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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 17:24

 

 

Le Monde.fr | 26.04.2013 à 17h59 • Mis à jour le 26.04.2013 à 18h18

 

 

Par Audrey Garric

 
 
saumon

Va-t-on pour la première fois trouver dans les assiettes américaines un animal génétiquement modifié ? La question est posée alors que s'achèvent, vendredi 26 avril, les consultations publiques menées par la Food and Drug Administration (FDA), l'administration américaine qui réglemente les produits alimentaires et pharmaceutiques, concernant l'autorisation pour la consommation humaine d'un saumon transgénique.

Ce poisson, nommé AquAdvantage et mis au point par deux universités canadiennes, est produit par la firme américaine AquaBounty Technologies depuis vingt ans. Les œufs génétiquement modifiés sont produits dans un centre piscicole sur l'île du Prince-Edouard, au Canada, tandis que les saumons adultes sont élevés dans des bassins au sein de la forêt du Panama, que décrit un reportage du Guardian.

 

UN POISSON SURNOMMÉ "FRANKENFISH"

Particularité de ce "Frankenfish" – surnom que lui donnent ses opposants : l'insertion de deux gènes provenant de deux espèces différentes. Le premier code pour une hormone de croissance normalement présente chez le saumon royal de l'océan Pacifique ; le second, issu d'une anguille, doit faire grandir le saumon tout au long de l'année, même lors de la saison froide alors que sa croissance se met d'ordinaire en pause.

Au final, les saumons transgéniques deviennent adultes en deux fois moins de temps que leurs cousins sauvages, à savoir dix-huit mois au lieu de trois ans. Pour leurs promoteurs, ces animaux génétiquement modifiés représentent une protéine à bas prix et de haute qualité qui ne constitue pas une menace pour l'environnement et notamment des stocks de poissons sauvages limités.

Lire la note de blog Mangerons-nous du saumon transgénique ?

 

NE PRODUIRE QUE DES FEMELLES, EN THÉORIE STÉRILES  

Le saumon, dont AquaBounty Technologies cherche depuis dix-sept ans à obtenir une autorisation de mise sur le marché, en est actuellement à la dernière étape du processus d'homologation de la FDA, le New Animal Drug Application. Après avoir conclu en 2010 que le saumon AquAdvantage était sans danger pour la consommation humaine, l'agence américaine a annoncé en décembre 2012 qu'il ne posait pas non plus de menace pour l'environnement. 

Selon la FDA, AquaBounty Technologies a prévenu l'évasion des poissons transgéniques dans la nature, où ils pourraient affecter les populations sauvages, en les confinant dans des bassins sur terre – et non des parcs dans l'océan –, et en ne produisant que des femelles, en théorie toutes stériles. En cas de fuite, les eaux du Canada sont trop froides pour que les œufs survivent, tandis que celles du Panama sont bien trop chaudes pour les adultes, estime l'agence, qui concède toutefois que la technique de stérilisation employée n'est pas sûre à 100 %.

 

RISQUE POUR LES POPULATIONS DE SAUMONS SAUVAGES

Cela n'a pas suffi à rassurer les opposants au "Frankenfish", selon lesquels certains saumons transgéniques réussiront à disséminer leurs gènes et pourraient mettre en péril leurs cousins de l'Atlantique, en danger d'extinction. "La FDA indique que seulement 95 % des saumons pourraient être stériles, le reste étant fertile. Lorsque l'on parle de millions de poissons, même 1 % correspond à des milliers d'individus", déplorait ainsi la Consumers Unions, une ONG de défense des consommateurs, dans un communiqué, juste après la décision de la FDA. Et rien ne prouve que les saumons ne résisteront pas aux eaux chaudes et salées.

"Les consommateurs n'auront dans la plupart des cas aucun moyen d'éviter ce poisson, même s'ils le veulent. Alors que la loi prévoit un étiquetage par pays d'origine dans les supermarchés, cela ne s'applique pas au poisson vendu dans les marchés ou les restaurants. Dans les supermarchés, les consommateurs pourront s'abstenir d'acheter du saumon originaire du Panama, ils ne pourront pas y échapper ailleurs", prévenait alors Michael Hansen, responsable scientifique de l'association.

 

1,5 MILLION DE COMMENTAIRES

Depuis, le sujet a déchaîné les passions outre-Atlantique. Preuve de cette inquiétude : la période initiale de consultation du public, qui devait à l'origine s'achever fin février, a été prolongée de soixante jours à la demande d'un groupe de sénateurs américains, après avoir reçu plus de 400 000 observations. Le nombre d'observations s'élève aujourd'hui à 1,5 million. Plus de 2 500 supermarchés à travers le pays se sont par ailleurs engagés à ne pas vendre de saumons génétiquement modifiés. En outre, 260 chefs ont signé une lettre boycottant les poissons.

"Ces craintes proviennent d'un large éventail de la population : des consommateurs, des scientifiques, des producteurs de saumon, des médecins, des ministres ou encore des étudiants, précise Wenonah Hauter, directrice exécutive de Food & Water Watch. La FDA doit faire passer les intérêts de la population avant ceux de l'industrie des biotechnologies, qui semblent être seuls partisans du saumon transgénique. L'agence doit reconnaître que les risques environnementaux et les questions de sécurité alimentaire persistants ne justifient pas l'approbation de ce produit."

