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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:29

 

 

LE MONDE | 03.05.2012 à 13h57

Par Alain Frachon, International

 
 

Il faut comprendre la colère des Espagnols - c'est celle de beaucoup d'Européens. En théorie, les Espagnols ont "tout bon". Ils sont plus que "casher" au regard de la doxa du moment. Voilà dix-huit mois qu'ils font exactement ce que Berlin, Bruxelles et Francfort ordonnent : coupes drastiques dans les dépenses publiques, hausse des impôts, réforme du marché du travail, etc. Qu'obtiennent-ils en retour ? Pour le moment, un désastre.

Un jeune Espagnol sur deux est au chômage, funeste destin qui est celui de plus d'un quart de la population active du pays. La croissance est négative et le moyen terme ne laisse entrevoir qu'une perspective : encore la récession.

Si au moins cette cure d'austérité et ces douloureuses réformes de structure valaient à Madrid la bénédiction des marchés... Même pas. Prétextant, entre autres, l'absence de perspective de croissance, les marchés exigent des rendements élevés (près de 6 % sur des obligations d'Etat à dix ans) pour acheter de la dette espagnole.

Mais les marchés - banques, compagnies d'assurances, fonds de pension et autres grands gestionnaires de l'épargne - sanctionneraient tout autant Madrid si l'Espagne ne s'imposait pas cette cure d'amaigrissement budgétaire. Celle-là même qui est responsable de l'absence de perspective de croissance... Comment dit-on "perdant-perdant" en espagnol ?

En Europe, tout le monde fait de l'austérité en même temps, de façon quasi indiscriminée. Au nom de la lutte contre la dette. Et, sauf en Allemagne, tout le monde ou presque vit à l'heure de la récession et du chômage de masse, lesquels entretiennent la dette.

Les électeurs se révoltent. Mettons la Grèce à part, dont l'appartenance à l'euro est une aberration. Mais en Italie, en Irlande, en Espagne, au Portugal, en France et même aux Pays-Bas, le moral est plombé. C'est partout le sentiment d'une inextricable situation. Jusqu'à présent, à l'exception de l'Allemagne, aucune équipe dirigeante sortante n'a résisté à l'épreuve des élections. Pour la France, on saura dimanche.

D'où la nouvelle petite musique qui se fait entendre ici et là : l'accent ne doit plus être mis sur la réduction des déficits, mais sur l'incitation à la croissance, laquelle, seule, nourrira les recettes fiscales qui assécheront les dettes des Etats.

L'Europe se bouchait les oreilles. Le chef d'orchestre et trésorier-payeur général, l'Allemagne, avait donné le tempo : point de salut hors de l'austérité budgétaire. C'est affaire de conviction profonde, fondée sur l'expérience du pays. On ne bâtit une croissance durable que sur un retour à la compétitivité, lequel suppose comptes publics en équilibre, modération salariale et réformes de structure. Ce qui a pris plus de dix ans à l'Allemagne et requiert donc de la patience, comme le dit le bon docteur Jens Weidmann. L'inflexible patron de la Bundesbank néglige juste cette réalité : le temps de la réforme économique n'est pas celui de la démocratie politique.

Il y a près de deux ans déjà que quelques Prix Nobel d'économie, les patrons du Fonds monétaire international et les éditorialistes du Financial Times (FT), parmi d'autres, dénoncent l'ordonnance de Berlin. La liste comprend des personnalités aussi extrémistes que les Américains Joseph Stiglitz et Paul Krugman, Dominique Strauss-Kahn puis Christine Lagarde.

Leur argument est celui que développe cette semaine le FT : "Les programmes aujourd'hui imposés à des pays comme l'Espagne sont vraisemblablement condamnés à l'échec. En poussant leurs économies dans la récession et même dans la déflation, ils vont alourdir encore le fardeau de leurs dettes, et non l'alléger."

On condamne une politique d'austérité appliquée de façon uniforme et simultanée à toute la zone euro. On appelle à plus de discrimination : certains pays ont encore quelques marges de manoeuvre budgétaire. Pour le retour à l'équilibre des comptes, on réclame un calendrier précis mais plus étalé dans le temps.

Cela laisse entière la question de l'incitation conjoncturelle à la croissance. Comment faire ? Quoi qu'on dise outre-Atlantique, la relance par la dépense d'Etat dans une zone où la moyenne de la dette publique atteint près de 90 % du produit intérieur brut, cette relance-là a des limites. L'euro n'est pas le dollar, hélas !

Pour faire marcher l'Etat, payer ses fonctionnaires, assurer ses échéances les plus diverses, un pays comme la France doit emprunter chaque jour quelque 500 millions d'euros. Mieux vaut des marchés bienveillants.

Reste Bruxelles. On entend par là l'Europe instituée, ses instances communautaires. Elle seule a la capacité d'emprunter à bon prix, offrant la garantie de son poids économique global. Il y a plus de dix ans déjà que Jacques Delors - encore un subversif, vu de Berlin - s'égosille à réclamer des euro-obligations. Non pas pour boucler le budget de tel ou tel des membres de l'Union, mais pour lancer des projets de grands travaux d'infrastructure, de recherche et d'éducation ; bref, préparer la compétitivité de demain.

Voilà qui viendrait compléter l'indispensable cure de diététique budgétaire. Voilà qui formerait ainsi un cocktail de politique économique conjoncturelle - le fameux policy mix des Anglo-Saxons - autrement plus intelligent que la potion unique aujourd'hui infligée aux peuples d'Europe. Ce ne serait pas une panacée, ce serait un peu de baume. Il ne faut pas entretenir de nouvelles illusions : les politiques de croissance comme celles d'austérité ne produisent pas d'effet Cocotte-Minute.

Le traitement ne dispenserait pas nombre de pays, à commencer par la France, de procéder à des réformes de structure profondes. L'Etat-providence est un enfant des "trente glorieuses", le rejeton d'une époque de forte croissance révolue. Le garder suppose de le financer autrement.

Question légitime : pourquoi le chemin tracé par Jacques Delors au moment du lancement de l'euro n'a-t-il pas été suivi ? Réponse : parce que la France et l'Allemagne, notamment, n'ont cessé de délégitimer tout ce qui relève des instances communautaires de l'Union européenne. La crise d'aujourd'hui dans la zone euro n'est pas seulement le sous-produit de la bombe partie de Wall Street en 2008. Elle traduit les dysfonctionnements de l'Europe.


frachon@lemonde.fr

Alain Frachon, International

 

 

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:21

 

En pleine campagne présidentielle en Egypte, vingt personnes ont été tuées mercredi quand des manifestants hostiles au pouvoir militaire ont été assaillis par des hommes suspectés d'être à la solde de ce pouvoir.

