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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 11:57

info-palestine.net - mardi 15 mai 2012 - 18h:09

Omar Barghouti


La lutte pour la fin de l’oppression d’Israël et la complicité internationale continuent.
(JPG)
Un triomphe important pour la lutte populaire palestinienne.

 

15 mai 2012 : alors que la grève de la faim des prisonniers palestiniens dure depuis un mois, une victoire héroïque vient d’être remportée, les autorités israéliennes ayant été contraintes de se plier aux principales exigences des prisonniers. Coïncidant avec la commémoration palestinienne du 64e anniversaire de la Nakba, campagne méthodique de nettoyage ethnique qui a arraché la plupart des Palestiniens à leur patrie autour de 1948, la victoire des prisonniers fait monter l’espoir quant aux perspectives des Palestiniens pour la liberté, la justice, l’autodétermination et le retour des réfugiés.

Ce triomphe important pour la lutte populaire palestinienne n’aurait pas été obtenu sans la détermination inébranlable des prisonniers eux-mêmes, sans la mobilisation de la base en Palestine pour les soutenir, et sans l’immense vague de solidarités et d’appels efficaces exigeant des comptes à Israël que la grève a déclenchée à travers le monde.

Plus d’un millier de personnes dans le monde s’étaient engagées pour une grève de la faim de 24 heures en solidarité avec les prisonniers qui devait avoir lieu ce jeudi. Si des appels ont été lancés pour annuler ces grèves de la faim solidaires, suite à la victoire des prisonniers, l’injustice et la répression illégale ne s’en poursuivent pas moins dans les prisons israéliennes.

Insistant sur l’emprisonnement en tant que composante cruciale du système israélien d’occupation, de colonialisme et d’apartheid mis en œuvre contre le peuple palestinien, la société civile palestinienne et les organisations des droits humains appellent à intensifier, au niveau mondial, la campagne de Boycotts, Désinvestissements et Sanctions (BDS), afin de cibler les entreprises qui font de l’argent avec le système pénitentiaire israélien.

En particulier, nous appelons à l’action pour demander des comptes à G4S, la plus grande firme internationale en sécurité au monde et qui aide au maintien du système pénitentiaire israélien et en tire profit, pour sa complicité dans les violations israéliennes du droit international.

Cliquer ici pour exiger que G4S cesse de s’impliquer dans le système pénitentiaire israélien et sa complicité dans les violations des droits humains des Palestiniens.

Signé :

Popular Struggle Coordination Committee

Palestinian BDS National Committee (BNC)


Voir aussi :

-  Les 2000 prisonniers palestiniens en grève de la faim imposent un premier recul aux autorités israéliennes d’occupation - Al-Akhbar, et articles associés.

15 mai 2012 - message diffusé par Omar Barghouti - Omar.barghouti@gmail.com - traduction : JPP

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 19:25

Cleaning Syntagma

In #globalrevolution, Athens on 15 May 2012 at 11:25


Athens, May 15

 

Comrades Cansino and Aristocrates

Dear people,

The comfort of the squat is dangerous for the revolutionary spirit. Especially when there is little of it. It’s evening and we’re sitting together in the living room, a dozen marchers. In the small kitchen, Mami is cooking for her hijos de puta. The cloud of spicy smoke is so thick that it’s hard to read the writings on the walls.

It’s the first time that our clan has a roof, sofas, a kitchen, a shower to call our own. At least for the moment. After half a year of camping, people enjoy it. And no-one will deny that we didn’t deserve it.

But on the other hand, it’s 15M’s eve. Tomorrow we celebrate the first anniversary of our movement, and right now there is a handful of our people holding the square of Syntagma.

I have been there the first two nights, and I’ll be damned if I don’t join them now. So I rise up from the soft pillows of the sofa, I cut my way through the cloud of smoke, and I go. “Later, people. I’m going to see what’s cooking on Syntagma.”

It’s a twenty minute walk. When I arrive, I see we occupied the center of the square. People with sleeping backs and covers are gathered in a circle. I squeeze in, I lie down and I listen to humming of the conversation as I start to doze off.

Just when I’m about to get some sleep, police arrive. Two dozen officers in riot gear. Because of the blankets, this is considered camping in a public space, and we have to move.

We are not the only ones. All over Athens, thousands of homeless people are ‘camping’ as well. They are more every day.

We take away blankets and sleeping bags. We leave the cardboard. We lock arms and legs together and we humm. It takes as while, but in the end police retreat. We take our stuff again, and we stay in Syntagma for the third night in a row.

