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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 16:45

 

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Même les plus optimistes ne s'attendaient pas à ce que les manifestations de ce dimanche 12 mai soient aussi suivies qu'il y a deux ans, lorsque les appels à protester ont allumé la mèche d'un mouvement qui a agité le monde politique et encouragé une forme de protestation différente de celle que les acteurs sociaux pratiquent habituellement. Mais le mouvement du 15 mai (le 15-M), avec son action très décentralisée et son effort de lutte concrète pour le logement et la défense des services publics, a bien réussi à retrouver son esprit des premiers jours pendant quelques heures.

 

Manifestation sur la Puerta del Sol, dimanche 12 mai. 
Manifestation sur la Puerta del Sol, dimanche 12 mai.© Paul Hanna/Reuters

Même s’il a moins attiré les foules, le mouvement du 15 mai a montré qu’il restait l’expression pacifique d’un malaise que la politique d'austérité a installé dans la société et celle de mouvements citoyens qui ont osé descendre dans la rue. Des salariés du secteur public, touchés par les crédits immobiliers impossibles à rembourser ou par les produits financiers pourris (les preferentes) vendus par leur banque, de jeunes précaires, des chômeurs, des retraités, des familles… ont marché ensemble dans des manifestations pleines de revendications.

Pour ce deuxième anniversaire, les indignés sont retournés à la place madrilène de la Puerta del Sol – et sur d’autres places d’une trentaine de villes d’Espagne – exprimer leur rejet d’un système qui continue à leur déplaire et, selon eux, ne les représente pas. Les slogans « Non, non, ils ne nous représentent pas ! », « Si, c’est possible » ou « Ils l’appellent démocratie mais c’est faux » ont retenti dans les mobilisations. On pouvait aussi lire sur les banderoles et autres pancartes des slogans contre les coupes budgétaires dans la santé ou l’éducation, des déclarations contre le projet de réforme de la loi sur l’avortement ou des consignes contre les expulsions et pour le droit au logement.

À Madrid, la technique consistant à former des colonnes de manifestants marchant des quartiers jusqu’au centre, que les indignés avaient adoptée pour la première fois le 19 juin 2011, a été réemployée. Et cette stratégie, ainsi que la moindre affluence, a enlevé de la visibilité à la manifestation parce que toutes les colonnes ne sont pas arrivées en même temps sur la place. C’est, du moins, ce que remarquaient des groupes de manifestants sur la Puerta del Sol. « Quand certains arrivent, d’autres sont déjà partis », se plaignait une jeune femme en tentant de se protéger du soleil avec un journal.

À 20 heures, et comme prévu, la place s’est tue. Tous les manifestants ont levé les bras et agité les mains en silence. C’est ce que les militants appellent le « cri muet », une façon de manifester popularisée voilà deux ans pour protester contre la Commission électorale, qui avait interdit les rassemblements sur cette place à l’approche des élections régionales et municipales du 22 mai. Les mots « démission » et « si, c’est possible » ont suivi ce « cri » silencieux.

« Tous ensemble. Plus indignés que jamais »

Pendant qu’arrivaient les trois colonnes parties, vers 17 heures, de la place de Colón, du Temple de Debod et de la gare d’Atocha, certains manifestants ont pris la parole au micro pour protester contre la politique de l’exécutif face à la crise économique, pour critiquer la loi électorale ou pour raconter des expériences vécues pendant ces deux années de mobilisations continues. Des groupes se sont aussi mis à chanter Joyeux anniversaire au mouvement ou des textes plus engagés comme Canto a la Libertad de José Labordeta ou Grândola Vila Morena, la chanson qui servit de signal pour déclencher la Révolution des œillets et qui est aujourd’hui devenue le symbole du mouvement social au Portugal. À Madrid, la journée s’est terminée par des assemblées thématiques organisées sur des places voisines.  

 

 

Mobilisation dans d’autres villes

À Barcelone, selon Europa Press, quelque 5 000 personnes ont marché dans les rues du centre derrière une banderole disant « arrêtons le génocide financier, ensemble nous le pouvons ». Le défilé, qui est parti à 18 heures de la place Catalunya et s’est terminé deux heures plus tard à l’Arc de triomphe, comptait dans ses rangs des collectifs comme les Yayoflautas, la Plateforme des victimes d’expulsions (PAH) et des associations de défense de l’école publique, entre autres.

Derrière la banderole « tous ensemble. Plus indignés que jamais », les indignés valenciens ont manifesté dans les rues de la capitale de la Communauté valencienne. Cinq colonnes sont parties à 18 heures des tours de Quart et Serranos, de l’hôpital général, du pont d’Aragon et du CIE de Zapadores, pour se rejoindre une heure plus tard à la gare du Nord, d’où est partie la manifestation unitaire. Les manifestants ont chanté des cantiques contre le système de représentation, la classe politique, les coupes budgétaires et la troïka, et aussi contre les expulsions et le chômage. Une grande pancarte montrait 727 500 raisons de protester, comme le nombre de demandeurs d’emploi de la région.

 

Elena Herrera, rédaction d’infoLibreArticle original en espagnol.

Version française : Laurence Rizet 

 

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 16:33

 

Marianne+ - Lundi 13 Mai 2013 à 09:00

 

 Georges Dupuy

 

 

Alors que le ministre Benoît Hamon présente sa loi sur la consommation, un débat fait rage autour de « l'obsolescence programmée » : les constructeurs limitent-ils délibérément la durée de vie de leurs appareils pour nous obliger à les renouveler plus souvent ? Pas si simple...


Apple store, la Défense - PRM/SIPA
Apple store, la Défense - PRM/SIPA
Va-t-on assister au déclin de la folle croissance d'Apple ? se demandent les milieux boursiers. Rendez-vous compte : la marque à la pomme a vu son bénéfice (en or massif) reculer pour la première fois en dix ans ; plus grave, elle n'a sorti aucune nouveauté depuis... six mois !

Samsung, de son côté, vient de créer l'événement en lançant la quatrième génération de son Galaxy, le smartphone le plus vendu au monde. La précédente version n'a pas encore fêté son premier anniversaire... Qu'importe, les Français remplacent leurs mobiles tous les dix-huit mois en moyenne, alors qu'ils sont conçus pour fonctionner entre cinq et sept ans. Tout neufs, et pourtant déjà dépassés, rendus obsolètes au bout de quelques mois par une nouvelle offre.

