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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 15:45

 

Sur le terrain 30/07/2012 à 11h46

Rue89 - Jérôme Le Boursicot

 


Manifestation contre l’exploitation minière, Andalgala, juillet 2012 (Jérôme Le Boursicot)

 

(D’Andalgala) A Cerro Negro, la mobilisation bat son plein contre la compagnie minière La Alumbrera, détenue à 50% par la société suisse Xstrata. Depuis le 9 juillet, des activistes de toute l’Argentine bloquent les camions de ce consortium minier canado-suisse et coupent ainsi l’approvisionnement de Bajo La Alumbrera, l’une des plus grandes mines à ciel ouvert d’Amérique latine.

Ils luttent « pour l’autodétermination des peuples et la préservation de l’environnement ». Nombre d’habitants d’Andalgala sont dans le lot.

Depuis quinze ans, la petite ville montagnarde – 15 000 âmes – de la province de Catamarca, au nord-ouest du pays, rejette la mine d’or et de cuivre Bajo La Alumbrera. Mais un autre projet minier, porté lui aussi par Xstrata, cristallise désormais les mécontentements.

C’est Agua Rica, encore en phase exploratoire. Trois fois plus grande que Bajo La Alumbrera, la nouvelle mine consommera et polluera d’autant plus les ressources en eau de la localité, selon ses détracteurs.

Pressions et menaces des autorités

« Dehors Agua Rica », « Non à la mine, oui à l’eau »... Sur les pancartes, les slogans sont sans équivoque en ce 354e anniversaire d’Andalgala.

Les militants de l’assemblée El Algarrobo défilent sous les applaudissements des habitants, répondant à l’appel du maire au micro. Patricia Figueroa, une activiste, s’indigne :

« Avec Agua Rica, ils pomperont directement dans des sources qui alimentent la ville. »

L’agriculture, activité essentielle dans la région et grande consommatrice d’eau, est menacée, ajoute-elle.

 


La mère de Luis Enrique évoque la répression du 15 février 2010 : « C’était terrible, les femmes pleuraient toute » (Jérôme Le Boursicot)

 

Dans les rues d’Andalgala, les badauds se joignent au cortège. Depuis la violente répression de la police provinciale le 15 février 2010, la majorité de la population soutient le mouvement.

Luis Enrique, sous les drapeaux multicolores, décrit des scènes de guerre civile :

« Les femmes pleuraient sur la place centrale, une nuit d’horreur. Les forces anti-émeute ont épuisé leurs balles en caoutchouc. »

Résultat : des centaines de blessés et une quarantaine d’arrestations.

La Alumbrera nie toute pollution et se targue de respecter les standards internationaux les plus exigeants en matière de gestion de l’eau.

Selon l’assemblée El Algarrobo, toutefois, le consortium aurait acheté les universitaires réalisant les contrôles. La province, qui y participe également, dépend de la manne minière, ajoutent les militants.

La fondation Service Paix et Justice du prix Nobel de la paix Adolfo Pérez Esquivel évoque notamment plusieurs études pointant diverses pollutions générées par l’exploitation du gisement. Les habitants d’Andalgala redoutent les maladies. Et subissent, avec les élus municipaux, pressions et menaces des autorités de la région, toutes dans les poches de La Alumbrera, selon l’ONG Les Amis de la Terre.

La Présidente défend la mine

« Derrière chaque délit environnemental, il y a un fonctionnaire corrompu », renchérit Gustavo Antonio Gomez. Le procureur fédéral de la province de Tucuman a, le 28 mars 2012, déposé plainte auprès de la Cour interaméricaine des droits de l’homme contre l’Etat argentin.

Il dénonce « l’impunité » dont jouit La Alumbrera, qui ne respecte pas toutes les lois environnementales. L’industrie minière bénéficie d’un allié de poids : la présidente argentine Cristina Kirchner soutient sans concession le développement du secteur.

Autre grief contre la joint-venture, pointé par des ONG : grâce à une législation favorable, les bénéfices record dégagés ne profitent guère à la population locale, minée par le chômage. Patricia résume :

« Nous vivons près de richesses incroyables mais restons pauvres comme des rats. »

Ville divisée

L’entreprise rétorque que plus de la moitié des 2 200 personnes travaillant sur le site existant sont originaires de Catamarca. Et de souligner sur son site web qu’elle finance la construction d’écoles et d’hôpitaux dans la province.

« On est loin des 6 000 emplois ou des 5 000 logements annoncés au départ », s’irritent les manifestants.

Les mines à ciel ouvert divisent la localité, regrette le maire. La centaine d’employés de La Alumbrera à Andalgala touche des salaires qui font des envieux. « Nous avons des familles à nourrir », se justifie Emanuel Rios, ingénieur chez Xstrata, au volant d’une camionnette flambant neuve.

De leur côté, les opposants aux mines de Xstrata ne lâchent rien. Le rassemblement de Cerro Negro vise même à étendre le mouvement de contestation contre « les méga-projets miniers, qui pillent les richesses nationales au détriment de l’environnement ».

