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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 16:39

 

 

Le Monde.fr avec Reuters | 01.03.2013 à 16h35

 

 

 

Quatre-vingt-dix pour cent des bâtonnets de viande séchée censée être du koudou (une antilope africaine) étaient en réalité composés de cheval, de porc, de girafe ou de kangourou.

Le scandale de la fraude à la viande de cheval, qui secoue l'Europe, se décline de façon inattendue à l'autre bout de la planète. Des chercheurs de l'université du Cap ont testé 146 échantillons de lanières d'antilope séchée, provenant de détaillants et de petits bouchers d'Afrique du Sud, et constaté la présence d'autres viandes... dont de la girafe.

Quatre-vingt-dix pour cent des bâtonnets de viande séchée, censée être du koudou (une antilope africaine) étaient en réalité composés de cheval, de porc, de girafe ou de kangourou. "L'un des morceaux de viande ne ressemblait pas aux autres, ça a éveillé notre curiosité, a déclaré Maria Eugenia D'Amato, chercheuse au laboratoire de l'université du Cap.  Nous avons commencé par tester quelques échantillons. Les résultats étaient consternants. Nous avons donc décidé d'officialiser nos recherches."

Ces bâtonnets de viande faits à partir de gibier sauvage ou d'animaux élevés dans des fermes sont des produits de base en Afrique du Sud et reconnus pour leur faible teneur en graisses. Cette semaine, de la viande d'âne, de buffle d'eau et d'autres ingrédients inattendus a été découverte dans près des deux tiers de hamburgers et de saucisses testés dans le pays.

Lire : Le scandale alimentaire qui s'annonce

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 16:22

 

Le Monde.fr | 01.03.2013 à 15h39 • Mis à jour le 01.03.2013 à 17h32 Par Rafaële Rivais


 
"Que signifie une obligation sans sanction ?", s'est interrogée Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière.

Le ministère de l'intérieur a publié au Journal officiel du vendredi 1er mars un décret supprimant la sanction prévue en cas de non-détention d'un éthylotest dans un véhicule. Ce texte rappelle que "tout automobiliste est tenu de posséder un éthylotest à bord de son véhicule", mais que la sanction qui devait s'appliquer dans le cas contraire est supprimée.

Le principe de l'obligation sans sanction est conforme à la proposition qu'avait faite le Conseil national de la sécurité routière le 13 février. Cette proposition, faite sans consultation des experts, avait été contestée, notamment par l'accidentologue Claude Got et la présidente de la Ligue contre la violence routière, Chantal Perrichon.

Lire aussi en édition abonnés : Le Conseil national de la sécurité routière accusé de tenir ses experts à l'écart

Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, avait indiqué le 15 février au Parisien qu'il ne souhaitait pas imposer les éthylotests dans les véhicules : "Il n'y a pas pour moi d'éthylotest obligatoire et encore moins de sanction", avait-il déclaré. Le 21 février, le collectif des fabricants d'éthylotests avait alors vivement protesté, assurant qu'une suspension de l'obligation mettrait en péril 1 500 emplois.

"C'est le décret le plus ridicule qui ait jamais été publié, estime Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière. Que signifie une obligation sans sanction ?" Elle suggère que "Bercy propose une obligation sans sanction pour le paiement de l'impôt". "Il est même, ajoute Mme Perrichon, contraire à l'article R 610-5 du Code pénal qui prévoit que la violation des interdictions ou le manquement aux obligations édictées par les décrets et arrêtés de police sont punis de l'amende prévue pour les contraventions de 1re classe".

Rafaële Rivais

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 16:15

 

Le Monde.fr | 01.03.2013 à 16h23 • Mis à jour le 01.03.2013 à 17h27 Par Audrey Garric


 

 

 
La Cour des comptes pointe "la perte de recettes fiscales" liée aux exonérations dont bénéficient les véhicules diesel.

C'est un nouveau coup de canif à l'image déjà bien abimée du diesel. La Cour des comptes, dans un rapport dévoilé par Libération vendredi 1er mars, critiquee "la perte de recettes fiscales", de près de 7 milliards d'euros en 2011, liée aux exonérations dont bénéficient les véhicules diesel. Alors que le principe de la réduction progressive de l'écart de taxation entre l'essence (0,60 euro par litre) et le gazole (0,42 euro par litre) a été entériné en 1999, le différentiel reste ainsi supérieur à l'écart moyen communautaire.

Et les magistrats de la rue Cambon d'épingler une politique fiscale française sur l'énergie qui "répond davantage au souci de préserver certains secteurs d'activité qu'à des objectifs environnementaux".

Lire : La Cour des comptes épingle le régime fiscal dérogatoire du diesel

En France, les moteurs diesel équipent aujourd'hui près de 60 % du parc automobile (contre 4,8 % en 1980) et pèsent pour 73 % dans les nouvelles immatriculations (contre 55 % pour la moyenne européenne).

Pourtant, les études scientifiques se sont multipliées depuis vingt ans pour dénoncer la nocivité de ce carburant, notamment responsable d'importantes émissions de particules fines - des particules de 2,5 µm ou 10 µm de diamètre qui, inhalées, s'avèrent dangereuses dans la mesure où elles peuvent se fixer sur les poumons et provoquer des maladies respiratoires.

