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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 18:13

 

owni.fr - Le 22 mai 2012 Anaïs Richardin

 

Le Québec tranquille c'est fini. La Belle Province se rebelle avec force, dans la rue et sur les réseaux, contre des articles de loi dignes d'un État policier. Avec Twitter comme point de convergence. Défiant la police, les québécois crient leur colère depuis la loi liberticide de vendredi dernier. Le texte était supposé mettre fin aux manifestations étudiantes contre l'augmentation des frais de scolarité.


 

Cent. C’est le nombre de jours qui se sont écoulés depuis qu’a débuté le “printemps érable”, ce mouvement des étudiants québécois contre l’augmentation programmée de leurs frais de scolarité. D’ici 2017, ils pourraient ainsi passer de 2 168 dollars à 3 793 dollars par an, soit une augmentation de 75%.

Mais depuis vendredi, la contestation s’est étendue à toute la population, suite à la promulgation d’une loi spéciale.  Votée après vingt-et-une heures de débat, la loi 78 vise à limiter les manifestations et à éradiquer les piquets de grève devant les établissements universitaires, jusqu’en juillet 2013. Les organisateurs de manifestations sont désormais tenus de prévenir huit heures à l’avance les autorités pour tout événement rassemblant plus de cinquante personnes. Ils doivent en communiquer le parcours ainsi que la durée. Rien que nous ne connaissions déjà en France.

Mais pour les Québécois, très syndiqués, cette mesure, qui vise en premier lieu à museler les étudiants, prive surtout la population dans sa globalité de sa liberté d’expression et de sa liberté d’association. En cas de non-respect de la loi, les sanctions sont drastiques : de 1 000 à 7 000 dollars d’amende pour un individu et jusqu’à 125 000 dollars pour une association. Pour Moïse Marcoux-Chabot, documentariste québécois, cette loi censée ramenée l’ordre a eu l’effet inverse :

Supposée ramener l’ordre, cette loi est aujourd’hui en passe de devenir l’objet et la motivation principale de la manifestation.

Au lendemain de la promulgation de la loi, la 27ème manifestation nocturne (et consécutive) des étudiants était déclarée illégale par le service de police de la ville de Montréal, dix minutes après avoir commencé. La situation a rapidement tourné au grabuge : trois cents arrestations, une dizaine de blessés dont un blessé grave dénombrés le lendemain.

De nombreux journalistes ont été arrêtés avant d’être finalement relâchés une fois leur identité vérifiée. Un soulèvement et une répression sans précédent au Québec, réputée pour être du coté tranquille de la force. Et c’est par le biais d’un tweet que les manifestants ont vite été prévenus de l’illégalité de leur mouvement :

Aujourd’hui, manifestants et forces de police s’affrontent dans les rues comme sur les réseaux. La police de Montréal, déjà très présente sur Twitter, live-tweete les actions de ses brigades et le parcours des manifestants. À chaque manifestation nocturne, les messages de 140 signes s’enchainent, rassurent, dédramatisent, informent ou désinforment les 29 000 twittos qui suivent le compte @spvm. Les questions abondent et les accusations de brutalité policières pleuvent. Des accusations qui ne nous étonneraient pas en France où la défiance à l’égard des forces policières est fort, mais au Québec, où la confiance est maitresse, ces messages courts et incisifs semblent montrer un basculement progressif de l’opinion vis-à-vis des forces de police.

En cause, les dispositifs de sousveillance ou copwatching (consistant à surveiller les surveillants) gérés par de nombreux manifestants qui publient des vidéos, parfois sans contexte, montrant le comportement agressif de certains policiers. Sur Facebook, une vidéothèque a même été montée, alimentée par les 410 membres pour inciter les grands médias à parler de ces dérapages. Si les sources et le contexte sont insuffisants, les vidéos sont explicites : coups de matraques, voiture de police vs manifestants, et usage abusif de bombes lacrymogènes sur des manifestants certes un peu provocateurs mais pas agressifs. Cette page Facebook illustre bien la désobéissance qui peut naitre sur internet, selon le concept d’”electronic civil disobedience” (ECD), qui a émergé dans les années 90.