En attendant, lors des repas de mariage, à Andalgala, il y aura maintenant toujours deux tables. Celle des « anti », et celle des « pro-mine ».

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 15:27

 

 

Le Monde.fr | 30.07.2012 à 14h38 • Mis à jour le 30.07.2012 à 15h26

 

La mère d'une célèbre blogueuse vietnamienne qui doit être jugée la semaine prochaine pour "propagande contre l'Etat" est morte après s'être immolée par le feu, a-t-on appris lundi auprès de sources proches de la famille.

Tan, catholique et ancienne policière de 43 ans, en prison depuis septembre 2011, est accusée avec deux autres personnes d'avoir "déformé la vérité, dénigré le parti et l'Etat" en postant des centaines d'articles politiques sur le site Internet du Club des journalistes libres du Vietnam, fondé en septembre 2007.

Selon des déclarations de militants catholiques et d'avocats, ainsi que des posts de blogueurs et le site en vietnamien de la BBC, la mère de Tan, Dang Thi Kim Lieng, âgée de 64 ans, s'est immolée par le feu lundi matin. Elle aurait fait ce geste devant les bureaux du Comité populaire – les autorités locales – de Bac Lieu, province d'où Tan est originaire, a précisé le blog catholique Chuacuuthe. La famille n'a pas pu être contactée et les autorités n'ont pas confirmé l'incident.

 

 
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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 15:21

 

 

 

Le Monde.fr | 30.07.2012 à 15h22 • Mis à jour le 30.07.2012 à 16h11

Par Delphine Roucaute

 

 
Affiche de la campagne publique "Meatless Monday", qui incite à manger végétarien le lundi. "Maintenant, nous sommes libres le lundi", indique le slogan.

La polémique est née dans les colonnes du journal interne du ministère de l'agriculture américain (USDA, United States Department of Agriculture), a grossi sur Twitter, avant de faire l'objet d'une apostrophe au Sénat le 27 juillet. Dans la rubrique concernant les nouveautés de la cantine, le journal interne de l'USDA a eu le malheur de mentionner une initiative largement répandue aux Etats-Unis depuis neuf ans : "Meatless Monday" ("Lundi sans viande"), une campagne publique incitant les Américains à ne pas consommer de viande le lundi. Il n'en fallait pas tant aux producteurs de viande pour dénoncer une initiative contraire aux intérêts de l'industrie que le ministère est censé soutenir.

Le nœud de la discorde : trois paragraphes coincés entre une photo des pommes de la cantine et celle des nouveaux néons de la boutique du barbier. Là, une main anonyme conseille aux employés du ministère de participer à l'initiative du Meatless Monday, afin de "réduire votre impact environnemental". S'ensuit un petit argumentaire écologique sur les bienfaits du régime végétarien. D'autant plus qu'un jour par semaine représente "un petit changement qui peut avoir de grandes conséquences", peut-on lire dans cette note interne.

 

 LE MINISTÈRE CONTRE LE LOBBY DES PRODUCTEURS

C'était sans compter sur la vigilance du lobby de la viande américain. Dans un communiqué publié le 25 juillet, le président de l'association nationale des éleveurs de bœufs, J. D. Alexander, dénonce ce soutien explicite au Meatless Monday, qu'il considère comme "une campagne extrémiste défendant les droits des animaux dans le but de mettre fin à la consommation de viande". Ce "communiqué" de l'USDA "indique combien le ministère ne comprend pas les efforts faits dans l'Amérique rurale afin de produire de la nourriture et des fibres pour une population mondiale de plus en plus nombreuse", indique le communiqué. Et il devrait "être condamné par quiconque croit que l'agriculture est fondamentale pour nourrir les êtres vivant sur cette planète", ajoute-t-il.

Sur Twitter, le mot est repris par Chuck Grassley, sénateur de l'Iowa, qui écrit : "Je mangerai plus de viande lundi pour compenser cette stupide recommandation de l'USDA concernant un lundi sans viande."

Jerry Moran, sénateur du Kansas, le troisième plus gros Etat producteur de bœuf du pays, n'a pas hésité à se plaindre au Sénat. "Nous sommes un pays producteur de viande, et ce produit nous permet d'équilibrer notre balance commerciale", a-t-il déclaré dans son discours de trois minutes. "Et maintenant, notre propre ministère de l'agriculture encourage les gens à ne pas consommer de viande." Dans un communiqué, il estime également que cette note du ministère "diabolise" l'industrie de la viande et ses consommateurs. "Je n'aurais jamais pensé que l'USDA puisse ainsi s'opposer aux agriculteurs", a encore déclaré le sénateur.

L'après-midi même suivant ces déclarations, la note a été supprimée, et l'USDA tentait de mettre un point final à la polémique, publiant sur Twitter : "L'USDA ne soutient pas le Meatless Monday. Le communiqué trouvé sur le site de l'USDA a été posté sans autorisation. Il a été retiré."

