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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 12:32
Marianne - Mercredi 23 Mai 2012 à 05:00

 

Greek Crisis
Historien et ethnologue, ancien correspondant en France pour la revue grecque Nemecis, Panagiotis... En savoir plus sur cet auteur

La Grèce sent venir sa sortie de l'euro et commente les législatives. Sur place, notre blogueur associé Panagiotis Grigoriou relate les différentes opinions, parfois contradictoires. Et en profite pour expliciter les inquiétudes du nouveau ministre des Affaires étrangères français à ce sujet.

 

(Laurent Fabius - WITT/SIPA)
(Laurent Fabius - WITT/SIPA)
Il y a de la fluidité dans l'air. Des mentalités, soit changeantes soit « définitivement » acquises se télescopent violemment. Les déclarations au G8, d'ailleurs médiatisées assez mollement en Grèce, ne semblent pas entraver la marche vers ce nouvel empirisme dans le nouveau goût politique grec. Les gens sont plus souriants, première conséquence... empirique, « je te le confirme, dans mon quartier aussi, à l'ouest d'Athènes, c'est pareil, on respire un peu, il y a de l'espoir », expliquait Manos, un enseignant, reconverti dans l'informatique bien avant le Mémorandum, rencontré ce matin. Nos représentations ont désormais de l'odorat, la politique redevient presque, une affaire de sécrétions humaines car nous la respirons à tous les coins de rue, sa circulation se fait désormais par les humeurs, la gestuelle et les mimiques des corps et des visages, les gens transpirent leurs arguments, nous vomissons une partie de nous mêmes (certains d'entre nous en tout cas); nous redevenons des animaux politiques, d'où l'imprévisibilité, vraiment de circonstance, « animalité » oblige. Sauf que nos chats et chiens errants, restent les plus imperturbables de tous les êtres demeurant chez nous.

Nos chats et chiens errants, restent les plus imperturbables...

Les adeptes du... structuralisme systémique (ou en tout cas, ceux qui s'accrochent comme ils peuvent à cette étiquette sans trop y croire), sont en train de perdre leurs dernières certitudes, le bank run permanent des derniers jours en devient le catalyseur. Les classes moyennes encore possédantes, ankylosées du Pasokisme (pour ne pas dire « possédées »), tout autant que de la facilité illusoire, font preuve de suffisamment de connaissances et de sens d'analyse, pour comprendre l'impasse, la leur et celle de leur modélisme comportemental, sauf que pour la vraie fuite en avant, ils en sont incapables, donc pas de révolution à l'horizon :

- « Nous nous trouvons dans l'impasse, nous avons toujours voté Pasok, sauf que maintenant c'est cuit. Nous deviendrons pauvres, il va falloir se serrer la ceinture, ne plus importer certains produits ou sinon les taxer, mais tout de même, ce Tsipras est dangereux. On est bien d'accord, nous restons attachés à l'euro, nous voulons garder cette monnaie, c'est le Mémorandum que nous condamnons sans réserve, point. Pourtant, pensez-vous qu'un jour, nous irons prendre nos repas à la soupe populaire ? »
- « Eh, vous savez quoi, j'ai reçu un mail d'info, c'est une liste de tous les lieux de distribution de soupe populaire, finalement au lieu de l'effacer, je l'ai archivé, qui sait ? »
Rires.
- « Mais Mina, il faut s'attendre à tout, nos retraites peuvent ne pas être versées comme d'habitude, aux alentours du 22 mai, et là, plus rien ne sera drôle. » « Oui Yannis, mais avouons-le, durant le règne du Pasok, est-ce que les belles années que nous avons vécues sont équivalentes à un âge d'or ? Eh... sauf que sur sa fin, le navire est en train de couler, le pays entier, rien que les suicides, c'est atroce, on ne peut pas le, pardonner au Pasok. »
- « Et notre propre responsabilité Mina ? »
- « Je ne sais plus pour qui voter, Tsipras est dangereux, je crois que je voterai Kouvelis, sa Gauche Démocratique me semble sérieuse et surtout européenne, qu'en pensez-vous ?»

Conversation, samedi, entre trois retraités de fraiche date, craignant leur déclassement social... en cours. Ils déjeunaient dans une brasserie, seuls parmi les clients, à commander un repas complet, tous les autres se contentèrent d'un café. Ils sont partis en 4x4, aussi récent que leurs retraites.

«Avant, j'étais quelqu'un...»

Est-ce aussi leur fin ? Dimanche dans l'après-midi, le message d'un auditeur a été lu sans commentaire, par l'animateur sur Real-FM, un journaliste connu : « Je suis au chômage, mon épouse aussi. Nous avons trois enfants, nous prenons nos repas à la soupe populaire. Un de nos enfants ne va plus à l'école, il a honte, nous ne pouvons plus lui offrir de quoi se vêtir et se chausser correctement. Nous n'en avons plus rien à battre de l'euro, qu'il crève, les politiciens avec, avant l'euro je travaillais, j'avais de quoi vivre, j'avais mon commerce, je sortais, j'étais quelqu'un... ». Autre tranche de la classe moyenne, autres craintes, ou plus aucune crainte ?

Mon cousin Costas a changé d'avis également, il ne s'était pas déplacé aux urnes le 6 mai : « Rien ne changera, les deux grands éternels, Pasok et Nouvelle démocratie, gouverneront ensemble pour poursuivre une politique issue du Mémorandum, à quoi bon... puis tu sais, je vote au village, j'ai déjà perdu la moitié de mes revenus, le déplacement me coûtera plus de 100 euros, impossible », voilà son raisonnement (désormais dépassé), à la veille du 6 mai. Costas, d'habitude prudent, et relativement apolitique, se découvre brusquement, comme emporté par un torrent : « Je vais voter au village, tant pis pour l'essence. Je voterai Tsipras, Syriza est notre dernier espoir, de toute façon, les autres nous ont trahi, nous les supportons déjà assez depuis 30 ans, terminons-les... à présent ».

Autre opinion exprimée ce lundi matin, celle de Pavlos, commerçant enrichi par son travail et par celui des autres, car il a toujours déclaré le quart de ses revenus réels auprès du fisc de l'Etat-Pasok. En adepte historique du pasokisme payant, et en tant que « supporteur » acharné et contributeur discret d'un député Pasok du sud de la Grèce, il a « validé» l'embauche au... mérite, de ses deux enfants, respectivement au sein de la régie des transports athéniens et à la poste, sauf que Pavlos, sait qu'il faut quitter à l'heure, un navire qui coule : « Je voterai Syriza, le Pasok et la Nouvelle démocratie c'est une catastrophe, j'ai voté KKE [parti communiste] le 6 mai, c'était aussi pour faire plaisir à mon père, un vieux partisan, il vit toujours sa Guerre civile. Non, cette fois-ci je suis conscient des enjeux, et je n'ai pas peur de Merkel et des autres sur l'euro, je n'ai plus peur, leurs menaces, la sortie de l’euro, c’est du bluff, Tsipras a raison. Notre situation certes, elle est grave, moi, j'ai perdu 70% de mes clients, ah tu sais quoi, Christofis à Tripoli, un bon client jadis, non seulement il a fait faillite, mais il n'a même plus de quoi manger, le lui ai acheté ses courses la semaine dernière, c'est grave... ».