A l'issue de la fin du débat public, la FDA doit ensuite examiner, pendant un laps de temps indéterminé, les commentaires qui lui ont été soumis. Si aucune objection majeure n'est retenue, il ne restera plus qu'à donner l'autorisation d'introduction des saumons transgéniques sur le marché. Selon certains experts, l'AquAdvantage pourrait finir dans l'assiette des consommateurs, sans étiquette particulière, avant la fin 2013.

Audrey Garric

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 17:14

 

 

Le Monde - Blog

 

 

Une envie soudaine de quitter la grisaille francilienne pour les couleurs de la Provence ? Dépêchez-vous, à l’approche des ponts et viaducs de mai, il ne reste que quelques places dans les trains, et pas davantage dans les voitures. Car celui qui veut voyager sans trop se ruiner pense de moins en moins au TGV, et se tourne vers le covoiturage. A raison. Pour un Paris-Marseille le vendredi 3 mai, la SNCF (ici ou ) proposait, cinq jours avant le départ, des prix variant entre 86€ et 139€. En voiture partagée, à la même date, le prix varie entre 38€ et 55€, sur le site covoiturage.fr. Toujours le 3 mai, un Lille-Nantes en TGV oscillait entre 86,80€ et 125,30€, pour un voyage durant un peu plus de 4 heures. En voiture, il en coûtera entre 30 et 40€ seulement, pour trajet qui ne s’avère pas si long, entre 5 et 6 heures selon les calculateurs d’itinéraires, qui ne tiennent certes pas compte des éventuels encombrements.

Compagnons de route. Pour peu qu’on accepte de partager sa voiture, ou celle d’un automobiliste, et à condition d'accepter le relatif inconfort d'un long voyage en auto, on peut ainsi réduire considérablement ses frais. Le covoiturage séduit non seulement les étudiants et les jeunes, ses cibles initiales, mais aussi les plus âgés. Il n’est plus rare de croiser un automobiliste ou voyageur d’une soixantaine d’année. Deux entreprises, une française et une allemande, qu’on ne peut presque plus qualifier de start-ups, dominent le marché européen. Le site Covoiturage.fr, qui se présente progressivement sous le nom deBlablacar en s’installant dans les pays voisins, vient de fêter ses 3 millions d’adhérents. Carpooling, qui s’appelle encore en Allemagne Mitfahrgelegenheit.de, héritier de l’autostop organisé, en revendique 4,4 millions.

(Essence + péage)/3. La SNCF se devait de réagir. Pour Bruno Marzloff, sociologue et consultant spécialiste des transports, la réponse de la compagnie ferroviaire a pris une double forme. "Le car IDBus et le train Ouigo, récemment lancés, se sont alignés sur le prix du covoiturage", observe le consultant. Le covoiturage n’est plus un mode de transport marginal. Il dicte ses prix. C'est d'ailleurs le marché qui détermine le coût des trajets. "On s'est aperçu que les gens finissaient par se mettre d'accord sur quelque chose comme essence + péage, le tout divisé par trois", explique Frédéric Mazzella, fondateur et PDG de Blablacar. L'entrepreneur voit dans IDBus et Ouigo un hommage involontaire de la compagnie ferroviaire. "Les dirigeants de la SNCF nous ont toujours regardés avec condescendance; ils commencent à se rendre compte de l'importance que prend le covoiturage", dit-il.

Même concurrence en Allemagne. Chez Carpooling, à Munich, Claire Choi, chargée de la communication, a remarqué elle aussi les nouvelles offres de la SNCF. "Les gens cherchent à voyager moins cher ; c’est une évolution des mentalités", observe-t-elle. D’ailleurs, en Allemagne, plusieurs compagnies de bus se sont récemment positionnées sur le marché. Elles proposent, comme Berlilinienbus, un aller Berlin-Munich à 48€, contre 99€ minimum avec la Deutsche Bahn. Carpooling dispose pour sa part de prix entre 25€ et 38€ et n’oublie pas de référencer, sur sa page, les offres des compagnies de bus.

En France, Ouigo et IDBus parviendront-ils à capter cette clientèle qui rechigne à monter dans les chers TGV ? Pour un aller entre Marne-la-Vallée (à 40 minutes de Paris en RER A) et Marseille, toujours le 3 mai, la compagnie low-cost de la SNCF affiche deux trains, à 70€ et 75€. C’est 20 à 50€ de moins que le TGV classique, mais 20€ de plus que la voiture partagée. IDBus ne propose pas de liaison entre Paris et le sud de la France. Mais un Lille-Paris, une ligne TGV considérée comme très chère, s’affiche entre 24 et 27€, contre 36€ minimum en TGV et 15€ en covoiturage. La voiture, transport individuel et partagé, se révèle moins chère que le transport en commun. Qui aurait parié sur un tel renversement?

 
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 17:06

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 28.04.2013 à 15h39 • Mis à jour le 28.04.2013 à 16h00

 

 


 

La cofondatrice du Parti pirate islandais, Birgitta Jonsdottir (à gauche), le 25 avril à Reykjavik.

"Merci à tous !" Sur sa page Facebook, le Parti pirate islandais savoure ce qui s'apparente pour lui à une véritable victoire. A l'issue des élections législatives du samedi 27 avril, les résultats ont donné à la jeune formation 5,1 % des suffrages, juste au-dessus de la barre nécessaire des 5 % pour obtenir des députés : les pirates obtiennent ainsi 3 sièges sur les 63 que compte le Parlement. C'est la première fois qu'un Parti pirate entre dans un Parlement national.

