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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 19:29

 

Rue89 - Le Yéti - voyageur à domicile

 

Publié le 17/03/2013 à 20h50

 

Vu la vague de fond déclenchée par le brutal projet de taxation des dépôts bancaires à Chypre, il faut croire que ces voyous de la Troïka ont enfin touché juste : au tréfonds du porte-monnaie des frileuses classes moyennes. Du coup, c’est la révolution chez les petits (et gros) épargnants. Bien fait !

Que découvre-t-il soudain, l’épargnant transi ? Que son fric ne lui appartient pas, mais appartient à la banque qui le détient, qui lui lâche chichement la quantité qu’elle décide et peut même aller jusqu’à lui refuser l’accès à ses guichets en cas de coup dur.

Et le coup dur, il est là, tout proche ! Pourquoi croyez-vous qu’ils ont pris cette décision fatale un vendredi soir, à la veille d’un week-end prolongé, et qu’on ne sait même pas quand ils vont oser les rouvrir leurs banques chypriotes ?

Histoire de ressenti

L’épargnant marri vous jurera que tout ça, il le savait, il le pressentait. Mais c’est comme pour la météo : il y a les températures vaguement annoncées et les températures « re-ssen-ties ».

Et là, l’épargnant chypriote, il la ressent très très douloureusement la température taxeuse que les voyous troïkesques veulent lui imposer avec, évidemment, la complicité active des Moscovici locaux.

Et les épargnants des pays alentours, espagnols, italiens, français – oui, français ! –, ressentant dans leur chair que rien finalement n’arrêtera la bande des gredins (qu’ils idolâtraient il y a encore peu comme maîtres), commencent eux à sérieusement trembler dans leurs culottes. Ma cassette ! Ma chère cassette ! Où courir ? Où ne pas courir ?

Bien fait. L’épargnant, c’est le prototype même de l’électeur utile, qui vote pour une ganache hypocrite au prétexte qu’elle est moins teigne que le petit teigneux d’avant. Et qui, au prochain tour, votera pour le petit teigneux parce qu’il est supposé moins ganache que la ganache hypocrite, etc.

Il y a du « négationniste » chez notre petit épargnant neuneu. La crise, la « Grande perdition », la fin du système ? Pensez-vous, des lubies de complotistes, tout ça !

Enfin, jusqu’à ce qu’on touche à son bas de laine. Parce qu’aujourd’hui, faut voir comme ils s’émeuvent en chœur, nos neuneus déconfits. Bien fait, on les avait prévenus.

Personne n’y coupera

« Ho dis donc, Yéti ricaneur, à ce que je sache, tu ne fais pas particulièrement partie des fauchés, toi non plus ? »

Ah, ne m’en parle pas, canard boiteux ! Je viens précisément de vendre ma maison pour profiter d’une retraite bien méritée sous des cieux plus cléments. Et comme la masure valait tout de même encore bien plus de cent mille euros, c’est plusieurs milliers d’euros (9,9 % exactement du total) qui m’auraient été carottées si par malheur, j’avais été un retraité chypriote.

Mais je m’en fous ! Il y a un moment, faut savoir ce que l’on veut. L’inévitable « Grande mutation » en cours ne va pas se dérouler dans des orgies de foie gras et des dégoulinades de coulis de fraise.

Le coup de force de la Troïka a au moins le mérite de décanter les camps. Chacun va se retrouver vite fait au pied d’un sale mur lézardé et contraint de prendre des décisions tranchées pour ne pas se retrouver enseveli dessous. Personne n’y coupera.

Ma prochaine maisonnette – s’ils me laissent le temps de l’avoir ! – se trouve à moins de deux cents mètres de l’estran marin. A marée basse, ce serait bien misère que je ne trouve pas de quoi croûter pour ma petite meute à moi. Le temps que se réalise un jour, peut-être, mon programme de Yéti.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 19:17

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

100 000 emplois supprimés en 2012 : dix travailleurs « détruits » racontent

 

 

Selon l’Insee, l’industrie, la construction et les services ont perdu 100 000 emplois en 2012. Des postes qui souvent ne seront plus jamais occupés. Dix nouveaux chômeurs témoignent de ces disparitions et de leur reconversion pas simple.

 

 

 

Les raffineries quittent le pays, l’industrie automobile périclite, les journaux coulent, des commerces ferment. La France a plus de 3 millions de chômeurs, un secteur de l’intérim en grande difficulté – 61 000 postes en moins en 2012 – et beaucoup de nouveaux retraités non remplacés.

Des postes de travail disparaissent, dont on sait que plus personne ne les occupera. Les statistiques parlent de « destruction d’emplois », il faudrait aussi parfois parler de destruction de métiers.

Making of

Pour sélectionner quelques-uns des secteurs qui ont le plus perdu d'emplois, en proportion de leurs effectifs, nous avons utilisé les chiffres et la nomenclature de l'Insee.

 

Le cabinet Trendeo nous a de son côté fourni la liste des derniers plans sociaux, qu'il repère méthodiquement dans la presse régionale et nationale.

 

PS : l'intérim est le « secteur » qui a le plus perdu d'emplois (10% de ses effectifs), ce cas étant spécifique nous lui réserverons un article à part.

 

Dans d’autres secteurs, des emplois se créent. Mais ils ne font pas le poids face à l’industrie, la construction et les services, qui en ont perdu 100 000 en 2012, selon les derniers chiffres de l’Insee.

Quand on est informaticien et que l’on se retrouve au chômage, la recherche d’un travail dépend de la conjoncture, de son CV.

Le cariste, l’imprimeur, l’agent de voyages traditionnel ou le vendeur de jeux vidéo se retrouvent, eux, riches d’un savoir-faire qui n’a plus de valeur. Inutiles dans une société qui n’a pas su les aider à s’adapter aux mutations de production.

Rue89 a souhaité faire le portrait de dix travailleurs « détruits » dans ces secteurs. Raconter, à travers leur parcours, la violence de la crise économique. 

 

 

1 Catherine, modéliste : « Tout est transféré en Asie »

 

Le textile fait partie des secteurs les plus touchés, en pourcentage, par la destruction d'emplois.

Le textile fait partie des secteurs les plus touchés, en pourcentage, par la destruction d’emplois. - DR

Catherine, le prénom a été modifié, n’est pas retournée au boulot depuis le 21 février, jour où on lui a annoncé son licenciement. Elle était modéliste depuis dix-sept ans dans une entreprise de confection de vêtements d’enfants, tout près de Nantes en Loire-Atlantique.

Modéliste, c’est construire le « patron » du vêtement. « La réalisation technique des plans de face et de profil, qui permettent la fabrication du premier modèle », dit-elle. Elle a fait ça toute sa vie.

Dans la région, le secteur de la confection disparaît. « Avant, il y avait des boîtes comme Newman ou Gaston Jaunet. On avait l’embarras du choix. » En ce début d’année 2013, l’entreprise de Catherine coule à son tour. « C’est le quatrième plan social en cinq ans. »

Cette fois-ci, 36 postes sont supprimés dont le sien. « Tout est transféré en Asie. »

Seule « la création » n’est pas délocalisée (trois stylistes sur cinq sont quand même virées). Catherine nous dit que les quelques modélistes qui restent ne font plus que remplir des « tableaux de mesure » (où les dimensions du vêtement sont consignées, l’étape précédant le patron).  « Un petit dossier » constitué du dessin, d’indications sur la matière et du tableau de mesure est envoyé en Chine ou en Inde.

