Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 16:31

 

 

 

Le Monde .fr

avec AFP | 18.05.2013 à 11h19 • Mis à jour le 18.05.2013 à 12h35
 
 

Trois salariés d'une usine de Foxconn en Chine ont mis fin à leurs jours en moins de trois semaines en se précipitant dans le vide, selon une agence de presse officielle et une organisation de défense des ouvriers chinois, qui s'interroge sur les raisons de ces suicides.

Les trois suicidés était employés par la même usine du numéro un mondial taïwanais des composants pour ordinateur, à Zhengzhou, dans le centre du pays. Le premier, un homme de 24 ans, s'est jeté dans le vide par une fenêtre de son dortoir le 24 avril. Trois jours plus tard, une femme âgée de 23 ans mourait après avoir sauté du sixième étage de son immeuble, rapporte l'agence d'information Nouvelles de Chine. Mardi, un homme marié âgé d'une trentaine d'années mettait fin à ses jours en sautant du toit d'un bâtiment de cinq étages, selon la même source.

"Les raisons de ces sauts dans le vide ne sont pas claires", a commenté dans un communiqué, samedi 18 mai, China Labor Watch, une organisation dont le siège est à New York. Ils pourraient être liés à une politique "par laquelle les ouvriers sont menacés de renvoi s'ils parlent sur leur lieu de travail", poursuit cette organisation non gouvernementale.

Foxconn est très surveillé par les organisations de défense des droits des travailleurs en raison d'une série de suicides, au moins treize, dans ses usines chinoises en 2010, dus, selon les militants, aux dures conditions de travail.

Le groupe taïwanais assemble notamment des produits pour Apple, Sony et Nokia et emploie 1,2 million de personnes en Chine. 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Chine
commenter cet article
18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 16:17

 

Le Monde .fr 

18.05.2013 à 10h15 • Mis à jour le 18.05.2013 à 10h17

Paulo A. Paranagua

 

  En Bolivie, une grève pour les retraites débouche sur un affrontement politique

 

 

 

Le 16 mai, à La Paz.

En Bolivie, une grève pour la revalorisation des retraites, déclarée illégale vendredi 17 mai, est en passe de basculer dans un conflit politique. La veille, le président Evo Morales (gauche) a accusé la Centrale ouvrière bolivienne (COB) de vouloir fomenter un coup d'Etat et a appelé ses partisans à "défendre la démocratie". Une première manifestation de sympathisants du chef de l'Etat a eu lieu à Potosi, jeudi. D'autres sont appelés à converger vers La Paz, le 23 mai, au risque de provoquer des affrontements avec les grévistes.

Avec le soutien de la COB, les mineurs, traditionnellement en pointe dans les mouvements revendicatifs, ont entraîné dans la grève les enseignants, le personnel hospitalier et des ouvriers de l'industrie. Les grévistes demandent une pension de retraite égale à leurs derniers salaires, alors qu'elle s'élève actuellement à 70 %. Le mouvement s'est durci lorsqu'ils ont appris que les militaires sont les seuls à toucher une pension égale à 100 % de leur dernière paie.

Plus de 5 000 travailleurs des mines de Huanuni se trouvent à La Paz. Comme d'habitude, les mineurs manifestent bruyamment, en faisant exploser des petits bouts de bâtons de dynamite. En plein centre-ville, l'effet recherché est vite atteint : les manifestants ne peuvent pas passer inaperçus. La place Murillo, où se trouvent le palais présidentiel et le Congrès, est bloquée par la police, qui éloigne les grévistes à coups de gaz...

 

L’accès à la totalité de l’article est protégé  

 

 

                                                                                 *******************************

 

 

Bolivie:  Grève générale pour les salaires et pensions

 

 

 

Publiée le 18 mai 2013

 

 


La Centrale ouvrière bolivienne, principal syndicat ouvrier du pays, a annoncé une radicalisation de son mouvement de grève générale lancé il y a douze jours pour réclamer une augmentation des montants des retraites et des salaires. Durée: 00:47

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ailleurs dans le monde
commenter cet article
18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 16:06

 

 

Le Monde.fr

avec Reuters | 18.05.2013 à 17h31

 


 

 
Les manifestants s'étaient rassemblés place San Giovanni.

Des milliers de personnes ont manifesté à Rome contre la politique d'austérité et le taux de chômage élevé, samedi 18 mai, enjoignant au gouvernement de coalition d'Enrico Letta de se concentrer sur la création d'emplois pour sortir la deuxième économie de la zone euro de la récession.
 

Lire : Lueurs d'espoir en Espagne, inquiétudes en Italie

"Nous espérons que ce gouvernement finira pas nous entendre, parce que notre patience est à bout", a déclaré un manifestant, au milieu d'une foule brandissant des drapeaux rouges et réclamant plus de droits pour les travailleurs et de meilleures conditions de travail.
 

"On ne peut plus attendre" et "Il nous faut de l'argent pour vivre", pouvait-on lire sur les banderoles et calicots brandis par les manifestants.

  CONFIANCE EN BAISSE

La confiance dans le gouvernement de coalition rassemblant la droite, le centre et la gauche, piloté depuis avril par Enrico Letta, commence déjà à s'éroder. Vendredi, un sondage SWG montrait une chute de 43 % à 34 % d'opinions favorables depuis le début du mois.

Des milliers de personnes ont manifesté samedi 18 mai à Rome contre la politique d'austérité.

Le nouveau président du Conseil a promis de faire de la création d'emplois sa priorité, après deux mois de blocage politique consécutif à des élections parlementaires n'ayant pas dégagé de majorité claire.

Samedi, certains manifestants lui ont reproché de revenir sur son engagement et de concentrer tous ses efforts sur une réforme de la taxe foncière.
 

"Il faut tout recommencer à partir de nouveaux investissements privés et publics, faute de quoi il n'y aura pas de création d'emplois", a souligné Maurizio Landini, secrétaire général du syndicat de la métallurgie Federazione Impiegati Operai Metallurgici (FIOM), classé à gauche.

