Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 23:57

 

Source : www.bastamag.net

 

 

L’univers de la culture libre et non-marchande a sa galaxie : Framasoft

par Agnès Rousseaux 25 septembre 2013

 

 

 

    Des millions de logiciels, des services en ligne, des livres, de la musique... Diffusés non par une multinationale, mais par une association, portail francophone de la « culture du libre ». Fer de lance de la promotion des logiciels libres depuis une décennie, Framasoft rassemble tous ceux qui cherchent à inventer d’autres manières de faire tourner un ordinateur, d’échanger des contenus, de partager des œuvres, bien loin des logiques marchandes de Microsoft ou Google. Plongée dans l’univers du libre, à la découverte d’un réseau d’éducation populaire protéiforme.

    Vous cherchez un logiciel « libre » ? Un espace de partage non marchand ? Et même des œuvres ou des biens culturels considérés comme des biens communs ? En surfant sur internet, vous avez de grandes chances de tomber sur Framasoft, l’un des principaux portails francophones du libre. Son annuaire recense 1 600 logiciels, testés et commentés. Depuis 12 ans, ce réseau est devenu le promoteur incontournable d’une « culture du libre » en France, avec le développement de multiples projets : une maison d’édition de livres libres (Framabook), un blog d’informations (Framablog), une équipe de traduction (Framalang), une plateforme de vidéos (Framatube) mais aussi une « forge logicielle » (Framacode, sur Github) ou un laboratoire de projets (Framalab). Derrière tout cela, une communauté de passionnés, utilisateurs, informaticiens et développeurs web, qui font vivre ce réseau d’éducation populaire.

    « Framasoft », c’est l’abréviation de « français-mathématiques », et de « software » (logiciel). Alexis Kauffmann, son fondateur, est professeur de mathématiques à Bobigny (93) quand il découvre un peu par hasard l’existence des logiciels libres, et lance un projet éducatif. Qui s’étendra bien au-delà de ses élèves en devenant un vaste réseau. Les logiciels libres garantissent quatre libertés, étendues depuis aux autres secteurs, explique-t-il : l’utilisation libre du logiciel, c’est-à-dire la liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages, sans payer de redevances à quiconque. Mais aussi la possibilité d’étudier son fonctionnement, et de le modifier pour l’adapter à ses besoins. Et enfin le droit de le dupliquer et de redistribuer des copies, gratuitement ou en les vendant, pour en faire profiter à tous. Le libre accès au code du logiciel permet à chacun d’y intervenir. Et des licences particulières, « libres », garantissent juridiquement ces usages.

    Quand l’homme contrôle la machine... et le code informatique

    Ces logiciels libres ne sont alternatifs qu’en comparaison de la façon d’utiliser, voire de consommer, Internet et l’informatique aujourd’hui, décrit Alexis Kauffmann. L’informatique s’est développée dans les universités. C’est un savoir académique comme les mathématiques. Or on ne pose pas de brevets sur des théorèmes ! « Le logiciel libre s’est développé en réaction à la tentative de certains, comme Bill Gates ou Steve Jobs, de privatiser cela. C’est une façon de préserver la situation antérieure », analyse-t-il. Et de faire en sorte que l’homme contrôle toujours la machine. « Avec le logiciel libre, on est comme devant un appareil qu’on peut ouvrir, explorer, étudier. Pas comme devant le capot d’une voiture aujourd’hui, où tout est devenu incompréhensible avec de l’électronique partout. »

    Progressivement, le petit site agrège d’autres bonnes volontés, prend de l’ampleur, et devient une plate-forme de diffusion des logiciels libres. Framasoft développe des « Framakeys », des clés USB compilant une cinquantaine d’applications pour Windows [1]. Depuis le début du projet, 4 millions de clés ont été diffusées et 750 000 téléchargées sur le site !

    Au-delà des logiciels, libérer une culture

    Mais à Framasoft, il n’est pas seulement question d’informatique et de logiciels. « Ce serait peut-être l’une des plus grands opportunités manquées de notre époque si le logiciel libre ne libérait rien d’autre que du code », annonce Framablog. Faire un tour sur la myriade de sites développées par l’association, c’est plonger dans la galaxie du libre. La philosophie et le système de licences du logiciel libre sont transposées dans les domaines de l’art, de l’éducation ou des sciences. L’objectif ? Promouvoir l’esprit du libre, à contre-courant du modèle économique capitaliste, et diffuser des œuvres, considérées comme des biens communs. L’emblème de cette culture : l’encyclopédie libre Wikipédia, exemple de coopération et de libre partage.

    Framasoft, c’est aussi un espace d’échange convivial, avec un forum qui compte 10 000 membres. Ici l’entraide règne : « Si tu ne sais pas, demande. Si tu sais, partage. » Résultat, plus de 250 000 messages postés. De quoi s’y perdre, mais aussi trouver des réponses quand on galère avec un problème technique. A ses débuts, Framasoft réunit surtout des utilisateurs de logiciels. Mais nul besoin d’être un expert pour contribuer. « Le seul fait d’utiliser un logiciel le fait vivre et connaître. En tant qu’utilisateur, on peut traduire des modes d’emploi, signaler des bugs, décrit Alexis Kauffmann. Entre les utilisateurs et les créateurs de logiciels, ce n’est pas une relation client/développeur ». Chacun peut apporter sa contribution au sein de la vaste communauté Framasoft.

    La liberté de bifurquer et d’aller voir ailleurs

    « Ce qui fait que les gens participent, c’est qu’il savent que personne ne va s’approprier leur travail », précise Alexis Kauffmann. Le libre, ouvert à tous, ne risque-t-il pas d’être récupéré par le secteur marchand ? « Il n’y a aucune barrière pour qu’une entreprise utilise nos outils. Mais il y a un code d’honneur. On s’attend par exemple à ce qu’elle fasse un don. Si une entreprise reprend nos livres libres, elle n’est pas obligée de verser des droits d’auteur, mais ça lui ferait une mauvaise pub de ne pas le faire ». Tout le monde peut utiliser les « briques » de Framasoft, les logiciels ou les contenus créés. Mais personne ne peut s’en arroger un usage exclusif.

    Et quid des logiciels libres qui sont produits par de grosses structures états-uniennes ? « Quand Mozilla [2] affirme vouloir rendre le pouvoir à l’utilisateur, on lui fait confiance, même si c’est géré comme une boite américaine, tranche Alexis Kauffmann. Peu importe, au final. Car tout est ouvert : si un jour quelqu’un estime que c’est mal gouverné, il peut y a avoir un fork ». Un fork ? Une « fourchette » en anglais. C’est-à-dire une bifurcation : on prend le projet là où il en est, et on va le développer ailleurs, différemment.

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    Le logo de Framasoft

    « C’est ce qui s’est passé avec la suite bureautique Open office, gérée par une entreprise : un fork a été créé avec LibreOffice, qui est piloté par une fondation. Avec le libre, une situation n’est jamais figée ». A la différence des logiciels marchands dont les utilisateurs sont dépendants du bon vouloir de son propriétaire.

