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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 17:11

 

Source : http://www.marianne.net

 

Alain Minc à la Grèce : "Au nom du respect de votre souveraineté, on doit vous imposer une administration fiscale"

Magazine Marianne
 
 
On le sait, Alain Minc a réponse à tout. Et celle qu'il formule pour la Grèce est... originale. "Au nom d’un respect formel de sa souveraineté", a-t-il expliqué sur France inter, on doit dire à la Grèce : "On vous aide, on allège peut-être même la dette, mais on vous impose une administration fiscale". Curieuse conception de la "souveraineté"...
 
Alain Minc - BALTEL/SIPA

L’auditeur, peut-être encore un peu retenu par les bras de Morphée, a bien failli s’étouffer ce matin en écoutant la matinale de France inter. Il était presque 9h00, l’émission était presque finie et Alain Minc avait déjà mutliplié les perles à faire pâlir d'envie un ostréiculteur du Bassin d'Arcachon. Mais voilà que le jockey qui murmurait à l'oreille du cheval Sarkozy nous livre une fulgurance dont il a le secret.

« Quel est le problème grec ? » entame ainsi « l’expert » avec cette pédanterie à laquelle il nous a habitué. « Le problème grec, c’est un problème fiscal » juge-t-il en effet. Certes, l'impôt a souvent fait défaut et il ne faut surtout pas le nier. Mais dire que c'est « le problème » aujourd'hui, c'est en oublier un autre, et de taille : l'austérité folle qui étouffe la population du pays depuis que la Troika (UE, BCE, FMI) y a posé ses griffes ses mallettes noires. C'est ignorer aussi la baisse des salaires, des pensions, des retraites, des crédits alloués aux services publics, la progression du chômage, notamment du chômage des jeunes, la hausse inquiétante du taux de suicide, de la pauvreté, les privatisations sauvages...

Mais après tout, admettons. Et laissons une chance à « Alain-la-fulgurance-Minc » de poursuivre : « Le vrai débat avec la Grèce au nom d’un respect formel de sa souveraineté » (notez bien l'expression « respect formel de sa souveraineté »), c’est de dire à ses habitants : « On vous aide, on allège peut-être même la dette, mais on vous impose une administration fiscale. » Bref, « au nom d’un respect formel de sa souveraineté », on retire à la Grèce sa souveraineté fiscale. Voilà qui est cohérent pour un Minc qui explique que « nous avons une grande expertise dont nous pouvons faire bénéficier la Grèce » et que oui « Excusez-moi (excusez-le), on a mis, dans d’autres temps dans l’histoire, des pays sous mandat, ça existait... »  

« Une logique » que nous devrions par conséquent appliquer à la Grèce à laquelle Alain Minc tend (croit-il) la main : « On allège votre dette mais l’Union européenne prend en main votre système de prélèvement fiscal. » Une sollicitude à l'égard de la Grèce... presque allemande ! D'ailleurs, pour Minc, Hollande a fort bien compris « qu’il fallait revenir dans le lit conjugal avec Madame Merkel. » Pas de doute qu'on saura qui aller chercher pour leur tenir la chandelle...

 

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

 

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 16:51

 

Source : http://www.marianne.net

 

Exclusif

L’AMF enquête sur les comptes d’Areva

Marc Endeweld
 
 
Dans notre numéro en kiosques jeudi et disponible dès ce mercredi au format numérique, nous révélons que l’Autorité des marchés financiers (AMF) enquête sur Areva. En cause ? Des irrégularités financières et comptables. En attendant, les salariés du groupe risquent de payer les pots cassés d’une mauvaise gestion que même l’Etat n’a pas su diagnostiquer à temps.
 
Remy de la Mauviniere/AP/SIPA
 

Selon nos informations, l’Autorité des marchés financiers (AMF), alertée notamment par des pertes de près de 5 milliards d’euros, annoncées par Areva en février, enquête sur des irrégularités financières constatées au sein du groupe depuis deux ans. Le « gendarme de la Bourse » entend vérifier si les informations délivrées aux marchés par l’ancienne direction étaient « erronées », comme l’affirment plusieurs hauts cadres du groupe.

Les responsables du groupe public ont-ils triché sur la véritable situation financière d’Areva ? Pourquoi l’Etat — actionnaire à 87 % du groupe — n’a-t-il pas anticipé la réelle situation économique de l’entreprise ? A ces questions, Marianne répond par une enquête qui révèle une histoire rocambolesque concernant l’ancien management du groupe nucléaire.

En attendant, les 45 000 salariés du groupe, pourraient avoir à payer les pots cassés. Un programme d’économie de 1 milliard d’euros a été annoncé sur trois ans, et déjà plus de 1 500 suppressions de postes sont prévues en Allemagne.

En France, si le gouvernement se refuse à tout licenciement sec, une réunion doit se tenir aujourd’hui entre la direction du groupe nucléaire et les représentants des salariés. Selon Le Figaro, de 1 000 à 2 000 emplois seraient menacés.

En économie, le déni de réalité se paye toujours au prix fort…

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>>> Lire l'intégralité de notre enquête « Pourquoi Areva ne fait plus rêver » dans le numéro de Marianne en kiosques jeudi et disponible dès ce mercredi au format numérique.

 

 

 

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

 

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 16:39

 

Source : http://www.bastamag.net

 

Solidarités

A Lille, les ex-SDF relogent les SDF

par

 

 

 

En deux ans, le Collectif des SDF de Lille a relogé 157 sans-abris. Sans subvention ni local, cette association fondée par trois ex-SDF cherche des propriétaires qui acceptent de louer leur appartement à des sans-abris, pour aider les exclus parmi les exclus à reprendre pied. Et faire en sorte, qu’à leur tour, ils puissent aider d’autres à s’en sortir.

« En fait, il faut savoir enfoncer des portes. J’ai su le faire pour moi, alors pourquoi ne pas le faire pour les autres ? » Gilbert Pinteau a connu la rue à deux reprises. Ces dix années sans domicile fixe lui ont laissé le temps de saisir toutes les limites des structures traditionnelles d’accueil : manque de places dans les centres d’hébergement, entrée interdite aux animaux, liste d’attente longue comme le bras pour prétendre à un logement social…

Après avoir claqué la porte d’un centre d’hébergement en 2011, il décide de s’en sortir seul avec ses faibles moyens (RSA et allocation adulte handicapé) en réussissant à convaincre un propriétaire de lui louer son appartement. Il a pour cela fait valoir son accès au Fonds de solidarité pour le logement (FSL), qui apporte une garantie au propriétaire sur le versement des loyers.

