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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:43

 

France - Uncut - Posté le 12 mai 2012 à 18:48:00

Appel à une action transnationale à Francfort (transnational call to action in French!)

 

#BLOCKUPY POUR UN CHANGEMENT MONDIAL!


* Appel à une action transnationale à Francfort, du 16 au 19 mai
* Solidarité internationale pour notre lutte commune

 

Nous appelons à des manifestations massives et des actions de désobéissance civile en mai à Francfort pour protester contre le régime de crise de l’Union Européenne. Nous sommes des activistes représentant un grand nombre de mouvements et de luttes qui se sont soulevés, en Europe ou ailleurs, ces derniers mois et ces dernières années afin de protester contre les attaques envers notre liberté, nos emplois et nos moyens de subsistances, attaques qui se sont férocement intensifiées au cours de la crise mondiale. Nous nous sommes réunis, avons partagé nos luttes et nos expériences et ainsi réalisé qu’aux niveaux locaux et régionaux, nous menons le même combat. Comme jamais auparavant, nos différents mouvements commencent à se renforcer les uns les autres: Une vraie opposition transnationale commence à voir le jour.

 

Calendrier général :

Jeudi 17 mai : Les campements commenceront dans toute la ville. Différentes actions se tiendront, plénières, ateliers de préparation pour les blocages de vendredi. Le soir, une assemblée transnationale est prévue vers 19h, avec la participation des membres du réseau des Attac d’Europe.

 

NB : Rencontre / apéro dinatoire du réseau des Attac d’Europe à 17h, à voir avec Steffen.

 

Vendredi 18 mai : Le blocage de la BCE commence à 6 heures du matin. Les participants arriveront en doigts de gants depuis plusieurs lieux. Chaque « doigt » représentera une thématique, par exemple l’écologie, la paix, l’austérité… Les participants apporteront le materiel approprié.

 

Samedi 19 mai : La manifestation commence à midi, et partira la gare principale de Francfort. A partir de l’immeuble de la Deutsche Bank, elle se divisera en deux pour entourer de manière symbolique le quartier des banques. La manifestation se terminera à 15h à la BCE, avec des prises de parole.

 

Activités thématiques

Tout le long des trois jours se tiendront différentes activités thématiques. Attac Allemagne a prévu d’organiser des ateliers en lien avec la thématique de la BCE, de la distribution des richesses, de la spéculation alimentaire et de l’audit de la dette.

  • Samedi matin (lieu à déterminer) se tiendra une activité sur la question du Pacte budgétaire avec le réseau des Attac d’Europe. Elle sera suivie d’une animation théâtrale : de Merkozy à Merkhollande.
  • En plus de ces évènements, vendredi à 19h, Attac Allemagne organise une réunion publique à la maison des syndicats dans Francfort. Cette réunion publique traitera d’une manière générale de la crise et des alternatives, en lien avec le réseau des Attac d’Europe.

NB : Une réunion Alter-summit se tiendra de 13h à 18h à la maison du DGB (à côté de la gare). La première partie pourra être dédiée à la coordination Attac d’Europe sur la campagne BCE / Fiscalité.

 

Hébergement

Des hébergements collectifs seront organisés par les allemands, mais ceux-ci ne seront peut-être pas suffisants.

Des hôtels à prix attractifs seront proposés, notamment :

- “Pension Aller”, Gutleutstraße 94, 60329 Frankfurt am Main aller.gutleut@t-online.de

 

Autres aspects

Traduction : on ne sait pas encore quelle forme elle prendra

 

Des grandes tentes seront plantées par les organisateurs pour accueillir les évènements thématiques, notamment par Attac Allemagne, Die Linke, Medico International, Gauche interventionniste ainsi qu’une tente de la coalition.

 

Pour plus d’information

++DERNIERES NOUVELLES++

 

Les autorités locales de Francfort ont décidé d'interdire toutes les manifestations prévues du 17 au 19 mai. Cette décision incompréhensible et très rare en Allemagne est attaquée en justice par nos amis d'attac Allemagne. Ils relaient aussi un appel de protestation de diverses personnalités, et une demande de protestation à transmettre aux personnes qui ont pris cette initiative.

 

Les manifestations prévues, dont le consensus était qu'elles étaient pacifiques et de désobéissance civile sont maintenues. Nous maintenons de notre côté, notre appel à se rendre sur place pour manifester et nous vous invitions à relayer le protestations.

