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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 19:51

 

 

http://zad.nadir.org

mardi 5 mars 2013, par zadist

 


Aujourd’hui 5 mars l’occupation militaire dure depuis 101 jours (pour une opération débutée il y a 140 jours). Un camarade est emprisonné depuis 97 jours


Info Chat Teigne : l’huissier est passé le 14 février refiler une assignation à comparaître pour le mardi 26 février. Le procès est finalement reporté au 12 mars, à Saint Nazaire. Lire l’appel à rassemblement


Info Bellevue : le verdict est tombé ce jeudi, la ferme de Bellevue est expulsable sans délai, à la réception du commandement à quitter les lieux... Qui a été déposé par un huissier hier, 1er mars. L’agriculteur occupant doit verser une atsreinte de 50€ par jour, de même pour les 10 comparants volontaires, et une amende de 1000€ de frais de justice.

Sur place, ça s’organise pour défendre Bellevue comme les autres lieux de la ZAD, et les appels à réagir partout en cas d’intervention policière sont remis au goût du jour !

Contre l’aéroport et son monde, s’ils attaquent on riposte,
Appel à actions au moment des expulsions de la ZAD et
Contre l’aéroport et son monde : s’ils détruisent notre lieu d’organisation, nous occuperons les leurs !


Un camarade est en ce moment en prison, un a été libéré et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre.

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales. Lire ici pour toutes les infos sur Comment soutenir les personnes incarcérées et autres inculpé-e-s

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos courriers directement : Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 Nantes

Appel à témoins pour la défense de Cyril à rassemblement de soutien pour le procès en appel de Cyril mercredi 6 mars à Rennes

Des nouvelles d’un camarade qui est passé par la Zad : Lutin est en prison à Rennes depuis 2 mois. Il ne reçoit pas de courrier et sa maman a eu récemment le droit d’aller le voir. Il venait souvent sur la ZAD, et demande que les copains et copines lui écrivent

Voici son adresse Lutin ecrou 3610 MA1 CELLULE 03 Centre pénitencier des hommes Rennes Vezin CS 14605 rue du petit pré 35746 Vezin le coquet cedex

Il est aussi possible de passer des messages pour les prisonniers à Rennes via l’émission de radio du dimanche midi qui passe sur canal b (94°fm) ! en laissant des messages entre 9h00 et 11h30 ! http://www.canalb.fr/genepi


Suite aux nombreux blessés de la ZAD, le collectif « Face aux armes de la Police » propose de lancer une procédure juridique devant le tribunal administratif. plus d’infos ici


Infos utiles pour venir ici

Point d’info de 10h à 20h sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. Il est aussi possible de venir directement sur la zone, par ex par la D281, et d’y croiser du monde !

- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- Contact presse de la Zad : 06 38 17 36 19
- Équipe légale  : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Équipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

RADIO KLAXON :

On a un streaming qui marche (même si la qualité serait mieux avec une radio qui aurait une vraie antenne) :

(Klaxon n’émet pas en ce moment)

EXPOSITION itinérante de la ZAD

Un Territoire se défend avec tout-e-s ses habitant-e-s, Notre mémoire commune nous nous l’approprions, nous la faisons vivre. C’est notre résistance que l’on vous invite à partager ici et ailleurs - a travers cette exposition itinérante !

Pour une organisation simple, voici un Planning qui vous permette de réserver l’exposition ( une seule personne référent pour simplifier la communication ). Pour tout les gestions concernant l’expo, mail a zad@riseup.net avec le sujet "EXPO" svp !


On est pas tou-t-e-s francophones, (les claviers non plus), ni bien réveillé-e-s, ni toujours en top forme d’activité cérébrale, ni doué-e-s en orthographe ou grammaire ou syntaxe ou... bref, merci de votre indulgence quant à la lecture de ce site internet

Infos du jour

- il est 17h35 et on est encore la, avec plein des choses a faire en même temps :) On a pas non plus énormément des nouvelles a vous donner ce aprèm ! Vous nous ?

- 15h35 : la maison aux Ardillières se fait ré-murer a l’instant. Les flics sont aussi vers le Freusière, probablement pour des fouilles qu’on a pas des nouvelles de gens qui peuvent se déplacer. Dommage...

- Le recrutement de la gendarmerie attaqué à Poitiers

- on apprends par les médias : Notre-Dame-des-Landes. Les opposants dénudés condamnés

15 jours de prison avec sursis. Le parquet avait requis un an avec sursis et 200 € d’amende. Le même tribunal a condamné ce mardi quatre autres opposants au projet d’aéroport à un mois de prison avec sursis et 200 € d’amende. Ils avaient refusé un prélèvement d’ADN au cours d’une interpellation

- Photos : Ferme de Bellevue

- Rodez : une cinquantaine de manifestants devant le tribunal

- On cherche pour un jeune camarade un hébergement a Nantes ce soir pour pouvoir partir en train demain. Si quelqu’un-e se sent lui donner un coup de main, c’est zad@riseup.net

-  Voici, pour ceux qui ont pas encore vu, le deuxième film de zad Automedia, la suite de première "Quand les arbres s’agitent" : Quand les arbres fulminent

- Un dimanche comme les autres... et autres articles sur le blog de parolesdecampagne
- Pourquoi peut-on craindre un capitalisme autoritaire ?

- NDDL : Chronique février 2013

- Appel aux jeunes générations à résister

- Y a-t-il un risque de coup d’état en Espagne, voire… en Grèce ?

- Nos gouvernements se préparent à nous combattre..!

- Andalousie : ¡Tierra y libertad !

Expropriation, collectivisation, reprise individuelle…

A l’aube du 4 mars 2012, 500 journaliers agricoles – membres du syndicat SOC** – , habitants des villages voisins et citoyens solidaires venus de toute la région ont commencé à occuper la Finca Somonte dans les riches terres de la plaine du Guadalquivir, près de Palma del Rio dans la province de Cordoba. La vente, ou privatisation, du domaine de Somonte était prévue pour le 5 mars....

- Ca bouge en bulgarie..!

- Il est 9h30 et il fait beau :) Le collectif de Lyon viens d’y arriver hier sur la zad. On est encore une fois gâté par des gens qui viens animer la vie a la Chat Teigne et bien plus que ca avec une bon esprit qui nous fait énormément du bien ! Merci a ceux qui étaient déjà la et a ceux qui vont venir !!!

- Notre-Dame-des-Landes. Voynet mercredi à Nantes devant la commission du dialogue

- N.-D.-des-Landes. Plombé par le train ?

- on pense fort a eux : 2 militants inculpés à Saint Affrique

- 8h52 : Bonjour ! Ca a l’air calme sur la Zad, les barrages d’habitude. Mais il y a probablement des fouilles archéologiques vers la Pres Faillit. Signalisation d’une pelleteuse et de mouvement de flics.


 

pour trouver les RDV à venir des différents collectifs


Aujourd’hui

-  Rodez : procès de 2 occupant-es de la mairie de Saint Affrique

Rendez-vous mardi 5 mars à 8h devant le tribunal de Rodez pour soutenir les deux militants inculpés de Saint-Affrique suite à l’occupation de la mairie le 27 novembre.

