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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 16:06

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Respirez : la reconnaissance faciale a encore du chemin à faire

Les technologies de reconnaissance faciale sont loin d’être aussi efficaces que leurs promoteurs ne voudraient le faire croire.

 

 

 

La faculté que nous avons de reconnaître les visages et les voix a quelque chose de magique : même après de nombreuses années d’absence, nous identifions spontanément une personne que nous croisons dans la rue ou qui nous appelle au téléphone.

Bien sûr, si elle s’est laissée pousser la barbe ou les cheveux et qu’elle a décidé de changer la couleur de ses yeux, ou qu’elle nous appelle l’hiver avec une voix enrouée, nous aurons plus de difficultés… Et, à l’inverse, il nous est arrivé à tous de croire reconnaître une personne et de nous tromper. Mais ces situations apparaissent somme toute assez rares.

Aujourd’hui, avec des techniques d’intelligence artificielle, on parvient à construire des machines en mesure de reconnaître automatiquement les visages avec des performances quasiment équivalentes aux nôtres.

 

Un test à Nice ?

Il n’en fallait pas plus pour que le maire de Nice, Christian Estrosi, décide d’installer des portails de reconnaissance faciale dans sa ville afin d’assurer la sécurité de ses concitoyens pendant la tenue de l’Euro2016, puis, si l’expérience s’avérait concluante, d’étendre en permanence cette surveillance à tout l’espace urbain.

La télévision et la radio en ont fait état tout dernièrement, information abondamment reprise dans tous les médias. Or, s’il existe déjà de nombreuses utilisations de la reconnaissance faciale, par exemple dans les aéroports ou sur les réseaux sociaux, un certain nombre d’obstacles, d’ordre à la fois technique et juridique, s’opposent à ce que l’on identifie automatiquement dans une foule des personnes reconnues comme étant des terroristes, surtout lors d’un événement festif.

 

Performance des algorithmes

Les algorithmes de reconnaissance des visages reposent sur un traitement automatique des images qui détecte des zones de discontinuité (bouches, yeux, cheveux, etc.), puis qui repère des points d’intérêt (commissures des lèvres, narines, extrémités des yeux et des sourcils, etc.).

Ensuite, partant de ces points d’intérêt, des logiciels d’apprentissage machine entraînés sur un grand nombre d’images de visages identifient des individus répertoriés. Plus il existe de points d’intérêt et plus on utilise d’images pour entraîner le système, plus la reconnaissance est fiable.

 

 Logiciel de reconnaissance visuelle sur visage.

Logiciel de reconnaissance visuelle sur visage. - Mbroemme5783/WikimediaCommons/CC
 

Or, aujourd’hui, les techniques d’apprentissage utilisant des réseaux de neurones formels, (ce que l’on appelle le Deep Learning – l’apprentissage profond), permettent de traiter des centaines de millions d’images contenant chacune de très nombreux points d’intérêt par image (plus de 1 000).

Cela explique les performances époustouflantes qu’obtiennent des sociétés spécialisées comme DeepFace (Facebook), FaceNet (Google), FaceFirst, Face-Six, etc. Ainsi, DeepFace annonçait, il y a plus de six mois, un taux de reconnaissance correct de 97,25 %, presque équivalent au nôtre, et FaceNet prétendait même obtenir 99,63 % !

Dès à présent, nombre d’applications recourent à ces techniques : déblocage des téléphones, vérification de l’identité au passage à la douane dans les aéroports ou sur les comptes Internet, annotation des photographies, contrôle à l’entrée des casinos, etc.

 

Obstacles juridiques

Cependant, pour reconnaître une personne, il faut qu’une ou plusieurs images de son visage aient été préalablement enregistrées. Les réseaux sociaux comme Facebook et les sites de gestion de photographies comme iPhoto pour Apple, ou Flickr, possèdent ces images en quantité.

Ils se trouvent donc en situation stratégique privilégiée pour mettre en œuvre les applications susmentionnées de la reconnaissance faciale, dont en particulier les applications policières, ce qui ne manque pas de susciter un certain malaise.

Qui plus est, les législations sur l’image en vigueur dans les différents pays s’opposent, plus ou moins, à la mise en œuvre d’applications de surveillance et de lutte contre le terrorisme.

  • Ainsi, en Europe, certains pays comme la Norvège interdisent toute prise de vue qui ne reçoit pas le consentement explicite de la personne photographiée.
     
  • Et, pour l’instant, en France, l’administration n’a pas le droit de transmettre les fichiers d’images de personnes fichées. Bref, si un terroriste n’a pas eu l’idée saugrenue de mettre sa photo sur Facebook, il est impossible de l’utiliser pour la sécurité publique…
     
  • Quant aux États-Unis, s’il n’existe pas de loi fédérale qui mentionne explicitement l’utilisation de la reconnaissance faciale, il y a des lois dans certains États, comme l’Illinois et le Texas, qui s’opposent à ce que l’on utilise des technologies pour identifier les individus sans avoir préalablement reçu leur consentement éclairé.

 

Limites techniques

Indépendamment de ces obstacles d’ordre juridique, il existe des limitations techniques qui rendent inefficace l’utilisation massive des outils de reconnaissance faciale pour assurer la sécurité à l’échelle d’une ville.

En effet, si l’on reconnaît bien un visage de face, avec de bonnes conditions d’éclairage, il apparaît beaucoup plus difficile de l’identifier de trois quarts ou de profil avec un mauvais éclairage.

En conséquence, l’identification d’individus sur des clichés de foules, par exemple sur la voie publique, demeure très délicate. D’ailleurs, les travaux du FBI, sur des clichés de qualité bien inférieure à celle des images des réseaux sociaux, font état de performance beaucoup moins bonne (environ 85% de reconnaissance correcte).

 

Maquillage, perruque, barbe

Qui plus est, si une personne porte une perruque, une fausse barbe, des lunettes foncées et qu’elle se grime, il devient quasiment impossible de la reconnaître. Aux États unis, un mouvement appelé CV Dazzle explique comment dérouter les logiciels de reconnaissance faciale avec un peu de maquillage.

 

 Un logiciel sera-t-il capable de reconnaître cette reine des fleurs au Carnaval de Nice ?

Un logiciel sera-t-il capable de reconnaître cette reine des fleurs au Carnaval de Nice ? - Zil/WikimediaCommons/CC
 

À cet égard, comment imaginer que dans un événement festif comme l’Euro 2016, la mairie de Nice empêche les supporters de se peinturlurer le visage aux couleurs de leur équipe favorite et de faire ainsi échec à l’identification automatique ? Rappelons que, très récemment, aucun logiciel ne permit de faire automatiquement le rapprochement entre l’homme au chapeau filmé à l’aéroport de Bruxelles le 22 mars 2016 et les images de Mohamed Abrini prises en novembre 2015, juste avant les attentats de Paris.

