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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 15:51
Marianne - Mardi 5 Juin 2012 à 05:00

 

Greek Crisis
Historien et ethnologue, ancien correspondant en France pour la revue grecque Nemecis, Panagiotis... En savoir plus sur cet auteur

 

Les effets dévastateurs de la crise grecque se constatent au quotidien. Au cours d'une balade sur la mer Egée, notre blogueur associé Panagiotis Grigoriou a découvert la détresse des professionnels du tourisme.

 

(Nicolas Vernicos, armateur et président de la chambre de commerce internationale grecque - ARGYROPOULOS/SIPA)
(Nicolas Vernicos, armateur et président de la chambre de commerce internationale grecque - ARGYROPOULOS/SIPA)
Ces derniers jours, la Mémorandocratie s'apparente à un château branlant, tandis qu'en dehors de la Baronnie et pour ce qui est de la «construction» européenne, la grande auberge devient décidément espagnole, sans compter sur les spéculateurs qui donneraient trois mois à l'euro, guère davantage, pour... se sauver. Et aux Grecs ? Ce dimanche Avgi, quotidien proche de Syriza, titre : «Nous prendrons la responsabilité [de gouverner] et nous garantirons l'unité du peuple à travers un programme qui sortira la Grèce de la crise, de la pauvreté et du discrédit», tandis que toutes les autres formations politiques ne voient plus qu'un seul adversaire, la gauche radicale.

Il y a dans ce pays du vent mauvais, du vent qui tourne et du vent de l'Égée. Ce dernier n'a jamais connu de mémorandum et il lui survivra évidement, comme il l'a toujours fait depuis que le parcellaire égéen est habité par l'esprit et le corps de l'histoire humaine. C'est en y naviguant qu'on réalise sans trop de peine, que nos affaires en cours et leurs complications, ne seraient pas du tout pélagiques, c'est clair. Et en ce lundi 4 juin, il y a peu de vent, tout juste de quoi naviguer mettant toutes voiles dehors.

Les Cyclades frappées par l'aporie du futur

Mon ami Vardis est skipper professionnel depuis presque vingt ans. Sa branche subit aussi le vent mauvais de la crise depuis 2010, mais ces marins s'y connaissent en adversité et en litote. Vardis avait besoin d'un «second» pour ce week-end, et il a pensé faire appel à mes connaissances de marin. Une occasion pour prendre la mer, en y contournant (provisoirement) le gros temps troïkan. Les professionnels du tourisme se posent beaucoup de questions en ce moment, car l'aporie du futur frappe aussi les Cyclades. Déjà, au départ du grand port de plaisance situé à Alimos au sud d'Athènes, les habitués des lieux constatent avec stoïcisme que ce vendredi fut le premier «jour plein», rappelant le temps d'avant, même si on préparait les bateaux comme d'habitude. Car sinon, cette saison s'inaugure assez mal, certaines flottilles sont à vendre, sans compter le nombre de bateaux privés.

C'est indéniablement un signe du crépuscule pour une certaine classe moyenne, mais entre nous, nous n'irons pas forcement pleurer. Une «certaine» ne signifie pas évidemment toute la classe moyenne, et encore moins, sa composante la mieux placée en termes de richesse. J'ai remarqué que ce monde hors du monde se porte toujours bien. Grosses cylindrées, yachting, et affaires. Des gros 4*4 parmi leurs véhicules sont déjà immatriculés en Bulgarie, comme leurs autres biens, c'est pour éviter l'imposition «par principe et sur signes extérieurs de richesse». Sauf que leurs conducteurs ont un peu l'air gênés, et plus particulièrement, l'autocollant distinctif de l'ordre des médecins grecs placé sur la vitre arrière. On comprendra alors mieux combien Syriza devrait aussi en trouver remède rapidement, au cas où... C'est vrai que nombreux sont les Grecs qui se tournent vers Alexis Tsipras et ses camarades. On peut se satisfaire des résultats des législatives du 6 mai, néanmoins, en restant dubitatif quant à la tournure du futur proche, et l'histoire en décidera, rapidement, une fois n'est pas coutume. Pour répondre aussi, à l'occasion, à certains lecteurs de ce blog dont le questionnement est compréhensible, je pense qu'on peut provoquer ce proche futur car, pour une fois, il deviendrait «faisable». Et cette faisabilité passe, paraît-il, par Syriza, même si parfois dans la vie (politique ou pas), on ne réalise qu'après coup la véritable portée de nos actes.

Certains clients de Vardis ne disent pas substantiellement autre chose, mais demeurent fidèles à la presse mémorandienne. C'est vrai que parmi les clients de toujours, nombreux sont ceux qui ont affalé leurs voiles de l'essentiel ; désormais cet «essentiel» sera réservé aux (plus) riches. Anna par exemple, l'archéologue, est au chômage ou presque. Maria, l'enseignante, n'a plus les moyens. C'est de cette manière que tout un petit peuple disparaît de la circulation... des vents de mer. La sociologie des clients de mon ami se trouve modifiée par la crise, même si Vardis a su adapter ses tarifs. Rien à faire. Les skippers entre eux, se disent bien que cette saison sera la plus difficile de toutes. «Vingt ans de mer, et à la clef... la crise, pour quelle issue ? On ne peut pas le savoir», remarque Vardis.