 

« Logée, la personne pourra affronter ses autres problèmes »

A peine sorti de la rue, il a fondé, avec deux autres ex-sans-abris, le Collectif des SDF de Lille. Objectif : appliquer à d’autres la recette qui a fonctionné pour lui. C’est à dire, dans l’ordre : faire valoir leurs droits, trouver un propriétaire qui joue le jeu, puis, une fois la personne installée dans son appartement, faire la demande d’un logement social. « Le passage par le parc privé est une passerelle vers le parc social », explique-t-il, en rappelant qu’à Lille, le temps d’attente avant d’obtenir un logement social est, en moyenne, de 13 mois.

Un délai qui peut s’allonger considérablement pour un homme seul, les communes privilégiant souvent les familles ou les jeunes couples. « L’un des arguments de l’administration, c’est souvent de dire que telle personne n’est "pas prête" pour accéder à un logement. Nous, on pense l’inverse : c’est une fois qu’elle est logée que la personne pourra affronter ses autres problèmes. »

En deux ans, le collectif, devenu association, a logé 157 personnes. Celles-ci ont pu bénéficier d’un suivi pendant 3 ou 6 mois pour stabiliser leur situation, reprendre contact avec leur famille… Le collectif s’assure aussi que les loyers sont bien versés, ce qui a permis de gagner la confiance des propriétaires. « Au départ, on essuyait 90 % de refus. Maintenant, on est autour de 30 %. Ce qui est génial, c’est qu’on s’aperçoit que ces gens payent vraiment leur loyer. Et ils sont souvent heureux de pouvoir le faire. »

 

« Je leur dis les choses en face »

Les personnes aidées peuvent ensuite, à leur tour, aider l’association en devenant « travailleur-pair ». C’est l’une des forces de l’association : la forte implication d’ex-SDF, notamment lors des maraudes. De ce fait, « les rapports n’ont rien à voir. Les gens se confient beaucoup plus facilement, il y a une confiance immédiate », constate Arnaud, un travailleur social qui a pu être embauché grâce aux premières subventions touchées en fin d’année dernière.

Les résultats obtenus sont désormais reconnus aussi bien par les autorités que par les (ex-) SDF. Gilbert Pinteau a été désigné pour défendre les droits de ceux-ci au sein du Conseil consultatif des personnes accueillies. Ce qui lui permet de ruer dans les brancards pour remuer l’administration… « J’ai une grande gueule. Que ce soit un SDF ou un préfet, je dis les choses en face », explique-t-il, regrettant que « l’État ne réfléchisse qu’avec des chiffres ».

Son seul calcul est le suivant : un SDF = un logement à trouver. « La situation de chacun, je m’en fous. Chaque personne doit avoir un toit », assène-t-il. Pour lui faire toucher de près la réalité du terrain, il a par exemple réussi à emmener avec lui le préfet de Lille lors d’une maraude, « sous la neige, fin décembre. Il a vu des situations de détresse qu’il ignorait complètement, ça a changé son regard sur la question. Mais un mois après, il a été muté… »

La démarche de Gilbert Pinteau fait des émules. Quand nous le rencontrons, le 19 mars, il est à Marseille. Il est venu partager son expérience avec des personnes qui souhaitent s’inspirer de son travail pour faire respecter les droits des SDF dans leur département. « L’idée, ce serait que des associations comme la nôtre se créent un peu partout. On n’a pas la prétention d’être les meilleurs, mais le travail qu’on fait, les autres ne le font pas. » Vers 16 heures, ce jour-là, son téléphone portable se met à sonner. Après avoir raccroché, il arbore un large sourire : « On vient de loger une personne de plus ! Voilà, je suis content ! »

Nicolas Bérard (L’âge de faire)

- Pour aider l’association : Collectif des SDF de Lille, 194/1 boulevard Victor Hugo, 59 000 Lille – 06 46 42 90 25 - collectifdessdfdelille@gmail.com

Photos :
- Une : CC Peter
- Gilbert Pinteau par L’Age de Faire

Cet article est tiré du numéro d’avril 2015 du journal L’âge de faire, partenaire de Basta !. Vous pouvez retrouver le sommaire du numéro sur cette page.

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 16:31

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

Une taxe pour les 500 familles les plus riches de Grèce

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

La liste de réformes du ministère grec des finances prévoit aussi un relèvement de la surtaxe sur les salaires supérieurs à 30 000 euros par an et une hausse de la taxe sur les articles de luxe, par exemple les voitures haut de gamme, rapporte le quotidien allemand Bild.

 

Les 500 familles les plus riches de Grèce pourraient être assujetties à une taxe spéciale dans le cadre de la nouvelle liste de réformes soumises par le gouvernement grec à l'Eurogroupe des ministre des finances de la zone euro, rapporte le quotidien Bild daté de mercredi. Les négociations entre la Grèce et ses créanciers, l'Union européenne et le Fonds monétaire international, portant sur l'attribution d'une aide financière au pays en échange de réformes, sont dans l'impasse.

La liste de réformes du ministère des finances prévoit aussi un relèvement de la surtaxe sur les salaires supérieurs à 30 000 euros par an et une hausse de la taxe sur les articles de luxe, par exemple les voitures haut de gamme, précise le quotidien allemand. Le gouvernement de la gauche radicale d'Alexis Tsipras propose aussi d'introduire une taxe sur les croisières de luxe vers les îles grecques et une standardisation de la taxation du chiffre d'affaires.

Pour améliorer la transparence en matière fiscale, Athènes envisage d'obliger les Grecs à utiliser leurs cartes de crédit pour les paiements supérieurs à 70 euros, de façon qu'il y ait une trace des transactions, ajoute Bild. Le ministre grec des finances Yanis Varoufakis a déclaré mardi s'attendre à ce que l'Eurogroupe, qui doit se réunir lundi prochain, prenne acte de nouveaux progrès vers un compromis, ce qui ouvrirait la voie au versement d'aides financières.

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 16:17

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

Une enquête pour corruption ouverte contre GDF-Suez

|  Par Geoffrey Livolsi

 

 

 

Selon des documents réunis par Mediapart, GDF Suez (désormais baptisé Engie) a versé de copieux honoraires à un mandataire judiciaire pour obtenir son vote, lors d'un conseil d'administration décisif, dans le but de répondre au second appel d'offres de l'État sur l'éolien offshore. Une information judiciaire pour corruption active et abus de biens sociaux a été ouverte par le parquet de Montpellier.

