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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 23:55

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

Afghanistan : des hommes défilent en burqa dans les rues de Kaboul

Le Monde.fr | • Mis à jour le


 

 

Des hommes afghans ont défilé dans les rues de Kaboul habillés d'une burqa, jeudi 5 mars, sous le regard médusé des passants. A trois jours de la journée des droits des femmes, ils souhaitent ainsi afficher leur solidarité avec les femmes portant ce vêtement. Imposée à la fin des années 1990 et encore largement portée dans le pays, la burqa est un symbole du régime taliban et constitue à leurs yeux un résidu de leur système répressif. Leur action rappelle celle des Turcs qui, à la fin du mois de février, avaient enfilé des jupes en soutien aux droits des femmes.

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 23:39

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

"On a renfloué la Grèce pour sauver les banques françaises et allemandes" !

 
Emmanuel Lévy
 
 
 
Et c’est un membre du FMI qui le déclare, le Brésilien Paolo Batista, invité de la chaîne grecque Alpha TV.
 
 

Voir la vidéo à partir de 22''. Vous pouvez, si vous le souhaitez, activer les sous-titres de la vidéo disponibles en anglais.

 

C’est la première fois qu’un dirigeant d’une des trois composantes de la Troïka, formée par le FMI, la Commission et la BCE, le dit face caméra. « L’argent a été donné pour sauver les banques françaises et allemandes, pas la Grèce », a déclaré Paulo Batista, l’un des 19 élus parmi les 24 membres du conseil d’administration du Fonds monétaire international.

Du fait de ses fonctions, la parole de Batista est plus libre que celle des membres du Conseil des gouverneurs qui, eux, représentent les gouvernements et les banques centrales. Mais les critiques pour le moins rudes de Paulo Batista tranchent avec le langage d’ordinaire très policé qui règne au sein de l’institution.

Dans cette interview donnée à Alpha TV, une chaîne privée grecque, le Brésilien dénonce les choix imposés à la Grèce par la Commission et la Banque centrale européenne. Il n’épargne pas non plus sa patronne, accusant Christine Lagarde de préserver avant tout les intérêts de l’Union européenne plutôt que celui des Grecs.

Le FMI a cependant évolué. Grâce notamment aux travaux menés par Olivier Blanchard son chef économiste, elle n’est plus le temple des positions ordolibérales, désormais défendues par la BCE et la Commission. Cela n’a d’ailleurs pas échappé à Paulo Batista.

Il invite ainsi la Grèce à venir négocier avec un FMI, plus conciliant, la restructuration de sa dette. Un FMI qui, dit-il, « tout comme les partenaires européens, ne doit pas faire comme si les élections grecques n’avaient pas eu lieu ». Ils enfoncent même le clou en expliquant que les promesses passées n’engagent pas le gouvernement Tsipras.

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 23:35

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

La justice confirme que Facebook peut être jugé en France

Le Monde.fr avec AFP | 05.03.2015 à 19h20 • Mis à jour le 05.03.2015 à 20h01

 

 

Le tribunal de grande instance de Paris s'est estimé compétent, jeudi 5 mars, pour juger le réseau social Facebook.

Lire : Cachez (encore et toujours) ces seins que je ne saurais liker

La cour a estimé que les conditions générales d'utilisation, les règles internes de Facebook, qui prévoient que tout litige doit être résolu devant un tribunal américain, étaient « abusives » et ne s'appliquaient pas.

Un internaute dont le compte avait été suspendu après qu'il eut posté L'Origine du monde, avait porté plainte contre le réseau social américain. Facebook interdit la publication de photos de nu, qu'elles soient des œuvres d'art ou non.

Lire : Facebook précise pourquoi, et comment, il censure des photos et messages litigieux

Selon l'avocate de Facebook, Me Caroline Lyannaz, le tribunal français ne devrait pas être compétent dans la mesure où tous les utilisateurs de Facebook ont accepté, en s'inscrivant sur le site, les conditions générales d'utilisation. Toujours selon elle, le réseau social ne devait pas relever du droit de la consommation français, « le service [étant] gratuit ».

« Si je comprends bien et si l'on suit votre logique, aucun des 22 millions d'usagers de Facebook en France ne pourra jamais saisir une juridiction française civile en cas de litige », avait contré l'avocat de l'internaute, Me Stéphane Cottineau.

Interrogé par l'AFP, ce dernier s'est félicité de cette « vraie victoire » :

La cour d'appel de Pau avait déjà jugé illisible par sa complexité, le 23 mars 2012, la clause limitant aux seuls tribunaux de Californie le pouvoir de trancher les litiges concernant le réseau social.


Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 22:38

 

Source : http://cadtm.org

 

CADTM

 

Grèce : Une commission d’audit de la dette sera mise en place par la présidente du parlement grec à la mi-mars 2015

5 mars par Pierre Gottiniaux

 

Dans une conférence de presse donnée hier, mercredi 4 mars, Zoe Konstantopoulou, la présidente du Parlement grec, a annoncé la constitution d’une commission d’audit de la dette publique grecque. Elle confirme ainsi l’annonce faite le 24 février dernier lors de sa rencontre avec le président du Parlement chypriote, Giannakis Omirou.

Lors de cette conférence, transmise à la fois sur la chaîne du Parlement et sur la radio des journalistes licenciés de l’ERT « en signe de solidarité avec leur lutte exemplaire » |1|, la présidente du Parlement a précisé que cette commission serait notamment formée par des personnalités internationales reconnues et expérimentées dans les questions d’audit de la dette. La composition de cette commission sera dévoilée la semaine du 16 mars. Rappelons que la présidente du parlement grec avait rencontré Eric Toussaint, porte-parole du CADTM international, le 16 février 2015 à Athènes afin de préparer la mise en place de cette commission d’audit.

Un audit de la dette n’est pas en contradiction avec la politique du gouvernementCette annonce arrivant peu de temps après la conclusion de l’accord entre la Grèce et l’eurogroupe pour garantir les prêts des « institutions » à la Grèce pendant 4 mois supplémentaires, une question était évidemment sur toutes les lèvres : cette commission a-t-elle l’appui du gouvernement ? Ce à quoi Zoé Konstantopoulou a répondu qu’il s’agissait d’une initiative du Parlement, mais qui n’est pas en contradiction avec la politique du gouvernement. Le travail de la commission sera d’examiner la formation de la dette publique grecque, notamment dans les cas où il pourrait y avoir eu fraude ou corruption manifeste, on pense bien sûr au cas Siemens, ou aux contrats d’armements conclus avec des entreprises françaises et allemandes...