En résumé, les logiciels de reconnaissance de visage qui étaient supposés assurer la sécurité de la population permettront de suivre tous ceux dont les images sont répertoriées sur les réseaux sociaux, mais pas les individus fichés, pour des raisons légales. De plus, ceux qui veulent vraiment passer inaperçus feront échouer les systèmes de reconnaissance en se grimant, tandis que les autres seront suivis à la trace…

 

>> La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 15:24

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Hollande se piège avec la loi El Khomri

2 mai 2016 | Par Hubert Huertas
 
 

Avec la loi sur le travail, le président de la République pensait imposer sa logique économique et en tirer un bénéfice électoral, mais le contraire se produit sous nos yeux. Comme avec l'affaire de la déchéance, l’idée d’une troisième voie se fracasse sur une impasse politique.

Après tout, le projet sous-tendu par la loi El Khomri pouvait paraître cohérent. D'ailleurs ses adversaires les plus virulents, tout autant que ses soutiens, sont d'accord sur un diagnostic : ce texte aurait un cap et une philosophie. Il romprait délibérément avec les marqueurs de gauche et validerait les vœux des libéraux.

Le Parti de gauche, le PC, Europe Écologie et une frange du PS le considèrent d’ailleurs comme le point d'orgue (et le point de non-retour) du virage social-libéral emprunté par le président au lendemain de son élection. L’aboutissement social d’un projet économique mûrement prémédité.

Du côté des soutiens du président, au premier rang desquels on trouve Bruno Le Roux, l'analyse est identique, même si les conclusions sont opposées. Hollande saurait où il va. Il serait l’homme avisé, capable de dépasser le prêt-à-penser d’une gauche accrochée à ses marqueurs du dix-neuvième siècle. Depuis la publication de statistiques positives sur la croissance, le chômage, ou la balance des paiements, ces hollandais pensent avoir trouvé la preuve du bien-fondé des choix présidentiels et la clé de sa reconquête.

On avance donc à front contradictoire, mais l’idée générale est que le cap est tracé, et qu’il fait partie d’une stratégie sophistiquée : qu’on en pense du bien ou du mal, François Hollande miserait sur l’apparition d’une nouvelle majorité, susceptible de regrouper les « modérés » du PS, le centre, et une partie de la droite. Changement de pied jugé scandaleux ou dangereux par la gauche alternative, ainsi que la plupart des syndicats, et positif par le patronat et certaines personnalités comme Jean-Pierre Raffarin.  

Il se trouve qu’en arrivant à l’Assemblée, l’accueil de la la loi El Khomri dément cette cohérence. Loin d’ouvrir une troisième voie, ce texte conduit à une impasse politique. Il ne paraît pas prouver la vista de son inspirateur, mais son incohérence tactique. À un an de la présidentielle, le président élu par la gauche est nu. Il est en passe de perdre sa majorité parlementaire sans trouver le moindre soutien du côté de l’opposition. Si la perspective du 49.3 est de nouveau mise en avant, c’est bien que le président n’a pas déplacé la base de sa majorité, mais l’a réduite.

Comment en est-on arrivé à la situation abracadabrantesque d’un Hollande potentiellement mis en minorité par sa majorité (comme dans le vote de la loi Macron) et cherchant en permanence le soutien d’une opposition qui refuse ses avances ? Sans doute par l’effet conjugué de deux facteurs : des erreurs personnelles, et l’illusion présidentielle qui frappe la France depuis plus de quarante ans.

Les fautes tactiques du locataire de l’Élysée culminent depuis novembre et ont réduit à néant l’effet positif de sa gestion des attentats. Comment, après les quarante milliards du CICE et du pacte de responsabilité accordés sans contreparties aux entreprises petites ou grandes, comment après le 49.3 de la loi Macron, comment après la multitude de déclarations d’amour adressées aux adversaires désignés par le discours du Bourget, comment ce président a-t-il pu engager sa stature post-attentats dans l’aventure de la déchéance de nationalité, empruntée à la droite la plus sectaire ? Comment n’a-t-il pas vu, et prévu, que cette proposition hautement symbolique mettrait en fureur, jusqu’à l’excès parfois, une gauche qui se sentait trahie sur le plan économique ?

Le résultat ne s’est pas fait attendre. François Hollande a dévissé. La crédibilité acquise en novembre s’est effondrée dès janvier. La gauche s’est rétractée, et la droite s’est dérobée. Or c’est à ce moment précis, face à cette majorité brutalisée, que les stratèges du gouvernement Valls et Macron, en crise de surenchère, ont décidé de frapper un nouveau coup !

La première version de la loi sur le travail a été publiée, avec ses indemnités prudhommales plafonnées, ses licenciements économiques facilités, son détricotage des 35 heures, sa possibilité d’aller jusqu’à soixante heures en une semaine, son forfait jour, ses apprentis travaillant 40 heures. Bien sûr, la réaction n’a pas tardé, elle a été massive et spectaculaire ; bien sûr le texte a évolué, mais l’impression demeure. Elle laisse entendre que ce pouvoir élu par la gauche attaque son camp comme aucun gouvernement de droite ne l’a fait auparavant. Pourquoi ce président de la République, entouré d’experts, a-t-il laissé « filer » une loi de cette nature juste après le naufrage du projet sur la déchéance ? Un « calendrier dingo » décidé par le seul François Hollande et qu’il paie au prix fort.

Il y a donc des fautes conjoncturelles et personnelles, mais elles ne sont pas les seules. Il en existe d’autres, plus structurelles. Elles tiennent à la nature des institutions et au mode de scrutin des élections législatives. Les institutions font croire que le président de la République détient tous les pouvoirs. Il suffit de voir la frénésie qui s’empare du personnel politique, tous les cinq ans, pour mesurer l’effet de cette illusion. Ils sont tous là, dix, quinze, vingt ou davantage, convaincus de se sentir appelés par la France, comme Paul Claudel par Dieu le Père, près du deuxième pilier de Notre-Dame… Et ils sont persuadés, souvent sincèrement, qu’ils changeront à eux tout seuls un pays de soixante-cinq millions de citoyens, engagé dans la mondialisation ! Or plus les années passent, plus les régimes se succèdent, et plus ces présidents, présumés tout-puissants, sont réduits à l’impuissance ! Plus ils s’obstinent à décider tout seuls, comme la Constitution leur en donne le droit, et plus leur solitude est pathétique. Il suffit de quelques mois, ou de quelques saisons. Mitterrand a perdu le pouvoir réel en 1986 et 1993, Chirac en a fait autant en 1997, puis s’est heurté à Nicolas Sarkozy dès novembre 2004, Sarkozy a égaré son crédit dès janvier 2008 et ne l’a jamais retrouvé, Hollande s’est enfoncé à partir de la rentrée 2012…

Les présidents français, forts des pouvoirs exorbitants que leur accordent les institutions de la Cinquième République, ne voient pas que les temps ont changé depuis Charles de Gaulle, et que le pouvoir réel leur a largement échappé. Seul demeure, intact et dangereux, le pouvoir de nomination avec son cortège de soupçons : l’État RPR autrefois, le clanisme de Sarkozy ensuite, la promotion Voltaire aujourd’hui… Pour le reste, le président de la République continue de se croire tout permis, et il se heurte au retour de bâton de la réalité. Sarkozy est allé chercher la croissance avec les dents et y a laissé son dentier, puis il a décrété le débat sur l’identité nationale et s’y est abîmé. Hollande s’est lancé dans la déchéance, pour se grandir, et s’est déchu lui-même…

Ce n’est pas tout. L’illusion du pouvoir personnel est aggravée par le mode de scrutin des élections législatives. Le scrutin majoritaire, censé garantir la stabilité du pouvoir, génère sa déconnexion. Il envoie au président l’écho d’une France qui n’existe plus. Deux partis qui représentent moins de cinquante pour cent des Français y détiennent la quasi-totalité des sièges. Les coalitions ne se déterminent pas en fonction du résultat d'une élection générale, comme en Allemagne, mais elles se verrouillent auparavant, à double tour. Elles n’ont pas changé depuis 1958, imperturbables et déphasées.

