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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:23

Slovar sur Marianne2

TVA sociale : Sarkozy ne lâche pas le morceau

Rédigé par J-C Slovar - Blogueur associé le Jeudi 17 Novembre 2011

Depuis l'annonce de la création du Haut-Conseil au financement de la protection sociale, il ne fait plus aucun doute que la mise en place d'une TVA sociale fera partie du programme du Président pas encore candidat. Si elle réjouit le patronat, elle va surtout faire les poches des salariés !

 

TVA sociale : Rêve de patrons et cauchemar de salariés ?

Depuis l'annonce de la création du Haut-Conseil au financement de la protection sociale, il ne fait plus aucun doute que la mise en place d'une TVA sociale fera partie du programme du Président pas encore candidat. Si elle réjouit le patronat, elle va surtout faire les poches des salariés !



TVA sociale : Rêve de patrons et cauchemar de salariés ?

 

Hier aura été un grand jour pour le Medef, l'Afep et la CGPME. En effet, Nicolas Sarkozy leur a transmis le message qu'ils attendaient depuis des décennies, en proposant, d'installer un Haut-Conseil au financement de la protection sociale dont la vocation sera de ... préconiser la mise en place d'une TVA sociale.

Cette décision fait suite aux arguties des organisations d'employeurs : Une hausse de la TVA renchérirait le prix des produits importés et diminuerait le volume des importations. En parallèle, une baisse des cotisations rendrait les productions nationales plus compétitives et permettrait de créer, pourquoi pas, 30 à 50 000 emplois, voir plus !

A condition toutefois qu'il existe une offre de substitution française aux produits importés. Ce qui n'est plus le cas pour nombre de produits désormais fabriqués ailleurs (Textile, électronique, jouets, ...)

Cette solution n'aurait donc de sens que si la France avait fait le choix comme l'Allemagne de l'exportation au détriment de la consommation intérieure. Or, c'est essentiellement la consommation des ménages qui maintient la croissance de notre pays depuis de nombreuses années. Donc prudence extrême !

Néanmoins, comment le Medef conçoit-il cette TVA sociale ?

Le Medef vient de présenter trois scénarios de transfert de certaines cotisations sociales vers l'impôt. Ses propositions vont de 30 milliards en hypothèse basse à 70 milliards dans la plus haute.

En ce qui concerne les consommateurs, dans l'hypothèse de 30 milliards, le Medef propose une baisse de 3,5% des cotisations employeurs, ce qui aurait pour effet de faire passer les taux de 5,5 à 7% et celui de 19,6 à 22% (voir ci-dessous)

 

TVA sociale : Rêve de patrons et cauchemar de salariés ?

 

Pour les salariés le Medef propose une baisse de 1,5% des cotisations compensée par une hausse de la CSG de 0,75%

Dans l'hypothèse à 70 milliards qui aurait selon le Medef comme avantage « d'égaliser le poids des cotisations en la France et l'Allemagne »

Le Medef propose une baisse des cotisations des employeurs de 7,5% ce qui ferait passer la TVA de 5,5% à 10% et celui de 19,6 à 25% (voir ci-dessous )

 

TVA sociale : Rêve de patrons et cauchemar de salariés ?

 

Les salariés de leur côté, verraient leurs cotisations baisser de 4,5% compensées par une augmentation de la CSG de 2%

Et le Medef de mettre en valeur le gain de pouvoir d'achat qui, selon Les Echos pourrait représenter : « environ 15 euros net pour 2.000 euros de salaire brut ». Oubliant au passage d'expliquer que l'augmentation de la TVA et de la CSG, pénaliserait lourdement les salariés.

Car comme l'expliquait Jean-Christophe Le Duigou économiste et syndicaliste dans l'Humanité Dimance du 3 novembre : « Le salarié paierait deux fois, d'abord au travers de la TVA, ensuite par le biais de la CSG. Il risque par contre d'attendre longtemps la hausse du salaire promise ! »

Mais que feraient les entreprises de ces baisses de cotisation. Embaucheraient-elles, en profiteraient-elles pour augmenter les salaires ?

Et bien pas vraiment, puisque nous expliquent Les Echos, selon le Medef : « (...) l'entreprise pourra profiter des baisses de cotisations pour baisser son prix hors taxes, investir, augmenter les salaires... ou conserver sa marge. Pas question, a d'ailleurs prévenu le patronat, de négocier des engagements. « Il faut laisser la liberté d'utiliser les marges de manoeuvre » estime Laurence Parisot

Si on ajoutait à celà la suppression des 35H00 réclamée par l'AFEP, ( exit les heures supplémentaires à partir de la 36 eme heure), vous obtenez le pire scénario pour les salariés français : Travailler plus, gagner moins.

Mais, direz-vous, dans ce cas, pourquoi ne pas en profiter pour supprimer une partie des allègement de cotisations dont bénéficient les entreprises ?

