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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 19:22

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Education

Rentrée scolaire : la pédagogue qui voulait révolutionner le système éducatif français

par

 

 

 

 

Des enfants épanouis et solidaires, qui commencent à lire, multiplier ou diviser dès la maternelle. Ce sont les résultats étonnants d’une expérimentation menée entre 2011 et 2014 dans une classe de Gennevilliers, en banlieue parisienne, en zone prioritaire d’enseignement. Pendant trois ans, Céline Alvarez a tenté de mettre en pratique dans une école publique les principes de la pédagogue Maria Montessori, enrichis avec les neurosciences et la linguistique française. Un bouleversement des pratiques traditionnelles des enseignants, pour repenser l’école sur la base de la confiance. Malheureusement, le ministère de l’Education nationale ne lui a pas permis de poursuivre cette expérimentation. Entretien et vidéos.

 

Basta ! : Quelles compétences ont été développées par les enfants de votre classe de Maternelles, à Gennevilliers, entre 2011 et 2014 ?

Céline Alvarez [1] : Dès la première année, tous les enfants, suivis par le CNRS, ont progressé plus vite que la norme, sauf un qui était l’enfant le plus absent. Ils sont entrés très facilement dans la lecture, ont fait des mathématiques, des divisions, des soustractions. Dans certains domaines, en conscience phonologique, c’est-à-dire la capacité d’entendre les sons dans les mots, en mémoire de travail [notre capacité à retenir sur du court terme], ils étaient très au dessus de la norme. Une petite fille, à quatre ans, avait 28 mois de retard par rapport à la norme en mémoire de travail. En six mois, elle a non seulement rattrapé ces 28 mois de retard, mais elle a eu 8 mois d’avance !

Un développement social s’est aussi mis en place. Les enfants étaient capables d’avoir des relations sociales plus harmonieuses. Ils ont fait preuve d’une grande capacité de résolution de conflits et développé plus d’empathie. Ils contrôlaient mieux leurs émotions. D’après les témoignages des parents, ces enfants étaient heureux, épanouis, généreux, enthousiastes, solidaires.

Ces résultats ne sont pas là parce que je suis une enseignante merveilleuse ou parce que les enfants sont extraordinaires ou à haut potentiels. Non, on a testé leur QI : ils n’étaient pas plus élevés que la normale. Ce sont simplement des êtres humains qui ont été replacés dans un contexte favorable où on marchait dans le sens des lois de la vie, plutôt que dans un contexte où l’on lutte contre.

En vidéo : du côté des enfants

Comment a démarré cette expérience d’enseignement ?

Je n’ai jamais souhaité être enseignante. Ma démarche était de mettre un coup de pied dans la fourmilière et de dire : avec 40% d’échec scolaire chaque année à la sortie du CM2, on s’est trompés, ça suffit ! J’étais profondément indignée par le système scolaire français. Ses mauvais résultats s’expliquaient parce qu’il n’a jamais été fondé sur la connaissance des mécanismes d’apprentissage et d’épanouissement de l’être humain. Et si nous repensions la classe en fonction de ces mécanismes, que se passerait-il ? On verrait les enfants épanouir des compétences cognitives et non cognitives extraordinaires ! C’était le postulat de Maria Montessori. J’ai naturellement repris ses travaux que j’ai enrichis avec les neurosciences et la linguistique française.

 

 

J’ai souhaité mener ce travail de recherche au sein de l’éducation nationale. J’ai donc passé le concours de l’éducation nationale. C’était simplement pour moi la meilleure façon d’infiltrer le système. Une fois le concours en poche, je suis allée taper aux portes des ministères pour leur demander de me laisser une carte blanche pédagogique. En 2011, le conseiller éducation de Nicolas Sarkozy puis le cabinet de Luc Chatel et la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), à l’époque, ont été très attentifs à ma posture : la seule voie pour l’éducation de demain, c’est la voie scientifique, c’est comprendre quels sont les besoins de l’être humain. Il faut qu’on construise l’environnement scolaire autour de ça. La classe s’est ouverte en quelques mois.

Sur quels grands principes repose votre enseignement ?

J’ai repris les travaux de Maria Montessori, ses grands principes et je les ai traduits et enrichis à la lumière des neurosciences cognitives, affectives et sociales. Le premier de ces grands principes, c’est la plasticité cérébrale. Entre 0 et 5 ans, l’être humain possède une capacité cérébrale extraordinaire. Cela ne signifie absolument pas qu’il faille trop stimuler les enfants. Mais plutôt que leur environnement doit être riche, avec de grandes opportunités d’interactions langagières, soutenues et d’une grande variété. Ainsi, dans une même classe, il ne faut pas qu’un enseignant parle à 30 enfants du même âge. Mais plutôt des enfants d’âges différents, plus âgés, qui vont pouvoir parler à d’autres enfants. A la verticalité, il faut préférer l’horizontalité. Les enfants sont autonomes et peuvent parler ensemble toute la journée. Ce qui permet aux petits de développer beaucoup plus rapidement leur langage. Mais c’est aussi leur offrir une grande diversité culturelle : de la géographie, de la géométrie, des mathématiques, des occasions d’apprendre à lire et à écrire. Mais tout ça en suivant le moment où ils ont décidé de le faire et en le faisant de façon sensorielle.

 

 

C’est le deuxième grand principe : l’enfant est dans une période sensorielle. Cela ne sert à rien de lui dire : il faut faire ci, il faut faire ça. Il doit l’expérimenter lui-même. C’est ainsi que son cerveau va pouvoir se câbler. La lecture, les mathématiques, sont exercés par un biais sensoriel. L’enfant doit être actif. La classe lui offre des activités qui engagent leur concentration profonde et une répétition.

Le troisième principe, c’est que le cerveau humain apprend avec l’autre. L’apprentissage doit être horizontal : les enfants peuvent apprendre les uns des autres. Mais uniquement quand il y a une relation positive et bienveillante, pas dans une situation de stress, de compétition, ou de comparaison. Le climat doit être celui de la coopération, extrêmement bienveillant et aimant, et non jugeant. Il ne s’agit pas de juger positivement les enfants, mais de ne pas les juger tout court. C’est ni bien, ni mal, c’est ce que c’est. L’important est que l’enfant prenne du plaisir. Et l’instituteur doit encourager ce plaisir.