Game over pour les prolétaires

La mer ne change pas, mais ceux qui la pratiquent si. J'ai observé, par exemple, que certains bateaux de plaisance parmi les plus rapides, et qui ont toujours dépassé les voiliers à fond les manettes, perdent une partie de leur allure, «Tiens, il y des riches qui économisent le carburant maintenant, c'est nouveau», avons-nous constaté hier, en naviguant entre le Cap Sounion et l'île des prisonniers politiques de la Guerre civile, Makronissos, hissant enfin la grande voile. Sauf qu'on peut perdre son allure mais pas son arrogance, ni son lifestyle, encore inébranlable, comme chez ces... embarqués aisés du pays en démolition sociale, qui ont encore fait la fête hier soir dans les bars des deux ports sur l'île de Kea, à la manière du temps d'antan. Ou presque, parce que les établissements étaient moins bondés qu'avant, surtout des restaurants. Le constat est unanime chez tous les professionnels du tourisme, c'est déjà moins bien. Mais les prix ne baisseront pas. J'ai payé pour une salade de tomates (sans feta) et dix sardines grillées, onze euros. Deux clients de Vardis qui ont consommé pratiquement le même repas, l'ouzo en plus, en ont eu pour cinquante euros, ils ont trouvé que c'était cher.

Mais à chacun son échelle de l'inconcevable. Une femme se plaignait à ses amis, autour d'une table voisine, dans «l'indignation» : «On m'a demandé 22 euros par jour pour laisser mon toutou en pension, eh bien, comme vous le constatez, j'ai préféré l'emmener avec moi sur l'île, décidément, où va-t-on ? » Les classes bien aisées de la population auront droit aux... toilettages et autres garderies ; et les prolétaires, qui pour une fois avaient caressé le rêve des trente millions d'amis, devraient enfin comprendre : game over.

Crise chez les hôteliers

Je remarque par la même occasion, que chez les moyennement encore riches, le style de vie est tout autant bruyant et hautin qu'avant la troïka. Détruire tout un peuple n'est pas synonyme de catharsis. Supposer aussi que dans ce pays, 20% de la population aurait profité de l'hybris durant trente ans environ, et on aurait une meilleur idée de la taxinomie du vacancier grec de l'été 2012. Sur l'île de Kythnos, des habitants évoquent aussi le chômage. Comme ces deux personnes, sur le port dimanche après-midi.

- «Mes enfants qui travaillent encore, gagnent moins de 700 euros par mois, alors je les aide, je touche 1300 de retraite, c'est normal, c'est ainsi que les jeunes s'en sortent...»

- «Oui mais après ?»

- «Après quoi ?»

- «Après un accident survenu sur nos retraites, ou dans nos vies... Mes deux enfants sont au chômage.» 

Les Cyclades sont désormais sur la touche : «Les plaisanciers sont arrivés, mais il n'y a pratiquement aucune réservation chez les hôteliers. En 2011, durant la même période, il y avait du monde», a expliqué une femme. Les plaisanciers de leur coté, ne surfent plus tout à fait au plus haut de la vague : «Georges K. avait acheté un bateau neuf, 120 000 euros en 2008, il l'a vendu 35 000 euros en avril dernier. Moi-même dans mon entreprise j'employais 240 personnes avant la crise, j'ai moins de 60 employés en ce moment. Le monde de l'entreprise va mal, il n'y a plus de crédit, c'est dur», a-t-elle ajouté.

Et sur les îles, on voyagera de plus en plus dans le temps, si cela est possible. Les sujets de discussion rappellent parfois 2010 : consommation, bijoux et travaux dans les demeures athéniennes, laissées sous la surveillance des sociétés de gardiennage, et toujours peu de politique. Rien de comparable avec l'univers sensoriel pour la majorité des concitoyens, décidément le partage des eaux sociales passera cet été par la mer Égée.

Heureusement qu'il existe des endroits qui n'intéressent toujours pas la classe moyenne haute, dont certaines de ses exigences resteront durablement basses. Tel le site archéologique de l'ancienne Karthaia, sur l'île de Kea. Je ne connaissais pas ce site, plus accessible par bateau. On sent encore l'énergie des lieux et on imagine aussi, cette chance... provoquée des les anciens. C'est bien loin.

 

Grèce : les inégalités sociales se creusent
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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 15:39
ledevoir.com - Paul Warren - Ex-enseignant, Québec  5 juin 2012  Québec
Un jeune manifestant juché sur le toit d’un immeuble, samedi dernier, à Montréal
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Un jeune manifestant juché sur le toit d’un immeuble, samedi dernier, à Montréal

Jacques Parizeau est impressionné par la grève étudiante : « 200 000 jeunes qui manifestent dans les rues sans un seul drapeau canadien, c’est du jamais vu ! », dit-il. Ce qui se passe, en fait, c’est que le Canada, pour notre jeunesse d’aujourd’hui, n’est plus le pays haï qu’il était pour la génération séparatiste des Parizeau, un pays qui nous jetait dans le désarroi en clamant qu’il nous aimait, il est devenu un pays étranger, comme les États-Unis ou la France, ou l’Angleterre, un pays qui offre des panoramas intéressants à visiter, comme les montagnes Rocheuses en Colombie-Britanique, ou la rue Young multiculturelle de Toronto, ou les sables noirs de l’Alberta.

Il fallait, pour que se produise cette transformation, cette révolution, que notre jeunesse bifurque à gauche. C’est l’évidence même pour Amir Khadir et Françoise David de Québec solidaire qui portent le carré rouge et marchent avec les étudiants. Ils savent tous les deux que seul un Québec à gauche aura le courage de quitter le Canada et d’accéder à l’indépendance.

 

Me frappe le comportement de nos étudiants en grève, qui découvrent le plaisir de se retrouver ensemble, coude à coude, qui se moquent de l’ordonnance menaçante de la police, qui risquent leur année d’études, qui croient au possible plus qu’à la réalité du statu quo, qui prennent conscience du mépris de Charest et de la veulerie de ses 63 députés, qui sont révoltés de constater que la droite au pouvoir les fait passer pour des enfants gâtés qui ne pensent qu’au fric, eux qui ont compris que l’éducation est à repenser de fond en comble.