Camille Lecomte, responsable du dossier au sein de l'association écologiste Les Amis de la Terre, explique : « L'obsolescence commerciale, qui fait délaisser un produit qui marche encore, est plus vicieuse qu'une simple baisse de la durabilité des produits. »

Elle s'applique principalement aux équipements informatiques et high-tech - en premier lieu la téléphonie mobile - dont l'esthétique est un critère d'achat fort.

« Le premier iPhone, en 2007, a représenté une réelle avancée, commente Gilles Garel, professeur d'innovation au Cnam. Depuis, la firme a su jouer sur l'applemania et la ringardise pour imposer chaque année un nouveau modèle qui n'a rien de révolutionnaire. » Les constructeurs se sont également ingéniés à rendre leurs produits irréparables ou trop coûteux à réparer.

Ainsi des batteries de téléphone soudées à la coque, des imprimantes plus chères à réparer qu'à acheter neuves, mais aussi des lave-linge dont on ne peut changer les roulements sans la cuve. Sans parler des appareils intégrant de nouveaux modèles de vis impossibles à démonter sans les outils adéquats.

Mais, alors que le projet de loi porté par Benoît Hamon, le ministre délégué chargé de l'Economie solidaire et sociale et de la Consommation, est attendu dans les semaines à venir et que le sénateur vert Jean-Vincent Placé a poussé - en vain - une proposition de loi pour lutter contre l'« obsolescence programmée », le débat fait rage autour d'une question plus dérangeante : les constructeurs fabriquent-ils délibérément des appareils plus fragiles qu'autrefois pour contraindre le consommateur à les renouveler plus souvent ?

Flash-back. Avez-vous entendu parler du cartel Phœbus ? En 1924, les représentants des grands fabricants d'ampoules se réunirent à Genève pour limiter l'utilisation des lampes à incandescence à mille heures, soit 100 fois moins que ce que les brevets laissaient espérer.

Quelques années plus tard, en 1932, le riche philanthrope Bernard London encourageait dans ses écrits l'obsolescence programmée - en clair, la mise en œuvre de procédés techniques visant à réduire la durée de vie d'un produit -, y voyant la seule façon de sortir de la grande crise de 1930.

Aujourd'hui, qui n'a pas pesté contre un réfrigérateur qui lâche sans prévenir au bout de trois ans, alors que le même, acheté dans les années 50, durait cinq fois plus longtemps ? Bon marché à l'achat, ruineux à réparer. Avec les vents mauvais de la crise et la baisse du pouvoir d'achat, les soupçons de mise à mort industrielle délibérée s'amplifient.

Illustration - RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/SIPA
Illustration - RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/SIPA
Le Groupement interprofessionnel des fabricants d'appareils d'équipement ménager (Gifam) reconnaît que la durée de vie du gros électroménager a baissé en dix ans.

Mais à peine, moins d'un an à tout casser. L'utilisation a changé, explique le syndicat, qui avance, par exemple, l'augmentation du nombre de cycles demandés à un lave-linge ou de l'astringence de la lessive.

Peu importe, 85 % des personnes interrogées par l'Observatoire société et consommation (Obsoco) approuvent l'affirmation selon laquelle les fabricants font tout pour baisser la durée de vie de leurs produits, sans qu'on leur en fournisse la preuve.

Certes, pour citer un exemple devenu célèbre, une gamme d'imprimantes Epson intégrait dans ses cartouches d'encre une puce électronique faisant disjoncter l'appareil au bout de 18 000 copies.

Et Bernard Arru, le directeur des Ateliers du Bocage (ADB), une entreprise de réparation et de revente (en occasion) de matériel informatique et de téléphonie mobile, évoque, quant à lui, les condensateurs bas de gamme qui envoient rapidement certaines marques d'écrans plats au tapis : « C'est indéniablement une façon de forcer à changer d'appareil. »

Mais, au total, le dossier de l'obsolescence technique a besoin d'être étayé. Benoît Hamon a ainsi chargé la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) d'enquêter sur tout ce qui pourrait s'apparenter à une tromperie délibérée.

Il est une autre obsolescence peu répertoriée, celle liée aux bas prix que les consommateurs se sont habitués à payer. « Il n'y a pas de miracle. Un lave-linge "no name" [comprenez sans marque, généralement vendu en grande surface], qui coûte trois fois moins cher qu'un Miele, par exemple, ne donnera jamais autant de satisfaction, souligne Philippe Robin, qui dirige deux structures de réparation de gros électroménager du réseau Envie. Dans le bas de gamme, tout est possible. »

Il parle des fabricants chinois qui économisent, notamment, sur les composants et le diamètre des fils de cuivre. Camille Lecomte, aux Amis de la Terre, se veut réaliste : « Quand on achète du petit matériel à moins de 50 €, il faut se demander quelle est la part affectée à la qualité, une fois déduits les coûts de la fabrication, du transport et de la distribution. »


Des mannequins masculins posent dans les vitrines des galeries Lafayette dans le cadre d'une campagne de publicité pour les produits électroménagers, 2004 - DE RUSSE AXELLE/SIPA
Des mannequins masculins posent dans les vitrines des galeries Lafayette dans le cadre d'une campagne de publicité pour les produits électroménagers, 2004 - DE RUSSE AXELLE/SIPA
Le marketing, la publicité et les préoccupations commerciales se sont emparés du marché de masse.

En 2013, les industriels savent tous que, s'ils ne devaient compter que sur une réelle innovation pour présenter de nouveaux produits, leurs usines ne tourneraient pas.

Selon la firme américaine Booz & Company, sur 100 produits, moins de 10 % sont des innovations réelles. Le reste constitue ce que les experts appellent de la rénovation, promise au superbe destin de la feuille morte en automne.