Concrètement, dans vos classes, comment étaient mis en œuvre ces grands principes ?

Tout d’abord, il n’y avait pas un seul niveau d’âge, mais deux ans de différence d’âges. C’est ce qui motivait les enfants. Certains « petits » se disaient : « whaou ; moi-aussi je vais être capable de faire ça, apprends moi ». Il va rester près du grand, le grand va être intéressé pour le montrer au petit. Cela crée une émulation sociale autour des apprentissages avec laquelle aucun enseignant ne peut entrer en compétition. Ensuite, les enfants étaient autonomes. De 8h30 à 16h00 le soir, ils choisissaient librement leur travail dans un cadre très structuré où les règles étaient très explicites. Ils pouvaient répéter ces activités autant de fois qu’ils le souhaitaient. Ils prenaient confiance en eux. Un enfant à Gennevilliers pouvait faire 4/5/6 activités. Ou alors une seule ou deux, parce qu’il était passionné par ce qu’il faisait.

Dans une classe traditionnelle, les enfants ne choisissent pas leur travail. C’est une activité le matin puis ils changent de groupe. Puisque l’activité est imposée, la plupart du temps les enfants ne sont pas motivés. Ils vont faire leur affaire le plus vite possible pour rejoindre le coin bibliothèque, ou le coin construction. A l’inverse, quand ils choisissent ce qu’ils veulent faire, les enfants sont passionnés, ils prennent confiance en eux... Cela leur donne des ailes !

 

 

Un autre paramètre pratique mis en place est l’accompagnement individuel : l’adulte va avoir tout son temps pour les enfants qui vont le demander. Les autres sont actifs. Dans une classe traditionnelle, on ne peut pas individualiser. Les enfants ont besoin de l’adulte en même temps. C’est épuisant ! Une autre chose, c’est la disponibilité, la bienveillance rendue possible par l’enseignant qui est moins dans une posture de stress. Ces conditions lui permettent à lui aussi de prendre plus de plaisir, et de faire réellement son travail d’accompagnement auprès des enfants.

Vous estimez que dans une classe traditionnelle, le plus souvent, le modèle d’enseignement proposé par l’ institution entrave les potentialités de l’enfant. Pourquoi ?

Par exemple, le problème de illettrisme est un non sujet. C’est juste que la plupart des outils que l’on donne aux enseignants entravent l’élan spontané d’écriture et de lecture des enfants, les enseignants s’épuisent et les enfants aussi. On ne connait, ni n’utilise les leviers de l’intelligence humaine. Par exemple, il faut permettre à l’enfant de faire ses propres expériences, en confiance, au moment où l’envie surgit, et toujours dans une relation à dimension humaine, plutôt qu’une relation à dimension didactique.

Pourquoi votre expérience a-t-elle pris fin ?

En 2012, lorsque le gouvernement est passé à gauche, le ministère de l’Éducation nationale n’était plus favorable à cette démarche. Il avait plutôt tendance à dire que quand on fait des expérimentations, on prend les enfants pour des cobayes. C’est aberrant : actuellement, tous les enfants de France sont des cobayes de méthodes qui n’ont ni été scientifiquement fondées, ni scientifiquement validées. J’ai passé les deux dernières années à me battre contre l’Institution. Les tests que je faisais passer en classe m’ont été interdits. Donc j’ai dû désobéir et les faire passer sur le temps scolaire avec la complicité des parents et d’un psychologue. Ce qui m’a valu de passer à côté de blâmes, de conseils disciplinaires. J’ai reçu de nombreuses  menaces et des humiliations...

Mais j’ai souhaité tenir pour arriver à la fin d’un cycle complet et pour accumuler de la matière à exploiter ensuite. La 3ème année, on m’a annoncé que mon matériel allait être retiré à la rentrée 2014. On m’a dit que je devais faire comme tout le monde, enseigner de façon traditionnelle si je souhaitais rester. Cela n’avait aucun sens pour moi, j’ai donc démissionné. Dans ma fiche d’inspection, il était écrit qu’il était très clair que les enfants de cette classe étaient en très grande réussite scolaire. « Tout ce qui est attendu de la maternelle est là, voire plus que là ». Mais c’est justement ce qui pose problème pour leur intégration, pour la suite de leur parcours scolaire ! m’a-t-on dit.

En vidéo : du côté des parents

 

 

Si les méthodes que vous décrivez sont si fructueuses pour le développement et l’épanouissement de l’enfant, pourquoi ne sont-elles pas plus mises en œuvre par le corps enseignant ?

La première raison tient au fait que les enseignants ne connaissent pas forcément ce genre de démarche qui vise à autonomiser les enfants. La formation initiale est d’une pauvreté affligeante. On devrait pouvoir donner aux enseignants les grands invariants théoriques des mécanismes d’apprentissages humains et leur permettre de trouver des axes pratiques les plus cohérents en fonction de leurs moyens de terrain. L’un de ces invariants est par exemple que l’être humain apprend dans l’amour et la confiance, pas dans le stress. Cela parait simple mais cela remet en cause de nombreux paramètres traditionnels d’enseignement. L’école n’est tout bonnement pas pensée sur la base de la confiance.

Mais pour mener votre expérience, vous avez bénéficié de matériels Montessori importants. Est-ce que ces moyens ne limitent pas la reproductibilité de votre démarche dans l’ensemble du système éducatif ?

