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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 18:50

 

 

*Note perso : N'étant pas les auteurs de cet article, nous ne pouvons certifier tous ces produits, Utilisez votre libre arbitre et n'hésitez pas à creuser et vérifier les données. Ce partage n'est qu'à titre indicatif et un (r)appel à prendre conscience de vos choix et des conséquences de ces derniers.

 

 

 

Source : http://dudroitanimal.voila.net

 

 

 

 

Liste d'aliments Végétaliens
et de produits Vegan
de grande consommation




-Télécharger la liste 08/05/2005
-voir les nouveautés

 

 

 

 

 


Liste du 01/01/2005
Cette liste a pour but de recenser tous les produits VEGAN consommables et disponibles en supermarché ( sans aucun éléments de nature animale, et sans test sur les animaux)
La qualité de cette liste dépend de chacun d'entre nous; dès qu'un produit change de composition dans un sens comme dans l'autre, avertissez nous en le plus vite possible.

Merci a tous ceux qui se donnent la peine de constituer cette liste, et notamment à tous les participants de la liste végétarien de yahoo


Alcool:
Bières (j'ai récemment -janvier 03- fait le tour de certains brasseurs. Les réponses sont classées en fonction du degré de précision des réponses, qui a lui même dépendu de la langue dans laquelle j'ai pu poser mes questions, du temps que j'ai ou n'ai pas consacré à relancer, etc... Quelqu'un qui insisterait et s'exprimerait plus facilement en anglais ou en flamand aurait sans doute des infos complémentaires) :
- Réponses claires (pas de produits animaux utilisés dans la composition ou le processus de production) : Kingfisher,Orval, Grimbergen, Judas,Leffe, Hoegaarden, Belle vue, Bécasse, Chimay, Brugs, Mort subite (gueuze et Kriek) .
- Réponse moyennement claire (pas de produits animaux dans la bière mais incertitude sur le processus de production) :
Heineken (bière assurément végétalienne),la Maudite, la fin du Monde, l'Eau Bénite, Rodenbach, Paülaner , Lôwenbraü, Duvel, Maredsous, Gulden Draak, Pietra, Colomba, Heineken, Carlsberg, Tuborg.
- Réponse pas claire du tout ou à côté de la question ou pas de réponse :
Kronenbourg, 1664 (Kronembourg est une sous marque de 1664, les 2 marques ne sont certainement pas végétaliennes), Kanterbrau, Gold, Welscotch, San Miguel,Foster's, Strongbow, Meteor Export, Meteor Pils, Bière de mars et bière de
Noël Meteor, Mortimer, Wendelinus, Adelscott, Desperados,Fischer, Kilkenny, Lindemans, Westmalle.
- Réponse négative (produits animaux utilisés dans le processus defabrication, le plus souvent comme adjuvant de filtrage): Mc Ewans, Courage, Beamish, toutes les bières brassées par la chaîne "Frog"
-guiness n'est absolument pas vegan ni même pas végétarien-Murphy's, bière filtrée avec un adjuvant animal"

 

Apéritifs:
-Sticks et Bretzels d’Alsace “Pfiff” ,(Norma)
-Chips à l’ancienne “Lucky Chips”,,(Norma)
- Chips nature finement salées, Croky.
-chips super U gout oignons (Super U)
-Vegetable crackers/beignets de légumes “Bali Kitchen” (t ce sont des chips de cassave à préparer soit même)(chez Monoprix)
-Snap Wheat Crackers “Jacob’s”, ( Monoprix)
-Tortillas goût chili “Monoprix exotique” (Monoprix)

 

Burger végétal: (voir aussi rubrique “ steack de soja”)
-”grinioc” (tofu +legumes), Seitan (blé+légumes et riz) “croc’seitan” , millet et champignon, quinoa--> marque SOY notamment dans les boutiques bio)
-Bonneterre Fines galettes de céréales AB
-Evernat Croustillades AB
-Pinabel Galiches AB
-Bjorg, petits légumes, champignons “100% végétal” VERIFIER les aromes (les burger Bjorg au fromage ne sont pas vegan) (casino, Monoprix)
-Tosalia Galettes Noisette au Tofu AB et AV

 

Ceréales type petits déjeuner
-Kellogs extra (contient de la vitamine B12)
-Fruits n’ Fibre
-Kellog’s Extra (contient de la vitamine B12)
-céréales “Entouka”, anneaux de chocolat bio , de la marque Maison de Fleurance (Cora)
-quaker oats (Carrefour)
-quaker cruesli aux 3 noix (Carrefour)
-corn flakes petales de maïs premier prix (Super U)
-Grillon d’or Crunchy aux fruits rouges AB

 

Chocolat (voir aussi rubrique pate à tartiner)
-chocolat noir Moulin des moines 74% de cacao au citron AB
-chocolat noir de la marque Ivoria, vegan aux eclats de feves de cacao
-chocolat (noir) de la marque Champion, vegan et bio! , riche en cacao (source de magnésium)
-tablette de chocolat carrefour bio. noir superieur et fondant patissier
-chocolat noir “sublime de Leader price”, pur beurre de cacao, aux éclats-de fèves de cacao”vegan!
-chocolat de régime Pleny day (ou Pleni day) aux noisettes-vegan (attention pas le chocolat noir). Chocolat sans saccharose
-tablette chocolat KAOKA DARK ORANGE AB equitable
-kao choc rik&rok (poudre de cacao) (A VERIFIER) (Auchan)
-tablettes de chocolat auchan x5 (A VERIFIER) (Auchan)

 

Desserts:(voir aussi rubrique yaourts)
-glaces au lait de soja : Provamel
-lait de soja au chocolat ,briques d’1 litre Jaime, marque Carrefour ;
-lait de soja au chocolat LeaderPrice en mini-briques par 3 et/ou par litre.
-Provamel crèmes chocolat bio (maltodextrine et carraghénanes : est-ce bien vegetal ?)
- AloSabor DESSERT 100% vegetal

 

Fromage:
-cheezly (boutique Bio) chez Bio generation (métro Nation)
-fromage style tartare chez Naturalia (Métro Bastille)
-marque Sojami en magasins bios (renseignez-vous
pour les ferments utilisés). crémeux et faciles à tartiner.
-marque From’Soy magasins bios (renseignez-vous pour les ferments utilisés). crémeux et faciles à tartiner.
-Vegi-Cheese, fromage fondant (nom anglais : Cheezly, fabricant anglais : Redwood. http://www.redwoodfoods.co.uk/ ). L’importateur-distributeur pour la France est Pural, 24 route de Seltz, BP38, 67930 Beinheim, tel : 03 69 11 11 11. Toutes les boutiques qui ont Pural parmi leurs distributeurs devraient pouvoir le commander. Renseignez-vous pour connaître le magasin le plus proche de chez vous.
-fromage de la marque Biofun: faux fromage de chèvres, fromages tartinables, fromage de tome...(et bientot de la fausse feta !)

 

Fruits améliorés:
les pommes séchées,sans manipulation génétique. par http://www.lebegesund.de
BIO-SALADE fraicheur du potager au riz AB (contient de l’huile)

 

Gateaux / biscuits:
-«Fourrés aux pruneaux» Taillefine de Lu.
-Biscuits au blé Leader price Bien-Etre.
-Biscuits crackers salés(comme des tucs), marque : Grand Jury.
-Crackers au son, Monoprix Bien-Vivre.
-Spéculoos de Bruges, Delacre
-Spekuloos Lotus
-Calissons “Grande Tradition du Pays d’Aix”
-Gaufrettes «Amusantes», Delacre
«Déjeuner-goûter» (gamme Casse-Croute) , Delacre
-Fourrés aux fruits rouge, Gayelord Hauser
-Fourrés aux pommes, Gayelord Hauser
-Goutés fondants myrtilles, Céréal
-Goutés fondants fruits rouges Céréal
-Tartifruits pommes cuites, -Tartifruits orange-chocolat, et Tarfifruits figues, de la marque Céréal
-Pate de fruits, gerblé
-Tartelettes aux fruits rouges “Evernat” AB, en boutiques bio
- Nougat vietnamien, marque Dragon d’Or.
-Palmiers de chez Norma (biscuits “Poult”) et de chez Monoprix
-Palmiers de chez Monoprix
-Evernat Palmiers AB
-Evernat Gouter au chocolat AB
-Bonneterre galettes végétales AB
-Galettes sévillanes à l’anis chez Monoprix
-Biscuits: la plupart des sous-marques de palmiers sont vegan (Schlecker par exemple...)
-biscuits “Mille chocs” (gaufrettes au chocolat ressemblant aux schoks de Lu), “P’tit Nature”, “Equili’Dej’”, les “P’tit sésame” etc. chez Bjorg ( en grandes surfaces)
-brownies aux noisettes, à l’orange, aux cachuètes ou au
gingembre- marque gaïa. (en boutique bio.)
-tartelettes bio vitagermine estampillées 100% vegetal (Carrefour)
-Tartelettes à la fraise Jam Jam-marque Biokorn (en boutique bio.)
-Biscuits fourrés au raisin, et biscuits fourrés à la figue Twibio
-Biscuits à la noix de coco et au sirop de blé Twibio-Autres biscuits Twibio: a priori toute leur gamme est vegan - A VERIFIER - ATTENTION les biscuits à la noisette contiennent du miel... http://www.sunlifeproducts.com/Twibio.html
-cookies “P’tit Muesli Bio”, de la marque Vitagermine “, “100% végétal” selon l’emabllage( Auchan) ATTENTION cependant, les pepites de chocolat ressemblent fort à du chocolat au lait, et leurs ingrédients ne sont pas précisés. A VERIFIER.
-biscuits sesame biologique "Le moulin du Pivert" Choc's orange au sirop de ble sans sucre, ni sel derives d' animaux