Et bien non, puisque l'AFEP : « (...) ne veut pas entendre parler d'une remise en cause des allègements de charges sur les bas salaires comme contrepartie à l'augmentation du temps de travail : cela risquerait de nuire aux emplois peu qualifiés dans les services (...) »

« Reste à savoir si ces mesures politiquement très sensibles pourront être assumées par un candidat, Quel parti, en effet, prendra le risque d'être accusé de faire un copier-coller des idées du patronat ? » écrit Le Point qui aurait bien fait de prendre connaissance des propositions de l'UMP, publiées par Slovar en juin 2011, qui ressemblent à s'y méprendre à celles du patronat français !

Source graphiques : Medef 

Crédit photo
FlickR CC - Medef 

 

Mercredi 16 Novembre 2011
J-C Slovar
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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:16
Marianne - Laviedesidees.fr - Vent des blogs | Jeudi 17 Novembre 2011 à 12:01

Quelles sommes sont cachées dans les paradis fiscaux ? Par qui ? Et comment ? La vie des idées a interrogé Gabriel Zucman de l'Ecole d'Economie de Paris, qui, à l’aide d’une méthodologie originale et de données jusqu’alors sous-exploitées, apporte une lumière nouvelle et crue sur ces questions...



La Vie des Idées : Vous avez effectué un important travail sur ce que vous appelez la « richesse manquante des nations », c’est-à-dire le patrimoine des ménages qui n’apparait pas dans les statistiques nationales et mondiales, parce que caché dans les paradis fiscaux. Est-ce que vous pourriez d’abord nous donner quelques ordres de grandeur : quel serait le montant de cette richesse ? Sa structure ? Quels en sont les principaux détenteurs ? Quels sont les principaux paradis fiscaux ?

Gabriel Zucman : L’étude que j’ai réalisée suggère qu’environ 8 % du patrimoine financier des ménages est détenu dans des paradis fiscaux à l’échelle mondiale. Fin 2008, le patrimoine financier des ménages – c’est-à-dire les dépôts bancaires, les portefeuilles d’action, les placements dans des fonds d’investissement et les contrats d’assurance-vie détenus par les ménages du monde entier – s’élevait à 75 000 milliards de dollars. Les ménages détenaient donc environ 6 000 milliards de dollars dans les paradis fiscaux.

On imagine souvent qu’avoir un compte en Suisse, c’est avoir de l’argent dormant, dans un coffre-fort ou sur un compte courant. En réalité, les ménages fortunés ne vont pas en Suisse pour mettre des millions sur des comptes rapportant 1 % l’an. Depuis leurs comptes suisses, ils font des investissements relativement sophistiqués. La grande majorité des fortunes offshore sont investies dans des titres financiers : actions, parts de fonds d’investissement, obligations. Parmi ces titres financiers, les parts de fonds d’investissement jouent un rôle prépondérant. Cela n’a rien d’étonnant : investir dans un fonds, qui lui-même investit ensuite dans des obligations américaines, des actions brésiliennes, etc., rapporte bien plus qu’accumuler des liquidités sur un compte courant.

Il est bien plus dur de savoir à qui appartiennent les fortunes dans les paradis fiscaux que de connaître le montant total des fortunes offshore et leur composition. En fait, on ne dispose de bonnes données que pour la Suisse. Les banques suisses gèrent environ un tiers des fortunes offshore, donc environ 2 000 milliards de dollars fin 2008. Cela fait de la Suisse le plus important paradis fiscal pour la gestion de fortune transfrontalière.

Sur ces 2 000 milliards, plus de 60 % appartiennent à des Européens, notamment à des Italiens, des Allemands, des Français, des Espagnols, des Portugais et des Grecs. En deuxième position viennent les pays du Golfe – les riches familles du Golfe ont été depuis les années 1970 des clients importants des banques suisses et londoniennes, ce qui n’est guère étonnant au regard du faible développement du système financier des pays du Golfe.

Contrairement à une vision largement répandue, les fortunes des dictateurs africains ou des oligarques russes ne constituent qu’une petite fraction des fortunes gérées par les banques suisses...

 

Visite guidée au coeur des paradis fiscaux
Lire la suite de cet article sur le site de La vie des idées.
*Pour suivre ce lien, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier et cliquer sur "la vie des idées" ci-dessus
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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:13
Fin de la récré 16/11/2011 à 11h22

Marie Kostrz - Rue89

 

Trois ans après la création de Base élèves, des enseignants du primaire refusent toujours de remplir le fichier numérique.


Dans une classe de l'école La Providence à Vincennes, Paris (Charles Platiau/Reuters)

Le 14 novembre, le Collectif national de résistance au fichier Base élèves (CNRBE) a publié un appel. Directeurs et enseignants y réaffirment leur refus de ficher les élèves et encouragent leurs collègues à dénoncer Base élèves. Pour le moment, seuls 68 directeurs et 82 enseignants ont signé le document.