 

Par LIBÉRATION.FR - Aujourd'hui à 12h12

 

 

   
Un manifestant place Abbasiya, mardi soir. Depuis plusieurs jours, les protestataires s'étaient rassemblés pour réclamer le départ de l'armée du pouvoir. Les généraux tiennent les rênes du pays depuis la chute de Hosni Moubarak l'an dernier. (Photo Amr Dalsh. Reuters)
Mardi soir, la police anti-émeute prend position place Abbasiya. (Photo Amr Dalsh. Reuters)
Mercredi à l'aube, des assaillants non-identifiés, accusés d'être des hommes de main en civil agissant sur commande, ont attaqué. (Photo Asmaa Waguih. Reuters)
Un assaillant lynché par les protestataires. (Photo AFP.)
Pendant des heures ont volé pierres et cocktails molotov. Des personnes, le corps en sang, ont été battues à coups de barres de fer dans des scènes de lynchage en pleine rue. (Photo Asmaa Waguih. Reuters)
Un protestataire brandit le béret d'un policier anti-émeute. En réaction au massacre, l'armée s'est dite prête à quitter le pouvoir dès le 24 mai en cas de victoire d'un des candidats dès le premier tour, sans attendre la fin juin comme initialement évoqué. (Photo Amr Dalsh. Reuters)
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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:55

 

http://www.youtube.com/watch?v=6zgmtdN-_zM

 

 

 

Publiée le  2 mai 2012 par Toniobedda

Les marches arrivent sur Paris. Nous sommes les 99%, nous sommes légion.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:41

 

http://www.cadtm.org/Des-efforts-coordonnes-en-Europe

2 mai par Auditoria 15 M


Le réseau international pour l’audit citoyen (International Citizen debt Audit Network) ICAN a vu le jour avec le mot d’ordre "Nous ne devons pas, nous ne payons pas". L’objectif est de regrouper les mouvements et réseaux de différents pays européens et d’Afrique du Nord qui luttent contre l’imposition de mesures d’austérité pour une coordination des audits citoyens.

 

La première réunion euro méditerranéenne du réseau d’audit citoyen des dettes s’est tenue le 7 avril à Bruxelles. Les pays représentés étaient au nombre de 12 : Grèce, Irlande, Portugal, Espagne, Italie, Pologne, Royaume-Uni, France, Allemagne, Belgique, Egypte et Tunisie. Ces différents pays ont soit un processus d’audit en cours, soit un audit ou une campagne contre l’austérité en préparation.

 

 

Au cours de la réunion, les différentes organisations, réseaux et mouvements sociaux ont partagé leurs expériences à propos du type d’audit mené ou en préparation dans chacun des pays ainsi que les actions et stratégies de mobilisation sociale. Parmi eux, la plateforme espagnole d’audit citoyen "Nous ne devons rien, nous ne payons pas" qui rassemble différentes organisations et mouvements sociaux de l’Etat espagnol et se prépare à mener un audit citoyen dans le pays.

Au delà de l’échange d’informations sur la manière dont, dans chaque pays on s’attaque à la dette, la réunion a posé les jalons d’une meilleure communication et coordination du travail international. Elle a aussi donné lieu à un agenda commun qui prévoit d’importantes dates d’action contre la dette et l’austérité : le 1er mai, des journées d’action globales des 12 et 15 mai (qui coïncide avec le premier anniversaire du mouvement des Indignés en Espagne) et les actions de mobilisation et de blocage qui se tiendront du 16 au 19 mai à Francfort contre la Banque centrale européenne.

La proposition faite par les représentants grecs d’une journée d’action contre la dette, l’austérité et en solidarité avec le peuple grec a reçu un accueil chaleureux. Celle-ci aura lieu probablement au cours de la semaine globale d’action contre la dette et les institutions financières internationales entre le 8 et le 15 octobre. Cette année coïncide avec le 25e anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara, président du Burkina Faso, éliminé - entre autres raisons - parce qu’il contestait le paiement de la dette. La possibilité d’une autre rencontre probablement à Barcelone à l’automne sera étudiée. Sa particularité : une plus large participation de militants de la base et une présence de davantage d’organisations et de pays.

Les auteurs grecs de Debtocracy ont eux présenté leur nouveau film Catastroika www.catastroika.com.

 

Bref résumé de la situation dans les différents pays représentés

En Espagne, le travail pour la mise en place d’un audit citoyen a démarré en octobre 2011. En mars 2012, une plateforme pour un audit citoyen de la dette "Nous ne devons rien, nous ne payons pas" a été constituée avec des groupes locaux dans tout le pays. En démontrant l’illégitimité de la dette que le gouvernement espagnol, l’Union Européenne et les pouvoirs locaux utilisent comme un prétexte pour imposer une austérité dévastatrice, l’audit citoyen de la dette se propose de faire la lumière sur les processus qui ont conduit à cette situation. Un objectif fondamental est de décider - sans interférence des marchés financiers, de la Commission Européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI - à travers un processus démocratique et souverain que faire de cette dette. Ce sera un processus citoyen ouvert à ceux et celles qui souhaitent y participer. D’une part, il concernera la dette de l’Etat espagnol en tant que débiteur - tant la dette publique que la dette privée qui risque de faire l’objet d’une socialisation. Il portera sur différents niveaux : l’Etat et les collectivités territoriales (régions et municipalités). L’objectif est d’avoir une vision globale qui aille au delà des questions économiques et financières en intégrant également la dimension du genre, l’environnement, la culture et les aspects sociaux et politiques. D’autre part, l’audit analysera également le rôle de l’Etat espagnol en tant que créancier de pays en développement www.auditoria15m.org .

Les représentants grecs ont décrit la situation de leur pays comme celle d’un génocide social. Leur campagne pour le non-paiement et un audit sur la dette existe depuis maintenant un an et reçoit un large soutien en particulier du mouvement des Indignés. Elle met l’accent sur la question du genre. Georges Mitralias, membre du Comité grec contre la dette a rappelé le suicide du pharmacien à la retraite (qui a préféré une mort digne plutôt que la perte de sa dignité en raison des coupes dans sa pension) www.contra-xreos.gr.

