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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 16:31

 

 

 

Le Monde.fr | 10.05.2013 à 11h11 • Mis à jour le 10.05.2013 à 14h20

Par Jean-Baptiste Jacquin



La RDC aurait perdu 1,36 milliard de dollars (1,04 milliard d'euros) à l'occasion de cinq transactions entre 2010 et 2012.

"Cachez ce sein que je ne saurais voir." La célèbre réplique de Tartuffe date de 1664, mais ridiculiser ainsi l'hypocrisie grossière n'a pas empêché de la voir prospérer. L'histoire d'Eurasian Natural Resources Corporation (ENRC) aurait sans aucun doute inspiré Molière, version marchés financiers et matières premières.

La "une" du Financial Times claque, vendredi 10 mai, d'un gros titre : "Le rapport Annan accuse ENRC d'avoir coûté 725 millions de dollars au Congo." De fait, l'Africa Progress Panel (APP), organisation présidée par l'ex-secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, devait rendre public, ce vendredi au Cap devant le World Economic Forum, un rapport détaillé sur la façon dont certains pays africains sont lésés dans la gestion de leurs ressources naturelles.

La République démocratique du Congo (RDC) aurait ainsi perdu 1,36 milliard de dollars (1,04 milliard d'euros) à l'occasion de cinq transactions entre 2010 et 2012, selon ce rapport. Des ventes de concessions minières qui, d'après les calculs de l'APP, ont été réalisées en moyenne au sixième de leur véritable valeur. Or, trois de ces cinq opérations ficelées par Dan Gertler, riche homme d'affaires israélien, avaient pour heureux acquéreur ENRC, société de droit britannique cotée à l'honorable Bourse de Londres depuis 2007.

 

 PILLAGE AU CONGO

On découvrirait donc en 2013 que les ressources minières de la RDC sont pillées par des groupes étrangers ! Et qu'ENRC, dont 54 % du capital est détenu par ses trois cofondateurs, des oligarques kazakhs, aurait accumulé ses actifs dans des conditions peu claires ! Il se trouve que Le Monde a conté, en octobre 2010, comment ENRC avait mis la main sur le plus grand gisement de cuivre et de cobalt de RDC, grâce à l'intercession du fameux Dan Gertler, après une rocambolesque expropriation du précédent actionnaire par Kinshasa.

 

Lire dans nos archives : La City s'écharpe sur Kolwezi


Le mérite du travail de Kofi Annan, après celui de l'ONG anticorruption Global Witness, est de chiffrer pour la première fois l'impact de ce pillage. Quant à ENRC, cela fait plusieurs semaines que l'étau se resserre. Après des années de soupçon de corruption, le bureau britannique de lutte contre la délinquance financière a annoncé, le 25 avril, l'ouverture d'une enquête sur le groupe minier. D'après le quotidien de la City, des limiers s'apprêtent à s'envoler pour la RDC.

Pour ENRC, après la démission en avril d'un président nommé il y a un an pour améliorer la gouvernance et la transparence du groupe, ses principaux actionnaires, aidés par le gouvernement du Kazakhstan, ont fait savoir qu'ils songeaient à racheter les minoritaires pour sortir la société de la Bourse.

L'histoire ne dit pas s'ils veulent se mettre à l'abri des regards indiscrets en prenant au pied de la lettre Tartuffe : "Le scandale du monde est ce qui fait l'offense, et ce n'est pas pécher que pécher en silence."

 jacquin@lemonde.fr

Jean-Baptiste Jacquin

 

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 21:42

 

 

 Agoravox

  Nous vaincrons le travail, vive le chômage !  
  par caleb irri (son site) jeudi 9 mai 2013

 

Qu’on le veuille ou non, notre monde est condamné au chômage. Nombreux sont ceux qui- à droite comme à gauche- s’en effraient, mais cela devrait pourtant tous nous réjouir : car cela signifie que le progrès technique n’est pas mort, ce qui permet à l’homme d’espérer atteindre encore ce qui devrait être l’un de ses objectifs prioritaires, à savoir de se séparer, à terme, de la nécessité du travail dans nos sociétés.

Seulement le monde ne fonctionne plus, ne raisonne plus en terme de société, ni d’humain, ni même de progrès ou de besoin : nous en sommes arrivés à considérer le chômage comme une calamité, car le critère de référence universel est la rentabilité ; jusqu’aux décroissants qui raisonnent en termes économiques puisqu’ils veulent faire « mieux » avec « moins » (voir décroissance théorie économique bien trop sage).