Absolument pas. Comme je l’explique sur le blog, il ne s’agit pas d’avoir du matériel spécifique. Un matériel didactique plus spécifique peut entrer progressivement et dans un second temps. Le plus important est le changement de posture de l’adulte vers l’enfant et le réaménagement de l’environnement de la classe pour permettre l’autonomie des enfants. Les enseignants peuvent commencer avec le matériel dont ils disposent déjà. Je viens d’accompagner 220 enseignants de maternelles publiques, certains accompagnés de leur Atsem, pour mettre en place un tel dispositif sans ou avec peu de moyens. Je crois qu’ils sont repartis enthousiastes et motivés. Ils sont décidés à changer leur pratique pour une démarche pédagogique plus "physiologique" et donc plus respectueuse. Ce sont des pionniers, ils vont ouvrir un nouveau chemin pour l’école dès cette rentrée. Je suis certaine qu’ils seront suivis par de nombreux autres à la rentrée suivante.

Propos recueillis par Simon Gouin

Photos et vidéos : copyright Céline Alvarez

Pour aller plus loin :

 

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 19:03

 

Source : http://www.okeanews.fr

 

 

Le programme Grec de privatisations


Participants
  Nmyv66yH_400x400 Christine
  Olivier Okeanos

 

‘The Press Project’ revient sur les privatisations grecques : lors de la procédure d’approbation du plan d’aide à la Grèce par le parlement néerlandais, le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a déposé un document comportant 55 actions de privatisation que le gouvernement grec doit réaliser dans les deux mois à venir. Asteras, l’ancien aéroport d’Athènes Hellinikon, Kassiopi, Port du Pirée, Port de Thessalonique, aéroports, marinas ainsi que des clauses étranges se retrouvent dans les « petites lettres » de l’accord.

 


1 septembre 2015

   dernière mise à jour le 1/09/2015


"A louer" ( photo Konstantinos Tsakalidis / SOOC)

"A louer" ( photo Konstantinos Tsakalidis / SOOC)

 

Outre la cession pour 50 ans des 14 aéroports régionaux les plus touristiques à la société allemande Fraport (détenue en majorité par l'Etat Allemand via le Land de Hesse et la ville de Francfort), le gouvernement grec s’engage également sur d’autres privatisations forcées, telle que la cession d’Astir à Jarmyn, d’ici la fin de l’année.

 

Un élément qui frappe The Press Project dans le tableau qui suit est le style impératif, notamment dans les cas où le gouvernement s’engage à approuver les études d’impact environnemental comme le veut le cessionnaire ou de surmonter les obstacles érigés par les services archéologiques. Bien entendu, le gouvernement s’engage également à abolir des lois de l’État grec car elles entravent la planification centrale de l’exploitation des actifs publics.

 

Notons que, au moment où le quartet parle de la nécessité de collecter des recettes et d’équilibrer les charges entre les groupes sociaux, il exige une série d’actions dont le résultat est exactement opposé. Ainsi, par exemple, le gouvernement grec est tenu, dès octobre, de permettre aux yachts de naviguer sous pavillon étranger pour plus de 12 mois.

 

Enfin, l’élément le plus bouleversant de la liste, ce sont les exemptions offertes aux cessionnaires. Ainsi, par exemple, par disposition législative, les collectivités locales ne pourront pas réclamer de taxes pour les services qu’elles fourniront à ceux qui auront acheté le patrimoine grec. D’autres dispositions les exempteront d’autres taxes ennuyeuses telles que l’ENFIA [taxe sur la propriété foncière, qui a été mise en place de manière rétroactive pour le reste de la population ces dernières années NdT].

 

Bien entendu, chaque fois qu’une privatisation se trouve confrontée à des obstacles coûteux, le TAIPED (Fonds de mise en valeur du patrimoine privé de l'Etat grec) se charge toujours de payer l’addition... Les Grecs ont toujours été ainsi... accueillants et hospitaliers...

 

*Suite de l'article sur okeanews

 

 

Source : http://www.okeanews.fr

 

 

 

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 18:45

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

La présidente de France Télévisions veut étendre la redevance aux ordinateurs et smartphones

LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par

 

 

Delphine Ernotte, le 17 mars à Paris.   AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

 

Une dirigeante en poste depuis une semaine face à trente-cinq journalistes… Le déjeuner de Delphine Ernotte en compagnie de l’Association des journalistes médias (AJM), lundi 31 août, pouvait faire figure d’oral piégeux. Pour la présidente de France Télévisions, c’était la première apparition publique depuis sa nomination, fin avril. Alors que certains disaient cette ingénieure de formation assez peu charismatique, elle a surpris son auditoire par son franc-parler. Quitte à ce que ce volontarisme frise parfois la naïveté, dans un secteur toujours assez politique.

« En matière de ressources, je demande fromage et dessert », a déclaré Mme Ernotte en milieu de repas : elle espère obtenir à la fois l’extension de la redevance aux ordinateurs et aux smartphones et le retour partiel de la publicité entre 20 heures et 21 heures. La « petite phrase » symbolise son approche assez directe sur deux dossiers sensibles, déjà défendus par son prédécesseur.

 

« Il y a des choses qui me dépassent, des crispations politiques »

La présidente serait favorable à une « réforme à l’allemande » de la contribution qui finance l’audiovisuel : la déclaration serait, par défaut, précochée pour signaler que le foyer possède un moyen de recevoir la télévision, analogique ou numérique. « On pourrait aller jusqu’à fiscaliser », pour rendre le montant progressif en fonction des revenus, a-t-elle ajouté. Avec toutefois ce bémol : augmenter les taxes ou les contributions n’est pas en vogue dans le gouvernement… « Sur ces sujets, il y a des choses qui me dépassent, des crispations politiques. Ce n’est pas à moi d’en débattre… », a-t-elle reconnu.

 

« Je n’ai besoin de l’autorisation de personne pour lancer une chaîne d’information sur le numérique », a aussi déclaré Mme Ernotte, alors qu’on la relançait sur les propos de la ministre de la culture et de la communication, Fleur Pellerin, selon lesquels « la décision de lancer ce projet n’a pas encore été prise ». La phrase presque bravache était paradoxalement une façon de dire qu’obtenir le droit de diffuser cette future chaîne sur un canal de la télévision numérique terrestre (TNT) n’était pas un « préalable ».