La cofondatrice du parti, Birgitta Jonsdottir, 46 ans, a qualifié d'"historique" le résultat de son parti. Elle était déjà députée, élue sous l'étiquette Mouvement des citoyens en 2009.

Créé en novembre 2012, le Parti des pirates est tout jeune par rapport à ses aînés suédois et allemands. Le premier, fondé en 2006, a été le pionnier et compte désormais deux députés européens. Le second a, lui, des élus locaux depuis 2009. On compte désormais plus de soixante Partis pirates dans le monde. Leurs credos sont largement similaires : ils militent pour un libre partage des données (promouvant ainsi une réforme en profondeur du droit d'auteur), la transparence de la vie publique ou encore une meilleure protection de la vie privée en ligne.

 

 "DES LOIS DU XXIe SIÈCLE"

Les débuts du "Piratar" en Islande furent discrets. Mais il a créé la sensation quand, à moins d'un mois de l'élection, il a dépassé dans les sondages le seuil des 5 % permettant d'être représenté et financé par les deniers publics.

Sa campagne électorale centrée sur Internet, critiquant toute intrusion des entreprises dans la vie politique, a séduit une frange protestataire de l'électorat. Il a glané entre autres des voix qui avaient permis en 2009 au Mouvement gauche-verts d'entrer au gouvernement.

Mme Jonsdottir a rejeté les questions demandant si le parti se considérait dans l'opposition. "Nous ne nous battons pas pour nous faire une place au gouvernement. Mais nous sommes prêts à travailler avec tout parti qui sera intéressé par les questions que nous soulevons", a-t-elle déclaré.

Elle a dit vouloir des "lois du XXIe siècle sur le respect de la vie privée sur Internet, la liberté d'information, la transparence du gouvernement". "Beaucoup de gens voient l'Islande comme une sorte de laboratoire pour la démocratie. Nous devons être à la hauteur de cette réputation", a affirmé la députée.

 


 

 
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 16:56

 

 


(cliquer sur l'image pour accéder au site)
Samedi 4 mai de 15h à 20h 
Salle des fêtes,3 bd des Lices, Arles
 
UPOP'ARLES 
l'Université Populaire et Citoyenne du Pays d'Arles 
 
et
Images intégrées 1

 
co-organisent une demi-journée thématique

EFFONDREMENT DU SYSTEME
MONETAIRE ET FINANCIER :
QUELLES ALTERNATIVES ?
Images intégrées 3

Des stands seront tenus par des associations locales ou régionales :
Réseau d’Economie Sociale et Solidaire du Pays d’Arles, Cigales, Terre de Liens, Journ'Arles
Une pièce qui se déroulera en quatre actes...

Programme détaillé
Images intégrées 2

suivez le lien

 
Une buvette sera ouverte et un repas proposé en fin de journée.




Maison de la Vie Associative
Boulevard des Lices
13200 ARLES
www.upoparles.org

 


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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 19:10

 

 

 

De nouvelles mises en examen ont eu lieu vendredi dans le cadre de l'enquête sur Ikea, soupçonné de surveiller des salariés mais aussi des clients en se procurant des informations policières ou bancaires à leur sujet. L'affaire avait pour l'heure touché des établissements situés à Brest et en Île-de-France. L'enquête s'étend désormais dans le sud de la France. Vendredi, l'ancien directeur du magasin d'Avignon, et l'actuel directeur de la sécurité, ont été mis en examen pour « infractions à la législation informatique et libertés ».

Les deux hommes mis en examen avaient été placés en garde à vue mardi, avec deux autres personnes, à savoir l'actuel directeur du magasin et un cadre, délégué syndical CFTC. Ces derniers ont été libérés à l'issue de leur garde à vue, mais le syndicaliste a fait savoir son intention de se porter partie civile. Il aurait fourni aux enquêteurs des informations à charge contre la direction d'Ikea.

Selon Me Yassine Yakouti, l'un des avocats des syndicats, cette nouvelle série de mises en examen laisse présager une « vague d'opérations similaires » dans d'autres magasins. En janvier dernier, l'ancien directeur du département de gestion des risques a été mis en examen, ainsi que son ancienne adjointe.

 


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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 18:57

 

 

 

 

Ce fut une semaine fatale. Après des semaines, voire des mois de silence, les pays européens ne parviennent plus à cacher leurs divisions. Quel que soit le chiffre ou l’angle d’attaque pris, la réalité a fini par rattraper les gouvernements européens : la politique d’austérité imposée depuis trois ans à toute l’Europe est une faillite, comme l’avaient annoncé nombre d’économistes (voir l’entretien d’André Orléan par exemple).

Dès lundi, le signal que quelque chose ne tournait plus rond au sein des instances européennes avait été donné : face à la presse, José Manuel Barroso, craquait. Encore sous l’influence du sommet du G-20 au cours duquel le gouvernement américain, le FMI, le puissant institut de la finance internationale avaient mené une charge en règle contre la politique européenne, le président de la commission européenne reconnaissait que l’Europe était dans l’impasse. «« Bien que je pense que cette politique est fondamentalement la bonne, je pense qu’elle a atteint ses limites. Pour réussir, une politique ne doit pas seulement être bien conçue, elle doit avoir un minimum de soutien politique et social », avait-il expliqué. (Lire l'article de Ludovic Lamant)

 

Défiance à l'égard de l'Europe 
Défiance à l'égard de l'Europe© guardian

Peut-être avait-il déjà connaissance des sondages réalisés dans les principaux pays européens, publiés jeudi ? 72% des Espagnols, 69% des Britanniques, 59% des Allemands,  56% des Français et 53% des Italiens disent ne plus avoir confiance dans l’Europe. La foule des données à la disposition de la commission de toute façon pouvait suffire. Chômage record, récession, déficits et endettement vertigineux, effondrement de l’industrie automobile européenne, impossibilité pour les entreprises dans l’Europe du Sud de se financer, en raison d’un système bancaire en pleine déconfiture… La débâcle est totale.