 

Le paradoxe de cette situation réside dans le fait que le progrès technique favorise le chômage de masse et que le capitalisme favorise lui-même ce progrès (enfin jusqu’à il y a peu) ; mais aujourd’hui c’est que l’austérité engagée pour sauver le capitalisme conduit elle-aussi au chômage de masse, cette fois pour cause de « non-rentabilité ». Car si le capitalisme a besoin du travail de l’homme pour ses profits, il a également besoin du progrès technique, car les machines seront toujours, à terme en tous cas, plus rentables que l’être humain (24/24, 7 jours sur 7). Mais ce progrès technique, qui au départ était censé libérer les hommes de la contrainte du travail, est aujourd’hui un facteur de rentabilité privé qui s’oppose à l’économie « publique », en ce sens que les gains de productivité apportés par la technologie entraînent pour l’État un surplus de budget (les aides sociales : en 2009, plus de 30% du PIB, soit plus de 600 milliards) pour éponger les licenciements dus aux moindres besoins de main d’œuvre pour effectuer une même tâche (la « fameuse » privatisation des profits, socialisation des pertes). Mais comme aujourd’hui les investissements de production baissent -et qu’ils ne sont même pas compensés par l’obsolescence programmée (comment dans ces conditions la faire disparaître puisqu’elle contribue à « sauvegarder » l’emploi ?), nous arrivons à une situation « logique » d’un point de vue civilisationnel (il y a nécessairement besoin de moins en moins de travail), mais aberrant d’un point de vue économique (que l’on fasse de l’investissement ou de l’austérité, le chômage est en constante augmentation).

 

Sauf que nous les citoyens, nous sommes toujours contraints de subir ce qui devrait être une libération (le chômage, que le système capitaliste a transformé en fléau) car en dehors des prestations sociales seul l’argent que nous procure le travail nous permet de vivre- nous obligeant ainsi à trouver coûte que coûte cette denrée de plus en plus rare qu’est l’emploi : le résultat évident (enfin d’un point de vue capitaliste) est que le prix du travail (les salaires) est destiné à baisser au fur et à mesure que nous serons plus nombreux à vouloir en obtenir un. Et parallèlement les Etats se voient eux dans l’obligation -tout du moins s’ils se veulent démocratiques et ainsi éviter les contestations massives (des gens qui ne travaillent pas et n’ont aucun moyen de subsistance deviennent dangereux pour l’ordre public -en plus d’avoir du temps pour réfléchir à leur condition), de pourvoir au minimum vital. Et cela leur coûte cher, de plus en plus cher. A tel point qu’ils cherchent par tous les moyens de se soustraire à cette trop lourde dépense.

 

C’est ainsi que les pays dits « développés » en arrivent à des absurdités à la fois économiques et politiques comme celles que nous constatons aujourd’hui : ne pouvant décemment pas se résoudre à un changement de paradigme pourtant nécessaire et plutôt que d’engager des politiques de relance (déjà que nous gardons dans l’emploi de nombreux postes rendus inutiles dans de nombreuses administrations ou services publics pour ne pas augmenter le nombre de chômeurs), nos gouvernants préfèrent se soumettre à une politique d’austérité destinée à faire baisser le « coût du travail » (les salaires) ; évitant ainsi d’avoir à faire évoluer la technique qui accentuerait le chômage de masse. Déjà qu’il n’y a pas de travail pour tout le monde ! En définitive l’homme n’est un « outil » plus rentable que la machine que lorsqu’il travaille pour rien : l’esclavage est le seul idéal qui permet le plein emploi. A part peut-être la guerre ou une catastrophe naturelle de grande ampleur, une épidémie meurtrière ou que sais-je encore, la situation ne s’améliorera pas ; mais qui peut souhaiter ce genre « d’améliorations » ?

 

Donc on arrête d’investir, et ce même si de nombreux emplois ne sont pas pourvus (les métiers les plus pénibles ou considérés comme tels, ou tout simplement déconsidérés). Que peut-on faire pour tous ces gens ? On les indemnise un moment, et puis après ? Soit ils acceptent « n’importe quoi » (et on obtient ainsi de mauvais employés), soit ils vont au secours populaire, soit ils partent grossir les rangs des « émigrés », soit ils luttent contre le système qui ne les satisfait plus. Mais quoi qu’il en soit la situation n’est pas tenable à long terme, car même si tous acceptaient les travaux pénibles il en resterait un paquet sur le carreau.

 

Du coup on veut se séparer de cette charge, sans pour autant laisser les miséreux sans lien, sans dépendance avec l’Etat. C’est bien pour cela qu’on préfère leur faire creuser des trous qu’ils reboucheront plutôt que de les laisser sans activité ; et même si pour cela on doit recourir à la contrainte comme au travail gratuit ou même aux camps de travail (comme c’est parait-il prévu en Grèce- je n’ai pas trouvé autre chose, du moins en Français). Car ce à quoi nous ne pensons pas assez, c’est que lorsqu’un individu sort du cadre de l’assistance ou solidarité comme on voudra, il devient un anonyme sur lequel le pouvoir étatique n’a plus d’emprise. En quelque sorte il rentre dans la clandestinité et sort de la dépendance vis à vis de l’Etat ; et cela devient un danger potentiel pour le maintien de l’ordre public -en même temps qu’une preuve de l’incapacité de l’Etat à faire correspondre son modèle politique à la réalité sociale, comme on le voit ces derniers temps en Espagne ou en Grèce avec l’augmentation du travail au noir et la généralisation du « système D ».