Sur Twitter, les mêmes hashtags #manifencours #GGI (Grève Générale Illimitée) sont utilisés à la fois par les manifestants et par les forces de police. Pourtant, le risque d’une utilisation des tweets par la police pour tracer et sanctionner les manifestants n’est pas à écarter. Une méthode laissée cependant à l’appréciation du procureur comme l’indique la nouvelle ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, qui a remplacé au pied levé Line Beauchamp après sa démission :

 

 

Face à la probable instrumentalisation judiciaire de Twitter, @leclown, un twittos français a décidé de contourner la législation et d’offrir aux Québécois un espace de parole bien chaud, protégé et anonyme. Le compte @manifencoursQbc propose ainsi depuis lundi de retwitter anonymement les messages privés qui lui sont envoyés. Pour le moment, seuls 372 utilisateurs se servent de ce robot. Si les utilisateurs de Twitter ne semblent pas inquiets, l’épluchage du réseau par la police est tout à fait envisageable pour @leClown :

Un grand nombre de personnes dévoilent leur véritable identité sur Twitter et je suppose que cela peut faciliter le travail d’une police déterminée à identifier les personnes diffusant des messages allant a l’encontre de l’ordre établi. Les réseaux sociaux peuvent être légalement passés au peigne fin. C’est cela qui m’a incité a créer le robot manifencoursqbc

Facebook et Blackberry tout contre les émeutiers

Facebook et Blackberry tout contre les émeutiers

Déterminé à punir tous les casseurs du Royaume-Uni, le gouvernement britannique pourrait profiter de l'aubaine pour ...

Ses craintes sont étayées par des précédents récents puisque des réseaux sociaux ont déjà été utilisés pour condamner des manifestants. Lors des émeutes de l’été dernier au Royaume-uni, la Metropolitan Police a épluché les conversations Blackberry des émeutiers. Une dérive très Big brother qui, au Québec, n’écorne pas la détermination des manifestations à utiliser Internet.

Amir Khadir, député de Québec solidaire, le seul parti considéré comme de gauche, a dénoncé la loi spéciale, surnommée Loi Matraque et a appelé la population à “réfléchir à la possibilité de désobéir à cette loi de manière pacifique”. Le site arretezmoiquelqu’un.com agrège ainsi les photos des “désobéissants”. Lancée hier soir, 2 728 personnes ont déjà participé à cette opération, et le site ne cesse d’enregistrer de nouvelles contributions.

Des Anonymous ont apporté leur soutien en publiant deux vidéos–communiqués intitulées “OpQuébec” et diffusées sur YouTube depuis ce week-end.  Au vu de l’usage de termes français et non québécois, elles ne semblent pas avoir été créées par une frange québécoise du collectif informel, comme l’analyse Florent Daudens sur Radiocanada.

 

 

Devant l’entrave à la liberté d’association et d’expression que constitue la loi 78, des Anonymous ont appliqué leurs sanctions habituelles. Ce lundi, le site Internet du ministère de la Sécurité publique du Québec, ainsi que celui de la Déontologie policière ont été “défaçés”. Ainsi, en lieu et place du site d’origine, on pouvait lire la devise Anonymous sur fond blanc :

Attaque DDos d'Anonymous

Cette grève étudiante est la plus importante que le pays ait connu avec un pic de  200 000 à 300 000 manifestants (pour sept millions d’habitants) qui ont défilé dans les rues de Montréal le 22 mars 2012, attirant l’attention des médias internationaux. Une attention qui est bien vite retombée avant de récemment trouver un second souffle dans la fronde grandissante des rues québécoises depuis samedi. En soutien, de nombreux rassemblements sont organisés aujourd’hui à New York ou à Paris, comme l’indique Occupy Paris sur son compte Twitter.

 

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 18:06
Mise à jour il y a 40 minutes
  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
 
 
Philippe Schnobb s'entretient avec la porte-parole de Québec solidaire, Françoise David

Dans un communiqué rendu public mardi, Québec solidaire affirme qu'il soutient « la résistance pacifique et légale » à la loi 78 et ne condamne pas « la désobéissance civile pacifique ».

Québec solidaire, qui considère cette loi « injuste et liberticide », a lancé un appel à la population du Québec « à agir » pour dénoncer les gestes d'un gouvernement qui « préfère la répression à l'exercice des libertés fondamentales ».

« Il existe plusieurs solutions pour contourner et contester cette loi odieuse. Il est nécessaire de la contester juridiquement, de la soumettre à des organisations internationales compétentes, de recourir à des manifestations pacifiques et légales et d'aller voter massivement lors des partielles et des générales qui s'en viennent », est-il écrit dans le communiqué.

Par ailleurs, le parti dirigé par Amir Khadir et Françoise David appelle à « appuyer financièrement les associations étudiantes ».

Pas d'incitation à la désobéissance civile

Tout en indiquant qu'il ne peut pas encourager la désobéissance civile, le parti précise qu'il ne condamne pas « les personnes ou organismes ayant recours à des gestes de désobéissance civile pacifique à cette loi pour exercer librement leurs droits constitutionnels à la dissidence. »

Françoise David a indiqué que son parti poursuivait la réflexion sur « tous les moyens de combattre cette loi ».