    Ne pas nourrir le monstre Google

    Les batailles du libre ont évoluées depuis les débuts de Framasoft. On parle désormais plus d’ouverture et de fermeture d’Internet que du code des logiciels. « Google est aujourd’hui plus dangereux que Microsoft, décrit Alexis Kauffmann. Le groupe dispose d’un pouvoir tentaculaire : le premier au courant lors d’une épidémie, c’est Google, car les gens tapent les mots-clés des symptômes sur leur moteur de recherche... « Microsoft tolérait l’installation de logiciels libres. Les fondateurs de Google font beaucoup pour le logiciel libre, mais la taille de l’entreprise est tellement monstrueuse... Quand les fondateurs partiront, on ne sait pas ce que cela va donner avec la pression des actionnaires. On a nourri la bête... ». La solution ? Changer de modèle. Framasoft incite chaque internaute à installer son propre serveur, à partir duquel les données peuvent être partagées. Et à participer ainsi à la décentralisation du réseau.

    Framasoft se bat aussi pour le partage non marchand sur Internet. « On criminalise des gens qui ne font que partager », dénonce le fondateur de Framasoft. « Or Internet est un outil dont la respiration est la copie. Quand tu ouvres une page web, ce n’est pas toi qui va à elle, mais c’est elle qui vient se copier sur ton ordinateur ». Malgré ces combats, Framasoft ne sombre pas dans une radicalité stérile : « Nous ne sommes pas des intégristes du libre, ce qui compte c’est l’état d’esprit, décrit Alexis Kauffmann. Si ton ordinateur est sous Microsoft ou Mac, c’est sans doute que tu as d’autres priorités ! » Et cela n’empêche pas de s’intéresser à l’un ou l’autre des aspects de la culture du libre.

    Parmi ses projets dérivés, on trouve la maison d’édition Framabook, qui a vendu une vingtaine de livres, et 10 000 exemplaires, depuis ses débuts. L’intérêt du livre libre, au-delà de sa reproduction gratuite ? Les mises à jour et les actualisations sont possibles. Le livre ne s’empoussière pas, oublié sur une étagère car fruit d’une époque passée. Framabook publie ainsi à flux tendu, jamais plus de 1000 exemplaires imprimés à la fois. Et comptabilise 100 téléchargements de livre en ligne pour une vente papier. Autre volet : Framazic, site de musique « libre ». Un qualificatif qui fait « référence à la liberté et non au prix », précise le site. « Ce qui définit les licences libres ce n’est pas la gratuité, mais certaines libertés fondamentales accordées aux utilisateurs. » Parmi les autres projets, des outils de collaboration en ligne, de dessin, d’organisation de réunions, ou de calcul en ligne.

    L’avenir sera libre

    Tous ces projets ont entrainé un besoin de structuration du réseau. Framasoft est devenu en 2004 une association, qui fonctionne sur la cooptation. Mais chaque projet reste autonome. Trois salariés, payés essentiellement par les dons des utilisateurs [3], assurent le travail administratif et la coordination. « Framasoft reste un nom de ralliement, une bannière, plus qu’une association, décrit son fondateur. Un lieu qui rend les choses possibles, qui permet de lancer de nouveaux projets grâce à sa notoriété. L’association sert à faire circuler l’énergie, mettre de l’huile dans les rouages. »

    Après une décennie de croissance, quel avenir pour le réseau ? Avec les tablettes et smartphones, les utilisateurs passent plus par des « stores » pour télécharger des applications, que par des annuaires comme Framasoft pour choisir des logiciels. Mais les révélations successives sur l’espionnage généralisé d’Internet ont sensibilisé les utilisateurs qui cherchent à échapper de plus en plus à Google et aux géants qui tentent de contrôler la Toile. Les logiciels libres garantissent la confidentialité des données. Il reste encore beaucoup de travail pour qu’ils deviennent la norme. Et que la culture du libre se diffuse dans tous les secteurs de la société, vienne questionner rapports marchands et modèles économiques. Avec le réseau Framasoft, tout est possible. Comme l’affirme la citation en exergue sur le site : « La route est longue, mais la voie est libre ».

    Agnès Rousseaux

    Twitter : @AgnesRousseaux

    Pour aller plus loin : voir le site Framasoft / La présentation wiki de Framasoft

    Photos : Une via Owni – Portrait CC-BY Pierre-Selim Huard

    Infographie : CC BY-SA Lili.rotzooi@free.fr

     

    Notes

    [1Notamment le navigateur web Firefox, le client de messagerie Thunderbird, la suite bureautique OpenOffice.org ou AbiWord et le lecteur multimédia VLC.

    [2La Fondation Mozilla, à l’origine du navigateur web Firefox et du client de messagerie Thunderbird est issue de l’ex-entreprise Netscape Communications.

    [3Framasoft a un budget de 100 000 euros annuels environ, dont 80 % provient des dons de la communauté des utilisateurs, et une petite partie de la vente de prestations – la création de Framakeys par exemple – et des ventes.


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    Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 23:45

     

    Source : www.rtbf.be

     

     

    Quand les petits producteurs court-circuitent la grande distribution

    SOCIETE | Mis à jour le jeudi 31 juillet 2014 à 18h40

    Vente directe à la ferme, le principe des circuits courts

     

    Vente directe à la ferme, le principe des circuits courts - RTBF

    Ce n'est plus seulement une mode, ni même une tendance : aujourd'hui, le "circuit court" a trouvé sa place dans le monde du commerce alimentaire, au plus grand bénéfice des petits producteurs mais aussi des clients. Fruits et légumes variés, bières artisanales, charcuterie ou encore une multitude de fromages, de biscuits, de douceurs, etc : les productions foisonnent, portées par une vague de retour à "l'authentique". Et voici que des concepts apparaissent, comme ce magasin d'un nouveau genre dans la banlieue de Namur...

    "D'Ici" a un peu plus d'un an.

    D'apparence, c'est un magasin comme les autres sauf que presque tous les produits que l'on peut y trouver proviennent d'un rayon d'une cinquantaine de kilomètres autour de son lieu d'implantation, à Naninne, sur les hauteurs de Namur. 

     

    Frank Mestdagh : "Proposer une offre alternative et proche"

    A la tête de ce magasin-concept, un homme qui connait bien le monde de la distribution et de l'alimentation, Frank Mestdagh. Il a créé "D'Ici" en 2013, de concert avec Florence Trokay.

    Mais "D'ici" n'est pas le petit avatar d'un grand groupe de distribution : c'est avant tout le projet de deux personnes qui ont voulu concevoir un espace au service des clients comme des producteurs, un projet durable qui s'inscrit dans une logique de relocalisation des activités. Bref, "D'ici", c'est un peu le temple du circuit court...

    Circuit court ! Le nouveau Graal de la consommation durable... Typiquement, on parle de circuit court lorsqu'un produit parvient dans les mains du consommateur soit directement chez le producteur, soit par le truchement d'un seul intermédiaire au maximum. Lorsqu'un produit arrive chez "D'Ici", il n'est pas passé dans les mains d'un grossiste, d'un distributeur exclusif, d'une centrale, d'un transporteur... Ce sont les producteurs eux-mêmes, sélectionnés par Frank Mestdagh et son équipe, qui viennent approvisionner le magasin. Le maître-mot, c'est la confiance.

     

     

    Fromages, salaisons, légumes, bières ou vin, miel, sauces, céréales... Chaque produit est par ailleurs issu de petites exploitations locales, qui trouvent là un débouché, une vitrine, parfois même une occasion de développer de nouveaux produits.

    Céline Bouzegza était institutrice. Elle a trouvé chez "D'Ici" un partenaire pour développer son activité de "chocolatière ambulante"

    Un secteur devenu indispensable

    Aux yeux de certains, on semble parfois réinventer le fil à couper le beurre... Car le circuit court a toujours été le mode privilégié pour écouler les productions des agriculteurs, du moins lorsque les exploitations étaient à taille humaine. Mais l'industrialisation, la mécanisation et la spécialisation ont peu à peu fait disparaître le contact direct entre le producteur et le client. Il subsistait, dans les campagnes surtout, mais davantage comme complément à une activité principale.