Alors Christofis souffre aussi, bonne blague. Ce fils de cafetier, directement « graissé » à travers les engrenages du Pasok historique et hystérique, écrivait il y a vingt ans, de jolis discours par le compte d'une ancienne député du mouvement, devenue secretaire d'Etat depuis. C'est par ce biais que Christofis a été mis au parfum des fonds structurels européens... dans toute leur priorité nationale. Ia monté une « entreprise » de tourisme en moyenne montagne, dans hôtellerie de luxe, il s'est toujours vanté de sa dernière montre suisse, de sa prochaine grosse cylindrée allemande, du parfum parisien de Noël, et de son récent voyage à Londres. Voyage ultime aussi pour tous ces gens aussi : la saisie, mais les banques ne savent plus que faire de toute cette richesse vidée de sens, « bon débarras, qu'il crève Christofis et le Pasok avec, je ne lui donnerai même pas un seul verre d'eau, espèce de vermine », telle est l'opinion exprimé par certains dans sa région et sans aucune retenue désormais, les masques tombent. On dirait que nous vivons dans un pamphlet permanent, comme chez Evelyn Waugh, à travers ses « Bagages enregistrés » par exemple. Mais à présent, vers quelle destination ? Peu importe, c'est qui compte, c'est de partir. Nous voulons tous partir, mais sans quitter le pays.

Unité 2012

Mais alors prudence, car la rocade de l'histoire est glissante. Hier dimanche, des témoins oculaires, m'ont raconté que dans le quartier du marché Monastiraki, des individus se présentant comme appartenant à l'Aube dorée ont tiré en l'air pour semer la terreur aux vendeurs ambulants ou occasionnels immigrés qui fréquentent les lieux, donc attention à l'enregistrement des bagages en ce moment. Manos vient de rencontrer par hasard ses anciens élèves dans un bistrot de son quartier. Ils se disent électeurs Syriza, sauf un, ce dernier il a voté en faveur de l'Aube dorée. « J'ai voulu faire quelque chose de concret – a-t-il dit. Mais j'en reviens. Les gens m'ont accueilli au sein de ce mouvement, et dès le premier jour, ils ont enregistré mes coordonnées, puis, un type m'a nommé lieutenant. Tout est militaire chez eux. Nous avons regardé un documentaire patriotique sur DVD, j'ai décidé que c'était la dernière fois, ce n'est pas ce que je cherchais. Je suis tout de même inquiet, car ils ont mes coordonnées, ils peuvent me trouver. »

Nous agissons aussi, ayant le vent bien en face. Notre mouvement : « Unité 2012 », a organisé sa première soirée repas-débat, dans une taverne du centre historique d'Athènes. Pour une participation de dix euros par personne (c'est désormais la règle du « coût soutenable »), la musique et l'optimisme en plus (et l'électricité pour l'instant). C'est un mouvement anti-mémorandum, créé il y a quelques mois, avant tout, un forum de discussion. Parmi les initiateurs du mouvement, l'écrivain Fondas Ladis et le musicologue Panagiotis Kounadis (spécialiste du genre musical de Rebetiko), présents évidemment, joyeux et fiers. Il y a de quoi pour ses anciens compagnons de route de Mikis Theodorakis, ayant participé aux luttes de cette génération durant les années 60. Ils ont aussi affronté la dictature des colonels, ainsi ils ne se laissent pas impressionner par les intimidations des nouveaux maîtres. Voilà comment l'expérience du fait politique, de surcroit dans un moment rare et pour tout dire opportun, est transmise entre les générations à travers l'action, les idées et les perspectives qui circulent librement. Ceux qui parmi nous, appartiennent en plus à un parti, deviennent ainsi les porteurs de l'osmose et des mutations du temps présent partagé. « Ré-culturer » et « ré-signifier » le présent (et le futur), est une tâche de longue haleine, dépassant, notre opposition à la « région civilisationelle » (cultural area) du Mémorandum et du « Monstre doux », nous savons donc que nous en avons pour trente ans !

Toutes nos nouvelles ne sont pourtant pas bonnes, mais au moins, elles sont... authentiquement de saison. Comme celles, concernant Georges M., dont l'attitude arriviste saute désormais aux yeux de tous. Il a voulu devenir candidat sous l'étiquette Syriza (en « soutien externe »), aux élections du 6 mai, et il a cru que les cadres de ce Front de gauche à la grecque, lui laisseraient toute la place, eux qui ont lutté au sein des mécanismes internes si bien connus en politique durant des années, et maintenant comme par magie, ils devraient s'éclipser en faveur de monsieur M., donc Georges a été remercié rapidement, preuve que jamais, le nouveau n'émerge vraiment, sans l'ancien.

Qu'en pense la France?

Et l'euro, appartient-il toujours au nouveau ou déjà même, à l'ancien ? Laurent Fabius s'inquiète d'un vote contre l'euro, souligne Le Monde lundi 21 mai, car : « Les Grecs, s'ils veulent rester dans la zone euro, "ne peuvent pas se prononcer pour des formations qui les feraient sortir de l'euro", aux législatives du 17 juin, a affirmé, lundi 21 mai, le ministre de affaires étrangères, Laurent Fabius, tout en soulignant que la France "n'a pas de leçons à leur donner". "Il faut bien qu'on explique sans arrogance à nos amis grecs que s'ils veulent rester dans l'euro, ce qui est je crois une majorité d'entre eux, ils ne peuvent pas se prononcer pour des formations qui de fait les feraient sortir de l'euro", a déclaré sur Europe 1 le chef de la diplomatie française. "C'est très délicat car nous n'avons pas de leçons à leur donner. Mais en même temps, la France qui n'a pas à donner de leçons doit dire les choses à [ses] amis grecs", a ajouté Laurent Fabius. "Il faut bien que chacun comprenne que l'enjeu c'est que les Grecs restent ou ne restent pas dans l'euro. On ne peut pas à la fois vouloir rester dans l'euro et ne faire aucun effort. »

La crainte de Laurent Fabius rejoint quelque part celle de nos retraités récents rencontrés au bistrot, (discussion citée plus haut). Nous savons pertinemment que la diplomatie a ses règles, ses conventions et ses convenances habituelles, compréhensibles et légitimées par la géopolitique et les rapports de force depuis Thucydide, sauf qu'en ce moment en Grèce, il s'opère quelque chose d'intéressant, entre la clef du passé, et la serrure du futur. Et cette clef, ne se réduirait-elle pas qu'à l'euro, en tout cas, pas autant que l'on veut nous faire croire. Nous réalisons ainsi aussi, qu'en réalité, l'euro n'est pas tant « notre problème », mais celui des rapports de force qui dépassent la portée économiquement objective du cas grec, sa symbolique mise à part pourtant.

