Mardi 30 septembre 2014 2 30 /09 /Sep /2014 19:20

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/carolinedehaas

 

 

 

Congé parental : plus c'est gros...

Problème : comment justifier les 300 millions d'économies budgétaires qui seront réalisées en rabotant le congé parental ?

Réponse : en parlant d'égalité pardi ! Personne ne peut être contre l'égalité entre les femmes et les hommes* donc tout le monde devrait être d'accord avec la réforme proposée.

Et le gouvernement a, c'est vrai, un argument : le congé parental, pris quasi-exclusivement par les mères, est une trappe à précarité qui les éloigne du marché du travail. Anne Cécle Mailfert, porte parole d'Osez le féminisme, le souligne dans un article de Rue89 : "Plus une femme s’arrête, plus c’est compliqué pour elle de reprendre le travail. Elles sont placardisées, parfois virées. Et quand elles trouvent un nouvel emploi, il est en moyenne 10% moins bien payé que leur précédent."

Donc en réduisant le congé parental, on va permettre aux femmes de trouver un boulot et de sortir de la précarité. C'est logique. C'est même carrément limpide. Circulez, y a rien à voir.

Rien à voir. A l'exception d'un détail : 5 millions de chomeurs et de chômeuses cherchent un emploi en ce moment même. Faire le pari que réduire la durée du congé parental va permettre aux femmes de trouver un travail relève donc au mieux de l'utopie au pire de la naïveté. 

Autre petit détail : il manque 500 000 places en crèche pour accueillir les enfants de moins de 3 ans (voir Pas de bébés à la consigne). 60% d'entre eux sont gardés par un membre de la famille (une femme dans la quasi-totalité des cas). Réduire la durée du congé parental sans ouvrir de places suffisantes en crèches va donc placer dans une situation intenable des milliers de familles qui n'auront pas les moyens de payer un-e assistant-e maternelle et n'auront d'autre solution que de rester à la maison pour garder leur(s) enfant(s).

Ah, et encore un micro-truc : les hommes touchent en moyenne 27% de salaire en plus. Donc (je parle des couples hétérosexuels) quand il faut décider de qui prend le congé parental, et même quand on est de super bonne volonté, on est généralement pas maso au point de renoncer au salaire le plus élevé des deux parents pour une indemnité de quelques centaines d'euros par mois.

Les pères prendront un congé parental quand : 1. il sera mieux rémunéré 2. on aura fait reculer le sexisme dans les têtes (en parlant d'égalité à l'école par exemple) 3. que dans les entreprises, s'occuper d'un enfant ne sera plus considéré comme un "truc de bonnes femmes" (ça, c'est aussi dans la tête de Valérie Pécresse) 4. il sera mieux rémunéré.

En plus, ce n'est pas comme si les bonnes idées manquaient : en 2009, les député-es socialistes, dont Manuel Valls avaient déposé une proposition de loi concernant... le congé parental ! Elles et ils proposaient un congé indemnisé à 80% du salaire brut et dans lequel 20% était réservé pour l'autre parent.  En voilà une super proposition ! Dommage que les député-es socialistes ne soient pas au pouvoir...

Caroline De Haas, militante féministe

* certes, cette phrase ne tient pas compte d'Eric Zemmour et autres bizarretés

 

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/carolinedehaas

 

 


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Mardi 30 septembre 2014 2 30 /09 /Sep /2014 18:57

 

 

Source : www.mediapart.fr


 

A l'Assemblée, des députés frondeurs sont punis par le PS

|  Par Mathieu Magnaudeix

 

 

 

Six parlementaires «frondeurs» qui n'avaient pas voté la confiance à Manuel Valls ont été informés qu'ils ne pourraient plus siéger à la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, là où seront examinées plusieurs mesures très contestées. Une punition, que le chef des députés PS, Bruno Le Roux, assume.

« Alors qu'on rabote les prestations sociales et à deux semaines du vote du budget, ce n'est quand même pas très fin. » Ce député PS reste sans voix. Comme cinq autres collègues de la commission des affaires sociales de l'Assemblée, il a reçu lundi après-midi un coup de fil d'un collaborateur du groupe PS de l'Assemblée nationale lui expliquant qu'il allait changer de commission. Mercredi 1er octobre est en effet le début de la session ordinaire à l'Assemblée.

À chaque rentrée, le casting des commissions (elles ont un rôle important à l'Assemblée, car c'est là que les lois qui arrivent dans l'hémicycle sont préparées) évolue toujours un peu, en fonction des desiderata des uns et des autres. Mais cette fois, Bruno Le Roux, le patron des députés socialistes a fait le ménage alors que le Parlement doit voter dans les prochaines semaines 21 milliards d'euros d'économie. Le vote de confiance du 16 septembre a montré (lire ici) qu'à l'Assemblée, Manuel Valls ne disposait plus que d'une majorité relative, alors que le PS détient théoriquement plus de la moitié des sièges à l'Assemblée. Pour les dirigeants du groupe PS, une éventuelle « extension du domaine de la fronde » dans les prochaines semaines (l'expression est de Bruno Le Roux) est donc un sujet de préoccupation majeur.

 

Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée 
Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée © Reuters

Six députés de la commission des affaires sociales, qui ont en commun de ne pas avoir voté la confiance à Manuel Valls en s'abstenant, sont donc exfiltrés. Proche de Martine Aubry, Christian Paul, un des chefs de file des "frondeurs", spécialiste de la santé et de la sécurité sociale, est muté à l'éducation. Lieutenant de la maire de Lille, Jean-Marc Germain, spécialiste du social, est envoyé aux affaires étrangères (il avait lui-même demandé à quitter la commission, ne se sentant plus en phase avec les orientations du gouvernement). Gérard Sebaoun, médecin du travail de profession, devra aussi se familiariser avec les sujets internationaux. De même que Linda Gourjade.