    Depuis quelques années toutefois, les dérives de l'industrie agro-alimentaires couplées à la difficulté pour nombre de PME de faire leur trou dans des secteurs où la pression sur les prix est très forte, ont conduit à réinventer une autre manière de produire et de consommer.

    Pierre Courtois, ingénieur agronome à l'Office provincial agricole de la province de Namur, suit avec intérêt le développement de ces filières. Il se réjouit de les voir émerger. Reste qu'il faut aussi un investissement politique pour assurer davantage encore de fluidité dans la mise en relation des producteurs en circuit court avec de nouvelles clientèles, comme par exemple les collectivités.

    Pour lui, c'est d'ailleurs tout à fait évident : les circuits courts sont aujourd'hui indispensables. 

    Pierre Courtois : "Les circuits courts sont indispensables"

    Un constat que ne dément pas Céline Bouzegza. Et dans son activité, il faut pouvoir aller vers les clients par tous les moyens. La présence de ses produits au sein du magasin constitue dès lors une occasion de plus de toucher un public qui ne se déplacerait pas naturellement jusque chez elle. Ce nouveau genre de surface commerciale, c'est donc aussi une réelle publicité pour les producteurs présents dans l'espace de vente.

    Céline Bouzegza : "Un complément indispensable"

    Un potager didactique et savoureux

    Au delà de cette relation toute particulière avec les producteurs, Frank Mestdagh a aussi voulu développer des partenariats pour conférer à son projet une dimension qui ne soit pas exclusivement centrée sur la vente au détail. Dans l'espace de 3500 m², il y a donc aussi une boulangerie artisanale, un restaurant, une petite librairie...

    Mais le dernier en date de ces partenariats est un vaste potager, confié à un maraîcher de la région; qui, outre qu'il alimentera directement le magasin, servira aussi de lieu d'éducation permanente. Franck Mestdagh n'en est pas peu fier.

    La Ferme Vrancken, un "circuit court" de seconde génération

    Le village d'Ossogne, dans le Condroz, avec les terres de la ferme Vrancken en arrière-fond

    Le village d'Ossogne, dans le Condroz, avec les terres de la ferme Vrancken en arrière-fond - RTBF

    Pour trouver les producteurs locaux avec lesquels "D'Ici" travaille, il ne faut donc pas parcourir de longues distances. A quelques encablures de Naninne, il y a par exemple la ferme de la famille Vrancken. Déjà une institution. Les fraises d'Ossogne sont vendues dans différents points de vente de la région, mais "D'Ici" a constitué pour ces fermiers passionnés une opportunité supplémentaire.

    Henri Vrancken s'est lancé il près de 25 ans. Désormais, sa fille Carine, elle-même ingénieure agronome, a pris le relais. Ici, pas de demi-mesure : c'est la qualité qui prime sur les quantités récoltées. On ne cultive jamais les mêmes espèces sur les mêmes parcelles avant plusieurs années, histoire que la terre se régénère naturellement. Des haies ont été replantées, et les fruits et légumes sont cultivés selon leur rythme naturel de manière à ne pas être forcés.

    Découvrez comment cette famille vit au quotidien la vente directe dans ce court reportage.

    Pour Henri Vrancken, tout est parti d'un constat, et d'une frustration : lorsqu'il apportait ses fraises à la criée, en tant que coopérateur, il revenait parfois avec une partie de sa production invendue. Perte sèche et temps perdu. Un crève-cœur pour cet homme entier, qui a décidé de prendre en main lui-même l'écoulement de sa production.

    Ce ne fut certes pas simple, mais le succès a été au rendez-vous : les fraises d'Ossogne bénéficient d'une belle réputation.

    Mais la qualité a un coût. C'est parfois le revers de la médaille des productions en circuit court. Issues de petites exploitations qui privilégient souvent le respect des traditions, de l'environnement ou l'utilisation de matières premières nobles, les productions qui empruntent les filières en circuit court peuvent néanmoins réduire le coût final justement par la suppression d'une série d'intermédiaires. Reste au consommateur à se positionner. Henri Vrancken estime pour sa part qu'il en faut pour tout le monde...

    Henri Vrancken : "La qualité est un atout"

    Consommer autrement, produire autrement

    Bien sûr, il y a de multiples formes de production en circuit court. Certaines exploitations ont une dimension sociale marquée. D'autres se considèrent avant tout comme une forme d'artisanat. Mais les circuits courts ont néanmoins permis l'émergence de nouvelles activités et de nouvelles formes de commerce. L'entrepreneuriat féminin, par exemple, y puise une part de son développement. Des coopératives se créent pour mettre en commun des compétences, des ressources, des filières d'écoulement, à l'instar d'Agribio, dont la vocation est "suivre les graines de céréales belges bio, du champ jusqu'à l'assiette". 

    Ainsi parvient-on à "fixer" des productions dans les campagnes et à éviter que la pression des grands groupes les forcent à s'adapter ou à disparaître. En permettant aux consommateurs de garder le choix, fut-ce à un prix parfois plus élevé, ce sont aussi des emplois locaux qui sont préservés.

    Thomas Nagant (@thomasnagant)

     

     

    Source : www.rtbf.be


     

     

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    Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 23:34

     

    Source : alternatives.blog.lemonde.fr

     

    Le formidable essor des sites de récup’ et de réparation

     

     

     
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    Photo: Gregg Segal, qui avec son projet "7 Days of Garbage" entend sensibiliser aux quantités de déchets générées chaque semaine par les foyers américains

    Photo : Gregg Segal. Son projet "7 Days of Garbage" entend sensibiliser aux quantités de déchets générées chaque semaine par les foyers américains (cf. cet article de Slate US)

    C'est un fait. Aujourd'hui, on ne jette plus, on répare. De nombreuses initiatives tendent à lutter contre la profusion de déchets en limitant l'obsolescence programmée de nos appareils ménagers. Voilà une sélection de quelques références indispensables pour vous y retrouver.

     

    Le mouvement Zero Waste France

    Lancé en février 2014, l'association Zero Waste France entend prouver qu'"un autre modèle que la société du tout jetable est possible". Si 2500 citoyens et 300 organisations et élus ont déjà signé l'appel du mouvement, l'association (ex-CNIID) développe un programme de territoires zéro déchet et travaille à la publication d'un manifeste (en novembre 2014). De quoi passer le message à votre commune et de commencer à agir en vous prenant aussi en main de votre côté.

    Les documentaires

    Photo: ARTE France, Prêt à jeter

    Photo: ARTE France, Prêt à jeter

    Plusieurs documentaires participent à la sensibilisation et à la prise de conscience sur la question de l'obsolescence programmée. A commencer par le film de la réalisatrice Cosima Dannoritzer, Prêt à jeter, qui a connu un grand succès lors de sa diffusion, en 2011. Dans un second documentaire diffusé en juin 2014, la réalisatrice part sur le chemin de la pollution électronique pour dévoiler une chaîne de responsabilités et de complicités complexes.

    Pour comprendre l'ampleur de la pollution générée par nos déchets, guettez aussi la sortie du documentaire du photographe américain Chris Jordan, Midway. Comme le montre la bande annonce suivante, nos déchets menacent même la vie d'albatros vivant dans les contrées les plus reculées.