Jérôme Thorel, de l'ONG Privacy International, qui lutte contre la violation de la vie privée par les gouvernements, affirme que les enseignants qui boudent le fichier sont sans nul doute plus nombreux. Aucun outil ne permet néanmoins de connaître précisément le nombre de désobéisseurs. Il consent :

« Beaucoup ont baissé les bras. Si le directeur arrive dans une école où les élèves ont déjà été fichés, il considère parfois que ça ne le regarde plus. »

En 2008, le gouvernement a supprimé de Base élèves certains champs de renseignement jugés dangereux par les instits, entre autres la nationalité, le lieu de naissance et la langue parlée à la maison. La plupart des directeurs sont alors entrés dans le rang.

1

Des sanctions plus sévères

Blâme, retenue sur salaire, mutation et serrure changée...

 

Ceux qui ont été encouragés par la condamnation de l'ONU et l'avis rendu par le Conseil d'Etat continuent à résister. Cet acte de rébellion a un prix. Les sanctions, appliquées depuis 2009, sont désormais plus sévères. Sur le terrain, tous ont observé un durcissement du ton ministériel à la rentrée scolaire 2011. Blâmés, financièrement sanctionnés, ils sont aussi mutés.

Philippe Wain, responsable d'une classe unique de Bauzy dans le Loir-et-Cher, s'est toujours opposé à Base élèves. Il a été « déplacé ». Après de multiples avertissements oraux et écrits, ainsi que des retenues financières, l'instituteur a reçu en avril un appel informel du secrétariat de l'inspectrice d'académie. On lui a alors déclaré qu'il serait souhaitable pour lui de changer d'école. L'enseignant a finalement appris sa mutation le 20 juin, par hasard :

« J'ai consulté la liste des postes vacants dans le département et j'ai eu la surprise d'y trouver celui que j'occupais depuis cinq ans ! »

Le ministère de l'Education nationale ne rate pas une occasion de contourner le refus des enseignants. En octobre, Annelyse Benoit, directrice de l'école Montbrun-Bocage en Haute-Garonne, est partie en congé formation. Une aubaine pour l'inspection académique, qui a convoqué incognito son remplaçant et fiché la totalité des élèves de l'école.

La palme revient cependant à l'inspection des Hauts-de-Seine : en 2009, elle avait fait changer la serrure de la porte de l'école Paul-Bert de Malakoff afin que Fabienne Thomas, désobéisseuse de la première heure, ne puisse plus venir enseigner.

Contacté par Rue89, le ministère de l'Education nationale a décidé de ne pas s'expliquer sur ces méthodes. Au service presse, on dit :

« Il arrive qu'il y ait une volonté du ministère de ne pas répondre à certaines questions. Ce n'est peut-être pas le moment de les poser. »

2

Une pression différente selon les académies

Là où l'opposition est forte...

 

Annelyse Benoit précise cependant que la situation est très différente d'une académie à l'autre :

« Ça dépend aussi de la personnalité des inspecteurs. Il y a des départements où ils font clairement du zèle, comme en Haute-Garonne, en Isère et dans l'Hérault. »

D'autres départements sont au contraire encore peu dans le collimateur du ministère. Véronique Decker, directrice à Bobigny, estime ne pas rencontrer de problèmes majeurs :

« En Seine-Saint-Denis, nous sommes encore plusieurs centaines de directeurs à s'opposer à Base élèves. Le rapport de force change et on nous laisse tranquille. »

Philippe Wain était le dernier chargé de classe de Loir-et-Cher à refuser l'usage du fichier. Il pense lui aussi qu'on l'a évincé afin de « finir ce qui avait été commencé » dans le département.

Plus au Sud, Joseph Ulla est l'un des deux directeurs aveyronnais à ne pas lâcher prise. Pour le moment, les sanctions se limitent à des retenues sur salaire :

« Ici, la population est très influencée par les luttes du Larzac. A chaque sanctions, enseignants comme parents d'élèves se mobilisent. L'administration a moins de marge de manœuvre. »

3

La mobilisation des parents, déterminante

Deux mille courriers, six plaintes en mai

 

Les parents sont souvent les oubliés de la lutte contre Base élèves. Pourtant, ils sont plusieurs milliers à s'y opposer. Avocate, Sophie Mazas défend certains d'entre eux. Elle affirme que leur mobilisation peut faire la différence.

En juillet 2010, le Conseil d'Etat a en effet rendu un avis qui rétablit la possibilité pour les parents de refuser l'entrée dans Base élèves d'informations concernant leur progéniture. La juridiction a déclaré qu'ils pouvaient faire valoir un « motif légitime » dans ce but. Une expression restée indéfinie.