Attention : le rassemblement sera carnavalesque, bruyant et chantant. Arrivez déguisés, munis de casseroles, de trompettes, et de tout ce qui vous passera par la tête !

D’un côté le PS, Vinci et leurs filiales. Partisans du fric et du kérozène, de la matraque et du saccage de l’environnement. De l’autre, une foule hétéroclite qui s’agglomère depuis quelques mois aux quatre coins de la France, et forment une résistance à ce projet symbole de la gestion technocratique et marchande de toute la société. Ces bétonneurs ne se laissent pas faire et organisent la répression. à ce jour, une personne est encore incarcérée à Nantes depuis trois mois, une autre a été libérée après deux mois de détention. D’autres militant-es ont été poursuivis à Paris, Rennes, Saint-Nazaire, etc. Plus près de chez nous, deux personnes se sont fait arrêtées suite à l’occupation de la mairie de Saint-Affrique le 23 novembre. Ils sont accusés de « violence volontaire » par les gendarmes. Les médias locaux ont largement fait propagande de fausses informations à l’époque, parlant notamment de dégradations. La réalité c’est que le maire de Saint-Affrique, Mr Fauconnier n’avait pas apprécié cette occupation, et avait alors mandaté une expulsion via la préfète, laquelle - sur ordre de Manuel Valls - lui envoya plusieurs dizaines de CRS Toulousains pour défoncer la porte du conseil municipal à coups de bélier. La trentaine de personnes est évacuée sans problème. Les CRS kidnappent alors deux militants et tous sont photographiés un par un... alors que l’occupation s’est déroulée sans incidents et sans dégradations, s’il faut le rappeler. Finalement, et allez comprendre pourquoi, ce sont les gendarmes qui portent plainte pour violence lors de l’arrestation, alors que ce sont les CRS qui ont exécuté cette basse besogne. à Saint-Affrique, le 15 décembre nous étions deux cents personnes à manifester pour demander l’annulation des poursuites pour violences imaginaires.

Les comités de soutien de l’Aveyron vous donnent rendez-vous au tribunal de Rodez le 5 Mars pour exiger la relaxe des camarades !

- Bouguenais : rencontre/discussion

Rencontre au Centre Marcet 2 rue Célestin Freinet - Bouguenais - Ligne 3 arrêt Les Couëts Mardi 5 mars 20h00

Avec ou sans avions ? Avec Françoise Verchère, Conseillère générale, membre du Parti de gauche Yves Ardil, Syndicaliste CGT, secrétaire UL Sud Loire Thérèse Leparoux, ancienne élue, responsable de la question agricole à la communauté de communes Erdre/Gesvre A l’initiative du collectif Bouguenais, Agir Solidaires bouguenaisagirsolidaires@gmail.com

J’avais, tu avais, elle avait, nous avions ? Imaginons un instant que le nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes ouvre ses pistes en 2017 en (faux) vert et contre tout. Que le lobbying intensif matraqué sur place par les centaines de gendarmes finisse par venir à bout des résistants, permettant ainsi à l’entreprise Vinci d’y construire, à l’aide de subventions publiques, ce projet témoin d’une époque où l’on pensait que la croissance ne s’arrêterait jamais.

Dès lors, a-t-on une idée précise de ce que deviendra la ville de Bouguenais ? Ça et là, au hasard de la communication municipale de la commune, quelques réunions d’informations à ce sujet se sont tenues. Et à chaque fois le flou demeure. Dans son dernier mot du maire, Mme Gressus parle d’opportunité économique, sociale, environnementale, et assure que les entreprises existantes ne seront pas transférées... Même celles qui dépendent directement de l’aéroport ? Même Airbus ?

La municipalité, le conseil général, régional, tous garantissent la survie de l’usine Airbus grâce au maintien de la piste actuelle de Nantes Atlantique. Difficile à croire car le projet de départ de ce nouvel aéroport (vendu avec hypocrisie comme un transfert) n’en fait pas mention.

Doit-on se satisfaire de promesses tenues par voie de presse, lâchées comme quelques concessions comme on marchanderait une voiture alors que se joue notre mode de vie ?

Engagements d’autant plus compliqués à croire quand par ailleurs on entend les mêmes élus hurler tous azimut qu’il faut du foncier, beaucoup de foncier afin de loger les milliers de nouveaux arrivants annuels en Loire-Atlantique. L’atterrissage de trois bélugas par semaine sur la piste désertée tiendra-t-il longtemps face à la spéculation immobilière ?

Que deviendra le sud-Loire si l’usine Airbus, symbole des industries locales en voie d’extinction, pourvoyeuse de 1986 emplois directs (sans compter les emplois indirects), disparaît ? Tout le monde ne pourra pas se reconvertir dans les quelques postes d’ingénieurs des nouvelles entreprises de « haute » technologie qui poussent sur la commune.

A-t-on envie durant les prochaines années de rejoindre la cohorte de voitures bloquées sur le périphérique allant travailler au nord ? Pour rentrer dormir au sud ?

Des dizaines de milliers de personnes sont venues de toute la France manifester leur opposition à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Les habitants qui résistent sont aidés par des dizaines de collectifs, là aussi répartis nationalement, mais pas encore à Bouguenais, commune pourtant particulièrement concernée.

Toujours dans son dernier mot du maire, Mme Gressus se demande si nous vivons fenêtres fermées l’été à cause des avions. Des dizaines d’années après l’installation de l’aéroport de Nantes-Altlantique, le bruit deviendrait aujourd’hui insupportable ? A-t-on envie de rester caricaturé par les pro-aéroport qui nous présentent comme des habitants ne supportant plus le survol des avions et vivant en permanence dans la crainte d’un crash ?

Le nouvel aéroport, avaleur de terres agricoles, conçu par des décideurs politiques en quête de reconnaissance internationale et obtus face aux enjeux écologiques, économiques et sociaux actuels, remet fondamentalement en cause le mode de vie de milliers d’habitants dans le nord Loire mais aussi dans le sud Loire, et en particulier à Bouguenais. Ici se joue la disparition à terme d’un milieu industriel et des entreprises qui en dépendent. Ici se joue aussi l’aménagement urbain qui en découle. Un aménagement urbain qui, si l’aéroport disparaît, reste aujourd’hui extrêmement nébuleux. Il est temps d’en parler. Nous vous invitons à une Rencontre au Centre Marcet le mardi 5 mars 20h00

- Paris : émission radio et assemblée du collectif

- Mardi 5 MARS de 16 à 17h, retrouvez les inculpés du Collectif sur les ondes de radio libertaire dans l’émission "Les Amis d’Orwell", sur la thématique de la répression judiciaire.

- Mardi 5 MARS à 20h, comme tous les mardi soir, retrouvez nous à l’Assemblée du Collectif, au 57 avenue de la République à Bagnolet, M° Galliéni / Tram 3b Pte de Bagnolet.


pour trouver les RDV quotidiens ou réguliers des collectifs,

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 18:39

 

Rue89 - Tribune 04/03/2013 à 16h59
Richard Bloch | conseiller du salarié

 

 

 

Tous les intervenants en droit du travail, à commencer par les salariés eux-mêmes, peuvent aujourd’hui constater qu’il n’existe aucune possibilité de recueillir ni d’assembler les différentes condamnations en matière de respect du droit du travail.

