressources collectives par des intérêts privés.

 

Bien sûr, le gouvernement peut écraser ce mouvement, en arrêtant toujours un peu plus de manifestants (plusieurs centaines la semaine dernière). Les Etats sont toujours en mesure de "gagner" contre leur population, pour un temps du moins. Mais quelle sera alors la victoire des gouvernants d'aujourd'hui ? Quel titre de gloire comptent-ils obtenir de l'écrasement de la jeunesse de leur pays ? Quelle réforme vaut l'infamie de voir son nom associé à la répression et à la trahison pour des générations ?

 

L'honneur est un bien précieux, et c'est la seule chose que peut encore sauver le gouvernement Charest : en abrogeant la loi 78 et en décrétant un moratoire sur la hausse des frais de scolarité afin de créer des conditions favorables à un vrai débat démocratique de société sur l'avenir de l'éducation supérieure au Québec, ou encore en quittant les responsabilités qu'il n'a pas su assumer ! Parce que pour le reste, il a déjà perdu et nous avons déjà gagné. Tant s'est construit dans ce mouvement, tant s'est bâti qui résistera aux coups de matraques, aux intimidations et à toutes les "lois spéciales" : de la dignité et de l'espoir dans la lutte, des aspirations à une société plus juste et à la restauration d'une morale publique. Autant d'éléments dont nos deux sociétés, au Québec comme en France, ont grandement besoin. Peut-être est-ce de nouveau chez Gaston Miron que l'on trouve les mots les plus justes, pour décrire ce printemps québécois : "Nous avançons nous avançons le front comme un delta (...) nous reviendrons nous aurons à dos le passé et à force d'avoir pris en haine toutes les servitudes nous serons devenus des bêtes féroces de l'espoir."



 

Valérie Amiraux, Université de Montréal ; Marcos Ancelovici, Université McGill à Montréal ; Emilie Biland, Université Laval à Québec ; Fabien Desage, université Lille-II ; Pascale Dufour, Université de Montréal ; Stéphanie Garneau, Université d'Ottawa ; Diane Lamoureux, Université Laval à Québec ; Eléonore Lépinard, Université de Montréal ; Sylvain Lefèvre, Université du Québec à Montréal ; Sylvie Paquerot, Université d'Ottawa ; Anne Revillard, université Paris-XIII ; Vincent Romani, Université du Québec à Montréal ; George Ross, Université de Montréal ; Frédéric Vairel, Université d'Ottawa ; Daniel Weinstock, Université de Montréal.

des enseignants-chercheurs québécois et français

 

 

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 13:28

 

 

LE MONDE | 30.05.2012 à 15h27 • Mis à jour le 30.05.2012 à 15h27

Par Marc-Olivier Bherer (Service Débats)

 

Pourquoi la société québécoise, d'habitude si paisible, s'est-elle tout d'un coup embrasée ? A Montréal, le soir venu, la confrontation entre les étudiants et les policiers reprend là où elle s'était arrêtée la veille. Depuis février, manifestations et arrestations sont quotidiennes. Les Québécois se retrouvent au coin des rues au son d'un concert de casseroles pour se faire entendre d'un gouvernement qui fait la sourde oreille. Mais à la colère se mêle désormais une incroyable joie, celle de se retrouver après plusieurs mois d'intenses dissensions suscitées par le projet du gouvernement d'augmenter les droits d'inscription à l'université.

Face aux étudiants, Jean Charest (Parti libéral), le premier ministre du Québec, peut toujours espérer l'emporter. Les négociations ont repris le 28 mai et l'opinion publique reste divisée sur la question des frais de scolarité. Mais le 18 mai, M. Charest a compromis sa position en faisant adopter la loi 78 qui limite le droit à manifester et la liberté d'association. Tenter de régler le conflit en muselant les étudiants était un mauvais signal. Les rancoeurs qui se sont accumulées contre lui y ont trouvé un symbole pour se fédérer. Depuis son arrivée au pouvoir, en 2003, les motifs de mécontentement à son égard ont été nombreux. Et, peu à peu, l'esprit de consensus de la province a cédé le pas à une sourde colère.