    Cela n'est pas sans rappeler, d'ailleurs, la problématique du 7ème continent de plastique dont l'évolution est maintenant suivie par des expéditions dédiées...

    Les événements

    La sensibilisation au recyclage n'a rien de nouveau. Si les campagnes de l'ADEME ou la Tournée des Déééglingués attirent l'attention sur la collecte et le recyclage des appareils électriques et électroniques usagés, de nouveaux événements se créent maintenant pour célébrer et faciliter la réparation. A Nantes, les 31 mai et 1er juin 2014, le Festival D (comme DIY, Débrouille, détournement, découverte, etc.) a mis en avant, le temps d'un wee-kend, "les nouveaux bricoleurs". Les Open Bidouille Camp et les Makers Faires sont aussi des espaces de partage autour de pratiques de bricolage, de récup' et de création.

    Les Repair Cafés se multiplient également dans le monde entier. L'idée, simple, consiste à organiser des moments ouverts à tous durant lesquels experts, outils et matériel sont disponibles pour faire toutes les réparations possibles et imaginables : vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres. "On y apporte des objets en mauvais état qu’on a chez soi. Et on se met à l’ouvrage avec les gens du métier", indique le site en ajoutant qu'"il y a toujours quelque chose à apprendre au Repair Café : qui n’a rien à réparer prend un café ou un thé, ou aide à réparer un objet appartenant à un autre. On peut aussi toujours y trouver des idées à la table de lecture qui propose des ouvrages sur la réparation et le bricolage".

    Les plateformes Internet

    Plusieurs initiatives ont vu le jour ces derniers mois pour faciliter l'accès à la réparation. Dans une approche pensée pour créer de l'emploi et revaloriser ce métier, Répar'Tout forme des réparateurs spécialisés dans la réparation de téléphones, tablettes, ordinateurs, imprimantes, petit-électroménager, etc. Samantha Pastour, sa fondatrice, ne manque pas d'idées pour promouvoir la réparation : organisation de points de réparation Répar'Tout sur le modèle de La Ruche qui dit Oui, sensibilisation en entreprise. Même les plus novices peuvent se former en 9 mois (dont 2 mois de stage). "La réparation électronique implique beaucoup d’agilité, de minutie, de patience, et surtout de passion. Nous avons des candidats venant de différents horizons et qui partagent tous une vraie passion pour la réparation", témoigne Samantha Pastour dont le rêve serait d'ouvrir une "école 42" (l’école gratuite pour apprendre à coder ouverte par Xavier Niel) de la réparation.

    D'autres plateformes ont vu le jour ces derniers temps pour faciliter le recours à des dépanneurs, comme oureparer.com ou Mesdépanneurs.comFrançois Penin, co-fondateur d'oureparer.com, explique son désir de se spécialiser dans la mise en avant des professionnels de la réparation de proximité (réparateurs, associations, marques). Objectifs ? Simplifier l’accès et de sensibiliser le grand public à la réparation en France, dynamiser la vie de quartier en favorisant les circuits courts et l’emploi local, limiter les impacts environnementaux et promouvoir la formation à ces métiers.

    Le site Sosav.fr propose pour sa part tout ce dont vous avez besoin pour réparer par vous-même vos appareils : environ 500 guides de réparation gratuits y sont disponibles sous forme de romans photo, ainsi qu'une boutique en ligne qui propose outils et pièces détachées. Un forum permet également de poser des questions à des techniciens en cas de besoin, comme le propose depuis longtemps aussi le site CommentRéparer.com, qui met en ligne de nombreux guides pratiques et une boutique d'outillage.

    Autre option, pour la récup cette fois-ci : le site Co-Recyclage qui se compare à un "bon coin du gratuit" sur lequel on peut récupérer ou donner des objets gratuitement. Proche en ce sens du réseau FreeCycle qui fonctionne sur un système de listes de diffusion localisées, cela permet de trouver ce dont on a besoin en bénéficiant de ce dont d'autres souhaitent se débarrasser. Le site Repair-market.com est aussi un site gratuit pour mettre en relation les personnes qui souhaitent se débarrasser d’objets ou appareils et ceux qui recherchent une pièce, un appareil à réparer, s’équiper pas cher. Pour sa fondatrice,"l’idée est, par exemple, qu’avec deux cafetières identiques hors d’usage, on puisse en remettre une des deux en état. Jeter ne doit pas être un geste systématique !"

    Signe que le secteur se structure, l'association RCube vient de voir le jour afin de "fédérer des acteurs professionnels (associations, entreprises, indépendants…) actifs dans la réduction du gaspillage et des déchets, par la sensibilisation, la récupération, la réutilisation, le réemploi, la réparation, la valorisation et la vente d’occasion des équipements, des ressources et/ou de la matière".

    Et pour ceux qui souhaitent aller plus loin et monter des projets en lien avec le futur des déchets, la plateforme collaborative Future of Waste (FoW) est une mine d'informations qui valorise et met en lien des projets innovants et des solutions intelligentes qui montrent que les déchets peuvent devenir de nouvelles ressources.

    Bref, de quoi prouver que le secteur ne manque pas de ressources et de créativité, n'est-il pas ?

    Anne-Sophie Novel / @SoAnn sur twitter

     

     

    Source : alternatives.blog.lemonde.fr

     

     

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    Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 20:16

     

     

    Source : www.lemonde.fr

     

     

    La fin du gaspillage alimentaire dans les grandes surfaces ?

    Le Monde | 31.07.2014 à 21h01 • Mis à jour le 31.07.2014 à 21h16 | Par Audrey Garric

     


     

    Une proposition de loi veut obliger les grandes surfaces à faire don de leurs invendus alimentaires aux associations caritatives.

     

    Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, qu'ils qualifient de « fléau de notre société de consommation », soixante-trois députés de tous bords politiques ont déposé, mercredi 30 juillet, une proposition de loi pour contraindre les grandes surfaces de plus de 1 000 m2 à donner leurs invendus alimentaires encore consommables aux associations caritatives.

    « Disposant d'une logistique et d'un stock importants, les grandes surfaces peuvent ainsi pratiquer plus facilement que des particuliers le don alimentaire. Néanmoins, cette démarche ne repose que sur la seule volonté des exploitants. Un caractère plus systématique voire obligatoire devrait donc être inséré à cette démarche en modifiant la législation en vigueur », explique le texte, déposé à l'initiative du député du Nord (apparenté UMP) Jean-Pierre Decool, qui s'inspire d'un décret similaire adopté par le Parlement wallon en février.

    Selon la Commission européenne, l'origine du gaspillage dans les vingt-huit pays de l'Union européenne proviendrait pour 42 % des ménages, pour 39 % de l'industrie agroalimentaire, pour 5 % des détaillants et pour 14 % de la restauration. En France, chaque grande surface produit 200 tonnes de déchets par an — sans que l'on connaisse toutefois la part de denrées consommables. Les habitants, de leur côté, jettent 20 kilos d'aliments par an, dont 7 kilos encore emballés.

     

    30 % DES DONS VIENNENT DÉJÀ DE GRANDES SURFACES

    « Cette proposition de loi est une bonne chose car elle va permettre d'augmenter la collecte de produits invendus, certains supermarchés pouvant donner davantage. Mais l'approche contrainte nous met mal à l'aise », affirme Maurice Lony, directeur fédéral des banques alimentaires françaises, dont les quatre-vingt-dix-huit banques et antennes redistribuent les denrées alimentaires à cinq mille trois cents associations locales.