Tous les présidents ont proclamé leur volonté de dépasser les « clivages », mais aucun n’a réussi. Giscard rêvait de « deux Français sur trois » et s’est écrasé sur moins d’un Français sur deux. Mitterrand a recruté quelques centristes en 1989, avant de subir la raclée la plus fameuse de l’après-guerre, en 1993. Nicolas Sarkozy a joué à l’ouverture avec des Bernard Kouchner de passage, des Éric Besson d’aventure, ou des Jean-Pierre Jouyet d’occasion, comme François Hollande, dans un esprit moins voyant, a nommé l’hyper minoritaire Manuel Valls à Matignon, et le banquier Emmanuel Macron à Bercy…

Mais ils ont beau rêver de recomposition, ils butent sur un mode de scrutin que personne n’a osé réformer, sauf provisoirement François Mitterrand en 1985. Un scrutin majoritaire à deux tours qui les renvoie systématiquement dans leurs seize mètres originels. François Hollande y avait bien songé, en inscrivant dans son programme une part de proportionnelle. Mais il a oublié sa promesse de 2012, et se retrouve doublement piégé.

Premièrement, il a installé une politique économique et sociale qu’il n’avait pas annoncée, ce qui lui a fait perdre une bonne part de ses électeurs de gauche. Deuxièmement, il a fermé la porte à la proportionnelle, et son projet de nouvelle majorité n’a aucune chance de voir le jour. En faisant ce qu’il n’avait pas annoncé, et en annonçant ce qu’il n’a pas tenu, il a brûlé ses vaisseaux sans se donner les moyens de trouver un navire de rechange. Il se retrouve sur son radeau, Mélenchon dirait son « pédalo », à faire sa loi sur le travail, tout en la défaisant.

Le résultat est tellement lourd de menaces pour lui, qu’on est en droit de se poser une question : François Hollande agit-il par calcul, avec un coup d’avance, ou court-il après son costume, sans parvenir à l’enfiler ? Est-il fait pour le job ? Sait-il faire le président ?

Ceux qui détiennent la réponse connaissent le résultat des prochaines élections.

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 15:01

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

Nucléaire : Areva n'exclut pas des "falsifications" dans son usine

Le groupe Areva n'écarte pas que des "falsifications" soient à l'origine des "anomalies" constatées au sein de l'usine qui a produit la cuve défectueuse de l'EPR de Flamanville, rapportent "Les Echos" de ce mardi 3 mai. "Des procès-verbaux contradictoires" pourraient en effet justifier le dysfonctionnement de pièces produites sur le site du Creusot.
 
L'EPR de Flamanville ne devrait pas démarrer avant 2018. - Sipa
 

"Je ne peux pas l'exclure". Dans Les Echos de ce mardi 3 mai, Philippe Knoche, directeur général d'Areva, n'exclut pas que des "falsifications" puissent expliquer les "anomalies" détectées dans l'usine du Creusot, en Saône-et-Loire. Cette même usine qui a produit le réacteur de l'EPR de Flamanville, dont la cuve en acier présente des défauts.

Des "anomalies dans le suivi des fabrications" concédées le 29 avril par le groupe nucléaire français, à la suite d'un audit lancé fin 2015. L'enquête démontre que sur près de 10.000 dossiers de fabrications réalisées depuis une soixantaine d'années, 400 présenteraient des "incohérences", selon le président de l'Autorité de sûreté nucléaire. De son côté, le directeur général d'Areva confirme ce mardi la coexistence de "procès-verbaux contradictoires".

"Il faudra en tirer les conséquences"

Selon , les résultats obtenus lors des essais sur une pièce métallurgique auraient pu être falsifiées. "En cas de valeur obtenue dans le haut de la norme requise, les procès-verbaux de certains dossiers de fabrication auraient été modifiés", révèle au quotidien économique une source anonyme.

Pour Jérôme Rosse, porte-parole du groupe Areva, ces anomalies "ne préjugent pas, selon les premiers résultats, de la qualité des pièces qui ont été produites". Ni donc, de la sécurité des installations. Si Philippe Knoche assure, quant à lui, qu'il "faudra en tirer les conséquences" au cas où de telles "falsifications" étaient vérifiées, le ministère de l'Economie se refuse pour l'instant à toute communication. Bercy attend en effet de disposer des résultats complets de l'audit mené dans l'usine du Creusot.

Quelles que soient les conclusions de l'enquête, qui devrait s'élargir à d'autres sites de fabrication, ces premiers résultats sont un souci de plus pour Areva, déjà empêtré par le fiasco financier et technologique de Flamanville. L'EPR ne devrait pas démarrer avant 2018, accusant ainsi sept ans de retard sur la date initiale et une surfacturation de plus de 7 milliards d'euros.

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 14:49

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

1er Mai

Mouvement social : spirale de violences de la part des forces de l’ordre

par

 

 

 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce dimanche 1er mai, partout en France, pour le retrait de la loi travail. Dans plusieurs villes, les défilés ont été émaillés d’incidents avec les forces de l’ordre. À Paris, CRS et gendarmes mobiles ont coupé en deux le cortège et gazé de nombreux manifestants, interrompant plusieurs dizaines de minutes le déroulé de la manifestation pourtant autorisée. De nombreux observateurs dénoncent une stratégie de la tension de la part des forces de l’ordre, présentes en force à proximité immédiate des cortèges, une stratégie qui se solde par une spirale inquiétante de violences.

La précédente journée d’action nationale, jeudi 28 avril, à l’appel de l’intersyndicale – CGT, FO, la FSU, Solidaires, Unef, Fidl et UNL – a aussi été marquée par plusieurs heurts avec les forces de l’ordre, des blessés graves, et de nombreuses arrestations. « Le Préfet de police rend hommage aux forces de l’ordre dont le comportement a été, une nouvelle fois exemplaire », se félicitait la Préfecture de police. Le ministère de l’Intérieur comptabilisait « 21 interpellations » suite à « des violences sur agents de la force publique, participation à un attroupement armé et port d’arme prohibée », et neuf fonctionnaires blessés, « dont plusieurs sérieusement ».

