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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:44

Le Monde - Point de vue | ATTAC | 15.11.11 | 15h58   •  Mis à jour le 15.11.11 | 16h12

par Thomas Coutrot, coprésident d'Attac

 
 

 

Thomas Coutrot, coprésident d'Attac.

Thomas Coutrot, coprésident d'Attac.Attac

Début 2010, la "troïka" (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) impose à la Grèce son premier plan d'austérité. Il apparaît alors qu'on a décidé de profiter de la crise financière pour porter des coups décisifs aux compromis sociaux concédés après la deuxième guerre mondiale. La parenthèse "keynésienne" – consistant à laisser filer temporairement les déficits publics pour éviter que l'effondrement de Lehman Brothers ne se transforme en cataclysme incontrôlable – est refermée, et l'offensive décrétée contre les dépenses publiques et les droits sociaux en Europe.

L'Espagne, le Portugal, l'Italie, la France, la Grande-Bretagne, et même l'Allemagne, suivent ensuite le même chemin : blocage des salaires et/ou réduction du nombre des fonctionnaires, réformes des retraites, de l'assurance-maladie, remise en cause des politiques et prestations sociales, privatisations… Des mesures – qui n'ont qu'un rapport très lointain avec les déficits et la dette – sont imposées avec la même urgence : les patrons grecs et espagnols pourront licencier plus facilement et se débarrasser des conventions collectives, le salaire minimum irlandais est réduit… Dans une incroyable lettre secrète, expédiée le 5 août, M. Trichet enjoint à M. Berlusconi de réformer le système de négociation collective, de réduire la protection des salariés contre les licenciements et de mener "une vaste réforme de l'administration publique afin d'améliorer l'efficacité administrative et la bienveillance à l'égard des entreprises"…

Personne ne pouvait ignorer qu'en présence d'un chômage massif approchant ou dépassant déjà 10 %, réduire partout les dépenses publiques en Europe allait nécessairement provoquer une récession et une crise sociale majeure. Les pays de l'Union ont tous comme principaux clients d'autres pays européens. Si chacun se serre la ceinture, aucun ne peut espérer compenser la chute de sa demande intérieure par une hausse de ses exportations. La récession est désormais une réalité, aggravée par la crise bancaire.

"UN IMPACT RÉCESSIF ÉVIDENT"

Peut-on croire que nos dirigeants n'ont pas vu l'évidence ? L'impact récessif de ces politiques était tellement prévisible que l'hypothèse d'une erreur d'appréciation ne tient pas. S'ils s'acharnent à mener des politiques qui provoquent récession et chômage, c'est pour préserver quelque chose de plus important à leurs yeux que la stabilité économique et le bien-être des populations. Il s'agit de sauver à tout prix l'édifice institutionnel de la zone euro. Celui-ci repose sur deux principes : les capitaux et les marchandises doivent circuler librement dans la zone euro et avec le reste du monde ; les Etats doivent financer leurs déficits en empruntant sur les marchés financiers, sous la férule des agences de notation. Ces deux règles garantissent que les gouvernements et les travailleurs européens demeureront soumis à la discipline exigée par l'industrie financière.

L'union monétaire a été construite sans budget commun, soumise aux marchés, ouverte à tous les vents de la spéculation, et avec interdiction expresse de toute solidarité entre Etats. Cette dernière clause a du être abandonnée par la force des choses, et il va falloir réformer les traités pour pérenniser le Fonds européen de stabilité financière. Mais nos dirigeants veulent conserver l'essentiel : grâce la libre circulation des capitaux et des marchandises, rien ne doit venir limiter la concurrence entre salariés européens, ni entre ceux-ci et les travailleurs des pays du Sud. La crise bancaire et financière qui s'aggrave désormais de façon irrémédiable, la récession et le chaos économique qui va s'ensuivre, pourraient permettre dans les années à venir de réduire d'environ un tiers la protection sociale et les salaires en Europe, comme les Grecs en font déjà l'expérience.

La restauration de la compétitivité de la vieille Europe face à la Chine et aux Etats-Unis se ferait ainsi au prix de convulsions sociales et politiques majeures en revenant sur les droits sociaux existants et en renonçant à toute Europe sociale ; mais il semble que les détenteurs du capital et leurs alliés dans les technocraties européennes jugent que le jeu en vaut la chandelle. Ils sont d'ailleurs prêts, comme en Grèce, à chercher des alliances très à droite pour le faire. Il y a véritablement de quoi s'indigner.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:42

Quand les résultats d'une action sont définies avant qu'elle n'ait commencée, quand les réunions sont organisées comme des messes, quand la parole est monopolisée par des "experts" qui disent s'appuyer sur la parole des agents de terrain sans que ceux-ci ne soient réellement consultés, c'est qu'on se moque des agents, non ?