 

"CE GOUVERNEMENT NE VA PAS DURER LONGTEMPS"

D'autres participants à la manifestation ont émis des doutes quant à la capacité du successeur de Mario Monti au palais Chigi et à sa coalition fragile d'agir avec efficacité.
 

"Ce gouvernement ne va pas durer longtemps", avance un manifestant. "Ce qu'il nous faut, c'est un nouveau parti de gauche qui se batte pour les droits des gens."

L'Italie s'enfonce dans sa plus longue récession enregistrée depuis qu'elle établit des statistiques trimestrielles, en 1970. Le taux de chômage approche un sommet, avec notamment 38 % des jeunes sans emploi.

 

Lire :  Crise européenne : L'économie italienne est dans le coma



Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Italie
commenter cet article
17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 16:33

 

Libération.fr

17 mai 2013 à 12:48


Le média estime ce spot, qui dénonce les dégâts du plastique sur les côtes, trop choquant pour passer à l’antenne. Greenpeace soupçonne Coca-Cola d’être derrière l’affaire.

Par Rémy Demichelis

         

 

 

Une publicité de Greenpeace, dénonçant les effets des bouteilles en plastique sur les oiseaux marins, a été déprogrammée d’une chaîne de télévision australienne. L’organisation non gouvernementale de protection de l’environnement accuse Channel Nine, le média en question, d’avoir cédé à la pression de Coca-Cola pour retirer l’annonce.

Bien que Greenpeace ait payé 20 000 dollars australiens (15 000 euros) pour trente secondes de publicité, Channel Nine a annoncé jeudi soir qu’elle la retirait en raison de son caractère «choquant». Le spot était programmée pour passer à un moment de forte audience, lors d’un match de rugby, rapporte le Sydney Morning Herald.

On voit dans la vidéo, qui parodie les spots de Coca-Cola, de jeunes gens buvant des sodas dans des bouteilles en plastique, puis des oiseaux tomber du ciel. L'un est éventré, le ventre rempli de déchets en plastique. «Il y a quelque chose de vraiment bizarre quand une chaîne de télé est heureuse de montrer des images de jeux d’argent, de viols et de pillages, mais est trop effrayée pour diffuser un spot pour le recyclage», s'insurge Reece Turner, directeur de campagne à Greenpeace, dans le Sydney Morning.

La campagne de pub vise à encourager l’adoption d’une loi pour le recyclage des bouteilles en plastique en Australie. Selon ABC News. Coca dément avoir exercé une quelconque pression sur Channel Nine.

 

 



Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 16:24

CADTM

 

16 mai par Esther Vivas , Sílvia Cabezas d’Alcalà

 

 


Esther Vivas est une combattante infatigable de la résistance civique, membre du Conseil Scientifique d’ATTAC, activiste et chercheuse en mouvement sociaux et en politiques agricoles et alimentaires. Elle est en outre diplômée en journalisme et fait partie du Centre d’Etudes sur les Mouvements Sociaux de l’Université Pompeu Fabra de Barcelone. Elle est auteure de plusieurs livres, dont le plus récent est « Planeta Indignado. Ocupando el futuro » (Sequitur, 2012). Avec Josep Maria Antentas, elle y explique les caractéristiques du Mouvement du 15-M, ou mouvement des Indignés qui, au cours du printemps 2011, a occupé les places de plusieurs villes espagnoles. Un mouvement citoyen pacifique qui promeut une démocratie réelle et plus participative.

En tant que chercheuse en mouvements sociaux et comme activiste, comment définirais-tu ces mouvements ?

Un mouvement social est un groupe de personnes qui partagent une certaine identité collective et qui se mobilisent par des canaux non institutionnels pour changer une situation déterminée. Il y a des mouvements sociaux très divers qui cherchent à transformer la société dans des aspects déterminés en considérant que les pratiques menées à bien par le gouvernement dans ces domaines ne sont pas correctes.

Aujourd’hui, on remet en question le système actuel, dans le cadre de la crise aiguë que nous sommes en train de vivre. Et ce contexte favorise l’émergence d’organisations sociales et de mouvements qui posent la question d’autres politiques. Ils défendent et exigent, par exemple, un logement digne, un enseignement et une santé publics et de qualité, etc.

Nous sommes au deuxième anniversaire du mouvement du 15-M ; quel bilan en tires-tu ?

Je pense que l’impact le plus important du 15-M et des Indignés s’est produit dans l’imaginaire collectif, autrement dit dans la manière de percevoir le monde et dans la capacité de mettre en question ce qui nous à conduit à la situation présente de crise. En outre, il nous a redonné confiance dans le « nous » pour pouvoir changer les choses.

Depuis le début de la crise, les différents gouvernements qui se sont succédés dans l’Etat espagnol nous ont répété à satiété que nous « avions vécu au dessus de nos moyens » et ils nous ont fait nous sentir complices, voire coupables, de la situation. Mais le 15-M a rompu avec ce discours hégémonique et a construit un discours contre-hégémonique. Nous ne sommes ni coupables ni complices de cette situation car nous en sommes les victimes. Le mouvement a été capable de créer un discours alternatif, en générant un changement de mentalité dans l’imaginaire des gens.

Qui sont les responsables directs de cette situation ?

Les coupables sont les élites économiques et financières qui, avec le soutien de la caste politique actuelle, nous ont conduits à cette situation de banqueroute. Ce sont eux qui ont « vécu au dessus de leurs moyens » et ont spéculé dans l’immobilier, ont construit des milliers de logements qui sont restés vides.

Quelles sont les « idées-forces » de ce mouvement alternatif et sa nouvelle manière de faire de la politique à la base ?

Les médias disaient que c’était un mouvement apolitique, mais cela était faux parce que le mouvement revendiquait une autre politique, en comprenant la politique comme la lutte quotidienne pour nos droits, une politique à partir d’en bas, de la base.