Making of
Richard Bloch est conseiller du salarié à Paris. A ce titre, il a assisté à environ 400 entretiens préalables au licenciement et participé à 30 ou 40 ruptures conventionnelles. Il anime également une permanence juridique au sein de son organisation syndicale, la CGT, et il défend des dossiers devant les prud’hommes. C’est ce qui l’avait amené à contacter une première fois Rue89, pour publier une tribune sur les ruptures conventionnelles. Elsa Fayner

Au mieux, il est possible en s’adressant à chaque tribunal de prud’hommes d’obtenir une copie des jugements mais uniquement de son ressort et sur les une ou deux dernières années.

Il est ainsi curieux de constater que toutes les lois pénales et civiles se sont durcies, que l’on a créé de nombreux fichiers sur les individus – il suffit par exemple d’être témoin dans une affaire pour se voir mettre son ADN dans un fichier – sauf en droit du travail.

La France couvre ses routes de radars et archive le moindre point de permis de conduire perdu et dans le même temps ignore les infractions et délits quotidiens lorsqu’ils sont le fait de personnes (pas toujours) morales.

Pourtant, en 2009, 228 901 affaires ont été traitées par les conseils de prud’hommes, alors que dans le même temps les conduites en état d’ivresse on donnée lieu à 126 800 condamnations.

Tout est fait pour sécuriser les délinquants

Pire, et le dernier « accord » signé par trois organisations syndicales et le Medef l’atteste, tout est fait pour abaisser le niveau des sanctions encourues, pour dissuader, voire empêcher le recours aux juridictions compétentes en la matière, bref, pour sécuriser juridiquement les éventuels délinquants qui risquent ainsi de moins en moins d’être punis pour des pratiques qui frisent parfois le banditisme.

Interrogeons-nous sur ce qui se passe pour un salarié à qui on n’a pas versé son salaire et dont l’employeur fait une faillite frauduleuse pour comprendre mon propos. Voici comment ça se passe pour lui (je suis conseiller du salarié, et je vois ça régulièrement) :

  • le salarié paie 35 euros de timbre fiscal pour assigner son employeur ;
  • il devra attendre quelques semaines qu’une décision prise en référé intervienne ;
  • ensuite il devra la faire exécuter, éventuellement par un huissier (coût variable en fonction de la somme, mais en tout état de cause, il lui faudra avancer au moins 150 euros).

Pendant ce temps l’employeur organise son insolvabilité, et se trouve en faillite.

Rien ne l’empêchera cependant de recommencer le même manège dans un autre département sous un autre nom et le salarié volé ne recouvrira probablement jamais sa créance.

Pour un fichier des entreprises fraudeuses

Le Medef nous l’assure à longueur d’ondes et de pages : l’énorme majorité des entreprises ne fraudent pas et respectent parfaitement le droit du travail. L’infime minorité qui y contrevient est une exception.

Alors disons chiche ! S’il est vrai que les délinquants sont vraiment une infime minorité, il ne devrait pas y avoir d’opposition à la création d’un fichier national de ces derniers.

Pas une voix ne devrait manquer pour soutenir une telle proposition, ni la présidente du Medef Laurence Parisot qui nous jure ses grands dieux que les employeurs sont proches de la sainteté, ni les syndicats de salariés, ni nos députés de gauche, puisqu’ils sont de gauche, ni nos députés de droite toujours prompts à vouloir punir les actes délictueux.

Voilà une proposition qui pourrait faire l’objet d’un accord unanime de nos édiles, et qui pourrait donc être rapidement transcrite dans la loi sans que personne ne s’y oppose.

Les fraudes répétées et organisées à grande échelle pourraient ainsi être facilement repérées. Par exemple lorsque qu’une entreprise pratique le « travail dissimulé » en utilisant des « sans-papiers » en-dehors de toute législation sociale.

Aujourd’hui, on ne peut que très difficilement croiser les informations sur des chantiers du bâtiment de la même entreprise. Pour peu qu’ils se trouvent dans différents départements, ces chantiers sont traités par des inspecteurs du travail différents et font l’objet de différentes sanctions sans que personne puisse faire de recoupement entre les différentes affaires.

Une note de « bon citoyen » aux entreprises

Afin que les choses soient encore plus claires, le ministère du Travail pourra attribuer une note de « bon citoyen » à chaque entreprise. Cette note serait le produit de la division du nombre de procès prud’homaux perdus par le nombre moyen de salariés sur les trois dernières années (c’est le seuil retenu par le législateur pour retrouver l’ensemble de ses points au permis de conduire).

Ainsi, et à l’instar de tout citoyen, l’entreprise récidiviste pourra se voir appliquer des peines aggravées en fonction de ce critère. Tant qu’à modifier le code du travail par le biais d’un accord, il faut y introduire cette procédure qui est un réel besoin.

 

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 18:36

 

 

Rue89 - Swissinfo 05/03/2013 à 17h24
SwissInfo"

Peter Siegenthaler, traduction Isabelle Eichenberger

 

 

 


Ulrich Thielemann (Swissinfo

 

Le verdict des citoyens suisses sur l’initiative contre les salaires abusifs des managers aura des répercussions bien au-delà des frontières helvétiques, pronostique l’éthicien suisse de l’économie Ulrich Thielemann. Pour lui, ce texte est même dangereux, car il finira par donner trop de pouvoir aux actionnaires.

Près de 68% des électeurs et l’ensemble des cantons ont approuvé l’initiative populaire. Malgré ce résultat clair et net, le combat contre les salaires abusifs ne fait que commencer.

Economiesuisse, le Medef suisse, n’est pas la seule à penser que le texte ne parviendra pas à lutter contre les abus de manière convaincante. Ulrich Thielemann, professeur pendant dix ans à l’Institut pour l’éthique de l’économie de l’Université de St-Gall, fait la même prévision.

Mais ce spécialiste, fondateur en 2010 à Berlin de « Me’M – think tank sur l’éthique de l’économie », donne des raisons très différentes de celles avancées par la fédération patronale suisse.

swissinfo.ch : Deux Suisses sur trois ont accepté l’initiative contre les salaires abusifs. Ce résultat plutôt clair est-il selon vous une expression de colère ou de calcul ?

Ulrich Thielemann : Le mot colère implique une connotation d’irrationalité. Lors de la votation, il est vrai que l’irrationnel avait sa part dans ce qui était décidé en réalité. Mais l’impulsion, la raison profonde qui a décidé cette majorité des deux tiers n’a rien d’irrationnel, puisque c’est la conviction d’une grave disproportion entre boni et bonne gouvernance qui a motivé les électeurs.

« Signal négatif » pour la Suisse

Economiesuisse, le Médef helvetique, qui avait investi 8 millions de francs suisses (6,5 millions d’euros) dans la lutte contre l’initiative, ne croit pas que le texte empêche les salaires abusifs. « Nous avons toujours dit qu’elle ne pourra pas tenir sa promesse. Elle ne fait que déplacer le pouvoir des conseils d’administration vers les actionnaires », indique Ursula Fraefel, cheffe de la communication de la campagne. Au lieu de cela, ce sont les conditions cadres de la place économique suisse, en particulier son droit des sociétés libéral jusqu’ici, qui seront affectées. Les actionnaires auront à l’avenir le pouvoir de décision final en ce qui concerne la rétribution des managers. Economiesuisse ne peut donner d’instructions ni aux entreprises, ni aux actionnaires. « Mais nous pensons qu’il faut en appeler au sens de la mesure et au bon sens des patrons de l’économie », ajoute Ursula Fraefel.