L’audit irlandais a débuté en janvier 2011 et a été initialement réalisé à petite échelle par des experts universitaires. La plupart de la dette provient du sauvetage de la banque Anglo Bank (sous procédure judiciaire). Cette dette a fait l’objet d’un prêt de la Banque centrale européenne que l’Etat continue de rembourser en appliquant en contrepartie des mesures d’austérité drastiques. On en est aujourd’hui à une étape de sensibilisation et de mobilisation de la population sur base des résultats de l’audit. Les objectifs de la campagne intègrent la régulation globale du secteur financier www.notourdebt.ie.

La campagne portugaise qui a démarré en décembre 2011 rassemble experts, professionnels et militants de base avec l’objectif de mettre à nu l’illégitimité de la dette pour obliger à sa restructuration. La stratégie d’audit doit être la base de la création d’un nouveau modèle social www.auditoriacidada.info.

En Italie, de nombreux réseaux d’éducation populaire dans les universités et les écoles publiques défendent le non-paiement et des mobilisations contre les banques, les privatisations ou la construction du TGV Turin Lyon. Il y a également des plaintes en cours contre la privatisation et l’absence de régulation www.rivoltaildebito.globalist.it.

La croissance économique polonaise est soutenue par l’endettement auprès des institutions financières, endettement à même de provoquer une nouvelle crise de la dette. La population est confrontée à une baisse d’impôt sur les sociétés, une augmentation de la TVA dont les effets retombent sur les populations défavorisées, une réforme de la Sécurité sociale avec des difficultés croissantes d’accès à des soins de santé et des privatisations. Il faut également signaler l’intention des politiques de repousser l’âge du départ à la retraite. Une large majorité de la population est opposée à ces mesures et un processus d’audit démarrera prochainement www.nienaszdlug.pl.

En Egypte, des personnes et groupes travaillent à l’organisation d’une campagne en partenariat avec des organisations en Allemagne, en France, en Belgique, en Tunisie et en Angleterre en vue d’aboutir à une suspension des paiements. Le gouvernement actuel - qui a contracté en un an plus de 8 fois les montants contractés par Moubarak pendant le même laps de temps - les combat. Les membres de cette campagne veulent organiser une pétition auprès du parlement européen sur la dette odieuse de la période Moubarak pour en suspendre le paiement www.dropegyptsdebt.org.

Les mobilisations contre la dette en Tunisie ont pour objectif la fin du régime actuel, la mise en place d’un moratoire sur le paiement de la dette et l’annulation de la dette odieuse accumulée par le régime de Ben Ali. Une campagne de sensibilisation impliquant les médias, les syndicats, les chômeurs a notamment à son actif une pétition signée par 130 parlementaires européens pour appuyer sa revendication d’un moratoire. Cependant, le gouvernement profite de la crise pour continuer l’endettement. Il y a une collaboration étroite avec des organisations et des partis en France www.tunisie.attac.org, www.zelzel.net.

En France, le collectif pour un audit citoyen a plus de 120 groupes locaux sur tout le territoire. En plus de la question de la dette, il travaille sur les mesures d’austérité et le Pacte budgétaire de l’Union européenne. Les "Indignés" parisiens ont également organisé un groupe de travail sur la dette www.audit-citoyen.org.

Au Royaume-Uni, la dette est un instrument politique pour les libéraux. Elle a été contractée de manière non démocratique et a pour contrepartie comme ailleurs des politiques d’austérité. Différents groupes organisent des activités de solidarité avec la Grèce, l’Irlande et l’Egypte mais entament également un audit de la dette britannique qui sera principalement réalisé par des experts www.jubileedebtcampaign.org.uk.

En Allemagne, où les médias répètent qu’il n’y a pas de crise, les inégalités se creusent. Les représentants présents considèrent qu’il est important de travailler au niveau international et organisent les actions contre la BCE à Francfort du 16 au 19 mai www.blockupy-frankfurt.org.

En Belgique, le CADTM et Attac mènent une campagne contre le sauvetage bancaire du gouvernement et particulièrement dans le cas de Dexia qui a fait l’objet de deux sauvetages. Ils ont déposé un recours contre les garanties octroyées par l’Etat belge lors du second sauvetage de Dexia www.sauvetage-dexia.be.

 

Réunion euro-méditerranéenne des campagnes d’audit de la dette / 7 avril 2012
Joao Camargo ( Initiative pour un Audit citoyen de la dette publique )

 

 

Réunion euro-méditerranéenne des campagnes d’audit de la dette /
7 avril 2012
Peter Strotman (Attac allemagne)
Vernhes Marie-Dominique (Attac allemagne /Sand im getriebe)
Stephan Linder (Attac allemagne /Sand im getriebe)

 

 

Réunion euro-méditerranéenne des campagnes d’audit de la dette /
7 avril 2012
Sonia et Yiorgos Mitralias (Comité grec contre la dette)

 

 

Réunion euro-méditerranéenne des campagnes d’audit de la dette /
7 avril 2012
Fathy Chamkhi (RAID/ATTAC/CADTM)

 

 

Réunion euro-méditerranéenne des campagnes d’audit de la dette /
7 avril 2012
Wael Majdoub (OTC (Organisation Tunisienne de Citoyenneté)
Amira Dkhil( OTC (Organisation Tunisienne de Citoyenneté)
Noha El Shoki (Campagne populaire pour l’audit, Egypte)

 

 

Réunion euro-méditerranéenne des campagnes d’audit de la dette /
7 avril 2012
Roland Zarzycki (Not Our Debt [Nie Nasz Dlug])|

 

 

Réunion euro-méditerranéenne des campagnes d’audit de la dette /
7 avril 2012
Noha El Shoki ( Campagne populaire pour l’audit)

 

 

Réunion euro-méditerranéenne des campagnes d’audit de la dette / 7 avril 2012
Eric Toussaint

 

 

Réunion euro-méditerranéenne des campagnes d’audit de la dette /
7 avril 2012
Dario Di Nepi ( Rivolta Il Debito )
Antonio Tricarico ( CRBM on behalf of Smonta il debito/Rivolta il debito )

 

 

Réunion euro-méditerranéenne des campagnes d’audit de la dette /
7 avril 2012
Frédéric Lemaire (ATTAC France)
Patrick Saurin (Sud BPCE — Collectif d’audit citoyen)