Cette toute dernière doxa, gagne progressivement les esprits chez nous, mais dans une proportion que personne ne pourra estimer avec certitude avant les élections, et encore. Certains Grecs, lient leur sort à celui de l'euro, c'est compréhensible, ces concitoyens iront voter la peur entre les doigts, tandis que bien d'autres, délivrés des craintes inutiles, ou sinon, adeptes... consciencieux du chaos, voteront aussi en conséquence. Advienne que pourra, Alexis Tsipras a le vent en poupe et... l'archipel Égéen derrière lui. Car on sait désormais que même si, Syriza n'accède pas au pouvoir en ce moment, le Mémorandum est inapplicable en Grèce, et potentiellement ailleurs en Europe. Si l'Allemagne, si bien régalienne dans ses prérogatives supranationales car « détentrice » de la zone euro, insiste sur le « lien incontournable » entre la monnaie et l'austérité, « alors, nous ne pourrons plus rien garantir, nous disons oui à l'euro, mais pas au point de subir une catastrophe humanitaire, de surcroît dans l'indignité et la déshumanisation », selon ce que l'on entend dire, ici ou là ces derniers jours en Grèce. Surtout que le récent chantage de la Chancelière (referendum sur l'euro) a été vécu comme relevant de l'ultime humiliation, obligeant même les partis du memorandum à réagir vivement ; permettant à Tsipras de passer ainsi à l'offensive par ses nouvelles propositions : vote au Parlement ou peut-être referendum, sur le Mémorandum et seulement sur le Mémorandum.

Voilà que la politique revient par la grande porte dans ce pays et peut être bien en Europe. Loin de Bruxelles et des lobbys, Commissions et autres « déficits structurels démocratiques », en réalité semble-t-il incurables. « Et si nous refusons le Mémorandum par referendum, sans se prononcer sur l'euro, que va-t-il se passer ? Nous avons le droit souverain du questionnement choisi par referendum ou non ? Après tout, les contradictions de l'euro ne sont pas les nôtres, nous ne l'avons pas créé, et ses véritables enjeux n'ont jamais été expliqués aux peuples de l'U.E., faisons adopter la drachme par toute l'Europe », voilà ce qu'on peut entendre désormais chez nous, paroles parfois légères, mélangeant le tragique au comique, la désinvolture à la douleur.

« L'autre » nouvelle, nous a aussi frappé ce matin, car on en parle entre nous sous un ton tristement familier : « un homme, au chômage, a poussé ses deux enfants par la fenêtre avant de se suicider en Italie » (quotidien Kathimerini, 21 mai), en plus du séisme qui vient de frapper notre pays voisin. Nouvelles de la zone euro, avenir en somme consolidé... leçons à donner.

 

La France face aux législatives grecques

Retrouvez sur Panagiotis Grigoriou son blog.

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 12:23


Les étudiants québécois sont en grève depuis plus de trois mois pour exprimer leur refus d'une très forte augmentation des frais d'inscription à l'Université. Le gouvernement de la « Belle Province », après avoir misé sur l'essoufflement de leur mobilisation, vient de voter une loi répressive sans équivalent, pour lutter contre ces jeunes citoyens opposés à cette mesure discriminatoire qui frappe, de fait, encore davantage les étudiants aux moyens financiers les plus faibles. Consciente que cette répression pourrait s'appliquer à de futurs conflits sociaux, la population québécoise a largement
exprimé sont opposition à la triple violence choisie par le gouvernement libéral pour mater les grévistes :


1- augmentation considérable des frais ;
2- répression policière contre ces jeunes citoyens révoltés par une décision injuste ;
3- une loi de circonstance élaborée dans la précipitation.


C'est l'escalade et la fuite en avant, le Gouvernement montre son refus de favoriser le dialogue, seul compatible avec la démocratie.


Nous, les Indigné/e/s de Nîmes, condamnons sans restriction l'attitude du gouvernement québécois dans ce conflit et interpelons les autorités quebécoises et canadiennes, y compris la reine britannique, chef de l'Etat canadien. Nous nous adressons, en outre, aux élus français à tous les niveaux pour leur demander d'exprimer leur indignation devant les moyens brutaux choisis par le Gouvernement québécois pour réprimer la révolte étudiante.


reelle.democratie.nimes@gmail.com
http://democratie-reelle-nimes.over-blog.com


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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 12:17

 

Ils déobéissent au Quebec et le mettent en image ici http://www.arretezmoiquelquun.com/pages/declaration

 

Déclaration

 

Nous,
étudiants et étudiantes,
travailleurs et travailleuses,
citoyens et citoyennes,

 

Avons pris connaissance de la loi 78, adoptée par l'Assemblée nationale du Québec le 18 mai 2012. Adoptée au 95e jour d'une lutte étudiante déjà historique, la loi spéciale a manifestement comme objectif d'étouffer cette mobilisation.

 

Depuis son adoption, le vocabulaire de l'indignation a été épuisé à son égard. Juristes, artistes, éditorialistes, intellectuel-e-s et personnalités de tous les milieux ont unanimement dénoncé cette attaque frontale aux droits fondamentaux et inaliénables que sont la liberté d'expression, d'association et de manifestation. Malgré l'unanimité et la force des condamnations, le gouvernement du Québec garde le cap et refuse d'abroger sa loi injuste. Devant cet entêtement à fouler au pied les principes fondamentaux de toute démocratie, il importe maintenant de passer à l'action: cette loi doit être bloquée.

 

Dans une situation d'injustice, l'inaction est synonyme de complicité. Se soumettre à cette loi, c'est l'accepter. Accepter cette loi, c'est sanctionner son contenu. Nous assistons actuellement à un face à face historique entre le gouvernement et la jeunesse. Le pouvoir nous regarde, attentif. Cette loi est un test. Si nous nous y soumettons, nous reconnaissons l'efficacité de sa répression: le gouvernement gagne. S'il gagne une fois, il refera le coup. Nous ne pouvons pas ouvrir la porte à cette possibilité.

 

Ce bras de fer est la face visible d'un conflit plus profond. Si la jeunesse ne remplit pas son rôle historique de rempart contre l'autoritarisme, qui le fera? « Si la jeunesse se refroidit, le monde entier claquera des dents », écrivait Georges Bernanos.

 

Cette loi vient briser la confiance, déjà fortement ébranlée, entre le peuple et les institutions. La corruption et l'influence disproportionnée des lobbies et des intérêts économiques sur les gouvernements ont, depuis longtemps, érodé cette confiance et donné naissance à un cynisme politique sans précédent. Actuellement, ce que l'on appelle l'assemblée du peuple est déjà rongé par les intérêts partisans, l'appât du gain et la corruption. Cette loi enfonce encore un clou dans le cercueil de la démocratie québécoise.