Economiesuisse explique sa défaite en disant que la colère des citoyens a été encore accrue par le fait qu’on se trouvait en période de négociation de conventions collectives et que les « partis bourgeois » n’ont pas su convaincre leur base de rejeter l’initiative.

Pour l’éthicien que vous êtes, ce plébiscite constitue-t-il un pas en direction de plus ou de moins d’éthique dans l’économie ?

La question serait plutôt : de quelle éthique parlons-nous ? Ici, d’un point de vue impulsif, il s’agit d’un pas vers plus de justice.

Beaucoup de gens sont indignés par les primes disproportionnées par rapport aux prestations. Ils sont surtout en colère d’entendre que des cadres reçoivent des rétributions de plusieurs millions même quand l’entreprise enregistre des pertes.

Et qu’est-ce qui est irrationnel, dans le résultat de la votation ?

La grande irrationalité est que, au fond, ce ne sont pas les salaires abusifs qui vont être rognés, mais ce sont les droits des actionnaires qui seront renforcés. M. Minder (l’auteur de l’initiative référendaire, ndlr) croit apparemment que l’injustice que lui-même et la majorité des citoyens ont ressentie est identique aux intérêts des actionnaires qui se voient privés de beaucoup d’argent en raison de boni millionaires.

Si le management encaisse plus, il reste moins d’argent pour les actionnaires. Qu’y a-t-il de faux à cela ?

La pratique des primes de plusieurs millions ne s’explique pas seulement par l’avidité des managers, mais aussi par celle des actionnaires. Le problème provient des grands fonds de placement qui n’ont absolument rien contre des primes élevées, bien au contraire.

Le management argumente de la manière suivante : nous augmentons votre plus-value, le cours des actions de quelques milliards. Et vous, vous nous laissez quelques pour cents.

Pour l’actionnariat, cela n’a aucune importance si les managers empochent quelques dizaine de millions, ce sont des « peanuts » en comparaison avec les milliards que les gros actionnaires encaissent. Ils étaient déjà la cause principale des salaires abusifs, et voilà qu’ils sont encore plus puissants.

« Les boni ne baisseront pas »

Voulez-vous dire que le peuple n’y a vu que du feu et qu’il s’est tiré une balle dans le pied ?

Les boni ne baisseront pas. Au contraire, ils vont continuer d’augmenter. L’initiative est très dangereuse dans son résultat même.

Si on prend au sérieux la colère exprimée par le résultat du vote, on arrive à un résultat différent, c’est-à-dire que les managers ne doivent plus être rémunérés de manière aussi démesurée et que la modération et la responsabilité doivent reprendre leur place au sein des entreprises.

Mais pour cela, il ne faut pas renforcer encore plus le pouvoir du capital, mais au contraire le limiter.

Equilibre entre la rétribution et la production

En quoi les citoyens sont-ils concernés par les salaires payés par une entreprise ?

Cela fait longtemps que les entreprises ne sont plus une affaire privée. Et les primes des hauts-dirigeants encore moins puisqu’elles touchent justement à une question de justice et, donc, à la coexistence sociale.

D’une part, il y a la question de l’équilibre entre la rétribution et la production. Les 72 millions que le président de Novartis, M. Vasella, aurait dû recevoir auraient été payés par d’autres personnes, c’est-à-dire par les patients qui doivent payer trop cher leurs médicaments. Et M. Vasella se voit récompensé pour avoir, avec d’autres entreprises pharmaceutiques, fait du lobbying pour prolonger la protection des brevets. Cela a permis aux actionnaires de gagner des milliards.

D’autre part, cette situation fait naître un esprit mauvais au sein de l’entreprise, à savoir l’avidité. Il ne s’agit plus de rétribuer le travail selon les critères d’une profession donnée. Au contraire, on fait tout ce qu’on peut pour s’enrichir le plus possible.

La direction ne dirige plus l’entreprise en encourageant le sens des responsabilités, et donc une attitude correcte envers toutes les personnes concernées, mais avec l’objectif de maximiser les boni. Ces incitations corrompent la direction et toute l’entreprise. C’est là le problème, et cela concerne notre vie à tous.

Limiter la part variable des rémunérations

Vous prétendez que l’initiative Minder ne permettra pas de diminuer les inégalités. Mais que faut-il faire alors pour mettre un terme aux abus ?

Il faudrait prendre les rênes des mains des actionnaires et détourner complètement les entreprises de leur quête insatiable des bénéfices. Cela signifie qu’il faudrait limiter la part variable des rémunérations. C’est la direction prise par le Parlement de l’UE, qui prévoit que la part variable des salaires des banquiers ne puisse dépasser la fixe.

Ce serait au moins un début. Ce ne serait pas une intervention insupportable dans la liberté de contrat. Car l’actionnaire pourrait encore verser des millions aux cadres, mais plus sous forme d’incitation. Ensuite, cela contribuerait à responsabiliser la direction d’entreprise. L’esprit de modération était déjà une évidence pour les entrepreneurs classiques.

Abstraction faite de la question de savoir si l’initiative atteint son but ou pas, celle-ci aura-t-elle des effets aussi au-delà de nos frontières nationales ?

Je crois que cette votation pourrait déclencher une sorte de raz-de-marée, et pas seulement en Suisse. Elle a un rayonnement global. On en a parlé dans le monde entier. Certains pensent que c’est dû au fait qu’elle est un peu bizarre dans le monde d’aujourd’hui. Mais la raison principale, c’est que ce ne sont pas les seuls citoyens suisses qui en ont assez des salaires abusifs.

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 18:28

 

Rue89 - Le Yéti

  voyageur à domicile

Publié le 05/03/2013 à 17h08

 

 

C’est à n’y pas croire : après le Front de gauche qui anime (et comment !) la présidentielle française 2012, Syriza en Grèce qui frôle l’exploit, le Mouvement cinq étoiles (M5S) qui le crée en Italie, voilà que ce sont les petits Suisses qui, contre l’avis de leur establishment médiatico-politico-financier, parviennent à imposer un référendum par lequel ils mouchent à plus de 67% les bonus des voyous.

Le Printemps européen qui s’annonce risque de réserver quelques surprises, non seulement dans les urnes, mais aussi par la rue. On n’oubliera pas les Indignados précurseurs d’Espagne, les manifs de masse à répétition en Grèce, en Espagne, au Portugal...

Avec des mots d’ordre de plus en plus radicaux et sans détour : dégagez, foutez le camp, on vous a assez vu ! Oh bien sûr, par période de gros temps, on ne peut jurer de rien. Balloté dans le roulis d’enfer de la « Grande perdition », le navire démocratique peut verser aussi bien à tribord qu’à bâbord. En attendant, eh eh, ce n’est plus des percées de l’extrême-droite dont se repaissent nos médias microcosmiques un brin déroutés.