Barbara Romagnan est exfiltrée au développement durable, alors qu'elle est actuellement rapporteure d'une commission d'enquête sur l'impact des 35 heures. Fanélie Carrey-Conte, spécialiste elle aussi des sujets sociaux, est envoyée à la défense, commission volontiers considérée comme un placard au vu des faibles prérogatives du Parlement en matière militaire. Romagnan, Sebaoun et Carrey-Conte appartiennent à l'aile gauche du PS.

Deux autres "abstentionnistes" se voient également punis. Philippe Noguès, très actif dans la commission du développement durable, est envoyé à la défense. « Je ne l'ai jamais demandé, dit-il. C'est une sanction minable qui va radicaliser mes positions. » Jean-Pierre Blazy quitte la commission des lois, lui aussi pour la défense.

« La méthode est détestable », commente Catherine Lemorton, présidente PS de la commission des affaires sociales, citée par Le Monde. « Je savais qu'il y aurait des changements, mais de là à le faire ainsi sans concertation ! »

Curieusement, d'autres "frondeurs" ne sont pas concernés. Par exemple Pouria Amirshahi, à l'aile gauche (lire notre reportage ici), qui reste à la commission des affaires étrangères – son attache naturelle, puisqu'il est élu des Français de l'étranger. Ou Laurent Baumel, qui prône la « rébellion parlementaire » et fait partie des plus virulents. Lui reste à la puissante commission des finances. « Le tir a été concentré sur les affaires sociales car il y a beaucoup de frondeurs en son sein. Cela avait posé des problèmes au gouvernement lors du vote du pacte de responsabilité », rappelle Baumel. Signe d'une contestation forte, Barbara Romagnan avait été élue rapporteure de la commission d'enquête sur les 35 heures contre la candidate officielle présentée par Le Roux.

Fin juin, le gel d'une partie des prestations sociales prévues dans le projet de loi rectificatif de la sécurité sociale n'était passé qu'à une voix près, comme Mediapart l'avait raconté. Or c'est au sein de cette commission que vont être discutées les 700 millions de coupes sur les prestations sociales annoncées lundi dans le cadre du budget 2015 de la Sécurité sociale.

« C'est dérisoire, commente Baumel. Ce n'est pas cela qui nous fera taire alors que l'évolution de la situation économique ne cesse de confirmer notre diagnostic. » Sans remettre en cause les 50 milliards d'économies prévues d'ici 2017, les socialistes contestataires plaident depuis des mois pour les allouer différemment, notamment en épargnant les collectivités locales et en relançant la consommation des ménages.

Inversement, des députés bien en vue à Matignon sont promus. Après avoir rompu avec l'aile gauche, Razzy Hammadi intègre la commission des finances. De même que Luc Belot, ancien soutien d'Ayrault devenu un vallsiste convaincu ces dernières semaines : il entre à la prestigieuse commission des lois, où il retrouvera dès mercredi les anciens ministres Aurélie Filippetti et Frédéric Cuvillier, qui ont démissionné du gouvernement lors du dernier remaniement. Ancien ministre "démissionné" par Manuel Valls fin août dans la foulée d'Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, qui réintègre également l'Assemblée ce mercredi, entre à la commission des affaires étrangères.

Dans un courrier envoyé mardi matin aux députés socialistes, que Mediapart s'est procuré, Bruno Le Roux assume ces mutations disciplinaires de façon laconique. « La nouvelle composition reflète tout à la fois l’ambition de réussir l’intégration des nouveaux arrivants et de satisfaire des demandes parfois anciennes de députés présents depuis 2012. (...) Le respect de nos règles collectives, enfin, a été un critère de choix. » Une mise en garde pour ceux qui seraient tentés par d'éventuelles dissidences.

 

Lire aussi

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

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Lundi 29 septembre 2014 1 29 /09 /Sep /2014 20:06

 

 

Source : www.marianne.net

 

 

 

Hausse des inégalités : si même Wall Street s'inquiète !

Lundi 29 Septembre 2014 à 05:00

 

Journaliste économique à Marianne En savoir plus sur cet auteur

 

La banque Morgan Stanley vient de publier une étude étonnante. Etonnante parce que celle-ci admet enfin que l'augmentation toujours plus forte des inégalités salariales plombent le retour tant espéré de la croissance. On a hâte qu'une banque française en arrive enfin à la même conclusion...

 

Richard Drew/AP/SIPA
Richard Drew/AP/SIPA

«Y a quelque chose qui cloche là dedans, j’y retourne immédiatement ». Il y a peu de chances que les économistes qui turbinent dans les grandes banques de Wall Street fredonnent « La java des bombes atomiques »  de Boris Vian. Pourtant, cette chanson exprime bien le désarroi qui semblent les gagner. Car un constat s’imposent à eux : les inégalités croissantes de revenus plombent toute chance d’un retour à la croissance. Après une étude de Standard & Poor’s, c'est au tour de Morgan Stanley de rendre public une étude concluant en ce sens, et intitulée « Inégalité et consommation ». Un mini-événement que même le temple de la pensée libérale, le Wall Street journal, n'a pas manqué de relater.