La nouvelle présidente de France Télévisions s’est posée en femme simple, prenant un langage décontracté : « Netflix, l’exception culturelle française, ils s’en battent la cravate ! » « Mettre des contenus sur YouTube, cela s’appelle danser avec le diable. Mais je ne ferme pas la porte. » « Le modèle des diffuseurs français se casse la gueule. »

Parfois décrite comme novice de la télévision car venue d’Orange, Mme Ernotte s’est aussi montrée très sûre d’elle : « Qu’on dise que j’ai un super-réseau, ça me va », a-t-elle répondu à propos des « aides » dont elle aurait bénéficié pour sa nomination – contestée – par le Conseil supérieur de l’audiovisuel. « Je n’ai pas peur. Gérer des contraintes, financières et humaines, c’est mon métier. » Taquinée sur l’idée de faire un second mandat, elle a glissé, en souriant, qu’elle aurait « l’âge pour en faire trois ».

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

 

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 18:26

 

Source : http://www.franceinfo.fr

 

 

L’économiste Joseph Stiglitz : "La France torpille son avenir "

L'interview éco par Jean Leymarie lundi 31 août 2015
 
 
Le lundi 31 août 2015

 

Le prix Nobel 2001 critique la politique économique de François Hollande et appelle à une réforme de la zone euro : "La monnaie unique pourrait disparaître".

 Sur la politique économique de la France : "Pour stimuler l’économie, il faut dépenser plus. Pour moi, cette stratégie de l’investissement dans l’avenir (…) est la seule manière d’avoir une croissance durable à l’avenir. Avec les politiques d’austérité que vous avez et qui mènent à 12% de chômage, vous êtes en train de torpiller l’avenir de la France".

Sur la zone euro : "La monnaie unique pourrait disparaître. Un euro à plusieurs vitesses pourrait apparaître. Il y a des façons de sortir de l’euro tranquillement qui n’auraient pas trop d’effets négatifs et qui amèneraient à une reprise plus rapide de l’Europe, et la diviseraient moins (…) Peut-être que la seule façon de sauver l’Europe, c’est de laisser disparaître l’euro".

 

 

 

Source : http://www.franceinfo.fr

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 18:08

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

Aide juridictionnelle : la réforme qui inquiète les petits avocats

|  Par Michel Deléan

 

 

 

Malgré une enveloppe globale en légère hausse, le futur mécanisme de prise en charge des frais de justice des citoyens les moins aisés risque en fait de léser ceux qui les défendent, les avocats de proximité, selon un document du ministère.

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 19:26

 

Source : http://www.lalibre.be

Migrants: voici dix raisons d'ouvrir les frontières

 

 

Contribution externe Publié le - Mis à jour le

 

 

 

Opinions

 

Une opinion de François Gemenne, politologue, chercheur et enseignant à l'Ulg (CEDEM) et à Sciences Po (Paris) et Michel Agier, Anthropologue, directeur de recherches à l’Institut de Recherche pour le Développement et directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS).

 

 

Alors que l’Europe se barricade, pensant que les murs qu’elle dresse la protégeront d’un fantasmatique danger migratoire, voici, au contraire, dix raisons d’ouvrir les frontières.

Entre 2000 et 2014, 40 000 migrants sont morts aux frontières, dont 22 000 en tentant de rejoindre l’Europe, qui est aujourd’hui devenue la destination la plus dangereuse du monde pour les migrants. Depuis le début de l’année 2015, plus de 2 500 sont morts noyés en Méditerranée, alors qu’ils fuyaient violences et oppression en Syrie, en Erythrée ou dans d’autres endroits du monde. Le décompte macabre continue chaque jour, tandis que la répartition de ceux qui ont survécu au voyage fait l’objet de marchandages politiques souvent sordides, jalonnés de déclarations incendiaires. Face à cette faillite de l’Europe, nous affirmons qu’il serait plus rationnel, plus juste, plus sûr, d’ouvrir les frontières.

Contrairement à une idée trop répandue dans les médias et les discours politiques, cette proposition n’a rien d’un fantasme naïf et irréaliste. Au contraire : elle permettrait de sortir enfin d’un engrenage de violences qui a déjà fait des milliers de morts, et de dessiner un horizon pour un véritable projet politique européen en matière d’asile et d’immigration.

Voici dix raisons pour lesquelles il faut ouvrir les frontières.

 

 

1 - Fermer les frontières ne sert à rien

 

 

Notre premier argument est de bon sens. Le fait migratoire est un fait social, une réalité du monde contemporain, auquel il est absurde de vouloir résister. Vouloir empêcher les migrations est aussi vain que de vouloir empêcher la nuit de succéder au jour. Les gens ne choisissent pas de migrer ou de rester parce qu’une frontière est ouverte ou fermée. L’idée que la fermeture des frontières puisse limiter les flux migratoires est irréaliste et criminelle, et méconnaît complètement la réalité des migrations. Elle ne fait que rendre les déplacements plus précaires, plus coûteux et plus dangereux, transformant la Méditerranée en charnier. Ouvrir les frontières, c’est avant tout permettre aux gens de migrer dans des conditions sûres et dignes, c’est arrêter le massacre, mettre un terme à la tragédie qui se joue actuellement aux frontières de l’Europe.

 

 

2 - Coup d’arrêt au business des passeurs

 

 

C’est la fermeture des frontières qui permet le business des passeurs. Au contraire, ouvrir les frontières, légaliser les mobilités de tous, c’est tuer dans l’œuf le business de ceux qui ont fait profession du trafic de cargaisons humaines, en profitant d’une économie de la prohibition. C’est la manière la plus efficace de lutter contre les passeurs.

 

 

3 - Le fantasme de l’invasion

 

 

L’invasion annoncée est un fantasme. Aucune enquête n’a prouvé la véracité des "appels d’air" ou des "invasions" tant annoncées et fantasmées. Faire croire que l’ouverture ou la fermeture des frontières permet la maîtrise des flux migratoires est un mensonge électoraliste. La construction du mur entre le Mexique et les Etats-Unis n’a nullement ralenti les flux migratoires entre les deux pays, pas plus que l’ouverture de la frontière entre l’Inde et le Népal n’a provoqué d’afflux massifs de migrants.