Non, c'est simplement le résultat d'une politique de management qui sévit dans beaucoup d'administrations, dont la nôtre.

En coopération avec le syndicat SUD du Conseil Général du Gard, la

SCOP Le Pavé organise une conférence gesticulée, objet hybride entre spectacle et conférence pleine d'humour, qui décortique la façon dont le management actuel nous confisque le sens du service public, le sens de nos métiers, pour évoluer vers la privatisation. Et, puisque le management a développé son propre langage et a contaminé non seulement nos directions mais également les agents de terrain, nous proposons en coopération avec la SCOP Le Pavé un atelier de désintoxication à la langue de bois .

En s'appuyant sur l'éducation populaire comme enjeu de transformation sociale, le Pavé prend la parole aux experts pour la rendre...à qui veut la prendre!

Conférence gesticulée

"Exploiter mieux pour profiter plus, une autre histoire du management"

Lundi 28 novembre à 18h30 à l'Auditorium du Conseil Général rue Guillemette à Nîmes

Atelier de désintoxication à la langue de bois

Mardi 29 novembre à 18h Salle Tango Paséo, rue San Lucar, Mas Carbonel à Nîmes

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:11
Posté par SoldatduWeb novembre - 15 - 2011 0 Commentaire

No comment...

Stigmatiser les pauvres pendant que les riches vident la caisse, faire des grands gestes et endormir la foule.
Une fois de plus les pauvres vont sentir la nouvelle donne du Président qui comme d’habitude s’emploie à diviser le peuple pour mieux régner.

« D’ici à la fin de l’année, nous expérimenterons dans une dizaine de départements une obligation de travail de 7 heures pour les bénéficiaires du RSA », a-t-il déclaré, confirmant une annonce faite par le gouvernement en septembre. Et d’ajouter : « Qu’on me comprenne bien, ce n’est pas pour punir, c’est au contraire pour respecter, pour redonner de la dignité ; on n’a pas de dignité quand on ne peut survivre qu’en tendant la main. »
Les allocataires auxquels on proposera les nouveaux contrats de sept heures devront les accepter, au risque de se voir infliger des sanctions par le conseil général (réduction voire suppression du RSA).

Mais quelle dignité pour le Président qui vole le peuple d’une main et réprimande le glaneur de l’autre?

En espérant que toi cher lecteur tu ne sois pas déjà lobotomisé par la propagande caricaturale de ce pouvoir, je t’invite s’il te reste encore un peu de colère à rejoindre la #FrenchRevolution avec nous et si tu es de Paris, va faire un petit saut vers la Défense…

SoldatduWeb

 

Commissions de Karachi: pourquoi on sait que Sarkozy est impliqué

Les dernières révélations de Ziad Takieddine à propos d’éventuels détournements de fonds dans le cadre de ventes d’armements conclues par le gouvernement Balladur inquiètent l’Elysée. L’homme d’affaires a décidé de mouiller Jacques Chirac et Dominique de Villepin, les accusant d’avoir récupéré à leur profit de faramineuses commissions occultes. Mais le clan Sarkozy n’a pas envie d’une surenchère de révélations qui risqueraient d’éclabousser trop de monde à droite.

Le commun des citoyens pourrait s’y perdre. Les contrats portent des noms exotiques, les sommes en jeu défient l’entendement, l’ampleur des détournements fait frémir. Des gens sont morts, y compris des innocents. Depuis deux ans, l’affaire dite du Karachigate s’est accélérée.

Commissions de Karachi: pourquoi on sait que Sarkozy est impliqué

Voici quelques clés et une synthèse pour comprendre où nous en sommes de cette affaire d’une mandature.

Sarkozy nie mais s’inquiète
D’un attentat meurtrier commis il y a 9 ans à Karachi, voici que les enquêtes englobent désormais un ensemble bien plus large. Les rares fois où il a été interrogé, Nicolas Sarkozy a toujours botté en touche: en juillet 2009, il s’agaçait contre la « fable ». En juin 2010, Marc Trévidic, le juge en charge de l’enquête sur l’attentat de Karachi lui-même, confirme l’existence de rétrocommissions illicites. En novembre 2010, il s’énervait brutalement contre l’ampleur des soupçons le concernant, insultant au passage un journaliste en marge d’un sommet européen. Le 27 octobre dernier à la télévision, il faisait mine de s’étonner qu’on enquête encore sur cette affaire « vieille de 17 ans ».  « Est-ce que vous imaginez, s’il y avait quoi que ce soit à reprocher à M. Balladur, qu’on ne l’aurait pas trouvé en 17 ans ? »

Les contrats sont faramineux
C’est justement ce jour-là que les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire, initialement chargés de l’enquête sur le volet financier du Karachigate, ont obtenu du parquet de Paris d’élargir leur champ d’instruction à trois nouveaux contrats d’armement : outre le contrat Agosta (la vente de 3 sous-marins au Pakistan pour 825 millions d’euros le 21 septembre 1994), puis Sawari II (la vente de trois frégates Lafayette à l’Arabie Saoudite pour 2,8 milliards d’euros le 19 novembre 1994), les juges ont ajouté le contrat Mouette (le carénage de 2 pétroliers et quatre frégates saoudiens pour 503 millions d’euros le 30 janvier 1994) et les contrats SHOLA et SLBS (la vente de missiles et pièces de rechange pour 647 millions d’euros le 30 janvier 1994).