Québec solidaire encourage la population à manifester pacifiquement et massivement ce 22 mai et lors d'autres rassemblements prévus afin de contester la loi 78.

Le député de Mercier, Amir Khadir, qui invite les corps de police à plus de retenue, estime que le nombre « astronomique d'arrestations » n'apparaît pas être une « réponse appropriée ».

Enfin, Québec solidaire appelle le gouvernement à retourner à la table des négociations pour ramener « la paix sociale »

.

Charest juge Khadir irresponsable

Interrogé sur la position de Québec solidaire, le premier ministre Jean Charest a déclaré : « Dans le cas de M. Khadir, nous avons affaire avec un cas particulier d'une personne qui, de toute évidence, agit de manière irresponsable ».

De son côté, le bâtonnier du Québec, Me Louis Masson, estime qu'il « serait absurde de défier la loi 78 ». Selon lui, la désobéissance civile, « c'est la négation même de la règle de droit, une pratique totalement inadmissible dans une société démocratique ».

Me Masson a indiqué que le Barreau du Québec ne peut « cautionner quelque proposition que ce soit visant à encourager le non-respect de la loi 78. »

Avant l'adoption de la loi spéciale 78, le bâtonnier avait exprimé de sérieuses inquiétudes devant l'ampleur à venir des limitations apportées au droit d'association et au droit de manifester, de même qu'à la liberté d'expression.

 

                                                               ********************************************************
Québec: le conflit étudiant entre dans sa centième journée, la société divisée

MONTREAL — Le conflit étudiant au Québec se préparait mardi à marquer son centième jour par une manifestation géante dans les rues de Montréal, qui consacre une nouvelle revendication: la défense du droit de manifester.

Le gouvernement du Premier ministre Jean Charest a adopté vendredi dernier une loi spéciale, qui prévoit une suspension des cours jusqu'au mois d'août dans les universités et collèges touchés par la grève étudiante, une façon de casser un mouvement qui dure depuis plus de trois mois.

Si la suspension des cours a été plutôt bien accueillie au sein de la population, le reste de cette loi d'exception, notamment la restriction du droit de manifester --pour quelque raison que ce soit-- a suscité une levée de boucliers.

Car, en plus d'imposer de fortes restrictions aux libertés fondamentales, la loi prévoit des amendes de 1.000 à 5.000 dollars par jour pour les contrevenants et de 25.000 à 125.000 dollars pour les organisations, puis le double en cas de récidive.

Dès son adoption, la loi a été défiée ce week-end à Montréal et dans d'autres villes de la province, donnant une tournure plus politique et violente aux manifestations, qui ont été ponctuées de centaines d'arrestations.

Quelque 36 manifestants, pour la plupart des étudiants, sont ainsi devenus les premières personnes arrêtées en vertu de la loi, dans la nuit de lundi à mardi à Sherbrooke (sud du Québec), a annoncé la police.

A Montréal, une manifestation de plusieurs milliers de personnes s'est déroulée plutôt pacifiquement lundi soir, la police ne procédant qu'à quelques interpellations.

Des quartiers de Montréal ont aussi commencé ce week-end à vibrer au son de tintamarres de casseroles de citoyens se faisant entendre contre la loi 78 depuis le balcon de leur logement.

"Se lancer de manière précipitée dans le contrôle du droit de manifester, c'était la très mauvaise idée d'un groupe de ministres au sentiment d'assiégés", écrivait lundi un commentateur du quotidien La Presse favorable à la hausse des droits de scolarité, sujet à l'origine du conflit.

"On ne manifeste en effet plus tellement contre la hausse des droits de scolarité. On manifeste pour la liberté d'expression. On manifeste pour le droit de manifester", poursuivait le journaliste Yves Boisvert.

Un sondage publié mardi par le quotidien Le Journal de Montréal montre que si 51% de la population est d'accord avec la hausse des droits de scolarité, 53% d'entre elle estime en revanche que la loi d'exception "est beaucoup trop sévère" et 73% qu'elle ne contribuera pas au rétablissement de la paix sociale. La majorité appelle à une reprise du dialogue entre le gouvernement et les étudiants.

Des syndicats et des organisations ont annoncé leur intention de contester devant les tribunaux la loi, qui doit rester en vigueur jusqu'au 1er juillet 2013, mais cette procédure pourrait prendre plusieurs années avant d'aboutir.

La Classe, la plus radicale des organisations étudiantes en grève, a été plus directe: elle a non seulement appelé à désobéir à la loi mais a également invité les objecteurs à se porter volontaires pour des interpellations sur le site "arretezmoiquelquun.com". Plus de 3.000 personnes, photos à l'appui, avaient donné leur nom mardi matin, moins de 24 heures après le lancement de cette initiative.