 

 NOVICITÉ DÉNONCÉE

Dès 1988, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l'agence pour le cancer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), classe les émissions des moteurs diesel parmi les cancérogènes probables pour l'homme. En 1997, le Comité de prévention et de précaution, mis en place par Corinne Lepage ministre de l'environnement du gouvernement Juppé, attribue aux particules émises par le gazole "une vaste gamme d'effets sanitaires", notamment des crises d'athme, des pathologies respiratoires et surtout une surmortalité par affections cardio-vasculaires ou cancer du poumon.

Des alertes qui prennent tout leur poids en 2006, quand l'OMS chiffre pour la première fois l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique : les dépassements de particules entraînent 350 000 morts prématurées par an en Europe, dont environ 42 000 en France. Dans un avis en 2009, l'Agence française de sécurité sanitaire, de l'environnement et du travail (Afsset) évoque à son tour "l'impact sanitaire des particules dans l'air (...) dès des niveaux moyens de pollution". L'agence ajoute que si "un bénéfice sanitaire peut être attendu de la mise en œuvre de dispositifs de dépollution incluant un filtre à particules sur les véhicules diesel", celle-ci s'accompagnait "d'une surproduction de dixoyde d'azote (NO2)", avec des "effets toxiques sur le système respiratoire".

Mais ce n'est qu'en juin dernier que la dangerosité du gazole est définitivement entérinée : les gaz d'échappement des moteurs diesel sont alors classés parmi les "cancérogènes certains" pour les humains par le CIRC. "Les preuves scientifiques sont irréfutables et les conclusions du groupe de travail ont été unanimes : les émanations des moteurs diesel causent des cancers du poumon, déclare alors le Dr Christopher Portier, qui le présidait. Etant donnés les impacts additionnels pour la santé des particules diesel, l'exposition à ce mélange chimique doit être réduite dans le monde entier."


Lire : Les gaz d'échappement diesel classés cancérogènes par l'OMS

 

 INCITATION FISCALE

Pourquoi alors, en dépit de ces nombreuses alertes, le parc automobile français n'a-t-il cessé de se diéséliser ? La raison réside dans un choix politique, influencé par des lobbies économiques. Dans les années 50, lorsque l'Etat crée la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) puis, plus tardivement, la TVA (taxe sur la valeur ajoutée), les professionnels de la route (routiers, taxis, commerçants ou VRP) s'organisent pour obtenir une modulation de ces taxes. Ils obtiennent ainsi des avantages fiscaux sur le gazole, principale source d'énergie de leur outil de travail. Plus cher à produire que l'essence, le diesel se voit alors vendu moins cher grâce à une fiscalité préférentielle.

Autre lobby incontournable pour l'Etat français : l'industrie automobile nationale. Au milieu des années 1990, Peugeot et Renault se lancent à plein régime dans les moteurs alimentés au gazole, synonymes de réduction des consommations, d'augmentation de la puissance et d'autonomie record. Des filtres à particules sont installés sur les pots d'échappement pour faire taire les critiques.

"L'Etat a fait le choix de soutenir ses constructeurs, et donc les emplois, contre la santé. Et ce, en dépit du coût de la pollution atmosphérique pour la société française", regrette Patrice Halimi, chirurgien-pédiatre et secrétaire général de l'Association santé environnement France.

Le diesel connait alors une ascension fulgurante, encore renforcée par un dernier mécanisme : le "bonus-malus écologique". Fondé sur le seul CO2, ce mécanisme, mis en place par le Grenelle de l'environnement dès le 1er janvier 2008, procure au diesel un avantage décisif par rapport au sans-plomb en raison de ses moindre émissions de gaz à effet de serre. En revanche, les émissions d'oxyde d'azote, pour lequel le bilan du diesel est autrement plus dégradé, sont ignorées.

 

Lire : Diesel, l'effet boomerang

 

TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Avec le rapport de la cour des comptes, cette hégémonie pourrait donc cesser. Jeudi, la ministre de l'écologie, Delphine Batho, a jugé "incontournable" l'alignement "progressif" de la fiscalité du diesel sur celle de l'essence, estimant que c'était une question "de santé publique" avant d'être une question fiscale.

Sans compter que la nouvelle norme européenne d'émissions maximales, Euro6, qui entrera en vigueur en septembre 2014, va renchérir le coût de fabrication des moteurs diesel, incitant les constructeurs à réinvestir dans les mécaniques essence.

"Nous n'avons plus le temps pour d'autres rapports : il est urgent de sortir de la niche du diesel et d'aller vers des transports plus propres, avertit Patrice Halimi. Cette transition énergétique doit être accompagnée par le gouvernement : le consommateur ne doit pas être le seul à pâtir d'un choix dont il n'est pas responsable."

Audrey Garric

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 15:42

 

Bastamag

Face au néo-féodalisme

Andalousie : des centaines d’ouvriers se réapproprient des terres livrées à la spéculation

Par Philippe Baqué (28 février 2013)


Au sud de l’Espagne, des ouvriers agricoles occupent une ferme de 400 hectares, menacée par la spéculation. Ils contestent une répartition féodale des terres, réservées aux grands propriétaires. Et développent une agriculture biologique et paysanne, qui nourrira bientôt des milliers de personnes. Reportage en Andalousie, dans la ferme de Somonte, devenu le symbole d’une lutte populaire contre les inégalités et pour la souveraineté alimentaire. « Land and freedom », version 2013.