The third night in Syntagma

After the retreat of police

Occupy the tree

In the morning, at six, it’s police again for the wake up call. We have to move, seriously this time. The reason is that the sprayers come to clean the square.
We stay put. Riot police is deployed on two sides, and then they send in the cleaning car to put us pressure.

In a white cloud, the water vapour bounces of the tiles of Syntagma. The machine moves slowly towards the group. People start to evacuate, to try and safe their stuff. It could have ended right there. Indignados simply washed away from Syntagma as yesterday’s dirt.

This morning, 15M.

The sprayers arrive

But it didn’t end that way. The real heroine of the day was comrade Sabina from Belgium. She laid herself down in the streaming water in front of the spraying vehicle. And the firm look in her eyes said she wasn’t going to move.

It was the key moment. Max joins in and others follow. Comrade Cansino takes a bath straight in front of the vehicle and comrade Aristocrates plays the guitar. It’s a fabulous scene. And it’s true what they say. Our movement has an innate taste for drama and beauty.

Comrade Sabina, resisting the water

Comrade Cansino

Then police proceeds to evacuate, hesitatingly. They don’t really know how to handle us. If we were a band of hard core anarchists they would have just beaten us off the square and into the bus in ten minutes time. But these crazy foreign pacifists are different. They have to be handled with gloves. Plastic gloves to be exact.

The first people get dragged away. But just before they get to the police car, others come running in and piling up. Police have to start all over again. First, they surround the pile. Sabina got left out, but today she has revolutionary spirit for ten. She charges the police like a wild horse, demanding access to the circle.

Comrade Sabina charging the police

In the end the arrest took more than two hours. About a dozen people resisted, passionately. I didn’t add to their numbers. I preferred to document the scene and spread the news.

Today is the first anniversary of our movement. Here in Athens the marchers and locals on Syntagma marked it appropriately with a determined act of resistance. Not so much against police, but better, against the water.

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:17

portugal-tchat

 

Le mouvement des indignés manifestait ce week-end dans plus de deux cent cinquante villes du monde pour réclamer de nouvelles solutions à la crise économique. Dans le cadre du “Printemps global”, des milliers de personnes se sont réunies pour manifester et occuper les places principales et ainsi promouvoir débats publics et assemblées ouvertes à tous. Au Portugal, pays durement touché par la crise de la dette, des manifestations avaient lieu ce samedi dans sept villes : Lisbonne, Porto, Coimbra, Evora, Braga, Santarém et Faro. Un an après l’occupation de la Puerta del Sol à Madrid, les indignés comptaient sur la journée du 12 mai pour trouver un nouvel élan.

Quelques milliers de personnes se sont ainsi mobilisées au Portugal pour réclamer une démocratie plus participative et l’arrêt des mesures d’austérité qui occasionnent une récession économique de grande ampleur dans le pays. Près de huit cents personnes ont défilé à Lisbonne, du Rossio au Parc Eduardo VII. Les participants ont pour objectif d’occuper le parc jusqu’au 15 mai, date anniversaire du début du mouvement en Espagne. Dimanche, le Premier Ministre Pedro Passos Coelho a été vivement hué lors de sa visite au Salon du Livre qui se tenait dans ce même parc. Dans le reste du pays, quelques centaines de manifestants ont défilé à Porto et quatre-vingts personnes se sont réunies à Coimbra.

Alors que le chômage atteint au Portugal 15% de la population active (près de 35% chez les jeunes) et que les mesures d’austérité se succèdent, les indignés portugais manifestent pour un système politique qui soit plus proche du citoyen et le considère dans l’élaboration de politiques publiques. Dans plusieurs villes du pays, des discussions et des débats sont ainsi organisés afin de construire des alternatives. Ce mouvement met notamment en relief  les problèmes économiques, sociaux et écologiques qui se posent au sein de l’Union Européenne et plus largement, au niveau mondial.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:11

 

leparisien.fr - Publié le 15.05.2012, 13h59

Les

Les "indignés" espagnols achevaient mardi les célébrations du premier anniversaire de leur mouvement qui a essaimé dans le monde entier, tenant à travers le pays des "assemblées populaires" pour dénoncer l'austérité, la crise des dettes et la corruption | Pedro Armestre


Les "indignés" espagnols achevaient mardi les célébrations du premier anniversaire de leur mouvement qui a essaimé dans le monde entier, tenant à travers le pays des "assemblées populaires" pour dénoncer l'austérité, la crise des dettes et la corruption.
Aux premières heures de la matinée, la police a une nouvelle fois évacué une centaine d'"indignés", qui s'étaient rassemblés durant la nuit sur la place de la Puerta del Sol à Madrid, en dépit d'une interdiction officielle.