Pour Peggy Nue, présidente de Monday Campaigns, une des organisations soutenant Meatless Monday, cette polémique est révélatrice de la situation ambiguë du ministère, pris entre deux feux. "D'un côté, il représente l'industrie de la viande, et de l'autre il donne des conseils diététiques pour améliorer la santé des Américains." En effet, dans Les Conseils diététiques pour les Américains publié en 2010 (PDF), au chapitre intitulé "Aliments à réduire", le mot "bœuf" est cité quatorze fois, et le mot "viande" à neuf reprises, comme le note ABC News.

 PLUS GRANDS CONSOMMATEURS DE VIANDE AU MONDE

A l'origine, le Meatless Monday a été créé pendant la Grande Guerre, incitant les Américains à consommer moins de viande et de blé afin d'en envoyer plus aux soldats. La mesure a eu tellement de succès qu'elle a été reprise lors de la seconde guerre mondiale et même au-delà, pour aider à la reconstruction de l'Europe. En 2003, un ancien publicitaire devenu avocat spécialisé dans la santé a exhumé ce slogan pour en faire une campagne publique très populaire aux Etats-Unis.

Consommation de viande aux Etats-Unis par personne : le b?uf, le porc, le poulet et la dinde (en livre/année).

Quels que soient les conseils de l'USDA, il est établi que, d'année en année, les Américains mangent moins de viande depuis 1976. Depuis 2007, on enregistre une chute de 12,2 % de la consommation de la viande de bœuf aux Etats-Unis, selon une étude groupe CME (PDF). Toutefois, les éleveurs de bœufs peuvent se rassurer : les Américains restent malgré tout les plus grands consommateurs de viande au monde, avec une moyenne de 122,79 kg de viande par an et par personne.

Delphine Roucaute

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 15:20

 

 

LE MONDE | 30.07.2012 à 16h26 • Mis à jour le 30.07.2012 à 16h49

Par Philippe Ridet

 
 
Si l'usine représente une catastrophe environnementale, sa fermeture pourrait être une catastrophe économique pour les Pouilles.

 Le calme est revenu à Tarente (Pouilles). Tout le week-end, les appels se sont multipliés pour rapprocher les positions de la justice, qui a décidé, jeudi 26 juillet, la mise sous séquestre, "pour désastre environnemental", d'une partie des établissements de la plus grande usine sidérurgique d'Europe, Ilva, et celle des 5 000 ouvriers qui craignent pour leur emploi.

L'entreprise appartient au géant Riva Acciaio (troisième producteur européen, 24 000 employés dont 11 500 en Italie, 9,5 milliards d'euros de chiffre d'affaire en 2011). Huit dirigeants d'Ilva ont été assignés à résidence, dont le patriarche Emilio Riva, 86 ans.

La décision de la juge des enquêtes préliminaires avait déclenché, jeudi, une série d'actions spectaculaires qui avaient rendu inaccessible l'un des plus grands ports d'Italie. Tout est rentré dans l'ordre dans l'attente, vendredi 3 août, de la décision du "tribunal des réexamens" qui devra confirmer l'ordonnance du magistrat. Toutefois, les syndicats ont déposé un préavis de grève générale pour le 2 août et prévu des débrayages de deux heures chaque jour.

L'entreprise est depuis longtemps dans le collimateur des associations de défense de l'environnement. En 2011, une enquête de la revue Epidemia e Prevenzione ("épidémie et prévention") avait conclu à une surmortalité dans la ville de 10 % à 15 % supérieure à la moyenne italienne. En sept ans, 174 enfants sont morts de cancer à Tarente, soit quatre fois plus que dans n'importe quelle autre ville du pays. Dans les quartiers les plus proches du site, les habitants vivent fenêtres et volets fermés.

"Au cours des années, écrit la magistrate, aucune mesure n'a été prise, si bien que les fumées et la poussière continuent de se répandre dans l'atmosphère. On ne peut pas continuer à autoriser le groupe Riva à se soustraire cyniquement à son devoir au nom du profit."


LE CHÔMAGE OU LE CANCER

Si l'usine représente une catastrophe environnementale, sa fermeture pourrait être une catastrophe économique pour les Pouilles. L'Ilva produit près de 70 % du produit intérieur brut de cette région, une des plus pauvres de la Péninsule. Président de la région et leader du parti Gauche écologie et liberté, Nichi Vendola estime que, "si l'Ilva intervient rapidement avec des mesures radicales, le site pourra être sauvé".

Les ouvriers sont partagés entre la peur de contracter une maladie grave et la crainte de perdre leur emploi. "C'est le chômage ou le cancer, ou peut-être les deux en même temps", résume l'un d'eux, cité par la presse italienne. "Il est juste que l'Ilva soit assainie, mais il est juste aussi que le site continue son activité. Il n'y a pas d'avenir sans cette usine", déclare un autre employé. Le gouvernement se dit prêt, grâce à un accord avec les collectivités locales, à débloquer 336 millions d'euros afin d'assainir le site.