 

Exotiques (plats): asiatiques, indiens, maghrébins, libanais, turcs...
dans les magasins asiatiques:
-gluten frit, le gout et l'odeur de la viande (de mouton?) mais d'origine végétale!
-Buns (beignets) sucrés au taro (surgelés).
-Gâteaux au soja et à la noix de coco (par 4)(présenté en rouleau papier transparent + étiquette rouge).
-Soy Bean Curd (soja déshydraté présenté en bâtons ou en crêpes); texture de type gluten à cuisiner seul ou avc des légumes.
-Les pâtes au riz (dispo aussi en supermarché)
Dans les magasins indiens:
préparations de légumes au curry ou autre, en boîte de conserve ou sous vide-marques?
magasins libanais et parfois aussi turcs ou maghrébins :
-Falafel
-Baba,Ghannouge/Trempette d’aubergine , Hommos, Feuilles de vigne farcies .Ces produits sont vegan dans de nombreuses marques (Cortas,Tamara, Conserves modernes Chtaura, etc.). La crème de sésame ne contient pas de crème ; c’est juste de la pâte de sésame, du tahini.
boutique bio: B-Nems, spécialité au tofu, Bio, Marque Albert Tofuhaus (boutique bio)

 

Jus de fruit:
-Mélange jus de fruit/lait de soja (équivalent de Danao version vegan), marque Jaime, disponible chez Carrefour
-Tous les jus de fruits Joker: ceux qui ont besoin d’être clarifiés (jus de pomme par exemple) le sont avec une technique qui s’appelle la micro-filtration (passoire métallique avec des trous infimes)

 

Légumes, Légumes “améliorées”:
-Croustillants de légumes panés, de la marque Viana , “Suitable for vegans”. Bio- En boutiques diététiques
-autres produits disponible de la marque Viana
-Caviar d’Aubergine Jean Martin
-Tapenade verte Jean Martin
- Caviar d’aubergines, Picard, A l’heure de.
- Caviar daubergines, Raoul Gey.
- Caviar d’aubergines de Reflets de France (VERIFIER si elles sont frites dans une huile 100% végétale?)
-Tosalia din, Epeautre Potimarron, bio,AB/vegan
-Bonneterre Lentilles vertes
- quiches marachaires Stephane Pinabel AB

 

Margarine strictement végétale:
-Prima
- Margarine biologique au tournesol (marque Auchan)
- Vitaquell extra (boutique bio)
- Bonneterre (boutique bio)
-”Soma” de Rapunzel (boutique bio)

 

Pain, pain de mie, pitta, levure: attention,il y a parfois du poisson dans le pain ! (pain à “l’omega”).
-pain de mie Jacquet, les E471 et E472e utilisés sont d’origine végétale ( palme ). (attention à ne pas prendre Harrys qui n’est pas
vegan)
-biscottes complétes carrefour bio (avec ou sans sel)
-Biscottes biologiques “être bio”Chez Norma
-biscottes auchan (A VERIFIER)
-pain grillé carrefour bio
- Pain azyme, Rosinski
-Kebab vegetarian de la marque Viana; c’est bio (En boutiques diététiques)
-pitta nature destination saveur (Carrefour)
-la plupart des biscottes précisent qu’elles sont fabriquées dans un atelier où ciculent du lait ou des oeufs;Certains fabricants s’en soucient. C’est nouveau.A consommer en votre âme et conscience...
-boulangerie carrefour, mais avec méfiance ils font aussi des pains au gruyère et aux lardons; a noter d’excllents ‘chapata’ aux herbes de provence...
-Gressins au sésame, Monoprix Bien-vivre.
-Levure de bière, Monoprix Bien-vivre (moins de 2 euros le paquet).
-pain de mie LeaderPrice: “convient aux végétariens,sans graisse animale”.Présence du e472 qui peut etre végétal ou animal... A vérifier
-les pâtes brisées , feuilletée et sablée vendues en grde surface du type marque 1 er prix + marque Grand Jury (Shopi, etc) sont vegan
-pâtes feuilletées LIDL, végétalienne, (attention les autres pâtes de Lidl contiennent des dérivés animaux, de même que les pâtes Hierta)

 

 

Pate à tartiner type “Nutella” vegan :
- Karouba de Jean Hervé 100% vegan bio (non estampillé “convient aux végétaliens”, alors que cette marque l’indique habituellement sur ses produits végétaliens- SE RENSEIGNER TOUT DE MEME?...
- Karouba, Bjorg, (en supermarchés, rayon diététique/bio)
-pate à tartiner de la marque Chocoreale! magasins bios .
-Ibi-nella de Lebe Gesund 100% végétal , sans OGM
-Le Sojami Tartimi AB (pate végétale)

 

Paté végétal
-”Les Tartinables” de la marque Lima: Avec logo en feuille “vegetal”. Bio.
-les patés végétaux: toute une gamme sous l’appellation Ibi. 100% végétal, (Ibi hot, Ibi à l’ail sauvage, Ibi italieno, Ibi oignon, pommes et marjolaine, Ibi simba),sans manipulation génétique. par Lebegesund

Raviolis
-
Raviolis aux légumes de Leader Price Attention il y en a deux sortes dont une qui contient du blanc d'oeuf dans la pate
Environ 0.50 euro la grosse boite (pas terrible quand même - moins bon que les raviolis au tofu qu'on trouve en bio - , mais c'est vegan).

 

Sauce/ huile/ vinaigrette:
-maizena bechamel (Carrefour)
- Sauce Dip piment rouge, marque Suzi-Wan
- Sauce Dip sésame, marque Suzi-Wan
- Concassée de tomates séchées au soleil, Rive Sud/Société AHA Paris/Picard (les 3 sont marqués sur le pot).
-sauces vertes au pesto et à l’ail sauvage avec huile d’olive vierge,sans manipulation génétique. par http://www.lebegesund.de
-huile de tournesol bio, amandes broyées. pour tartiner ou avec les pates, légumes, salades.sans manipulation génétique. par www.lebegesund.de
-mayonnaise sans oeufs: Ibi-naise,sans manipulation génétique. par www.lebegesund.de
-Ibi-tziki (à la grecque)sans manipulation génétique. par www.lebegesund.de
-à la place du bouillon cube: bouillon de légumes, bio, sans glutamate ni sous produits animaux,sans manipulation génétique. par www.lebegesund.de
-Vinaigretteà l’huile d’olive et citron Leader price, dite “légère”, elle doit etre 100% végétale.
-Provamel Soya bio (Tonyu)
-Le Sojami Tartimi AB (pate végétale, mais peut aussi servir de sauce)

 

Saucisses
-marque “SOY” , “soycisses grill”(notamment dans les boutiques ‘bio’)
-saussisses végétales par Lebegesund: sans conservateur
-saucisses “Faifun” , mexican stick, thaï stick... batonnets de tofu et de riz ,AB- en boutique bio

 

Steack de soja (ou tofu) :
-Steak de soja, « croq’ soja provencal » ( à bien distinguer de “croq’ soja fromage”!) (Carrefour)
-VegeCroque SARASIN & petits legumes AB (boutique Bio.)
-galettes vegetales aux Raisins AB -marque Cereal (boutique Bio.)
-Steacks vegans CEREALPES A. B. (boutique Bio.)

 

Substituts de crème fraîche (au soja) / substituts d'oeufs
- substitut de crème Soja Cuisine de Bjorg
- substitut de crème Provamel
- substitut de crème Soy
- substitut d'oeuf de valpiform, poudre (farine et glycéride de palme) à mélanger avec de l'eau.(100% végétal après renseignement). Rend les gateaux moins friables. http://www.valpiform.com/

 

Tofu :
-Tofu nature, Bjorg
-Tofu nature, aux herbes ou fumé “SOY”
-Bonneterre Tofu biologique
-tofuTosfolia

 

Yaourts :
-yaourt au soja “soja sun”, pêche, cacao,ananas-orange,vanille,fruits rouges, pruneaux a la vanille, céréals aux fruits, abricots-goyaves,cerise
-Sojade (en bio, existe à la cerise, à l'abricot, au pruneau et nature), Marque Carrefour
-compotes de fruits Andros, pomme-fraise, pomme-rhubarbe, pomme-cerise, pomme-abricot, pomme-chataigne, pomme banane
-desserts «Gourmand riz» par Sojami, comme des yaourts au soja mais avec du riz. Existe au chocolat, à la noisette,etc, A.B. et 100% végétal, (boutiques diététiques)

 

Plats divers:
-
Stephane Pinabel GRATIN DE CEREALES RIZ BASMATI & POIREAUX, Recette orientale AB
-Soupe BJORG Regal de legumes verts AB
-”Plat cuisiné complet 100% végétal”, assiette asiatique, microondable, Sojasun (Carrefour)
-macedonian halva (Carrefour)
-évidemment toutes sortes de riz (bazmati, thaï..), et de pates (ATTENTION toutefois a celles qui contiennent des OEUFS)
-Riz cantonnais (une préparation pour riz cantonais.. avec du riz, un sachet légumes & assaisonnements
-riz UPMA, tosolia bin’bio , AB (plat a base de riz)
- Pâtes à l’indonesienne Bami Goreng,
- Nouilles végétariennes aux champignons, Mr Kon.
- vermicelles de riz, Marque Suzi-Wan
- vermicelles de soja, Marque Suzi-Wan
- Lentilles vertes bilogiques Bonneterres
-nouvelle purée vico apparement 100% veg (pub tv). PROBLEME il est precisé: ingredients déshydratés: pommes de terre 100%.Pourquoi n’ont-ils pas marqué ingrédients tout court? SUSPECT (Carrefour)
-Couscous aux 7 legumes de Prosain (AB) semble vegan.

