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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 15:57

 

 

 

A l'attention des organisations internationales, de nos amis, camarades et journalistes du monde entier;

Ceci est un appel urgent de la part de défenseurs des droits de l'homme, activistes, ONG, professionnels, associations de quartiers et stambouliotes.

Depuis le 27 mai, des stambouliotes, classes sociales et appartenance politique confondue , de tous âges et de différents quartiers d'Istanbul sont entrés en résistance passive au parc Gezi, le plus grand parc public de la ville, dont la démolition devait avoir lieu bientôt en raison d'un soi-disant projet de rénovation. Le projet prévoit en effet la construction d'un immense centre commercial ( qui devait être une réplique de la maison de l'artillerie ottomane).

 

http://www.youtube.com/watch?v=RgBRGl341ZA

 

http://www.bianet.org/english/english/147016-demonstrators-plant-trees-against-destruction-in-taksim-gezi-park 

 

La police est intervenue à trois reprises, plus violemment à chaque fois:

La première intervention a eu lieu le 28 mai au matin, environ 50 manifestants ont été pris pour cible et le gaz été projeté directement sur leur visage.

http://stream.aljazeera.com/story/201305302148-0022796

 

En solidarité avec les manifestants, des centaines de personnes les ont rejoint en fin de journée et le mouvement d'occupation a pris en importance. La seconde intervention de la police a pris place le 30 mai à 5 heures du matin. Les forces de l'ordre ont brûlé les tentes des occupants et  les gazs lacrymogènes et autres ont été utilisés de manière ininterrompue, causant de sérieuses blessures.

 

http://www.youtube.com/watch?v=suEVcTIpzxA&list=UUNwGZGYteEB64ywTGCn0w2g&index=2

 

http://www.hurriyetdailynews.com/protester-to-undergo-surgery-after-morning-police-intervention-at-taksim-park--.aspx?pageID=238&nID=47878&NewsCatID=341 

 

Contre cette violence extrême et aveugle, la réaction a été d'occuper le parc, cette fois, à plusieurs milliers.

Ce matin s'est révélé être une culmination de violence et de barbarie que peu de mots peuvent décrire, avec un usage de la force tout à fait disproportionné. Les sorties du parc ont été bloquée par la police, enfermant le groupe à l'intérieur. Les manifestant ont été pris entre des violents tirs de gaz et des grenades lacrymogènes, beaucoup se sont évanouis. Les manifestants ont du  détruire un mur pour pouvoir s'échapper, beaucoup on été gravement blessés.

 

http://www.youtube.com/watch?v=suEVcTIpzxA&list=UUNwGZGYteEB64ywTGCn0w2g&index=2

 

En ce moment, l'intervention brutale contre les manifestants continue. Le groupe s'est fait attaquer par les forces de l'ordre une nouvelle fois alors qu'ils lisaient leur déclaration à la presse. En ce moment certains sont à l'hotel Divan à Elmadag, se réfugiant des attaques au gaz.

Littéralement toute la place Taksim, ou est situé le parc Gezi, est sous les gaz, les rues autours de Taksim sont sous des nuages de gaz.

Chers camarades, nous croyons n'avoir rien à ajouter, les scènes parlent pour elles mêmes.

La résistance pour les droits de l'homme et la démocratie ne s'arrête pas ici, nous sommes déterminés à continuer notre lutte contre un gouvernement déterminé à écrasé toute opposition, un gouvernement qui ne peut même pas tolérer une manifestation pacifique pour sauver des arbres. Le gouvernement actuel a violé toutes les conventions internationales auquelles il est partie.

Votre soutient et votre solidarité est déterminant pour notre détermination et notre résistance. Partagez ces évènements, nommez les et accusez les responsables, afin que cette folie et ces pratiques brutales contre les militants des droits de l'homme stoppent avec la pression internationale.

 

Au non de la solidarité 

Urban Movements Istanbul / Habitat International Coalition

 


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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 17:22

 

 

Le JDD.fr

dimanche 02 juin 2013

 

L’État "accro" au tabac

 

Au prix d’un lobbying intense, les cigarettiers affichent une grande proximité avec les pouvoirs publics. Un double jeu qui préserve les recettes fiscales…

 


Cuisses de grenouille et rognons de veau accompagnés des meilleurs crus de Bourgogne, le tout ponctué de gros cigares. Mercredi, le fabricant de cigarettes British American Tobacco (BAT), qui détient les marques Lucky Strike, Vogue ou Dunhill, organisait un déjeuner dans le restaurant Chez Françoise, à deux pas de l’Assemblée nationale. Sur la terrasse fermée, une épaisse fumée plane au-dessus des invités, parmi lesquels de nombreux parlementaires : André Santini, Patrick Balkany, François Sauvadet, Jean-Claude Lenoir, Odile Saugues ou encore Dominique Bussereau, notamment, ancien secrétaire au Budget (2004). Tous adhèrent au Club des parlementaires amateurs de havanes. Tous étaient attablés autour de la présidente de BAT France, Soraya Zoueihid. Avant de régler une addition d’environ 10.000 euros, elle interpellait les élus sur la nécessité d’avoir "une réglementation équilibrée et cohérente" et s’inquiétait du "plan de santé en préparation".

