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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 18:53

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

De l’UMP aux Républicains : l’opération de blanchiment de Sarkozy

|  Par Ellen Salvi

 

 

Les militants ont tranché. À compter de ce samedi 30 mai, l'UMP est rebaptisée “Les Républicains”. Si le scrutin n'a rassemblé que 45,74 % de votants, son résultat offre à Nicolas Sarkozy le loisir d'enclencher la lessiveuse. Objectif de l'opération : faire peau neuve, écarter les adversaires et mettre les affaires sous le tapis.

C’est la dernière touche apportée à son projet. Celle qui vient conclure sept mois de stratégies et de petits arrangements internes tournés vers un seul et même but : réendosser le costume de Bonaparte. En organisant le congrès refondateur de sa famille politique, ce samedi 30 mai à Paris devant moins de 10 000 spectateurs (et non 20 000 comme annoncés), Nicolas Sarkozy s’offre l’occasion de montrer à ses adversaires qui est le véritable patron de l’UMP, désormais rebaptisée “Les Républicains”.

L’ancien chef de l’État a beau assurer, en parlant de lui à la troisième personne, qu’il ne s’agit pas du « parti de Sarkozy ou d’un autre », mais d’une « force qui prépare l’avenir », nul ne doute que le seul avenir qui l’intéresse est le sien. Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire et consorts s’entêtent à vouloir le concurrencer pour la primaire de 2016 ? Il leur impose une journée entièrement dédiée à sa gloire personnelle. Et s'octroie même un petit plaisir : voir Juppé et Fillon monter à la tribune sous les huées et les sifflements des fans sarkozystes réunis dans la salle du Paris Event Center.

 

Nicolas Sarkozy et quatre des élus UMP choisis pour animer le congrès refondateur du 30 mai.Nicolas Sarkozy et quatre des élus UMP choisis pour animer le congrès refondateur du 30 mai. © Twitter/@NicolasSarkozy
 

Un nombre incalculable d'élus se succèdent au pupitre pour dire combien ils sont fiers d'être “Républicains”. L'image d'unité martelée par le parti depuis de longs mois pâtit de cette mise en scène en accéléré. Chacun a voulu son petit moment sous les projecteurs. Et chacun l'a obtenu. Deux minutes, quatre pour les plus chanceux. Des discours miniatures dont il ne reste pas grand chose en fin de journée si ce n'est les hommages rendus à Éric Woerth, récemment relaxé dans l'affaire Bettencourt. « Un très honnête homme », affirme Nicolas Sarkozy.

Dans la salle, pas un “Républicain” ne manque à l'appel. Claude Guéant, Patrick Balkany, Jean-François Copé, Serge Dassault... et même Charles Pasqua. Ils sont tous venus applaudir les résultats du vote électronique organisé les jeudi 28 et vendredi 29. Pendant deux jours, les 213 030 militants revendiqués par le parti de la rue de Vaugirard étaient appelés à répondre aux trois questions suivantes :

  • Approuvez-vous “Les Républicains” comme dénomination de notre mouvement ?
  • Approuvez-vous les projets de statuts et de règlement intérieur issus des travaux de la commission de révision des statuts ?
  • Approuvez-vous la liste de candidats, adoptée en bureau politique le 19 mai 2015, en vue de la composition du premier bureau politique ?

Ils sont 97 440 à s’être prononcés, soit 45,74 %. Un score évidemment salué par les élus de droite encore présents sur Twitter vendredi soir, mais qui paraît pourtant bien faible au regard des résultats qu’obtenait le PS quand il était dans l’opposition (en 2008, le congrès de Reims avait par exemple réuni 130 000 votants). Sans surprise, une grande majorité des militants UMP ont répondu “oui” aux trois questions (voir le détail des résultats sous l’onglet “Prolonger”).

Pour les proches de Nicolas Sarkozy, ces résultats apparaissent comme un plébiscite de l’action menée par le patron de l’opposition depuis son retour en politique. Comme il l’avait calculé, l’ancien chef de l’État peut désormais se targuer d’être lui aussi un “père fondateur” de la droite. Il se rêve en de Gaulle et souhaiterait ardemment que chacun l’envisage ainsi. C’est pourquoi il cultive la ressemblance avec le général dans le moindre détail. Mais hormis son fidèle Hortefeux, personne n’y croit sérieusement.

 

Juste après sa diffusion, l'appel de Nicolas Sarkozy a circulé sur les réseaux sociaux, accolé à celui de De Gaulle.Juste après sa diffusion, l'appel de Nicolas Sarkozy a circulé sur les réseaux sociaux, accolé à celui de De Gaulle. © DR
 

Ainsi démarre la vaste opération de blanchiment imaginée par Nicolas Sarkozy. Tout doit passer à la lessiveuse, à commencer par sa propre image. En changeant le nom de l’UMP, comme il l’avait promis lors de la campagne pour la présidence du parti, l’ex-chef de l’État peut clamer sans rougir aux militants : « Quand je pense quelque chose, je le dis. Quand je dis quelque chose, je le fais. » S’il veut aller au bout de ses ambitions élyséennes, le patron de l’opposition doit convaincre tous les déçus de 2007 qu’il tiendra désormais ses promesses.

Ses adversaires en interne sont loin d’être dupes. « Il s’organise pour gagner », souffle l’un d’entre eux. Mais piégés dans le village Potemkine du « grand rassemblement », ils assistent, impuissants, à la nette progression de Nicolas Sarkozy dans la course à 2017. Aucun croche-pattes n’est possible. Le risque de se voir accuser de divisions est beaucoup trop grand. L’ex-chef de l’État a cédé sur la primaire. Il a fait quelques concessions pour arranger tout le monde sur les nouveaux statuts (qui n’engagent pas de modifications profondes) et sur la composition du bureau politique enrichi de 20 membres supplémentaires. C’est déjà bien suffisant à ses yeux. Du coup, il s’approprie la lumière.

En l’espace d’un semestre, le patron de l’opposition a déjà réussi à écarter deux de ses adversaires à la primaire : Xavier Bertrand, dont nul ne sait trop ce qu’il est devenu, et François Fillon, qu’il souhaite voir « à terre et sans oxygène » et qu’il fait passer, en attendant, pour le « pire des traîtres ». Comme le souligne Éric Ciotti, Sarkozy « avance tel une colonne de chars dans le désert ». Parmi les candidats sérieux au scrutin de 2016, c’est-à-dire s’étant préparés assez tôt pour espérer concourir, restent donc Alain Juppé et Bruno Le Maire. L'ex-chef de l'État a accordé à chacun d’entre eux un temps de parole de 10 minutes ce samedi. Lui s’est réservé trois quarts d’heure.

 

Remiser les affaires dans l’arrière-boutique

C’est son moment. Celui qu’il voudrait graver dans les mémoires comme le jour où fut lancé le « parti politique moderne digne du XXIe siècle ». Mais ses opposants ne l’entendent pas de cette oreille. « On change de nom, voilà. Ce congrès est surtout un moment coûteux pour pas grand-chose », minimise Gilles Boyer, le conseiller politique d’Alain Juppé. Pour parer ce type de critiques, le trésorier de l’UMP, Daniel Fasquelle, répète depuis un mois que l’événement est placé sous le signe de la « sobriété ». Il a tout de même dégagé plus de 500 000 euros pour l’organiser.

Pour un parti dont les caisses sont vides, la somme est coquette. Elle n’a cependant rien à voir avec les 5 millions d’euros déboursés en 2004 pour le grand show à l'américaine du Bourget, durant lequel Nicolas Sarkozy avait été sacré patron de l’UMP, avec 85,1 % des voix. À l’époque, la primaire n’existait pas. La droite n’en avait pas besoin. Elle avait déjà trouvé son homme providentiel. Fin novembre, après deux ans d’une existence moribonde sous la présidence d’Alain Juppé, le parti naissait pour de bon au son des promesses de son nouveau président.

 

Première élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP, le 28 novembre 2004, au congrès du Bourget.Première élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP, le 28 novembre 2004, au congrès du Bourget. © Reuters
 

« Je veux que chaque adhérent ait un rôle à jouer, que son avis soit sollicité, que par-dessus tout il se sente respecté », « Je veux que notre formation devienne un grand mouvement populaire », « Je veux rassembler »…, clamait-il alors. Dix ans et un quinquennat plus tard, rien n’a changé ou presque. Nicolas Sarkozy est redevenu patron de l’UMP, élu cette fois avec 64,5 % des suffrages exprimés. Et il “veut” toujours la même chose. « Un mouvement avec des adhérents qui participent, qui font des choix, qui sont des bâtisseurs », « créer le premier parti du XXIe siècle », « rassembler »… Des formules copiées-collées pour une seule et même ambition : conquérir l’Élysée.