L’audace du président de la commission européenne – qui n’en a jamais fait beaucoup preuve jusqu’ici – avait surpris. Après cette sortie, l’ensemble de la Commission européenne ramait pour minimiser l’incident. A entendre Olli Rehn, commissaire européen des affaires économiques et autres, les propos de José Manuel Barroso étaient un non-événement. Depuis longtemps, l’Europe avait admis un allégement de sa politique. La preuve ? Le Portugal et l’Irlande avaient déjà obtenu des aménagements. L’Espagne pourrait à son tour à bénéficier. 

Dès le lendemain, l’Allemagne parlait et faisait savoir son désaccord. 

Campagne électorale oblige, la chancelière allemande campe sur la ligne de l’orthodoxie financière et économique, « le retour à la vertu pour les pays pécheurs », qui lui a si bien réussi jusqu’à présent. Postulant pour un troisième mandat en septembre, Angela Merkel ne cesse de durcir sa position pour assurer ses électeurs qu’ils ne seront pas, comme ils le redoutent, la vache à lait de l’Europe. Sa position se veut d’autant plus ferme que le nouveau parti, l’Alternative pour l’Europe, qui prône une sortie de l’euro, mord sur ses marges. A peine créé, il est déjà crédité de plus de 5% dans les sondages. Une position qui pourrait lui permettre de siéger au Parlement.

Aussi Angela Merkel hausse le ton : « Les membres de la zone euro doivent se préparer à céder une partie de leur souveraineté à des institutions européennes s'il veulent surmonter la crise de la dette souveraine et voir revenir les investisseurs étrangers (…) Tant que la pression ne sera pas plus forte, certains préféreront suivre leur propre voie. Nous devons accepter que l'Union européenne ait le dernier mot sur certaines questions. Dans le cas contraire, nous ne pourrons pas continuer à construire l'Europe », a-t-elle averti mardi.

Mais les discours de la chancelière allemande, destinés à son électorat, débordent les frontières et inquiètent de plus en plus. Même les Européens les plus convaincus finissent par s’en émouvoir : l’Allemagne parle trop fort, selon eux.

Forte d’avoir réussi à imposer son modèle pour le sauvetage de Chypre – un modèle qu’elle défendait depuis deux ans visant à faire payer les actionnaires et les déposants des banques plutôt que les contribuables –, Angela Merkel semble vouloir dessiner un pouvoir européen à sa main. Ainsi, elle revient sur toutes les concessions qu’elle avait dû consentir au moment de la panique financière qui avait saisi la zone euro. Les garanties uniformes pour tous les déposants européens, comme cela avait été décidé au sommet de juin 2012 ? Plus question : les contribuables des autres pays – sous-entendu allemands – n’ont pas à payer pour les fautes des banques des autres pays. L’union bancaire européenne, elle aussi décidée au sommet de juin ? Impossible tant les pays européens n’ont pas accompli les réformes nécessaires pour assurer la cohésion de l’ensemble. Autant dire que la mesure est renvoyée aux calendes grecques. Le mécanisme européen de stabilité, décidé en 2011 pour venir au secours de pays confrontés à des faillites bancaires ? Inutile puisque désormais le schéma de sauvetage imposé à Chypre doit s’imposer comme modèle.

En quelques phrases dans des meetings électoraux, tout le programme européen, péniblement bâti au cours de ces trois années de crise, pour accompagner les politiques d’austérité est vidé, sans discussion, de tout contenu.

«Irreversible»

Mais l’attaque va plus loin et désormais prend de front la politique monétaire menée par la Banque centrale européenne, considérée de longue date comme trop laxiste par la Bundesbank. Opportunément, le quotidien Handelsblatt a publié ce vendredi tout l’argumentaire de la banque centrale allemande, rédigé en décembre à destination de la cour constitutionnelle allemande, contre les mesures de rachat des titres souverains (Outright  monetary transactions, OMT) prises par la BCE à l’été dernier, au moment où la zone euro était à nouveau en grand danger.

Déterminé à faire ce qu’il fallait pour rendre l’euro « irréversible », le président de la BCE avait annoncé un programme de rachat sans limite des obligations des pays en difficulté, si ceux-ci acceptaient les contraintes d’un plan de redressement imposé par l’Europe. La seule annonce de cette mesure a suffi : aucun spéculateur n’a osé se frotter à la BCE. Même si le dispositif n’a pas réparé les fractures de la zone euro, il a permis d’apaiser les symptômes les plus visibles. En quelques semaines, les taux de l’Espagne et de l’Italie ont baissé, rendant la situation politique et économique moins tendue.