Ces dernières années, plusieurs enquêtes menées par des journalistes ou des députés de l'opposition ont mis au jour ce qui semble être un système de corruption et de collusion liant le Parti libéral à différents acteurs économiques. Des marchés publics dans le bâtiment, des postes de juge, des autorisations de crèches auraient été accordés moyennant finance au profit des caisses de ce parti. Des enquêtes officielles sont toujours en cours, et rien n'a encore été démontré devant les tribunaux. Mais cette accumulation d'affaires a fait naître un sentiment de méfiance que le gouvernement a nourri en retardant les procédures d'investigation.

Dans le même temps, M. Charest a poursuivi une politique de libéralisation du modèle québécois, l'exception sociale en Amérique du Nord. Cette année, une "taxe santé" de 200 dollars canadiens (155 euros) par personne, sans tenir compte des revenus, a été instaurée. En 2007, une augmentation de 500 dollars, étalée sur cinq ans, des droits d'inscription à l'université avait déjà été adoptée.

Habitués aux discours d'austérité, les Québécois auraient pu accepter ces mesures, si ne s'était pas installée l'impression que M. Charest se montrait prodigue envers le secteur privé. L'un de ses projets phares, le Plan Nord, qui a pour ambition d'accélérer l'exploitation des ressources naturelles dans le nord de la province, est considéré avec suspicion par une partie de l'opinion, qui estime que l'on s'apprête à brader des ressources non renouvelables.

Au Québec, les redevances minières restent un mystère. Le quotidien montréalais LeDevoir a demandé, en avril, au gouvernement de lui indiquer ce que chacune des vingt-trois mines en opération reversait à l'Etat, mais les autorités se sont refusées à communiquer le moindre chiffre. Les militants écologistes se félicitent pourtant d'avoir obtenu un moratoire sur l'exploitation des gaz de schiste ou l'abandon du projet de vente d'une partie d'un parc national.

Les relations sociales ont aussi été marquées par une politique de laisser-faire. M. Charest s'est refusé à intervenir dans ce qui fut l'un des plus longs conflits de travail de l'histoire de la province. De 2009 à 2011, le groupe de média Quebecor a imposé une procédure de "lock-out" aux salariés du Journal de Montréal pour les contraindre à accepter un nouveau contrat. Saisie par les syndicats, la justice a estimé que les pigistes engagés, qui n'étaient pas présents dans la rédaction, ne pouvaient pas être considérés comme des briseurs de grève. Les syndicats sont ressortis très affaiblis de ce conflit.

Dans l'histoire du Québec, une parenthèse paraissait s'être refermée, celle ouverte lors de "la grève de l'amiante" en 1949, un épisode symbolique de la construction du Québec moderne. Mais les luttes menées ces dernières années ont permis au Québec de préparer, sans le savoir, ce "printemps érable" et de renouer avec ses traditions de mobilisation populaire.

La reprise des négociations offre à M. Charest une nouvelle chance pour en finir avec ce conflit. En dépit des multiples crises auxquelles il a été confronté, il a remporté les législatives anticipées de 2007 et de 2008. Son programme économique s'entend comme une réponse aux difficultés rencontrées par la province, avec une dette qui représente 54 % du produit intérieur brut, un taux de croissance sous la moyenne nationale et un chômage qui atteint 8,7 % de la population active. M. Charest sait organiser la riposte. Son Plan Nord prévoit la création d'une zone protégée de 660 000 km2.

M. Charest peut encore attendre jusqu'en 2013 avant de dissoudre l'Assemblée pour demander aux Québécois de lui accorder un nouveau mandat. Bien des choses peuvent se passer d'ici là. L'un des rendez-vous à son calendrier implique la France. Du 2 au 6 juillet, se déroulera dans la ville de Québec le Forum mondial de la langue française, mis en place par l'Organisation internationale de la francophonie. L'occasion était belle pour le Québec de rencontrer la nouvelle équipe dirigeante française. Mais la France pourrait préférer attendre avant de s'afficher auprès d'un partenaire aussi contesté.

bherer@lemonde.fr

Marc-Olivier Bherer (Service Débats)

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 13:21

 

Radio-Canada.ca  |  Publication: 30/05/2012 09:37 Mis à jour: 30/05/2012 09:40

Negociations Etudiantes
Martine Desjardins, présidente de la FEUQ, et Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ. (AFP)

Les négociations avancent bon train au Québec. Le gouvernement et les principales associations étudiantes pourraient même voir aboutir ce mercredi 30 mai, à une offre de règlement afin de mettre un terme au conflit étudiant. La hausse des frais de scolarité, au coeur du litige qui dure depuis la mi-février, a fait partie des discussions.