Les organisateurs du rassemblement de mardi à Montréal, autorisé par la police, n'ont pas publié de prévisions d'affluence mais à en juger par deux autres manifestations précédentes, la foule pourrait dépasser les 100.000 personnes.

Des manifestations en soutien aux étudiants québécois étaient aussi prévues à New York et à Paris. Ces derniers ont également reçu le soutien de plusieurs personnalités, dont le réalisateur américain Michael Moore.

Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 17:26

Médiapart - | Par Stéphane Alliès


Après son succès aux dernières législatives, où la coalition Syriza a obtenu 16 % des voix, et alors que la Grèce dans l'incapacité de constituer un gouvernement de coalition va revoter le 17 juin, le héraut de l’autre gauche hellène que les sondages placent en tête, Alexis Tsipras, est en quête de reconnaissance européenne. Après avoir en vain tenté de former un gouvernement après le scrutin du 6 mai, où les partis anti-austérité (gauche et extrême droite) ont été majoritaires, Tsipras espère devenir premier ministre, et prépare d’ores et déjà la suite.

Avant de se rendre mardi en Allemagne, où il rencontrera les dirigeants de Die Linke, cet urbaniste de 37 ans a passé son lundi à Paris, où il a rencontré Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent, ainsi que les autres responsables du Front de gauche, avant de participer en fin de journée à un rassemblement devant l’Assemblée nationale, appelant à « changer l’Europe ». Face à plus de 200 personnes réunies sous une pluie battante, Tsipras a harangué l’assistance, en grec et avec traducteur, en promettant de « tenir bon ».

 

Alexis Tsipras 
Alexis Tsipras© Reuters

Devant de nombreux journalistes, auparavant, il a précisé son propos : « Nous voulons forcer les dirigeants européens à regarder la réalité en face, car la crise grecque concerne tout le monde. Nous voulons faire prendre conscience qu’on ne peut conduire aucun peuple en Europe à un suicide volontaire. » Pour Tsipras, la Grèce n’est pas confrontée à « un simple programme d’austérité », mais à « une expérimentation de solutions néolibérales de choc, qui a conduit mon pays à une crise humanitaire sans précédent ». Et si « l’expérimentation continue, elle sera exportée dans les autres pays européens ».

Quant à l’attitude à adopter face à l’Allemagne, Tsipras affirme : « Merkel doit comprendre qu’elle est une partenaire parmi les autres. Personne n’est propriétaire ni locataire de l’eurozone. » Et ne lui parlez pas de référendum pour sortir de la zone euro, solution à laquelle réfléchirait le gouvernement allemand, il réplique aussitôt : « La Grèce a fait don à l’humanité de la démocratie. Aujourd’hui, le peuple grec rétablit le sens et la portée de ce mot. La Grèce est un Etat souverain, ce n’est pas à Merkel de décider s’il faut un référendum ou non. Le référendum, ce seront les prochaines élections, le 17 juin. » Et selon lui, le choix ne sera alors pas « l’euro ou le drachme », mais « l’espoir ou le drame ».

La dynamique rencontrée en Grèce par la coalition de gauche Syriza semble conforter Alexis Tsipras dans sa volonté de remettre en cause en profondeur les solutions de la troïka : « Il n’y a rien à négocier dans le mémorandum, car on ne négocie pas l’enfer, et ce mémorandum conduit à l’enfer. »

« Le PS est le parti de l’alliance avec le PASOK »

Pour les alter ego français de Tsipras, l’enjeu est bien de transposer le scénario électoral grec au niveau européen, et d’abord français : « Nous lançons aujourd’hui un appel à une réorientation sérieuse de la construction européenne, explique ainsi le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, refusant les politiques d’austérité, s’émancipant de la tutelle des marchés et respectant les votes des peuples. »

Pour Jean-Luc Mélenchon, la percée de Syriza, comme son propre résultat à la dernière présidentielle, sont autant de signes que « la chaîne de la résignation est en train de se rompre en Europe ». Pour le co-président du Parti de gauche, affichant un large sourire aux côtés de Tsipras tout au long de la conférence de presse, « en le regardant, nous nous regardons nous-mêmes ». Et même « si nous ne sommes pas identiques, estime-t-il, nous sommes comparables, notre ambition est commune ».

