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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 16:33

 

 

 

Le Monde.fr

 02.06.2013 à 15h07 • Mis à jour le 02.06.2013 à 16h38

Par Guillaume Perrier à Istanbul


 

Samedi, 20 heures. L'impressionnant déploiement de forces de police anti-émeute qui avaient repris la place Taksim et le parc de Gezi aux manifestants, samedi matin, a disparu comme par enchantement. Tous les bataillons de policiers se sont retirés et ont laissé la place aux manifestants. Très vite, des dizaines de milliers de personnes, peut-être des centaines de milliers, remplissent la place, le parc, les quartiers aux alentours et l'avenue piétonne Istiklal, la grande artère commerciale du centre-ville où déambule chaque jour plus d'un million de personnes.

Les manifestants fêtent leur victoire arrachée après trois jours de bataille avec la police. Avec un mois de retard, c'est le 1er-Mai. Le gouvernement avait en effet interdit cette année tout rassemblement sur la place Taksim pour la Fête des travailleurs.

Partout l'alcool coule à flots, les bouteilles de bière s'entrechoquent et, chose inhabituelle, on consomme ouvertement dans la rue. Des vendeurs ambulants en font leur commerce et se baladent avec des seaux d'eau glacée remplis de bouteilles. La diabolisation, la stigmatisation répétée des buveurs d'alcool par le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, et les mesures de restriction de la consommation ont été l'un des nombreux éléments qui ont nourri cette révolte.
 

"M. Erdogan veut s'en prendre à notre mode de vie, il ne tolère pas les gens qui aiment l'art, qui vivent à l'occidentale. Il détruit les immeubles historiques, les cinémas et les théâtres pour les remplacer par d'horribles centres commerciaux construits par ses amis", tempête Erkan, un père de famille de 55 ans, venu avec sa femme et ses deux enfants adolescents. Plus loin, une jeune femme avec un groupe d'amis donne un avis similaire. "Sa vision de la famille turque et des femmes est totalement rétrograde", dit Esra, une bière dans une main, un drapeau turc dans l'autre.

Le gouvernement s'est attiré les foudres des "laïques" pour ses attaques répétées contre le droit à l'avortement ou la limitation d'accès à la pilule du lendemain. "Faites au moins trois enfants", a coutume de répéter aux Turques M. Erdogan.

Samedi, 23 heures. La fête continue sur la place et le sol est désormais jonché de bouteilles. Au centre, le monument à l'indépendance de la Turquie est escaladé par des jeunes qui veulent se faire prendre en photo. Jour de gloire, jour historique pour tous ces manifestants qui tiennent leur revanche. La statue d'Atatürk est affublée de toutes sortes d'emblèmes politiques, de drapeaux d'associations LGBT, des couleurs kurdes ou de partis de gauche.

Une danse traditionnelle alévie est improvisée : y entrent des Kurdes qui scandent "vive le président Apo [Öcalan, leader du PKK]" mais aussi des kémalistes avec leur drapeau turc. Joyeuse cacophonie. "Ce qui nous réunit ici, c'est que beaucoup d'entre nous sommes alévis", hurle Metin, originaire de Malatya. Les alévis, une branche éloignée du chiisme, sont environ 15 millions en Turquie et cultivent un mode de vie libéral. "Le gouvernement est un parti sunnite religieux qui ne nous aime pas. Nous ne voulons pas de leurs cours de religion et nous ne voulons pas prier dans leurs mosquées. Nous voulons notre culture", s'énerve Metin.

Dimanche, 1 heure. Aux quatre coins de la place et du parc Gezi, des militants équipés de sacs poubelle commencent à nettoyer. Contrairement aux affirmations du premier ministre et de ses supporters, peu de casse et de vandalisme ont été constatés. Sur Istiklal, le fameux pâtissier qui appartient à la mairie a été entièrement dévasté. Quelques vitrines cassées et voitures abîmées, mais de manière très marginale. Les banques, peu protégées, n'ont pas été endommagées. Des personnes s'interposent pour calmer les plus énervés. Des véhicules de police, quelques bus municipaux et les camions satellite de chaînes de télévision jugées "vendues à Erdogan" ont en revanche été détruits et traînés jusqu'aux barricades.

Les barricades justement, sont en train de se constituer. La place commence doucement à se vider. Rentrent chez eux les manifestants les moins politisés, la petite-bourgeoisie laïque et kémaliste des quartiers du centre-ville. Restent les militants les plus motivés, les mieux organisés. Les groupes de la gauche radicale montent des campements pour tenir la place toute la nuit et s'affairent sur les barricades : bus, voitures, barrières de police, matériel de chantier... Tout autour de la place, des obstacles bloquent les voies d'accès.

Cem, un militant du Halk Cephesi (Front du peuple), obscur groupuscule d'extrême gauche issu d'une scission du Parti communiste, montre ses blessures de guerre. Une grenade de gaz lacrymogène l'a touché à l'épaule. Un autre tir tendu de la police lui a éclaté l'arcade sourcilière. "Cela fait trois jours que j'y suis avec les camarades. Nous resterons jusqu'au bout. Jusqu'à ce qu'il démissionne", assure ce jeune ouvrier d'une trentaine d'années, originaire du Dersim, une région de l'Est, foyer traditionnel de la gauche alévie.