 

On est même arrivés à un tel point de saturation -il faut se rendre compte de cet incroyable non-sens – que l’on préfère enterrer des innovations (même rentables d’un point de vue économique ou social caisses automatiques, informatisation) que d’avoir à supprimer encore des postes. Ne sachant plus que faire pour stopper les déficits on va jusqu’à couper les crédits de recherche et de développement, sans se rendre compte que nous sommes tous entrainés dans une spirale infernale qui nous conduira de toutes les manières au même résultat : il faudra bien un jour régler le problème du travail et de sa nécessaire obsolescence et admettre une bonne fois pour toutes que le temps du travail est révolu. Et que si nous voulons éviter les dérives autoritaires inhérentes au capitalisme nous devrons changer de paradigme.

 

Car si au lieu de nous inquiéter pour les retraites ou le chômage nous nous inquiétions pour notre bien-être ou notre santé, nous comprendrions très vite qu’il nous faut tout d’abord faire des enfants (et oui plutôt que de devoir travailler plus et plus longtemps pour mourir plus jeune sans avoir d’autre emploi que ce que le gouvernement nous autorise ou nous impose, nous n’avons qu’à faire des enfants !), car eux-seuls seront les garants de nos vieux jours, en plus de la promesse qu’ils représentent pour le futur.


Si nous cessions de viser la rentabilité nous comprendrions que le futur de l’homme est de se séparer de la contrainte du travail plutôt que de la désirer, avec des durées hebdomadaires allant sans cesse se réduisant, pour avoir plus de loisirs : « notre société sera une société de loisirs ou ne sera pas », disait un professeur d’économie que j’ai connu. Il avait raison : nous sommes condamnés à travailler de moins en moins. Pourquoi ne pas en faire un objectif avouable et positif , et se réjouir que même le cynisme et le calcul des capitalistes ne suffit pas à empêcher cette inéluctabilité ? Pour mettre en conformité les aspirations humaines avec la réalité sociale d’une société avancée et positive, nous devons changer les règles du jeu (voir) ; de toutes les manières les riches s’ennuient, tandis que les pauvres aimeraient bien s’ennuyer un peu plus, alors… Et même si nous devons tous « travailler » (on remplacera alors ce terme par un autre) pour notre propre bien -et celui des autres- nous devrions partager ce travail entre tous et dans des conditions équivalentes pour satisfaire chacun.

 

Et qu’on puisse un jour enfin crier tous ensemble « nous vaincrons le travail, vive le chômage » !

 

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

 

 

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 21:32

 

 

estrepublicain.fr

 

  07/05/2013 à 05:00 

                                                                                                                                                                                                                       Economie - Le Franc-Comtois Vincent Liégey est le porte-parole national du parti pour la décroissance, coauteur du livre « Un projet de décroissance, manifeste pour une dotation inconditionnelle d’autonomie » Travailler moins, produire autrement

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Vincent Liégey est doctorant en économie à l’université de Budapest. Photo Ophélia NOOR

Vincent Liégey est doctorant en économie à l’université de Budapest. Photo Ophélia NOOR

 

- Tout est-il à jeter dans le système actuel ?

- On se heurte à la difficulté d’un modèle le plus complexe et le plus interdépendant que le monde ait connu. Il faut déconstruire tout ça. Créer un modèle de transition pour aboutir à un nouveau modèle en transformant certaines choses de l’actuel, en en abandonnant d’autres.

- Avec la décroissance, on a l’impression de tomber dans la nostalgie du fameux « c’était mieux avant »…

- Pas du tout. Ce n’est pas un retour en arrière. On n’a pas de vision romantique du monde rural des années 50 ! Il y a eu des points positifs dans la croissance : l’essor de la démocratie, un certain niveau de santé, de confort matériel. Mais en parallèle, on a aussi détruit une forme de convivialité, de solidarité, de vivre ensemble. On souhaite conserver ce que la croissance a pu apporter de positif et reconstruire tout ce qui n’est pas soutenable.

- Vous parlez de baisser le temps de travail pour redistribuer les emplois. N’est ce pas ce qui a déjà été fait avec les 35 heures, dont le bilan est contesté ?

- Certes, ça a été une catastrophe pour des PME et certains secteurs. Mais pour beaucoup, ça a permis de libérer du temps pour faire d’autre chose. On est dans une société où la valeur travail est centrale. Or, le chômage est important et le stress lié au travail augmente. On ne sait plus quel sens donner à tout ça. On ne dit pas d’arrêter de travailler, simplement de réfléchir sur la logique marchande du travail afin de sortir du culte productiviste. Le progrès technique aurait dû nous libérer de l’aliénation par le travail, or il n’en est rien…

- Est-ce à dire qu’il faut stopper la recherche, que le progrès est mauvais ?