Après l’émergence du 15-M, le mouvement a défini quelques principes qui le situent dans un axe idéologique de gauche : changer le monde et les politiques en faveur des gens. Et nous l’avons constaté dans les revendications qu’il défend : nationalisation des banques, démocratie réelle, politique au service des personnes, etc. Lors des campements du 15-M, il y avait de la politique. Elle ne se respirait pas seulement dans les déclarations et les discours mais aussi dans la pratique. L’occupation des places et les multiples activités qui s’y organisaient signifiaient la volonté de commencer à changer le monde ici et maintenant.

Dans le livre « Planeta indignado. Ocupando el futuro », vous affirmez que changer le monde n’est pas une tâche facile ni immédiate. Qu’il s’agit au contraire d’une course de fond où il y a plus que jamais besoin d’intelligence et d’imagination stratégique. En quoi se concrétise cette imagination indignée ?

Nous parlons de cette imagination parce bien souvent le système nous a inculqué qu’il n’est pas possible de changer les choses. Il nous dit que le système ne fonctionne pas mais qu’il n’y a pas d’autres alternatives. Et cela constitue une grande victoire du capitalisme : l’apathie, la résignation, la peur… Le triomphe du capitalisme, c’est que nous restions chez nous. Et l’émergence du 15-M a justement signifié tout le contraire. Les gens sont sortis massivement dans les rues et ont occupé l’espace public, les places.

Et nous avons vu que si nous nous indignions, nous organisions, luttions et désobéissions, nous pouvions alors changer les choses parce que nous sommes nombreux. Qu’il existe des alternatives au système économique actuel et que, si elles ne sont pas appliquées, c’est parce que ceux qui dirigent ne sont pas intéressés à les appliquer car ils ont des liens étroits avec les élites économiques et financières et qu’ils bénéficient tous de cette situation. De fait, la crise est l’excuse parfaite pour appliquer une série de mesure d’austérité largement planifiées.

Que signifie aujourd’hui être « anticapitaliste » ?

Il y a de plus en plus de gens qui peuvent se sentir anticapitalistes, qu’ils se définissent comme tels ou non. Parce que, actuellement, ce qui est clair aux yeux d’un nombre sans cesse croissant de personnes, c’est que ce système ne fonctionne pas. La crise a démasqué le capitalisme et a mis en évidence l’usure, l’avarice et la concurrence qu’il stimule et comment ce système place les intérêts particuliers d’une minorité au dessus des besoins élémentaires de majorité. Le capitalisme transforme des droits fondamentaux en marchandises.

Par exemple ?

On le voit avec l’accès au logement, le droit à l’enseignement et à une santé publique et de qualité, le droit à nous alimenter de manière saine. Un exemple : chaque jour dans l’Etat espagnol, on procède à 532 expulsions de logement alors qu’il y a 3 millions de logements vides. La loi hypothécaire est au service des banques et les politiques répondent aux intérêts d’une minorité financière. Etre anticapitaliste, c’est être contre ce système et défendre un autre qui soit au service des gens et de la planète. Il semble sans cesse plus logique d’être anticapitaliste et anti-système que d’être pro-capitaliste ou pro-système.

Que penses-tu de la lutte menée par la Plateforme des Victimes des Hypothèques (PAH) ?

Il est important d’obtenir des victoires concrètes, de lutter et de ne pas faiblir, et ici le travail de la PAH est exemplaire. Elle a obtenu des victoires qui ont donné de l’oxygène au mouvement ; on a stoppé des expulsions, le PP a du accepter l’Initiative Législative Populaire – même s’il l’a ensuite enterrée – et la « bataille » de la PAH n’est pas encore terminée. La PAH représente l’espoir pour ceux qui vivent le drame des expulsions et une source d’inspiration pour tous ceux qui luttent.

Comment voyez-vous le probable « saut dans la politique » de certains mouvements sociaux ou de plateformes civiques ?

Je crois que les mouvements sociaux doivent toujours être indépendants par rapport aux organisations politiques. Mais il faut également souligner les limites de la mobilisation en soi. De mon point de vue, je pense que, pour changer les choses, au-delà de la lutte dans la rue et de la désobéissance qui sont indispensables, il est également fondamental de construire des alternatives politiques, antagonistes à celles d’aujourd’hui, qui défendent une autre pratique politique, loyales aux gens qui luttent et avec un programme de rupture avec le système. Sinon, en restant cantonnés aux mouvements sociaux, on risque de se limiter à être un lobby vis-à-vis de ceux qui dirigent.

Quelques exemples ?

C’est déjà arrivé en Argentine, en 2001, quand les gens sont sortis dans la rue en criant « Qu’ils s’en aillent tous ». Et tel fut le cas. Ils sont tous partis mais les mêmes de toujours sont revenus avec la famille Kirchner au grand complet.

On le voit aussi aujourd’hui en Islande : il y a une grande mobilisation sociale, les élections arrivent et sont remportées par une alliance entre le Parti Social-Démocrate et le Mouvement de la Gauche-Verte, on élabore une nouvelle constitution à partir d’en bas et ces partis finissent pas liquider l’initiative. Aux élections suivantes, la droite qui a mené le pays à la faillite remporte le scrutin. Je crois que tous ces cas doivent nous faire réfléchir sur la nécessité de construire une alternative politique à partir d’en bas.

De quelle manière les nouveaux mouvements sociaux utilisent-ils Internet pour diffuser leurs idéaux et mobiliser les citoyens ?

On ne peut comprendre aujourd’hui la protestation sociale sans analyser le rôle des réseaux sociaux. Ce sont des canaux d’information alternatifs aux médias traditionnels. Des instruments qui ont permis aux activistes d’expliquer à la première personne ce qui se passe, en se transformant en ce qu’on appelle des « journalistes citoyens ».