 

Christian Estrosi et Charles Pasqua au congrès du 30 mai, à Paris. © Twitter/@cestrosi
Christian Estrosi et Charles Pasqua au congrès du 30 mai, à Paris. © Twitter/@cestrosi © Twitter/@cestrosi
 

Au jeu des différences, Gilles Boyer note tout de même un point essentiel : « En 2004, nous avions une montagne d’argent, aujourd’hui, nous avons une montagne de dettes. » Au mois de mars, elle culminait encore à 69,3 millions d’euros. L'ardoise est aussi colossale que les excès de l'UMP le furent à partir de 2004. Rue de Vaugirard, la décennie qui vient de s’écouler ne garde pas seulement le goût du champagne, elle conserve également la saveur désagréable des affaires. La faire disparaître constitue le principal enjeu de l’opération de blanchiment du parti.

En reprenant la tête de l’opposition, Nicolas Sarkozy avait un but très précis : ripoliner la vitrine de l'UMP pour remiser les ennuis dans l’arrière-boutique. De la même façon qu’il est revenu en politique pour se protéger judiciairement, l’ex-chef de l’État a décidé de changer le nom du parti en raison du « calendrier judiciaire » qu’il se dit contraint de gérer depuis l’affaire Bygmalion. Il n’est pas le seul à avoir fait ce calcul. « Changer de nom était devenu nécessaire compte tenu des turbulences et des affaires qui ont terni le sigle de l’UMP depuis deux ou trois ans », reconnaît l’ancien président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer.

Mais la manip’ est tellement grossière qu’elle risque de faire long feu. D’autant que derrière ce nouveau parti se cachent toujours les mêmes protagonistes : Jean-François Copé, Claude Guéant, Patrick Balkany, Guillaume Peltier… et bien sûr, Nicolas Sarkozy lui-même. Les ex-UMP qui ont maille à partir avec la justice pourront s’appeler “Les Républicains”, les enquêtes judiciaires les visant ne s’arrêteront pas pour autant. Telles sont les limites de la lessiveuse mise en place par le patron de l’opposition : elle ne blanchit pas les gens.

C’est certainement ce qui fait le plus défaut à l’ex-chef de l’État. L'entourage. Depuis 2004, il a perdu toutes les têtes pensantes qui figuraient parmi ses proches pour ne conserver que les amis embarrassants. Emmanuelle Mignon, le cerveau de la campagne victorieuse de 2007, a déserté les rangs depuis fort longtemps. Résultat : à deux ans de la présidentielle, pas la moindre idée nouvelle n'émerge de la rue de Vaugirard. En réunions publiques, Nicolas Sarkozy fait des blagues, mais ne semble guère pressé de parler propositions. La question du projet politique a été renvoyée à juin 2016. En attendant, l’ex-chef de l’État continuera d’alimenter sa lessiveuse en vapeur médiatique.

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 18:30

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

 

Malgré ses annonces, Amazon restera un « Intaxable »

|  Par Dan Israel

 

 

 

Le roi du e-commerce, maître de l'optimisation fiscale, a annoncé que les produits qu'il vend dans chaque pays seront désormais déclarés, et donc taxés, dans le pays où ils ont été achetés. Un changement largement salué. Pourtant, rien ne dit que l'entreprise est tout à coup devenue vertueuse.

C’est un symbole. Un beau symbole, mais pas plus qu’un symbole. Cette semaine, Amazon a annoncé que ses filiales européennes allaient déclarer leurs chiffres d’affaires réels dans les pays où elles vendent leurs produits. Finis les résultats tronqués, maquillés par le regroupement des ventes au Luxembourg, ce pays à la fiscalité si accueillante pour les arrangements fiscaux des multinationales. Mais pour autant, Amazon va-t-il quitter les rangs de ceux que Mediapart nomme les « Intaxables », et dont il est l’un des fleurons ? Rien n’est moins sûr.

C’est le Financial Times, puis le Washington Post, qui ont les premiers révélé l’information, les 22 et 24 mai, bientôt confirmée par Amazon, dans un communiqué mardi 26 mai. Depuis le 1er mai, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Italie, en Espagne, et sans doute bientôt en France, les produits vendus dans chaque pays sont désormais déclarés, et donc taxés, dans le pays où ils ont été achetés. Des filiales spécifiquement dédiées ont été installées ou sont en cours d’installation dans tous ces pays.

Pour Amazon, officiellement, il n’y a là rien de très surprenant. « Nous révisons régulièrement notre structure d’entreprise pour nous assurer que nous sommes en mesure de mieux servir nos clients, a-t-elle fait savoir. (…) Il y a plus de deux ans que nous avons commencé le processus de création de succursales locales nationales. » Mais en vérité, c’est un cataclysme d’une ampleur jusque-là jamais vue parmi les géants du numérique. Depuis des années, l’entreprise est en effet passée maîtresse dans l’art de l’optimisation fiscale agressive, qui fait d’ailleurs figure d’évitement fiscal quasi total. En s’appuyant sur les lois fiscales les plus obscures, Amazon s’était jusque-là fait une spécialité de localiser ses coûts et ses pertes dans les pays où les impôts sont élevés, et de rapatrier ses bénéfices sur les territoires à la fiscalité douce, voire nulle.

Comme le rappelle BFM Business, Amazon a par exemple payé seulement 5,8 millions d’euros d’impôt sur le bénéfice en France en 2014, au motif que son chiffre d’affaires hexagonal ne serait que de 257 millions. Ce qui est plus que douteux : en novembre 2012, à la suite d'une audition musclée devant les parlementaires britanniques, l’entreprise avait dû reconnaître que son chiffre d'affaires effectivement réalisé en France en 2011 était de 889 millions d'euros, soit huit fois plus que ce qu’elle avait déclaré cette année-là ! C’est la seule et unique fois que l’entreprise de Jeff Bezos a communiqué sur ces chiffres. Aujourd’hui, son chiffre d’affaires réel doit avoisiner le milliard d’euros.

La situation est pire en Grande-Bretagne (449 millions de livres, environ 625 millions d’euros, déclarés en 2013, pour des ventes sur place estimées à plusieurs milliards d’euros) et en Allemagne (selon Reuters, 11,9 millions d’impôt sur les sociétés payés en 2014, alors que le marché allemand est son premier pays à l’export, avec environ 10 milliards d’euros de ventes). Mais jusqu’à ce 1er mai, Amazon déclarait aux fiscs nationaux uniquement ses activités annexes, réalisées pour le compte de filiales installées ailleurs. Les ventes dans toute l’Europe, elles, étaient facturées depuis le Luxembourg. Pour 2014, le chiffre d’affaires comptabilisé par Amazon dans ce minuscule pays a logiquement été de… 15,5 milliards d’euros. L’argent s’évaporait ensuite dans d'autres paradis fiscaux, comme le Delaware, le trou noir américain de la finance et du commerce.


Les pressions se multiplient, partout dans le monde

Pourquoi l'entreprise Amazon a-t-elle tout à coup décidé de changer de cap ? On peut penser que les pressions qui se multiplient autour d’elle ne sont pas étrangères à ce choix. Car si elle a toujours estimé que sa stratégie fiscale était légale, ce n’est ce que pensent ni la plupart des autorités fiscales concernées, ni l’Union européenne, ni l’OCDE, qui coordonne les efforts internationaux pour réguler les pratiques des « Intaxables ». En France, le fisc réclame à Amazon plus de 200 millions d’euros d’arriérés d’impôt et de pénalités, rien que pour la période 2006-2010. Aux États-Unis même, les autorités lui demandent pas moins de 1,5 milliard de dollars pour la période 2005-2012. Et, selon les comptes de l’entreprise, elle attend d’autres contestations, de Chine, d’Allemagne, du Japon, de Grande-Bretagne et du Luxembourg lui-même…

Amazon est aussi dans le viseur de la Commission européenne. Bruxelles soupçonne fortement le Luxembourg de conclure des accords fiscaux (« rulings ») très favorables avec de grandes entreprises, pour les attirer sur son territoire. En octobre, la Commission a ouvert une enquête précisément sur le cas Amazon. Elle a prévenu qu’elle mènerait le processus à son terme, quelles que soient les évolutions récentes.

Embarrassant pour le gouvernement luxembourgeois, déjà sous le coup d’une enquête concernant une filiale financière de Fiat, et qui vante depuis des années l’implantation du roi du e-commerce sur son territoire. Avec ses quelque mille salariés sur place, Amazon est censé prouver que les entreprises implantées dans le Grand-Duché ne sont pas seulement des coquilles vides destinées à recueillir artificiellement des avantages fiscaux.

Certes. Mais les doutes de la Commission ont été renforcés par les révélations LuxLeaks : un consortium de grands médias, dont Le Monde, a mis au jour les « rulings » noués par 340 entreprises, dont des françaises (LVMH, BNP Paribas, Axa, etc.). Amazon était du nombre : il aurait bénéficié d’un impôt appliqué à seulement… 1 % de son chiffre d’affaires déclaré ! L’accord date de 2003, quand Jean-Claude Juncker, aujourd’hui président de la Commission européenne, était premier ministre du Luxembourg.