Quelle tête pourra-t-il avoir, notre Printemps européen, pour peu que la chance démocratique donne du gîte du bon côté ? Eh bien, c’est au « populiste » Beppe Grillo [rire] et à son acolyte du M5S, le « richissime » Gianroberto Casaleggio [re-rigolade], que je vais laisser le soin de longuement vous répondre...

En guerre

« Nous sommes en guerre : une guerre entre deux mondes, entre deux conceptions différentes de la réalité. Elle peut nous sembler lente, presque imperceptible, mais non, elle est féroce et va toujours plus vite, caractérisée en permanence par une alternance d’embuscades et d’avancées soudaines.

Les médias tentent de la dissimuler, les politiques la craignent, les organisations internationales la combattent, les multinationales la haïssent. Cette guerre totale, qui a des répercussions dans notre vie à tous les niveaux et remet en question des structures économiques et sociales données pour acquises depuis des siècles, est due à la propagation d’Internet.

Les journaux sont en train de disparaître, après ce sera au tour des télévisions, puis des livres. Dans dix ou vingt ans, tout cela sera considéré comme des espèces disparues, à l’instar des dinosaures. Toute l’information convergera sur le Réseau et nous serons tous des Produconsommacteurs, à la fois producteurs et consommateurs d’information. »

Participation directe des citoyens aux affaires publiques

« Partout émergent des mouvements spontanés pour remplacer les partis : le parti des Pirates en Islande, en Suède et en Allemagne, les Indignados espagnols, les jeunes d’Afrique du Nord qui donnent naissance au Printemps arabe, et jusqu’au Mouvement 5 Etoiles en Italie, ignoré par les médias…

La participation directe des citoyens aux affaires publiques prend la place de la délégation des pouvoirs en blanc. De nouvelles valeurs économiques telles que la réputation et les idées gagnent de plus en plus d’importance face à l’argent. A l’avenir, les ressources primaires telles que l’eau ou l’électricité seront gérées par des réseaux de citoyens pour satisfaire leurs besoins, puis redistribuées.

Le Réseau a ses propres lois, qui se manifestent constamment. L’une d’entre elles est l’élimination des activités sans valeur ajoutée… Le Réseau est partout, il suffit de s’arrêter un instant pour l’observer. »

Les citoyens dans les palais du pouvoir

« Donc dans cette guerre le vieux monde périra, mais avant de quitter la scène il usera de TOUTES les ressources à sa disposition pour conserver ses anciens privilèges et ses rentes de situation. La guerre durera longtemps. En Italie, les partis contrôlent la société, l’économie, l’information, le commerce, les transports, les lois et leur application : TOUT.

Ils sont la quintessence du vieux monde. Pour tenter de se défendre, ils ont rédigé des quantités industrielles de lois contre le Réseau. Ils se croient invulnérables, mais grâce à Internet, les citoyens sont sur le point de pénétrer dans les palais du pouvoir. »

Vous avez vu, ça déménage, n’est-ce pas ? Ce texte est extrait d’un livre publié en novembre 2011 par les deux acolytes. Qui osent même se réclamer des Indignados espagnols, du parti des Pirates et des mouvements arabes, plutôt que des Chemises noires de feu l’ex-socialiste Mussolini. On aura tout vu !

C’est marrant, ce texte me rappelle un des tout premiers que j’ai mis en ligne sur le Net. C’était en octobre 2005. Il s’intitulait : « Début de panique dans le microcosme médiatique ». Tout arrive.

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:59

 

Le Monde.fr | 05.03.2013 à 18h36

 

 

 

 

Des dizaines de milliers de salariés ont manifesté mardi dans toute la France pour appeler les parlementaires à ne pas adopter en l'état le projet de loi sur l'emploi, "l'accord de la honte", selon des manifestants, épaulés par le Front de gauche et quelques élus PS.
"Nous allons continuer notre pression sur les parlementaires", a affirmé Jean-Claude Mailly, numéro un de FO, qui – c'est une première –, manifestait au côté de son homologue de la CGT, Bernard Thibault.

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:57

 

Le Monde.fr avec AFP | 04.03.2013 à 19h54


 
Le président de l'Union Sociale pour l'Habitat (USH) Jean-Louis Dumont, le 3 décembre 2012 à Paris.

Le nouveau président de l'Union sociale pour l'habitat (USH), Jean-Louis Dumont, s'est déclaré, lundi 5 mars, "fâché" d'attendre les décisions du gouvernement en matière de logement social.

 

Lire :  la loi Duflot sur le logement social définitivement adoptée


"Je suis fâché d'attendre les décisions du gouvernement, notamment les arbitrages du premier ministre, en faveur du logement social. Personne ne décide", a déclaré à l'AFP M. Dumont, par ailleurs député PS de la Meuse. M. Dumont, qui a indiqué avoir un rendez-vous vendredi à l'Elysée, va rappeler la promesse du candidat François Hollande de construire 150 000 logements sociaux par an contre moins de 100 000 en 2012. Pour M. Dumont, le problème pour débloquer les fonds nécessaires afin de parvenir à cet objectif se trouve principalement du côté de Bercy.

 

"SI BERCY VEUT TUER ACTION LOGEMENT, QU'ILS LE DISENT"

Le président de l'USH, qui regroupe les 761 organismes HLM, rappelle que Jean-Marc Ayrault avait promis, lors du congrès HLM en septembre dernier, que "l'Etat permettra à Action logement (ex-mouvement du 1 % logement) d'accéder directement aux ressources des fonds d'épargne" de la Caisse des dépôts (CDC).

Dans le schéma retenu, Action logement devait en effet emprunter un milliard d'euros par an, pendant trois ans, à la CDC avant de les prêter aux organismes HLM pour que ceux-ci puissent contruire plus de logements. "Or la CDC nous dit qu'elle n'a pas d'instructions. Si Bercy veut tuer Action logement, qu'ils le disent", tempête M. Dumont. Le président de l'USH demande également que la TVA pour le logement social ne passe pas, comme c'est prévu en 2014, de 7 % à 10 % mais soit plutôt ramenée à 5 %.

D'autre part le délégué général de l'USH Thierry Bert a annoncé vendredi dernier sa démission, révélant la crise que traverse l'organisme dirigeant des HLM après déjà le départ de la directrice de la communication Nelly Haudegand. "A la suite d'un certain nombre de divergences de vues, je serai amené à quitter mes fonctions aujourd'hui (vendredi) à 18 heures", indique M. Bert dans son message au personnel de l'USH dont l'AFP a pris connaissance. Interrogé sur ce sujet, M. Dumont a répondu qu'il avait "pris acte" de cette décision et qu'il "la respecte".

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:50

 

Le Monde.fr | 05.03.2013 à 11h14 • Mis à jour le 05.03.2013 à 12h19 Par Jean-Pierre Stroobants - Bruxelles, correspondant


 

Le vice-premier ministre et ministre belge des finances, Steven Vanackere, lors de la conférence de presse pour annoncer sa démission, le 5 mars 2013 à Bruxelles.