    Un caractère obligatoire qui émeut également la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD). « Pourquoi ajouter une contrainte alors que les grandes surfaces donnent déjà quotidiennement ? s'interroge-t-on à la FCD. Sans compter qu'il est absurde de vouloir donner tout ce qui est invendu : beaucoup de produits, comme les poissons, crustacés ou pâtisseries fraîches, font l'objet d'un encadrement sanitaire très précis. »

    En 2012, les mille quatre cents hypermarchés français ont donné 32 000 tonnes de denrées (+ 15 % par rapport à 2011), soit l'équivalent de 64 millions de repas, lors des opérations quotidiennes de « ramasse » — quand les associations font la tournée des magasins pour récupérer les invendus. Au total, les grandes surfaces contribuent pour 31 % aux dons récoltés par les banques alimentaires, devant l'industrie agroalimentaire et les agriculteurs (24,5 %) et le grand public (13,5 %) — ces dons sont complétés par les programmes d'aide européen et français (31 %).

     

    NORMES D'HYGIÈNE ET SÉCURITÉ SANITAIRE

    « Le texte nécessitera une concertation entre les tous les acteurs concernant ses modalités d'application, qui restent à définir, ajoute Maurice Lony. Il faudra résoudre les questions de logistique pour récupérer tous les dons, assurer la redistribution et respecter les normes d'hygiène et de sécurité sanitaire. Qui va payer pour tout ça ? » Pour respecter la chaîne du froid des produits frais, surgelés ou de la viande, les associations doivent par exemple disposer de camions réfrigérés et de chambres froides.

    « Nous récupérons beaucoup de produits dont la date limite de consommation expire sous un jour ou deux. Nous devons donc être capables de les récupérer et les redistribuer très vite », poursuit Maurice Lony.

    Dans l'immédiat, la proposition de loi doit encore trouver une niche parlementaire du groupe UMP afin d'être inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.

    Lire : Le vaste chantier de la lutte contre le gaspillage alimentaire

     Audrey Garric
    Journaliste au service Planète du Monde

     

     

    Source : www.lemonde.fr

     


     

     

     

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    Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 19:46

     

    Source: cadtm.org

     

    CADTM

     

    Les fonds vautours qui dépècent l’Argentine se jettent sur l’Espagne

    30 juillet par Fatima Fafatale , Jérome Duval

     

     

     

     

    Le fonds vautour NML Capital, qui avec d’autres, maintient l’Argentine au bord de la suspension de paiement, est déjà en train de dévorer la charogne sur le marché espagnol. Elliott Management, fonds opportuniste du multi-spéculateur étatsunien Paul Singer, a déjà récupéré un milliard d’euros en crédits défaillants de Bankia et 300 millions d’euros de Santander. Selon Auraree.com, il aurait payé à peine 50 millions pour les deux portefeuilles.

    En mars 2013, la presse économique signalait qu’Elliott avait acquis 300 millions d’euros de crédits à la consommation en souffrance de Santander Consumer Finance, avec un rabais d’environ 96%. Le prix payé laisse songeur : près de 12 millions d’euros, selon la presse (Cinco Días).
    En août de la même année 2013, Bankia, l’entité nationalisée qui a le plus profité du sauvetage bancaire espagnol, ce qui a considérablement élevé la dette publique, informait qu’elle avait vendu 3 portefeuilles de crédits défaillants pour un volume total de 1,35 milliards d’euros de dette. Dans l’information communiquée à l’organisme chargé de la supervision des marchés financiers, la CNMV (Comisión Nacional del Mercado de Valores), Bankia n’indiquait ni à qui les prêts avaient été vendus, ni à quel prix. Malgré un manque flagrant de transparence, la presse économique a donné des détails de l’opération, pour laquelle elle estime que les acheteurs peuvent avoir bénéficié d’un rabais de 95 % : parmi ceux-ci figureraient le vautour Cerberus (conseillé par José María Aznar Jr., fils de l’ex-président du gouvernement), Elliott et l’entreprise de recouvrement norvégienne Lindorff. Selon l’information publiée par Finanzas.com, « le portefeuille est estimé à 1,35 milliards, mais ils ont seulement payé 68 millions ». Bankia, que nous avons contactée pour confirmer ces données, nous a répondu : « Pour des raisons de confidentialité, nous ne donnons jamais les chiffres et les acheteurs ne veulent pas être identifiés. »
    Quelques mois plus tard, on apprenait qu’Eliott achetait l’agence de gestion de dettes espagnole Gesif pour en faire sa base d’opérations sur le marché espagnol. Sa directrice générale, Melania Sebastián est l’ancienne responsable de Gestion de l’Information de la Banque Commerciale Caja Madrid. C’est ainsi qu’une ex-directrice de Caja Madrid sert d’intermédiaire entre Bankia déjà nationalisée et le fonds vautour Elliott.


    "La patrie ou les vautours"

    Que s’est-il passé en Argentine ?

    Les fonds vautours se font de l’argent en spéculant sur les pays en difficultés, comme en Argentine durant la crise de 2001. Ils achètent alors des bons de la dette à bon prix avant d’en exiger, le moment opportun, le remboursement à un prix élevé par voie judiciaire, en y incluant des intérêts de retard et des frais de justice. Ils spéculent ainsi sur la dette publique, en compromettant les dépenses sociales pour la grande majorité de la population. Ces fonds vautours ont choisi le litige après avoir refusé de faire partie des 93% des créanciers qui avaient négocié avec le gouvernement argentin. Et maintenant le juge du district de New-York Thomas Griesa, donne la priorité au paiement aux fonds vautours. Ce qui ouvre la porte à une avalanche de demandes en justice qui pourrait déboucher sur le défaut de paiement de l’Argentine le 30 juillet.
    Comme le dit bien Julio C. Gambina, « Personne ne sait avec exactitude à combien peut s’élever la demande des créanciers de la dette impayable » |1|, mais nous savons que le prix pour le peuple argentin peut être catastrophique.

    Qui se cache derrière ces fonds vautours ?

    NML Capital est une filiale du fonds d’investissement Elliott Management Corporation enregistré dans le paradis fiscal des îles Caïman. C’est l’empire du millionnaire Paul Singer, ferme défenseur du parti Républicain aux USA et proche de l’ultra-conservateur Tea Party.

    Elliott spécule, entre autre, sur les dettes publiques, en violant toute souveraineté des États et de leurs peuples. Mais il spécule aussi sur les dettes privées et était entré en possession de 2 millions de dollars de celle de Lehman Brothers en 2011.
    Singer a été le plus important bailleur de fonds pour la campagne présidentielle de George W. Bush en 2004, il finance aussi celle de Mitt Romney en 2012, et celle du maire de New-York, Rudolph Giulani. En tant que principal fournisseur de fonds pour le parti Républicain, il joue un rôle important dans la politique nord américaine et, vue la prédominance du pays au-delà des frontières, influe sur la politique internationale.
    La fondation qui porte son nom, The Paul E.Singer Foundation, fait l’éloge de sa philanthropie, de son rôle dominant pour l’expansion du libre-échange, sa gestion en faveur de la sécurité nationale des Etats-Unis et pour le « futur d’Israël ». Singer est aussi le président de la boîte à idées conservatrice Manhattan Institute for Policy Research.
    En ce qui concerne l’Argentine, NML est le principal bailleur de fonds de l’organisation American Task Force Argentina (AFTA), lobby qui influe sur la justice et le Congrès US afin de porter préjudice à l’Argentine. Pour se faire une idée du pouvoir de ces vautours, NML est même allé jusqu’à faire saisir le navire-école de la marine argentine, la frégate Libertad, au Ghana en octobre 2012, en exigeant de l’État argentin environ 370 millions de dollars pour des bons impayés.


