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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 20:34

 

Rue89

 Le Yéti - voyageur à domicile

Publié le 28/05/2013 à 15h37

 

 

Vous le saviez, vous ? A l’appel d’organisations écologistes, ils étaient « deux millions » (selon les organisateurs, la police n’a pas compté) à défiler aux quatre coins du monde contre les agissements de la firme Monsanto le samedi 25 mai 2013. Oui, oui, la veille même des « un million » de  « manifestants pour tous » (mais anti-mariage pour certains).

Ah, je sais, les chiffres, les chiffres ! Rions en passant sur le million de « manifestants pour tous » contenus sur une esplanade des Invalides de 133 925 m2, ce qui aurait signifié un entassement de 7,47 corps frémissants par m2, chose évidemment impossible, sauf à les voir tous couchés de manière inconcevable les uns sur les autres.

Mais revenons à nos moutons, enragés ou culs-bénits, quel qu’en soit le nombre exact. Si la « manif pour tous » fut un incontestable succès, celles contre les agissements de Monsanto ne le furent pas moins au niveau planétaire.

Or rien sur ces dernières dans nos médias, quand leurs unes débordaient des exploits de la première. Blackout médiatique presque aussi complet, il faut le reconnaître, sur les récentes manœuvres des « partenaires » empressés de la firme américaine.

La Commission européenne à la manœuvre

Je veux parler de nos braves technocrates de la Commission européenne qui se sont montrés fort actifs depuis le début de cette année :

  • autorisation de la reprise de l’utilisation des farines animales (produites par qui ?) dans la nourriture de nos bestiaux aquatiques de consommation courante ;
  • limitation drastique du nombre de semences autorisées (produites par qui ?) et interdiction pénale de toutes les autres ;
  • pressions en tout genre pour faire légaliser l’exploitation et la commercialisation des OGM (produits par qui ?) dans l’Union européenne.

Sans doute y ont-ils même laissé toutes leurs forces tant ils montrent peu de zèle à faire appliquer leurs quelques rares et timides décisions un tant soit peu contraires aux intérêts de ces grandes firmes, comme celles prohibant (en principe) l’utilisation des pesticides tueurs d’abeilles.

Et ce n’est pas ce pauvre Parlement européen (avec ou sans Bové) qui risque de faire opposition. Privés du pouvoir de faire des lois, nos chers « représentants des peuples » ne peuvent qu’y émettre de vagues résolutions.

Les moutons enragés dans la rue

Bref, à part la rue et sa désobéissance civile, plus grand monde pour s’opposer aux méfaits de pieuvres genre Monsanto et de leurs affidés politiques ou technocrates.

Ce que firent deux mil... un certain très grand nombre de personnes dans 436 villes de 52 pays (de ça, on est au moins sûr). Réclamant sinon l’interdiction des lois protégeant outrageusement les intérêts de la firme américaine, du moins l’indication de la présence de ses produits dans la composition figurant sur les étiquettes. Mais même ça, tu parles, Charles !

Oh bien sûr, ils n’étaient que quelques centaines sur la place du Trocadéro à Paris ou encore à Strasbourg, mais des centaines de milliers aux Etats-Unis ou dans les villes d’une Amérique latine particulièrement concernée.

Bon vous me direz, protégé par la coalition des technocrates vendus, des politiques corrompus et des médias aux ordres (je pèse l’emploi de tous ces qualificatifs), Monsanto se fout totalement de ces doléances et garde son œil exorbité sur la seule courbe avantageuse de son action boursière.

Mais voilà, il faut de tout pour faire un monde et des sujets de chroniques. Quitte à choisir entre la meute des moutons enragés écologistes s’inquiétant du contenu de leurs assiettes et le troupeau des âmes ulcérées s’occupant de culs qui ne sont pas les leurs, y a pas photo, comme on dit.

 

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 20:11

 

 

Le Monde.fr avec AFP

 29.05.2013 à 02h10 • Mis à jour le 29.05.2013 à 09h14

 

 
 

Le groupe américain Wal-Mart, numéro un mondial de la distribution, a accepté de plaider coupable et de payer au total 110 millions de dollars pour régler à l'amiable des poursuites des autorités américaines dues à sa mauvaise gestion de déchets dangereux.