Dimanche, 2 heures. Un nuage de gaz continue de flotter sur le parc de Gezi, désormais aux trois quarts vide. Les yeux piquent et la peau brûle. La plupart des manifestants n'ont qu'un simple masque de chirurgien ou un foulard, bien dérisoire. Toutes sortes de rumeurs circulent parmi les occupants de la place. A Besiktas, à deux kilomètres de là, de violents heurts opposent anarchistes, autonomes et policiers qui repoussent les tentatives d'approche des bureaux du premier ministre. Le gaz lacrymo remonte jusqu'à Taksim.

Au nord de la place, à Harbiye, tout est calme. Des voitures défilent en klaxonnant, drapeau turc à la fenêtre. Aux fenêtres de la "orduevi", la résidence pour officiers de l'armée, on observe de loin cette insurrection anti-Erdogan. Dans la journée, une rumeur sur les réseaux sociaux avait fait état de distribution d'eau et de masques aux manifestants par des militaires. L'armée était un ancien bastion kémaliste et laïque, avant qu'elle ne soit décimée par les arrestations et les procès lancés par la justice. Elle a été responsable de quatre coups d'Etat depuis 1960 mais n'est plus vraiment en position de le faire aujourd'hui.

Dimanche, 4 heures. La place est désormais quasiment vide, quelques grappes de jusqu'au-boutistes subsistent ça et là. Des véhicules de chantier ont été enflammés et l'incendie s'est propagé jusqu'à une citerne de gaz qui a fini par exploser et toucher les arbres du parc de Gezi. Le feu sera maîtrisé. L'attente, elle, sera encore longue. Dimanche en début d'après-midi, la place se remplira à nouveau d'une nouvelle foule de protestataires. En attendant, adossée avec son compagnon à la vitrine d'une banque, une jeune femme à la voix de chanteuse d'opéra se lance dans un numéro de soliste. Et se taille un joli succès.

Guillaume Perrier à Istanbul

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 00:27

 

 

Reporterre.net

Squat Vinci

jeudi 30 mai 2013

 

 

A Toulouse, une maison inoccupée du groupe Vinci a été investi par des squatteurs. Le groupe les poursuit en justice.


 

Nous, occupants depuis le 17 mai d’une maison d’un Comité d’Entreprise de Vinci précédemment laissée à l’abandon et ouverte à tous vents, avons été assignés ce vendredi 24 mai 2013 en référé d’heure à heure pour nous voir solennellement mettre à la rue.

Nous avons donc l’audace de demander pourquoi. Pourquoi des centaines de gens doivent-ils rester dehors puisque la mairie elle-même reconnait que 2000 logements sont réquisitionnables – en tout 15 à 20 000 logements sont indéfiniment vides à Toulouse ?

Pourquoi sinon pour entretenir dans le reste de la population la peur du déclassement et de la précarité, et augmenter toujours la soumission des populations ? Que cela fait-il donc de nous tous ?

Et si tant de logements restent vides, alors pourquoi en construire toujours davantage ? Et quels logements, quels quartiers et quelle ville sont en train de nous construire les promoteurs tels que Vinci ? Des villes sans vie, toutes identiques, ayant perdu leur âme, avec bureaux, centre commercial, parking et logements dont nous sommes expropriés exclusivement au bénéfice de notre odieuse jet-set ?

D’autres choses ne changent par contre pas, comme les centaines de sans-abris dans nos rues, avec enfants. Leur « progrès » n’empêche pas un tas d’arriérations et de décadence. Trouver un logement et un boulot devient de plus en plus martyrisant et illusoire.

La propriété est un dispositif jugeable à ses résultats – et quels sont-ils ? Quelques uns possèdent des dizaines voire des centaines de milliers de logements, pendant que 600 000 autres vivent dans la rue. N’est-il pas temps d’y faire quelque chose ? Et que faire, sinon s’organiser nous-mêmes, et porter la chose devant les tribunaux : le droit au logement doit être appliqué, et pas seulement le « droit restrictif d’user et d’abuser de la richesse socialement produite ».

Une étude a décrit le comportement des entreprises comme psycopathique selon les critères de la psychologie humaine. Là non plus, Vinci n’est pas en reste. Le 1er bétonneur mondial accumule les scandales, de la Russie à la Grande-Bretagne, en passant par Notre-Dame-des-Landes, où la préfecture a fait des centaines de blessés cet hiver.

La solidarité est plus que jamais nécessaire car la loi laisse s’installer le désastre économique, écologique, humain, et réprime expéditivement toute initiative autonome. L’époque est au conformisme et à la médicalisation, à la performativité, époque ignoble faite de responsabilité limitée et de partenariat public-privé (PPP) pour l’aménagement urbain, la rénovation de nos quartiers, tous ces rond points, zones commerciales, autoroutes, aéroports, parkings et vidéo-surveillance : « diriger un moratorium est une affaire rentable ».

Le ministère de l’Ecologie a cédé gratuitement la maison à la compagnie

Le plaignant, Vinci, via l’ASF, est donc propriétaire de nos autoroutes du sud de la France. Les autoroutes construites avec l’argent public sont, depuis 2005, privatisées. Mais qu’est-ce ça veut bien dire ? Ça veut dire, dans le cas de Vinci, que 50 % des bénéfices sont détournés par les actionnaires.