Tout est fait là-bas. Quelques couturières sont conservées au chaud, dans l’atelier français, pour des rattrapages ou des rectifications.

L’entreprise de Catherine fabrique principalement des vêtements pour la grande distribution. « Pour des gens qui n’ont pas beaucoup de moyens, le transfert en Asie était inéluctable. » Catherine s’excuse de tenir des propos protectionnistes et moralisants, mais dit :

« Il faudrait que les gens consomment moins et mieux. Ils n’ont pas besoin de tout ce qu’ils achètent, il faudrait qu’ils comprennent qu’ils peuvent sauver des métiers, le mien disparaît. »

Comme Catherine a plus de 50 ans, elle a le droit à trois ans de chômage. Si elle veut rester modéliste, son problème c’est que les entreprises susceptibles d’embaucher sont à plus de 150 kilomètres de chez elle (IKKS, Gemo). Cela nécessiterait de prévoir un gros budget essence.

Le salaire d’une modéliste en fin de carrière est d’environ 1 700 euros nets. « Je ne sais pas si ça vaut la peine. »

Le secteur du textile, de l’habillement, de la chaussure et du cuir a détruit plus d’emplois qu’il n’en a créés. Il a même perdu 1,6% de ses effectifs cette année : 1 900 emplois. Nolwenn Le Blevennec

 
 

2 David, journaliste papier : « Depuis Internet, l’impression d’être méprisé »

 

David Larbre, 46 ans, éditeur à La Tribune depuis onze ans. Parti lors de la liquidation judiciaire.

David Larbre, 46 ans, éditeur à La Tribune depuis onze ans. Parti lors de la liquidation judiciaire. - DR

David Larbre avait l’impression de travailler dans « la tour de contrôle » du journal :

« Les éditeurs sont là pour veiller à ce que les pages ressemblent à quelque chose, pour qu’un sens cohérent se dégage du journal, pour que les gens le lisent. »

A La Tribune, les éditeurs participaient au choix des sujets le matin, sélectionnaient les photos et les infographies, relisaient les articles, les titraient.

Mais quand le journal a commencé à rencontrer des difficultés économiques, ils « ont fait partie des premiers touchés », se souvient David. Pour lui, « ça a contribué à l’affaiblissement des contenus » et à la désaffection progressive du lectorat ».

C’était autant de même travail avec moins de personnel. Il a également fallu faire plus vite : en 2012, le bouclage se faisait deux heures plus tôt qu’en 2002, raconte David. Tandis que les supports se sont multipliés : il a fallu peu à peu mettre l’information en scène sur les tablettes et les sites Internet, ne plus.

Au fur et à mesure, David a eu l’impression, dans son métier, d’être « marginalisé », « un peu méprisé » :

« Quand on soulevait un problème d’information non vérifiée, de censure, d’angle... on s’est mis à nous répondre que nous n’étions que des exécutants, que nous devions laisser tomber les questions éditoriales. En gros, il fallait qu’on se contente de mettre en page, au kilomètre. »

Après une mise en redressement judiciaire, La Tribune a été reprise en janvier 2012 par France Economie Régions (FER), associé à Hi-Media. Les repreneurs ont décidé la poursuite du quotidien économique sous une forme numérique.

David a été licencié en mai 2012. Aujourd’hui, seule une dizaine de journalistes continuent à y travailler.

Les autres se retrouvent au chômage avec de l’expérience et des difficultés à se reclasser, raconte David : 5% d’entre eux ont retrouvé un poste fixe dans la presse, selon ses informations. Les autres se font free lance ou changent de métier, comme lui.

Délégué syndical (SNJ), il a suivi de nombreuses formations de droit. C’est ce qui lui a permis de trouver un nouvel emploi, dans un cabinet d’expertise comptable, comme consultant en matière juridique et sociale.

Le secteur auquel appartient la presse a perdu cette année 2% de ses effectifs : 4 200 emplois. Elsa Fayner

 
 

3 Valérie, « viseur » : « Les imprimeries ferment les unes après les autres »

 

Valérie Creusat, 43 ans, licenciée de l'imprimerie.

Valérie Creusat, 43 ans, licenciée de l’imprimerie. - DR
 

A Maxéville (Meurthe-et-Moselle), l’imprimerie Jean-Lamour a fermé le 22 janvier 2013, faute de repreneur. Valérie Creusat, 43 ans, y travaillait depuis juillet 2007. Elle occupait un poste de « viseur » pour 1 750 euros net par mois :

« Pour chaque ouvrage apporté par nos clients éditeurs, je devais calculer les coûts d’impression, les aider à choisir le bon papier – plutôt couché mat ou demi-mat pour du texte, plutôt offset pour la BD –, trouver les sous-traitants pour la reliure... »

Elle a compris que les difficultés arrivaient quand les reliures Brun ont été liquidées en janvier 2012.

« Donc, d’un seul coup, on a perdu notre principal débouché. Et les éditeurs sont partis les uns après les autres, préférant travailler avec des imprimeurs encore associés avec des relieurs. »

Il y a eu « des mois très difficiles », un projet de fusion avorté, puis Valérie Creusat et ses 41 collègues ont perdu leur travail.

Son « plus gros diplôme », c’est un BEP comptabilité. Elle a commencé à prospecter dès qu’elle a senti le vent tourner.

Elle a refusé une première proposition (« le même poste pour 500 euros de moins »), une deuxième (« c’était mieux payé mais je connais le tempérament du PDG, ça n’aurait pas collé entre nous »).

Les imprimeries ferment les unes après les autres. Le secteur a perdu 7 000 emplois cette année (3,3% de ses effectifs). Mais Valérie n’est pas nostalgique : elle préférerait devenir commerciale dans l’édition, « quitte à aller à Paris ». En juillet, si elle n’a rien trouvé, elle commencera un BTS Assistante de gestion avec le Greta de Lorraine. Mathieu Deslandes

 
 

4 Léa, graphiste : « Pourquoi moi ? » Sa chef : « Pourquoi pas toi ? »

 

Léa – c’est un pseudo – s’est « presque sentie libérée » quand elle a appris son licenciement économique. Sa boîte fait partie du secteur « services aux entreprises », premières victimes des réductions de coûts et de la baisse d’activité.

A 29 ans, elle faisait partie depuis un an et demi de « l’équipe créa » d’une petite agence parisienne de graphisme. Elle répondait à des « briefs créatifs » pour proposer des « solutions graphiques ». Elle s’occupait aussi des « benchmarks de création ».

Les semaines de 50 heures – pour 2 200 euros net par mois – et le conflit permanent avec sa supérieure lui font dire qu’elle « aime son métier et n’a pas aimé ce boulot ». Quand l’entreprise a commencé à rencontrer des difficultés économiques (le secteur a perdu 1 600 emplois cette année), Léa s’est trouvée la première licenciée, en février 2013 :

« Le motif économique du licenciement était tout à fait justifié, mais je n’étais pas la plus nouvelle dans l’entreprise, ni la plus jeune. J’ai donc été demander à ma supérieure : “Pourquoi moi ?”. Elle m’a répondu “Pourquoi pas toi ?”. » E.F.