Cela n’a pas coûté un sou à la BCE et à l’Europe. Pourtant la Bundesbank a attaqué le dispositif, jugeant que celui-ci ne justifie pas. Le programme de la banque centrale européenne, selon la Bundesbank, est bâti à partir d’analyses et « d’éléments hautement spéculatifs » sur les risques de transmission monétaire. De plus, il n’appartient pas, selon elle, à l’institution monétaire européenne de garantir « l’irréversibilité de la monnaie unique ». Enfin, la mesure fait courir de grands risques pour les contribuables européens, en l'amenant à accepter des garanties de mauvaise qualité.

En un rapport, rendu public, la Bundesbank ainsi a déstabilisé le seul dispositif européen qui était parvenu à calmer la crise de la zone euro, au moins temporairement. Même si, pour l’instant, rien n’a bougé sur le marché obligataire, l’effet est désastreux. « Une lecture attentive de la dernière déposition de la Bundesbank devant la Cour constitutionnelle conduit à une des deux conclusions : soit la Bundesbank se refuse à reconnaître la menace existentielle pesant sur la zone euro (qui a été momentanément suspendue au cours des huit derniers mois) soit la Bundesbnak a intentionnellement opté pour une stratégie qui conduira, plus ou moins rapidement, au démantèlement de la zone euro actuelle », écrit l’économiste Yanis Varoufakis sur son blog. Jugeant que le mémoire de la Bundesbank constitue « un acte de guerre », il conclut que « que nous tenions le geste de la Bundesbank pour la Grande erreur ou la Grande Stratégie, l’objectif de celui est de créer une nouvelle monnaie à l’est du Rhin et au nord des Alpes, désencombré des pays endettés et de la France ».


 
© Reuters

De son côté, Angela Merkel s’est invitée dans le débat sur la baisse des taux de la BCE. Depuis plus d’une semaine, les marchés boursiers spéculent sur une nouvelle baisse des taux, bien que ceux-ci à 0,75% soient déjà fort bas, au vu de la dégradation économique galopante de la zone euro. Certains membres de la BCE l’avaient aussi laissé entendre. « L’Allemagne aurait plutôt besoin qu’on remonte les taux », a lancé jeudi Angela Merkel, devant un parterre des banquiers des Caisses d’épargne. Ceux-ci ne cessent de se plaindre que les taux trop bas pénalisent leurs déposants et nuisent à leur activité. 

Une baisse des taux aurait sans doute moins d’effet que beaucoup l’espèrent sur l’économie en Europe. Mais avant même d’en avoir soupesé les avantages et les inconvénients, Berlin a déjà mis seul son veto. Et la BCE aura du mal à aller contre.

«Intransigeance égoïste»

Ce nouvel épisode va donner des arguments au parti socialiste français. Dans un rapport, celui-ci dénonce la politique européenne, dominée par l’égoïsme allemand. « Le projet communautaire est aujourd'hui meurtri par une alliance de circonstance entre les accents thatchériens de l'actuel premier ministre britannique – qui ne conçoit l'Europe qu'à la carte et au rabais – et l'intransigeance égoïste de la chancelière Merkel – qui ne songe à rien d'autre qu'à l'épargne des déposants outre-Rhin, à la balance commerciale enregistrée par Berlin et à son avenir électoral », écrivent les auteurs. Des propos vilipendés par la droite française (Alain Juppé dans Le Monde : « La confiance avec l'Allemagne est rompue. » Bruno Le Maire dans Le Nouvel Observateur : « Le PS véhicule une germanophobie insupportable. » Gilles Carrez dans Le Figaro : « Le PS prend l'Allemagne pour un bouc émissaire. ») et temporisés dès le lendemain par le premier ministre.

A peine désigné mercredi comme président du Conseil en Italie, après plus de cinquante jours de tractations et de bataille, Enrico Letta déclarait quant à lui qu’en Europe« les politiques d’austérité ne suffisaient plus ». Rien ne pouvait être fait sans croissance, assurait-il avant de s’en retourner pour tenter de former un gouvernement.

Sans attendre, le ministre espagnol des finances, Luis Guindos, avait lui aussi annoncé que le diktat européen s’achevait. Avec six millions de chômeurs (27,6% de la population active), une économie en chute libre, la politique d’austérité, telle que dessinée par Bruxelles, n’est plus de mise, selon lui.

 

Luis de Guindos 
Luis de Guindos© Reuters

Vendredi, le gouvernement espagnol – sans le premier ministre Mariano Rajoy, dont l’absence fut remarquée – a présenté son nouveau plan d’attaque. La réduction des déficits publics n’est plus sa priorité : au lieu des 4,5% prévus et promis, il a ramené son objectif de déficit budgétaire pour 2013 à 6,3%. L’objectif des 3%, le chiffre magique de la commission, est renvoyé à 2016, voire plus loin.

Cet assouplissement n’est qu’une concession à la noire réalité. Le gouvernement a été obligé de reconnaître que la récession allait se poursuivre cette année : il prévoit une nouvelle chute de 1,3% de l’économie, au lieu de 0,5% précédemment. La reprise est renvoyée à 2014, pour l’instant. Plus de 1,3 million d’emplois risque de disparaître encore cette année, selon les nouvelles prévisions. Le taux de chômage ne devrait pas retomber en-dessous de 27% avant 2016. De nouvelles réformes structurelles sont prévues, tout comme des hausses d’impôt ciblées. L’endettement du pays devrait dépasser dès cette année les 100% du PIB, il était à 58% en 2007 !