Jusqu'à janvier 2006, Wal-Mart n'avait pas de programme en place et ne formait pas les employés de ses magasins sur la manière de se débarrasser de déchets dangereux, comme par exemple des pesticides rapportés par ses clients, explique le département de la Justice (DoJ) dans un communiqué. Ces déchets étaient jetés dans des poubelles municipales ou dans les canalisations dans le cas des liquides, ou encore transporté sans mesure de sécurité adéquates jusqu'à l'un des six centres spécialisés du groupe aux Etats-Unis, détaille-t-il.

 

"AVANTAGE ÉCONOMIQUE INJUSTE"

Tammy Dickinson, procureure générale du Missouri, qui poursuivait le groupe avec la Californie, l'Etat fédéral et l'agence de la protection de l'environnement (EPA) évoque ainsi "des camions remplis de produits dangereux, dont plus de 2 millions de livres (environ 900 tonnes) de pesticides".

"En traitant de manière inappropriée des déchets dangereux, des pesticides et d'autres matières en violation des lois fédérales, Wal-Mart a fait peser un risque sur le public et l'environnement et gagné un avantage économique injuste sur d'autres entreprises", a commenté pour sa part Ignacia Moreno, procureure générale adjointe du DoJ pour les questions d'environnement.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 19:53

 

 Arte

29/05/2013

 

 

 

 

Par Arte
De Bombay à la Bretagne en passant par Dubaï, Tanger ou les Maldives, cette passionnante enquête en forme de thriller dévoile une urgence planétaire : la menace qui pèse sur le sable, ressource vitale dont le pillage s'accélère.

De Bombay à la Bretagne, une menace qui pèse sur le sable, ressource vitale dont le pillage s'accélère.

De Bombay à la Bretagne en passant par Dubaï, Tanger ou les Maldives, cette passionnante enquête en forme de thriller dévoile une urgence planétaire : la menace qui pèse sur le sable, ressource vitale dont le pillage s'accélère.

Réalisation : Denis Delestrac

(FRANCE, 2013, 74mn) ARTE F

http://future.arte.tv/fr/sujet/nos-plages-court-de-sable

Plus d'informations : http://www.arte.tv/guide/fr/046598-000/le-sable-enquete-sur-une-disparition
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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 19:44

 

 

Le Monde.fr

Le Monde.fr avec Reuters | 29.05.2013 à 12h52 • Mis à jour le 29.05.2013 à 12h55

 

 
 
Capture d'écran de la vidéo des Anonymous GB sur Youtube, s'en prenant à l'English Defence League.

Un groupe de cybermilitants se réclamant des Anonymous GB ont lancé, mardi 28 mai, une opération visant la Ligue de défense anglaise (English Defence League, EDL), en réponse à une manifestation qui s'est tenue la veille dans le centre de Londres.

Près d'un millier de personnes s'étaient réunies dans la capitale britannique à l'appel de ce mouvement islamophobe né en 2009 afin de manifester contre les "musulmans assassins", après le meurtre d'un militaire britannique le 22 mai par des militants de la cause radicale islamiste.

Lire : L'extrême droite britannique réclame un 'printemps anglais'

 Mardi soir, des membres ou des sympathisants des Anonymous GB  s'en sont pris à l'EDL sur les réseaux sociaux, postant par exemple sur Twitter de nombreux messages sous le mot-clé #opEDL, et forçant le compte de l'EDL sur Facebook (132 000 fans) à suspendre son activité.

Capture d'écran de la page Facebook de l'English Defence League.

UNE LISTE DE NOMS ET DE COORDONNÉES

Les Anonymous GB ont également publié une liste qu'ils présentent comme comportant les noms, les numéros de téléphone portable et les adresses de certains membres de l'EDL et de ses donateurs. Des détails sur les condamnations passées de certains membres du groupe feraient également partie des informations diffusées.

Le groupe avait publié plus tôt dans la journée une vidéo sur Youtube dans laquelle ils promettaient à la Ligue de défense anglaise le début d'une "dessiccation systématique et complète de [leur] culte". Le message condamne, par ailleurs, le meurtre du soldat Lee Rigby, et accuse l'EDL de chercher à l'exploiter pour répandre la haine.

Quatre membres de l'EDL avaient été arrêtés en marge du rassemblement qui s'était tenu sous haute surveillance policière, comme avait rendu compte le Guardian. Une centaine de sympathisants de l'EDL étaient également descendus dans la rue le jour de l'assassinat.