- Non, il faut juste changer de paradigme, sortir de cette religion du progrès qui sert à dominer la nature. La recherche et la science doivent s’inscrire dans une logique qui respecte l’être humain et l’environnement. C’est le cas de l’agroécologie ou de l’agroforesterie.

« Se désaliéner des biens de consommation inutiles »

- Vous souhaitez mettre en place un revenu inconditionnel d’existence (RIE). Expliquez-nous.

- Il s’agit d’un revenu minimum en euros qui s’applique à tous. Il s’inscrit dans une dotation inconditionnelle d’autonomie (DIA) qui ouvre des droits d’accès et de tirage avec des monnaies locales pour consommer des produits ou des outils fabriqués localement. Avec ce RIE, on pourra moins travailler et libérer du temps pour œuvrer dans des jardins communautaires, des ateliers vélos, etc...

- Vous parlez de « relocalisation ouverte », n’est-ce pas paradoxal ?

- Ce qu’on a connu avec la mondialisation a été possible parce qu’on a pu consommer frénétiquement les énergies fossiles en quelques décennies. Mais ça ne pourra pas continuer, il y aura forcément relocalisation et c’est positif. On pourra produire des choses localement. Ca générera plus de bonheur et de tolérance à travers la hausse des échanges, tout en évitant de tomber dans l’entre-soi ou une société moralisatrice.

- Devra-t-on vivre avec moins de confort ?

- Pas moins de confort mais il faudra se désaliéner des biens de consommation inutiles qui nous rendent dépendants. Aujourd’hui par exemple, on ne sait plus réparer sa voiture. On pourra vendre des services et des pièces détachées. L’idée c’est de travailler moins pour produire autrement, partager des outils de réparation, de recyclage, lutter contre l’obsolescence programmée.

- Le PIB baissera forcément…

- Peut-être. Mais en Amérique latine, beaucoup d’études mettent en parallèle PIB avec d’autres indicateurs de bien-être. Elles montrent que lorsque la croissance permet d’avoir un confort et une vie digne, le bien-être augmente. Mais au-delà d’un certain seuil, le bien-être stagne ou baisse. Idem pour l’espérance de vie.

- Vous souhaitez également instaurer un revenu maximum acceptable (RMA).

- Aujourd’hui, les sommes gagnées par certains sont délirantes. Au-delà d’un montant, à définir démocratiquement, les revenus seraient imposés à 100 %. Il faut rompre avec l’illusion qu’il est légitime qu’il y ait des très riches et des très pauvres et que le mode de vie des très riches est un modèle à suivre.

- François Hollande semble très frileux à l’idée de taxer les hauts revenus. Votre projet n’est-il pas utopique ?

- Le plus utopique c’est de rester dans le délire économiciste de croire qu’en mettant l’économie au-dessus des lois de la nature, on arrivera à résoudre le mal-être des populations. Il faudra faire preuve de courage politique avant que ça ne se fasse de manière violente. On est aujourd’hui dans des sociétés insurrectionnelles qui sont déjà en guerre pour l’appropriation des ressources naturelles en Afghanistan, en Irak, en Libye ou au Mali.

Propos recueillis par Eléonore TOURNIER

 


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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 21:20

 

Nouvel Observateur

 Créé le 03-05-2013 à 12h14 - Mis à jour le 09-05-2013 à 22h35

Embauché comme intérimaire de nuit par le centre logistique de Montélimar, un journaliste raconte son quotidien dans "En Amazonie" (Fayard). Edifiant !

 

 

 

L'entrepôt Amazon de Montélimar : 36.000 m2 de hangar, entre 20 et 25 kilomètres de marche pendant 7 heures pour les "pickers"... (Sipa)

L'entrepôt Amazon de Montélimar : 36.000 m2 de hangar, entre 20 et 25 kilomètres de marche pendant 7 heures pour les "pickers"... (Sipa)

C'est parce qu'il voyait ses librairies préférées fermer, à Toulon, que Jean-Baptiste Malet, 26 ans, s'est intéressé au libraire en ligne américain Amazon. "Je voulais voir ce qui remplaçait ces lieux de convivialité qui me tenaient à cœur." Journaliste à "Golias", l'amoureux des livres a voulu interviewer les travailleurs de l'entrepôt Amazon de Montélimar. En vain. Les employés de la multinationale de l'e-commerce sont contractuellement tenus au secret le plus strict. "L'idée que des employés drômois ne puissent s'exprimer alors que le Code du Travail le leur permet m'a choqué", raconte Jean-Baptiste.