La poule aux oeufs d’or a été concédée à tarif très avantageux. Tellement avantageux d’ailleurs que nous apprenons en lisant notre dossier de référé, qu’en effet, le ministère de l’Ecologie et de l’aménagement du territoire, a GRACIEUSEMENT CÉDÉ, c’est-à-dire pour rien, gratuitement, notre maison à la dite société, afin qu’elle puisse la revendre à son profit. Cette entreprise n’est pourtant pas d’utilité publique, surtout dans le contexte écologique et humain, loin s’en faut !

C’est pourquoi nous estimons que Madame le juge pourrait aussi bien soutenir et encourager notre action qui, elle, se réclame bien de salubrité publique, et pas l’obligation d’augmentation des marges de profit pour nos privilégiés actionnaires.

Notre Action la voici : en plus d’être notre lieu de vie c’est l’endroit idéal, jugeons-nous, pour la création d’un Centre de Recherche et d’Information sur la Politique Urbaine et les Nouvelles Perspectives Émancipatrices. Un lieu pour se questionner sur les agissements et l’influence tentaculaire qu’obtiennent certaines multinationales.

Nous nous proposons d’y organiser nos recherches sur l’agencement d’une vie faste et souveraine, et les partager dans des débats, des projections, une bibliothèque, un lieu de réflexion et d’organisation d’un vrai débat populaire sans que les puissants nous imposent leur vision.

Le monde est notre jardin, et non pas un camp, un zoo ou une jungle.

Suite de l’aventure au procès le 31 mai !



Source et photo : Squat.net

Lire aussi : La police du gouvernement "socialiste" évacue le Centre social autogéré de Toulouse

 

 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 21:11

 

La Montagne.fr

  A la Une > International 01/06/13 - 22h05

   

 

 
Dominique Faget/AFP Des Espagnols manifestent contre l'austérité à Madrid, le 1er juin 2013

Des milliers de personnes ont manifesté samedi en Allemagne, en Espagne et au Portugal contre les politiques d'austérité dans le cadre d'une journée européenne de protestation.

A Francfort (ouest de l'Allemagne), où se trouve le siège de la Banque centrale européenne (BCE) dont c'était samedi le 15e anniversaire de la fondation, ils ont été des milliers -7.000 selon la police- à se réunir à l'appel du collectif anticapitaliste Blockupy, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les organisateurs espéraient 20.000 participants, mais n'étaient pas en mesure pour le moment de fournir leur propre évaluation de leur nombre.

Quelques incidents ont eu lieu, la police ayant encerclé pendant plusieurs heures un groupe d'une centaine de manifestants pour exiger qu'ils défilent à visage découvert, car certains avaient dissimulé leurs traits sous des écharpes, des cagoules et autres foulards.

La police a fait usage de gaz lacrymogène à plusieurs reprises et le cortège dans son ensemble a été arrêté en raison de ces incidents. La manifestation devait initialement s'achever par un rassemblement aux abords de la BCE.

 

 
Boris Roessler/AFP Un manifestant est interpellé par des policiers à Francfort, le 1er juin 2013

"Nous voulons clairement dire que la politique de la Banque centrale européenne et de la troïka (BCE, UE, Fonds monétaire international), soumises à l'influence capitale du gouvernement fédéral, n'est pas la solution", a déclaré à l'AFP Roland Süss, porte-parole de Blockupy, qui regroupe syndicats et organisations de gauche.

"J'appartiens à la génération du babyboom et nous avons eu une vie relativement bonne. Mais maintenant, nous nous battons pour notre propre survie", a expliqué à l'AFP Marica Frangakis, 62 ans, une manifestante grecque de l'organisation altermondialiste Attac.

En Grèce, les gens "sont désespérés après une crise de cinq ans"; "Nous avons besoin de plus de solidarité, le capital est uni et fort, mais beaucoup de voix s'expriment au nom de la gauche en Europe, ce qui rend les choses plus difficiles", a-t-elle ajouté.

Sous le mot d'ordre "Tous unis contre la troïka!", au son des percussions et des sifflets, plusieurs milliers de personnes ont également défilé samedi à Madrid, jusqu'au siège de la représentation européenne, dans une ambiance bon enfant.

 

 
Quique Garcia/AFP Des Espagnols manifestent contre la Troïka et l'austérité, à Madrid le 1er juin 2013

"Nous sommes ici pour lutter contre les diktats de la troïka, parce que nous pensons qu'ils (ses dirigeants) gouvernent uniquement pour le grand capital, et contre la volonté de la majorité de la population", a dit à l'AFP Rafael Herguezabal, un retraité de 75 ans.

"Les gouvernements en Europe font ce que la troïka leur dit de faire, au prix de l'appauvrissement des travailleurs", a-t-il encore dit.

Quelque 80 rassemblements au total avaient au total été prévus en Espagne par le collectif "Marée citoyenne" qui dénonce "le grand échec des politiques économiques de rigueur, les expulsions, la réforme du travail et les privatisations" voulues par la troïka, qui a imposé à ce pays une cure d'austérité en échange d'un plan de sauvetage bancaire de 41,3 milliards d'euros.

Le gouvernement conservateur espagnol, qui a promis de réduire le déficit et la dette publics, a pris des mesures visant à faire 150 milliards d'économies, notamment dans l'éducation et la santé, entre 2012 et 2014.

 

 Au Portugal voisin, chants et sifflements ont ponctué les manifestations contre l'austérité qui ont rassemblé des milliers de personnes à Lisbonne et dans les principales autres villes de ce pays.

