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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 15:55

 

 

A Madrid, les indignés célèbrent leur deuxième anniversaire

Le Monde.fr avec AFP | 12.05.2013 à 19h32 • Mis à jour le 12.05.2013 à 19h33

 
 
Certains agitaient des drapeaux républicains et d'autres portaient le t-shirt vert symbolisant les mobilisations dans le secteur de l'éducation, durement frappé, comme la santé, par les coupes budgétaires.

Des milliers de personnes ont manifesté dimanche 12 mai en Espagne pour célébrer le deuxième anniversaire du mouvement des indignés, ne parvenant pas à mobiliser autant qu'à leurs origines malgré un chômage record et un programme d'austérité historique. Sous le mot d'ordre "De l'indignation à la rébellion", les manifestants ont convergé à Madrid vers la Puerta del Sol, place emblématique du mouvement où ils prévoyaient de marquer leur anniversaire avec un "cri muet", une minute de silence, à 20 heures.
 

"La lutte continue", "Ensemble, c'est possible", "Ils l'appellent démocratie mais ça n'en est pas une", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les "indignés" de tous âges, partis de trois points différents de la capitale. Certains agitaient des drapeaux républicains et d'autres portaient le t-shirt vert symbolisant les mobilisations dans le secteur de l'éducation, durement frappé, comme la santé, par les coupes budgétaires.

Lire (édition abonnés) : En Espagne, la tentation de la "violence" pointe chez certains manifestants


PERTE DE VISIBILITÉ

Des manifestations avaient été convoquées dans une trentaine de villes, dont Barcelone, en Catalogne. Le mouvement, spontané et apolitique, témoignant du ras-le-bol face au chômage, à la corruption et aux excès du libéralisme, avait il y a deux ans surpris un pays où, malgré la crise, le mécontentement s'était jusque là peu exprimé.

Depuis, le chômage a encore augmenté en Espagne, jusqu'au taux record de 27,16%. Il frappe désormais 6,2 millions de personne dans ce pays de 45 millions d'habitants. A coup de coupes budgétaires et de hausses d'impôts, le gouvernement de droite, arrivé au pouvoir fin 2011, espère récupérer 150 milliards d'euros d'ici 2014 afin de réduire son déficit public.

Malgré le malaise social, les indignés, qui répondent à une structure horizontale et refusent de se constituer en parti, ont largement perdu en visibilité, ne parvenant pas à convoquer les foules de leurs premiers mois d'existence. Le mouvement "n'est plus le même qu'avant mais il a changé de forme", affirmait à Madrid Irene de la Torre, une enseignante au chômage âgée de 26 ans. "Les forces se sont reportées ailleurs", ajoutait-elle, notamment vers les "assemblées de quartiers" et les organisations luttant contre les expulsions de propriétaires surendettés.

Lire aussi le post de blog : Jeunes Espagnols : "On ne part pas, ils nous virent"

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 17:46

 

liberation.fr

11 mai 2013 à 17:02 (Mis à jour: 18:22)

 

article + vidéo

 


 

La chaîne humaine de 25 kilomètres, samedi à Notre-Dame-des-Landes.
La chaîne humaine de 25 kilomètres, samedi à Notre-Dame-des-Landes. (PHOTO JEAN-SEBASTIEN EVRARD. AFP)

 

                                                                                                                                                                                                                            40.000 personnes, selon les organisateurs, ont manifesté une nouvelle fois contre le projet d'aéroport.

Les organisateurs de la chaîne humaine géante qui a encerclé samedi sur 25 km le site du futur aéroport à Notre-Dame-des-Landes, auquel ils s’opposent, ont affirmé avoir réussi leur pari en réunissant suffisamment de personnes, venues de toute la France, pour boucler la chaîne.

Néanmoins les estimations restaient très divergentes, entre la préfecture de Loire-Atlantique qui affirme que les manifestants n’étaient que 12.000 et que la chaîne n’était pas tout à fait complète, et les organisateurs estimant qu’il y avait de quoi faire «une chaîne et demie», soit 40.000 personnes.

Un écart d’estimation similaire à celui observé le 17 novembre lors d’une importante manifestation d’opposants évalués à 13.500 personnes selon la préfecture tandis que les organisateurs se comptaient 40.000.

Un photographe et une vidéaste de l’AFP, qui ont survolé la zone en hélicoptère, ont constaté de visu que la chaîne, bien qu’incomplète sur certains brefs tronçons, comptait deux à trois rangs d’épaisseur à d’autres endroits.

 

 

«C’est une victoire de la mobilisation citoyenne», a souligné sur place Jean-Philippe Magnen, porte-parole d’Europe-Écologie-Les Verts (EELV), venu participer à la chaîne avec les principaux dirigeants d’EELV.

Des opposants se réclamant pour la plupart des plus de 200 comités anti Notre-Dame-des-Landes de toute la France avaient fait le déplacement en famille, en voiture ou en autocar, mais aussi en vélo pour certains Nantais, Bretons ou Vendéens.