 

Nous vous rappelons les conditions de départ :

- Paris : départ vendredi 18 mai à 22h place de la république, retour le dimanche matin. Chèque de 40€ à faire parvenir à : Attac France, 21 ter rue Voltaire 75011 Paris, mention Francfort au dos du chèque. Contact :francfort@attac.org, 01 56 06 43 60 (de 17h à 19h)

- Strasbourg : départ samedi 19 mai à 7h, contact : Sylviane (Attac Strabourg), collectif.dette.67@gmail.com ousylviane.rinck@wanadoo.fr

- Vosges (depuis Nancy) : départ samedi 19 mai à 7h, prix 23 euros, contact : Daniel Romary, 03.29.50.13.00 ou 06.83.26.48.49 daniel.romary57@orange.fr

- Lille : départ le matin (vers 8h), retour le soir. Contact : SUD Sante Sociaux, 03 20 74 17 69 ,sudsantesociaux.npdc@wanadoo.fr ; ou Attac Lille via http://attaclille.over-blog.com/

- Rennes : départ en mini-bus, contacter Rozenn Perrot (rozenn.perrot@orange.fr)

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:36

 

Bastamag - Par Agnès Rousseaux, Ivan du Roy (7 mai 2012)

 

Et si, après une stressante campagne électorale, on respirait un peu ? Quelle société voulons-nous aujourd’hui construire ? « La croissance est un problème, pas une solution », affirme Pierre Rabhi, paysan-philosophe. Face à la disparition des questions écologiques dans le débat politique, et à la frénésie marchande qui nous a pris en otages, il invite à repenser la vie sur un mode à la fois « sobre et puissant ». Et à inventer, pour éviter des explosions sociales et un chaos généralisé, un autre modèle de civilisation. Entretien.

 

 

Basta ! : Vous défendez une société de la sobriété. Les crises actuelles et l’austérité qui menace vont-elles permettre de remettre en question le système économique dans lequel nous vivons ?

Pierre Rabhi [1] : Je ne me réjouis pas de cette situation, mais je me dis finalement que l’être humain a besoin d’entrer dans des impasses pour mieux comprendre. Les impasses peuvent soit finir sur un chaos généralisé, soit permettre d’initier autre chose. Le chaos est tout à fait possible : une sorte de cocotte-minute d’incertitudes et d’inquiétudes est en train de miner les âmes et les consciences. Qu’une seule ville explose et toute la France explose. Le problème aujourd’hui n’est pas de se réjouir de cela, mais de voir ce qu’on peut tirer de cette évolution. Notre modèle de société montre son inadéquation, son incapacité à continuer. Si nous nous y accrochons, ce sera le dépôt de bilan planétaire. Tous les pays émergents veulent vivre à la moderne. Où va-t-on puiser les ressources ? C’est totalement irréaliste. Il y a aujourd’hui à repenser la vie sur un mode qui soit à la fois sobre et puissant. Je crois beaucoup à la puissance de la sobriété. Je ne crois pas à la puissance des comptes en banque. La vraie puissance est dans la capacité d’une communauté humaine à se contenter de peu mais à produire de la joie. Notre société déborde de tout, mais nous sommes un des pays les plus consommateurs d’anxiolytiques, pour réparer les dégâts que produit la « société de la matière » ! Nous sommes une espèce de planète psychiatrique. Combien de souffrances produisons-nous ?

 

 

Pendant la campagne électorale, l’écologie a quasiment disparu du débat politique. Qu’en pensez-vous ?

C’est parce que les citoyens ne sont pas véritablement conscients de l’enjeu de l’écologie que nous sommes obligés d’avoir une écologie politique pour lui donner une place au forceps. Dans la réalité, l’écologie concerne absolument tout le monde. Je suis évidemment reconnaissant envers ceux qui essayent de placer l’écologie dans le débat politique. Mais c’est une anomalie. Car l’écologie est une affaire de tous. C’est ce qui détermine l’existence de tout individu, du phénomène de la vie. Nous sommes donc tous concernés.

Selon vous, le progrès technologique nous asservirait ?

La civilisation moderne est la civilisation la plus fragile de toute l’histoire de l’humanité. Plus d’électricité, de pétrole, de télécommunications et la civilisation s’écroule. Elle ne tient sur rien du tout. Le progrès ne libère pas. Plusieurs avancées ont apporté un certain bien-être. Mais ce bien-être n’est pas forcément partagé. Il faut que l’humanité se pose la question : le progrès, pour quoi faire ? Et avant : qu’est-ce que vivre ? S’il s’agit juste de consommer, je n’appelle pas ça la vie, cela n’a aucun intérêt. Nous sommes devenus des brigades de pousseurs de Caddie. Cela me terrifie. Nous sommes revenus au néolithique : nous sommes des cueilleurs, nous passons dans les rayons et nous cueillons. Tout cela n’est pas bon. On a évoqué la décroissance, qui est considérée comme une infamie dans le monde d’aujourd’hui : remettre en cause la croissance ! Au Moyen Âge, j’aurai été brûlé vif.

Peut-on se passer de l’industrie et du progrès technologique sur une planète qui comptera bientôt 9 milliards d’êtres humains ?

Le progrès technologique ne rétablit pas de l’équité dans le monde, au contraire. Une minorité en bénéficie. Ce ne sont pas les pays en voie de développement qui consomment le plus de voitures ou de frigos. C’est un leurre de dire que la planète ne pourra pas suffire, parce que nous serons plus nombreux. C’est une injustice totale : sur 7 milliards d’humains aujourd’hui, la moitié n’a pas accès à la nourriture pendant que les autres se bâfrent et gaspillent à outrance. Un cinquième de l’humanité consomme les 4/5es des ressources produites. Ce serait très pernicieux d’invoquer la démographie pour dire qu’on ne va pas s’en sortir. Non ! Plusieurs milliards d’humains ne s’en sortent déjà pas. Ce ne sont pas les pauvres qui épuisent les ressources. La démographie n’est pas en cause. Je sens cet argument s’insinuer de façon très vicieuse.