Depuis, environ 2 000 parents ont écrit au ministère pour faire valoir leur veto au fichage de leur enfant. Tous ont été rejeté. Sophie Mazas poursuit :

« En portant plainte pour différentes raisons, les tribunaux administratifs seront obligés de définir ces motifs. Si on obtient un large pannel de jurisprudences, on pourra réussir à faire supprimer le fichier. »

Six parents ont déposé une plainte en mai 2011 devant différents tribunaux. Cinq de plus devraient les rejoindre d'ici à décembre. Une mère d'élève, domiciliée dans l'Aveyron et très impliquée dans la lutte, explique que la mobilisation est tout de même difficile à mettre sur pieds :

« Beaucoup de parents avaient adressé des courriers, mais il y a moins de monde qui suit lorsqu'il s'agit de porter plainte. Ça a un coût et c'est sûr que c'est un frein. »

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:07

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Edito 16/11/2011 à 13h24

Pierre Haski - --- Rue89

 

Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, Paris, le 8 novembre 2011 (Philippe Wojazer/Reuters)

Ça m'ennuie beaucoup d'être d'accord avec Lionnel Luca, le député UMP niçois tendance Droite populaire... Mais le refus des députés, lundi, de suivre sa proposition de loi en faveur d'une baisse de 10% des indemnités des élus de la République est, à mon sens, une faute politique.

Lionnel Luca, suivi par trente autres députés allant du non-inscrit de droite Nicolas Dupont-Aignan à l'élu Europe Ecologie - Les Verts François de Rugy, a déposé un amendement rejeté après un débat décrit par l'AFP comme « bref et dépassionné ».

Les opposants à cette mesure parlent de « démagogie », de « gadget », de « populisme », et font valoir que l'économie réalisée, environ cinq millions d'euros par an, représenterait une goutte d'eau dans le déficit public français qui s'élève cette année à 98,5 milliards d'euros (3 123 euros par seconde, selon le compteur de la dette...).

Certains élus ont même fait valoir qu'ils travaillent beaucoup et méritent bien leurs indemnités (5 200 euros par mois), contrairement à certaines idées reçues, alimentées par l'absentéisme parlementaire et l'hémicycle vide pour certaines séances.

Effort européen

Toutes ces critiques sont sans doute valables, sauf qu'elles ignorent la dimension d'exemplarité de la mesure, et qu'en période de crise, surtout lorsque des sacrifices sont imposés à chacun, les symboles ont un sens.

Il est intéressant que l'initiative ait été prise par un des chefs de file de la Droite populaire, qui laboure sur les mêmes terres que le Front national. Ce dernier trouvera dans ce refus des élus de s'appliquer à eux-mêmes un sacrifice au moment où ils votent chaque semaine de nouvelles mesures de rigueur un argument de poids pour son « tous pourris ».


Capture d'écran du site de Lionnel Luca (DR)

Lionnel Luca faisait valoir, sur son site, que sa mesure constituait « une occasion à ne pas gâcher pour réconcilier les Français avec leurs élus ».

Ce ratage est à rapprocher de la décision démagogique du dernier plan Fillon de « geler » les salaires des ministres et du président de la République. A six mois de la fin de la législature, c'est un geste vide de sens, à comparer avec la décision de nombreux gouvernements européens depuis un an de baisse de 5 à 15% les salaires des ministres et des hauts fonctionnaires. Partout, sauf en France.

Lionnel Luca avait sans doute de bonnes arrières-pensées politiques en prenant son initiative. Mais les députés, de droite comme de gauche qui ont rejeté son amendement, ont fait preuve d'une bonne absence de sens politique dans leur attitude.

Ils risquent de le regretter lorsqu'ils rentreront dans leur circonscription ce week-end, et se frotteront aux réactions de leurs électeurs sur les marchés...

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:04
Rue89 - Le Yéti
voyageur à domicile
Publié le 17/11/2011 à 09h08

 

Le 11/11/11, Jaune (alias Jean Thévenin), le fils de ma copine Claire, a rencontré 99 occupant(e)s du parc Zuccotti à New York USA. Caméra au poing, il a demandé à chacun d'eux d'exprimer en un mot le sens du mouvement « Occupy Wall Street » auquel ils/elles participaient.