"Troïka dehors!" "Gouvernement démission!", avaient notamment écrit sur des pancartes des protestataires, qui ont brandi des cartons rouges devant la représentation du FMI dans la capitale.

"Arrêtons cette politique!", ont également scandé les manifestants présents à l'appel du mouvement apolitique "Que se lixe a troika" ("Que la troïka aille se faire voir") et de plusieurs collectifs de citoyens contre le programme de rigueur imposé depuis deux ans au Portugal en échange d'une aide financière de 78 milliards d'euros.

"Je ne suis pas responsable de leurs erreurs. C'est injuste d'entendre ensuite que certains gardent leurs privilèges tandis que la population doit se serrer la ceinture!", a déclaré à l'AFP Manuel Oliveira, un agent de sécurité.

A Lisbonne, il n'y a pas eu d'évaluation du nombre des manifestants, mais à Porto, dans le nord, ils ont été près de mille selon la police et 3.000 selon les organisateurs.

 

 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 18:25

 

AFP . les affaires.com

31-05-2013

                                                                                                                                                                                                                          Le géant américain de l'agrochimie, Monsanto, s'abstient de faire approuver de nouvelles graines génétiquement modifiées en Europe, où il vend déjà un OGM de maïs, en raison de l'opposition de nombreux pays, a expliqué vendredi à l'AFP un porte-parole du groupe.


"Nous expliquons depuis plusieurs années en Europe que nous n'y vendrons que des semences biotechnologiques bénéficiant du soutien des agriculteurs, d'un soutien politique large et d'un système de régulation fonctionnant bien", a souligné Brandon Mitchener, porte-parole de Monsanto Europe.


"Ces conditions s'appliquent à quelques pays seulement en Europe aujourd'hui, principalement l'Espagne et le Portugal", a-t-il ajouté.


Monsanto vend dans ces deux pays son maïs OGM MON 810 résistant aux insectes lépidoptères, notamment la pyrale du maïs, principal ravageur de cette céréale.


Le porte-parole a souligné que le groupe de Saint Louis (Missouri, centre des Etats-Unis) vendait aussi cette semence, seule semence OGM qu'il commercialise sur le continent, à "un agriculteur en Roumanie" et quelques autres en République Tchèque et en Slovaquie.


Il a rappelé que Monsanto avait "cessé de vendre le MON 810 en France en 2008 et en Allemagne en 2009 à la suite d'interdictions pour motifs politiques". 


L'Union européenne a décidé en début d'année de geler le processus d'autorisation de mise en culture des OGM sur son territoire, afin de relancer la recherche d'une solution négociée avec les Etats membres, profondément divisés sur la question.


La polémique sur les OGM a été relancée cette semaine par la découverte de blé génétiquement modifié dans un champ de l'Oregon (ouest des Etats-Unis). Ce blé a été développé il y a plus de dix ans par Monsanto mais n'a jamais été autorisé ni commercialisé, et les autorités enquêtent pour savoir comment il s'est retrouvé dans ce champ.


En Europe, "nous allons peut-être continuer à vendre de très petites quantités d'OGM aux fermiers qui le demandent, mais nous ne faisons plus de commercialisation active dans la plupart des pays" du continent, a ajouté le porte-parole.


Selon M. Mitchener, Monsanto "continue à croire aux OGM" et cette décision n'est pas forcément "éternelle", mais le groupe a pris "une décision stratégique en 2011 en étudiant le contexte d'activité" dans les différents pays européens.


"En raison de certaines décisions politiques, certains pays ont décidé qu'ils ne voulaient pas que des OGM, de quelque sorte qu'ils soient, soient cultivés dans leur pays. Nous ne sommes pas d'accord avec les fondements scientifiques de leur décision mais nous la respectons", a poursuivi M. Mitchener.


En revanche, Monsanto continue à demander des autorisations pour que ses produits OGM cultivés hors de l'UE puissent y être importés, notamment "du maïs, du coton, de l'huile de colza, de la betterave à sucre", a énuméré M. Mitchener.


Ces produits sont utilisés dans l'alimentation humaine ou animale, ou dans le cas du coton dans le textile. 


Par ailleurs, Monsanto commercialise dans toute l'Europe et ailleurs dans le monde des graines non OGM de fruits et légumes.


"Nous avons estimé" en 2011 "que nous avions un bon contexte (en Europe) pour la commercialisation de semences conventionnelles", a noté le porte-parole du groupe.


L'opposition aux OGM reste forte en Europe et dans d'autres parties du monde comme en témoignent les rassemblements organisées samedi dans plusieurs grandes villes d'Europe, d'Asie et d'Amérique pour protester contre Monsanto et plus généralement contre les OGM, pesticides et autres produits chimiques. A Paris, un "sit-in" a rassemblé plusieurs centaines de personnes notamment.

 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 18:21

 

le Mercredi 25 Mai 2011 à 09:24

cata © © France Info - Radio France


Depuis un peu plus d'un mois, les prix alimentaires ont augmenté de façon sensible dans les grandes surfaces, révèle le magazine {60 millions de consommateurs} dans une enquête à paraître demain. Il s'agirait des premiers signes d'une flambée des prix générale. Mais pour éviter les chutes de ventes, les distributeurs tentent de masquer les augmentations... avec des promotions.