"On a soumis des offres au gouvernement dans le cadre de ces paramètres-là et on attend un retour du gouvernement ce soir (mardi 29 mai)", a indiqué Martine Desjardins, la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), avant la pause du repas.

À son retour en soirée, Gabriel Nadeau-Dubois, le coporte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), a précisé que la hausse des frais de scolarité était "sur la table". "C'est déjà un très bon début", a-t-il ajouté, indiquant que la loi 78 n'avait pas fait partie des discussions.

"On ne déterrera pas exactement l'état des discussions. Par contre, ce qu'on peut dire, c'est qu'on (la CLASSE) y reste. La question des droits de scolarité est abordée. ", a affirmé Gabriel Nadeau-Dubois, coporte-parole de la CLASSE.

Avant le début des discussions, Gabriel Nadeau-Dubois avait spécifié que ces deux enjeux étaient pour la CLASSE des priorités à traiter. La FECQ, la FEUQ ainsi que la Table de concertation étudiante du Québec (TACEQ), aussi présente à la table, ont tenu un discours similaire.

Interrogé sur la loi 78 Léo Bureau-Blouin, le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) s'est contenté de dire, à son retour, que la loi spéciale serait abordée "potentiellement plus tard ".

Martine Desjardins n'a pas commenté les derniers développements, soulignant uniquement que l'entretien ne se déroulerait pas comme la rencontre-marathon des 4 et 5 mai. "On ne ne va pas passer la nuit ici en tout cas! ", a-t-elle dit avec un sourire, vantant une approche qui a "été très profitable ces derniers jours". " On va sortir d'ici avant minuit, promis! "

À leur arrivée, en après-midi, aucun des protagonistes n'avait voulu parler de la teneur des discussions de la veille.

Selon les informations de Radio-Canada, le gouvernement Charest souhaiterait conclure une entente avec les étudiants d'ici mercredi. Cela permettrait à la FEUQ de se prononcer à ce sujet lors d'une assemblée générale prévue jeudi. La CLASSE pourrait faire de même lors d'une rencontre de ses dirigeants en fin de semaine.

Gabriel Nadeau-Dubois a par ailleurs affirmé que les discussions pourraient se poursuivre mercredi.

Plus tôt, les leaders étudiants ont unanimement dénoncé l'opération policière menée par le Service de police de la Ville de Québec, qui, la veille, a interpellé 84 manifestants.

 

Le premier ministre Charest s'en mêle

Les trois leaders étudiants ont par ailleurs commenté le fait que le premier ministre du Québec est venu leur parler lundi après-midi. Jean Charest avait lui-même confirmé peu auparavant qu'il s'est joint aux discussions pendant une cinquantaine de minutes.

" Ça a été pour moi une occasion de réitérer également que le gouvernement parle d'une seule voix ", a dit le premier ministre, qui a évoqué des pourparlers « respectueux et courtois ».

Jean Charest dit avoir pris la décision de se joindre aux discussions parce que les discussions entrent dans "une nouvelle étape ". Il souligne du même souffle avoir "toujours été très impliqué" dans le dossier.

"J'espère que ça contribue à envoyer un signal que le gouvernement veut dans cette affaire-là en arriver à la meilleure solution possible, ce qui a toujours été le cas", a précisé Jean Charest.

Le premier ministre aurait assuré les représentants étudiants que la ministre Courchesne avait tous les mandats nécessaires pour négocier avec eux, et qu'elle avait toute sa confiance pour y parvenir. Il aurait aussi profité de l'occasion pour rappeler aux étudiants les différentes mesures adoptées récemment par son gouvernement pour améliorer l'accessibilité aux études.

Dans tous les cas, il s'agit de la première rencontre entre le premier ministre et des leaders étudiants depuis le début du conflit, à la mi-février.

« Je pense que ça donne de la crédibilité, ça démontre que le gouvernement prend au sérieux la situation », a commenté Léo Bureau-Blouin.