Thierry Saniez, délégué général de l'association de consommateurs Consommation, logement et cadre de vie (CLCV), explique : « L'obsolescence programmée fait partie de l'ADN du système où, pour exister, chacun doit viser à rendre obsolescents non seulement les produits de ses concurrents, mais aussi les siens. »

Ainsi se dessine le modèle économique d'un business entraîné dans une course à l'échalote sans fin, où les consommateurs sont, eux aussi, responsables de ce qu'ils dénoncent. Jamais la France n'a produit autant de déchets - 540 kg par tête et par an, dont de 16 à 20 kg de déchets d'équipements électroniques et informatiques. « Le système est devenu intolérable », s'indigne Philippe Moati, professeur d'économie à l'université Paris-VII et cofondateur d'Obsoco, qui est tout sauf un décroissant.

Paradoxalement, la crise pourrait avoir du bon. Serrés au portefeuille, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à prôner le retour de produits peut-être plus chers à l'achat mais plus durables. Signe des temps, même la mode, ce temple de l'éphémère, n'échappe pas à une certaine remise en cause.

Evelyne Chaballier, directrice des études économiques de l'Institut français de la mode (IFM), relève que, « après des années d'achat à tout-va, les clients se sont mis à comparer la qualité et les prix ». En octobre 2011, un tiers des sondés de l'IFM - principalement des 25-34 ans - étaient prêts à acheter moins de vêtements mais qui dureraient plus longtemps.

Autre signe encourageant : après les écolos, Damien Ravé, le développeur de commentreparer.com, un site qui s'adresse aux amateurs, a vu arriver une deuxième vague d'internautes plus intéressés par la réparation pure et dure que par le sauvetage de la planète.

Et si on réparait ?

 

Vélos, fauteuils, vêtements, téléphones portables ou électromenager, la grande vente annuelle d'objets récupérés et rénovés par les Compagnons d'Emmaus - DURAND FLORENCE/SIPA
Vélos, fauteuils, vêtements, téléphones portables ou électromenager, la grande vente annuelle d'objets récupérés et rénovés par les Compagnons d'Emmaus - DURAND FLORENCE/SIPA
Pour contrer l'obsolescence commerciale, Benoît Hamon s'intéresse à deux pistes. La première est l'affichage de la durée de vie. Mais sur quelles bases et sur quels critères ? Tout est au stade du débroussaillage. En dehors de la durée de vie affichée sur les ampoules basse consommation, rien n'est fait.

« Notre but est d'arriver à une norme de durabilité qui soit, ensuite, étendue à l'Union européenne », explique Alain Geldron, responsable du projet à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Pour d'autres experts, le plus simple serait d'allonger les garanties. Mais qui sait, par exemple, que Bruxelles impose déjà deux ans de garantie pour tous les produits ? Camille Lecomte voudrait aller plus loin, et rappelle qu'Ikea garantit certains de ses produits jusqu'à vingt-cinq ans.

L'autre piste est de muscler les services de réparation. L'Ademe déplore le manque de structuration du secteur : malgré le développement des réseaux d'insertion comme Les Ateliers du Bocage ou Envie, de sites Internet tel commentreparer.com ou des 200 professionnels agréés par le Gifam, la réparation souffre d'un manque de visibilité, d'une absence d'informations concernant la disponibilité des pièces détachées et de graves lacunes en matière de cahiers techniques.

« Tout cela nuit au lancement d'actions politiques à long terme », commente Alain Geldron.

Philippe Moati voit beaucoup plus loin. La fin de l'obsolescence programmée correspondra à la vente de service en remplacement des produits : « Quand on vendra du lavage, du transport individuel ou du confort domestique, à la place de lave-linge, de vélos ou de canapés, alors nous en reviendrons à des équipements durables et réparables. » D'ici là, on aura changé 120 fois de smartphone.


DURÉE DE VIE MOYENNE

Réfrigérateur 11 ans

Congélateur 15 ans

Lave-linge 11 ans

Lave-vaisselle 11 ans

Téléviseur (cathodique) 7 ans

Téléviseur (plasma) de 10 à 12 ans (estimation)

Téléviseur (LCD) de 18 à 20 ans (estimation)

Grille-pain 5 ans

Fer à repasser de 3 à 5 ans

Ordinateur (entreprise) 3 ans

Ordinateur (particulier) de 5 à 6 ans

Ordinateur (portable) de 3 à 4 ans

Téléphone portable de 3 à 7 ans

Sources : Gifam, Univers Conso, WiPro Product Strategy And Services.

ENFIN UNE ACTION DE GROUPE À LA FRANÇAISE ?

Attendu mi-juin au Parlement, le projet de loi Consommation défendu par le ministre Benoît Hamon était présenté jeudi en Conseil des ministres. Parmi toute une série de mesures visant à rééquilibrer les pouvoirs entre clients et vendeurs, notons le renforcement de la lutte contre les clauses abusives, la modification des conditions de résiliation des contrats d'assurance auto ou immobilière (à tout moment et sans frais, après un an d'engagement), ou le doublement du délai de rétractation pour les achats en ligne (porté à deux semaines).

Mais c'est la mise en place de l'action de groupe, véritable serpent de mer du droit français, qui forme la pierre angulaire du projet de loi. Cette procédure permet à des personnes ayant subi le même préjudice d'engager une action collective devant la justice civile, pour obtenir réparation.

Deux bémols : elle ne concernera que les entorses au droit de la consommation et de la concurrence (par exemple, un conflit avec un opérateur de téléphonie ou une compagnie d'assurances), mais pas les affaires de santé et d'environnement, et ne pourra être engagée que par l'intermédiaire d'une des 16 associations de consommateurs agréées.
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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 16:21

 

 

Marianne -  - Lundi 13 Mai 2013 à 15:55

 

  Michel Santi*

 

 

 

Des salariés de Volkswagen protestent en 2004 contre le plan de restructuration de Peter Hartz alors à la tête des Ressources Humaines du constructeur automobile - CHRISTOF STACHE/AP/SIPA
Des salariés de Volkswagen protestent en 2004 contre le plan de restructuration de Peter Hartz alors à la tête des Ressources Humaines du constructeur automobile - CHRISTOF STACHE/AP/SIPA
Une confiscation en bonne et due forme de l’appareil économique a été entreprise depuis la fin des années 70 par une infime minorité qui a redistribué le produit du travail des autres largement en sa faveur. Ce ne sont effectivement pas tant nos usines, nos industries et nos entreprises qui ne sont pas productives. Cette productivité a en fait été monopolisée au bénéfice d’une élite qui a assisté, totalement indifférente, au creusement d’un fossé entre les salaires réels et la productivité.