 

 

« Quand nous sommes arrivés à Somonte pour occuper les terres, c’était un matin très tôt, au lever du soleil, se souvient Javier Ballestero, ouvrier agricole andalou. J’ai été surpris par le silence. Il n’y avait pas d’oiseaux sur ces terres ! Pas de vie ! Rien ! » C’était il y a presque un an, le 4 mars 2012. Cinq cents journaliers agricoles, des habitants des villages voisins et des citoyens solidaires venus de toute la région ont commencé à occuper la « finca » (ferme en espagnol) de Somonte. Le lendemain, la propriété, qui appartient au gouvernement autonome régional, devait être vendue aux enchères, très certainement à l’un des puissants propriétaires terriens de la zone, qui l’aurait achetée à un prix avantageux.

Le SOC-SAT [1], syndicat d’ouvriers agricoles qui a organisé l’occupation, est habitué aux luttes foncières. C’est lui qui a mené tous les combats historiques des journaliers andalous depuis les années 70. Mais les occupations de terre ne datent pas d’aujourd’hui. En 1936, elles s’étaient multipliées. Javier évoque la répression féroce qui s’en suivit lors de la victoire des franquistes. Un puissant propriétaire terrien fit exécuter 350 journaliers à Palma del Rio, le village voisin de Somonte. La plupart des terres qui jouxtent la « finca » appartiennent aux descendants de cet homme.

 

« La terre est à vous. Reprenez-la ! »

En ce matin hivernal, une trentaine de personnes se pressent autour d’un brasero, installé devant la petite cuisine de la « finca ». Deux hommes réparent un vieux tracteur Fiat sur lequel est fiché un drapeau andalou portant le sigle SOC-SAT. Quand le tracteur finit par démarrer, des responsables du lieu répartissent les tâches entre les occupants et les visiteurs solidaires, selon les décisions prises la veille au soir en assemblée générale. Un groupe ira désherber le champ d’oignons dont les plants viennent d’être mis en terre. Un autre ramassera les piments, les Piquillo, la variété locale, rouge sang, qui seront ensuite mis à sécher en grappes. Le troisième groupe préparera le repas collectif de la mi-journée.

Une dizaine de militants portugais d’extrême gauche, en visite, et quelques militants français et espagnols, de passage ou séjournant à Somonte, se dirigent vers le hangar où est entreposé le matériel agricole. Peint sur le bâtiment, un slogan rappelle les enjeux de l’occupation : « Andalous, n’émigrez pas. Combattez ! La terre est à vous. Reprenez là ! » Au passage, les travailleurs matinaux croisent une patrouille de la Guardia civil, qui vient relever, comme tous les jours, les numéros des plaques d’immatriculation des voitures stationnées sur le parking de la ferme. A voix basse, les moqueries fusent. Les guardias demeurent indifférents. Ils ne descendent jamais de leur véhicule. Ils notent et repartent.

 

Développer une agriculture biologique paysanne

Près du hangar, sous les regards complices de Malcolm-X, Zapata et Geronimo, immortalisés par un artiste sur un mur, Javier et son collègue Pepe distribuent sarcles et bêches, puis accompagnent les militants jusqu’au champ d’oignons. Les allées sont interminables. Briefés par les deux hommes, les militants se courbent et s’accroupissent. Les herbes résistent, déchirent les doigts. Une main arrache par inadvertance un plant d’oignon. Un pied en écrase un autre. Difficile de s’improviser paysan. Ceux qui ont l’habitude avancent en ligne. Les autres tentent de s’appliquer, s’assoient, redressent leur dos... Les conversations vont bon train. Les chants révolutionnaires s’élèvent, repris en chœur.

 

 

Peu à peu, la brume se lève. Apparait en contre-bas la plaine du fleuve Guadalquivir, qui s’étend à perte de vue dans cette partie de la province de Cordoue. Une terre rase, ondulante, sans un arbre, sans une haie. Cette même terre épuisée, sur laquelle poussera en été, sous la chaleur ardente, blés ou tournesols. Les journaliers qui occupent les quatre cents hectares de Somonte ont décidé d’abandonner ces pratiques agricoles intensives. « Depuis que nous sommes ici, les oiseaux sont revenus et la vie aussi, confie Javier. L’homme appartient à la terre. Nous devons la respecter et veiller sur elle. C’est pour cela que nous allons faire ici de l’agriculture biologique paysanne. » Pour développer une agriculture en rupture avec le modèle dominant, les journaliers andalous font appel à leur sensibilité et à leur mémoire, ravivée par leurs parents ou leurs grands-parents.

 

Contre une répartition « féodale » des terres

Comme la plupart des 25 occupants permanents de la finca, Lola Alvarez se définit comme « journalière agricole, depuis toujours », et fière de l’être. Elle rappelle que les premiers pieds de tomates plantés dans le jardin de Somonte proviennent de semences très anciennes apportées par son père de 84 ans. « Dès que nous avons occupé Somonte, beaucoup de personnes âgées sont venues nous apporter des semences de piments, d’oignons, de laitues... Toutes les semences traditionnelles qu’elles avaient héritées de leurs parents et qu’elle avaient conservées et protégées précieusement année après année. » Les occupants ont aussi reçu des graines du réseau andalou Semences et de la coopérative française Longo Maï. Somonte sera libre de semences transgéniques et de pesticides. « Nous sommes fatigués de voir ceux qui spéculent avec la terre spéculer aussi avec les produits chimiques, avec les semences et avec l’eau. Il va être difficile de mettre les 400 hectares en agriculture biologique mais nous allons le faire », explique simplement Lola.