 

Éviter les achats à l’étranger

Un porte-parole du fabricant estime que "ces invitations doivent toujours être modestes et appropriées". Et jure : "Nous n’avons pas parlé de fiscalité ni des prix." Car ce déjeuner embarrassant enfreint la convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé sur la lutte antitabac. Ratifiée par la France, elle stipule que "l’État doit veiller à ce que les politiques ne soient pas influencés par les intérêts de l’industrie du tabac". La députée socialiste du Puy-de-Dôme Odile Saugues, la seule des convives à avoir accepté de répondre au JDD, reconnaît que "BAT entretient des relations dans le but de peser et faire passer des idées. Mais ça ne change rien, je vote toutes les hausses de prix". Même rhétorique au groupe socialiste, qui peine toutefois à masquer sa gêne : "Chaque député fait ce qu’il veut et assume. Mais nous ne sommes pas influencés par les cigarettiers."

Les parlementaires érigent leur vote en faveur de l’augmentation des prix comme preuve de leur indépendance. Depuis 2009, les tarifs ont été relevés chaque année de 30 centimes. Un ancien dirigeant du secteur explique que ce niveau est en fait un point d’équilibre qui convient à tout le monde : la baisse de 4,5% des ventes, en moyenne, est compensée par la hausse du prix. "Surtout, ce niveau permet à l’État de ne pas perdre de recettes fiscales, décrypte-t-il. Il protège l’industrie pour s’assurer des rentrées budgétaires." Mercredi, BAT s’était aussi assuré la présence d’un représentant de Bercy, Galdéric Sabatier, numéro trois de l’administration des Douanes, qui fixe les prix du tabac.

Un cadre de l’administration explique sous couvert d’anonymat que "l’État et les fabricants ont des intérêts communs". L’objectif est de faire reculer la consommation sans impacter les précieuses recettes fiscales sur la vente des paquets de cigarettes. En trois ans, elles ont augmenté de 11 à 14 milliards d’euros! Deuxième ressource après l’essence, elles sont directement affectées au budget, déficitaire, de la Sécurité sociale. Pour les Douanes, trop augmenter le prix du tabac pousserait un peu plus les Français à acheter leurs cigarettes à l’étranger et plomberait les rentrées de taxes. "L’État perdrait de l’argent sans perdre les malades", ose ce haut fonctionnaire.

 

Un milliard de profits, mais 50 millions imposés!

Les parlementaires ignorent-ils aussi que les fabricants de cigarettes réalisent des bénéfices énormes qui échappent en partie aux impôts? Selon plusieurs sources, les grands industriels du tabac (outre BAT, Philip Morris, Japan Tobacco International) réalisent en France 1 milliard d’euros de marges, mais ne sont imposés que sur… 50 millions. Un manque à gagner de plus de 300 millions de recettes pour l’État grâce à une technique simple et légale : les bénéfices générés en France, par BAT ou Philip Morris, sont réalisés par une filiale aux Pays-Bas, où le taux d’imposition est de 25%, contre 34% en France. Sur ses 120 millions d’euros de profits en France, BAT ne déclare ainsi au fisc que 6 millions! Un sujet intéressant de discussions dimanche après-midi à Roland-Garros, où les dirigeants de British American Tobacco louent une loge pour plus de 50.000 euros. Ils ont convié le numéro deux des Douanes, Henri Havard, ainsi que plusieurs membres de cabinet des ministres de l’Économie, Pierre Moscovici, et de l’Intérieur, Manuel Valls.

 

Lire aussi : "Ne plus considérer le tabac comme un enjeu économique"


Plus d'actu finance/économie avec Boursier.com

Matthieu Pechberty - Le Journal du Dimanche

dimanche 02 juin 2013

 
André Santini bureau de tabac Assemblée
Paru dans leJDD

André Santini en 2006 au bureau de tabac de l'Assemblée, fermé début 2007. (Maxppp)

 

 

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 17:01

 

Marianne - Blog

 Rédigé par Hervé Nathan le Vendredi 31 Mai 2013 à 17:54



Sommet européen à Bruxelles, mai 2013. Angela Merkel - Ezequiel Scagnetti/AP/SIPA
Sommet européen à Bruxelles, mai 2013. Angela Merkel - Ezequiel Scagnetti/AP/SIPA

La réaction de François Hollande après la publication par la Commission européenne des « recommandations pays » a fait couler de l’encre et de la salive. Comment le président français, à la tête d’un Etat « en faillite », ose-t-il renvoyer le pouvoir bruxellois dans ses buts en affirmant que le contenu des réformes structurelles devait être déterminé non par Bruxelles mais par le gouvernement français. Emoi chez les eurobéats !

« La réaction française étonne les Européens », titrent Les Echos en insistant lourdement : « seule la France a remis en cause la légitimité de Bruxelles à donner des conseils ». Le Financial Times , porte-parole anglophone de la Commission donne de son côté la parole aux « alliés de Merkel », qui « accusent Hollande de secouer les fondations de l’Union » (pour un journal britannique cela ne manque pas de sel…)

Nous voici donc renvoyés dans notre petit village gaulois…  Hollande est-il le dernier irréductible ? Non ! Un autre dirigeant résiste au pouvoir de la Commission, il s’appelle… Angela Merkel !

Hier à l’Elysée, à l’occasion de la conférence de presse  commune avec le président français, la chancelière allemande a très poliment, mais assez fermement, envoyé bouler les « recommandations » destinées à son pays. Bruxelles demande à Berlin, entre autres, de  « maintenir les conditions de la croissance des salaires pour soutenir la  demande intérieure, » et  aussi de « faciliter le passage des formes atypiques d’emploi, telles les mini-emplois (mini jobs) à des formules plus durables d’embauches ». » Deux mesures propres à soutenir non seulement l’activité dans son propre pays mais aussi à réduire l’écart de compétitivité entre l’Allemagne et les pays du Sud qui sont condamnés à des politiques de déflation salariale. C’est important pour les travailleurs allemands, c’est stratégique pour l’Europe toute entière.