 

Beaucoup de gens nous regardent. En tant qu'êtres humains, nous portons l'héritage des luttes passées. De Murdochville à Asbestos en passant par la grève étudiante de 2005, l'histoire du Québec est traversée de luttes difficiles, de grèves longues et, parfois, illégales. Ceux et celles qui ont mené ces luttes nous ont transmis un flambeau qu'il nous est interdit d'échapper à un moment aussi crucial. Les droits fondamentaux dont nous jouissons aujourd'hui ne sont pas des cadeaux, ce sont des legs. Il nous faut, ici, les défendre - par respect pour ceux et celles qui les ont obtenus pour nous. Si l'on veut nous les retirer par la loi, nous nous battrons. Au-delà de la loi, s'il le faut. Si celle-ci est injuste et que nous sommes sérieux et sérieuses dans notre prétention à défendre la justice, il nous faut y désobéir. Cela porte un nom: la désobéissance civile.

 

Avec cette loi, le gouvernement s'attaque à beaucoup plus qu'aux associations étudiantes: il s'attaque à la possibilité même que devrait avoir chaque femme et chaque homme de contester librement les décisions prises en son nom par le pouvoir politique. Le gouvernement utilise la peur pour réprimer la contestation: il s'agit de méthodes dignes d'un régime autoritaire. Cette loi liberticide veut nous faire renoncer à plus qu'à nos droits; elle veut nous faire renoncer à ce que nous sommes. Nous affirmons aujourd'hui que nous refusons de céder à la peur et à l'intimidation. Nous resterons fidèles à nos principes de liberté individuelle et collective.

 

Nous n'avons pas d'autre choix. Seul-e-s face à la loi, nous sommes faibles. Ensemble, nous avons le pouvoir de la bloquer.

 

En signant cette déclaration, nous nous engageons à continuer à lutter; à rester mobilisé-e-s, en vertu des libertés fondamentales qui nous sont conférées par les différentes chartes et traités nationaux et internationaux. Si cela nous vaut des poursuites pénales en vertu de la loi 78, nous nous engageons à y faire face.

 

Je désobéis. Arrêtez-moi quelqu'un.

 

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 12:08

 

LE MONDE | 23.05.2012 à 12h50 • Mis à jour le 23.05.2012 à 12h50

Par Anne Pelouas (Montréal, Canada, correspondance)

 

"La question de l'accès universel à des études supérieures ne date pas d'hier au Québec", souligne Antonia Maioni, professeur de sciences politiques à l'université McGill, université anglophone réputée de Montréal. "Acquis de la "révolution tranquille" [la conversion aux principes de l'Etat-providence dans les années 1960], ajoute-elle, la gratuité a été contestée dans les années 1990", mais le Parti québécois au pouvoir avait alors imposé un moratoire pour la préserver.

Depuis la fin des années 2000, le Parti libéral cherchait à en finir avec le gel des droits de scolarité pour les études supérieures, malgré l'opposition des étudiants. La hausse décrétée à compter de 2012 était de 75 % sur cinq ans, mais le gouvernement a concédé aux étudiants en grève de l'étaler plutôt sur sept ans.
 

"Ce conflit s'inscrit dans un débat de société plus large", estime Mme Maioni, rappelant que le gouvernement libéral de Jean Charest s'est fait le champion "d'une réingénierie de l'Etat, de partenariats public-privé, d'une hausse des frais de santé, selon le principe de l'utilisateur-payeur"...

Sur la gestion de la crise étudiante, la politologue ne donne guère de bons points à M.Charest. Elle rappelle que "la population québécoise est très attachée au consensus social". Or l'intransigeance du gouvernement provincial et son refus de négocier avec les associations étudiantes ont, selon elle, envenimé la situation. "Les étudiants ont eu le sentiment d'être face à un mur et ils ont dû trouver d'autres voies pour se faire entendre", soit dans la rue.

 

"MANQUE DE CONFIANCE"

Avec la loi spéciale, la crise a empiré et s'est radicalisée, ajoute Mme Maioni. Cette loi ne règle en rien, d'après elle, la question de la hausse des frais de scolarité. "Les étudiants se sentent méprisés par le gouvernement, ce qui n'est pas une bonne chose. On est en train de dire non à toute une génération qui essaie de se faire entendre et on n'est pas loin d'un conflit de générations, face à des baby-boomers qui ont profité de la gratuité scolaire, mais qui la refusent aux suivants."

Mme Maioni ne croit pas que M.Charest pourrait rehausser sa côte de popularité (faible) dans l'opinion publique québécoise en conservant une ligne dure dans le conflit étudiant. Selon elle, "la lassitude et le manque de confiance" à l'égard des libéraux au pouvoir dépassent largement le cadre du conflit. Il ne figurera pas, conclut-elle, parmi les principaux enjeux des prochaines élections générales québécoises, qui pourraient être provoquées dès l'automne.

Anne Pelouas (Montréal, Canada, correspondance)

 

 

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 12:01

 

 

LE MONDE | 23.05.2012 à 11h34 • Mis à jour le 23.05.2012 à 11h34

Par Alain Salles (Athènes, correspondance)

 
Le leader du parti d'extrême droite Nikolaos Mihaloliakos, lors d'une conférence à Athènes, le 6 mai 2012.

Sur le parvis de l'église Aghios Panteleimonas, dans le centre d'Athènes, près de la gare de l'Attique, des enfants d'une dizaine d'années, Grecs et immigrés, jouent au football ensemble. Ils passent en courant sur de grandes inscriptions aux couleurs bleues et blanches du drapeau grec, tracées au sol : "La Grèce aux Grecs. Les étrangers hors de Grèce."

Non loin de là, le 16 septembre 2011, Ali Rahimi n'a pas pu aller jouer au football. Il attendait sur le trottoir des amis afghans pour aller faire une partie.  

"J'ai vu une quinzaine de personnes arriver vers nous. Ils nous ont demandé de quelle nationalité nous étions et nous ont insulté en nous demandant de quitter leur pays."

Bousculades et coups s'ensuivent, à quinze contre trois. Avec ses deux amis, Ali essaie de rentrer dans l'immeuble. L'un réussit à monter les escaliers, mais Ali est rattrapé. Il reçoit des coups, est frappé avec une bouteille de bière sur la tête. "Je voyais que j'avais du sang sur mes mains, je croyais que cela venait de ma blessure à la tête."

Il a reçu quatre coups de couteau ou d'un autre objet tranchant. "Deux sur le torse, explique-t-il, en montrant celui qu'il a reçu près du cœur, et deux sur le dos et l'épaule." Son ami appelle la police qui intervient. Au moment où la police arrive, les agresseurs tentent de s'enfuir mais certains sont interpellés. L'arme n'a pas été retrouvée.

Ali est emmené aux urgences. Le médecin lui indique que le cœur n'est pas touché. Il reste quinze jours à l'hôpital. "Un policier est venu me voir pour me demander si je portais plainte. J'ai dit oui", explique cet homme de 28 ans qui travaille depuis six ans dans une entreprise de bâtiment.

 

ATTAQUES EN BANDE ORGANISÉE

C'est ainsi que trois personnes sont traduites devant la justice, mercredi 23 mai, pour attaques en bande organisée et coups et blessures volontaires. Deux sont liés à Chryssi Avghi (Aube dorée), le parti néonazi qui a fait son entrée au Parlement grec avec près de 7 % des voix, le 6 mai.