 

 

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 19:31

 

Le Monde.fr avec AFP

 29.05.2013 à 16h06

 

 

 

L'autorité de la concurrence a sanctionné mercredi 29 mai d'une amende de 79 millions d'euros une entente sur les prix organisée pendant près de huit mois par les quatre principaux distributeurs de produits chimique en France, Brenntag, Univar, Solvadis et Caldic Est.

Les quatre groupes, qui représentent 80 % du marché de la distribution de produits intermédiaires de la chimie en France, ont "restreint la concurrence en se répartissant les clients et en se coordonnant sur les prix", a indiqué l'autorité devant la presse. L'entente portant sur la distribution de produits très couramment utilisés, comme la soude, la javel ou des solvants, a touché potentiellement des milliers de victimes, de grands groupes industriels aux petites entreprises, comme des teintureries, ou même des centres hospitaliers entre 1998 et mi-2005.

 

AUTO-DÉNONCIATION

La collusion a été organisée dans quatre régions, le Nord, l'Ouest, la Bourgogne et Rhônes-Alpes, touchant la majorité des bassins industriels français, à part l'Ile-de-France et le Sud-Ouest. Les représentants des quatre sociétés se réunissaient secrètement dans des hôtels ou des restaurants pour se répartir la clientèle et se coordonner sur les prix, indique l'enquête de l'Autorité de la concurrence.

Une source citée par l'autorité précise qu'une ligne de "téléphone portable dédiée à la concertation" avait été mise en place de façon officieuse. Brenntag écope de l'amende la plus lourde, 47,8 millions d'euros, à cause de "circonstances aggravantes" pour avoir été considéré comme l'initiateur de l'entente et appartenir à un grand groupe international, l'allemand Brenntag AG. Sa société mère, DBML au moment des faits, a reçu une amende de 5,3 millions.

Brenntag a contesté mercredi "la qualification juridique des faits et le calcul de l'amende" et indique envisager de faire appel, selon un communiqué. La multinationale Univar écope, elle, de 15,2 millions d'euros d'amende, et Caldic Est, appartenant au néerlandais Caldic BV, de 1,3 million. Le groupe français Solvadis, entre-temps racheté par Quaron, a lui été exempté de sanction pour avoir été le premier à informer en 2007 l'Autorité de la concurrence de cette entente, dans le cadre d'une procédure de clémence. En revanche, sa société mère au moment des faits, GEA Group, a écopé de 9,4 millions d'amende.

 

 SEULEMENT LA SEPTIÈME DÉCISION DE CLÉMENCE

Brenntag et Univar, s'étaient également autodénoncés en 2007 en entamant des procédures de clémence auprès de l'autorité. Mais leur initiative arrivant au deuxième et troisième rangs, ils n'ont vu leur sanction réduite respectivement que de 25 % et 20 %. Il s'agit de la septième fois seulement que l'Autorité de la concurrence prend une décision de clémence. Cette procédure débouche sur une exonération de sanction si un groupe donne des informations pertinentes, coopère à l'enquête sans en informer les autres membres de l'entente, et met fin aux pratiques incriminées.

L'entente avait été mise en place dans un contexte de guerre des prix, qui avait diminué les marges de ces sociétés, et à la suite de l'application de la directive Seveso 2, qui avait contraint les groupes chimiques à des investissements importants pour améliorer les conditions de stockage de ces substances.

 

 

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 21:55

 

 

 

 

  

Vive la banqueroute ! - Entretien avec Frédéric Lordon

Publiée le 15 mai 2013

Les éditions Fakir publient un livre collectif  « Vive la banqueroute ! ». En dix brefs récits, cet  ouvrage raconte comment nos grands hommes  (Sully, Colbert, Talleyrand, Poincaré, etc.) furent  plus radicaux dans leurs actes que ne le sont aujourd'hui
ATTAC ou Jean-Luc Mélenchon dans leurs discours.  Suivi de « L'irréalisme, c'est eux ! », entretien avec
l'économiste Frédéric Lordon.

Pour le commander, cliquer sur les liens suivants :
http://www.editions.fakirpresse.info/...
http://www.fakirpresse.info/-Nos-lect...