Or, questionnée par une journaliste française, Angela Merkel a répondu « nein und nein » : 

Pour les jeunes et les « mini-jobs » elle a fait preuve, avec le sourire, d’un véritable cynisme : « il vaut mieux un emploi flexible ou pas d’emploi du tout ? », a-t-elle fait mine de s’interroger. Et pour ce qui concerne  les hausses de salaires, pourtant limitée (lire le blog de Thomas Schnee ), elle récusé toute idée d’affaiblir la position de son pays vis-à-vis des autres : « l’idée que si l’Allemagne avait des salaires plus élevés, les autres pays s’en sortiraient mieux, cela ne tient pas, nous exporterions moins et nous aurions moins d’emplois… »

Voilà donc que l’Allemagne résiste à l’Union européenne, avec raison d’ailleurs sur le plan institutionnel, puisque pour l’heure, les « recommandations »  ne sont pas encore des « obligations » au sens littéral des traités, et que Bruxelles agit à la limite de ses compétences, comme l'explique Jean Quatremer. Elles le deviendront lors de leur adoption, éventuellement amendées, par le conseil européen le 29 juin. Et c’est seulement en octobre que la Commission européenne pourra vérifier que les projets de lois de finances des Etats membres sont conformes ou non aux recommandations….

 

 

 

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 16:45

 

Rue89

 

 

Tribune 02/06/2013 à 16h43

Thierry Ribault | Economiste au CNRS

 

 

 

Le 27 mai, Anand Grover, rapporteur spécial du Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies, présentait à Genève les résultats de sa mission de novembre dernier à Fukushima. Une fois n’est pas coutume, les Nations unies ont fait leur travail : protéger. Ou, tout au moins, émettre la ferme intention de le faire. Voici les principales conclusions de ce rapport [PDF] accablant pour le gouvernement japonais.

 

Voir le document

(Fichier PDF)

 

Anand Grover prend acte de l’ampleur de la catastrophe : la quantité de césium relâchée suite à l’accident nucléaire de Fukushima est de l’ordre de 168 fois celle relâchée lors du bombardement atomique d’Hiroshima. Sans parler du tellure, du lanthane, de l’argent et du baryum.

Le rapporteur prend également acte du fait que l’on ne peut plus appliquer à Fukushima les mêmes méthodes de maquillage de la réalité mobilisées après Tchernobyl, notamment en ce qui concerne les effets sanitaires désormais identifiés (aberrations chromosomiques, hausse de la morbidité infantile, hausse du nombre de leucémies).

Selon Anand Grover, on ne peut plus considérer comme négligeables les travaux scientifiques démontrant le lien entre une exposition durable aux faibles doses et le développement de cancers.

Le rapport critique l’absence de distribution effective à la population de tablettes d’iode. Et remet en question le système de protection sanitaire des travailleurs : l’accès aux examens médicaux n’est pas systématique (contrairement à ce que la loi prévoit) et les résultats ne sont pas transmis aux autorités ; la main-d’œuvre embauchée par les sous-traitants, majoritaire, n’accède pas à de tels examens.

Un droit à la santé non respecté

Concernant les zones, Anand Grover rappelle qu’à Tchernobyl en 1991, le seuil d’inacceptabilité a été fixé à 1 mSv (millisievert) par an pour pouvoir retourner vivre et travailler dans les zones contaminées. A Fukushima ce seuil est de 20 mSv par an, sans compter qu’entre 20 et 50 mSv, la population peut accéder librement aux zones contaminées en période diurne.

Le rapporteur critique le recours à l’analyse « coûts-bénéfices » par les autorités japonaises car une telle analyse ne respecte pas le droit de chaque individu à la santé. Selon le rapporteur, l’intérêt collectif ne peut dominer le droit individuel, notamment le droit à la santé. Aussi demande-t-il au gouvernement japonais de ramener son seuil d’autorisation au retour, et son seuil d’indemnisation et de droit à la protection sanitaire gratuite, à 1 mSv par an.

Dans le domaine éducatif, Anand Grover demande au gouvernement de cesser d’affirmer aux enfants japonais dans leurs manuels scolaires qu’en dessous de 100 mSv par an, les radiations sont inoffensives pour la santé.

Au sujet de la décontamination, le rapport regrette qu’aucun calendrier ne soit fixé au delà de 2013, ayant pour perspective un retour à des niveaux inférieurs à 1mSv.

 


 

Des sacs de déchets contenant de la terre contaminée posés sur les bords de route sans aucune signalétique particulière, à 10 km de la centrale, en novembre 2012 (Thierry Ribault)

Par ailleurs, nettoyer les cours d’école ne suffit pas : il faut décontaminer de manière beaucoup plus large notamment en se préoccupant des « points chauds », qui peuvent exister dans des zones en dessous de 20 mSv où les populations sont désormais appelées à vivre. Enfin, il critique le fait d’impliquer la population, non équipée et non informée, dans la décontamination.

Le rapporteur critique aussi le financement par l’Etat (c’est-à-dire par les contribuables) des dommages dus à Tepco (110 milliards d’euros annoncés fin 2012).

Le contre-rapport du gouvernement japonais

 

Voir le document

(Fichier PDF)

 

Le gouvernement japonais a fait savoir, dans un contre-rapport [PDF] rendu public le 27 mai à Genève, lors de la même conférence, son entière désapprobation des conclusions du rapport Grover.

Les « bases scientifiques » du rapport Grover, seraient, selon les autorités japonaises, inexistantes. Il faut ici entendre par « bases scientifiques » celles des experts de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), de l’UNSCEAR (Comité scientifique de l’ONU sur les conséquences des émissions radioactives), de la CIPR (Commission internationale de protection radiologique) et de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique). Hors de ces « bases », à leurs yeux, nulle vérité ne peut être établie.