[JEUDI 9]Quand Amazon transforme ses recrues en "robots" Jean-Baptiste Malet, 26 ans, journaliste à "Golias". (David Latour. DR)

Du coup, il se fait embaucher pour la saison de Noël 2012, quand l'entrepôt de Montélimar recrute 1.200 intérimaires en plus de ses 350 CDI. Commence alors l'incroyable découverte, "de l'autre côté de l'écran", des rouages du champion mondial de la logistique pour commerce électronique. L'enquête fourmille de détails inédits sur la condition de ces nouveaux prolétaires, dont nous créons tous les jours les jobs, à coups de clics.

Un "process" qui gère les moindres détails

[JEUDI 9]Quand Amazon transforme ses recrues en "robots" Le badge Amazon de Jean-Baptiste Malet. (DR)

"Je ne veux que des gens supermotivés !" Dès la première réunion d'information de deux heures dans l'agence d'intérim Addeco de Montélimar, la présentatrice insiste, toutes les quinze minutes : les candidats sont "libres de s'en aller" s'ils ne se sentent pas à la hauteur. Leur mission ? Effectuer des tâches ultrarépétitives, par vacations de sept heures payées 9,725 euros brut de l'heure (le smic étant à 9,43 euros).

Il n'y a que quatre types de postes, attribués une fois pour toutes, en trois équipes (5h50-13h10, 13h40-21h, 21h30-4h50) : ceux qui reçoivent la marchandise (les eachers), ceux qui la rangent dans les rayonnages de cette forêt métallique qui couvre le hangar de 36.000 mètres carrés (les stowers). Ceux qui prennent les produits dans ces casiers pour préparer les commandes (les pickers), ceux qui les emballent (les packers).

Il y a tout ce vocabulaire anglais à maîtriser : inbound, outbound, damage, bins, slam, associates, leaders... Il y a cette devise, sortie du "Meilleur des Mondes" : "Work hard, have fun, make history" ("Travaille dur, amuse-toi, écris l'histoire"). La vie de "l'associé" est codifiée selon des "process" qui gèrent le moindre détail : la vitesse maximum des voitures sur le parking (15 km/h), la manière de se garer (en marche arrière), le tutoiement obligatoire (censé susciter la confiance), la manipulation des chariots (interdiction de reculer), la façon d'y empiler les articles (par taille, code-barres au-dessus).

Entre 20 et 25 kilomètres de marche par vacation

Le travail est ultrapénible : même si son parcours est optimisé par un logiciel, le picker marche entre 20 et 25 kilomètres par vacation. Douleurs dans le dos, le cou, le poignet, les cuisses... "Il y a aussi ces longs moments, le plus souvent vers 3h30 pour ma part, où les jambes se pétrifient», écrit Jean-Baptiste. Pis : compte-tenu des distances et des screenings antivol, les deux pauses de vingt minutes ne se traduisent que par cinq minutes maximum sur une chaise !

Tout cela n'a probablement rien d'illégal, sauf peut-être l'envoi d'un contrat deux semaines après l'embauche ou l'absence de visite médicale ou d'infirmerie la nuit. Mais pourquoi, se demande l'auteur, subventionner les emplois précaires de cette multinationale, à qui une optimisation fiscale permet de payer peu d'impôts en France et de concurrencer sauvagement nos libraires et autres marchands, traditionnels ou électroniques ?

Leurs machines à scanner sont les "flics électroniques"

Selon Malet, Amazon transforme ses recrues en "robots" hébétés, soumis à des objectifs de productivité croissants. Leurs machines à scanner sont les "flics électroniques" qui transmettent des informations, contrôlées en temps réel par des leaders, eux-mêmes sous la pression de managers.

Comme dans un mauvais jeu de télé-réalité, de semaine en semaine, seuls les plus performants sont gardés. Et les rares élus qui atteignent, dixit Amazon, "les standards élevés qui peuvent paraître irréalisables aux yeux de certains", décrochent un CDI. Un vrai Graal pour ces bataillons de chômeurs en galère. "Ce boulot chez Amazon, c'est vraiment de la merde... mais il n'y a que ça !", résume l'un d'eux. Voilà un livre qui ne sera peut-être pas disponible sur la liseuse Kindle d'Amazon.

 >Article publié dans "le Nouvel Observateur" du 2 mai 2013.

 


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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 20:41

 

 

Monde - le 9 Mai 2013

 

Selon l'agence de presse Belga, la banque franco-belge Dexia continue de soutenir, via sa filiale israélienne, la colonisation de la Palestine par Israël.

La plate-forme "Palestine occupée - Dexia impliquée", qui dénonce depuis 2008 les liens entre le groupe bancaire franco-belge Dexia et le financement des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, dit avoir obtenu de nouveaux documents "qui mettent à nu de nouveaux liens entre Dexia et l'occupation" alors que l'ancien président de Dexia, Jean-Luc Dehaene avait affirmé en 2011, que depuis 2010, il n'y avait plus de nouveaux contrats conclus avec l'État hébreu. Cette affirmation a également été confirmée par le nouveau président Karel De Boeck.

