Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 17:11

 

 

Source : www.marianne.net

 

 

Quand Macron était à la fois fonctionnaire et banquier

Jeudi 23 Octobre 2014 à 12:30

 

Journaliste économique à Marianne En savoir plus sur cet auteur

 

Emmanuel Macron devra-t-il bientôt s'expliquer sur sa "phobie administrative" ? "Marianne" n'a trouvé aucune trace de l’arrêté ministériel officialisant sa "mise en disponibilité" de l'Etat pour aller travailler chez Rothschild. Son cabinet explique que ce serait désormais l’usage du côté de l’Inspection générale des finances. Etonnant : Macron ne serait donc pas seul à aller grenouiller dans le privé en toute discrétion ?

 

Poree Audrey-POOL/SIPA
Poree Audrey-POOL/SIPA
«J’ai quitté l’Etat pendant quatre ans, je suis revenu, j’ai été mis en disponibilité et j’ai réintégré la fonction qui était la mienne ». Pour mettre fin aux polémiques sur l’absence de rachat de sa « pantoufle » (le fait pour un fonctionnaire parti dans le privé de rembourser sa formation), Emmanuel Macron livrait sur France Inter, le 16 octobre dernier, cette précision (voir vidéo ci-dessous). Problème : Marianne a fouillé dans le Journal officiel, et jusqu’au au sein des Bulletins officiels des ministères, et n'a trouvé nulle trace de l’arrêté ministériel officialisant cette « mise en disponibilité ».

 

 

Ce nouveau cas de phobie administrative n’est pas sans conséquence : un texte sans publication au JO n’a pas d’existence légale. Et comme le montre notre enquête, cela induit qu’Emmanuel Macron a été continuellement fonctionnaire depuis sa sortie de l’ENA, même lorsqu’il a officié quatre ans au sein de la banque Rothschild.
 
Interrogé par Marianne, Jacques Arrighi de Casanova, président adjoint de la section du contentieux du Conseil d’Etat et membre de la commission de déontologie de la fonction publique nous expliquait d’ailleurs qu’« il est absolument impossible de quitter l’inspection des Finances pour partir dans le privé sans qu’un arrêté soit publié au JO ».
 
Contacté à plusieurs reprises lors de notre enquête, le cabinet de Macron nous a fait savoir, après le bouclage des pages de notre magazine, que l’Inspection générale des finances ne publiait plus les arrêtés ministériels concernant les carrières de ses membres.
 
Voilà qui est étonnant. Le cadre légal permettant aux hauts fonctionnaires de pantoufler a déjà été tordu dans tous les sens, si bien que cette pratique consistant à aller grenouiller dans le privé passe aujourd'hui pour ordinaire… Désormais, cela irait donc plus loin. Les inspecteurs des finances, cette caste de la haute administration, s’affranchissent et s’autonomisent à un point tel qu'ils n'ont même plus à faire savoir leurs pantouflages ! Pourtant, chaque citoyen devrait pouvoir se faire une idée de qui fait quoi et où ?

 

 

Quand Macron était à la fois fonctionnaire et banquier




>>> Retrouvez l'intégralité de notre enquête dans notre numéro en vente en kiosques à partir de vendredi 24 octobre au prix de 3 €. Vous pouvez le consulter dès aujourd'hui, jeudi midi, sur notre liseuse WebiOS  et Androïd, en découvrant nos offres d'abonnement numérique et intégral.

 

 

 

 

Source : www.marianne.net

 

 

 

 


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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 16:33

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

Jacques Généreux (Parti de gauche): «Il faut violer les traités européens!»

|  Par Hubert Huertas et martine orange

 

 

 

« Ce sont des imbéciles heureux ! Ils croient que dans un pays en récession, le seul moyen de redémarrer, c’est de relancer la compétitivité. » L’économiste Jacques Généreux, membre du Parti de gauche, est l’invité du vingt-huitième numéro d’Objections. Alors que les chefs d'État sont réunis à Bruxelles, il estime que la France doit « désobéir »« Le seul moyen de faire bouger l’Europe. »


 

Jacques Généreux a longtemps cheminé à l'aile gauche du Parti socialiste. Avant de rompre, et de participer à la fondation du Parti de gauche. Avec son regard bleu, son ton calme, et son sourire aimable, il est moins explosif que Jean-Luc Mélenchon, mais aussi implacable, si ce n’est plus, avec le gouvernement et le président de la République.

Au moment où l’Assemblée vote le budget dans un contexte de récession, où trente-neuf "frondeurs" se sont abstenus, où Martine Aubry est sortie du bois, où l’Europe réfléchit à une politique de relance, et où Manuel Valls en appelle à oublier "les totems" de la gauche, Jacques Généreux « explique l’économie à tout le monde » (c'est le titre de son vingt-deuxième livre), et répond aux questions de Mediapart.

