Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 21:46

 

http://raoni.com/actualites-661.php

 

 

 

 

 

L'ASSAUT DU CONGRES BRESILIEN PAR LE CACIQUE RAONI ET 300 INDIGENES PORTE LES GERMES D'UN "PRINTEMPS INDIEN"

L'ASSAUT DU CONGRES BRESILIEN PAR LE CACIQUE RAONI ET 300 INDIGENES PORTE LES GERMES D'UN

Le Chef Raoni et 300 indigènes ont fait plier le président de la Chambre après l'irruption historique dans la plénière du Congrès - photo O Globo

Le rassemblement Avril indigène (Abril Indigena) qui se tient à Brasilia du 15 au 19 avril 2013, a pris la tournure d'une mini-révolution mardi 16/04 lorsque près de 300 indiens, dont le Cacique Raoni, ont envahi au Congrès la chambre des députés en plein débat parlementaire. L'évènement à secoué le Brésil et le pouvoir en place, qui s'évertuait jusqu'ici à faire la sourde oreille quant aux revendications des peuples autochtones sur leurs propres terres. Un groupe de travail incluant parlementaires et leaders indigènes a été créée en urgence. Aujourd'hui, 18 avril, le Cacique Raoni doit rencontrer pour la première fois la présidente Dilma Rousseff avec 9 autres représentants indigènes.

2013, un Printemps Indien ?

 Impressionnant rassemblement de près de 600 leaders issus de la diversité ethnique des peuples indigènes du Brésil, l’Abril Indigena (Avril Indigène) a peut-être planté les germes d'un "printemps indien" lorsque, ce mardi 16 avril 2013 vers 10h30,  la moitié d'entre eux ont pris d'assaut en chantant et en dansant la salle plénière de la Chambre des Députés, à Brasilia, au beau milieu des débats. Cette manifestation pacifique, qu'il faut bien qualifier d'historique, à provoqué un véritable mouvement de panique parmi les députés dont la débandade a beaucoup fait jaser. Tambours, massues, bâtons et lances à la main, les indigènes ont informé qu’ils ne sortiraient pas tant que le président Alves ne les auraient pas écouté. La session ordinaire à été arrêtée... 



"Avril Indigène" 

 C'est le plus grand événement annuel organisé au Brésil par les mouvements indigènes, "Avril Indigène" dénonce la dégradation galopante en matière de respect des droits des peuples autochtones. Cette mobilisation nationale appelée par les organisations autochtones et indigènes vise, chaque année, à réaliser pendant le mois d'avril des débats, des séminaires, des activités et des manifestations dans différentes régions du Brésil, et assure la continuité du Campement "Terre Libre" (Acampamento Terra Libre), dressé sur l'Esplanade des ministères à Brasilia, la capitale fédérale du Brésil. 

En trois ans, "Avril indigène" a produit des documents et résolutions qui se rapportent aux grands axes de revendication du mouvement indigène, à savoir:

- la régularisation des terres indigènes, 

- la santé et l'éducation différenciée, 

- la gestion durable des terres autochtones 

- les menaces sur les droits constitutionnels des peuples autochtones, 

- la préservation du patrimoine culturel de ces peuples.


Ce rendez-vous annuel permet aux peuple indigènes d'interpeller de manière forte et donc audible le pouvoir brésilien et en particulier d'écorner l'image d'Epinal d'une oeuvre politique du président Lula sans aucune ombre au tableau. Les populations indigènes du Brésil ont en effet été les principaux dommages collatéraux. 'Avril Indigène' expose de façon structurée les fondements de leur résistance à un projet de colonisation qui reste à ce jour déguisé en néolibéralisme, qui soutient la violence, la concentration des terres et de la richesse, la discrimination ce celui qui est différent, et travaille principalement à restreindre les droits des peuples autochtones constitutionnellement garantis, après tant d'années de lutte.*


L'édition 2013 d'Avril Indigène se tient dans un climat tendu en raison de l'offensive de la bancada ruralista (un front parlementaire qui agit pour la défense des intérêts des proprietaires ruraux expansionnistes) au Congrès national, de la mise en place de mesures d'exception par la présidence de la République (propositions de changements constitutionnels quant au droit à la terre,  publication d'une ordonnance permettant l'utilisation de la Force nationale contre des communautés s'opposant à la construction de grandes entreprises ou structures, tels les grands barrages), et d'une mobilisation de la population sans précédent pour soutenir le peuple Guarani-Kaiowa, récemment menacé d'expulsion de leur propres terres.


Les 600 représentants indigènes du Brésil présents sont donc venus participer à Brasilia, à la "semaine de l'Indien", temps fort d'Avril Indigène,  non pas pour célébrer une date leur étant dédiée (le 19 avril est décrétée au Brésil journée nationale de l'Indien) mais pour montrer au pays et au monde qu'ils sont en résistance et qu'ils sont bien vivants, au-delà du folklore et des musées qui célèbrent leur art. "De nos récentes réunions nationales, durant lesquelles nous avons préparé des lettres aux autorités, aucune amélioration n'a jailli, rien n'a bougé. Je pense même que cela a empiré. Nous vivons en pleurant nos morts. Il est temps de donner la priorité à la vraie lutte pour la terre. Sans elle, nous ne sommes rien. L'argent qui nous est proposé ici et là n'est pas une substitution, il engendre la division. Dans la guerre que nous devons mener, il nous faut rire, pas pleurer. Désormais, nous ne faisons plus la guerre entre nous et nous savons qui sont nos ennemis »,  a souligné le chef Babau de l'ethnie Tupinambás (Serra do Padeiro - BA)."**

 

PEC 215 : Négociations infructueuses

 C'est donc dans le cadre de cet "Avril Indigène" que les principaux leaders indiens du Brésil, le grand Cacique Raoni en chef de file,  se sont rendu au Congres National dans la matinée du mardi 16 avril, pour participer à la réunion du Front Parlementaire de Soutien aux Peuples Autochtones. Près de 300 indigènes étaient présents lorsque l'échec d'une tentative de négociation avec le président de la Chambre des députes, Mr. Henrique Alves, a mis le feu aux poudres. Le principal sujet de débat était la déclaration de création d’une commission ayant pour but d'analyser la proposition de loi PEC 215, qui propose un amendement à la constitution qui transfererait au Congres National le pouvoir de décision sur les terres indigènes, ce qui permettrait la révision de terres démarquées déjà homologuées. Elle mettrait aussi sans doute un terme, en raison de la pression des industriels et des financiers, à toute possibilité de nouvelle homologation ou démarcation. Une stratégie qui n'est pas sans rappeler celle adoptée par les Etats-Unis aux XVIIIème et XIXème siècles et qui a mené aux tragédies humanitaires et culturelles que l'on sait. 

Les terres du Xingu pourraient êtres directement affectées à très court terme par cette loi, notamment le territoire du Cacique Raoni, qui à profité de sa venue à Brasília pour partager sa vision de cette situation :  « nous sommes totalement opposés à cette invasion déguisée de nos terres. Nous en sommes les premiers habitants. L'homme blanc est en train de nous donner des ordres, nous n’aimons pas cela. Il faut nous respecter. » Une autre loi qui compromet les peuples autochtones est la PEC 237 qui permettrais la concession de terres indigènes aux producteurs ruraux.

 

Cacique Raoni : "le blanc ne nous respecte pas, il est en train de nous tuer".

Microphone à la main, le Cacique Raoni à demandé la révocation de cette commission. « Président, vous devez parler avec vos parlementaires pour qu’ils respectent les peuples autochtones. La PEC 215 est en train de causer des problèmes pour les peuples indigènes. Je n’accepterais jamais la déforestation dans les terres indigènes, la prospection minière dans nos territoires. Les grands barrages hydroélectriques (...) Le blanc ne nous respecte pas ; il est en train de nous tuer. Nous devons preparer un document et le donner à la présidente Dilma [pour qu']elle nous respecte ».

 

 

Terrorisés par l'irruption inopinée des leaders indigènes, les députés s'enfuient en courant et trouvent refuge sur une estrade

Suite à l’insuccès de cette négociation, les 300 indigènes présents ont commencé une manifestation pacifique et entamé chants et danses typiques sous les cameras des principaux médias brésiliens. Comme toujours dans les protestations autochtones, ils se sont dirigés en dansant jusqu’au Salon Vert, qui précède la chambre des députés, alors en pleine session. Mais au lieu de gagner la sortie, ils ont ensuite, à la surprise générale et dans un acte historique, commencé à menacer de de pénétrer dans l'enceinte fermée de la chambre des députés. Bien que renforcée, la sécurité n'est pas parvenue à résister à la pression des 300 indiens survoltés, qui se sont soudainement engouffrés dans la plénière, provoquant la panique parmi les élus, dont un nombre important se sont enfuis en courant visiblement terrorisés par ces danses et ces chants ! 