Ces contrats ont été identifiés dans le cours de l’enquête initiale, après l’audition d’un ancien directeur international de Thomson (Thalès) et d’une perquisition de la Sofresa (société d’Etat spécialisée dans les ventes d’armes).

Des commission balladuriennes…
Quand le contrat Sawari II a été signé, le gouvernement français a eu recours à deux intermédiaires baptisés le « réseau K », Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-assir, réputés proches de François Léotard (alors ministre de la Défense) et Renaud Donnedieu de Vabres, son conseiller. Le « réseau K » devait se partager quelques 213 millions d’euros de commissions. C’est ce qu’a affirmé aux enquêteurs le directeur général délégué de la Sofresa de l’époque, Jacques-Yves Gourcuff lors d’une audition le 23 septembre dernier. Grâce un autre témoignage et divers documents saisis lors de perquisitions, les juges ont pu reconstituer qu’au moins une cinquantaine de millions d’euros avaient été payés au réseau K avant l’élection de Jacques Chirac.

… aux commissions chiraquiennes
M. Gourcuff a également affirmé que son patron dès 1995, nommé par Jacques Chirac devenu président, avait remplacé le « réseau K » par un le « réseau des Bugshan, des Saoudiens d’origine yéménite ». Et Gourcuff de préciser aux enquêteurs que les commissions dues au réseau K et bloquées par Jacques Chirac « ont été plus basculées que bloquées pour être encaissée par le réseau Bugshan».

Le témoin confirme ainsi partiellement les précédentes accusations de Ziad Takieddine du 12 octobre dernier.  D’après le Monde, ce dernier avait « désigné nommément Jacques Chirac, Dominique de Villepin, et l’homme d’affaires Alexandre Djouhri comme les maîtres d’œuvre de ce nouveau réseau imposé en 1996, estimant même que les deux premiers auraient bénéficié de rétrocommissions. « Les commissions n’ont pas été arrêtées mais elles ont pris une autre destination après la destruction des contrats, a-t-il assuré aux magistrats. Dès le départ, Bugshan était lié à Djouhri. » »

Qui est soupçonné ?
A l’heure actuelle, trois proches de Nicolas Sarkozy ont été mis en examen: Ziad Takieddine (désormais mis à l’écart), Thierry Gaubert (ancien conseiller d’avant 2007), et Nicolas Bazire (ancien dircab d’Edouard Balladur). Le Monde révèle que ce dernier a été mis sur écoute en septembre, en vain. L’écoute de Thierry Gaubert avait été plus productive: on y avait découvert que ce dernier était informé par Brice Hortefeux en personne !

Les juges van Ruymbeke et Le Loire voudraient pouvoir enquêter sur ce nouveau volet, l’hypothèse de commissions occultes au profit du clan chiraquien.

Sarkozy est cité
Rien de neuf ces derniers jours. Nicolas Sarkozy est impliqué dans l’affaire Karachi à plusieurs titres: contrairement à ce qu’il explique, il a dû valider le montage fiscal permettant le versement des commissions d’intermédiaires dans ces différents contrats. La police luxembourgeoise le cite d’ailleurs nommément: en tant que ministre du Budget, il avait avalisé la création d’une société-écran en 1994 pour le versement des commissions occultes du contrat Agosta, baptisée HEINE. Les mêmes enquêteurs ont d’ailleurs « saisi des courriers à en-tête de Heine échangés entre Nicolas Sarkozy (alors ministre de l’Intérieur) et les administrateurs de la société », rapportait Libération en novembre 2010.

Le jour même de son investiture, Nicolas Sarkozy recevait un courrier de l’ancienpatron de HEINE, Jean-Marie Boivin, déçu de n’avoir reçu la juste compensation qu’il croyait après la dissolution de la société. Deux ans plus tard, il recevait quelques millions d’euros en vertu d’un protocole transactionnel. Sarkozy avait chargé ses conseillers de « négocier avec l’ancien dirigeant d’une société écran de la Direction des constructions navales (DCN) » expliquait Mediapart.

Sarkozy s’inquiète
Mais le parquet « hésite », expliquait Laurent Valdiguié le 13 novembre. Pour mémoire, ce journaliste du JDD revenait de Libye avec Ziad Takieddine quand ce dernier fut arrêté à l’aéroport du Bourget en mars dernier avec 1,5 million d’euros en espèces.