Et ce n’est pas tout. Parmi les réformes recommandées par l’OCDE, et adoptées par le G20, dans leur lutte contre l’évasion fiscale des entreprises, figurent quelques mesures qui pourraient handicaper directement Amazon. L’idée d’obliger une multinationale possédant des entrepôts dans un pays de s’y domicilier fiscalement est en train de faire son chemin, et pourrait être adoptée. Or, contrairement à Google ou Facebook, Amazon dispose forcément de nombreux entrepôts partout en Europe. Ces mesures devraient entrer en application en 2017 ou en 2018, l’entreprise a donc pu décider de devancer de quelques années des changements de toute manière inéluctables.

D'autant qu'elle dispose de bien d'autres moyens pour contrôler les impôts qu'elle versera…

 

L’entreprise n'est pas devenue tout à coup plus vertueuse

Interrogé par Rue89, Pascal Saint-Amans, qui coordonne la lutte contre l’évasion fiscale pour l’OCDE, salue « un changement de paradigme » et imagine que « la réaction positive des médias devrait encourager d’autres multinationales à se mettre en conformité ». Les réactions des médias ont en effet été positives. Le Monde a été jusqu’à titrer : « Amazon cède face à l’Union européenne sur la fiscalité ». Et pourtant, il est difficile de voir les choses d’un aussi bon œil. Car il y a une entourloupe, et de taille. Aujourd’hui, rien ne dit qu’Amazon va payer des impôts en France ou en Allemagne. Ni que l’entreprise est devenue tout à coup plus vertueuse.

D’abord, a bien pris soin de préciser Amazon dans son communiqué, « le e-commerce est un business à faible marge et hautement concurrentiel ». Par ailleurs, « Amazon continue d’investir lourdement partout dans le monde, ce qui signifie que nos profits sont bas ». Et qui dit peu de profits dit peu d’impôts sur les bénéfices. Voire pire : en 2014, l’entreprise a perdu 241 millions de dollars. Ce qui, dans la plupart des pays, lui donnerait droit à des crédits d’impôt pour les années suivantes, si elle renouait avec les bénéfices.

Après tout, il est normal qu’une entreprise qui perde de l’argent ne paye pas d’impôt sur un bénéfice inexistant. Mais tout le problème est de comprendre pourquoi elle ne gagne pas d’argent. Et dans le cas d’Amazon, le sujet est très sensible. Car tout le fonctionnement de ses filiales est en fait destiné à leur faire perdre de l’argent. Autrement dit, même si les ventes aux clients français sont facturées à une filiale française, et non plus luxembourgeoise, pas sûr que cette filiale soit beaucoup plus bénéficiaire. C’est ce que pointe très bien BFM Business. Tout le système a été décortiqué par l’enquête de la Commission européenne. Les lecteurs les plus avertis pourront apprécier :

 

 

En résumé, toutes les filiales locales d’Amazon payent une forte redevance à d’autres filiales pour utiliser la technologie du groupe. Ou alors, elles leur empruntent de l’argent, à des taux d’intérêt très élevés. Et la filiale luxembourgeoise qui récupère tout cet argent, détenue depuis le Delaware, n’est taxée ni aux États-Unis, ni au Luxembourg. Malgré des résultats net oscillant entre 118 millions d’euros en 2012 et 347 millions en 2014, cette filiale, Amazon Europe technologies holding SCS, paye donc… 0 euro d’impôt.

De telles pratiques ne sont pas inconnues. Elles ressemblent fort à celles de McDonald’s, récemment épinglé avec sévérité par une coalition d’ONG et de syndicats. Ou à celles de Starbucks, lui aussi ciblé par une enquête de l’Union européenne. En France, Starbucks est officiellement en déficit perpétuel depuis son lancement sur le territoire en 2004, et n’a jamais payé d’impôt. En abandonnant la centralisation de ses ventes au Luxembourg, mais en conservant son système d’optimisation, Amazon s’aligne donc sur certains des pires exemples existants. Pas de quoi pavoiser, vraiment. Et le e-commerçant en a parfaitement le droit, du moins pour l’instant, en attendant que les mesures validées par l’OCDE et le G20 entrent en vigueur.

Dans l’intervalle, la Commission européenne essaye elle aussi de changer la donne. Et c’est même Jean-Claude Juncker, qui se sait attendu au tournant et distancé par l’OCDE, qui a clamé l’urgence il y a plusieurs mois. Ce mercredi 27 mai, la Commission a précisé les contours du plan anti-optimisation fiscale qu’elle entend présenter dans le courant du mois de juin. « Toute entreprise, petite ou grande, doit payer sa part d'impôt dans le pays où elle réalise ses bénéfices », a déclaré Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission, tandis que Pierre Moscovici, commissaire pour les affaires économiques, appelait à la « remise à plat du système d'imposition des sociétés dans l’UE ».

La Commission se propose notamment de remettre sur la table un vieux serpent de mer, l’assiette commune consolidée pour l’impôt des sociétés (Accis). Ce texte, prêt depuis plus de quatre ans, propose qu’une entreprise présente dans plusieurs pays européens applique ce que les experts nomment la taxation unitaire : il s’agit de considérer toutes les filiales d’une multinationale comme une seule et même entreprise, d’évaluer ses bénéfices totaux, où qu’ils soient localisés, puis de les diviser proportionnellement en fonction des pays où l’activité de l’entreprise est réellement effectuée. Chaque État est ensuite libre de taxer à la hauteur qu’il souhaite la portion de bénéfices qui lui a été « attribuée ».

Cette solution, adoptée par les États-Unis pour son commerce intérieur, est considérée comme l’arme la plus sûre pour tuer dans l’œuf les stratégies d’optimisation plus ou moins loyales des entreprises. Ce ne sont plus les fiscalistes qui décident où sont localisés les bénéfices, mais les États qui reprennent l'initiative. Mais ce n’est pas un hasard si l’Europe est encore un paradis fiscal pour entreprises, comme nous le constations lors des dernières élections européennes. Dans l’UE, les questions fiscales doivent être adoptées à l’unanimité des 28 États membres. Et il est très peu probable que tous s’accordent sur un principe aussi radical, qui a déjà été écarté par l’OCDE en raison des oppositions qu’il suscitait. Amazon le sait bien, et avec son joli coup d’éclat, elle a sans doute détourné les projecteurs sur ses pratiques contestables pour quelque temps.

 

 

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 16:04

 

 

 
 
 

Lettre d’information 21 mai 2015

 
 

Confier la sécurité routière aux chauffards ? La lutte contre le tabagisme aux cigarettiers ? Impensable ? C’est pourtant ce que François Hollande a fait en ouverture du Business & Climate Summit qui se tenait cette semaine à Paris. S’adressant aux dirigeants de multinationales comme Shell, Total, Vinci, BNP, Engie ou EDF, il est allé jusqu’à les qualifier « d’activistes » en les exhortant à « passer à l’action ».

Passer à l’action ? C’est ce que nous allons faire les 29, 30 et 31 mai prochains contre Total, quatrième géant pétrolier et gazier mondial et champion toutes catégories de la pollution et de l’évasion fiscale en France. Pour mettre la pression sur Total en montrant son vrai visage, nous vous invitons à mener des actions partout en France dans le cadre des « 1 000 initiatives pour le climat ».

Pour agir, c’est très simple, il vous suffit de commander gratuitement un kit d’autocollants (voir dans l’agenda ci-dessous) et de coller ces derniers sur les pompes à essence Total les plus proches de chez vous lors du week-end des 30 et 31 mai.

 

Actualité

 
 
 
 

Climat, Dette, Austérité : ça va chauffer ! Inscrivez-vous dès maintenant à l’Université d’été du 25 au 28 août 2015 à Marseille

mercredi 20 mai 2015, par Attac France
 
 

La crise continue de s’amplifier comme en témoignent la montée des inégalités et de la pauvreté, le réchauffement climatique, la régression de la démocratie. Les politiques d’austérité font payer aux peuples le prix de la crise et de la dette. L’échec du capitalisme, fondé sur la finance, la marchandisation et le productivisme, est criant.

Libérer les peuples du joug de la dette et des politiques néolibérales, organiser sans attendre la transition vers une autre société plus solidaire et respectueuse de la planète sont devenus un impératif.

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Plus d’un million de soutiens à une taxe sur les transactions financières pour la solidarité

 
 

Les 11 et 12 mai , les onze ministres des finances européens souhaitant instaurer une taxe européenne sur les transactions financières (TTF) se sont réunis afin d’avancer sur un accord. A quelques jours de cet événement, un collectif d’associations européennes et américaines ont remis une pétition réunissant plus d’un million de soutiens citoyens appelant les onze pays à mettre en place une taxe véritablement ambitieuse et solidaire.

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Campagnes

 
 
 
 

Le climat, c’est pas vos affaires

 
 

Au moment où François Hollande ouvrait le Business and Climate Summit, ce mercredi à l’UNESCO, 350.org, les Amis de la Terre, Attac France et les J.E.D.I. for Climate accueillaient les participants au sommet en leur rappelant que les principaux organisateurs et sponsors de ce sommet sont responsables du dérèglement climatique. Parmi ceux-ci : Total, EDF, ENGIE (ex GDF), Shell, Arcelor Mittal ou encore la BNP et Vinci.