La commission d’audit de la dette aura notamment la délicate mission de déterminer l’éventuel caractère odieux, illégal ou illégitime des dettes publiques contractées par le gouvernement grec. On ne sait pas encore l’étendue des dettes concernées, mais rien que sur les 7 dernières années, on devine facilement l’étendue de la tâche et les acteurs impliqués, ce qui laisse à penser que la commission sera sous le feu des projecteurs européens... La présidente du Parlement est pour sa part convaincue que la plus grande partie de la dette publique grecque est odieuse, illégale ou illégitime, mais elle précise bien que ce sera au comité de le prouver. L’objectif affirmé est bien ici de lever le voile sur l’endettement de la Grèce, afin que le peuple sache la vérité, même si les conclusions de l’audit pourront aussi être utilisées dans les négociations sur la dette réclamées par le gouvernement. La présidente du parlement grec avait fait clairement état de ses intentions dès son discours d’investiture |2|.

Par ailleurs, Zoé Konstantopoulou a également confirmé la reconstitution de la commission de revendication des réparations de guerre allemandes. Ces annonces font suite aux déclarations du Premier Ministre Alexis Tsipras au conseil des ministres en fin de semaine dernière, qui prévoit que dans les jours a venir, le gouvernement soumettrait au Parlement 4 projets de loi : des mesures de soutien aux victimes de la crise humanitaire (électricité gratuite pour 300.000 ménages, transport gratuit pour les chômeurs et précaires, etc.) ; interdiction des expulsions de logement ; règlement des dettes des particuliers envers l’État (remboursement en 100 tranches, etc.) ; rétablissement de l’ERT, la radio-télévision publique, avec réembauche de tous ses travailleurs licenciés.

Notes

|1| http://cadtm.org/Le-CADTM-Internati...

|2| voir http://cadtm.org/Discours-prononce-...

 

 

Source : http://cadtm.org

 

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 22:23

 

Source : http://cadtm.org

 

CADTM

 

Le 14 mars contre l’austérité assiégeons la Banque de France !

5 mars par Collectif pour un audit citoyen de la dette publique

 

Chaque semaine apporte un nouveau scandale d’évasion fiscale impliquant les banques. Chaque mois voit un nouveau chiffre record de chômeurs inscrits à Pôle Emploi. Chaque année voit un nouveau record d’émissions de CO2. Les classes dominantes détruisent nos vies et la planète.

En Europe, un peuple s’est dressé contre les politiques désastreuses imposées par la Troïka et l’oligarchie financière. La Grèce a décidé d’en finir avec l’austérité et de taxer les riches pour donner la priorité aux classes populaires. Elle demande un allègement substantiel de sa dette dont le fardeau empêche toute politique alternative.

Mais le nouveau gouvernement grec se heurte au chantage des institutions européennes et de nos gouvernements : « renoncez à votre programme ou nous coupons les crédits ». La Banque centrale européenne menace de laisser tomber les banques grecques, ce qui provoquerait leur faillite et amènerait sans doute la Grèce à sortir de l’euro.

Le combat du peuple grec est le nôtre : il permet d’engager de façon concrète le débat sur la mobilisation pour des politiques alternatives en Europe et en France.

BLOCKUPY BdFLe 18 mars à Francfort, se tient Blockupy Frankfurt : des dizaines de milliers de manifestants venus d’Allemagne et de toute l’Europe manifesteront lors de l’inauguration du nouveau et luxueux siège de la BCE. Nous serons avec eux, pour exiger une autre BCE, qui finance non pas la spéculation des banques mais la transition écologique et sociale. Le 14 mars, en écho anticipé à Blockupy, nous (http://www.audit-citoyen.org/) organisons partout en France Blockupy BdF : des rassemblements citoyens devant les succursales de la Banque de France, membre du Système européen de banques centrales.


Contre l’austérité et le chantage européens

Pour un audit et une restructuration décisive des dettes publiques

Pour le droit du peuple grec et des peuples européens à décider eux-mêmes de leur avenir, un avenir de solidarité et de démocratie.

Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique rassemble assemble des organisations associatives (Attac, CADTM, Fondation Copernic, Amis de la Terre, Économistes atterrés, AC !, ...) et syndicales (CGT, FSU, Solidaires...), voir audit-citoyen.org.

Pour l’animation des rassemblements nous proposons une action symbolique « Détruisons le mur de l’austérité ». Le 14 mars chaque participant-e amène un carton de déménagement où elle-il a inscrit une phrase sur les dégâts de l’austérité. On empile les cartons pour construire un mur devant la succursale de la Banque de France. L’action se termine quand les participant-e-s détruisent le mur en y projetant des ballons où sont inscrites des solutions (« Démocratie », « Annulons les dettes », « Justice sociale », « Égalité », « Sauvons la planète », etc...). N’oubliez pas de prévenir la presse !

 

 

Source : http://cadtm.org

 

 

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 22:03

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

De la graine 04/03/2015 à 17h28

Tomates sans eau ni pesticide : cette méthode fascine les biologistes

Thibaut Schepman | Journaliste

 

 

Les méthodes de Pascal Poot, loin de l’agriculture moderne, sont aussi hyperproductives que naturelles et peu coûteuses. Des scientifiques pensent y trouver des réponses au changement climatique.

 

Ici, le terrain est si caillouteux et le climat si aride que les chênes vieux de 50 ans sont plus petits que les hommes.

Pourtant, à l’entrée de la ferme de Pascal Poot, sur les hauteurs de Lodève (Hérault), trône une vieille pancarte en carton : « Conservatoire de la tomate ».

 

Les tomates poussent, sans eau et sans tuteur, dans la ferme de Pascal Poot en 2014 (DR)

 

Pourtant, chaque été, les tomates Poire jaune et autres Noires de Crimée poussent ici dans une abondance folle.

Sans arrosage malgré la sécheresse, sans tuteur, sans entretien et bien sûr sans pesticide ni engrais, ses milliers de plants produisent jusqu’à 25 kilos de tomates chacun.

Son secret ? Il tient dans les graines, que Pascal Poot sème devant moi, avec des gestes qui mêlent patience et nonchalance.

 

image

C’est le début de la fin de l’hiver dans la région, le temps est venu pour lui de confier ses graines à la terre. Ce sont ses premiers semis de l’année.

L’homme a 52 ans mais semble sans âge. Ce fils d’agriculteurs, qui a quitté l’école à 7 ans, se dit « complétement autodidacte ». Il a élevé des brebis et cultivé des châtaignes avant de se spécialiser dans les semences. Il dissémine aujourd’hui ses graines sur du terreau, dans des jardinières fatiguées.

Puis il place ses jardinières sur un énorme tas de fumier en décomposition, dont la température atteindra bientôt 70 degrés pendant plusieurs jours, chauffant la serre et permettant la germination des graines.

 

Pascal Poot et sa couche chaude dans sa serre, à Lodève le 26 février 2015 (Thibaut Schepman/Rue89)

 

La technique, appelée couche chaude, est très ancienne. C’est elle qui permettait aux maraîchers parisiens du XIXe siècle de récolter des melons en pleine ville dès la fin du printemps. C’est elle qui permet à Pascal Poot de faire germer chaque année des milliers de plants de tomates, aubergines, poivrons... Avant de les planter sur son terrain et de ne plus s’en occuper jusqu’à la récolte.