Un « proche »  de Nicolas Sarkozy a livré une stupéfiante confession ce weekend au même JDD : « Pas question pour Sarkozy de partir en campagne avec dans son dos le Villepin déchaîné de l’affaire Clearstream […] Personne n’a intérêt à droite à réveiller ces vieux dossiers de financement », décode un proche du Président.»

Si son gouvernement fait mine de déclassifier les documents secret-défense pour faciliter l’enquête, les obstacles restent au contraire nombreux. A la faveur d’une loi sur-mesure, le secret défense est désormais applicable à l’ensemble d’un bâtiment et non plus seulement un document. C’est bien pratique ! Jeudi dernier, le conseil constitutionnel avait censuré ces règles relatives aux lieux classés secret défense. Mais les familles de victimes de l’attentat de Karachi ont décidé de saisir la Cour européenne des droits de l’homme : « Dans sa décision, le Conseil n’a pas abordé un point contraire au principe de séparation des pouvoirs, à savoir qu’il revient au seul pouvoir exécutif de décider in fine de déclassifier ou non des documents », a annoncé vendredi 11 novembre leur avocat Olivier Morice.

Résumons-nous: officiellement, l’Elysée considère que (1) la justice fait son travail, (2) cette affaire est très ancienne et (3) ne concerne en rien Nicolas Sarkozy sauf à vouloir le salir. Officieusement, le monarque ne veut  pas raviver la guerre des droites et réfléchit à interdire au parquet toute extension de l’instruction. Bref, c’est la panique générale.

http://www.marianne2.fr/sarkofrance/Commissions-de-Karachi-pourquoi-on-sait-que-Sarkozy-est-implique_a634.html

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:04
Posté par SoldatduWeb novembre - 15 - 2011

Puisque la police est inefficace dans les banlieues, incapable de protéger les citoyens face aux agressions sur les personnes, corrompue au plus haut niveau avec l’affaire Neyret, guidée et dirigée par des malfrats eux aussi corrompus, dépassée quand il s’agit de gérer les indignés, pathétique pour déloger 2 bâches invasives, rejoignez la défense et venez avec nous, venez vous rendre compte par vous même, si le pouvoir juge que les indignés sont dangereux, c’est que nous ne sommes pas si loin de la victoire, notre nombre et notre ténacité feront notre force!

SoldatduWeb

 

 
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:03


NEW YORK - Plusieurs centaines de manifestants d'Occupy Wall Street se sont rassemblés mardi matin dans un autre espace public du sud de Manhattan à New York, déterminés à poursuivre leur action après leur éviction du square qu'ils occupaient depuis le 17 septembre.

En milieu de matinée, ils y ont tenu une assemblée générale, à l'angle de la 6e avenue et de Canal Street, a constaté l'AFP.

Des panneaux dénonçaient la brutalité de l'intervention menée en pleine nuit par des centaines de policiers pour déloger les protestataires du square Zuccotti, situé dans le quartier de Wall Street.

Quelque 200 personnes auraient été arrêtées, selon la presse locale. La police a refusé de confirmer ce chiffre dans l'immédiat.

En fin de matinée, Occupy Wall Street (OWS) a annoncé que plusieurs centaines de manifestants retournaient au square Zuccotti, pour faire respecter l'ordre d'une juge qui a temporairement gelé la mesure d'expulsion.

Mais ils n'ont pas pu pénétrer dans le square entièrement nettoyé. Le maire Michael Bloomberg a annoncé dans une conférence de presse qu'il resterait fermé tant que la situation juridique ne serait pas clarifiée.

Nous sommes horrifiés par ce qu'a fait la municipalité, mais nous ne sommes pas découragés. Nous sommes aujourd'hui plus forts que nous l'étions hier, et serons encore plus forts demain, a déclaré OWS dans un communiqué.

Ce mouvement ne peut être limité à un endroit de Manhattan. Il est plus important que cela. Vous ne pouvez pas expulser une idée quand son temps est venu, ont ajouté les protestataires.

Le maire a justifié l'éviction, menée en pleine nuit alors que les protestataires dormaient, en expliquant que la situation dans le square était devenue intolérable.

Malheureusement, le parc devenait un endroit où les gens ne venaient pas pour protester mais pour violer la loi, a-t-il ajouté, mettant également en avant des raisons de sécurité et de santé.

M. Bloomberg a ajouté que les manifestants pourraient revenir une fois le parc entièrement nettoyé, mais a précisé qu'ils devraient en respecter les règles qui interdisent les tentes et sacs de couchage.

C'est cette décision que les manifestants ont immédiatement contesté devant la justice, conduisant à la décision temporaire de la juge Lucy Billings.