Que pense-t-il de la volonté affichée par Emmanuel Macron de "briser les tabous" ? « Toutes les sociétés humaines, sauf depuis trente ans, ont freiné la liberté donnée à l’argent de faire ce qu’il veut, parce que, si on libère cette force, la rivalité prédatrice qui se déchaîne dans les jeux d’argent détruit toute la société. Ce tabou est l’une des clés fondamentales sur lesquelles repose notre société, et c’est cela qu’ils veulent briser. »

La politique de Manuel Valls ? « On est passé d’une politique stupide à une autre politique stupide. La première (à partir de 2012) pratiquait la rigueur par la hausse massive des impôts en rêvant à la croissance. La croissance ne pouvait pas venir. Alors le grand tournant initié par Manuel Valls a consisté à reporter la réduction des déficits, mais à promettre en échange à Bruxelles qu’on réduirait la dépense publique pour financer la baisse du coût du travail. Or la politique de l’offre ne peut pas relancer la machine en période de stagnation. Les entreprises amélioreront leur rentabilité mais n’investiront pas. Sur quel marché pourraient-elles investir dans une économie en panne ? »

La sortie de Martine Aubry : « Nous sommes d’accord avec son diagnostic, puisque c’est le nôtre, et ravis que cette grande voix valide tout ce que nous disons depuis longtemps. Mais elle ne va pas assez loin quant aux remèdes, notamment sur l’Europe. »

Quel serait ce remède ? « Il faut ouvrir une crise. Il n’y a pas d’autre moyen pour que ça bouge. L’Union européenne ne sera réformée que lorsqu’elle s’effondrera dans sa forme actuelle. Il faut qu’un grand pays, la France par exemple, décide de désobéir radicalement. Il faut violer les traités européens. Si nous ne provoquons pas un choc de ce type, nous aurons un choc d’un autre type, une grande catastrophe financière, ou une grande catastrophe politique avec la montée des fascismes… »

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 


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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 16:12

 

 

Source: www.bastamag.net

 

 

 

ça bouge ! Logiciel libre

Framasoft lance une ambitieuse campagne pour dégoogliser Internet

par Rédaction 21 octobre 2014

 

 

 

 

Framsoft s’attaque aux géants de la Silicon Valley. L’association qui promeut logiciel et culture libres vient de lancer une grande campagne de dons afin de poursuivre le développement de ses outils. Objectif : proposer des services alternatifs aux applications de Google (et d’autres), qui « menacent nos vies numériques ». Basta ! relaie son appel.

Avec ses services (GMail, YouTube, Google Docs…) envahissant la toile, ses brevets sur l’électronique, la robotique et le vivant, la deuxième capitalisation boursière au monde qu’est Google devient le symbole de ces sociétés qui exploitent les données et activités des internautes. L’association Framasoft, qui œuvre depuis 12 ans à l’éducation populaire pour le logiciel et la culture libre, se lance dans un défi audacieux : offrir des alternatives sans publicité ni but lucratif.

« Nous proposons déjà au grand public des alternatives libres, éthiques, décentralisées et solidaires. Des applications web telles que Framapad (pour écrire un document à plusieurs, comme Google Docs) ou Framadate (sondages à la “Doodle” pour décider d’une date de réunion) qui en respectant les données de nos utilisateurs, connaissent un succès exponentiel, nous explique Simon Giraudot, secrétaire de l’association Framasoft. Mais il faut aller plus loin, car les internautes aspirent à plus de respect et de protection de leur vie privée. Nous venons d’ouvrir Framasphère, un accès au réseau social Diaspora qui est une alternative à Facebook, et avons déjà plus de 2000 inscriptions. Sur trois ans, nous souhaitons pouvoir proposer des alternatives concrètes et simples d’utilisation à Google Books, Dropbox, Skype, Twiter… voire YouTube et GMail ! »

Le secret de Framasoft, c’est l’utilisation de logiciels libres, des logiciels au code ouvert que chacun peut corriger, surveiller et améliorer.

« Nous ne sommes pas une entreprise mue par le profit, nous rappelle Simon Giraudot. Nous sommes une association soutenue par le travail de bénévoles actifs et financée principalement par les dons. Avec un budget équivalent à 2,27 secondes du chiffre d’affaires annuel de Google, nous arrivons déjà à proposer des services utilisés par des dizaines de milliers de personnes, associations, écoles, syndicats… Si le public nous suit dans cette campagne de dons, nul doute que nous pourrons aller beaucoup plus loin. »

Avec sa charte définissant sa vision des services LEDS (Libres, Éthiques, Décentralisés et Solidaires), et son site www.degooglisons-internet.org évoquant le petit village gaulois résistant à l’envahisseur romain (ici représentés par Google, Amazon, Facebook, Apple ou Microsoft), Framasoft entend susciter l’adhésion à son projet. Celui de revisiter, à l’ère du numérique, un affrontement biblique : le logiciel libre contre Googoliath.