 

La serre de Pascal Poot, à la fin des semis, en 2014 (DR)

 

Tout en semant ces graines, Pascal me révèle les détails de sa méthode :

« La plupart des plantes qu’on appelle aujourd’hui “mauvaises herbes” étaient des plantes que l’on mangeait au Moyen-Age, comme l’amarante ou le chiendent... Je me suis toujours dit que si elles sont si résistantes aujourd’hui c’est justement parce que personne ne s’en est occupé depuis des générations et des générations.

Tout le monde essaye de cultiver les légumes en les protégeant le plus possible, moi au contraire j’essaye de les encourager à se défendre eux-mêmes. J’ai commencé à planter des tomates sur ce terrain plein de cailloux il y a une vingtaine d’années, à l’époque il n’y avait pas une goutte d’eau.

Tout le monde pense que si on fait ça toutes les plantes meurent mais ce n’est pas vrai. En fait, presque tous les plants survivent. Par contre on obtient de toutes petites tomates, ridicules. Il faut récolter les graines du fruit et les semer l’année suivante. Là on commence à voir de vraies tomates, on peut en avoir 1 ou 2 kilos par plant.

Et si on attend encore un an ou deux, alors là c’est formidable. Au début on m’a pris pour un fou mais au bout d’un moment, les voisins ont vu que j’avais plus de tomates qu’eux, et jamais de mildiou, en plus, alors les gens ont commencé à parler et des chercheurs sont venus me voir. »

 

Pascal Poot dans sa serre, à Lodève le 26 février 2015 (Thibaut Schepman/Rue89)

 

Parmi ces chercheurs, on compte Bob Brac de la Perrière, biologiste et généticien des plantes et coordinateur de l’association environnementale Bede :

« A la fin des années 90, au moment du combat contre les OGM, on s’est dit qu’il fallait aussi travailler sur les alternatives, et on a commencé à faire l’inventaire des agriculteurs qui faisaient leurs propres semences. On a dû en trouver entre 100 et 150 en France.

Mais le cas de Pascal Poot était unique. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a une grande indépendance d’esprit, il suit ses propres règles et à ma connaissance personne ne fait comme lui. Il sélectionne ses semences dans un contexte de difficulté et de stress pour la plante, ce qui les rend extrêmement tolérantes, améliore leur qualité gustative et fait qu’elles sont plus concentrées en nutriment.

En plus de ça il cultive plusieurs centaines de variétés différentes, peu d’agriculteurs ont une connaissance aussi vaste de l’espèce qu’ils cultivent. »

 

Pascal Poot choisit une étiquette, à Lodève le 26 février 2015 (Thibaut Schepman/Rue89)

 

Les chercheurs commencent seulement à comprendre les mécanismes biologiques qui expliquent le succès de la méthode de Pascal Poot, assure Véronique Chable, spécialiste du sujet à l’INRA-Sad de Rennes et qui a mené des recherche sur les sélections de Pascal Poot depuis 2004 :

« Son principe de base, c’est de mettre la plante dans les conditions dans lesquelles on a envie qu’elle pousse. On l’a oublié, mais ça a longtemps fait partie du bon sens paysan.

Aujourd’hui, on appelle cela l’hérédité des caractères acquis, en clair il y a une transmission du stress et des caractères positifs des plantes sur plusieurs générations.

Il faut comprendre que l’ADN est un support d’information très plastique, il n’y a pas que la mutation génétique qui entraîne les changements, il y a aussi l’adaptation, avec par exemple des gènes qui sont éteints mais qui peuvent se réveiller.

La plante fait ses graines après avoir vécu son cycle, donc elle conserve certains aspects acquis. Pascal Poot exploite ça extrêmement bien, ses plantes ne sont pas très différentes des autres au niveau génétique mais elles ont une capacité d’adaptation impressionnante ».

 

Pascal Poot dans sa serre, à Lodève le 26 février 2015 (Thibaut Schepman/Rue89)

 

Cette capacité d’adaptation a une valeur commerciale. Pendant ma visite, plusieurs personnes ont appelé Pascal pour commander des semences. L’agriculteur vend ses graines à plusieurs semenciers bio, dont Germinance.

Kevin Sperandio, artisan semencier chez Germinance, nous explique :

 

Des aubergines blanches poussent dans la ferme de Pascal Poot (DR)

 

« Le fait que les semences de Pascal Poot soient adaptées à un terroir difficile fait qu’elles ont une capacité d’adaptation énorme, pour toutes les régions et les climats.

Nous n’avons pas les moyens de faire ce genre de tests mais je suis sûr que si on faisait un test entre une variété hybride, celle de Pascal Poot et une semence bio classique ce serait celles du conservatoire de la tomate qui obtiendraient les meilleurs résultats. »

Une partie de ces graines sont vendues dans l’illégalité, parce qu’elles ne sont pas inscrites au catalogue officiel des espèces et variétés végétales du GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et plants). Cela énerve beaucoup Pascal Poot, jusque là très calme :

 

« L’une de mes meilleures variétés, c’est la Gregori Altaï. Mais elle n’est pas inscrite au catalogue, peut-être parce qu’elle n’est pas assez régulière pour eux. Beaucoup de variétés sont comme ça. A l’automne dernier, le semencier Graines del Païs a eu un contrôle de la répression des fraudes qui a établi près de 90 infractions dans leur catalogue.

Le principe c’est qu’on ne nous autorise à vendre que les graines qui donnent des fruits qui sont tous pareils et qui donnent les mêmes résultats à chaque endroit. Pour moi, c’est le contraire du vivant, qui repose sur l’adaptation permanente. Cela revient à produire des clones mais on veut en plus que ces clones soient des zombies. »

 

La caisse d’étiquettes de Pascal Poot, le 26 février 2015 (Thibaut Schepman/Rue89)

 

Interrogé au sujet de ces contrôles, un délégué du GNIS expliquait en mars 2014 :

« Notre objectif est d’apporter une protection à l’utilisateur et au consommateur. Le secteur français des semences est très performant, mais il a besoin d’une organisation qui a fait ses preuves et d’un système de certification. »

 

Les tomates de Pascal Poot, en 2014 (DR)

 

Sauf que l’uniformisation des fruits et des semences se fait souvent au détriment du goût et des qualités nutritives. Et pourrait, à l’avenir, nuire aux agriculteurs, estime Véronique Chable :

« Le travail de sélection des semences montre qu’on peut pousser le végétal vers des conditions impressionnantes. Mais l’agriculture moderne a perdu ça de vue, elle ne repose pas du tout sur la capacité d’adaptation.