 

 

4 - Faciliter la mobilité

 

 

L’ouverture des frontières permettrait à de nombreux migrants de rentrer au pays et de revoir leur famille. Cela faciliterait la circulation des personnes, c’est-à-dire aussi les mouvements d’allers et retours, d’entrées et de sorties. Beaucoup de migrants sont aujourd’hui coincés dans leur pays de destination, dont ils n’osent pas sortir par peur de ne plus pouvoir y revenir ensuite.

 

 

5 - Effacer les zones d’ombres

 

 

Cela ferait disparaître les zones d’ombres de l’illégalité dans lesquelles les migrants se retrouvent de force, et non par choix. Soyons légalistes : le fait d’autoriser et d’accompagner les libres circulations permettrait de mieux les "voir" et les connaître. Ouvrir les frontières, ce n’est pas supprimer les frontières : c’est simplement permettre la libre circulation, pour mieux accompagner les migrations et s’assurer qu’elles se déroulent dans les meilleures conditions possibles.

 

 

6 - Un droit fondamental

 

 

La liberté de circulation est un droit fondamental. C’est à la fois une question de liberté fondamentale et une question d’égalité. Aujourd’hui, le destin des uns et des autres reste avant tout déterminé par l’endroit où ils/elles sont né-e-s. C’est la fermeture des frontières qui crée cette inégalité insupportable, ce privilège du lieu de naissance. L’ouverture des frontières reconnaît la légitimité de toute migration, et le droit à la mobilité de chacun. Le droit de quitter son pays est inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, mais la fermeture des frontières empêche de le mettre en œuvre.

 

 

7 - Progrès social

 

 

C’est la condition d’un progrès social. La légalisation des migrants permet d’augmenter et de rendre visible la contribution aux prestations sociales des travailleurs immigrés et de leurs employeurs, tout en améliorant leurs conditions de rémunération. La migration ‘illégale’, par nature, ne peut plus exister avec des frontières ouvertes : les situations de précarité administrative disparaissent et les conditions de travail s’améliorent et s’harmonisent.

 

 

8 - Potentiel économique

 

 

Cela permettrait aux migrants de déployer leur plein potentiel économique dans les pays de destination et d’origine. Toutes les études montrent que la contribution économique à leur pays de destination est d’autant plus positive que leur situation y est sûre et légale. Rendre toutes les migrations légales ferait de facto disparaître l’immigration "clandestine", et permettrait aux migrants de déployer leur plein potentiel économique dans le pays d’accueil. Leur contribution économique est aussi dirigée vers leur pays d’origine : l’apport financier des migrants par leurs transferts d’argent au pays est au moins trois fois plus important que "l’aide au développement" officielle des pays industrialisés, trop souvent instrumentalisée dans le but fallacieux et vain de réduire les flux migratoires.

 

 

9 - Cesser la guerre aux migrants

 

 

Pour remettre l’hospitalité au centre de la politique. Partout en Europe, on voit des voisins solidaires et mobilisés, un tissu associatif dense capable d’organiser l’accueil des étrangers et d’aider leur insertion. Ce sont les formes d’une hospitalité sans condition qui existent déjà et qu’un gouvernement aurait la possibilité de mobiliser et d’aider, à l’opposé de la guerre aux migrants qui forme aujourd’hui le régime officiel de pensée et d’action.

 

 

10 - L’humanisme comme valeur politique

 

 

Parce que l’ouverture des frontières permet de réaffirmer l’unité de l’Homme. Contre toutes les formes de déshumanisation que nous ne cessons d’observer dans le monde, contre le retour de l’idée d’indésirabilité d’une partie des humains qui avait déjà marqué les années 1930 à propos des Juifs ou des exilés espagnols, nous avons le choix de redire l’unité de l’Homme et de traduire cette idée en politique. Contre le retour des effets désastreux de l’obscurantisme, il s’agit simplement de relancer l’humanisme comme valeur politique.

Titre, chapeau et intertitres sont de la rédaction.

 

 

Source : http://www.lalibre.be

 

 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 19:16

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Ce qui s’est passé en août quand on n’était pas là

31 août 2015 / Camille Martin (Reporterre)
 


 

Accident catastrophique en Chine, action massive des citoyens contre le charbon en Allemagne, mauvais coup du gouvernement contre les alternatives... l’actualité n’a pas chômé durant ce mois d’août. Voici un petit rappel si, comme Reporterre, vous avez bullé sans complexe durant le mois d’août.


Ça y est, c’est la reprise pour Reporterre. Et peut-être pour vous aussi, après une pause bien méritée. Pour retrouver rapidement ses marques, voici un rappel de ce qui s’est passé autour de l’écologie depuis un mois.

D’abord une mauvaise nouvelle, la mort de Michel Tarin, un paysan qui a été, entre autres, un militant de toujours contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Une sale maladie, la leucémie, l’a attrapé il y a deux ans, et l’a finalement emporté le 31 juillet.

 

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Michel Tarin, militant infatigable contre l’aéroport de Notre Dame des landes, trépassé le 31 juillet

Reporterre avait souvent rencontré Michel Tarin. Vous pouvez encore l’entendre ici et aussi ici.

Une autre disparition dans le monde de l’écologie, celle de Philippe Germa, disparu le 8 août en plongée en Polynésie française. Il était directeur général du WWF France depuis 2013 et était un proche de Brice Lalonde depuis les années 1980.

 

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Philippe Germa, directeur du WWF France, disparu le 8 août

- Une bonne nouvelle, le 5 août : le Conseil constitutionnel a rejeté l’article de la loi Macron facilitant l’enfouissement des déchets nucléaires dans la Meuse. Dans son communiqué, le Conseil indique que l’article concerné, n° 201, ainsi que d’autres, « avaient été adoptés selon une procédure contraire à la Constitution. [Le Conseil] les a, par suite, censurés. » De quoi répandre la joie dans le Camp d’action climat anticapitaliste qui s’est déroulé à Bure entre le 1 et le 10 août, et que Reporterre, qui y était, vous racontera bientôt.