« Nous avons été gazés, trainés à terre, humiliés, pour la seule raison d’être restés sur la place après minuit. La plupart d’entre nous ont été blessés par les CRS et leurs matraques, gaz lacrymogènes, grenades de désencerclement et autre flashball. Il en résulte, à notre connaissance, une fracture de la main, un crâne ouvert, des contusions sévères très nombreuses », dénoncent de leur côté des étudiants des Beaux-Arts participant à « Nuit debout » à Paris. Un peu plus tôt dans la journée de jeudi, des manifestants qui se rendaient à la bourse du travail de Saint-Denis ont été encerclés par les forces de l’ordre. 120 d’entre eux ont été interpellés, et deux placés en garde à vue : un syndicaliste de Sud-Rail et un sociologue, enseignant-chercheur à l’Université Paris 8 et syndiqué à la CGT, Nicolas Jounin. En garde à vue toute la nuit, ils sont passés devant le juge vendredi matin.

 

« Les CRS les ont tirés comme des lapins »

À Marseille, plusieurs manifestants ont été touchés par des tirs de grenades lacrymogènes et de flashballs. Un représentant de Sud Collectivités territoriales, touché à la gorge, a été hospitalisé. Un collégien de 14 ans, a reçu un tir de flash-ball juste sous l’œil. « Les CRS ont été très provocateurs avec les grenades lacrymogènes déjà sorties et les matraques bien visibles alors qu’on manifestait pacifiquement » », raconte un témoin dans le quotidien La Marseillaise. L’union syndicale Solidaires, dont un camion a été visé par des tirs de flashball, dénonce de son côté « une violence inadmissible » émanant des forces de police.

À Rennes, un étudiant a perdu son œil, touché au visage par un tir de LBD40 – projectile du même type que les flash-balls, mais plus puissant. « Les gens ont commencé à s’échapper par le pont. Les CRS les ont tirés comme des lapins au flash-ball, c’est là qu’il a été touché. […] Il y a eu des flots et des flots de sang et c’est là que nous nous sommes rendu compte qu’il était en train de perdre son œil. Le tir de flash-ball directement dans l’œil, ça ne pardonne pas. Un jeune mec de 20 piges qui est en licence de géographie qui vient faire valoir ses droits et qui se retrouve à l’hôpital. On espérait que le drame n’arrive pas, mais il a fini par arriver aujourd’hui », rapporte un témoin de la scène sur Europe 1. « Aujourd’hui, 1er mai, on a repeint en rouge, couleur du sang et de la lutte, le pont où notre camarade a perdu un œil », rapporte un manifestant.

Au moins deux autres personnes, des militants de Sud PTT, ont été blessées à Rennes le jeudi 28 avril : « Ils ont été frappés à coups de matraque pendant la charge des brigades spéciales d’intervention qui repoussaient les manifestants, rapporte Serge Bourgin, secrétaire général adjoint de Sud PTT Ille-et-Vilaine. L’un d’eux a eu le crâne ouvert, l’autre a un écrasement des ligaments du genou. Il ne peut toujours pas, quatre jours plus tard, poser le pied à terre. Nous réfléchissons à un dépôt de plainte. »

 

Des musiciens arrêtés

« La politique de l’intimidation et de la désinformation pratiquée actuellement par le gouvernement ne fera pas plier la détermination du mouvement social contre le projet de loi travail », lance Hélène Ohresser de Sud éducation Bouches-du-Rhône. À Marseille, le 1er mai, les interpellations ont pourtant commencé avant le défilé ! Quatre personnes, dont deux militants syndicaux de Sud éducation et de la Confédération nationale du travail (CNT), ont été arrêtées en chemin vers le défilé. « Sur réquisition du procureur, les forces de police devaient procéder à des contrôles d’identité et des fouilles de sacs », explique Jean-Marc Robert, de Solidaires Bouches-du-Rhône. « L’une de ces quatre personnes n’allait même pas à la manifestation, raconte Hélène Ohresser, de Sud éducation. Il rentrait simplement d’un concours de pétanque. Et il avait ses boules de pétanque à la main ! » Tous les quatre passent la nuit en garde à vue et sont finalement ressortis libres lundi matin, après leur passage devant le juge des libertés.

Trois autres personnes ont été arrêtées aux barrages filtrants mis en place sur la Canebière le 1er mai : « Des musiciens de la batucada, raille Jean-Marc Robert, qui avaient le tort de porter des baguettes, avec lesquelles ils font de la musique, et des genouillères sur lesquelles ils posent leurs instruments ! ». « Combien de crânes ouverts et autres blessures graves, d’hospitalisations comme de points de suture, de tirs de flashballs, d’insultes, de menaces, d’arrestations jusque devant les lycées, de gardes à vue et de procès, avant que nous ne cessions de tolérer cela ? », interroge un collectif composé de plus de trois cents universitaires, artistes, militants associatifs, dans un appel lancé le 18 avril dernier pour dénoncer les violences et les dérives policières qui se généralisent depuis l’instauration de l’état d’urgence. « Laisser la matraque impunie, c’est porter aussi une immense responsabilité. La condamnation de cette violence récurrente devrait être sans appel ; or, on est encore bien en-deçà du nécessaire à l’échelle nationale. »

Pour dénoncer des interpellations abusives ou d’autres violences policières, le collectif « Stop aux violences policières » invite toute personne victime, témoin ou détentrice d’images ou vidéos à les communiquer [1]. Objectif de cette recension : médiatiser l’étendue de ces violences et dénoncer auprès du Défenseur des droits l’usage anormal et disproportionné de la force par la police [2].

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 21:47

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Mort d’Hubert Mounier, fondateur du groupe L’Affaire Louis’ Trio

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 

Hubert Mounier, en juin 2011.

Personnalité attachante de la scène pop et chanson française, tout en clair-obscur, le chanteur Hubert Mounier est mort lundi 2 mai à l’âge de 53 ans, d’une crise cardiaque selon son avocat. Avec sa voix tendre de crooner, il était connu essentiellement comme chanteur du groupe L’Affaire Louis’ Trio, sous un pseudonyme à calamiteux jeu de mots, Cleet Boris. Un personnage qui semblait droit sorti des planches d’une bande dessinée à ligne claire avec sa houpette à la Tintin, ses costumes cintrés et des chaussures bicolores. Mounier menait lui-même en parallèle une carrière de dessinateur.

Enfant de l’explosion de la culture populaire dans les années 1960, Hubert Mounier avait partagé sa jeunesse entre ses deux passions, le dessin et la musique. Plutôt pop, dès la découverte des Beatles auxquels L’Affaire Louis’ trio rendra hommage sur son album Mobilis in Mobile, avec des refrains aguicheurs et des choeurs angéliques, le capitaine Némo de Jules Verne embarquant en quelque sorte à bord du sous-marin jaune. A côté des Innocents, l’Affaire Louis’ Trio constitua une des plus convaincantes tentatives d’adaptation de la grammaire musicale de Lennon et McCartney en langue française.