 

Pierre Laurent, Alexis Tsipras et Martine Billard, devant l'assemblée nationale, le 21 mai 2012 
Pierre Laurent, Alexis Tsipras et Martine Billard, devant l'assemblée nationale, le 21 mai 2012© S.A

Devant la foule de parapluies massés devant l’Assemblée nationale, il a aussi lancé : « En 2009, Syriza faisait 4,5 %. Mais ils ont tenu bon, sans faire la moindre concession face à la ligne capitularde du PASOK (le parti socialiste grec - ndlr) » La venue en France de Tsipras permet aussi à Mélenchon de critiquer le PS, coupable à ses yeux d’« ostracisation ». « Ce n’est pas convenable. Il vient ici chercher une écoute et la solidarité de la gauche, la camaraderie, l’internationalisme, devraient au minimum se mettre en branle, lâche-t-il. Mais il n’est même pas reçu à Solférino. Le fait qu’il n’y ait pas de curiosité à son égard montre combien le PS est le parti de l’alliance avec le PASOK, le parti du mémorandum. »

La critique vaut aussi pour les dirigeants européens. « Ils devraient faire preuve de réalisme, accepter l’idée d’une victoire de Syriza, et se préparer à la comprendre, au lieu de menacer le peuple grec », assène Mélenchon. « Il nous faut construire un front européen contre le merkelisme, ajoute-t-il. Mais pour saisir cette opportunité, il ne faut pas que François Hollande commence à céder. » Alexis Tsipras, lui, se fait plus diplomate avec le nouveau président français. « Nous comprenons qu’il n’accepte de rencontrer que des chefs d’Etat, explique-t-il. Mais il faudra que ce qu’il disait avant d’être élu soit toujours valable après. Car si les Français ont envoyé Sarkozy en vacances au Maroc, c’est pour faire une autre politique. Sinon, il sera effectivement Hollandréou. »

Et le leader de Syriza de paraphraser le François Hollande du Bourget : « Notre adversaire n’a pas de visage, pas de programme, pas de parti, mais c’est lui qui nous gouverne. Il s’agit du capital. » Comme pour souligner que les deux gauches peuvent parfois tenir le même discours.

 

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 17:17

 

Le Monde - blog - 22 mai 2012

 

Manifestation contre la réforme du travail en Espagne. Madrid, le 19 février 2012.  

De la maternelle à l'université, l'enseignement en grève en Espagne Post de blog

“Notre éducation est l'avenir de nos enfants”, “l’éducation est un droit, pas un business”, “Non à la brutale augmentation des droits universitaires”. “Pour une éducation publique, laïque et de qualité”... Dans 14 régions espagnoles, des manifestations ont été organisées, mardi 22 mai, contre les coupes budgétaires qui affectent l’enseignement cette année.

Pour la première fois, tous les niveaux scolaires sont concernés par l’appel à la grève. De la maternelle à l’université en passant par les collèges et lycées, ce sont plus de six millions d’élèves et leurs parents et 600 000 professeurs qui sont appelés à manifester leur colère contre "une attaque contre l’État-providence", contre "l'avenir des prochaines générations" et la "justice sociale que garantit l'éducation laïque et gratuite".

A Barcelone, les manifestations ont rassemblé cet après-midi sous l’œil vigilant d'un fort dispositif policier près de 150 000 personnes selon les syndicats, 25 000 selon les autorités. A Madrid, la manifestation devait débuté à 18h30.

En moyenne, les syndicats estiment que le suivi de la grève est de 80% (contre 19% selon le gouvernement) et expliquent ce succès en rappelant qu’il s’agit d’une “grève sociale, non pas professionnelle, bien qu’il y ait aussi des raisons pour cela.” Une allusion à la baisse de salaires des enseignants, qui ne fait pas partie des motifs d'organisation de la grève pour ne pas en faire une manifestation corporative.

Ce que critiquent les enseignants, les parents d’élèves et les étudiants est la dégradation des conditions d’éducation. L’augmentation des heures de cours impartis par les professeurs, l’augmentation du nombre d’élèves par classe, la hausse des droits universitaires de 50% mais aussi l’ambiance qui règne dans les collèges. Tout le monde se souvient de ces images de jeunes élèves qui assistaient aux classes munis de couverture en février dernier, parce que certains établissements n’avaient pas de quoi payer le chauffage.

Depuis, le gouvernement a certes réglé le problème du chauffage en avançant des fonds aux régions pour qu’elles paient les prestataires de services. Mais il a aussi lancé un plan qui prévoit trois milliards d’euros d’économies cette année avec, en théorie, des mesures que peuvent ou non appliquer les régions autonomes, qui détiennent la compétence en la matière. Dans la pratique, la majorité d'entre elles étant gouvernées par les conservateurs du Parti populaire, comme le gouvernement central, elles n'ont pas tardé à les faire leurs. Les autres régions n'ont guère d'autre choix que de suivre le mouvement afin de réduire leur déficit public au niveau exigé par Madrid et éviter que l’État prenne la main sur leur finances publiques.