Un coup de tonnerre a retenti, mardi 5 mars dans le ciel politique belge : Steven Vanackere, vice-premier ministre chrétien démocrate et ministre des finances a organisé une conférence de presse pour annoncer sa démission. Le chef de file du parti CD&V était cité dans un scandale financier lié à la banque Belfius, mais cette démission constitue une surprise. Il a demandé au président de sa formation, Wouter Beke, de le remplacer.

Diverses révélations ont été apportées au cours des dernières semaines concernant les liens entre l'ACW, le Mouvement ouvrier chrétien flamand, l'un des " piliers " du courant chrétien-démocrate belge, et la banque, créée après l'éclatement de l'établissement franco-belge de financement des collectivités publiques Dexia. L'Etat belge est le principal actionnaire de Belfius.

C'est l'Alliance néo-flamande (NVA), le parti indépendantiste de Bart De Wever, qui a lancé l'offensive, rapidement relayé par divers médias néerlandophones. L'ACW aurait été rétribué pour apporter des clients à la banque et lui aurait prêté 70 millions d'euros à un taux d'intérêt très élevé de 7,75 %. Belfius aurait également payé 40 millions d'euros à l'ACW pour que le mouvement contribué à préserver la "bonne image" de la banque. Et les milieux chrétiens démocrates, dont le pan syndical réclame régulièrement une plus grande justice fiscale, auraient également éludé une partie de l'impôt à l'aide de montages sophistiqués.

 

 "ACCORDS COMMERCIAUX"

M. Vanackere a déclaré mardi que les attaques dont ils faisaient l'objet avaient " dépassé [sa] capacité de résistance ". " Cela devait s'arrêter ", a-t-il expliqué, continuant à soutenir qu'il ignorait les accords passés entre la banque et l'ACW, un courant dont il est proche. Entendus récemment par les députés, des dirigeants de Belfius avaient exonéré le ministre, en indiquant qu'il n'était pas au courant des contrats conclus. Ils avaient évoqué des simples " accords commerciaux ". Pour divers observateurs, l'affaire pose toutefois la question de l'affectation d'argent public à une structure politico-syndicale.

Les partenaires gouvernementaux du ministre convenaient depuis quelques jours que sa communication était défaillante et une proposition circulait même, visant à confier la tutelle sur le dossier Belfius à l'un de ses collègues. Il avait, début mars, nié connaître un administrateur de Belfius. Pour finalement concéder que cet expert financier suivait, comme consultant extérieur, les dossiers liés à la banque Dexia et ses avatars au sein même de son cabinet... Un fait qui, ajouté à d'autres, faisait douter de la bonne foi, ou de la compétence, du ministre.

La commission des finances de la chambre des députés devait débattre, mardi, de la création d'une commission d'enquête, réclamée entre autres par la NVA. Les partenaires flamands de M. Vanackere au sein de la majorité fédéral (l'Open VLD, libéral et le Sp.a, socialiste) se montraient plus prudents, sans cacher leur agacement à l'égard de l'évolution de ce dossier.

La démission du chef de fil des chrétiens démocrates flamands va indéniablement affaiblir le gouvernement dirigé par le socialiste wallon Elio Di Rupo. Celui-ci doit se lancer très prochainement dans une nouvelle opération d'assainissement budgétaire et s'expose à des sanctions européennes s'il ne corrige pas rapidement la trajectoire de son endettement. Celui-ci pourrait être aggravé si l'Etat belge devait intégrer dans sa dette le montant des garanties apportées à la banque résiduelle (" bad bank ") Dexia, comme l'estiment des experts européens. Le gouvernement belge tente, en ce moment, de contester cette procédure.

Jean-Pierre Stroobants - Bruxelles, correspondant

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:37

 

Le Monde - Blog

 
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Tous les quinze jours, Lui Président fait le point sur la mise en œuvre des promesses électorales annoncées par François Hollande. La quinzaine a été marquée par les prévisions pessimistes de la Commission européenne sur l'économie française, qui ont hypothéqué plusieurs engagements du président de la République. Alors que le chômage concentre toutes les attentions, Vincent Peillon poursuit sa refondation de l'école et des rythmes scolaires.

 

François Hollande tient une conférence de presse en marge du Salon de l'agriculture, le 23 février (AFP/THIBAULT CAMUS)

 Economie, industrie, fiscalité et finances publiquesCritiquées depuis plusieurs mois, les prévisions économiques du gouvernement ont été douchées le 22 février par la Commission européenne. Prédisant une croissance de 0,1% et un déficit de 3,7% du PIB pour 2013, Bruxelles exclut toute baisse du chômage avant 2015. La majorité n’a donc pas tardé à révoir ses ambitions à la baisse :

  • Retour à 3% de déficit Promesse brisée de François Hollande : l’objectif a été repoussé de 2013 à 2014.
  • Prévision de croissance pour 2013 : déjà ramenée de 1,7% à 0,8%, elle doit être prochainement révisée à la baisse par le gouvernement.
  • Pas de nouvelles augmentations d’impôts après 2013 Promesse en doute de François Hollande : la promesse de Jérôme Cahuzac pourrait tomber à la faveur d’un nouveau tour de vis. Pour 2014, le ministre du Budget veut trouver 6 milliards d’euros de recettes supplémentaires. "C'est d'abord par des économies et subsidiairement par des prélèvements supplémentaires que nous devrons atteindre nos objectifs", a lâché François Hollande au salon de l’agriculture.

À lire : Ces promesses économiques qui fondent comme neige au soleil

Conformément à la feuille de route de la grande conférence sociale de juillet 2012, une commission pour l’avenir des retraites a été installée par Jean-Marc Ayrault le 27 février. Une réforme des retraites Promesse en cours de réalisation de François Hollande figurait dans le programme de François Hollande. Sans s’engager sur les modalités, le candidat s’était toutefois dit prêt à allonger la durée de cotisation, à contre-courant de la ligne officielle du PS.

La nouvelle mouture de taxe à 75% Promesse en doute de François Hollande sur les hauts revenus prend du retard. Pierre Moscovici avait évoqué un nouveau texte “au plus tard fin février”, mais aucun dispositif n’a encore été présenté.

Coup d'envoi pour la BPI

La loi sur la séparation des activités bancaires Promesse en doute de François Hollande a été adoptée le 19 février par l’Assemblée. La réforme, qui devait originellement séparer les activités de dépôt et de marché, a été largement adoucie. Pas assez ambitieux à son goût, Eva Joly a allègrement critiqué François Hollande et son projet de loi sur RMC : “il n’a pas de dent, ne mord pas. [Hollande] veut combattre la finance avec un sabre de bois”.

Promise dans le premier des 60 engagements de François Hollande, la Banque publique d’investissement Promesse tenue de François Hollande a tenu son son premier conseil d’administration le 21 février à Dijon. Un premier rendez-vous éclipsé par la nomination de Ségolène Royal aux postes de vice-présidente et porte-parole de cette nouvelle banque des PME.

L'arsenal contre le chômage progressivement déployé

Social, travail, pouvoir d'achat et emploiOfficiellement, François Hollande vise toujours l’inversion de la courbe du chômage d’ici la fin 2013 Promesse en doute de François Hollande. Alors que le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté en janvier pour le 21e mois consécutif, le président a toutefois admis que l’objectif serait difficile à atteindre, lors de sa conférence de presse au salon de l’agriculture.