Les occupants ont aussi décidé d’en finir avec l’injuste et scandaleuse répartition féodale des terres en Espagne qui fait que la duchesse d’Alba possède encore 30 000 hectares de terres et le duc del Infantado, 17 000. Plus de 60 % des terres les plus riches du pays sont entre les mains d’une poignée de puissantes familles, qui spéculent avec elles et perçoivent la majorité des aides agricoles [2]. « La terre n’appartient à personne. Elle n’est pas une marchandise, s’insurge Lola. Elle doit être entre les mains de celles et de ceux qui la travaillent. Nous l’occupons pour nourrir nos familles et vivre dignement. »


 

Javier Ballestero, né dans une famille paysanne anarchiste, se réclame encore de cette tradition. « Les moyens de production doivent être au service du peuple. Pour cultiver sainement, nous n’avons pas besoin d’un patron qui nous exploite et nous vole. Nous voulons décider nous-mêmes de notre avenir. » Dans les années 80, pour initier une réforme agraire, le gouvernement autonome andalou (dirigé par le Parti socialiste ouvrier espagnol, PSOE) avait acheté plusieurs dizaines de milliers d’hectares aux grands propriétaires terriens. Il les avait grassement payés, pour qu’il n’y ait pas trop de mécontents. Mais n’avait pas redistribué les terres. L’objectif étant surtout de désamorcer un vaste mouvement d’occupations de terres organisé par le SOC qui réclamait alors des expropriations sans indemnisation.

 

Droit d’usage

Une partie de ces terres sont alors louées à des coopératives de petits paysans. Mais la grande majorité d’entre elles demeurent sous la responsabilité de l’Institut andalou de la Réforme agraire (IARA), et sont consacrées soit à des cultures intensives, soit à de vagues projets destinés à la recherche, pourvoyeurs d’importantes subventions européennes. Quelques hectares de la finca Somonte servaient ainsi de champs d’expérimentation à des cultures destinées à la production d’agro-carburants. Aujourd’hui, les socialistes dirigent toujours le gouvernement autonome. Comme les caisses sont vides, 22 000 hectares de terres appartenant à l’IARA ont été mis en vente aux enchères en 2011. Plus de la moitié ont été vendus.

« Le SOC a mené des occupations très dures dans les années 80. Elles ont notamment abouti à la création de la coopérative El Humoso, dans le village de Marinaleda, sur 1 200 hectares expropriés à la duchesse d’Alba », commente Lola Alvarez. « Depuis des années, nous ne menions plus que des occupations symboliques pour tenter d’infléchir la politique du gouvernement. Mais quand nous avons vu que les terres gérées par le gouvernement andalou allaient revenir entre les mains des spéculateurs, nous avons décidé de reprendre les occupations effectives. » Depuis l’occupation, la vente des terres a été suspendue. Mais les occupants ne souhaitent pas devenir propriétaires de Somonte. Il réclament un simple droit d’usage. Rappelant que depuis 20 ans, ces 400 hectares n’ont nourri personne.

 

Somonte, symbole d’une lutte populaire

L’Andalousie connaît actuellement un taux de chômage record de 34 % pouvant aller jusqu’à 63 % chez les jeunes de moins de 25 ans [3]. De nombreux Andalous, partis travailler comme ouvriers du bâtiment dans d’autres régions d’Espagne, reviennent aujourd’hui chez eux et proposent leur force de travail sur un marché agricole andalou déjà saturé et en crise. Avec la mécanisation à outrance et les mauvaises récoltes des oranges et des olives, il est désormais impossible aux 400 000 ouvriers agricoles de la région de réunir les 35 journées de travail annuelles nécessaires pour bénéficier d’une allocation mensuelle de 400 euros.

Fin 2012, le parlement andalou a demandé que le nombre de journées de travail exigé soit diminué. En vain. Cette crise sociale n’alarme pas les grands propriétaires terriens qui profitent de la situation pour mettre en concurrence les journaliers andalous avec la main d’œuvre immigrée, bien moins payée. Le SOC-SAT réunit des ouvriers agricoles de tous les horizons et organise régulièrement des grèves pour défendre leurs droits. Il dénonce aussi les injustices sociales, en organisant dans des supermarchés des opérations de récupération de produits alimentaires de base, distribués ensuite à des cantines de quartiers pauvres.

 

 

Durant l’été 2012, des marches ouvrières ont parcouru toutes les provinces andalouses pour dénoncer les mesures d’austérité. Une grande ferme appartenant à l’armée, laissée à l’abandon, a été brièvement occupée. Ce contexte social et politique tendu, et toutes ces luttes, font aujourd’hui de Somonte un symbole très populaire de la capacité des ouvriers à prendre en main leur destin. L’alimentation est au cœur des luttes.

 

Nourrir des milliers de familles de la région

Peu à peu, avec le soutien des anciens, d’ingénieurs agronomes, d’organisations locales et de réseaux de solidarité internationaux, le projet agricole de Somonte prend corps. Trois hectares de légumes ont déjà été mis en culture pour l’autoconsommation, la vente sur les marchés locaux ou dans une coopérative de consommateurs de Cordoue. Plusieurs dizaines d’hectares vont être consacrés à des cultures maraîchères. Quarante hectares seront réservés à de grandes cultures en rotation avec notamment du blé biologique. Les occupants de Somonte envisagent de planter près de 1 500 arbres de variétés locales, de développer des vergers d’abricotiers, de cerisiers, d’amandiers, de créer une oliveraie, d’entretenir des haies.