(©AFP / 15 novembre 2011 17h55)

Romandie News  
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:01

La police de la ville de Zurich a évacué mardi matin le camp des indignés. Environ 30 militants qui ont résisté pacifiquement à leur expulsion, ont été emmenés au poste avant d'être relâchés. Ils ont trouvé refuge dans une église du centre-ville.

Quelque 80 policiers sont arrivés peu après 08h00 au Lindenhof, le parc où campaient les indignés depuis un mois. Ils ont donné 20 minutes aux activistes pour partir de leur plein gré. Si certains ont saisi l'opportunité, une trentaine de militants se sont assis en cercle fermé en guise de résistance.

Les policiers ont dû les porter vers leurs fourgonnettes. Certains ont été menottés. Les quelque 40 tentes ont été fouillées puis pliées. La voirie a ramassé 3,5 tonnes de déchets.

Facture salée

Le coût de l'intervention n'a pas encore été calculé mais il devrait s'élever à environ 10'000 francs, a indiqué la police. Elle ne sait pas encore qui réglera la note.

L'intervention s'est déroulée "absolument pacifiquement et de manière proportionnée", a souligné la police. Selon une militante, les agents ont usé de spray au poivre et de gaz lacrymogène.

31 dénonciations

En tout, 31 personnes ont été dénoncées pour opposition à un acte d'autorité. Elles ont reçu une amende de 500 francs et une interdiction de se rendre en vieille ville et à la Paradeplatz pendant 24 heures. Une Suissesse de 26 ans a été dénoncée auprès du Ministère public pour violence et menace envers un fonctionnaire.

Les activistes ont prévu de se réunir dans la soirée pour décider s'ils veulent rester en l'église Saint-Jacques. La paroisse leur met à disposition le foyer et le parvis. Le domaine étant privé, la police ne peut pas intervenir.

A Genève, les militants avaient monté une trentaine de tentes devant le Mur des réformateurs, mais ont dû se déplacer de l'autre côté du Parc des Bastions à cause de la préparation de la course de l'Escalade. Pour l'instant, la ville continue de les tolérer.



(ats / 15.11.2011 17h22)

Romandie News  
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 16:58
france24.com - Dernière modification : 15/11/2011 
- Espagne - José Luis Zapatero

Comment le pays des Indignés s'apprête à élire un gouvernement conservateur

Aux élections de dimanche prochain, le Parti populaire est promis à une large victoire, et bénéficierait du rejet qu’inspirent les insuccès du socialiste Zapatero. Tant pis pour l'idéologie de gauche prônée par les "Indignados".

Par Priscille LAFITTE (texte)
 

Les Espagnols sont-ils devenus schizophrènes ? Ou n’y a-t-il pas d’issue politique immédiate au mouvement des Indignés ? Né à Puerto Del Sol à Madrid et ancré idéologiquement à gauche, le vaste mouvement de contestation, qui prône plus de démocratie, s’est adjoint la sympathie d’une grande majorité de la population. Pourtant, l’électorat s’apprête à porter les conservateurs au pouvoir lors des élections générales de dimanche. D’après les derniers sondages, la droite bénéficie d’une avance d'environ 17 points.

"Ce n’est pas paradoxal", explique Adeline Percept, correspondante de FRANCE 24 à Madrid. "Le mouvement des Indignés est un mouvement de défiance envers le pouvoir en place, donc envers les socialistes". Étant donné la situation politique et économique actuelle, l’aspiration à une alternance toute pragmatique prédomine donc chez les Espagnols.

Ceux qui mènent la fronde dans les rues et défendent les idéaux de gauche auront plutôt tendance à s’abstenir de voter dimanche. Ils n’iront surtout pas soutenir le Parti socialiste, discrédité après sept ans au pouvoir.

"Il faut tout repenser"

Le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, porté à la tête du gouvernement en 2004, puis réélu en 2008, avait senti le vent tourner dès avril dernier, lorsqu’il annonçait qu'il ne se présenterait pas pour un troisième mandat. Puis en juillet, vaincu par la crise économique et par le mécontentement massif de la population, il avait décidé d’avancer de quatre mois les élections législatives et sénatoriales, initialement prévues pour mars 2012.

Le gouvernement de Zapatero est accusé d’avoir mal réagi et trop tard lorsque la tourmente financière de 2008 s’est transformée en crise économique. Le chômage atteint plus de 21 % de la population active en Espagne (30 % en Andalousie), les prévisions de croissance sont faibles (0,8 % pour la fin de l’année), et le secteur de l’immobilier est atone après avoir porté l’économie pendant une décennie.

"Des familles complètes sont au chômage, les gens n’arrivent pas à payer l’électricité", décrit Jose Miguel, l’un des leaders des Indignés à Monte Quinto, près de Séville. "On est fatigués par les problèmes de chômage, de logement, d’éducation… C’est toujours l’argent qui domine tous les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche. Or notre ras le bol ne peut être résolu actuellement ni par les socialistes, ni par les conservateurs : il faut tout repenser."