Dans un article publié par la CIMI (Conselho Indigenista Missionário : Conseil Indigéniste Missionnaire), la journaliste Elaine Tavares analyse la réaction des députés : " La scène jouée par les députés serait risible si elle ne faisait clairement état de ce qu'ils pensent des Indiens. Les "costumes-cravates" se sont précipités, désespérés, quand ils ont vu un petit groupe d'indigènes effectuant des danses rituelles autochtones avancer dans l'allée de la plénière. Pour eux, ces hommes et ces femmes ne sont rien de plus que des sauvages, dangereux et menaçants. Ils ne les voient pas comme des citoyens brésiliens, égaux à eux en matière de droits et de devoirs. Les députés se sont précipités, pourquoi? Par peur? Et pourquoi devraient-ils avoir peur? Parce qu'ils savent très bien ce qu'ils font et comment ils traitent les peuples autochtones dans ce pays. "

 

La sortie "honorable" des députés humiliés

 Armés de leurs tambours, bâtons et lances, les indigènes ont informé qu’ils ne sortiraient pas de la plénière tant que le Président de la Chambre, Henrique Eduardo Alves (PMDB-RN), ne les aurais pas écouté. La session ordinaire a été arrété. Vers 19h00,  la majeure partie d'entre eux ont accepté de sortir pendant que les principaux leaders, menés par le Cacique Raoni, se réunissaient avec Henrique Alves. Cacique Raoni : "President, vous devez discuter avec les parlementaires et leur demander de respecter les peuples indigènes. La PEC est une plaie pour nous tous".

A l'issue de cette réunion, il a été annoncé le report du vote de la PEC 215, prévu ce semestre, la suspension de la création de la commission spéciale permettant d'examiner le bien-fondé de cet amendement proposé à la Constitution (PEC) et la création d'un groupe de travail conjoint entre députés et leaders indigènes pour discuter de sujets d'intérêt pour les peuples autochtones. Cette victoire à été célébrée par les indigènes dans le Salon Vert, mais ils veulent désormais que cette loi soit tout simplement jétée aux oubliettes.
 

Danses et tambours ont fait plier le pouvoir : annonce de la création d'une commission constituée de parlementaires et de leaders indigènes 

 Le lendemain de ce coup d'éclat, le président de la Chambre Henrique Alves a publiquement confirmé la création de ce groupe de travail et s'est engagé à ce que les premières discussions portent sur la proposition d'amendement à la Constitution (PEC 215). Alves a également, comme promis devant les caméras, suspendu la mise en place du comité spécial chargé d'examiner la PEC au cours du premier semestre de cette année.

Le collège créé par Alves se compose de dix parlementaires et des représentants des communautés autochtones. Il sera coordonné par le député Lincoln Portela (PR-MG) et aura comme membres les députés Chico Alencar (PSOL-RJ), Ronaldo Caiado (DEM-GO), Sarney Fils (PV-MA), le père Tom (PT-RO), Bernardo Santana de Vasconcellos (PR-MG), Domingos Dutra (PT-MA), Edio Lopes (PMDB-RR), Moreira Mendes (PSD-RO) et Ricardo Tripoli (PSDB-SP).

L'espoir a germé au cours de cet Avril Indigène qui pourrait, bien plus tôt qu'on ne le pense, devenir l'acte fondateur d'un "Printemps Indien".



*Source : "AJI" Ação de Jovens Indígenas de Dourados ; ** Source : Brasil de Fato - Renato Santana de Luziânia (GO)

 

- par Lunna Lima et Gert-Peter Bruch -

 

 

 

 

 

 

Photos : FlickR - brasildefato1

Date de l'article : 18/04/2013

 


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 21:37

 

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Novembre-2012-Arreter-Fessenheim?origine_sujet=LI201211

 

 

 Mars 2013 : Un physicien nucléaire prend parti pour la fermeture immédiate de Fessenheim

 

 

Physicien nucléaire, professeur à Polytechnique pendant 35 ans, Jean-Louis Basdevant a formé toute une génération d’ingénieurs du nucléaire.
Dans l’exposé ci-dessous, il explique pourquoi il faut fermer immédiatement Fessenheim (et les autres centrales nucléaires) et répond également à des questions sur le futur du nucléaire.
Cette conférence a eu lieu dans le cadre d’une semaine d’actions à Strasbourg début mars 2013, peu avant le 2e anniversaire du début de la catastrophe de Fukushima.

 




Juste après l’accident de Fukushima, Jean-Louis Basdevant a publié un ouvrage intitulé Maîtriser le nucléaire. Que sait-on et que peut-on faire après Fukushima. Un an après, la réédition de ce livre est désormais sous-titrée Sortir du nucléaire après Fukushima ! Jean-Louis Basdevant témoigne ci-dessous de l’évolution de son point de vue.

 

PNG - 102.3 ko

Novembre 2012

1. Pouvez-vous nous expliquer votre démarche et votre cheminement personnel ?

JLB. Le lendemain du déclenchement du désastre de Fukushima, un ami éditeur m’a demandé d’écrire un livre sur cet accident. Les informations étaient alors peu nombreuses, elles sont venues avec le temps, mais pour moi c’était un événement grave qui allait marquer l’histoire de l’électronucléaire civil. Il survenait après ceux de Three-Mile Island (TMI) en 1979, et de Tchernobyl en 1986. En me mettant au travail, j’ai recueilli chaque jour les informations sur les événements de Fukushima, tout en me remémorant les détails de tous les incidents ou accidents antérieurs. Dans ce travail abondant, j’ai rapidement compris que l’essentiel du cataclysme tenait de la fusion du cœur des réacteurs. C’est à l’été 2011 qu’après avoir analysé la structure et l’état du parc nucléaire français, je suis devenu convaincu que nos réacteurs actuels, comme pratiquement tous les réacteurs au monde, sont sujets au même type d’accident, et qu’ils sont dangereux. Plusieurs rapports, officiels ou provenant de sources qualifiés, ont confirmé ces idées. La suite de l’évolution du site de Fukushima laisse présager que l’accident est loin d’être terminé. Il faudra plusieurs années avant d’en faire un bilan complet.

Il n’est pas nécessaire d’essayer de dégager la responsabilité individuelle de tel ou tel dans ce terrible désastre. Le 6 juillet 2012, Kiyoshi Kurokawa, Professeur à l’Université de Tokyo, Président de la Commission parlementaire sur l’accident de Fukushima, a rendu des conclusions étonnantes de sévérité à l’égard de tous les acteurs de l’événement, notamment la structure de la culture japonaise. Qualifiant Fukushima de désastre Made in Japan, il dit que ses racines profondes proviennent d’usages et de comportement profondément ancrés dans la culture japonaise. Ses causes fondamentales sont notre conditionnement à l’obéissance, notre réticence à remettre en question l’autorité, notre attachement à ``nous conformer au programme fixé’’, notre mentalité de groupe et notre insularité. Si d’autres Japonais avaient été aux mêmes commandes que ceux qui, maintenant, portent la responsabilité de cet accident, le résultat aurait bien pu être le même. Nous devons au monde une explication de pourquoi cela pouvait se produire au Japon.

Depuis juillet 2011, je me pose la question : quel sera le désastre nucléaire Made in France ? Ou plutôt, pourquoi nous devons nous préoccuper d’une telle éventualité ?

2. Selon vous, quels sont les problèmes qui concernent les centrales nucléaires françaises ?

JLB. Le principal problème des centrales nucléaires françaises est que, parce qu’elles sont essentiellement du même type que les centrales japonaises et que les centrales américaines, y compris celle de Three Miles Island, elles présentent le même risque de fusion du coeur et de ses conséquences contre lesquelles on est sans défense à l’heure actuelle.
La fusion du coeur et ses conséquences catastrophiques est, j’insiste, un problème qui se pose pour pratiquement toutes les centrales électronucléaire au monde. Ce type d’accident menace donc la totalité actuelle du parc français, notamment les réacteurs de Fessenheim. Or un seul accident de ce genre serait une tragédie pour notre pays. Les recommandations faites par l’Agence de Sûreté Nucléaire (ASN) à la suite de Fukushima sont de nature à améliorer la sûreté de ces réacteurs, sans toutefois éliminer le risque. Mais j’ai le regret de ne pas voir, à l’heure actuelle, le moindre signe de mise en conformité des réacteurs par EDF, ni de mise en place « à partir de 2012, d’une ``force d’action rapide nucléaire’’ nationale […] qui devrait être totalement opérationnelle fin 2014 ».

Il existe, dans ce que l’on appelle la génération 4 des réacteurs nucléaires, des réacteurs plus « sûrs » qui, par construction, ne peuvent pas subir ce type d’accident. Les centrales « sûres » seront peut-être la bonne solution au XXIIe siècle… mais ce ne sera plus notre affaire.

3. Pourquoi estimez-vous que Fessenheim doit être absolument fermée ?

JLB. Ce serait l’exemple de ce que doit être une décision politique sage. Il s’agit de l’installation nucléaire la plus ancienne du parc français. De ce fait, elle détient le record de minceur de radier : un mètre, comparé à trois à Fukushima et deux dans les centrales françaises plus récentes. Son ancienneté fait craindre une fragilité et tous ces éléments concordent à y favoriser le risque d’un accident avec fusion du coeur. À l’issue de sa troisième visite décennale, le 4 juillet 2011, l’ASN a donné un avis technique favorable à la prolongation du réacteur 1 pour dix ans, avec les conditions expresses de 1) renforcer le radier du réacteur avant le 30 juin 2013, afin d’augmenter sa résistance au corium en cas d’accident grave avec percement de la cuve, et 2) installer avant le 31 décembre 2012 des dispositions techniques de secours permettant d’évacuerdurablement la puissance résiduelle en cas de perte de la source froide. À ce jour, aucune proposition acceptable n’a été faite par EDF.