    "La frégate ne doit être ni livrée ni vendue"

    Ce qui se passe en Argentine est emblématique de ce que commence à vivre la Grèce, où opèrent des fonds vautours comme Dart Management, dont le siège se trouve aux îles Caïman et qui opère aussi en Argentine. Déjà en 1999, NML a obtenu, grâce à un jugement aux USA, le paiement de 58 millions de dollars du Pérou pour une dette que le fonds avait acheté 11 millions. Il a aussi fait des affaires avec la RDC.

    Vague de solidarité internationale face à un capitalisme vautour dévastateur

    L’agissement des vautours en Argentine a déclenché une vague d’indignation partout dans le monde contre la spéculation qui joue avec la souveraineté et la vie d’une grande majorité des peuples endettés. Depuis la Plateforme d’Audit Citoyen de la Dette en Espagne (PACD) dont nous faisons partie, nous lançons un communiqué de solidarité avec le peuple argentin, et affirmons que « l’Argentine devrait désobéir à la sentence du juge Griesa, (…) puisque, en accord avec le droit international, elle a l’obligation de satisfaire les besoins de sa population avant le paiement d’une dette. » Comme le stipule bien le communiqué, ce qui se passe n’est pas seulement un problème argentin, mais plutôt un conflit mettant en jeu la suprématie du pouvoir financier au détriment de la souveraineté des peuples.


    Source : http://www.tlaxcala-int.org/article...

    Notes

    |1| “Nadie sabe en rigor a cuánto puede llegar la demanda de acreedores de la impagable deuda”

     

     

    Source: cadtm.org

     

     

     

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    Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 19:30

     

    Source : rue89.nouvelobs.com

     

     

    Import/Export 31/07/2014 à 17h43

    Israël : après le 729 du code-barres, le boycott s’organise sur smartphones

    Rémi Noyon | Journaliste Rue89

     

     

    Depuis le début de l’opération Bordure protectrice, les appels au boycott des produits israéliens se multiplient sur les réseaux sociaux.

    La campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), lancée en 2005 par un collectif d’associations, insuffle une partie de ces pressions économiques et culturelles, qui commencent à inquiéter Israël.

    Lors de la précédente intervention à Gaza, en 2008-2009, le boycott avait déjà reçu un certain écho international. A l’époque, tout tournait autour d’un chiffre : 729.

    C’est encore un signe de ralliement chez beaucoup de militants pro-Palestiniens. C’est le cas, par exemple, de Mehdi, ce jeune habitant de Bobigny, qui nous avait parlé de sa vision du conflit israélo-palestinien :

    « Pour boycotter les produits israéliens, il faut regarder les trois premiers chiffres du code-barres. Si c’est 729, le produit a été fabriqué en Israël. »

    Ce n’est que partiellement vrai.

    En France, les grandes surfaces ont adopté une standardisation (GS1) partagée par de nombreux pays. Joint par Rue89, un technicien de GS1 France, l’organisme en charge de la normalisation, explique que tous les produits vendus dans les supermarchés français portent normalement un code à treize chiffres. Les trois premiers chiffres sont des indicatifs de pays. Pour Israël, celui-ci est 729.

    Ce que ne dit pas le code-barres

    Mais ce chiffre n’est finalement qu’un indicateur très pauvre. Il correspond en effet au siège social de la marque plutôt qu’au lieu de fabrication du produit. En clair, une entreprise française peut fabriquer un produit en Israël et le vendre sous un indicatif français (300 à 379).

    De même, une société israélienne qui fabrique des produits en Israël pourrait, en théorie, les classer sous un indicatif français dès lors qu’elle possède une filiale en France.


    Tract de BDS France

    Bref, chez BDS France, on préfère désormais se concentrer sur des listes de produits distribuées par les militants :

    « Le but n’est pas de se fier uniquement au chiffre 729 ou, à l’inverse, de se perdre dans des listes interminables de produits plus ou moins liés à Israël. »

    A noter d’ailleurs, qu’il est très difficile – voire impossible – de faire la différence entre des produits fabriqués dans les colonies israéliennes et des produits fabriqués ailleurs en Israël.

    Le test de l’appli Buycott

    Puisque le code 729 n’est plus un marqueur fiable, les militants soutenant le boycott se tournent désormais vers des applications pour smartphone. Le mouvement BDS est en train de développer un programme qui permettra de se renseigner sur un produit à partir de son code-barres. La campagne française dit réfléchir à une application de ce type, spécifique à l’Hexagone. Elle pourrait être élaborée à partir du mois de septembre.

    En attendant, une autre application tourne beaucoup sur Internet : Buycott. Le principe, mis au point par un Américain, en est le suivant : l’utilisateur s’abonne à des « campagnes » qui lui permettent de filtrer ses achats en scannant avec son téléphone un code-barres. Publiée il y a quelques jours, une campagne intitulée Long live Palestine boycott Israel attire déjà près de 150 000 membres. Selon le site Jewish Journal of Los Angeles, elle aurait été lancée par un adolescent britannique, qui n’était pas satisfait de l’offre existante.

    Après m’être connecté sur l’application, je me suis inscrit à cette campagne. Le Coca-Cola de mon voisin devrait, selon l’application, être évité. Explication :

    « Coca-Cola a acheté 43% de Neviot Water en 2001 pour 20 millions de dollars, une entreprise qui possède 40% du marché de l’eau en bouteille en Israël. »


    Montage réalisé à partir de captures d’écran de l’application Buycott

    La liste complète des sociétés visées est disponible sur le site de l’application. Cela va de Timberland à Starbucks, en passant par Teva. Une liste a priori plus large – et plus américano-centrée – que celle mise en exergue par BDS France.

    Est-ce bien légal ?

    Reste la question délicate de la légalité. Pour certains, l’appel au boycott est une « provocation à la discrimination » et tombe sous le coup de l’article 225-1 du code pénal et de la loi du 29 juillet 1881.

    Mais Antoine Comte, l’avocat de ces militants (et de Rue89), fait valoir que, dans la majorité des cas, les juridictions ont considéré que l’appel au boycott – qui touche des produits et non des personnes – relevait de la liberté d’expression.

    Il y a toutefois une exception : la cour d’appel de Colmar a condamné en novembre 2013 des militants de BDS. L’affaire est en cassation.

    Ce débat sur la légalité se déporte sur l’application. Là aussi, les avis sont divergents. Me Comte s’interroge sur l’efficacité d’une plainte visant une application produite à l’étranger.

    En revanche, l’avocat Anthony Bem, qui a développé des arguments contre le boycott dans un billet publié l’année dernière, estime que l’application peut être attaquée en justice :

    « Il s’agit d’un moyen plus moderne d’appeler au boycott que de coller des autocollants dans les magasins.

    Certes, l’application est développée à l’étranger, mais le code de procédure pénale prévoit qu’un étranger peut répondre d’une infraction si ses victimes sont françaises. C’est une question de volonté politique. »

     

     

    Source : rue89.nouvelobs.com

     

     

    Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Ils réagissent
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    Jeudi 31 juillet 2014 4 31 /07 /Juil /2014 17:16

     

     

    Source : www.lemonde.fr/les-decodeurs

     

     

     

    Emprunts toxiques : un sale été pour les communes touchées

    Le Monde.fr | 30.07.2014 à 19h01 • Mis à jour le 31.07.2014 à 15h19 | Par Mathilde Damgé

     
     

     

    Le taux d'intérêt annuel de l'emprunt toxique Dexia de Nice (Alpes-Maritimes) a été à 14,89 % en juillet.