A lire sur Basta ! :
- L’univers de la culture libre et non-marchande a sa galaxie : Framasoft

 


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Source: www.bastamag.net

 

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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 16:05

 

Source : www.acatfrance.fr

 

 

Deux ans de prison pour avoir dénoncé sa torture

 

 

Lundi 20 octobre, la cour d’appel de Tanger a condamné à deux ans de prison ferme Wafaa Charaf, une militante du mouvement du 20 février et de l’AMDH accusée d’allégation mensongère de torture. Une façon d'imposer la loi du silence.
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Le 22 / 10 / 2014

Lundi 20 octobre, la cour d’appel de Tanger a condamné à deux ans de prison ferme Wafaa Charaf, une militante du mouvement du 20 février [1] et de l’AMDH [2] accusée d’allégation mensongère de torture. Selon l’ACAT, les autorités marocaines, qui affirment qu’elles luttent activement contre la torture, tentent dans les faits d’imposer la loi du silence en poursuivant les victimes.

Selon Hélène Legeay, responsable Maghreb et Moyen-Orient à l’ACAT, « Le Maroc fait preuve d’une hypocrisie effarante. En façade, il communique sur l’organisation, le mois prochain, du Forum mondial des droits de l’homme avec une place importante réservée aux problématiques de torture et de justice. Dans l’arrière-scène, il poursuit les personnes qui disent avoir été victimes de torture. Sous couvert de lutte contre l’impunité, Rabat entend perpétuer l’omerta. »

Le 27 avril 2014, Wafaa Charaf a participé à Tanger à une manifestation de soutien à des syndicalistes licenciés. En rentrant chez elle, elle a été enlevée par deux hommes qui lui ont bandé les yeux et l’ont embarquée de force dans une voiture et conduite en dehors de la ville. Pendant plusieurs heures, ils l’ont frappée, insultée et menacée en évoquant ses engagements politiques. Puis ils l’ont abandonnée sur place. Elle est allée faire constater ses blessures par un médecin et, le 30 avril, a porté plainte contre X pour torture et enlèvement auprès du procureur de Tanger. Cela lui a valu d’être arrêtée le 8 juillet dernier, placée en détention provisoire et poursuivie pour dénonciation calomnieuse et outrage à agent.

En dissuadant ainsi les victimes de porter plainte, le Maroc se rend coupable d’une violation flagrante de l’article 13 de la Convention contre la torture, selon lequel l’Etat doit garantir aux victimes le droit de porter plainte [3].

L’ACAT est aussi poursuivie devant la justice marocaine pour dénonciation calomnieuse alors que les plaintes pour torture qu’elle a déposées aux côtés de plusieurs victimes sont sérieuses et circonstanciées.

Le 4 mars 2014, le Maroc s’est joint au Chili, au Danemark, au Ghana et à l’Indonésie pour lancer l’initiative mondiale pour la ratification de la Convention contre la torture. Cette initiative, saluée par l’ACAT, doit se traduire par des actes. Au même moment, le royaume chérifien multipliait les mesures de rétorsion à la suite de la convocation par la justice française du patron de la DST marocaine concernant des plaintes pour torture déposées par l’ACAT et plusieurs victimes.

Selon Hélène Legeay, « Avant d’appeler les autres pays à ratifier la Convention contre la torture, le Maroc devrait balayer devant sa porte, en s’assurant que ce texte, ratifiée par le pays en 1993, soit appliquée. »

Le 23 juillet, Oussama Hassan, autre militant de l’AMDH et du mouvement du 20 février, a été condamné à trois ans d’emprisonnement et 10 000 dirhams d’amende lui aussi pour dénonciation calomnieuse pour avoir dénoncé les tortures qui lui ont été infligées par des inconnus à l’issue d’une manifestation à laquelle il venait de participer, le 2 mai dernier.

Contact presse :

Pierre Motin, 01 40 40 40 24 / 06 12 12 63 94 pierre.motin@acatfrance.fr  

Notes aux rédactions :

  • [1] Dans le sillage des mouvements sociaux nés du Printemps arabe, des protestataires marocains venant de différentes tendances idéologiques, mais partageant les revendications pour plus de démocratie et la fin de la corruption se sont fédérés au sein du « Mouvement du 20 février » et ont organisé à partir de cette date une série de manifestations pacifiques dans plusieurs villes du pays.
  • [2] Association marocaine des droits humains
  • [3] Selon l’article 13 de la Convention contre la torture, « Tout Etat partie assure à toute personne qui prétend avoir été soumise à la torture sur tout territoire sous sa juridiction le droit de porter plainte devant les autorités compétentes dudit Etat qui procéderont immédiatement et impartialement à l'examen de sa cause. Des mesures seront prises pour assurer la protection du plaignant et des témoins contre tout mauvais traitement ou toute intimidation en raison de la plainte déposée ou de toute déposition faite. »

 

 

Source : www.acatfrance.fr

 

 

 

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Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 15:57

 

Source : www.leparisien.fr

 

 

Hong Kong: sur Facebook, des fonctionnaires disent leur soutien aux manifestants

Publié le 23.10.2014, 08h36

 

 

Des manifestants prodémocratie protègent une barricade dans le quartier de Mongkok, le 22 octobre 2014 à Hong Kong

Des manifestants prodémocratie protègent une barricade dans le quartier de Mongkok, le 22 octobre 2014 à Hong Kong | Philippe Lopez

Des de Hong Kong ont exprimé en nombre sur leur soutien aux manifestants prodémocratie, vent debout contre le refus de Pékin d'accorder des libres à l'ancienne colonie britannique.
Des agents de plusieurs administrations -- dont les services de communication du gouvernement local, la police et la justice -- ont publié des photos de leur carte d'identité professionnelle en prenant soin de dissimuler leur nom.