Leur victoire avait été célébrée en grande pompe. Le 7 mai 2014, la ministre de l'écologie, Ségolène Royal, annonçait en conférence de presse le résultat du second appel d'offres de l'État pour l'éolien offshore. C’est un consortium mené par GDF-Suez, Areva, l'énergéticien portugais EDP et Neon Marine, qui remportait la mise. Une revanche pour Gérard Mestrallet, le directeur général de GDF-Suez (désormais baptisé Engie), qui souhaitait reprendre la main sur ce juteux marché face à son concurrent historique, EDF.

Mais les coulisses de cette réussite industrielle ne semblent pas être si propres que l'énergie produite par le futur parc maritime. C'est en tout cas ce que semble penser la justice qui vient d'ouvrir à Montpellier une information judiciaire pour corruption active, passive et abus de biens sociaux – un juge devrait être bientôt désigné. Cette enquête fait suite au dépôt d'une plainte, en juillet dernier, par la Société de participation dans les énergies renouvelables (SOPER), actionnaire minoritaire de la Compagnie du Vent, leader de l'éolien lui-même détenu à 60 % par GDF-Suez.

 

Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez, le 26 février 2015. Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez, le 26 février 2015. © Reuters
 

Dans le viseur des enquêteurs, les honoraires que la multinationale a versés à un mandataire ad hoc pour s'assurer de son vote lors d'un conseil d'administration de sa filiale, la Compagnie du Vent, pour lui permettre de répondre à l'appel d'offres. Le mandataire a perçu un montant bien plus élevé que la normale dans ce type d'intervention, ce qui a fini par éveiller les soupçons.

L'événement est cocasse : c'est une erreur de destinataire qui va mettre la SOPER sur la piste d'une éventuelle corruption. Le 12 octobre 2011, la société reçoit du tribunal de commerce de Montpellier un référé validant la rémunération de l'administrateur judiciaire. L'actionnaire y découvre alors que 23 920 euros ont été versés à Me Emmanuel Douhaire, au titre de ses honoraires, au lieu des 6 000 euros évoqués par l'ordonnance du tribunal lors de sa nomination. Une différence de près de 300 %.

Intrigué, l'avocat de la SOPER obtient la saisie de l'ensemble des informations échangées entre le mandataire et l'entreprise publique. Parmi les documents saisis, des échanges de mails entre le directeur juridique de GDF-Suez, Claude Dufaur, et l'administrateur judiciaire, Me Douhaire, qu'a pu consulter Mediapart. Ils révèlent que la négociation de ses honoraires s'est faite directement avec la multinationale.

Pourquoi GDF Suez a-t-il eu recours à un mandataire judiciaire ? La réponse tient dans le conflit qui oppose depuis plusieurs années le géant de l'énergie à la SOPER. Gérée par le fondateur de la Compagnie du Vent, Jean-Michel Germa, la SOPER avait refusé en mai 2011 de transférer à GDF Suez l'ensemble de ses études financées et réalisées depuis plusieurs années sur ce projet. M. Germa estimait la situation trop défavorable à son entreprise sur un si juteux marché.

De son côté, GDF-Suez, agacé par la situation, décide alors de le démettre de ses fonctions et l'assigne en référé pour abus de minorité. D'où la désignation d'un mandataire par le tribunal de commerce de Montpellier, le fameux Me Douhaire, pour régler le différend.

Le mandataire a notamment pour mission de représenter la SOPER à la prochaine assemblée générale de la Compagnie du Vent et voter en son nom sur le projet de transfert des études et personnels vers GDF-Suez. Dès la nomination du mandataire, GDF-Suez s'empresse de lui transmettre une série de documents pour qu'il prenne connaissance du dossier. Et c'est sans avoir même pris le temps d'écouter les positions de la SOPER, la société qu'il est pourtant censée représenter, que le mandataire va voter.

Le jour de l'assemblée générale, l'administrateur judiciaire vote alors en faveur de GDF-Suez. Une décision entraînant le transfert de l'ensemble des études et personnels affectés au projet du Tréport. Ce qui constitue une cession de fait de la branche de l'éolien offshore de la Compagnie du Vent. À l'époque, Jean-Michel Germa estime le préjudice à près de 245 millions d'euros pour la société.

L'enjeu financier est alors considérable pour GDF-Suez qui s'apprête à investir 2 milliards d'euros dans le projet offshore, avec à la clé une rentabilité assurée. La construction va en effet générer d'importantes marges pour ceux qui y participeront. Au niveau de la fourniture des turbines, puis de leur maintenance pour Areva. Puis au niveau de la maîtrise d'œuvre pour la construction du parc, attribuée à Vinci. Enfin, l'électricité produite sera revendue à EDF pendant vingt ans au tarif de 175 euros/MWh. Des prix de rachat exorbitants assurant une rente exceptionnelle et déjà dénoncée par la Commission de la régulation de l'énergie.

Contacté par Mediapart, Me Douhaire estime « avoir réalisé l’ensemble des missions qui lui ont été confiées par la justice ». Et se justifie : « Les 23 920 euros d’honoraires ont été validés par ordonnance du tribunal du commerce. » Même son de cloche chez GDF Suez, qui se retranche derrière la décision du tribunal. « Le mandataire a demandé l’accord de GDF-Suez sur ses honoraires définitifs, nous le lui avons donné », explique la direction du groupe.

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 16:11

 

Info reçue par mail

 

 

Informations Université Critique et Citoyenne de Nîmes

 

 
1) Cinéma à Nîmes avec l'UCCN le 1er juin

Séance exceptionnelle de cinéma et de débat en collaboration entre le cinéma Le Sémaphore et l'Université Critique et Citoyenne de Nîmes !

 
Lundi 1er juin 2015 
20h30 
Cinéma Le Sémaphore 
25, rue Porte de France, Nîmes

Diffusion du film documentaire de la cinéaste franco-chilienne Carmen Castillo, réalisatrice d'un film antérieur et remarqué sur le Chili de Salvador Allende, puis de la dictature du général Pinochet, Rue Santa Fé (2007) :
On est vivants (2015) 

Un film qui part de la pensée du philosophe et militant anticapitaliste Daniel Bensaïd (1946-2010) pour explorer différents lieux de la contestation sociale aujourd'hui dans le monde : des paysans sans terre brésiliens aux SDF parisiens, des zapatistes mexicains aux quartiers nord de Marseille, des militants de l'eau boliviens aux syndicalistes de Saint-Nazaire...

Un débat avec Philippe Corcuff, sociologue, qui a réuni et présenté des textes de Daniel Bensaïd dans un livre intitulé Une radicalité joyeusement mélancolique (éditions Textuel, 2010), suivra la projection du film.