Or dans un contexte de changement rapide du climat et de l’environnement c’est quelque chose dont le monde agricole va avoir besoin. Il va falloir préserver non seulement les semences mais aussi les savoir-faire des agriculteurs, les deux vont ensemble. »

Pour partager ce savoir-faire, j’ai demandé à Pascal de m’expliquer comment il sélectionne et récolte ses semences. Voici ses conseils :

 

Les graines de Pascal Poot, à Lodève le 26 février 2015 (Thibaut Schepman/Rue89)

 

  • « Il faut prendre le fruit le plus tard possible, si possible juste avant les premières gelées comme ça il aura vécu non seulement à la sécheresse de l’été mais aussi aux pluies de l’automne. »
  • « Les tomates, c’est tout à fait spécial. Quand on ouvre une tomate, les graines sont dans une sorte de gélatine, comme un blanc d’œuf. Cette gélatine empêche les graines de germer à l’intérieur du fruit, qui est chaud et humide. Les graines ne germent pas avant que cette gélatine ait pourri et fermenté. »
  • « Il faut donc faire fermenter les graines. Pour ça il faut ouvrir la tomate, extraire les graines et les laisser plusieurs heures dans leur jus, par exemple dans un saladier. Il va se produire une fermentation lactique. »
  • « Il faut surveiller la fermentation comme le lait sur le feu, ça peut durer entre 6 et 24 heures mais contrairement à ce qu’on dit, il ne faut pas attendre qu’une pellicule de moisissure apparaisse. On prend une graine on la pose sur la main, si on peut la déplacer avec l’index sans que la gélatine ne vienne avec la graine, c’est que c’est bon. »
  • « Ensuite on passe le tout dans une passoire à thé, on lave à l’eau et on met à sécher. Là on arrive à un taux de germination entre 98% et 100%. »
  • « Le poivron c’est différent, il faut juste laver les graines, les faire sécher sur un tamis très fin et les stocker. Pour le piment c’est la même chose mais ça devient dangereux parce que les graines brûlent, c’est très fort, ça passe même à travers les gants. Une fois j’ai récolté les graines d’un cageot de piments d’Espelette sans gant, j’ai dû passer la nuit avec les mains dans l’eau glacée ! »

 

Pascal Poot dans sa serre, à Lodève le 26 février 2015 (Thibaut Schepman/Rue89)

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

 

 

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 21:50

 

Source : http://blogs.rue89.nouvelobs.com

 

 

Le franc suisse, les « zozos » et les commerciaux sous la pression des banques

 

Jean Matouk
Economiste

Publié le 03/03/2015 à 16h22

 

 

 

La presse s’est fait, à nouveau, l’écho des collectivités locales qui avaient contracté des emprunts dits « toxiques » c’est-à-dire, entre autres, à des taux d’intérêt indexés sur le taux de change entre le franc suisse et l’euro.

 

La valeur du franc suisse a fortement varié au cours du temps. Dans les années 2005-2009, l’euro valait 1,5/1,6 franc suisse. En 2010-2011, forte baisse de l’euro jusqu’à 1/1,05 franc suisse, ce qui gêne les exportations suisses. La banque nationale suisse exerce alors une pression qui fait remonter le franc suisse à une valeur qui oscille autour de 1,2/1,25 franc suisse par euro. Face à la remontée du dollar de 2014, la banque nationale suisse, finalement, abandonne le maintien de sa devise et l’on repasse à des niveaux élevés autour de 1 à 1,05 franc suisse par euro.

 

Un certain nombre de banques, et notamment DEXIA, avant sa quasi faillite de 2008, ont proposé à diverses collectivités locales des prêts dont le taux d’intérêt évoluait parallèlement au taux de change franc suisse/euro. Si bien que déjà, en 2011, un certain nombre d’entre elles, qui avaient emprunté quand l’euro valait plus de 1,5 franc suisse, ont vu leurs taux d’intérêt fortement augmentés à partir de 2010, et avaient déjà fait appel à l’Etat pour les aider. Nouvel appel aujourd’hui, avec le passage de l’euro de 1,254 à 1,06 franc suisse, et l’Etat a réagi immédiatement en gonflant de 1,5 à 3 milliards le fonds de soutien alimenté par moitié par un fonds mutuels des banques et par moitié par l’Etat , donc le contribuable.

 

Mais l’on découvre aussi que des particuliers se sont laissés prendre. Notamment par un prêt de la BNP baptisé « Helvet Immo », qui, si j’ai bien compris le mécanisme, indexe aussi le capital, directement, ou indirectement par capitalisation des intérêts, sur le taux de change franc suisse/euro.

 

Le couple cité en exemple dans Le Monde du 25 février a emprunté 112.000 euros sur 25 ans au taux de change de 2008, qui était de 1,5/1,6 franc suisse par euro. En 2010- 2011, les voici endettés de 139.713 euro, soit 25% de plus. Environ 6000 foyers se seraient ainsi laissé prendre entre 2008 et 2009 par d’autres banques françaises. Tel autre couple de professionnels de santé a vu son capital dû grimper de 145.000 à 180.000 euro. La conséquence est évidemment une hausse forte des mensualités ou un allongement de la durée du crédit. Bien entendu ils attaquent l’établissement de crédit qui les a ainsi conduit dans un cauchemar qui risque d’être sans fin.

 

Le cas des Collectivités locales est évidemment différent de celui des particuliers. Dans les deux cas ce sont des commerciaux bancaires soumis à pression de résultats, auxquels on intime l’ordre de vendre de tels montages, et dont les revenus dépendent des résultats commerciaux. Il faut savoir que les banques, depuis 20 ans, gagnent moins d’argent sur leurs réseaux commerciaux que sur les marchés et exercent donc sur les employés du réseau une pression commerciale forte pour dégager le plus de « produit net bancaire » possible. Malgré les premiers ennuis apparus dans les années 2010-2011, il semble qu’ils aient réitéré récemment. Mais, en principe, les adjoints aux finances et les trésoriers des collectivités auraient dû avoir assez de jugeote, faute de savoir financier, pour se méfier de ces montages. Cela semble ne pas être le cas, et dans le cas des collectivités locales les plus importantes, il est dommage qu’elles aient confié ainsi leurs finances à des « zozos ».

 

Dans le cas des particuliers, la vente de tels montages relève, pour le coup, d’une véritable exploitation de faiblesse, et devrait être sévèrement sanctionnée.

 

Les avocats des banques ressortent le même argument que celui avancé par les dirigeants escrocs des banques américaines qui vendaient des titres et dérivés déjà perdants et le sachant, de façon à s’en débarrasser sans perte. « L’acheteur est libre d’acheter ou pas ; il est responsable de ses actes ». Argument ultra- libéral parfaitement hypocrite. Même la législation américaine n’accepte pas qu’on vende du pain ou du saucisson d’apparence sain, mais contenant du sable ou des déchets, ce qui est exactement le cas des produits vendus par ces escrocs américains.