L’UNSCEAR, cette agence de l’ONU en charge de l’estimation des conséquences sanitaires de la catastrophe de Fukushima, conclut à moins de 50 morts immédiates dues aux radiations et moins de 15 morts liées au cancer de la thyroïde à Tchernobyl, et prévoit d’ores et déjà « zéro mort », à court comme à long terme, à Fukushima.

Ne pas « accabler les riverains »

Les appels d’Anand Grover à une meilleure protection sanitaire des populations sont considérés par le gouvernement japonais comme totalement déplacés et superflus dans la mesure où rien ne prouve « scientifiquement » que les populations concernées ont un réel besoin de protection allant au-delà de celle qui leur est déjà fournie :

« Le gouvernement continuera de travailler à des mesures permettant d’apporter le soutien nécessaire aux personnes qui en ont véritablement besoin. »

Ainsi, lorsque le rapporteur Grover recommande de « ne pas limiter les contrôles sanitaires des enfants au seul examen de la thyroïde et de les étendre à l’ensemble des effets sanitaires potentiels, notamment à travers des examens urinaires et de sang », la réponse du gouvernement japonais, qui exige que ces lignes soient effacées, est la suivante :

« Le jugement d’intervention doit être fondé scientifiquement et éthiquement. Pourquoi les examens de sang et d’urine sont-ils requis ? Sur la base de la possibilité de quel type de troubles sont-ils justifiés ? L’idée est inacceptable parce que nous ne devons en aucun cas accabler les riverains en les contraignant à subir des examens médicaux injustifiés. […] Les examens de dépistage […] ne doivent pas être imposés aux habitants locaux car ils constituent un fardeau inutile. »

« Controverse sur le niveau de radiation affectant la santé »

A la demande du rapporteur spécial d’appliquer « la loi pour la protection des victimes de l’accident nucléaire votée en juin 2012, et de fournir les fonds nécessaire au relogement, à l’habitat, à l’emploi, à l’éducation et aux autres besoins fondamentaux de ceux qui ont choisi d’évacuer, de rester ou de retourner dans n’importe quelle zone où le niveau de radiation dépasse 1 mSv par an », le gouvernement japonais répond :

« Les phrases citées ci-dessus doit être effacées car elles sont fondées sur des préjugés. Comme nous l’avons déjà noté, il y a une controverse internationale sur le niveau de radiation qui affecte la santé et cette question est encore à l’étude. »

Concernant les déchets liés à la décontamination, les autorités japonaises n’hésitent pas à mentir ouvertement :

« Lorsque la terre enlevée est stockée, des mesures visant à prévenir l’impact sur la santé humaine, telles que la mise en place de films écrans protecteurs, sont prises. Aussi, la description faite par le rapport Grover, selon lequel “les déchets constituent un risque sanitaire pour les habitants”, n’est pas fondée. »

Fidèle à lui-même, le gouvernement japonais corrige l’histoire. Il sera sans doute aidé par le président de la République française, les sept ministres, les parlementaires et la délégation industrielle, en visite d’Etat au Japon du 6 au 8 juin. La livraison des dix tonnes de MOX qui ont quitté La Hague, le 17 avril dernier, l’aidera aussi.

 

 

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 16:33

 

 

 

Le Monde.fr

 02.06.2013 à 15h07 • Mis à jour le 02.06.2013 à 16h38

Par Guillaume Perrier à Istanbul


 

Samedi, 20 heures. L'impressionnant déploiement de forces de police anti-émeute qui avaient repris la place Taksim et le parc de Gezi aux manifestants, samedi matin, a disparu comme par enchantement. Tous les bataillons de policiers se sont retirés et ont laissé la place aux manifestants. Très vite, des dizaines de milliers de personnes, peut-être des centaines de milliers, remplissent la place, le parc, les quartiers aux alentours et l'avenue piétonne Istiklal, la grande artère commerciale du centre-ville où déambule chaque jour plus d'un million de personnes.

Les manifestants fêtent leur victoire arrachée après trois jours de bataille avec la police. Avec un mois de retard, c'est le 1er-Mai. Le gouvernement avait en effet interdit cette année tout rassemblement sur la place Taksim pour la Fête des travailleurs.

Partout l'alcool coule à flots, les bouteilles de bière s'entrechoquent et, chose inhabituelle, on consomme ouvertement dans la rue. Des vendeurs ambulants en font leur commerce et se baladent avec des seaux d'eau glacée remplis de bouteilles. La diabolisation, la stigmatisation répétée des buveurs d'alcool par le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, et les mesures de restriction de la consommation ont été l'un des nombreux éléments qui ont nourri cette révolte.
 

"M. Erdogan veut s'en prendre à notre mode de vie, il ne tolère pas les gens qui aiment l'art, qui vivent à l'occidentale. Il détruit les immeubles historiques, les cinémas et les théâtres pour les remplacer par d'horribles centres commerciaux construits par ses amis", tempête Erkan, un père de famille de 55 ans, venu avec sa femme et ses deux enfants adolescents. Plus loin, une jeune femme avec un groupe d'amis donne un avis similaire. "Sa vision de la famille turque et des femmes est totalement rétrograde", dit Esra, une bière dans une main, un drapeau turc dans l'autre.

Le gouvernement s'est attiré les foudres des "laïques" pour ses attaques répétées contre le droit à l'avortement ou la limitation d'accès à la pilule du lendemain. "Faites au moins trois enfants", a coutume de répéter aux Turques M. Erdogan.