Ajourné à deux reprises pour des questions de procédures, le procès devrait avoir lieu mercredi, en pleine campagne électorale pour le scrutin du 17 juin, alors que les Grecs commencent à découvrir le vrai visage d'Aube dorée.

Les deux agresseurs ont nié toute appartenance au parti d'extrême droite. L'avocate des Afghans, Eugenia Kouniaki, a découvert sur la page Facebook de Ioannis Loukianos qu'il se présentait comme ami d'Aube dorée.  

"Mais les références à Chryssi Avghi ont disparu, deux jours après son arrestation. J'ai gardé une copie de la page, qui ne laisse aucun doute. Ils essaient de se dissocier de ces attaques", explique-t-elle.

Themis Skordeli, également mise en cause, intervient régulièrement dans le quartier pour insulter les immigrés. Elle a nié, lors des précédentes audiences, son appartenance à Chryssi Avghi, mais s'est quand même présentée sur les listes du parti fasciste d'Athènes, lors des élections du 6 mai.
 

"Depuis le début de la campagne électorale en avril, il y a beaucoup moins d'agressions racistes dans le quartier d'Aghios Panteleimonas, explique Yonous Muhammadi, le président du Comité pour les réfugiés afghans. Avant, tous les soirs, des immigrés se faisaient attaquer. Aujourd'hui, ils ont arrêté pour essayer de gommer leur image de violence pour se présenter aux élections."De nombreuses attaques ont cependant lieu, régulièrement, plus au sud, dans le quartier de Kallithéa.

Yonous Muhammadi a eu affaire à Chryssi Avghi un an plus tôt. "Alors que je donnais des cours de grec à des réfugiés, une quinzaine de personnes sont entrées dans nos locaux, près de la place Attiki, avec des matraques. J'ai essayé de les raisonner en grec, mais ils ont tout cassé et nous ont frappés. Je suis allé porter plainte à la police. Un des agents a essayé de me dissuader, en m'expliquant qu'ils allaient me garder en détention pendant deux jours pour vérifier mes papiers."

En Grèce depuis dix ans, M. Muhammadi a le statut de réfugié politique et travaille dans un hôpital. Sa plainte a été acceptée par le supérieur de l'agent zélé, mais il n'y a pas eu de suite.

"Un soir, des policiers regardaient des habitants et des membres de Chryssi Avghi en train de battre des réfugiés près du commissariat de police. On leur a demandé pourquoi ils n'intervenaient pas. Ils nous ont dit de nous organiser pour leur répondre!", explique Reza Golami, un autre Afghan qui a reçu le droit d'asile. Des vidéos montrant des policiers frappant des immigrés qu'ils arrêtent circulent sur Internet.

 

SOUPÇONS DE LIENS ENTRE POLICE ET MEMBRES DE CHRYSSI AVGHI

Des organisations non gouvernementales ont relevé plus de 60 agressions racistes à Athènes et Patras, au dernier trimestre 2011, dont 18 commises par des policiers. Les associations antiracistes soupçonnent des liens entre la police et certains membres de Chryssi Avghi.

L'hebdomadaire To Vima a constaté que dans les bureaux de vote, situés près d'importants commissariats, le parti néonazi obtenait de 20 % à 25 % des voix, nettement plus que sa moyenne nationale. Aube dorée veut miner la frontière de l'Evros où arrivent les réfugiés.  

"Nous voulons le départ de tous les immigrés. Pour nous il n'y a pas d'immigrés réguliers", explique le responsable de l'idéologie Georges Germenis, élu député le 6 mai.

Yonous Mohammadi a rencontré un membre de Chryssi Avghi. "J'ai essayé de lui expliquer que les réfugiés ne venaient pas envahir la Grèce, mais qu'ils fuyaient les conditions difficiles de leurs pays, comme cela est arrivé aux Grecs qui ont émigré vers d'autres pays. Je ne l'ai pas convaincu, mais c'était important de le faire. Le problème, c'est que personne ne tient ce discours aux Grecs touchés par la crise."

Alain Salles (Athènes, correspondance)

 

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 11:57

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 23.05.2012 à 12h22 • Mis à jour le 23.05.2012 à 12h22

 

Les corps de trois hommes qui auraient été tués par les forces de Bachar Al-Assad, près de Homs, le 21 mai 2012.

 

 

Dans son rapport annuel 2011, publié mercredi 23 mai, Amnesty International accuse le régime du président syrien, Bachar Al-Assad, de torturer et de tuer des détenus et des manifestants pacifiques, des actes pouvant constituer des crimes contre l'humanité.

Consulter le résumé du rapport 2011 d'Amnesty consacré à la Syrie.

L'ONG détaille la façon dont les troupes ont déployé leurs chars dans des quartiers résidentiels, ont tué des manifestants pacifiques et emprisonné des milliers d'autres, torturés et détenus au secret. "Le type et l'échelle des violations pratiquées par l'Etat pourrait constituer des crimes contre l'humanité", juge Amnesty International.

 

MANIFESTANTS RÉPRIMÉS, HUMILIÉS ET TORTURÉS

Le rapport cite plusieurs exemples, notamment celui d'un homme non identifié à Banias, détenu pendant trois jours, frappé, déshabillé et obligé à "lécher son propre sang sur le sol". A Homs, poursuit le rapport, "le corps de Tarek Ziad Abd Al-Qader, arrêté le 29 avril [2011], a été rendu à sa famille en juin, portant notamment des brûlures à l'électricité ainsi que des traces visiblement causées par des coups de fouet et de couteau, et une partie de ses cheveux avaient été arrachés".

Amnesty dénonce également la tentative du régime d'écraser la contestation, citant le cas du pianiste Malek Jandali, installé aux Etats-Unis, dont les parents "ont été frappés dans leur maison, à Homs" après que leur fils a manifesté contre le régime aux Etats-Unis.

>> Des témoignages recueillis par Le Monde d'opposants torturés : "Pour me punir, ils ont placé un engin explosif dans ma main"

Le régime utilise également la médecine et ses hôpitaux comme arme de la répression. Lire notre compte-rendu de l'enquête menée par Médecins sans frontières.


 LES ENFANTS VISÉS

Et cette répression n'épargne pas les enfants selon Amnesty, qui cite le cas de Mohammed Al-Moulaa Issa, 14 ans, originaire de Deir Ezzor, abattu par balle par les forces de sécurité parce qu'il refusait de participer à une manifestation favorable au régime. Les exactions visant des enfants ont été régulièrement dénoncées ces derniers mois par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies. Son dernier rapport, en date du 22 février, faisait état de plus de cinq cents enfants morts depuis le début de la rébellion, en mars 2011, avec une forte concentration sur les mois de décembre (quatre-vingts morts) et janvier (soixante-douze morts). Beaucoup d'adolescents sont arrêtés et torturés, sans compter tous les enfants dont la scolarité a été interrompue par les violences qui sévissent depuis quatorze mois dans le pays.