 

Dans le cas présent, les produits de crédit n’étaient pas intrinsèquement malsains mais potentiellement, et cette potentialité n’était pas, intellectuellement, accessibles aux emprunteurs

 

En tout cas , le Gouvernement serait bien venu d’interdire aux Collectivités locales, sauf , peut-être aux futures grandes régions qui devraient quand même être capable de se payer des trésoriers à la hauteur, tout produit d’endettement, mettant en jeu des taux de change. Et les banques devraient être tenues de rembourser les suppléments de dette que les fluctuations de la monnaie suisse a imposé aux emprunteurs.

 

 

Source : http://blogs.rue89.nouvelobs.com

 

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 19:02

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Austérité

L’Allemagne compte dix fois plus de nouveaux pauvres que la France

par Ivan du Roy 5 mars 2015

 

 

La Commission s’était engagée à faire sortir de la pauvreté 20 millions d’Européens d’ici 2020. Tel était l’une des ambitions sociales de sa stratégie « pour une croissance intelligente, durable et inclusive » définie en 2010. Concrètement, le nombre de personnes pauvres ou en situation d’exclusion sociale devait passer sous la barre des 100 millions en 2020. Cinq ans plus tard, à mi-parcours, on en est très loin ! Plus de 120 millions de personnes sont toujours considérées comme pauvres au sein des 28 États membres. Ce tableau de la pauvreté révèle quelques surprises [1].

« Étonnamment, l’incapacité de l’UE à respecter l’objectif fixé par l’initiative Europe 2020 sera principalement le fait des pays de l’UE-15, soit pour l’essentiel des pays dit « avancés » au regard de leur développement économique », pointe Sandrine Levasseur, économiste de l’OFCE (lire son analyse). Si la pauvreté recule en Europe de l’Est, principalement en Pologne, elle grimpe à l’Ouest. C’est là que se trouvent les nouveaux pauvres : 8,5 millions de personnes supplémentaires ont sombré dans la précarité, d’abord en Grèce, mais surtout en Italie, en Espagne et… en Allemagne, où, depuis 2005, le nombre de personnes devenues pauvres est dix fois plus importants qu’en France !

 

Qui est pauvre en Europe ?

Qui est « pauvre » au sens de l’Union européenne ? Il y a d’abord les ménages sous « le seuil de risque de pauvreté », fixé à 60% du revenu médian. En France, une personne gagnant moins de 12 569 euros par an – 1047 euros par mois – sera considérée comme menacée de pauvreté. À l’autre extrémité de l’Europe, un Roumain gagnant moins de 1242 euros par an – 103 euros par mois – entrera dans cette catégorie. C’est dire l’ampleur des disparités qui séparent encore les nouveaux États adhérents des pays fondateurs de l’Union.

Il y a ensuite les personnes « en privation matérielle sévère », celles « dont les conditions de vie sont contraintes par un manque de ressources et font face à au moins quatre privations matérielles », explique Sandrine Levasseur. Ces privations vont de l’incapacité à payer son loyer, ses factures d’eau ou d’énergie, à l’impossibilité de manger chaque jour des protéines en quantité suffisante, de s’offrir une semaine de vacances hors de son domicile, d’acquérir une voiture ou un téléphone. Enfin, sont aussi comptées les personnes au chômage ou ne travaillant que très partiellement (un cinquième de temps plein). Un Européen sur quatre entre dans au moins une de ces trois catégories. Comme il y a cinq ans.

 

Italie, Espagne et Allemagne, champions en nombre de nouveaux pauvres

Pourquoi un tel échec ? Un taux de croissance correct – 3,2% entre 2004 et 2013 – favorise encore un relatif progrès social en Europe de l’Est. Cette croissance s’est effondrée en Europe de l’Ouest. Surtout, les « consolidations budgétaires » – comprenez les politiques de rigueur ou d’austérité – ont affaibli les mécanismes de redistribution des richesses et accru les inégalités. Si la Bulgarie et la Roumanie sont les pays qui comptent proportionnellement le plus de pauvres, la Grèce, symbole de la brutalité de ces « consolidations budgétaires », figure désormais en 3ème position, avec plus de 35% de sa population en situation de pauvreté (contre 20% en Allemagne et 17% en France).

C’est en Italie, en Espagne, en Allemagne et au Royaume-Uni que la pauvreté a le plus augmenté entre 2005 et 2013. 2,7 millions d’Italiens sont ainsi passés sous le « seuil à risque ». Plus d’un million d’Allemands et de Britanniques. Dix fois plus qu’en France, où 102 000 personnes sont devenues pauvres en huit ans. L’austérité budgétaire imposée par Angela Merkel, au pouvoir depuis 2005, ne fait pas des malheureux que dans le Sud de l’Europe. En Allemagne, les femmes sont particulièrement touchées par la précarité suite aux réformes « assouplissant » le marché du travail au nom de la compétitivité (lire notre article). Seules la Belgique, la Finlande et les Pays-Bas sont arrivés, à l’Ouest, à faire reculer la pauvreté. Pour l’instant.

 

Lire aussi : Pauvreté et exclusion sociale en Europe : où en est-on ?, sur le site de l’OFCE

 

Notes

[1] Toutes les données chiffrées sont issues d’Eurostats, certains calculs ont été réalisés par l’économiste Sandrine Levasseur.

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 18:47

 

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Lobbying

Ces communicants qui redorent l’image des dictatures et des régimes répressifs auprès des Européens

par Simon Gouin 4 mars 2015

 

 

 

 

 

Une manifestation a été violemment réprimée, des opposants ont été torturés et des journalistes assassinés ? Pas de panique : des cabinets de relations publiques sont là pour défendre la réputation de tout régime répressif auprès des investisseurs et des opinions publiques européennes. Leurs prestations ? Placer interviews et tribunes dans les médias, changer les pages Wikipedia, ou recruter d’anciens premiers ministres européens pour vanter les mérites d’un président à vie ou d’un régime à poigne. La Russie, le Kazakhstan, le Bahreïn ou le Rwanda ont déjà fait appel, avec succès, à ces conseillers très spéciaux. Voici comment rendre une dictature presque sympathique, en dix leçons.

« Nous pouvons protéger votre réputation pour que vous puissiez exploiter les principaux marchés européens ». Tel est l’un des slogans promotionnels d’un cabinet de conseil, Gplus Europe, situé à Bruxelles, entre deux immeubles de la Commission européenne. En matière de protection de réputation, Gplus a du boulot. Le cabinet a été embauché par le Kremlin pour améliorer l’image de la Russie, en ces temps difficiles pour Vladimir Poutine, entre guerre civile ukrainienne et assassinat trouble de l’opposant Boris Nemtsov. Le cabinet a orchestré en avril 2014 l’envoi d’une lettre de Vladimir Poutine à la presse et aux gouvernements européens les menaçant d’interrompre son approvisionnement en gaz. La sécurité énergétique de l’Europe devrait-elle être sacrifiée au nom de la souveraineté territoriale de l’Ukraine ? « La Russie paie un énorme prix pour stabiliser l’économie de l’Ukraine et l’Union Européenne doit aussi prendre sa part », explique Gplus Europe.