Vous êtes une chaîne de super ou d'hypermarchés et vous voulez augmenter vos prix ? Faites donc une campagne de promotions. Le magazine 60 millions de consommateurs attire l'attention des acheteurs dans une enquête à paraître demain, sur les ficelles de la grande distribution pour faire valser ses étiquettes, sans effaroucher ses clients. L'enquête révèle que depuis la mi-avril, les hausses de prix sont déjà supérieures à 3% en moyenne. Les produits touchés sont essentiellement la farine, le café, les jus de fruits, les produits laitiers, les poissons surgelés ou en conserve. Et les limiers de 60 millions de consommateurs ont même repéré des hausses de 20% sur des lardons fumés, dans certains magasins. _ Pour le magazine, ces augmentations ne marquent le début d'un mouvement de “flambée générale” des prix. Promotions-diversions et inflation masquée Déjà confrontées à l'érosion de leur clientèle, les enseignes ont décidé, semble-t-il, d'avancer masquées. Tels des stratèges sur le champ de bataille, elles font diversion. Et c'est le consommateur qui, jouant ici le rôle de l'ennemi du général Supermarché, en fait les frais. La botte secrète la plus classique est la campagne de promotions. A tel point que ces promotions en deviennent des indicateurs pour mesurer les hausses qui vont suivre. La promotion est en effet une “vieille ficelle” pour “casser le repère prix chez le consommateur”. Et afficher quinze jours après “un nouveau prix de référence revu à la hausse”, explique 60 millions de consommateurs. _ Et le nombre de promotions est particulièrement élevé en ce moment. La société Promo Flash en a recensé 16 au niveau national, avec toujours plus de produits concernés. Une année de hausses de prix Seconde méthode utilisée par les Sun Tzu de la grande distribution : l'inflation masquée. Il suffit de modifier le poids d'un produit, ou d'appauvrir sa recette et de conserver le même prix au paquet : “Surveillez de près les prix au litre et au kilo, car ils peuvent s'envoler sans que le prix unitaire bouge”, prévient le magazine. Les industriels ont tiré les leçons des augmentations brutales de 2008, qui s'étaient traduites par des chutes de ventes. “Leur méthode relève de la préparation psychologique: ils ont annoncé les augmentations bien avant qu'elles ne se produisent pour émousser l'attention le moment venu”, décrypte Marie-Jeanne Husset, la directrice de la rédaction de 60 millions. Et elle se dit persuadée que ces hausses masquées vont se poursuivre tout au long de l'année. Grégoire Lecalot, avec agences

Par France Info

 


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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 18:03

 

CenterBlog

 

La Banque centrale européenne bloquée par les Indignés

Publié le 31/05/2013 à 13:08 par andrenicolas  


Forte d'environ 3000 manifestants, l'organisation anticapitaliste #Blockupy est en train de faire le siège de la Banque centrale européenne (BCE), ce vendredi matin à Francfort. Une opération coup de poing qui intervient à la veille d'une grande mobilisation contre la Troïka (BCE, Union européenne et FMI) partout en Europe et alors que le chômage atteint un nouveau record dans l'Union européenne.

A midi, le siège de la Banque centrale a été levé. Les militants de Blockupy semblent se diriger vers l'aéroport de Francfort. La Deutsche Bank demeure l'une de leurs cibles. celle-ci a été placée sous bonne garde par les autorités allemandes à en croire ce tweet:

http://www.humanite.fr/

 


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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 17:51

 

 

Rue89

 

Evasion 01/06/2013 à 11h17
Tribune des droits humains"

 

Au cours des trois dernières décennies, l’Afrique a fonctionné comme un « créancier net » pour le reste du monde, la conséquence des fuites cumulées de près d’un trillion et demi de dollars du continent. Dans son rapport, la Banque Africaine de Développement s’alarme.

Les nouvelles données, publiées officiellement mercredi par la Banque africaine de développement (BAD) et Global Financial Integrity (GFI), un groupe de défense basé à Washington, sont en contraste frappant avec les images largement répandues indiquant que l’Afrique bénéficie d’importantes quantités d’aide étrangère.

Les niveaux d’aide étrangère sont en effet élevés pour l’Afrique – suite à une promesse faite en 2005 au sein du Groupe des huit pays les plus riches du monde (G8), le continent reçoit plus de 50 milliards de dollars par an, faisant de lui la région la plus dépendante de l’aide au monde.

Pourtant, selon le nouveau rapport conjoint, l’effet réciproque de la corruption, de l’évasion fiscale, des activités criminelles et d’autres facteurs, a entraîné une fuite nette d’environ 1,4 milliard de dollars entre 1980 et 2009.

Clark Gascoigne, directeur des communications à GFI, explique :

« Dans les milieux de développement, nous parlons beaucoup de la quantité d’aide qui va vers l’Afrique, et il y a ce sentiment parmi certains en Occident selon lequel bien que nous donnions cet argent depuis des décennies, c’est la faute de l’Afrique si les pays du continent ne sont pas encore développés ».

« En effet, notre recherche montre qu’alors que l’Occident donne de l’argent à l’Afrique, bien plus en sort illicitement. En outre, vous pouvez supposer que les fuites illicites à partir d’autres régions entraîneraient probablement de transferts nets élevés de ressources provenant d’autres régions en développement, également ».