La centrale de Fessenheim est située sur une faille en zone sismique (l’implantation la plus dangereuse de France à cet égard). Elle s’alimente en eau froide dans le grand canal d’Alsace, qui la surplombe de 9 mètres, toute perturbation grave de ce canal (chute d’avion) risquerait de noyer la centrale. Elle est, tout comme une autre, exposée au risque d’un « accident normal des systèmes complexes ». Dans un système complexe, un accident grave peut provenir de la conjonction inattendue et imprévisible de défaillances élémentaires, anodines en elles-mêmes.

Un accident nucléaire à Fessenheim aurait des conséquences plus que dramatiques. Elle est située à l’aplomb de la plus grande nappe phréatique de France, d’une capacité de 35 milliards de mètres cubes sur sa partie alsacienne, qui se prolonge en Allemagne. Et, pour corser le tout, elle est également à l’aplomb de la vallée du Rhin qui, entre Bâle et Rotterdam, est la région la plus peuplée, active, industrielle de l’Europe. Cela signifie qu’en cas d’accident avec fusion partielle du coeur, une fois la dalle percée, le Rhin serait contaminé, jusqu’à Rotterdam. Un accident nucléaire grave y serait une catastrophe dramatique pour toute l’Europe, un coup de poignard qui anéantirait la vie dans cette région pendant plus de 300 ans.
Arrêter Fessenheim est, pour moi, une application du principe de précaution, tant évoqué, qui relève d’un devoir moral vis-à-vis des habitants de l’Europe.

4. Votre remise en cause du nucléaire est-elle exceptionnelle dans votre milieu ?

JLB. Je m’exprime librement et ne fais qu’apporter ma contribution personnelle à une oeuvre qui comporte de très nombreux acteurs. Je ne suis certainement pas le seul dans mon milieu professionnel à remettre en cause le nucléaire civil. Je communique avec de nombreux collègues, de spécialités diverses, tous de grande compétence.
J’ai fait plusieurs conférences, dans le grand public comme dans les milieux scientifiques. J’ai toujours été écouté très courtoisement. Bien entendu, j’ai rencontré beaucoup de gens qui n’étaient pas de mon avis, et c’est parfaitement normal. Certains amis très proches sont en désaccord avec moi mais nos échanges sont toujours, pour moi, très stimulants. Un argument évident, qui n’a rien à voir avec la physique nucléaire ou la technique, est celui de l’avenir énergétique, fût-il de notre pays, de l’Europe ou du monde, compte tenu de ce que nous savons de l’état de l’économie, et la question de la transition énergétique tant prônée. On se trouve, comme souvent dans la vie, devant de difficiles problèmes de choix. Ces choix sont de nature politique et je ne puis en parler qu’en amateur et apporter des informations.

PNG - 70.7 ko

Jean-Louis Basdevant, Maîtriser le nucléaire.Sortir du nucléaire après Fukushima, Paris, Eyrolles, 234 p., édition de mars 2012.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Nucléaire
commenter cet article
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 21:23

 

 

Médiapart

 

 

Jeudi matin, au deuxième jour du débat à l’Assemblée sur le mariage pour tous, un député de l’opposition a dérapé. Son nom : Philippe Cochet, député UMP du Rhône. « Nous devons toujours avoir en tête la défense du plus faible, lance l’élu à la majorité. Moi je vous accuse mesdames et messieurs de la gauche : Vous êtes en train de créer un précédent, vous êtes en train d’assassiner des enfants, c’est scandaleux ! »

Hurlements sur les bancs de la gauche, rappel à l’ordre de Claude Bartolone, suspension de séance. « Le terme n’était pas approprié », admettra ensuite Cochet. Trop tard. « L’opposition a franchi toutes les limites », tweete la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, dénonçant des « propos inacceptables ». « À entendre P. Cochet parler “d'assassins d'enfants”, c'est de rage que je pleurerais », réagit la députée écologiste Véronique Massonneau.


Vendredi soir, le Parlement devrait voter le mariage pour tous. Le scrutin solennel est prévu mardi. L’opposition le sait : le combat législatif est perdu. D’ailleurs, ses ténors ont discrètement abandonné le combat dans l’hémicycle, et bien des amendements ne sont pas défendus. Mercredi, ils n’étaient qu’une dizaine de députés de droite à siéger.

Pourtant, l’UMP ne lâche rien. Les quelques députés présents en séance continuent d’appeller à manifester. Ils attribuent même les violences au gouvernement et refusent de lancer tout appel au calme. Une attitude jusqu’au-boutiste, qui contribue, quoi que les responsables de la droite en disent, à alimenter un détestable climat homophobe.

Bien sûr, le parti de Jean-François Copé prend soin de se démarquer de toutes les violences homophobes, attribuées à des « groupuscules » d’extrême droite. Mais les faits sont têtus. Mercredi, alors que les députés étaient en train de débattre, les incidents de sont multipliés aux abords de l’Assemblée nationale, mais aussi dans plusieurs villes.

Deux bars gays ont été attaqués à Lille et Bordeaux. Deux attaques contre des établissements gays en quelques heures. Difficile de ne pas y voir un lien avec le climat actuel, marqué par une libération inouïe de la parole et des actes homophobes. Act-up appelle d’ailleurs à un grand rassemblement ce dimanche place de la Bastille contre le « déferlement de la haine ».

À Lille, ce sont quatre jeunes « de 25-35 ans », « crânes rasés » et « tatoués », qui ont investi un bar gay lillois en criant qu’il voulaient « casser du pédé », selon le patron du bar. « Ils ont pris des tables et chaises à l'entrée qu'ils ont lancées contre la vitrine, dégradée. Le regroupement de notre clientèle avec celle d'un bar en face leur a fait peur et ils se sont sauvés », raconte-t-il à Nord Éclair. Selon lui, « depuis l'annonce du mariage gay, ça part en vrille. On se sent de plus en plus en danger : j'ai l'impression qu'on est retournés vingt ans en arrière. »

Les quatre agresseurs présumés ont été placés en garde à vue. Il s’agirait de membres des groupuscules d’extrême droite “Jeunesses nationalistes révolutionnaires”, “Troisième Voie”, “Génération Identitaire”. La porte-parole de la Manif pour tous à Lille, Sophie Delpierre, fournit elle une drôle d’explication : « Peut-être que ce sont des initiatives citoyennes…, mais certainement pas des membres de la Manif pour tous » (voir les images de France 2, à 11’10).

Au même moment, des inconnus ont fait irruption dans un établissement gay de Bordeaux, blessant un client à coup de crosse. Les agresseurs ont pris la fuite, une enquête est en cours.

À Lyon, une quinzaine de militants des Jeunesses nationalistes ont tenté d'occuper la permanence du Parti socialiste, avec une banderole « Mariage, adoption, pas question », provoquant des échauffourées avec la police. Et deux députés socialistes de Vendée, Sylviane Bulteau et Hugues Fourage, ont fait l’objet de violentes intimidations des anti-mariage pour tous, qui ont menacé les élues « d’enlèvement », de les faire « sauter aux explosifs », ou encore de « saccager (leur) maison », selon Sylviane Bulteau.

François Hollande a condamné jeudi des actes « homophobes » et « violents », en rappelant qu'« aucune manifestation » ne devait « dégénérer ». Tout en rejetant tout « amalgame » avec la majorité du mouvement anti-mariage pour tous, Jean-François Copé a lui aussi dénoncé ces agressions dans un communiqué. En réalité, l’UMP s’en remet désormais à la rue pour faire plier le gouvernement, au risque d’encourager tous les dérapages d’un « mouvement social », décrit comme « paisible, joyeux » (« la France optimiste », « la France sourire », dixit l’UMP Hervé Mariton). Mais dont certains éléments prônent pourtant la haine homophobe.

L'UMP affirme ne pas souffler sur les braises. Pourtant, mardi soir, en amont des incidents, son président a envoyé un mail aux militants pour les encourager à participer « en masse » à la manifestation contre mariage pour tous du 21 avril et « montrer à ce gouvernement (...) que nous mènerons le combat jusqu'au bout » (lire notre condidentiel). Le parti a même affrété des bus pour dimanche.

« Taubira à Cayenne ! »


Le député UMP Daniel Fasquelle dans la manifestation derrière l'Assemblée nationale, le 17 avril. 
Le député UMP Daniel Fasquelle dans la manifestation derrière l'Assemblée nationale, le 17 avril.© M.T.


Mercredi, à la suspension de séance de 20 heures, plusieurs députés UMP ont ainsi ostensiblement rejoint la manifestation quotidienne des “anti”, derrière l’Assemblée nationale, bouclée par une armada de CRS et de hautes barrières.  

 

Hervé Mariton dans la manifestation. 
Hervé Mariton dans la manifestation.© M.T.