Ces instruments représentent un pas en avant dans la démocratisation de la communication, pour la rendre accessible à tous. Mais, ce qui est indispensable, c’est de lier l’utilisation de ces instruments et réseaux aux mouvements qui luttent dans la rue. Ils doivent servir, en conséquence, pour amplifier ces luttes.

Les revendications et les stratégies du mouvement contre la dette du Sud peuvent-ils s’appliquer en Europe ?

S’il y a plus de 10 ans on se solidarisait avec la lutte contre la dette extérieure des pays du Sud (en 2000 on a organisé ici un référendum populaire qui avait recueilli plus d’un million de votes et qui revendiquait que les pays du Sud n’aient pas à rembourser une dette illégale et illégitime), aujourd’hui, une décennie plus tard, nous voyons comment la problématique de la dette est arrivée en Europe.

Et nous mobilisons pour refuser de payer une dette injuste et illégale que nous réclament et nous imposent les banques et les marchés. En conséquence, nous avons beaucoup de choses à apprendre des luttes en Amérique latine (mais aussi en Asie et en Afrique) contre l’endettement. En Équateur, le gouvernement de Correa, avec le soutien des mouvements sociaux, a réalité un audit pour savoir quelle partie de la dette réclamée par les institutions internationales était légitime ou non. Et on a prouvé qu’une partie de cette dette était illégitime, qu’elle n’avait bénéficié qu’à des élites politiques et économiques et le gouvernement a décidé de ne pas la payer. Il faut démonter le mythe que la dette ne peut qu’être payée. Ce n’est pas le cas. Pourquoi devrions-nous payer une dette qui n’est pas la nôtre ?

*Entretien de Sílvia Cabezas à Esther Vivas pour PiensaEsGratis.com.
**Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera.

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 16:15

 

Médiapart

 

 

 

L'Andeva, association des victimes de l’amiante, dénonce un déni de justice, et va former un pourvoi en cassation. Ce vendredi, la 4e chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a annulé les mises en examen de neuf personnes dont Martine Aubry dans le dossier de l’usine Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados), dans un arrêt de 64 pages que vous pouvez consulter ici.

Trois cents personnes ayant travaillé dans l’usine de Condé-sur-Noireau sont actuellement reconnues en maladies professionnelles liées à l’amiante.

 

Une manifestation de victimes 
Une manifestation de victimes

La première plainte avait été déposée en 1996 au tribunal de Caen, le dossier étant finalement dépaysé vers le pôle santé publique du tribunal de Paris en 2005. Les premières mises en examen d’industriels, puis de hauts fonctionnaires, ont été prononcées à partir de 2006.

Alors que la juge d’instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy se savait dans l’obligation de changer de poste, ayant atteint la limite des dix ans au même poste de juge au pôle santé, elle a décidé de mettre Martine Aubry en examen pour « homicides et blessures involontaires », ce qui a été fait le 6 novembre 2012.

 

Martine Aubry 
Martine Aubry

Martine Aubry se trouvait poursuivie pour des faits remontant à la période 1984-1987, alors qu’elle était directrice des relations du travail (DRT) au ministère du travail.

La juge Bertella-Geffroy lui reproche une série de neuf griefs, allant de la transposition tardive d’une directive européenne de 1983 sur la protection des travailleurs exposés à l’amiante à l’absence d’initiatives pour mieux protéger les salariés, à l’exception d’une circulaire de 1985. Martine Aubry se voyait aussi reprocher la participation de son administration au Comité permanent amiante (CPA), organisme de lobbying financé par les industriels de l’amiante pour retarder ou empêcher l’interdiction de leurs produits.

« Aucun lien de causalité »

La maire (PS) de Lille s’est expliquée en détail lors de son audition, contestant point par point les neuf griefs, avant de déposer une demande d’annulation de sa mise en examen confiée à l'avocat Yves Baudelot.

En substance, elle a catégoriquement contesté tout retard pris, à l’époque, par elle-même ou par le ministère du travail. « Le décret de 1977 avait inspiré la directive de 1983, à cette période on pensait que la réglementation était efficace, les maladies étaient rares et en raison de période d’incubation de 30 à 40 ans, elles étaient mises sur le compte des expositions antérieures à 1977 », expliquait notamment Martine Aubry.  

« Non seulement le retard de la DRT avancé est factuellement faux, mais c’est un curieux renversement des choses que de reprocher à la France un retard de transposition d'un texte qu’elle a inspiré. En effet, la directive de 1983 reprenait les dispositions de 1977. Seules la Belgique, l’Allemagne et l‘Espagne ont appliqué la directive au 1er janvier 1987, mais ils n’avaient aucune réglementation protectrice de l’amiante contrairement à nous. Les autres pays l'ont appliqué entre mi-1987 et 1991 », ajoutait-elle.

 

La juge Bertella-Geffroy 
La juge Bertella-Geffroy

Les trois magistrats de la chambre de l’instruction ont donné raison à Martine Aubry et aux huit autres personnes qui demandaient l’annulation de leur mise en examen.

La chambre de l’instruction effectue un distinguo entre les directeurs de l’usine qui n’ont pas respecté la législation, ou ont commis des imprudences ou des négligences, et qui restent mis en examen, et les hauts fonctionnaires. « En matière de responsabilité pénale, il faut la certitude du lien de causalité entre la faute reprochée et le dommage subi par chaque victime », rappelle la juridiction de contrôle. 

« Si les plaques pleurales et les mésothéliomes sont des maladies spécifiques de l’amiante, s’agissant des cancers du poumon, il faut établir la certitude du lien de causalité. » Or la chambre de l’instruction considère qu’il « n’existe aucun indice grave ou concordant à l'encontre de quiconque d’une faute de négligence dans l’application de la réglementation ».