Pourquoi, après avoir été ouvrier, avez-vous choisi de devenir paysan ?

J’ai accompli mon retour à la terre, ici en Ardèche, en 1961, parce que je considère que notre système n’a pas d’intérêt. Je n’ai pas envie d’être né pour produire, pour consommer et mourir. C’est une destinée un peu limitée ! Je suis né pour vivre, je suis né pour admirer. Si on doit toute sa vie besogner pour que les poubelles débordent de déchets, cela n’a aucun sens. Il n’y a pas si longtemps, en mai 68, les jeunes défilaient dans les rues pour protester contre la société de consommation. C’était l’excès. Leur intuition était forte : nous ne sommes pas des consommateurs. Les gagneurs d’argent, la frénésie marchande nous ont pris en otages pour faire de nous des gens qui doivent absolument consommer pour faire monter le produit national brut. C’est complètement stupide. Les jeunes disaient : on ne tombe pas amoureux d’un produit national brut ! Ils lançaient des slogans très importants, qui étaient un appel à la vie. Nous ne vivons pas : nous sommes conditionnés, endoctrinés, manipulés, pour n’être que des serviteurs d’un système. Ils ressentaient ce besoin de sursaut de la vie. Depuis, je ne vois plus les jeunes défiler dans la rue pour dire qu’ils ont trop. Nous sommes au contraire entrés dans la phase du manque. Les certitudes d’une idéologie triomphante, c’est terminé ! Aujourd’hui, les jeunes ne savent pas quelle place ils auront et s’ils auront une place dans l’avenir. Ce système-là peut-il encore perdurer ? Non. Il ne faut donc pas s’illusionner et se raconter des histoires : notre système arrive à ses limites. Il faut maintenant que l’imagination se mette en route, pour en créer un autre.

D’où peut venir le changement ? D’abord de chaque individu ou de transformations portées collectivement ?

Vous pouvez manger bio, recycler votre eau, vous chauffer à l’énergie solaire, tout en exploitant votre prochain, ce n’est pas incompatible ! Le changement radical de la société passe par une vision différente de la vie. L’humain et la nature doivent être au cœur de nos préoccupations. Le rôle de l’éducation est souverain : et si on éduquait les enfants au contentement et non à l’avidité permanente ? Une avidité stimulée par la publicité, qui affirme qu’il nous manque toujours quelque chose. Cette civilisation du besoin chronique et permanent, sans cesse ressassé, installe dans les esprits la sensation de manque. Le phénomène de la vie, ce qui fait que nous existons, devrait avoir une place dans l’éducation des enfants. Or nous n’avons que des structures éducatives qui occultent complètement les fondements de la vie pour, le plus vite possible, fabriquer un petit consommateur et un petit producteur pour le futur. Cela en fait un petit ignorant qui s’occupera bien davantage de savoir comment il va avoir un bon boulot malgré la compétitivité.

L’exigence fondamentale, c’est que tout le monde puisse manger, se vêtir, se soigner. Voilà ce qu’une civilisation digne de ce nom devrait pouvoir fournir à tout le monde. Aucun bonheur n’est possible sans la satisfaction des besoins vitaux. Notre civilisation a la prétention de nous libérer alors qu’elle est la civilisation la plus carcérale de l’histoire de l’humanité. De la maternelle à l’Université, nous sommes enfermés, ensuite tout le monde travaille dans des boîtes. Même pour s’amuser on va en boîte, assis dans sa caisse. Enfin, on a la boîte à vieux quand on n’en peut plus, qu’on est usé, avant de nous mettre dans une dernière boîte, la boîte définitive.

Comment convaincre ceux qui profitent le plus de la société de consommation et d’accumulation ?

Qui enrichit ces gens-là ? C’est nous. Ils s’enrichissent parce que des gens insatiables achètent de plus en plus, parce que toute une communauté humaine leur donne les pleins pouvoirs. Ils n’existent que parce que nous les faisons exister. Je ne roule pas en char à bœufs mais en voiture, je pollue malgré moi, j’ai le confort moderne. Ce qui fausse tout, c’est que cela devient prétexte à un enrichissement infini. Ce serait différent si les objets fabriqués par le génie du monde moderne avaient vocation à améliorer la condition humaine. Nous donnons très peu de place à ce qui est indispensable, à ce qui amène véritablement la joie. Et nous ne mettons aucune limite au superflu.

Cela signifie donc s’attaquer aux puissances de l’argent ?

L’argent est noble quand il permet l’échange. C’est plus facile d’avoir quelques billets dans sa poche que de transporter deux kilos de pommes de terre. L’argent n’est pas à récuser dès lors qu’il participe au mécanisme de régulation du bien-être entre tous. Mais quand il régule seulement la richesse, non. Toutes les choses vitales, les biens communs – eau, air, terre, semences – devraient être soustraites à la spéculation. Ceux qui ont de l’argent commettent un hold-up légalisé sur le bien de tous. Un vol illicite mais normalisé par la règle du jeu. L’argent rend l’humanité complètement folle et démente. Aujourd’hui, on achète le bien des générations futures. Je possède de la terre, mais je suis prêt à dire que ce n’est pas la mienne. Je l’ai soignée pour qu’elle soit transmise à mes enfants ou à d’autres gens.