30,4 milliards de dollars sortis illégalement

En Afrique, cette tendance semble s’être particulièrement renforcée au cours de la dernière décennie, durant laquelle il est estimé qu’environ 30,4 milliards de dollars sont illégalement sortis du continent chaque année. De ce montant, on pense qu’environ 83 pour cent provient des pays d’Afrique du nord seule.

Au cours de toutes les trois décennies, peut-être d’une manière qui va contre l’intuition, les fuites d’argent sale semblent provenir particulièrement de pays riches en ressources, ceux qui sont le plus fortement engagés dans l’extraction de pétrole, de gaz et d’autres ressources naturelles. Parmi les plus remarquables, figurent le Nigeria, la Libye, l’Afrique du Sud et l’Angola.

Ces conclusions sont renforcées par un nouvel indice, publié il y a une semaine par ’Revenue Watch Institute’ (RWI), un autre groupe de veille, qui, pour la première fois, a systématiquement mis en corrélation la dépendance économique des gouvernements des ressources naturelles avec les faibles indicateurs de développement humain.

L’indice de RWI a examiné 58 pays responsables de la grande partie de l’extraction de pétrole, de cuivre et de diamant dans le monde, et a rapporté que les bénéfices de leurs secteurs extractifs s’élevaient à plus de 2,6 milliards de dollars en 2010, dépassant de loin les flux d’aide provenant de l’Occident.

Pourtant, plus de 80 pour cent de ces pays n’avaient pas également réussi à mettre en place des normes satisfaisantes pour l’ouverture de ces secteurs - et la moitié n’avait même pas pris de mesures de base à cet égard.

« Dans les pays riches en ressources, le secteur des ressources naturelles est généralement la principale source de flux financiers illicites », indique l’étude de la BAD et du GFI, notant une conclusion du Fonds monétaire international (FMI) selon laquelle le secteur pétrolier en Angola n’a pas déclaré en 2002 près de quatre milliards de dollars.

« Ces pays manquent généralement de structures de bonne gouvernance qui permettraient aux citoyens de surveiller la quantité et l’utilisation des recettes provenant du secteur des ressources naturelles. Souvent, les loyers et les redevances provenant de la gestion des ressources ne sont pas utilisés pour soutenir le développement social et économique des pays riches en ressources, mais sont plutôt détournés ou dépensés de façon non productive à travers la corruption et le clientélisme ».

Les conséquences de cette fuite massive à la fois des caisses publiques africaines et de l’aide étrangère axée sur le développement sont claires.

Mthuli Ncube, économiste en chef et vice-président de la BAD, explique :

« La fuite de ressources à partir de l’Afrique au cours des 30 dernières années - équivalant presque au produit intérieur brut actuel du continent – retarde le décollage de l’Afrique.

[Mais] le continent africain est riche en ressources. Grâce à une bonne gestion des ressources, l’Afrique pourrait être en mesure de financer une grande partie de son propre développement ».

Arrêter « l’absorption »

Ce nouveau rapport, publié lors des réunions annuelles de la BAD au Maroc, n’examine pas les facteurs spécifiques à chaque pays qui contribuent à ces fuites.

Toutefois, alors qu’il est clair que des niveaux différents de renforcement des mécanismes de régulation à l’échelle nationale seront nécessaires pour s’assurer que le développement des ressources naturelles en Afrique profite aux objectifs du secteur public, il est impossible d’ignorer le rôle des pays occidentaux dans cette situation en cours.

Clark Gascoigne conclut :

« Bien que ces chiffres soient étonnants, nous devons reconnaître qu’ils sont directement facilités par des banques occidentales et des paradis fiscaux qui autorisent la création de sociétés-écrans anonymes, par des gouvernements occidentaux qui ne partagent pas les informations fiscales et continuent de manquer d’une application adéquate des règles sur le blanchiment d’argent.

Bien que la responsabilité pour un changement incombe à la fois aux acteurs nationaux et internationaux, les pays occidentaux peuvent contrôler la composante internationale de cette dynamique – la structure financière internationale »

Publié initialement sur
Tribune des droits humains

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 17:42

 

Rue89

  à lire sur irishtimes.com 01/06/2013 à 10h11

 

 

Vous ne connaissez peut-être pas le comté de Fermanagh, en Irlande du Nord, où doit se tenir dans trois semaines le prochain sommet du G8 auquel participeront des chefs d’Etat tels que Barack Obama, Angela Merkel ou François Hollande.

Le Irish Times révèle que la région a une façon tristement originale de préparer leur venue : effacer les stigmates de la crise.

Plus de cent magasins dans les alentours du somptueux hôtel qui accueillera les chefs d’Etat ont été repeintes ou enjolivées.

Le site du quotidien irlandais publie quelques photos de devantures refaites, et même d’une ancienne pharmacie transformée artificiellement en magasin de fournitures de bureau.

Selon bon nombre d’habitants, tous ces changements visent à maquiller des boutiques souffrant de la crise pour les faire ressembler à des commerces florissants. Il s’agit de cacher les effets de la récession dans cette région du regard des participants au G8.

Les pouvoirs publics, qui financent ces changements, voient dans le G8 une « occasion phénoménale » pour « présenter la région le mieux possible et la promouvoir en terme d’industrie et de tourisme ».