Un petit texte écrit par un policier en chinois a recueilli près de 6.000 "J'aime" et a été partagé 600 fois. Il indique: "Mon corps est dans l'estomac de la bête mais mon coeur est avec le peuple".
Pas moins de 1.300 fonctionnaires ont par ailleurs fait paraître une tribune dans le journal Ming Pao pour désavouer leurs syndicats qui avait critiqué les manifestants en début de semaine.
Installés depuis près d'un mois en plusieurs points de la ville, et en particulier autour du siège du gouvernement, les manifestants, défendent-t-ils, ont respecté "le principe (d'expression) pacifique et non-violente".
Un sondage de l'Université chinoise de Hong Kong a montré mercredi que malgré l'irritation de nombreux habitants affectés par les blocages et la perturbation des transports depuis le 28 septembre, le soutien de l'opinion publique aux manifestants est plus marqué qu'il y a un mois, avec un taux d'approbation de 38% contre 31%.
Elu par un comité pro-Pékin, le chef de l'exécutif hongkongais, Leung Chun-ying, concentre sur son nom une grande partie de la colère des manifestants. Ces derniers exigent l'instauration du suffrage lors de la prochaine élection générale en 2017. La Chine a accepté le principe du vote pour tous tout en gardant le contrôle des candidatures.

 

Source : www.leparisien.fr

 

 

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Jeudi 23 octobre 2014 4 23 /10 /Oct /2014 23:18

 

 

Source : www.lemonde.fr


 

GDF Suez : la CGT dénonce la retraite chapeau à 21 millions d'euros de son président

Le Monde.fr avec AFP | 23.10.2014 à 19h21 • Mis à jour le 23.10.2014 à 21h16

 
 

 

Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez, dans son bureau à la Défense, le 17 mai 2013.

 

La Confédération générale du travail (CGT) de GDF-Suez demande, jeudi 23 octobre, des « comptes » au groupe concernant les modalités de retraite du président du groupe, Gérard Mestrallet.

Le syndicat réagit à la parution d'un article dans Le Canard enchaîné, qui assurait que M. Mestrallet devrait toucher une retraite chapeau de 21 millions d'euros.

En complément de la retraite légale, de base et complémentaire, les hauts dirigeants de plusieurs grandes entreprises françaises ont en effet droit à une « retraite chapeau » s'ils achèvent leur carrière dans l'entreprise. Son versement est étalé pendant toute la durée de la retraite du bénéficiaire.

 

« DES MODALITÉS DE RETRAITE HORS DE L'ENTENDEMENT »

« J'ai écrit aujourd'hui au DRH [directeur des ressources humaines] » pour savoir si cette somme avait vraiment été prévue, indique le coordinateur du premier syndicat, Yves Ledoux, à l'AFP. Pour la CGT, il s'agit de « modalités de retraite hors de l'entendement », alors que beaucoup de salariés du groupe vivent avec des salaires au niveau du smic « et que GDF Suez a engagé » un plan de rigueur énorme de l'ordre de 4,5 milliards d'euros.

 Le document de référence 2013 du groupe, consultable sur son site Internet, évoque une provision globale de 103 millions d'euros au 31 décembre 2013 pour les 27 membres du comité exécutif, sans plus de précision.

D'après ce document, M. Mestrallet a résilié son contrat de travail et fait valoir ses droits à la retraite lorsqu'il a été reconduit en avril 2012 dans sa fonction de PDG.

Ce dernier a ainsi touché 90 000 euros de retraite de base en 2013, en plus d'une rémunération de 2,9 millions d'euros (dont 1,6 million de part variable). Le document indique également que Gérard Mestrallet « a renoncé, pour la durée de ses fonctions actuelles », à percevoir sa retraite complémentaire (des régimes collectifs Arrco et Agirc), d'un montant de 831 641 euros.

Isabelle Kocher en pole position pour succéder à Gérard Mestrallet chez GDF Suez

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

 

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Jeudi 23 octobre 2014 4 23 /10 /Oct /2014 19:45

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Responsabilité sociétale ?

Les deux tiers des entreprises du CAC 40 mises en cause dans des atteintes aux droits humains

par Ivan du Roy 23 octobre 2014

 

 

 

Plus de la moitié des grandes entreprises allemandes, britanniques et françaises ont été mises en cause dans des atteintes présumées aux droits humains. C’est ce que constate une étude publiée le 21 octobre par une coalition européenne d’organisations indépendantes, European Coalition for Corporate Justice, qui travaille sur les responsabilités sociales et environnementales des entreprises. Cette coalition, basée à Bruxelles, regroupe des grandes ONG comme Amnesty International, le CCFD ou Greenpeace.