L’Allemagne elle-même, qui s’érige en donneuse de leçon de productivité, n’a pu bénéficier d’une croissance au-dessus de la moyenne européenne qu’à la faveur de sacrifices constants exigés à sa population. Le moteur à l’exportation allemand ne rugit pas seulement par la grâce de la force productive de ses entreprises.

En réalité, c’est aux réformes dites « Hartz » entreprises entre 2003 et 2005 – et qui ont consisté à transférer des ressources et des richesses du citoyen vers les entreprises et vers le secteur financier – que l’Allemagne doit d’avoir dopé ses exportations. Ce sont effectivement les réductions salariales et les réformes drastiques de son marché du travail qui ont amélioré notablement sa productivité, en y comprimant à l’extrême le coût du travail.

 

Peter Hartz en 2007 - FABIAN BIMMER/AP/SIPA
Peter Hartz en 2007 - FABIAN BIMMER/AP/SIPA
Ces réformes sinistres ont été initiées le 16 août 2002 par un groupe d’experts dirigés par le directeur des ressources humaines de Volkswagen, Peter Hartz, qui a présenté au chancelier allemand Gerhard Schröder ses propositions relatives aux réformes du marché du travail.

Dix ans plus tard, la société allemande se retrouve profondément transformée par ces réformes.

En effet, une étude de l’OCDE, publiée à fin 2012, conclut à un accroissement spectaculaire de l’inégalité des revenus en Allemagne, bien plus que dans n’importe quel autre pays membre de cette organisation.

Ayant très finement manœuvré, la commission Hartz a réussi à créer dans son pays un marché du travail subsidiaire – ou parallèle – dominé par des salaires bas et non soumis aux droits sociaux.

De fait, ces réformes privent les chômeurs allemands de tous leurs droits aux allocations chômage. Ils sont dès lors réduits à l’état de mendiants sociaux !

Ainsi, ce n’est qu’après une année entière de chômage que le travailleur est en droit de demander une misérable allocation mensuelle de 347 euros par mois, à la seule condition toutefois d’avoir préalablement épuisé son épargne et à la condition expresse que son conjoint soit incapable de subvenir à ses besoins.

Pourquoi ne pas évoquer également l’obligation lui étant imposée d’accepter n’importe quel emploi, indépendamment de ses qualifications et de ses revenus antérieurs ?

Hartz est donc tout à la fois un piège et la meilleure voie pour la pauvreté, ou pour un état de précarité absolue inconcevable et intolérable dans un pays riche comme l’Allemagne. Une étude réalisée par l’Association à l’aide sociale paritaire allemande dévoile effectivement que les trois-quarts des personnes touchées par ces lois restent à jamais tributaires de Hartz.

Par ailleurs, la simple menace de tomber dans Hartz contraint les chômeurs à accepter des emplois à salaire bas, à temps partiel, dénués de toute sécurité, de droits à la retraite et autres allocations.

Le dogme allemand du travailleur « low cost » était donc né de ces réformes… Et, de fait, seuls 29 millions d’Allemands (sur près de 42 millions de travailleurs) disposent aujourd’hui d’emplois soumis au régime de la sécurité sociale, pendant que quelque 5,5 millions d’entre eux travaillent à temps partiel, et que plus de 4 millions gagnent moins de 7 euros de l’heure !

 

Un vieil homme vivant dans la précarité à Berlin - JANDKE/CARO FOTOS/SIPA
Un vieil homme vivant dans la précarité à Berlin - JANDKE/CARO FOTOS/SIPA

Le secteur allemand des bas salaires tire par le fond tous les salaires du secteur industriel en agissant comme une sorte de levier infernal. Le travailleur y subit des conditions similaires à celles encore en vigueur dans le Tiers-monde et dans les pays émergents.

La compétitivité elle-même – maintes fois invoquée – n’est-elle pas une notion floue désignant la capacité d’un pays et de ses entreprises à affronter la concurrence ? La compétitivité par le bas – en réalité dévaluation interne – consiste à baisser les prix à l’exportation en diminuant les coûts à la production. Le débat public se concentre donc sur le coût du travail tandis que le coût du capital n’est jamais évoqué, alors que les revenus nets distribués représentent aujourd’hui 10 % de la valeur ajoutée des sociétés non financières.

Ce niveau historiquement record depuis la Seconde Guerre mondiale, par rapport à 5,5% en 1999, permet de conclure que la part dévolue aux actionnaires a donc crû dans des proportions considérables ces douze dernières années.

Autrement dit, la complainte patronale faisant de la baisse du taux de marge la raison profonde des faibles investissements et du moindre effort en matière de recherche et développement ne tient pas la route. Elle passe en effet sous silence la part de plus en plus lourde que les entreprises choisissent de distribuer aux propriétaires de capital, quelle que soit l’intensité de la crise économique et financière.

Voilà pourquoi les droits des salariés subissent une attaque sans précédent. Voilà pourquoi les coûts doivent être comprimés si le but est bien de gagner des parts de marché à l’export. Tels sont à l’évidence les impératifs si le but est bien de toujours plus rémunérer l’actionnariat, les capitaux et en finalité les parieurs en bourses…

Cette logique débouche sur des contradictions inextricables, illustrées par le discours orwélien des industriels et des patrons d’entreprise expliquant que lutter contre les plans de licenciements revient à…lutter contre l’emploi !

Comprenons une fois pour toutes que compétitivité ni rime pas nécessairement avec chômage, avec précarité, ni avec explosion des inégalités, contrairement à ce que marchés et patrons imposent aux salariés et aux travailleurs depuis plus de vingt ans. Rebellons-nous contre les allégations de la Présidente du MEDEF, Laurence Parisot, qui se demandait en 2005 dans le Figaro : « La vie est précaire, l’amour est précaire, pourquoi le travail ne serait pas précaire ? »

De telles déclarations consacrent la défaite du politique. En effet, l’une de ses missions devrait être la détermination des règles du jeu économique et la mise sous tutelle du néo-libéralisme qui n’est qu’une manœuvre visant à mettre l’Europe en pilotage automatique d’une concurrence supposée régler toutes les problématiques.