Selon Gabriel Nadeau-Dubois, la présence de Jean Charest "démontre que le gouvernement reconnaît l'ampleur de la crise actuelle ". Il a ajouté: " Ça vient peut-être également démontrer une certaine sincérité de la part du gouvernement envers le processus de négociations. Je vois ça d'un assez bon oeil, je vous dirais ".

Après avoir souligné que le premier ministre avait discuté avec eux pendant 30 minutes, Martine Desjardins a pour sa part déclaré qu'"il n'avait pas beaucoup de réponses pour les questions qu'on avait à lui poser. " " Il nous a laissés entre les mains de Mme Courchesne ", a-t-elle ajouté.

 

Pas question d'abroger la loi 78

À la période de questions, Pauline Marois, la chef du Parti québécois, a demandé au premier ministre si les négociations entre son gouvernement et les représentants étudiants à Québec portaient sur l'enjeu de la hausse des droits de scolarité.

Jean Charest a répondu que l'enjeu principal était l'accessibilité aux études. Il a rappelé, à ce propos, que son gouvernement avait bonifié le programme de prêts et bourses.

La porte-parole péquiste en matière de justice, Véronique Hivon, est ensuite revenue sur la manifestation des juristes, lundi soir, à Montréal. "En plus des milliers de personnes qui marchent chaque soir au son des casseroles, la loi 78 est dénoncée publiquement par le barreau, par 60 professeurs de loi, et maintenant par des centaines de juristes qui descendent dans la rue ", a-t-elle résumé, avant de demander si le gouvernement allait décider d'abroger cette loi devant la contestation.

Le ministre de la Justice Jean Marc Fournier a répondu que la loi ne devrait pas être abrogée, parce que cela reviendrait à ramener le chaos, les crises sur les campus universitaires et devant les cégeps. Il accuse le PQ de vouloir ramener « le trouble sur les campus ».

" Nous croyons que les gens ont le droit de s'associer, de s'exprimer, de manifester, en respectant le droit des autres. ", a affirmé Jean-Marc Fournier, ministre de la Justice.

L'Association du barreau canadien défend la loi, a aussi tenu à souligner le ministre Fournier.

 

Et si les négociations échouaient?

À l'Assemblée nationale, le député libéral Norm MacMillan n'a pas caché qu'à son avis, le gouvernement devrait déclencher des élections si les discussions avec les étudiants devaient échouer.

"Ça pourrait être une des solutions, une élection. La date? Vous demanderez ça au boss. S'ils ne veulent pas négocier, on va faire quoi? Est-ce qu'on va laisser ça? Je pense qu'il est temps... ", a-t-il laissé tomber.

Lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il était lui-même un partisan d'une élection rapide, Norm MacMillan a répondu : "Je serais menteur si je vous disais le contraire ".

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 13:13

 

Naissance d'un Collectif Anti-Fasciste Nîmois.


Compte-rendu réunion du 21/05/12 ;


Présents : 8


Cette première réunion faisait suite à l'idée de constituer un collectif nîmois ; dans un premier temps ; dont le but sera de combattre, offensivement, la propagation galopante des idées d'extrêmedroite, et ce, tant au niveau national qu'européen.

 


NECESSITE DE MOBILISER:


Le premier point évoqué a été l'évidente nécessité de mobiliser les bonnes volontés, celles notamment des militants des divers partis, syndicats, indignés, collectifs, réseaux, etc...
Toutes les bonnes volontés sont évidemment les bienvenues afin d'enrayer la réapparition du « fascisme », au sens large du terme.
Une énumération rapide des orgas concernées a été effectuée:
Indignés ; SUD ; CGT ; CNT ; Collectif Visa (*) ; No Pasaran ; Fédération Anarchiste ; Front de Gauche ; RESF ; etc...
Évidemment, tout citoyen susceptible d'adhérer à notre combat devra être également contacté.
Chacun des participants s'engage à activer ses réseaux, la mobilisation devant être large !