La Commission européenne a été obligée d’acter le nouveau plan espagnol. « Le report de la correction des déficits excessifs (inférieur à 3% du PIB) à 2016 est cohérent avec les analyses des services de la Commission sur ce que doit être la voie d’une consolidation budgétaire équilibrée – mais encore ambitieuse – compte tenu de l’environnement économique difficile». Mais elle s’est empressée d’ajouter : « il est essentiel que la voie budgétaire dans le cadre du programme de stabilité repose sur les prévisions macroéconomiques prudentes et un nombre suffisant de mesures structurelles de grande qualité ».  Il fallait donner de nouveaux gages à l’Allemagne, plus arc-boutée que jamais sur sa ligne d’austérité.

Les cassures au sein de l’Europe sont désormais à nu. Le krach politique n’est pas loin. Le débat que les instances européennes ont cherché à enterrer pendant trois ans, ne va plus pouvoir être différé très longtemps.

 

 

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 18:46

 

 

Libération

21 avril 2013 à 19:06

 

 

Vincent Liegey, porte-parole des Décroissants et co-auteur de "Un projet de Décroissance, Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d'Autonomie" à Paris, le 12 avril 2013.
Vincent Liegey, porte-parole des Décroissants et co-auteur de "Un projet de Décroissance, Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d'Autonomie" à Paris, le 12 avril 2013. (Frédéric Stucin)

Interview Porte-parole des décroissants, cet ingénieur milite pour redonner un sens écologique et humain au fonctionnement de la société.

 

Par CORALIE SCHAUB

Alors que le pays cherche désespérément la voie de la croissance, Vincent Liegey, coauteur du livre Un projet de décroissance (Utopia, 2013), propose d’autres pistes pour sortir de la crise.

 

Prôner la décroissance alors que le chômage explose, n’est-ce pas indécent ?

La croissance n’assure pas le plein-emploi, c’est un mythe : depuis quarante ans, le PIB a augmenté mais le chômage s’est accru. Ce qui est irresponsable, c’est d’imposer des plans d’austérité aux conséquences humaines dévastatrices et d’espérer le retour de la croissance en fermant les yeux sur l’effondrement écologique. On ne peut pas croître infiniment dans un monde fini.

Le terme décroissance fait peur…

C’est un mot provocateur pour ouvrir un débat de fond. Que produit-on ? Comment ? Pourquoi ? La croissance nous impose de produire toujours plus de choses inutiles en épuisant les ressources. Comment en sortir, inventer une société valorisant les relations humaines, un autre rapport à l’outil, la production, la nature ? Ce qui se passe en Amérique latine autour du «buen vivir» [«bien vivre», ndlr] nous intéresse. Ce n’est surtout pas revenir à la bougie. La première des décroissances doit être celle des inégalités.

Concrètement, comment faire ?

D’abord sortir de la religion de l’économie. Se réapproprier la création monétaire, ne pas rembourser la part de la dette illégitime, nationaliser tout ou partie du système bancaire, interdire les paradis fiscaux, taxer les transactions financières. Et instaurer un revenu maximum acceptable (RMA), autour de quatre fois le revenu minimum, contre un rapport de 1 à 4 000 aujourd’hui. Parallèlement, nous proposons une dotation inconditionnelle d’autonomie (DIA) afin de garantir à chacun, de la naissance à la mort, une vie décente et frugale. Il ne s’agit pas d’un revenu minimum en euros, mais d’une dotation démonétisée. Un logement pour tous, c’est possible dans nos sociétés riches. Comme une autre répartition des terres agricoles ou une réappropriation du foncier pour installer des ateliers de fabrication, recyclage ou réparation. Certaines ressources doivent être gratuites, dans la limite du nécessaire. La DIA pourrait être versée en droits de tirage. Au début du mois, le compteur de gaz ou d’eau serait négatif d’un certain nombre de m3 définis localement, démocratiquement, en fonction d’une utilisation qui paraît sensée. Nous préconisons aussi des droits d’accès gratuit à des services publics : éducation, santé, transport, culture, information…

Vous menacez le droit de propriété ?

Sa remise en cause mène souvent à des systèmes autoritaires. Or, nous voulons une transition démocratique. Le défi est d’ouvrir un débat pour rénover ce droit quand il s’oppose au bon sens, à certains droits humains. Cela demandera du temps, du courage politique. Mais le système actuel n’est plus tenable. Expulser ceux qui n’arrivent plus à rembourser leur emprunt à cause de l’austérité, c’est une violence extrême. Une forme d’écofascisme qui pousse les gens vers la misère. A rebours de cette barbarie, de cette récession subie imposée par l’oligarchie, nous proposons une décroissance choisie et démocratique.

Ne défendez-vous pas une société d’oisifs assistés ?

Au contraire ! Les gens seront autonomes et responsables. On pourrait parler de société autonome ou conviviale, en référence aux réflexions de Cornelius Castoriadis et d’Ivan Illich. L’idée est de se libérer de l’asservissement à un travail subi qu’on connaît depuis la première révolution industrielle dans les systèmes capitaliste comme communiste. D’aller vers des activités volontaires et épanouissantes, se réapproprier son choix de vie, ses productions, ses solidarités. De tendre vers bien plus de démocratie, au sens noble : les décisions sont prises collectivement, localement, par les personnes concernées.

N’est-ce pas un repli sur soi ?

Surtout pas. Nous voulons une relocalisation ouverte. Il faut produire localement - cela a un sens écologique et humain -, mais garder les frontières ouvertes pour les biens et surtout pour les personnes : voyages et rencontres favorisent le bien-être et la culture.