 

 

Réunion euro-méditerranéenne des campagnes d’audit de la dette /
7 avril 2012
Christian Celdran ( ATTAC France )
Joan Cortinas Muñoz ( Indignés Paris, Groupe de travail dette )
Jean-Pierre Maleyrat ( Indignés Paris, Groupe de travail dette )

 

 

Réunion euro-méditerranéenne des campagnes d’audit de la dette /
7 avril 2012
Molly Scott Cato ( UK Debt Audit - Green House )
Jonathan Stevenson ( Jubilee Debt Campaign )

 

 

Le groupe franco-tunisien d’ATTAC et du CADTM interroge Eric Toussaint à propos de la Tunisie lors de la éunion euro-méditerranéenne des campagnes d’audit de la dette le 7 avril 2012

 

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 19:24

 

lapresse.ca -  Publié le 01 mai 2012 à 14h05 | Mis à jour le 01 mai 2012 à 22h00

 

 

Des milliers de manifestants ont déambulé mardi sur... (Photo: Reuters)

Des milliers de manifestants ont déambulé mardi sur Broadway, à Manhattan.

Photo: Reuters

 

Des milliers de manifestants ont protesté mardi aux Etats-Unis contre les inégalités, à l'initiative du mouvement «Occupy», donnant quelquefois lieu à des accrochages violents avec la police

Agence France-Presse
New York

 

En fin d'après-midi à New York, plusieurs milliers de personnes, voire des dizaines de milliers selon les organisateurs, ont effectué une marche jusqu'à Wall Street, dans une ambiance festive et sous forte surveillance policière.

Au cours de la journée, des incidents ont brièvement opposé des manifestants aux forces de l'ordre près de New York University où plusieurs personnes ont été arrêtées, a constaté un photographe de l'AFP.

Au moins cinq interpellations ont également eu lieu sur le pont de Williamsburg, entre Manhattan et Brooklyn, où marchaient quelque 200 protestataires.

A Washington, entre 200 et 300 personnes se sont rassemblées dans l'après-midi dans un parc «pour mettre un terme à la guerre, le racisme, le sexisme et le capitalisme, et pour le pouvoir des travailleurs». La manifestation devait se rendre ensuite devant la Maison-Blanche.

En Californie, la police a utilisé au moins deux bombes lacrymogènes contre des manifestants qui refusaient de dégager un carrefour à Oakland, et plusieurs personnes ont été arrêtées, selon un photographe de l'AFP.

Des manifestations ont aussi eu lieu à Los Angeles, dont une à l'aéroport international, sans cependant causer de perturbation.

Une centaine de manifestants ont par ailleurs parcouru les rues de Beverly Hills, brandissant des pancartes demandant «Réveille-toi, esclave du patronat», pendant que les touristes se prenaient en photo devant les vitrines des bijoutiers Bulgari ou Cartier.

Au total, plus de 20 personnes ont été interpellées aux États-Unis au cours des manifestations.

A New York, les manifestants avaient dès la matinée protesté sous la pluie devant plusieurs banques et autres sièges sociaux, ainsi que devant Disney, le New York Times ou une maison d'édition à Manhattan. «Poursuivons les fraudes», ou «Du travail maintenant», pouvait-on lire sur des pancartes brandies par les manifestants, qui dénonçaient également les inégalités, l'un des thèmes récurrents du mouvement «Occupy».

Dans l'après-midi, alors que le soleil était revenu, d'autres brefs accrochages ont eu lieu entre la police et environ un millier de protestataires dans le centre de Manhattan, notamment sur la 5e avenue où certains refusaient de marcher sur le trottoir, a constaté un journaliste de l'AFP.

Certains manifestants scandaient: «Vous ne pouvez pas nous arrêter» ou «Nos rues».

Le mouvement Occupy avait défrayé la chronique à l'automne en organisant des campements dans plusieurs villes du pays pour dénoncer les inégalités sociales.

Pour le 1er mai, qui n'est pas célébré aux États-Unis, il avait annoncé de nombreuses manifestations à New York, San Francisco, Los Angeles et Seattle notamment, mais aussi en Europe et jusqu'en Australie.

Sur son site internet occupywallst.org, Occupy avait appelé à une journée «sans les 99%», référence à son slogan opposant les 1% les plus riches au reste de la population. «Pas de travail, pas d'école, pas de tâche ménagère, pas de courses», pouvait-on y lire.

Le site d'Occupy répertoriait également des appels à manifester d'Amsterdam à Melbourne, en passant par Montréal

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 15:13
www.facebook.com - May 1, 9:07 PM

Les Indignés de Londres réoccupe la ville. Beaucoup de monde à New York, Chicago, San Francisco, Oakland ! #1M | #marchedesbanlieues | Scoop.it

 

Les Indignés de Londres réoccupe la ville.


Beaucoup de monde à New York, Chicago, San Francisco, Oakland ! merci de l'info Occupy Clermont :)

Commentaire: Toronto, Ontario, Canada...

 

Déjà de très nombreuses arrestations, plus d'une centaine dans tout les Etats-Unis.

 

Scooped by @Acampadaparis

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 15:06

 

| Par Philippe Riès


Pourquoi retirer d’une étagère poussiéreuse l’épopée du « sauvetage d’Alstom », prototype du storytelling qui aura été, pendant cinq ans, la recette du sarkozysme en campagne électorale permanente ? D’abord parce que, comme le dit le candidat sortant, les Français ont droit « à la vérité et à la clarté ».


Ensuite, parce jusqu’au dernier moment, le « candidat du peuple » aura endossé le costume du super-héros volant au secours de l’emploi des Français et proclamé son amour des usines, surtout quand les ouvriers et ouvrières admis sur la photo souvenir ont le bon goût de ne pas dépasser sous la toise le visiteur d’une heure. Enfin, parce cette gestion politique par compassion affichée a été, sous le quinquennat qui s’achève, érigée en règle d'or, le moindre fait divers imposant la descente sur place, toutes affaires cessantes, du ministre concerné, voire du premier ministre ou du président lui-même. Tout cela, parce que Nicolas Sarkozy, un beau jour de l’année 2004, aurait sauvé du dépôt de bilan le groupe industriel Alstom.


Vrai ? Non, faux ou en tout cas très exagéré.