Huit personnes ont été interpellées pour "résistance et désobéissance" lors de l'évacuation d'un "groupe réduit" de personnes toujours présentes sur la place, selon un communiqué du ministère de l'intérieur.
Cette année, le gouvernement de droite, arrivé au pouvoir dans l'intervalle, a interdit tout nouveau campement et imposé aux manifestants de quitter la place chaque soir à 22 heures.
Malgré cette interdiction, ces derniers ont décidé d'y tenir jusqu'à mardi une "assemblée permanente", après des manifestations qui ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes samedi dans de nombreuses villes d'Espagne, dont Madrid et Barcelone, où ils occupent la place de Catalogne.
Les "indignés" madrilènes sont ensuite revenus dans la matinée de mardi place de la Puerta del Sol, où ils ont installé un "point d'information".
Déjà dimanche et lundi matin, les policiers avaient évacué la place. Dix-huit personnes avaient été interpellées dans l'opération de police dimanche matin et deux autres lundi.
Samedi, au premier jour des célébrations de cet anniversaire, des dizaines de milliers "d'indignés" avaient manifesté dans plusieurs villes du pays au rythme de leurs slogans favoris: "Ils ne nous représentent pas", "Votre dette, ne la payons pas", "Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques ou des banquiers", ou encore "La violence, c'est de gagner 600 euros".
Né le 15 mai 2011, ce mouvement qui dénonce le pouvoir de la finance, le chômage et la corruption avait installé l'an dernier son campement pendant un mois à la Puerta del Sol, en plein centre de Madrid, avant de faire des émules dans le monde entier.
Pendant un mois, cet amas de tentes et de bâches était devenu le symbole d'un ras-le-bol qui avait surpris un pays où, malgré la crise, le mécontentement s'était jusque-là peu exprimé.
Mais le gouvernement de droite a cette fois affiché sa fermeté, déclarant "illégale" toute tentative d'installer un nouveau campement et imposant des restrictions horaires aux manifestants.
Depuis un an, le chômage a encore grimpé en Espagne et frappe un actif sur quatre (24,4%), tandis que le gouvernement est engagé dans une politique de rigueur sans précédent.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:07

Dust in the Wind

In #globalrevolution, Athens on 14 May 2012 at 11:35


Athens, May 14

Dear people,

More or less we managed to hold the group together up until May 12, the day of the worldwide demonstration for direct democracy. It was in greater part thanks to our position in Strefi park on the hill of Exarchia.

The hill consists of two outer ridges and a little valley in between. In the valley, there’s the stone theater, and inside the theater we camped. There was water at 50 metres. If you climbed up the two peaks, you could watch out over the city down to the sea. If you descended, you were in the middle of Exarchia.

Yes, it was a perfect spot for a camping holiday in Athens, if you leave out of account that the park is frequented day and night by drug addicts and other phantomatic appearances.

 

 

 

 

Comrade Juanito

After a week, we were definitely ready to break up camp. The way it happened was a bit sad, but given all that happened before, it made sense.

On the 11th, we held one of our last internal assemblies at Strefi. Maybe half of the marchers was present. We spoke about the last issue that had to be addressed. The great demonstration of May 12, which we had announced in all the cities and villages along the way.

Last internal assembly at Strefi

The 12M call is a worldwide one, in line with the demonstrations of October 15 last year, but it seems to be picked up mainly by the indignados in Spain and the occupiers from the Anglo-Saxon world.

In Greece, the call for a demonstration has barely even arrived. And that more or less left us, the remnants of the march to Athens, to ‘represent’ Syntagma when we connect to the other squares.

What are we going do?

There will be no demonstration through the streets, there will be no actions. It has been a long time since we had energy or spirit for those kind of things. We will just assemble in Syntagma. And then what? Are we going to try to camp? Are we going to sleep without tents? Are we going to resist? Up to what point? Etc.

The assembly gets interrupted by comrade Marianne. She tells us that we are expected at the ‘Legalise’ festival on the edge of the city, right now.

It was true. But the assembly hesitated. Then it started to drizzle, and people made up their mind. The assembly split up, and over half of the people who remained took down their tents and left for the festival.

You will know that I am all for this legalise thing, we should have gone there and adapted our time schedule, but I hated to see the group fall apart like this, hardly without a word.

I stayed behind. The day of the 12th I spent on the hill around the ailing camp, prey to heavy attacks of melancholy.

Melancholy

Some people trickled back to Strefi during the day. A new assembly was called for, to prepare the great demonstration.

We were about a dozen people, of whom maybe six marchers. We were expected to be in Syntagma at five. It was four thirty when the assembly commenced.

First point, we hadn’t made flags or banners yet, or anything else in the week we were here. Second point, a leftover from the day before. What are we going to do?