 

 

Evolution du salaire moyen horaire hors inflation des salariés du secteur privé aux Etats-Unis
Evolution du salaire moyen horaire hors inflation des salariés du secteur privé aux Etats-Unis
Ce genre de conclusions n’étonnera pas les économistes moins orthodoxes. Paul Krugmann, Branko Milanovic ou encore Thomas Piketty, pour ne citer qu’eux, se tuent à répéter ce que l’histoire économique enseigne depuis Keynes : si les revenus des classes populaires qui forment la majorité de la consommation ne sont pas assurés, impossible pour l’économie de connaitre de la croissance. En redécouvrant ce quasi-théorème, les économistes des grandes banques de Wall Street semblent aussi perdus qu’une poule devant un couteau.

Dans le rapport, cela se traduit donc plus pudiquement par : « une croissance plus forte des salaires est essentielle pour que les perspectives macroéconomiques (retournent au vert), car il aiderait à ce que les ménages dépensent plus largement et ce dans tous le spectre des revenus » écrivent les auteurs. Et parce leur étude s’adressent à leur chefs, les traders, pardon les « banksters », ils les prennent par les sentiments : cette option de hausse des salaires est également souhaitable dans la mesure où elle pourrait conduire la Federal Reserve, la banque centrale américaine, à relever ses taux (proches de zéro) alors qu'elle rechigne à le faire. Autrement dit, en plus d’appeler à une hausse des revenus des classes populaires, les économistes de Morgan Stanley, en appellent à plus d’inflation. Se mettant dans les pas d'une autre institution : le FMI. On rêve ! 

Il y a cependant loin de la coupe aux lèvres. Il existe en effet un fossé entre une prise de conscience (même si elle vient d'une banque) et une prise de décision politique... Cependant il faut noter qu’aux Etats-Unis, certaines banques commencent donc à s’interroger sur le modèle de développement par compression des salaires. Modèle qui, on le sait, est également à l'œuvre de ce coté-ci de l'Atlantique. A quand une étude semblable de la BNP-Paribas ?

Source : www.marianne.net


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Lundi 29 septembre 2014 1 29 /09 /Sep /2014 18:08

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/yves-faucoup

 

 

Sarkozy désigne les coupables

 

Lors de son discours à Lambersart, Nicolas Sarkozy n’a pas évoqué les paradis fiscaux, la fraude fiscale, l’évasion fiscale, les fortunes démesurées qui s’engraissent chaque jour un peu plus, une politique de restriction du pouvoir d’achat, non, il a désigné les coupables : les victimes de la crise, leur contestant le droit à un minimum vital.

 

C’est dans le Nord qu’il a choisi de faire son discours de rentrée : la France entière le croit dans les corons, alors qu’il s’exprime dans une ville cossue, qui fait partie des « 20 communes de France qui comptent le plus grand nombre de foyers assujettis à l’ISF » (France 3). Cette ville bourgeoise, peu menacée par le FN, a pour maire Marc-Philippe Daubresse, UMP, qui fut le rapporteur de la loi sur le RSA en 2008 et successeur en quelque sorte de Martin Hirsch, en devenant, en mars 2010, ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives (il prendra des mesures pour accélérer la mise en place du RSA).

 

 Sarkozy_3.jpg [LCP-Public Sénat, capture d'écran]


Et ainsi, avec tout le tact qu’on lui connaît, l’ancien chef de l’Etat proclame devant une foule toute acquise à sa cause et devant Daubresse ces paroles : « nous avons échoué dans notre volonté de faire du RSA un instrument de réinsertion par et dans le travail », et d’encenser Laurent Wauquiez qui qualifiait l’assistanat provoqué selon lui par le RSA de « cancer de la société » et qui prônait en contrepartie des travaux obligatoires. A l’époque, Daubresse avait vivement réagi à ces propos indignes du député-maire du Puy-en-Velay.

 

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy, qui a toujours su ne pas revendiquer trop cette mesure du RSA, mise en place par le Haut-commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, décrète qu’à l’avenir il n’y aura« pas de RSA aux allocations communales [sic] sans accomplir en contrepartie l’exercice d’une activité au service de la collectivité ». Il rejoint là non seulement ce que réclamait Laurent Wauquiez, mais ce que le futur candidat à la présidentielle de 2012, lui-même, avait exigé dans son discours de Bordeaux du 16 novembre 2011 : le doigt pointé, pesant ses mots, montrant ainsi toute son autorité, celui qui n’était encore « que » président de la République en avait appelé à une « obligation de travail de sept heures », signifiant bien par là que ceux qui touchent le RSA sont réfractaires au travail (ces propos avaient été accueillis par un tonnerre d'applaudissements). Bien sûr, il enrobait cet oukase d’une valeur morale : « on n’a pas de dignité quand on ne peut survivre qu’en tendant la main ». J’ai déjà eu l’occasion d’écrire que jamais un chef d’Etat avait manifesté autant de mépris à l’encontre de ceux qui sont contraints de solliciter l’assistance pour survivre, face à une crise économique dont ils ne sont pas la cause.