Comment soustraire les biens communs à ceux qui spéculent ?

Admettons qu’on aille jusqu’à la logique extrême : un jour, un petit groupe d’humains hyperriches va posséder la planète. Aux enfants qui arriveront, on leur dira qu’ils sont locataires. Qu’ils doivent payer leur droit d’exister. C’est stupide. C’est navrant. C’est d’une laideur infinie. Parce que j’ai de l’argent, j’ai le droit sur tout… C’est là que le politique devrait réguler. Mais, pour l’instant, les responsables politiques sont là pour maintenir en vie cette inégalité criante. Ils font de l’acharnement thérapeutique sur un modèle moribond. On peut le mettre sous perfusion tant qu’on voudra... on sait très bien qu’il est fini. Le drame serait que tout cela finisse dans le chaos, si on ne met pas en place une nouvelle orientation de la vie.

Il faut changer les règles du jeu démocratique, dites-vous… Pour aller vers quoi ?

On ne peut pas changer un monstre pareil du jour au lendemain. Ce que je regrette, c’est qu’on ne se mette pas sur la voie du changement. Ce modèle a été généré par l’Europe. La première victime de ce nouveau paradigme, cette nouvelle idéologie, c’est l’Europe elle-même. L’Europe était une mosaïque extraordinaire. Tout a été nivelé, standardisé. Et on a exporté ce modèle partout ailleurs, en mettant un coup de peinture « démocratie » là-dessus. Aujourd’hui ce modèle se délite, il n’a aucun moyen d’être réparé. Il faut aller vers autre chose. Ce que propose la société civile : elle est le laboratoire dans lequel est en train de s’élaborer le futur. Partout des gens essayent de faire autrement. Un État intelligent devrait encourager ça. Sinon, cela se fera sous la forme d’explosion sociale. Une grande frange des citoyens sont secourus par les dispositifs de l’État. Cela ne durera pas. Le jour où la société ne pourra plus produire de richesses, où prendra-t-on ce qu’il faut pour soutenir ceux qui sont relégués ? Nous sommes dans un système « pompier-pyromane » : il produit les dégâts et prétend en plus les corriger. On met des rustines au lieu de changer de système : ce n’est pas une posture politique intelligente.

Recueilli par Ivan du Roy et Agnès Rousseaux

Vidéo : Agnès Rousseaux

Photo : Ivan du Roy

Notes

[1] Pierre Rabhi vit en Ardèche, où il a été paysan. Il a crée en 2007 le Mouvement pour la Terre et l’Humanisme appelé ensuite mouvement Colibris. Il est aussi l’inventeur du concept « Oasis en tous lieux » et a lancé en 2012 la campagne Tous Candidats

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:23

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:16

BFMTVPar BFMT

 


A l’occasion de leur premier anniversaire, des dizaines de milliers d'Indignés ont manifesté ce samedi en Espagne, mais aussi dans de nombreux autres pays, pour dénoncer la crise, la corruption et le chômage.

 

http://www.dailymotion.com/video/xqskhx_un-an-apres-les-indignes-ne-decolerent-pas_news

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:10

 

Monde - le 13 Mai 2012

 

La Puerta Del Sol samedi soir

  

Les indignés ont déferlé sur l’Europe par centaines de milliers

 

Des centaines de milliers d’indignés ont manifesté ce weekend en Espagne, au Portugal ou encore en Angleterre, reprenant symboliquement les rues un an après la naissance de leur mouvement. Les mots d’ordres sont toujours d’actualité, ils dénoncent la crise, la corruption et le chômage. Des milliers d’entre eux, bravant l'interdiction, ont passé la nuit sur la place Puerta Del Sol.

"Ils ne nous représentent pas", scandaient des dizaines de milliers de manifestants à Madrid. Les indignés ont envahi la Puerta del Sol, la grande place du centre de la ville qui a vu naître le mouvement, le 15 mai 2011, pour une nuit de fête, défiant l'interdiction officielle de manifester après 22 heures. Au total, des manifestations étaient organisées dans 80 villes d'Espagne, ils étaient plusieurs dizaines de milliers dans les principales villes comme Madrid et Barcelone.

"Votre dette, ne la payons pas", annonçait une grande banderole. D'autres encore proclamaient: "Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques ou des banquiers", "La violence, c'est de gagner 600 euros". Partout dans la foule, des bras levés agitaient de petites pancartes avec un seul mot, "Non", et une paire de ciseaux dessinée, figurant les coupes budgétaires sévères qui frappent la santé et l'éducation.

Mais le gouvernement de droite, arrivé au pouvoir dans l'intervalle, a cette fois affiché sa fermeté, déclarant "illégale" toute tentative d'installer un nouveau campement et imposant des restrictions horaires aux manifestants.