At a certain moment, I couldn’t believe what I was hearing any more. Was this a comedy, or were we really trying to maintain a certain air of official assemblary protocol, as if there were still things to talk about or to decide, or to consensuate?

Outside forces had already taken over. We were in the final stages of a big crunch. Five o’ clock had already passed and we were still here, taking speaking turns, making technical interruptions, proposing, blocking, explaining, with the utmost seriousness. The only thing that missed was someone who proposed to take acts, like we used to do when we still believed our assemblies were important.

I think of Hitler’s final days in the bunker. When all fronts had ceded and Berlin was surrounded by the Russians, he kept moving armies that no longer existed, he kept planning the final offensive, he kept believing in the Endsieg.

I leave the assembly, I walk down the hill and through Exarchia to go to Syntagma on my own. We are like a fly, and Athens is a light. Here the March to Athens burns up, and we scatter, like dust in the wind.

On the square, the Athens branch of the 12M demonstration consisted of about thirty people, fifty at most. In greater part they are people from the march. There are a few locals, and also our friends from all along the way have come to meet us. Not all of them are here, unfortunately, but many of them kept their promise.

We put up our old banners and we make music. We have a direct connection with the squares in London, Madrid and Barcelona. I see images of Puerta del Sol full of people, and I look around at Syntagma. Last year I was on the other side of the line and we looked at this square. Monstrous crowds of people were besieging parliament day after day.

That season is over for Greece. There will be no spring this year. Maybe there will in Spain, in Portugal, in America. The images and the news from there leave us a bit of hope. Just like the presence of one of the German marchers who came from Patras in ten days, arriving today. Their march really existed in the end, and there’s someone here to prove it.

As our final theatrical act, we decide to stay on Syntagma. And this time, police allow it.

Camping on Syntagma, May 12

 

We occupied the square all night. In the morning, after we were woken up by rain, the first tents were placed by Max and Mary. They caused a last piece of discord in the group, because the decision wasn’t taken in assembly. The tents lasted until midday more or less, when the sun was shining again. Police walked by several times to get donuts, and initially the tents were simply ignored.

Tents on Syntagma, morning of May 13

After three donuts police came to say the tents had to go down. Max and Mary took out the supports and left them on the ground. A platoon of riot police was mobilised. They stood there for an hour. Finally the tents were folded.

I left to pick up my stuff on the hill. When I come back in the early evening everyone has gone to the Academy of Plato, for  a chat on alternative economies, organic agriculture, bargain etc. No-one was left but comrade Cansino, who took up the name of Kourasmenos when he came to Greece. It means ‘tired’, in Spanish ‘curas menos’, means ‘you do less’. He was sitting under a tree watching around, angry that he was left here alone, without a beer, to watch over other people’s stuff.

Comrade Cansino, a.k.a. ‘Kourasmenos’

I accompany him. The clan is split between the squat, the academy, the square, and who knows where else. Our camp on the hill has definitely been abandoned. It’s maybe the worst day of the march, or the agora, whatever. Officially we have three more days of agora scheduled, even though we don’t know exactly what’s planned for those days.

One of the ideas was to stay in Syntagma. At the moment we are two, during the evening also Nicolas and Juanito return. We are four marchers and two sympathisers who hold the square for the second night in a row. An old lady takes pity on us and brings us a bag of crisps and sweets.

This is what our revolution has become. A handful of people from all over Europe desperately camping in Syntagma. We have come to give moral support to the Greeks, but in the end it’s the Greeks who had to give their moral support to us, to keep us going. And now, finally, the end is near. It’s all in the past, and it weighs down like clouds of marble.

It takes a long time before we catch a bit of sleep. Then at five o’clock in the morning, the sprinklers go on.

Barricades on Syntagma

 

The second morning.

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 15:03

par Daniel Mermet
du lundi au vendredi de 15h à 16h

visuel Là-bas si j'y suis
l'émission du mardi 15 mai 2012

Les financiers au coin du bois (2)

 

voir l'émission du Mardi 15 Mai ›

 

(Pour écouter l'émission, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier +cliquer gauche sur le lien ci-dessus)


 

 

Le nouveau Président sourit à la foule qui l'acclame. Mais certains l'attendent au tournant. Les marchés financiers se préparent à lui faire la guerre.
En avril, Hervé KEMPF (www.reporterre.net) a trouvé un document explosif destiné aux opérateurs de marché, le plan d'attaque des financiers.
François Ruffin a rencontré son auteur et, le 11 avril 2012, nous avons... diffusé la première partie de cet entretien. Depuis, la vidéo de l'interview a fait un vrai buzz sur le net.
Aujourd'hui, la suite.