 
 

5 Hélène, sous-traitante auto : « Un jour, on a vu nos machines partir »

 

Chez Walor (prononcer « Valor »), à Legé (Loire-Atlantique), les ouvriers fabriquent des pièces métalliques qui entrent dans la fabrication des airbags et des ceintures de sécurité. D’autres usines s’occupent ensuite de l’assemblage, ce qui fait que les ouvriers ne sont jamais en contact avec le produit fini. Parfois, ils ne savent même pas à quoi servent les pièces qu’ils fabriquent.

Hélène – c’est un pseudo – a 42 ans. Ça faisait douze ans qu’elle était dans l’usine. « Régleuse sur une machine multibroches », elle fabrique des pièces qui servent à la « mise en explosion » des airbags – « ça sert pour le détonateur », dit-elle hésitante.

Avant, elle bossait dans la restauration. Elle a changé pour avoir des horaires plus stables : les 3x8. « Je fais mes huit heures et j’ai fini, c’est ça qui me plaît. » La semaine où elle était de nuit était quand même difficile. Elle n’a pas d’enfants, elle gagnait 1 550 euros net par mois.

Fin février 2013, la direction a annoncé un plan social de 26 personnes. Hélène s’est tout de suite « mise » dans le plan social. Pour elle, cette destruction de postes était une « aubaine », l’ambiance au sein de l’usine étant devenue insupportable.

Ces dix dernières années, la production a été en grande partie délocalisée dans les pays de l’Est (et bientôt au Mexique). « Un jour, on a vu les machines commencer à partir », dit-elle, et on imagine les machines en train de faire leurs valises. Les ouvriers pensent que l’usine sera complètement morte d’ici cinq ans, seuls quelques postes administratifs ou de recherche pourraient subsister.

En 2004, ils étaient 400 ouvriers, aujourd’hui ils ne sont plus que 102. C’est la quatrième vague de licenciements dans l’entreprise.

Grâce à la cellule de reclassement, Hélène va toucher 80% de son salaire brut pendant un an. Elle n’a pas encore commencé à chercher du travail, mais elle compte retrouver un boulot dans l’industrie :

« Je prendrai ce qu’il y a, mais avec le même genre d’horaires. » N.L.B.

 
 

6 Achille, cariste : « On a transpiré pour cette entreprise »

 

Achille Boellis, 46 ans, cariste chez Tresch, sera licencié le 10 mai 2013.

Achille Boellis, 46 ans, cariste chez Tresch, sera licencié le 10 mai 2013. - DR
 

Plus une bouteille ne sort depuis le début de l’année 2013 de chez Tresch, à Illzach. Le négociant en vins spécialisé dans les bouteilles en verre consigné était connu en Alsace depuis les années 70 pour son Chevrotin – un concurrent régional du Vieux-Papes –, mais aussi pour ses limonades, comme la Mixmi ou la Tigrette.

Achille y travaillait depuis vingt-deux ans. Quand il est arrivé chez Tresch, l’entreprise comptait 180 salariés et était en pleine expansion, se développant à l’export. Lui a participé à la mise en place de nouvelles normes, il « suivait » « le produit » et ne se sentait « pas simplement cariste ». Ça lui plaisait bien.

En 2007, le service export a été délocalisé en Bourgogne. Achille a dû changer de poste et le travail est devenu plus « bourrin ». Au printemps 2012, au tour de la mise en bouteilles de vins de migrer vers la Bourgogne. En mai 2013, l’usine entière sera fermée. Achille ne comprend toujours pas pourquoi.

« On a transpiré dans cette boîte pour garder les clients. Nos salaires ont même été bloqués. »

Le cariste de 46 ans est en colère, mais pas désespéré. Depuis dix ans, il travaille l’après-midi chez un loueur de voitures.

Mais pour ses anciens collègues, ça sera plus compliqué : 

« Les formations qu’ils demandent – chauffeur de poids lourds, de conducteurs d’engins sur des chantiers, voire de travailleur à la morgue – sont refusées, parce qu’elles ne relèvent pas de “secteurs porteurs”. »

Le secteur « Fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac » a perdu 4 800 emplois en 2012 (près d’1% de ses effectifs). E.F.

 
 

7 Romuald, chef de travaux dans le BTP : « Dernier arrivé, premier à partir »

 

Romuald Valette, 25 ans, a un parcours sans anicroche. Bac ES, BTS bâtiment puis licence conducteur de travaux spécialisé dans les maisons individuelles. En alternance un mois sur deux, il a signé un contrat avec l’entreprise Maine Construction, une société du Mans en pleine forme depuis trente ans.

Une fois diplômé, il est devenu officiellement conducteur de travaux dans l’entreprise : 1 700 euros net par mois.

Un an et sept mois plus tard, son patron l’a convoqué. L’entreprise n’allait plus bien. « J’étais le dernier arrivé, donc le premier à partir. »

Maine Construction comptait alors 18 salariés dont 7 conducteurs de travaux. Romuald a été le seul à partir ce jour-là, mais la boîte va devoir se séparer d’un autre employé dans quelques mois.

« Il n’y a pas de boulot. Je suis retourné les voir, puisqu’on s’est quittés en bons termes, pour essayer de faire marcher le bouche à oreille. Mais il n’y a aucune perspective d’amélioration pour 2013, surtout avec les nouvelles normes énergétiques instaurées par le gouvernement en janvier. »

La reconversion ? Difficile, sa formation étant très « restrictive ».

La construction a perdu 13 000 postes – 1% de ses effectifs – sur l’ensemble de l’année 2012. Philippe Vion-Dury

 
 

8 Aïcha : « Visiteur médical, c’est devenu un sale métier »

 

A 52 ans, Aïcha est au chômage depuis le 23 février. Son poste faisait partie des 500 disparus dans son entreprise pharmaceutique, l’un des plus gros acteurs dans la prestation de visite médicale.

En décembre, la societé CI-Innovation à Levallois a été liquidée et ses salariés licenciés.

Le secteur des « délégués médicaux », comme on les appelle officiellement, va mal.

Selon un récent rapport d’Eurostaff sur l’avenir du métier, d’ici 2017, en France, il ne restera que 12 500 visiteurs médicaux. C’est la moitié des effectifs de 2004. Ils sont déjà moins de 16 000.

Les directions des entreprises concernées se justifient en invoquant le développement des médicaments génériques, la pression de plus en plus grande sur les prix, le déremboursement de certains médicaments.

Aïcha, qui était en CDI et déléguée à la CGT, pense aussi que visiteur médical, c’est devenu un sale métier, mal vu de tous, des médecins, des patients et des politiques. En 2011, l’Igas, Inspection générale des affaires sociales, prônait carrément sa suppression. La visiteuse médicale commente : 

« Après l’affaire Servier, certains médecins nous fermaient la porte au nez. Ils disaient qu’il ne pouvaient plus nous faire confiance. »

Elle se souvient aussi de la responsabilité qu’on leur a fait porter pour le trou de la Sécu  : 

« De toute manière, même quand un directeur insiste pour que vous appuyiez beaucoup un médicament, sur le terrain, vous êtes seul. »

Pour Aïcha, visiteur médical, c’était le métier parfait. Il y a dix ans, elle a choisi de quitter une place assise dans les bureaux de la Chambre de commerce et de l’industrie de Paris. Elle peinait à maîtriser son emploi du temps, avec ses deux enfants. Avec ce nouveau travail, c’était plus simple :

« On organise nous-mêmes notre emploi du temps. 80% des visiteurs sont des femmes, et plus de la moitié sont des mères célibataires. »

Tous les quatre mois, elle était formée pour pouvoir parler de nouveaux médicaments et des pathologies qu’ils devaient traiter. Elle voyait en moyenne six médecins par jour. 