Samedi, 23 heures. La fête continue sur la place et le sol est désormais jonché de bouteilles. Au centre, le monument à l'indépendance de la Turquie est escaladé par des jeunes qui veulent se faire prendre en photo. Jour de gloire, jour historique pour tous ces manifestants qui tiennent leur revanche. La statue d'Atatürk est affublée de toutes sortes d'emblèmes politiques, de drapeaux d'associations LGBT, des couleurs kurdes ou de partis de gauche.

Une danse traditionnelle alévie est improvisée : y entrent des Kurdes qui scandent "vive le président Apo [Öcalan, leader du PKK]" mais aussi des kémalistes avec leur drapeau turc. Joyeuse cacophonie. "Ce qui nous réunit ici, c'est que beaucoup d'entre nous sommes alévis", hurle Metin, originaire de Malatya. Les alévis, une branche éloignée du chiisme, sont environ 15 millions en Turquie et cultivent un mode de vie libéral. "Le gouvernement est un parti sunnite religieux qui ne nous aime pas. Nous ne voulons pas de leurs cours de religion et nous ne voulons pas prier dans leurs mosquées. Nous voulons notre culture", s'énerve Metin.

Dimanche, 1 heure. Aux quatre coins de la place et du parc Gezi, des militants équipés de sacs poubelle commencent à nettoyer. Contrairement aux affirmations du premier ministre et de ses supporters, peu de casse et de vandalisme ont été constatés. Sur Istiklal, le fameux pâtissier qui appartient à la mairie a été entièrement dévasté. Quelques vitrines cassées et voitures abîmées, mais de manière très marginale. Les banques, peu protégées, n'ont pas été endommagées. Des personnes s'interposent pour calmer les plus énervés. Des véhicules de police, quelques bus municipaux et les camions satellite de chaînes de télévision jugées "vendues à Erdogan" ont en revanche été détruits et traînés jusqu'aux barricades.

Les barricades justement, sont en train de se constituer. La place commence doucement à se vider. Rentrent chez eux les manifestants les moins politisés, la petite-bourgeoisie laïque et kémaliste des quartiers du centre-ville. Restent les militants les plus motivés, les mieux organisés. Les groupes de la gauche radicale montent des campements pour tenir la place toute la nuit et s'affairent sur les barricades : bus, voitures, barrières de police, matériel de chantier... Tout autour de la place, des obstacles bloquent les voies d'accès.

Cem, un militant du Halk Cephesi (Front du peuple), obscur groupuscule d'extrême gauche issu d'une scission du Parti communiste, montre ses blessures de guerre. Une grenade de gaz lacrymogène l'a touché à l'épaule. Un autre tir tendu de la police lui a éclaté l'arcade sourcilière. "Cela fait trois jours que j'y suis avec les camarades. Nous resterons jusqu'au bout. Jusqu'à ce qu'il démissionne", assure ce jeune ouvrier d'une trentaine d'années, originaire du Dersim, une région de l'Est, foyer traditionnel de la gauche alévie.

Dimanche, 2 heures. Un nuage de gaz continue de flotter sur le parc de Gezi, désormais aux trois quarts vide. Les yeux piquent et la peau brûle. La plupart des manifestants n'ont qu'un simple masque de chirurgien ou un foulard, bien dérisoire. Toutes sortes de rumeurs circulent parmi les occupants de la place. A Besiktas, à deux kilomètres de là, de violents heurts opposent anarchistes, autonomes et policiers qui repoussent les tentatives d'approche des bureaux du premier ministre. Le gaz lacrymo remonte jusqu'à Taksim.

Au nord de la place, à Harbiye, tout est calme. Des voitures défilent en klaxonnant, drapeau turc à la fenêtre. Aux fenêtres de la "orduevi", la résidence pour officiers de l'armée, on observe de loin cette insurrection anti-Erdogan. Dans la journée, une rumeur sur les réseaux sociaux avait fait état de distribution d'eau et de masques aux manifestants par des militaires. L'armée était un ancien bastion kémaliste et laïque, avant qu'elle ne soit décimée par les arrestations et les procès lancés par la justice. Elle a été responsable de quatre coups d'Etat depuis 1960 mais n'est plus vraiment en position de le faire aujourd'hui.

Dimanche, 4 heures. La place est désormais quasiment vide, quelques grappes de jusqu'au-boutistes subsistent ça et là. Des véhicules de chantier ont été enflammés et l'incendie s'est propagé jusqu'à une citerne de gaz qui a fini par exploser et toucher les arbres du parc de Gezi. Le feu sera maîtrisé. L'attente, elle, sera encore longue. Dimanche en début d'après-midi, la place se remplira à nouveau d'une nouvelle foule de protestataires. En attendant, adossée avec son compagnon à la vitrine d'une banque, une jeune femme à la voix de chanteuse d'opéra se lance dans un numéro de soliste. Et se taille un joli succès.

Guillaume Perrier à Istanbul

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 00:27

 

 

Reporterre.net

Squat Vinci

jeudi 30 mai 2013

 

 

A Toulouse, une maison inoccupée du groupe Vinci a été investi par des squatteurs. Le groupe les poursuit en justice.


 

Nous, occupants depuis le 17 mai d’une maison d’un Comité d’Entreprise de Vinci précédemment laissée à l’abandon et ouverte à tous vents, avons été assignés ce vendredi 24 mai 2013 en référé d’heure à heure pour nous voir solennellement mettre à la rue.

Nous avons donc l’audace de demander pourquoi. Pourquoi des centaines de gens doivent-ils rester dehors puisque la mairie elle-même reconnait que 2000 logements sont réquisitionnables – en tout 15 à 20 000 logements sont indéfiniment vides à Toulouse ?