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 21:36

 

 

Le veilleur.com

 

Le 27 Mai 2013 à 11h14 

 

 

 

L'Illinois saisit illégalement les abeilles résistantes au Roundup de Monsanto, et tue les reines restantes... La récente loi passée au sénat des états unis à donné des droits sans limites à monsanto, il n'a pas fallu attendre bien longtemps avant den constater les premiers effets. A coté de cela, l'accord de libre échange entre la zone européenne et les états unis est en marche, combien de temps va s'écouler avant que les usa n'imposent la vision mondialiste et suicidaire de monsanto à Bruxelle ? Le veilleur
 
L'Ag Departement de l'Illinois a saisi illégalement les abeilles privées du célèbre naturaliste, Terrence Ingram, sans lui donner un mandat de perquisition et avant que le tribunal soit mis au courant de l'affaire, rapporte « Prairie Advocate News ».
 
Derrière les violations flagrantes de ses droits constitutionnels se trouve Monsanto. Ingram faisait des recherches sur les effets du Roundup sur les abeilles qu'il élève depuis 58 ans.
 
« Ils ont détruit 15 ans de ma recherche »
, a déclaré l'avocat de « Prairie », en volant la plupart de son élevage. Dans une lettre certifiée du superviseur de l'inspection des ruchers de l'Ag Departement, Steven D. Chard a déclaré :
 
« Au cours d'une inspection de routine de vos colonies d'abeilles par les inspecteurs ... Susan Kivikko et Eleanor Balson le 23 Octobre 2011, la maladie bactérienne « loque américaine » a été détecté dans un certain nombre de colonies situées derrière votre maison... La présence de la maladie dans certains de vos colonies a été confirmée par les résultats des tests du Laboratoire de recherches apicoles USDA à Beltsville, Maryland, qui ont analysé les échantillons prélevés sur votre rucher... »
Ingram peut prouver que ses abeilles n'ont pas la « loque », et prévoyait de le faire lors d'une audience prévue en Avril, mais l'Etat a saisi ses abeilles à la fin de Mars. Ils ne les ont pas retournées et personne à l'Ag Dept semble savoir où sont ses abeilles.
 
Les abeilles auraient été détruites, ou elles auraient pu être remises à Monsanto pour déterminer pourquoi certaines de ses abeilles sont résistantes au Roundup. Sans les abeilles comme preuve, Ingram ne peut tout simplement pas se défendre contre les fausses accusations de « loque ».
 
Pire encore, tous ses reines sont mortes après que Kivikko et Balson aient « inspecté » sa propriété, en dehors de sa présence et sans mandat.
 
Fait à noter, les apiculteurs Illinois vont dans la clandestinité après l'expérience de Ingram et refusent d'enregistrer leurs ruches, au cas où l'Etat essaie de voler leur propriété privée sur les fausses allégations.
 
Traduction : Nutty juggler pour les moutons enragés

 


 

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 21:00

 

Rue89

Le Yéti - voyageur à domicile

Publié le 27/05/2013 à 11h30

 

Eh oui, forcément, pendant que les gogos continuent bêtement de nier la réalité de la maladie et d’ingurgiter sans piper les amères potions, les charlatans, eux, prennent leurs précautions. En ce moment, c’est ruée vers l’or à bride abattue. Surtout en Asie. D’autant que le prix du métal – enfin, son équivalent papier – est toujours au plus bas.


Marché à terme de l’or, le 24 mai 2013 

Evolution « contre toute vraisemblance apparente », car la demande du précieux métal explose littéralement. Et pas seulement aux Etats-Unis ou dans son satellite européen. Ou encore au Japon, où la politique monétaire expansionniste de la BoJ (banque centrale japonaise) laisse les investisseurs très dubitatifs.

Mais aussi et surtout en Chine, en Inde ou même en Australie, où la vente de pièces d’or a augmenté de 50% dans les trois derniers mois. Ce qui, soit dit en passant, en dit long sur l’état de confiance délabré de « l’épargnant » planétaire.

Le prix bas du métal y est sans doute pour beaucoup, mais pas seulement. Car la forte hausse de la demande devrait logiquement (selon la fameuse loi du marché sur l’offre et la demande) faire remonter les cours. Il n’en est rien.