Des habitants de Béziers, de Lille ou du Languedoc ont passé la nuit sur les routes pour arriver à temps. Des retraités en tenue de randonnée mais aussi des familles entières avec de jeunes enfants étaient présents, munis de drapeaux à l’effigie du mouvement d’opposition, un avion barré de rouge.

«Ce que nous voulons c’est l’arrêt de ce projet»

Venus de Savoie, Yves, Serge et Marc, ont traversé la France en autocar dans la nuit. «Chez nous il y a le projet de tunnel Lyon-Turin, dix fois pire financièrement encore que cet aéroport», soulignent-ils. «Moi je me bats pour mes petits-enfants», ajoute Yves, bras tendus, donnant la main à ses deux collègues alors que la chaîne se forme.

Une famille avec deux enfants dont un petit bébé de trois semaines pique-niquait peu avant sur la route. «Nous sommes agriculteurs près de Rennes, ce projet va encore détruire des terres agricoles», soulignent Stéphanie et Cyril, la trentaine.

Non loin, c’est un élégant sexagénaire britannique qui a traversé la Manche pour passer son samedi sur la «Zad», zone d’aménagement différé dédiée au projet d’aéroport, mais «zone à défendre» selon les opposants.

John Stewart, originaire de Londres, explique: «En 2008, les gens de Notre-Dame-des-Landes sont venus nous aider lorsque nous nous battions contre le projet de troisième piste à l’aéroport d’Heathrow». «Ce projet a été abandonné en 2010, c’est normal que je sois ici aujourd’hui», ajoute M. Steward.

«Le projet n’est pas abandonné: ce que nous voulons c’est l’arrêt de ce projet», a souligné sur place l’ancienne candidate à la présidentielle d’EELV Eva Joly.

«Nous avons bien conscience que les porteurs du projet n’ont pas l’intention d’abandonner et que leur stratégie est l’enlisement», a pour sa part déclaré une des opposantes historiques, Françoise Verchère, conseillère générale (Parti de gauche) et présidente du Cedpa (élus doutant de la pertinence de l’aéroport).

Sur le côté de la route, une large banderole dénonçait: «Notre Dame d’Hollande, Ayrault port du délire», visant autant le président de la République que son Premier ministre, ancien député-maire de Nantes où il était l’un des porteurs du projet .

Au terme des conclusions de trois rapports gouvernementaux sur le projet rendus à la mi-avril, le principe du transfert de l’aéroport a été réaffirmé mais il a de grandes chances d’être repoussé au-delà de la date d’inauguration prévue de 2017 du fait des modifications demandées.

Le projet prévoit le transfert de l’actuel aéroport de Nantes, situé au sud de l’agglomération, à Notre-Dame-des-Landes, commune située à quelque 30 km au nord.

 

 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 16:07

 

http://www.1jardin2plantes.info/categories-plantes/medicinales.php

 

 

 Les plantes médicinales par liste alphabétique

 

 

Photo

 

 

 

 

L'ail est une plante vivace à bulbes
ail
Une plante porte-bonheur: le gui
gui
le lin : du vêtement (pantalon, costume, chemise) à l'huile de graine de lin
lin
Un bulbe pour les fleurs: le lis
lis

(253 fiches)

 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 15:58

 

 

rfi.fr

  Brésil - Article publié le : samedi 04 mai 2013 à 20:18 - Dernière modification le : samedi 04 mai 2013 à 20:57

 

 

Manifestation contre la construction du barrage de Belo Monte, à Rio de Janeiro, le 20 juin 2012.
Manifestation contre la construction du barrage de Belo Monte, à Rio de Janeiro, le 20 juin 2012.
AFP / ANTONIO SCORZA

Par RFI

                                                                                                                                                                                                                            Au Brésil, les travaux du barrage de Belo Monte, en Amazonie, sont bloqués. Depuis jeudi, 150 Indiens occupent le site, pour protester contre cet immense chantier très controversé. Belo Monte sera le troisième plus grand barrage au monde. Les Indiens réclament l’arrêt des travaux, jusqu’à l’ouverture de négociations avec le gouvernement brésilien. Sur place, la tension est grande. Les négociations n’avancent pas. Et elles se feront désormais à huis clos car les journalistes présents sur place, dont le correspondant de RFI, ont été expulsés.

Avec notre envoyé spécial à Altamira, en Amazonie, François Cardona

Armés d’arcs et de flèches, les Indiens sillonnent le chantier de Belo Monte sur des pick-up. Ils ont réussi à bloquer les travaux. Leur objectif ? Ouvrir des négociations avec le gouvernement brésilien, car d’ici deux ans, 500 km2 de forêt amazonienne vont être inondés et 16 000 personnes expulsées, en grande majorité des Indiens.

Sur le chantier du barrage, les négociations piétinent. Plus de 80 policiers et soldats de la force nationale, lourdement armés, attendent. Prêts à intervenir pour déloger les protestataires. Face à eux, 150 Indiens déterminés, des guerriers des tribus du fleuve Xingu, avec leurs femmes et leurs enfants en bas âge.