La politique du climat a été marquée par l’annonce par Barack Obama d’un plan de lutte contre le changement climatique (lien en anglais). Principal engagement : réduire en 2030 de 32 % par rapport au niveau de 2005 les émissions de C02 du secteur de la production d’électricité.

Un pas dans la bonne direction, mais qui reste en retrait sur les engagements pris par l’Europe (40 % de réduction en 2030 par rapport à 1990). Et de surcroît vite contredit par l’autorisation donnée par M. Obama à la compagnie Shell de chercher du pétrole en Arctique, un projet vivement contesté par les écologistes américains.

Une décision qui rappelle qu’en fait, ce sont les puissances d’argent qui ont le pouvoir : l’ancien président des Etats-Unis, Jimmy Carter, a ainsi expliqué que le système politique US est devenu une oligarchie, en raison de son système de financement. Pour être élu, il faut avoir de l’argent, et donc les riches influencent fortement les décisions politiques, comme l’avaient montré des chercheurs états-uniens.

 

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Manifestation à Seattle contre le projet de Shell d’explorer les ressources pétrolières de l’Arctique
 

C’est bien l’action des citoyens qui peut peser sur les décisions globales.

Et du 7 au 17 août, un grand rassemblement s’est déroulé en Allemagne, un Camp Climat visant spécifiquement l’exploitation du charbon à Garzweiler. Une action de masse s’est déroulée le 15 août sur le site de l’immense mine à ciel ouvert, dans la région de Hambach, où des activistes luttent depuis des années. (Autre lien sur cette action et photos).

 

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Action de désobéissance civile contre la mine de charbon de Garzweiler, en Allemagne

Au Danemark, d’ailleurs, où Total s’est heurté à la résistance des citoyens, la compagnie pétrolière française a abandonné le 17 août son projet de production de gaz de schiste. Total a aussi annoncé qu’elle se retirait du charbon.

Mais en Angleterre, le gouvernement a ouvert 3 000 km2 à la fracturation hydraulique.

Au Japon, le gouvernement a lancé le redémarrage d’un réacteur nucléaire à Sendai, le 11 août. Mais, quelques jours plus tard, des défaillances techniques obligeaient à arrêter le réacteur. Le Japon reste... sorti du nucléaire.

Peu après, le 12 août, un énorme accident industriel se produisait en Chine, dans la ville de Tianjin. L’explosion s’est produite dans une usine chimique de la zone industrielle, conduisant à un bilan officiel de 114 morts et plus de 700 blessés.

 

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Une catastrophe industrielle à Tianjin, à 140 km de Pékin

Une actualité vite oubliée quand l’affaissement de la bourse de Shangaï a fait craindre le déclenchement d’une nouvelle dépression économique mondiale. Panique à bord : et si la Chine passait en dessous de 7 % de croissance annuelle ?. En oubliant que ce taux est déjà incroyablement élevé et destructeur de l’environnement. Et qu’un fort ralentissement interviendra de façon inéluctable et qu’il vaudrait mieux s’y préparer.

C’est le 13 août que, cette année, la consommation humaine a dépassé les ressources annuelles de la planète, puisant dans ses stocks. Du moins selon la méthode de « l’empreinte écologique », qui tente d’évaluer ce que représente le poids environnemental de l’activité humaine.

De la planète, revenons à la France, où le gouvernement a fait évacuer le 19 août la ferme des Bouillons, près de Rouen. Depuis des semestres, une belle lutte avait réussi à empêcher que ces terres soient transformées en un nouveau centre commercial d’Auchan, et commençait à mettre en oeuvre un projet d’agriculture alternative. Mais la police a mis un point final à cette belle action collective. Ce nouvel acte anti-écologique du gouvernement Valls nous a paru suffisamment important pour qu’on interrompe notre pause estivale : lire ici ce qui était en jeu.

 

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A la Ferme des Bouillons, la police a tué l’alternative

Le lendemain, c’était l’ouverture des Journées d’été d’EELV (Europe Ecologie Les Verts). On y parlait peu ou pas des Bouillons, toute l’attention étant concentrée sur les départs successifs du parti des parlementaires François de Rugy et Jean-Vincent Placé, partisans de rejoindre le gouvernement socialiste.

A Notre-Dame-des-Landes, un événement assez bizarre se produisait : lors d’une expulsion sur un endroit extérieur à la ZAD, une fourgonnette de gendarmes se voyait attaquée par un groupe d’individus masqués, qui en cassait les vitres et y jetaient une bombe incendiaire.

Pendant tout le mois d’août, aussi, la profession agricole a vécu au rythme de l’effondrement des cours de la viande porcine et bovine. Au coeur de la crise : l’impasse dans laquelle se trouve le système productiviste pris dans une course à la concurrence internationale. La réponse des dominants : continuer dans cette voie. Le 22 août, Xavier Beulin, président de la FNSEA et d’Avril-Sofiproteol, demandait plus de concentrations d’élevages et la suspension des normes environnementales pendant un an...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 19:11

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Les exploitants de la ferme-usine des Mille vaches sont sanctionnés pour avoir concentré trop d’animaux

31 août 2015 / Camille Martin (Reporterre)
 


 

La préfecture de la Somme a annoncé le 28 août que les exploitants de la ferme-usine des Mille vaches devaient payer des amendes : ils ont en effet rassemblé plus d’animaux qu’autorisé, comme l’avait révélé Reporterre au printemps.


La ferme-usine des Mille vaches vient d’être sanctionnée par la préfecture de la Somme en raison de « la persistance du dépassement du nombre de vaches laitières autorisées », soit 763 vaches au lieu de 500. Cette irrégularité avait été révélée par Reporterre en avril dernier.

Le 20 juillet, les inspecteurs des installations classées agricoles et de la santé et de la protection animale (Direction départementale de la protection des populations – DDPP 80) ont conduit une nouvelle visite sur le site, après celle du 9 juin et constaté le dépassement persistant du nombre de vaches autorisées par l’arrêté préfectoral du 1er février 2013.