     

    Les banques peuvent souffler : le Conseil constitutionnel, qui avait été saisi par le groupe UMP de l'Assemblée nationale, a, la semaine dernière, jugé conforme la loi sur les emprunts dits « toxiques » contractés par des collectivités locales. La validation rétroactive de ces emprunts à risque est définitivement actée, et les intérêts de l'Etat sont donc saufs.

    En résumé, le gouvernement a préservé ses intérêts, en refusant aux communes la possibilité de se retourner contre les banques qui leur avaient conseillé de souscrire ces prêts à risque. Et les communes, telles des spéculateurs piégés par des produits financiers indomptables, restent de ce fait très endettées.   


    Lire : Tout comprendre des emprunts toxiques en dix questions

     

    Cette confirmation de la sécurisation des emprunts atterre les collectivités « victimes » : le texte validé par les « sages » vise à mettre ces emprunts pourris à l'abri d'une annulation par le juge civil qui pourrait, comme cela a déjà été le cas à Nanterre et Paris, les remplacer par des emprunts au taux d'intérêt légal, quasi nul. Ce qui n'arrangerait ni les banques, ni Bercy, qui a assumé avec la Belgique le sauvetage de Dexia et transféré dans la SFIL (société de financement local) le stock de prêts sensibles.

     

    Des taux à 15 % Cette décision douche d'autant plus les espoirs des collectivités que leurs finances sont inexorablement gangrenées par les emprunts toxiques. Les emprunts structurés à risque correspondent à des produits financiers très attractifs parce qu'ils proposent, dans un premier temps, des taux d'intérêt bien plus intéressants que le marché, mais ils comportent une « deuxième phase » qui se déclenche au bout de quelques années et comprend une part de risque importante, liée à l'évolution d'indices, de monnaies... Pour certaines collectivités, l'heure de la fixation du nouveau taux d'intérêt a sonné ce mois-ci : le site d'information emprunttoxique.info, animé par l'ancien cadre de banque Emmanuel Fruchard, montre que la revalorisation du montant des intérêts à régler par les communes a atteint jusqu'à 15 %. Lire l'entretien : « Les élus étaient tellement confiants » 15,48 % C'est le taux de l'emprunt que doit rembourser Deuil-la-Barre (Val-d'Oise), en région parisienne, à Dexia. Nice (Alpes-Maritimes) emprunte à la même banque à 14,89 % tandis qu'à Grasse (Alpes-Maritimes), on paie 11,61 % d'intérêt. A Seynod (Haute-Savoie), un emprunt SFIL voit son taux fixé à 13,75 %. « Désastreux » pour les finances locales L'association Acteurs publics contre les emprunts toxiques (APCET) juge la décision du Conseil constitutionnel « désastreuse pour les finances locales (...) au moment même où plusieurs décisions de justice donnaient raison aux collectivités, en ramenant le taux d'intérêt de leurs prêts (...) au taux d'intérêt légal proche de 0 % ». L'institution présidée par Jean-Louis Debré avance, pour sa défense, un motif d'intérêt général « eu égard à l'ampleur des conséquences financières ». Le risque de recours des collectivités contre des banques alimentées en partie, ou en totalité dans le cas de la SFIL, par l'Etat, aurait pu représenter un risque financier pour ce dernier de 17 milliards d'euros, selon les calculs de Bercy. Trois cents contentieux environ ont été générés par l'affaire des emprunts toxiques, qui concerne quelque 1 500 collectivités ou organismes publics ayant souscrit, dans les années 1990 et 2000, des contrats de prêts structurés à taux qui peuvent connaître de très fortes variations et amener les communes proches d'une situation de surendettement. Après Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) et le conseil général de la Seine-Saint-Denis, c'est Angoulême (Charente) qui avait obtenu, début juillet, le remboursement par Dexia de 3,4 millions d'euros pour une erreur de calcul des taux d'intérêt (sur un emprunt de 16 millions d'euros). La ville, qui voit la somme s'éloigner avec la confirmation de la loi de validation rétroactive, pourrait à nouveau saisir le tribunal administratif et attaquer la banque pour défaut de conseil, voire même contester la validation du Conseil constitutionnel devant la Cour européenne des droits de l'homme, selon le quotidien régional Sud Ouest. Votre commune a-t-elle des emprunts toxiques ? Aidez-nous à compléter notre enquête : Comment nous avons travaillé > Vidéo : Comment chercher si votre commune possède des emprunts toxiques Mathilde Damgé De l'éco, du décryptage et une pincée de data Suivre Aller sur la page de ce journaliste Suivre ce journaliste sur twitter Le combat de l'Etat et des collectivités en 5 dates 8 février 2013 : le tribunal de grande instance de Nanterre donne raison au département de la Seine-Saint-Denis, qui attaque Dexia Crédit local – la banque franco-belge auprès de laquelle il a souscrit en 2007 un emprunt toxique – au motif que le contrat de prêt a été conclu sur la base de documents ne mentionnant pas le taux effectif global (TEG). 25 septembre 2013 : le projet de loi de finances intègre un dispositif destiné à « apporter une solution pérenne et globale au problème des emprunts structurés les plus risqués » ; un dispositif qui protège les établissements de crédit contre des recours éventuels en justice. 29 décembre 2013 : le Conseil constitutionnel censure ce dispositif car la validation, telle qu'elle est formulée, recouvre « un champ d’application extrêmement large », ce dont se félicitent les collectivités qui critiquaient une « amnistie bancaire ». 17 juillet 2014 : le Parlement adopte un nouveau projet de loi de protection des intérêts de l'Etat ; le nouveau texte est limité aux seuls prêts structurés souscrits par des personnes morales de droit public. 24 juillet 2014 : le Conseil constitutionnel, saisi par le groupe UMP de l'Assemblée nationale qui continuent de contester la portée du texte, valide la loi.

     

     

     

    Source : www.lemonde.fr/les-decodeurs

     

     

     

    Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Economie et social
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    Jeudi 31 juillet 2014 4 31 /07 /Juil /2014 15:45

     

    Source : www.agoravox.tv

     

     

    Michèle Sibony : « Il est scandaleux qu’on n’arrête pas Israël »

    par EdenLike
    mercredi 30 juillet 2014

    Michèle Sibony : « Il est scandaleux qu’on n'arrête pas Israël ! »

     

     

     

     


    Michèle Sibony, vice-présidente de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) est au micro d’Arnaud Pontus, ce mercredi 30 juillet 2014.

     


    La communauté internationale ne joue pas son rôle : « ce qui me paraît particulièrement ignoble, vu les chiffres que vous énoncez. On a la sensation d’Etats de l’Union européenne et des Etats-Unis qui regardent les bras croisés, qui comptent les morts, qui de temps en temps arrivent à négocier, ou à faire négocier des trêves dites humanitaires. C’est comme si le politique avait décidé de se croiser les bras et de regarder le massacre se produire. » (...)

    « Il est scandaleux qu’on n’arrête pas Israël ! Comme si les Etats-Unis ou l’Union Européenne n’avaient pas les moyens de le faire. » (...)

    « La perversité ça consiste à faire croire qu’on n’a pas les moyens d’agir. Israël n’a que les pouvoirs qu’on lui prête... » (...)

     

    Israël seul responsable ?