Réservez vos places au Sémaphore à partir du 23 mai

2) Cours UCCN en vidéo

"Qui est responsable de la panade actuelle : les autres, la société ou moi? En partant du polar et de la chanson", cours de Philippe Corcuff du 24 février 2015; vidéo sur Tseweb.tv (environ 45 mn) : http://www.tseweb.tv/?p=3309

 

 

 

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 16:09

 

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-corcuff

 

 

Qui est responsable de la panade actuelle ?

 

 

La vidéo d’un cours à l’Université Critique et Citoyenne de Nîmes : « Qui est responsable de la panade actuelle : les autres, la société ou moi ? En partant du polar et de la chanson »…

 

Dans le cadre du cycle de l’Université Critique et Citoyenne de Nîmes (http://uccn30.blogspot.fr/) : « Argent, planète, politique, identités. C’est par où la lumière ? »

 

Qui est responsable de la panade actuelle : les autres, la société ou moi ? En partant

du polar et de la chanson

 

Par Philippe Corcuff

 

 

Introduction au cours du  24 février 2015

 

La panade actuelle se décline sur différents plans, dont on peut en rappeler les principaux :

 

- la phase néolibérale du capitalisme qui accentue le poids de l’argent comme référentiel principal, qui approfondit les inégalités entre classes sociales à l’intérieur des différentes nations et les inégalités entre nations, qui développe la précarisation subie des existences ;

 

- des inégalités et discriminations sexistes, racistes et homophobes en interaction avec la logique du capitalisme, mais spécifiques par rapport à lui ;

 

- une crise écologique qui met en danger l’avenir de la planète ;

 

- la montée des extrêmes droites et la banalisation de la xénophobie en Europe, en particulier de l’islamophobie, de l’antisémitisme, de la romophobie et de la négrophobie ;

 

- la violence meurtrière d’un fondamentalisme islamiste, lui aussi xénophobe ;

 

- les courants dominants au niveau électoral de la gauche en Europe transformés en agents du néolibéralisme sous la modalité sociale-libérale ;

 

- des courants dits de « gauche radicale » ou de « gauche de la gauche » qui n’arrivent pas à rompre avec la logique oligarchique des régimes représentatifs professionnalisés contemporains appelés abusivement « démocraties » et qui restent souvent dépendants de la figure de « l’homme providentiel » ;

 

- à la suite de l’assassinat de mes amis de Charlie Hebdo, puis des crimes antisémites du mois de janvier 2015, une gauche radicale, encore elle, largement affectée par des polarisations imbéciles et paralysantes telles que laïcité ou antiracisme ? lutte contre l’antisémitisme ou contre l’islamophobie ? combat contre l’islamophobie ou contre les fondamentalismes islamistes ?...;

 

- un brouillard et un brouillage des repères entre gauche, droite et extrême droite, accompagnés d’une certaine désintellectualisation du débat politique, à droite mais plus grave à gauche, car la gauche avait historiquement partie liée avec le travail intellectuel ;

 

- ou encore des bricolages confusionnistes entre des thèmes de gauche, de droite et d’extrême droite par des courants néoconservateurs traversant la plupart des secteurs de l’espace politique.

 

La panade se situe ainsi tout à la fois dans les réalités de notre monde et dans nos modes de perception de ces réalités.

 

Face à une telle panade, on est tenté de chercher un ou des responsable(s) : « les autres » ou « la société », plus fréquemment, ou « soi », nettement moins souvent car on préfère éloigner de soi la responsabilité et se constituer plutôt comme « victime ». Je vais tenter de montrer aujourd’hui que les choses sont plus compliquées. Que tant « les autres », « la société » et « moi » ont leur part dans ce qui arrive et que le qui de la responsabilité ne peut pas se penser sans un rapport avec un quoi, que le personnel intervient sur fond de rapports sociaux impersonnels.

 

Pour ce faire, je partirai de quelques explorations dans les cultures ordinaires, dans ce cas des chansons et des polars de tradition américaine. Puis j’essayerai d’affiner l’analyse en m’appuyant sur des remarques du philosophe Maurice Merleau-Ponty.

 

Suite dans la vidéo ci-après :

 

Vidéo d’environ 45 mn filmée par Thierry Le Roy de Tseweb.tv (http://www.tseweb.tv/)

 

 

Plan du cours :

 

Introduction

1 – Pistes tirées du polar et de la chanson

Balades socialement noires dans le polar (David Goodis, James Lee Burke)

Balades chansonnantes (Alain Souchon, Casey, Keny Arkana)

2 – Merleau-Ponty et quelques autres pour éclairer nos existences compliquées

Des rapports sociaux qui nous étouffent

Les paradoxes de l’intersubjectivité socio-historique et du solipsisme

Compliquer les rapports entre « les chefs » et « les masses »

En guise d’ouverture : et comment on se sort de cette panade ?

 

 

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-corcuff

 

 

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 22:41

 

Source : https://mrmondialisation.org

 

 

Brevetage du vivant, OGM autorisés, le bio attaqué, rien ne va plus !

 

3 mai 2015

 

Brevetage du vivant, OGM autorisés, le bio attaqué, rien ne va plus !

 

Le mois d’avril s’achève en laissant un goût amer dans la bouche des acteurs de la transition écologique. Une vague de décisions en défaveur d’une alimentation saine vient de s’abattre. Monsanto, l’agro-industrie, les pontes de la FNSEA peuvent sabrer le champagne. La course à l’information a malheureusement tiré un trait trop rapidement sur ces évènements pourtant si importants. Alors que nous devrions être frappés d’indignation, le suppositoire est passé tout seul. L’habitude, sans doute. Mais que s’est-il passé en ce mois d’avril 2015 qui énerve autant que désespère ?

 

Au regard de l’information, avril 2015 semble un mois particulièrement tourmenté pour le monde de l’agriculture alternative, un secteur qui, s’il fallait le rappeler, fournit l’élément fondateur de la stabilité des sociétés : l’alimentation. Nous avons choisi de revenir sur certains titres d’actualité qui, fondamentalement, sont liés par leur nature. Ces évènements qui nous indignent démontrent une volonté désormais assumée par les institutions et leurs sbires d’encourager le triomphe du capitalisme de connivence aux airs de corpocratie industrielle.