Ils craignent le pire, car le constructeur du barrage, tout-puissant dans la région, a réussi à faire expulser par la police les journalistes présents sur place. Sous peine d’être arrêtés, nous avons dû sortir du chantier, escortés par la police, sous les regards angoissés des Indiens, terrifiés à l’idée de perdre les rares témoins de leur protestation pacifique.

Nous ne pourrons revenir sur place, sous peine également d’être envoyés en prison.
Les Indiens sont désormais seuls face aux soldats de la force nationale. Sans personne pour témoigner si la situation dégénère.

tags: Brésil
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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 15:07

 

Médiapart

 

 

 

Lire aussi

D’une pierre deux coups. La plus haute juridiction espagnole a non seulement refusé d’extrader Hervé Falciani vers la Suisse, mais en plus, dans sa décision, que Mediapart publie intégralement (sous l’onglet Prolonger), les juges de l’Audience nationale livrent une très lourde charge contre la banque HSBC Genève. En reprenant ainsi point pour point l’argumentaire déroulé par la procureur Dolores Delgado lors de l’audience d’extradition le 15 avril dernier. Déjà très offensive, elle n’avait pas hésité à rappeler que « la HSBC est elle-même un paradis fiscal », comme le souligne notre partenaire Infolibre. Pour l’ancien informaticien de la HSBC, à l’origine de la révélation, en 2009, du plus gros fichier de fraudeurs fiscaux jamais découvert et qui n’a de cesse de dénoncer les pratiques mafieuses de la banque, cette décision, en ces termes, est plus qu’inespérée. 

« Que dire ? réagit Hervé Falciani auprès de Mediapart. C’est plus que positif. C’est le résultat d’un travail acharné pour restituer la vérité. Le message de la justice espagnole à l’égard de la banque est clair. Il l’a été lors de l’audience dans la bouche de la procureure Dolores Delgado. Et aujourd’hui, il est clair au niveau de l’ensemble de la plus haute juridiction espagnole. » « Je suis très content pour mon client, réagit l'un de ses avocats, Me Patrick Rizzo. Je considère que cette décision correspond exactement à sa cause. Fortement motivée, elle correspond à un travail important effectué tant par les magistrats espagnols que la défense. »

La décision des juges – qui sonne comme un réquisitoire contre la banque –, détaillée sur 29 pages, se fonde sur plusieurs points. À commencer par l’absence de double incrimination : la Suisse poursuit Hervé Falciani notamment pour « violation du secret bancaire » et « violation du secret commercial ». Or en Espagne, ces faits ne sont pas considérés comme des délits et le secret bancaire a été aboli en 1977. Au contraire, s’agissant de blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme, « il y a une obligation des citoyens de collaborer avec les administrations pour expliquer ce qui permet ce genre de délits, en particulier pour ceux qui travaillent dans ce genre d’établissements financiers », avait déclaré la procureure lors de l’audience d’extradition.

Les juges reviennent aussi sur un point central de l’accusation suisse : Hervé Falciani aurait, lors d’un périple au Liban en février 2008, tenté de vendre les données HSBC à la banque Audi, filiale d’une banque suisse à Beyrouth. Pour l’Audience nationale, « ces faits apparaissent confus » et rien n’établit que Falciani a voulu vendre ces données.

Enfin, le tribunal souligne que la collaboration de Falciani avec diverses autorités est « prouvée » et qu’il « a fait parvenir les données de manière efficace aux autorités administratives et judiciaires de plusieurs pays, parmi lesquels l’Espagne » et que cela a eu pour « effet direct et immédiat la révélation de situations criminelles dissimulées ou permises par l’établissement financier lui-même », situations inconnues jusqu’à la collaboration de Falciani, « puisqu’il n’avait pas été possible de mener une enquête efficace ».

« Je sais que cela va permettre de restituer l’importance du sujet, donner une meilleure connaissance des actions possibles et donc d’ouvrir la voie à ce qu’enfin, de vraies actions soient entreprises, renchérit Hervé Falciani. Contre les dérives d’une finance incontrôlée et toute puissante. »

Ce sont d’ailleurs ces dérives que pointe l’Audience nationale. Elle note la « complaisance » de la banque avec des activités criminelles d’évasion et de blanchiment des capitaux», expliquant dans les détails comment les filiales d’HSBC captent l’argent espagnol qui trouve refuge dans des paradis fiscaux à travers des sociétés écran. Comme l’indique Infolibre, partenaire espagnol de Mediapart, les juges s’appuient sur un rapport d’enquête du parquet anticorruption espagnol qui estime que « HSBC Private Bank viole les exigences de déclaration énoncés dans les normes internationales, au point même de soutenir et d’aider la fraude fiscale ». Le journal en ligne précise que la justice a fait le premier pas vers ce qui pourrait, si l'enquête n'avorte pas d'ici là, fissurer la défense juridique de HSBC. Le 15 janvier, dans une réponse à Cayo Lara (député d'IU), le procureur général Torres Dulce a confirmé que les services de lutte contre la corruption avaient entrepris, dès le 21 septembre 2012, des démarches afin d'évaluer les éventuels risques sur le plan pénal de l'activité de HSBC Private Bank Suisse. C’est aussi depuis septembre qu’Hervé Falciani leur apporte son expertise sur les mécanismes de blanchiment des capitaux et de fraude fiscale mis en place par la banque.