 


DESIGNER « L'ENNEMI », DECONSTRUIRE SON DISCOURS, PROPOSER D'AUTRES REPONSES :


Une discussion s'est d'abord engagée sur le terme de « fascisme », effectivement galvaudé dans le langage courant.
Même si son utilisation au sens large reste évidemment acceptable, est apparue, au fil de cette discussion, le besoin de désigner, peut-être de manière plus précise, ce contre quoi nous voulons nous battre.
Le terme de « National-Socialisme » a paru rencontrer une adhésion certaine pour désigner le discours revu et corrigé de Marine Le Pen et du « FN 2012 » qui tente de se parer, stratégiquement, d'atours anti-capitalistes.


La nécessité est apparue également de combattre TOUS les « fascismes » et TOUS les intégrismes qui, comme à chaque période de crise profonde, ne tardent jamais à ressurgir.
Leurs adeptes ont d'ailleurs bien compris qu'il y avait là un « réservoir » de potentiels adhérents, les dérives du néo-libéralisme finissant par éveiller certaines consciences, pouvant s'avérer peu méfiantes à l'égard des discours« troubles ».


Il a été évoqué, à ce sujet, le travail « d'éducation » qui devra être engagé auprès des militants qui se sont engagés depuis peu dans la lutte, proies idéales du confusionnisme entretenu, ces derniers temps, par l'ensemble des groupuscules « fascistes » et autres partis d'extrême-droite, FN en tête.


Certains militants, de plus longue date, semblent d'ailleurs être plus « ouverts » au discours « fasciste » ambiant, également...


Cette déconstruction du discours FN, et plus largement d'extrême-droite et/ou intégriste, devra s'accompagner d'une mise en avant des combats menés par le réel anti-capitalisme :


Les solutions proposées par la véritable Gauche, consistant à lutter contre le capitalisme et ses abus.
Il sera nécessaire, dans cette optique, de mettre en avant les thèmes très concrets de cette lutte qui propose, elle, de réelles solutions face à la violente casse sociale qu'engendre l'application des théories ultra-libérales.

 


ACTIONS / MOYENS ENVISAGES:


Rédaction d'un manifeste.
Tenue d'une conférence de presse (idéalement le 7 Juin, soit très peu de temps avant le 1er tour des élections législatives).
Organisation d'un rassemblement gardois / d'une réunion publique / d'un « meeting » durant les élections législatives.

 


NECESSITE D'INFORMER :


Le lien ci-dessous a été cité à de nombreuses reprises au cours de la réunion. Il s'agit d'une vidéo d'une heure environ, dans laquelle 30 minutes sont consacrées à la déconstruction du « nouveau discours » du FN.


http://www.youtube.com/watch?v=4bcqzhwGaz8


La vidéo suivante, quant à elle, peut permettre de mesurer l'urgence de la situation, même s'il ne s'agit pas d'accorder plus d'importance qu'il n'en faut à ce type de démonstration de force :


http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article4820


"Celui qui est capable de marcher derrière une musique militaire n'a pas besoin de cerveau: une moelle épinière lui suffit". Albert Einstein


PROCHAINE REUNION :
« La Passerelle », Lundi 04 Juin, 19h.

 

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 23:23
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Adopt a Revolution

Décembre 2010 marque le début d’une évolution profonde du paysage politique au Maghreb et dans les pays arabes : des jeunes militants s’élèvent dans les régimes opprimants et défient les dictateurs violents, définissant le printemps arabe. Des manifestations de masse ont été couronnées de succès en Tunisie et en Egypte, mais sont confrontées à une répression violente en Syrie depuis mars 2011. En dépit de milliers de manifestants détenus et torturés, malgré la mort de plus de 5000 manifestants, la résistance au régime continue d’être portée par les comités locaux de coordination de manière non-violente.

Cependant, après onze mois de manifestations quotidiennes les fonds des comités locaux sont confrontés à un manque de moyens. La société civile de l’étranger est appelée à l’aide : Adopt a Revolution veut soutenir et encourager l’engagement politique des militants syriens – les seuls capable d’éviter que la Syrie glisse vers une guerre civile.

Vous aussi pouvez aider le mouvement non-violent pour la démocratie en Syrie.

Adopt a Revolution n’accepte aucun argent de gouvernement ou d’entreprise. Que la société civile finance la société civile!

 

https://www.adoptarevolution.nl/adoptez-une-revolution-soutenez-le-printemps-syrien/

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