Remplacer la culture de l’Etat par l’obsession du chiffre revient à fouler aux pieds l’essence même du travail, pourtant source de toute valeur économique.

* Par Michel Santi, économiste, auteur de Splendeurs et micères du libéralisme, (éd. l’Harmattan)

 

 

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 16:05

 

Rue89 - Riposte graduée, suite 13/05/2013 à 11h12

  François Krug | Journaliste Rue89

 

 


 

Clavier d’ordinateur (Shane Pope/Flickr/CC)

 

 

Il y avait eu le rapport Olivennes de 2007, qui avait abouti à la loi Hadopi. Il y avait eu le rapport Zelnick de 2010, qui n’avait pas abouti à grand-chose. Il y aura désormais le rapport Lescure de 2013 – qui ne devrait pas aboutir à la révolution annoncée.

Pour adapter le droit d’auteur à la modernité, Pierre Lescure s’est pourtant voulu plus conciliant – ou tout simplement plus réaliste – que ses prédécesseurs. Son rapport a été mis en ligne ce lundi midi sur le site du ministère de la Culture, mais ses principales propositions avaient déjà « fuité » dans la presse :

  • la disparition de l’Hadopi : ses compétences seraient transférées au CSA, et la mesure la plus controversée de la loi Hadopi, la suspension temporaire de l’accès à Internet, serait abrogée ;
  • une taxe sur les « smartphones » et les tablettes : cette rentrée d’argent permettrait aux professionnels de compenser le manque à gagner lié au piratage de films ou de musique.

En apparence, l’approche est équilibrée : plus de liberté pour les internautes, une compensation pour l’industrie culturelle. En réalité, le rapport démontre surtout qu’il ne faut pas se fier aux apparences.

L’institution disparaît, pas son esprit

D’abord parce que, malgré la disparition de l’institution Hadopi, son esprit perdurerait. La logique envisagée reste celle d’un contrôle des contenus visionnés ou écoutés par les internautes. C’est simplement le contrôleur qui changerait.

Ce transfert de compétences au CSA ressemblerait même à une simple rationalisation administrative – une mesure d’austérité de plus. Dès son arrivée au ministère de la Culture, Aurélie Filippetti avait en effet dénoncé le coût de l’Hadopi pour le budget de l’Etat.

Autre grand changement préconisé par Pierre Lescure : contrairement à l’Hadopi, le CSA ne pourrait plus obtenir la suspension de l’abonnement à Internet lorsqu’un pirate se fait « pincer ». Le nouveau régulateur se contenterait d’un système d’amendes.

Mais Pierre Lescure ne renonce pas à la « riposte graduée », le principe sur lequel repose le système Hadopi : le contrôle d’Internet continuerait. Et la loi actuelle fait déjà de l’amende la principale sanction contre le piratage...

Voici un petit rappel du système actuel :

  • les ayants droit (producteurs de films, maisons de disques...) délèguent à une société privée, Trident Media Guard, la surveillance des plates-formes de téléchargement, à partir d’une sélection de films et de disques jugés représentatifs, et le repérage des adresses IP ;
  • les fournisseurs d’accès sont tenus de fournir à l’Hadopi l’identité des propriétaires de ces adresses IP ;
  • l’Hadopi adresse des avertissements aux internautes concernés ;
  • en cas de récidive, l’Hadopi ne peut pas prononcer elle-même de sanctions, mais doit se tourner vers la justice ;
  • la justice peut prononcer (ou non) une peine d’amende allant jusqu’à 1 500 euros – et éventuellement, la suspension de l’abonnement à Internet pendant un mois : cette suspension n’est donc qu’un élément du système.

Dans le dispositif imaginé par Pierre Lescure, le CSA n’aurait plus besoin de faire appel à la justice. La sanction ne serait en effet plus pénale, mais administrative : le CSA infligerait lui-même des amendes d’un montant forfaitaire – et revu nettement à la baisse, puisque le rapport suggère de le fixer à soixante euros.

Une taxe nouvelle, une logique ancienne

Voilà pour le volet répressif du système. En contrepartie, la loi Hadopi était censée faciliter l’accès aux films ou aux disques sur Internet : sur ce volet-là, Pierre Lescure ne propose pas non plus de révolution.

Il préconise d’abord de revoir la « chronologie des médias », c’est-à-dire le délai entre la sortie d’un film en salles et sa diffusion en vidéo à la demande, en DVD et à la télévision. Cette accélération du rythme était déjà prévu par le rapport Olivennes et la loi Hadopi : sur le principe, donc, rien de nouveau.

Même la taxe sur les « smartphones » et les tablettes ne serait pas entièrement une nouveauté. Il existe déjà depuis les années 80 une taxe sur la « copie privée », visant les supports d’enregistrement : les cassettes hier, les CD vierges et les clés USB aujourd’hui... et même, d’ores et déjà, les « smartphones ».

Pierre Lescure propose, lui, une taxe sur tous « les appareils connectés » – mais sans supprimer au préalable la taxe existante sur la « copie privée » : la fusion des deux prélèvements ne se ferait pas tout de suite... Pour la nouvelle taxe, le rapport suggère un taux « relativement indolore » (1%), prélevé lors de la vente du téléphone, de la tablette ou de l’ordinateur.

Mais cela reviendrait une nouvelle fois à adapter à la modernité une logique déjà ancienne. En attendant qu’un autre grand professionnel de la culture ou des médias se voie commander, dans quelques années, un nouveau rapport...

 

MERCI RIVERAINS ! Hadopien, Pierrestrato
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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 15:48

 

 

 

 

LES INDIGNE/E/S -  AG samedi  à 13h et  mercredi 18h Maison Carrée


Chaque mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199(9 et 5 euros)


Permanences personne âgées mercredis 13h30 à 17h30 Association AZUR 0466238606


Vendredis soirs de 19 à 22h au Carrefour des Résistances.