Philippe Ridet

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 15:12

 

 

 

Trois jours arès le début de l'offensive des hommes de Bachar al-Assad lancée pour reprendre le contrôle d'Alep, capitale économique de la Syrie, les combats continuent de faire rage. Les rebelles ont pris le contrôle d'un poste de contrôle stratégique à Anadan, qui leur permet désormais d’acheminer renforts et munitions dans la ville et de relier la frontière turque, située à 45 km, selon un journaliste de l’AFP. « Le poste de contrôle d’Anadan, à cinq km au nord-ouest d’Alep, a été pris ce matin à 5 h après dix heures de combats », a indiqué sur place le général Ferzat Abdel Nasser, un officier rebelle qui a déserté il y a un mois. Si ces derniers arrivent à s'emparer d'Alep, une « zone sécurisée » serait instaurée dans le nord du pays. Suite à cette avancée des rebelles, la Turquie a placé près de la frontière une vingtaine de véhicules de transport de soldats, des batteries de missiles et des véhicules blindés.

 

De leur côté, les forces armées du régime ont affirmé avoir repris le contrôle d’une partie de Salaheddine, quartier situé dans le sud-ouest d'Alep et principal bastion des insurgés, ce que les rebelles ont démenti. Abdel Jabbar al-Oqaidi, chef du conseil militaire rebelle d’Alep, a assuré à l'AFP que les soldats n’avaient « pas avancé d’un seul mètre ». Depuis dimanche, l'agence officielle Sana avait annoncé que les soldats étaient en train de « nettoyer » la zone de Salaheddine des « terroristes ». Cela fait maintenant dix jours que la guerre a envahi Alep, située à 355km au nord de Damas, offensive qui dure malgré le renfort de chars et d'hélicoptères qui depuis plusieurs jours pilonnent les quartiers rebelles. Près de 200.000 habitants ont dû fuir les combats pour se réfugier en Turquie ou dans des villes épargnées par les affrontements.

 

Le chef des observateurs de l'ONU en Syrie, le lieutenant Babacar Gaye, a également fait part à la presse de bombardements constatés à Homs et Rastane, avec « un pilonnage intense d'artillerie et (d'obus) de mortier […] un pilonnage continu des quartiers ». 


La France a décidé de demander une réunion d'urgence du conseil de sécurité de l'ONU. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré sur RTL : Puisque la France prend la présidence du Conseil de sécurité des Nations-unies au 1er août, nous allons donc demander avant la fin de cette semaine la réunion du Conseil de sécurité, probablement au niveau ministériel à la fois pour essayer d'arrêter les massacres et pour préparer la transition politique. Il a également évoqué les livraisons d'armes aux rebelles par les Occidentaux: « Il y a des armes qui leur sont livrées, d'après les informations qu'on a, à la fois par le Qatar, l'Arabie Saoudite, probablement d'autres (...). Mais pas nous ». Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta a de son côté estimé qu'au bout du compte Bachar al-Assad « creuse sa propre tombe » dans cette bataille « tragique ».

 

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les violences auraient fait 13 morts lundi et 125 dimanche. À Deraa, berceau du soulèvement contre le régime, 17 personne ont été tuées pour la seule journée d'hier. L'OSDH a également indiqué que le régime de Bachar al-Assad menait lundi des campagnes de perquisition et d'arrestations massives dans plusieurs quartiers de Damas et des environs dont elles ont récemment repris le contrôle. En 16 mois de conflit, la guerre a fait, selon l'OSDH, plus de 20.000 morts, dont 14.000 civils.

 

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 21:51

 http://www.neo-planete.com/2012/07/12/les-marches-gratuits-la-nouvelle-tendance-anticonso/

Le 12 juillet 2012 par Green et vert · 

 

Né dans la capitale argentine, le concept fait fureur aux Etats-Unis et a déjà conquis de nombreuses villes à travers tout le pays. L’idée est simple, il s’agit de donner le superflu sans rien attendre en retour, pour que plaisir d’offrir ne rime pas avec consommation effrénée.


Une idée qui gagne du terrain

Imaginez un instant une brocante ou derrière chaque étal vous seriez accueillis par un : « Servez-vous, tout est gratuit ».  À première vue, l’idée peut faire sourire… Pourtant, ces marchés existent bel et bien à Buenos Aires, où ils ont lieu de façon régulière depuis 2010.

Baptisés gratiferias, ces événements ont vu le jour grâce à Ariel Bosio, un jeune argentin lassé de devoir transporter ses possessions de déménagement en déménagement. Il explique: « J’ai découvert que je pouvais vivre avec moins d’affaires que ce que je possédais et que c’était surtout une question d’habitude ».

Après avoir offert son « surplus » aux amis de son école d’arts martiaux, Ariel crée le concept de gratiferias, qui se répand d’abord à travers les centres culturels de la ville avant de conquérir les places publiques.