Les « spécialistes » de forums vous inonderont d’équations, de variables et de formules fumeuses pour nier le désastre. Il est (psychologiquement) indispensable pour eux de continuer à présenter le système, même en charpie, comme manipulateur et indestructible.

Les adorateurs du papier

La réalité, comme d’habitude beaucoup plus simple, est que par-delà la quête effrénée du moindre petit bijou contenant un soupçon de vrai or, bagues, boucles d’oreille, chaînes (je n’exagère pas), il y a le commerce stupidissime de l’or-papier. Vous achetez un papier sur lequel est écrit le mot « or » avec une quantité en-dessous et vous vous croyez bêtement à l’abri de tout cataclysme.

Le problème est que ces idiots n’ont bien sûr pas pu s’empêcher d’émettre infiniment plus de papiers qu’il n’existe de réserves d’or, même fantasmées. Or, désormais, le prix de l’or-papier prime manifestement sur celui du métal lui-même – qui par ailleurs manque cruellement pour éteindre la panique des thésaurisateurs en folie.

Nos Diafoirus pourront toujours continuer à beugler leurs formules absconses sur le machiavélisme triomphant des grands argentiers (que possède Goldman Sachs sinon des papiers ?), leurs rares moments de lucidité (le krach de l’or de la mi-avril) se révèlent cuisants. Et c’est ainsi qu’un produit rare, sinon introuvable, en vient aujourd’hui à être soldé à prix d’ami.

Les sociétés faisant commerce de ces papelards se retrouvent, elles, en situation fort délicate (le « Shanghai Gold Exchange »), quand elles ne font pas carrément défaut (la HKMEx de Hong-Kong la semaine dernière), incapables de fournir l’or ou l’argent promis à leurs clients sur un papier qui ne vaut plus tripette.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 20:55

 

Rue89

 

Gentil membre 27/05/2013 à 14h27
Pierre Haski | Cofondateur Rue89

 

 

Une OPA chinoise sur le Club Med ? On pourrait croire à un remake du film de Jean Yanne, « Les Chinois à Paris », avec l’armée populaire de libération chinoise s’installant aux Galeries Lafayette... C’est pourtant vrai, et c’est logique.

Le Club Med, c’est ce symbole des vacances d’un type nouveau qui a connu son essor et son heure de gloire dans les mythiques années 60, celles de la croissance et de l’insouciance, des baby-boomers et de l’amour libre... En France, ce symbole et ce mode de vie ont pris du plomb dans l’aile.

En Chine, c’est l’inverse. Les Chinois vivent, à bien des égards, leurs « années 60 », la liberté en moins mais l’enrichissement en beaucoup plus. Et la classe moyenne émergente découvre, au passage, la civilisation des loisirs, qu’elle a les moyens et le désir de se payer, même si l’ensemble du pays est évidemment loin d’être à l’unisson.

Le groupe Fosun, premier actionnaire

La rencontre du Club Med, dirigé par Henri Giscard d’Estaing (oui, le fils de VGE), et de la Chine n’est pas nouvelle et ne date pas de cette OPA lancée lundi par le groupe chinois Fosun – un puissant conglomérat privé né à Shanghai il y a vingt ans – en partenariat avec le fond d’investissement de l’assureur Axa.


Le centre de vacances du Club Med à Yabuli, en Chine (Club Med)

Fosun a investi dans le Club Med en 2010, et en est déjà le premier actionnaire avec 9,96% du capital. C’est donc la suite logique d’une histoire qui voit le Club déplacer son centre de gravité de la vieille Europe vers la zone Pacifique en plein essor.

En Chine, le Club Med ne vend pas le rêve de vacances à la française des années 60, avec les boules en plastique qui remplaçaient l’argent et les tables communes où les « gentils membres » pouvaient se rencontrer... Cette époque est morte, et elle est aux antipodes de ce que cherchent aujourd’hui les vacanciers chinois.

Le premier village de vacances ouvert par le Club Med en Chine, à Yabuli, dans le nord-est du pays, est au contraire axé sur l’individu, le confort extrême, le bien-être, le sport, et, bien sûr, l’enfant-roi au pays de l’enfant unique.

Le Club a déjà réussi à séduire plus de 80 000 vacanciers chinois l’an dernier, et espère tripler ce nombre d’ici deux ans, faisant de la Chine son deuxième marché dans le monde.