 

 

 

« Imagination Logos Intelligence Pouvoir Révolution Humanisation Changement Amour Électrique Devoir Égalité Conscience Nécessaire Participation Sensibilisation Personnel Équité Possibilités Paix Diversité Révolution Sans précédent Rassemblement Force Ouverture Égalité Occupation Débordement Corruption Construction Merveilleux Insurrection morale Espoir Élan Passion Logique Irrévérence Compréhension Illumination Déterminé Paix Spirituel Réaliste Inspirant Frères de sang Intéressant Magnifique Exaltés Radicalisme Compromis Nous Responsabilisation Solidarité Révélation Substitution Justice Occupation Soin Paix Outrage Évolution Inspirant Équité Horizontal Sacrifice Égalité Gaîté Organisation Autonomisation Voix Liberté Justice Partage Évolution Motivant Rage Solidarité Humain Compassion Grand Démocratie Amour Reconstruction Changement de paradigme Bonheur Égalité Amour Humain Prospérité Équité Solidarité Responsabilité Voix Révolution Vital Progression Solidarité Unité 99% »

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:01

 

« J'suis bidon » 16/11/2011 à 16h51
Nolwenn Le Blevennec
Rue89
 
Infosignalée par
un internaute

Fin octobre, Cora a fait une erreur. Une caissière de l'hypermarché de Mondelange (Moselle), également élue CGT, est menacée de licenciement après avoir ramassé un ticket de caisse au dos duquel figurait une offre promotionnelle McDonald's. Finalement, après une forte mobilisation sur les réseaux sociaux, la procédure est abandonnée : la caissière a été « sauvée par le Web ».

Autre bourde, mais cette fois-ci, ce n'est peut-être pas directement de la faute des hypermarchés. Le 5 septembre, un reportage concernant les hypermarchés Cora passe sur la jeune chaîne régionale Air. Bidonné, le sujet commence par un témoignage faussé.

Le film concerne le nouveau concept « drive » du groupe – les clients font leurs courses sur Internet et viennent ensuite les récupérer en voiture. Il est diffusé dans une rubrique, le « Rendez-vous des entreprises », présenté chaque lundi par Fabrice Genter, vice-président de la chambre du commerce et de l'industrie, qui a pour objectif de faire connaître « les entreprises qui marchent en Moselle ».

Une cliente... aussi assistante de direction

Stéphanie, qui est présentée dans le reportage comme une cliente conquise et régulière du « drive » de Cora, est en réalité (aussi) une assistante de direction de l'hypermarché Cora de Moulins-les-Metz.

Au début du reportage, elle dit, élogieuse, à propos de l'utilisation du service :

« Ça me permet de gagner du temps. Je prépare des listes de courses, j'envoie ça, le matin quand je suis au travail, directement sur le site et puis ça me permet de récupérer mes courses le soir en sortant du travail [...].

Ça me permet de gagner du temps pour m'occuper de mes enfants. »

 

 

« Bienvenue chez vous », AIR TV, 5 septembre 2011

Stéphanie, interviewée à partir de 13 minutes

Joint par Rue89, Stéphanie refuse de répondre à nos questions : « Je ne veux pas. » Au siège, à Paris, on nous explique sereinement :

« Ce film, tourné par Air, a été réalisé pour un usage interne de Cora. Il a un usage interne pour nous et ne devait pas être diffusé.

Par ailleurs, il n'y a rien de bidonné. Les salariés de Cora en sont aussi des clients assidus. Stéphanie en est une. Elle explique dans le reportage de façon personnelle les avantages qu'elle y trouve. Elle a participé en tant que cliente. Il n'y a pas de polémique à chercher ici. »

Le rédacteur en chef : « Je rentre du Cap-Vert »

Mais pourquoi la chaîne Air diffuserait-elle des films « corporate » dans une émission « consacrée à l'actualité de la Lorraine » ? Jean-Luc Bertrand, ex-présentateur vedette de la chaîne RTL9, qui est le rédacteur en chef de l'émission et directeur des programmes nous répond, mal à l'aise :

« Je rentre d'un reportage au Cap-Vert. Je vais revoir tout ça et je vous rappelle tout de suite. Vous vous appelez comment déjà ? »

Il n'a jamais rappelé. Lancée en février 2011, la chaîne généraliste Air TV est diffusée sur le canal 21 de la TNT et concerne le Grand duché du Luxembourg et la région Lorraine. « Air, l'autre télé », dit le slogan. Oui, mais laquelle ?

La chaîne dépend de Mira Services, boîte de production et de conseil. Les films corporate de Mira passent peut-être, de temps en temps, sur Air, se dit-on. Avec une double fonction : remplir les cases éditoriales et faire de la publicité aux clients-annonceurs.

« Une petite erreur déontologique si vous souhaitez »

Alexandre Mensuelle, directeur de Mira Services, nous a dit qu'il allait regarder le film et nous rappeler dès qu'il le pourrait, tout en précisant que « Bienvenue chez vous » n'est pas une « émission d'actualités », « mais un magazine », comme si ce dernier genre journalistique exonérait de toute rigueur.

Puis, il nous a rappelé pour nous dire qu'il n'avait jamais tourné de films d'entreprise – à usage interne – pour Cora (ils ont seulement fait une publicité pour eux, « qui n'a rien à voir avec le drive »).