Elle ajoute que « l’usage contrôlé d’un produit dangereux est une constante notamment dans l’industrie, qu’il est dans les attributions de la Direction des relations du travail de réglementer et de surveiller ces usages contrôlés de produits dangereux, qu’ainsi la mise en place et le maintien d’un usage contrôlé de l'amiante était dans la norme et n’est pas la manifestation d’une imprudence, d’une négligence répréhensible ».  

« Le niveau de risque admis (...) ne peut s’apprécier avec les exigences de santé publique actuelles », ajoutent les magistrats.

Martine Aubry s’est félicitée ce vendredi de cette décision judiciaire. « La justice reconnaît aujourd’hui qu’aucune faute ni négligence ne peut m’être imputée dans le drame de l’amiante, comme je n’ai cessé de le dire depuis le premier jour », a déclaré par voie de communiqué l’ex-patronne du PS.

 

 Voir également sous l'onglet Prolonger

 


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 14:22

 

 

Médiapart - Blog

 

LES CHIFFRES DE LA DEBACLE SARKOZIENNE SONT ARRIVES!

 

Nous avons désormais tous les chiffres!

ET ILS PARLENT D’EUX-MÊMES…

 

Non pas qu’ils soient incontestables, ils dépendent des paramètres choisis…

Mais, cependant, ils valent mieux qu'un long discours.

 

 

sarkozy-leve-le-doigt

 

ANALYSONS CES CHIFFRES…

Dette de l'État stricto sensu (source AFT (Agence France Trésor) ou "encours de la dette négociable" :

En 2007 = 921 milliards.

En 2012 = 1 386 milliards.

Soit une augmentation  de 465 milliards sous le règne de Sarkozy - (hors organismes sociaux et collectivités territoriales.

Dette de la France au sens de Maastricht (source INSEE, chiffres au 3ème trimestre 2012) comprenant toutes les dettes : État + organismes sociaux et collectivités territoriales.

En 2007 = 1 221,1 milliards.

En 2012 = 1 818,1 milliards.

Augmentation : 597 milliards sous le règne de Sarkozy - (au 30 septembre 2012).

Croissance économique (source Eurostat) :

En 2007 = + 2,3%.

En 2012 = 0,0%.

Récession sous le règne de Sarkozy !

Comparaison : taux de l'Allemagne en 2007 = + 3,3% ; en 2012 = + 0,7%. (mais avec le soutien des affairistes britanniques, américains, etc…)

Balance commerciale (source Eurostat) :

En 2007 = − 51,988 milliards

En 2012 = − 81,447 milliards.

Détérioration : 55% sous le règne de Sarkozy -.

Comparaison, balance de l'Allemagne

En 2007 = + 194,259.

En 2012 = + 185,004.

(mais avec le soutien des affairistes britanniques, américains, etc…)

Taux de chômage (source Eurostat) :

En 2007 = 8,4%.

En 2012 = 10,2%.

Détérioration : 1,8% sous le règne de Sarkozy -

Allemagne. En 2007 = 8,7%  En 2012 = 5,5%.

Taux d'emploi (source Eurostat) :

En 2007 = 69,8%.

En 2011 (2012 pas disponible) = 69,2%.

Détérioration : 0,6% sous le règne de Sarkozy.

Allemagne. En 2007 = 72.9%  En 2011= 76.3%

Emploi, nombre de postes de travail disparus (source INSEE, "ensemble des secteurs marchands (hors agriculture)") :

En 2007 = 16, 3972 millions.

En 2012 = 15,9605 millions.

Perte de 436 700 postes de travail sous le règne de Sarkozy.

2009 04 01 Sarkozy G20

Entre 2007 et 2012 les recettes fiscales ont baissé de 196 milliards  donc 5 années de pertes de recettes non compensées.

Comment ?

Trois principales niches fiscales concernant l’impôt sur les sociétés et avantageant les grands groupes :

1 - Le Régimes des sociétés mères et filiales qui nous a coûté 34,9 milliards d’euros pour l’année 2009.

2 - Le Régime d’intégration fiscale qui nous a coûté de 19,5 milliards d’euros pour l’année 2009. 

3 - La ni-Niche Copé (taxation à taux réduit des plus-values à long terme provenant de cession de titres de participation) qui nous a coûté8 milliards d’euros en 2009.

Pour ces trois niches fiscales : un manque à gagner de 62,4 milliards d’euros sous le règne de Sarkozy. Une paille !

S’y ajoute le coût des trois niches fiscales ajoutées par Sarkozy (selon la cour des comptes)   

1 - Heures supplémentaires  qui nous a coûté 4,5 milliards d’euros.

2 - TVA réduite sur la restauration qui nous a coûté 3,5 milliards d’euros.

3 - Passage du bouclier fiscal à 50 % des revenus déclarés qui nous a coûté 0,7 milliards d’euros.

Soit un coût total de 8,7 milliards d’euros pour ces trois niches fiscales sous le règne de Sarkozy. Une paille !

Au total pour les 6 niches fiscales : 71 milliards d’euros.

A comparer avec le plan de rigueur de 8 milliards d’euros !

MAIS…

Il faudrait ajouter à cela :

1 - La baisse de l’impôt sur le revenu due à la diminution du nombre de tranches (de 13 avant 1986 à 5 aujourd’hui),

2 – Le passage de la tranche supérieure de 65 % (avant 1986) à 41% aujourd’hui.

Soit un coût total de 15 milliards d’euros en 2009 sous le règne de Sarkozy..

Il ne faudrait pas oublier :

La baisse du taux de l’impôt sur les sociétés (avant même les niches fiscales) de 50 % à 34,6 % aujourd’hui.

Soit un coût total de 20 milliards d’euros en 2010 (Rapport de la Courdes comptes 2010).

Soit : 71 + 35 = 106 milliards d’euros en une année sous le règne de Sarkozy !

Mais n’oublions pas aussi les niches sociales : 42 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales en 2009 (Rapport du Sénateur de droite Jean-Jacques Jégou au nom de la commission des finances du Sénat – 2010)

Et les intérêts payés aux détenteurs de la dette publique : 48 milliards d’euros en 2009.