272 Rue de la Grande Terre. 30121 MUS


Mercredi 18h RESF Nîmes au local de l’APTI


Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

 


Dates

Evènement

Lieu

heure

Lundi 13 mai

Collectif soutien aux ROMS

APTI

18h30

Mardi 14 mai

Café Citoyen : L’EAU régie publique ?Débat + Buffet

Bar le 34 Boul Gambetta

19h

Mercredi 15/5

Réunion ATTAC Nîmes

Solidaires

19h

15/16/17/18/19/

20 mai

Féria de Nîmes :Bodega chez Jany rue Fresque

 

15/5 Scarlett

16 vernissage Bocaj

19h

17/18/19

Bodega RESF

La Placette

 

Jeudi 16/5

Mobilisation syndicale pour LOIS  d’amnistie et contre licenciements boursiers

Préfecture

16h30

Jeudi 16 mai

Vernissage Expo Antoine de Bary

Château de Rousson

18h

Jeudi 16/5

Urba Archi « Inspiré par la nature »avec E.Ternaux

Audit CG (CAUE)

18h

17/18/19 mai

Résistance Plateau des Glières

Millevaches

 

Vendredi 17/5

Café Repère « Alors, contre la finance, que faire ? » F.Ruffin

Gallargues Bar Renaissance

20h

Mardi 21/5

Réunion des Alternatifs

Ramblas

18h30

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 18:54

 

 

Médiapart

Plus de 50 000 personnes de l'ex-Allemagne de l'Est communiste ont servi de cobayes pour les groupes pharmaceutiques occidentaux, souvent à leur insu et certains y laissant la vie, selon un article de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel paru dimanche 12 mai.

Au total ce sont plus de 600 études dans 50 cliniques, qui ont été menées jusqu'à la chute du Mur de Berlin en 1989, détaille Der Spiegel, qui se base sur des documents inédits du ministère est-allemand de la Santé, ainsi que de l'Institut allemand des médicaments.

Ces dossiers font apparaître deux morts à Berlin-est lors d'essais concernant le Trental, un produit améliorant la circulation sanguine développé par le groupe ouest-allemand Hoechst (fusionné depuis avec Sanofi), ou encore deux morts près de Magdebourg lors d'essais d'un médicament contre la tension pour Sandoz, racheté depuis par le groupe suisse Novartis.

Bien souvent les patients n'étaient pas en état de donner un consentement éclairé, comme ces trente grands prématurés sur lesquels l'EPO a été testée à la demande d'un groupe ouest-allemand, à l'hôpital berlinois de la Charité, ou les alcooliques en plein delirium tremens à qui on a donné du Nimodipin de Bayer, qui améliore la circulation sanguine cérébrale. Les laboratoires offraient jusqu'à 800 000 marks ouest-allemands (environ 400 000 euros) par étude, poursuit Der Spiegel.

Interrogés par Der Spiegel, les entreprises concernées ont souligné que ces faits remontaient à fort longtemps et qu'en principe, les tests de médicaments obéissent à des protocoles très stricts. La fédération des chercheurs des industries pharmaceutiques ne voit, quant à elle, « pour le moment aucune raison de suspecter que quoi que ce soit ait été irrégulier », conclut Der Spiegel.

La télévision publique régionale allemande MDR avait déjà révélé à l'été 2010 l'existence de ces tests sur des cobayes est-allemands, mais il n'était alors question que de 2 000 patients sur lesquels avait été testé l'antidépresseur Brofaromin, d'une filiale de Novartis.

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 18:29

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 12.05.2013 à 08h32 • Mis à jour le 12.05.2013 à 08h32

 
 
Des partisans de Nawaz Sharif célèbrent sa victoire dans les rues de Lahore, le 11 mai.

Les élections générales pakistanaises, remportées par le parti de l'ancien premier ministre Nawaz Sharif, constituent avant tout un triomphe de la démocratie sur les menaces des insurgés talibans, malgré des irrégularités dans certains bureaux de vote, estimait dimanche 12 mai la presse locale.
 

Lire :  Pakistan : Nawaz Sharif annonce sa victoire aux élections législatives


"Le tigre rugit à nouveau", soulignait le grand quotidien Dawn en référence au félin sur les affiches électorales de la Ligue Musulmane (PML-N) de Nawaz Sharif. "Nawaz remporte la part du lion", assurait The Nation, en référence au "Lion du Pendjab", le surnom de M. Sharif.

 

"LE PAKISTAN A FAIT SON CHOIX SANS SE LAISSER INTIMIDER"

Le scrutin a été remporté haut la main par Nawaz Sharif, premier ministre de 1990 à 1993 et de 1997 à 1999, qui fait un retour spectaculaire au pouvoir après des années d'exil et d'opposition. Dans leurs éditoriaux, les journaux pakistanais se sont plus intéressés au processus démocratique, marqué par une participation avoisinant 60 %, le plus fort taux depuis les élections de 1977, qu'aux résultats distillés au compte-gouttes depuis samedi soir.
 

"Ce qui est certain, c'est que le Pakistan a voté pour le progrès. Ce Pakistan qui a souffert aux mains des extrémistes et des terroristes au cours des cinq dernières années a fait son choix sans se laisser intimider" par les talibans qui ont multiplié des attentats pendant la campagne électorale, soulignait The Nation faisant toutefois état de "scènes confusion" dans des bureaux de vote.
 

"Malgré toutes les fraudes et les erreurs, hier était une bonne journée pour la démocratie", renchérissait Dawn. "Le fait que la population pakistanaise ait embrassé la démocratie en dépit de toutes ces menaces et ces assauts (...) est peut-être l'événement le plus rassurant pour la suite du projet démocratique dans le pays", a ajouté le quotidien anglophone.
 

"La population du Pakistan a fait preuve de courage en allant voter dans une atmosphère de menaces, de bombes et d'attentats suicide", commentait le Jang, plus important journal en ourdou du pays. "Il en va maintenant de la responsabilité des partis et des candidats vainqueurs de respecter la volonté du peuple", concluait le journal.

 

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 18:12

 

liberation.fr

  11 mai 2013 à 21:41


Des manifestants anti-corrida défilent le 11 mai 2013 à Alès à l'appel du Comité radicalement anti-corrida (Crac)
Des manifestants anti-corrida défilent le 11 mai 2013 à Alès à l'appel du Comité radicalement anti-corrida (Crac) (Photo Patrick Valasseris. AFP)
Par AFP

De 4.000 à 5.000 manifestants anti-corrida selon les organisateurs, 1.200 selon la police, ont manifesté samedi après-midi dans le centre-ville d’Alès (Gard) alors que devait se tenir la première des trois corridas de la Féria de la cité cévenole.