 

HSBC dans le collimateur de la justice française

La banque est aussi, depuis peu, dans le collimateur de la justice française. Après une enquête préliminaire ouverte en 2009 pour blanchiment de fraude fiscale, qui semblait avoir été laissée aux oubliettes, le parquet de Paris a fini par ouvrir le 23 avril dernier une information judiciaire contre X pour démarchage bancaire ou financier illicite et blanchiment en bande organisée de fraude fiscale. Deux juges du pôle financier, Charlotte Bilger et Renaud Van Ruymbeke, par ailleurs chargés de l'instruction pour blanchiment de fraude fiscale visant Jérôme Cahuzac, ont été désignés. Avec de tels chefs d’accusation, le message est clair : au-delà de la soixantaine de cibles – personnes physiques et morales confondues – identifiées par la Section de recherche de la gendarmerie de Paris et la douane judiciaire, ce sont bien les pratiques de la HSBC Genève, en relation avec sa filiale française, qui sont visées, en particulier comment les gestionnaires de compte et intermédiaires procèdent pour conduire une clientèle française à placer ses avoirs en Suisse.

Dans ce cadre, le témoignage d’Hervé Falciani, « disposé depuis toujours à collaborer avec la justice », sera sans doute capital pour les juges. « Nous souhaitons faire en sorte que l’expertise d’Hervé Falciani soit partagée avec toutes les associations et les institutions qui aujourd’hui œuvrent dans le sens d’une régulation effective de la planète finance, c'est-à-dire de réduire sa part sombre, celle qui appauvrit les citoyens européens », précise encore Me Bourdon. « Je suis très content pour sa famille. Il lui appartiendra désormais de faire les choix pour l'avenir », ajoute quant à lui Me Rizzo. 

Après dix mois passés en Espagne, dont près de six en prison, Hervé Falciani est donc très attendu en France. À commencer par sa famille. « J’ai des responsabilités professionnelles et familiales. Le plus dur pour moi est de savoir ma femme et ma fille inquiètes. J’ai hâte de pouvoir les rassurer et de pouvoir m’occuper davantage de notre fille, confie l’informaticien à Mediapart. Je veux évidemment rentrer en France. Je le ferai dès que les conditions de sécurité seront réunies. »

Dans un récent entretien au quotidien espagnol El País, Hervé Falciani avait expliqué craindre pour sa vie. En Espagne, il est protégé par les policiers des Unités spéciales 24 heures sur 24. Des équipes de plusieurs personnes se relaient en permanence pour l’accompagner dans ses moindres faits et gestes. « Ma protection est nécessaire compte tenu des enjeux, poursuit-il. S’il m’arrive quelque chose, ce sera au détriment de la lutte contre les paradis fiscaux. Cela établira la faiblesse d’institutions censées protéger leurs témoins. » Quand l’affaire a éclaté en France en 2009, une protection officielle lui avait été refusée, Éric de Montgolfier, procureur de Nice en charge du dossier, ne la jugeant pas « nécessaire ». Aujourd’hui, le principe de la protection d’Hervé Falciani est acquis. Les détails pratiques sont en train d’être mis en place. De source judiciaire, la gendarmerie devrait s’en charger.

L’intérêt du gouvernement – sur le papier au moins – lui aussi est désormais acquis. Aujourd’hui plus qu’hier. Dans un courrier à l'avocat William Bourdon, Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve, les ministres de l’économie et des finances et du budget s’engagent : « Nous pensons effectivement important, dans l’hypothèse que vous envisagiez (un retour de Falciani en France), une coopération de monsieur Falciani avec les autorités compétentes, s’organise dans les meilleures conditions possibles. Les services du ministère de l’économie et des finances se tiennent prêts à y prendre part dans toute la mesure de leurs attributions. »

Et le timing n’a rien d’anodin : le courrier, qui répond à une lettre de l’avocat envoyée pourtant un mois plus tôt, est dépêché par motard, le jour de l’ouverture de l’information judiciaire, le 23 avril. « Il n’y a jamais de coïncidence pure, commente maître Bourdon. Cette lettre des ministres est l’expression d’une prise de conscience de l’importance capitale du témoignage d’Hervé Falciani et de la nécessité de mettre un terme à des errements judiciaires et administratifs coupables. »

L’avocat se réjouit cependant du regain d’intérêt manifesté pour son client et compte sur la décision espagnole pour encourager la justice française, et à plus large échelle l’Union européenne, à prendre ses responsabilités. « C’est une décision porteuse d’avenir, elle doit préfigurer ce que devra être demain une loi européenne commune, c’est-à-dire une loi qui encourage et protège ceux qui, en rompant des secrets, servent l’intérêt général et réduisent ainsi la capacité des banques à être des partenaires de l’évasion fiscale et sanctuaires de l’argent sale. »

 


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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 14:47

 

Rue89 - Club Rue89 09/05/2013 à 14h09

 

 

Le mardi14 mai à 20h30, Rue89 organise une soirée spéciale autour de Pierre Rabhi au Majestic Bastille (2-4 Boulevard Richard Lenoir 75011 Paris) :

 


Pierre Rabhi dans son jardin (Audrey Cerdan/Rue89)

« Pierre Rabhi est paysan, écrivain et penseur. Il est l’un des pionniers de l’agro-écologie en France. Amoureux de la Terre nourricière, engagé depuis quarante ans au service de l’homme et de la nature, il appelle aujourd’hui à l’éveil des consciences pour construire un nouveau modèle de société où “une sobriété heureuse” se substituerait à la surconsommation et au mal-être des civilisations contemporaines. »

Au menu de la soirée Rue89 : un film, un livre et un débat.