 

Je ne m'attarde ni sur la formule prononcée à Lambersart « RSA aux allocations communales », formule qui ne veut rien dire (le RSA est versé sur les budgets des Départements, et l’accompagnement d’insertion assuré par les agents de cette même collectivité territoriale ou par Pôle emploi : étrangement aucun média n'a relevé cette anomalie), ni sur le fait que le principe d’une "contrepartie" (tant refusée par les employeurs en recevant les milliards du Pacte de responsabilité) existe depuis l’instauration même du RMI en 1988. Un contrat d’insertion est prévu, mais bien évidemment s’il n’existe aucun emploi, les  contreparties professionnelles sont rares (et toujours négociées, non pas obligatoires, on n’est pas en dictature). Quant aux chômeurs menacés de perdre leur indemnité de chômage s'ils refusent un emploi rémunéré, c'est accréditer l'idée (fausse) qu'il existerait des emplois que les chômeurs refusent (idée que le ministre du travail François Rebsamen a récemment reprise à son compte). Enfin, avec la remise en cause de l'AME (Aide médicale d'Etat) accordée aux étrangers qui, sans situation régulière, doivent pouvoir être soignés (par humanité et dans l'intérêt sanitaire du pays), Nicolas Sarkozy cherche à faire croire que les dépenses dites sociales sont menacées par ce qu'il appelle une "gabegie" (alors qu'elle ne représente qu'un pour 1000 des dépenses sanitaires et sociales de la France).

 

Principe abject de référendum

Enfin, Nicolas Sarkozy a poussé le bouchon plus loin, dans ce discours foncièrement de droite extrême : organiser un référendum car, selon lui, c’est aux Français de donner leur opinion sur ce sujet, car c’est grâce aux fruits de leur travail que cet argent (de l’assistance) est versé.

 

Il surfe ainsi sans vergogne sur l’état de l’opinion publique et sur l’étude du Crédoc qui montre qu’un nombre grandissant de Français s’opposent à ce qu’une propagande bien menée a qualifié d’assistanat.

 

L’idée d’un référendum pour savoir s’il faut venir en aide aux citoyens les plus démunis, n’ayant plus droit au chômage, parce que l’Etat français n’est pas en mesure d’assurer du travail à la totalité des adultes, parce que l’économie libérale assume sa cohorte d’éclopés, est infâme. Je ne sais si cet acte abject se réalisera, mais imaginons un instant ce que cela signifie. Les devoirs de l’Etat vont au-delà d’une pensée majoritaire. Permettre au plus grand nombre de refuser l’assistance à la partie la plus misérable de la population (car les victimes de la crise sont loin d’être majoritaires dans le pays) n’est ni démocratique, ni républicain. On n'est plus dans le débat d'idées, mais dans le refus de ce qui conditionne le "vivre ensemble". Demain, on votera pour savoir s’il faut réduire le montant des retraites, s’il faut rembourser les soins vitaux à l’hôpital, s’il faut rétablir la peine de mort (le Front national prône déjà de consulter les Français sur ce sujet)… Assistera-t-on à un sursaut face à cette propagande démagogue contre la solidarité ?

 

 

Propagande efficace contre la solidarité :

Dans un billet intitulé Propagande efficace contre la solidarité, mis en ligne la veille du discours de Lambersart, j’ai exposé les causes de l’évolution de l’opinion publique, dont une majorité semble désormais préférer à la lutte contre la pauvreté, la lutte contre les pauvres :

 http://blogs.mediapart.fr/blog/yves-faucoup/240914/propagande-efficace-contre-la-solidarite

 

Billet n°149

Contact : yves.faucoup.mediapart@sfr.fr

[Le blog Social en question est consacré aux questions sociales et à leur traitement politique et médiatique. Voir présentation dans billet n°100. L’ensemble des billets est consultable en cliquant sur le nom du blog, Social en question

 

 

Fichier attaché

Sarkozy.jpg

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/yves-faucoup

 


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Lundi 29 septembre 2014 1 29 /09 /Sep /2014 17:49

 

 

Source : www.mediapart.fr

 


Libre-échange: Cecilia Malmström ne veut pas renégocier l'accord avec le Canada

|  Par Ludovic Lamant et Amélie Poinssot

 

 

 

Début à Bruxelles d'une longue semaine d'auditions, par le Parlement européen, des commissaires candidats pour intégrer l'équipe de Jean-Claude Juncker. La Suédoise Cecilia Malmström, future commissaire en charge du commerce, a ouvert le bal lundi. Son rôle sera capital : elle s'occupera des traités de libre-échange en chantier avec les États-Unis et le Canada.

Les députés européens se livrent, à partir de ce lundi, et jusqu'au 7 octobre, à des interrogatoires marathons des 27 « commissaires désignés », prêts à devenir commissaires européens dans la future commission de Jean-Claude Juncker. Mediapart a choisi de suivre et de décrypter en direct la première audition, celle de la Suédoise Cecilia Malmström, candidate pour le portefeuille du commerce (retrouver notre suivi plus bas dans l'article, après le lien vidéo).

Aux yeux des citoyens français, cette audition est un exercice exotique. Mais s'il se pratiquait en France, il aurait sans doute permis d'éviter quelques nominations douteuses, à l'image de l'entrée de Thomas Thévenoud au gouvernement fin août.

Les eurodéputés vont poser des questions dans trois directions : les compétences générales du candidat (en lien avec son futur portefeuille), son engagement européen, et son indépendance personnelle (éventuels conflits d'intérêts, etc). Une fois passées les 27 auditions, un seul vote des eurodéputés est prévu, sur l'ensemble de la commission Juncker, le 22 octobre à Strasbourg. D'ici là, si certains ratent totalement leur audition – ce qui est déjà arrivé par le passé –, le Luxembourgeois pourrait procéder à des remaniements.

Précision importante: ce sont les États membres qui ont envoyé à la commission leur candidat, ce n'est pas Jean-Claude Juncker qui a constitué sa propre équipe. En revanche, c'est lui qui a décidé de la répartition des portefeuilles – en assumant certains choix douteux, dont un ex-lobbyiste britannique chargé... de la régulation financière (lire notre article).