  • La nuit sur Puerta Del Sol

Déterminés à braver l’interdiction ils étaient toujours plusieurs milliers sur la Puerta Del Sol au milieu de la nuit, assis en cercle ou debout, bavardant ou jouant des percussions, encadrés par de nombreux cars de police stationnés dans les rues voisines. A minuit, la foule, bras levés au ciel, s'est figée dans une minute de silence, avant de hurler en signe de défi "oui, nous pouvons, oui, nous pouvons". La police les a délogés tôt ce dimanche matin.

Ces grandes manifestations montrent que le mouvement est toujours vif, malgré un certain manque de visibilité du fait de leur refus de se structurer. A noter également qu’à la différence d'il y a un an, les rues d'Espagne sont envahies presque chaque semaine par les manifestations convoquées par les syndicats contre la rigueur, le mouvement social a clairement repris le flambeau de la lutte.

  • Et ailleurs

Ils étaient aussi plusieurs milliers au Portugal, à Lisbone, Porto, Coimbra ou encore Faro. "Précaires du monde entier unissez-vous", "printemps global, protestation internationale", "les idées descendent dans la rue", pouvait-on lire sur quelques unes des banderoles portées par les manifestants.  La récession s'est aggravée au Portugal et le chômage, dont le taux dépasse actuellement 15% de la population active, frappe 35% des jeunes à la suite des mesures d'austérité mises en oeuvre par le gouvernement en contrepartie d'une aide exceptionnelle de 78 milliards d'euros, accordée en mai 2011 par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

Plusieurs centaines d'"indignés" du mouvement "Occupy London" se sont également rassemblés sur les marches de la cathédrale St-Paul, à l'occasion d'une journée mondiale d'action du  mouvement. Des banderoles rappelaient leurs mots d'ordres très anticapitalistes: "A bas le capitalisme prédateur", "Vive la démocratie politique", ou "Le peuple avant les profits".

Des milliers d’indignés ont manifesté jusqu’en Israël, portant des revendications sociales mais également de nombreux slogans - comme "le peuple exige le départ de Bibi" - visaient directement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 21:03

 

WikiStrike LIVE:

les indignés reprennent Puerta del Sol (Madrid) 

WIKILIVE.PNG

 

Watch live streaming video from globalrevolution at livestream.com

 

 

Chassés tôt ce matin par la police qui craignait une installation de campements, les madrilènes indignés ont décidé de réinvestir ce soir la Puerta del Sol, la place centrale de Madrid.

 

 

 

 

                                                         ******************************************************

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=K4Rv4X-rcDs

#12M15M - Grito Mudo Puerta del Sol 12 de mayo 2012

 

 

Publiée le 13 mai 2012 par uNVaGaBuNDoMeNTaL

Grito Mudo del #15M en la Puerta del Sol el 12 de mayo de 2012 con motivo del primer aniversario del movimiento. Momento vivido junto a mis compañeros y compañeras de @AsambleaLega15M

 

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:55

Le Point.fr - Publié le 13/05/2012 à 09:47 - Modifié le 13/05/2012 à 09:53

Plusieurs milliers de manifestants israéliens contre la vie chère se sont rassemblés samedi soir au centre de la ville.

Plusieurs milliers d'Israéliens se sont rassemblés samedi soir au centre de Tel-Aviv pour dénoncer notamment la vie chère et les inégalités sociales. Les manifestants, qui avaient pour but de relancer le plus important mouvement de contestation sociale qu'ait connu Israël l'été dernier, ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "le peuple exige la justice sociale" et "nous voulons la justice sociale, pas la charité". "Remettre le pays dans les mains des citoyens" était le mot d'ordre des organisateurs des défilés qui se sont tenus dans les principales villes israéliennes.

Certains slogans - comme "le peuple exige le départ de Bibi" - visaient directement le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, dont les réponses aux revendications de l'été dernier ont été jugées insuffisantes par une majorité d'Israéliens. Benyamin Netanyahou avait nommé un économiste, Manuel Trajtenberg, à la tête d'une commission gouvernementale dont les propositions ont été jugées très insuffisantes par les animateurs du mouvement, qui exigent des changements de fond.

Cette semaine, un millier de manifestants ont défilé à Tel-Aviv pour dénoncer la formation d'un gouvernement d'union nationale entre Benyamin Netanyahou et le leader du parti de centre droit Kadima, Shaul Mofaz. Les manifestations de l'été dernier avaient atteint leur apogée le 3 septembre avec près d'un demi-million d'Israéliens "indignés" dans tout le pays, descendus dans les rues afin de dénoncer notamment la hausse brutale du prix du logement.

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:47

 

Rue89 -- Publié le :13/05/2012 à 16h39

 

Pour visualiser la vidéo, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur ce "link"

 

Le mouvement des Indignés a fêté samedi son premier anniversaire en reprenant possession de la Puerta del Sol à Madrid. Ils étaient plusieurs dizaines de milliers (30 000 selon la police) venus de tout le pays.

La foule n’avait l’autorisation de rester que jusqu’à 22 heures, mais à 5 heures du matin, certains chantaient encore. La police a délogé dimanche matin quelques centaines de manifestants encore présents.