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Attac restitue les chaises de HSBC et de la BNP au centre des impôts !

mardi 19 mai 2015, par Attac France
 
 

Mardi 19 mai, date limite de la déclaration d’impôts 2015 au format papier, des militant.e.s d’Attac se sont rendus au centre des finances publiques de Saint Sulpice pour remettre en main propre une chaise BNP Paribas et une HSBC à des agents des finances publiques.

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Salle comble pour la soirée « On fait sa fête au TAFTA », merci à toutes et tous !

mercredi 13 mai 2015, par Attac France
 
 

Tous différents, tous concernés, tous unis et tous mobilisés contre le TAFTA.
1001 raisons de lui dire NON !

La soirée « On fait la fête au TAFTA » est terminée, mais notre lutte ne fait que commencer. Merci d’avoir été si nombreux et nombreuses ce mardi 12 mai !

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Tout peut changer, capitalisme et changement climatique

mardi 17 mars 2015, par Naomi Klein
 
 

Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur le réchauffement climatique. La « vérité qui dérange » ne tient pas aux gaz à effet de serre, la voici : notre modèle économique est en guerre contre la vie sur Terre.

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Osons rester humain

jeudi 26 mars 2015, par Geneviève Azam
 
 

Un ouvrage qui déconstruit magistralement la toute-puissance issue du dualisme occidental, qui a opposé nature et société, et autorisé finalement la domination et l’instrumentalisation de la nature et des humains.

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Agenda

 
 
 
 

29-30-31 mai : Participez aux actions « Total s’engage contre le climat »

jeudi 21 mai 2015, par Attac France
 
 

Dans le cadre des « 1 000 initiatives pour le climat » nous allons mener des actions contre Total en partenariat avec les Amis de la Terre.
Le 29 mai nous serons présents à l’assemblée générale des actionnaires de Total à Paris.
Les 30 et 31 mai, nous invitons à mener des actions partout en France. Pour agir, c’est très simple, commandez vos autocollants et collez-les sur la ou les pompes à essence Total les plus proches de chez vous !

lire en ligne

 

Multimédia

 
Lignes d'Attac no 101

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Lignes d’Attac no 101

Ils utilisent l'humour pour protester contre les dérives du monde (...)

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Ils utilisent l’humour pour protester contre les dérives du monde bancaire

COP21 J-200 : Business and Climate Summit : Le climat ce n'est pas (...)

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COP21 J-200 : Business and Climate Summit : Le climat ce n’est pas leurs affaires !

 

Attac France — 2015
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Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 19:18

 

Source : http://www.novissen.com

 

  • SAMEDI 30 MAI GRANDE MARCHE DE PROTESTATION

     

 

Cette marche est très importante : les 9 prévenus de la Confédération Paysanne dont le procès se tiendra à Amiens le 17 juin seront présents ainsi que Laurent Pinatel, porte-parole du syndicat et d’autres responsables qui prendront la parole et témoigneront du véritable métier d’éleveur dans le cadre d’une agriculture paysanne.
Nous vous attendons très nombreux au départ à la salle polyvalente de Drucat à 10h ou directement sur le site de l’usine à 11h.
Notez bien la date et invitez un maximum de personnes autour de vous !
Nous comptons vraiment sur votre présence dans ces moments importants de notre lutte !
 
Cette journée est exceptionnelle car le samedi 30 mai est aussi la journée mondiale du climat et l’on sait les dégâts que causent l’élevage industriel et l’agro-industrie, 2e cause du réchauffement  climatique devant même les transports !

 

  • Samedi 6 juin participation de Novissen à la Fête de Drucat

     

dont le thème est le développement durable !
Nous animerons dans l’après-midi une action citoyenne « village propre » en parcourant tout le village et ses alentours pour ramasser tous détritus indésirables…
Nous vous donnerons toutes les infos pratiques dès qu’elles seront disponibles !
 

 

  • MERCREDI 17 JUIN GRAND RENDEZ VOUS AU TGI D’AMIENS  

     

  • pour le procès en appel des 9 prévenus de la Confédération paysanne !

     

Un rendez-vous d’envergure nationale à ne pas manquer !
Des bus viendront de toute la France et Novissen organise un départ en bus de Drucat en passant par Abbeville. Des infos précises pour vous inscrire vous seront données dans un prochain bulletin.
 


A Amiens, trois marches partiront  à 8h du Cirque, de la Gare et de la DDA boulevard du port en direction du Tribunal de Grande Instance.
Novissen prendra la tête de la marche démarrant de la gare qui aura comme thème la lutte contre l’agriculture industrielle. Les autres thèmes seront la liberté syndicale et le dérèglement climatique qui seront pilotés par la LDH et Europe Ecologie.
 
De grands et beaux moments de lutte en perspective donc !
 
A ce samedi 23 mai à 14h à Amiens pour participer à la marche et au Forum contre Monsanto !
 
Et surtout au samedi 30 mai à Drucat à 10h pour la marche de protestation contre « l’usine aux 1000 vaches » et à 11h sur le site pour les prises de paroles avec tous ceux, de plus en plus nombreux, qui nous soutiennent !
 
A très bientôt donc !
 
N’hésitez pas à faire circuler ce « Gardons le contact » autour de vous !
Invitez vos proches et vos amis !
 
Les combats que l’on gagne sont d’abord ceux que l’on mène et chacun d’entre nous a son rôle à jouer, si minime soit-il.
 
Ensemble nous représentons une véritable force citoyenne qui peut remporter de belles victoires ! Les enjeux sont importants et nous savons que nous pouvons compter sur vous !
 
 
                                                                           Le 16 mai 2015
                                                                       Le CA de NOVISSEN
 

 

 

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Où va le lait de l'usine des 1000 vaches ? (suite) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une bonne partie du lait produit par l'usine des 1000 vaches, après s'être en allé à Moyon dans le Calvados, s'en va maintenant en Belgique à Zonhoven qui se trouve à 340 km de Drucat.

 

Cette laiterie fabrique des  fromages frais,des desserts lactés frais, des boissons lactées ..... pour des marques de distributeurs ou pour des grandes marques comme Danone et Nestlé !

 

Un lien vers le site de cette laiterie: http://www.limelco.be/fr/

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ACTION AVRIL 2015

 

Après l’annonce officielle d’une demande d’extension du troupeau actuel à 880 vaches, Novissen vous demande à tous de participer à notre action d’avril : « 1000 fois NON aux 1000 vaches » !

 

Une fois de plus, nous devons montrer aux autorités préfectorales que nous ne sommes pas du tout prêts à accepter une quelconque augmentation de troupeau et que nous sommes au contraire décidés à résister !
Nous proposons donc à tous d’écrire deux lettres dans la période du 12 au 26 avril. Chaque lettre est importante, la vôtre encore plus importante que les autres puisque c’est vous qui l’écrivez. Des centaines de lettres doivent ainsi arriver en préfecture d’Amiens et à la sous-préfecture d’Abbeville.
Vous pouvez les envoyer en courrier ordinaire ou en recommandé si vous voulez leur donner un poids supplémentaire.
L’une  sera adressée à la préfète de région, Madame Nicole Klein et l’autre au sous-préfet d’Abbeville Monsieur Jean Claude Geney, responsable de l’évolution du dossier.
Vous pouvez bien sûr écrire votre propre lettre ou vous inspirer de l’exemple ci-dessous. Si vous n’avez pas beaucoup de temps, vous pouvez simplement écrire un mot très rapide, même simplement « 1000 fois NON aux 1000 vaches » ! Le nombre de lettres reçues sera extrêmement important ! Faites écrire autour de vous !
Exemple de lettre à envoyer:
Madame la Préfète,  / Monsieur le Sous-Préfet,
J’apprends sans grande surprise l’intention de Michel Ramery d’agrandir son usine à vaches à 880 vaches laitières. J’en suis scandalisé(e) d’autant plus que le comité de suivi n’a pas levé mes graves inquiétudes concernant l’état sanitaire du troupeau aujourd’hui limité à 500 vaches selon la parole de M. Le Foll, ministre de l’agriculture.
Loin de me rassurer, le manque de transparence actuel est le signe d’importants dysfonctionnements qui m’amènent à vous demander de refuser toute instruction du dossier d’extension à 880 vaches tant que l’achèvement des travaux pour 500 vaches n’est pas déjà réalisé et que notamment les décisions de justice du Tribunal administratif sur le fond n’ont pas été rendues.
Veuillez croire, Madame la Préfète / Monsieur le Sous-Préfet, en mes sentiments les plus déterminés pour lutter contre ce projet néfaste.

Signature :
 
Adresses: Madame Nicole Klein                                                     Monsieur Jean Claude Geney
                  Préfète de la Région Picardie                                        Sous-Préfet d’Abbeville
                  Cabinet du Préfet                                                            Sous -Préfecture
                  51, rue de la République                                                19, rue des Minimes
                  80020 Amiens Cedex 9                                                   80100 Abbeville
 
 
MERCI POUR VOTRE PARTICIPATION !!