Dans un reportage pour "Envoyé spécial" diffusé sur France 2 en décembre, la journaliste indépendante Manon Loizeau montrait notamment le traumatisme des violences politiques pour les enfants à Homs.

Alors que Damas a récemment refusé de fournir un rapport au comité contre la torture de l'ONU, Amnesty dénonce en outre l'attitude du pouvoir qui "n'a pas mené d'enquêtes indépendantes sur les assassinats illégaux, les tortures et les autres violations graves des droits de l'homme".

Le 13 février, la haute commissaire de l'ONU aux droits humains, Navi Pillay, avait elle aussi dénoncé des crimes contre l'humanité en Syrie devant l'Assemblée générale des Nations unies. "La nature et l'étendue des exactions perpétrées par les forces syriennes indiquent que des crimes contre l'humanité ont vraisemblablement été commis depuis mars 2011", avait alors déclaré Mme Pillay.

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 11:53

 

Le Monde.fr avec AFP | 23.05.2012 à 12h16 • Mis à jour le 23.05.2012 à 12h16

 

  Vue depuis la salle réservée aux témoins dans le palais de justice de Paris et pourvue d'une glace sans tain.

 

Une femme a été surprise dans une salle du palais de justice de Paris réservée normalement aux témoins, munie d'un appareil photo, mardi 22 mai. Il s'avère qu'il s'agissait en réalité d'une policière du renseignement, selon une source policière, affirme l'AFP, confirmant une information d'Europe 1.

Jean-Marc Manach, journaliste sur le site Owni, raconte comment il l'a surprise, avec d'autres témoins, dans une salle face à la dix-septième chambre du tribunal de grande instance de Paris, où sont souvent jugées les affaires de presse, d'où l'ont peut observer à travers une glace sans tain les personnes venues assister à un procès. Ce jour-là se tenait dans la chambre voisine, la dixième, le procès de la mouvance "anarcho-autonome", suspectée d'avoir planifié des actes de terrorisme. La policière pouvait ainsi observer les allées et venues des soutiens aux personnes jugées.

 

Lire (zone abonnés) : Six militants d'ultragauche en procès à Paris


L'huissier de justice qui accompagnait les témoins s'est étonné de sa présence et lui a demandé de sortir après qu'elle eut expliqué qu'elle était photographe. L'huissier a ensuite alerté la présidente du tribunal, qui a demandé aux témoins de raconter la scène.

 

"UNE ERREUR REGRETTABLE"

Cette policière, appartenant à la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris, selon cette source, était entrée dans "cette salle vide sans savoir qu'elle n'en n'avait pas le droit".

"Les policiers du renseignement effectuent régulièrement des missions de surveillance de la mouvance radicale autonome. Mais là, c'est clairement une erreur de positionnement, une erreur regrettable", a expliqué cette source policière.

Les chefs de juridiction du TGI de Paris ont dit mardi à l'AFP "qu'ils ignoraient totalement la présence de cette femme munie d'un appareil photo dans la salle des témoins". "Ils souhaitent que toute la lumière soit faite sur cette affaire", avait-on précisé au TGI.

 

 

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 11:47
| Par Martine Orange

 

 

Soudain, la confiance a disparu. Dans la multitude de scénarios qu’envisagent les dirigeants européens depuis le début de la crise de la zone euro, ils avaient pensé à tout sauf à celui-ci : que les petits épargnants européens se mettent brusquement à douter de la monnaie unique et du système bancaire, et se retirent sur la pointe de pieds. C’est ce qui est en train de se passer depuis une semaine. Les responsables politiques sont pour beaucoup dans ce nouveau développement de la crise. En évoquant la semaine dernière la sortie de la Grèce de l’euro, comme une issue possible voire souhaitable, des responsables allemands et de la Banque centrale européenne ont ancré eux-mêmes l’idée d’une rupture de l’Europe  et celle d'une contagion. 

 

 

Effrayés par la menace, les Grecs ont été les premiers à réagir. Au début de la semaine dernière, ils ont retiré plus de 1,2 milliard d’euros des banques en deux jours. Depuis, les responsables bancaires européens se gardent bien de donner des chiffres afin de ne pas augmenter la panique. Mais de multiples témoignages en Grèce font état de distributeurs vides, de difficultés à retirer de l’argent dans les banques. Le ruisseau de la défiance paraît grossir tous les jours.

La crainte a également gagné l’Espagne. L’annonce par le gouvernement espagnol de la nationalisation partielle de Banxia, la quatrième banque du pays, née de la fusion de plusieurs caisses d’épargne en difficulté, a alimenté les peurs des déposants. Selon le journal El Mundo, les retraits des déposants ont dépassé le milliard d’euros la semaine dernière. Ce que le gouvernement s’est empressé de démentir, sans vraiment convaincre.

La dégradation par Moody’s de seize banques espagnoles a plutôt confirmé les Espagnols dans leurs appréhensions sur l’état de leur système bancaire. Selon l’agence de notation, les créances douteuses, liées à l’explosion de la bulle immobilière, ne cessent d’augmenter : elles représenteraient désormais quelque 80 milliards d’euros sur un total de 350 milliards d’euros de crédits accordés au secteur du bâtiment et de l’immobilier. Jamais les banques espagnoles n’avaient connu une telle dégradation. Signe de nervosité ambiante : les déposants britanniques de la filiale anglaise de Santander, la plus grande banque espagnole, se sont précipités aux guichets vendredi pour retirer 200 millions de livres, soit 250 millions d’euros.

Pour tenter de rassurer, le gouvernement espagnol a engagé Goldman Sachs et le cabinet Roland Berger pour l’aider à faire un état des lieux complet du système bancaire espagnol et évaluer les besoins de recapitalisation. Selon les estimations, il faut entre 50 et 100 milliards d’euros pour consolider les banques. Des sommes qui semblent impossibles à trouver autant sur le marché qu’auprès du gouvernement. Déjà, certains dirigeants européens pressent le gouvernement espagnol de faire appel au Fonds monétaire international. D’autres ont remis au centre des discussions, au sommet du G 8 à Washington,  la possibilité d’utiliser directement le Fonds européen de stabilité financière pour recapitaliser les banques, sans passer par l’intermédiaire des gouvernements. La chancelière allemande Angela Merkel a de nouveau réitéré son opposition à de tels changements.

Tous redoutent un emballement, surtout si la Grèce sort de l’euro, ou si le résultat des nouvelles élections prévues le 17 juin aboutit à un nouveau chaos politique. La peur de la contagion ne pourrait que gagner. Selon une étude de la banque Citigroup, se référant au précédent de la faillite en Argentine en  2001, les banques irlandaises, italiennes, portugaises et espagnoles pourraient rapidement perdre 90 milliards d’euros de dépôts, si la Grèce sortait de la monnaie unique.

Les milieux financiers demandent donc aux gouvernements européens d’envoyer en urgence des messages rassurants. « Quand une panique bancaire commence, il est très difficile de l’arrêter sans une garantie crédible des dépôts », explique Tristan Cooper, analyste au fonds d’investissement Fidelity, cité par l’agence Dow Jones.