 


COSMETIQUES
la marque Ecovert propose un assez grand choix de produits d’entretiens, a un prix relativement abordable pour les cosmetiques (en boutique bio, ou spécialisées)
Pour une liste de cosmétiques garantis et certifiés 100% sans test sur les animaux (ingrédients et produits finis) vous pouvez consulter la liste One voice reproduite  ici


 

Crème de jour :
- Crème fraiche de Nuxe ( vegan malgré le nom) (ne figure plus sur la liste One Voice... méfiance)
- Crème de jour au macadamia - très bonne crème - (Terre de Soleil, par correspondance)

 

Crème solaire
-crème de l’Occitane, indice 20 a base de karité et graines de tournesol (attention tous les produits de cette marque ne sont pas Vegan: contiennent des protéines de lait)
-crème solaire Weleda (pharma + diet)
-Caudalie (en parfumerie-pharma-etc)
-Dr Hauschka (diet)
-Placentor végétal creme solaire (en diet+par corresp )
-l’activateur de bronzage de la marque OPHYTAN “100% naturel, et non testé sur les animaux” www.libinvest.com
-crème solaire de la marque Annemarie Borlind, Vegan
-ligne solaire “Phytomer” (A VERIFIER)
-lait creme solaire «placentor vegetal» ,marque Sicobel (marque disponible par correspondance ou en pharmacie http://www.sicobel.com))
-creme solaire hte protection «placentor vegetal» ,marque Sicobel
-Nacriderme solaire indice 20 ,marque Sicobel

 

Dentifrice :
-dentifrice Weleda au Calendula, (magasins bio, ainsi que de nombreuses pharmacies)
-dentifrices UTERKRAM .... 100% vegan .. supermarche bio belge 4 parfums ..arbre a the fenouil melesse et ... www.urtekram.dk ..
-Argiletz ne contient (a verifier) que de l’argile; parfum (fraise, citron... )
-Dentifrice Vicco (“Vegan” d’après l’emballage), en tube ou en poudre-dans les magasins indiens
-Pour le dentifrice, possibilité de trouver un dentifrice sans marque, avec juste la mention “dentifrice à l’argile aux huiles essentielles (de menthe)”en boutique bio
- dentifrice vegan ‘Pate dentifrice minérale’ (marqueLogodent) Tous les produits de cette marque ne sont pas vegan, tous les dentifrices le sont. (en boutique bio)

 

Déodorant:
- la pierre d’alun, dure plus d'un an (12 euros), dans les boutiques bio
-Nuxe
-déodorant Weleda, au citrus (boutique bio, 10 euros)
-L'Occitane (13 euros (!) )

 

Savon :
-savon d’Alep
-Gel douche “Senteurs Provençales” de la marque La Phocéenne, non testé sur animaux, ne contient aucune matière animale et emballage 100% recyclable - Vendus chez Auchan, Leclerc (parfums spéciaux à Monoprix peche et mandarine
-savon “Senteurs Provençales” de la marque La Phocéenne, non testé sur animaux, ne contient aucune matière animale et emballage 100% recyclable- Vendus chez Auchan, Leclerc Monoprix
-bain douche au citrus Weleda
-Savon Weleda au calendula
-Gel douche “Senteurs Provençales” de la marque La Phocéenne, non testé sur animaux, ne contient aucune matière animale et emballage 100% recyclable Vendus chez Auchan, Leclerc (parfums spéciaux à Monoprix peche et mandarine)( Monoprix )
-Gel douche Ecover(100% biodégradable, disponible en magasin bio et dans certaines grandes surfaces)
-Pousse mousse Ecover, estampillé Vegan (leur adoucissant lessive ainsi que d’autres produits le sont également)
-Janis gel douche 1er prix (!) “non testé sur les animaux” ATTENTION:non certifié 100%vegetalien (Super U) A VERIFIER
-Les savons liquides fabrication à l’ancienne à l’huile du “Petit Marseillais”, 100% végétaux et non testés sur les animaux. Filliale de Vendôme donc...c’est une question de choix comme pour la marque Soy. (Carrefour, Auchan)
-Savon Sanoflore “100 % d’origine végétale” (en magasin bio)

 

Shampoing :
-shampoing Ecover (100% biodégradable, disponible en magasin bio et dans certaines grandes surfaces) A VERIFIER
-shampoing “Senteurs Provençales” de la marque La Phocéenne,non testé sur animaux, ne contient aucune matière animale et emballage 100% recyclable- Vendus chez Auchan, Leclerc (parfums spéciaux à Monoprix peche et mandarine)
-shampoing Weleda : shampooing au marron d’inde (cheveux gras) et shampooing au romarin (cheveux secs)
-Shampooing à l’argile “Ciel d’Azur” ,”ce produit n’est pas testé sur lesanimaux et ne contient pas non plus de produits animaux” dit l’étiquette (en magasin bio)
-shampoing Douce Nature

 

 

Contraceptifs:
-préservatifs “CONDOMI” , non testés sur les animaux, et sans matières animales, estampillé vegan society
Pour obtenir une liste des pharmacies qui les distribuent: condomi.france@wanadoo.fr (par ex. Paris,dans le marais,pharmacie du village,rue du temple)
-Femidom (préservatif féminin)
-stérilet à la progestérone
-préservatif Jiffi (Royaume-Uni)

 

Liquides vaisselles
-liquide vaisselle Ecover (sauf "petit lait")
-liquide vaisselle Douce Nature
- voir aussi les produits de la marque “Etamine du Lys” et “froggy”toutes 2 non testées sur animaux...

 

Lessives, Assouplissants:
-savon de Marseille rapé, non testée sur les animaux 100% biodégradable 3,50EUR le Kg (disponible chez Auchan)
-assouplissant marque Lerutan (boutique bio.?)
-Ecover (existe en lessive et assouplissant)
-Almacabio

 

Chaussures sans cuir, vêtements divers, tee shirt, froufrou:
-Chaussure/tennis Atemi en vente dans les grandes surfaces 70 francs
-Vegetarians-shoes, chères mais belles http://vegetarian-shoes.co.uk (magasin fiable basé au Royaume Uni qui marche aussi par correspondance)
- Pangea vegan product, boutique on line aux Etats Unis http://www.pangeaveg.com
http://www.VeganEssentials.com
http://www.vegstore.de
http://www.der-gute-schuh.de/


 

Commentaires divers et variés:

*note sur les alcools (* l’un d’entre nous a récemment -janvier 03- fait le tour de certains brasseurs. Les réponses sont classées en fonction du degré de précision des réponses, qui a lui même dépendu de la langue dans laquelle les questions ont pu être posées, du temps consacré à relancer, etc... ) :

*"traces de" lait en poudre ou d'oeufs...: manière pour la firme de se déresponsabiliser en cas de réaction allergique. Les "traces" sont dues au fait que les machines pour préparer la nourriture sont les mêmes et qu'il peut donc subister des traces d'une préparation à l'autre. Autrement dit aucun animal n'a été sacrifié pour le produit en question.

* toutes les margarines ne sont pas végétales, et toutes les margarines “100% végétales” ne sont pas au sens strict, elles non plus, toutes végétales )
* certains jus de fruits sont flitrés avec des vessies d’animaux.
*Elements contenant des dérivés de produits animaux:
-Certains additifs sont d’origine animale (E120 et E542, respectivement carmin de cochenille (un puceron) et phosphate d’os), calcium mesoinositol hexaphosphate, huile de sperme.
- E901 (cire d’abeilles).
-lactosérum
*D’autres additifs peuvent être soit d’origine animale, soit d’origine végétale ou chimique (malheureusement ça n’est presque jamais précisé sur l’emballage).
Il s’agit des additifs E153, E161(g), E252, E270, E322, E325, E326, E327, E422, E430, E431, E432, E433, E434, E435, E436, E470( a et b), E471, E472( a,b,c,d,e,f), E473, E474, E475, E476, E477, E478, E479(b), E481, E482, E483, E491, E492, E493, E494, E495, E570, E572, E585, E631, E635, E640, E920 et E1518. calcium hepatonate, calcium phytate, diacetine, glycérine, leucine, caséine, lactose (parfois synthétique), monoavétine, oxystéarine, exhausteurs de goûts non spécifiés, mono et diglycérides d’acides gras (E171 et 172)
-lécithine: deux origines possibles: - dérivé de la distillation d’huiles végétales (souvent de soja) (auquel cas cela est précisé explicitement sur l’etiquette) - “lécithine” tout court, sans plus de précision, indique bien plus probablement une origine animale (porc, etc)
-gélatine (sauf indication contraire: elle peut venir d’une algue...)
- Les termes “arômes naturels”, “agents clarifiants”, “mono et diglycérides d’acides gras” sont volontairement maintenus confus par les fabricants.
- la vitamine B12 ajoutée dans certains aliments peut être d'origine animale: " pour fabriquer 1g de vitamine B12 d'origine animale, il faut 20 tonnes de foie" (voir brochure avis p75)


[Pour plus de précisions nous placerons ici certainement la liste d’aka press disponible sur ce lien http://animal-ingredients.hypermart.net/
on peut aussi se renseigner beaucoup moins clairement me sembe t il a cette adresse http://santepratique.ch/dossiers/additifs.htm#Les%20Colorants% ]

 

ont été retirés:

-Savon Persavon (la société ne teste pas les produits finis sur les animaux, mais certains ingrédients le sont...)