 

 

Source : http://www.novissen.com

 

 

 

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 19:01

 

Source : http://www.reporterre.net

 

Greenpeace va classer les chaines de supermarchés selon leur politique de pesticides

27 mai 2015

 


Greenpeace a lancé aujourd’hui sur son site web une course ‘zéro pesticide’ entre les six principales enseignes de la distribution française : Auchan, Carrefour, Casino, Leclerc, Intermarché et les Magasins U.

Greenpeace positionne les distributeurs dans cette compétition en fonction des moyens qu’ils mettent en œuvre pour atteindre d’ici 2017 les objectifs suivants :
. Eliminer en priorité les pesticides les plus dangereux (pour les abeilles et la santé humaine) dans la production des pommes et des pommes de terre vendues dans leurs rayons ;
. Soutenir les agriculteurs qui s’engagent à produire sans pesticides ;
. Etre transparent vis-à-vis des consommateurs sur le recours aux pesticides dans la production de notre alimentation et le soutien aux agriculteurs.

- Source : Greenpeace

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 18:45

 

Source : http://www.courrierinternational.com

 

France. Charmant village accueille migrants

 

Publié le

Des migrants soudanais accueillis à Pouilly-en-Auxois, le 13 février 2015.
  PHOTO JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP.

 

Pour désengorger Calais, le ministre français de l’Intérieur a identifié une vingtaine de départements qui recevront des migrants, le temps que leur demande d’asile soit étudiée. Reportage dans un village de Bourgogne où la cohabitation se passe plutôt bien. 

Certains connaissent Pouilly-en-Auxois pour sa gougère (pâte à choux au fromage) et son Petit Thoreylien (vin de Bourgogne), d’autres pour son paisible canal et ses maisons d’hôte situées non loin des très visités Hospices de Beaune. La bourgade (1 550 âmes), à 40 kilomètres de Dijon, est en passe d’accéder à une nouvelle notoriété. 

Une soixantaine de requérants d’asile venant majoritairement de la Corne de l’Afrique ont emménagé depuis février dans l’ancienne caserne de gendarmerie, bâtiment de quatre étages à l’architecture pour le moins brute mais qui ravit les nouveaux résidents. Ceux-là erraient cet hiver dans les rues de Calais, dormant la journée au mieux sous des tentes, épiant la nuit la remorque du poids lourd qui les conduirait clandestinement vers l’eldorado britannique, se faisant au passage rudoyer par une police aux frontières à cran.

 

“De grosses inquiétudes”

Le ministère [français] de l’Intérieur a décidé de désengorger Calais, ville de long transit étouffée par la misère du monde, en dispersant les volontaires sur l’ensemble du territoire. Vingt départements ont été identifiés, dont la Côte-d’Or. 

 

 


“J’imagine qu’à Paris, un haut fonctionnaire a posé le doigt sur une carte et a dit, en voyant que le bâtiment de la maréchaussée était vide : là, il y a de la place !”, ironise Bernard Milloir, le maire sans étiquette de Pouilly-en-Auxois, homme jovial d’un optimisme à toute épreuve. “La sous-préfète m’a dit le 29 décembre que 80 migrants allaient arriver dans les deux mois ! J’ai réuni le Conseil municipal et on a fait un rapide calcul, ils allaient représenter 5 % de la population !”

 

Peur sur le village ? “Pas à ce point, mais de grosses inquiétudes”, répond le maire. “Les gens regardent la télé et ils savent qu’à Calais, il y a souvent des heurts entre les ethnies ou les nationalités. Et puis il y a eu le 7 janvier et Charlie, les amalgames entre islam et terrorisme. Alors ces gens-là dans notre campagne…”

 

L’épisode des crêpes

Le 4 février, 22 premiers migrants (éthiopiens, érythréens, soudanais, congolais) arrivent en loque, brisés par de longs mois de périple à travers mer et terres puis de nuits de veille dans les fossés calaisiens. Bernard Milloir montre l’exemple en terme d’hospitalité. Il va chercher des migrants avec sa propre voiture et les emmène au Château de Chailly (4 étoiles) à l’occasion de la Chandeleur qui traditionnellement réunit les notables locaux. Cet épisode des crêpes agite la blogosphère nationaliste qui invite les habitants de Pouilly-en-Auxois à prendre leur carte au Front national (FN).

Mais ceux-ci réagissent de toute autre manière. Comme en témoigne Marie-Jo Bourcier, qui dirige le service social de la commune : “Peu après l’installation des requérants, 25 villageois se sont présentés spontanément pour offrir leurs services, donner des cours de français par exemple. Ensuite, des gens ont récupéré de vieux vélos, un mécano les a retapés et ils ont été offerts aux migrants. Nos équipes de foot leur ont ouvert leurs séances d’entraînement. Une partie de la population s’est mobilisée.” Bernard Milloir complète : “Et un monsieur conduit les croyants le vendredi à la mosquée de Beaune.”

Quatre mois plus tard, les réfugiés ont intégré le décor. Ils se font discrets, aucun incident n’a été déploré et on s’est habitué sur les coups de 17 heures à les voir débouler à bicyclette place de la Libération, leurs cabas à la main. Les commerçants se frottent les mains car ces messieurs achètent beaucoup et local. “De gros mangeurs de pain”, se félicite une boulangère.
La gérante de la supérette estime de son côté que cette clientèle est en train de remonter son chiffre d’affaires. Ils perçoivent chacun 11,45 euros par jour à titre d’allocation temporaire d’attente. Une aide qui en irrite certains dans le village dont de vieux parents touchent une retraite inférieure à 450 euros par mois “alors qu’ils ont travaillé toute leur vie”.

 

L’apéritif saucisson

Bernard Milloir n’ignore pas cette précarité silencieuse qui gagne de plus en plus les campagnes françaises, “mais on ne peut tout de même pas laisser ces gens mourir de faim chez nous”, argue-t-il. Il poursuit : “Les habitants sont des employés ou des ouvriers aux salaires maigres, ils n’ont pas fait beaucoup d’études, n’ont pas beaucoup de culture, mais ils ont du bon sens. Une très large majorité a choisi d’accepter ces étrangers.”

Le 12 avril dernier, venus de Chalon, des militants du Parti de la France, présidé par Carl Lang, un transfuge du FN, distribuent des tracts xénophobes dans le village et organisent un apéritif saucisson devant l’ancienne gendarmerie. Les travailleurs sociaux du centre d’accueil découvrent leurs pneus crevés. En réponse, 150 Polliens (le nom des habitants) rejoignent les réfugiés dans leur foyer autour d’un repas républicain. “On a craint le pire, des provocations, mais tout s’est bien passé, les requérants ont même cuisiné notre traditionnelle gougère”, se souvient Bernard Milloir.
 


Danielle Malas, jeune préretraitée de la banque postale, faisait partie des convives. On la retrouve au centre social. Tandis que des dames s’adonnent au cartonnage et à la couture, Danielle enseigne à un jeune Africain les rudiments du français. “Je tente de lui expliquer qu’il faut rouler à vélo à droite et non à gauche, parce que beaucoup de réfugiés ne connaissent pas notre code de la route. C’est une leçon de français très utile.” Pourquoi s’être portée volontaire ? “J’ai lu les livres de Pierre Rabhi et c’est ma part de colibri avec mon petit bec”, dit-elle joliment. “Je fais un peu à mon niveau pour venir en aide. Ces gens sont des victimes. Ce jeune homme m’a raconté qu’il a voyagé sept mois pour sauver sa peau. On ne prend pas autant de risques juste pour venir bénéficier du RSA. Chez nous, la vie s’est rétrécie, quand un jeune a dégotté un travail au McDo, les familles parlent de réussite. Ces étrangers prouvent que la volonté de s’en sortir peut mener loin.”

 

Un non-événement

A Thoisy-le-Désert, au lieu-dit Le Calvaire, à trois kilomètres de Pouilly, vit Henri Fagottet, homme lui aussi sensible au malheur des autres. Il est éleveur à la retraite, son fils s’occupe aujourd’hui des 400 vaches charolaises. Dimanche dernier, Henri a convié à sa table trois jeunes Ethiopiens. “Un repas de famille avec mon fils, ma bru, ma fille, mon gendre, mes petits-enfants et ces garçons, on a mangé du poulet et des frites et on a beaucoup parlé”, résume-t-il.
Henri connaît l’Ethiopie. Il raconte : “Un voisin, un ancien maire, avait jumelé sa ville de banlieue parisienne avec une ville éthiopienne. Un jour, je lui ai dit : si je te donne 10 euros, ils vont aller là-bas ? Il m’a dit oui. L’année suivante, j’ai fait une collecte et on a donné 300 euros à un village qui s’appelle Fadji. Tous les ans, la somme grossissait.”