N’importe qui peut organiser un gratiferia, à la seule condition que le lieu soit public, ouvert à tous et qu’aucun droit d’entrée ne soit exigé. Avec un message simple: « Amenez ce que vous voulez, ou rien du tout. Repartez avec ce qui vous plaît ».

Ni troc, ni réciprocité

marché gratuit livreLes gratiferias sont avant toute une invitation à se débarrasser de possessions matérielles devenues inutiles ou superflues, afin qu’elles circulent et profitent à d’autres.

Aux objets qui se trouvent habituellement sur un marché d’occasion, tels que vêtements, livres, meubles ou appareils électroniques, sont venus s’ajouter des biens immatériels. Les gratiferias sont aussi l’occasion de concerts, d’ateliers de toutes sortes, de projections cinématographiques ou encore de séances de massage. Bien sûr, toutes ces activités sont proposées gratuitement.

Claudia Cordobes organise des marchés gratuits à San Fernanda, dans la province de Buenos Aires et s’amuse des réactions du public: « Ceux qui viennent pour la première fois à un gratiferia le font par curiosité, un peu surpris, pour vérifier que tout est vraiment gratuit, comme on le leur a raconté ».

Sur sa page Facebook officielle, le projet regroupe plus de 3 800 personnes, et connaît un succès croissant. Le concept dépasse déjà les frontières de l’Argentine et s’exporte vers les pays voisins, au Chili, en Uruguay, au Brésil, en Colombie ou au Mexique. Ariel Bosio s’enthousiasme: « Chaque jour, nous sommes un peu plus nombreux à adopter cette nouvelle forme de partage ».

 

Retrouvez toute l’actualité internationale du développement durable sur le site de notre partenaire Green et Vert.

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 21:39

 

http://www.youtube.com/watch?v=XlH9KSR3X5U

 

 

 

Publiée le 24 juil. 2012 par Marie Bréda

 

Les semenciers tuent la biodiversité, s'approprient le vivant, affament les populations du sud, empoisonnent les consommateurs...et nos dirigeants regardent faire...

 

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 18:31

 

tv5.org

 TOKYO (AFP) - 29.07.2012 17:13 - Par Patrice NOVOTNY

 

Comme toutes les semaines depuis des mois, des Japonais sont venus par milliers à Tokyo pour dire non au nucléaire. Cette fois en organisant une chaîne humaine autour du Parlement japonais, symboliquement cerné dimanche soir pendant une heure.

 

voir le zoom : Des manifestants anti-nucléaire japonais défilent devant le parlement à Tokyo le 29 juillet 2012 
Des manifestants anti-nucléaire japonais défilent devant le parlement à Tokyo le 29 juillet 2012
AFP - Kazuhiro Nogi

voir le zoom : Un manifestant anti-nucléaire tient une bougie et un éventail lors d'une manifestation à Tokyo le 29 juillet 2012Un manifestant anti-nucléaire tient une bougie et un éventail lors d'une manifestation à Tokyo le 29 juillet 2012
AFP - Rie Ishii


Comme toutes les semaines depuis des mois, des Japonais sont venus par milliers à Tokyo pour dire non au nucléaire. Cette fois en organisant une chaîne humaine autour du Parlement japonais, symboliquement cerné dimanche soir pendant une heure.

Cette manifestation qui s'est terminée à la tombée de la nuit a rassemblé de 10.000 à 20.000 personnes, selon la police, et quelque 200.000 participants d'après les organisateurs. Il s'agissait de la dernière en date pour obtenir l'abandon du nucléaire dans un pays encore traumatisé par la catastrophe de Fukushima en mars 2011.

Selon l'un des organisateurs, Kaori Echigo, des manifestants sont venus de tout le pays. "Il n'y a pas que des gens de Tokyo, il y en a qui viennent en car d'Hokkaido (nord), Nagano (centre) et Osaka", a-t-il déclaré à l'AFP.

En tête de défilé, des militants en combinaison blanche et munis de masques à gaz, la tenue des ouvriers qui décontaminent la centrale accidentée, jouaient des percussions sur des bidons métalliques jaunes marqués du sigle indiquant des substances radioactives: trois triangles noirs reliés par le sommet.

Tout au long du cortège qui avançait lentement dans la fournaise vers le parlement, on pouvait entendre des slogans repris de loin en loin: "Rendez-nous Fukushima!", "Arrêtons l'énergie nucléaire", "Non au redémarrage des réacteurs" ou encore "Protégeons les enfants!".

Beaucoup de gens sont d'ailleurs venus avec leurs enfants dont l'avenir était au coeur du débat. Sur un panneau on voyait ainsi la photo d'un bébé avec pour seule légende: "Plus jamais Fukushima".

"Il faut protéger nos enfants, Il faut arrêter le nucléaire peu à peu et le remplacer par des énergies renouvelables", affirme Yoiichi Hashimoto, un employé quadragénaire de Tokyo venu avec son petit garçon.

"Après Fukushima, je suis fermement convaincu que c'est de l'arrogance que de croire que nous pouvons contrôler l'énergie nucléaire", a dit à l'AFP Hiroshi Sakurai, un peintre de 65 ans.