Vous comptez sur «une forte adhésion de tous». Vous rêvez un peu, non ?

La transition est déjà en marche. De plus en plus de gens, piégés par l’endettement, un travail stressant et l’obsolescence programmée des objets, se rendent compte de l’absurdité du système. Et les alternatives se multiplient à toute vitesse : circuits courts, associations pour le maintien d’une agriculture paysanne [Amap], monnaies locales, permaculture… Au quotidien, les citoyens s’organisent des espaces de liberté, expérimentent de nouvelles manières de vivre ensemble. Les plus jeunes s’approprient les techniques de communication non violentes, on l’a vu avec des mouvements comme les Indignés. Nous restons archiminoritaires, mais la dynamique est intéressante. Il suffirait de peu pour que l’on bascule.

Les résistances sont fortes…

C’est vrai de la part des élites. Enfermées dans le mythe de la croissance, elles affirment qu’il n’y a pas d’alternative. Elles défendent leurs privilèges.

Quid du financement ?

L’argument comptable est fallacieux. Regardez la nourriture : on en produit bien plus que nécessaire et un milliard de personnes souffrent de malnutrition. Il s’agit d’un problème d’organisation, de priorités. L’enjeu est de faire payer le vrai prix écologique et humain des choses. On ne côtoie pas les enfants qui ont fabriqué nos baskets en Chine. Dans une société relocalisée, on verrait les conséquences de nos achats.

In fine, utopie ou pas ?

La pensée est une utopie. Il faut être humble, avoir assez d’humour pour comprendre que c’est un dessein. Ne pas tomber dans le dogmatisme, vouloir créer l’homme parfait pour la société parfaite, mais se dire «tiens, je serais plus heureux si j’allais dans cette direction». Changer d’imaginaire.

Photo Frédéric Stucin

CV

1979 Naissance à Besançon (Doubs)

2004 Diplômed’ingénieur.

2008 Rejoint le Parti pour la décroissance et devient son porte­parole.

2011 Débute un doctorat àl’Université d’économie de Budapest sur la décroissance.

2013 Publie Un projet de décroissance.  Manifeste pour une dotation inconditionnelle d’autonomie, avec Stéphane Madelaine,   Christophe Ondet et Anne­ Isabelle Veillot. (éditions Utopia)

 

 

 

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 17:13

 

 

Le Monde - Blog

 

 

Une coalition d'organisations de défense des libertés individuelles a lancé jeudi une campagne et un site internet, nakedcitizens.eu, pour dénoncer le lobby intense d'entreprises américaines pour mettre à mal une nouvelle règlementation européenne, visant à mieux défendre la vie privée des citoyens.

Ces organisations, dont Access, Bits of Freedom, Digitale Gesellschaft, EDRI (European Digital Rights), La Quadrature du Net, Open Rights Group, et Privacy International, souhaitent ainsi permettre aux citoyens de contacter leurs représentants au Parlement européen pour les sensibiliser à la protection des données personnelles.

Proposée par la Commission européenne, la révision de la législation encadrant la protection des données a notamment pour objectif d'offrir plus de contrôle aux autorités nationales et surtout de mieux encadrer la collecte et le croisement des données personnelles, qui sont au cœur des business de certaines entreprises, telles que l'indomptable Google, Amazon, Facebook et Apple (surnommées "GAFA").

Or, comme l'explique La Quadrature du Net, le lobbying intense exercé par ces entreprises privées et des gouvernements étrangers "risque au contraire de réduire à néant ce cadre juridique". Le Parlement européen envisage d'y ajouter de "dangereux amendements", dénonce le site internet. S'ils "étaient adoptés, ils dépouilleraient les citoyens de leur droit à la vie privée", poursuit-il, s’appuyant sur "l'analyse des 4 000 amendements actuellement examinés". "Sans une protection efficace de nos données, nos vies privées sont mises à nu, pour être utilisées et exploitées abusivement par des entreprises privées et des gouvernements", témoigne le porte parole de la coalition et membre de l'EDRI Joe McNamee.

En février, un site collaboratif avait mis à jour les collusions entre députés européens et lobbyistes, qui leur dictent certains amendements. Une dérive également épinglée en France cette semaine par la Commission nationale informatique et Libertés (CNIL).

En vue du vote final de de la Commission des libertés civiles le 29 mai, la coalition d'organisations de défense des libertés individuelles pointe cinq points fondamentaux permettant de rendre aux citoyens le contrôle de leurs donnés :

  1. Qu'ils puissent accéder à leurs données personnelles et les supprimer,
  2. Qu'ils puissent transférer simplement leurs données d'un service à un autre,
  3. Qu'ils puissent être assurés que leurs données personnelles ne seront utilisées que pour la finalité précise à laquelle ils ont consenti et limitée à celle-ci
  4. Qu'ils puissent être assurés que leurs données sont à l'abri des gouvernements étrangers,
  5. Qu'ils puissent être assurés qu'en cas de faille de sécurité impliquant leurs données, les entreprises responsables les en informeront.

 

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 17:01

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 27.04.2013 à 16h24 • Mis à jour le 27.04.2013 à 17h06

 


 
L'ex-sénatrice UMP Marie-Thérèse Hermange et le n° 2 des laboratoires Servier, Jean-Philippe Seta, ont été mis en examen, samedi 27 avril, dans le cadre de l'enquête visant le groupe, soupçonnés d'être intervenus dans la rédaction d'un rapport sénatorial sur le Mediator publié en juin 2011, selon une source judiciaire citée par l'AFP.