“La réforme de l’éducation porte atteinte à la logique de la compétitivité, c’est un désinvestissement dans l'avenir et cela porte atteinte à l’accès universel à l’éducation et à la justice sociale”, critique le recteur de la faculté d’économie de Valence, Vicent Soler.

Le Parti socialiste estime que les dernières mesures d’économies dans l’enseignement supprimeront 40 000 emplois, principalement de professeurs intérimaires mais aussi des professionnels chargés d’activités extra-scolaires, réduites à peau de chagrin, tandis que les syndicats estiment que 100 000 emplois seront détruits. Au Congrès des députés, plusieurs élus, dont ceux de la Gauche unie (écolos-communistes) portaient mardi les tee-shirts verts symboles de la défense de l'éducation.

Entre 2010 et 2015, selon le quotidien El Pais, le poids de l’investissement public  dans l’enseignement aura été réduit de 4,9% à 3,9% du produit intérieur brut (PIB), alors que l’Espagne est déjà en dessous de la moyenne européenne dans ce domaine. Son taux d'échec scolaire, lui, est le double de la moyenne européenne : 26%.

Sandrine Morel


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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 17:11

 

Le Monde.fr avec AFP | 22.05.2012 à 18h29 • Mis à jour le 22.05.2012 à 18h29

Environ 25 000 personnes ont défilé à Barcelone, selon la police, plus de 150 000 selon les organisateurs.

Plusieurs dizaines de milliers de professeurs, parents, étudiants et écoliers ont défilé mardi 22 mai à Barcelone, comme dans d'autres villes d'Espagne, dans le cadre d'une journée nationale de grève contre les coupes dans l'éducation.

La grève a été suivie dans le pays à 80 % selon les syndicats d'enseignants et les associations de défense de l'éducation publique qui organisaient la journée d'action, à 19,41 % selon le ministère de l'éducation. Avant une manifestation prévue à Madrid dans la soirée, environ 25 000 personnes ont défilé à Barcelone, selon la police, plus de 150 000 selon les organisateurs.

En tête de cortège, des enfants de six ans brandissaient une pancarte colorée tandis que d'autres agitaient des panneaux où était écrit : "contre les coupes dans l'éducation", "couper c'est voler". "Education publique de qualité !", "Non à la privatisation", scandaient les manifestants dont certains étaient venus en famille tandis que des enseignants arboraient des chemises jaunes sur lesquelles était écrit "SOS éducation publique".

 

"CELA NOUS TOUCHE TOUS"

"Il se s'agit pas seulement des professeurs et des élèves. Cela nous touche tous. J'ai travaillé jusqu'ici comme concierge, ce qui m'a permis d'envoyer ma fille à l'université. Mais est-ce que ses enfants vont pouvoir étudier ?", s'interrogeait Rogelia Fortuna, une retraitée de 65 ans.
 

"Nous sommes tous obligés de descendre dans la rue et de crier pour réclamer une éducation et une santé de qualité, comme on a eu jusqu'à maintenant", témoigne de son côté Joanna Marti Virgili, étudiante en philosophie de 29 ans.

Avec les mêmes slogans et la même détermination, ils étaient également plusieurs milliers à défiler dans plusieurs autres villes du pays dont Séville, Saragosse, Valence ou encore Santander. Au total, 7,5 millions d'élèves et d'étudiants, ainsi que 1,5 million d'enseignants étaient appelés à la grève dans tout le pays, selon les organisateurs.

L'Espagne s'est engagée à ramener à 5,3 % du PIB son déficit public en 2012, après avoir revu à la hausse celui de 2011 à 8,9 %. Dans le cadre de sa politique de rigueur vivement critiquée par l'opposition de gauche et les syndicats, le gouvernement conservateur cherche à économiser trois milliards d'euros par an dans le secteur de l'éducation et sept milliards dans celui de la santé.

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 17:03

End of the Wave

In #globalrevolution, Athens, March to Athens, Sol on 20 May 2012 at 22:33


Athens, May 20

Dear people,

Our tribe is settling down. We are starting to adapt to the comforts and complications of sedentary life. A new cycle has begun, an old one has been concluded.

We have running water, we have electricity, we have four stories and a roof terrace in the middle of the anarchist quarter of Exarchia. We are not in a hurry to move.

Most of us are waiting for the trial of our comrades who got arrested for occupying Syntagma. After that, there are no limits, no borders.

North, East, South, West. Some of us want to go cycling to France through the Balcans, or hitch hiking through Iran to China, or sailing to Alexandria, or flying back to Spain to occupy Plaça Catalunya, or the Puerta del Sol. The sense of freedom is overwhelming.