 

Ils savent qu’un bon nombre de leurs professeurs enseignent sans passion, qu’ils rafistolent, leur carrière durant, leur mémoire de maîtrise ou leur thèse de doctorat, qu’ils dépensent leur énergie à quémander des subventions de recherche, une recherche qui, souvent, est une escroquerie, un faux-fuyant, qui n’aboutit pas et qui génère l’inflation bureaucratique, des profs qui refilent leur enseignement à des chargés de cours qui font leur boulot pour un salaire de misère.


Jeunesse solidaire

 

Je les imagine avec leur portable à la main, se donnant rendez-vous dans la rue, tapant des mots éclairs « printemps arabe » pour s’associer à leurs camarades du Caire qui ont donné 1000 morts dans les rues de la ville (ils savent bien, eux, qu’ils sont des privilégiés, trois mois de rue ne leur ont coûté qu’un oeil) ; « enfants affamés », pour apprendre que, sur la terre, il y a un enfant qui meurt de faim toutes les 5 secondes ; « pauvreté », pour savoir qu’il y a 3 milliards de pauvres sur leur planète ; « corruption politique », pour lire que le Québec est dirigé par une oligarchie où quelques-uns profitent du travail de la collectivité ; « évasion fiscale », pour découvrir qu’une clique de richards se sauvent avec leur fric et appauvrissent le Québec de 3 milliards de fiscalité, chaque année ; « régime Harper », pour se mettre en tête que le gouvernement d’extrême droite au Canada est fasciné par les défilés militaires, par les saluts à la reine, par la construction des prisons, par l’extrême droite religieuse d’Israël…

 

En admirant cette jeunesse qui découvre et qui se révolte, j’imagine, dans leur tombe, le sourire de René Lévesque, de Marcel Rioux, de Pierre Perrault, de Gaston Miron, de Pierre Vadeboncoeur, de Pierre Falardeau… Mais, en même temps je me dis que, avec ce clivage historique gauche-droite, les débats et les référendums vont se durcir au Québec, dangereusement.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 15:29


canoe.ca - Agence QMI 
Jean-François Racine
05/06/2012 06h39 

 

 

Manifestation à Québec - Changement de stratégie par la police

 

Les véhicules ont alors suivi les derniers manifestants qui sont rentrés au Parlement en marchant sur le trottoir. 

Photo René Baillargeon / Agence QMI


QUÉBEC – La police de Québec a pris les manifestants par surprise, lundi soir, en sortant l'escouade anti-émeute sans avertissement dans le quartier Montcalm. La semaine a bien mal commencé pour une centaine d'étudiants en colère.

Aucune voiture de patrouille ne s'est présentée devant l'Assemblée nationale comme à l'habitude. Le traditionnel débat sur le fait de fournir le trajet ou non aux autorités n'a donc pas eu lieu.

Les policiers étaient totalement invisibles au point de rendez-vous. Au départ de cette autre marche nocturne, les motos du SPVQ étaient absentes et les constables n'ont pas suivi à l'avant ou à l'arrière des troupes. Autre modification aux habitudes, la manifestation n'a pas non plus été déclarée illégale à l'aide d'un porte-voix.

 

D'un seul coup

La semaine dernière, les manifestants sans trajet fixe avaient joué au chat et à la souris en choisissant de circuler aussi souvent que possible dans la direction opposée aux policiers qui voulaient encadrer le groupe.

Lundi soir, les carrés rouges ont entrepris de remonter à contresens le rue Saint-Jean. Les manifestants ont pu marcher librement sans inquiétude pendant moins de 30 minutes.

Près de la rue Bourlamaque et de Crémazie, un autobus bien discret a ouvert la porte pour laisser descendre d'un coup l'équipe de contrôle de foule et disperser brusquement les marcheurs. La stratégie nouvelle a eu pour effet de «geler» complètement les protestataires. Plusieurs ont choisi de quitter les lieux. «Ils venaient juste de nous dire au coin de la rue qu'ils toléraient la manifestation», a juré l'un d'eux. Un homme a même imploré les policiers d'être présents mardi soir afin qu'il puisse donner l'itinéraire.

Quelques instants plus tard, l'anti-émeute a arrêté un individu sur le boulevard René-Lévesque. Tous les véhicules ont alors suivi les derniers manifestants qui sont rentrés au Parlement en marchant sur le trottoir. La police a refusé d'expliquer ce changement d'attitude.

«Je ne peux pas commenter les stratégies. Ils peuvent nous appeler à l'avance pour nous donner le trajet», a affirmé Marie-Ève Painchaud, porte-parole du SPVQ.

Très nombreux, les policiers ont roulé autour de la fontaine de Tourny une dizaine de minutes. Un autre manifestant qui insultait grossièrement les policiers est passé bien près d'être menotté. Vers 22 h 15, il n'y avait plus personne sur les lieux. Un groupe de récalcitrants a voulu relancer la manifestation vers 23 h.

 

Par la prière

Par ailleurs, à la demande d'un étudiant en théologie, le diocèse de Québec a organisé une messe spéciale pour la paix sociale, lundi, en l'Église du Très-Saint-Sacrement.

«Ça crée des tensions. Il faut trouver une solution pacifique, dans le dialogue. Notre moyen à nous c'est la prière», a expliqué le père Gérard Busque. Près de 140 personnes se sont déplacées. Moins d'une dizaine d'étudiants ont assisté à la cérémonie.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 15:23

 

lalibre.be - C.Gri

Mis en ligne le 04/06/2012

 

 

Dans les propositions gouvernementales, refusées par les représentants étudiants, une diminution de la hausse des frais de scolarité était proposée pour la première année, tout en maintenant le niveau de l’investissement prévu à terme.