Ces opérations de mise en scène ont au moins un mérite : « Je n’ai jamais vu les peintres en bâtiment aus

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 17:21

 

 

Rue89

 

En solde 01/06/2013 à 17h35

Vin, toiles, îles : face à la crise, la grande braderie des « bijoux de famille »

 

Pascal Riché | Cofondateur Rue89
Elsa Fayner | Journaliste Rue89

 

L’Elysée a vendu une partie de sa cave, Detroit veut se débarrasser de tableaux et la Grèce d’îles. En bradant leur patrimoine, tous veulent pallier l’austérité.

 

 


Le mot « solde » écrit sur des mannequins dans une vitrine (Biscotte/Flickr/CC)

 

L’Elysée a vendu jeudi et vendredi 1 200 bouteilles de vin à l’hôtel Drouot à Paris. Grâce à quelques bouteilles très précieuses (Pétrus, Cheval Blanc, Ausone par exemple), la vente a permis de récolter 700 000 euros. C’est deux fois plus que prévu, mais à l’échelle du budget national, c’est une goutte d’eau : pour paraphraser l’humoriste François Morel, l’Etat français n’a trouvé là que de quoi s’acheter un petit appartement à rénover à Paris...

 

 

Le billet de François Morel sur France Inter

Le 31/05/2013

 

Une partie de l’argent sera consacrée à l’achat de vins moins chers, et le reste sera transféré au budget.

L’Etat vend d’autres biens, plus discrètement : par exemple, le duplex dans lequel vivait jusque-là à New York le représentant permanent de la France auprès des Nations unies. L’appartement est évalué entre 25 et 30 millions d’euros, selon le site FrenchMorning.com.

Sont également à vendre sur le territoire deux prisons lyonnaises – Saint-Paul et Saint-Joseph – ou un terrain de 8 000 m2 dans le quartier d’affaires de La Part-Dieu, selon le magazine Lyon Capitale. Le portail du ministère de l’Economie et des Finances recense l’ensemble des cessions en cours ou à venir.

Le gros gisement d’argent ne viendra pas de la vente d’immeubles, mais de celle de participations. Le 5 mai, le Premier ministre a annoncé que l’Etat allait réduire ses parts dans « un certain nombre d’entreprises publiques » afin de financer des investissements.

L’Etat français n’est pas le seul à vendre ainsi des actifs publics, et ce n’est pas le moins timide. En période de disette budgétaire, la tentation est forte de se débarrasser de ses bijoux de famille. Exemples.

 

                                                                                                                                                                                                                             1 La ville de Detroit prête à brader ses tableaux

 

Detroit se trouve au bord de la faillite, avec une dette estimée à près de 15 milliards de dollars. Un gestionnaire de crise a même été nommé pour se substituer au maire et au conseil municipal et essayer d’éviter la catastrophe, racontent Les Echos du 30 mai.

L’homme en question, avocat de profession, Kevyn Orr, vient de remettre un rapport de 41 pages qui devrait, espère-t-il, servir de guide pour rétablir les comptes de la ville. Si, Orr n’emploie pas le terme de « banqueroute » dans son texte, il estime néanmoins que la ville est « insolvable » et ne peut emprunter plus d’argent, rapporte The Detroit News.

Les solutions envisagées sont draconiennes mais classiques : que les employés municipaux, les petits porteurs et le retraités se serrent la ceinture.

C’était sans compter sans une idée originale de Kevyn Orr, révélée par Detroit Free Press, qui a déclenché la polémique. La ville possède l’un des plus grands musées des Etats-Unis, le Detroit Institute of Arts, et il est question de vendre ses tableaux. L’« impensable », pour Detroit Free Press, est désormais formulé.

Le musée a sorti les griffes : dans un communiqué, il s’oppose fermement à toute vente de ses tableaux. La question est désormais juridique : il s’agit de savoir si les œuvres d’art du Detroit Institute of Arts peuvent être vendues par la ville.

Detroit n’est pas la seule à chercher à tirer quelques économies de la vente de tableaux : en septembre 2001, le gouvernement irlandais a confié à Christies la vente aux enchères de quatorze toiles, dont un Andy Warhol, saisies pendant la crise financière.

                                                                                                                                                                                                                             2 La Grèce songe à se débarrasser de ses îlots

 

Fin 2011, Athènes a présenté son catalogue de bijoux de familles à vendre (totalement ou partiellement) :

  • le groupe d’électricité DEI ;
  • la compagnie de téléphone OTE ;
  • la compagnie de gaz Depa ;
  • la compagnie de chemin de fer Trainose ;
  • les casinos ;
  • les usines d’armement...

Mais le plus spectaculaire, même si ce n’est pas le plus lucratif, est la vente d’îles.

En septembre dernier, la presse a publié une liste de 47 îles inhabitées appartenant à l’Etat et qui seraient à céder pour une durée de 50 ans. De quoi allécher pas mal de promoteurs. L’Etat a démenti qu’il existait une telle liste, mais sans nier qu’il examinait la situation des 6 000 îles et îlots lui appartenant.

Certains monuments antiques y passent : en janvier 2013, dans le magnifique village de Cassiopée, à Corfou, un terrain a été cédé pour 99 ans à l’Américain NCH Capital, qui entend y construire des logements touristiques. Recette pour l’Etat : 23 millions d’euros.