En tête d’un cortège de quelques milliers de personnes (2 400 selon la police, 8 000 selon le collectif), Frigide Barjot hurle des « François, on est là ! » et invite les manifestants à revenir défiler le lendemain, « chacun avec un ami » supplémentaire. « On est en train de faire l’Histoire ! » nous explique une manifestante, dont les amis ont été placés en garde à vue quelques jours plus tôt. J'ai fait toutes les manifs avec des amis, certains sont d'ailleurs homos et ils n'en font pas des tonnes, ils savent bien que ce n'est pas naturel, le mariage, c'est un homme et une femme. »


Frigide Barjot en tête de cortège, le 17 avril. 
Frigide Barjot en tête de cortège, le 17 avril.© M.T.

Vers 22 heures, alors que la manif est censée se disperser, plusieurs centaines de manifestants se massent devant le barrage de CRS, rue de l’Université. Les slogans fusent : « CRS en banlieue ! », « Taubira à Cayenne ! » et « Si t’es pas un flic en civil frappe dans tes mains ! » Dans la foule, des pancartes et sweat-shirts de la Manif pour tous bien sûr, mais aussi de nombreux drapeaux français, des soutanes, des drapeaux de l’organisation catholique intégriste Civitas.

 

Un manifestant devant le barrage de CRS, le 17 avril.  
Un manifestant devant le barrage de CRS, le 17 avril. © M.T.


Un groupe de jeunes se rassemblent (photos ci-dessous), se masquent le visage avec une écharpe et font l’état des lieux de leurs munitions sorties des sacs à dos : petites bombes lacrymogènes, fumigènes, un tambour décoré de la fleur de lys, emblème des royalistes.

 

 
© M.T.



 
© M.T.


Quelques minutes plus tard, les CRS reçoivent jets de fusées, bouteilles et pierres. Deux voitures de police et des biens publics sont dégradés, les vitres d’une voiture sont cassées. « Attention, on est filmés ! » lance un jeune type à un quinquagénaire qui vient d’envoyer une pierre sur les policiers.

 

Des manifestants devant le barrage de CRS, le 17 avril.  
Des manifestants devant le barrage de CRS, le 17 avril. © M.T.

Deux journalistes de LCP agressés

Plus loin, un groupe de jeunes court vers le pont Alexandre III aux cris de « À l’Elysée ! » Bloqués par des travaux sur le quai d’Orsay, ils créent une barricade avec les panneaux qu’ils lancent contre les policiers. Deux journalistes de la chaîne LCP qui assistent à la scène sont agressés : leur caméra est projetée à terre par un individu au crâne rasé portant un bouc (voir photo) ; en tentant la récupérer, ils reçoivent ensuite des coups à la tête et aux bras.

 

L'un des deux journalistes de LCP agressés par des manifestants.  
L'un des deux journalistes de LCP agressés par des manifestants. © Twitter / @denislaurent33
La caméra des journalistes de LCP cassée par des manifestants.  
La caméra des journalistes de LCP cassée par des manifestants. © Louis Baguenault

À l’issue de la manifestation, douze personnes ont été placées en garde à vue. Jeudi soir, Frigide Barjot a tenté de reprendre la main médiatiquement en demandant à Manuel Valls que « tous les groupuscules identitaires et nationaux soient préventivement mis hors d'état de nuire ». Elle-même avait pourtant dérapé le 12 avril, après l'adoption du texte par le Sénat, en déclarant « Hollande veut du sang, il en aura. »

Dimanche, alors que les députés auront fini d’examiner le texte, la Manif pour tous appelle, derrière Frigide Barjot, à une nouvelle manifestation au départ de Denfert-Rochereau. Quelques élus UMP devraient être présents pour un cortège qui sera surveillé de très près par les forces de l’ordre, sur les nerfs après les débordements de la dernière grande manifestation des anti, le 24 février. Laurent Wauquiez, qui fait de brèves apparitions, dit qu’il compte « descen(dre) encore dans la rue, car c’est un thème de conviction ».

Les principaux responsables du parti se retrouveront également le 26 mai, pour la grande manifestation anti-mariage pour tous, annoncée de longue date« Après votre victoire à la Pyrrhus, le combat doit se poursuivre sur d'autres formes, a lancé l’UMP Georges Fenech à la gauche. Les manifestations continueront et s'amplifieront. » Comme nombre de ses collègues, Christian Jacob, président du groupe UMP, continue de proclamer que son parti reviendra sur la loi si la droite est de retour au pouvoir.

Un peu seul contre son camp, l’UMP Franck Riester, l'un des deux seuls députés à avoir voté le mariage pour tous en première lecture, n’y croit pas une seconde. « On ne va pas s’engager à violer la loi, dire qu’on va revenir sur le texte est dangereux », dit-il à Mediapart.

Rien n’y fait. Pour l’instant, l’UMP reste sur sa ligne : encourager les manifestations de rue et condamner « avec la plus grande fermeté les paroles et les actes d’homophobie », tout en accusant le gouvernement de les avoir « attisés » (lire dans notre article).

Sauf qu’à ce jeu-là, le principal parti d’opposition risque bien d’être débordé par le Front national. Mercredi soir, à l’Assemblée nationale, Marion Maréchal-Le Pen, qui se verrait bien en nouvelle icône des anti-mariage, a livré un authentique discours d’extrême droite, justifiant tous les débordements. Les manifestants interpellés ? Des « prisonniers politiques », « je pèse mes mots ». Les indignations de la gauche ? Une « propagande antifasciste ». Pour la députée frontiste, la foule anti mariage pour tous est composée du « bon peuple de France » qui « se lève tôt », de « cette jeunesse qui laisse sa place aux personnes âgées dans le métro ».

 

À l’occasion des débats, Mediapart a d’ailleurs pu assister à un curieux ballet sur les bancs de l’Assemblée. Marion Maréchal-Le Pen, installée d'habitude tout en haut à droite de l'hémicycle, est descendue s’asseoir dans les rangs de l’UMP. Pendant une pause, loin des caméras, son collègue UMP Gérald Darmanin lui a claqué la bise, avant que ne débute une conversation de quelques minutes, polie et souriante, entre les deux jeunes députés, mais aussi Jacques Bompard, autre élu d'extrême droite, et l'UMP Jean-Frédéric Poisson, proche de Christine Boutin. Ce n’est pas la première fois que l’on observe dans l’hémicycle ce genre de rapprochements entre des élus UMP et frontistes (lire notre article).

Ce rapprochement rejoint le mouvement qui s’esquisse dans la rue depuis quelques semaines. Pour Jean-Yves Camus, chercheur associé à l’IRIS et spécialiste de l’extrême droite« on voit se constituer un mouvement à cheval entre la droite de gouvernement et la droite de la droite. Il s’agit de contester la légitimité du pouvoir de gauche, comme après l'accession de François Mitterrand et de la gauche à la présidence et au gouvernement en 1981 ». Le but : réaliser le vieux rêve de l’union de toutes droites, dans la rue et dans l'hémicycle.

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 21:13

 

Médiapart

 

 

De notre envoyé spécial à Bruxelles,

Aucune remise en question. Malgré la découverte d'erreurs spectaculaires au cœur de l'un des ouvrages qui sert de pilier théorique aux politiques d'austérité menées en Europe, la commission européenne ne trouve toujours pas matière à s'interroger.

« C'est l'une des analyses sur lesquelles nous nous sommes appuyés ces dernières années, mais ce n'est pas la seule », a déclaré jeudi Olivier Bailly, porte-parole de la commission. « Ce serait ridicule et faux de dire que l'on fonde toute notre analyse du déficit et de la dette à partir d'un article écrit par deux universitaires. »

L'article des économistes américains Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, publié en janvier 2010, avant de devenir un livre à succès, avance notamment qu'un pays endetté à plus de 90 % de son PIB tombera presque à coup sûr en récession. D'où l'importance avant toute chose de réduire massivement le poids de la dette. Mais d'autres universitaires viennent de révéler une série d'erreurs dans le traitement des données, qui réduisent à néant la démonstration (lire notre article). 

« Il ne faut pas penser que les fonctionnaires européens lisent un article publié dans une revue universitaire, et que l'ensemble de la stratégie économique de l'Europe serait fondée là-dessus, a poursuivi Olivier Bailly. Nos équipes vont sur le terrain, nous échangeons des informations avec les États-membres. » 

D'après le décompte réalisé par un journaliste espagnol, la commission européenne a fait une référence explicite aux travaux de Reinhart et Rogoff – sur le point précis du palier des 90 % – dans cinq des sept rapports qu'elle a publiés depuis 2010 pour accompagner ses fameuses « prévisions économiques ».

Le même journaliste a retrouvé une lettre écrite par Olli Rehn, le commissaire européen responsable des politiques économiques, datée du 13 février dernier – il y a donc tout juste deux mois. Dans ce courrier, adressé notamment aux 27 ministres des finances de l'Union, le Finlandais reprend l'argumentaire de Reinhard et Rogoff à son compte : « Il est largement admis, grâce à des études universitaires sérieuses, que lorsque les niveaux de dette publique dépassent les 90 %, ils tendent à peser, négativement, sur le dynamisme d'une économie » (voir l'extrait ci-dessous)

.