It’s too much. I have to sit down for a moment. I want a sofa, a pile of straw, a hammock, or why not? – a real bed! Before I do anything, I need time to reflect. This is already the beginning of another story. The first year is over. We were a wave, and now we are backwash on the beach.

On Syntagma

Washing day at the squat

So I ask myself, what on earth happened this past year? The last thing I remember is that I had embarked on a quiet life as a goat shepherd in Andalusia, which I combined with a translation assignment from a Dutch editor. I was living the rhythm of the season on the land, I was learning to make cheese.

Then it started. We all called it a revolution.

When I came out of the metro station and on to the Puerta del Sol on May 21 at dawn, it was reflection day before the local elections. There were hundreds of people camping out on the public square, demanding direct democracy and a whole lot more.

This wasn’t just going on in Madrid, but all over the country. It was spreading over other nations, over other continents.

There was no central organisation, it had come as a complete surprise to everyone, and I found myself right in the middle of it. I had to stay, I had to be part of this. I felt the pulse of history.

When I sat down in the tent of the Communications commission under the backside of the equestrian statue in Puerta del Sol, I was pretty sure that it could take some time before I would go back to being a shepherd.

Now I’m here in the squat in Exarchia with my revolutionary brothers and sisters. I occupy the sofa, I’m not planning to move, and for the moment I only recall isolated images of last year.

The siege of parliament and the bowl of salad floating over the crowd. The drums of the Basque column arriving in Segovia. The advance to Paris and the surprise assembly on Place de la Bourse. The dice wars in Revolutionary Headquarters Brussels. The occupied Christmas tree on St. Peter’s square in Rome. The snow in Naples. The phantom village in the Apennine mountains. The shores of Greece. The alleys of Agrinio.

And most of all, the people.

I have started to forget their names by the dozens, but I recall the faces. Hundreds, thousands probably. All over the world we were millions. This was the year of the people. This was the year of Sol, the rising sun.

Assembly of Greeks on time banking at Thisio

Comrades Mami and Valentina

On Exarchia square.

I have followed the events daily from as close by as I possibly could without losing focus. I rode the wave of this movement from the magic start in Puerta del Sol, all through Europe on foot to Brussels and Athens. And I’m happy that I did. The amount of things I witnessed and experienced was more than enough to fill a lifetime.

I leave this account. It’s jotted down the way it came. It wasn’t written from the perspective of a journalist or a historian. I didn’t try to be objective, I couldn’t. I’m a revolutionary, and I’m a narrator. I wrote this story to capture the spirit of the moment, day after day. And it turned out to be more than just one kind of story.

It’s the chronicle of a utopian village in the center of Madrid. It’s a revolutionary manifesto. It’s an adventure tale, complete with sequel. It’s a sociological study into human interaction and self organisation. It’s an anthropological study into the functioning of an urban nomadic tribe. It’s a practical guide to assemblary politics and manipulation. It’s a travel account through time and space. Occasionally, it carries hints of mystery and fairytale.

We sit on the sofa in Exarchia. It’s over. But we can just keep on going if we want to. No destination on earth is too far to get there on foot.

We could also go home, back to reality.

“Reality?”

“Yes, as in working fixed hours to pay for a rent or a mortgage.”

“Do you want to go back to that after all that has happened?”

It’s the big question that has been bothering every one of us. And most of us know that it’s impossible. We cannot go back to reality. Not until we give shape to reality ourselves.

***

Lady Anarchy. Photo by comrade Lorenzo

Post scriptum.

This ends my account of the march and the first year of revolution. I hope to put it up soon in a chronological and more accessible format. In the meantime I will take a break to rest and reflect. I will keep reporting on the movement, and on my adventures for as far as they are of public or revolutionary interest. Thank you all for reading. It has been a pleasure to write.

Yours truly,
Oscar

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 21:50

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=NtY6S6TpyDw

 

 

Publiée le 20 mai 2012 par 99pourcentQC

Toutes et tous à la Place des Festivals, à Montréal, mardi le 22 mai à 14h00.

 

"Un grand tonnerre"
Un texte de Christian Nadeau, professeur de philosophie à l'Université de Montréal

Interprété par Christian Bégin et Dominique Leduc

Prise de son: Jean Gaudreau

Montage audio/video: Eric Robertson et Bérénice Steevenson

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 21:42

mardi 22 mai 2012 à 18h

2 parties : 1 2

Attention: ce rassemblement initialement prévu le 23 mai à 14h Métro Porte Dauphine est maintenant annoncé le le mardi 22 mai à 18h, fontaine Saint Michel