Les emplois d’avenir Promesse partiellement tenue de François Hollande connaissent un démarrage poussif : Michel Sapin annonce 10 000 contrats signés au cours de deux premiers mois de l’année, alors que le gouvernement en escompte 100 000 en 2013.

Encore au stade de l'expérimentation, 2 000 "emplois francs Promesse en cours de réalisation de François Hollande" devraient être par ailleurs subventionnés cette année par l’Etat dans les quartiers sensibles, selon une annonce de Jean-Marc Ayrault.

Pour valoriser l'action du gouvernement, le Premier ministre s’est lancé dans l’e-pédagogie. Dans une vidéo publiée sur Dailymotion et relayée sur Twitter, il a exposé au Français quelques mesures de son plan pour la compétitivité Promesse en cours de réalisation de François Hollande annoncé en novembre dernier, et absent du programme de son président.

 

François Hollande est-il sur le point de tenir une non-promesse ? Contrairement à ce qu’affirme le Front de gauche, l’amnistie sociale votée au Sénat le 27 février n’a jamais fait partie des promesses du candidat socialiste. Martelée par Jean-Luc Mélenchon depuis plusieurs mois, la revendication d’une amnistie des actes de violence commis depuis 2007 par les syndicalistes crée la polémique.

Au salon, des promesses pour l’agriculture

François Hollande au salon de l'agriculture, le 23 février 2013 (AFP/Kenzo Tribouillard)

» Améliorer la traçabilité Nouvelle annonce de mandat avec un étiquetage obligatoire, à termes, sur les viandes utilisées dans les produits cuisinés

» Soutenir les producteurs laitiers Nouvelle annonce de mandat en grande difficulté

La réforme constitutionnelle enterrée vivante

Institutions, vie politique et moralisationPour le Conseil d’Etat, le non-cumul des mandats Promesse en doute de François Hollande ne devrait pas s’appliquer avant 2017. Un avis motivé par le principe de non-rétroactivité, censé éviter l’application aux parlementaires d’une règle votée après leur élection.

Problème : François Hollande s’était fixé 2014 comme échéance. Quelques 39 députés socialistes défavorables à l’application stricte de sa promesse de campagne ont signé le 26 février une tribune dans Le Monde pour proclamer : “le non cumul, c’est maintenant”. Le gouvernement dévoilera sa position “au plus tard fin mars”, selon Alain Vidalies.

La réforme des élections locales a été adoptée à nouveau par l’Assemblée le 26 février, après un rejet au Sénat quelques jours tôt. Les cantonales, rebaptisées “départementales”, sont repoussées à 2015 et changent de mode de scrutin : les électeurs éliront désormais un binôme femme-homme Promesse en cours de réalisation de François Hollande.

Le texte prévoit également l’élection des conseillers communautaires Promesse en cours de réalisation de François Hollande au suffrage universel (par fléchage lors des municipales).

Alors que Le Figaro et Le Monde annonçaient la réforme constitutionnelle Promesse pas encore tenue de réalisation de François Hollande enterrée à défaut d’une majorité des 3/5e au Sénat, Christiane Taubira a assuré le 26 février que le gouvernement n’avait pas renoncé. Il préparerait plusieurs textes distincts, pour empêcher la droite et le centre de rejeter la réforme en bloc.

L'indépendance de la justice en retard

Le débat sur le mariage pour tous Promesse en cours de réalisation de François Hollande ne recommencera pas au conseil économique, social et environnemental : le CESE a rejeté la saisine des opposants au texte de loi, qui avaient réuni 700 000 signatures dans une pétition, au motif que l’institution ne saurait être saisie d’un projet de loi gouvernemental que par le Premier ministre. Une décision contestée par les anti-mariage pour tous.

Jean-Marc Ayrault a présidé le 26 février un comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme Promesse trop imprécise de François Hollande (Cilra). Le plan d'action 2012-2014 est renforcé avec neuf mesures contre la formation des préjugés (lutte sur internet, sensibilisation des futurs cadres de la nation, aide aux victimes...).

Police, justice et arméeContrairement à ce que prévoyait la feuille de route du gouvernement, le projet de loi sur l’indépendance des parquets vis-à-vis du ministère de la Justice n’a pas été présenté en conseil des ministres en février. Il était censé favoriser l’indépendance de la justice Promesse en retard de François Hollande.

Autre retard : le nouveau livre blanc sur la défense Promesse en retard de François Hollande, déjà repoussée à plusieurs reprises, n’a pas été publié en février.

Les vacances d'été pas (encore) allongées

Education, recherche, jeunesse, sportsAprès plusieurs semaines de débats houleux, Vincent Peillon a finalement publié le 26 février son décret sur la modification des rythmes scolaires Promesse en cours de réalisation de François Hollande. Chaque semaine, deux heures d'aide personnalisée seront notamment dégagées pour accompagner les élèves les plus en difficulté Promesse en cours de réalisation de François Hollande. De nombreuses municipalités ont repoussé à la rentrée 2014 la mise en place de la réforme.

Deux jours plus tôt, le ministre de l’Education avait proposé un raccourcissement des vacances d’été à six semaines, avec deux zones distinctes. Se remémorant peut-être que François Hollande n'avait jamais envisagé cette piste, Vincent Peillon a finalement indiqué quelques minutes plus tard qu'elle n'était “pas à l'ordre du jour", renvoyant la réflexion à 2015.

Une autre polémique pourrait naître avec sa loi sur la refondation de l’école, en discussion au Parlement : les députés PS ont décidé de lui déposer un amendement pour supprimer une disposition de la loi Carle Promesse pas encore tenue de réalisation de François Hollande de 2009 favorisant les écoles privées. François Hollande s’était bien engagé pendant la campagne à l’abroger, mais le gouvernement est pour l’instant hostile à ouvrir une nouvelle “guerre scolaire”.

Pour "faire que les jeunes vivent mieux en 2017 qu'en 2012", conformément à l’engagement prioritaire du président de la République, le gouvernement a présenté 47 mesures à l’issue du comité interministériel sur la jeunesse du 21 février.

Bon nombre d’entre elles reprennent des promesses de campagne, à l’image de la “garantie jeunes” – expérimentée à partir de septembre – ou l’encadrement des stages – prévu pour 2013. Parmi les nouvelles mesures figure par exemple la mise en place de classes prépas “égalité des chances” dans les écoles nationales de la police et de la justice.

Le très haut débit pour tous dans 10 ans

Culture, médias et numériqueLe gouvernement est passé à l’offensive sur le numérique à la fin du mois de février, en présentant une feuille de route de 18 mesures Promesse pas encore tenue de réalisation de François Hollande. Le plan prévoit notamment une loi sur la protection des données personnelles, la lutte contre l’évasion fiscale des Google et Yahoo! ou la promotion du numérique à l’école. François Hollande a choisi d’insister sur la généralisation du très haut-débit Promesse pas encore tenue de réalisation de François Hollande d’ici 2023. Pendant la campagne, le candidat socialiste avait formulé la même promesse pour le haut débit classique... à l’horizon 2022.