« Malgré des échanges constructifs, il n’est pas possible d’en arriver à une entente qui est acceptable pour le gouvernement et les étudiants tout en étant équitable à l’égard des contribuables québécois » estime le cabinet du Premier Ministre Jean Charest.

Au Québec, le troisième round de négociations est un échec. Les négociations ont été clôturées sans accord, chacun retournant vaquer à ses occupations : le gouvernement planche sur une sortie de crise honorable (élections ou 4e round de discussions ?), les étudiants ressortent les casseroles et repartent encombrer les rues. Ce mardi soir, ce sera la 42e soirée de manifestation à Montréal.

Respect, ouverture, bonne foi réclame le gouvernement qui se désole de constater que «les étudiants refusent d’assumer toute hausse des droits de scolarité ».

Dans les propositions gouvernementales, refusées par les représentants étudiants, une diminution de la hausse des frais de scolarité était proposée pour la première année, tout en maintenant  le niveau de l’investissement prévu à terme.

« Il est à noter qu’une réduction supplémentaire du crédit d’impôt sur les frais de scolarité ou d’examen aurait pour effet de pénaliser des milliers d’étudiants en formation postsecondaire non universitaire, et ce, pour le seul bénéfice des étudiants universitaires » précise le gouvernement québécois.

Philippe Barré, professeur au département de relations industrielles de l'Université de Montréal, analyse ses propositions : « La tension et la charge émotive sont très importantes, tant du côté des associations étudiantes, que du gouvernement du Québec et de la société civile dans son ensemble.

À la lumière de ceci, on comprend aisément que la dernière proposition du gouvernement de réduire de 35$ l'augmentation annuelle des frais de scolarité au cours de la première année ait été jugée insuffisante et, il faut l'avouer un peu insultante, par les étudiants. Le gouvernement s'enlise jour après jour en refusant d'entendre les messages portés par la société civile et semble aveugle et sourd à ces messages portés par la rue ».

« Un moratoire d'une année, au cours de laquelle les diverses parties prenantes étudient en profondeur la question du financement des universités et définissent collégialement des solutions aurait été une proposition de sortie de crise honorable pour le gouvernement. Mais ses intérêts politiques partisans semblent très largement l'emporter sur la poursuite d'un bien commun et le retour à un climat social moins conflictuel.

Nous sommes donc dans l'impasse.» estime Philippe Barré. L’arrivée imminente de la saison des festivals et du GP de F1 ajoute une pression supplémentaire à ce gouvernement à bout de souffle, tenu d’organiser les élections d’ici la fin de l’année 2012.

« Ce gouvernement a une mauvaise approche de la gestion de cette crise. Il s'évertue à maintenir un rapport de force, qu'il croit être à son avantage, alors que la société civile ne cesse de l'appeler à dialoguer et à avoir plus d'ouverture » conclut Philippe Barré.

L’ambiance reste malgré tout bonne enfant dans les rues de la Belle Province. Sur Twitter, les étudiants s’en donnent à cœur joie : sous le hashtag #ManifDating, vous pourrez éventuellement trouver l’amour. «Demain j'apporte ma cuillère... Je cherche donc une #casserole» ironise Fabien.

 

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 15:14

 

Le Monde - Blog - 05 juin 2012

Le débat sur la politique de distribution du dividende chez France Télécom n’est pas nouveau. Depuis des années, les syndicats réclament une meilleure répartition des résultats de l’opérateur téléphonique. La revendication s’est encore exprimée, mardi 6 juin, lors de l’assemblée générale du groupe, qui s’apprête à distribuer 95% de son bénéfice net à ses actionnaires.

 

 

Cette générosité dénote la stratégie à courte vue, qui a été celle de France Télécom toutes ces dernières années. L’Etat, qui reste, avec 27% du capital, le premier actionnaire de l’opérateur, a mal anticipé les bouleversements du secteur, qu’il a pourtant lui-même provoqués.

L’attribution de la quatrième licence à Free a entraîné un séisme, qui va nécessiter des moyens considérables pour encaisser cette nouvelle concurrence. Au lieu de rester assis sur sa rente pendant des années, l’Etat aurait été plus avisé de prôner une politique de distribution des dividendes moins généreuse, et de consacrer plus de moyens aux investissements et à l’innovation.

Cette année encore, au titre de 2011, ce sont 3,8 milliards d’euros qui partent directement dans la poche des actionnaires. Cette stratégie était supportable tant que, dans un environnement concurrentiel maîtrisé, les revenus étaient récurrents et réguliers. Mais l’arrivée de Free, en diffusant un modèle low cost, bouleverse la donne. France Télécom, comme ses concurrents, enregistre une baisse de ses résultats.

Sous la pression, France Télécom est désormais prêt à revoir à la baisse son dividende. Mieux vaut tard que jamais. Toutefois, ce seront plus de 3 milliards d’euros qui seront encore distribués aux actionnaires au titre de 2012. On est en droit de s’interroger sur le bilan de la politique menée ces dernières années. Si elle a été bien utile aux finances publiques, elle n’a pas empêché le cours de l’action d’atteindre un niveau historiquement bas. A un peu plus de 10 euros, celui-ci a chuté de 55% depuis cinq ans et de 33% depuis un an. D’où le rendement déconnecté de toute réalité que procure aujourd’hui l’action: 13,5%, quand les emprunts d’Etat ne peuvent offrir que 3%.