Elle a encore ses enfants de 14 et 16 ans à sa charge. Il lui reste au minimum encore à travailler dix ans avant sa retraite. Renée Greusard

 
 

9 Christophe, vendeur de jeux vidéos : « j’espère que la FNAC va survivre encore un peu »

 

Christophe a perdu son emploi de vendeur chez Game, une enseigne qui vendait des jeux vidéo. Les « gamers » préfèrent désormais s’approvisionner sur Internet et à l’étranger, surtout en Belgique.

Le tribunal de Bobigny a rendu son jugement vendredi 1er février, et comme prévu, la majorité des boutiques Game a fermé.

Christophe et ses collègues n’avaient pas été prévenus officiellement des difficultés de leur entreprise. Comme leurs clients, c’est par Internet qu’ils ont appris la mauvaise nouvelle. Game soldait à tout va avant fermeture. Les médias spécialisés ont décrit un « pillage » des magasins, et des vendeurs au bord de la crise de nerfs.

Dans la boutique de Christophe, l’ambiance était tout autre :

« On travaillait dans un magasin complètement vide. C’était triste. Des clients sont venus à la boutique pour nous dire au revoir ! »

Après des mois de galère à chercher, en vain, un emploi dans son domaine – le graphisme –, il avait finalement décroché un boulot de vendeur en novembre 2012 :

« C’était une petite boutique, mais je m’y plaisais bien. Mes collègues étaient sympas. Et j’aimais bien discuter avec les clients et leur parler des jeux auxquels j’ai pu jouer. Moi-même, je joue beaucoup... »

Il espère retrouver du travail dans la vente de produits culturels :

« Mais Virgin a fermé, donc j’espère que la Fnac va survivre encore un peu  ! »

Le commerce de détail a perdu 6200 emplois – 0,4% de ses effectifs – cette année. Lucie Ronfaut

 
 

10 Eric, opérateur en pétrochimie : « On est très spécialisés »

 

Eric Haennel, 46 ans, durant ses années Pétroplus.

Eric Haennel, 46 ans, durant ses années Pétroplus. - DR
 

La raffinerie Petroplus de Reichstett (Bas-Rhin), inaugurée par Georges Pompidou en 1964, a fermé ses portes fin 2012, laissant plus de 200 salariés sans emploi. Dont Eric Haennel, qui a découvert le chômage à 46 ans.

Il a été embauché à la raffinerie après son bac et son service militaire. Il faisait les 3x8 : une matinée, puis une nuit, puis un après-midi. Dans ces conditions atypiques, « les collègues deviennent une sorte de seconde famille ».

Eric était à la fois opérateur extérieur et opérateur tableau. Pour 3 000 euros brut par mois, il était chargé de s’assurer du bon fonctionnement de plusieurs secteurs de la raffinerie.

Initialement électro-technicien, Eric a évolué au sein de l’entreprise. « Nous avons eu des formations assez lourdes, et nous sommes maintenant très spécialisés ». Mais Eric n’est pas du tout certain de pouvoir faire profiter une nouvelle entreprise de ces compétences cumulées dans la pétrochimie :

« Pour retrouver un travail, il faut se déplacer, ce que je ne peux pas faire. Et puis il n’y a plus beaucoup de raffineries en France. »

Le secteur « cokéfaction et raffinage » a perdu 400 emplois en 2012, soit 3,4% de ses effectifs, l’une des plus fortes pertes – en proportion – de l’année. Rodolphe Baron

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 19:04

 

 

Rue89 - Thomas Coutrot - économiste atterré

Publié le 18/03/2013 à 15h06

 

 

« Sécurisation de l’emploi » ? En désignant ainsi l’accord interprofessionnel du 11 janvier dernier et la loi qui va le transcrire, les médias oublient que cet accord s’avoue lui-même « au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi ».

Cette simplification est certes inhérente aux nécessités du journalisme. Mais s’il fallait simplifier, l’accueil enthousiaste réservé par les milieux financiers nationaux et internationaux et la franche hostilité des organisations syndicales majoritaires auraient du inciter les médias à mettre l’accent sur le volet « compétitivité » de l’accord.

En adoptant les éléments de langage des signataires de l’accord et du gouvernement, les médias français manquent à leur devoir d’équilibre. Car si ce texte est un compromis, il est manifestement déséquilibré. En vérité la seule disposition substantielle en faveur des salariés concerne la complémentaire santé.

Avancées sociales dérisoires

Certes, sa généralisation n’interviendra qu’à l’issue d’un laborieux processus de négociations, à l’horizon de 2018. Certes, il eût été mille fois préférable – et équitable – de revenir sur les mesures de déremboursements, de « franchises » et d’augmentation du « ticket modérateur », qui ont effrité la couverture de base et rendue si vitale la couverture complémentaire.

Certes, les coûts de gestion des innombrables opérateurs qui peuplent le maquis de la complémentaire maladie sont une complète absurdité économique (selon la Cour des Comptes, la gestion coûte 4% des prestations versées par l’assurance maladie publique, mais 17% pour les mutuelles et assurances privées).

Néanmoins la généralisation de la complémentaire santé pour les salariés des PME marquera un progrès par rapport à la situation actuelle. C’est bien le seul. Pour le reste, les « avancées sociales » prévues par l’accord confinent au dérisoire :

  • la légère surtaxation des CDD d’un mois n’aura qu’un impact marginal sur la précarité ;
  • les droits « rechargeables » à l’assurance chômage seront négociés, précise l’accord, à coût constant pour l’Unedic, donc en réduisant d’autres droits ;
  • la création d’un « compte personnel de formation » ne fait que prolonger le DIF (Droit individuel à formation) créé par un autre accord interprofessionnel de 2003 et dont le bilan, manifestement peu flatteur, n’a jamais été fait par ses signataires ni par les pouvoirs publics. Etc...

Licenciements collectifs

Reste le cœur du texte, qui a séduit l’agence de notation financière Standard & Poors (« la réforme du marché du travail permettra aux employeurs d’ajuster les salaires en temps de crise ») et la presse financière internationale. La réduction des salaires et/ou la hausse de la durée du travail « en cas de graves difficultés conjoncturelles » pourra faire l’objet d’un « accord majoritaire » qui s’imposera aux salariés, les récalcitrants étant licenciés.

Surtout, le juge n’aura plus à se mêler de l’affaire : l’accord majoritaire vaudra preuve de la « cause réelle et sérieuse » du licenciement, qui ne pourra donc être remise en cause. Voilà la seule véritable sécurisation du projet. Les procédures de licenciements collectifs seront elles aussi formidablement accélérées et sécurisées pour le patronat. Elles pourront être définies soit par un accord majoritaire, soit par une décision unilatérale de l’employeur.

Décision qui, précisent l’accord et le projet de loi, devra être homologuée par « le Direccte » dans les trois semaines, et mise complètement à exécution dans les deux mois (quatre mois pour plus de 250 licenciements).

Le Direccte, c’est le Directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi, figure hybride née de la RGPP sarkozyste. Ce haut fonctionnaire a sous sa tutelle l’Inspection du travail, mais aussi les services régionaux de Bercy.