Ceci était donc bien un reportage, nous dit-il. Et sur le bidonnage, il explique :

« La dame est une cliente réelle de Cora et aussi une collaboratrice, c'est vrai. Mais l'objectif du sujet était d'illustrer un outil, c'était un sujet d'illustration d'un mode de consommation, pas d'information. Il y a peut être eu une petite erreur déontologique si vous le souhaitez. »

Méfiance, les hypermarchés sont remplis de petites erreurs déontologiques. En septembre 2009, Luc Chatel avait croisé des mères de famille exaltées par les prix de la rentrée et qui étaient aussi des sympathisantes UMP.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 13:57

 

16/11/2011 à 19h00

 

Une choucroute (Wfbakker/Flickr/CC)

 

On n'est jamais mieux servi que par son député, et à ce jeu anti-jacobin, les Alsaciens sont vernis. L'instauration d'un quatrième jour de carence pour les arrêts maladie des salariés du privé ne concerne pas les heureux habitants des Bas et Haut-Rhin.

Le droit local d'assurance maladie de l'Alsace-Moselle ne prévoit en effet pas de délai pour les salariés avant de percevoir les indemnités de la Sécurité sociale. Est-ce pour cette raison que la majorité UMP a choisi Yves Bur pour porter ce dossier, censé économiser 440 millions d'euros par an ?

En toute innocence...

Le député était opposé au projet initial du gouvernement qui voulait baisser les indemnités de 6%, mesure qui aurait touché ses Alsaciens d'électeurs. Il fait partie de ceux qui ont fait plier Xavier Bertrand, le ministre des Affaires sociales, sur la question, et il est celui qui a eu la bonne idée de proposer le quatrième jour de carence.

Dans le JDD, il explique qu'il ne l'a pas fait exprès :

« Je n'ai pas pensé à cela en soutenant cette mesure. J'ai réalisé après coup, quand certains m'ont dit : “Bien joué”… »

Injoignable (en déplacement à l'étranger), le député alsacien bétonne ses arrières locaux. A la question « faut-il changer le droit local ? » il menace :

« Le droit local alsacien, personne n'y touche, c'est un sujet très sensible politiquement. Les Alsaciens sont particulièrement attachés au respect du droit du travail local. Il fait partie de l'identité de la région, [...] cela serait perçu comme un précédent qui inquiéterait les Alsaciens. »

L'Alsace, dernier bastion régional de l'UMP, organiserait-elle déjà la résistance ?

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 13:51
Rue89 - Trop bon filon ? 17/11/2011 à 13h17
Martin Untersinger
Journaliste et étudiant
 

Montage du symbole « j'aime » de Facebook

Sur les réseaux sociaux, le nombre de « followers » (utilisateurs abonnés à un compte) sur Twitter et de personnes abonnées à une page Facebook (bouton « j'aime ») sont devenus les baromètres de la popularité des internautes et des marques, l'un et l'autre se confondant parfois.

Une société française, Boostic, propose de vendre des « followers » et des « j'aime » (ou « likes » en anglais) aux particuliers et aux entreprises, à l'instar de trois sites similaires qui se sont implantés dans l'Hexagone depuis quelques semaines.

« Devenez le seigneur des réseaux »

Mais Boostic a passé la vitesse supérieure en investissant les panneaux publicitaires du métro parisien en fin de semaine dernière :

« Devenez le seigneur des réseaux […], l'ami des moteurs de recherche, mettez les projecteurs sur votre profil, gagnez dans votre stratégie de communication. »

Le système est simple : moyennant une bonne somme d'argent, l'entreprise s'engage à puiser dans sa « base de données de deux millions d'internautes français » et de cibler ceux qui ont « déjà montré de l'intérêt pour le profil, le produit ou la compagnie » et les solliciter à « aimer ou suivre le profil ou ou l'entreprise ». Le prix : 99 euros les 1 000 « j'aime » sur Facebook ou les 500 « followers » sur Twitter.

Plusieurs moyens sont possibles pour fournir ces fans :

  • la méthode revendiquée par Boostic, en s'appuyant sur une base de données d'utilisateurs  ;
  • des méthodes moins légales, comme du « clickjacking » : l'internaute clique, croyant regarder une vidéo sur Facebook, mais se retrouve à « liker » automatiquement une page ou un profil ;
  • la création de faux comptes.

Après plusieurs jours d'échanges d'e-mails et de coups de téléphone, impossible de joindre directement le dirigeant de Boostic, qui ne communique pas son numéro de téléphone.

Contacté, le site concurrent Acheter-Des-fans.com refuse de nous expliquer la méthode qu'il utilise pour fournir des fans à ses clients. « Secret industriel », explique-t-il.

Il nous explique avoir récemment émis un devis « de 15 000 euros, pour une grande entreprise française » portant sur « un million de fans Facebook ».