  • LE FILM

A 20H30, projection du film de Marie Dominique Dhelsing « Pierre Rabhi au nom de la terre ».

bande annonce PIERRE RABHI AU NOM DE LA TERRE

Réalisé par MARIE DOMINIQUE DHELSING

  • LE DEBAT

A l’issue de la projection, un débat avec la salle aura lieu avec nos invités et notre modérateur :

Edgar Morin, sociologue et philosophe français

Cyril Dion, directeur de l’ONG Colibris-Mouvement pour la Terre et l’Humanisme. Ce mouvement a été fondé par Pierre Rabhi.

La Princesse Constance de Polignac

Pierre Haski, cofondateur de Rue89 et directeur de la publication

Sophie Caillat, journaliste à Rue89

  • LE LIVRE

A la fin de soirée, vous repartirez avec le livre « Il ne suffit pas de manger bio pour changer le monde : Conversations avec Pierre Rabhi » de Audrey Cerdan, Sophie Caillat, Pierre Haski.

 


la couverture du livre (Rue89)

« Ce n’est pas parce qu’on va tous manger bio que le monde va changer. On peut manger bio et recréer nos tares fondamentales. L’aventure humaine ne doit pas se résumer à l’économie d’énergie ou à l’innovation. L’aventure humaine, c’est comment devenir une société qui soit belle, rayonnante, légère. » Pierre Rabhi s’est installé en 1960 sur une terre rocailleuse et sèche d’Ardèche, en rupture avec l’aliénation du monde industriel. Au fil des années, cet autodidacte a développé des méthodes innovantes d’agroécologie, le bio bien avant la mode, et une pensée originale et décapante sur notre monde et le moyen de le transformer radicalement. Une voix à écouter au moment où chacun s’interroge sur la crise, individuelle et collective, que traverse notre monde. »

Pour participer à cette soirée Rue89, rien de plus simple : il vous suffit d’acheter votre place directement au Majestic Bastille ou de la réserver sur le site de la Fnac.

 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 13:46

 

lejournaldusiecle.com 

Pluie

Pour la première fois, une commune du Nord va faire payer aux propriétaires une taxe sur les eaux de pluie. D’autres villes pourraient l’imiter.


Surprise pour 3000 contribuables de l’agglomération de Douai (Nord). Ces propriétaires fonciers vont bientôt recevoir un avis d’imposition d’un nouveau genre : la « taxe sur les eaux pluviales urbaines ». Une première en France. Mais qui est appelée à faire des émules.

Publié en juillet 2011, un décret permet désormais à toutes les communes et communautés de communes de lever une taxe pour financer la collecte et le traitement des eaux de pluie.

« Cette taxe a une véritable utilité. Elle devrait rapporter 750 000 € à la communauté d’agglomération du Douaisis, soit environ 20 à 25% du coût de gestion de la collecte des eaux de pluie », souligne Jean-Jacques Hérin, directeur de l’aménagement des réseaux de ce groupement de communes.

Dernier-né dans la longue liste des impôts locaux, ce prélèvement est calculé en fonction du nombre de mètres carrés de surfaces « imperméables », c’est-à-dire ne permettant pas de laisser passer l’eau de pluie dans le sol, tels que les toitures, les grandes terrasses et les terrains de tennis. Le décret prévoit que la taxe ne peut pas dépasser 1 € par mètre carré et par an.

A Douai, par exemple, cette taxe est limitée aux grands propriétaires qui n’ont fait aucune démarche pour traiter leurs eaux de pluie (tranchées drainantes, toiture végétalisée, puits d’infiltration, etc.). Ceux qui ont fait des efforts bénéficient d’exonérations.

En fait, elle pèse surtout sur les administrations (gymnases, grands hangars…) et les entreprises. Avec leurs immenses parkings et surfaces de toitures, les supermarchés ont en moyenne 130000 m2 de surface ne laissant pas filtrer l’eau de pluie.

A un euro, par an et par mètre carré, la facture sera lourde pour ces sociétés.

Sources : Taxe pluviale – Communauté d’Agglomération du Douaisis / Le Parisien / Le Journal du Siècle

 

 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 13:35

 

 

paris.fr

 

 

 

crédits : Mairie de Paris - graphiste Véronique Gerber
[18/04/2013]

La toute première accorderie parisienne a été inaugurée en 2011, rue de Crimée, dans le 19e. Aujourd'hui, Paris en compte trois supplémentaires dans les 14e, 18e et au Grand Belleville (10e, 11e et 20e). Ce système solidaire d’échange de services entre habitants sur la base de leurs savoir-faire et sans aucune contrepartie financière remporte un grand succès dans la Capitale.