Pourquoi sinon pour entretenir dans le reste de la population la peur du déclassement et de la précarité, et augmenter toujours la soumission des populations ? Que cela fait-il donc de nous tous ?

Et si tant de logements restent vides, alors pourquoi en construire toujours davantage ? Et quels logements, quels quartiers et quelle ville sont en train de nous construire les promoteurs tels que Vinci ? Des villes sans vie, toutes identiques, ayant perdu leur âme, avec bureaux, centre commercial, parking et logements dont nous sommes expropriés exclusivement au bénéfice de notre odieuse jet-set ?

D’autres choses ne changent par contre pas, comme les centaines de sans-abris dans nos rues, avec enfants. Leur « progrès » n’empêche pas un tas d’arriérations et de décadence. Trouver un logement et un boulot devient de plus en plus martyrisant et illusoire.

La propriété est un dispositif jugeable à ses résultats – et quels sont-ils ? Quelques uns possèdent des dizaines voire des centaines de milliers de logements, pendant que 600 000 autres vivent dans la rue. N’est-il pas temps d’y faire quelque chose ? Et que faire, sinon s’organiser nous-mêmes, et porter la chose devant les tribunaux : le droit au logement doit être appliqué, et pas seulement le « droit restrictif d’user et d’abuser de la richesse socialement produite ».

Une étude a décrit le comportement des entreprises comme psycopathique selon les critères de la psychologie humaine. Là non plus, Vinci n’est pas en reste. Le 1er bétonneur mondial accumule les scandales, de la Russie à la Grande-Bretagne, en passant par Notre-Dame-des-Landes, où la préfecture a fait des centaines de blessés cet hiver.

La solidarité est plus que jamais nécessaire car la loi laisse s’installer le désastre économique, écologique, humain, et réprime expéditivement toute initiative autonome. L’époque est au conformisme et à la médicalisation, à la performativité, époque ignoble faite de responsabilité limitée et de partenariat public-privé (PPP) pour l’aménagement urbain, la rénovation de nos quartiers, tous ces rond points, zones commerciales, autoroutes, aéroports, parkings et vidéo-surveillance : « diriger un moratorium est une affaire rentable ».

Le ministère de l’Ecologie a cédé gratuitement la maison à la compagnie

Le plaignant, Vinci, via l’ASF, est donc propriétaire de nos autoroutes du sud de la France. Les autoroutes construites avec l’argent public sont, depuis 2005, privatisées. Mais qu’est-ce ça veut bien dire ? Ça veut dire, dans le cas de Vinci, que 50 % des bénéfices sont détournés par les actionnaires.

La poule aux oeufs d’or a été concédée à tarif très avantageux. Tellement avantageux d’ailleurs que nous apprenons en lisant notre dossier de référé, qu’en effet, le ministère de l’Ecologie et de l’aménagement du territoire, a GRACIEUSEMENT CÉDÉ, c’est-à-dire pour rien, gratuitement, notre maison à la dite société, afin qu’elle puisse la revendre à son profit. Cette entreprise n’est pourtant pas d’utilité publique, surtout dans le contexte écologique et humain, loin s’en faut !

C’est pourquoi nous estimons que Madame le juge pourrait aussi bien soutenir et encourager notre action qui, elle, se réclame bien de salubrité publique, et pas l’obligation d’augmentation des marges de profit pour nos privilégiés actionnaires.

Notre Action la voici : en plus d’être notre lieu de vie c’est l’endroit idéal, jugeons-nous, pour la création d’un Centre de Recherche et d’Information sur la Politique Urbaine et les Nouvelles Perspectives Émancipatrices. Un lieu pour se questionner sur les agissements et l’influence tentaculaire qu’obtiennent certaines multinationales.

Nous nous proposons d’y organiser nos recherches sur l’agencement d’une vie faste et souveraine, et les partager dans des débats, des projections, une bibliothèque, un lieu de réflexion et d’organisation d’un vrai débat populaire sans que les puissants nous imposent leur vision.

Le monde est notre jardin, et non pas un camp, un zoo ou une jungle.

Suite de l’aventure au procès le 31 mai !



Source et photo : Squat.net

Lire aussi : La police du gouvernement "socialiste" évacue le Centre social autogéré de Toulouse

 

 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 21:11

 

La Montagne.fr

  A la Une > International 01/06/13 - 22h05

   

 

 
Dominique Faget/AFP Des Espagnols manifestent contre l'austérité à Madrid, le 1er juin 2013

Des milliers de personnes ont manifesté samedi en Allemagne, en Espagne et au Portugal contre les politiques d'austérité dans le cadre d'une journée européenne de protestation.

A Francfort (ouest de l'Allemagne), où se trouve le siège de la Banque centrale européenne (BCE) dont c'était samedi le 15e anniversaire de la fondation, ils ont été des milliers -7.000 selon la police- à se réunir à l'appel du collectif anticapitaliste Blockupy, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les organisateurs espéraient 20.000 participants, mais n'étaient pas en mesure pour le moment de fournir leur propre évaluation de leur nombre.

Quelques incidents ont eu lieu, la police ayant encerclé pendant plusieurs heures un groupe d'une centaine de manifestants pour exiger qu'ils défilent à visage découvert, car certains avaient dissimulé leurs traits sous des écharpes, des cagoules et autres foulards.

La police a fait usage de gaz lacrymogène à plusieurs reprises et le cortège dans son ensemble a été arrêté en raison de ces incidents. La manifestation devait initialement s'achever par un rassemblement aux abords de la BCE.