Les Indignés de droite

Depuis le début du mouvement des "Indignados" au mois de mai, une grande majorité d’Espagnols adhère à leurs revendications. Soit en participant aux manifestations, soit en exprimant une sympathie sans sortir de chez eux. Or George Verstrynge, professeur de sciences politiques à l’université de Madrid, distingue deux types d'électeurs : "Ceux qui descendent dans la rue sont plutôt des électeurs de gauche, qui veulent changer le système, en ont assez de l’argent roi et des compromissions du Parti socialiste. Les Indignés qui restent dans leur salon sont plutôt des électeurs de droite, qui veulent surtout se débarrasser du gouvernement socialiste de Zapatero." D’après le politologue, le nombre d’Indignés de droite est aussi important que le nombre d’Indignés de gauche.

Les Indignés de gauche auraient tendance à s’abstenir de se rendre aux urnes, pour ne pas prêter leur voix au "système" et au bipartisme. Ou alors ils pourraient être tentés de voter pour des partis d’ultra-gauche ou régionalistes qui n’ont pas ou peu de représentation à l’Assemblée nationale.

Or la loi électorale en Espagne, inspirée de celle qui existe en Belgique, favorise le bipartisme (le Parti populaire et le Parti Socialiste) et empêche l'émergence des petites formations. "Il faut environ deux fois plus de voix à un petit parti pour décrocher un siège au Parlement, par rapport aux deux grands partis", explique George Verstrynge.

Mariano Rajoy, dit le hérisson

Si le raz-de-marée des conservateurs aux élections de dimanche semble incontournable, les conservateurs de Mariano Rajoy ne font pas rêver l’Espagne pour autant. "Rajoy, qui est surnommé le 'Hérisson', n’est pas très charismatique et n’a pas dit ce qu’il allait faire : si c'est de la rigueur et dans quelle mesure", résume Adeline Percept. Le Parti populaire est cependant réputé partisan du libéralisme (au meeting de Séville, le parti avait pour seul invité français Alain Madelin, chantre du libre-échange économique). Et sur le plan sociétal, le parti soutient des positions conservatrices : il s’est opposé à l’instauration du mariage gay et à la facilitation de l’avortement, permis par le gouvernement socialiste.

Le positionnement politique du Parti populaire va forcément hérisser le poil des "Indignados", et les manifestations post-scrutin promettent d’être houleuses. À défaut de pouvoir construire une représentation politique, les Indignés savent parfaitement se positionner comme force contestataire. "Dès que l’état de grâce sera passé, les manifestations du printemps risquent de reprendre de plus belle", prédit le politologue George Verstrynge.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 16:56

Ajoutée par SocieteNouvelleTV le 15 nov. 2011

La Société Nouvelle présente aux côtés des Indignés (en la présence de Christopher Guéna, président) dénonce ce 15 novembre 2011 la violence policière sur les Indignés. ''Une démonstration de force disproportionnée selon Christopher Guéna'' (témoin). http://www.societe-nouvelle.fr

 

 

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 15:09

 15/11/2011 à 15h50


 

De l'Américain Shepard Fairey au Toulousain Tout Va Bien, les artistes de rue dégainent affiches et pochoirs contre business men, triple A, et monsieur Monopoly.

Le capitalisme a toujours été un des thèmes de prédilection du street art. Mais depuis peu, la banque, l'endettement et les agences de notation fleurissent sur les murs des grandes capitales. L'imagerie de la crise se renouvelle : les thèmes se précisent, les slogans se multiplient.

1

Etats-Unis

Shepard Fairey à New York et Los Angeles, Above à Miami

 

Shepard Fairey

Un des plus grands noms du street art américain se trouve désormais lié au mouvement « Occupy Wall Street ». Après avoir conçu la fameuse affiche « Hope » qui servit d'étendard à Barack Obama lors de sa campagne présidentielle, Shepard Fairey signait, en octobre, l'un des flyers d'invitation du mouvement d'occupation du quartier d'affaires new-yorkais.


Flyer de Shepard Fairey pour « Occupy Wall Street » (Shepard Fairey/Occupy Wall Street)

Fairey milite également pour « Occupy LA » (pour Los Angeles), campagne qui milite en faveur d'une réforme des finances, afin de limiter le lobbying des grandes entreprises auprès de la classe politique.

Above

L'artiste Above, originaire de San Francisco, est lui aussi inspiré par le mouvement « Occupy Wall Street ». Début novembre, il frappe plutôt fort à Miami : avec la complicité du collectif Primary Flight, il dédie un mur de 75 m de long aux banquiers.

Au-dessus de l'inscription « Give a Wall Street banker enough rope and he will hang himself » (donnez une corde assez longue à un banquier de Wall Street et il se pendra », il suspend le mannequin d'un trader, son attaché-case à la main.