Il s'agit, selon la plate-forme, d'un protocole dans lequel Dexia Israël se porte garant auprès du ministère israélien de la Défense pour qu'il puisse mettre en place un projet dans une colonie ou encore d'un protocole dans lequel Dexia Israël propose d'accorder un prêt à la colonie Ariel, une des plus importantes colonies israéliennes en Cisjordanie.

La plate-forme "Palestine occupée - Dexia impliquée", souligne qu'"aujourd'hui, le gouvernement belge (actionnaire majoritaire de Dexia) ne peut plus se cacher. Soit il estime que l'occupation de la Palestine par Israël est inacceptable et il intervient, soit il soutient Israël dans le développement d'une occupation internationalement condamnée!"

Active dans le financement des collectivités locales, Dexia Israël est une filiale de Dexia Crédit Local, filiale française du groupe Dexia. Le groupe franco-belge souhaite se défaire de Dexia Israël depuis des années selon Belga.

  • Lire aussi :

Colonisation : Netanyahu souffle le chaud et le froid

Colonisations: Netanyahu persiste malgré l'appel de l'ONU

Israël est-il au-dessus des lois ?

 

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 20:21

 

 

Marianne+ - Jeudi 9 Mai 2013 à 05:00

 

Arnaud Bouillin

 

 

Dans un court et stimulant essai paru le 2 mai, l’économiste Thomas Porcher démonte les arguments des lobbies favorables au gaz de schiste, une ressource dont François Hollande a clairement refusé l’exploitation. Pour Marianne, il revient sur les trois points clefs de sa démonstration.

 

Manifestation contre l'exploitation du gaz de schiste à Barjac - AVENTURIER PATRICK/SIPA
Manifestation contre l'exploitation du gaz de schiste à Barjac - AVENTURIER PATRICK/SIPA
On prétend que les Etats-Unis ont créé 600 000 emplois grâce au gaz de schiste. Info ou intox ?
 
C’est vrai. Mais au prix d’un forage incroyablement intensif. Entre 2005 et 2012, le nombre de puits est passé de 14 000 à plus de 500 000 dans le pays, soit un peu plus d’un emploi direct ou indirect par unité.

Pour atteindre le chiffre avancé par certains experts autoproclamés de 100 000 créations d’emplois en France d’ici à 2020, il faudrait creuser chez nous 90 000 puits ! La production de gaz, comme toutes les industries extractives, nécessite peu de main d’œuvre. Tellement peu, d’ailleurs, qu’on parle de « rente gazière ».
 
Ce nouveau mode d’exploitation pourrait-il faire baisser le tarif du gaz ?
Rien n’est moins sûr. Même si le gaz de schiste se révélait moins cher que le gaz importé en France, le prix facturé au consommateur s’alignerait toujours sur le niveau le plus élevé.

Parce que le tarif décidé par les pouvoirs publics prendrait forcément en compte les coûts de production (acheminement, stockage…) des gaz les plus chers. Sinon, il y aurait un risque de pénurie.
 
Mais à qui profiterait cette manne alors ?
Aux industriels surtout. L’Etat a beau être en France propriétaire du sous-sol, contrairement aux Etats-Unis, le code minier actuel ne lui garantit pas de grosses redevances.

« Le mirage du gaz de schiste » de Thomas Porcher,
Max Milo éditions, 4,90 euros.
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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 20:03

 

Rue89 - Big brother 09/05/2013 à 15h38

Daisy Lorenzi | Rue89

 

 


Un homme tient des jumelles (Gerlos/Flickr/CC)

 

Et si Google vous surveillait au bureau, pour le compte de votre boss ?
La firme américaine vient de déposer discrètement un brevet en ce sens.

Le « Policy Violation Checker » (« vérificateur de violation de règles ») est un système capable de détecter des phrases « problématiques » contenues dans vos documents électroniques : des déclarations qui vous mettraient en infraction avec la loi, le règlement intérieur de votre entreprise ou votre contrat de travail.

Des messages d’alerte avant l’envoi du mail

Avec ce nouveau service, un employé tapant une phrase litigieuse serait immédiatement averti par une notification. Et dans la foulée, son employeur recevrait lui aussi un message d’alerte. Le tout avant même d’avoir envoyé l’e-mail. Dans un élan de bonté, le service pourrait même suggérer des formulations plus adéquates à l’auteur du mail.

Actuellement, de nombreuses entreprises utilisent le service de messagerie de Google, Gmail, comme système d’e-mail professionnel. Le système breveté s’appliquerait à l’ensemble de la messagerie : corps du mail, mais aussi documents textes, tableurs, ou présentations.

Surtout, il laisserait chaque utilisateur définir lui-même le champ des phrases « problématiques », en fonction de son règlement. On imagine assez bien les dérives que cela pourrait engendrer.