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:40

 

 

Rue89 - enquête 13/05/2012 à 15h05

Franck Berteau et Mathieu Palain

 

Les producteurs d’asperges landais recourent à des travailleurs sud-américains envoyés par une agence d’intérim espagnole aux pratiques douteuses.


Culture d’asperges (Carly&Art/Flickr/CC)

Franck Berteau et Mathieu Palain, alors étudiants à l’Institut pratique du journalisme (IPJ), ont reçu pour cet article le prix 2011 de l’Association des journalistes de l’information sociale qui distingue de futurs journalistes s’intéressant à la sphère sociale.

Les deux jeunes journalistes ont réalisé cette enquête sur la récolte des asperges dans les Landes en février-mars 2011. Cette récolte représente un travail physique harassant effectué par des saisonniers, notamment des travailleurs équatoriens.

Depuis le mois dernier, c’est à nouveau la saison des asperges dans le Sud-Ouest. Et les travailleurs équatoriens n’ont pas disparu des champs, même s’ils sont moins nombreux que l’an passé.

En cause : la mauvaise récolte due aux conditions climatiques, souligne Evelyne Margariti, présidente du Syndicat des asperges des Landes, elle-même productrice :

« Ce que l’on constate aussi, pour cette saison 2012, c’est qu’on a beaucoup moins de mal à recruter des Français. La tension est telle sur le marché du travail que les demandeurs d’emploi ont retrouvé le chemin des champs. »

D’autres producteurs affirment être « contraints » de recourir aux Equatoriens. Christophe Paillaugue, asparagiculteur et président de la coopérative Copadax, en fait partie :

« Ces travailleurs équatoriens, on les paie de 20 à 25% plus cher que la main d’œuvre locale, donc si on fait appel à eux, c’est qu’on n’a pas le choix. »

Résidents sur le territoire espagnol, ces travailleurs d’origine équatorienne sont libres de se déplacer dans l’espace communautaire européen. Jusque-là, rien d’illégal. En revanche, les deux journalistes révèlent que l’agence d’intérim qui les envoie, Terra Fecundis, profite de cette manne en ponctionnant allégrement une grande part de leur salaire, ou de leurs transferts d’argent au pays.

Contactée par Rue89, la société espagnole n’a pas donné suite à notre demande.

Nous publions cette enquête inédite. Aurélie Abadie

(Des Landes) D’un revers de la main, l’agricultrice désigne son champ. Sous les bâches en plastique noir, les asperges ont germé dans des buttes de terre. Aux premiers jours de mars, elles quittent leur cocon.

Trois mois durant, le dos courbé au-dessus des sillons, des saisonniers ramassent ce « trésor des sables landais », comme le désigne Evelyne Margariti. Parmi eux, des Français, venus en voisins, mais surtout des Equatoriens.

Un renfort vital pour le département, premier producteur national. Depuis une dizaine d’années, les gens du coin boudent la saison des asperges.

Certains tentent le coup, s’inscrivent, commencent la récolte et abandonnent deux jours plus tard, laissant les exploitants avec leurs asperges sur les bras, racontent plusieurs agriculteurs comme Evelyne Margariti à Ychoux :

« A cause du manque de ramasseurs, des hectares entiers pourrissaient dans les champs. On s’est retrouvé à deux doigts d’arrêter la production. »

Le messie de la saison des asperges

Et le messie est arrivé : Terra Fecundis. « Un vrai soulagement, pour tout le monde », souffle l’agricultrice.

Créée en 2000, l’entreprise espagnole connaît un essor fulgurant. Son patron, Celedonio Perea, a même été sacré entrepreneur de l’année 2009 par la région de Murcie, où siège la société.

Sa spécialité : le détachement de saisonniers étrangers. Pour l’essentiel, des Equatoriens sollicités pour ramasser les oranges de Grenade, les tomates de Sicile ou les asperges de Mont-de-Marsan. Une société d’intérim transnationale passée de 400 salariés fin 2007 à plus de 1 700 salariés.

Simple comme un coup de fil

Finies les petites annonces chez le boulanger du village ou les entretiens infructueux avec des chômeurs envoyés par Pôle emploi. Avec Terra Fecundis, le recrutement devient simple comme un coup de fil, constate Evelyne Margariti :

« Nous leur précisons le nombre de personnes dont nous avons besoin. A la date voulue, les Equatoriens sont dans nos champs. »

Pour elle, ce sera une première. D’ordinaire, l’agricultrice parvient à se bricoler une équipe de saisonniers avec son « noyau d’anciens » et une poignée de locaux plus ou moins fidèles. Pas cette année. A quelques semaines du début de la saison 2011, son effectif demeurait incomplet. Alors, ses collègues l’ont convaincue. L’exploitante assure :

« Le plus possible, j’essaye d’embaucher des gens du coin, de garder une attitude citoyenne. Mais je ne suis pas assistante sociale, j’ai une entreprise à faire tourner. »

Elle sait qu’elle n’aura pas à le regretter. Motivés, durs au mal, compétents, les Equatoriens font figure de saisonniers modèles :

« Ils peuvent ramasser sept à huit heures d’asperges par jour. Un rythme que la main d’œuvre locale peine à tenir. »

Selon l’Inspection du travail des Landes, le nombre d’agriculteurs du département ayant fait appel à Terra Fecundis aurait augmenté de 41% sur les deux dernières saisons. Pour s’octroyer les services de ces travailleurs assidus, les exploitants déboursent jusqu’à 16 euros de l’heure par saisonnier. Trois à quatre euros de plus que pour des Français, sans compter le transport et le logement des intérimaires laissés à la charge des agriculteurs. Un surcoût largement rentabilisé. « C’est le choix de la tranquillité », résume l’agricultrice.