Une activité balbutiante

Aux Etats-Unis, l'« achat de fans » est florissant. « En pleine explosion », selon un des acteurs du marché français. En France, il est balbutiant et soulève de nombreuses questions. En se penchant un peu sur le site de Boostic, on note plusieurs anomalies :

  • ses conditions générales d'utilisation et sa charte de confidentialité (mentions juridiques obligatoires pour les sites Internet commerçants) sont un copié-collé de celles de... Google ;
  • le logo de l'entreprise est issu d'une célèbre banque d'images. Intrigant, pour une entreprise qui se dit « numéro un aux USA » ;
  • moins anecdotique : on ne trouve aucune trace de l'entreprise dans le registre français des sociétés ;
  • Boostic affirme que figurent dans ses clients des « stars américaines de la chanson » et des « multinationales ». Pourtant, nulle trace sur le Web de Boostic.net, son site américain ;
  • mieux : les informations du serveur nous apprennent que le site américain a été créé... le même jour que le site français, soit tout récemment : fin septembre de cette année.

Les publicités aperçues dans le métro sont « volées » . Une journaliste, qui prenait le métro parisien tôt le matin, a surpris plusieurs individus recouvrir des affiches publicitaires tout à fait classiques avec des publicités pour Boostic.

Contacté par Rue89, Mediatransports, la régie publicitaire de la RATP, confirme cette information :

« Boostic n'est pas référencé dans notre catalogue annonceur et actuellement il n'y a aucun contrat au nom de Boostic. »

Il a été impossible de joindre le dirigeant de Boostic France, malgré plusieurs jours d'échanges avec une collaboratrice de l'entreprise, qui ne pouvait pas répondre à nos questions.

Est-ce que ça marche ?

Sur Internet, tout s'achète, y compris les amis Facebook. Ce genre de business prolifère aux marges d'Internet depuis longtemps. Mais ils s'affichent de plus en plus en pleine lumière : aux Etats-Unis, de nombreuses entreprises proposent le même type de service, comme Fanbullet ou Socialkik.

Seul hic : les professionnels du secteur s'accordent à dire que cette technique n'est pas très efficace. Philippe Couzon, community manager et consultant, explique sur son blog :

« Sur Facebook, ce n'est plus le nombre de fans qui compte mais, de plus en plus, le nombre de personnes qui en parlent. Sur Twitter, on regarde aussi l'engagement, les retweets, les contacts, l'augmentation du trafic. Une communauté, ce n'est pas seulement des “fans” mais aussi des interactions. »

Le tenancier d'Acheter-Des-Fans.com fait le même constat :

« C'est de la poudre aux yeux. Mais un internaute qui hésite entre deux produits ou deux marques va choisir celui qui a le plus de “likes” sur Facebook. »

Ce jeudi matin, le site internet de Boostic n'était plus accessible et affichait un écran d'erreur. Ses équipes n'étaient pas joignables pour réagir.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 13:43

 

17/11/2011 à 14h44

Pierre Haski

--- Rue89

 

Immolation sur la place Tiananmen, le 21 octobre 2011, à Pékin, en Chine (Capture d'écran du Daily Telegraph)

Ça s'est passé au cœur de Pékin, mais il a fallu 26 jours pour que l'information sorte : un homme s'est immolé le 21 octobre sur la place Tiananmen, au centre de la capitale chinoise, devant le portrait du président Mao qui orne toujours la porte de la Paix céleste qui mène à la Cité interdite, lieu le plus symbolique du pays.

C'est un touriste britannique qui a pris la photo ci-dessus, finalement publiée cette semaine par le Daily Telegraph de Londres, forçant les autorités chinoises à publier un communiqué. Officiellement, donc, l'homme s'appelle « M. Wang », l'un des noms les plus courants en Chine, et a voulu protester contre un jugement civil le concernant, « rien de politique » affirme Pékin.

On n'en saura sans doute jamais plus sur cette immolation, la première depuis dix ans sur cette place qui a vu se dérouler les plus grands événements de l'histoire chinoise. Il y a dix ans, en effet, deux membres de la secte Falungong s'étaient donnés la mort par le feu pour protester contre la répression dont était victime leur mouvement. Depuis, la surveillance de la place a été renforcée.

L'incident d'octobre à Pékin s'ajoute à une liste, de plus en plus longue, d'immolations de protestation en Chine.

Le logement, source de révolte

La semaine dernière, une femme de 81 ans s'est donnée la mort par le feu dans la province du Henan, dans le centre de la Chine, pour protester contre la démolition prévue de sa maison, une cause importante de mécontentement dans le pays.

La femme est montée sur le toit de sa maison et s'est aspergée d'essence avant de mettre le feu. Une partie de sa famille a été arrêtée pour « perturbation à l'ordre public », selon le Nanfang Dushi Bao de Canton, un journal connu pour sa liberté de ton.