En décembre 2012, près de 700 arbres sont plantés le long du domaine. Une eau saine sera récupérée grâce à des retenues, des puits et à une protection des petits cours d’eau existants. Les occupants veulent réunir rapidement un troupeau d’au moins 300 brebis. Une grande partie de la production agricole de la finca sera transformée sur place dans des ateliers. Le projet agro-écologique et social de Somonte, organisé sous forme de coopérative de travailleurs, pourra donner du travail à plusieurs centaines de personnes et permettre à des milliers de familles de la région de se nourrir.

Occuper les terres, les logements et les banques

La situation de Somonte est aujourd’hui suspendue à la situation politique en Andalousie. Le nouveau parlement autonome élu début 2012 est majoritairement à gauche. Cela n’a pas empêché le Parti socialiste de faire expulser les occupants de Somonte, le 26 avril 2012, le jour même où il signait un accord avec la Gauche Unie. Le 27 avril au matin, la finca était de nouveau occupée. Aucune menace d’expulsion n’a été formulée depuis, mai)s les négociations sont au point mort.

« S’ils nous expulsent 20 fois, nous occuperons 21 fois ! », ironise Lola. « Nous n’avons pas le choix. Le gouvernement ne sait pas comment réagir. Et nous, pendant ce temps, nous montrons qu’une autre voie est possible. Nous disons qu’il faut occuper les terres pour avoir un travail et pour vivre. Mais il faut aussi occuper les logements pour donner un toit aux familles. Et il faut occuper les banques pour dénoncer les aides financières que nos gouvernements leur apportent tout en faisant payer les plus pauvres. Il faut occuper ! Voilà la solution. »


Texte et photos : Philippe Baqué


Notes

[1] Le SOC-SAT est l’ancien Syndicat des ouvriers agricoles (SOC). En 2007, il a été rebaptisé, syndicat des travailleurs andalous (SAT).

[2] Voir « Andalousie : la terre contre la crise », Jean Duflot, Archipel, journal du Forum civique européen de juin 2012.

[3] Voir « Un Robin des bois en Andalousie », Sandrine Morel, Le Monde, le 29 août 2012.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 15:31

 

Appel de l' APTI

 

D'explusion en explusion... et après ?


Dans le département du Gard, et notamment sur le village de Caissargues vivent des familles Roms en grand danger d'être expulsées, sans solution de ré-installation. Cette expulsion, prévue pour mars, menacerait la santé de ces personnes et l’effort de scolarisation des enfants. Elle concerne 40 personnes

dont des enfants scolariséset d’autres en très bas âge.


Un mouvement citoyen de défense des Roms est en train de voir le jour pour assurer à ces familles le respect de leurs droits (comme le stipule la circulaire du 26 août 2012 en cas d’expulsion).


Mobilisons nous !


Toutes personnes, associations, partis, syndicats sensibles à cette question peuvent nous rejoindre.


Nous prévoyons notamment une action festive, culturelle et solidaire sur ce campement. Cette action permettrait de mieux connaître ces familles Roms et avec elles de préparer leur avenir.


Tous les talents, toutes les propositions sont les bienvenus pour la préparation de cette rencontre interculturelle et solidaire.


Nous vous invitons à venir à la réunion du 07 mars 2013 à 18h au local de " l'APTI " 8 bd sergent Triaire à Nîmes

 
Pour plus d’informations : apti.nimes@gmail.com / 06 26 75 11 06

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 15:17

 

 

 

 LES INDIGNE/E/S - AG samedi  à 13h Maison Carrée + mercredi 18h à  « L'instant T » 2 rue Racine - Nimes

(*Derrière le Carré d'art en allant sur la gauche)


Chaque mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199(9 et 5 euros)


Permanence Assoc Rencontre Citoyenne Vendredis soirs de 19 à 22h au Carrefour des Résistances.

272 Rue de la Grande Terre. 30121 MUS


Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

 


Dates

Evènement

Lieu

heure

Vendredi 1er /3

Rencontre-débat avec P.Stambul, Co-Président UJFP, pour son livre  Israel/Palestine « du refus d’être complice à l’engagement » AFPS et Libr

Librairie Diderot

18h30

Samedi 2/3

Contre le projet de golf inutile :ballade champêtre , présentation du projet alternatif

St Hilaire de Brethmas

9h30++

Samedi 2/3

Actions NDDL collectif Nîmes +++

 

 

Samedi 2/3

Femmes en Noir pour la Palestine

Place de l’horloge

11 à 12h

Samedi 2/3

Tour de ville avec Croco Vélo

Palais de Justice

11h

Dimanche3/3

Beau Parleur « Couple mariage, danse.. »

Entr’aide Gardoise

15h

Mardi 5/3

Manif anti Accord National Interprofessionnel

Carré d’Art

15h

Mardi 5/3

Réunion prépa journée SANTE du F de G

Bar le Prolé

18h30

Mercredi 6/3

ATTAC Nîmes

Solidaires

19h

Jeudi 7/3

Soirée Débat avec Gérard Filoche,ancien Inspecteur du travail « Le Parlement n’est pas aux ordres du MEDEF »

S Verdier rue Guy de Maupassant Nîmes

18h30

Jeudi 7/3

Réunion travail sur les ROMS

APTI

18h

Vendre 8 mars

Journée FEMMES – Journée à Pissevin

 

 

Vendr 8/3

Soirée femmes  Les Amis du prolé et PCF Nîmes « Culture en fête avec les femmes »Scarlett