    « Une femme violée qui se débat à coups de pieds, on ne lui reproche pas d’envoyer des coups de pieds. » (Julien Salingue)

    « La Palestine entière est violée ! C’est comme si on se réveillait un bon matin en décrouvant qu’une population entière se révolte. Ça fait des mois, et des années maintenant, que toute la Cisjordanie, que Gaza, que les Palestiniens, même en Israël, sont persécutés. Et je crois que aujourd’hui on est dans une situation où on peut le dire en pesant ses mots. Ça fait des mois qu’il y a des morts tous les jours en Cisjordanie, que Gaza est bombardée - comme si c’était nouveau que Gaza est bombardée ! - qu’il y a des blessés, qu’il y a des gens... Il y a 10 000 prisonniers aujourd’hui ! Dont une grande partie sans procès, sans accès aux dossiers défenses... On le sait tout ça ! »

    « Mais aujourd’hui, on a à Jérusalem-Est une grande levée de révolte. La Cisjordanie est bouillonnante... »

     

    Les raisons d’Israël pour justifier de tuer des civils :

    « Empêcher à tout prix l’unité nationale qui était en train de se former entre le Hamas et le Fatah. (...) La stratégie israélienne, pour folle qu’elle soit, consiste à tout faire pour empêcher une quelconque unité nationale et tout ce qui peut participer, par exemple de la création d’un Etat. (...) Les négociation par exemple : faire durer les négociations, qui sont un camouflage : quand elles échouent et que tout le monde le dit, c’est la faute des israéliens qui ne veulent pas en réalité arriver à un quelconque accord... et quand l’unité tente de se reformer du côté palestinien, alors il y a cette attaque. » (...)

    « (en Israël) On a une opinion qui est extrémement travaillée par une propagande qui dure pratiquement depuis la naissance de l’Etat, qui fait toujours vivre les gens en situation de peur et d’insécurité. (...) Faire vivre les gens en situation de menace existentielle, ce qui permet de leur faire croire que cette guerre peut utiliser tous les moyens contre des populations civiles et que tout est permis, ça c’est une autre affaire. »

    Importation du conflit en France ?

    « Il y a un mode de gestion des sociétés qui se fait par la peur et par le sécuritaire. Importer le conflit c’est aussi importer des assignations qui sont les mêmes qu’en Israël. C’est-à-dire : "tout ce qui est Arabe est dangereux, est terroriste et menaçant", "tout ce qui est juif doit être privilégié et mis à part". (...) La seule chose qui peut protéger les Juifs dans le monde, c’est de faire d’eux des gens comme tout le monde ; c’est-à-dire soumis à la loi. »

     

    Les évènements actuels à Gaza alimentent-ils l’antisémitisme en France ?

    « C’est l’inaction internationale, la désignation d’Israël comme un Etat d’exception et comme un régime d’exception, et contre lequel toute tentative de protestation est criminalisée... c’est ça qui est dangereux... »

     

     

     On a donc ici un double scandale : les exactions scandaleuses commises par Israël à Gaza ; et l’ignoble silence de "la Communauté internationale" (Etats-Unis et Union Européenne en tête) devant la répétition des crimes commis par Israël.

    Rien n’a donc changé depuis 2012, lorsque Michel Collon s’exclamait : « C’est Israël l’agresseur ! Les Palestiniens sont les victimes ».

     

     

    Heureusement, des Israéliens manifestent par milliers à Tel Aviv, exaspérés qu’ils sont par la politique de leur gouvernement...

     

     

     

     

    « Je ne veux pas vivre dans la peur, ni pour moi, ni pour les Palestiniens »

     

     

    Source : www.agoravox.tv

     

     

     

    Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Palestine
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    Mercredi 30 juillet 2014 3 30 /07 /Juil /2014 19:48

     

     

    Source : www.reporterre.net

     

     

    Alternatives

    Il a inventé la voiture électrique autonome et sans nucléaire

    Flora Chauveau (Reporterre)

    mercredi 30 juillet 2014

     

     

     

     

    Georges Bonnet, ingénieur de 85 ans, a inventé un système de remplacement rapide des batteries de voitures électriques qui donnerait à celles-ci une plus grande autonomie, tout en évitant l’électricité nucléaire. Une véritable innovation qu’il ne parvient pourtant pas à développer.


    C’est un système qui pourrait bien révolutionner l’utilisation de la voiture électrique. L’idée : en trois minutes, un robot récupère l’une des deux batteries présentes dans la voiture, celle qui est déchargée et la remplace par une batterie chargée. Autonomie totale de la voiture entre deux rechargements : 300 kilomètres.

    L’inventeur de cette station de remplacement de batteries, c’est Georges Bonnet, ancien ingénieur âgé de 85 ans. La passion de l’invention ne l’a jamais quitté. Il y a dix ans, il se lance dans la conception d’un système permettant aux voitures électriques de se recharger plus rapidement.

    Le déclic ? « À la télévision, Serges Dassault assurait que les voitures électriques ne fonctionneraient pas tant qu’elles ne seraient pas dotées de batteries rechargeables. » Actuellement, plusieurs heures sont nécessaires pour recharger un véhicule électrique. Un frein pour leur développement.


    - Georges Bonnet -

    Ingénieur dans l’aéronautique

    A 19 ans, le jeune Georges Bonnet étudie l’électricité à Paris puis passe un concours pour entrer à Air France : il fait partie des six candidats reçus sur plus de trois-cents. Il se lie alors d’amitié avec un ingénieur des arts et métiers. Avec lui, il conçoit ses premières inventions, notamment un outil permettant le démontage des génératrices d’avion.

    Puis, il s’envole pour le Canada où il vit huit ans. En pleine guerre froide, il travaille à la logistique sur la construction de lignes de radars dans les terres de Baffin, en Arctique. De retour en France, il se confronte à une autre réalité : toute l’expérience qu’il a acquise durant ses années aux Canada n’est pas reconnue par ses potentiels employeurs.

    « Je suis retombé au bas de l’échelle » raconte-t-il. Il lui faut de la persévérance pour intégrer des sociétés de constructions aéronautiques, mais il y parvient. Recruté par Dassault, il travaille alors sur des prototypes d’avions aux noms désormais bien connus : l’Etendard, le Mirage III, le Falcon, etc.

    La fin de sa vie professionnelle sera, encore et toujours, faite d’inventions comme cette machine, destinée à simplifier la comptabilité. Une fois à la retraite, l’homme continue ses « bricolages » et se lance dans la conception de sa station de rechargement de batterie.

    L’industrie reste sourde au projet

    Mais alors que son invention semble prometteuse, Georges Bonnet se heurte au refus des industriels. Il a besoin de plusieurs partenaires pour développer la station : un concepteur de voiture électrique, un concepteur de batterie et un de la station en elle-même.

    En 2004, il s’allie à l’entreprise RSP Ingénierie, spécialisée dans la conception de robots industriels basée à Saint-Martin-du-Mont, dans l’Ain. Ensemble, ils déposent le brevet de la station. Mais aucune entreprise ne souhaite développer la voiture électrique et la batterie.

    « J’ai contacté différentes entreprises françaises, des personnalités politiques de tous bords… Ce sont des entreprises chinoise et indienne qui m’ont répondu ! » Or Georges Bonnet, tout comme son partenaire, souhaiterait plutôt voir se développer le système en France...

     

    *Suite de l'article sur reporterre

     

     

    Source : www.reporterre.net

     

     

     

    Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Consommer et agir autrement
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