La Russie n’est pas la seule à recourir à des cabinets de conseils pour redorer son image. C’est ce que décrypte un rapport très documenté de l’ONG Corporate Europe Observatory (CEO), publié fin janvier [1]. Il détaille l’activité de ces conseillers spéciaux en relations publiques. Leurs clients ? Des dictateurs et des gouvernements autoritaires accusés de bafouer la liberté d’expression, de réprimer les opposants, de truquer les élections ou de favoriser la corruption. Des autocrates qui cherchent à regagner une crédibilité perdue après avoir fait tirer sur la foule, soutenu des crimes de guerre ou emprisonné des journalistes. Une sale réputation qu’il s’agit de faire oublier pour pouvoir accéder aux « principaux marchés européens », à ses investissements, à ses accords commerciaux et à ses contrats.

Fini le rôle autrefois essentiel des ambassades : désormais, la diplomatie s’externalise aux cabinets de conseil. Ce sont d’honorables sociétés de relations publiques françaises [2], britanniques, belges ou allemandes. Ces spécialistes de la « com » acceptent d’arranger l’image souvent bien laide de ces États. « Ces régimes peuvent largement dépenser dix à cinquante fois plus que les organisations des droits de l’homme, sur chacune de leur campagne, Andrew Stroehlein, d’Human Rights Watch. Ironiquement, cela coûterait en fait moins cher à ces régimes et ce serait plus efficace de seulement relâcher les prisonniers politiques plutôt que de payer des entreprises à travers l’Europe afin d’obtenir des rencontres, des couvertures médiatiques et de l’influence, de tenter de blanchir les réputations des dictateurs. Mais c’est le propre de l’autoritarisme. » Ils offrent une palette de services, de quelques dizaines de milliers d’euros à plusieurs millions. Voici, en dix leçons, comment un régime répressif peut redorer son image auprès de la communauté européenne

 

Leçon n°1 : Créer un groupe d’amis influents

Comment éviter d’être taxé d’autoritarisme et garder le soutien financier et politique de la communauté internationale ? Vingt ans après le génocide (qui a fait au moins 800 000 morts, en 1994), le Rwanda fait régulièrement l’objet de critiques sur le non-respect des droits de l’homme. Répression et assassinats d’opposants, restriction de la liberté d’expression, soutien à la milice M23 qui sévit en République démocratique du Congo, accusée de viols et d’exécutions sommaires : le président du Rwanda, Paul Kagamé, est désormais en première en ligne. Autrefois auréolé de sa lutte contre l’ancien pouvoir rwandais génocidaire, Paul Kagamé cherche à faire oublier le présent.

 

 

Kagamé serait un « visionnaire » et le Rwanda un « pôle de stabilité » dans la région des grands lacs si tourmentée. « Des sanctions seraient contre-productives ». Ces arguments sont mis en avant par Louis Michel, un ancien commissaire européen, fondateur des Amis du Rwanda. Ce groupe de députés européens a été lancé en 2010, deux mois après la publication d’un rapport de l’ONU accusant le Rwanda de crimes de guerre [3]. Les Amis du Rwanda ne s’en cachent pas : leur objectif est de « soutenir, renforcer et promouvoir les intérêts du Rwanda auprès des nombreuses institutions de l’Union européenne ». Les moyens semblent traditionnels : distiller des éléments de langages, montrer les progrès plutôt que les problèmes. Mais certains déploient des techniques moins classiques.

 

Leçon n°2 : Se payer des trolls pour pourrir blogs et articles critiques

Un « site d’attaque » pour défendre l’État rwandais. Telle est l’initiative du cabinet anglais BTP Advisers. Son directeur, Mark Pursey, enregistré à son insu, a ainsi expliqué en 2012 le principe de ce site que sa société a conçu [4]. Il s’agit d’une page Internet qui dénonce les opposants au président Kagamé. Autre possibilité mise en avant par les spins doctors aux journalistes se faisant passer pour des clients potentiels : proposer à des contributeurs rémunérés de commenter négativement tous les articles un peu critiques publiés sur les clients du cabinet de conseil. En langue d’internautes et d’aficionados des forums, on appelle cela des trolls. Dans cet entretien, Pursey reconnaît avoir été rémunéré pour améliorer l’image du gouvernement rwandais, dont il admet qu’il est controversé. Un travail essentiel pour que le Rwanda continue à bénéficier largement des bailleurs de fonds internationaux. En septembre 2014, l’Union européenne a annoncé avoir versé 460 millions d’euros au Rwanda pour améliorer son agriculture et son secteur de l’énergie [5].

 

Leçon n°3 : « Corriger les mauvaises les informations » des ONG

Que ces organisations non gouvernementales sont ennuyeuses ! Avec leurs missions de terrains, leurs rapports, les déloyaux témoignages de citoyens plaintifs qu’elles relaient ! Quand la pression de la société civile devient trop forte, les cabinets de conseils suggèrent un changement d’angle. Il faut mettre en avant une autre facette du client, plus glorieuse. Le britannique Racepoint a organisé un événement à l’ambassade du Rwanda, à Londres, avec un faux village de cabanes traditionnelles, où les journalistes étaient invités à s’asseoir. On y présentait un Rwanda idyllique, le pays des mille collines avec ses gorilles, ses cultures de café et de thé, ses vallées propices au tourisme et à l’investissement.

Racepoint a aussi aidé le Rwanda en « plaçant » des interviews de Kagamé et de ses ministres dans de grands médias internationaux, sur le sujet des droits de l’homme. « Éduquer et corriger les mauvaises sources et les informations incorrectes perpétrées par certains groupes d’expatriés et d’ONG » : tel est le but recherché, selon Racepoint. Peu importe que les témoignages d’expatriés, approchés par le régime afin d’assassiner des opposants, se multiplient [6], que les émissions de la BBC y ont été censurées et qu’un journaliste vient d’être condamné à 25 ans de prison.

 

Leçon n°4 : Valoriser sa mansuétude envers les opposants réprimés

Tous ces services ont un coût. Que les États n’hésitent pas à payer. A une condition : obtenir un retour sur investissement. C’est le pari fait par le Bahreïn. Depuis 2011, cette île du Golfe persique aurait dépensé 32,5 millions d’euros pour améliorer son image. Le royaume en a besoin. Ses forces de l’ordre sont accusées d’avoir tué au moins une centaine de manifestants lors du printemps arabe local en 2011. D’après le journal Orient XXI, des grenades lacrymogènes d’origine française auraient été utilisées. Quatre ans après les soulèvements, la répression se poursuivrait. Dans ces conditions, comment rester un territoire attractif pour les investisseurs ? Confrontée au soulèvement pacifique, la monarchie décide de faire appel à Bell Pottinger, une entreprise basée à Londres. Face aux critiques, la firme affirme qu’elle se concentre uniquement sur le « développement économique ». Uniquement ?