 

 

au purgatoire:
-pastilles Vichy (provenance du sucre à vérifier, sucre blanc, blanchi à l'os?)
-Figolu (traces doeuf +? A verifier)
-Sojalia fourrés au chocolat (attente de vérification)

 

 

 

Source : http://dudroitanimal.voila.net

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 18:13

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

Affaire Tefal : l'inspectrice du travail se retrouve au tribunal

|  Par Rachida El Azzouzi

 

 

L'inspectrice du travail qui avait subi des pressions de la part de la société d'électroménager est convoquée devant le tribunal correctionnel pour recel de documents volés. Les agissements de l'entreprise, en revanche, sont restés impunis.

 

Mediapart a longuement relaté ici et l’affaire Tefal, du nom de cette filiale du groupe Seb basée à Rumilly, près d'Annecy, principal employeur de Haute-Savoie, avec quelque 1 800 employés. En 2013, la société d’électroménager n’a pas lésiné sur les moyens pour se débarrasser de Laura Pfeiffer, une inspectrice du travail jugée trop regardante alors qu’elle n’effectuait que son travail en dénonçant un accord caduc sur les 35 heures.

Pour obtenir sa mutation, la direction de Tefal a instauré un véritable harcèlement, joué de ses pouvoirs et relations, du Medef local aux renseignements généraux, en passant par le préfet et, plus grave, par le supérieur hiérarchique de Laura Pfeiffer, Philippe Dumont. En témoignent des documents internes au service des ressources humaines de Tefal et des mails accablants, transmis à l’inspectrice du travail par un mystérieux informateur interne. Documents que Mediapart a consultés.

Comme cet échange : « Dan, j’ai échangé avec P. Paillard [responsable juridique de l’UIMM de l’Ain, le patronat de la métallurgie] au sujet de l’inspectrice. Il me dit que le DDTE [directeur départemental du travail] a le pouvoir de la changer de section administrative pour que Tefal ne soit plus dans son périmètre. Intéressant, non ? » Réponse du DRH : « Merci de nous prendre RDV avec Dumont dès mon retour. Je pense que nous devrons voir le préfet. »

Tout au long de cette affaire, tombée en plein démantèlement de l’inspection du travail au travers du plan Sapin, Laura Pfeiffer ne bénéficiera d’aucun soutien de sa hiérarchie régionale comme de son ministère de tutelle. Seul appui : les syndicats. Alors même que les pressions et l’atteinte à l’indépendance des inspecteurs du travail, garantie par l’OIT, étaient caractérisées, alors même qu’un avis du Conseil national de l’Inspection du travail (CNIT) reconnaît clairement les pressions indues exercées sur l’inspectrice, elle subira l’acharnement de sa Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) et du ministère, refusant de reconnaître son accident de service.

Dans son avis, le CNIT regrette « que, dès lors qu’elles [ces pressions] ont été rendues publiques, aucune intervention publique des autorités administratives ou de l’autorité centrale de l’inspection du travail ne soit venue les condamner [...] Le système de l’inspection du travail ne peut fonctionner que si la hiérarchie soutient et protège les inspecteurs au regard de potentielles influences extérieures indues ».

Deux ans après les premières révélations de L'Humanité, l’affaire, emblématique des relations obscures entre les “Direccte et les gros pourvoyeurs d’emplois, connaît un nouveau rebondissement. La jeune inspectrice vient de recevoir une citation à comparaître devant le tribunal correctionnel d’Annecy le 5 juin à 14 heures. Elle est prévenue pour recel de documents confidentiels (passible de 5 ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende) et violation du secret professionnel (un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende).

Telles sont les suites données par le parquet d’Annecy (avec une célérité qu’on ne lui connaît pas dans les dossiers de droit du travail) à la plainte déposée par l’entreprise Tefal contre la fonctionnaire du ministère du travail. Elle est citée aux côtés de Nicolas M., l'informateur qui a permis de dévoiler la vérité et de mesurer l’ampleur des pressions subies par l’inspectrice. C’est lui qui l’alerte en octobre 2013 d’un mail anonyme : « Je suis en possession de documents hyperconfidentiels, prouvant que vous avez été victime de pression, je sais que le groupe SEB et la société Tefal ont exercé via des personnes du Medef une pression sur votre responsable, M. Dumont, afin qu’il vous fasse taire. »

Salarié de l’entreprise, informaticien, il a payé cher son courage : il a été licencié il y a un an pour faute grave après qu’il a été identifié comme étant « l'origine de la fuite » par la direction, qui a mené en interne une chasse aux sorcières et saisi les PC des salariés. Il est, lui, poursuivi pour vol et divulgation de documents confidentiels. « Ces documents circulaient en interne, Nicolas est tombé dessus par hasard », rappelle Jean-Claude Petit, délégué syndical Force Ouvrière du groupe Seb. Il est « estomaqué » : « C’est fou, la justice en France. Grâce à Nicolas, on a la preuve des abus de pouvoir de l’entreprise Tefal sur une inspectrice de l’administration du travail et c’est le lanceur d’alerte et la harcelée qui finissent sur le banc des accusés, pas Tefal. » D’ores et déjà, l’intersyndicale de l’usine a prévu un rassemblement de soutien des salariés devant le tribunal correctionnel d'Annecy le jour de l’audience pour soutenir leur ancien camarade ainsi que l’inspectrice.

Cette dernière peut compter aussi sur le soutien des syndicats de l’administration du travail de la région Rhône-Alpes. « Hallucinés » de voir leur collègue aujourd’hui poursuivie par le parquet d’Annecy à la demande de Tefal « pour avoir fait son travail et dénoncé l’obstacle à ses fonctions ». CGT, FSU, Sud, FO, CNT, appellent tous les agents du ministère du travail à se mettre en grève et à se rassembler le 5 juin à 13 h 30 devant le tribunal correctionnel d’Annecy en signe de protestation.

Dans un communiqué, ils demandent au ministre du travail François Rebsamen de condamner publiquement et fermement cette attaque contre leur collègue et leurs missions, et de lui assurer la protection fonctionnelle. Ce que la rue de Grenelle n’a jamais fait dans ce dossier. Pour les syndicats, « ce procès est éminemment politique ! C’est le procès de notre métier, de l’inspection du travail, démantelée depuis des années par les gouvernements successifs et qui doit faire face aux attaques incessantes du Medef et du patronat à travers la mise en cause de ses agents », écrivent-ils.

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 17:53

 

Source : http://www.bastamag.net

 

Justice

Après le contrôle des chômeurs, 100 000 embauches pour lutter contre la fraude fiscale ?

par

 

 

Le gouvernement vient d’annoncer la création de 200 postes de conseillers spécialisés, au sein de Pôle emploi, pour « renforcer le contrôle des chômeurs ». Tous les demandeurs d’emploi sont concernés, des contrôles aléatoires venant s’ajouter aux contrôles ciblés de certaines catégories, comme les chômeurs de longue durée ou ceux qui ne trouvent pas de travail dans des secteurs qui recrutent. Si le sujet inquiète nos dirigeants, c’est que la fraude aux allocations chômage a fortement augmenté depuis la crise, passant de 62 millions d’euros en 2011 à 100 millions en 2013. Mais ce type de fraude reste très minoritaire : elle concerne 8 820 personnes en 2013, et représente 0,3 % des 30 milliards d’euros d’allocations versées chaque année aux chômeurs (et 0,003% des demandeurs d’emploi indemnisés).

 

100 millions de fraude aux allocations chômage...

Rappelons aussi que ce montant inclut pour un tiers des fraudes aux allocations repérées en amont, donc des « fraudes évitées », pour lesquelles il n’y a donc aucun préjudice financier réel. Et qu’une partie de cette fraude est le fait d’entreprises. 440 établissements étaient concernés en 2013, par exemple par la création d’emplois fictifs (coût : 16,2 millions d’euros en 2013). Autre élément à mettre en parallèle : par manque de moyens, Pôle emploi a versé à tort plus de 756 millions d’euros d’allocations chômage en 2013 [1]. Une situation qui peut s’avérer dramatique pour des demandeurs d’emploi en situation de détresse, à qui on demande de rembourser ces sommes ultérieurement.

 

50 à 80 milliards perdus dans la fraude fiscale

On aimerait en tout cas que les pouvoirs publics déploient autant d’ardeur à repérer et sanctionner les autres fraudes. Par exemple, la fraude aux cotisations sociales, par les entreprises, estimée en 2007 entre 8 et 14 milliards d’euros par le Conseil des prélèvements obligatoires, et qui aurait doublé depuis cette date [2]. Ou l’évasion fiscale, qui coûte chaque année à l’État français la très modique somme de 50 à 80 milliards d’euros. L’équivalent de ce qui est collecté chaque année par l’impôt sur le revenu ! Proportionnellement, si l’État décidait d’y consacrer autant d’énergie que pour le contrôle des chômeurs (200 agents pour 100 millions de fraude), il faudrait dédier 100 000 personnes supplémentaires à la lutte contre l’évasion fiscale, au vu de son ampleur. Doubler les effectifs de l’administration fiscale, donc. Ou multiplier par 1000 le nombre de salariés de Tracfin, l’agence spécialisée dans le renseignement et l’action contre les circuits financiers clandestins, qui emploie actuellement 104 agents.