Lire nos explications : Affaire du Mediator : le point si vous avez raté un épisode


Ces mises en examen, prononcées vendredi soir, interviennent dans le cadre d'une enquête pour trafic d'influence, ouverte fin 2011, visant les laboratoires Servier, soupçonnés d'avoir influencé la rédaction de ce document pour qu'il minimise ses propres fautes et insistent sur celle de l'Agence du médicament, l'ex-Afssaps, devenue ANSM.

 

 "LE RAPPORT ÉTAIT BOUCLÉ", SELON L'EX-SÉNATRICE

Les soupçons des enquêteurs sont nés d'écoutes téléphoniques relatant une conversation entre le directeur opérationnel du groupe Servier, Jean-Philippe Seta, et Claude Griscelli, professeur de pédiatrie et de génétique qui fut directeur général de l'Inserm.

M. Griscelli indiquait au dirigeant de Servier que Mme Hermange, responsable de la rédaction d'un rapport intitulé "La réforme du système du médicament, enfin !", lui avait "demandé d'aller travailler avec elle pour le Sénat" sur ce document. Il précisait avoir "fait changer pas mal de choses". Mme Hermange, qui n'est plus sénatrice depuis septembre 2011, avait catégoriquement démenti ces affirmations, tout en reconnaissant avoir rencontré M. Griscelli "pour avoir une discussion avec lui".

 

 

"Le rapport était bouclé" et "aucun élément n'en a été modifié à la demande de M. Griscelli", a insisté Marie-Thérèse Hermange.

 

Mais "le rapport était bouclé" et "aucun élément n'en a été modifié à la demande de M. Griscelli", avait-elle insisté. Le groupe Servier avait lui aussi démenti avoir fait modifier ce rapport critiquant vertement l'Afssaps, qui "semble avoir redécouvert tardivement des travaux publiés pourtant dès les années 1970" sur le Mediator. Samedi, l'avocat de M. Seta, Hervé Temime, n'a pas souhaité faire de commentaire.

Selon un rapport d'expertise judiciaire le 12 avril par le parquet de Paris, entre 220 à 300 morts, et 1 300 et 1 800 à long terme, sont imputables au médicament, suspendu en novembre 2009 et retiré définitivement en juillet 2010. Ce document souligne que la commercialisation du médicament, dont les "propriétés anorexigènes puissantes" sont confirmées, aurait dû être suspendue entre 1998 et 2003 par les laboratoires Servier ou par les autorités.

  • Le Mediator, mis au point par les laboratoires Servier, est commercialisé à partir de 1976. Il est indiqué en complément d'un régime et chez les diabétiques en surpoids. Jusqu'à son retrait en 2009, 145 millions de boîtes ont été vendues. Plus de 5 millions de personnes en ont consommé.

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 16:47

 

 

 

Après divers supports, à commencer par des livres, j'ai le plaisir de vous annoncer la sortie mon premier long-métrage :


NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES





Un film sur la résistance grecque et les alternatives
dont voici
LA BANDE-ANNONCE :
http://nevivonspluscommedesesclaves.net
Quelques photos :
http://nevivonspluscommedesesclaves.net/spip.php?article17
L'affiche :
http://nevivonspluscommedesesclaves.net/spip.php?article21
Pourquoi un film gratuit ?
http://nevivonspluscommedesesclaves.net/spip.php?rubrique2

« NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES » :
UN
SLOGAN QUE LA RÉSISTANCE GRECQUE NOUS INVITE À REPRENDRE
Le titre du film et sa chanson éponyme sont inspirés de la principale devise qu'on trouve aujourd'hui sur les murs, sur les panneaux publicitaires vides et dans les médias alternatifs en Grèce.
Le plus souvent associée à des dessins très significatifs :
http://nevivonspluscommedesesclaves.net/spip.php?article22

« NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES » :
UNE
CHANSON DE LUTTE À PARTAGER EN SOLIDARITÉ AVEC LA RÉSISTANCE GRECQUE
Nous vous invitons à découvrir, à télécharger gratuitement et à partager autour de vous cette chanson de lutte en solidarité avec la résistance grecque, don du groupe de rébétiko Ta Limania Xena.
http://nevivonspluscommedesesclaves.net/spip.php?article12

Prochaines occasions de nous rencontrer (Dédale, FST...) :
29/04 PARIS - 30/04 VILLEJUIF - 03/05 ST-OUEN-L'AUMÔNE - 25&26/05 GRAULHET - 30/05 CASTRES - 02/06 GAILLAC - 04/06 TOULOUSE - 07/06 VANNES - 08/06 ST-NAZAIRE
Tous les détails :
http://youlountas.net/spip.php?article401

Avec les intervenants grecs (qui vous saluent à la fin de la bande-annonce), l'équipe du film et les musiciens (Ta Limania Xena, Serge Utgé-Royo, Jean-François Brient, Cyril Gontier : tous bénévoles), on a fait notre maximum dans un esprit de rapprochement et de convergence des luttes. Maintenant, tout dépend du bouche à oreille !
On compte sur vous pour passer le mot !
Leurs mots.
Salut et... Banzaï !

Yannis

courriel : yannis.youlountas[at]gmail.com (wanadoo/orange a fini en punch).
blog :
http://youlountas.net


 

  
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