 

« Rock rigolo tendance cha cha »

Après avoir monté un premier groupe, Cleet Boris, en 1979, plutôt hard-rock au moment où triomphe AC/DC (titre d’une des futures chansons du Trio), le chanteur change radicalement d’orientation en rencontrant le guitariste François Lebleu (mort en 2008 à l’âge de 43 ans), rebaptisé Bronco Junior. Le troisième membre de l’affaire est le jeune frère de Mounier, Vincent, alias Karl Niagara, également guitariste. Ces zazous ne se prennent pas au sérieux, revendiquant un « rock rigolo tendance cha cha » lors de leur premier passage au Printemps de Bourges en 1985.

Deux ans plus tard est publié un premier album, Chic Planète, avec deux tubes diffusés en boucle sur la bande FM, la chanson éponyme et l’énervant mais addictif Tout mais pas ça. Porté par la vague latino lancée par les Rita Mitsouko, l’Affaire Louis’ Trio récolte la Victoire de la musique de la révélation, catégorie groupe, avec un mélange subtil de pop et de rythmes tropicaux. Un deuxième album Le retour de l’âge d’or, oscille entre pochade mambo (Bois ton café) et mélo en technicolor (Succès de larmes). Sans légende, en 1990, se départira du second degré, notamment avec la chanson Balle perdue, au sujet de la mort du père des deux Mounier, tué lors d’une fusillade dans un bar de Lyon en 1976, et une splendide ballade pop qui anticipe la séparation, Chacun de son côté.
 
Très touché par cette disparition, Benjamin Biolay a été le premier à rendre hommage à son « ami et grand frère »

Un ultime long format à trois, L’Homme aux milles vies (1995), bénéficiera de la participation du bassiste du groupe britannique XTC Colin Moulding et de celle de l’ancien batteur de Téléphone Richard Kolinka. Après quoi le trio se retrouve duo avec le départ de Karl Niagara et livre un dernier album, L’Affaire Louis’ Trio en 1997, qui préfigure le virage vers la chanson que va opérer Hubert Mounier dans sa carrière solo pour laquelle il reprend son nom de l’état-civil. C’est pourtant Cleet Boris qui publie un an plus tard une une BD autobiographique, Super Héros (en collaboration avec David Scrima), narrant la disclocation de l’Affaire Louis Trio. Il faudra attendre 2001 pour que l’échalas ténébreux lâche Le Grand Huit, un album réalisé par un musicien alors inconnu, également lyonnais, Benjamin Biolay, qui brille pour ses arrangements de cordes. Très touché par cette disparition, l’auteur de La Superbe a été le premier à rendre hommage à son « ami et grand frère » et même « professeur de chanson ». Hubert Mounier alterne alors albums de bandes dessinées – Créature en 2003, consacré à celle de Frankenstein – et de musique avec Voyager léger en 2005, toujours avec la complicité de Biolay.

 

La réussite de ce disque (avec l’obsédant La vie fait ce qu’elle veut ou le déchirant Ne m’oublie pas) l’avait fait renouer avec la scène en 2006, désertée depuis presqu’une décennie, dans de petites salles. On s’aperçut alors que le garçon insouciant et fantasque avait cédé place à un quadra en crise, en proie à la dépression, l’alcool et la solitude.

Toujours actif sur les deux fronts, mais à son rythme, Hubert Mounier avait encore publié La maison de pain d’épice en 2011, disque accompagné d’une BD. Puis Simple Appareil, en 2014, un bilan où il reprenait son répertoire en version acoustique, suivi d’un un premier roman, Le Nombril du Monde. A sa mort, il travaillait sur un album de BD pour Dupuis, Le Roi de la Jungle, dédié à Tarzan. Un retour aux enchantements de son enfance.

 


 

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Mon ami. Mon grand frère . Mon professeur de chanson . Tu vas me manquer atrocement, génie . Je t aime
 

 


Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 14:55

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

La préfecture de Paris interdit Nuit debout à partir de 22 heures ce soir

 

 

La préfecture de Paris interdit Nuit debout à partir de 22 heures ce soir

La place de la République à Paris. ((MIGUEL MEDINA / AFP))

 

Publié le 02 mai 2016 à 16h43

 

La préfecture de police de Paris a pris de nouvelles dispositions pour limiter le mouvement Nuit debout.

 

 

"Musique et bruits interdits"

Dès ce soir, le rassemblement Nuit debout est donc interdit à partir de 22 heures sur la place de la République à Paris. L'interdiction court jusqu'au mardi matin à 7 heures et concerne également la nuit de mardi à mercredi.

Le communiqué de la préfecture de police de Paris précise que l'ensemble des "activités liées ou générées par le rassemblement Nuit debout, notamment la diffusion de musique ou de bruits par tous les moyens sonores" sont concernées par cette interdiction. "Les cortèges constitués à partir de la place de la République" sont également interdits à partir de 22 heures.

A partir de ce lundi, 17 heures, et jusqu'au mardi 3 mai, 7 heures, la préfecture de police de Paris interdit également la consommation et la vente d'alcool sur et autour de la place de la République.

 

 

 

L.B.

 

 

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 14:42

 

Source : http://reporterre.net

 

 

Nuit debout au village ? Bien sûr ! On phosphore à Aumessas, dans le Gard

30 avril 2016 / Pierre Isnard-Dupuy (Reporterre)
 


 

Dans un village gardois, une première Nuit debout a réuni une cinquantaine de personnes. Ils ont débattu des enjeux de société mais aussi de la réappropriation par les habitants des affaires du village. Et le mouvement continue.

 

- Aumessas (Gard), reportage

Avec grande motivation, Céline, Corinne, Héloïse, Tof et Kevin ont organisé, mardi 26 avril, la première Nuit debout de leur village, Aumessas, 233 habitants, niché dans un vallon des Cévennes. Depuis près d’un mois, ils ont participé à de nombreuses Nuits debout, à Montpellier puis plus près de chez eux, au Vigan et à Brissac.

À l’extérieur de la gare convertie en salle communale, une dizaine d’enfants s’amusent sur les anciennes voies, devenues terrain de foot. Depuis 1952, les trains qui permettaient de grimper sur le Larzac ou de descendre à Nîmes ne circulent plus, ce qui a aggravé l’exode rural. Ce mardi 26 avril, les clameurs des enfants se font parfois entendre à l’intérieur, couvrant les paroles de l’assemblée.