Au total : 106 + 42 + 48 = 196 milliards d’euros en 2009

Alors que le déficit public (État, Sécurité sociale, Collectivités territoriales, organismes centraux) s’élevait à 145 milliards d’euros.

Nicolas-Sarkozy-World-Economic-Forum-Flickr

LA DETTE DONC, C'EST SAKOZY QUI L’A FAIT et il n’y a pas de raison que ce soit le citoyen lambda qui paye les cadeaux fiscaux du petit frisé à ses amis les riches-plein-de-morgue !

MAIS…

Il n’a pas fait que cela, le nabot prétentieux.

Il a aussi revendu tout l’or de la France, quand l’or était à son cours le plus bas…

Juste avant la catastrophe financière d’octobre 2008....
Et il l’a vendu pour soutenir le cours du dollar à l’époque…

Si bien qu’un retour à l’étalon or serait pour la France, et du fait ce petit crétin prétentieux, CATASTROPHIQUE!!!

nicolas sarkozy en janvier 2011 a davos moritz hager-world 

Sans la politique merdeuse et servile face au MEDEF, aux riches, aux financiers et aux banquiers, sans cette politique menée par Sarkozy, nous aurions encaissé aux environs de 1000 milliards de plus en cinq ans !

Alors, prendre un pays en faillite en août de 2007 et le conduire à la ruine en seulement 5 ans, il fallait quand même le faire ! Et cela a été fait avec une véritable énergie, mêlée d'une constante satisfaction de soi.

Malgré ces chiffres calamiteux, personne n'ose aujourd'hui prononcer le terme de ruine, ni celui d'effondrement, comme pour conjurer le sort !

hollande 3

Il faudrait assainir la situation avant que la ruine ne se transforme en défaut sur le marché des capitaux….

Avant que les CDS (credit défault swap) mettent en route leur rouleau compresseur comme ils l'ont tenté pour l'Irlande, le Portugal, la Grèce et maintenant pour Chypre qui n’est nullement sauvé ?

 Pour éviter la ruine il faut que la banque européenne prête au même taux qu’elle le fait aux banques privées…

Et surtout....

Il faut taxer les transactions financières…

Il faut écraser et récupérer l’argent des paradis fiscaux…

 

hollande-manchette-banlieues-hip-hop

Et pour que l’image de notre pays soit restaurée au sein de la communauté internationale, il faut user de la justice pour ceux qui ont délibérément mis l’économie de notre pays à mal…

IL FAUT OBLIGER SARKOZY ET SES COMPLICES A RENDRE DES COMPTES DEVANT LA JUSTICE…

On nous fait croire que le narcissique pervers Sarkozy pourrait être jugé pour abus de faiblesse de la vieille Betancourt.

Mais ce sont l’ensemble des Français qui ont été victime de ce nabot au service de la grande finance.

L’empire du fric a mis en place Sarko pour mettre la France à genou (c’est un besogneux au service de la finance internationnale).

Et Hollande vient terminer la besogne en se parant de l’image du bon gars qui a battu Sarko (qui était devenu trop gênant pour l’élite financière).

 

Image1.jpg

MAIS… Hollande/Sarko ne sont que des marionnettes !

Les vrais responsables de ce pillage viennent de Wall Street et de la City.

 

 imgscan-contrepoints695-banquier-876x1024

 

QUE FAIRE ALORS ???

D’abord prendre quelques décisions simples !

Rétablir une grille d’imposition progressive, supprimer les niches fiscales…

Préempter ceux qui placent leur fric dans les paradis fiscaux…

Réattribuer à la Banque de France son rôle de financement de l’Etat et des Collectivités locales.

Réorganiser la banque privée de façon qu’elle soit obligée de financer les petites entreprises… Donner la priorité à la capitularisation active à la passive (taxer cette dernière)

Chasser les fonds d’investissement de toutes les sociétés liées au service public et aux grandes sociétés privées (banques par exemple qui manient plus d’argent que les revenus de la France).

Bouter hors de France Goldman Sachs et JP Morgan… Nationaliser le marché du gaz. Chasser Vinci et nationaliser les Sociétés d’autoroutes.

Transformer, diversifier et réorganiser les pôles de production d’énergie et de bien nécessaires à tous : nationalisation d’ EDF, GDF, France Télécoms, des eaux, des autoroutes, de TF1, de TDF, et de tous les établissements financiers secourus par les fonds publics.

Annulation de la privatisation rampante de la Poste.

Interdire la privatisation des services publics stratégiques, comme la santé et l’ Education.

Systématiser les rencontres citoyennes et user du referendum pour les questions financières et les modifications de grande ampleur…

Réformer en profondeur la Constitution….

Et si nos élites ne sont pas capables de proposer ces REFORMES VITALES au peuple…

ALORS…

Foutons les dehors !

Et usons de la seule solution :

QUE LA REVOLUTION CITOYENNE JAILLISSE DES CŒURS ET DES ESPRITS !

JUSTICE ET PAIX AUX HOMMES DE BONNE VOLONTE !

 

  espoir-copie-1

 

PS : Sites consultés :

http://www.insee.fr/fr/

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/statistics/search_database

http://www.aft.gouv.fr/

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 14:08

 

Le Monde - Blog finance

 

 

Les douze derniers mois n’auront pas été exemplaires pour le système bancaire américain…sauf sur un plan : leur rentabilité. Elle a entrainé une hausse de leurs cours de bourse qui se situe entre 15 et 27 % depuis le début de l’année.  Ce n’est rien a cote de l’explosion de 60% de BNP Paribas.

Après tout, c’est peut-être tout ce qui compte pour eux. Mais les grandes banques des Etats-Unis ont une fâcheuse tendance de se croire hors d’atteinte, meme si elles ne sont plus au-dessus de tout soupçon. Elles ne peuvent plus tout se permettre.