Fuite massive de capitaux

Le paradoxe est que les banquiers demandent aux déposants de leur accorder une confiance qu’ils ne sont plus prêts à se donner entre eux, ni même dans la zone euro. Depuis deux ans, des établissements bancaires sont totalement coupés de tout le marché interbancaire et ne dépendent plus que de la Banque centrale européenne. En avril, les prêts de la BCE aux banques espagnoles ont atteint un nouveau record, totalisant plus de 235 milliards d’euros.

Ces derniers jours, les tensions se sont à nouveau aggravées sur un marché interbancaire désormais presque totalement gelé. Les banques, qui ont des excédents de liquidités, notamment grâce aux prêts à long terme (LTRO) de la BCE, qui leur a accordé 1 000 milliards d’euros au début de l’année, préfèrent les déposer chaque soir auprès de la banque centrale à 0,25 % plutôt que de s’aventurer à les prêter à un établissement bancaire tiers.

Parallèlement, on assiste à des mouvements massifs de capitaux au sein de la zone euro depuis plusieurs mois, l’argent fuyant les pays considérés comme dangereux pour être rapatrié vers des zones jugées plus sûres. Ainsi, plus de 60 milliards d’euros de dépôts ont fui la Grèce depuis un an, pour se réfugier pour les deux tiers en Suisse, pour le reste en Grande-Bretagne, selon le ministre des finances grec. Les grandes fortunes espagnoles sont aussi en train de trouver refuge vers des cieux plus sûrs, qui en Suisse, qui en Grande-Bretagne, qui au Brésil.

Mais la fuite ne concerne pas seulement les grandes fortunes. C’est tout le système financier qui est en train de rapatrier ses avoirs. Le fonds souverain de Norvège a annoncé une réduction massive de sa présence en Europe du Sud. Il a revendu toutes les obligations publiques portugaises et irlandaises et a diminué son exposition aux dettes espagnoles et italiennes. Il entend désormais se tenir à l'écart de ces pays jugés dangereux.

 

 
© Bloomberg

Tout le système financier – fonds d’investissement, banques – est en train de faire de même, comme s’il se préparait sans le dire à l’éclatement de la zone euro (lire notre précédent article “La crise est essentiellement bancaire : que se passe-t-il dans Target 2”). L’agence Bloomberg a essayé de tracer ces mouvements à partir des bilans des différentes banques centrales de la zone euro. Son graphique, que nous publions ci-contre, reproduit les mouvements au sein de la zone euro : au-dessus les pays, jugés sûrs, qui voient affluer des milliards, en dessous les pays considérés à risque – les fameux PIIGS qui assistent à une hémorragie de capitaux (curieusement, la France n’apparaît nulle part dans ces relevés). Sa conclusion est sans appel : « La fuite des capitaux atteint une échelle sans précédent dans la zone euro. »

Pour le seul mois de mars, selon ses calculs, quelque 65 milliards d’euros ont quitté l’Espagne pour d’autres pays de la zone euro. Au cours des sept derniers mois, les dettes des banques centrales espagnole et italienne se sont accrues respectivement de 155 et 180 milliards d’euros. Dans le même temps, les banques centrales allemande, néerlandaise et luxembourgeoise ont vu leurs crédits correspondants augmenter de 360 milliards d’euros. Cette progression, selon l’étude, correspond au double des dix-sept mois précédents. Les banques centrales des trois pays, considérés comme les plus sûrs, détiennent désormais 789 milliards d’euros de créances sur les autres banques. Jamais le déséquilibre n’avait été aussi grand.

« Ces chiffres sont partiels. Mais ils traduisent le mouvement d’inquiétude de la zone euro. Tout se passe comme si les anciennes frontières se redessinaient », remarque l’économiste Paul Jorion, qui avait signalé dès la parution de cette étude les dangers de l’éclatement de la zone euro. L’Europe peut-elle encore contrer de telles forces centrifuges ? Après trois années d’erreurs, de demi-mesures et d’atermoiements, il ne lui reste plus beaucoup de crédit.

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 19:13
Transmis par Arcturius le 22 - mai - 2012


 

En ce 100e jour de grève étudiante, des dizaines de milliers de personnes ont marché dans les rues du centre-ville contre la hausse des droits de scolarité et contre la loi spéciale adoptée vendredi dernier.

Dès les premières minutes, la manifestation s’est divisée en trois groupes: un clan a suivi l’itinéraire connu des policiers, d’autres ont marché derrière la bannière de la CLASSE qui n’a pour sa part pas dévoilé son trajet.

 

 

Vers 16h45, la manifestation du troisième groupe a été déclarée illégale après que trois vitrines de banques eurent été fracassées. Après l’annonce d’un attroupement illégal, les protestataires de ce troisième groupe ont rapidement rejoint la manifestation de la CLASSE qui s’est déroulée pacifiquement.

Des dizaines de milliers de personnes ont participé aux manifestations. Une heure et demie après le début de l’événement, des personnes attendaient toujours de commencer à marcher à partir du point de départ, au Quartier des spectacles. La CLASSE estime que 250 000 personnes ont participé à l’événement. Des sources policières ont plutôt avancé le chiffre de 100 000 manifestants. Peu importe, la circulation routière a été perturbée dans le centre-ville de Montréal.

La plupart des regroupements avait fourni un itinéraire de la marche. «Il est essentiel de ne pas exposer inutilement nos militants et nos organisations aux mesures répressives [du] projet de loi. Les autorités municipales seront informées [de notre itinéraire] comme nous le faisons à chacune de nos manifestations. De plus, nous aurons notre service d’ordre », explique le Syndicat de la fonction publique (SCFP) sur son site web.

La CLASSE, instigatrice de ce rassemblement, avait pour sa part choisi de ne pas divulguer son trajet. On s’attendait à ce que ses membres empruntent le même chemin que les autres participants.

Avant le départ, le porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois a déclaré que le rassemblement pacifique prouvait que désobéissance civile n’est pas synonyme de vandalisme. Il croit que le succès de la manifestation est un geste «collectif, massif de désobéissance civile».

«Ce sont des dizaines de milliers de personnes qui sont dans les rues, dit-il. Si le ministre de la Justice est conséquent avec sa loi, il devra mettre à l’amende des dizaines de milliers de personnes.»

Ian Lafrenière, le porte-parole du SPVM, croit que les casseurs auraient pu être mieux contrôlés si les trois groupes avaient dévoilé et respecté leur itinéraire. «Quand tu dis : «nous autre, on va faire une marche, mais on va défier les autorité», en partant, tu invites des pas gentils à venir avec toi. La preuve, c’est que les deux grandes marches du 22 mars et du 22 avril derniers, les itinéraires étaient connus et il n’y a eu zéro problème», a-t-il dit.