 

L'affaire n'affaiblit-elle donc pas l'argumentaire pro-austérité de l'exécutif dirigé par José Manuel Barroso ? « Si cette étude était la seule base pour notre stratégie, je répondrais que oui, mais ce n'est pas le cas. (…) Nous pensons qu'il faut maintenir notre stratégie, qui vise à réduire le poids de la dette publique sur l'économie, et restructurer certaines choses, pour renforcer le potentiel de croissance de l'Union », a affirmé Olivier Bailly.

La mise au point intervient alors que les appels, sinon à suspendre, en tout cas à adoucir la politique de rigueur budgétaire prônée depuis le début de la crise par la commission européenne, se multiplient. Lors d'une tournée début avril en Europe, le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew, a exhorté les Européens à « relancer » leur économie.

En fin de semaine dernière, l'exécutif néerlandais dirigé par Mark Rutte, un allié fidèle de la chancelière Angela Merkel, a renoncé à une partie des économies budgétaires qu'il avait annoncées d'ici 2014. Le FMI appelle lui aussi à lâcher du lest en Europe. Mais l'impression générale, à Bruxelles, est celle d'un débat bloqué en raison de la proximité des élections générales en Allemagne, en septembre. L'éventualité d'un changement de cap d'ici à cette échéance est faible (lire notre article).

Ce n'est pas la première fois que la commission est secouée par le débat universitaire qui divise (de moins en moins) les économistes sur l'austérité et la relance. Le commissaire européen Olli Rehn, responsable de la politique économique, et Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI, se livrent depuis près d'un an une bataille à distance sur la question du « multiplicateur » keynésien.

 

Le Finlandais Olli Rehn lors d'une conférence de presse à Bruxelles. © Commission européenne. 
Le Finlandais Olli Rehn lors d'une conférence de presse à Bruxelles. © Commission européenne.


Le second a reconnu l'an dernier que ses services avaient eu tendance à sous-estimer l'impact des coupes budgétaires sur le dynamisme d'une économie, surtout lorsque plusieurs États pratiquent la rigueur budgétaire en même temps. En clair : l'austérité aurait des effets récessifs bien plus lourds que prévu. De son côté, le Finlandais Rehn conteste l'analyse de Blanchard et refuse de reconnaître toute erreur dans les prévisions et conseils de la commission. Jusqu'à quand tiendra-t-il dans ce rôle ?

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 21:10

 

Rue89 -Radicalisation 18/04/2013 à 09h25

 Zineb Dryef | Journaliste Rue89

 


Le bar gay Vice&Versa à Lille, le 18 avril (PHILIPPE HUGUEN/AFP)

 

Ce matin, en lisant la presse, il y a cette phrase :

« Ta gueule, sale pédé ! Regarde moi dans les yeux si t’as des couilles ! »

C’est ce que quatre types, crânes rasés, ont lancé à Yoann, le patron du Vice Versa, bar gay à Lille, avant de le frapper. On se dit que ça fait beaucoup. C’est la seconde fois en une dizaine de jours qu’une agression homophobe fait les gros titres de l’information.

Ce mercredi soir, Yoann, son associé, son serveur et certains clients ont été agressés. Les agresseurs, impressionnés par la foule du bar et de celui d’en face, ont fini par prendre la fuite. La police a pu les rattraper, selon le témoignage de Yoann dans La Voix du Nord.

« On est en danger »

Sur France Info, il a affirmé que la radicalisation du débat sur le mariage pour tous pourrait expliquer cette violence :

« C’est clairement de l’homophobie. Il y a un contexte dans lequel, tout ce qui est homosexuel, lesbien, gay, on est en danger. »

La fédération LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) a elle aussi accusé le Printemps français et la « Manif pour tous » d’être responsables de cette nouvelle agression. A Paris, le 7 avril, un couple homosexuel avait été passé à tabac :

« Ce nouvel épisode de violences homophobes est directement le fruit de la montée de la haine, de l’intolérance, et de l’homophobie en France, conséquences d’un climat général cultivé par les opposants prétendant lutter contre l’ouverture du mariage et de l’adoption, alors qu’ils ne renvoient les personnes et les couples homosexuels qu’à une sous-citoyenneté, aux droits inférieurs. »

Des manifs de plus en plus violentes

Il est vrai que le débat s’est considérablement dégradé ces dernières semaines – le terme « débat » semble d’ailleurs tout à fait inapproprié pour évoquer un face-à-face de plus en plus virulent et violent.

Mercredi soir, devant l’Assemblée nationale, après une manifestation des anti rassemblant entre 2 400 et 8 000 personnes (chiffres police et organisateurs), une minorité a tenté de franchir des barrages policiers pour tenter de s’introduire dans l’hémicycle. Bilan : onze interpellations, des dégradations et une équipe de journalistes prise à partie.

Ces scènes d’échauffourées en marge de rassemblements sont désormais quotidiennes et rien n’indique qu’elles sont en voie de disparaître.

Au contraire, ces violences ne sont pas condamnées par les partis politiques qui soutiennent les manifestants (ou du bout des lèvres) et les appels à maintenir la pression se poursuivent.

Quitte à faire dans le n’importe quoi. Camille Bedin, jeune responsable politique à l’UMP, menace ainsi, au côté de l’inconnu « Collectif des mères », de mettre en place une « chaîne de la grève de la faim partout en France » pour protester contre l’égalité des droits.

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 21:06

 

Médiapart -

| Par Jade Lindgaard

 

 

La France a adressé à la Commission européenne ses réponses aux questions de Bruxelles concernant le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, dans un document de 25 pages remis le 4 avril, que Mediapart s’est procuré et publie ci-dessous.

 

« À titre exceptionnel » et conformément « à un choix volontaire du gouvernement français », la lettre a été transmise à la commission des pétitions du Parlement européen qui s’est officiellement saisie du dossier fin mars (voir ici notre article).

Dans ce document technique, Paris répond sur la procédure de participation du public, l’étude de scénarios alternatifs, l’évaluation environnementale du projet, ainsi que la prise en compte des effets cumulés des différents projets d’infrastructures liés à l’aéroport. Cette technicité apparente n’empêche pas le document de livrer une vision biaisée et partielle du dossier, en triant habilement entre les faits favorables et défavorables. 

Ainsi, interrogée spécifiquement sur la conservation de la faune et de la flore sauvage présentes sur la zone d’aménagement, et sur les mesures de compensation prévues pour chaque espèce (p. 24), la France ne détaille aucune méthode compensatoire. Elle se contente de renvoyer aux dossiers de demande de dérogation de destruction d’habitat d’espèces protégées. Si elle communique les réserves du conseil national pour la protection de la nature, elle explique que « ces réserves ont été traduites en prescriptions applicables » aux mesures « qui seront intégrées aux arrêtés préfectoraux accordant cette dérogation »

Pourtant à ce jour, personne ne sait en réalité comment compenser la destruction prévue de l’écosystème. Le collège d’experts scientifiques spécialistes du sujet à qui le gouvernement a commandé un rapport vient en effet d’invalider la méthode envisagée, et considère que pour que le projet se poursuive, ces réserves « devraient être levées ». Les experts lui reprochent ses insuffisances, sa faible traçabilité, sa mauvaise intelligibilité et sa non-prise en compte du risque d’échec. Le Conseil national de protection de la nature a fait siennes leurs réserves.

 

Sur le site actuel du projet d'aéroport (JL) 
Sur le site actuel du projet d'aéroport (JL)

Sur plusieurs autres points, la réponse du gouvernement français ignore l’analyse et les propositions de la commission de dialogue, qui a rendu son rapport le 9 avril. Ainsi, elle conclut à « l’impossibilité de mettre en œuvre des scénarios alternatifs » en conservant l’aéroport actuel, Nantes-Atlantique. Alors que les rapporteurs de la commission de dialogue recommandent « que les services de l’État approfondissent l’évaluation des coûts de réaménagement de Nantes-Atlantique avec maintien de la piste actuelle ou avec création d’une piste transversale ». Leur souhait est de « mettre un terme à une polémique inutile ». Visiblement, les services de l’État ont déjà tiré leurs propres conclusions.

De même, la réponse de Paris à Bruxelles ne fait pas mention de la nécessité d’actualiser les plans d’exposition au bruit des aérogares actuel et en projet, en fonction d’une nouvelle estimation de prévisions des mouvements d’avions, pointée aussi par la commission de dialogue. Les autorités françaises insistent également sur « les excellentes notes » recueillies par le projet de Notre-Dame-des-Landes en matière d’environnement et d’agriculture. Alors que la commission de dialogue s’inquiète de « la très importante consommation d’espaces naturels ou agricoles » qu’engendreraient les travaux. « Il nous semble nécessaire de rechercher un meilleur équilibre entre le projet et les enjeux agricoles et environnementaux », et de réduire l’emprise au sol d’au moins 200 hectares écrivent-ils noir sur blanc. « Il se confirme que Notre-Dame-des-Landes est un bon site », écrit pourtant Paris à Bruxelles, citant un vieux rapport d’expertise. 