D'autres personnes dans le même cas se sont données la mort ces dernières années en Chine. En septembre, à Shanghaï, une autre femme âgée de 77 ans, médecin, avait eu recours à un autre mode de protestation : elle avait manifesté, nue et à genoux devant le siège du tribunal local.

 

 

Agenouillée nue devant un tribunal de Shanghai, Zhuang Jinghui, médecin de 77 ans, proteste contre la démolition de sa maison.

Au Tibet, la protestation par le feu

Mais c'est surtout au Tibet que la vague de protestations par le feu est la plus importante : pas moins de onze tentatives d'immolation conduisant à six décès depuis le début de l'année, pour la plupart des moines ou des nonnes bouddhistes protestant contre l'occupation chinoise.

La dernière en date remonte au 3 novembre, avec la mort d'une nonne âgée de 35 ans, dans la localité de Ganzi.

Radio Free Asia, un média financé par les Etats-Unis, vient de diffuser une vidéo reçue du Tibet, qui montre, avec des images terribles à déconseiller aux âmes sensibles, le corps en flamme d'un moine bouddhiste du monastère de Tawu Nyitso.

 

 

Immolation d'un Tibétain en août dernier. Attention ces images sont très dures et peuvent choquer.

Ces protestations par le feu sont embarrassantes pour le gouvernement de Pékin car elles sont bien souvent filmées ou photographiées, et les images circulent de manière virale sur le Web, malgré les filtrages et la censure.

Seule l'immolation de la place Tiananmen a mystérieusement échappé à ce « journalisme citoyen » au sens premier du terme, sans doute en raison du caractère particulièrement sensible du lieu depuis le massacre de juin 1989.

Social ou national, ce désespoir qui conduit à la mort vient contredire l'image d'« harmonie » que veut présenter le pouvoir chinois.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 13:39

LEMONDE.FR | 17.11.11 | 09h49   •  Mis à jour le 17.11.11 | 13h37

 
 

 

Faible en calories et avec un pouvoir sucrant supérieur au saccharose, l'aspartame est utilisé dans de nombreux produits alimentaires.

Faible en calories et avec un pouvoir sucrant supérieur au saccharose, l'aspartame est utilisé dans de nombreux produits alimentaires.D.R.

Des scientifiques, des pédiatres et des gynécologues ont adressé un courrier, jeudi 17 novembre, au ministre de la santé, Xavier Bertrand, lui demandant d'alerter les femmes enceintes du risque d'accoucher prématurément si elles consomment de l'aspartame, un édulcorant qu'on trouve notamment dans les boissons light.

"Les chiffres se passent de commentaires", précise Europe 1 qui publie la lettre sur son site Internet. Les scientifiques de Réseau environnement santé (RES) se basent sur une étude danoise, publiée il y a un an, qui "mettait en évidence un taux plus élevé de naissance prématurée tardive (soit entre les 32e e et 36e semaines d'aménorrhée), proportionnel à la consommation de boissons gazeuses avec édulcorants".

L'étude, conduite par le Danois Thorhallur Halldorsson, publiée en 2010 dans l'American Journal of Clinical Nutrition, était consacrée à l'impact des boissons light ou sans sucre – c'est-à-dire contenant un édulcorant – sur près de 60 000 Danoises enceintes. Il est apparu que la consommation d'au moins une boisson gazeuse contenant un édulcorant augmentait en moyenne de 38 % les risques de naissance avant terme. L'augmentation des risques est de 27 % si l'on n'en boit qu'une par jour, 35 % si l'on en boit 2 ou 3, 78 % quand c'est plus de 4. L'impact est moindre quand les boissons sont non gazeuses, l'augmentation du risque allant de 11 à 29 %.

"LE DOUTE DEVRAIT PROFITER AU CONSOMMATEUR"

Pour les scientifiques, il est temps d'avertir les femmes enceintes de ce risque. "Vous avez déclaré, à propos de l'affaire du Mediator, que le doute devait désormais profiter au malade. Dans le cas présent, il nous semble que le doute devrait profiter au consommateur", concluent-ils leur courrier à l'adresse de M. Bertrand.

L'aspartame, édulcorant le plus utilisé au monde (Canderel, Nutrasweet...), se retrouve dans plus de 6 000 produits, du chewing-gum aux boissons light, dont plus de 500 produits pharmaceutiques. Selon le RES, 200 millions de personnes en consommeraient "régulièrement". Chez les enfants et les femmes en âge de procréer, l'absorption quotidienne est estimée à 2,5 à 5 mg par kg de poids corporel. La dose journalière admissible établie par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) est de 40 mg/kg. L'EFSA a été invitée en mai 2011 par la Commission européenne à anticiper la réévaluation complète de la sécurité de l'aspartame (E 951) en 2012.

Le Monde.fr

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