Pas plus qu’il n’a sauvé le monde et l’Europe au cours d’une présidence française de l’Union européenne dont le bilan a été gonflé à l’hélium (lire ici), Nicolas Sarkozy n’a « sauvé » Alstom. Petit rappel des faits.


En 2003, le groupe français d’énergie et de transport est au bord de la faillite. A l’origine, non pas tant une mauvaise conjoncture temporaire sur ses principaux marchés qu’un accident industriel. Pour assurer son indépendance technologique et élargir sa gamme de produits, la division Energie d'Alstom rachète l’activité des turbines industrielles de grande puissance du groupe helvético-suédois ABB. Bonne vision stratégique mais exécution calamiteuse. L’opération bouclée, la direction d’Alstom s’aperçoit que des dizaines d’unités déjà vendues à travers le monde de ces turbines de nouvelle génération ne marchent pas. Le fardeau financier qui découle de cette opération est écrasant : indemnisation des clients, mise à niveau technique, la facture équivaut à des milliards d’euros (entre 4 et 5 milliards d'euros).


Plus grave : toujours clairvoyantes et courageuses, les banques françaises prennent peur et coupent les vivres à Alstom, jugé trop endetté. Plus de cautions pour la signature des grands contrats d’équipement qui portent sur des montants considérables et des délais d’exécution de plusieurs années. C’est très simple : plus de cautions bancaires, plus de commandes. On a beaucoup parlé à l’époque du concurrent allemand Siemens, en position de prédateur à l’affût du démantèlement d’Alstom pour mettre la main sur des pans entiers de son activité. On ne sait pas que le patron d’une des principales banques privées françaises pariait lui aussi sur la faillite et le démembrement du groupe.


Nicolas Sarkozy face à Mario Monti

Dans ces conditions, l’intervention de l’Etat s’impose. Le schéma financier sera monté par Philippe Jaffré, l’ancien président d’Elf-Aquitaine, tiré de sa pré-retraite dorée par son ami et collègue de l’inspection des finances, Pierre Bilger, le PDG d’Alstom. Il n’y a que des coups à prendre mais Jaffré y va, jetant dans la bataille ses compétences financières, sa connaissance des milieux bancaires (il a été directeur général de la Caisse nationale du Crédit agricole) et des rouages de l’Etat, et les forces que la maladie qui l’emportera en 2007 commence à lui disputer.


Sur le plan industriel, le redressement du groupe est confié à une équipe nouvelle dirigée par un ingénieur du Corps des mines, Patrick Kron.


La réalité est que quand Nicolas Sarkory débarque à Bercy en mars 2004, le dispositif de sauvetage d’Alstom, qui prévoit une prise de participation temporaire de l'Etat, est complet, négocié avec l’équipe du précédent ministre de l’économie et des finances, l’ancien industriel Francis Mer. A noter que dans la présentation complète de cette affaire que fait Patrick Kron en décembre 2007, devant l’Ecole de Paris du management (lire ici), il mentionne Francis Mer mais pas une fois son successeur. Un oubli sans doute, ou une ingratitude. Il rappelle toutefois que l’Etat « s’est battu à Bruxelles pour que son intervention soit jugée compatible avec les règles européennes ».


Car c’est bien à cela que se limitera l’intervention de Nicolas Sarkozy dans le dossier : boucler la négociation avec la direction de la concurrence de la Commission européenne, sous l’autorité du commissaire à la concurrence, l’Italien... Mario Monti.


Voici ce qu’en dit Patrick Kron : « L’intervention de l’État a nécessité d’obtenir un accord de la Commission européenne, qui était dans une situation schizophrénique : d’un côté, elle était dans une logique de dissuasion et de punition des entreprises qui font appel à l’État ; de l’autre, les services de la Direction générale de la concurrence considéraient que dans notre marché assez concentré, il était important de maintenir Alstom dans le paysage pour garantir un niveau de concurrence suffisant. » Présentation bien française mais passablement tendancieuse.


Bruxelles ne voulait pas le démantèlement d'Alstom

Comme institution, la Commission n’affiche pas de préférence pour un statut d’entreprise, public ou privé. En revanche, elle exige que les plans de redressement financés par l’argent public produisent des résultats, afin de décourager les récidivistes. C’est pourquoi une entreprise aidée par un Etat ne peut pas tendre à nouveau la sébile avant dix ans. Et c’est souvent pour contourner cette règle que les gouvernements décident, en dernier ressort, de privatiser leurs canards boiteux. L’interminable et ridicule saga de la SNCM, qui a déjà coûté des centaines de millions d’euros au contribuable français, donne une idée de ce qui se passerait si on lâchait la bride sur le cou aux politiciens.


Mais l’essentiel, dans ce que rapporte Patrick Kron, est la confirmation que la Commission n’a pas voulu la disparition ou le démantèlement d’Alstom. Cela aurait laissé le marché européen dans des secteurs essentiels entre les mains de deux acteurs majeurs, Siemens et General Electric dans l’énergie, Siemens et Bombardier pour le transport ferroviaire. Ce que savaient tous ceux qui ont suivi ce dossier à Bruxelles.


Pas plus qu’il n’a eu à sauver Alstom du démantèlement, Nicolas Sarkozy n’a épargné au groupe industriel français les compensations qui accompagnent habituellement le feu vert des autorités européennes. Certaines douloureuses, d’autres accueillies avec un soulagement mal dissimulé comme le largage des Chantiers de l’Atlantique, un boulet financier. Comme le reconnaît Patrick Kron, il y a une certaine logique à exiger d’une entreprise très endettée qu’elle s’aide elle-même en cédant des actifs quand elle demande le soutien du contribuable. Au total, le périmètre d’Alstom sera réduit de 40 %.


Ce que l’éphémère (ils le furent tous) ministre de l’économie et des finances de Jacques Chirac a obtenu indéniablement, c’est, une fois l’accord de principe conclu avec Bruxelles, de faire participer l’austère Mario Monti à la “photo-op” pour les journalistes et photographes qui faisaient le pied de grue devant le siège de la Commission. Selon un témoin direct de cette “négociation” finale entre deux portes, celui qui est aujourd’hui à la tête d’un gouvernement de technocrates en charge de sortir l’Italie de l’ornière n’était évidemment pas dupe. Qu’il ait apprécié d’être ainsi manipulé, c’est une autre histoire.