Ce n’est pas en maintenant un dividende généreux que France Télécom satisfera ses actionnaires, mais en proposant une politique industrielle de long terme. Une fois de plus, l’Etat a apporté la preuve qu’il était un bien piètre actionnaire.

Twitter: @StephaneLauer


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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 15:08

 

Le HuffPost  |  Par Grégory Raymond Publication: 05/06/2012 14:13 Mis à jour: 05/06/2012 15:04

Le Qatar continue ses emplettes sur le sol français. Après être entré dans le capital de Total, Vivendi, Lagardère, Vinci ou LVMH, l'émirat vient de mettre la main sur une adresse prestigieuse: le 52 avenue des Champs-Élysées. L'immeuble hébergeant le Virgin Megastore passe désormais dans le giron qatari, pour la modique somme de 500 millions d'euros, comme l'indique Le Figaro. Cela en fait la troisième transaction la plus importante en immobilier d'entreprise depuis dix ans.

» Le Qatar poursuit ses folles emplettes en France

Cet achat vient s'ajouter à une longue liste d'investissements immobiliers dans l'Hexagone. Outre celui-ci, l'hôtel Royal Monceau, le Carlton de Cannes, l'hôtel Lambert, l'hôtel d'Evreux de la place Vendôme et le centre de conférences internationales de l'avenue Kléber ont également été arrachés par les richissimes dignitaires du Golfe. Construit dans les années 1930, l'immeuble des Champs-Élysées dispose de 70.000 mètres carrés, héberge Virgin et Monoprix, ainsi que des bureaux et une terrasse au dernier étage.

Détenu jusqu'à présent par Groupama, l'immeuble avait été mis en vente pour faire face aux difficultés financières du groupe. Il s'est récemment séparé de plusieurs administrateurs et de son patron Jean Azéma, après avoir publié des pertes de 1,8 milliard d'euros en 2011.

Qui pour remplacer Virgin ?

Le 2 mars dernier, Le Figaro annonçait que Virgin allait fermer son magasin, jugé beaucoup trop coûteux. Il faut dire que les 7.000 mètres carrés, dont 4.500 de surface commerciale, se louent pour un loyer annuel de 600.000 euros.

Le premier fantasme fait état de l'ouverture d'un Apple store, relayé par Challenges. En effet, la firme à la pomme cherche à s'installer depuis de nombreuses années sur "la plus belle avenue du monde", balayée par 300.000 badauds chaque jour. Cette adresse prestigieuse pourrait être une occasion à saisir, après la rumeur de la reprise du siège de HSBC, également sur les Champs-Élysées. Parmi les autres prétendants pressentis: Marks & Spencer, qui a ouvert en décembre dernier une boutique plus petite sur la même avenue, ainsi que la marque Forever 21, une enseigne de vêtements très connue outre-atlantique.

Virgin a toutefois démenti la rumeur, assurant qu'un départ des Champs-Élysées "n'était pas d'actualité" et que "des animations y sont prévues jusqu'à la fin de l'année 2012". Affaire à suivre...

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 14:53

 

Le Monde.fr avec AFP | 05.06.2012 à 13h07 • Mis à jour le 05.06.2012 à 13h07

 
L'Allemagne a décidé il y a un an pratiquement jour pour jour de renoncer progressivement au nucléaire dans les dix ans à venir, une décision qui implique de trouver d'ici là d'autres sources d'énergie, et de faire de gros investissements notamment dans les réseaux.

 

Le ministre allemand de l'économie, Philipp Rösler, a appelé, mardi 5 juin, à une coordination de la politique énergétique entre l'Allemagne et ses voisins, et notamment à une expansion des réseaux électriques concertée par exemple avec la France.

La "transition énergétique" de l'Allemagne, terme qui désigne l'abandon à l'horizon 2022 du nucléaire et tout ce qui en découle, "ne fonctionnera que dans une perspective européenne", a déclaré le ministre lors d'une conférence. "Nos voisins, la France, la Pologne trouvent intéressant ce que nous faisons, pour le dire poliment", a-t-il ajouté, "mais beaucoup d'entre eux en subissent les conséquences sans profiter des avantages". "Cela fait sens de travailler ensemble, par exemple sur les réseaux", a-t-il conclu.
 

"La transition énergétique n'est qu'au premier abord un projet allemand", a renchéri lors de la même conférence Jürgen Hambrecht, jusqu'à récemment patron du géant de la chimie BASF, appelant le gouvernement à "prendre position d'une voix unie dans les débats européens sur la politique énergétique".

 

"GRANDES DÉCISIONS POLITIQUES"

L'Allemagne a décidé il y a un an pratiquement jour pour jour de renoncer progressivement au nucléaire dans les dix ans à venir, une décision qui implique de trouver d'ici là d'autres sources d'énergie, et de faire de gros investissements notamment dans les réseaux. Ces dernières semaines, les critiques ont été très vives à l'égard du gouvernement, les professionnels du secteur notamment déplorant que les choses n'aillent pas assez vite.
 

"Les capacités de production en renouvelables surpassent nettement les capacités des réseaux, des lois dont on a besoin de manière urgente sont toujours en gestation, l'industrie subit de plus en plus de pression sur les prix", a ainsi déploré M. Hambrecht. Mais "la transition énergétique est un projet de dimension historique, il devrait être clair pour tout le monde que cela ne va pas se faire en un an", s'est défendu M. Rösler, jugeant au contraire que "beaucoup de choses (avaient) été décidées" ces derniers mois.