Le Prolé

Dès 18h30

Vendredi8/3

Mémoires d’ouvriers Croisées :film «Etienne, Carmen et les autres… »

Grenier àSel Quai  la Roquette Arles

19h

Samedi 9 mars

Marche anti nucléaire (0615336173)

Paris

 

Lundi 11 mars

« la Résistance c’est aussi une histoire de femmes »avec Nariman,Bouchra et Manal TAMIMI de Nabi Saleh par l’AFPS

Maison protestantisme

19h

Mardi 12/3

Réunion Assoc ARBRES

31 rue E.Jamais

18h30

Mardi 12/3

Réu Collectif Nîmes anti schiste

Bar O TENKO

18H

Mardi 12/3

UCCN :Achat de terres sans frontières G.Chouquer

IUFM

19H

Mercredi 13/3

Ecrire l’histoire des « anonymes » F. Vergès

IUFM(inscription)

18H

Mercredi 13/3

Réu concertation TCSP nouveau projet

Le Colisée

19h

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 18:23

 

nouvelobs.com

Interview d'Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Cnil, par Boris Manenti, jeudi 28 février.

 

Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la CNIL. DR

High Tech

Chacune des 27 autorités européennes pourrait sanctionner le géant américain, pour sa politique de données personnelles. Explications d'Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Cnil. 

  • 28/02/13

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a annoncé, jeudi 28 février, qu'une "action répressive" à l'échelle européenne sera intentée contre Google "avant l'été". Au nom des 27 autorités de protection européennes (dites G29), la Cnil estime que le géant de l'internet n'est pas en conformité avec "la législation européenne" en matière de protection de la vie privée. Elle lui reproche une importante collecte de données personnelles, ainsi qu'une forte combinaison et longue conservation de celles-ci. Précision avec Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Cnil. 

Avez-vous été contacté par Google ?

- Après notre avertissement d'octobre, nous avons reçu pour seule réponse une lettre de Google datée du 8 janvier, qui se dit en conformité avec la législation et réclame une audition du G29. Nous avons alors répondu que nous attendions des propositions concrètes en matière de protection des données personnelles, avec le 15 février pour date butoir de mise en conformité. Sans nouvelles de Google, le G29 s'est réuni hier [mercredi 27 février, NDLR] et a décidé de se mettre en ordre de marche pour entamer une action répressive contre Google. Nous confirmons que sa politique n'est pas conforme à la directive de 1995 sur la protection de la vie privée. Un groupe de travail a été créé, sous l'égide de la Cnil. C'est dans ce cadre que Google sera auditionné, a priori à la mi-mars.

Qu'entendez-vous précisément par "action répressive" ?

- Nous allons étudier, le cas échéant, les mesures de sanction contre Google qui pourront être lancées par chacune des autorités du G29. Au total, chacune des 27 autorités pourra potentiellement, en fonction de ses prérogatives, infliger des sanctions. En France, il s'agit d'une sanction financière, pouvant aller jusqu'à 300.000 euros. L'Espagne peut aller jusqu'à un million d'euros. Mais Google sera surtout victime d'une sanction médiatique. Les autorités relayent les attentes de 300 millions de consommateurs européens inquiets pour la protection de leur vie privée numérique.

Avez-vous été soutenus par des autorités hors de l'Europe ?

- La FTC (Federal Trade Commission) américaine suit de très près le dossier. Au-delà, les autorités canadiennes, australiennes et hongkongaises ont endossé notre rapport d'octobre. C'est bien la preuve que le problème se pose à tout le monde.

Vous annoncez votre action pour "avant l'été". C'est-à-dire ?

- Toutes les autorités européennes partagent la volonté d'agir rapidement. Mais les procédures sont compliquées et prennent du temps. Le résultat sera connu avant l'été, mais nous sommes bien déterminés à le faire.

Ce jeudi, le gouvernement a plaidé pour un renforcement des pouvoirs de la Cnil. Qu'en dites-vous ?

- Nous sommes évidemment satisfaits de cette initiative. Les données personnelles suscitent des enjeux économiques et philosophiques. En ce sens, il est important de renforcer le régulateur. Mais les moyens restent insuffisants. Nos sollicitations ont augmenté de 20% l'an dernier, s'ajoutant à un quotidien chargé avec des dossiers comme Google. L'enjeu est de taille et nécessite un outil puissant.

Dans un entretien à "L'Usine nouvelle", l'ancien président du Conseil national du numérique (CNN), Gilles Babinet, a estimé qu'il faut "fermer la Cnil", qu'il considère comme "un ennemi de la nation". Quelle est votre réaction ?

- Je n'ai pas vraiment de réaction. Gilles Babinet est bien le seul à penser cela. Je veux redire fermement qu'il ne faut pas opposer innovation et défense des libertés. C'est absurde ! Les innovations numériques se construisent surtout autour de l'exploitation des données personnelles. Nous plaidons pour que cette innovation soit durable, c'est-à-dire qu'elle prenne en compte les internautes. L'économie numérique danse sur deux pieds : l'innovation et la confiance. Sans confiance du consommateur, il n'y a pas d'innovation. Et les utilisateurs ne cessent d'exprimer leurs interrogations sur l'usage de leur vie privée, que nous relayons.

Interview d'Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Cnil, par Boris Manenti, jeudi 28 février.

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 18:19

 

 

La police a réalisé des perquisitions chez l'ancien ministre de l'intérieur et ancien secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, dans le cadre des soupçons de financement occulte de Nicolas Sarkozy, en 2007, par le régime de Mouammar Kadhafi, révèle Le Monde.