En 2007, Henri va pour la première fois à Fadji et voit que l’argent a contribué à la rénovation de l’école et à la vaccination du bétail. Il monte une amicale rurale franco-éthiopienne. Il y retourne en 2009 et en 2014. L’école est désormais pourvue en électricité et eau et les agriculteurs se sont organisés en coopérative.
“On doit accueillir ces gens comme des hommes, ne pas les rejeter à la mer. Les recevoir à ma table est un non-événement. On a mangé, on a visité la ferme et maintenant ils appellent le dimanche pour demander des nouvelles de la famille.”

 

 

Source : http://www.courrierinternational.com

 

 

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 18:35

 

Source : http://www.reporterre.net

 

Nom : Monsanto. Métier : empoisonneur

28 mai 2015 / Noël Mamère
 


 

 

La mobilisation internationale du week-end dernier contre Monsanto a permis de rappeler la nature profonde des firmes agrochimiques. Ces empoisonneurs patentés sont responsables de la mort de dizaines de milliers de personnes, estime Noël Mamère. Et le Tafta pourrait demain donner toute liberté d’action à ces entreprises scélérates.


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Noël Mamère

Dans plus de cinquante pays, ce week-end, des rassemblements se sont tenus contre Monsanto et les multinationales des OGM (organismes génétiquement modifiés) et des pesticides. En France, plus de trente-cinq villes de métropole et des DOM (départements d’outre mer) ont pris part à cette initiative lancée par le collectif citoyen des Engraineurs et l’association Combat Monsanto. Leurs revendications : stopper l’offensive des OGM en Europe, arrêter l’empoisonnement par les pesticides et affirmer l’opposition grandissante au projet de Grand marché transatlantique (Tafta) qui deviendrait le cheval de Troie de Monsanto et de ses semblables.

 

Assassin chimique

L’entreprise Monsanto, dénoncée il y a quelques années dans un documentaire et un livre de Marie-Monique Robin, Le monde selon Monsanto, est depuis des décennies responsable de scandales sanitaires à répétition ayant provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes : PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides Lasso et Roundup...

Le producteur de saccharine est devenu un géant de la chimie puis s’est reconverti dans la biogénétique. Mais celui qui est devenu le premier semencier de la planète n’a jamais cessé de détourner à son profit les lois des Etats, en pratiquant la corruption à haute dose, avec tous les moyens qui accompagnent cette pratique mafieuse, sous couvert de lobbying.

Dès 1949, un accident survenu dans une usine de Monsanto, en Virginie, révèle que l’herbicide 2,4,5-T contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La commercialisation de l’herbicide se poursuivra pourtant jusqu’à son interdiction dans les années 1970. En France, la fabrication et l’utilisation des PCB sont interdites seulement depuis 1987.

 

 

Entre 1961 et 1971, Monsanto produit l’agent orange, toujours constitué à partir de l’herbicide 2,4,5-T. Ce défoliant sera massivement déversé par l’aviation américaine au-dessus des forêts vietcongs pendant la guerre du Vietnam. Les conséquences se font encore sentir aujourd’hui, avec de nombreux cancers et des malformations de naissance au Vietnam, ainsi que des séquelles diverses chez nombre d’anciens combattants américains.

En 1975, l’entreprise lance le Roundup sur le marché, un herbicide très puissant, présenté comme "biodégradable" et "bon pour l’environnement". Roundup est aujourd’hui l’herbicide le plus vendu au monde. Plusieurs études concordantes affirment pourtant que le pesticide phare de Monsanto – et son principe actif, le glyphosate – est responsable de malformations fœtales.

 

Biopiraterie et brevetage du vivant

Entre 1995 et 1997, le soja génétiquement modifié, Roundup Ready, le colza Roundup Ready et le coton Roundup Ready, tous trois résistants à l’herbicide Roundup, reçoivent les autorisations de commercialisation.

Détentrice d’un brevet, aujourd’hui périmé, sur le glyphosate (commercialisé sous le nom de Roundup), l’entreprise décide de changer de stratégie et entreprend de breveter le vivant. En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé classe le Roundup comme « probablement cancérogène ».

Monsanto produit actuellement 90 % des OGM de la planète. Au cours des années 2000, cet empoisonneur patenté ose assigner devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d’avoir utilisé "frauduleusement" ses semences transgéniques brevetées, c’est-à-dire de les avoir replantées. Depuis, Monsanto s’est recyclé dans la biopiraterie en revendiquant des droits à la propriété intellectuelle sur des semences qu’elle vole aux paysans, comme en Inde.

 

Tafta : un blanc-seing à Monsanto

Demain, avec le TAFTA, le projet de grand traité transatlantique, des entreprises comme Monsanto pourraient attaquer devant des tribunaux d’arbitrage privés les moratoires des États opposés à la culture des OGM et réclamer des indemnités de plusieurs millions, puisées dans les deniers publics.

Peut-on accepter une telle mainmise des entreprises privées sur une diversité génétique qui appartient à toute l’humanité, qui est le fruit d’un savoir-faire millénaire et qui constitue la source de toute alimentation humaine ?

Peut-on admettre que...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 18:21

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

Tribune 25/05/2015 à 16h25

Monsieur le directeur de l’entrepôt Amazon...

Alain Jeault | Délégué syndical CGT

 

 

Monsieur le directeur d’entrepôt,

Le 18 mai 2015, L’Humanité révélait la triche d’Amazon sur les accidents du travail en publiant des extraits d’une fausse déclaration à la Sécurité sociale signée Amazon. L’objectif ? Faire baisser les statistiques élevées d’accidents du travail.

Making of

La CGT appelle à la grève ce mardi 26 mai sur le site Amazon de Sevrey (Saône-et-Loire) pour peser sur la négociation annuelle obligatoire. Ce texte est une lettre ouverte d’Alain Jeault, délégué syndical CGT de l’entrepôt, adressée à Ronan Bolé, le directeur du site. Rue89

Depuis la publication de ces révélations vous avez, Ronan Bolé, déclaré au Figaro :

« Les faits relayés sont faux. Je n’ai pas envie d’aborder les cas particuliers. »

Et ajouté auprès du Journal de Saône-et-Loire qu’il s’agissait d’une « déclaration mensongère » du journal L’Humanité.

Les menteurs, en réalité, sont à chercher du côté de votre direction. L’accident du travail qu’Amazon cherche à camoufler s’est produit le 18 février. Il a été diagnostiqué par le médecin traitant du travailleur accidenté le 19 février. Jamais, avant son accident du travail, le salarié en question n’avait ressenti de paralysie à sa jambe. Amazon a pourtant affirmé à la Sécurité sociale, sur la feuille Cerfa :

«  Aucun fait accidentel  : l’opérateur nous déclare avoir mal à la jambe depuis longtemps.  »

Là est le mensonge, le vôtre, celui d’Amazon. Le lieu et les circonstances de l’accident sont connus. Le médecin ayant diagnostiqué l’accident du travail est formel.

 

Dans l’entrepôt Amazon de Lauwin-Planque, en avril 2015 (PHILIPPE HUGUEN/AFP)

 

Monsieur le directeur d’entrepôt, plutôt que de vous épancher dans la presse pour dire que les salariés Amazon sont heureux dans l’entrepôt de Sevrey, et plutôt que d’annoncer que vous allez bientôt inviter des politiques sur le site de Sevrey pour leur montrer que tout va bien dans le meilleur des mondes, vous feriez mieux d’écouter ce que les salariés et leurs représentants ont à vous dire.

Le 10 avril, la médecine du travail est venue présenter lors de la réunion du CHSCT son rapport annuel. Comme vous le savez, il est édifiant. La presse l’a abondamment commenté. Ce rapport confirme une fois de plus combien il est pénible et dangereux de travailler chez Amazon.

Vous n’êtes pas, Monsieur le directeur d’entrepôt, à l’écoute des travailleurs Amazon. Votre préoccupation majeure est la productivité de l’entrepôt et non la santé et la sécurité de vos salariés.

Récemment, Amazon a supprimé les deux pauses de vingt minutes pour la remplacer par une pause de trente minutes. Le rapport de la médecine du travail évoque spécifiquement ce point et précise que les deux pauses de vingt minutes étaient plus bénéfiques pour la prévention des troubles musculo-squelletiques (TMS). Qu’importe, vous préférez appliquer de manière autoritaire ce qui est plus dangereux et pénible pour vos salariés.

Mardi 26 mai, la CGT appelle à la grève, en réponse à l’attitude scandaleuse d’Amazon lors des récentes Négociations annuelles obligatoires (NAO) dont la dernière réunion se tiendra le 28 mai. Par téléphone, les gendarmes m’ont déjà informé qu’ils avaient ordre du sous-préfet d’encadrer strictement notre mouvement et qu’ils seraient intransigeants avec les grévistes.

Nous connaissons bien, Monsieur le directeur, les talents de lobbyistes d’Amazon. Nous savons que les dirigeants d’Amazon rencontrent régulièrement des politiques – ministres, députés, sénateurs, conseillers régionaux ou départementaux, maires –, ainsi que des représentants des institutions de la République afin de répéter inlassablement les mêmes arguments à propos de l’emploi, arguments avec lesquels vous avez obtenu des subventions publiques. Cela, alors même qu’Amazon pratique l’évasion fiscale.