Voici les règles du jeu pour chaque audition : la session dure trois heures (sans doute un peu plus) et 45 questions sont posées par séance. Chaque député dispose d'une minute pour formuler sa question, le commissaire désigné répond en deux minutes maximum. Il existe des possibilités de relance, si besoin (une minute / une minute).

La distribution des questions a été répartie en fonction du poids des groupes politiques au sein du parlement: le PPE (dont l'UMP française) en posera 11, les sociaux-démocrates (dont le PS) 10, les Tories britanniques et leurs alliés 5, tout comme les libéraux (dont l'UDI-Modem), la Gauche unitaire européenne (dont le Front de gauche) quatre, les Verts (dont EELV) quatre, les élus du UKIP britannique et leurs alliés, quatre, et enfin les non-inscrits (dont le FN) deux.

 

La Suédoise Cecilia Malström. © Commission européenne.  
La Suédoise Cecilia Malström. © Commission européenne.

La semaine s'ouvre donc avec l'audition de la Suédoise Cecilia Malmström par les députés spécialisés sur les questions de commerce international. La future commissaire devrait récupérer l'ensemble des dossiers de libre-échange dans la future commission – dont le fameux traité de libre-échange avec les États-Unis (TTIP) et son homologue déjà conclu avec le Canada (CETA).

Parmi ceux qui poseront des questions devraient figurer au moins six élus français permanents, membres de cette commission sur le commerce international (dont Marine Le Pen). Mediapart les a déjà passés en revue ici.

La Suédoise ne sera pas, et de loin, l'une des candidates les plus controversées. Elle connaît très bien les rouages institutionnels à Bruxelles et une grande majorité d'élus la respecte. Née à Stockholm en 1968, ancienne eurodéputée, de la famille politique des libéraux, elle était déjà commissaire sous le second mandat de José Manuel Barroso (2009-2014), aux affaires intérieures - où elle a géré, entre autres dossiers, le scandale d'espionnage des Européens par les Américains dans la foulée des révélations d'Edward Snowden.

Voici la lettre de mission (en anglais) que lui a confiée Jean-Claude Juncker : à télécharger ici.

Voici sa déclaration d'intérêts (en anglais) : à télécharger ici.

Enfin, dernier élément de contexte : Malmström a déjà répondu, comme le prévoit la procédure, par écrit, à une batterie de questions envoyées par les eurodéputés. Ses réponses sont à lire ici. On y reviendra au fil des échanges et de l'audition en direct.

Voici notre compte-rendu :

14h30 - Introduction par Bernd Lange, le patron de la commission commerce internationale du parlement. C'est un social-démocrate allemand, globalement favorable aux traités de libre-échange qui se profilent, mais qui s'est prononcé contre le mécanisme d'arbitrage entre État et investisseur privé, nommé ISDS dans le jargon (lire notre enquête sur ISDS). Ce sera l'un des enjeux de la séance : connaître la position de la future commissaire sur ce mécanisme très polémique, qui, selon certains, menace la capacité des États membres à réguler.

14h50 - Malmström en ouverture présente ses priorités aux députés. Elle parle d'emblée de l'ISDS, en reprenant les réserves qu'avait déjà formulées Jean-Claude Juncker, le 15 juillet, devant le parlement européen. « Le chapitre ISDS est gelé » en attendant les résultats de la consultation menée par la commission européenne sur le sujet, a-t-elle déclaré. Pour plus d'infos sur cette consultation de la commission, lire notre article ici. La commission ne devrait pas publier le résultat final de sa consultation avant novembre.

La commissaire suédoise s'engage par ailleurs à davantage de transparence dans les négociations sur le traité transatlantique. « Il n'y aura pas un accord secret dans le dos du public (...) Tous les membres du parlement auront accès aux échanges durant cette négociation », assure-t-elle, tandis qu'elle affirme vouloir établir « une relation de travail très étroite » avec les eurodéputés.

15h05 - Question du travailliste David Martin, qui revient sur le mécanisme ISDS. Il juge que la position de Malmström s'est « adoucie » sur l'ISDS, ce qu'il regrette, par rapport à une « fuite » de la commission vendredi, qui laissait entendre que Malmström était contre ISDS. Martin lui demande des clarifications sur l'accord conclu avec le Canada, qui contient CETA. Réponse de Malmström: « Supprimer l'ISDS de l'accord avec le Canada, ce ne serait pas une bonne idée, alors que CETA est un très bon accord. » En clair, elle ne veut pas renégocier CETA, dont le texte vient d'être finalisé, jugeant qu'il y aurait trop à perdre. Et Malsmtröm de préciser : « Je n'exclus pas qu'ISDS soit exclu du TTIP, en bout de course, discutons-en ». Malmström semble vouloir dissocier le plus possible les deux accords – d'un côté les États-Unis, de l'autre, le Canada.

15h10 - Europe Écologie les Verts affiche son scepticisme après le premier exposé de Cecilia Malmström.

15h20 - Encore deux questions des députés (une élue libérale et un élu allemand de Die Linke). Malmström prévient que les résultats de la consultation sur ISDS de la commission arriveront « très bientôt ». Elle prolonge sa défense, du bout des lèvres, d'ISDS, rappelant que ce mécanisme existe dans de très nombreux autres accords déjà conclus par le passé.