L’étude s’appuie sur une revue de presse au long cours : des dizaines d’articles et rapports impliquant des grandes entreprises dans des atteintes aux droits humains ont été recensés pendant huit ans, de 2005 à 2013. Cette revue de presse s’est concentrée sur les trois premières économies européennes et leurs grandes multinationales cotées : celles du CAC 40 en France, du DAX 30 en Allemagne et du FTSE 100 à Londres. Les auteurs de l’étude précisent bien qu’il ne s’agit pas forcément de violations des droits humains juridiquement avérées mais d’un recueil d’allégations sérieuses, dont certaines « ont été vigoureusement niée par les sociétés concernées ». Cette étude quantitative dresse cependant une première photographie de cet épineux sujet.

Les deux tiers des entreprises du CAC 40 concernées

Les entreprises allemandes, comme Adidas, Bayer ou Siemens, sont les plus nombreuses à être citées : 77% des entreprises cotées à la Bourse de Francfort sont ainsi mises en cause dans des atteintes présumées aux droits humains (soit 23 compagnies sur 30). Les Françaises suivent, avec 65% des sociétés du CAC 40 (24 compagnies sur 37) ciblées par des accusations, puis les Britanniques avec 51% de leurs multinationales cotées (43 compagnies sur 84), telles la banques Barclays, British American Tobacco ou Mark &Spencer. Au vu de ces résultats peu encourageants, les auteurs de l’étude rappellent « l’urgence » pour l’Union européenne et ses États membres « à veiller à ce que les entreprises s’acquittent effectivement de leur devoir » en matière de responsabilité sociétale et « à lever les obstacles à l’accès à la justice des victimes d’abus ». « Une question qui a été largement ignorée jusqu’à présent », souligne le document.

Côté CAC 40, les entreprises françaises les plus souvent citées sont Total, Sanofi, ArcelorMittal et BNP Paribas. Total a par exemple été accusé en mars 2013 d’avoir détruit des fermes et des cultures en Ouganda, lors d’une opération de prospection pétrolière à proximité d’un village de pêcheurs au bord du lac Albert (à la frontière avec la République démocratique du Congo). Autre exemple : en novembre 2011, un article du quotidien britannique The Independant met en cause Sanofi – et d’autres compagnies pharmaceutiques occidentales – qui auraient financé des essais cliniques pratiqués sur des patients indiens, survivants de la catastrophe de Bophal, au sein du Bhopal Memorial Hospital. Ces essais cliniques n’auraient pas respecté les standards internationaux et auraient provoqué la mort de plusieurs dizaines de patients.

Enfin, dernière illustration, BNP Paribas et sa filiale états-unienne Bank of West, ont été pointées du doigt en juin 2012 pour avoir financé des industriels de l’armement produisant des armes à sous-munitions – ces missiles et bombes qui dispersent des explosifs ou des mines sur plusieurs centaines de mètres. Du fait de leur extrême dangerosité pour les populations civiles, ces armes sont interdites depuis 2010 par une convention internationale, ratifiée par la France… Selon les principes directeurs de l’Onu de 2011, partagés par l’Union européenne, « les entreprises ont la responsabilité d’identifier, de prévenir et d’atténuer les effets négatifs éventuels de leurs activités », rappelle l’étude. Encore une obligation trop contraignante pour les entreprises ?

- Pour accéder au rapport de l’European Coalition for Corporate Justice.

 


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Source : www.bastamag.net

 

 

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Jeudi 23 octobre 2014 4 23 /10 /Oct /2014 18:56

 

 

Source : ecologie.blog.lemonde.fr

 

 

Les lapins en cage : un élevage « choquant » qui reste méconnu

 

 

 

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Des lapereaux aux yeux infectés et avec des mycoses, des lapins entassés dans des cages trop petites, sombres et jonchées par des cadavres ou encore des kilos de déjections accumulés le long des barreaux : dans une enquête vidéo diffusée jeudi 23 octobre, l'ONG CIWF dénonce les "conditions de vie désastreuses" des lapins élevés en batterie dans l'Union européenne, un élevage industriel qui reste encore méconnu.

 

 

 

CIWF, qui promeut des pratiques d'élevage respectueuses du bien-être animal, a réalisé cette enquête – tournée sans recours à la caméra cachée – cet été dans 16 élevages de cinq pays de l'Union européenne (Italie, Grèce, Chypre, Pologne et République tchèque). Une situation qu'elle avait également dénoncée en France et en Espagne en 2012. En juin, l'association L214 avait elle aussi dénoncé "l'horreur" d'un élevage de milliers de lapins du Morbihan, en réclamant sa fermeture d'urgence, et mené plusieurs enquêtes dans cette industrie"une des pires formes d'élevage" existantes.

"Cette situation est choquante et alarmante, et pourtant elle reste méconnue, regrette Romina Sanfourche, chargée de campagnes CIWF France. La production cunicole [l’élevage de lapins] fait très peu parler d’elle, alors que les lapins sont le deuxième animal le plus élevé pour sa viande en Europe. Ils sont à 99 % élevés en cage."