L'information a été confirmée, ce jeudi 28 février, à l'Agence France-Presse et à Reuters par des sources judiciaires. D'après les éléments publiés, des documents susceptibles d'intéresser l'enquête auraient été saisis.

Ces perquisitions ont été menées dans le cadre d'une enquête préliminaire du parquet de Paris ouverte initialement pour « faux et usage de faux » après la publication par Mediapart, en avril dernier, d'un document officiel libyen faisant état d'un financement de M. Sarkozy à hauteur de 50 millions d'euros au moment de sa campagne présidentielle de 2007. Nicolas Sarkozy avait déposé plainte contre Mediapart, contestant le bien-fondé de nos informations.

Mais ces dernières semaines, comme dans un effet boomerang, l'enquête semble s'être retournée contre l'auteur de la plainte visant Mediapart. Le parquet de Paris a en effet élargi le champ de ses investigations aux soupçons de financement occulte et saisi un service de police spécialisé, la Division nationale des investigations financières et fiscales (Dniff).

D'après les nombreuses enquêtes de Mediapart sur les compromissions françaises en Libye (voir notre dossier), Claude Guéant a été l'un des principaux points de contact de la diplomatie parallèle de Nicolas Sarkozy avec le régime Kadhafi, entre 2005 et 2011.

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 17:55

 

 

http://zad.nadir.org

jeudi 28 février 2013, par zadist

 

 

Aujourd’hui 28 février l’occupation militaire dure depuis 96 jours (pour une opération débutée il y a 135 jours). Un camarade est emprisonné depuis 92 jours


INFO Chat Teigne : l’huissier est passé le 14/02 refiler une assignation à comparaître pour le mardi 26 février. Le procès est finalement reporté au 12 mars, à Saint Nazaire.


INFO Bellevue : le verdict est tombé aujourd’hui, la ferme de Bellevue est expulsable sans délai, à la réception du commandement à quitter les lieux, et merde !... L’agriculteur occupant doit verser une atsreinte de 50€ par jour, de même pour les 10 comparants volontaires, et une amende de 1000€ de frais de justice

Point Info Bellevue :


Un camarade est en ce moment en prison, un a été libéré et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre.

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales. Lire ici pour toutes les infos sur Comment soutenir les personnes incarcérées et autres inculpé-e-s

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos courriers directement : Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 Nantes

Appel à témoins pour la défense de Cyril à rassemblement de soutien pour le procès en appel de Cyril mercredi 6 mars à Rennes

Des nouvelles d’un camarade qui est passé par la Zad : Lutin est en prison à Rennes depuis 2 mois. Il ne reçoit pas de courrier et sa maman a eu récemment le droit d’aller le voir. Il venait souvent sur la Zad, et demande que les copains et copines lui écrivent

Voici son adresse Lutin ecrou 3610 MA1 CELLULE 03 Centre pénitencier des hommes Rennes Vezin CS 14605 rue du petit pré 35746 Vezin le coquet cedex

Il est aussi possible de passer des messages pour les prisonniers à Rennes via l’émission de radio du dimanche midi qui passe sur canal b (94°fm) ! en laissant des messages entre 9h00 et 11h30 ! http://www.canalb.fr/genepi


Infos utiles pour venir ici

Point d’info de 10h à 20h sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. Il est aussi possible de venir directement sur la zone, par ex par la D281, et d’y croiser du monde !

- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- Contact presse de la Zad : 06 38 17 36 19
- Équipe légale  : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Équipe médicale : contact able par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

RADIO KLAXON :

On a un streaming qui marche (même si la qualité serait mieux avec une radio qui aurait une vraie antenne) :

( Klaxon n’est pas sur les ondes dans ce moment ! )

EXPOSITION itinérante de la ZAD

Un Territoire se défend avec tout-e-s ses habitant-e-s, Notre mémoire commune nous nous l’approprions, nous la faisons vivre. C’est notre résistance que l’on vous invite à partager ici et ailleurs - a travers cette exposition itinérante !

Pour une organisation simple, voici un Planning qui vous permette de réserver l’exposition ( une seule personne référent pour simplifier la communication ). Pour tout les gestions concernant l’expo, mail a zad@riseup.net avec le sujet "EXPO" svp !


Action du jour

encourager vivement l’INRAP a faire son boulot de fouilles archéologiques : grand-ouest@inrap.fr


Pas tout le monde qui écrit ici est francophone, soyez tolérante avec des faux orthographes svp !

Infos du jour

- tandis qu’en Grèce, un ancien diplomate grec prédit insurrection sociale et des manifestations sanglantes lu sur ce site

- Appel à venir défendre Bellevue demain matin, vendredi 1er mars à partir de 5h30. Il y aura une AG concernant l’occupation de la ferme à 11h30

- encore une chanson de la Parisienne Libérée sur ce site

- « S’ils nous expulsent 20 fois, nous occuperons 21 fois ! » Andalousie : des centaines d’ouvriers se réapproprient des terres livrées à la spéculation lire l’article sur bastamag

- L’état oppresse et réprime sur tous les fronts en multipliant les procès contre ceux qui ose protester, des liens pour des infos sur les procès à venir concernant la lutte anti THT Lien vers le site la cendre Procès les 3 et 4 mars à Caen

- On nous envoie cette chanson à mettre en ligne alors voici le lien

- 12h : d’après les journalistes... Bellevue serait expulsable dés réception du rendu  : plus d’infos dés qu’on en a, en attendant : vigilance et mobilisation ! n’hésitez pas à passer là-bas Ferme occupée par les opposants à l’aéroport : les demandes de délais rejetées

- 10h30 : flics et fouilles archéologiques signalé-e-s au niveau de la Freussière (entre chêne des perrières et pré-failly). si vous êtes dans le coin, dites leur ce que vous pensez de tout ça !