15h25 - Intervention de Yannick Jadot, pour les Verts, qui dénonce un grand écart, entre les promesses tenues par Jean-Claude Juncker le 15 juillet devant le parlement européen, plutôt sceptique sur ISDS, et la « réponse technocratique et incompréhensible » envoyée par Malmström (réponses à lire ici). Pour Jadot, la future commissaire ne tient déjà plus les promesses de son président. « Est-ce qu'il n'est pas temps de faire une pause dans l'agenda commercial de la commission, que je considère comme une fuite en avant? », s'interroge Jadot, pour évaluer les retombées des précédents accords. Réponse de Malmström: oui au débat et à l'évaluation, mais je suis convaincue des bienfaits du commerce. Il ne serait pas « approprié » d'interrompre notre agenda commercial, poursuit-elle.

15h40 - Intervention de Marielle de Sarnez (Modem), de la même famille politique européenne que Cecilia Malström. En vrac, elle demande plus de transparence, exhorte la commission à « ne pas accepter des tribunaux d'arbitrage qui s'imposent et soient au-dessus de nos lois » et met en garde contre l'« incohérence » de certaines politiques commerciales - par exemple à l'égard de la Chine.

15h55 - Dans une réponse au député polonais Jarosław Wałęsa, Cecilia Malmström explique que l'énergie constituera un chapitre du TTIP. « Ce sera un chapitre difficile mais notre objectif est de faire disparaître les obstacles », indique la future commissaire, précisant que la politique énergétique européenne fera partie des priorités de la prochaine commission.

16h00 - « L'accord avec le Canada est très bon, mais si nous commençons à la détricoter, j'ai peur qu'il s'effondre ». Malmström maintient sa position: pas de renégociation de CETA! Pour rappel, José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy, pour l'Europe, et Stephen Harper, le premier ministre canadien, ont pris acte de la fin des négociations de CETA, vendredi dernier à Ottawa. La commission ne veut pas rouvrir les négociations, mais une majorité de parlementaires, si.

Au passage: sauf surprise, Marine Le Pen ne prendra pas la parole - elle n'est pas annoncée parmi les 45 prises de parole, et elle ne semble pas présente dans la salle. Elle a déposé en juillet une motion pour plus de transparence dans les négociations du TTIP.

16h30 - « Il est très difficile de trouver une majorité sur TTIP au parlement européen »: intervention d'Elmar Brok, un conservateur allemand de la CDU, qui préside de la commission des affaires étrangères du parlement (et très favorable, lui, au TTIP). Réaction de Cecilia Malmström: « Je ne me fais pas d'allusion, le TTIP ce sera très difficile, la discussion ici le montre. J'espère qu'on pourra avoir un nouveau départ sur ce front, mais aussi sur la transparence (...) Il serait quand même bien malheureux qu'en fin de parcours nous disions (aux Américains, ndlr), nous ce qui nous intéresse, c'est ce petit secteur-là, ou cet autre secteur-là ».

Autre précision, qui peut sembler très technique, en réponse à Elmar Brok: le TTIP sera-t-il un accord « mixte »? A priori oui, répond Malström. Quelle importance? En fait, c'est décisif: si l'accord est mixte, cela veut dire que le parlement européen devra le ratifier, mais aussi les parlements nationaux (Bundestag, assemblée nationale, etc) qui devront le faire. En Allemagne, le débat sur la « nature » (mixte ou pas) du CETA et du TTIP est très vif.

16h40 - Elmar Brok revient à la charge: « J'estime que la deuxième partie de ma question n'a pas obtenu de réponse », sur une question liée à la Chine. Malmström finit par botter en touche, et renvoie à l'audition de Federica Mogherini (lundi 6 octobre).

16h50 - Dans sa réponse aux questions de la député socialiste belge Maria Arena qui portent, notamment, sur la possibilité de tracer les produits fabriqués dans les colonies israéliennes, Cecilia Malmström explique que ce qui est produit dans les colonies israéliennes ne bénéficie pas à l'heure actuelle de traitement préférentiel, et qu'un dialogue est en cours avec les Etats-membres afin de parvenir à une approche commune et à une traçabilité des produits.

17h00 - Il n'y a pas que le TTIP et le CETA en débat: les eurodéputés socialistes Maria Arena (belge) et Emmanuel Maurel (français) montent au créneau sur un autre sujet, sur les « biens issus des conflits » dans le jargon européen - pour améliorer la traçabilité des minerais issus des zones de conflit, et de mieux encadrer les entreprises qui les commercialisent.

Question d'Emmanuel Maurel sur le TTIP, en référence aux 325 euros que le traité de libre-échange avec les Etats-Unis doit apporter à chaque famille en Europe, à terme, selon les calculs de la commission: « Est-ce que vous croyez vraiment à ce genre de chiffres? » Réponse de Malmström: « C'est peut-être exagéré, mais je suis profondément convaincu qye cet accord sera avantageux pour les économies américaine et européenne ».

17h05 - Le dernier des Français à s'exprimer cet après-midi revient sur la question du tribunal d'arbitrage Etat - investisseur privé (ISDS): « Quels systèmes alternatifs à l'ISDS pour protéger les investissements des Européens », dans l'hypothèse où ce mécanisme ne serait pas adopté, s'interroge Franck Proust (UMP)?

Après trois heures d'audition, les eurodéputés qui ont interrogé la commissaire « désignée » se retrouveront à huis clos, pour prendre position sur la performance de Cecilia Malmström. Officiellement, on ne connaîtra leur avis qu'une fois terminées l'ensemble des auditions (c'est-à-dire en début de semaine prochaine), pour savoir s'ils la jugent apte pour ses nouvelles fonctions. A priori, le cas Malmström ne devrait pas faire de vagues.