"De plus, on ne sait pas se débarrasser des déchets, il ne suffit pas de tirer la chasse ! Et puis tout ce qui touche au nucléaire est toujours anti-démocratique", a vitupéré de son côté Naoki Fujita, un architecte d'une cinquantaine d'années.

Une vieille dame a fait sa propre synthèse sur une pancarte: "Sécurité pour 100.000 ans... s'il n'y pas de nucléaire".

A la nuit tombée, les quelques forces de police présentes autour du parlement ont vite été débordées par la foule et les manifestants ont pu encercler comme prévu le bâtiment, équipés de bougies et de petites lampes électriques, au son de tambours assourdissants.

La contestation a nettement grossi depuis la décision en juin du Premier ministre, Yoshihiko Noda, de redémarrer deux réacteurs nucléaires sur un parc total de 50.

Depuis quelques mois, les manifestations rassemblent chaque semaine des milliers voire des dizaines de milliers de personnes. Il y a dix jours, de 75.000 à 170.000 anti-nucléaires s'étaient donné rendez-vous dans un grand parc de la capitale pour la plus grande manifestation jamais organisée depuis la catastrophe.

Et la semaine dernière, un ancien Premier ministre, Yukio Hatoyama, s'était même joint à la manifestation hebdomadaire devant la Primature.

Cette nouvelle manifestation intervient de surcroît quelques jours après la publication d'un nouveau rapport officiel qui a sévèrement mis en cause le gouvernement et la compagnie Tepco, gérante de la centrale, dans l'accident de Fukushima.

"Le problème principal provient du fait que les compagnies d'électricité, dont Tepco, et le gouvernement n'ont pas perçu la réalité du danger, car ils croyaient au mythe de la sécurité nucléaire au nom duquel un accident grave ne peut se produire dans notre pays", ont souligné les membres de la commission d'enquête.

Signe que la mobilisation anti-nucléaire ne faiblit pas, samedi a été lancé le mouvement politique Greens Japan (Verts Japon) qui compte présenter des candidats aux prochaines élections législatives.

© 2012 AFP

 

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 18:18
A l'affût des révolutions (44/50)

Plus de 19 mois déjà se sont écoulés depuis le début de ce que l’on a appelé « le printemps arabe ». Deux présidents sont tombés sous la pression de millions de manifestants pacifiques en Tunisie et en Égypte. Un tyran sanguinaire est renversé après une résistance d’une grande partie de son peuple et une intervention onusienne (dirigée par l’OTAN) en Libye. Un autre régime s’est ouvert à l’opposition et a tourné la page de son président au Yémen, et un régime affaibli se maintient toujours à Bahreïn (soutenu par son voisin saoudien) après avoir étouffé les manifestations et profité des divisions communautaires dans le pays.

 

A gauche : manifestants à Sarmada en Syrie - A droite : la Liberté guidant le peuple de Delacroix 
A gauche : manifestants à Sarmada en Syrie - A droite : la Liberté guidant le peuple de Delacroix

 

À cela s’ajoute des mobilisations populaires au Maroc et des actions sectorielles qui continuent à avoir lieu en Jordanie, en Algérie et plus récemment au Soudan (sans grands changements dans la donne politique pour l’instant). Les revendications se ressemblent : réformes politiques, lutte contre la corruption, respect des libertés publiques, et mesures socio-économiques pour confronter la pauvreté et surtout le chômage.

De plus, des élections libres ont eu lieu pour la première fois dans plusieurs de ces pays, et de nouvelles élites politiques ont émergé et commencé à partager le pouvoir avec une partie des anciennes élites qui ont survécu aux révolutions. Des islamistes, surtout des courants des « frères musulmans », sont arrivés en tête en Tunisie et en Égypte (comme au Maroc). Ils ont par contre été dépassés en Libye par les libéraux, les indépendants et les candidats tribaux, et ils ont fait un mauvais score (même s’ils l’attribuent à la fraude électorale) en Algérie.

Reste la Syrie : une exception dans ce « printemps arabe ». À trois niveaux : sa révolution s'affronte toujours au régime le plus despotique et violent de la région ; son évolution, qui a connu plusieurs phases : le pacifisme, la militarisation défensive et, depuis quelques semaines, la militarisation offensive. Dans les trois phases, l’ampleur de la mobilisation et l’étendue territoriale de la révolution et des confrontations, de même que la durée et le coût humain et économique, sont les plus importants, et les plus élevés comparés aux autres cas. Finalement, c’est la révolution qui suscite le plus de réactions, et montre à quel point, pendant 42 ans, la propagande du régime a affecté la mentalité de certains groupes, amateurs des théories de complots « impérialistes » et peu concernés par les causes de liberté et de justice pour les « citoyens » arabes sous les dictatures.

Qu’est ce qui est irréversible ?