- pour rappel : les prochains procès  :
aujourd’hui un copwatcheur à Aix en provence
5 mars : procès de 2 militant-e-s pour l’occupation de la mairie de Saint Affrique
6 mars : rassemblement de soutien pour le procès en appel de Cyril
et encore une série dans l’ouest
pendant ce temps là, le Sénat adopte une loi d’amnistie sociale...

- des photos de la construction de la cabane des rouennais-e-s ici

- une action qui s’est déroulée hier à Nort sur Erdre par le Comité Nort/Nozay : contre-affichage ou/et détournement d’affichage sur les affiches de Com’ du syndicat aétoportuaire qui"habillent" la commune, comme beaucoup d’autres, actuellement

-  9h : pas de nouvelles pour l’instant des flics signalés hier soir aux alentours, ( sauf qu’on nous a dit que le 115 avait répondu à quelqu’un qui faisait une demande de logement pour des personnes à la rue

"il n’y a plus de place tout est pris pour loger les Crs"... où va le monde si les CRS prennent la place des sans logis....) gardons l’œil ouvert !

désolé pour le retard d’infos du jour, le site était un peu bloqué, mais tout remarche !


RDV sur la ZAD

- 14h à la Chômeuse en non-mixité MGT :

Atelier auto-examen gynéco Dans le cadre de la semaine d’activités à la Chateigne proposée par un groupe non-mixte meufs, gouines, trans

- 14h à la Chataigne en non-mixité MGT :

atelier autour de la pertinence/nécessité de la non-mixité dans les luttes féministes et antipatriarcales.

Si vous n’avez jamais expérimenté cette pratique, si vous vous posez des questions sur son intérêt, voire si vous y êtes plutôt réticentes, cet atelier est pour vous. Vous pourrez venir poser vos questions et on essayera d’y répondre dans la mesure de nos connaissances. L’atelier prendra la forme d’une petite présentation au début suivie d’une série de questions/réponses.

Dans le cadre de la semaine d’activités à la Chateigne proposée par un groupe non-mixte meufs, gouines, trans

- 20h rencontre/discussion sur la vie quotidienne à l’intérieur de la ZAD

RDV ailleurs

28 février

- Paris : réunion publique Le collectif NDDL PARIS V-XIIIè arrondissements organise une réunion publique débat le 28 février 2013 dès 19h au centre culturel LA CLEF, Paris Vè. Parmi les invités : Bertrand Vrain du CéDpa, Rémy Querbouet de la coordination des opposants à NDDL et "Camille" du collectif NDDL Ile de France. Un extrait du film Notre Dame des Luttes, réalisé par Jean-François Castell, introduira la réunion débat.

contact mail : collectifnddlparis513@riseup.net

- Dijon : réu du collectif

à 18h aux Tanneries 17 Bd de Chicago la prochaine réunion du comité local Dijon NDDL aura lieu le jeudi 28 février Pour rappel, le blog du comité local : http://dijonsoutiennddl.noblogs.org/

 

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 17:51

 

 

 

 

 

Cette semaine, la Parisienne Libérée parodie la campagne publicitaire lancée par les promoteurs du projet d'aéroport.

CONTEXTE
Le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes suscite une opposition importante (retrouvez ici notre dossier). Alors que le conflit est en ce moment dans une phase dite « de dialogue », les promoteurs du projet ont décidé de lancer une grande campagne publicitaire régionale (affiches, spots radio, encarts de presse). Financée avec l'argent des contribuables, cette opération de communication a provoqué la colère des écologistes et des journalistes de Radio France, en particulier à la rédaction de France Bleu Loire Océan qui ne souhaitait pas la diffuser. Les prises de parole qui illustrent cette chronique sont extraites d'une conférence de presse des promoteurs du projet qui s'est tenue le 28 novembre dernier à l'Assemblée nationale.

SOURCE DES CITATIONS

Communauté urbaine de Nantes
http://www.dailymotion.com/video/xw4o42_les-elus-du-grand-ouest-defendent-le-projet-d-aeroport-a-notre-dame-des-landes_news

Conférence de presse dans le bâtiment de la questure de l'Assemblée nationale – 28.11.12
http://www.youtube.com/user/OuiAeroport

Citizen Nantes – entretien avec P. Rimbert, maire de Nantes – 06.12.12
http://www.dailymotion.com/video/xw2lbn_aeroport-nddl-entretien-2-2-avec-patrick-rimbert-maire-de-nantes_news

Publicités pour les jouets d'aéroports
http://www.ina.fr/

France 3 Pays de la Loire - la voix est libre - invité J. Auxiette 09.02.13
http://pays-de-la-loire.france3.fr/emissions/le-voix-est-libre-pays-de-la-loire

France 3 Pays de la Loire
http://pays-de-la-loire.france3.fr/2013/02/19/notre-dame-des-landes-eelv-denonce-la-campagne-de-pub-en-faveur-de-laeroport-202909.html

France Bleu Loire Océan - via JP Magnen
https://soundcloud.com/elus_eelv_pdl

 

 

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    sur le terrain de Caveirac

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