Des manifestants de Barcelone (Espagne) et d’Italie, vêtus d’un tee-shirt rouge barré d’un «no corrida», ont répondu à l’appel du Comité radicalement anti-corrida (Crac) qui organise trois rassemblements dans le week-end, un samedi et deux dimanche, avant chacune des corridas.

«Si les corridas ont lieu ce pourrait être les dernières à Alès», a ainsi lancé le président du CRAC, Jean-Pierre Garrigues, se disant satisfait du succès du rassemblement.

Le Cortège s’est mis en marche vers 16H30 du parc Colombier, et non pas du parc du Bosquet à côté de la mairie comme le souhaitaient initialement les organisateurs, pour rejoindre en longeant le Gardon la clinique Bonnefon à 300 mètres des arènes.

Le 7 mai, la mairie d’Alès avait pris deux arrêtés pour interdire les rassemblements près du centre-ville et des arènes, craignant des affrontements violents avec les aficionados.

Les défenseurs des animaux ont battu le pavé samedi après-midi scandant alternativement, «basta corrida», «la torture n’es pas notre culture», «la corrida on n’en veut plus», tandis que sur de nombreuses pancartes représentant des taureaux ensanglantés on pouvait lire «culture?» ou «patrimoine?». Des mentions faisant référence à l’inscription de la tauromachie à la liste du Patrimoine immatériel français, demandée en avril 2011 par l’Observatoire national des cultures taurines, une instance créée en 2008 à Arles (Bouches-du-Rhône).

Le CRAC qui depuis plusieurs jours annonçait «un évènement sans précédent», prophétisant 5.000 manifestants, avait fait monter au créneau Brigitte Bardot, présidente de la fondation éponyme, craignant un interdiction de manifester dans le centre ville.

Une guerre de procédure s’était alors engagé entre les anti-corrida et la mairie d’Alès avec la préfecture comme arbitre : le Crac qui avait déposé un référé liberté contre les deux arrêtés municipaux a été débouté jeudi par le tribunal administratif, mais la préfecture a autorisé la manifestation, en écartant légèrement le circuit emprunté par le cortège des lieux sensibles du centre ville.

Les organisateurs prévoient de manifester dimanche matin et après midi avant les deux autres corridas du week-end.

 

 

 

                                                                      ********************************************

 

 

franceinfo.fr

 

Mobilisation des anti-corridas lors de la féria d'Alès

le Dimanche 12 Mai 2013 à 15:30

Plusieurs milliers de militants pour l'interdiction de la corrida se sont réunis ce week-end à Alès. Trois manifestations tauromachiques étaient organisées dans les arènes de la ville à l'occasion de sa féria.

Le centre-ville d'Alès a été investi par les anti-corrida © Maxppp - ALEXIS BETHUNE


Les militants pour l'interdiction de la corrida ont choisi la cité cévenole d'Alès pour mener leurs actions ce week-end. A l'occasion de la féria de la ville, trois corridas étaient programmées, et les militants du comité radicalement anti corrida (Crac) ont profité de l'occasion pour mobiliser contre la tauromachie.

Ils étaient ainsi entre 4.000 et 1.500 (suivant les estimations des organisateurs ou de la police) rassemblés ce samedi dans la ville d'Alès pour scander "basta corrida" ou "la torture n'est pas notre culture" afin que la ville cesse la corrida.

Mais leur cortège, regroupant aussi des manifestants venus d'Espagne ou d'Italie, s'est arrêté à 300 mètres des arènes. La mairie ayant pris deux arrêtés le 7 mai pour interdire les rassemblements près du centre-ville et des arènes, par crainte d'affrontements violents avec les aficionados. Cette décision venant au terme d'une guerre de procédure ayant opposé les anti-corrida à la mairie.

Rappeler la "torture" des taureaux

Au second jour, avec entre 2.000 et 700 manifestants la mobilisation a beaucoup baissé, mais pas la motivation. L'objectif de mobiliser avant chaque corrida est en passe d'être rempli, selon le Crac. Pour son président Jean-Pierre Garrigues, cette action vise à rappeler que "les provocateurs sont ceux qui torturent des animaux pour se faire plaisir, c'est insupportable".

 


 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 17:29

 

http://parti-ouvrier-independant.fr 

construction logements

 

 

La banque centrale d’Espagne annonce que 40 000 logements ont été saisis pour défaut de paiement en 2012 dont 32 500 résidences principales. A cela s’ajoute les locations : le pouvoir judiciaire a fait savoir que 75 500 ordres d’expulsion ont été donnés, soit 16 ,7% de plus qu’en 2011, considérée comme une année déjà record. Au total, depuis la crise de 2008, 350 000 expulsions ont été prononcées.

Ces expulsions suscitent l’indignation de la population qui doit outre l’ expulsion  continuer à payer aux banques les prêts que celles-ci leur ont consentis. Face aux drames humains mis en lumière par plusieurs suicides (estimés à 120) dans un pays où plus d’un actif sur quatre est au chômage, les rassemblements de militants devant les appartements de petits propriétaires pour tenter de bloquer les expulsions sont devenus courants en Espagne.

Des associations se sont constituées dont la PAH (Plateforme des victimes d’expulsions) qui a organisé des manifestions en février dans une cinquantaine de villes et fait circuler une pétition aux parlementaires recueillant 1,4 millions de signatures pour la fin des expulsions et l’annulation des dettes des propriétaires insolvables.

Les députés du Parti Populaire ont adopté jeudi dernier une loi, qui, loin des exigences de la population, paralyse pendant deux ans les expulsions des familles les plus vulnérables dans de strictes conditions, limite les pénalités de retard de paiement, très élevées en Espagne, et permet à la justice de suspendre une procédure d’expulsion si elle détecte d’éventuelles clauses abusives dans le contrat de crédit.

Les deux principaux syndicats espagnols, UGT et CCOO, ont réclamé le retrait du texte, dénonçant un «véritable scandale qui favorise les banques» et un «maquillage pour que tout continue».