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Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), 332 millions de lapins sont élevés en cage dans l'Union européenne. Malgré une baisse continue de la consommation, la France, 3e producteur européen après l'Italie et l'Espagne, en élève encore 37 millions, essentiellement dans l'Ouest du territoire (48 % pour les Pays-de-la-Loire, 21 % en Bretagne et 11 % en Poitou-Charentes, selon l'interprofession du lapin). Avec la Chine, ces quatre pays assurent l'essentiel de la production mondiale.

Des animaux qui passent leur vie entière derrière des barreaux, dans des espaces trop étroits : ils naissent dans de petites cages grillagées hors-sol et y restent jusqu'à leur mort, soit 80 jours plus tard. Les lapines reproductrices sont quant à elles maintenues isolées et confinées pendant deux ans. Et tous sont gavés d'antibiotiques : les lapins sont les plus exposés à ces médicaments, devant les volailles et les porcs, selon l'indicateur ALEA (Animal Level of Exposure to Antimicrobials) livré par le rapport de 2012 de l'Agence nationale de sécurité sanitaire – un chiffre toutefois en baisse depuis quelques années. Malgré tout, près d'un tiers des lapins meurent avant d'atteindre l'âge d’abattage.

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Or, aucune réglementation n'existe au sein de l'Union en matière de bien-être des lapins, pour contrôler la taille des cages, le nombre d'animaux qu'elles peuvent contenir et les "enrichissements" (paille, objets à ronger, tubes pour se cacher, etc.) dont elles doivent être dotées, contrairement aux poules pondeuses ou aux truies.

"Les cages les empêchent d’exprimer leurs comportements naturels (faire des bonds, creuser et se mettre à l’abri, ronger pour se limer les dents), mais aussi les mouvements les plus basiques (comme se mettre debout et bondir) et leur causent des blessures fréquentes et un stress permanent", dénonce le CIWF, qui a lancé nouvelle campagne "Une nouvelle ère sans cage" assortie d'une pétition.

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Certains pays commencent à évoluer. En Autriche, les cages conventionnelles sont d’ores et déjà interdites, et elles le seront également aux Pays-Bas à partir de 2016. En Belgique, sous la pression de l’opinion publique, elles sont prohibées depuis le 1er janvier 2013 pour tout nouvel élevage, sauf pour les lapines reproductrices (prévu pour 2021). "Ces pays ont opté pour l’élevage en parcs en plein air, ou les systèmes de clapiers, avec de l'herbe pour nourriture principale, qui améliorent le confort des animaux et leur donnent la possibilité d’exprimer leurs comportements naturels, indique Romina Sanfourche. Tous les pays doivent faire de même et définitivement interdire les cages."

Audrey Garric

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Photos : CIWF

 

 

Source : ecologie.blog.lemonde.fr

 

 

 

 

 

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Jeudi 23 octobre 2014 4 23 /10 /Oct /2014 18:46

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/gerardfiloche

 

 

Entre les deux T : le T de Total et un Tweet, c’est Total qui compte

 

Le premier T, un tweet suivi de milliers d’autres, pas du même genre

Mardi 21 octobre, je rentre à Paris après une séance de dédicace de mon dernier livre en défense du droit du travail, à la librairie les Volcans, à Clermont-Ferrand et d’une réunion de militants socialistes, qui s’est tenue la veille au soir.

A 5h 58, à peine installé sur mon iPhone et sur mon ipad, j’apprends la mort de Christophe de Margerie, dans un accident d’avion à Moscou, avec trois autres personnes qui seront, par la suite, le plus souvent ignorées.

Je réfléchis donc, et je m’attends à ce qui va se passer dans la journée, je devine les hommages, les louanges, l’encensement du « grand patron » etc. La propagande pour faire croire que ces gens-là nous sauvent alors que ces puissants-là nous coulent, siphonnent nos salaires, bloquent nos emplois, polluent, détruisent l’environnement,  tournent le dos aux choix citoyens…

Je pense, aussi, à toux ceux qui, dans le monde ont été victimes de la politique de Total, notamment aux milliers de morts causés par la junte dictatoriale Birmane dont Total a été le soutien financier pendant tant d’années. Je me remémore des films, des livres, des articles, de Péan, d’Eva Joly, des enquêtes, et tout défile dans ma tête.

Je ne connais pas l’homme ni son entourage, même s’il était plus que célèbre. Il ne m’était pas sympathique. Je ne pouvais ni ne voulais le dissocier de la politique du groupe pétrolier qu’il dirigeait. Je ne pouvais pas, non plus oublier qu’il gagnait environ 300 Smic par an et que personne ne peut gagner une telle somme aussi choquante sans exploiter violemment le travail des autres.