1.     JP Morgan Chase est au centre d’une belle bataille de gouvernance. Il faut dire qu’entre le Libor, la perte de 6 milliards de dollars, des enquêtes sur la manipulation des prix de l’énergie, sa réputation d’intégrité, qui en faisait une des banques les plus admirées au monde, a pris un sérieux coup. Une fronde des actionnaires tente d’exiger que son PDG, Jamie Dimon,  choisisse entre la Présidence et la Direction Générale de la première banque américaine. Le 21 mai, nous saurons s’il aura réussi : sur le plan de son image, cependant, cette lutte publique pour le pouvoir absolu a eu des retombées néfastes. Le Conseil d’Administration soutien le statu quo et Jamie Dimon a fait savoir qu’il quitterait si on le privait de sa tiare. Il faut dire que JP Morgan n’utilise pas de firme de recrutement pour choisir de nouveaux administrateurs, mais se base sur les « références ». C’est l’ancien Chairman (et CEO, bien sûr) d’Exxon, Lee Raymond, qui est le contrepoids à cette hégémonie. Peut-être se retrouvera-t-il Chairman à l’issue de l’Assemblée ? Il faut dire qu’aucun administrateur de JP Morgan Chase n’a une vraie expérience bancaire.  Les paris sont ouverts et, pour corser l’affaire, la firme qui récolte les bulletins de vote par procuration a décidé d’arrêter –sans explication- de faire connaître les tendance pour les diverses résolutions.

2.     Goldman Sachs a renoué avec les bonus insensés sans pour autant que la performance soit à la hauteur. La même demande de séparation des rôles est sur la table. Mais cette fois, une entreprise qui représente les actionnaires, Glass Lewis, est montée au créneau. Comme les banques doivent dorénavant faire approuver leur système de rémunération par l’Assemblée Generale aux Etats-Unis, ces derniers ont bien l’intention de mettre à mal un système qui leur est défavorable, tant le droit de cuissage du management est important. Un des administrateurs qui a du sang sur les mains à Fannie May et Countrywide est aussi en ligne de mire. Goldman Sachs refuse de présenter des paramètres de rémunération et est considérée comme distribuant des bonus arbitraires, sans oublier les avantages « en nature » sur les fonds prives des partenaires. Les Britanniques n’ont pas apprécié l’entourloupe qui lui a permis d’éviter 20 millions de livres d’impôts sur ses bonus en les payant plus tard.

3.     Citibank est de loin la firme dont le retour à meilleure fortune est le plus remarquable. La défenestration de Vikram Pandit reste dans les mémoires, mais le nouveau CEO, Michael Corbat, est bien reçu. C’est le Comite d’Audit que les actionnaires attaquent. Il faut dire que l’un des administrateurs, Robert Joss,  était si peu indépendant qu’il avait un contrat de consultance de $ 350.000 par an, et était payé pour « certains projets ». L’autre, Judith Robin, qui dirige la Rockefeller Foundation et est une grande et remarquable philanthrope mais n’est peut être pas la mieux outillée pour être au comité d’Audit alors que sa présence au Conseil n’est absolument pas contestée. Cette tentative a échoué.

 Cette liste, loin d’être exhaustive, est là pour nous rappeler que les banques américaines continuent à se plaindre de l’administration, des règlementations, de l’économie …et d’obtenir des faveurs de la Federal Reserve. Leurs bénéfices décrédibilisent totalement leur lutte contre deux grands ennemis : la « Volcker Rule » qui protège les fonds propres des banques contre la spéculation et le « too big to fail » (trop grosse pour une banqueroute), qui vient de faire l’objet d’une proposition bipartisane (eh oui, cela existe) du Congrès américain. Heureusement le poids économique des banques est inferieur a 80% du PIB alors qu’il est de 350% en Europe.

 

Nous savons tous que la prochaine crise bancaire est en train de se préparer et que la question n’est pas « si » mais « où » et « quand ». Plus que jamais la vigilance reste de rigueur, tant il est vrai que les mauvaises habitudes ne changent pas facilement,

 


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 13:54

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 17.05.2013 à 11h10 • Mis à jour le 17.05.2013 à 11h44


  
Jérôme Cahuzac à Villeneuve-sur-Lot, dans ce qui était jusqu'alors son "fief".

Jérôme Cahuzac perçoit toujours ses indemnités de ministre. Le ministre de l'économie, Pierre Moscovici, a confirmé sur RTL, vendredi 17 mai, que l'ex-ministre du budget "a choisi" de percevoir ses indemnités de ministre ainsi que le révélait jeudi RMC. La loi autorise tout ministre à toucher son salaire pendant les six mois suivant une démission. Le ministre a été contraint de quitter son poste fin mars après l'ouverture d'une information judiciaire le visant pour blanchiment de fraude fiscale. Deux semaines plus tard, il a avoué détenir un compte bancaire secret à l'étranger et a été mis en examen.

La décision de Jérôme Cahuzac va à l'encontre de la position défendue par Jean-Marc Ayrault, précise le ministre de l'économie : "Le premier ministre lui a demandé de ne pas le faire. Nous n'avons pas les moyens d'interrompre cela, c'est légal." Selon lui, le choix de toucher son salaire relève de "la même logique, celle d'un homme qui n'en fait un peu qu'à sa tête".

 

 

 UN AVENIR POLITIQUE COMPROMIS

Il semblerait que Jérôme Cahuzac n'ait pas fait le deuil de ses ambitions politiques. Il a multiplié ces derniers jours les signaux laissant penser qu'il comptait se présenter au scrutin de Villeneuve-sur-Lot du 16 et 23 juin face au candidat désigné par le PS. Un sondage confidentiel réalisé par l'IFOP donnerait toutefois l'ancien ministre largement battu au premier tour de la législative partielle dans la troisième circonscription de Lot-et-Garonne avec 11 % des voix.