Une menace pour la vie privée

Pour la compagnie, cette innovation permettrait simplement aux entreprises d’éviter les poursuites judiciaires. Elle se défend également en expliquant que le dépôt d’un brevet ne signifie pas forcément sa mise en œuvre. Le porte-parole de la compagnie, Matt Kallman, explique simplement :

« Nous déposons des brevets d’application sur une variété d’idées qu’ont nos employés. Certaines de ces idées deviennent de vrais produits ou services, d’autres non. »

C’est en tout cas un outil de plus qui empiète sur la vie privée des internautes. L’initiative s’inscrit dans l’esprit des déclarations de son ancien PDG Eric Schmidt, qui estimait dans une interview :

« Si vous faites quelque chose et que vous ne voulez que personne ne le sache, peut-être devriez-vous déjà commencer par ne pas le faire. »

 

 

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 19:52

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 09.05.2013 à 08h49 • Mis à jour le 09.05.2013 à 11h32

 


 

 

Israël donne le feu vert à la construction de 296 logements dans une colnie en Cisjordanie

 

Le gouvernement israélien souffle le chaud et le froid à propos de la colonisation dans les territoires palestiniens. Alors que l'Etat hébreu vient de donner le feu vert à la construction de 296 logements dans la colonie de Beit El, près de Ramallah en Cisjordanie, une radio militaire israélienne annonçait mardi que le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, avait ordonné l'arrêt des appels d'offres pour la construction de nouvelles habitations dans les colonies juives en Cisjordanie.

"L'administration militaire a donné son feu vert pour 296 logements à Beit El, mais il ne s'agit que de la première étape d'un processus avant que la construction commence sur le terrain", a affirmé à l'AFP le porte-parole militaire. Selon ce dernier, la construction de ces logements s'inscrit dans le cadre d'un accord intervenu en juin 2012 avec des colons qui s'étaient installés sans autorisation dans des logements du quartier d'Oulpana à Beit El. Ces colons avaient accepté de quitter les lieux sans opposition en échange de la promesse de construire quelque 300 logements pour eux.

 

UN DISCOURS À GÉOMÉTRIE VARIABLE

Une décision contradictoire avec la demande adressée par M. Nétanyahou au ministre du logement, Uri Ariel, mardi 8 mai, de geler des constructions dans les colonies, pour ne pas entraver les efforts américains de relance de négociations avec les Palestiniens. La radio avait  précisé que la décision de M. Nétanyahou de geler les appels d'offres était liée aux efforts entrepris par le président américain, Barack Obama, et le secrétaire d'Etat, John Kerry, pour relancer les négociations israélo-palestiniennes, bloquées depuis septembre 2010.

L'Autorité palestinienne a accusé Israël de "saboter" les efforts américains pour relancer le processus de paix.

 

Lire (éditions abonnés) : Israéliens et Palestiniens veulent décrisper leurs relations avec Washington


 Interrogée par l'AFP, Hagit Ofran, de La Paix maintenant, une ONG israélienne opposée à la colonisation, a dénoncé les constructions à Beit El. "Cette initiative prouve que Nétanyahou trompe tout le monde. D'un côté il laisse croire qu'il freine la colonisation et de l'autre il autorise le lancement d'un énorme projet de construction", a affirmé Hagit Ofran.

Aux yeux de la communauté internationale, toutes les colonies sont illégales, qu'elles aient ou non été autorisées par le gouvernement. Plus de 360 000 colons israéliens vivent en Cisjordanie occupée et quelque 200 000 dans des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est occupée et annexée.

 

Lire également : En Israël, Nétanyahou a dû beaucoup céder à ses alliés


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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 19:22

 

 

LE MONDE | 09.05.2013 à 11h48 • Mis à jour le 09.05.2013 à 15h37

Par Frédéric Lemaître

 

 

Selon l'Agence pour l'emploi allemande, les débrayages de salariés réclamant une hausse de leur rémunération ont été beaucoup plus fréquents en 2012 qu'en 2011. Une tendance qui se poursuit de puis le 1er janvier.

De toutes les particularités du "modèle allemand", une est rarement mise en avant par le gouvernement de la chancelière Angela Merkel : les "grèves d'avertissement". Celles-ci ont été bien plus fréquentes en 2012 qu'en 2011, a signalé, début mai, l'Agence pour l'emploi. L'année 2013 ne devrait pas faire exception.

Les syndicats profitent de la bonne conjoncture économique, des pénuries d'emploi dans certains secteurs et de la nécessité reconnue par beaucoup d'augmenter la demande intérieure, pour faire monter la pression sur les employeurs. Après la poste et la compagnie aérienne Lufthansa, ce sont les salariés de la métallurgie qui multiplient les débrayages pour obtenir des augmentations de salaire.