Après la réponse des exploitants, la préfète de la région Picardie, Nicole Klein, a confirmé les sanctions administratives et les a notifiées le 28 août. Il s’agit d’une amende de 7 800 euros et d’une astreinte journalière de 780 euros en cas de non-respect de l’arrêté.

La préfecture précise qu’elle a « décidé de confier à un vétérinaire indépendant une mission d’audit sur la question du respect du bien-être animal au sein de l’exploitation ».

- Télécharger le communiqué de la préfecture : ici

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Selon le Courrier Picard, qui a joint le responsable de la ferme-usine, Michel Welter, l’exploitant devrait saisir le tribunal administratif, en arguant d’un décret de 2011 autorisant le regroupement d’élevages et le dépassement de l’effectif de 500 vaches.

 

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Immatriculé en Italie, ce camion vient chercher le lait de la ferme-usine, sous l’appareil photo d’un militant de Novissen

 

L’installation industrielle n’en est pas moins en difficulté : comme l’a montré l’association Novissen, la ferme-usine doit expédier son lait jusqu’en Italie, à Bergame, faute de clients en France.

 

 

L’association organise une grande fête des Anti 1000 vaches à Drucat-le-Plessiel, commune de la Somme où est implantée la ferme-usine, le 5 septembre.

 


Lire aussi : Ferme-usine : les autorités confirment le non-respect du nombre d’animaux autorisés

Source : Camille Martin pour Reporterre



Documents disponibles

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Source : http://www.reporterre.net

 

 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 18:44

 

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Avec la pluie les limaces reviennent, faut-il ou non qu’on les assassine ?

Journaliste
Publié le 30/08/2015 à 10h39

C’est le début de la fin de l’été, les pluies douchent la France et ses jardins. Les limaces jusque là cachées taquinent maintenant les laitues et les choux. Du coup, la majorité des jardiniers du pays se creusent la tête pour essayer de les assassiner.

Il y a les bourrins, qui utilisent nombre de produits chimiques. Les plus bio appliquent des méthodes aussi étonnantes qu’efficaces qu’on surnommera la méthode du piège à bière, la méthode de la planche à retourner (dite aussi méthode de Papy Maurice) ou encore la méthode de la cendre. Les plus geeks rêvent eux de robots capables de détecter les limaces et de les transformer en source d’énergie.

 

Limace dans un jardin (Les Chatfield/Flickr/CC)

 

Meute d’escargots géants et invasion belge

Tout ça rappelle un grand classique du film d’animation écologiste, « Les Escargots » de René Laloux (France, 1965, 11’), où l’on voit un agriculteur lutter en vain contre de petits escargots qui croquent ses salades... jusqu’à attirer une meute d’escargots vengeurs qui détruisent une ville entière :

 

Les escargots, de René Laloux

 

Les plus inquiets d’entre vous peuvent d’ailleurs s’alarmer, puisqu’une invasion de ce type semble avoir commencé dans le nord de la France et chez nos voisins belges où l’on comptait en mai 300 000 limaces par hectare.

 

 

Là aussi, ce reportage se termine en évoquant les méthodes pour zigouiller du gastéropode.

Reste pourtant une alternative, rarement proposée, qui m’intéresse beaucoup puisqu’elle consiste à ne pas faire grand chose et à observer. Résumons-la ainsi : et si on ne butait plus les limaces ?

 

« Si on est obligé d’assassiner quelque chose pour vivre... »

Hervé Coves, ingénieur agronome à la chambre d’agriculture de Corrèze, raconte dans une très belle vidéo comment « gérer » les limaces sans les tuer. Il commence par quelques phrases bien senties, du style :

« Si on est obligé d’assassiner quelque chose pour vivre, c’est qu’il y a un problème. »

 

 

Puis il nous raconte la très intéressante histoire d’un spécialiste de la truffe (si si, c’est très intéressant), Albert Verlhac, qui date des années 80 et je vous résume ici (si vous n’avez pas le temps de regarder cette vidéo un poil longue) :

« [Albert Verlhac] a constaté que sa production (...) payait un très lourd tribut aux limaces. Donc il a mis en place un essai, avec des zones sur lesquelles il a essayé des produits chimiques, d’autres où il a essayé des pièges à la bière, et puis bien sûr des zones témoins dans lesquelles il n’a rien fait. (...) Résultat des opérations : une récolte de truffes extraordinaires dans toutes les zones traitées et dans la zone non traitée une récolte comme d’habitude avec de belles truffes toutes percées, trouées, entamées. (...)

Sauf que l’année d’après, y a plus eu de truffes du tout dans toutes les zones où il n’y avait plus de limaces. Sans limaces, pas de truffes.

L’analyse de ce qui s’est passé, on l’a eue récemment, par un chercheur de Limoges. Les limaces ont une espèce de râpe dans leur bouche, qu’on appelle radula. Avec ça, elles broient la truffe, puis elles l’avalent, les spores des truffes ne sont pas digérées. La limace fait ensuite de gros cacas visqueux à la surface du sol et il se trouve qu’un autre animal est très intéressé par ce caca, ce sont les vers de terre. Ils vont le manger, le mélanger à la terre dans leur système digestif puis ça fait de petits turricules qu’on voit à la surface du sol dans lequel énormément de bactéries arrivent à se développer, et dans lequel les truffes arrivent à naître. »

 

Eloge de la paresse

Supprimer la limace menace à terme l’équilibre d’un écosystème. OK. Mais si on ne fait rien, toutes nos laitues vos être mangées, non ?

Pas forcément, si on l’en croit Gilbert Cardon, ce Belge qui avec sa femme a réussi à faire pousser une forêt comestible dans son jardin. En juin, il nous expliquait :

  • « Un bon jardinier doit être paresseux (...). Si on s’active trop dès qu’on voit un problème, on n’a pas le temps de comprendre le problème et il va toujours revenir. Par exemple, si des pucerons cendrés s’attaquent aux choux, y a des gens qui vont retirer tout de suite le chou malade. Mais le lendemain, ils vont se rendre compte qu’un autre chou est attaqué. Alors que si on ne fait rien, le premier chou sera bouffé en entier, pendant ce temps-là, les autres choux vont se renforcer et les pucerons les boufferont pas. Mais ça, c’est dur à faire comprendre aux gens, qu’il faut rien faire. »

Il faut tout de même préciser que cette théorie fonctionne bien dans un écosystème où règne suffisamment de biodiversité. Pour ce faire, Hervé Coves propose dans la même vidéo d’apporter du bois en décomposition dans son jardin. Ce bois va attirer des champignons et des insectes capables de « digérer » les végétaux, comme les collemboles.