Pour lui, qui est aussi chef du parti libéral FDP, l'Etat ne doit de toute façon jouer qu'un rôle de coordination, et n'a pas vocation à investir lui-même dans de nouvelles infrastructures. "C'est justement parce que la tâche est si grosse que cela ne pourra fonctionner que conformément aux principes de l'économie de marché", a-t-il dit. "Je pense que nous devons miser sur les instruments de marché partout où c'est possible, mais cela ne marchera pas sans grandes décisions politiques", a tempéré le ministre de l'environnement, Peter Altmaier, avec qui M. Rösler partage la responsabilité au sein du gouvernement de la "transition énergétique".

Les opérateurs de réseaux haute-tension ont estimé la semaine dernière à 200 à 400 milliards d'euros le coût total de l'abandon du nucléaire.

 

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 14:49

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 05.06.2012 à 14h40 • Mis à jour le 05.06.2012 à 14h40

 
Mardi, des militants de Greenpeace ont survolé la centrale nucléaire de Garoña, la plus ancienne d'Espagne.

 

Greenpeace poursuit ses actions contre les centrales nucléaires. Après le survol et l'atterrissage d'un parapente à moteur sur le site de Bugey, en France, le 2 mai, des militants de l'ONG ont cette fois survolé, mardi 5 juin, la centrale de Garoña, la plus ancienne d'Espagne. Le but : dénoncer le "manque de sécurité" de cette installation dont le gouvernement a décidé de prolonger l'exploitation pour quatre ans.

Les deux militants écologistes, dont les parapentes portaient l'inscription "Garoña fermeture, maintenant", ont déposé des engins fumigènes sur le toit du bâtiment abritant le réacteur de la centrale, proche de Burgos, dans le nord du pays.

 

 "SŒUR JUMELLE" DE FUKUSHIMA

L'organisation, à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, voulait mettre en évidence "le manque de sécurité de la centrale", a expliqué Greenpeace dans un communiqué. "Il n'existe aucune raison, économique ou énergétique, qui justifie la prolongation de l'exploitation de Garoña", a ajouté l'organisation, en dénonçant "des risques pour les citoyens".

Les organisations écologistes réclament la fermeture de la centrale, qu'elles qualifient de "sœur jumelle" de celle de Fukushima au Japon, frappée en mars 2011 par un accident nucléaire après un séisme et un tsunami.

 

 PROLONGATION DU PARC ESPAGNOL

Mise en service en 1971, Garoña est la plus vieille centrale en activité dans le pays. Elle est contrôlée à parts égales par les groupes Iberdrola et Endesa, à travers la société Nuclenor. Elle devait normalement cesser son activité le 1er avril 2013 après une décision controversée prise par l'ancien gouvernement socialiste en juillet 2009 de prolonger de quatre ans son activité, l'Espagne cherchant à réduire sa grande dépendance vis-à-vis du pétrole.

Le parc nucléaire espagnol compte au total six centrales et huit réacteurs. L'Espagne a ouvert la porte, en février 2011, à l'exploitation prolongée de son parc nucléaire avec l'adoption par le Parlement d'un texte de loi éliminant la référence à la limite de quarante ans pour la durée de vie des centrales.

 

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 12:39

 

Le Monde - Blog - 04 juin 2012

 

Inauguré, vendredi 1er juin, par le nouveau ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, le 5e Forum des enseignants innovants a réuni, deux jours durant à Orléans (Centre), une centaine de professeurs porteurs de projets extrêmement divers, bien que souvent marqués par les nouvelles technologies. De ces deux journées pleines d’échanges et de rires, on retiendra l’optimisme, la passion, la grande créativité de ces "super profs", qui ne se lassent pas de chercher, d’inventer, de tester des manières d’enseigner, et ce dans un seul but : faire réussir tous leurs élèves. On est loin, très loin, des clichés souvent véhiculés sur les enseignants moroses, dépassés, déprimés.

L’objectif du Forum, organisé par le Café pédagogique, est avant tout de "mettre en réseau" les participants, de les "regonfler moralement" avant leur retour en classe, en espérant que "l’innovation fasse tâche d’huile", explique François Jarraud, rédacteur en chef du Café pédagogique. Samedi 2 juin, un certain nombre de projets ont été primés : "Ecole en sons chantier" a reçu le Grand prix du Forum, "Volcans et paysages européens" le Prix du jury, "Doublage de films en anglais" le Grand prix enseignants innovants... Au total, ce sont treize projets qui ont été applaudis. Certains, parmi eux, continueront la compétition lors du Forum européen des enseignants innovants, en Ecosse, organisé par Microsoft éducation, et en Grèce pour le Forum mondial. Parce que tous, sans doute, auraient mérité d’être distingués, nous vous présentons, ici, notre propre sélection. Non exhaustive.

 

Françoise Cahen

 

Et si Facebook était aussi un moyen d’enseignement ? Françoise Cahen l’a testé ! Pour cette professeure de lettres modernes au lycée Maximilien Perret d’Alfortville (Val-de-Marne), les réseaux sociaux ont "révolutionné les relations humaines. L’éducation nationale doit en tenir compte".

Il ne s’agit surtout pas, dit-elle, de devenir "ami" avec ses élèves sur Facebook, mais plutôt de détourner l’usage ordinaire de ce réseau pour enseigner. Concrètement, "nous avons travaillé, avec une classe de seconde, sur le roman Bel-Ami. Après avoir étudié les différentes facettes des personnages de Maupassant, nous avons créé des profils Facebook pour chacun d’entre eux". Un moyen, dit-elle, d’"approfondir l’étude des liens" entre les personnages et de "démontrer que le héros mobilise tout un réseau social - au sens du XIXe siècle - pour réussir".