Par ailleurs, ce que beaucoup d’observateurs et de journalistes oublient en évaluant aujourd’hui les conséquences des révolutions est parfois plus important que le renversement d’un président ou les résultats des élections. Car il y a suite à ce printemps des phénomènes irréversibles, des acquis que nul ne peut ignorer et qui pourraient poser des jalons de démocraties en devenir.

  • La fin du pouvoir « éternel »

Les révolutions arabes ont de façon définitive mis fin aux présidences aux mandats éternels. Qadhafi au pouvoir depuis 1969, Assad père et fils depuis 1970, Ali Abdallah Saleh depuis 1978, Moubarak depuis 1981, et Ben Ali depuis 1987, sont les derniers présidents de république à confisquer le pouvoir et à le désinscrire de la dimension « Temps ». À présent, les élections détermineront tous les 4 ou 5 ans le président et puis son gouvernement. C’est un retour à une temporalité qui a perpétuellement été exclue de la conception du pouvoir politique, devenu absolu et à vie.

  • La libération de l’expression

Les révolutions arabes ont libéré l’expression, la parole et mis fin à l’auto-censure quasi généralisée. Même avec la montée des forces islamistes, peu de tabous sont aujourd’hui restés intouchables. Il s’est formé une certaine puissance dans la manière d’exprimer la résistance à toute hégémonie. De l’art à la presse, des réseaux sociaux aux manifestations, la parole trouve par tous les moyens des possibilités et des canaux divers d’expression. C’est un fait nouveau dans des sociétés longtemps bâillonnées par les dictatures. D’ailleurs on constate la variété et la richesse des débats en cours, y compris ceux que les rapports de force actuels semblent vouloir éluder : les femmes, l’islam, et le rôle politique des militaires…

La mentalité de la nouvelle génération « semble y être pour quelque chose », puisqu’aucun sujet ne paraît interdit. En ce qui concerne les femmes, on constate que plus leur sort devient un enjeu de société, plus elles se mobilisent et trouvent des formes d’expression et d’affirmation de soi nouvelles et radicales.

  • La libération de l’espace public

L’espace public a retrouvé sa place et sa mission dans la cité. Il se vit aujourd’hui comme lieu de rassemblement citoyen et comme espace de manifestations et d’échanges sans peur et craintes. Ce qui autrefois constituait une tribune d’exhibition militaire du pouvoir et de promotion du culte de la personnalité des despotes, est devenu la propriété légitime des citoyens afin qu’ils s’y rencontrent et expriment leurs opinions.

 

Graffiti au Bahrain 
Graffiti au Bahrain
  • Les questions communautaire, minoritaire et nationale

Le slogan de « L’union nationale sacrée », imposé pour masquer toute différence et étouffer toute diversité, a volé en éclats. Les séquelles et les non-dits reprennent aujourd’hui leur place dans les débats. Il reste à entreprendre la lourde tache de déconstruire les représentations tronquées et mettre en place de véritables « accords nationaux » basées sur les libertés et la reconnaissance des différences culturelles, politiques ou religieuses.

  • La liberté comme nouveau lien panarabe

Une solidarité pour la dignité et pour la lutte pour la liberté réunit aujourd’hui de larges secteurs des populations arabes. Une nouvelle culture de la solidarité a émergé. Elle dépasse à présent le seul cadre idéologique et politique et englobe une dimension plus humaniste, plus proche de l’individu-citoyen. Ainsi, beaucoup d’arabes se reconnaissent aujourd’hui mutuellement dans leur droit d’exister en tant qu’être libres, bien au-delà des causes territoriales et de la conception dépassée des « masses » monolithiques.

  • Élections et accumulations d’expériences électorales.

La région est entrée de plein pied depuis plus d’un an maintenant dans un processus politique qui considère les urnes comme source de légitimité. Avec de l’expérience, de la mobilisation, des réformes et des accumulations de moments électoraux, les citoyens imposeront aux forces politiques le respect de leurs aspirations et priorités.

 

7 juillet 2012, premières élections en Libye depuis 1965 
7 juillet 2012, premières élections en Libye depuis 1965

Temps et défis

Il importe de rappeler à toutes fins utiles que nulle révolution dans l’Histoire de l’Humanité n’a produit en l’espace de quelques années seulement un modèle de réussite politique et institutionnelle. Si impatients et sceptiques s’interrogent sur le bien fondé des soulèvements populaires, ils doivent garder à l’esprit que les difficultés qui émergent et la complexité des situations sont le produit de décennies de mort politique et de dictature liberticide et d’enjeux régionaux.

Il est donc normal que moins de deux années après le début des révolutions arabes que des zones de turbulences apparaissent dans les expériences politiques naissantes. Elles constituent des défis et des enjeux mobilisateurs pour des citoyens qui ont décidé enfin de maîtriser leur présent et leurs destins…


Manifestante défiant les militaires au Caire 
Manifestante défiant les militaires au Caire

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 17:55

 

 « Not in my back-yard » 29/07/2012 à 11h00

    Pierre Haski | Cofondateur Rue89

 


Emeute contre un projet polluant à Qidong, en Chine, le 28 juillet 2012 (Peter Parks/AFP)

 

On surnomme ces protestations des « Nimby » (« Not in my back-yard », pas à côté de chez moi), des prises de conscience environnementales provoquées par l’irruption d’un danger de pollution près de chez soi. Et en Chine, les manifs Nimby peuvent être violentes, et elles peuvent gagner.