 

Lire aussi

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : TAFTA - Traité transatlantique - TISA - CETA
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Lundi 29 septembre 2014 1 29 /09 /Sep /2014 16:17

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

révolution 29/09/2014 à 16h36

FireChat, l’appli anti-coupure de réseau des manifestants à Hong Kong

 

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

 

Des manifestants pro-démocratie à Hong Kong, le 28 septembre 2014 (Mitsuru Tamura/AP/SIPA)

 

Les manifestants pro-démocratie à Hong Kong ont découvert l’appli anti-censure par excellence, même si elle n’a pas été inventée pour ça ! FireChat, une app de messagerie instantanée, développée par un Français installé en Californie, fonctionne même lorsqu’il n’y a ni réseau cellulaire, ni connexion internet.

Les jeunes protestataires Hongkongais, qui occupent le centre administratif et d’affaires de l’ancienne colonie britannique, craignent que les autorités chinoises ne coupent les connexions internet et cellulaires pour gêner leur mouvement, comme a pu le faire le régime égyptien pendant la révolution contre Moubarak.

 


L’app FireChat sur l’appstore d’Apple (capture)

 

Entre dimanche soir et lundi, selon le Wall Street Journal, les Hongkongais ont téléchargé plus de 100 000 fois l’appli gratuite FireChat, dont le slogan publicitaire affirme :

« Tchattez n’importe où. Même sans internet ou réseau. »

FireChat fonctionne en fait par Bluetooth, et porte à 70 mètres de distance, même sans réseau. Idéal pour partager des infos ou des consignes dans un contexte de protestation de rue à grande échelle comme ce que sont en train de vivre les Hongkongais.

C’est le jeune leader du mouvement étudiant, Joshua Wong, seulement âgé de 17 ans, qui a donné le signal dimanche sur sa page Facebook, suivie par plus de 200 000 personnes.

Aussitôt, les téléchargements ont décollé, plaçant FireChat en tête de toutes les applis téléchargées à Hong Kong.

 


La page de Joshua Wong appelant à télécharger FireChat (capture via TechinAsia)

 

Problèmes de connexion

Les Hongkongais ont déjà des problèmes de connexion, dont rien n’indique qu’ils sont dus à la censure, mais sans doute au fait que la demande sur le réseau est immense là où les manifestants campent.

Sur Twitter, certains internautes signalaient dès dimanche le recours à FireChat parmi les manifestants, alors que réseau cellulaire ne fonctionnait plus.

 

Edwin Chu @edwincheese

Activists use @Firechatapp to distribute updates about the protest because cellular network is out of function

 

FireChat a été développée par la société Open Garden, fondée en 2011 en Californie par un entrepreneur français, Micha Benoliel. A l’origine, l’appli a été conçue pour permettre les échanges dans les rassemblements de foules où les connexions sont parfois difficiles, comme les stades ou les méga-concerts.

Elle a eu quelques soucis avec les opérateurs télécoms qui voyaient d’un mauvais œil cette app « disruptive » qui permet de les contourner...

Selon le site TechInAsia, des activistes ont très vite repéré l’usage qu’ils pouvaient faire de cette app qui permet d’échanger des messages dans toutes les circonstances. Ce fut le cas en Irak en juin, ou encore à Taïwan lorsque les étudiants ont occupé le Parlement cet été.

Pub gratuite pour FireChat

Selon la plateforme Crunchbase, Micha Benoliel a travaillé précédemment sur des programmes liés à Skype, le système de communication via Internet. Sa biographie indique qu’il a appris à coder à l’age de 8 ans sur le PC Zenith de son père...

Sur son compte Twitter, il relaye aujourd’hui le succès de FireChat à Hong Kong, profitant à plein de cette pub gratuite inespérée que lui offre la révolution démocratique hongkongaise. Désormais, dans le kit du parfait manifestant, il faudra ajouter le téléchargement de FireChat...

 


Capture d’écran de la page Twitter de Micha Benoliel

 

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Ils réagissent
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Lundi 29 septembre 2014 1 29 /09 /Sep /2014 15:19

 

Edité sur facebook

 

publié dans ZAD DU TESTET sauvont la forêt de sivens il y a 13 min :
[Mode coup de gueule]

On s'en fou de votre rassemblement le 25 Octobre c'était aujourd'hui ou jamais .... ( les gens qui lèvent les bras pour acquiescer ce rassemblement inutile )

Seulement quelques véhicules pour bloquer les accès ce matin, nous sommes épuisés sur places, blessés, les camps sont brulés ,on a ramassé sévère ce matin ils nous on pas envoyé des gentils

Le 25 octobre ce sera trop tard !

Ca va être sympa de réoccuper une zone décapée .... "Youhou"

[/Fin de coup de gueule]

 

C'est la guerre à la ‪#‎ZAD‬ du ‪#‎TESTET‬ : 
Les gm sont arrivés en nombre et sont passés en force en brisant les fenêtres des voitures qui barraient le passage.
La violence est extrême, toutes les affaires trouvées sont brûlées.
Gazad est en feu...
A l'aide !
Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : ZAD du Testet
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Lundi 29 septembre 2014 1 29 /09 /Sep /2014 15:03

 

Transmis par les alternatifs30

 

Pour communiquer vos dates, contacter :

 

06 15 33 61 73

30@alternatifs.org

@ jmarneguy@wanadoo.fr

 

 

*Petite précision : le choix des rendez-vous et dates retenus sont propres à leur auteur, nous les commuiquons tels quels, sans filtres.