Il n’y aura bientôt plus besoin de craindre un quelconque traité transatlantique. Il est pratiquement déjà là. Sa logique ayant gangréné les institutions, à force d’un lobbying aussi puissant qu’invisible. Le dernier rapport de Transparency International, qui lutte contre la corruption, est pourtant sans appel : les gouvernements et les institutions de l’Union Européenne sont minés par les lobbies qui influencent à leur profit les propositions de loi. Pas un seul des 19 pays et des trois institutions européennes étudiées ne serait à l’abri de leur influence, selon le rapport. Et pourtant, si on en croit les apôtres du modèle dominant, le danger viendrait du petit agriculteur bio…

Un second vigneron « bio » poursuivi en justice pour avoir refusé de polluer

Le magazine Basta ! révélait fin avril qu’un second vigneron « bio » était poursuivi en justice pour avoir refusé de traiter son vignoble avec un insecticide. Cet homme qu’on convoque au tribunal correctionnel pour refuser de polluer (alors que c’est proprement l’objectif de son activité), c’est Thibault Liger-Belair. On lui reproche de refuser d’effectuer des « mesures de protection des végétaux contre les organismes nuisibles » … En cause, la flavescence dorée. Bien que l’homme soit investi depuis 2013 dans un collectif de réflexion contre ce nuisible, notamment pour appliquer des méthodes alternatives et écologiques contre le parasite, pour les autorités, la chimie est la seule voie de la rédemption. L’homme regrette ce manque de nuance et ce parti pris manifeste d’un pouvoir en faveur des techniques pétrochimiques industrielles.

« Quand une loi est mal faite, cela ne nous pousse pas à la suivre. (…) Qu’on veuille protéger nos vignobles, oui, mais qu’on le fasse intelligemment et de manière mesurée » On vous invite naturellement à signer la pétition de soutien à Thibault Liger Belair, homme que vous pouvez apercevoir dans cet extrait du reportage choc « Insecticide Mon Amour » …

 

Mais ce « quasi fait divers » n’est qu’un exemple symbolique d’un logique plus large, appliquée au niveau de toute l’Europe.

 

19 OGM autorisés par l’U.E., dont 11 de Monsanto

Avril 2015, c’est aussi la date du feu vert donné par la Commission pour l’importation et la commercialisation de 19 organismes génétiquement modifiés (OGM). Une décision qui arrive comme un coup de massue, s’imposant de manière peu démocratique, alors que les États membres ne se sont pas encore mis d’accord sur une proposition de réforme leur permettant d’interdire ces fameux OGM sur leur territoire. Cette autorisation s’impose donc sans possibilité pour la France et d’autres pays de s’y opposer à ce jour.

Parmi ces OGM, 17 sont pourtant directement destinés à l’alimentation animale et humaine. Soja, maïs et colza, 11 d’entre eux viennent de la firme Monsanto. Les autres, des multinationales Dupont, Bayer et BASF. Les états n’arrivant pas à trouver un compromis, la Commission a imposé son feu vert qui prend application immédiatement, vaut pour dix ans et s’impose de force à tous les États. Triomphe des multinationales. La démocratie a plus que jamais des airs de corpocratie.

Que faire alors des états membres qui s’opposent aux OGM ? La Commission propose une autre réforme qui faciliterait l’importation d’OGM au niveau européen tout en offrant aux « anti-OGM » la possibilité de restreindre ou d’interdire ces biens sur leur territoire. Une demi-mesure dénoncée par les écologistes. En effet, l’Union Européenne étant une zone de libre circulation des biens, ces OGM pourront facilement se retrouver dans nos assiettes sans véritablement pouvoir s’en assurer. Par exemple, un porc gavé d’OGM en Espagne se retrouvera peut-être, sous forme de jambon, sur les étales des magasins parisiens.

Les États-Unis trouvent au contraire que la Commission ne va pas assez loin. Les USA estiment que ces produits sont sans risques sur base des avis scientifiques de l’Union européenne. Le lobbying forcené qui gravite autour des institutions n’est évidemment pas au centre des débats. Les multinationales du « transgène » applaudissent la décision. 40 demandes d’OGM supplémentaires attendent leur tour. À ce jour, 75 OGM sont autorisés à l’importation pour la commercialisation dans l’UE pour l’alimentation animale et humaine. Au delà de l’organisme modifié lui-même (et sa toxicité ou non), c’est tout le débat de fond sur les techniques de productions industrielles polluantes s’y rattachant (Round’up & cie.) qui passe à la trappe.

 

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Feu vert pour le brevetage du vivant en Europe. Les multinationales disent merci.

 

Qu’une plante OGM soit privatisable, on le comprend. Mais qu’une plante naturelle comme une carotte, une tomate ou une haricot soit brevetable, dont privatisée, c’est pour le moins étonnant. Et pourtant, courant avril 2015, l’Office européen des brevets (OEB) a octroyé à des multinationales plusieurs brevets pour des légumes naturels…

Techniquement, si l’on découvre un lien entre une séquence génétique existant naturellement dans une plante cultivée et un caractère particulier de cette plante, on peut devenir propriétaire de toutes les plantes qui expriment ce caractère. En pratique, des entreprises en possession de ces brevets peuvent désormais attaquer en justice les agriculteurs qui cultivent des plantes sous brevets sans autorisation ou paiement d’une redevance spéciale. Vous voulez planter des tomates dans votre champ ? Il faudra payer une taxe, pas à l’état pour financer des hôpitaux ou des écoles, mais bien à un acteur privé comme Monsanto.

Un article publié sur TV5 Monde précise que plus de mille demandes de brevets de plantes dites « classiques » ont été effectuées par les industriels. Christine Noiville, présidente du Haut Conseil des biotechnologies, docteur en droit et directrice de recherche au CNRS explicite le mécanisme de privatisation du vivant : « Par cette décision, la Grande Chambre de Recours de l’Office Européen des Brevets confirme que l’entreprise peut bien obtenir un monopole temporaire sur le brocoli dit « anti cancer » et, au-delà, sur le caractère « anti cancer » lui même, tel qu’il pourrait être intégré dans n’importe quel autre type de plante. Donc les sélectionneurs, voire les agriculteurs, qui produiraient des plantes possédant ce caractère breveté seraient astreints à payer une redevance à l’entreprise détentrice du brevet. »

 

vieux choux

 

Malgré ces exemples accablants d’une main mise toujours plus ouverte des monopoles industriels sur le vivant et l’alimentation, certaines figures publiques manifestent ouvertement un soutien inconditionnel à l’agriculture « moderne » triomphante. Ce fut notamment le cas d’une intervention de Sylvie Brunel dans le journal Le Monde fin avril 2015. La logique ultra-libérale étant au centre du discours : l’air, l’eau, le vivant, tout doit appartenir à quelqu’un, si possible aux possédants, qui à ce jour sont représentés par une poignées d’industriels et d’entreprises transnationales.

 

L’intervention hallucinante de Sylvie Brunel dans le journal Le Monde.