En décembre 2011, la Ville de Paris et la fondation Macif ont soutenu l’installation de la toute première accorderie française, rue de Crimée dans le 19e arrondissement. Suite au succès de cette expérience pilote (plus de 500 accordeurs pour 2 300 heures de services échangés) trois nouvelles accorderies viennent d'ouvrir dans le 14e, 18e et Grand Belleville (qui comprend à la fois le 10e, 11e et 20e). Solidaire, convivial, astucieux, cet échange de services se généralise dans la Capitale.

C'est quoi une accorderie?

L'accorderie, c'est un principe simple et original qui consiste à proposer aux habitants de se regrouper, dans leur quartier, dans leur arrondissement, pour échanger entre eux des services, sur la base de leurs savoir-faire et ce, sans aucune contrepartie financière. Les accordeurs se rencontrent entre voisins, sont valorisés chacun dans leurs compétences et accèdent à des services qu’ils ne solliciteraient pas dans le système marchand. Une heure de cours de dessin contre une heure de bricolage, soutien scolaire… sans contrepartie financière.

Rencontre entre des personnes d’âges, de classes sociales, de nationalités différentes.

 

Accorderie
Crédit photo: Mourad Chefaï/ Macif 


Une accorderie vise à lutter contre la pauvreté et l’exclusion. Concrètement ? Un accordeur qui effectue, par exemple, une heure de dépannage informatique se voit attribuer un crédit de temps. Il peut ensuite l'utiliser comme il le souhaite pour obtenir l’un des services proposés par d’autres accordeurs de son quartier. Une façon de prouver que le monde peut fonctionner autrement, en ne laissant personne de côté. Aucun argent n'est échangé dans cette bourse de temps d'un genre nouveau. A l'accorderie, c'est l'heure qui fait office d'unité de comptage.

L'expérience québécoise

"Dès sa création, au Québec en 2002, l'accorderie de la ville de Québec était un outil de lutte contre l'exclusion sociale, détaille Claudine Tremblay, membre du réseau des accorderies du Québec. Cela met chaque membre sur un pied d'égalité, et chacun se remet en action par les services qu'il rend aux autres". Des Canadiens sont venus apporter leur soutien et leurs idées pour la création de la première accorderie française dans le 19e arrondissement avec le soutien de la Fondation Macif. Il y a cinq accorderies au Québec et plusieurs milliers de membres. Parmi les projets portés par les accordeurs, des systèmes de groupements d'achats et des micro-crédits.

L'expérience québécoise en vidéo


L'Accorderie par DeclencheurEs 

Comment ça marche ?

Après avoir rempli un bulletin d'inscription, chaque accordeur met à la disposition des autres ses compétences, son savoir-faire, sous la forme d’offres de services.  Conseils pour cuisiner, restauration de meubles, apprentissage de sports, conseils en déco, dépannage informatique, travaux de couture etc… Ces différentes offres sont présentées sur la page web de l’accorderie. Il suffit ensuite de choisir parmi les services et de prendre contact pour un accord (quand ? quel service ? combien de temps ?...). Puis le nombre d'heure de services sera crédité ou débité selon qu'il s'agit d'un service donné ou reçu.

Chaque échange de services est comptabilisé dans une banque de temps, selon le principe « une heure de service rendu vaut une heure de service reçu » quels qu'en soient la nature, la complexité ou l’effort reliés au service échangé. De l’aide pour faire le ménage vaut autant que du dépannage informatique, de la correction de textes, de la couture ou des conseils en décoration.

La monnaie d’échange c’est le temps et non l’euro. Le seul moment où l’argent entre en ligne de compte, c’est pour rembourser les dépenses liées à un service rendu. Par exemple, c’est l’accordeur qui demande de l’aide pour peindre son logement qui doit fournir la peinture.

Dans la banque de temps, chaque Accordeur dispose d’un compte temps où sont inscrites les heures données et reçues. La comptabilité se fait à partir de chèques temps. Lorsqu’une personne devient Accordeur, 15 heures sont déposées dans son compte, ce qui lui permet d’échanger des services immédiatement.

L’adhésion à une accorderie implique, de la part de chaque accordeur, une obligation morale vis-à-vis du groupe et une aptitude réelle à rendre service. Il est essentiel que chaque accordeur s’engage à participer aux échanges, par des offres et par des demandes, afin de garantir la survie du système.