Salle à manger du Club Med de Yabuli, on est loin de l’esprit Club des années 60 (Club Med)

De quoi aiguiser l’appétit du groupe Fosun, qui va donner au Club les moyens de son développement non seulement en Chine, où quatre villages sont en cours de construction ou prévus, mais dans toute l’Asie, zone à forte croissance.

Civilisation des loisirs

En l’espace d’une décennie, la Chine a bien changé. A la fin des années 90, les Chinois n’avaient quasiment comme vacances que celles du nouvel an chinois, pour leur permettre de retourner dans leur région natale fêter cet événement en famille.

Aujourd’hui, les Chinois travaillant dans le secteur formel, public ou privé, prennent également des vacances pour le premier mai, ainsi que pour le premier octobre, la fête nationale célébrant la proclamation de la République populaire par Mao Zedong.

A ces dates, les aéroports sont pris d’assaut et les Chinois partent en voyage, en Thaïlande, aux Maldives, en Australie ou en France.

L’essor du tourisme chinois a déjà eu un impact majeur sur le tourisme mondial, et ce n’est pas fini.

C’est aussi la découverte d’un autre art de vivre. Au début des années 2000, j’ai assisté à la naissance des premières pistes de ski, à moins d’une heure de Pékin, pas vraiment des pistes noires mais de quoi faire ses premières glissades et goûter à ce plaisir inconnu.


Premiers pas chinois aux sports d’hiver, près de Pékin, en 2000 (Pierre Haski/Rue89)

Les vacanciers chinois se pressaient aussi sur les plages de Beidahe, le « Deauville » de Pékin à trois heures de la capitale, ou à Hainan, une île du sud.

En l’espace de quelques années, cette classe moyenne a pris de l’ampleur, de la sophistication, et de l’appétit. Le Club Med est arrivé pile pour répondre à cette demande, qui le sauvait au passage d’une mauvaise pente due à l’érosion de son modèle en Europe, et à la crise du porte monnaie de sa clientèle occidentale.

L’OPA de Fosun et d’Axa s’effectue en accord avec les dirigeants de la société qui resteront en place.

En passant sous pavillon chinois, le Club Med assure sa survie et son développement. C’est aussi une page qui se tourne, symboliquement, celle de la France des « trente glorieuses » sur lesquelles nous vivons encore, et dont les derniers craquements se font durement sentir. Les années « glorieuses » sont aujourd’hui chinoises.

Adieu les « gentils membres » et « les gentils organisateurs » : l’heure des camarades a sonné.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 17:48

 

 

Rue89

 

Télé-gyrophare 27/05/2013 à 12h36
Camille Polloni | Journaliste Rue89

 

N’espérez pas revivre les reportages à sensation diffusés sur la TNT, où les équipes de police coursent des braqueurs et cassent les portes de bandits à 6 heures du matin. Mais promis, il y a de l’action quand même.

Le film diffusé ce lundi par Canal+, « Copwatch, la police dans le viseur », d’Alexandre Dereims et Alexandre Spalaïkovitch, a nécessité un an de tournage à Paris (au marché des biffins de Barbès), Lille, Calais et New York, aux côtés d’adeptes du « copwatching », ces « surveilleurs de flics » qui filment caméra au poing les interventions policières.

Ce documentaire montre l’envers du travail policier : une chasse aux pauvres et aux migrants somme toute assez médiocre. Il témoigne aussi de l’agressivité des fonctionnaires envers les militants qui ont l’ambition de contrôler les travaux finis.

Une pratique énervante mais légale

« Tu commences à nous casser les couilles avec ta caméra », lance par exemple un agent à celui qui le filme. Un commissaire promet, lui, de la casser contre le mur la prochaine fois. A travers leurs syndicats, les policiers ont plusieurs fois exprimé publiquement leur ras-le-bol de se voir filmés en intervention et parfois épinglés sur Internet.

Le site Copwatch Nord-Ile-de-France accède à la notoriété en novembre 2011 à la faveur d’un surprenant effet Streisand. A la demande du ministère de l’Intérieur qui a saisi la justice, le site est bloqué par les fournisseurs d’accès. Le tribunal a estimé qu’il contenait des propos diffamatoires sur la violence supposée de tel ou tel fonctionnaire, et que certaines données n’y avaient pas leur place.