Mais il semble plus simple de pointer du doigt le « chômeur-assisté-fraudeur ». Rassurons-nous : Pôle emploi promet une démarche de contrôle « à visage humain ». Et aucun objectif de radiation n’a été fixé : « Cela n’a pas pour vocation de modifier les chiffres du chômage (...) Ce n’est pas un flicage de la société », a déclaré François Rebsamen, le ministre du Travail. En cas d’« insuffisance de recherche d’emploi », le chômeur se verra proposer un accompagnement renforcé pour « redynamiser » sa recherche... Pourrait-on aussi proposer aux fraudeurs fiscaux de redynamiser leur sens moral et leur attachement à la solidarité nationale et à l’intérêt général ?

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 17:40

 

Source : http://www.bastamag.net

 

Scolarité

Austérité : les dépenses d’éducation par élève atteignent leur niveau le plus bas depuis quinze ans

par

 

 

 

 

Sur fond de réforme des collèges, quels sont les moyens alloués par élève pour assurer leur scolarité ? Selon le ministère de l’Éducation nationale, les dépenses par élèves ont augmenté de 500 euros en dix ans. Mais si l’on se penche en détail sur les chiffres fournis, le discours officiel peut être mis en doute. Une étude réalisée par le syndicat Force ouvrière montre au contraire que ces dépenses, en grande majorité assurées par l’Etat et les collectivité locales, diminuent. Pour le collège, la France consacrerait même moins d’argent par élève qu’il y a 15 ans. Priorité à la jeunesse ?

Le temps n’est plus aux restrictions budgétaires : la dépense par collégien aurait augmenté de près de 500 euros entre 2006 et 2013. C’est ce qu’affirme le ministère de l’Éducation nationale, alors que les syndicats ont manifesté ce 19 mai contre la réforme du collège proposée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem, qui a pourtant inscrit le texte au Journal officiel dès le lendemain. Des dépenses en augmentation ? Les chiffres du ministère eux-mêmes montrent pourtant le contraire.

La dépense moyenne par élève a chuté de 7% entre les années scolaires 2010-2011, alors que Luc Chatel (UMP) était ministre de l’Éducation nationale, et 2013-2014, sous son successeur Vincent Peillon (PS). C’est ce que révèle une analyse détaillée réalisée par le syndicat Force ouvrière, à partir des documents de synthèse publiés chaque année par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère. Ces dépenses moyennes par élève prennent en compte toutes les dépenses d’éducation : celles de l’État pour payer les enseignants, l’administration, la documentation pédagogique ou la médecine scolaire par exemple, celles des collectivités locales pour assurer l’entretien des établissement l’activité des cantines ou des transports scolaires, celles engagées par les ménages pour l’achat de fournitures liées à l’école [1]. État et collectivités assurent 84% des dépenses et les ménages 7,5%.

Loin des tendances à la hausse annoncées par le ministère, pour tout le second degré (collège et lycées), le niveau de dépense moyen par élève est aujourd’hui au plus bas depuis 2006. La baisse des dépenses par élève serait de 6% pour le collège et de 10% pour les lycées d’enseignement général et technologique, sur ces quatre dernières années.

 

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[Cliquez sur l’image pour agrandir]

 

D’où vient ce différentiel entre les chiffres annoncés par le ministère et les études sur le plus long terme ? De calculs statistiques pour le moins étranges... Exemple : en 2013, le ministère annonce qu’un collégien coûte 8240 euros, contre 7750 euros en 2006. Ce chiffre est calculé en euros constants, en tenant compte de l’inflation des sept dernières années. L’augmentation de la dépense serait de 500 euros par collégien, donc. Sauf que la synthèse annuelle réalisée par la même direction du ministère en 2006, indique que, cette année-là, le montant de la dépense par collégien était de 7960 euros, en « euros 2006 ». Des chiffres incompatibles, au vu de l’inflation totale de 11 % entre 2006 et 2013, explique FO. Une dépense évaluée à 7960 euros en 2006 ne peut pas être ramenée à 7750 euros quelques années plus tard si l’on prend en compte l’inflation. D’autant que certains chiffres augmentent, d’autres baissent, pour les mêmes années, selon les différents documents. Si même les hauts-fonctionnaires du ministère ont des problèmes en mathématiques...

 


 

« Au lieu des 500 euros de plus annoncés par le ministère, on a en réalité une baisse de 600 euros en 2013-2014 par rapport à l’année scolaire 2006-2007 », conclut FO. Ou comment embrouiller des statistiques, en espérant que personne n’ira rechercher les chiffres annoncés les années précédentes...

« Avec la chute du nombre d’enseignants, l’augmentation du nombre d’élèves par classes et du nombre global d’élèves ces dernières années, ces chiffres ne constituent pas une surprise », pointe Jacques Paris, du Syndicat National FO des Lycées et Collèges (SNFOLC). Durant la dernière décennie, le nombre de collégiens a progressé de plus de 2 %, pendant que le nombre de classes reculait de 1,2 %. Soit 53 000 élèves en plus, pour 1 208 classes en moins. Au collège, le nombre moyen d’élèves par classe approche les 25.

Dans la même période, le nombre d’enseignants titulaires en collège a baissé de 11,6 %. La disparition de 50 000 postes de titulaires dans le secondaire ces dix dernières années n’a pas été compensée par l’embauche de 10 000 enseignants non titulaires [2]. On reste encore bien loin de la promesse de François Hollande de créer 60 000 postes supplémentaires dans les cinq années de son mandat présidentiel. Et de faire de la jeunesse une priorité, alors même que les inégalités continuent de progresser pour les 1,2 million d’enfants vivant dans des familles pauvres.

Agnès Rousseaux

Photo : Deux écolières d’Argenteuil (Île-de-France) / CC Julie Kertesz


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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 17:31

 

Source : http://cadtm.org

 

Si la Grèce respire, c’est toute l’Europe qui ira mieux

21 mai par Olivier Bonfond

 

 

 

Interview radio de Olivier Bonfond diffusée le 19 mai 2015 sur La Première (RTBF).

La dette publique qui pèse sur la population grecque est-elle irrégulière ? Illégale ? Illégitime ? Doit-elle être remboursée ? C’est ce que doit déterminer la Commission parlementaire d’audit mise sur pieds tout récemment par le parlement grec. Voici les premiers échos des travaux de cette Commission, avec Olivier Bonfond, économiste au CEPAG, qui prend part activement à ses travaux et revient tout juste d’Athènes.

 

A écouter ici 

 

Source : http://www.fgtb-wallonne.be/outils-...

 

 

Auteur

Olivier Bonfond

est économiste, conseiller au CEPAG et auteur du livre “Et si on arrêtait de payer ?" Editions Aden. Juin 2012

 

Autres articles en français de Olivier Bonfond (63)

 

Source : http://cadtm.org

 

 

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 17:21

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

Piketty favorable à un effacement de la dette grecque suivant l'exemple allemand de 1953

|  Par Amélie Poinssot

 

 

 

A l'occasion d'un débat à Berlin mercredi 20 mai où il s'est vu attribuer le Prix du livre politique par la fondation Friedrich Ebert, l'économiste Thomas Piketty a abordé une question sensible outre-Rhin : la restructuration de la dette grecque. Pour lui, l'effacement d'une partie de la dette allemande en 1953 doit servir d'exemple.

 

Voilà qui va peut-être faire avancer le débat outre-Rhin. L'économiste Thomas Picketty, invité à Berlin par la fondation Friedrich Ebert qui lui a décerné ce mercredi le Prix du livre politique, s'est clairement prononcé en faveur d'une restructuration de la dette grecque. Surtout, il a rappelé l'exemple allemand d'après-guerre. Comme nous le racontions dans Mediapart en février, au cours de la conférence de Londres qui rassemblait les Alliés en 1953, les négociateurs s'étaient en effet entendu pour réduire de 50 % la dette extérieure allemande et pour repousser le remboursement d'une partie de la dette restante au moment de la future réunification de l'Allemagne, une fois que la « question allemande » serait réglée.