À la remise du rapport de la commission de dialogue, le 9 avril, Jean-Marc Ayrault avait pourtant demandé par écrit au ministre des transports, Frédéric Cuvillier, « de prendre en compte les recommandations des commissions ». Celui-ci avait lui-même annoncé vouloir y veiller. On peut se demander aujourd'hui si cet engagement est réel ou de pure forme. La France avait jusqu'à la mi-avril pour transmettre ses réponses, pourquoi ne pas avoir attendu la remise des rapports pour le faire ? Si le gouvernement avait connaissance de leur contenu, hypothèse fort probable, pourquoi alors l'ignorer ?

« On a une réponse en forme de morceaux choisis qui ne reflète pas la réalité, analyse Sandrine Bélier, eurodéputée EELV, membre de la commission des pétitions. La réponse sur les financements est trop lacunaire. Et on ne peut que regretter la non-intégration des conclusions de la commission de dialogue, du comité technique et du nouvel avis du conseil national de protection de la nature. »

C’est dans le cadre de la procédure dite EU Pilot que la commission européenne a interpellé la France au sujet de Notre-Dame-des-Landes. Ce type de démarche vise à demander des informations ou réclamer des mesures correctives pour remédier à des infractions au droit européen. Son but est d’éviter un contentieux entre l’Europe et l’État-membre.

La commission n’a pas encore réagi à la réponse française, et se donne dix semaines pour le faire, le même délai dont la France a bénéficié pour répondre à Bruxelles. De son côté, la commission des pétitions du parlement européen envisage d’envoyer une délégation de députés sur place pour vérifier si le transfert de l’actuelle installation vers la zone déclarée d’utilité publique est bien conforme au droit européen.

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Notre Dame des Landes
commenter cet article
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 21:01

 

http://zad.nadir.org

jeudi 18 avril 2013, par zadist

 


Aujourd’hui jeudi 18 avril l’occupation militaire dure depuis 145 jours (pour une opération débutée il y a 183 jours).


si jamais le site nous lâche, pour n’importe quelle raison, on continuera sur cette Adresse ICI


INFOS DU JOUR

INFO LEGAL TEAM

Hier, une personne est passée en comparution immédiate, elle a été condamnée à 3 mois de prison avec sursis plus une interdiction de territoire d’1 an sur les communes de la zad.

on est toujours à la recherche d’informations concernant 2 ou 3 personnes arretées lundi.

le numero de la legale team est le 06 75 30 95 45


ok, donc un petit relai d un sondage de france 3. etaient-illes bourré.e.s ou sous l emprise d une drogue encore inconnue ?

"Appel au référendum autour du mariage pour tous, refus de l’aéroport de NDDL malgré le vote des assemblées locales, comprenez-vous l’opposition à des décisions votées ?" 1-Non, l’opposition demande toujours d’entendre la colère de la rue, ce n’est pas ça la démocratie. 2-Oui, c’est dans nos gènes la révolte, la manif. 3-La Vème République est morte. Il faut une nouvelle constitution avec des votations comme en Suisse.

si vous avez des propositions de lieux de repos en suisse, parlez en à

christophe.turgis@francetv.fr


Reçu : Un article sur les conclusions du CNPN (Conseil National de la protection de la nature ) qui fait plaisir à lire ! ICI

APPEL : Rassemblement pour accompagner le copain paysan à la gendarmerie de Coéron à 16h30 demain (vendredi) pour son contrôle judiciaire.

Reçu : 8 fourgons de GM au westotel à la Chapelle sur Erdre vu hier ... si le cœur vous en dis, une fanfare fait toujours du bien au moral !

Soutien de Barcelone

Revue de presse

http://www.challenges.fr/entreprise...

https://zad.nadir.org/ecrire/?exec=...

de mieux en mieux... « Annulation garantie à 250 % » ?????? http://www.letelegramme.com/ig/gene...

la commission du dialogue a demandé, la semaine passée, que soit examinée sérieusement l’extension de l’aéroport actuel. Mais pourquoi diable n’avait-elle pas réellement été étudiée avant ? http://www.terraeco.net/aeroport-Na...

mais oui, mais pourquoi diable ??

soutien http://www.ladepeche.fr/article/201...

http://midi-pyrenees.france3.fr/201...


rendez-vous à venir sur d’autres luttes ;.

on rappelle que la zad de Decines est expulsable depuis le 30 avril et qu’il y a un depart de la zad vers la-bas de prevu vendredi à 12 h ; depart de la Rolandiére

L.E.O en ce qui coincerne la L.E.O. projet de barreau routier dans la région d’Avignon, la manif d’occupation est prevue le 27 avril. il y aura aussi des covoiturages d’organisés à partir de la ZAD. N’hésitez pas à prevenir aussi si vous avez l intention de partir et qu’il reste de la place dans votre voiture.

Rendez vous ce jeudi soir à 19h30 à Hotel Dieu à Nantes.

Hier soir, mercredi 17 avril, des opposantEs à la loi pour le mariage pour tous ont effectué une opération escargot dans le centre ville de Nantes.

Cette opération a eu lieu à l’initiative du collectif « père, mère et enfant ». Plus de 200 véhicules ont déambulé dans le centre ville , drapeaux de la « manif pour tous » et drapeaux français suspendus aux fenêtres, klaxonnant à tout va, en différents cortèges (à notre connaissance, un serait parti de la place Zola, et un autre du pont de la Tortière vers environ 20h). Ces cortèges ont ensuite convergé vers la réfecture, où les opposants sont sorti de leur véhicule pour manifesté sur les marches de cette dernière.

Cette manifestation se serait organisée mardi soir à coups de mails et de tweets. Marc Billig, membre du collectif, a déclaré aux journalistes du Ouest-France « On a voulu marquer le coup au début des débats à l’Assemblée et montrer notre motivation. En quelques heures, on peut monter une manifestation. » Sur place, nous avons entendu dire que ce collectif comptait renouveler cette action tous les soirs de la semaine, certainement aux même heures. Ils se donneraient rdv ce soir à 20h30 place Viarme, pour une manif à roulettes : vélo, poussettes, skates, etc.

Nous, militantEs anti-homophobes, féministes, anti-fascistes... Lançons un appel à se rassembler demain soir, jeudi 18 avril, à 19h30 à Hôtel Dieu.

Venez avec des banderoles, de quoi faire du bruit, et pourquoi pas des vélos afin de les suivre plus facilement. L’idée est de décider ensemble, une fois sur place, de l’action que nous souhaitons mener : contre-manif, blocage de leur cortège, etc...

Faites tourner...


salut

vous savez quoi, les flics sont toujours au carrefour du chemin de Suez, mais on ne sais pas encore s ils sont au carrefour des ardillieres, si vous avez des infos, n hesitez pas à nous contacter sur le numero d urgence au 06 43 92 07 01

..apparement un mini escadron de 4 gendarmes se seraient avancé dans le chemin de Suez pour aller voir ce qui se passe.
quand on vous dit que c est eux qui cherchent la merde..

- On reçoit toujours de nombreuses réactions suite aux déclarations de l’Acipa par la voix de Julien Durand dans la presse. En attendant un minimum de discussions collectives entre nous sur ce sujet, on vous laisse un lien vers une de ces réactions, publiée sur Indymedia Nantes.

- Contre l’Acipa, la CHC et son monde héliporté http://nantes.indymedia.org/article... Combien de blessé-e-s faudra-t-il encore ?


Info Chat Teigne : Info Chat Teigne : Le procès de la Chat Teigne a eu lieu à St Nazaire, le rendu : Le tribunal de Saint-Nazaire a autorisé mardi 26 Mars l’expulsion d’opposants (possibilité d’expulsion immédiate, 450 euros pas jour d’astreinte au bout de 8 jours. quelle clémence !)


Info Bellevue : Le rendu du procès de la ferme de Bellevue confirme la décision précédente : Expulsion immédiate, 50 Euro par tête/jour pour ceux qui restent. AGO a demandé des amendes de 1000€ par jour, 20 000€ pour dommages et intérêts mais ils ne les ont pas obtenu. Un appel à mobilisation à la ferme ce jour là est annoncé. 3 avril : Une nouvelle procédure est en cours de lancement pour l’occupation des bâtiments agricoles et l’exploitation des terres ...

Sur place, ça s’organise pour défendre Bellevue comme les autres lieux de la ZAD, et les appels à réagir partout en cas d’intervention policière sont remis au goût du jour : Contre l’aéroport et son monde, s’ils attaquent on riposte ; Appel à actions au moment des expulsions de la ZAD et Contre l’aéroport et son monde : s’ils détruisent notre lieu d’organisation, nous occuperons les leurs !


Des nouvelles d’un camarade qui est passé par la Zad : Lutin est en prison à Rennes depuis 2 mois. Il ne reçoit pas de courrier et sa maman a eu récemment le droit d’aller le voir. Il venait souvent sur la ZAD, et demande que les copains et copines lui écrivent

Voici son adresse :

Lutin ecrou 3610 MA1 CELLULE 03 Centre pénitencier des hommes Rennes Vezin CS 14605 rue du petit pré 35746 Vezin le coquet cedex

Il est aussi possible de passer des messages pour les prisonniers à Rennes via l’émission de radio du dimanche midi qui passe sur canal b (94°fm) ! en laissant des messages entre 9h00 et 11h30 ! http://www.canalb.fr/genepi

Suite aux nombreux blessés de la ZAD, le collectif « Face aux armes de la Police » propose de lancer une procédure juridique devant le tribunal administratif.