Depuis peu, Amazon.fr publie sur son site internet des vidéos de propagande dans lesquelles des travailleurs témoignent combien il est agréable de travailler chez Amazon.

Mais alors, Monsieur le directeur, pourquoi ne plaidez-vous pas pour la modification du règlement intérieur de l’entreprise qui interdit aux salariés la libre expression à l’égard de la presse ? Car chez Amazon, rappelons-le, parler à un journaliste des conditions de travail est toujours un motif de licenciement.

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

 

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 18:02

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

L’angoisse des eurobéats dix ans après la victoire du "non"

 
Jack Dion

Directeur adjoint de la rédaction de Marianne

 

 

N'ont-ils donc rien appris ? Dix ans après, les membres éminents de la confrérie des Ouiouites dépités nous servent le même discours qu'à l'époque. Pis, à les écouter, si l'Europe est aujourd'hui alitée dans un service de soins palliatifs, c'est parce que le "non" l'a emporté !
 
MAISONNEUVE/SIPA
 

Il faut comprendre le dépit d’Alain Duhamel, qui commente dans Libération la victoire du non au référendum sur le Traité constitutionnel européen, le 29 mai 2005. A l’époque, comme 99,99 % des éditorialistes de la presse, il fut de ceux qui expliquèrent que le oui était le seul choix possible, l’unique réponse rationnelle, et que les adeptes d’un avis contraire relevaient au mieux de l’hôpital psychiatrique, au pire de l’expulsion pour cause de déviance avérée. Le résultat lui est donc resté sur l’estomac, sans pour autant remonter jusqu’au cerveau.

Dix ans après, Alain Duhamel a donc repris la plume pour expliquer que l’Europe était en état de décomposition avancée et la France au stade de la mort clinique. Et pourquoi, Votre Honneur ? A cause de la victoire du non. En raison de ce résultat, en effet, « La France a perdu son prestige européen » ; « elle est devenue la mauvaise conscience » du Vieux continent ; elle est « moins européenne et l’Europe moins française » ; elle « s’est déclassée ». En un mot comme en mille, « la France du 29 mai 2005 a ouvert la phase où l’espérance européenne a laissé la place au ressentiment national, voire nationaliste ». Et pourquoi pas préfasciste, pendant qu’on y est ?

Soyons juste, Alain Duhamel n’est ni une anomalie, ni une exception, ni un cas bizarroïde relevant de la science de la nature. A sa manière, il dit tout haut ce que pense l’élite. Quand celle-ci a opté pour le oui en 2005 (ce qui était parfaitement son droit), elle a traité les autres de dégénérés de la pensée. Fort logiquement, elle n’a rien dit quand le TCE rejeté par le peuple est revenu par la fenêtre sous forme du Traité de Lisbonne qui en était la copie conforme (en 2007). Aujourd’hui, elle continue donc à expliquer que si le résultat du référendum avait été différent l’Europe ne serait pas en crise, alors que l’UE fonctionne exactement selon leurs critères.

Bref, le problème, comme d’habitude, c’est le peuple. Le peuple qui ne comprend rien à rien, le peuple qui renâcle à manger le brouet indigeste qu’on lui sert, le peuple qui résiste, le peuple qui, en réalité, est foncièrement antieuropéen.

C’est ce qui fait écrire à Arnaud Leparmentier, du Monde, autre membre éminent de la confrérie des Ouiouites dépités, à propos du résultat du 29 mai 2005 : « L’affaire scelle la fin du rêve européen ». Que les nonistes, dans leur majorité, aient exprimé la volonté d’une autre Europe, peu lui chaut. Il faut choisir : c’est l’Europe ou la nation, mais pas les deux, car « le rêve national porté par les populistes » est « illusoire dans un monde globalisé ». Arnaud Leparmentier disait la même chose il y a dix ans, et il n’a rien appris depuis. 

Le tout-marché et le dogme de la "concurrence libre et non faussée" sont devenus les piliers de l'EuropeDu coup, la grande inquiétude du jour se résume par ce constat d’Alain Duhamel : « Lorsque l’on observe les résultats électoraux en Europe, on constate la montée impressionnante d’une Europe protestataire ». Bis repetita chez Leparmentier, qui note : « La défiance s’est propagée à toute l’Europe ». Eh oui, très cher.  Mais si la « défiance » (le mot est faible) s’est propagée sous des formes diverses, parfois encourageante (comme en Grèce ou en Espagne) parfois inquiétante (quand elle débouche sur des réactions de repli ou de xénophobie), c’est parce que rien n’a changé, ou plutôt que tout s’est aggravé.

De fait, au fil des ans, les rêves d’une Europe des nations, défendus par le général de Gaulle et d’autres, ont été balayés au profit d’une intégration à marche forcée permettant de faire place nette aux géants du business tout en réduisant les peuples au rôle de spectateurs passifs. Le tout-marché et le dogme de la « concurrence libre et non faussée » (qui n’est souvent ni l’un ni l’autre) sont devenus les piliers d’une Europe dotée d’institutions non démocratiques.

Les grands principes édictés par la Nomenklatura européenne ont été coulés dans le marbre des traités. Aucun pays ne peut s’en dispenser, sauf à courir le risque de voir les hommes de la Troïka (Bruxelles, BCE, FMI) débarquer avec leurs calculettes, prendre les choses en mains, et dicter leurs préceptes, comme ils l’ont fait en Grèce, en Espagne ou au Portugal, au nez et à la barbe des citoyens, avec les résultats que l’on sait.

Ils sont même venus en France le 12 janvier dernier, sans tambour ni trompettes, mais avec des exigences acceptées séance tenante par un président de la République qui se faisait fort, du temps où il était candidat, de renégocier le traité Merkozy. François Hollande n’a rien négocié du tout et il est rentré au Panthéon de la soumission. En réaction aux exigences de David Cameron, Elisabeth Guigou, présidente PS de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, est même allé jusqu’à déclarer dans La Croix qu’il n’était « pas question de nous contraindre à détricoter les traités »

En fait, l’Europe applique à la lettre la doctrine de la « souveraineté limitée » naguère prônée par Leonid Brejnev pour les pays membres de la zone d’influence soviétique, à ceci près que ceux qui dénonçaient naguère l’impérialisme soviétique jouent désormais les muets du sérail. Certes, à la différence de feu l’Union soviétique, l’UE n’impose rien par la force des armes. Cependant, elle exerce un magistère qui vide de sa substance l’exercice de la démocratie et confère un pouvoir exorbitant, dénué de tout fondement, à des technocrates ne représentant qu’eux-mêmes.

Pourtant, les eurobéats persistent et signent. Comme si rien ne s’était passé, ils recyclent en 2015 les préceptes de 2005,  incapables qu’ils sont de sortir d’une gangue idéologique qui faisait dire à Pierre Bourdieu : « L’Europe ne dit pas ce qu’elle fait ; elle ne fait pas ce qu’elle dit. Elle dit ce qu’elle ne fait pas ; elle fait ce qu’elle ne dit pas. Cette Europe qu’on nous construit, c’est une Europe en trompe l’œil ».

 

 

Source : http://www.marianne.net

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 17:28

 

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10 ans : le référendum volé de 2005 ou le passé qui ne passe pas

mercredi 27 mai 2015

 
 
Et oui, cela fera dix ans demain 29 mai 2015. J'espère qu'on me pardonnera cet accès de feignasserie mais je me contente de reproduire pour l'occasion un morceau du chapitre six de Europe, les Etats désunis. Joyeux anniversaire à tous les démocrates ! 
 
 
 
 
***
 
 
Le « référendum volé » de 2005 ou le passé qui ne passe pas
 
Le pessimisme hexagonal est partagé, on le sait, par d'autres peuples d'Europe. En France, il existe toutefois une circonstance aggravante. Elle relève de ces événements qui, si on parvient à les mettre entre parenthèse suffisamment longtemps pour les croire oubliés, finissent par se rappeler à notre souvenir faute d'avoir été jamais digérés. Le « référendum volé » de 2005 relatif au projet de traité constitutionnel européen est assurément de cet ordre. Il appartient à ce passé qui ne passe pas car il n'est ni du registre de l'erreur, ni du registre de l'échec, mais de celui de la tromperie. En choisissant d'ignorer le choix fait par le peuple le 29 mai 2005, les dirigeants français ont tout révélé de cette Europe-là. D'abord qu'elle était l'antithèse-même de la démocratie. Ensuite que cela leur convenait et qu'ils étaient décidés à consentir à tout dans le but de préserver cet objet désincarné.
 