Pas de paperasse à gérer ni de contrat de travail à rédiger, la société espagnole s’occupe de tout. Surtout des salaires versés aux Equatoriens. Les exploitants eux-mêmes ignorent combien sont payés ceux qui arpentent leurs champs. Et l’opacité qui entoure l’emploi de ces Sud-Américains ne s’arrête pas à la rémunération.

Un flou juridique

En 2003, dans les Bouches-du-Rhône, un inspecteur du travail contrôle un agriculteur qui dispose de douze saisonniers équatoriens. A l’époque, Terra Fecundis n’opère pas en tant qu’entreprise de travail temporaire mais sous le régime de la prestation de services. La nuance lui interdit de louer du personnel. La société se retrouve devant le tribunal de Marseille pour travail illégal. Peu avant la comparution, ses dirigeants se pressent de changer les statuts.

Devenue boîte d’intérim, elle évite la condamnation. Interrogés sur la soudaineté de la manœuvre, Terra Fecundis invoque « une nécessaire adaptation aux exigences de nos clients agriculteurs. Un paysan trouve plus judicieux de payer pour du personnel embauché que pour une surface récoltée ». Une feinte classique, selon Béatrice Mesini, chercheuse au CNRS, qui enquête depuis 2006 sur l’activité de la société espagnole dans le Sud-Est de la France :

« Ils jouent en permanence sur des conflits d’interprétation entre notre législation nationale et le droit communautaire. »

Pour elle, les Equatoriens sont payés « autour de 7,50 euros de l’heure ». Moins, selon d’autres exploitants. Plus, selon Virginie Chrestia-Cabanne, inspectrice du travail dans les Landes :

« Les saisonniers détachés par Terra Fecundis sont tous rémunérés au smic. Les contrôles n’ont révélé aucun manquement à la loi. Ce qui ne nous empêche pas de rester en veille permanente. Il s’agit d’une situation fragile. »

Comprendre, à la frontière de la légalité. Comme le rappelle Béatrice Mesini :

« Les exploitants sont libérés des contraintes qui pesaient sur leurs épaules avec les anciens contrats. Ils peuvent désormais licencier du jour au lendemain. »

Même si le cas de figure ne se présente que rarement, les agriculteurs savent qu’ils disposent de cette facilité. « Si quelqu’un ne convient pas, vous téléphonez pour dire que vous n’en voulez plus », concède l’agricultrice Evelyne Margariti. « Le lendemain, on vous en envoie un autre. »

Béatrice Mesini rapporte l’histoire de cet Equatorien employé pour la récolte des pommes dans les Bouches-du-Rhône qui s’est vu transféré, en pleine nuit, jusqu’à une ferme des Pyrénées. Dès l’aube, il s’attelait à sa nouvelle mission. L’inspectrice du travail assure :

« Nous n’avons pas directement observé ce type de problème. Mais s’ils se produisaient, ces renvois instantanés présenteraient un caractère irrégulier. La rupture d’une mission d’intérim n’est possible qu’en cas de faute grave. »

Des situations de dépendance

Des fautes graves qui, avec les Equatoriens, ne risquent pas de se produire. La pression de l’entreprise et les situations de dépendance qu’elle instaure cultivent la docilité des intérimaires. Pendant la saison, un référent de Terra Fecundis sillonne la campagne landaise pour vérifier le bon déroulement de la récolte. Et son rôle ne se limite pas à de banales visites de courtoisie. Il est aussi la mère nourricière des Equatoriens. Au sens propre.

En période de travail, les saisonniers n’ont pas accès à leurs ressources financières. Chaque semaine, l’homme leur distribue de l’argent de poche, en espèces, pour qu’ils puissent téléphoner à leur famille et s’acheter de quoi manger.

Une infantilisation qui s’accompagne d’une sorte d’assignation à résidence. Perdus au milieu de nulle part, les intérimaires n’ont pas le droit de quitter, seuls, l’exploitation. D’ailleurs, la plupart du temps, ils n’en ont pas les moyens. Les paysans doivent leur fournir un toit, pas les véhiculer.

A en croire les agriculteurs, les Equatoriens ne se plaignent pas. Pour l’instant. Certes, les conditions sont rudes, mais ils ne refuseraient pour rien au monde le travail que leur offre Terra Fecundis. S’ils ont traversé l’Atlantique, c’est pour gagner de l’argent.