Infos utiles pour venir ici

- Accueil : le we, l’ACIPA ouvre un local à Notre Dame des Landes, de 10h à 17h où les informations sur la lutte sont disponibles
- Contact presse de la Zad : 06 32 98 78 36
- Équipe légale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Équipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/


Les arrêtés préfectoraux

les derniers arrêtés valables jusqu’au .... 2 mai ! le transport de carburants, de tous produits inflammables ou explosifs et de matériaux de construction sont interdits jusqu’au 2 avril 2013 à 23h


Radio Klaxon

La radio émet à nouveau sur la ZAD

et sur l’internet :

http://stream.zad.nadir.org/klaxon

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Notre Dame des Landes
commenter cet article
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 20:50

 

 

Il y a les ronces, la renoncule en pente, le nombril de Vénus, le lierre terrestre et la cardamine hirsuta. Nous sommes huit corps accroupis au bord d’un fossé et nous scrutons la dent de l’extrémité de la feuille de la potentilla sterilis que Jean-Marie, botaniste, fait tourner entre ses doigts : elle est plus courte que les autres, c’est à ça qu’on la reconnaît. Son nom profane est : « fausse fraise ».

 

Une reinette près d'une mare de la Zad de Notre-Dame-des-Landes (JL) 
Une reinette près d'une mare de la Zad de Notre-Dame-des-Landes (JL)

 

Bordereau en main, il pointe une à une les espèces repérées sur la zone dont il a la charge en ce dimanche 14 avril, la quatrième journée d’action in situ des naturalistes en lutte. C’est la zone n°9, sur l’emplacement du projet de barreau routier destiné à relier les routes de Rennes et Redon pour mieux desservir l’aéroport. Un petit groupe l’a rejoint, si bien qu’il improvise une leçon de nature pour les militants contre l’aéroport qui pataugent dans son sillage en brandissant leurs propres trouvailles : une aubépine, un jonc, une fougère ou l’herbe tue-vache, celle que les bovins savent ne pas manger.

Et c’est la même rengaine un dimanche par mois depuis janvier, sur trente-six secteurs en tout. Les 1 650 hectares de la zone d’aménagement différé (ZAD) promettent d’être l’un des territoires les plus observés de France. Cette connaissance ultra-précise de la nature ordinaire des bocages de Notre-Dame-des-Landes aura peut-être raison de l’aérogare.

 


Car la longue histoire du projet, né autour de 1965, vient de prendre un nouveau tournant : pour la première fois, un collège d’experts scientifiques a conclu à l’impossibilité de construire l’aéroport tel qu’il est aujourd’hui prévu, en respectant la loi. Dans leur rapport publié la semaine dernière (voir ici), douze spécialistes des sciences de la nature et des techniques agricoles invalident la méthode de compensation proposée par l’État et le maître d’ouvrage, la société aéroport du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci. Ils énumèrent dix réserves la concernant, et estiment qu’elles « devraient être levées pour que le projet puisse être poursuivi ».

 

 

Une mare sur la Zad (JL) 
Une mare sur la Zad (JL)

De quoi s’agit-il ? En vertu de la loi sur l’eau, la destruction de zone humide doit être compensée par la reconstitution du double de la superficie supprimée. Mais l’étendue de la Zad est telle que le respect de cette règle est impossible. Le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) de Loire-Bretagne autorise une autre méthode de compensation qui prend en compte les fonctions de la faune et de la flore.

C’est celle-là que les constructeurs ont choisi d’adopter, une démarche jugée « innovante » par les experts. Sauf qu’elle est encadrée par de fortes contraintes, à commencer par la nécessité de recréer des zones humides « équivalentes sur le plan fonctionnel et de la qualité de la biodiversité » dans le même bassin versant, c’est-à-dire le territoire drainé par un même cours d’eau et ses affluents. Or cette condition n’est pas du tout respectée par le plan de Vinci. Et nul ne peut, à l’évidence, repousser les frontières d’un bassin versant, à moins de basculer dans un délire surréel de géo-ingénierie.

Par ailleurs, le facteur temps joue, pour une fois, dans le sens des protecteurs de la nature : « La destruction du milieu est immédiate, tandis que la recréation ou la restauration des fonctions perdues peut demander dans certains cas des décennies », s’inquiètent les experts. Ils préconisent du coup de créer des « zones tampons », pour disposer d’une réserve de compensation. Mais cette solution ferait peser une double pression sur les agriculteurs, pris en tenailles entre le bétonnage aéroportuaire et la neutralisation de terres de culture au nom de la préservation de la biodiversité. Une « double peine » rejetée d’emblée par le gouvernement.

Et ce n’est pas tout : le collège scientifique critique aussi la « complexité excessive et peu intelligible par les citoyens » de la méthode de calcul qui limite la capacité du public à « participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement », principe pourtant défini par la charte de l’environnement, elle-même adossée à la constitution et inscrite dans la convention d’Aarhus. Le projet d’aéroport menace ainsi d’enfreindre la loi française et la constitution, le droit européen, ainsi que le droit international. Beau score pour un aérogare de province.

 

Sur la Zad, pendant un inventaire (JL) 
Sur la Zad, pendant un inventaire (JL)

 

« Le complexe de zones humides de Notre-Dame-des-landes est-il compensable dans l’absolu ? » se demandent les experts : « Si on entend par compenser recréer ou restaurer des surfaces équivalentes sur le plan fonctionnel, la tâche est probablement irréalisable », écrivent-ils. « Créer ou restaurer un tel complexe d’écosystèmes à l’identique ne paraît pas possible », insistent-ils.

Leur rapport a été adopté à l’unanimité, ce qui lui confère une forte autorité. À sa suite, le comité permanent du Conseil national de protection de la nature (CNPN), une instance consultative mais dotée elle aussi d’une grande autorité symbolique, s’est réuni le 10 avril. Ses délibérations se déroulent à huis clos. Cependant, dans un communiqué (à lire en cliquant ici), il explique « faire siennes les réserves émises dans le rapport », demande leur prise en compte par les maîtres d’ouvrage, recommande la réalisation d’études supplémentaires pendant au moins deux ans de plus. Il demande aussi sur cette base à l’État de revoir toute la procédure d’instruction des projets d’aménagement du territoire. Un nouveau camouflet pour les pouvoirs publics.

 

« Virtuellement, on a gagné »

 

Tract dessiné par des occupant.e.s de la Zad. 
Tract dessiné par des occupant.e.s de la Zad.

Cette bataille de la préservation de la faune et de la flore, les naturalistes en lutte ont contribué à la mener. D’abord autour de leur appel fondateur, fin 2012 (voir ici), puis sur leur blog, où ils partagent leurs observations du terrain et leurs analyses. Parmi eux, un groupe de « décompenseurs » s’est formé pour déconstruire en force les méthodes de compensation envisagées pour Notre-Dame-des-Landes.

Ils se décrivent comme un « groupe de contre-expertise des compensations en pièces détachées et au rabais qui visent à justifier un aéroport injustifié et à marchandiser toujours plus la nature ». Ils ont publié une analyse très fouillée pour développer leur point de vue critique (à lire en cliquant ici), envoyée au collège scientifique, puis vulgarisée en un joli carnet en libre diffusion dans la ZAD : « Compensation écologique vs zone humide à défendre ». Sur la couverture, un squelette de chauve-souris déploie des ailes de Batman.

Pour eux, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est le laboratoire de nouvelles méthodes de compensation de la biodiversité qui ouvrent la voie à la financiarisation de la nature. Aux États-Unis, la restauration des zones humides est devenue un véritable marché, où des aménageurs achètent des crédits de compensation à des banques spécialisées en échange de l’autorisation de détruire ces zones protégées. Aujourd’hui, les banques de compensation y représentent 26 % des mesures compensatoires mises en œuvre, pour un chiffre d’affaires annuel d’environ 4 milliards de dollars.

En France, la Caisse des dépôts et consignations a créé en 2009 la première banque d’actifs naturels française dans la plaine de la Crau en Camargue. Le bureau d’études Biotope s’est spécialisé dans cette expertise émergente. C’est le seul à avoir accepté d’étudier l’écosystème de la Zad dans les conditions posées par Vinci. C’est le fruit de son travail qui est aujourd’hui remis en cause par la commission scientifique sur la loi sur l’eau. Pour François de Beaulieu, l’un des porte-parole des naturalistes en lutte : « Virtuellement, on a gagné. »

Dimanche, presque midi ce 14 avril, l’écosystème spongieux de la ZAD éprouve sa première chaleur depuis le début du printemps. Un banc de coccinelles translucides prend un bain de soleil sur une feuille, un nuage d’abeilles butine un saule. « On peut courir dans les gaz lacrymogènes des CRS mais lutter en faisant de la botanique au soleil, c’est quand même plus agréable », lâche Jean-Marie. Nous croisons de jeunes plants de poiriers plantés par les occupants de la Wardine, un nouveau lieu de vie et de maraîchage fondé par des occupants. Un hélicoptère survole la prairie où poussent des nuées de pissenlits. Un naturaliste en lutte sait reconnaître un engin policier d’une navette médicale à l’oreille. Pour celui-ci, aucun doute, il stationne pendant de longues minutes en aplomb du petit groupe, observateurs à leur tour observés par plus puissants qu’eux-mêmes. Les chants des pinsons, des mésanges et des rouges-gorges se sont tus.