Cinquante personnes ont fait le déplacement. Habitants du lieu, de villages voisins ou d’un peu plus loin. Militants de longue date ou se découvrant une passion pour la politique. José, qui réside en région parisienne, est impressionné par l’organisation et l’affluence : « J’ai participé à une Nuit debout à Évry et il y avait à peu prés autant de monde qu’ici. » Céline est très enthousiaste : « Ça fait quinze ans que je m’étais détournée du militantisme. Ce qui se passe ce soir, j’en rêvais depuis longtemps. C’est une école de la vie qui commence. »

 

Un inventaire à la Prévert des luttes en cours 

S’appuyant sur l’expérience de Montpellier, Kevin, à la tribune, propose des règles pensées par l’équipe qui a préparé l’assemblée générale. À ses côtés, Céline fait « l’hôtesse de l’air » pour montrer les gestes désormais célèbres de Nuit debout. Kevin invite à ce que le temps de parole soit fixé à deux minutes maximum et que les décisions de « l’assemblée générale souveraine » soient validées à la majorité des deux tiers. Fabienne Labrosse, connue comme militante du comité local du Parti de gauche, qualifie un tel fonctionnement de « surréaliste » au regard d’une assemblée taillée pour plus de « spontanéité » que celle de Montpellier. Le temps de parole de chacun est porté à cinq minutes. Au cours des deux heures et demie de discussions qui suivent, la règle n’est pas surveillée. Ce qui n’empêche pas une qualité d’écoute et d’échange rarement observée dans une assemblée de ce type.

 

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La première Nuit debout d’Aumessas, dans l’ancienne gare.

Dans un inventaire à la Prévert, Isabelle, professeure des écoles dans la vallée, proche de la retraite, dresse une liste impressionnante de luttes en cours dans la région et au-delà. Les grands projets inutiles et imposés y ont une grande place. Elle parle aussi du procès Luxleaks, de la directive européenne sur le glyphosate ou encore des blocages à Mayotte... Côté solutions, Podemos et le mouvement de Yannis Varoufakis, ministre de l’Économie démissionnaire du premier gouvernement Tsipras, en Grèce, lui paraissent de bonnes pistes. « Militante syndicale depuis 40 ans », Isabelle se réjouit que Nuit debout « récupère les syndicats ». Dans un élan d’euphorie, elle affirme vouloir « être récupérée le plus possible ».

Denis Bertaux, qui avec son chapeau éternellement vissé sur la tête est une figure du collectif Stop gaz de schiste du Vigan, ajoute « dans la liste des grands projets inutiles, tu oublies E.ON à Gardanne ». Du nom de la multinationale allemande qui souhaite engloutir 850.000 tonnes de bois par an dans sa centrale de la ville industrielle des Bouches-du-Rhône. Nombreux sont les écologistes cévenols inquiets. Leurs montagnes sont incluses dans un rayon d’approvisionnement prioritaire de 400 km pour cette centrale, à présent gérée par la filiale Uniper. « À Aumessas, quelqu’un coupe déjà pour E.ON ! » s’exclame Denis. Marc Labinal président de l’ASL, qui regroupe les propriétaires forestiers de la commune, lui répond que son objectif n’est pas de « sortir du bois pour E.ON mais d’améliorer les futaies », tout en affirmant qu’E.ON est un « client potentiel » pour du bois de deuxième choix. Assis sur la chaise d’à côté, Jean-François Dromel, membre de l’ASL et président du groupement de développement forestier du Gard, ajoute : « C’est du développement durable que l’on veut faire. On ne va pas tout raser. » Corinne pense qu’il est préférable « que le bois soit valorisé localement plutôt qu’il parcoure des kilomètres ». Le débat n’a jamais eu lieu publiquement dans le village. Pour le poursuivre, l’assemblée acte d’organiser une réunion publique ultérieurement.

 

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La Nuit debout à Brissac.

La suite des discussions se fait à bâtons rompus. Travail, consommation, médias, agriculture... chaque intervention apporte une réflexion dans un de ces thèmes, souvent accompagnée de proposition très concrètes. « Tous ces gens qui sont plus haut que nous, c’est eux qui nous empêchent de faire ce qu’on a à faire, comme du maraîchage ou de l’élevage », résume Sacha, 11 ans, le fils de Tof.

 
 
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Le témoignage de Sacha, 11 ans.

« Et si on lançait une pratique de boycott des supermarchés ? » avance un jeune homme d’une trentaine d’années. D’autres voix proposent la création d’un système d’échange local (SEL) ou encore d’une monnaie locale. « Fana d’histoire et attaché au Front populaire », Pierre est agacé d’entendre chaque matin « la leçon de libéralisme » de France Inter. « Les économistes atterrés, indignés ou je ne sais quoi, devraient pouvoir s’y exprimer aussi », considère-t-il. « Les thinks tanks nous mettent dans la tête des mots qui nous empêchent de penser, abonde Fabienne, comme, par exemple, “emploi”, qui cache les ouvriers qui ont des métiers. Ce week-end j’ai participé à un atelier de désintox du langage avec Franck Lepage. On s’est dit que l’on pouvait faire ce travail sur le projet de loi travail. Je me fais la porte-parole de cette proposition devant l’assemblée. » Puis elle, ajoute : « Les services publics sont à nous. Il faut se les réapproprier pour en faire ce que l’on veut. »

 

Davantage de solidarité et d’autonomie...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://reporterre.net

 

 

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 14:37

 

Source : https://gazettedebout.org

 

Réponse de l’Accueil et Sérénité de Nuit Debout à propos des violences

 

 

 

paname

 

COMMUNIQUE DE PRESSE –  Réponse de la Commission Accueil et Sérénité au gouvernement à propos de Nuit Debout et des manifestations contre la loi El Khomri.

La politique sociale du gouvernement est inacceptable. Alors que le chômage et la pauvreté gagnent du terrain et, que la précarité explose, le gouvernement ne se préoccupe que de satisfaire les volontés du MEDEF qui en demande toujours plus.

 

Le « dialogue social » du gouvernement est irresponsable. Il s’obstine à maintenir une loi dite « Travail » que l’immense majorité de la population réprouve, et dont il est largement admis qu’elle nuit à l’ensemble des salarié.e.s.

La politique répressive du gouvernement est intolérable. Chaque jour des manifestant.e.s sont aspergé.e.s de gaz lacrymogènes, frappé.e.s, enfermé.e.s dans des nasses, humilié.e.s ; tandis que les réfugi.é.es sont victimes d’un harcèlement systématique. Cela ne relève pas d’exactions individuelles mais d’une politique délibérée de répression policière d’un conflit social.

La commission chargée de l’Accueil et de la Sérénité des Nuits Debout parisiennes déplore ces orientations gouvernementales. La stratégie policière, ajoutée à la crise sociale, crée un climat d’exaspération propice à la montée généralisée de la violence. Dans ce contexte difficile, nous garantissons depuis le 31 mars la Sérénité des débats sur la place de la République grâce à une action de médiation, afin de permettre l’expression d’une voix nouvelle qui pense et construit collectivement un monde débarrassé des systèmes d’oppression actuels. Et notre tâche est compliquée par les interventions violentes et répétées des forces de l’ordre (par exemple les évacuations musclées de la place de la République), contribuant à tendre encore plus la situation. Ces interventions, loin d’aider la Commission Accueil et Sérénité dans l’accomplissement de son mandat, créent un climat de tension qui détourne l’attention des objectifs de notre mouvement : construire le monde que nous voulons, débarrassé de la violence sociale, des inégalités et des haines.
DANS CE CLIMAT DIFFICILE, NOUS CONTINUONS, PACIFIQUES ET DÉTERMINÉ.E.S, À CRÉER UN ESPACE OÙ L’ON PEUT S’EXPRIMER, PENSER ENSEMBLE ET CONSTRUIRE ENSEMBLE UN AVENIR MEILLEUR.