Les juges hors-jeu

Point besoin d’être devin pour savoir dans quel sens il penchera, responsable qu’il est du « développement des entreprises et des compétences ». Il se contentera en général de vérifier que l’employeur a justifié de « l’effort de reclassement » des salariés concernés et communiqué au Comité d’entreprise les documents prévus par le code du travail.

Là encore, l’accord majoritaire ou l’homologation par l’administration sont supposés couper l’herbe sous le pied du juge, cet empêcheur de licencier en rond. Quel contraste par rapport à 1987, où le CNPF obtenait du gouvernement Chirac la suppression de l’autorisation administrative de licenciement ! A l’époque, l’inspecteur du travail était l’ennemi du patron, le juge son ami.

Après vingt-cinq ans de chômage de masse et de réforme de l’Etat, les salariés sont précarisés, les syndicats épuisés, l’administration du travail désarmée ; quant aux juges, qui commençaient quant à eux à compenser ce flagrant déséquilibre en construisant une jurisprudence intéressante contre les licenciements de confort et le « harcèlement managérial », l’ANI et la loi les mettent hors-jeu.

Mais le plus important n’est pas encore là. Car cette affaire ne peut être interprétée sans prendre en compte la gravité de l’actuelle situation économique européenne. Si nous étions dans une crise conjoncturelle où la reprise est « au coin de la rue » (comme le disait le président américain Hoover en 1930), l’accord serait mauvais mais pas catastrophique.

L’Europe en cure d’austérité

Le verrou de l’accord majoritaire – c’est-à-dire signé par des syndicats représentant une majorité de salariés de l’entreprise – pourrait être invoqué pour écarter l’hypothèse de baisse généralisée des salaires.

Les « accords de maintien dans l’emploi » auraient vocation à rester isolés ou occasionnels, et les licenciements collectifs seraient peut-être de simples ajustements avant de nouvelles embauches.

Mais tout indique au contraire que l’Europe s’est engagée de façon intentionnelle dans une cure d’austérité aux conséquences terribles. Les purges infligées sans relâche aux pays d’Europe du Sud sont en voie de généralisation au Nord, comme en témoigne la politique du gouvernement Hollande.

L’objectif des oligarchies européennes est clair : imposer par une « stratégie du choc » une baisse des coûts sociaux et salariaux afin de rétablir la compétitivité du continent dans le marché global. L’Allemagne l’a fait dans les années 2000, de façon négociée et en s’appuyant sur sa supériorité industrielle.

Des motifs d’espoir

Le tour est venu des pays déficitaires, dont la France, qui n’ont pas les mêmes atouts et devront donc baisser drastiquement et autoritairement leurs coûts. La démocratie risque fort de ne pas y survivre.

Des motifs d’espoir demeurent néanmoins. Les vives résistances sociales en Europe du Sud sont peut-être en voie d’enrayer la mécanique catastrophique de l’austérité. En Espagne ou en Grèce, pourtant, les syndicats avaient longtemps collaboré avec les politiques néolibérales au nom du projet européen.

Mais ils doivent aujourd’hui pour survivre lutter contre les actuelles institutions européennes avec l’énergie du désespoir. En France, la majorité du mouvement syndical est restée fidèle aux idéaux de solidarité et rétive aux dogmes de la concurrence et de la compétitivité. Sa résistance, loin d’un archaïsme, est nécessaire à la sauvegarde de la démocratie en France et en Europe.

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:46

 

midilibre.fr

 

AFP
18/03/2013, 18 h 00 | Mis à jour le 18/03/2013, 18 h 10
Les Chypriotes en colère contre le plan de sauvetage qui doit être voté mardi.
Les Chypriotes en colère contre le plan de sauvetage qui doit être voté mardi. (AFP/PATRICK BAZ)

Le plan d'aide à Chypre, très impopulaire sur l’île, dont la clause sans précédent prévoit de prélever une taxe sur tous les dépôts bancaires, provoque la colère des habitants de l'île.

Le visage grave, plusieurs centaines de Chypriotes réunis devant le Parlement ont dénoncé lundi la taxe exceptionnelle sur leurs comptes bancaires, refusant d'être les "cobayes" de l'Union européenne. "Nous ne serons pas vos cobayes", "L'Europe est pour ses peuples, pas pour l'Allemagne", "UE, qui est la prochaine, l'Espagne ou l'Italie?", proclament des pancartes en grec ou en anglais lors de cette première manifestation depuis l'annonce de la mesure, organisée ce dernier lundi avant le début du carême orthodoxe, jour férié à Chypre.

Taxation exceptionnelle

En contrepartie d'un prêt de 10 milliards d'euros pour sauver le pays au bord de la faillite, les bailleurs de fonds internationaux ont exigé pour la première fois une taxation exceptionnelle pouvant aller jusqu'à 9,9% sur l'ensemble des dépôts bancaires de l'île méditerranéenne. "C'est une expérience pour le reste du monde. Ils veulent voir s'ils peuvent faire ça ailleurs. Nicos Anastasiades (le président chypriote) avait le choix, il aurait pu ne taxer que les comptes dépassant les 100 000 euros. Maintenant, tout le monde paie pour les erreurs de quelqu'un d'autre", dénonce Nicolas, un étudiant chypriote.

Autour de lui, la colère est palpable, mais les manifestants restent à distance de la poignée de policiers en faction devant le bâtiment du Parlement, où le vote sur le plan de sauvetage européen a été reporté à mardi soir. Le ton monte cependant parfois entre manifestants qui accusent l'ancien président communiste Demetris Christofias d'avoir traîné à reconnaître l'ampleur de la crise et rechigné à faire des concessions quand il était encore temps, et ceux qui reprochent à son successeur, le conservateur Anastasiades, d'avoir immédiatement cédé sur tout. "Le problème n'est pas seulement l'argent, c'est la manière dont ils nous ont traités. Ils sont venus de nuit, et ils ont mis la main sur nos comptes bancaires. Nous avions confiance dans l'UE, et ils nous ont fait du chantage", explique Despo Protopapa, 45 ans. "Le Parlement doit rejeter l'accord pour montrer que nous avons notre fierté", ajoute-t-elle, tandis qu'une femme crie "Livra, livra", en référence à la livre que les Chypriotes utilisaient jusqu'à leur entrée dans l'euro en 2008.

"Nous voulons vivre dignement"

Robert Baier, un Allemand de 37 ans représentant en équipement nautique à Chypre depuis 9 ans, pense aussi que l'accord doit partir à la poubelle. "Donnons aux gens leurs avoirs jusqu'à 100 000 euros, laissons les banques s'écrouler et envoyons leurs responsables en prison", explique-t-il en arborant un grand drapeau chypriote, quand les nationalistes locaux ont plutôt tendance à agiter le drapeau grec. Pour Louisa, 53 ans et allure distinguée, les conditions accolées au plan de sauvetage sont "inacceptables, au-delà de tout traitement raisonnable. Nous savons que ce n'est que le début. Ils vont conduire notre pays à la ruine. Si c'était seulement cette taxe (sur les dépôts), nous donnerions avec joie pour sauver notre pays. Mais nous voulons vivre dignement".

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:35

 

Le Monde.fr avec AFP | 18.03.2013 à 17h00 • Mis à jour le 18.03.2013 à 17h34


 

 
Thierry Lepaon, successeur de Bernard Thibault à la tête de la CGT, le 12 février à Caen.