Les Français n'ont pourtant été ni les seuls ni les premiers faire l'amère expérience que leur voix comptait désormais pour presque rien dans l'inexorable déploiement de l'a-démocratie européenne. D'autres peuples se sont vus rabroués par leurs propres mandataires au motif que, décidément, ils n'y comprenaient rien. Le tout généralement enveloppé dans le discours infantilisant d'usage : si les électeurs votent de travers c'est parce que le sujet est « trop compliqué » et qu'on n'a pas suffisamment mis l’accent sur « la pédagogie ». A la bêtise fondamentale de citoyens peu avertis, mieux vaudrait donc opposer la compétence et l'acuité lucide des élites « éclairées », les seules, d'ailleurs, à bénéficier d'une véritable « expérience européenne ». Dormez, braves gens, ou zonez devant des talk-shows. On s'occupe à votre place de concevoir votre Bien.
 
Chez certains de nos voisins, on a au moins tenté de préserver les apparences. On y a rappelé aux urnes les « mal-votant », comme on appelle les pêcheurs à confesse. A grand peine parfois. En Irlande, par exemple, il a fallu pas moins de quatre votes pour avaliser deux traités. Celui de Nice, d'abord, avait été rejeté par 54 % des électeurs irlandais en juin 2001 avant d'être accepté un an et demi plus tard, à l'occasion d'un second vote. Celui de Lisbonne, ensuite, a également nécessité deux votes. Le premier, en 2008, ayant concentré plus de 53 % de « non », on revota, très favorablement cette fois (67%), en 2009.
 
A l'encontre des récalcitrants de 2005, on fut moins scrupuleux. Aux Pays-Bas, on n'osa pas plus qu'en France redonner la parole à des électeurs a priori peu enclins à en faire bon usage. Les Néerlandais subirent à peu près le même traitement que les Français. On s'en souvient, eux aussi avaient vivement rejeté le projet de traité en 2005. A la question « Etes-vous pour ou contre l'approbation par les Pays-Bas du traité établissant une Constitution pour l'Europe ? », plus de 61 % des électeurs avaient répondu par la négative. En 2008, c'est donc au Parlement du pays, bien plus docile, qu'il fut demandé de ratifier Lisbonne.
 
 
Un tweet de Nicolas Sarkozy
 
Lisbonne
 
Lisbonne : la copie, ou presque, du projet de traité constitutionnel. Un jumeau auquel il ne manque que quelques grains de beauté discrets pour être un clone parfait. Grosso modo, on s'est contenté de gommer le mot « Constitution » pour le remplacer par « traité » et par ôter les éléments à caractère symbolique qui visaient à simuler la création d'un pseudo-Etat. Comme l'hymne, par exemple, ou le drapeau étoilé, ce qui n'empêche nullement ce dernier de flotter partout, puisqu'il est l'emblème des Communautés européennes depuis 1985. Comble de la mièvrerie, la devise « unie dans la diversité » fut évacuée également. La voilà donc à nouveau disponible pour servir de slogan à une future publicité pour les vêtements Benetton. Enfin, le personnage qui devait porter le titre de « Ministre des affaires étrangères » écope de celui de « Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères », avec le succès que l'on sait : il n'y a pas plus erratique - plus inexistant, même - que la diplomatie européenne.
 
Outre cela, le contenu est le même. Il est simplement éclaté dans les traités préexistants qu'il amende, de sorte que l'Union est désormais régie par deux textes : le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE), c'est à dire le traité de Rome modifié, et le traité sur l'Union européenne (TUE), soit Maastricht adapté. Une simple réorganisation, donc, mais pas une réécriture. Un juriste, Jean-Luc Sauron, auteur d'un livre intitulé Comprendre le traité de Lisbonne1 expliquait d'ailleurs la chose très simplement. Interrogé sur la question de savoir s'il existait une différence entre le projet constitutionnel et le nouveau traité, il répondait : « Faut-il en chercher une ? Le TCE a été ratifié par une majorité d’États membres représentant 56 % de la population européenne. Pouvait-on, dans ces conditions, gommer ce texte ? »2. C'est vrai, ça ! On avait suffisamment travaillé sur ce projet en 2005, on n'allait tout de même pas, au motif de deux référendums négatifs et France et aux Pays-Bas, s'amuser à tout reprendre. L’Europe, c'est du sérieux ! Elle n'a pas que ça à faire ! Quant à ceux qui réclamaient que le nouveau texte soit à son tour soumis à référendum, le juriste leur répondait : « le référendum, c’est la négation du destin commun. Ce n’est pas Lisbonne que refusent les tenants du référendum, c’est une plaisanterie. Ils refusent l’Union européenne comme elle est, le monde comme il est, le marché comme il fonctionne ». Et refuser le marché comme il fonctionne, ça, vraiment, c’est impardonnable...
 
Il n'était pas dans les usages de la droite sarkozyste de refuser le marché tel qu'il fonctionne. Le traité de Lisbonne, proposé à la ratification du Parlement, n'avait certainement pas cette ambition. Durant la campagne présidentielle de 2007, la candidate socialiste, elle, avait appelé de ses vœux un texte plus « social ». Surtout, Ségolène Royal avait suggéré que ce nouveau texte soit soumis, comme son prédécesseur de 2005, à un nouveau référendum. Il était en effet de bon aloi de considérer à gauche qu'un traité rejeté par le peuple devait être représenté au peuple même s’il avait changé de contenu. C'est en tout cas ce que défendra longuement le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, dans un fort beau discours prononcé dans l’hémicycle le 6 février 2008. Il y expliquera notamment combien lui semble mortifère la substitution, pour la première fois dans l'histoire de la République, du Parlement au peuple à la suite d'un échec référendaire. Combien l'Europe, parce qu'elle lui est chère, lui semble mériter une appropriation populaire et combien il lui paraît urgent de l'extirper du giron des spécialistes pour la confier aux soins des citoyens.
 
Deux hommes que tout sépare....ou pas.
Au moment de voter la révision constitutionnelle préalable à la ratification de Lisbonne, la gauche française, pourtant, reniera sa parole. Au sein du Parlement réuni en Congrès, 142 députés et sénateurs socialistes s'abstiendront. Pis, plus d'une trentaine d'entre eux votera favorablement. C'est cela, ce consentement muet de certains, cette complicité explicite de quelques autres, qui permettra à Nicolas Sarkozy d'obtenir la majorité des trois cinquièmes nécessaire à la ratification du texte – le même texte – rejeté trois ans plus tôt.
 
 
Pourquoi est-il utile de revenir sur cet événement aujourd'hui vieux de plusieurs années et qui fut largement commenté en son temps ? Simplement parce qu'il s'agit d'un séisme antidémocratique qui connaît aujourd'hui des répliques. Parce que cette maladie du politique qui consiste à ne jouer la comédie d'une démocratie strictement procédurale que pour mieux vider de sa substance la démocratie réelle, produit aujourd'hui des symptômes.
 
« L'épisode Lisbonne », qui a consisté, pour la première fois, à transformer les représentants du peuple en censeurs de celui-ci était appelé à avoir des répercutions de long terme. Il a révélé un large consensus dans la classe politique, non plus seulement pour fabriquer une Europe techno-libérale mais également pour transformer les Assemblées en instances de reformulation d'une parole populaire dont on admettait clairement, désormais, qu'on la trouvait impropre. On est au-delà de l’œcuménisme pro-européen décrit supra3. Ici, le consensus ne se fait plus sur la physionomie et sur l’orientation que l’on souhaite donner à l’Union européenne. Il se fait sur les moyens qu'on est prêt à employer pour parvenir à poursuivre l’intégration. Ces moyens sont lourds puisqu'ils consistent à transformer le statut-même du Parlement. Celui-ci cesse d'être le lieu privilégié d'expression de la volonté populaire, pour devenir, purement et simplement, le lieu de son invalidation.
 
A cet égard, « l'épisode TSCG » n'est que la toute petite réplique d'un séisme antérieur. Le retournement de point de vue d'un seul est même homme, François Hollande, en l'espace de quelques semaines et l’enterrement rapide d’une promesse de campagne paraît presque véniel. Le candidat Hollande avait assuré, lors de la campagne présidentielle de 2012, qu'il renégocierait, sitôt élu, le « traité Merkozy » hérité de son prédécesseur. Il n’avait pas dû lui échapper que le TSCG et sa règle d’or constituaient des dispositions supplémentaires en faveur d’une austérité dont on peine toujours à comprendre que la gauche puisse s’en accommoder. Le président Hollande a choisi de répudier son engagement et d’opter, à la place, pour un colifichet - la négociation d'un « Pacte de croissance » dont on n'a plus, depuis, aucune nouvelle -. Ce faisant, il a confirmé une chose à laquelle, cette fois-ci, beaucoup le monde s'attendait : il n'existe, concernant ce qu'il est convenu d'appeler « la réorientation de l'Europe », pas l'ombre d'un projet véritable. Surtout, il n’existe pas l'ombre d'une volonté solide.
 
1 Jean-Luc Sauron, Comprendre le traité de Lisbonne, Gualino éditeur, décembre 2007.
2 Jean-Luc Sauron, « le traité de Lisbonne est un simple aménagement du règlement intérieur de l’Union », interview publié sur le blog Coulisses de Bruxelles, 25 février 2008.
3 Va falloir acheter le livre !    
 
Ce qui est bien c'est que les choses ont changé depuis.... ;-)

 

 

 

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