Quand on est sûr de son engagement on s'inscrit directement sur place à l'accorderie et on remplit son bulletin d'adhésion. C'est gratuit. Ensuite on peut consulter les services offerts, modifier son profil, son offre ou ses demandes de services, suivre son état de compte sur le site de l'Accorderie: ici
  
Liste des accorderies parisiennes

- L'accorderie du 19e,
234  rue de Crimée (19e)
Métro : Crimée
Tél. : 01 40 38 94 21
Site web de l'accorderie du 19e

- L’accorderie du 18e,
Café littéraire Le Petit Ney, 10 avenue de la Porte Montmartre
Métro: Porte de Clignancourt ou Porte de Saint-Ouen
Tel: 01 84 17 35 14
Site web de l'accorderie du 18e 

- L'accorderie du 14e,
6 rue Maurice Bouchor
Métro: Porte de Vanves
Tel: 01 45 43 90 94
Site web de l'accorderie du 14e 

- L'accorderie du Grand Belleville (10e,11e,20e)
Centre Social et Culturel La Maison du Bas Belleville, 126 bd de Belleville
Métro: Belleville 
Tel: 01 43 66 64 56
Site web de l'accorderie du Grand Belleville  

Le site web général des accorderies 

 

 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 13:26

 

 

fr.sott.net

   
Cheeseburger

Fini la malbouffe pour les Boliviens : McDonald ferme tous ses restaurants en Bolivie

 

 

La Bolivie est devenue la première nation à se libérer de la malbouffe de McDonald, qui a lutté pendant plus d'une décennie pour conserver son icône «rouge». Et cette victoire de la Bolivie a encore fait la une des journaux.

Après 14 ans de malbouffe dans le pays et en dépit des nombreuses campagnes de promotion, McDonald a été contraint de fermer en 2002, ses 8 restaurants boliviens dans les principales villes de La Paz, Cochabamba et Santa Cruz de la Sierra.

McDonald a servi ses derniers hamburgers en Bolivie un samedi à minuit, après avoir annoncé un plan de restructuration global dans lequel il allait fermer ses portes dans sept autres pays à faibles marges bénéficiaires. Une victoire pour la santé des peuples du sud.

L'échec de McDonald en Bolivie a eu un impact profond qui a donné lieu à un documentaire intitulé "en Bolivie Por que quebro McDonald» ou «Pourquoi la Bolivie a fait faillite». Ce documentaire tente d'expliquer pourquoi les Boliviens n'ont jamais délaissé leurs empanadas traditionelles pour un Big Mac de merde et plein d'OGM.

Le documentaire comprend des entrevues avec des cuisiniers, des sociologues, des nutritionnistes et des éducateurs qui semblent tous d'accord sur un point ; les Boliviens ne sont pas contre les hamburgers en soi, sauf qu'ils sont juste contre les «fast-food» « La malbouffe » est un concept largement refusée dans la communauté bolivienne.

Cette histoire a également attiré l'attention du monde entier vers la restauration rapide en Amérique latine. Le blogue de El Polvorin a déclaré: « Le Fast-food représente le contraire de ce que les Boliviens considèrent comme étant un vrai repas. Pour être un bon repas, la nourriture doit avoir être préparé avec amour, dévouement avec certaines normes d'hygiène, sans OGM et de temps de cuisson approprié ».

Reportage en espagnol :

 

 

 

Article original en anglais :

http://www.hispanicallyspeakingnews.com/latino-daily-news/details/mcdonalds-closes-all-their-restaurants-in-bolivia/12787/

Traduction : Armand Pouliot

 


 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 12:07

 

 

ledauphine.com

 

Les anti-corridas se jettent dans l’arène

 

Un spectacle que les défenseurs des animaux voudraient voir disparaître partout. Photo JOSE JORDAN

Un spectacle que les défenseurs des animaux voudraient voir disparaître partout. Photo JOSE JORDAN

Avec l’été vient la saison des corridas. Même si la fréquentation des arènes est en baisse, le spectacle est encore largement sollicité par les aficionados. Le week-end sera chaud à Alès : le comité radicalement anti-corrida (Crac) appelle à deux journées de manifestations sur place.

Jean-Pierre Garrigues, président de cette association farouchement opposée à la souffrance animale, n’a pas de mots assez durs pour fustiger la corrida. « Un bras de fer est engagé. Nous devons faire comprendre qu’il est temps de respecter la majorité. Il est temps d’arrêter de protéger les tortionnaires… », affirme-t-il.

Le Crac vient de perdre une bagarre juridique devant le tribunal administratif de Nîmes, qui a validé les deux arrêtés municipaux pris par le maire et interdisant aux manifestants anti-corridas l’accès au centre-ville, dévolu aux animations de la feria, et près des arènes.

Les défenseurs des corridas ont la loi pour eux : elles sont interdites sauf dans les « villes de tradition taurine », dont Alès. Pour combien de temps encore ? C’est tout le débat car, selon les rares sondages disponibles, il semble qu’une majorité de Français soit opposée aux corridas. Face à l’opinion publique, des maires reculent. À Carcassonne, la ville a renoncé. À Alès, le maire a réduit les subventions. Manifestation culturelle traditionnelle ou bain de sang intolérable ?

le 11/05/2013 à 06:05

 

 

 

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midilibre.fr

 

 

ADRIEN BOUDET et ÉDITH LEFRANC
11/05/2013, 06 h 00 | Mis à jour le 11/05/2013, 07 h 48
5 000 militants anticorridas attendus ce samedi à Alès

Le leader des anticorridas a décidé de faire de ce week-end de feria, à Alès, le rendez-vous de l’abolition. Cinq mille manifestants de France et d’ailleurs sont attendus.