Thierry Lepaon a proposé, lundi 18 mars, à Toulouse, à l'ouverture du congrès de la CGT, une nouvelle journée d'action contre l'accord sur l'emploi, dans la semaine du 2 au 5 avril, alors que s'ouvrira le débat sur ce projet à l'Assemblée.
 

Lire :  Flexibilité ou sécurisation ? Ce que change l'accord emploi

"Je propose que le congrès décide d'une journée nationale d'action dans la semaine du 2 au 5 avril, avec rassemblements à l'Assemblée nationale et dans les territoires", a dit le successeur désigné de Bernard Thibault à la tête de la centrale syndicale dans son discours d'ouverture du congrès.

 

"UNE POLITIQUE DE RIGUEUR ET D'AUSTÉRITÉ"

L'accord sur la sécurisation de l'emploi du 11 janvier a été négocié par les partenaires sociaux et retranscrit dans un projet de loi qui doit être examiné à partir du 2 avril par les députés. Il a été approuvé par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, FO et la CGT refusant pour leur part "l'accord de la honte".
 

"Le gouvernement actuel s'inscrit dans une politique de rigueur et d'austérité qui constitue la toile de fond de toutes les réformes en cours ou annoncées : l'accord sur la sécurisation de l'emploi, le financement de la protection sociale, les retraites ou l'assurance chômage, la décentralisation", a-t-il déclaré.
 

"Il va falloir que le gouvernement soit à l'écoute des salariés et de leurs organisations syndicales. Il va falloir aussi que les salariés interviennent massivement et dans la durée", a-t-il dit. Selon lui, la première journée d'action, le 5 mars, rassemblant la CGT, FO, Solidaires et la FSU, était" un point d'appui pour la suite". "Le 2 avril va s'ouvrir le débat parlementaire, il ne peut se tenir sans l'intervention des salariés ", a lancé M. Lepaon.

Lire aussi :  L'accord sur l'emploi est-il identique à ce que proposait Sarkozy ?

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:27

 

Le Monde.fr avec AFP | 18.03.2013 à 16h25 • Mis à jour le 18.03.2013 à 16h28


 

 
Des ouvriers de PSA Aulnay manifestent contre la fermeture de leur usine, le 5 mars 2013 à Paris.

PSA Peugeot Citroën consultait à nouveau, lundi 18 mars après-midi, les représentants des salariés sur le projet d'accord concernant les plans sociaux à Aulnay-sous-Bois et à Rennes. Plus de deux cents salariés manifestaient devant le siège du groupe, à Paris, à grand renfort de pétards et de fumigènes, a constaté une journaliste de l'Agence france-presse.

Le face-à-face entre salariés en grève (CGT, CFDT, SUD) du site d'Aulnay (Seine-Saint-Denis) et les forces de l'ordre, qui ont encerclé les manifestants, était tendu en début d'après-midi. Des pneus ont été brûlés à proximité du siège du constructeur automobile, provoquant une épaisse fumée noire avenue de la Grande-Armée (XVIe arrondissement). "On est des ouvriers, pas des casseurs, les casseurs, ce sont les patrons", scandaient les manifestants, alors que s'ouvrait un nouveau comité central d'entreprise (CCE).

 

LA CGT CONTRE LE PROJET D'ACCORD SUR LES MESURES D'ACCOMPAGNEMENT

Les élus du CCE sont consultés sur le projet d'accord concernant les mesures d'accompagnement pour les salariés de l'usine d'Aulnay – vouée à la fermeture en 2014, entraînant la disparition de 2 800 emplois – et pour les quatorze cents suppressions de poste à Rennes. En décembre, les syndicats avaient donné un avis défavorable (CGT et CFDT s'étaient abstenus). Lundi, ils devraient tous donner un avis favorable, à l'exception de la CGT.

Les salariés d'Aulnay-sous-Bois sont en grève depuis le 16 février, ils s'opposent au projet d'accord et revendiquent toujours "un CDI pour tous et une pré-retraite dès 55 ans". Au total 11 214 suppressions de poste sont envisagées entre mai 2012 et mi-2014. A la fin de mai 2012, les effectifs dans l'activité automobile du groupe s'élevaient à 67 112 postes. Ils devraient fondre à 55 989 d'ici à la mi-2014.

Lire : PSA : la direction détaille les projets pour Rennes et Aulnay

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:19

 

Rue89 - Explicateur 18/03/2013 à 17h09

  Pascal Riché | Redchef Rue89

 

 


Des Chypriotes retirent du liquide à un distributeur, le 17 mars 2013 à Nicosie (Petros Karadjias/AP/SIPA)

 

Quel bazar ! En annonçant samedi que le sauvetage des banques cypriotes serait en partie financé par une contribution prélevée directement sur les comptes des déposants, l’Eurogroupe a créé un beau chaos. Le plan, qui accompagne une aide de 10 milliards d’euros, vise à prélever :

  • 6,75% des dépôts en deçà de 100 000 euros ;
  • 9,9% au-delà de 100 000 euros.

En échange de ces prélèvements, des actions des banques seront distribuées. Les autorités chypriotes ont procédé dès vendredi soir au gel des sommes à prélever.

Chypre, numéro 5 des pays aidés
Après la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne, Chypre est le cinquième pays à se tourner vers la zone euro pour obtenir une aide dans le contexte de la crise de la dette souveraine.

Problème : cette mesure, qui doit rapporter 5,8 milliards d’euros, a été interprétée comme un possible précédent à d’autres initiatives du même ordre. algré les démentis, le risque est de voir les déposants grecs, italiens ou espagnols vider leur compte. Pour de nombreux économistes, l’Eurogroupe a joué avec le feu : le risque de « bank run » n’est pas à exclure.

                                                                                                                                                                                                                             1 Pourquoi le secteur bancaire chypriote va mal

 

Chypre a commencé à appeler à l’aide en juin 2012, lorsque ses banques ont affiché une perte de 4,5 milliards d’euros liée à la restructuration de la dette grecque.

Ce choc a frappé des banques qui, pour certaines du moins, étaient fragiles. Les banques chypriotes ont attiré énormément de placements étrangers, russes notamment (beaucoup soupçonnent le système d’avoir servi à blanchir des fonds tirés d’activités illégales).

Visiblement, elles n’hésitaient pas à investir dans des produits risqués, comme des titres de dette grecque, pour pouvoir offrir aux déposants étrangers des rémunérations élevées. Il n’y a jamais de miracle en la matière : quand une banque propose des rémunérations bien plus alléchantes que les autres, il y a toujours un loup.

Résultat, le bilan des banques représente plus de sept fois le PIB de l’île, un déséquilibre manifeste. En cas de pépin, le pays ne peut pas sauver le système.

La situation est en cela comparable à celle de l’Islande en 2008, dont les banques pesaient dix fois le PIB du pays, après avoir elles aussi attiré des épargnants étrangers. Mais Chypre a deux handicaps supplémentaires, par rapport à la situation islandaise :

  • une dette publique de 100% en 2012 (contre 29% en Islande, en 2007) ;
  • une impossibilité de dévaluer : Chypre fait partie de la zone euro.

​Commentaire de l’économiste islandais Thorolfur Matthiasson, qui a observé de près la faillite des banques de son pays, en 2008 :

« Si vous observez le bilan de Laiki bank, vous constatez qu’il représente 30 milliards d’euros pour un capital de 1 milliard, avec, au passif, uniquement des dépôts bancaires. Par conséquent, un échange “dépôts contre actions” semble la chose la plus logique à faire, sur le papier.