L'économiste français, axant son discours sur la question des dettes publiques, a ainsi rappelé que deux pays européens ont, par le passé, eu des dettes « plus élevées que la Grèce aujourd’hui » : la Grande-Bretagne au XIXe siècle, après les guerres napoléoniennes, et l’Allemagne après 1945 - chacune à hauteur d’environ 200 % de leur produit intérieur brut. Ce qui a permis à l'Allemagne de sortir du surendettement, c'était précisément cette conférence de 1953. Ce fut « une très bonne chose », a jugé Thomas Piketty dans son discours, que relate le correspondant du Monde à Berlin : cela lui a permis de reconstruire le pays et de redevenir une grande puissance économique mondiale. Pourquoi ne fait-on pas la même chose avec la Grèce aujourd’hui ? « Les jeunes Grecs doivent-ils être davantage tenus responsables des erreurs commises dans le passé que les Allemands en 1953 ? Pourquoi leur refuser ce que l’on a accepté de la part des Allemands ? », s'est interrogé le chercheur. « Si la crise financière est née aux Etats-Unis en 2008, ceux-ci l’ont résolue rapidement mais elle est devenue une crise européenne car nous n’avons pas pris les bonnes décisions. On a voulu diminuer les déficits publics trop vite. C’est pour cela que le chômage est aujourd’hui si élevé. »

Face à Thomas Picketty se trouvait, pour débattre, le maire de Hambourg, Olaf Scholz. Ce pilier du SPD s'est nettement distancé des propos de l'économiste français. « On a contracté beaucoup trop de dettes en Europe ces dix dernières années » : c'est selon lui l'une des causes de la crise. Quant à la Grèce, elle a déjà été beaucoup aidée, y compris par des pays comme la Slovénie qui sont moins riches qu’elle. Tirer un trait sur la dette grecque serait donc pour ce politique allemand non seulement injuste mais inutile. Ce qu’il faut, c’est qu’Athènes « trouve sa place sur les marchés mondiaux » et que le pays se réforme en profondeur, notamment en taxant les plus riches. « C’est de l’hypocrisie, a rétorqué Thomas Picketty. On dit à Athènes de taxer les riches mais ceux-ci mettent leur argent dans des banques françaises ou allemandes qui refusent de fournir des informations aux autorités grecques sur leurs clients ».

Restructurer la dette grecque est l'un des objectifs majeurs du gouvernement Tsipras depuis son arrivée au pouvoir fin janvier. L'exemple allemand fait partie depuis longtemps de l'argumentaire du dirigeant de Syriza, qui en parlait déjà à Mediapart en avril 2014. Dans le contexte de la rigidité de l'exécutif allemand face à toute velléité de négocier la dette héllène, Athènes a fait valoir en outre que Berlin ne s'était jamais acquitté de réparations de guerre alors que la Grèce a été ravagée pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour l'heure, l'exécutif Merkel se refuse à rouvrir le dossier, même si le président allemand Joachim Gauck s'est dit favorable à un règlement de cette question.

Déjà, en janvier, l'économiste de l'EHESS s'était prononcé pour un effacement de la dette grecque. « On a besoin de restructurer la dette grecque, mais je pense qu'il faut aller au-delà. Il faut repenser la façon dont on organise la zone euro. Le gouvernement français a un rôle central à jouer », avait-il déclaré. Depuis, la discussion entre Athènes et ses créanciers sur ce sujet n'a pas avancé d'un pouce, l'exécutif Tsipras et les institutions européennes étant empêtrés dans des négociations interminables sur la fin du programme d'assistance financière apporté à la Grèce, en échange de nouvelles mesures d'austérité exigées par Bruxelles et le FMI.

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 23:00

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Les « faucheurs de chaises » veulent aider l’Etat à lutter contre l’évasion fiscale

20 mai 2015 / Barnabé Binctin (Reporterre)
 


 

Les chaises volées à la HSBC et à la BNP Paribas afin de dénoncer l’évasion fiscale ont été déposées dans un centre des finances publiques à Paris mardi matin.


En plein rebondissement dans l’affaire Kerviel, les fameuses « chaises volées » aux banques continuent leur chemin. Après avoir été la possession de dangereux passeurs comme Edgar Morin ou Txetx Etcheverry, deux d’entre elles ont atterri mardi matin 19 mai dans un centre de finances publiques parisien.

 

 

En février, le collectif Bizi avait publiquement envahi l’agence de Bayonne de la banque HSBC afin de lui subtiliser huit chaises. Idée : "récupérer" une partie de l’argent volé par cette banque aux citoyens français par la fraude fiscale. Quelques jours plus tard, ATTAC menait une action similaire, dans une agence de la BNP Paribas (voir le reportage-vidéo réalisé par Altermondes).

« La BNP Paribas possède 171 filiales dans des paradis fiscaux, dont 6 aux îles Caïmans », dit Thomas Coutrot, porte-parole d’Attac à Reporterre, dénonçant « l’organisation industrielle de l’évasion fiscale par les banques françaises ».

Il faisait partie de la trentaine de militants d’Attac et des collectifs Bizi et Sauvons les Riches qui ont symboliquement remis deux chaises, hier matin, aux services des finances publiques, devant le centre de la place Saint-Sulpice. « C’est une avance de ce que les banques doivent à l’Etat, expliquait Thomas Coutrot dans son discours de passation. Nous espérons qu’avec ces chaises, vous bénéficierez d’une meilleure assise pour lutter contre l’évasion et la fraude fiscale. ».

L’action manifestait le soutien de la société civile à l’administration fiscale « qui ne peut plus faire correctement son boulot », nous dit l’un de ceux qui se surnomment désormais « les faucheurs de chaises ». « De 60 à 80 milliards d’euros de manque-à-gagner, c’est ce que représente l’évasion fiscale en France. Soit l’équivalent du déficit public français », rappelle Frédéric Barrois, du syndicat Solidaires-Finances publiques.

Ce chiffre a été établi par un rapport parlementaire publié en 2013 et entériné par le ministre du budget de l’époque, Bernard Cazeneuve. Un chiffre à mettre en regard de la vague de suppression d’emplois que connaissent par ailleurs ces services de l’Etat : « 30 000 emplois ont disparu dans nos services depuis 2002. C’est plus de 20 % des emplois de l’administration fiscale », souligne Gérard Jouve, également membre de Solidaires-Finances publiques.

 

L’argent ainsi volé à l’Etat pourrait avoir d’autres fonctions

 

*Suite  de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 22:57

 

Source : http://www.bastamag.net

 

Gaz de schiste

Algérie : « Quelles que soient les provocations du pouvoir, notre mobilisation restera pacifique »

par

 

 

 

 

Peu médiatisée, la mobilisation citoyenne se poursuit en Algérie contre l’exploitation des gaz de schiste. Entre arrestation de caricaturiste engagé et convocation policière d’opposants à la fracturation hydraulique, les autorités tentent de freiner le mouvement. Basta ! a rencontré l’un des piliers de cette lutte, Mouhad Gasmi. « Il va y avoir tôt ou tard une convergence des luttes, prédit-il, et je suis convaincu que cela peut faire vaciller le régime si le gouvernement continue à camper sur ses positions. » Rencontre.

« Une fois rentré en Algérie, je crains qu’on m’arrête ». Les craintes de Mouhad Gasmi, opposant farouche à l’exploitation de gaz de schiste, étaient fondées. Le 13 mai, il a été convoqué avec trente autres militants, par la police d’Adrar, la ville algérienne où il vit, suite à une plainte déposée cinq mois plus tôt par le directeur d’un hôpital pour « insulte et saccages de biens » [1]. Des accusations réfutées par Mouhad. « Nous avons organisé un sit-in devant l’hôpital pour revendiquer de meilleures conditions d’accueil et nous avons exprimé notre soutien aux médecins qui travaillent dans des conditions pénibles », indique t-il au site d’informations Impact 24. Nous n’avons insulté personne et nous n’avons jamais cassé le moindre objet. » Le militant a pour l’instant été relâché, mais sera traduit en justice.

Cette pression policière est-elle en lien avec les activités militantes connexes de Mouhad ? Cet activiste infatigable pour le droit au travail et les chômeurs algériens est pleinement engagé depuis fin décembre dans une mobilisation citoyenne inédite contre l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. C’est à Tunis, à l’occasion du Forum social mondial fin mars, que Basta ! a pu le rencontrer. Sa famille habite à In Salah, une ville de 50 000 habitants au cœur du Sahara, proche des sites de forage qui menacent de précieuses ressources en eau [2]. Dès 2013, son implication dans la ligue de défense de droits des chômeurs l’amène à participer à des conférences sur les risques liés à l’exploitation des gaz de schiste. D’emblée, les préoccupations liées à la préservation de l’eau et l’impact sur la santé des populations l’interpellent. Adepte des réseaux sociaux et réalisateur amateur de petites vidéos, il commence à diffuser des informations à ce sujet sur le web.

 

 

Un mouvement social venu du désert

Mouhad refuse d’être qualifié de leader de la contestation. « Le mouvement est de la base, comme moi, insiste t-il. Je ne fais que contribuer à l’organisation d’une contestation. » Durant des mois, il parcourt les villes et oasis du Sud de l’Algérie pour informer et aider à la constitution de groupes de citoyens. Une tâche compliquée quand il s’agit de populations très éloignées des unes des autres, ne disposant pas forcément d’un accès aux technologies modernes d’informations et de communication. L’annonce officielle en décembre 2014 par le gouvernement algérien du forage d’un premier puits près d’In Salah va donner un coup d’accélérateur à la mobilisation.

Pour passer à la vitesse supérieure, rien de mieux qu’un campus universitaire, où étudiants et enseignants commencent à rallier la lutte. Des cadres de la compagnie pétrolière publique Sonatrach apportent même leur expertise. Les premières assemblées générales s’organisent. Les femmes vont alors jouer un rôle déterminant dans la prise de conscience : elles font du porte-à-porte pour exposer les dangers des gaz de schiste. Le 29 décembre, un premier rassemblement attire plusieurs milliers de personnes dans une ville qui compte 50 000 habitants.