 

 
Boris Roessler/AFP Un manifestant est interpellé par des policiers à Francfort, le 1er juin 2013

"Nous voulons clairement dire que la politique de la Banque centrale européenne et de la troïka (BCE, UE, Fonds monétaire international), soumises à l'influence capitale du gouvernement fédéral, n'est pas la solution", a déclaré à l'AFP Roland Süss, porte-parole de Blockupy, qui regroupe syndicats et organisations de gauche.

"J'appartiens à la génération du babyboom et nous avons eu une vie relativement bonne. Mais maintenant, nous nous battons pour notre propre survie", a expliqué à l'AFP Marica Frangakis, 62 ans, une manifestante grecque de l'organisation altermondialiste Attac.

En Grèce, les gens "sont désespérés après une crise de cinq ans"; "Nous avons besoin de plus de solidarité, le capital est uni et fort, mais beaucoup de voix s'expriment au nom de la gauche en Europe, ce qui rend les choses plus difficiles", a-t-elle ajouté.

Sous le mot d'ordre "Tous unis contre la troïka!", au son des percussions et des sifflets, plusieurs milliers de personnes ont également défilé samedi à Madrid, jusqu'au siège de la représentation européenne, dans une ambiance bon enfant.

 

 
Quique Garcia/AFP Des Espagnols manifestent contre la Troïka et l'austérité, à Madrid le 1er juin 2013

"Nous sommes ici pour lutter contre les diktats de la troïka, parce que nous pensons qu'ils (ses dirigeants) gouvernent uniquement pour le grand capital, et contre la volonté de la majorité de la population", a dit à l'AFP Rafael Herguezabal, un retraité de 75 ans.

"Les gouvernements en Europe font ce que la troïka leur dit de faire, au prix de l'appauvrissement des travailleurs", a-t-il encore dit.

Quelque 80 rassemblements au total avaient au total été prévus en Espagne par le collectif "Marée citoyenne" qui dénonce "le grand échec des politiques économiques de rigueur, les expulsions, la réforme du travail et les privatisations" voulues par la troïka, qui a imposé à ce pays une cure d'austérité en échange d'un plan de sauvetage bancaire de 41,3 milliards d'euros.

Le gouvernement conservateur espagnol, qui a promis de réduire le déficit et la dette publics, a pris des mesures visant à faire 150 milliards d'économies, notamment dans l'éducation et la santé, entre 2012 et 2014.

 

 Au Portugal voisin, chants et sifflements ont ponctué les manifestations contre l'austérité qui ont rassemblé des milliers de personnes à Lisbonne et dans les principales autres villes de ce pays.

"Troïka dehors!" "Gouvernement démission!", avaient notamment écrit sur des pancartes des protestataires, qui ont brandi des cartons rouges devant la représentation du FMI dans la capitale.

"Arrêtons cette politique!", ont également scandé les manifestants présents à l'appel du mouvement apolitique "Que se lixe a troika" ("Que la troïka aille se faire voir") et de plusieurs collectifs de citoyens contre le programme de rigueur imposé depuis deux ans au Portugal en échange d'une aide financière de 78 milliards d'euros.

"Je ne suis pas responsable de leurs erreurs. C'est injuste d'entendre ensuite que certains gardent leurs privilèges tandis que la population doit se serrer la ceinture!", a déclaré à l'AFP Manuel Oliveira, un agent de sécurité.

A Lisbonne, il n'y a pas eu d'évaluation du nombre des manifestants, mais à Porto, dans le nord, ils ont été près de mille selon la police et 3.000 selon les organisateurs.

 

 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 18:25

 

AFP . les affaires.com

31-05-2013

                                                                                                                                                                                                                          Le géant américain de l'agrochimie, Monsanto, s'abstient de faire approuver de nouvelles graines génétiquement modifiées en Europe, où il vend déjà un OGM de maïs, en raison de l'opposition de nombreux pays, a expliqué vendredi à l'AFP un porte-parole du groupe.


"Nous expliquons depuis plusieurs années en Europe que nous n'y vendrons que des semences biotechnologiques bénéficiant du soutien des agriculteurs, d'un soutien politique large et d'un système de régulation fonctionnant bien", a souligné Brandon Mitchener, porte-parole de Monsanto Europe.


"Ces conditions s'appliquent à quelques pays seulement en Europe aujourd'hui, principalement l'Espagne et le Portugal", a-t-il ajouté.


Monsanto vend dans ces deux pays son maïs OGM MON 810 résistant aux insectes lépidoptères, notamment la pyrale du maïs, principal ravageur de cette céréale.


Le porte-parole a souligné que le groupe de Saint Louis (Missouri, centre des Etats-Unis) vendait aussi cette semence, seule semence OGM qu'il commercialise sur le continent, à "un agriculteur en Roumanie" et quelques autres en République Tchèque et en Slovaquie.


Il a rappelé que Monsanto avait "cessé de vendre le MON 810 en France en 2008 et en Allemagne en 2009 à la suite d'interdictions pour motifs politiques". 


L'Union européenne a décidé en début d'année de geler le processus d'autorisation de mise en culture des OGM sur son territoire, afin de relancer la recherche d'une solution négociée avec les Etats membres, profondément divisés sur la question.


La polémique sur les OGM a été relancée cette semaine par la découverte de blé génétiquement modifié dans un champ de l'Oregon (ouest des Etats-Unis). Ce blé a été développé il y a plus de dix ans par Monsanto mais n'a jamais été autorisé ni commercialisé, et les autorités enquêtent pour savoir comment il s'est retrouvé dans ce champ.