Je pense bien sûr aux quatre familles endeuillées. Mais je ne vais pas communiquer là-dessus par tweet, support totalement inapproprié, car que dirais-je ? Je ne suis pas ministre ni député et je n’ai aucune autorité pour envoyer des condoléances aux familles de ce tragique accident. Cela aurait même semblé très déplacé et impudique. « Filoche qui envoie sa compassion a la puissante famille Margerie » :  aucun sens. J’ai choisi, en quelques mots, de parler politique, à la fois du passé et du futur de la multinationale du CAC 40 : Total. Car tel est mon rôle et je suis persuadé d’avoir eu raison de le faire. Cela concerne des millions de nos concitoyens.

Les tweets qui se sont, alors, multipliés venaient, en formation serrée, de militants et sympathisants de l’UMP à l’initiative de Eric Ciotti. Ils répandaient non pas le contenu de mes propos mais inventaient, dénaturaient en se faisant la courte-échelle les uns les autres, prétendant que je m’étais «  réjoui »  (sic) de la mort de Margerie et autres délires… Des FN se sont joints à la fête pour défendre l’entreprise, la grosse entreprise, et le grand patron… Pour couvrir Total, ils instruisaient un procès…  en bienséance.

En trois heures de Clermont-Ferrand à Paris, j’ai vu le rythme des attaques s’accélérer jusqu’à ce que le dirigeant UMP Eric Ciotti demande carrément au PS de m’exclure. Le Premier ministre, Manuel Valls, s’est alors empressé de saisir la balle que lui lançait aussi opportunément l’UMP. Quelques uns de ses proches s’y sont mis : la cabale s’appuyait sur celle de l’UMP. Il m’a mis en cause à l’Assemblée nationale, dans un jeu de rôle où il répondait aussi  à la demande d’un député UMP. Il osait affirmer que je n’étais pas digne d’être dans « son » parti. L’accord entre le Premier ministre socialiste et l’UMP pour défendre Total, la multinationale pétrolière, était parfait. Manuel Valls avait bien besoin, aussi, d’une diversion pour tenter de faire oublier la marge très étroite dont disposait le vote de la partie « recettes » de son budget et le fait que 3 de ex ministres, expulsés par lui, refusaient de le voter.

Sur les réseaux sociaux, c’est alors que la tendance s’est inversée, et que la gauche, toute la gauche, socialiste, verte et Front de gauche a commencé à réagir. Une sorte de grande barrière protectrice s’est opérée, des milliers d’internautes me défendant. Cela s’est fait spontanément quand ils ont compris ce qui se passait. Et là, la qualité des arguments, le sérieux des citations était beaucoup plus élevé.

Cela n’a pas empêché Jean-Christophe Cambadélis de faire deux choses, lors de la réunion du Bureau national du Parti socialiste, à 17 h, le 21 octobre :

1°) de désavouer le Premier ministre en soulignant que lorsque celui ci s’en était pris a moi à l’Assemblée nationale, il n’avait pas applaudi. Il avait désapprouvé, considérant que c’était à lui, le Premier secrétaire du Parti socialiste, de traiter la question, pas au Premier ministre.

2°) de prendre lui, Premier secrétaire, l’initiative de saisir la « Haute autorité du parti » pour examiner mes propos et voir ce qu’il convenait de faire.

Sans doute n’a-t-il pas bien compris que ce ne serait pas un mauvais procès à Gérard Filoche qui se tiendrait, en dissertant sur des normes très subjectives de « bienséance », mais bien le procès public de la politique de Total et du soutien sans faille que lui apporte le gouvernement de Manuel Valls.

Nous en sommes là pour le moment.

Mais la vérité, c’est que c’est le débat du congrès du Parti socialiste qui commence, sans même que nous sachions la date de celui-ci. Nous l’exigeons tôt, pour des raisons démocratiques, ils le veulent tard pour des raisons antidémocratiques.

Et ils annoncent la couleur sur la façon dont la minorité de Valls entend essayer de s’imposer dans ce débat de congrès : à la schlague. C’est donc le tour de Benoit Hamon : il lui est aussi demandé de quitter le parti. Si toute la gauche socialiste ne fait pas bloc, elle sera battue séparément. Macron avait qualifié le Parti socialiste « d’étoile morte ». Valls n’hésite pas pas à le traiter de « gauche passéiste » et demande qu’il abandonne l’étiquette « socialiste ». C’est historique  ce qui se passe, on est bien au delà d’un artificiel procès en bienséance.

 

 

 

Le deuxième T : Total

La carrière de Christophe de Margerie est entièrement liée au groupe Total dans lequel il est entré en 1974.

Le concert de louanges qui a entouré la mort tragique de celui qui était devenu le PDG de Total remplit une double fonction : encenser ces « héros modernes » que sont devenus (pour la droite comme pour le gouvernement de Manuel Valls) les PDG ; éviter que des questions gênantes soient posées à propos de la politique suivie par ce groupe.

Il n’est, heureusement, pas évident, pour tous ceux qui subissent la crise économique et sociale causée par les banques et les multinationales, de faire des PDG leurs « héros modernes ».