Autant de concurrents pour les limaces qui vont de ce fait être naturellement limitées dans leur expansion. Cet écosystème riche va même, si tout va bien, attirer ensuite les prédateurs des limaces, notamment les oiseaux.

 

Un rouge-gorge à Asnières-sur-Seine, le 25 janvier 2015 (Amélie Lepage)

 

Par grande chance, c’est ce qu’il s’est passé dans notre jardin. Les oiseaux sont venues dès l’automne. Puis, au printemps, j’ai vu par exemple des carabes, ces insectes mangeurs de limaces, sur ma butte pleine de bois en décomposition. Mieux, nous avons découvert pendant l’été un nouveau pensionnaire dans notre jardin, que nous avons surnommé Léon le hérisson. Une belle incitation à ne rien faire, non ?

 

Notre ami Léon a soif, pendant la canicule de juillet 2015, à Asnières-sur-Seine (Amélie Lepage)

 

Impossible de savoir comment il a pu rejoindre nos quelques mètres carrés de verdure coincés entre trois grandes routes et des barres d’immeubles. En tout cas, nous n’avons subi que très peu d’attaques de limaces. Et aucune d’entre elles n’a été massacrée dans la bière pendant l’écriture de ce post de blog. Merci Léon !

N.B : Pour ceux qui n’ont pas la chance de recevoir la visite de hérissons et de carabes, Hervé Coves propose plusieurs astuces au cours de sa vidéo :

  • Créer des zones ombragées et humides où l’on pourra disposer des végétaux fraichement décomposés, qui attireront les limaces et les éloigneront de vos jeunes pousses.
  • Semer des engrais verts, dont raffolent les limaces.
  • Semer vos laitues dans des pots, et attendre qu’ils soient assez résistants pour les repiquer au jardin.

 

 

Source : http://blogs.rue89.nouvelobs.com

 

 

 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 17:22

 

Source : http://cadtm.org

 

 

Entretien avec Yanis Varoufakis : « Notre appareil d’État a été contaminé par la Troïka »

31 août par Christos Tsiolkas , Yanis Varoufakis

 

 

 

 

« Je crois que s’est en train de sécher. Qu’est-ce qu’on fait ? » _ « Serre plus fort ! »

 

L’écrivain Christos Tsiolkas a réalisé un entretien avec Y. Varoufakis, publié dans la revue The Monthly. Il y dévoile le positionnement du FESF (Fonds européen de stabilité financière) qui, à en juger par son attitude, est plus un Fonds d’instabilité financière. Grâce à Varoukakis, nous apprenons ce que la presse, au service de la Troïka, se charge d’occulter : les obscènes conditions et mécanismes avec lesquels ils soumettent la Grèce.

Christos Tsiolkas

“… Il n’y a aucun filet de sécurité, de sécurité sociale, le chômage, le sous-emploi sans rémunération sont devenus la norme. Les pensions étaient trop généreuses. Qu’à cela ne tienne ! Réduisons-les. Mais s’il n’y a aucune allocation, aucun travail, que voulez-vous que la personne de 50 ans fasse ? Mourir de faim ! Laissez-moi vous assurer cela arrive.”

Varoufakis détecte ma fureur. Il dit tranquillement, « La conscience de classe de la Troïka a été ahurissante. »

"Notre appareil d’État a été contaminé par la Troïka, très, très gravement. Laisse moi te donner un exemple. Il y a quelque chose appelé le Fonds hellénique de stabilité financière, qui est une émanation du EFSF (The European Financial Stability Facility). Il s’agit d’un fonds qui comportait initialement 50 milliards d’euros - au moment où je pris mes fonctions il y en avait 11 milliards - et dont l’objectif est de recapitaliser les banques grecques.

C’est de l’argent que les contribuables grecs ont emprunté dans le but de renforcer les banques. Je ne peux pas choisir son PDG et je ne suis pas parvenu à avoir un impact sur la façon dont il a conduit ses affaires vis-à-vis des banques grecques. Le peuple grec qui m’a élu n’a aucun contrôle sur la façon dont l’argent qu’ils avaient emprunté allait être utilisé.

Je découvris à un certain moment que la loi qui constituait le FESF me permettait une seule prérogative, celle de déterminer le salaire de ces personnes. Je me rendis compte que les salaires de ces fonctionnaires étaient monstrueusement élevés, selon les standards grecs. Dans un pays avec tant de famine et où le salaire minimum a chuté à 520 euros par mois, ces gens gagnaient environ 18 000 euros par mois.

Je décidai donc, puisque j’en avais le pouvoir, je voulais l’exercer. J’ai utilisé une règle très simple. Les pensions et les salaires ont baissé en moyenne de 40% depuis le début de la crise. J’ai émis un arrêté ministériel par lequel je réduis les salaires de ces fonctionnaires de 40%. Encore un salaire énorme, encore un énorme salaire. Vous savez ce qui est arrivé ? Je reçus une lettre de la Troïka, en disant que ma décision a été annulée, car elle avait été insuffisamment expliquée.

Ainsi, dans un pays où la Troïka insiste pour que les personnes bénéficiant d’une pension de 300 euros par mois vivent désormais avec 100 euros, ils refusaient mon exercice de réduction des coûts, ma capacité en tant que Ministre des Finances de réduire les salaires de ces personnes. »

 

L’interview originale en anglais se trouve sur le blog de Varoufakis (posté le 3 août 2015).
Version en français ici.

 

 

Auteur

Yanis Varoufakis

Auteur

Christos Tsiolkas

 

 

Source : http://cadtm.org

 

 

 

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