En Equateur, le salaire minimum ne dépasse pas 225 euros par mois et, en Espagne, la crise du bâtiment a dopé la concurrence entre les migrants. Sous les serres d’Andalousie, Marocains, Bulgares, Roumains et Nigérians se disputent le travail pour à peine plus de 3 euros de l’heure. Rien à voir avec le monopole des asperges landaises que leur offre Terra Fecundis.

Ce qui leur pèse le plus, c’est d’être trimballés dans plusieurs pays. Béatrice Mesini constate :

« Ils sont déboussolés. Avant, ils alimentaient des migrations pendulaires, du pays d’origine vers le pays d’accueil. Aujourd’hui, leurs identités de travail sont éclatées entre l’Equateur, l’Espagne et les pays où ils sont détachés. »

Face à cette « triangulation » nuisible, les Sud-Américains préféreraient voir Quito et Paris s’entendre sur d’éventuels accords qui leur permettraient de sauter la case Terra Fecundis.

« Des commissions sur tout et n’importe quoi »

Ces émigrés n’envisagent pas leur futur en Europe. La vie, la vraie, les attend en Equateur, où ils rêvent d’une belle maison et d’un commerce prospère. Là encore, Terra Fecundis s’occupe de tout. L’embauche par l’entreprise s’accompagne de la réalisation d’un projet immobilier au pays. Au sein du groupe, les dirigeants ont créé Mitad del Mundo, une filiale bancaire qui supervise les chantiers en Equateur.

Souhaitant intervenir également sur les transferts d’argent, ils ont signé en 2008 un partenariat avec Western Union pour « faciliter aux travailleurs l’envoi des salaires à leur famille ». Et comme il n’existe pas de services gratuits, Terra Fecundis retient 30% sur chaque transfert. Béatrice Mesini insiste :

« Ce dont se plaignent le plus les salariés Equatoriens, c’est justement cette tendance de Terra Fecundis à prendre des commissions sur tout et n’importe quoi. »

Solidement ancrée dans le paysage agricole européen, l’entreprise prend de l’ampleur et de la confiance. Pour la première fois cette année, à la manière d’une multinationale, elle offre à ses clients des voyages tous frais payés dans le Sud de l’Espagne. « Avec mon mari, nous sommes invités à venir voir les installations de la société », s’enthousiasme Geneviève Bagnères-Labaste, exploitante d’asperges dans le Sud des Landes.

Avant d’attaquer la saison, ces quatre jours de repos dans un hôtel de Murcie sonnent comme une bénédiction. L’opération séduction fonctionne à fond.

L’avenir s’annonce radieux pour Terra Fecundis. A tel point que d’autres l’imitent. Sa copie conforme – Safor Temporis – prend ses marques dans les Landes. Depuis quelques années, elle a séduit Maïsadour, la plus grosse coopérative d’asperges de la région. « En 2009, nous leur avions demandé une vingtaine de travailleurs et, l’an dernier, 70 », explique Jean-Pierre Lahillade, administrateur de Maïsadour. « Cette saison, nous attendons 150 Equatoriens. »

Les deux sociétés peuvent voir venir :

« Une fois que l’on a goûté à leur système, difficile de faire machine arrière. »

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 20:34

 

Le Monge - /insecurite.blog.lemonde.fr

Photo : lefigaro.fr

 

Dimanche 6 mai 2012, Claude Guéant a fait publier un décret de la loi LOPPSI 2 fusionnant le STIC policier (système de traitement des infractions constatées) avec le JUDEX de la gendarmerie (système judiciaire de documentation et d'exploitation). Cet énorme fichier désignera les personnes soupçonnées et leurs victimes présumées, le tout sur plusieurs décennies. Si cette fusion apparaît comme une nécessité pour le bon travail de police judiciaire, il est cependant bien établi que le fichier STIC de la police nationale comporte un taux d'erreur particulièrement important et même inquiétant (voir un dossier complet sur ce sujet). Ce nouveau fichier commun sera en outre couplé à un dispositif de reconnaissance faciale permettant d’exploiter les visages captés par vidéosurveillance. Comme l’a mentionné la CNIL, on peut y trouver aussi les « origines raciales ou ethniques », ainsi que les opinions politiques, syndicales, philosophiques et religieuses, de même que des données relatives à la santé et à la vie sexuelle.

Mardi 8 mai, c’était au tour du fichier d’analyse sérielle d'être créé par décret (voir le texte). Il permet aux enquêteurs d’aspirer, comparer et exploiter dans un seul fichier tout l’environnement d’une infraction, pour peu qu’elle soit punie d’au moins 5 ans d’emprisonnement. Le mécanisme est très large puisque ce fichier peut être alimenté par les appels téléphoniques, mais aussi les logs ou toutes les activités sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter dans le périmètre de l’infraction. Des sources ouvertes, donc, ou fermées comme les IP, numéros de téléphone, données détenues par les fournisseurs d'accès Internet (FAI).

Pour aller plus loin :

* Lire un article plus complet sur PC INpact

* Lire l'avis de la CNIL sur ces fichiers de la LOPPSI 2

* Lire le précédent article sur le sujet : Contestez un PV, vous serez fichés

* Voir tous les articles consacrés aux fichiers de police sur le site Délinquance, justice et autres questions de société

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