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 17:13

 

 

  Rue89 -   Enquête 11/05/2013 à 17h00

  Hélène Vidoni, journaliste

 

 

Mardi s’ouvre un procès qui devrait permettre d’éclaircir la façon dont l’émir du Qatar procède, de prête-noms en sociétés-écrans, pour investir en France.

 

 


L’ancien siège de HSBC sur les Champs-Elysées à Paris (APESTEGUY/SIPA)

 

Une drôle d’audience va se dérouler mardi 14 mai au tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Elle met en scène des personnages qui, d’ordinaire, restent discrets. Contre toute attente, ils se présentent à visage découvert.

Leur objectif : réclamer de généreuses commissions – dont ils auraient été lésés – à la suite de la vente à l’émir du Qatar, le Sheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani, du siège parisien de la banque HSBC. Ils ont assigné la banque ou directement l’émir du Qatar et ses mandataires en France, à payer ce qu’on leur doit pour services supposés rendus. Une première.

L’affaire remonte à 2006. Cette année-là, l’émir du Qatar est informé de la vente possible du siège de la banque HSBC, qui avait été au début des années 1900 le prestigieux hôtel des Champs-Elysées. Il est très intéressé.

Comment le Qatar acquiert de l’immobilier français

La vente aura finalement lieu le 25 février 2010 pour un montant de 400 millions d’euros. C’est officiellement l’agence CB Richard Ellis qui était chargée de trouver le potentiel acquéreur et négocier pour le compte de HSBC. Mais plusieurs intermédiaires estiment avoir joué un rôle déterminant. Ceux-là même qui réclament aujourd’hui réparation.

En les réunissant, mardi, le tribunal devrait permettre de lever un coin du voile sur la façon dont l’émir du Qatar procède, de prête-noms en sociétés-écrans, pour acquérir des biens immobiliers en France. Et sur ce système de commissions, souvent promises, souvent réclamées, mais pas toujours perçues.

Voici les principaux protagonistes de ce procès.

                                                                                                                                                                                                                               1 Chadia Clot

Alias Sanbar Jihan

 

De son vrai nom Sanbar Jihan, née en Palestine en 1947, Chadia Clot est peut-être le personnage le plus intéressant de cette affaire. Proche de l’émir, elle serait le pivot de ses investissements immobiliers en France et en Europe.

Au cours de l’audience, devraient être évoquées les nombreuses sociétés françaises immobilières que Chadia Clot dirige (SCI Concorde, SCI Galaxie Vendôme, SCI Eldom Opéra – dont Rue89 s’est procuré les Kbis) et qui sont détenues par la société néerlandaise Mayapan BV, un des fonds d’investissement en Hollande de l’émir du Qatar (600 millions d’euros d’actifs), dont un certain Victor Agha serait le président.

Dans cette nébuleuse de sociétés françaises, luxembourgeoises, suisses, hollandaises, Rue89 a pu vérifier que c’est la société française Lys Holding Champs-Elysées 1 SAS qui a acquis l’immeuble HSBC. Cette société, domiciliée au 23 rue François Ier (Paris VIIIe) comme toutes les autres SCI précédemment citées, est notamment détenue par une société luxembourgeoise, Lys Holding 1.

Comme pour les autres sociétés, la présidence de la société Lys Holding Champs-Elysées 1 SAS est assurée par la société French Properties Management, elle-même détenue entièrement par la société néerlandaise Mayapan BV. Et French Properties Management est gérée par Chadia Clot.

                                                                                                                                                                                                                             2 Paul Mouchel

L’intermédiaire au passé trouble

 

Cet intermédiaire occulte prétend avoir mis directement en contact les représentants de l’émir du Qatar avec les responsables d’HSBC. Il aurait signé un contrat avec HSBC le mandatant pour faciliter la vente du siège. Toutefois, n’ayant pas de carte d’agent immobilier, il aurait fait appel à la société JFB Immo, dirigée par Laurence Baratte, pour « légaliser » son intervention...

Paul Mouchel serait une sorte de « conseil » immobilier des représentants de l’émir du Qatar en France. Ce que conteste Chadia Clot. Durant de nombreuses années, Paul Mouchel aurait réalisé avec Chadia Clot, main dans la main, des opérations d’acquisitions (il s’agirait du Crédit Foncier pour 250 millions d’euros, l’hôtel de Coislin, place de la Concorde, et plusieurs immeubles pour le compte du Qatar).

Chacun aurait perçu de juteuses commissions pour ces belles affaires. Ce protagoniste, qui « n’a pas », selon certains, « les allures d’un homme d’affaires », aurait un passé un peu trouble…

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        3 La société JFB Immo

Une obscure entité lyonnaise

 

Il s’agit d’une petite société immobilière lyonnaise qui revendique une commission de plus de 10 millions d’euros à la HSBC pour non-respect de ses engagements et réclame des dommages et intérêts, soit 12 millions d’euros, correspondant à 3% du prix de la vente réalisée.

                                                                                                                                                                                                                             4 Creezy Courtoy

La dame aux parfums

 

Femme du monde, résidant en Belgique, présidente d’une société de parfums en Belgique, Creezy Courtoy prétend avoir contacté un des responsables de la HSBC, un de ses amis de longue date, Pierre Jammes, ancien président d’une filiale de HSBC France afin d’organiser une réunion au plus haut niveau du groupe HSBC avec les représentants de l’émir du Qatar. Elle a assigné Chadia Clot et l’émir du Qatar. Elle réclame 4 millions d’euros.

Quelles sont les véritables relations entre tous ces intermédiaires qui gravitent autour de l’émir du Qatar ?

Quels sont les véritables liens entre Sanbar Jihan, dit Clot, et l’émir du Qatar ?

Quels rôles ont pu jouer la présidente d’une fondation belge spécialisée dans les parfums dans la vente du siège social de HSBC et cette société immobilière située à Lyon, très loin du désert du Qatar ?

Et enfin, quels avantages juridiques et fiscaux tirent l’émir du Qatar et ses intermédiaires en passant par ces montages complexes ?

La réponse à ces questions, peut-être, mardi prochain.

 

 

 

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