Lire : Cahuzac vient prendre la température de l'électorat au marché de Villeneuve-sur-Lot

Selon ce sondage commandé par le Parti socialiste et révélé vendredi par La Dépêche du Midi, Le Parisien et RMC, l'ancien ministre du budget serait devancé par Jean-Louis Costes (UMP) avec 27 % des voix, le représentant du FN Etienne Bousquet-Cassagne (22 %), et le candidat désigné par le PS, Bernard Barral (19 %). Dans le cas où Jérôme Cahuzac ne se représenterait pas, Jean-Louis Costes obtiendrait 30 % des suffrages. Bernard Barral arriverait dans ce cas de figure en deuxième position avec 23 %, juste devant le candidat du FN (21 %).

Lire : Le PS contre un retour de Cahuzac à l'Assemblée nationale

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 13:36

 

Rue89

 

Corinne Lepage - Présidente de Cap21

Publié le 15/05/2013 à 16h47

 

 

La demande indemnitaire d’EDF de 5 à 8 milliards d’euros pour fermer Fessenheim est indécente, mais elle n’est rendue possible que par une immense erreur (volontaire ?) de jugement due à l’inexpérience de la ministre de l’écologie et au double jeu de son administration. Elle traduit surtout l’emprise du lobby nucléaire sur le système démocratique.

La demande est indécente. Quand on est une société nationale, qui depuis 20 ans n’a pratiquement pas investi en France mais a utilisé la rente nucléaire, qui appartient à tous les Français, pour des investissements à l’étranger qui se sont révélés plus calamiteux les uns que les autres, et ce, sans aucune sanction, on se la joue modeste. Si Fessenheim (2 tranches de 900 MGw) rapporte 200 millions d’euros par an, cela signifie que les 58 tranches rapportent au moins 5,8 mds par an (en fait beaucoup plus puisque la plupart des tranches sont de 1300 MGw).

Où est passé cet argent et comment bénéficie t-il à la collectivité nationale ? Quels ont été les montants des investissements réalisés en France ? Comment une entreprise qui fait courir des risques à hauteur de 5000 mds d’euro (estimation IRSN catastrophe majeure) à la collectivité nationale et qui n’a aucune assurance, si ce n’est celle de la Nation, qui a refusé délibérément de constituer des réserves à hauteur correcte pour assurer le démantèlement de ses ouvrages a-t-elle l’audace de réclamer quelle qu’indemnité que ce soit pour une décision de l’Etat auquel elle doit tout. A fortiori avoir le culot de réclamer 150 millions d’euros pour des investissements non amortis alors qu’il s« agit de travaux engagés quasiment de force pour s’opposer à la décision de fermeture prise par le Président de la République, mériterait de figurer au livre Guiness des records.

La question de la fermeture de Fessenheim n’est pas née du hasard, mais de la vétusté de cet ouvrage et surtout du cumul de risques qui préexistait à Fukushima mais qui est apparue dans toute son ampleur compte tenu de la similitude entre les 2 centrales, même si Fessenheim n’est pas exposé à un tsunami mais à une inondation aux conséquences catastrophiques puisque la centrale est construite 9 mètres en dessous du grand canal d’alsace. Du reste, le très récent guide de l’ASN exclut des constructions de cet ordre et prévoit de poser la question du maintien d’une centrale existante en cas d’exposition à un risque de cette nature.

Mais la ministre a choisi délibérément – ou a été conduite à valider le choix- de nier l’évidence et de justifier la fermeture de la centrale par une sorte de fait du prince. Ce faisant, elle a volontairement choisi d’exposer l’Etat à une demande indemnitaire, alors que la fermeture pour des raisons de sûreté était largement justifiée. Certes, l’ASN a décidé de prendre le risque de la prolongation de la durée de vie de cette centrale dangereuse et reconnue comme telle dans toute l’Europe. Mais cela n’aboutit qu’à une conclusion : le manque d’exigence de cette autorité certes indépendante mais composée uniquement de membres du lobby nucléaire et dont l’autonomie de jugement ne doit pas dépasser certaines limites. Rappelons que quelques jours après Fukushima, le 31 mars 2011, M. Lacoste, alors président de l’ASN avait indiqué étudier un moratoire sur Flamanville. Il n’avait pas fallu 48h à M. Proglio pour s’y opposer et obtenir un démenti de M. Lacoste !

Quoiqu’il en soit, la décision de fermeture d’une centrale à risque est le choix du gouvernement et l’ASN ne donne qu’un avis. Dès lors, le choix d’ignorer le risque et maintenir une décision de fermeture sur un changement de politique énergétique est soit un manque criant de professionnalisme, soit la volonté délibérée de laisser continuer la centrale, malgré les engagements pris d’abord pour des questions de délais et de droit déjà expliquées ensuite pour des questions financières car il va de soi que l’Etat ne peut et n’a pas à débourser un fifrelin pour la fermeture d’une centrale prévue pour durer 30 ans, qui a plus qu’amorti sa durée de vie et qui est dangereuse. Lorsque l’on connait le dossier, la question de la mise en danger délibérée d’autrui pourrait même être évoquée.

Dans tous les cas, une fois de plus, le caractère de pieuvre tentaculaire que présente le lobby nucléaire en France est illustré. En capacité de s’opposer à une décision du Président de la République, alors que l’Etat est actionnaire majoritaire d’EDF, le lobby nucléaire est plus fort que le système démocratique. L’existence d’un Etat dans l’Etat pose un réel problème démocratique et politique qui contribue largement à faire couler notre pays puisque ce lobby obtient des décisions contraires à l’intérêt général, à la croissance , à l’emploi et à la coopération franco-allemande dont il est une des plus grandes pierres d’achoppement. Jusqu’à quand allons-nous accepter une telle situation qui n’a pourtant guère l’air d’émouvoir l’aile verte de la majorité présidentielle ?

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Nucléaire
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22