Quand il a rendez-vous avec des journalistes, Jean-Pierre Garrigues fignole les préparatifs. Il met dans sa sacoche quelques DVD avec les images choc des arènes de Rodilhan, en 2011, quand des aficionados tabassèrent allègrement des militants du Crac (le Comité radicalement anticorrida dont il est vice-président). Il revêt un tee-shirt noir taché de rouge avec ces inscriptions : “Corrida la honte”. Et surtout, il prend soin de ne porter sur lui aucun objet conçu à partir de l’"exploitation des animaux". "Je suis un vegan. C’est-à-dire que je ne contribue pas à cette exploitation, quelle qu’elle soit", explique-t-il, en montrant sa ceinture et le bracelet de sa montre, garantis sans cuir.

Végétarien à l'âge de 7 ans

Les prémices du combat de Jean-Pierre Garrigues pour défendre la cause animale remontent à 1971. Il a alors 7 ans et refuse à jamais de manger de la viande. "Mes parents étaient très compréhensifs." Né à Nancy, arrivé à Alès à l’adolescence, au gré des mutations professionnelles de son père ingénieur céramiste, le jeune Jean-Pierre se destine au métier de vétérinaire. "J’ai fait une prépa mais ce système de compétition m’a déplu. La concurrence entre les humains, comme entre les animaux, ne me convient pas." L’élevage animal en batterie, le manque de ressources agricoles pour nourrir la planète le poussent à devenir ingénieur agronome. Étudiant, il est séduit par les méthodes radicales de Greenpeace, fréquente avec moins d’enthousiasme les pionniers de l’écologie politique et adhère à diverses associations de protection animale. Diplômé, il s’envole pour l’Inde, puis l’Afrique de l’Ouest, où il fait de la recherche dans l’écologie forestière tropicale avant de revenir en France, à Albi, où il décide d’enseigner.

Déclic lors d'un débat dans son lycée

En 1996, Jean-Pierre Garrigues obtient un poste au lycée agricole de Rodilhan, à 40 km d’Alès, où il se réinstalle. Cinq ans plus tard, il tombe sur une affiche annonçant un débat, au lycée, sur le thème de la corrida. "Je me suis dit “chouette !”, je ne m’étais pas encore plongé dans le sujet. Mais quand j’ai découvert le casting, avec comme débatteurs la fine fleur du mundillo nîmois, j’en ai touché un mot au proviseur. Il m’a dit que je pouvais trouver de mon côté des intervenants." Garrigues contacte alors la Flac, Fédération des luttes pour l’abolition des corridas, et sa présidente, l’Héraultaise Josyane Querelle. Elle deviendra son mentor. "Pendant un an, je me forme, je lis des livres, je vois même une corrida à Nîmes. Je suis malheureusement devenu un spécialiste."

Jean-Pierre Garrigues : "Être les casques bleus des animaux"

Le prof gardois épouse alors une cause qu’il juge aussi légitime que les grands combats de l’Histoire : "La Commune, le Front populaire, l’abolition de la peine de mort. Tous ces combats se sont faits dans la lutte. La France est un pays où les choses ne viennent jamais dans le consensus. Chez les Gaulois, ça pète." Sa quête : abolir la corrida d’abord à Alès, et bientôt en France. Propulsé vice-président du Crac Europe, il multiplie les actions coups de poing et les revendique. "Nous sommes des radicaux, c’est le “r” de Crac, mais pacifiques et non violents. Nous voulons être une force d’interposition, qui pourrait être les casques bleus des animaux."

Ecologiste et "animaliste"

Pour Jean-Pierre Garrigues, la lutte anticorrida est une composante "d’une pensée globale de la planète". Écologiste mais surtout "animaliste", apolitique mais de gauche, le presque quinquagénaire partage ses combats avec son épouse. Jusqu’à l’extrême : "J’ai choisi de ne pas avoir d’enfant. Je ne veux pas être responsable de la venue d’un humain supplémentaire. Nous sommes déjà trop nombreux."

Alès : une arène réputée fragile

C’est à une arène fragile que s’attaquent les anticorridas aujourd’hui et demain. Le maire d’Alès Max Roustan, qui n’est pas un aficionado, a donné ces dernières années des signes en faveur des “anti”. Il a supprimé la gratuité des places pour les enfants, retiré de la programmation les corridas équestres et arrêté les subventions. Les “anti” espèrent réaliser leur plus grande manifestation.

Trois rendez-vous prévus

Trois rendez-vous sont prévus, avant la tenue des deux corridas et de la novillada : aujourd’hui à 14 h, demain à 9 h et 15 h. Craignant des débordements, la mairie et la préfecture ont modifié le parcours des manifestants. "Un diktat", selon Jean-Pierre Garrigues.

Parcours modifié
Le rendez-vous d’aujourd’hui reste fixé au jardin du Bosquet mais se déroulera ensuite quais Boissier-de-Sauvages et Kilmarnock jusqu’au Pont neuf... Loin du cœur battant de la feria.

 

 

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