Reportage de François Ruffin.

LIENS :
* La vidéo de l'entretien de François Ruffin réalisée par Olivier Azam :
www.lesmutins.org/ Le-plan-de-bataille-des-financi ers.html

* Transcription de l'entretien parue dans le journal Fakir :
www.fakirpresse.info/ Le-plan-de-bataille-des-marches ,359.html

* Premier volet de l'émission "Les financiers au coin du bois",
le 11 avril 2012 :
www.la-bas.org/article.php3?id_article=2429&var_recherche=financiers

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 14:57


La situation en Grece est de plus en plus critique.Syriza et Alexis Tsipras sont le cible des pressions et d'attaques inimaginables par tous les grands medias et l'ensemble des autres partis pour qu'ils renoncent a leurs engagements de ne payer la dette et d'annuler les mesures d'austerite, mais pour le moment ils tiennent bon.  Et cela bien que les autres partis et organisations de la gauche grecque persistent a ne pas exprimer  la moindre solidarite a Syriza et Alexis Tsipras, quand evidemment ils ne les attaquent pas (c'est le cas surtout du PC grec) avec une violence inouie.    C'est donc a ce moment, c'est a a dire maintenant, que Syriza a besoin de votre solidarite, de la solidarite des mouvements sociaux et de la gauche partout en Europe!  Alors, c'est a vous de decider comment exprimer cette solidarite, mais l'essentiel est de la manifester le plus vite possible.


salutations internationalistes


Yorgos Mitralias

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 14:50

GAUCHE UNITAIRE 05

14.05.2012

Les élections en Grèce du dimanche 6 mai dernier se sont déroulées dans le contexte d’une véritable décomposition de l’État et d’une régression sociale violente, provoquées par les divers plans brutaux d’austérité imposés par la « troïka » (FMI, BCE, Union Européenne) et acceptés et mis en place par les deux principaux partis historiques, le PASOK (social-démocrate) et la Nouvelle démocratie (droite).

Le bilan économique des plans d’austérité est désastreux. Le paysage social du pays est effrayant. Les privatisations sont massives dans tous les domaines, au grand bénéfice des grands groupes capitalistes, parmi lesquels figurent Véolia (pour la distribution de l’eau à Athènes) et EDF (pour le gisement sous-marin de gaz de Kevala). Des coupes sombres dans les salaires paupérisent l’ensemble de la population. Les fonctionnaires, considérés comme des boucs émissaires, doivent faire face à 20000 licenciements en un an, 150000 licenciements prévus d’ici 2015, à une baisse de salaire de 15%, à la suppression des primes et à la ponction à la source d’un impôt dit de « solidarité nationale ». Les salariés du secteur privé ne sont pas en reste. Le SMIC est ramené à 489 euros net par mois. La jeunesse figure au premier rang des victimes, avec une diminution du SMIC de 30% (440 euros nets). Le code du travail est fracassé à coups de massue par le non renouvellement des conventions collectives qui arrivent à expiration, afin de mettre en place des contrats individuels négociés au niveau de l’entreprise et de faciliter les licenciements. C’est la fin de tout cadre légal du travail. Les retraités ne sont pas davantage épargnés. Les pensions sont diminuées de 20% en moyenne. Par ailleurs, la TVA a été augmentée de 19% à 23%. Des coupes sombres ont été réalisées dans le domaine de la santé (instauration d’un ticket de 5 euros pour pouvoir accéder aux soins) et de l’éducation (fermeture de cantines).

Au total, les droits et les rémunérations des travailleurs sont ramenés au niveau des années 1950.

Cela engendre une explosion de la misère : les soupes populaires se généralisent, des maladies disparues réapparaissent, le nombre de suicides a augmenté de 40% depuis 2009. Des suicides politiques sont commis : immolation d’une personne devant une banque à Salonique, suicide d’un couple de parents qui ne pouvait plus payer les soins de leur enfant malade, suicide d’un retraité sur la place Syntagma, en plein centre d’Athènes, le 4 avril dernier.