 


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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 15:00

 

 

Aux armes etc. 02/05/2012 à 13h35

François Krug | Journaliste Rue89


 

Nicolas Sarkozy sur l’esplanade du Trocadéro à Paris, le 1er mai 2012 (LIONEL BONAVENTURE/AFP)

 

Au Trocadéro, on ne voyait plus qu’eux : des drapeaux tricolores partout, jusqu’à en oublier que le meeting devait être consacré au travail. Nicolas Sarkozy a bien démontré que « le 1er mai n’appartient à personne », mais le patriotisme et le bleu-blanc-rouge lui appartiendraient-ils ?

Au début, on n’y avait pas prêté attention. Au fil de la campagne, l’évidence s’est imposée :

  • à Marseille, premier grand meeting du Président, les drapeaux avaient été confiés aux jeunes militants et n’occupaient qu’un carré devant la scène ;
  • à La Concorde, un mois plus tard, on les distribuait généreusement au public, dès les portiques de sécurité passés ;
  • au Raincy, la semaine dernière, les drapeaux transformaient un banal discours dans un gymnase municipal en parade du 14 Juillet ;
  • au Trocadéro, les Jeunes Populaires les distribuaient tout autour de la place aux arrivants, et on faisait aussi la queue devant le camion où ils éventraient à la chaîne des cartons de drapeaux.

Le rouge contre le bleu-blanc-rouge

Ces cartons avaient été fournis par Auver Prime, spécialiste des accessoires pour supporters basé à Sète (Hérault), qui compte par exemple parmi ses clients le Losc de Lille.

L’entreprise ne nous a pas précisé la quantité fournie à l’UMP, ni le montant de la facture. Chez le concurrent Doublet, le drapeau tricolore se vend un euro pièce.

Nicolas Sarkozy n’avait donc pris aucun risque en prévoyant, deux jours plus tôt, qu’il parlerait « devant une marée de drapeaux tricolores ».

Les deux caméras montées sur grue pour l’occasion – l’une pour les panoramiques sur fond de tour Eiffel, l’autre survolant la foule – ne pouvaient que renforcer l’effet. Les télespectateurs de BFM-TV seraient impressionnés.

C’est justement aux couleurs de la République que Nicolas Sarkozy a consacré l’introduction de son discours, poussant sans surprise le public à agiter un peu plus ses drapeaux :

« Regardez les cortèges [syndicaux, ndlr]. Ils ont choisi de défiler avec le drapeau rouge, nous avons choisi de nous rassembler sous le drapeau tricolore [...]. Le drapeau rouge, c’est le drapeau d’un parti. Le drapeau tricolore, c’est le drapeau de la France. Notre drapeau, c’est celui de la France. »

 

 

Le discours de Nicolas Sarkozy au Trocadéro

C’est aussi le drapeau que le Président-candidat a utilisé, pour vendre son « nouveau modèle social » et offrir aux médias la phrase à retenir :

« Je le dis aux syndicats : posez le drapeau rouge et servez la France, servez les travailleurs qui vous font confiance. »

« Peuple de France »... ou peuple de droite ?

Choisir son drapeau, ce serait donc choisir son camp – et une vision de la France. D’un côté, ce « peuple de gauche » auquel François Hollande s’adresserait. De l’autre, ce « peuple de France » qui ne serait pas animé par l’idéologie, mais par l’amour de la patrie.

Dans la pensée sarkozyste, il n’existe donc pas de « peuple de droite ». Le public du Trocadéro, dans l’ensemble plutôt BCBG, ressemblait pourtant à l’idée qu’un porteur de drapeau rouge pourrait se faire de ce peuple-là.

C’est toute l’utilité du drapeau tricolore : puisqu’il appartient à tous les Français, ceux qui le brandissent représentent bien la France entière, et ce, malgré les apparences, sans distinctions sociales ou idéologiques.

Cet appel au drapeau permet aussi à Nicolas Sarkozy de renvoyer dos-à-dos le Front national et le PS :

  • le FN brandit traditionnellement des drapeaux tricolores lors de son défilé du 1er mai : cette année, Nicolas Sarkozy ne lui a pas laissé le monopole du bleu-blanc-rouge ;
  • les socialistes n’ont jamais été très à l’aise avec les symboles patriotiques : Ségolène Royal avait appelé à les reprendre à la droite et à l’extrême droite en 2007, suscitant les railleries d’une partie de la gauche, puis à nouveau en 2011 lors de la primaire, sans grand succès.

En 2007, Ségolène Royal déclarait même que « tous les Français devraient avoir chez eux le drapeau tricolore ». En 2012, Nicolas Sarkozy semble faire écho à son ex-adversaire, en célébrant ces Etats-Unis où on n’hésite pas à planter un drapeau devant sa maison...

Au Trocadéro, l’ambiance patriotique était renforcée par la statue équestre de Foch, qui domine la place et faisait face à Nicolas Sarkozy. Le maréchal de France n’avait sans doute pas vu autant de drapeaux tricolores depuis la victoire de 1918.

C’est à un autre militaire que Nicolas Sarkozy pensait : de Gaulle, qui avait lui aussi défié les syndicats un 1er mai. En 1950, il avait réuni ses partisans à Bagatelle, lui aussi pour parler du travail.

Rejouer le 30 mai 1968

Le Président n’a pas résisté au plaisir de citer le général, qui avait déclaré ce jour-là :

« Il n’est que de nous voir pour être sûr que notre peuple n’est aucunement disposé à terminer sa carrière. Il n’est que de nous voir pour discerner où les travailleurs mettent aujourd’hui leur espérance. La masse immense que voilà prouve aux insulteurs que rien n’est perdu pour la France. »

Soixante-deux ans plus tard, Nicolas Sarkozy n’avait donc qu’à se servir dans le discours de de Gaulle pour nourrir le sien. En oubliant au passage que malgré cette « masse immense », le général entamait huit ans de traversée du désert.

C’est sans doute à un autre épisode du gaullisme que pense Nicolas Sarkozy. Le 30 mai 1968, ce que la droite n’appelait pas encore la « majorité silencieuse » avait remonté les Champs-Elysées pour mettre fin au désordre soixante-huitard.

On avait, déjà, ressorti les drapeaux et parlé d’une « marée » tricolore. En 1968, en jouant sur le patriotisme, la droite avait inversé la tendance. Dimanche, on saura si cette vieille recette marche encore.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 14:53

 

Rue89 - SOS 02/05/2012 à 12h52
Ramses Kefi | Journaliste
Victime d’une logique de réduction des coûts – encore plus criante en banlieue – voulue par la loi Bachelot, cet hôpital des Yvelines « fait flipper ».