En Europe, "nous allons peut-être continuer à vendre de très petites quantités d'OGM aux fermiers qui le demandent, mais nous ne faisons plus de commercialisation active dans la plupart des pays" du continent, a ajouté le porte-parole.


Selon M. Mitchener, Monsanto "continue à croire aux OGM" et cette décision n'est pas forcément "éternelle", mais le groupe a pris "une décision stratégique en 2011 en étudiant le contexte d'activité" dans les différents pays européens.


"En raison de certaines décisions politiques, certains pays ont décidé qu'ils ne voulaient pas que des OGM, de quelque sorte qu'ils soient, soient cultivés dans leur pays. Nous ne sommes pas d'accord avec les fondements scientifiques de leur décision mais nous la respectons", a poursuivi M. Mitchener.


En revanche, Monsanto continue à demander des autorisations pour que ses produits OGM cultivés hors de l'UE puissent y être importés, notamment "du maïs, du coton, de l'huile de colza, de la betterave à sucre", a énuméré M. Mitchener.


Ces produits sont utilisés dans l'alimentation humaine ou animale, ou dans le cas du coton dans le textile. 


Par ailleurs, Monsanto commercialise dans toute l'Europe et ailleurs dans le monde des graines non OGM de fruits et légumes.


"Nous avons estimé" en 2011 "que nous avions un bon contexte (en Europe) pour la commercialisation de semences conventionnelles", a noté le porte-parole du groupe.


L'opposition aux OGM reste forte en Europe et dans d'autres parties du monde comme en témoignent les rassemblements organisées samedi dans plusieurs grandes villes d'Europe, d'Asie et d'Amérique pour protester contre Monsanto et plus généralement contre les OGM, pesticides et autres produits chimiques. A Paris, un "sit-in" a rassemblé plusieurs centaines de personnes notamment.

 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 18:21

 

le Mercredi 25 Mai 2011 à 09:24

cata © © France Info - Radio France


Depuis un peu plus d'un mois, les prix alimentaires ont augmenté de façon sensible dans les grandes surfaces, révèle le magazine {60 millions de consommateurs} dans une enquête à paraître demain. Il s'agirait des premiers signes d'une flambée des prix générale. Mais pour éviter les chutes de ventes, les distributeurs tentent de masquer les augmentations... avec des promotions.

Vous êtes une chaîne de super ou d'hypermarchés et vous voulez augmenter vos prix ? Faites donc une campagne de promotions. Le magazine 60 millions de consommateurs attire l'attention des acheteurs dans une enquête à paraître demain, sur les ficelles de la grande distribution pour faire valser ses étiquettes, sans effaroucher ses clients. L'enquête révèle que depuis la mi-avril, les hausses de prix sont déjà supérieures à 3% en moyenne. Les produits touchés sont essentiellement la farine, le café, les jus de fruits, les produits laitiers, les poissons surgelés ou en conserve. Et les limiers de 60 millions de consommateurs ont même repéré des hausses de 20% sur des lardons fumés, dans certains magasins. _ Pour le magazine, ces augmentations ne marquent le début d'un mouvement de “flambée générale” des prix. Promotions-diversions et inflation masquée Déjà confrontées à l'érosion de leur clientèle, les enseignes ont décidé, semble-t-il, d'avancer masquées. Tels des stratèges sur le champ de bataille, elles font diversion. Et c'est le consommateur qui, jouant ici le rôle de l'ennemi du général Supermarché, en fait les frais. La botte secrète la plus classique est la campagne de promotions. A tel point que ces promotions en deviennent des indicateurs pour mesurer les hausses qui vont suivre. La promotion est en effet une “vieille ficelle” pour “casser le repère prix chez le consommateur”. Et afficher quinze jours après “un nouveau prix de référence revu à la hausse”, explique 60 millions de consommateurs. _ Et le nombre de promotions est particulièrement élevé en ce moment. La société Promo Flash en a recensé 16 au niveau national, avec toujours plus de produits concernés. Une année de hausses de prix Seconde méthode utilisée par les Sun Tzu de la grande distribution : l'inflation masquée. Il suffit de modifier le poids d'un produit, ou d'appauvrir sa recette et de conserver le même prix au paquet : “Surveillez de près les prix au litre et au kilo, car ils peuvent s'envoler sans que le prix unitaire bouge”, prévient le magazine. Les industriels ont tiré les leçons des augmentations brutales de 2008, qui s'étaient traduites par des chutes de ventes. “Leur méthode relève de la préparation psychologique: ils ont annoncé les augmentations bien avant qu'elles ne se produisent pour émousser l'attention le moment venu”, décrypte Marie-Jeanne Husset, la directrice de la rédaction de 60 millions. Et elle se dit persuadée que ces hausses masquées vont se poursuivre tout au long de l'année. Grégoire Lecalot, avec agences

Par France Info

 


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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 18:03

 

CenterBlog

 

La Banque centrale européenne bloquée par les Indignés

Publié le 31/05/2013 à 13:08 par andrenicolas  


Forte d'environ 3000 manifestants, l'organisation anticapitaliste #Blockupy est en train de faire le siège de la Banque centrale européenne (BCE), ce vendredi matin à Francfort. Une opération coup de poing qui intervient à la veille d'une grande mobilisation contre la Troïka (BCE, Union européenne et FMI) partout en Europe et alors que le chômage atteint un nouveau record dans l'Union européenne.

A midi, le siège de la Banque centrale a été levé. Les militants de Blockupy semblent se diriger vers l'aéroport de Francfort. La Deutsche Bank demeure l'une de leurs cibles. celle-ci a été placée sous bonne garde par les autorités allemandes à en croire ce tweet:

http://www.humanite.fr/

 


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