Même dans la logique de la Troïka, une telle politique est destructrice. Depuis 2009, la dette est passée de 120% à 170% du PIB. L’objectif de ces mesures d’austérité est qu’en 2020 la dette soit ramenée à son niveau de 2009. On peut s’interroger sur les raisons d’un tel acharnement ayant conduit à une mise sous tutelle du pays, qui rappelle le temps où les puissances occidentales, dites « puissances protectrices », avaient placé le jeune État grec « sous contrôle » après son indépendance en 1832. On peut d’autant plus s’interroger que la Grèce ne représente que 2% du PIB de la zone Euro et que sa dette n’est même pas le tiers de la somme prêtée par la BCE aux banques à des taux ridicules. Sur le papier, la question de la dette grecque pourrait se résoudre assez facilement. Ce n’est pas le chemin que la Troïka a choisi. Elle a choisi la liquidation de la société et de la démocratie grecques. Il s’agit pour elle de faire un exemple, une victime expiatoire. De montrer aux peuples d’Europe ce qui leur arriverait s’ils n’acceptaient pas la politique d’austérité généralisée constitutionalisée par le Mécanisme européen de stabilité et le pacte budgétaire. De mettre les peuples devant une impossible alternative : la Grèce ou la rigueur. La Troïka semble aujourd’hui prête à asséner le coup de grâce en expulsant la Grèce de la zone Euro, voire de l’Union Européenne. Le tout est agrémenté d’un discours populiste (le sud, ce n’est pas bien sérieux).

Cette situation désastreuse fait le lit des sentiments xénophobes. Cela est encouragé par le gouvernement « technique » de Papademos, ex responsable de Goldmann Sachs qui avait réalisé le maquillage des comptes grecs. Ce gouvernement, arrivé au pouvoir à la suite d’un véritable coup d’État financier, rassemblant sociaux-démocrates, droite et un temps extrême-droite, a un terrible bilan. De par les conditions antidémocratiques de son arrivée au pouvoir, l’inclusion de l’extrême-droite dans la scène politique et les politiques menées, il a délégitimé la démocratie et donné du poids aux thèses d’extrême-droite. Il a laissé faire la mise en place de milices privées anti-immigrés dans les quartiers. Il a envisagé l’ouverture de 30 centres de rétention dans le pays. Un appel est en cours pour constituer une « milice citoyenne », entraînée par l’armée et la police et bénéficiant de financement privé, pour lutter contre des « ennemis » non précisés.

On voit donc que les dernières élections législatives se sont déroulées dans un contexte de crise majeure dans tous les domaines. Les partis qui ont participé au gouvernement Papedemos se sont effondrés, parmi lesquels on compte les deux grandes formations historiques de la politique grecque qui s’échangeaient de père en fils les postes de responsabilité depuis des décennies : le PASOK a perdu les deux tiers de ses voix et Nouvelle Démocratie la moitié. Le LAOS, parti d’extrême-droite qui a participé un temps au gouvernement Papademos, disparaît du Parlement. Les formations qui ont soutenu et mis en œuvre les plans d’austérité sont donc durement sanctionnées. A cause d’un tour de passe-passe de la loi électorale grecque, la Nouvelle-Démocratie, qui a perdu la moitié de ses voies, gagne cependant 17 députés.

Gauche Unitaire salue et soutient les camarades de Syriza, qui devient le premier parti à gauche et le deuxième parti du Parlement, en obtenant 17% des voix. Syriza est même en tête dans les grandes villes (agglomération d’Athènes-Le Pirée, Salonique…) et chez les jeunes, qui figurent parmi les catégories de la population les plus durement touchées par les mesures d’austérité.

Les résultats montrent également des facteurs très inquiétants. Comme l’entrée d’un parti ouvertement nazi au Parlement, « Aube dorée », dont le principal chef fait le salut nazi au conseil municipal d’Athènes, publie les panégyriques du IIIe Reich et se réclame ouvertement des organisations fascistes grecques d’avant-guerre et des gouvernements collaborateurs de Tsolakoglou et de Rallis durant l’occupation fasciste. Ce parti cherche à intimider les journalistes (ses gros bras leur intimant l’ordre de se lever en signe de « respect dû au chef », lorsque celui-ci entre pour tenir conférence de presse) et organise de véritables expéditions punitives d’une rare violence contre les populations d’origine immigrée et « les traîtres à la patrie ».

Face à la catastrophe, il y a des bases de résistance : la vingtaine de journées de grèves générales, la mobilisation du monde du travail. Cela explique le très bon score de Syriza.

Il est absolument vital pour l’avenir de la société et de la démocratie grecques que la gauche s’unisse sur des bases de gauche, telles que Syriza les propose : suspension immédiate et inconditionnelle du paiement de la dette le temps de réaliser un audit citoyen de cette dette, l’annulation des mesures d’austérité imposées par la Troïka depuis 2010, la nationalisation d’une partie importante du secteur bancaire et la nécessité de mettre en place un gouvernement de résistance sur ces bases. L’enjeu est d’une importance incommensurable.