Comme pour clôturer un mois bien terne en matière de décisions en faveur d’un système inique, il convient de citer cet article à peine croyable publié le 28.04.15 sur lemonde.fr. Sylvie Brunel, désormais citée dans les tribunes de la FNSEA, livre un torchon de complaisances envers les multinationales et les lobbies agro-industriels, donnant la nausée à ceux qui luttent sur le terrain (et on sait à quel point c’est difficile) pour le développement d’une agriculture alternative et responsable.

Dans un ton conservateur assumé, voire réactionnaire, sans le moindre chiffre, ni source, ni argument, Mme Brunel nous sert un discours éminemment consensuel dont il est permis, à sa lecture, d’émettre un sérieux doute sur la neutralité intellectuelle de son auteur. Concentré d’arguments d’autorité, l’article balaye de la main toute opposition, toute nuance, reléguant les critiques (fussent-ils universitaires, grands chefs cuisiniers, agronomes ou paysans) à des « extrémistes verts » qui, par leur promotion du local, de l’artisanal et du biologique, représenteraient un danger majeur pour la France, sa Sainte Croissance et ses industries triomphantes.

Sylvie Brunel s’en prend d’une traite, telle l’incarnation d’une armada de lobbyistes, aux végétariens, aux zadistes, aux anti-OGM, aux producteurs sans intrants chimiques et aux critiques de la logique productiviste. Traduisez : « Vive la Croissance. CQFD. Vous pouvez rentrer chez vous. » Pourtant, avec plusieurs grands prix et une belle expérience dans l’humanitaire, Mme Brunel avait su faire patte blanche jusqu’en 2008 où elle publie un pamphlet contre le développement durable, critiquant les ONG et les écologistes qu’elle décrit comme des fanatiques religieux adeptes de gadgets « éco-responsables » ! On croit rêver.

Sans la moindre démonstration scientifique, elle impose l’idée que la nature est dangereuse et que l’homme doit la dompter par des process modernes industriels. Les alternatives écologiques seraient, au contraire, signes de régression. Il ne faudrait surtout pas manger moins de viande. Il n’existerait pas d’alternatives écologiques efficaces et celles-ci nous plongeraient dans la pauvreté. L’agriculture biologique, quant à elle, est affublée de pratique religieuse, trop chère et mauvaise pour la planète. Vient ensuite la promotion des semences génétiquement modifiées car de toute façon « Resemer…le paysan peut le faire, mais il ne le souhaite pas ! » nous dit-elle. Monument d’obscurantisme, il faut la croire sur parole alors que le plus grand mouvement paysans international, la Via Campesina (représentant environ 200 millions de paysannes et de paysans), se bat pour que les paysans conservent le droit de replanter leurs semences !

Sylvie Brunel conclut par un appel à soutenir les paysans, non pas locaux, ni biologiques, mais bien agro-industriels de type Mille Vaches car « ce sont eux qui tiennent notre avenir entre leurs mains« … Une valse de non-arguments d’un gout douteux que l’ont pourrait entendre dans la bouche d’un ponte du CAC40.

 

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En substance, on retiendra de ce discours autant que de l’actualité : vive Monsanto, vive l’industrie, vive la pétrochimie, à mort les écologistes. On en revient à notre bon vieux Thibault Liger Belair, attaqué pour son engagement en faveur d’une agriculture plus juste, crucifié en place publique par la rhétorique de « quelques Sylvie Brunel ». Sauvez la France, mangez du Tricatel et ne posez pas de questions, un terroriste vert sommeille peut-être en vous.

Heureusement, le même jour, on pouvait également lire dans Le Monde une tribune sérieuse et argumentée en faveur d’une transition vers une agriculture éco-responsable : Pour une nouvelle transition alimentaire de Christian Rémésy, nutritionniste, directeur de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique. Lui aussi, probable terroriste vert…


Source : rfi.fr / lefigaro.fr / information.tv5monde.com / wikipedia.org/wiki/Sylvie_Brunel / Imagine à la une Banksy

 

 

Source : https://mrmondialisation.org

 

 

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 22:26

 

Source : http://www.levif.be

 

 

"Les patrons des multinationales prennent insidieusement le pouvoir, sans aucune légitimité et sans devoir rendre de comptes à personne"

05/05/15 à 15:03 - Mise à jour à 15:03

Source : Le Vif/l'express

 

 

Toute sa vie est un combat. A 80 ans, Susan George, présidente d'honneur d'Attac, n'a rien perdu de sa capacité de révolte. Avec l'arme des mots et de la précision, et son indéfectible accent de l'Ohio, elle milite contre les ravages du système néolibéral et pour un monde moins injuste. Auteur de nombreux livres engagés, la chercheuse franco-américaine dénonce, dans son dernier ouvrage (1), les patrons des multinationales, ces "usurpateurs" qui, avec leurs lobbyistes, prennent insidieusement le pouvoir de la planète, sans aucune légitimité démocratique et sans devoir rendre de comptes à personne. Leur cheval de Troie actuel : le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP, en anglais) qui se négocie confidentiellement entre les Etats-Unis et la Commission européenne. Les flèches décochées par Susan George font mouche.

"Les patrons des multinationales prennent insidieusement le pouvoir, sans aucune légitimité et sans devoir rendre de comptes à personne"

Susan George, présidente d'honneur d'Attac. © Renaud Callebaut

 

Le Vif/L'Express : "Les entreprises transnationales sont devenues la première puissance collective mondiale, loin devant les Etats qui leur sont souvent inféodés", écrivez-vous dans Les Usurpateurs. N'est-ce pas un effet de la mondialisation ?

 

Susan George : Certainement. Je n'aurais pas pu écrire cela il y a trente ans. Les entreprises se sont mondialisées beaucoup plus vite que les citoyens, surtout depuis la chute de l'empire soviétique, qui leur a ouvert les portes du monde entier. Elles se sont organisées sur une base collective à partir du début des années 1990, avec la naissance de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui leur a donné de nouveaux horizons en matière de libre-échange. Elles ont d'ailleurs été très influentes dans les négociations de l'OMC. Sans l'insistance de groupes comme American Express ou Citicorp, l'OMC n'aurait probablement pas vu le jour.

 

Les gouvernements sont-ils complices de la montée en puissance des multinationales ?

 

Ils ont laissé faire. Complices ? Je ne veux pas suggérer qu'il y ait des complots ni une corruption à grande échelle des gouvernants. C'est plus subtil que ça. Le néolibéralisme a instauré un climat favorable aux entreprises : c'est en fonction des besoins du marché qu'on gouverne. Aujourd'hui, de plus en plus de gens sont nés dans ce contexte idéologique, sans avoir vécu les Trente Glorieuses. Ils ne connaissent que cette mentalité-là.

 

Dans votre livre, vous épinglez le sommet de Davos ainsi que son Initiative de restructuration mondiale. C'est quoi ce programme ?