Nous travaillons à permettre une alternative :

– cela se fait chaque soir place de la République et dans de nombreux endroits en France;

– cela se fera dans les cortèges des manifestations du 1er mai et des jours suivants;

– le retrait de la loi El Khomri et l’arrêt des violences policières sont des mesures d’urgence, à prendre immédiatement.

Commission Accueil et Sérénité

 

 

Source : https://gazettedebout.org

 

 

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 14:19

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Bien commun

À Roquevaire, l’eau « vitale » est gratuite

par

 

 

 

Trente mètres cubes d’eau potable pour un euro ! C’est le prix dérisoire que payent chaque année les habitants de Roquevaire, dans les Bouches-du-Rhône, suite à une décision de la municipalité. Celle-ci considère que l’eau est un bien commun de l’humanité, et que chaque habitant de la commune doit pouvoir accéder gratuitement à l’eau « vitale ». Mais l’avènement, en 2020, de la métropole d’Aix-Marseille-Provence risque de bouleverser cet équilibre.

 

Cet article a initialement été publié dans le journal L’Âge de faire (voir sa présentation à la fin de l’article).

Le 19 décembre 2011, le conseil municipal de Roquevaire, une ville des Bouches-du-Rhône, approuvait à la quasi-unanimité une délibération instaurant une « tarification solidaire et responsable de l’eau ». Cette tarification progressive se compose de trois tranches : l’eau « vitale », qui correspond aux trente premiers mètres cubes, puis l’eau « utile », jusqu’à cent vingt mètres cubes, et, enfin, l’eau de confort. « Considérant que l’eau potable ne doit pas être une marchandise source de profits injustifiés, mais qu’elle est un bien commun de l’humanité », l’équipe municipale estime que ses administrés doivent pouvoir accéder gratuitement à l’eau vitale.

« Quand on a commencé à étudier ce projet, on s’est vu opposer tout un tas de réglementations, de décrets, de lois… On a compris que nous n’avions pas le droit de pratiquer la gratuité, explique Yves Mesnard, maire (PCF) de la commune depuis 2008. Plutôt que de partir dans un interminable combat devant le tribunal administratif, on a choisi de faire plus simple : fixer un prix dérisoire. » Ainsi, depuis le 1er janvier 2012, pour les trente premiers mètres cubes d’eau potable, les Roquevairois déboursent… un euro ! Cette quasi-gratuité, accompagnée de tarifs avantageux pour les volumes suivants, n’a pas entraîné de hausse de la consommation moyenne. Au contraire : alors que la population a augmenté entre janvier 2012 et décembre 2013, la consommation globale d’eau a légèrement baissé.

 

Une régie municipale créée en 1925

« Notre chance, c’est que nos ancêtres ont bien travaillé », glisse le maire. Roquevaire a toujours eu une relation un peu particulière à l’eau. Les habitants avaient en effet, dès le début du XXe siècle, réalisé un forage qui alimentait les fontaines du village. La commune a ensuite créé sa propre régie. Depuis 1925, c’est elle qui assure le captage, le traitement et la distribution d’eau potable à Roquevaire, puis dans trois autres villages de la commune, Lascours, Pont-de-l’Étoile et Pont-de-Joux. Soit un peu moins de 9000 habitants pour environ 4300 abonnés.


 

Dix agents et un ingénieur assurent le fonctionnement de la régie, qui gère notamment les 92 kilomètres du réseau de distribution. La gestion communale de l’eau a déjà montré, ici ou ailleurs, ses vertus : cela revient moins cher que de la confier à un groupe privé, et le réseau est souvent beaucoup mieux entretenu [1]. Lorsque la nouvelle équipe municipale arrive à l’hôtel de ville en 2008, elle s’aperçoit que cette régie est bénéficiaire. Dès lors, pourquoi ne pas en faire profiter les administrés ? « On ne paie pas la ressource. Or, en tant qu’élus, on n’est pas là pour faire du pognon, mais pour faire fonctionner une commune », rappelle Yves Mesnard.

Tout n’a pas été simple pour autant. Située à 28 km d’Aix-en-Provence, 25 km de Marseille et 8 km d’Aubagne, Roquevaire, autrefois agricole, accueille désormais principalement les travailleurs de ces différents pôles d’activité. Les cadres supérieurs y ayant construit récemment leurs villas côtoient une population plus ancienne, et plus précaire, l’activité économique sur place ayant quasiment disparu. Les ressources fiscales sont donc plutôt faibles. « Pour mettre ce système de facturation d’eau en place, on n’a pas fait appel à un cabinet d’audit. On a tous pris nos petites calculatrices, et on a fait nos propres calculs. Ça nous a pris deux ans ! »

 

La métropole mettra-t-elle fin à la régie ?

Plutôt que de partir dans les poches de quelques actionnaires, tous les bénéfices dégagés par la régie sont réinvestis dans l’entretien et l’aménagement du réseau. En moins de dix ans, le rendement du réseau est ainsi passé de 60 % à 76 %, se situant dans le haut du panier de la moyenne nationale. Cela a aussi permis à la commune de procéder, en 2013, à un forage d’exploration, afin de disposer d’une seconde ressource en eau pour mettre en sécurité l’approvisionnement des habitants. Les essais ont confirmé l’existence, par 125 mètres de profondeur, d’une rivière souterraine.

Mais la régie de l’eau de Roquevaire l’exploitera-t-elle un jour ? C’est la question que se pose actuellement, avec inquiétude, la commune. L’avènement, en 2020, de la métropole d’Aix-Marseille-Provence pourrait mettre fin à l’aventure, puisque la compétence de l’eau sera confiée à cette mégastructure. Ainsi, la régie, « qui a fêté ses 90 ans cette année, ne sera peut-être malheureusement jamais centenaire », regrette Yves Mesnard. Des rencontres doivent s’organiser avec d’autres maires de la région dont les communes sont également équipées de régies directes de l’eau, afin d’essayer d’obtenir des dérogations. Ou, pourquoi pas, convaincre la métropole de s’engager sur le chemin de la remunicipalisation du service ?

Nicolas Bérard (L’âge de faire)

 

Cet article a été publié dans le journal L’âge de faire, partenaire de Basta !