 

 

Alors que les manifestations se multiplient, au printemps 2011, Bell Pottinger met en place un centre de médias au Bahreïn, pour aider les journalistes qui couvrent la révolte et la répression. Il envoie même régulièrement des courriels à la presse pour relayer... la position du gouvernement. L’un de ces communiqués met en avant l’empressement des autorités à accueillir les blessés dans les hôpitaux. En réalité, les médecins et les infirmiers qui viennent en aide aux manifestants blessés sont arrêtés. Certains sont torturés. Mais cet aspect ne fait pas partie de la prestation de communication.

 

Leçon n°5 : Acheter des services de surveillance

Au Bahreïn, une autre entreprise entre en jeu, britannique elle aussi. Pour 104 000 euros, Protection Group International a mis en place un système d’analyse des médias internationaux. A priori, c’est cher payé. Mais c’est sans compter sur une option, moins avouable, que l’on découvre sur la description de la technologie développée par l’entreprise : « Les agences de sécurité peuvent appliquer cette capacité [de collecte des informations sur Internet] à leurs efforts de détection et de suivi des activités des insurgés (…). » Comme un air de ressemblance avec le système de surveillance vendu par l’entreprise française Amesys, à la Libye de Kadhafi [7].

 

Leçon n°6 : Modifier les pages Wikipedia de son beau pays

L’image du pays véhiculée sur Internet est scrutée... et modelée. Le Kazakhstan, un État d’Asie centrale riche en pétrole, réprime et torture ses opposants, interdit des partis politiques, ferme des médias, écrase des mobilisations sociales ? Les entreprises Portland, à Londres, et Media Consulta, à Berlin, modifient à plusieurs reprises les pages Wikipedia du Kazakhstan et de son président à vie, Nursultan Nazarbayev. Car l’encyclopédie en ligne est l’un des dix sites Internet les plus fréquentés au monde. Ses pages sont bien plus stratégiques que tous les sites de promotion possibles. Manque de chance, Wikipedia enregistre l’adresse IP (la trace que laisse chaque ordinateur lors d’une visite en ligne) de l’auteur de chaque modification. Les deux firmes sont vite repérées par les journalistes du site d’information EurasiaNet.org.

 

 

Autre action : pour le 20ème anniversaire de son indépendance de l’URSS, en 2011, Portland réalise pour le Kazakhstan une belle infographie. On peut y admirer l’incroyable trajectoire de ce pays, son développement économique, ses élections (son président est réélu depuis 1991 avec plus de 90% des votes !), ses années de paix et de création. Le jour où l’infographie est publiée, quinze manifestants non armés sont tués par les militaires.

 

Leçon n°7 : Se payer les services de Tony Blair ou de Gerhard Schröder

Si tout cela ne suffit pas, une dictature qui en a les moyens peut toujours se payer les services d’anciens premiers ministres européens, avec une image de réformateur si possible. Pour réussir ses opérations de séduction, l’État d’Asie centrale engage les services de Tony Blair, à partir de 2011 et jusqu’en 2013. Son objectif officieux, contre un chèque de plusieurs millions d’euros : « Polir l’image internationale de Nazarbayev ». Parmi ses actions, l’ancien premier ministre britannique fournit des conseils pour séduire les médias occidentaux, et offre des éléments de discours pour une conférence du président kazakh devant l’Université de Cambridge [8]. Ses services ont-ils été à la hauteur ? Malgré ses piètres résultats en matière de droits de l’homme, le Kazakhstan a signé un accord de partenariat et de coopération avec l’Union Européenne, en octobre 2014. Il a aussi intégré le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en 2012.

Autour de Tony Blair, qui est également très proche du président rwandais, s’est aussi constitué un Groupe de conseil international. Un « véritable club d’anciens premiers ministres », note le CEO. On retrouve notamment l’italien Romano Prodi, l’allemand Gerhard Schröder, l’ex-président polonais Aleksander Kwasniewsky, l’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères Marcelino Oreja Aguirre. Ces personnalités se rencontrent à plusieurs reprises dans la capitale, Astana. Dans la foulée, des contrats sont signés comme la construction d’une ligne de train à grande vitesse pour une entreprise espagnole ou encore de nouveaux forages pétroliers pour des italiens.

 

Leçon n°8 : Créer un think tank soi-disant indépendant

Quand il n’invite pas d’éminentes personnalités politiques, le Kazakhstan s’installe à Bruxelles. En novembre 2014, il crée le Conseil eurasien sur les affaires étrangères (Eurasian Council on Foreign Affairs). Officiellement, le think tank est indépendant. Dans la pratique, c’est le ministère des Affaires étrangères kazakh qui le finance [9]. Ce qui explique certainement la place occupée par le Kazakhstan sur le site Internet du think tank, par rapport aux quatre autres États d’Asie centrale censés en faire partie. A l’intérieur du Conseil eurasien sur les affaires étrangères, on retrouve des membres du parlement européen, l’ancien secrétaire d’état aux affaires étrangères britannique Peter Lilley – et accessoirement actionnaire de l’entreprise pétrolière Tethys Petroleum présente au Kazakhstan –, l’ancien Premier ministre espagnol José Maria Aznar ou d’anciens présidents d’Europe centrale.

La Russie de Vladimir Poutine fait aussi appel à cette pratique. A Paris, c’est l’Institut pour la démocratie et la coopération qui est chargé de relayer la voix du Kremlin. Un think tank situé à deux pas de Matignon, créé en 2008 par l’administration de Poutine et critiqué pour ses liens avec l’extrême droite française. Sa vocation est notamment de « participer au débat sur la relation entre la souveraineté des États et les droits de l’homme ». Ses statuts déposés en préfecture entendent « promouvoir les études visant à lutter contre la xénophobie, le racisme et le terrorisme »... « Il s’agissait de répondre aux critiques faites par l’Occident contre la Russie pour son respect des droits de l’homme, explique au journal Slate Tatiana Kastoueva-Jean, chercheuse à l’Institut français des relations internationales (Ifri). L’institut cherche en retour à pointer les entorses aux droits de l’homme pratiquées par les Occidentaux [10] ». Un relaie bien utile aujourd’hui alors que les troupes russes sont impliquées la guerre civile ukrainienne.

 

Leçon n°9 : Abreuver les médias internationaux de tribunes présidentielles

En cas d’obstacles toujours insurmontables, le Kazakhstan fait aussi appel au cabinet BGR Gabara, basé à Bruxelles. Un mois de travail en 2010, facturé 45 000 dollars. Son rôle, c’est Ivo Ilic Gabara, le fondateur du cabinet, qui l’explique lui-même. Piégé par le Bureau du journalisme d’investigation, il affirme que son entreprise est parvenue à une exposition médiatique phénoménale du Kazakhstan pendant sa présidence de l’OSCE (Organisation européenne de la sécurité et de la coopération), en fournissant au média « un flux constant d’informations sur ce que le pays était en train de faire pour s’améliorer ».