Le Global Redesign Initiative (GRI), en anglais, part du constat que les Etats sont devenus inefficaces, qu'ils ne peuvent pas régler les problèmes mondiaux, contrairement aux entreprises transnationales qui sont partout, qui disposent de ressources et de relais dans de nombreux pays et qui sont unies. Ce programme GRI de Davos réunit 1 600 experts, répartis en 46 Conseils de l'agenda mondial traitant de tous les sujets imaginables pour mieux réfléchir à une gouvernance mondiale. D'ici à cinq ans, on ne songera même plus à chercher des solutions pour résoudre les problèmes mondiaux sans la présence de grandes entreprises.

 

Pourquoi parlez-vous de la "classe Davos" ?

 

Parce que ceux qui fréquentent Davos ont tous les attributs d'une classe sociale, partageant les mêmes codes, les mêmes lieux de villégiature, les mêmes écoles élitistes... C'est une classe nomade, très influente, avec beaucoup de cohésion. L'aristocratie moderne. Une aristocratie qui, pour la première fois dans l'Histoire, est internationale. Le réseau des têtes couronnées européennes, lui, s'arrêtait aux frontières du Vieux Continent.

 

Le monde des affaires est-il un milieu que vous connaissez et que vous fréquentez ?

 

Je suis née dans l'Ohio, à Akron, un des principaux centres mondiaux du caoutchouc. Mon père était assureur. Il fréquentait les patrons de Goodyear, de Goodrich et tous les PDG de la ville. Je connais bien les codes de ces gens-là. Je sais comment ils fonctionnent.

 

Votre combat actuel est celui du TTIP, le Transatlantic Trade and Investment Partnership. Pourquoi parlez-vous de "stratégie Dracula" en évoquant ce partenariat entre les Etats-Unis et l'Europe ?

 

La "stratégie Dracula" consiste à exposer le vampire à la lumière du jour, insupportable pour lui. Les négociations en cours du TTIP sont très confidentielles, aussi secrètes que celles de l'Accord multilatéral sur l'investissement (AMI), au milieu des années 1990, qui est finalement mort lorsqu'il a été exposé en plein jour par ses détracteurs. Les parlementaires européens n'ont pratiquement aucun droit de regard sur les négociations du TTIP. Seuls les membres de la commission Commerce international ont déjà pu se rendre dans une pièce fermée, consulter les documents qu'on veut bien leur montrer, sans prendre de notes ni faire de copies.

 

Qu'est-ce qui vous gêne tant dans le TTIP ?

Il s'agit d'un véritable coup d'état des entreprises transnationales contre les gouvernements. Leur but est d'arriver à fixer elles-mêmes les normes en matière de santé publique, d'agroalimentaire, de fiscalité, de commerce.... En outre, les bons de croissance promis par les négociateurs sont remis en cause. Un chercheur de la Tufts University, près de Boston, a calculé, en se basant sur les critères économiques de l'ONU, que le TTIP dépossèderait l'Europe de 600 000 emplois. Les PME ont tout à y perdre également. Elles commencent d'ailleurs à réagir.

 

La convergence des réglementations, prônée par le TTIP, n'est-elle pas inéluctable avec la mondialisation ?

Je ne vois pas pourquoi on devrait accorder la réglementation européenne avec celle d'un pays qui, depuis cinquante ans, n'a interdit que 12 produits chimiques nouveaux, alors que l'UE en a mis 1 200 à l'index. Je suis Américaine d'origine, mais je préfère vivre, manger et me laver en Europe, où les consommateurs sont mieux protégés. Ce qui sépare Américains et Européens, c'est le principe de précaution. Aux Etats-Unis, il faut prouver scientifiquement de manière absolue la dangerosité d'un produit pour l'interdire. En Europe, la charge de la preuve incombe aux entreprises qui doivent établir que leur produit n'est pas dangereux. Que va devenir ce principe de précaution avec le TTIP ?

 

Dans ces négociations, les Etats-Unis ont plus à y gagner que les Européens ?

Bien sûr, sauf sur les produits financiers qu'ils essaient d'ailleurs d'exclure des négociations... On se demande vraiment pourquoi les Européens se sont engouffrés là-dedans. Sans doute parce que la très influente European Round Table (ERT), un groupe de lobbying qui rassemble les patrons des 50 plus grosses multinationales européennes, le veut.

 

Vous fustigez en particulier les tribunaux d'arbitrage privés. Pourquoi ? Cela existe déjà.

 

Absolument. Cela s'est fort développé en catimini ces vingt dernières années. On compte actuellement 3 268 traités internationaux qui comportent une clause d'arbitrage privé. A l'origine, c'était surtout pour permettre à une entreprise de se défendre contre un Etat peu démocratique, dont la justice était corrompue. Mais aujourd'hui, les arbitrages concernent de plus en plus les pays développés démocratiques. Exemple : il y a deux ans, le suédois Vattenfall, troisième fournisseur d'électricité en Allemagne, a réclamé 4,7 milliards d'euros à la République fédérale suite à l'abandon du nucléaire. L'affaire est en cours. Les bureaux d'avocat ont compris qu'ils pouvaient se faire beaucoup d'argent avec ce système. Ils se frottent encore plus les mains avec le TTIP qui, en prévoyant un mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats, risque de faire exploser le nombre d'arbitrages.

 

Est-ce si inquiétant ?

Mais oui. Qu'est-ce qui empêcherait une entreprise américaine de faire un procès à un pays européen qui aurait décidé d'augmenter le salaire minimum, en arguant que ça affecte ses bénéfices ? Ce genre de procès à sens unique - car seules les entreprises peuvent attaquer - aurait une influence considérable sur le pouvoir législatif des Etats qui réfléchiraient à deux fois avant de prendre des décisions pourtant bonnes pour les citoyens. Précisons que les dédommagements imposés aux Etats se chiffrent souvent en milliards et sont épongés, au final, par les contribuables.

 

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ne s'est-il pas prononcé contre ces tribunaux privés ?

 

Juncker a fait beaucoup de promesses pendant la campagne électorale. Va-t-il les tenir ? Il avait promis d'obliger les lobbies européens à s'inscrire dans le registre de Transparence. Mais il a déjà cédé du terrain sur les délais et les groupes concernés.

 

Il y aura tout de même un débat parlementaire sur le TTIP...

Ce n'est pas certain. Des juristes me disent que si les négociateurs américains et européens trouvent un accord, le partenariat transatlantique peut être mis en application de manière provisoire. Et le provisoire peut durer longtemps, à savoir tant qu'aucun Etat ne le remet en cause. Tout sera fait pour éviter un débat parlementaire, parce qu'on sait qu'au Parlement, le TTIP sera malmené. Même au sein du SPD allemand, des voix s'élèvent désormais pour critiquer des points comme l'arbitrage privé.