 

20:26 Publié dans gauche unitaire 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 12:21

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 12:15

 

Il faut parler du 15M. Faut-il ? Certains journaux espagnols en font une couverture exhaustive. Publico, journal de gauche qui vient d’annoncer sa faillite, continue de publier sur Internet. Son site est rempli d’articles sur le 15M. El Pais, dont les éditorialistes se sentent pousser des ailes d’indignation -certains diront qu’ils surfent sur la vague, comme des mouettes autour d’un poisson- assume une couverture importante de la célébration du premier anniversaire de la naissance de l’indignation en politique espagnole, un mot encore nouveau et dont on ne sait toujours pas jusqu’où il va mener. Qui ne parle pas du 15M aujourd’hui, date de son premier anniversaire ? Personne, sauf François Hollande. Faut-il ? Tout dépend comment et pourquoi, pourrait-on dire. Si c’est pour soutenir le mouvement, alors il sera intéressant pour le lecteur d’aller lire ce qui se dit depuis le mouvement. Car le 15M est devenu non seulement le symbole d’une révolte, mais aussi d’une appropriation des mécanismes de communication autour de la révolte. Comptes Twitter, facebook, wordpress, blogs, chaîne de télévision sur le web, journaux papiers : les indignés communiquent sur leur mouvement au cas où les médias seraient décidés à ne pas parler d’eux, ou à en parler d’une manière qui ne les arrange pas trop.

 

Comme le fait La Razon par exemple, en invitant à des individualités, placés sous l’étiquette d’intellectuels, à dévaloriser les indignés : »Le répéter comme anniversaire supprime l’émotion et l’adrénaline, c’est un ennui supplémentaire », estime Francisco R. Andrado. Cet « intellectuel », serviable, nous précise quelques lignes plus bas le sens de sa tribune : »A moi, inévitablement, tout ça me rappelle les minirévolutions contre Franco à l’Université, vers 1966. Bien sûr, elles avaient un objectif, mais elles ne sont parvenues à rien d’autre qu’à déranger, comme tant d’autres mini-révolutions étudiantes. » Merci Francisco. On se demande un peu pourquoi, plutôt qu’à un linguiste spécialisé dans le grec ancien, La Razon n’a pas donné la parole à un politologue ou un spécialiste des mouvements sociaux. Mais après tout, il publie sur la démocratie athénienne, non ? Ne pourrait-il y voir une belle coïncidence, une continuité émouvante entre les racines de la démocratie et leur récupération aujourd’hui sur les places publiques espagnoles ? Même le conseiller de l’Intérieur du gouvernement catalan, M. Puig, a salué la « conscience civique » des indignés, c’est pour dire. Car c’est tout de même lui qui a envoyé une armée de Mossos d’Esquadra les expulser de la dite place publique le 27 mai dernier, faisant 121 blessés parmi la foule assise par terre.

 

La Razon a donné ses 15 critiques au 15M pour lui faire sa fête le jour de son premier anniversaire. Parmi elles, on dénonce que le mouvement est celui de jeunes qui veulent continuer à faire la fête au détriment de leurs parents, les contribuables. Une belle preuve de solidarité avec des jeunes diplômés qui doivent souvent émigrer pour faire quelque chose du diplôme qu’ils ont financé grâce à leurs parents ou à un emprunt bancaire. Je doute que tous les indignés soient des gosses de riche qui se foutent de l’argent que leurs parents leur ont avancé pour étudier, pensant qu’ils investissaient dans leur avenir, sans compter la crise qui en a placé un sur deux sur la liste du chômage.

 

Les indignés, c’est ce qu’on entend en Espagne, sont moins mobilisés que l’an dernier. Peut-être. Mais les indignés qui se sont mobilisés sont beaucoup mieux organisés que l’an dernier. Ils savent déjà les combats qu’ils veulent mener. En ce moment même, mardi 15 mai 2012, quatre banques à Barcelone sont occupées par des missions, à suivre averc le hashtag #bancodacionya, qui comptent négocier avec les banques pour que les personnes incapables de rembourser leur hypothèque à la banque ne soient pas obligés, une fois expulsées de leur logement, de continuer à rembourser le manque-à-gagner de la banque. Pour l’instant, une fois expulsées, les familles doivent légalement continuer de rembourser la banque, qui avait pourtant sciemment accordé des subprimes à des clients non solvables. Les banques dans lesquelles les membres de la Plateforme des Victimes de l’Hypothèque (PAH) négocient la « dacion en pago » ne sont pas dupes. Elles savent que leur envie de gagner plus avec des crédits moins solides est à l’origine de la crise. Mais elles pensent avoir toujours un coup d’avance, un pouvoir de négociation plus élevé, ainsi qu’un soutien politique derrière qui leur permet de faire peu ou prou ce qu’elles veulent. Dernier exemple en date, Bankia, une des banques les plus réticentes à entendre parler de « dacion en pago », vient d’être nationalisée par l’Etat après avoir accumulé des millions d’actifs pourris.