 

Combat contre l’impunité des multinationales

Le manque de transparence entourant les opérations pétrolières et gazières renforce la ténacité des opposants. « Il y a une grande opacité dans les produits chimiques utilisés, c’est le secret gardé des multinationales, affirme Mouhad. Ce dont on est sûr c’est que les produits toxiques utilisés pour la fracturation hydraulique sont toxiques et déversés ensuite dans la nature. » Si la pollution remonte à l’exploitation du gaz et du pétrole conventionnel débutée il y a plus d’un demi siècle, l’absence de réglementation en la matière a soulevé la colère. Dans la région saharienne, les dégâts environnementaux sont déjà perceptibles (lire notre enquête, notamment l’absence de traitement des eaux et boues de forage). « Les multinationales polluent depuis des décennies en toute impunité », fustige l’activiste.

Des mobilisations émergent dans d’autres régions du Sahara. « Nous demandons l’arrêt immédiat du fracking, la réparation immédiate des dégâts dans les eaux usées, et un rapport qui justifie l’exploitation du gaz de schiste. » La demande officielle de moratoire sur le gaz de schiste, envoyée le 21 février par le collectif d’In Salah et cosignée par des experts algériens, n’a reçu pour l’heure aucune réponse du président Abdelaziz Bouteflika et du Premier ministre. Le président algérien a en revanche réaffirmé fin février sa volonté de faire « fructifier » et de « tirer profit » de tous les hydrocarbures, dont les gaz de schiste qualifiés de « dons de Dieu »...

 

Le régime algérien sous pression citoyenne

« Les citoyens d’In Salah prennent de plus en plus conscience que ce problème de gaz de schiste est intimement lié à la nature du pouvoir algérien. Soit cette question sera enterrée et l’on ne gagnera pas, soit elle peut faire vaciller le régime », analyse Mouhad. Son rôle dans le mouvement d’opposition aux gaz de schiste en Algérie est incontestable. Et connu des autorités algériennes qui n’hésitent pas à l’occasion d’un débat à Tunis où Mouhad intervient, à le qualifier publiquement d’ « agent du Mossad », le service secret israélien honni... Tous les moyens sont bons semble t-il, pour tenter de disqualifier le mouvement.

Mouhad est très attaché à l’autonomie du mouvement et à son caractère non partisan. « Il va y avoir tôt ou tard une convergence des luttes, prédit-il, et je suis convaincu que, si le gouvernement continue à camper sur ses positions, cela le mettra en grandes difficultés. » A ses yeux, la médiatisation de la lutte peut contribuer à faire pression sur le pouvoir. Pour lui comme pour ses camarades, elle peut aussi permettre « d’éviter une répression violente et sanglante dans la région. »

Le 20 avril, relève Mediapart, le caricaturiste Tahar Djehiche a été convoqué par la police, accusé d’avoir partagé des dessins sur Facebook autour de la problématique de l’exploitation du gaz de schiste [3]. La récente convocation de Mouhad par la police à Adrar devrait, elle, déboucher sur un procès. Le militant l’assure : « Quelles que soient les provocations du pouvoir, notre mobilisation restera pacifique ».

Sophie Chapelle
@Sophie_Chapelle sur twitter

Photos de une : mobilisation à In Salah, CC Desert Boys
Photo de Mouhad Gasmi à Tunis, en mars 2015 : © Olivier Tétard

Pour aller plus loin : le rapport de Basta ! et l’Observatoire des multinationales sur Total et les gaz de schiste en Algérie (à télécharger ici)

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 22:50

 

Source : http://cadtm.org

 

 

Communiqué du CADTM et d’ACIDE Bruxelles à l’occasion de l’Assemblée générale de Dexia S.A.

Dexia : Merci pour la dette !

20 mai par CADTM

 

 

 

Cette après-midi, l’assemblée générale de Dexia S.A. fut agitée : des actionnaires ont posé des questions dérangeantes à la direction du groupe bancaire et l’un d’entre eux a même sauté sur la table où siégeaient les membres de cette direction en arborant un t-shirt « DEXIA : MERCI POUR LA DETTE : 9 MILLIARDS € » et en scandant « Dexia, dégage ! Paye ta dette et bon voyage ! », « Dexia, t’as joué, mais qui paye l’austérité ? »

 

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« Dexia, dégage ! ¨Paye ta dette et bon voyage ! »

 

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« Dexia, t’as joué, mais qui paye l’austérité ? »

Rappelons que Dexia a très bien fonctionné pendant plus de 100 ans lorsqu’elle était une banque publique. Mais moins de 20 ans après sa privatisation, elle s’est effondrée.

La population a alors été contrainte par les dirigeants politiques - sans même que les parlementaires n’aient été consultés - d’éponger ses pertes. Depuis 2008, le coût des différents sauvetages de Dexia s’élève déjà à 9 milliards d’euros ! |1| Ce montant pourrait encore s’alourdir vu que Dexia continue d’enregistrer des pertes et que l’État belge a déposé à l’époque une garantie d’État sur toutes ses dettes jusqu’en 2031 pour un montant de 43,7 milliards d’euros... (soit 20% du budget de l’État).

Bien que Dexia continue de constituer une menace pour la collectivité, les dirigeants de la banque ne donnent pas de réponses satisfaisantes à ces questions essentielles :

  • Qui sont les créanciers de Dexia qui bénéficient de cette incroyable garantie de l’État belge ?
  • Les pertes du groupe Dexia s’élèvent à plus d’un demi-milliard pour 2014. Quel est le risque de devoir recourir encore une fois aux fonds publics pour recapitaliser la banque ? 

 
Le CADTM et le groupe bruxellois de la plateforme d’audit citoyen de la dette en Belgique ACIDE exigent :

  • des réponses claires à ces questions ;
  • l’annulation de la garantie de l’État belge aux dettes privées de Dexia S.A.
  • l’annulation des 33 milliards d’euros de dette illégitime que constituent les sauvetages bancaires réalisés par l’État depuis 2008 ;
  • que des poursuites soient engagées contre les responsables de la débâcle de Dexia, parmi lesquels se trouvent l’ex-Ministre des Finances Didier Reynders, l’ex-gouverneur de la Banque nationale de Belgique Guy Quaden, l’ex-président de l’autorité des services et marchés financiers Jean-Paul Servais, ainsi que les administrateurs et directeurs en charge |2| ;
  • qu’il soit interdit à ces responsables d’exercer un métier bancaire vu leur incompétence ;
  • que Belfius (séparée du groupe Dexia) soit mise sous contrôle de ses employé.e.s et des usagers.

Plus généralement, nous sommes pour que l’ensemble du secteur des banques et des assurances soit socialisé car « la banque est un métier bien trop sérieux pour le laisser aux mains des banquiers », que les responsables de la crise se voient présenter la facture et que cesse toute forme d’austérité.

Contacts :

pour le CADTM : Renaud Vivien 0497 04 79 99 - renaud AT cadtm.org
pour ACiDe Bruxelles : Antoine Hermelin 0498 59 93 94 antoine AT fian.be

Pour plus de détails, voir le documentaire ’Dexia : démocratie confisquée’ produit par Zin TV, le CADTM, ATTAC-Bruxelles 2 et ATTAC-Liège.

 

Et nous ne manquons pas de rappeler au Ministre des Finances actuel ses belles paroles de 2013 :

Les responsables

Ce que les citoyens reprochent peut-être encore plus à leurs politiques, c’est qu’on n’a toujours pas désigné de responsables pour la débâcle Dexia. La commission parlementaire chargée du dossier s’est révélée inutile. Il a été seulement constaté qu’une banque, sans que personne ne s’en inquiète, peut gonfler son bilan jusqu’à trois fois le PIB de ce pays en contractant des dettes énormes. En tant que successeur de Bacob et du Crédit Communal, Dexia comptait de nombreux politiques et responsables dans ses groupements d’intérêt et conseils d’administration de ses différentes sociétés bancaires. Ces derniers n’ont rien fait.

Les personnes en cause ne manquent pas. L’internationalisation mégalomane et l’expansion endettée de Dexia a eu lieu sous la direction du président Piere Richard et du CEO Axel Miller. Aujourd’hui Richard profite d’une belle pension aux frais de Dexia, Miller continue sa carrière (à la tête de D’Ieteren). La FSMA de l’époque, sous la direction de Jean-Pol Servais, n’a rien vu, rien entendu, rien remarqué des dérapages de Dexia. Pourtant, ce même Servais se trouve toujours à la tête de la FSMA et espère prolonger son mandat.

Après 2008 aussi, des erreurs ont été commises. Jean-Luc Dehaene et le CEO Pierre Mariani n’ont pas sauvé le navire en perdition, notamment parce qu’ils désiraient conserver le groupe Dexia dans sa totalité et qu’ils ont voulu épargner les actionnaires et les créanciers. C’est pourquoi, à un moment où c’était peut-être possible, le portefeuille gigantesque d’obligations d’état n’a pas été supprimé et les créanciers n’ont pas été impliqués.

Et que dire des nombreux administrateurs de Dexia Group et de Dexia Banque (l’actuelle Belfius) et des responsables d’Arco et du Holding communal, les deux gros actionnaires belges de Dexia ? Personne n’a donc rien à se reprocher ? La Cour des comptes française a récemment publié une analyse démontrant que Dexia a chaviré à cause de son modèle financier vulnérable (financer à court terme des obligations à long terme) et sa faiblesse administrative où les administrateurs, les actionnaires, la direction et les contrôleurs se comportaient comme un groupe d’amis et de personnes partageant les mêmes idées. Peuvent-ils tous continuer comme si de rien n’était ? Manifestement, c’est le cas en Belgique.