Rassemblement contre l'état d'exception au Québec

La grève étudiante au Québec, qui dure depuis plus de trois mois, fait face à une répression sans précédent. D'une brutalité policière sans précédent (deux yeux crevés par flashball, un étudiant dans le coma, etc.), l'offensive du gouvernement Charest est passée à une législation d'exception, visant rien de moins que l'interdiction pure et simple des mouvements sociaux. La loi spéciale qui vient d'être votée, restreignant non seulement le droit de manifester mais la possibilité même de s'y opposer verbalement, avait été précédée par l'inculpation de 4 jeunes étudiant(e)s pour avoir « incité à craindre un acte terroriste » en laissant des canettes fumigènes sur les quais du métro. Avec pour seule preuve une photo d'eux se trouvant dans le métro avant l'événement, ils sont passibles d'une peine de cinq ans de prison, se rajoutant à 10 ans pour méfait et complot. Nous nous rassemblons en même temps qu'aura lieu une grande manifestation étudiante à Montréal, afin de dénoncer la criminalisation des mouvements sociaux et l'application de mesures antiterroristes aux actes de perturbation.

Au Québec comme en France et ailleurs, il s'agit de faire peur au plus grand nombre des grévistes par l'arrestation spectaculaire de quelques individus animés par de « mauvaises intentions ». En isoler quelques uns, puis quelques jours plus tard, s'attaquer à tous en faisant voter une « loi spéciale », un état d'urgence par législation d'exception qui ferme tous les établissements d'enseignement jusqu'à fin août et surtout criminalise lourdement tout blocage du cours normal de ce monde de merde. Il y a des solidarités et des contre-attaques à construire face à l'offensive antiterroriste internationale, qui dépolitise et écrase tout mouvement de contestation.

Ailleurs comme ici, refusons l'intimidation de l'État policier !

Rendez-vous à la Fontaine Saint-Michel, RER Saint-Michel. Mardi 22 mai à 18h00

https://sansterrorisme.wordpress.com/

http://entrehistoires.blogspot.fr/

 Lien : http://www.demosphere.eu/node/30508
Source : liste de diffusion Prep.Coord.Nat., reçu le 20 mai 17h
Source : message reçu le 18 mai 19h


Rassemblement de soutien aux étudiants du Québec

Ce mardi 22 mai à 18h à Paris se tiendra devant la fontaine monumentale de la place Saint-Michel un rassemblement de soutien au mouvement des étudiants québécois. La date et l'horaire trouvent leur justification dans la volonté de vouloir être synchrone avec de nombreuses manifestations qui auront lieu au Québec au même moment de l'autre coté de l'océan.

Notre soutien par-delà les frontières sera un symbole fort pour ces étudiants qui cherchent à exprimer légitimement une défense du droit à l'éducation. Rappelons que ce conflit a débuté suite à l'augmentation prévue des frais de scolarité, déjà extrêmement élevés au regard de nos propres standards, de 75% sur 5 ans. Une telle mesure ne ferait alors qu'accroître le nombre de jeunes québécois endettés à la fin de leur scolarité et fermerait définitivement pour certains l'accès aux études supérieures.

Pour seule réponse, le gouvernement québécois face à une contestation sans précédent dans l'histoire de la région tente seulement d'écraser le mouvement étudiant au lieu d'ouvrir d'honnêtes et sérieuses négociations. Une loi spéciale fut même adoptée en urgence cette dernière semaine pour encadrer et donc restreindre le droit à la manifestation. Or une démocratie avancée ne peut en toute impunité bafouer 200 000 de ses enfants mobilisés depuis déjà plus de trois mois pour leur avenir.

Nous invitons donc tous les citoyens de Paris et amis du Québec à rejoindre ce rassemblement pour témoigner à la planète entière notre solidarité démocratique.

  Source : https://www.facebook.com/events/3164608517633
Source : message reçu le 20 mai 16h

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 19:03

 

Publié par Poetes Indignes le 21/05/2012

 

Le photographe d’art Chris Jordan s’est efforcé d’illustrer les conséquences de la consommation de masse. Midway, le petit archipel du Pacifique Nord, compte un lieu d’incubation des albatros. Cet archipel est éloigné de plus de 3000 km des côtes des États-Unis comme de l’Asie, mais est au milieu d’un ‘Gyre’, l’un des cinq grands vortex ou tourbillons océaniques circulaires. ‘Gyre’ emporte avec lui des milliards de particules de plastique, de taille plus ou moins grandes. Un examen des carcasses d’albatros (jeunes et adultes) trouvées sur l’archipel des Midway dévoile rapidement les causes des décès : la présence de plastique dans l’estomac. Pour fixer ces images sur la pellicule sensible, Chris Jordan n’a ni changé, ni ajouté ni même déplacé le moindre morceau de plastique.

 

 


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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 18:54

Publié par Poetes Indignes le 21/05/2012

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