Above « Give a Wall St. Banker enough rope, he will hang himelf »
2

Grèce

Bleeps affiche la dette

 

Sur la façade d'un immeuble, Bleeps a peint une série de portraits en pied : une migrante, un homme estropié, une jeune femme brandissant un écriteau « J'attendais l'amour, j'attends maintenant un client ».

Sur un autre mur, les étoiles du drapeau européen s'éparpillent : au centre, une étoile de mer détonne et symbolise la Grèce, devenue le mouton noir de l'Europe.


« Les Etoiles et l'étoile de mer », Bleeps, Grèce (Bleeps.gr)

Bleeps fait partie d'une génération d'artistes que la banqueroute inspire. Récemment, il était au centre d'une enquête du New York Times, montrant comment la dette stimulait toute une nouvelle génération d'artistes, toutes disciplines confondues.

Bleeps et son collectif
3

Italie

Blu et ses murs de monnaie

 


Sur une tour, ruines et monnaie, Blu, Grèce (Blu)

L'Italien Blu a sévi en Grèce en octobre dernier. Un petit tour sur le très beau site internet de cet hyperactif permet de se faire une idée de l'univers.

Après des collaboration avec JR ou David Ellis, Blu détourne le motif un peu cliché des colonnes antiques grecques pour en faire des tas de pièces de monnaie en voie d'effondrement.

4

Grande-Bretagne

La City de Londres : Ronzo et ses croqueurs de livres

 

A Londres, au cœur du quartier d'affaires de la City, Ronzo installe ses « Monster Crunch de crédit » : une série de sculptures représentant une créature dévoreuse de livres sterling.


Installation d'un « Monster Crunch de crédit », rue de Shoreditch, Londres (Ronzo)

Un court film documente l'arrivée de deux autres dévoreurs de monnaie, dans un esprit très « grande dépression ».

« Pity of London »
5

Allemagne

SP-38, un Normand à Berlin

 


« Vive la bourgeoisie », SP-38, Berlin, Allemagne (Francisco J. Gonzalez/Flickr/CC)

Il tire son nom d'une arme et la typo particulière de ce colleur d'affiche est reconnaissable au premier coup d'oeil.

Les slogans ironiques du Français SP-38 ont récemment essaimé dans des grandes capitales européennes et notamment à Berlin, où le Normand vit depuis 1995 :

« Vive la bourgeoisie »

« Vive la crise  

6

Irlande

A Dublin, ADW, obsédé par la banqueroute

 

A Dublin, en octobre, une expo éclair intitulée « Pricks & Mortar » était l'occasion de découvrir l'œuvre d'ADW. L'Irlandais décline une imagerie très riche, hantée par l'effondrement de l'économie mondiale : un banquier, un centre d'affaires transformé en zoo, une police anti-émeute ou monsieur Monopoly coffré par des flics.


Monsieur Monopoly arrêté, pochoir, ADW, Dublin (PhotographerPandora/Flickr/CC)

7

Espagne

Valence : l'escrime, métaphore de la crise pour Escif

 

Originaire de Valence, Escif décline, à travers ses graffitis gigantesques, les thématiques liées au désordre social et à l'émeute.

Invité en octobre 2011 à la première édition du festival Le Quatrième mur à Niort (Deux-Sèvres), il utilisait l'escrime, comme métaphore de la crise.


« Stability, prosperity, recession, crisis » (stabilité, prospérité, récession, crise), Escif, Niort, Deux-Sèvres (Noky/Winterlon Gallery)

Quelques mois plus tôt, Escif estimait que c'était le « bon moment pour une révolution ».

« Good time for a revolution » d'Escif
8

France

Le recensement de The Street Art Blog

 

En France, de nombreux blogs recensent les collages, pochoirs ou graffs qui revisitent l'imaginaire de la banque. The Street Art Blog sillonne Paris et collecte quelques photographies.


« All you need is AAA », Paris (Jocelyn Berthier/ TheStreetArtBlog)


« AAA, what else ? » Paris (Jocelyn Berthier/ TheStreetArtBlog)


La Grèce, un pays en ruine depuis l'Antiquité (Jocelyn Berthier/ TheStreetArtBlog)

Parmi les artistes identifiés, le Toulousain Tout Va Bien expose ses fresques et collages à l'effigie d'un « inactif » sommeillant sur un banc ou d'un homme d'affaires se démultipliant sur une série de façades.


Un SDF allongé sur un banc, collage, Toulouse (Tout Va Bien)


Un homme d'affaires, pochoir, Toulouse (Tout Va Bien)

Au risque de faire bondir les puristes du street art, on laisse Ben conclure, à la faveur d'un slogan immortalisé dans une rue parisienne.