Par contre, les questions portant sur la politique de Total et donc sur le rôle de Christophe Margerie, qui est très vite devenu l’un de ces principaux dirigeants, puis son PDG, ont déjà commencé à émerger. Elles ne peuvent que provoquer de profondes interrogations sur les tombereaux de louanges déversées sur ce « chevalier blanc » des temps modernes, sur ce « père » dont les salariés de Total seraient aujourd’hui « orphelins ».

L’ONG américano-thaïlandaise EarthRights international (ERI), dans son rapport de juillet 2010, portait des accusations très précises contre Total. Elle accusait Total, pièce centrale de l’’exploitation du gisement gazier sous-marin de Yadana,  d’être la « principale source de revenus d’une dictature militaire notoirement répressive » et de « complicité d’assassinats ciblés, de travail forcé ». En 2006, la justice avait reconnu la réalité de ce travail forcé mais Total avait échappé à la condamnation, les faits n’étant pas sanctionnés en droit français !

En 2009, ERI écrivait déjà que « Yadana  a été un élément décisif permettant au régime militaire birman d’être financièrement solvable ». Pour ERI, cette manne financière lui aurait permis « à la fois d’ignorer la pression des gouvernements occidentaux et refuser au peuple birman toute demande démocratique ». La France de Monsieur Sarkozy avait d’ailleurs fait tout ce qu’elle pouvait pour atténuer ces pressions.

Le cyclone « Nargis » avait provoqués la mort de 80 000 Birmans et la disparition de 50 000 autres, en 2008. Les Etats-Unis, l’Union européenne ont débloqué des fonds importants pour venir en aide aux populations dévastées. Ces fonds ont, en grande partie, été détournés par la junte militaire qui empêcha les secours internationaux d’avoir accès aux zones dévastées et de pouvoir, ainsi, vérifier l’utilisation qui était faite de l’aide internationale.

C’est cette loi de la junte que Total a maintenu sous perfusion financière pendant des années.

Il n’est sans doute pas difficile de comprendre que mes toutes premières pensées aient pu aller aux innombrables victimes de la junte birmane.

Dans sa lettre à Christophe de Margerie, publiée dans Le Monde du 13 avril 2012, Eva Joly qui était alors la candidate de EELV à l’élection présidentielle accusait le groupe Total d’être « devenu une arme de corruption massive ». Elle écrivait « Vous polluez les rues des villes où je respire, vous empoisonnez les côtes de l’Atlantique où j’aime vagabonder. Vous soutenez des régimes, en Birmanie ou en République du Congo, que je combats ». Elle accusait Total de n’avoir payé aucun impôt sur les sociétés en France en 2011, sous prétexte que ses activités françaises étaient « déficitaires », alors que Total avait engrangé 12 milliards d’euros de bénéfices.

Total avait été condamné en septembre 2012 par la Cour de Cassation qui avait confirmé sa responsabilité dans le naufrage de l’Erika et de la marée noire qui s’en était suivie sur 400 kilomètres de côtes bretonnes, causant des milliards de dégâts.

La Cour d’appel de Toulouse avait mis Total hors de cause après l’explosion de l’usine AZF qui avait causé la mort de 31 personnes. Pourtant cette usine appartenait jusqu’en 2005 à la société Grande Paroisse qui regroupait depuis la fusion de Total et d’Elf Aquitaine une partie des activités chimiques du groupe Total. Pourtant, le directeur de la société Grande Paroisse avait été déclaré coupable d’homicides involontaires « par négligence et imprudence ».

L’Association des familles endeuillées, dénonçait « la volonté du groupe Total de (…) troubler la manifestation de la vérité (…) Total s’est épuisé à camoufler la vérité ».

Il n’est, sans doute, là encore, pas très difficile de comprendre que mes pensées soient, d’abord, allées à ces « familles endeuillées ».

Christophe de Margerie, en tant que PDG de Total, avait, également, été mis en examen pour « corruption d’agents publics étrangers » et « abus de bien sociaux » dans le cadre du programme « pétrole contre nourriture » avec l’Irak de Saddam Hussein. En juillet 2013, le Tribunal correction de Paris avait relaxé Total et Charles Pasqua. Mais le parquet de Paris a fait appel et Total devra répondre de ces accusations, en 2014 ou 2015.

Christophe de Margerie, à la tête de la plus grande entreprise française, n’avait pas hésité à faire  pression sur François Hollande pour qu’il change sa politique fiscale et qu’il épargne les grands groupes. L’adoption des « pactes » de « compétitivité » et de « responsabilité » qui accordent une gigantesque niche fiscale de 41 milliards d’euros annuels aux entreprises, particulièrement aux plus grandes, indique qu’il avait su, avec ses compères du CAC 40, être persuasifs. Tant pis pour les services publics et la Sécurité sociale puisqu’il fallait bien économiser de ce côté-là ce qui était, de l’autre, distribué aux actionnaires des grandes entreprises et à leurs dividendes.

Il n’est, sans doute, là encore, pas très difficile de comprendre que mes pensées soient d’abord allées à tous les salariés victimes de ce capitalisme cynique et prédateur dont Total est l’un des plus beaux fleurons.

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/gerardfiloche

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Ils réagissent
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