 

Dans la précédente Commission, Karel De Gucht a-t-il joué un rôle important dans les négociations sur le TTIP ?

C'était le néolibéral de service, le paillasson des entreprises transnationales. Il ne faisait preuve d'aucune objectivité. Il était très militant pour le partenariat, comme s'il s'agissait de la plus grande découverte depuis l'Amérique par Christophe Colomb. Tiens, où en est son procès en Belgique pour cette fraude fiscale de 900 000 euros ?

 

Quelle est l'ampleur de la mobilisation contre le TTIP ?

Un million et demi de signatures contre le partenariat ont déjà été récoltées. Or, il en faut un million pour ouvrir une Initiative citoyenne européenne (ICE). L'ICE est un droit d'initiative politique, instauré depuis le traité de Lisbonne, qui oblige la Commission à présenter une proposition législative. La Commission a refusé notre demande d'ICE qui visait à annuler son mandat de négociation pour le TTIP. Sa justification : elle ne négocie pas de sa propre initiative, mais sur mandat du Conseil européen, donc des Etats membres. Pour nous, il s'agit d'un simulacre. Le mandat de la Commission a prétendument été rédigé sur la base du rapport d'un groupe de travail de haut niveau. Or il est impossible de savoir qui composait ce High Level Group. C'est un mystère total. Un de plus. Mais nous ne baissons pas les bras. Nous avons saisi la Cour de justice européenne. Le 18 avril, il y aura une journée internationale, avec des actions de rue, des colloques, etc. Et nous arriverons bientôt à deux millions de signatures.

 

Il y a encore beaucoup de gens qui ne connaissent pas le TTIP...

Vrai, mais le travail d'information commence à porter ses fruits. Récemment, j'étais à Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, pour y donner une conférence. Il y avait 400 personnes dans la salle. Ce n'est pas mal pour une ville de 30 000 habitants. Et elles ne sont pas venues pour me voir, mais parce que le sujet les interpellait. La grande presse parle de plus en plus du sujet. C'est bon signe aussi. Plusieurs communes, en France ou en Belgique, ont voté une motion pour se déclarer hors TTIP. Bref, ça commence à mousser.

Vous vous définissez comme une chercheuse militante. C'est-à-dire ?

Je mets mon travail de recherche au service des mouvements sociaux, en étudiant les riches. J'ai toujours travaillé sur le pouvoir, car ce ne sont pas les gueux, comme on disait sous la Révolution, qui sont la cause de leur malheur.

 

Que devient le mouvement altermondialiste ? On a l'impression qu'on en entend moins parler.

On parle moins des altermondialistes parce qu'ils font partie des meubles. Attac continue tout de même à remporter de belles victoires. Récemment, la Société générale a renoncé au financement d'une immense mine de charbon en Australie, grâce à une campagne d'Attac. Le mouvement altermondialiste s'est stabilisé. Il fonctionne de plus en plus en coalition avec d'autres mouvements sociaux, surtout au niveau européen. Le combat contre le TTIP en est un des meilleurs exemples. Grâce à Internet, cette collaboration va désormais de soi. Nous aussi, nous devenons transnationaux.

 

(1) Les Usurpateurs. Comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir, par Susan George, éd. Seuil, 192 p.

SUSAN GEORGE EN 5 DATES

  • 1934 Naissance le 29 juin à Akron, en Ohio.
  • 1976 Publie son premier livre à succès Comment meurt l'autre moitié du monde.
  • 1994 Acquiert la nationalité française.
  • 1999 Devient vice-présidente d'Attac France.
  • 2012 Participe à la création du collectif Roosevelt, avec Stéphane Hessel, Edgard Morin et Michel Rocard.

 

 

Source : http://www.levif.be

 

 

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 22:13

 

Source : http://www.numerama.com

 

Publié par Guillaume Champeau, le Mardi 05 Mai 2015
 

Loi Renseignement : Altern.org quitte la France pour la Norvège

 

Altern.org a choisi sa destination. Après avoir fait un comparatif mondial des pays qui protègent le mieux les libertés, qui assurent le mieux le développement humain et qui offrent le meilleur accès à internet, le fondateur de l'un des pionniers du web français a décidé de poser ses serveurs en Norvège.

 

Les boîtes noires qui se proposaient d'espionner l'activité de ses clients (et de leurs clients) grâce à des algorithmes n'étaient pas à son goût. L'hébergeur français Altern.org, qui avait annoncé dès le 17 avril dernier son intention de déménager en réaction au projet de loi Renseignement, a fait son choix. Sur son blog personnel, le fondateur d'Altern.org, Valentin Lacambre, a annoncé que les serveurs seraient déménagés en Norvège :

"A la recherche d’un pays d’accueil plus favorable à l’internet que la France d’après son Patriot Act pour héberger altern.org, j’ai fait mes courses", raconte Valentin Lacambre. Celui qui fut également à l'origine de Gandi.net a agrégé les classements mondiaux réalisés par Reporters Sans Frontières (pour le niveau de liberté de la presse), par les Nations Unies (pour le niveau de développement humain) et par le fournisseur de services de distribution de contenus Akamai (pour le débit internet moyen par pays), et c'est la Norvège qui est arrivée en tête devant trois autres pays nordiques, les Pays-Bas, le Danemark, et la Suède.

Rappelons que la France est le seul pays de l'Union européenne, et l'un des seuls pays du Conseil de l'Europe (avec la Russie et la Turquie) à avoir été placé dans la liste des "pays sous surveillance" par Reporters Sans Frontières en 2012, dans son rapport sur les pays "ennemis d'internet" (.pdf). La loi sur le renseignement ne va certainement pas l'aider à sortir de ce triste classement, bien au contraire.

Outre Altern.org, d'autres hébergeurs comme EU.org ont annoncé leur intention de déménager. De plus gros acteurs se sont montrés en revanche convaincus par les promesses gouvernementales de mise en oeuvre limitée des boîtes noires, comme OVH, tandis que Gandi a annoncé qu'il donnerait désormais la priorité à son développement à l'étranger.

La décision d'Altern.org n'aura strictement aucune incidence économique pour la France, n'ayant plus qu'une activité anecdotique depuis une première fermeture en 2000. Mais sur le plan symbolique, c'est l'un des plus anciens acteurs du web français qui quitte ainsi la France. Le service était né en 1992.

 

 

 
 
 

 

 

 

Source : http://www.numerama.com

 

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