 

Sur la Zad, pendant un inventaire (JL) 
Sur la Zad, pendant un inventaire (JL)

 

Nos bottes s’enfoncent dans l’eau d’une prairie inondée. Nous traversons un bois, des talus de ronces, une clairière forestière, une mare non cartographiée par Vinci (une cinquantaine manquerait à leur inventaire). Une forte odeur de menthe emplit l’atmosphère. François repère un tronc d’arbre planté aux prémisses de l’aménagement de la zone, sous Napoléon III. Jean-Marie décrit les surprises estivales que réserve la mégaphorbiaie que nous contemplons sans le savoir depuis quelques minutes : en bordure d’une zone humide, un champ de très hautes plantes non graminées nous dépassera tous, surtout des angéliques et des œnanthes safranées. Une grenouille agile l’interrompt en bondissant à ses pieds. On la reconnaît à la longueur de ses pattes, bien plus allongées que son corps.  

John, qui arrive du Morbihan où il crée avec d’autres un lieu de vie collective, tend la main vers ce vibrionnant paysage : « Tu imagines, là, une boutique Dolce et Gabbana ? À côté, un magasin Diesel ? Ce sera pratique pour faire les courses. Et tu pourras aussi acheter ton whishy. » 

Cette conversion commercialo-industrielle ne ferait pas l’affaire des oiseaux migrateurs qui viennent se nourrir sur les berges de la mare qui s’étend maintenant à nos pieds. En contrebas d’un bois en partie défriché, elle prend des reflets mordorés au soleil. Beauté paradoxale, car elle possède toutes les caractéristiques d’un milieu oligotrophe, un milieu dit pauvre, car rare en nutriments. Mais ses carences en constituent la richesse aujourd’hui : on trouve de moins en moins de milieux pauvres dans nos campagnes, empreintes d’azotes, de phosphates et de rejets d’engrais. Or certaines espèces animales et végétales ne supportent que les environnements démunis.

C’est l’un des arguments de bataille des naturalistes en lutte : les mauvaises terres agricoles de Notre-Dame-des-Landes, détrempées, noires, boueuses, où les racines menacent sans cesse de pourrir et le foin de moisir, sont riches de leur simplicité. « L’enjeu, c’est de remettre en valeur la nature ordinaire, commune », explique Jean-Marie. L’association prépare un dossier de classement de la Zad en zone Natura 2000, une protection juridique qui interdirait définitivement le bétonnage de la zone. Leur patient recensement des espèces n’est pas qu’un sport de combat contre le projet d’aéroport. Dans leur rêve, c’est un investissement d’avenir.

 


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Notre Dame des Landes
commenter cet article
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 19:24

 

http://blogues.radio-canada.ca/rive-sud/2013/04/16/longueuil-manifestation-p6-montrea/

 

 

 

Manifester à Longueuil plutôt qu’à Montréal pour éviter les contraventions

 

Manifester à Longueuil plutôt qu’à Montréal pour éviter les contraventions

 

 

À défaut de pouvoir manifester sans se faire interpeller dans la métropole, certains opposants au règlement qui encadre les manifestations à Montréal comptent venir se faire entendre sur la Rive-Sud. Les policiers de Longueuil se disent prêts, mais leur marge de manœuvre est réduite, si on la compare à celle de leurs collègues montréalais.

Lors de la manifestation du 5 avril, 279 personnes avaient été interpellées en vertu du règlement municipal P-6 et avaient reçu des constats d’infractions de 637 $. Lors de celle du 19 mars, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avait interpellé 45 personnes en vertu du P-6.

Un groupe s’est donc formé au début du mois pour appeler à manifester contre les mesures d’austérité du gouvernement, le 26 avril prochain, sur la place Charles-Le Moyne à la sortie du métro Longueuil–Université-de-Sherbrooke.

Le créateur du groupe, qui n’a pas souhaité donner d’entrevue, estime sur la page Facebook de l’événement qu’il ne semble plus possible d’exercer “son droit à la liberté d’expression et d’association”, à Montréal. Depuis juin 2012, le règlement municipal P-6 oblige les manifestants à remettre leur itinéraire à l’avance aux policiers, et interdit le port du masque. À Longueuil, la situation est différente, indique Martin Simard, porte-parole du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL). “Il n’existe aucun règlement sur le port du masque et il n’y a aucune obligation de donner son itinéraire”.

 

La police a mis en place un plan de déploiement

Plus de 300 personnes ont indiqué sur Facebook qu’elles allaient participer au rassemblement.

Les policiers de Longueuil ont tenu une réunion de planification la semaine dernière à ce sujet. “C’est certain que c’est un gros déploiement”, explique M. Simard. Il y a aura notamment des policiers “à la sortie des métros”.

 

En 2012, des manifestants, certains masqués, avaient bloqué les entrées d’un édifice administratif, près de la place Charles-Le Moyne. (Crédit: Bahador Zabihiyan)

 

Des réactions mitigées sur Facebook

Irène Yaconowsky, qui demeure à Longueuil, ira manifester sur la place Charles-Le Moyne. Cette citoyenne engagée estime qu’il devient trop difficile de s’exprimer dans la métropole. « À Montréal, c’est compliqué de manifester, c’est sûr que j’ai pas envie de me faire arrêter, j’ai pas assez de courage pour me faire encercler et attendre pendant des heures dehors », explique-t-elle. Elle souhaite dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement Marois, en manifestant.

Mais certains estiment qu’il faut continuer de manifester à Montréal. “Mon opinion là-dessus c’est que c’est exactement ce que la ville veut, balayer son « problème » de manifestations ailleurs qu’à Montréal”, écrit Marc Beaulieu, sur la page Facebook de l’évènement.

En 2012, un rassemblement de plusieurs dizaines de personnes opposées à la hausse des droits de scolarité avait eu lieu devant un édifice de la place Charles-Le Moyne abritant des bureaux du ministère de l’Éducation. Des policiers en tenue antiémeute du SPAL avaient vigoureusement dispersé les manifestants, dont certains étaient masqués.

“On va encadrer les gens, on ne tolérera aucun acte criminel”, prévient M. Simard.

Les manifestations ont aussi un coût important pour le SPAL. Les rassemblements du printemps érable avaient coûté plus de 800 000 $ à la ville. Contrairement à Montréal, le ministère de la Sécurité publique avait refusé de rembourser la Ville de Longueuil pour cette dépense.

Et vous, pensez-vous que les Montréalais doivent venir manifester à Longueuil?

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Québec
commenter cet article
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 19:11

 

 

ouest-france.fr - Vaucluse
Social jeudi 18 avril 2013

Un employé de Veolia Eau à Avignon a été licencié début avril pour avoir refusé depuis 2006 de couper l’eau aux domiciles de personnes. Il les estimait défavorisées alors que la direction les considérait comme de mauvais payeurs.

L’homme, âgé de 48 ans et employé depuis 20 ans à Veolia eau, a reçu une lettre de licenciement datée du 4 avril 2013. Le motif ? Son « refus de mettre en œuvre les fermetures de branchements faisant suite au non-paiement de facture ».

« Psychologiquement, il se refusait à couper l’eau »

Depuis 2006, l’employé refusait de procéder aux coupures du compteur d’eau de familles qui ne s’acquittaient plus de leurs factures et qu’il jugeait défavorisées.

« Psychologiquement, il se refusait à couper l’eau, il préférait négocier avec les familles, récupérait des chèques et leur conseillait de voir avec Veolia » pour épurer leurs dettes, selon le secrétaire général de la CGT du Vaucluse, Thierry Lapoirie.

Un millier de familles concernées

Selon le responsable syndical, environ un millier de familles auraient été concernées par ces coupures non effectuées entre 2006 et 2013. Ces « coupures concernent des personnes mauvais payeurs », et non des foyers en difficultés, a précisé le responsable Véolia pour le secteur Gard-Lozère-Alpes-Provence, Bruno Challoin.

« Les personnes défavorisées relèvent des services sociaux (qui) prennent en charge tout ou partie » des factures impayées comme le prévoit la loi, a-t-il ajouté.

« On ne choisit pas les tâches qu’on a envie d’effectuer »

Depuis 2006, le salarié récalcitrant avait fait l’objet de plusieurs rappels de consigne, et des entretiens de conciliation avec la direction avaient été organisés. « Sur sa fiche de poste, il y a cette mission (de coupure de branchements) et nous sommes une société avec des règles, on ne choisit pas les tâches qu’on a envie d’effectuer », a indiqué M. Challoin.

Ses refus de couper l’approvisionnement en eau nuisaient à l’organisation du travail, selon Veolia, et d’autres agents devaient procéder aux coupures non effectuées.

Le salarié licencié a décidé d’engager une procédure devant le conseil des prud’hommes.

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22