« Bonne crise », Ben, Paris (Chrixcel/Flickr)

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 15:03

 

L'après-Berlusconi 14/11/2011 à 19h42
Zineb Dryef -Journaliste -Rue89

 

Après Mario Draghi à la Banque centrale européenne, la banque d'affaires américaine Goldman Sachs a placé un autre de ses pions, Mario Monti, à la tête de l'Italie.


Dark Vador essaie de conquérir un chat (Kevin Dooley/Flickr/CC)

 

Encore un ! Trois mois après la nomination de Mario Draghi – un ancien de la Goldman Sachs – à la tête de la Banque centrale européenne, Mario Monti, lui aussi italien et passé par la banque d'affaires américaine, prend les manettes de l'Italie. Dans un contexte de crise, cette influence grandissante de la banque dans les capitales européennes inspire de plus en plus la méfiance.

Goldman Sachs « ne peut pas tout faire »

Lorsque Marc Roche, journaliste au Monde et auteur de « La Banque : comment Goldman Sachs dirige le monde », se rend en Grèce où son livre a été traduit, il se rend compte, « effrayé », que son enquête sur le pouvoir de la banque donne lieu à toutes sortes de théories conspirationnistes :

« Il ne faut pas tomber là-dedans. Leurs réseaux ne peuvent pas tout faire, l'efficacité de ce réseau est moindre aujourd'hui. Et Mario Monti, comme Draghi, sont surveillés par la presse, les députés et les ONG. »

La crainte légitime du conflit d'intérêts a été posée dès cet été, avec la nomination de Mario Draghi à la BCE – d'autant que son rôle chez Goldman Sachs n'est pas clair. Auditionné par les eurodéputés le 24 juin dernier, il avait assuré qu'il n'avait rien à voir avec le deal établi entre Goldman Sachs et la Grèce en 2001. La banque américaine avait alors proposé un montage financier permettant de dissimuler l'ampleur de la dette grecque. Le pays aurait déboursé 300 millions d'euros pour bénéficier de ces instruments


Mario Monti à Rome, le 13 novembre 2011 (Stefano Rellandini/Reuters)

Marc Roche explique que si le rôle de Mario Draghi, en tant qu'associé à Goldman Sachs – c'est-à-dire qu'il était un « vrai banquier » – n'a rien à voir avec celui qu'avait Mario Monti, le successeur de Berlusconi, dans le même établissement :

« Monti est un animal différent. Il fait partie des conseillers internationaux de Goldman Sachs. C'est un ouvreur de portes. Ils utilisent Monti, qui ne fait rien d'illégal, pour défendre leurs intérêts mais ça pose des problèmes éthiques. »

De nombreux anciens commissaires recrutés par la banque

Le cas Monti n'est pas isolé. Ancien commissaire européen au Marché intérieur, puis à la Concurrence, l'Italien a précisément le profil dont raffole Goldman Sachs. Marc Roche :

« Alors que les banques françaises recrutent dans leurs conseils d'administration d'anciens diplomates qui connaissent les régions où elles opèrent ou d'anciens dirigeants de grandes institutions internationales, chez Goldman Sachs, plus que toute autre banque, on vise deux profils : les anciens banquiers centraux ou responsables du Trésor et les anciens commissaires européens. »

On retrouve ainsi chez GS :

  • Peter Sutherland (Irlande), président de Goldman Sachs International, ancien commissaire européen à la Concurrence ;
  • Otmar Issing (Allemagne), ancien membre du directoire de la Bundesbank et ancien de la BCE ;
  • Lord Griffiths (Royaume-Uni), ancien conseiller de Margaret Thatcher ;
  • Charles de Croisset (France), ex-patron du Crédit commercial de France ;
  • Petros Christodoulou, ancien de Goldman Sachs devenu responsable des marchés de la National Bank of Greece (NBG)

Ces « ouvreurs de porte » permettent à la banque de pénétrer de façon légale le cœur du pouvoir, c'est-à-dire de bénéficier du carnet d'adresses et des informations détenues par ces hommes discrets mais très influents.

Quels intérêts défendent-ils ?

Si rien n'est illégal dans ce fonctionnement, des problèmes éthiques se posent, relève Marc Roche :

« Dans ces milieux de grande discrétion, les gens parlent. Recruter ces personnalités revient à recueillir ce que disent les “policy makers” [décideurs politiques, ndlr], des informations confidentielles, et à les introduire dans les machines de Goldman Sachs.

Monti comme Draghi dissimulent qu'ils ont travaillé à Goldman Sachs ou rechignent à en parler. Pourquoi ? Sans doute parce qu'ils ont honte, la banque est aujourd'hui très contestée, c'est une institution sur la défensive. »

Quels intérêts défendent les anciens de Goldman Sachs lorsqu'ils sont aux affaires ? Ceux des citoyens ou de leur maison-mère ? « Tous les gens de Goldman Sachs que j'ai rencontrés restent très liés à la banque », note Marc Roche.

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