 

 

 

 

 

 

 

Les indigné-e-s "Démocratie Réelle Nîmes" : RV Chaque mercredi 18h et samedi 13h au terrain de Caveirac

 

 

Repas à l’Association Côté Jardins Solidaires le mardi 0466845199

 


Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Dates

Evènement

Lieu

heure

Lundi 29/9

Ciné-parents, projection « L’Exposé »d’Ismaël Ferroukhi et rencontre thème Enfance et Education

Médiathèque Marc Bernard

14h

Lundi 29/9

Spectacle Théâtral « Avenir radieux, une fission française » de et avec N.Lambert (histoire du nucléaire.. )

Salle Jean et Pons Dedieu

20h

Mardi 30/9

Rassemblement Retraités contre l’Austérité :CGT, SOLIDAIRES, FSU

Préfecture

15h

Mardi 30/9

Collectif soutien aux ROMS

Local APTI

18h

Mardi 30/9

UCCN : F.Flipo, philosophe : « Pour une philosophie écologiste »

IUFM

18h30 à 20h30

Mercredi 1/10

Collectif STOP TAFTA 30 +anti nuc + anti gaz de schiste

St Génies de Malgoires

18h30

Jeudi 2/10

Rencontre présentation du réseau ANAIS = Réseau des Associations Nîmoises d’Action et d’Interventions Sociales contacts : 0466582527 reseau.anais30@gmail.com

Auditorium du Conseil Général

De 10 à 13h

Vendredi 3 /10

Réunion débat « le mouvement associatif en 2014 »Pour la création du Conseil Nîmois de la Vie Associative en présence d’A.Détolle(collectif Associations Citoyennes)

Maison du Protestantisme

18h

Vendredi 3/10

Pot de rentrée de la Compagnie Beau Parleur : présentation activités et projets

Maison de quartier 47rue Pierre Semard

18h30

Vendredi 3/10

Pissevin fait son cinéma « Le Lorax »de C.Renaud et K.Balda et 1 court-métrage sur actions de l’Espace de Coopération de Nîmes Pissevin

Ecole Henri Wallon

19h

Samedi 4/10

Tour de ville avec Croco Vélo

Palais de justice

11h

Samedi 4/10

« ECHOS de Palestine » : lecture/mise en espace de Poésies de jeunes Palestinien/ne/s par la Compagnie la Feuille d’Or et rencontre avec A.Hassan de GAZA

Théâtre C. Liger

19h30

Dimanche 5/10

Fête Confédération Paysanne : Forum débats citoyens, Marché paysan, Village associatif, expo photo, repas, buvette, jeux enfants, Film(15h) et débat « Quelle place pour l’agriculture paysanne ? »

St Génies de Malgoires

9 à 19h

Dimanche 5/10

Journée nationale des Voies Vertes »fête pour la VIARHÔNA » Contacts et infos

http://club.quomodo.com/voieverte-du-pontdugard/accueil.html

Sauveterre

Aramon

Avignon

Dès 9h

Dimanche 5/10

Grand Rassemblement contre le Projet E.O.N. centrale et abattage de forêts dans nos Cévennes ++

contact@sosforetcevennes.org

Gardanne place de la Mairie

10h30

Dimanche 5/10

Les Beaux Dimanches ! « Les Superblondes » avec la Compagnie Beau Parleur

Entraide Gardoise

15h

Mardi 7/10

Rencontre et Concert avec l’OIP Groupe de Nîmes « La prison, la vie, l’amour » avec B.Bolze, L.Perego et Nanoche qui chante ..

Petit Subito La Placette

18h30

Mardi 7/10

Signature/dédicace Livre « Les Cheminots »de J.P.Levaray par la Coop des livres et des idées et amis librairie Diderot et Conf /débat

Librairie Diderot

 

Centre Pablo Neruda

17h

19h30

Jeudi 9/10

Réunion publique « Syndicalistes uni-e-s contre l’extrême-droite » par SOLIDAIRES – FSU – CGT

Avec 2 militants de VISA(Vigilances initiatives Syndicales antifascistes)

Auditorium Pablo Nerduda

19H

Vendredi 10/10

Exposition collective collages « Anthropisation/ Désanthropisation »

Galerie 4Barbiers

18h

Samedi 11/10

Journée européenne HORS TAFTA + anti nucléaire + anti Gaz de schiste

Carré d’Art

A préciser

Samedi 11/10

Rassemblement de solidarité pour la LIBERATION de MARWAN BARGHOUTI, le Nelson Mandela Palestinien en présence de N.Jadallah, 1er secrétaire Ambassade Palestine en France, par le PCF, le MJCF avec l’AFPS Nîmes

Cour du Prolé

Rue Jean reboul

11h30

Samedi 11 et dim 12/10

2ème Salon « AUTOUR du FEMININ »ateliers, stands, spectacles, danses, conférences, lectures++

http://lechantdesarbres.over-blog.com

Jardin Intérieur Marguerittes

De 10 à 19h

Dimanche 12/10

Vide-grenier Gambetta

Boulevard Gambetta +++

8 à 18h

Dimanche 12/10

Fête de l’Olivier :stands + activités

Chemin de Russan

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Réunions, conférences et débats
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Dimanche 28 septembre 2014 7 28 /09 /Sep /2014 23:13
Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : ZAD du Testet
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        Nous nous réunissons

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      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

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