Trends Tendances du 27 août 2013 : http://trends.levif.be/economie/politique-economique/les-10-travaux-de-di-rupo-le-cas-dexia-1-10/article-normal-175641.html

 

 
Notes

|1| Premier sauvetage en 2008 pour 2 milliards + achat de Belfius en 2011 pour un prix surévalué de 4 milliards + deuxième sauvetage en 2012 pour 3 milliards.

|2| Pour ne citer qu’un exemple : Pierre Richard, ancien patron du groupe Dexia, s’est vu remercié d’une retraite-chapeau dont la provision dépasse les 10 millions d’euros...

 

 

Source : http://cadtm.org

 

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 22:40

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

La médecine du travail est à l'aube d'une petite révolution

|  Par Mathilde Goanec

 

 

 

Le député socialiste Michel Issindou rend cette semaine un rapport sur la médecine du travail à la demande des ministères du travail et de la santé. Certaines des conclusions qui ont commencé à fuiter reprennent de vieilles revendications patronales, sous couvert de simplification et de pénurie de médecins.

 

Si le gouvernement suit, et il y a de fortes chances qu'il le fasse, c’est une petite révolution. Le député socialiste Michel Issindou devait rendre aujourd’hui à François Rebsamen et Marisol Touraine son rapport sur la réforme de l’aptitude, pierre angulaire de la médecine du travail en France. Selon des informations de l'agence spécialisée AEF, confirmées par des proches du dossier consultés par Mediapart, la consultation obligatoire pour tous les salariés pourrait passer de deux à cinq ans, les visites restantes étant assurées par des infirmiers. La fiche d’aptitude, remise à chaque salarié à l'issue de chacune des visites, sera quant à elle vraisemblablement supprimée, sauf pour des postes présentant des risques accrus pour la sécurité des personnes, et remplacée par une simple « attestation de suivi ». Enfin, il est question d’encadrer plus strictement la délivrance par les médecins d’une aptitude « avec réserves », celle qui permettait jusqu'ici des aménagements de poste en cas de maladie, d’usure, ou de handicap.

Gabriel Paillereau, ancien délégué général de l'organisme représentant les services interentreprises de santé au travail Cisme (il a quitté l'institution avec fracas en 2009), actuellement consultant, attend les conclusions définitives du rapport, mais ne cache pas son inquiétude : « Dans la mesure où ce texte repose sur la volonté de simplification voulue par Thierry Mandon, on est dans l'allégement systématique des formalités pour les employeurs, même si c'est contraire à la santé des salariés. Le rapport risque donc de faire la part belle aux revendications du Medef. » Commandé par les ministères du travail et de la santé, le rapport s’inscrit en effet dans la mise en œuvre du fameux « choc de simplification », dont le constat était alors sans appel : la visite médicale des salariés, dans son format actuel, relèverait de la « formalité impossible » pour les employeurs qui les placerait dans une « insécurité juridique » permanente. Le gouvernement reprenait à son compte une vieille antienne patronale, sur la lourdeur et l’inefficacité des visites obligatoires. Cette position est effectivement revendiquée par la direction actuelle du Cisme, l’organisme représentatif des services de santé au travail, financés par les employeurs, et qui embauchent 90 % des médecins du travail en France.

La médecine du travail est effectivement en déliquescence : il y a seulement 5 700 médecins du travail en France, pour 25,8 millions d'actifs, et le ministère de la santé prévoit d’ici à 2030 une baisse de 62 % des effectifs, vu l’âge moyen des praticiens et le manque de renouvellement. Chaque médecin gère donc près de 3 500 dossiers de salariés en moyenne. Le ressenti des salariés à leur égard est souvent mitigé : nombre d’entre eux ignorent le lien exact qui unit médecins et employeurs, se moquent d’une visite réduite généralement à sa portion congrue, et qui leur semble protocolaire et déconnectée de leurs préoccupations professionnelles. La remise en cause de la fiche d'aptitude, dans ce contexte, est une cible facile. 

Mais la mission Issindou est critiquable, tout d'abord dans sa composition. Si l'universitaire Sophie Fantoni-Quinton, spécialiste de la santé au travail et juriste, ainsi que le chef de l’inspection générale des affaires sociales, Pierre Boissier, ont planché sur le sujet, aucun médecin du travail en exercice dans les entreprises n’a pris part au débat, hormis par le biais des auditions. Par ailleurs, les représentants des salariés n’ont pas été conviés à la rédaction de ce rapport, alors même que Christian Ploton, directeur des ressources humaines de Renault, faisait partie des quatre personnalités convoquées. De ce fait, les solutions préconisées alimentent les craintes d’une profession qui se dit depuis des années sciemment vidée de ses moyens, pour mieux justifier ensuite sa disparition. Et si le consensus est quasiment généralisé sur la vacuité actuelle de la fiche d’aptitude, sa disparition et le changement de rythme des visites affolent un certain nombre de professionnels.

L’association Santé et médecine du travail (qui milite pourtant depuis longtemps pour la suppression de l’aptitude, qui n’a pas empêché nombre de scandales sanitaires comme celui de l’amiante par exemple) crie au « sabotage ». « Plutôt que de former plus de médecins du travail, on revoit simplement le calendrier, se plaint l'un de ses membres, Alain Carré, ancien médecin du travail et militant CGT. Mais il ne faut pas se leurrer : en supprimant la visite tous les deux ans, et au vu de la multiplication des contrats précaires, il y a des salariés qu’on ne verra plus jamais. »

Supprimer la fiche d’aptitude au nom de la simplification et la remplacer par une attestation de suivi est « une catastrophe », argue de son côté Bernard Salengro, président du syndicat CFE-CGC santé au travail, très mobilisé sur cette question. « Cette fiche, c’est le seul moyen pour empêcher l’employeur de mettre son nez dans le pantalon du salarié et pour préserver le secret médical. La fiche d’aptitude a également un vrai rôle protecteur contre les discriminations pour raisons de santé ou de handicap. Elle nous permet d’apporter des réserves, de proposer des restrictions comme l'aménagement d'un poste pour un salarié en difficulté. »

Car l’autre point litigieux est bien la possible révision de la notion d’aptitude avec réserves. Elle offre actuellement au médecin du travail la possibilité de proposer des transformations, voire un changement de poste, lorsque les salariés ne sont plus capables d’assumer leur fonction pour des raisons de santé, d’usure et de handicap. Cette notion, qui tranche avec une position binaire, apte ou inapte, mais nécessite en général un investissement des entreprises pour la mobilité des personnels, est une épine dans le pied de nombreux employeurs. « L'opposition à un encadrement plus restrictif de l'aptitude avec réserves n'est pas un simple réflexe corporatiste, puisque les médecins du travail sont quasiment déjà morts, défend avec cynisme Alain Carré. Mais c’est un point fondamental du droit français qui est menacé, à l'œuvre depuis la création de la médecine du travail en 1946, celui d’adapter le travail à l’homme et pas l’inverse. » Gabriel Paillereau craint également que les médecins ne soient de facto privés « d'une partie de leur job », qui est de conseiller « le chef d'entreprise et le salarié » sur la santé des travailleurs. Aujourd'hui, le licenciement pour inaptitude, quand aucune solution n'a été trouvée, concernerait déjà près de 120 000 personnes chaque année, selon le rapport Gosselin

La réforme de 2011, dernier texte structurant sur la médecine du travail, avait déjà considérablement renforcé le poids des infirmiers et des paramédicaux dans le dispositif, ces derniers se substituant peu à peu aux médecins dans le suivi des salariés. Statutairement, ils ne sont pourtant pas aussi protégés que les médecins du travail. Ces derniers font partie des salariés dont le licenciement doit être validé par l'inspection du travail, mais bénéficient également de l'indépendance traditionnellement adossée à la figure du médecin. Potentiellement, les infirmiers et le personnel de prévention paramédical sont donc davantage soumis à la pression des employeurs, qui peuvent rechigner à suivre leurs recommandations. Si le gouvernement suit le rapport Issindou, les infirmiers seront pourtant encore davantage mobilisés et les médecins rendus à un rôle d’animateur d’équipe, au sein des services de santé au travail. « C’est la fin d’une médecine de première ligne systématique », regrette Dominique Huez, qui milite depuis longtemps pour une reconnaissance de l’importance de la « clinique du travail », fondée sur des entretiens individuels réguliers avec les salariés. Le médecin reste cependant modérément optimiste : « Les provocations du projet initial ont disparu, mais ce qu'on ne dit pas, c'est qu'il peut s'agir d'une démédicalisation progressive du secteur. » 

Ces propositions risquent fort d'être validées en l'état tant elles collent au mandat de départ, ce que montre la lettre de mission des deux ministres concernés, rédigée l'an dernier. Elles se devaient d'être « soutenables au regard de la disponibilité de la ressource médicale » et de « répondre à la volonté de simplification poursuivie par le gouvernement ». En évacuant la polémique, et notamment le recours à la médecine de ville pour une partie des visites, un temps envisagé, le gouvernement arguera d'une vision équilibrée. Mais une telle refonte de l'aptitude ne peut se passer d'un nouvel appareillage législatif, car cela contrevient par ailleurs à une directive européenne de 1999 sur la santé au travail. Le gouvernement a un temps imaginé accoler ces changements à la loi santé, puis à celle sur le dialogue social. Examinée en ce moment à l'Assemblée nationale, la médecine du travail version 2015 pourrait rentrer dans une loi Macron II, avant l'été.

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

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