Facebook a, selon Françoise Cahen, plusieurs vertus pédagogiques. En premier lieu, celle de faire disparaître la "muraille imaginaire" des lycéens entre leur vie et la littérature. "Mes élèves se sont montrés très stimulés par ce travail. Quand je leur ai annoncé ce projet, ils n’en revenaient pas ! Il faut s’emparer de leur enthousiasme dès qu’il est là." A une époque où Facebook est utilisé quotidiennement par les jeunes, le rôle des enseignants est aussi, pour Mme Cahen, d’apprendre à sécuriser ses données personnelles, alors qu’"une bonne partie - plus la moitié peut-être - des élèves ne savent pas paramétrer un compte !"

Bloguer en collège et lycée: le phénomène commence à se propager. Mais bloguer en primaire ? Monique Ducroux s’y est essayée, avec succès... dès la maternelle. Sur l’écran de l’ordinateur qui l’a suivie jusqu’à Orléans, l’enseignante de petite section à l’école Armand-Chouffet de Villefranche-sur-Saône (Rhône) a écrit: "En direct du forum, je pense à vous."


 

C’est qu’elle entretient un lien très fort, bien que virtuel, avec sa classe. "Je me suis rendue compte que le cahier de vie ‘ancienne manière’, en papier, circulait peu à la maison, et pour moi, c’était coûteux en photocopies et tirages photos", raconte-t-elle. Après une formation aux outils numériques, cette professeure des écoles, trente ans de métier, a créé ce qu’elle décrit avec modestie comme un "cahier de vie numérique" où elle "poste", chaque jour à midi, le récit de la matinée - "un compte-rendu quotidien de nos activités… et toutes les aventures de Tchouan, notre mascotte, un panda qui fait le tour du monde." Un peu à la manière du nain de jardin d’Amélie Poulain, Tchouan a embarqué à bord d’un avion. "J’ai la chance d’avoir une amie hôtesse de l’air…", confie Monique Ducroux.

Le récit qu’elle met quotidiennement en ligne soude les familles dans leur rapport à l’école, explique-t-elle. "A l’heure où ces enfants de 2-3 ans apprennent à devenir des élèves, et leurs parents, des parents d’élèves, le blog leur donne l’occasion de redécouvrir ce qu’ils font en classe, de réinvestir le vocabulaire." La limite ? L’équipement informatique, qui fait défaut à certaines familles. "J’ai le sentiment de travailler sous le regard des parents, ce qui m’oblige sans doute à plus de cohérence. Quand je vois l’impact sur les familles, dont certaines se sont mises à leur tour à bloguer, ou sur les collègues qui ont emboîté le pas, je crois qu’il n’y a vraiment rien à regretter !" Monique Ducroux a enseigné à tous les niveaux du primaire, avant de terminer sa carrière en petite section. "C’est en maternelle que tout se joue, c’est là où les inégalités socio-économiques commencent à peser sur les parcours scolaires. Tous les investissements, toute l’énergie, méritent d’y être déployés", conclut-elle.

 

Emily Bouillon,Héloïse Beauvallet, Mathieu Asseman

 

Au collège Lucie Aubrac de Tourcoing (Nord), certains élèves sont déjà présidents, trésoriers ou secrétaires d’association… Dans cet établissement classé "Eclair" (écoles, collèges, lycées, pour l’ambition, l’innovation et la réussite) – un dispositif d’éducation prioritaire – quatre "Juniors asso" ont vu le jour depuis la rentrée 2011.

Tout est parti d’une réflexion en salle des professeurs : comment instaurer une relation de confiance avec les élèves ? La solution, ce sont les élèves eux-mêmes qui l’ont trouvée. "Un élève nous a dit un jour qu’il aimerait bien cuisiner pour les Restos du cœur", raconte Héloïse Beauvallet, conseillère principale d’éducation. C’est ainsi qu’est née l’association "Cuistots du cœur". D’autres élèves se sont rassemblés pour venir en aide au frère d’une élève atteint d’une maladie orpheline. Ils ont créé "Soso’junior", pour récolter des fonds destinés à financer ses soins. D’autres encore ont fondé "Animo’ciation" - une association de soins aux animaux -, et "L’âge n’a pas d’âge", qui organise des animations dans les maisons de retraite. "Ce sont eux qui portent les projets, qui les défendent devant le principal, remplissent les dossiers d’habilitation, désignent leur président…, poursuit Héloïse Beauvallet. On pensait que tout cela serait trop lourd pour eux. On était à côté de la plaque ! Ils nous ont prouvé qu’ils pouvaient s’investir, et du coup, on leur a renvoyé une image très positive d’eux-mêmes."

Au collège Lucie Aubrac, la vie associative des élèves contribue à un climat scolaire serein. Les effets positifs de ces "Juniors asso" n’étaient pourtant pas évidents, selon Mathieu Asseman, documentaliste : "Au début, on avait peur de casser la relation d’autorité traditionnelle entre le maître et l’élève puisque, dans le cadre de ces associations, les professeurs sont des partenaires, sur un pied d’égalité avec les élèves. En fait, pas du tout: les élèves savent faire la part des choses, et on a pu constater que dans un cadre scolaire classique, notre autorité est renforcée."

Il existe plus de 800 "junior associations" en France, initiées par des jeunes âgés de 12 à 18 ans. Elles sont habilitées par le "Réseau national des junior associations" et accompagnées par des animateurs, des parents, des éducateurs… plus rarement par des enseignants dans le cadre scolaire.

Evaluer par compétences ? Beaucoup de professeurs confient volontiers "sécher" sur ce qui est, pourtant, devenu un impératif. En instituant le socle commun de connaissances et de compétences, la loi d’orientation pour l’école de 2005 a bouleversé les pratiques d’évaluation, laissant nombre d’enseignants perplexes… Mais pas dans l’établissement que dirige Didier Schmidt, principal du collège de Barr (Bas-Rhin).