Le geste de François Hollande en faveur du livre numérique, dont la TVA a été abaissée à 5,5% Promesse tenue de François Hollande le 1er janvier dernier, pourrait valoir à la France une condamnation de la Cour de justice de l’UE. La Commission européenne y voit une distorsion de concurrence et a décidé, après plusieurs avertissements, d’entamer une procédure contre Paris. La ministre Aurélie Filippetti, pas décidée à céder, a indiqué qu’elle se défendrait devant la Cour de justice européenne.

 

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:37

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 05.03.2013 à 15h59 • Mis à jour le 05.03.2013 à 16h18

 

 
 
Une enseigne Ikéa en Allemagne, le 27 avril 2006.

Le géant suédois de l'ameublement Ikea a annoncé mardi 5 mars qu'il retirait de ses cafétérias dans vingt-trois pays des tartes sur lesquelles les autorités sanitaires chinoises ont trouvé des bactéries généralement témoins d'une contamination fécale.

Lire : Viande de cheval : Ikea retire ses boulettes de viande dans 15 pays européens

Ikea a indiqué à l'AFP avoir pris cette décision après la destruction par les douanes chinoises de 1 800 gâteaux appelés "Chokladkrokant" ("croquants au chocolat", une tarte aux amandes avec du chocolat, de la crème au beurre et du caramel) interceptés dans le port de Shanghaï en novembre.

"UN NIVEAU EXCESSIF DE BACTÉRIES COLIFORMES"

D'après le quotidien anglophone Shanghai Daily, des tests avaient permis de déterminer qu'ils contenaient "un niveau excessif de bactéries coliformes". Ces bactéries, normalement peu dangereuses pour les consommateurs, sont généralement "une indication de contamination fécale, même si ce n'est pas toujours le cas", a expliqué à l'AFP un microbiologiste de l'autorité de sécurité alimentaire suédoise, Mats Lindblad. Les tartes retirées ont été fabriquées par un fournisseur suédois, Almondy.

Une porte-parole d'Ikea, Ylva Magnusson, a souligné que le niveau de concentration de ces bactéries ne représentait pas de danger grave pour la santé publique. "Il y a des indications selon lesquelles les niveaux de bactéries découverts sont bas, mais nous devons évidemment connaître le chiffre exact et savoir ce qui s'est passé", a-t-elle déclaré.

Fin février et début mars, Ikea avait retiré de la vente dans 25 pays des boulettes de viande, après la découverte de viande de cheval qui n'était pas mentionnée sur l'étiquette. L'alimentation a représenté, lors de l'exercice 2011-2012 (achevé fin août) 4,7 % du chiffre d'affaires d'Ikea, avec des ventes de 1,3 milliard d'euros.

 

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:31

 

LE MONDE | 05.03.2013 à 10h57 • Mis à jour le 05.03.2013 à 15h41 Par Hélène Bekmézian et Claire Guélaud

 

 
Jean-Marc Ayrault, le 26 février à Paris.

Depuis que la France s'est engagée à ramener à l'équilibre ses finances publiques, les années se suivent et se ressemblent : elles sont, du point de vue de la discipline budgétaire, toujours plus redoutables. Les ministres et leur entourage attendent donc, avec un fatalisme teinté de lassitude, la lettre de cadrage de Jean-Marc Ayrault que Matignon devrait leur adresser à la fin de la semaine.

Ce document, le même pour chacun des ministres, précise les orientations qui permettront d'arrêter les grandes lignes du budget triennal 2014-2016 de l'Etat. Il réaffirme la nécessité de respecter la stabilisation en valeur des dépenses de l'Etat sur le périmètre du budget général, hors charges de la dette et des pensions.

 

 "DÉJEUNER TRÈS TENDU" 

Pour tenir cette norme de dépenses exigeante, introduite par le gouvernement Fillon, il serait demandé au gouvernement, selon nos informations, de faire des économies nettement supérieures aux deux milliards d'euros du "surgel" de crédits annoncé pour 2013 par le ministre délégué au budget, Jérôme Cahuzac. L'effort d'économies en 2014 pourrait même être de l'ordre de 4 milliards d'euros. Une manière, probablement, de rassurer la Commission européenne sur la détermination française.

L'annonce du surgel de 2013, quelques semaines seulement après le vote du projet de loi de finances, avait pourtant été mal vécue. "Le déjeuner était très tendu, ça a pas mal gueulé. Je pense que c'est pour cela que la question du non-cumul dès 2014 est ressortie, beaucoup disaient : puisqu'il faut faire des économies sur tout, alors laissez-nous au moins faire ce qui ne coûte rien, comme le non-cumul dès 2014", relate un ministre. "Je pense que c'est aussi la raison pour laquelle on en est venu à la question des allocations familiales. S'il faut faire encore plus d'économies, d'accord, mais alors il va falloir s'attaquer aux prestations familiales, car il ne reste plus que cela".

 

Jean-Marc Ayrault et Jérôme Cahuzac, le 20 février à Paris.

 

La mise en réserve de deux milliards de crédits supplémentaires, en plus des 6,5 milliards déjà gelés, a été d'autant plus critiquée qu'elle est intervenue après que les responsables des programmes budgétaires ont réparti les crédits. "Bercy a fixé un surgel tout en sachant qu'il serait extraordinairement difficile, voire impossible à respecter. Sauf, bien sûr, à ce que l'Etat recoure de plus en plus au procédé, pas très sain, des reports de charges", observe un conseiller sous couvert d'anonymat.

 

"ON EST À L'OS"

L'envoi de la lettre de cadrage va ouvrir une nouvelle séquence de la procédure budgétaire. Les cabinets ministériels, voire les ministres eux-mêmes, sont désormais invités à proposer à Bercy des économies, en particulier sur leurs crédits de fonctionnement et d'investissement. Des échanges doivent avoir lieu avec le ministre de l'économie et des finances, Pierre Moscovici, et avec M. Cahuzac. A l'issue de ces discussions, le premier ministre arrêtera les plafonds de crédits et d'emplois pour les années 2014, 2015 et 2016 avant le débat d'orientation des finances publiques prévu au Parlement en juillet.

"On est à l'os", entend-on de tous côtés. "Ce n'est pas le train de vie de l'Etat auquel on touche désormais, c'est aux moyens d'assurer les missions de service public." Forts de cette conviction, les ministères – Bercy compris – voudraient bien que l'on trouve des sources d'économies ailleurs que dans le budget de l'Etat. Peu désireux de tailler dans les crédits réservés aux mesures catégorielles, qui leur permettent de maintenir une certaine paix sociale malgré le gel du point d'indice de la fonction publique, ils lorgnent du côté des dépenses de protection sociale.

 

Pierre Moscovici, le 4 mars à Bruxelles.

 

Pour l'heure, toutefois, la modernisation de l'action publique (MAP), qui a pris le relais de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et qui se veut plus respectueuse du dialogue social, n'en est encore qu'à ses débuts. Il faudra attendre le Comité interministériel pour la modernisation de l'action publique (Cimape) du mois d'avril pour voir préciser les premières pistes d'économies sur les aides aux entreprises et sur la politique familiale. Au cas où, Bercy a déjà évalué à "2 à 3 milliards" ce que rapporterait, dès la première année, la désindexation des prestations sociale.


Hélène Bekmézian et Claire Guélaud

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