 

 

Il ajoute : « Toutes les tribunes que vous lisez (dans les médias internationaux) sur le Kazakhstan, signées par Nazarbayev, par le ministre des affaires étrangères, l’ambassadeur auprès de l’Union européenne, l’ambassadeur à Washington, c’est de notre fait, notre travail. » [11]

 

Leçon n°10 : Faire confiance aux dirigeants européens pour tout pardonner

Le gaz, le pétrole, l’uranium et l’or du sous-sol kazakh attirent. Tandis que les liens commerciaux se tissent, les droits humains passent au second plan. L’Union européenne est le principal partenaire commerciale du Kazakhstan. Après avoir signé un accord de libre-échange, en octobre 2014, elle le soutient dans son accession à l’Organisation mondiale du commerce. « La situation des droits de l’homme dans mon pays s’est significativement détériorée depuis que les négociations pour un partenariat renforcé ont commencé en 2011, explique Yevgeniy Zhovtis, président du Bureau international kazakh pour les droits de l’homme. Pendant ce temps, l’Union européenne semble avoir oublié ses promesses de lier des relations renforcées au respect des droits de l’homme. » Les cabinets de relations publiques auraient-ils atteint leurs objectifs [12] ?

Simon Gouin

Photos :
Une / CC Alexandre Prévot
Mobilisation contre président rwandais, à New York, le 20 septembre 2010- CC Sampol, Carrero
Bahreïn, février 2011, CC Mahmood Al-Yousif

A lire sur l’Observatoire des multinationales : Rachida Dati, GDF Suez et l’Azerbaïdjan : quand le Parlement européen se penche sur les conflits d’intérêt en en sein

 

Notes

[1] Lire le rapport.

[2] Des entreprises, des structures ou des personnalités françaises apparaissent dans ce rapport. On trouve par exemple Rachida Dati et l’Azerbaijan, l’Institut pour la démocratie et la coopération, un think tank russe proche de l’extrême droite française ; Eurofuture qui travaille sur l’image de l’Éthiopie ; Image sept et la Côte d’Ivoire, 35° Nord et la RDC et le Bénin, et Marston-Nicholson Group et le Kazakhstan.

[3] Lire l’interview du journaliste Charles Onana

[4] Lire l’article et voir la vidéo

[5] Source

[6] Lire l’article

[7] Lire l’article

[8] Lire l’article

[9] Lire l’article d’Intelligence Online

[10] Lire l’article

[11] Lire l’article

[12] A lire également sur le sujet : L’Union de l’énergie tend la main à des régimes autoritaires

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 20:11

 

Source : http://www.reporterre.net

 

Action de Greenpeace devant le ministère de l’Ecologie contre le bois illégal

Barnabé Binctin et Lorène Lavocat (Reporterre)

mercredi 4 mars 2015

 

 

Greenpeace France a déposé ce matin une grume de bois tropical devant le ministère de l’Ecologie. L’organisation dénonce l’inaction de la France face aux importations de bois illégal. Reporterre était présent et raconte.

Paris, reportage

07 h 15, un drôle de camion se gare boulevard Saint Germain, à Paris, devant le ministère de l’Ecologie. La circulation automobile est déjà intense. Une dizaine de membres de la "Brigade de vérification du bois" bloque la voie de bus. Ils ont une vingtaine d’années

Qu’est-ce que la Brigade ? Une militante nous explique (*voir lien ci-dessous)

http://www.reporterre.net/Action-de-Greenpeace-devant-le

 

 

La grue du camion se met en action et dépose un tronc de 8 mètres de long sur la voie de bus. Casques de chantier de chantier sur la tête et portant une combinaison verte estampillée Greenpeace, les activistes veulent dénoncer l’inaction des pouvoirs français quant au trafic de bois illégal.

 

 

Les banderoles sont déployées. "Nous avons acheté cette grume à La Rochelle, tout simplement, mais ce bois provient en fait d’une exploitation illégale en république démocratique du Congo", nous explique Frédéric Amiel, chargé de campagne Forêts pour Greenpeace. L’ONG vient de porter plainte contre x pour importation de bois illégal .

 

 

Que veut Greenpeace ? Frédéric Amiel l’explique : (*voir lien ci-dessous)

http://www.reporterre.net/Action-de-Greenpeace-devant-le

 

 


- Frédéric Amiel -

L’action est réussie, tout s’est déroulé sans anicroche et suivant l’horaire prévu. Outre Reporterre, l’AFP et France Info sont présents. La police arrive trop tard, la grume de bois git devant le ministère. Une vingtaine de policiers encercle à 07 h 50 les activistes. Dans la matinée, Frédéric Amiel rencontre des membres du cabinet de Mme Royal.

 

 

En jeu, la lutte contre le bois illégal

Quatre tonnes de bois déversées en pleine rue devant le ministère de l’écologie : Greenpeace accuse ainsi le manque de responsabilité de la France dans la lutte contre le bois illégal, une cause importante de la déforestation dans le monde. Surexploitation des massifs forestiers, coupes non-autorisées ou arbres taillés trop jeunes, l’illégalité du bois a aussi des aspects plus socio-politiques par le non-paiement des taxes ou le non-respect des accords sociaux avec les communautés en charge de la gestion des forêts.

 

 

Selon Interpol, l’exploitation forestière illégale représente entre 15 et 30% du bois commercialisé dans le monde. Si les scieries et le bois récolté sur le territoire français sous le contrôle du ministère de l’Agriculture ne sont pas sujets à suspicion, les 140 000 tonnes de bois tropical importées chaque année en France d’Afrique ou d’Amazonie restent affranchies de toute régulation.

 

 

Or, la présence de bois illégal ne fait pas de doutes pour l’ONG écologiste. Preuve en est avec les grumes déposées ce matin, boulevard Saint-Germain. Acheté dans le port de la Rochelle, premier port français d’importation et de stockage de bois –un port dont le Conseil de surveillance est présidé par… Xavier Beulin – ce bois provient de la République Démocratique du Congo, où près de 90% de la récolte du bois serait illégale, selon les résultats d’une enquête anglaise menée l’année dernière :

Télécharger le rapport Lawson sur le Congo : (*voir lien ci-dessous)

http://www.reporterre.net/Action-de-Greenpeace-devant-le

 

Les grumes n’ont fait l’objet d’aucune vérification à leur entrée sur le territoire, selon Greenpeace, alors même qu’elles ont été achetées à la société Cotrefor, dont les irrégularités ont plusieurs fois été signalées. C’est précisément ce manque de contrôle que dénonce l’ONG française : en l’absence de régulation du commerce de bois tropical, du bois illégal s’écoule sur le marché français...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

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