 

Les indignés réalisent d’autres actions, mon bon monsieur Francisco Marhuenda. Ils préparent une assemblée constituante, considérant que le système électoral actuel en Espagne ne permet pas aux représentants de défendre la souveraineté populaire. Selon eux, Mariano Rajoy, élu à la majorité absolue, ne représente que 30% des élus et Artus Mas, président du gouvernement catalan, n’a pas été élu par 86% de la population catalane. Il serait temps, disent ceux qui se sont fait connaître par leur cri #nonosrepresentan, de changer le système électoral.

 

Les indignés sont en train de préparer un audit citoyen de la dette. Une question d’une actualité brûlante, mais également vielle de 5000 ans, si l’on se réfère au livre Debt : The First 5000 Years de l’anthropologue David Graeber. Dans un article publié sur Mediapart.fr de Joseph Confavreux, on découvre que l’accent porté sur le remboursement de la dette dans l’Europe contemporaine n’est pas une fatalité. Le caractère presque religieux du remboursement masque un aspect moral lié à la dette, qui permettrait peut-être de repenser la relation entre le créancier et le débiteur. D’autant qu’à l’instar des indignés, syndicats, mouvements altermondialistes et partis politiques de gauche, notamment en Grèce, demandent de réaliser un audit citoyen de la dette afin de savoir qui la détient, cette dette, et selon, si elle doit impérativement être remboursée à tout prix et pour tous, au détriment des services sociaux de base comme la santé et l’éducation.

 

Les indignés ne sont pas sur la place pour faire la fête. Ils ne prennent pas non plus leur pied quand ils se font insulter et violenter par les policiers qui les délogent de la Place de la Puerta del Sol à Madrid depuis la nuit du 12 mai 2012. Ce n’est pas de l’opinion ni du goût des journalistes de La Razon, qui publient le clip de promotion du partido popular (PP) au pouvoir expliquant le bienfait de ses réformes budgétaires intitulé Laverdaddelareforma (la vérité de la réforme). Parole contre parole, certains disent les réformes inévitables, d’autres les jugent suicidaires et ne manquent pas de rappeler qu’un prix Nobel de l’économie, Paul Krugman, partage leur vision de Cassandres.

 

Ah, les indignés ne sont pas non plus riches. Contrairement à ce que veut laisser entendre La Razon, qu’une « internationale de la déstabilisation » composée de groupes anti-système financerait les activités des indignés qui, comme nous l’avons tous vu sur les photos, détiennent des tentes plus luxueuses encore que Kadhafi et des banques alimentaires à destination des familles expulsées de leur logement outrageusement bien garnies (pour avoir goûté un sandwich jambon sans beurre préparé par les iaioflautas, le troisième âge indigné, le jour de la grève générale du 29 mars, un ami m’a confirmé qu’ils étaient livrés chez Fauchon.)

 

Où vont-ils ces manifestants post-modernes, en rejetant ainsi les partis et les syndicats traditionnels ? Beaucoup d’indignation et pas beaucoup de propositions, entend-on aussi ces jours-ci. Certes, les indignés pataugent un peu dans la soupe par moments. Certaines choses ne sont pas claires, comme le fonctionnement en assemblée populaires avec des commissions thématiques dont les membres finissent par concentrer la majorité de l’attention et des initiatives. Les propositions existent : revenu minimum universel, « dacion en pago », éducation et santé publique de qualité, fin de la distribution d’argent public aux banques… Seulement il n’y a pas de parti politique derrière eux pour les porter au devant du parlement et les graver dans la pierre de la loi. Pourtant ils se disent représentant du peuple, de ses attentes qu’eux connaîtraient mieux que les représentants des partis. Il y a un paradoxe essentiel qui n’a pas encore été résolu un an après la naissance du mouvement des indignés. Ils n’en sont pas forcément les seuls responsables. Mais à l’heure actuelle, il n’existe d’autre outil que la loi pour garantir la volonté populaire. Or en rejetant le système des partis, les indignés s’excluent du seul outil qui leurs permettraient de faire fructifier des idées bien souvent lucides. Evidemment, créer un parti serait tomber dans les travers de la « démocratie imparfaite » dénoncée avec verve par Vicenç Navarro devant l’assemblée des indignés le 13 mai sur la plaça Catalunya de Barcelone. Mais alors que faire pour ne pas rester au stade de l’indignation et rentrer dans celui de la proposition négociée ?

 

C’est à ce moment précis que les membres du 15M vous diront : prend le micro !

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
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