Selon Roxanne Mitralias, militante du parti Syriza, au CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde) et au Front de Gauche, la Grèce a en réalité vendu « le lac et l’acropole de Cassiopée ». Dans un entretien à Contretemps.eu, elle dénonce un « accaparement sans précédent » sur « des ressources minières, des terres, du littoral, de la mer, des forêts, des îles, des sources thermales et des grottes, des monuments archéologiques et des ports ou de la gestion des déchets et de l’eau. »

                                                                                                                                                                                                                              3 Dijon vend son vin, Orléans un hôtel particulier...

 

Senlis, Dinan, Montpellier, Arras, Les Andelys... De nombreuses villes n’hésitent plus à vendre une partie de leur patrimoine pour renflouer les caisses. Trois exemples :

  • Dijon a vendu en janvier une partie de son vin, devançant l’Elysée. Une vente aux enchères de plus de la moitié de la cave de la ville (3 500 bouteilles de Bourgogne sur 6 000) a rapporté à la ville 150 000 euros. Ces bouteilles arrivaient à maturité. Le sénateur-maire PS François Rebsamen a affecté la somme à sa politique d’action sociale. De « l’austérité à la française », a commenté le Financial Times ;

 

  • la ville d’Orléans, dirigée par un maire UMP, envisage de mettre en vente l’hôtel Tassin, un très bel hôtel particulier du XVIIIe siècle. C’est le général commandant la deuxième brigade blindée qui l’occupait, mais sa brigade a été déménagée à Strasbourg. « On fait du cash avec du patrimoine », a fustigé Corinne Leveleux-Teixeira, tête de file du PS local qui propose d’en faire une auberge de jeunesse ou un office du tourisme ;

 

  • Ambilly, ville frontalière, vend ses terrains situés en Suisse. Par les hasards de l’Histoire (un redécoupage de frontières après la défaite de Waterloo), des terrains communaux sont passés en Suisse. La municipalité – qui n’était pourtant pas la plus à plaindre question finances – a décidé d’en vendre une grande partie, pour 77 millions d’euros, à des promoteurs franco-suisses. Cela représente pour Ambilly vingt années de budget : de quoi voir les choses venir pour cette petite commune rebaptisée « Jackpotville » par Libération.

                                                                                                                                                                                                                                4 Espagne et Portugal cèdent leurs aéroports


 

En 2011, l’Espagne a annoncé la vente au secteur privé d’un tiers de sa part dans la loterie nationale mais aussi jusqu’à 49% de l’entreprise publique Aena, qui gère plus de 40 aéroports du pays.

L’idée de vendre séparément les aéroports de Madrid et de Barcelone a également été explorée. Mais jusque-là, sans succès. La vente butte sur la valorisation des actifs qui, du fait de la crise, ne cesse de chuter. Aena était valorisée à 31 milliards d’euros en 2007, à 19 milliards en 2011 mais on ne l’estime plus aujourd’hui que dans une fourchette de 12 à 16 milliards d’euros.

 

Le Portugal lui, a cédé en décembre ANA, sa société de gestion des aéroports, au Français Vinci, pour 3 milliards d’euros (trop cher ? ). Ce pays est peut-être celui qui va le plus loin dans la grande braderie des biens publics. Une par une, ses entreprises publiques partent dans le giron de groupes étrangers, avec les encouragements de l’Union européenne. L’Etat a vendu le groupe d’énergie EDP au Chinois Three Gorges, et il a ouvert le capital des réseaux électriques au même groupe.

La liquidation n’est pas terminée : sont à vendre La Poste, la compagnie aérienne, certains chantiers navals, le fret des chemins de fer, l’audiovisuel public...

 

 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 17:07

 

RTL.fr

© Juliette Prados

 

Quelque 9.000 manifestants selon les organisateurs, 3.000 selon la police, ont défilé samedi dans le centre de Toulouse avant d'écouter un discours de Jean-Luc Mélenchon fustigeant le gouvernement et la finance.

Jean-Luc Mélenchon est sur tous les fronts. Le leader du Parti de Gauche a réuni plusieurs milliers de personnes à Toulouse samedi, le temps d'un discours fustigeant l'action de François Hollande et Jean-Marc Ayrault, qu'il estime guidée par l'Europe et la finance.

Son auditoire, 9.000 selon les organisateurs, 3.000 selon la police, avait d'abord parcouru les rues du centre-ville de Toulouse à l'appel du Front de gauche  pour protester "contre l'austérité, la finance et pour la VIe République". Dans le défilé, se remarquaient des pancartes aux slogans provocateurs : "On va leur couper la tête", "Changer le système" ou encore "Marx ou crève".

La crise, "une politique organisée, voulue, délibérée"

"Vous n'avez pas d'autre horizon que la lutte", a lancé le coprésident du Parti de Gauche à l'arrivée du cortège. Il a estimé que "la crise était le résultat d'une politique organisée, voulue, délibérée", avant de clamer "nous avons la capacité de tourner la page".

Interrogé par France 2 vendredi sur les récents et catastrophiques chiffres du chômage, celui-ci avait déjà pointé du doigt le président de la République. "Bruxelles envoie de nouveau une assignation à la France, on n'a même pas fini de mettre en place les dernières faveurs que François Hollande a faites au patronat, qu'il faudrait en faire de nouvelles sur la flexibilité", avait-il jugé.

"Maintenant tu te fais donner des ordres depuis Bruxelles...", avait-il moqué. "Et comme la seule chose que tu saches faire, c'est dire oui à toutes ces bêtises sous prétexte qu'elles sont emballées dans un paquetage européen, tu vas manger ça, et le reste".

 

 

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