Le problème, c’est que les déposants ne sont pas des créanciers comme les autres. Et vous vous retrouvez avec des problèmes très complexes, pour inciter les gens à ne pas retirer en masse leurs fonds. Vous vous aventurez sur un territoire dangereux. »

                                                                                                                                                                                                                               2 Pourquoi le fait de taxer des comptes bancaires a choqué

 

Ceux qui défendent la mesure décidée par l’Eurogroupe, comme le financier Marc Fiorentino ou comme mon ami Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, avancent plusieurs arguments :

  • il n’est pas anormal de prendre l’argent où il se trouve. C’est même efficace dans des pays ou la collecte d’impôts est défaillante ;
  • cette taxe touchera marginalement les petits comptes : 67 euros, une fois pour toute, pour un compte où il y a 1 000 euros. Les pauvres n’ont pas d’argent en banque ;
  • viser les comptes bancaires, c’est viser le capital ;
  • chaque année, les banques prélèvent des commissions sur les comptes bancaires sans que cela ne choque personne ;
  • il ne s’agit pas de « taxer », mais de remplacer du cash par des actions.

Le problème, c’est que, dans un système qui repose sur la confiance (comme la banque), les dépôts sont sacrés. C’est la raison pour laquelle, par exemple, dans tous les grands pays industrialisés, il a été prévu des garanties de dépôt : en cas de faillite bancaire, les Etats s’engagent à rembourser aux déposants une somme importante (100 000 euros en Europe). Cette protection particulière a pour but d’éviter des paniques.

Le fait de remplacer le cash par des actions, enfin, n’est pas tellement rassurant : on échange des actifs liquides pour des actifs sans liquidité et dont la valeur peut chuter.

                

                                                                                                                                                                                                                               3 Pourquoi ne pas avoir taxé que les gros comptes ?

 

On aurait pu imaginer un prélèvement plus subtile : seuls les comptes des non-résidents, par exemple (qui sont généralement des gens ou des groupes qui ont été séduits par les charmes du secret bancaire cypriote) auraient été taxés. Ou alors, si c’était juridiquement compliqué, seuls les gros comptes l’auraient été, ce qui revenait au même. Mais cette voie n’a pas été retenue.

Le président de l’Eurogroupe, le néerlandais Jeroen Dijsselbloem a expliqué qu’il paraissait plus juste de demander un effort à tous les déposants « dans la mesure où il s’agit de contribuer à la stabilité financière de Chypre ».

Une explication peu convaincante. La vérité, c’est que les autorités chypriotes ont craint, par des discriminations, de faire fuir les épargnants étrangers. Et particulièrement de fâcher les Russes.

C’est Wolfgang Schäuble, ministre des Finances allemand, qui avait imaginé le plan initial. Mais il désirait, lui, que les déposants les plus riches portent l’essentiel de l’effort afin que les petits soient protégés. C’est ce qu’il a déclaré :

« Le prélèvement sur les comptes inférieurs à 100 000 euros, ce n’était pas une idée du gouvernement allemand. »

Le Fonds monétaire international (FMI) soutenait le plan allemand. Mais les Chypriotes ont refusé que ne soient taxés que les grands comptes de peur de nuire à l’image « accueillante » de leur système financier. Ils ont préféré sacrifier leurs petits déposants plutôt que leur business « paradisiaque ».

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:11

 

Le Monde.fr | 18.03.2013 à 18h54 Par Propos recueillis par Anna Villechenon


 

 
Le plan de sauvetage de Chypre, conclu samedi à Bruxelles, est conditionné par l'instauration d'une taxe sur les dépôts bancaires – une première en Europe.

Le plan de sauvetage de Chypre, conclu samedi à Bruxelles, est conditionné par l'instauration d'une taxe sur les dépôts bancaires – une première en Europe. Pour Céline Antonin, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques, cette mesure risque de fragiliser non seulement l'économie chypriote, mais aussi la zone euro.


Pourquoi le scénario d'une taxe sur les dépôts des épargnants, sans précédent, a-t-il été retenu ?

En optant pour cette mesure (6,75 % sur les dépôts bancaires en-deçà de 100 000 euros et 9,9 % au-delà de ce seuil, ainsi qu'une retenue à la source sur les intérêts de ces dépôts), l'idée est, d'une part, de trouver de l'argent rapidement, en évitant des ajustements fiscaux plus longs à mettre en place et au résultat plus aléatoire et, d'autre part, de faire payer les investisseurs étrangers, et notamment les Russes, dont les avoirs représentent un tiers des dépôts dans le pays. Cette taxe est donc un moyen pour l'Europe de faire d'une pierre deux coups.

Cette décision a été prise après que la zone euro et le Fonds monétaire international ont décidé de réduire considérablement l'ampleur du plan d'aide, de 17 à 10 milliards d'euros, pour éviter d'alourdir la dette publique du pays. Comparé aux précédents montants accordés aux quatre autres pays européens aidés (Grèce, Irlande, Portugal et Espagne), celui-ci paraît assez dérisoire. En revanche, rapporté au produit intérieur brut du pays (18 milliards d'euros), c'est colossal. Mais on reste loin des 17 milliards d'euros d'aide initialement demandés par Chypre, qui auraient représenté quasiment 100 % du PIB.

 

Pourquoi cette mesure a-t-elle autant surpris ?

L'annonce de la participation des épargnants à ce plan, via la mise en place d'une taxe sur les dépôts bancaires, m'a beaucoup étonnée, puisque les comptes sont censés être garantis dans la zone euro à hauteur de 100 000 euros. C'est un tabou qui tombe, car tout avait été fait jusqu'ici, lors de la crise grecque notamment, pour éviter une crise de confiance des épargnants.

C'est d'autant plus surprenant qu'il était à l'origine question de coupes dans les salaires ou dans les pensions, qui font partie des mesures "traditionnelles" appliquées dans les autres pays européens sous assistance financière.

 

Quels risques comporte sa mise en œuvre pour l'économie chypriote ?

 Ce qui fait la spécificité de l'économie chypriote, c'est son système bancaire très développé, avec des taux de rémunération très attractifs, et une forte présence russe. Parmi les pays auxquels on a prêté de l'argent, il n'y a aucun équivalent. L'exigence européenne est très spécifique au cas chypriote, et je ne pense pas que l'on aurait pris cette décision pour un autre pays.

Concernant les risques macroéconomiques, la taxe sur les dépôts bancaires, associée à un relèvement de l'impôt sur les sociétés, risque de faire fuir les capitaux étrangers et, encore une fois, les capitaux russes. D'autre part, cette ponction sur la richesse des ménages va provoquer une chute de la consommation et, par conséquent, un effet récessif sur le produit intérieur brut.

 

Et sur l'économie européenne ?

Cette taxe ouvre une boîte de Pandore. Malgré la singularité du cas chypriote, on ne peut exclure un risque de contagion à l'échelle européenne, non seulement du fait d'une panique bancaire, qui pourrait inciter les déposants d'autres pays européens en difficulté à retirer leur argent des banques, mais aussi du fait de la mise en œuvre de mesures similaires ailleurs, même si, pour l'instant, l'Eurogroupe assure que Chypre restera un cas isolé.

Ces conséquences sont potentiellement d'autant plus graves que le secteur bancaire est déjà très affecté dans certains pays, tels l'Espagne et l'Italie.

Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Ce plan d'aide est radical, voire trop, même si l'idée de collecter rapidement 6 milliards d'euros est séduisante. Le Parlement chypriote, qui doit se prononcer mardi sur sa ratification, a le couteau sous la gorge. Et même si les parlementaires arrivent à protéger les plus petits épargnants – les négociations sont en cours –, cela ne change pas le sens de la taxe sur le fond.

Quant à combattre les paradis fiscaux, il s'agit d'une bataille légitime, mais qui peut être menée d'une autre façon, sans créer davantage d'instabilité. C'est d'autant plus dommage que cette décision intervient alors que la zone euro avait retrouvé un peu de calme.

Propos recueillis par Anna Villechenon

 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 18:03

 

midilibre.fr

 

PATRICIA GUIPPONI
18/03/2013, 06 h 00
Les foyers touchés doivent souvent faire face à de multiples difficultés.
Les foyers touchés doivent souvent faire face à de multiples difficultés. (Photo SAMUEL DUPLAIX)

 

Le dispositif est prolongé jusqu’au 31 mars. La fondation Abbé Pierre a fait le point sur la situation des personnes touchées. Un toit, une adresse, c’est indispensable pour mener une vie sociale, se reposer, être joint. C’est un élément essentiel à l’équilibre de la personne." Jean-Jacques Gandini, avocat montpelliérain, spécialisé dans la défense des libertés publiques et des consommateurs, sait de quoi il parle.

Il a maintes fois représenté des familles en situation d’expulsion. Le juriste avait été invité à prendre part aux tables rondes initiées par la fondation Abbé Pierre, le jeudi 14 mars à Montpellier, dans le cadre de la présentation du rapport annuel sur le mal-logement en France.

Le taux d’effort du loyer résiduel représente plus de 50 à 80 % des ressources des foyers, entre 33 et 50 % pour 26 % d’entre eux, 100 % et plus pour 17 %.

La crise du logement, la montée des précarités et de la pauvreté peuvent induire des conséquences extrêmes pour certaines personnes. L’expulsion pour loyers et charges impayés en est une. La question est d’actualité : le ministère du Logement a indiqué dans une circulaire du 12 mars que la trêve hivernale - qui interdit toute expulsion locative - était prolongée jusqu’au 31 mars en raison des intempéries exceptionnelles.

"La grande majorité des personnes concernées sont de bonne foi. Si elles ne paient plus, c’est parce qu’elles ne le peuvent plus", poursuit Me Gandini.

C’est aussi ce qui ressort d’une enquête animée par l’agence départementale d’information sur le logement (Adil) du Gard. Effectuée dans quinze départements tricolores (dont l’Hérault et le Gard), elle a permis la rencontre de cent familles expulsées de leur logement, afin de définir comment elles en étaient arrivées là.

"Ces ménages ont accumulé des difficultés comme la séparation, la perte d’emploi, la maladie... Ils ne pensent pas à solliciter d’aide quand ils ne peuvent plus payer, car cette accumulation et la fragilité psychologique et émotionnelle qui en découle les en empêchent", analyse Yves Maurel de l’Adil 30. Étrangement, l’huissier n’est pas la personne qu’ils appréhendent le plus : "Il est souvent perçu comme un allié bienveillant car c’est lui qu’ils ont côtoyé le plus fréquemment."

La profusion d’actes et d’interlocuteurs augmente la démobilisation des foyers en situation d’expulsion, ainsi que la méconnaissance de leurs droits et des moyens pour les appliquer. L’audience comme la procédure d’expulsion sont anxiogènes et limitent l’action. "Les gens ont la trouille au ventre", témoigne Jean-Louis Reynaud, président du tribunal d’instance de Montpellier, qui traite tous les mercredis matins "une bonne soixantaine de dossiers". Chaque tribunal fonctionne différemment en l’espèce. "A Montpellier, en collaboration avec le conseil général, nous avons mis en place un dispositif de conciliateurs qui aident à trouver des solutions."

La récente mise en place des commissions de coordinations des actions de prévention des expulsions est venue renforcer tout un dispositif à étapes, prolongé dans le temps, pour éviter au final l’intervention des forces de l’ordre. Le barreau de Montpellier et l’Adil 34 ont signé une convention en vue d’améliorer l’accès au droit du logement des personnes défavorisées menacées d’expulsion. Jean-Louis Reynaud n’a de cesse de le rappeler : "La législation de 1989, qui encadre le dispositif d’expulsion, est une loi de protection et pas d’ordre public !".

 

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 22:29

 

 

LES INDIGNE/E/S -  AG samedi  à 13h Maison Carrée + mercredi 18h à "l’ InstantT", 2 rur Racine -  Nîmes


Chaque mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199(9 et 5 euros)


Permanence Assoc Rencontre Citoyenne Vendredis soirs de 19 à 22h au Carrefour des Résistances.

272 Rue de la Grande Terre. 30121 MUS


Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu


Dates

Evènement

Lieu

heure

Lundi 18/3

Réunion publique Quartier Gambetta(TCSP , Places ++)

Bar les RAMBLAS

18H

Lundi 18/3

Réu prépa action contre l’ A N I

FSU

19h

Du 19 au 21/3

FestivalEtudiantContreRacisme,discriminations

Fac Vauban

12 à 14h

Mardi 19/3

Réunion  soutien aux Roms

APTI

18h

Mardi 19/3

UCCN+assoc Kalinka «Le(s)nationalisme(s) dansRussie post-soviétique par E.Dumas(buffet)

IUFM Nîmes

19h

Mercredi 20/3

Réunion pôle Citoyen Rouge et Vert 30 du Front de Gauche

Alès

18h30

Mercredi 20/3

MARS ATTAC film « Marinaleda, un village en utopie »débat avec B.Borrits, Attac + Assoc Autogestion  + Expo

Sémaphore

20h30

Jeudi 21/3

Assemblée Citoyenne Front de Gauche « l’alternative à l’austérité c’est possible »

Salle LSR 2 ter Rue Clérisseau

18h30

Jeudi 21/3

Réunion  publique avec S. Cossus :sobriété, transition énergétique, scénario Négawatt

Mairie St Génies de Malgoires

18h30

Jeudi 21/3

Mars ATTAC film « Notre monde »débat avec P. Corcuff, ATTAC

Sémaphore

20h

Du 21 au 28/3

Semaine départementale de la Fraternité et du Vivre Ensemble/1000 couleurs Tel Quel théâtre

Pissevin ++ Rens 0466843790

 

Vendredi 22/3

Mars ATTACavec LDH Nîmes:soirée«Racisme et nationalisme »film « populisme au féminin »+ débat et Film EAUX MORTES+débat

Sémaphore

18h

21h

Samedi 23/3

Carnaval des Différences : village associatif,ateliers enfants,parade, jugement, musiques diverses , concert++

Place StCharles

Dès 10h

Samedi 23/3

Café Repère film et débat « GRANDPUITS et petites victoires »Lutte des raffineurs contre réforme retraites en octobre 2010

Ciné Vergèze mairie

20h

23 et 24/3

Journées Gauche Anticapitaliste, F de G : réflexion et débats

Espace Pitot Montpellier

De 10h30 à 16h30

Dimanche 24/3

Film « Un long sillon de la Dordogne au Bénin »+débat

Sémaphore

11h

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          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



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