Selon les chiffres publiés, mercredi 8 mai, par le syndicat IG Metall, "plus de 390 000 salariés dans 1 600 entreprises ont participé à la grève d'avertissement" depuis début mai. C'est en Bavière que la mobilisation a été la plus forte, avec environ 33 000 grévistes dans 72 entreprises, dont 12 800 débrayages au sein des différentes usines du constructeur automobile BMW.

 

 IG METALL, LUFTHANSA, POSTE...

L'IG Metall revendique des hausses de salaire de 5,5 % sur douze mois, alors que le patronat propose 2,3 % sur onze mois à partir de juillet. Au total, 3,7 millions de salariés travaillent dans le secteur de la métallurgie, qui donne le ton aux revendications salariales.

Auparavant, les employés de la poste avaient été appelés à débrayer fin avril. Le 26 avril, un accord a été conclu, accordant 3,1 % d'augmentation au 1er août 2013, puis 2,6 % au 1er octobre 2014. L'accord, entré en vigueur en avril, court jusqu'à juin 2015. Si la distribution du courrier a été peu paralysée par la grève qui a précédé l'accord, il n'en a pas été de même chez Lufthansa, où les avions sont à nouveau restés cloués au sol le 29 avril, après une première grève, fin mars.

Alors que le syndicat des services Verdi réclamait une hausse de salaire de 5,2 % pour tous pour douze mois, l'accord annoncé le 1er mai prévoit une augmentation de 3 % pour la maison mère et de 4,7 % pour les filiales. Le personnel de cabine, majoritairement affilié à un petit syndicat, l'UFO, avait obtenu, en novembre 2012, une hausse de 4,6 % des salaires, valable deux ans à compter de janvier 2013.

 

HAUSSE DU POUVOIR D'ACHAT

Même si IG Metall, malgré ses démonstrations de force, prend soin de ne pas nuire à la compétitivité du site "made in Germany", le pouvoir d'achat des salariés devrait augmenter en 2013 pour la quatrième année consécutive.

Après sept années (2002-2008) marquées par une forte rigueur – le coût unitaire de la main-d'œuvre n'a augmenté que de 2 %, contre 18 % dans l'Union européenne –, les salaires réels ont progressé de 1,5 % en 2010, de 1 % en 2011 et de 0,6 % en 2012. Cette augmentation du pouvoir d'achat des Allemands est explicitement souhaitée non seulement par la France, mais aussi par le secrétaire au Trésor américain, Jacob Lew, et par plusieurs commissaires européens.

Le très orthodoxe Olli Rehn, commissaire chargé des affaires économiques, juge qu'"un renforcement de la demande intérieure" contribuerait au "rééquilibrage nécessaire de l'économie de la zone euro, dans l'intérêt même de l'Allemagne". Peer Steinbrück, l'adversaire social-démocrate d'Angela Merkel à l'occasion de l'élection législative du 22 septembre, tient désormais exactement ce même discours. C'est l'une des justifications qu'il donne à sa proposition de créer un salaire minimum en Allemagne de 8,5 euros de l'heure.

Le gouvernement propose, lui, des salaires minimums selon les branches et les régions et reste plus ambigu sur la nécessité de soutenir la demande intérieure.

 Frédéric Lemaître
journaliste au Monde.f

 


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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 23:56

 

radins.com

  Par CedricMcAdams
  le 08/05/2013 à 15:41

 

PNIJ, ou le nouveau Big Brother à la Française
La France va mettre sur écoute, tous les réseaux de communication au sein de la plate-forme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ).

En plus de constituer une dépense, ce système de centralisation se révèle déjà peu fiable.


Big Brother arrive en France
Avec la PNIJ, vos conversations téléphoniques, SMS, MMS, Internet et autres, seront mis sur écoute, si la justice le demande.

Dès 2010, la PNIJ (ou le Big Brother français) a été souhaitée par Nicolas Sarkozy, afin de gérer l’explosion du nombre d’interceptions qui plombe le budget de la justice.

En effet, le budget consacré aux réquisitions judiciaires et écoutes autorisées par les juges a presque doublé en 5 ans, passant de 55 à 106 millions € en 2011, selon l’Express.fr

Combien ça va coûter ?
Le budget de la PNIJ était au départ de 17 millions d’euros.

Cependant, convoyer les communications vers le site d’Elancourt la base de Thales, actualiser les réseaux Internet de la police nationale et les ajustements à effectuer au niveau des gendarmeries et des douanes, engendrent des frais notables.
Au total, le budget de la PNIJ pourrait dépasser 50 millions €.

Une centralisation vraiment sécurisée ?
On ne saurait l’affirmer. D’abord la PNIJ sera sous la gestion de Thales, une entreprise privée qui est elle-même, sous le coup de plusieurs enquêtes judiciaires.

Toutefois, les risques sur la sécurité des données et les éventuels conflits d’intérêts portent un sérieux coup à ce projet, même s’il est prévu une surveillance par des « sages ».

 

Par CedricMcAdams le 08/05/2013 à 15:41
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