L’entrée des urgences de Poissy (Ramsès Kefi)

 

Mariam, 26 ans, jure qu’elle pourrait « balancer » des dizaines d’histoires sur l’hôpital de Poissy (Yvelines). Si elle était « friquée », elle ne mettrait pas les pieds dans « cette cour des Miracles ». Qu’elle irait se faire soigner à la clinique, « pour échapper à la descente aux enfers du public ».

Elle raconte les cinq heures passées avec son père, en janvier dernier, aux urgences de Poissy :

« C’est un vieillard. Le pauvre grelottait. On avait mis son lit près des toilettes, parce qu’il n’y avait plus de place. L’odeur, le froid étaient insupportables.

On ne lui avait donné qu’un drap pour se couvrir. J’ai demandé des couvertures, on m’a dit qu’il y en avait pas. J’ai demandé d’autres draps, on m’a dit la même chose. J’ai gueulé, puis je me suis rendu compte que tout le monde s’en foutait. Cela paraissait presque normal. Cet hosto fait flipper. »

« Une ambiance de mauvais polar »

En 1997, l’hôpital de Poissy a fusionné avec celui de la ville voisine de Saint-Germain-en-Laye, formant l’une des structures hospitalières les plus importantes d’Ile-de-France : environ 4 000 personnes employées, 1 200 lits, pour un bassin de population de plus de 600 000 habitants. L’une des plus mal gérées et des plus tourmentées aussi. La première préoccupation des personnes rencontrées est d’éviter à tout prix cet établissement.

En plus des énormes dettes et du déficit de l’établissement, un rapport de la Direction départementale des affaires sanitaires sociales (DDASS) a mis en lumière, en 2009, des malversations et des irrégularités dans l’attribution de marchés publics. Le point de départ de plusieurs enquêtes et d’un long feuilleton.

Directeurs évincés, procédures judiciaires qui traînent, soupçons autour de politiciens locaux et, récemment, projet de déménagement de l’établissement dans la commune voisine de Chambourcy mis en suspens.

Début 2011, Le Point décrivait un hôpital où « l’intérêt du patient passe en second », Le Parisien « une ambiance de mauvais polar » et « un gâchis ».

« En sortant, tu ne sais pas si tu as été bien soigné »

Le mot « gâchis » reviendra plusieurs fois dans la bouche de Mariam, qui ne veut cependant pas accabler le personnel dans son témoignage :

« En regardant les aides-soignants, les infirmières et les médecins, on comprend qu’ils n’y peuvent pas grand-chose. Tu y entres et en sortant, tu ne sais même pas si tu as été bien soigné. »

Lucile Cranney, infirmière et membre du syndicat SUD de l’hôpital, confirme : « Cet hôpital part en sucette. »

Sur les urgences de Poissy, régulièrement pointées du doigt par les usagers, elle dira qu’elles sont à l’image de l’établissement :

« Les locaux des urgences ne sont même plus adaptés puisqu’avec la fermeture pour raison économique de celles de Saint-Germain-en-Laye la nuit et les week-ends, nous devons tout assumer. Sans moyens humains et économiques supplémentaires. »

Khadija, 52 ans, habite « dans le coin » depuis 1984. Opérée du pied en 2010, puis de la hanche en 2011, elle soupire :

« Les médecins n’ont même plus le temps de communiquer, ni de vous expliquer correctement, car une seule chose les obsède : vous réexpédier chez vous par tous les moyens, parfois sans diagnostic.

J’ai connu cet hôpital dans les années 80 et 90. Je peux dire sans trop m’avancer que les conditions pour les patients étaient meilleures. »

Absentéisme et dépression chez le personnel

Le récit de Florent, 29 ans, originaire de la commune voisine d’Achères, est le même. A quelques mots près :

« C’était un week-end en début d’année. J’avais chopé la mononucléose. J’étais à bout. Je l’ai appris par mon médecin traitant le lundi, qui ne m’a pas cru quand je lui ai dit qu’à Poissy, le samedi soir, ils m’avaient prescrit du Doliprane et du repos.

Le médecin qui m’a ausculté là-bas était plus crevé que moi. Il n’avait qu’une envie : que je dégage. »

« Le personnel qui a des diplômes et qui peut se vendre ailleurs s’enfuit, sans vraiment être remplacé », glisse Lucile Cranney. La fuite du personnel, des compétences, mais pas seulement :

« La politique du chiffre à court terme, c’est plus de contractuels, plus de CDD. Parmi les médecins aux urgences, beaucoup ne sont que vacataires. Le taux d’absentéisme est important, celui de dépression aussi. Les rapports avec la nouvelle direction sont très compliqués. [...]

On a oublié les desseins premiers de l’hôpital. C’est devenu une entreprise comme une autre. On parle de santé là ! »

« Les économies ne se font jamais au détriment des usagers »

Si le nouveau directeur de l’hôpital de Poissy-Saint-Germain, Yves Bloch, reconnaît une baisse du « personnel non qualifié », il refuse néanmoins de lier le malaise des patients et du personnel à la situation économique de l’établissement :

« Tous les établissements doivent faire avec le budget serré, mais les économies ne se font jamais au détriment des usagers. Il est clair néanmoins que nous ne travaillons pas dans les conditions matérielles que nous voudrions, bien que notre ambition soit d’être toujours au niveau. »

Il se projette vers 2014 et l’ouverture, hypothétique, d’un nouveau bâtiment, plus grand, plus adapté pour accueillir les urgences de Poissy. Dit que dans certains cas, l’urgentiste est dans l’impossibilité d’établir un diagnostic clair, « parce que les choses mettent parfois plusieurs jours à être visibles ». Qu’’il reçoit, parfois, des lettres de remerciements.

Supprimer la loi Bachelot


Le couloir des urgences de Poissy (Pierre B.V)

Je lui fais part de certains témoignages. Celui de Mariam notamment. L’histoire des couvertures :

« Je ne nie pas les difficultés et m’en excuse d’ailleurs auprès des patients. [...]