Dans le cadre d’une expérimentation "article 34", c’est toute l’équipe de cet établissement rural qui espère bien faire ses adieux à la note, pour construire "le collège du socle". Elle a d’ores et déjà mis en place une évaluation uniquement par compétences en 6e – "dans une seule classe cette année", précise M. Schmidt -, mais l’expérimentation devrait être étendue l’an prochain à toutes les classes de 6e et à une 5e, avec le plein accord des familles et du recteur de l’académie de Strasbourg.
"Le projet a germé au printemps 2011, lorsqu’on discutait avec les enseignants des changements affectant le brevet des collèges - puisqu’il faut désormais, outre les épreuves terminales, valider les compétences du socle. Une collègue m’a demandé : Si les notes ne servent plus à rien, pourquoi ne pas les abandonner? J’ai répondu : Chiche !"

L’objectif : faire que les élèves et leurs parents s’approprient les compétences du socle, en mettant les collégiens en position de réussite. "Et cela semble fonctionner à tous les maillons de la chaîne, soutient Didier Schmidt. Lorsqu’on organise des réunions dans les écoles primaires environnantes, on n’observe pas – ou presque pas - de réticence du côté des parents. En classe, les élèves qui semblaient en difficulté s’épanouissent depuis qu’ils ne sont plus accablés par la note. Et du côté des professeurs, des projets interdisciplinaires ambitieux ont vu le jour…", explique M. Schmidt. Progressivement, les bulletins trimestriels se sont défaits de la colonne de notes, pour ne conserver que celle des "remarques". Les élèves tiennent, eux, leur propre bulletin, à l’aide de "smileys". La "classe sans note" semble bel et bien être née.

 

Pascal Bihouée

 

Dans la classe de Pascal Bihouée, c’est un peu le monde à l’envers… Les cours se prennent à la maison, et les révisions se font en classe. C’est ce que ce professeur de physique-chimie au collège Sainte-Marie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) appelle la "pédagogie inversée".

Car ce que Pascal Bihouée veut éviter par-dessus tout, c’est le "cours magistral" : l’exposé traditionnel du professeur avec, face à lui, "des élèves rangés en rang d’oignons", souvent endormis, en tout cas passifs… M. Bihouée est convaincu d’une chose : il n’y a qu’en faisant travailler les élèves que l’on obtient des résultats.

Concrètement, son projet prend la forme d’un "bureau virtuel" qu’il appelle "Biweb" (Bureau innovant sur le web). En quelques clics, l’interface propose tous les outils indispensables au collégien du XXIe siècle : vidéos, podcasts, publications numériques, agenda, compte twitter pédagogique, tableau de bord personnel des compétences... C’est donc via le "Biweb" que les élèves prennent leur leçon. "En classe, on en reparle, on revient sur les points qu’ils n’ont pas compris, on fait des exercices…", explique l’enseignant.

Pascal Bihouée n’en est pas à sa première innovation. Voilà cinq ans qu’il invente des outils numériques destinés notamment à faciliter l’évaluation des élèves par compétences – car M. Bihouée est de ceux qui aimeraient bien bannir les notes : "Aux conseils de classe, on regarde des moyennes, des moyennes de moyennes… tout cela n’a aucun sens !" Son outil d’évaluation par compétences a été présenté au Forum des enseignants innovants à Dax, en 2010.

Mattea Battaglia et Aurélie Collas


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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 12:28


8 présents : Et oui la multiplicité des collectifs donc des réunions épuise le nombre

des participants.Il faut y réfléchir !!!!!!!



A l'ordre du jour plusieurs points étaient à débattre mais vu la tournure de la discussion nous n'en avons abordé que trois.


– Rédaction de la lettre destinée aux candidats pour les législatives,à propos du TSCG  (traité  de stabilité et de coordination de la gouvernance) .


– La remunicipalisation de l'eau.


– La brocante

 

 

TSCG et lettre aux candidats.

La ratification du traité de stabilité et de coordination de la gouvernance devant intervenir après les législatives il nous a semblé opportun de solliciter les candidats sur leur position par rapport à ce sujet.
En effet ce TSCG qui s'avère être un traité contre les peuples via la règle d'or est un véritable manifeste pour l'austérité. Sa ratification serait origine de dommages sociaux considérables. Les mesures annoncées vont créer un cercle destructeur qui, au lieu de freiner l'endettement vont l'accélérer.


En conséquence nous demandons une réponse claire sur :


– l'annulation de la dette
– leur avis sur un référenfum concernant le TSCG.


Nous attendons les réponses (si réponses il y a) .
Nous vous tiendrons au courant de l'évolution du dossier.



La remunicipalisation de l'eau.
Le débat s'est enflammé pour déterminer si nous devions agir au niveau local ou au niveau nationnal. De l'avis de la majorité il a été décidé d'agir au niveau local.


Notre démarche sera la suivante :
Interpeller les conseillers municipaux,notamment Monsieur Bastide qui nous expliquera la marche à suivre pour mettre à l'ordre du jour d'un prochain conseil municipal la remunicipalisation de l'eau.
Cela est d'autant plus important que le contrat doit être renégocier rapidement avec la SAUR.


 

La brocante du 10 juin.
La brocante aura lieu à la place ST Charles. En raison de l'assemblée de 19 heures nous devons charger les véhicules avant cette réunion .
Nons déciderons mercredi soir à 19 heures l'organisation de cette journée.


Bonne lecture !!


A la prochaine !


ON NE LACHE RIEN !

 

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