Manif contre un projet polluant à Qidong, en Chine, le 28 juillet 2012 (Via Weibo)

 

Les habitants de la ville de Qidong, dans l’estuaire du fleuve Yangtsé (est de la Chine, non loin de Shanghai), se sont violemment opposés à la police et aux autorités politiques, samedi, lors d’une gigantesque manifestation de dizaines de milliers de personnes contre la construction d’un système d’égouts destiné à évacuer près de leur ville les eaux usées d’une usine de pâte à papier pourtant distante de 100 km.

Les habitants s’inquiétaient des conséquences de ces rejets de l’usine de pâte à papier, appartenant à un groupe japonais, sur la qualité de l’eau courante, et sur la pêche dans l’estuaire du plus grand fleuve chinois, une activité importante.

Les autorités ont annoncé, à l’issue de cette journée violente, l’annulation du projet, un nouveau succès pour de telles manifs environnementales « de voisinage » en Chine.


Manif contre un projet polluant à Qidong, en Chine, le 28 juillet 2012 (Peter Parks/AFP)

 


Manif contre un projet polluant à Qidong, en Chine, le 28 juillet 2012 (Via Weibo)

 

La présence policière était massive pour faire face à cette manifestation, annoncée depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux chinois, et qui promettait d’être très suivie.

 


Manif contre un projet polluant à Qidong, en Chine, le 28 juillet 2012 (Peter Parks/AFP)

 

Le maire dévêtu et exhibé à la foule

Cette présence policière n’a pas empêché les manifestants d’envahir le siège du gouvernement local, et d’humilier publiquement le maire en partie dévêtu et exhibé à la foule. Dans les locaux officiels, les manifestants ont trouvé des bouteilles de « vin cher », et... des préservatifs. De quoi alimenter la haine d’une bureaucratie accusée de vivre sur le dos des citoyens.

 


Dégâts au siège du gouvernement pris d’assaut par les manifestants (Via Weibo)

 

Cette protestation a été largement commentée sur les réseaux sociaux, malgré la censure et les contrôles. On y trouve de très nombreuses photos des protestations, de la violence des affrontements avec les policiers, mais aussi des dégâts provoqués au siège du gouvernement, des images toujours surprenantes dans un pays autoritaire.

« Wake up ! »

Les protestataires avaient également eu recours à l’humour pour mobiliser, à l’image de ce poster, lui aussi disponible sur les réseaux sociaux chinois.

 


Poster de mobilisation contre l’écoulement es eaux usées de l’usine japonaise (Via Weibo)

 

Les questions environnementales sont devenues une préoccupation majeure des Chinois, non pas tant par rapport aux grands enjeux du réchauffement climatique, mais par rapport à leur vie quotidienne, à la dégradation de l’air ou de la qualité de l’alimentation.

La responsabilité des peuples du monde émergent

Mais la prise de conscience est de plus en plus forte, doublée d’une réelle subtilité politique, comme en témoigne l’argumentaire d’appel à la manif de samedi :

  • « Les peuples du monde développé ont le droit et la responsabilité de protéger l’environnement et l’océan, mais nous aussi, peuples des pays émergents ;
  • Nous soutenons totalement la direction du Parti communiste chinois. Le président Mao nous a appris à viser un développement équitable, efficace et durable. Deng Xiaoping nous a appris à nous accrocher au développement durable. Hu Jintao nous a appris à étudier le développement de manière scientifique. Mais vous, les officiels du gouvernement local, n’avez vous rien appris de tout ça ?
  • Protestez de manière civilisée, protestez de manière rationnelle. Protégeons l’océan, protégeons nos foyers. »

Les manifestations comme celle de Qidong sont le plus souvent le fait de la classe moyenne émergente, ces Chinois dont le niveau de vie s’est considérablement amélioré au cours de la décennie écoulée, et qui ne veulent pas voir ces progrès ruinés par les menaces sur la santé de leurs enfants.

Une année politiquement délicate en Chine

Ces dernières années, de telles manifestations se sont déroulées, et l’ont emporté, dans des villes prospères comme Dalian au nord, ou Xiamen au sud.

Les autorités ont cédé samedi, sans doute pour calmer un foyer de tension inutile et dangereux en cette année politiquement délicate en Chine, avec le replacement de l’équipe dirigeante au pouvoir à l’automne.

Le Président, le Premier ministre, et les principaux membres du Bureau politique sont concernés par le changement, qui se produit dans un contexte déjà compliqué par la chute du « prince rouge » Bo Xilai, le plus grand scandale politico-financier chinois depuis plus de quinze ans.

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