Sans remettre en cause les réclamations, il est vrai aussi que lorsque que quelqu’un vient aux urgences, il s’attend – et c’est humain – que l’on s’occupe de lui tout de suite. Il voit tout négativement, parce que son état l’y encourage. »

En septembre 2011, un collectif regroupant usagers, personnel de l’hôpital et associations s’est formé pour la défense de l’hôpital de Poissy-Saint-Germain. Il milite, entre autres, pour la réouverture 24 heures sur 24 des urgences de Saint-Germain-en-Laye et la suppression de la loi Hôpital, patients, santé et territoires de 2008, promulguée pour ramener l’hôpital public à l’équilibre budgétaire.

« Demain, il n’y aura peut-être plus d’hôpital public »

Fabienne Lauret, infirmière et membre du collectif, dénonce une volonté « très claire » de sacrifier « le public au profit du privé » et de booster l’activité des cliniques :

« On met en concurrence les hôpitaux et on privatise les services les plus rentables de l’hôpital public. On ne prend ni en compte les besoins de la population, ni ceux du personnel.

On est dans une logique de réduction des coûts complètement aveugle, décidée arbitrairement, sans aucune concertation. »

Dans Le Courrier des Yvelines du 7 décembre 2011, les mots de Christian Lehmann, écrivain et médecin généraliste à Poissy, étaient plus durs :

« Il est peut-être déjà trop tard. Demain, il n’y aura plus de médecine tournée vers l’individu, plus de médecine générale, plus d’hôpital public. Vous serez soignés comme vous avez été vaccinés contre H1N1. Un mélange d’étatisme et d’incompétence. »

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 14:46

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120502.OBS7467/egypte-cinq-morts-dans-des-affrontements-au-caire.html

Créé le 02-05-2012 à 09h20 - Mis à jour à 15h15 Réagir

Le Nouvel Observateur avec AFP

EN IMAGES. 20 morts dans des affrontements au Caire

Galerie Égypte - Des manifestants évacuent un camarade blessé par des tirs de balles en caoutchouc, le 2 mai.

Publié le 02-05-2012 à 15h37

 
 
Galerie Égypte - Des manifestants pendant les affrontements, le 2 mai.

Publié le 02-05-2012 à 15h37

 
 
Galerie Égypte - Une femme apporte des pierres aux manifestants, au Caire, le 2 mai.

Publié le 02-05-2012 à 15h37

 
 
  
 
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Des assaillants non identifiés ont attaqué des manifestants protestant contre le pouvoir militaire près du ministère de la Défense. 

 

 
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Manifestation au Caire contre le ministre de la Défense, le 29 avril dernier. (ASHRAF AMRA/APA IMAGES/SIPA)

Manifestation au Caire contre le ministre de la Défense, le 29 avril dernier. (ASHRAF AMRA/APA IMAGES/SIPA)

Vingt personnes sont mortes mercredi au Caire lors d'affrontements entre des manifestants hostiles au pouvoir militaire et des assaillants non-identifiés. Plusieurs candidats à l'élection présidentielle ont suspendu leur campagne en signe de protestation.

Les deux camps ont échangé pendant des heures des jets de pierres et des cocktails molotov, tandis que des personnes, le corps en sang, étaient battues à coups de barre de fer dans des scènes de lynchage en pleine rue. En début d'après midi, des coups de feu étaient toujours audibles. L'armée et la police anti-émeutes ont installé un cordon de sécurité pour tenter de séparer les deux camps dans ce secteur du quartier d'Abbassiya, à proximité du ministère de la Défense.

Ces violences ont fait vingt morts et des dizaines de blessés, selon les médecins de l'hôpital de campagne installé non loin du secteur. Dans un bilan provisoire, le ministère de la Santé dénombre, pour sa part, neuf morts.

Des assaillants non-identifiés ont attaqué à l'aube les protestataires, rassemblés depuis plusieurs jours pour réclamer le départ de l'armée du pouvoir, selon des sources de sécurité et des témoins. Parmi les manifestants figurent des partisans du leader salafiste Hazem Abou Ismaïl, qui campent dans le secteur depuis samedi après l'exclusion par la commission électorale de ce candidat à la présidentielle, dont le premier tour est prévu les 23 et 24 mai prochains.

La campagne suspendue 48 heures

Hazem Abou Ismaïl fait partie des 10 candidats sur 23 à avoir été éliminés en raison d'irrégularités dans leurs dossiers. Sa mère a obtenu, selon les autorités, la nationalité américaine, ce qui contrevient à la loi électorale qui stipule que le candidat, ses parents et son épouse doivent être uniquement Egyptiens.

La plupart de ses partisans crient "au complot" et refusent son exclusion. Dimanche, une personne avait été tuée et 119 autres blessées dans des affrontements avec ses partisans dans le quartier d'Abbassiya.

Les violences lors des manifestations en Egypte sont fréquemment attribuées à des hommes de main en civil accusés d'agir sur commande. Les affrontements de mercredi ont amené deux des principaux candidats - Mohamed Morsi pour les Frères musulmans et l'islamiste modéré Abdel Moneim Aboul Foutouh - à suspendre leur campagne.

Mohamed Morsi a affirmé à des journalistes qu'il suspendait sa campagne "pour 48 heures en signe de solidarité avec les manifestants" et qu'il tenait "le Conseil suprême des forces armées [au pouvoir] pour responsable".

Des "tentatives pour entraver la remise du pouvoir"

Le Parti de la justice et de la liberté (PLJ), issu des Frères musulmans, a annoncé qu'il boycottait une réunion prévue mercredi entre le maréchal Hussein Tantaoui, chef d'Etat de fait de l'Egypte, et les partis politiques, "en raison [...] des évènements sanglants" d'Abbassiya. Le PLJ a aussi dénoncé des "tentatives d'entraver la remise du pouvoir conformément au calendrier fixé", allusion faite à la promesse des militaires de céder le pouvoir aux civils fin juin, une fois un président élu.

Abdel Moneim Aboul Foutouh, un islamiste réputé modéré exclu des Frères musulmans, a de son côté annulé ses activités de campagne pour la journée de mercredi, a indiqué à l'AFP une responsable de sa campagne.

Un autre candidat, l'avocat de gauche militant anti-corruption et pour la réforme du gouvernement, Khaled Ali, a lui aussi annoncé la suspension de ses activités.

La campagne pour l'élection présidentielle a officiellement débuté lundi. Ce scrutin se déroule dans un climat d'ouverture inédit pour une présidentielle en Egypte, après des décennies d'élections-plébiscites largement boudées par les électeurs faute d'enjeu réel.

Le Nouvel Observateur avec AFP

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

 


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