 

Des militants tous azimuts

Une foule bigarrée, composée d’étudiants certes, mais aussi de militants tous azimuts, de sympathisants, de familles, de poussettes, et d’ainés, s’était réunie vers 14h pour le départ à la place des Festivals. Le thème de l’événement est: «100 jours de grève. 100 jours de mépris. 100 jours de résistance.»

Les associations étudiantes sont au rendez-vous, tout comme plusieurs grands syndicats et des politiciens, dont Amir Khadir, habitué des manifs étudiantes. Gilles Duceppe, venu assister à la manifestation avec un carré blanc épinglé à sa veste, croit que le gouvernement n’a plus qu’une porte de sortie: retourner aux négociations avec la FECQ et la FEUQ.

Plusieurs manifestants ont des mots durs pour le gouvernement. «Ce ne sont pas les étudiants qui sont violents, c’est le gouvernement qui est violent», rage Christine Coallier, professeure de philosophie au cégep. Elle en veut particulièrement au gouvernement de Jean Charest d’avoir fait la sourde oreille depuis 100 jours.

Lorraine Boutin et Marc Guénette, eux, manifestent avec leur fils gréviste Antoine, étudiant au Cégep Bois-de-Boulogne. «Cette loi spéciale est le constat d’échec d’un gouvernement qui n’a pas réussi à dialoguer avec des jeunes très intelligents. Notre jeunesse est très impressionnante», raconte Mme Boutin.

«L’éducation est le plus beau cadeau pour nos jeunes. La hausse des frais n’est pas le débat, il y en a de l’argent. Mais la loi spéciale a fait de moi un citoyen engagé. Je suis sur les réseaux sociaux comme Twitter et je suis ce qui se passe», raconte Marc Guénette.

«La loi spéciale m’a fâché. Ça va me rendre plus militant. Au mieux, cette loi ne changera rien. Au pire elle va empirer les choses», croit Antoine.

Maxime, un étudiant de 24 ans, demande que les parties retournent à la table des négociations. «En trois mois de grève, on a eu 22 heures de discussion. Ça dit quelque chose».

Tous les groupes de manifestants ont convergé vers le parc Lafontaine où des discours ont été prononcés.

Rappelons que les 22 mars et 22 avril derniers, des centaines de milliers de personnes ont pris la rue d’assaut, la première fois contre la hausse des droits de scolarité, la deuxième pour le jour de la Terre.

http://www.lapresse.ca/

 

PS: Vous pouvez aussi aller voir sur Facebook mes photos que j’ai prise lors de ce grand rassemblement

© 2012, Les Chroniques d'Arcturius.
Tous droits réservés pour tous pays.
Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source: lespasseurs.com

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 19:06

 

ATTAC-LOCAL - 21/05/12

 

Du 17 au 20 mai : 4 journées de blocage symbolique du centre de Francfort, en particulier le quartier de la Banque centrale européenne. La plupart des forum-débats, des campements et des occupations sur les places ont été interdits par les autorités. Un impressionnant dispositif de plus de 5000 policiers anti-émeute, casqués et bottés (y compris des policiers à cheval, des hélicoptères...) protégeait les accès du centre financier et toutes les rues qui y convergeaient étaient barrées. Du coup, la BCE a bel et bien été bloquée pendant ces 4 jours, pas par les manifestants, mais par la police, merci à eux !

La manifestation du samedi, initialement interdite à été autorisée in-extremis sous l'injonction du tribunal qui avait été saisi par Attac Allemagne. Les habitants de Francfort étaient choqués par l'importance du dispositif policier mis en place pour protéger ce qui fait office aujourd'hui de parlement en Europe : le siège de la banque centrale européenne qui dicte les politiques pour les pays de l'UE. Ceux avec qui j'ai eu l'occasion de discuter encaissaient mal ce dispositif, car en Allemagne tout ce qui relève d'un état policier touche une corde sensible et douloureuse qui rappelle de tristes souvenirs.

Des actions de blocage et des ateliers-débats ont tout de même été improvisés (à l'Université, à la maison des syndicats qui avait prêté loué ses locaux au mouvement bloccupy francfurt, et aussi au théâtre-opéra du centre-ville).

Un des atelier débat, organisé par le réseau attac-europe : taxes, politique de la BCE et dettes publiques (en anglais)
http://www.youtube.com/watch?v=q5857_v_ijo&feature=relmfu
http://www.youtube.com/watch?v=_h6K_SVJ0WU&feature=relmfu
http://www.youtube.com/watch?v=XEfsBCxR9J0&feature=relmfu

Quelques vidéos, sur le site d'attac allemagne, des actions de blocages improvisées les jeudi et vendredi 17 et 18 mai
http://www.attac.de/aktuell/eurokrise/maiproteste/videos-von-aktionen

Pour ceux qui comprennent l'Allemand, les reportages sur les média locaux
http://www.attac.de/aktuell/eurokrise/maiproteste/tv-berichte/

Et aussi, ces images de la manifestation du samedi 19 mai (20 à 25000 personnes selon les media, plus de 30000 selon les organisateurs) : 40 minutes prises depuis une caméra statique au bord de la rue.
http://www.youtube.com/watch?v=t1hAOgOzb4Q&feature=plcp
http://www.youtube.com/watch?v=1sGZ5w8GerQ&feature=plcp
Ça commence avec les banderoles de tête, les internationaux,  les français étaient mélangés un peu partout, mais un petit noyau est bien visible derrière la banderole du CAC (collectif pour un audit citoyen de la dette publique) à partir de la 5e minute. Certains se reconnaîtront (Verveine au micro, Aurélie dans le cortège...). Mélangés avec les drapeaux d'Attac France, des drapeaux de Solidaires, du NPA, du Front de gauche, du PG, de la CGT (si, si, j'en ai vu 1 !), du Snes-FSU.

Une manifestation très colorée et mélangée, beaucoup de jeunes, mais les gens sont venus aussi en famille, avec les landaus, en vélo, faisant preuve de beaucoup d'imagination dans les slogans, dans les déguisements, en dansant sur les rythmes des battucada militantes, dont les sambactivistes de "Rhythm of resistance". Sur la Première vidéo, après le cortège d'Attac France, des italiens, puis l'imposant cortège de Die Linke (sans doute plusieurs milliers de sympathisants), puis les "no border", etc. Vers la fin de la première vidéo (le milieu de la manif) l'impressionnant cortège du black-bloc, très soudé, compact, enchainés entre eux pour éviter les provocations policières.
Sur la deuxième vidéo, on voit le cortège d'Attac Allemagne, très impressionnant avec des marionnettes géantes et l'hydre à 3 têtes (la troika BCE-FMI-Commission européenne).

La fin de la manif, on ne la voit pas sur ces vidéo, mais elle se terminait par une banderole ou était écrit en allemand "ici se termine la démocratie !". effectivement, derrière cette banderole suivait un redoutable troupeau de schtroumpfs kaki casqués et bottés.
*POUR ACCEDER AUX LIENS, APPUYER SUR LA TOUCHE "Ctrl" DE VOTRE CLAVIER + CLIQUER GAUCHE SUR LA LIGNE DU LIEN

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