2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 14:09

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Négociations commerciales

Comment l’accord de libre-échange Tafta pourrait laminer l’agriculture européenne

par , Sophie Chapelle

 

 

Quelles seraient les conséquences sur le secteur agricole de la signature de l’accord de libre-échange Tafta, actuellement en cours de négociation entre l’Europe et les États-Unis ? Au-delà des impacts sanitaires – OGM, rinçage chimique des volailles ou utilisation des hormones de croissance dans l’élevage porcin –, le Tafta provoquerait une augmentation des importations et une chute de revenu conséquente pour les agriculteurs européens. Au point de bouleverser complétement le visage de l’agriculture européenne. Explications.

On parle beaucoup des risques du Tafta, le traité de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis, pour les normes sanitaires et environnementales du vieux continent. Bœuf aux hormones, OGM, lavage des carcasses animales aux produits chimiques, résidus de pesticides dans les fruits et légumes, bien-être animal constituent autant de sujets de contentieux entre les deux parties. Là où les Européens voient une remise en cause de leur modèle agricole et de la protection des consommateurs, les Américains voient des « barrières commerciales » déguisées.

Mais derrière ces risques se profile une autre menace, moins visible : l’agriculture européenne sortira laminée de l’ouverture des marchés aux producteurs américains. Tel est le verdict sans appel du nouveau rapport des Amis de la terre – intitulé « Agriculture européenne, la grande braderie » [1]. Il détaille, secteur par secteur, les conclusions des rares études économiques concernant l’impact d’une signature du Tafta. Les exportations agricoles des États-Unis vers les pays de l’Union exploseraient, tandis que les augmentations des exportations européennes en sens inverse seraient limitées à quelques secteurs, comme le fromage. Et « même ces secteurs épargnés, comme le fromage, dépendent fortement du bon vouloir des États-Unis de modifier les "mesures non tarifaires" qu’ils utilisent pour limiter le commerce », nuance le rapport. Les agriculteurs européens ont donc très peu à gagner de la libéralisation des échanges avec les États-Unis, et beaucoup à perdre.

 

La fin de l’élevage bovin en Europe ?

Le secteur de l’élevage européen, déjà frappé par la crise agricole, apparait particulièrement vulnérable. Certains évoquent même une disparition pure et simple de l’élevage bovin dans de nombreux pays européens. Les importations de bœufs des États-Unis ont jusqu’ici été limitées, du fait de l’interdiction du bœuf aux hormones et d’un contingent d’importation défini pour le bœuf non traité aux hormones. « Mais les pressions pour lever cette interdiction se sont multipliées », note le rapport [2].

La menace est d’autant plus sérieuse que le traité de libre-échange avec le Canada – le CETA, déjà finalisé, qui doit être ratifié cet automne – prévoit déjà des importations accrues de bœuf canadien en Europe. Une augmentation des quotas d’importation qui pourrait provoquer « une chute de revenu de 40 % à 50 % pour (…) les producteurs européens de bovins », selon Interbev, l’interprofession bétail et viande (lire à ce sujet : CETA : l’accord commercial qui menace les filières locales).

 

Lourd impact sur l’élevage de volailles et de porcs

Les questions relatives au bien-être animal ont par ailleurs été exclues du Tafta. Or, les normes de bien-être animal sont généralement plus faibles aux États-Unis. Les importations de viandes de volaille des États-Unis ont jusque-là été limitées, l’Union européenne interdisant les « rinçages de réduction des pathogènes » sur les produits volaillers. « L’inquiétude est pourtant forte de voir la Commission européenne préparer le terrain pour une autorisation de ces rinçages chimiques », prévient le rapport. Les groupes de pression travaillent également à l’élimination complète des tarifs douaniers qui provoquerait « une baisse du secteur européen des "viandes blanches", allant jusqu’à 9 % dans les pays baltes ».

Le secteur porcin pourrait lui aussi être gravement affecté. La levée de l’interdiction de la ractopamine, des hormones de croissance utilisées dans les élevages de porcs, est sur la table des négociations. « Les exploitations françaises de type “naisseur” (élevages herbagers extensifs) doivent supporter un surcoût de 29 % par rapport à leurs concurrentes américaines, disséminé principalement sur la main-d’œuvre, l’équipement, les frais vétérinaires et les bâtiments », observe Interbev. Pour réaliser une telle performance, une grande partie des éleveurs américains recourent à des méthodes industrielles : 39 % de la production états-unienne provient de parcs d’engraissement de plus de 32 000 bovins !

 

Bénéfices très limités

Il apparaît que la Commission européenne est très sélective lorsqu’elle met en avant les bienfaits présumés du Tafta pour l’agriculture européenne. Elle met énormément l’accent, par exemple, sur les exportations de fromage, en ignorant les risques pour le reste de la production laitière. Elle insiste sur les bienfaits qu’apporterait une reconnaissance par les États-Unis des « indications géographiques » européennes (comme les AOC françaises), laquelle n’est pas du tout acquise.

Les études disponibles suggèrent que les bénéfices de ces appellations en termes d’exportation se limitent à une poignée de produits phare : le champagne, le cognac, le parmesan et le whisky, et peut-être quelques vins. Dans le cadre de l’accord Ceta avec le Canada, la Commission européenne n’a d’ailleurs obtenu que la reconnaissance d’un nombre limité d’indications géographiques européennes.

 

 

Mobilisations des deux côtés de l’Atlantique

Ce sont principalement les petits producteurs – ceux dont les pratiques sont les plus compatibles avec la préservation de l’environnement et des économies locales – qui souffriront le plus de la concurrence de l’agriculture américaine, beaucoup plus industrialisée. « Une ferme dans l’Union européenne fait environ 13 hectares, contre 170 aux États-Unis », rappelle Aurélie Trouvé, de l’association Attac France. Un grand nombre de ceux qui défendent le Tafta auprès de la Commission et des gouvernements européens – les plus grandes exploitations, les firmes agroalimentaires, et quelques indications géographiques – sont les mêmes qui souhaitent que le modèle agricole européen se tourne encore davantage vers l’industrialisation du secteur (voir cet entretien).

Aux États-Unis, le projet d’accord Tafta suscite également l’inquiétude des organisations paysannes. Une large alliance se noue aux côtés de la Coalition nationale des paysans familiaux (NFFC), membre de la Via Campesina. « Notre lutte, relève la Coordination européenne de la Via Campesina, est une lutte, à la fois aux États-Unis et dans l’Union européenne, en faveur d’une agriculture de dimension humaine, au lieu d’un modèle agricole industriel qui détruit à la fois l’environnement et la santé des humains, et dans lequel les animaux et les ouvriers sont exploités ». Pour Nicolas Roux, des Amis de la terre, « les plus grands gagnants du Tafta seront les multinationales de l’agro-alimentaire qui profitent déjà d’économies d’échelle plus importantes et de coûts de production plus bas ».

Olivier Petitjean et Sophie Chapelle

 

Pour aller plus loin :
- Notre dossier : Traités de libre-échange : les multinationales contre la démocratie
- Tafta : l’élaboration des normes et des lois bientôt confiée aux lobbies industriels ?
- Europe : la liberté de cultiver entravée par les futurs traités de libre-échange

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

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