Malgré le dépit des policiers concernés, rien n’interdit de pratiquer le « copwatching » si l’on prend garde ensuite à la manière de présenter les images. Comme le rappelait en 2006 une note du ministère de l’Intérieur, « les policiers ne peuvent donc pas s’opposer à ce que leurs interventions soient photographiées ou filmées. »

Cela « ne peut constituer aucune gêne pour des policiers soucieux des règles déontologiques », écrivait même la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) en 2005. Finalement, la CNDS inverse le slogan des partisans de la vidéosurveillance : si vous n’avez rien à vous reprocher... souriez.

Pierre, un « copwatcheur » interviewé dans le documentaire, se montre sûr de son bon droit :

« On veut que les policiers sachent que toute personne dans la population peut être témoin de ce qu’ils font et peut aussi exercer un contrôle. »

Pour la première fois, lui et ses amis, « des étudiants ou salariés proches de la gauche radicale », ont accepté d’être suivis par une équipe de télé.

« Un vrai boulot de documentation »

Comme l’expliquent les réalisateurs, la confiance s’est consolidée à petit feu. « On leur a présenté nos précédents travaux », dit Alexandre Dereims. Les collectifs Copwatch et No Border ont mis à leur disposition trois ans d’archives, « des dizaines d’heures » de vidéos et des compte-rendus écrits. Le réalisateur poursuit :

« Ils font un vrai boulot de documentation, sur des choses précises. Qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il fasse froid, ils sont là. »

Son collègue Alexandre Spalaïkovitch les juge aussi « crédibles dans leur manière de travailler ». « Ce qu’ils nous ont montré correspondait à ce qu’on a vu par la suite. »

Intimidation, destruction de matériel

Les deux journalistes, habitués de terrains difficiles (Niger, Corée du Nord) ont tourné en caméra cachée sur la voie publique, sans demander l’autorisation de suivre les fonctionnaires au travail. « Ce n’était pas pour les piéger, mais pour avoir une version authentique des faits », soutient Alexandre Spalaïkovitch.

Le résultat, sévère compilation d’images tournées par les journalistes et par les militants, n’est pas flatteur pour les forces de l’ordre. Il révèle des pratiques répétées d’intimidation envers des marchands ambulants et des vidéastes, la destruction d’effets personnels des migrants à Calais, et plus généralement un comportement grossier et inapproprié des policiers filmés.

Certaines images prises à Calais avaient déjà été diffusées sur Rue89 en avril 2011. On y voyait notamment des fonctionnaires entrer, de nuit, dans un squat de Calais avec de la musique à fond dans les camions. Ils repartaient après avoir réveillé les migrants, en esquissant une petite danse.

Nous étions revenus sur cet épisode en novembre 2012, quand les policiers concernés avaient justifié cette pratique auprès du Défenseur des droits par la recherche d’un « moment de convivialité ». Alexandre Spalaïkovitch évoque plutôt « une pression continue » et « une chasse aux pauvres » :

« Les migrants et les biffins viennent souvent de pays où la police est très dure, et ils constatent qu’en France elle est presque aussi dure que chez eux. »

Pour lui, c’est en partie parce que « les policiers ne connaissent pas toujours la loi » ou connaissent « des problèmes d’encadrement ». Il précise que son film « ne cherche pas à dénigrer la police ». D’ailleurs, le visage des fonctionnaires a été flouté. Alexandre Dereims renchérit :

« Nous savons qu’il existe une grosse frustration de la part des policiers, pour lesquels c’est un éternel recommencement. On leur demande de résoudre la pauvreté, ce qui est impossible. »

Une caméra payée par des procès à la police

Aux Etats-Unis, les réalisateurs sont remontés aux sources du mouvement « copwatch ». Depuis l’affaire Rodney King en 1991 (un jeune Noir tabassé par la police de Los Angeles, sous les yeux d’un vidéaste amateur), filmer les interventions policières est une pratique plus fréquente qu’en France.

A New York, une application iPhone permet désormais d’envoyer les images d’un seul clic, sans risquer de se les voir confisquer. Et les destructions de matériel débouchent souvent sur des procès. A la clé, l’argent tiré des caisses de la police sert à... racheter des caméras pour filmer la police.

Là-bas, les « copwatcheurs » ne se cachent pas. Même s’ils sont, comme en France, source de colère pour certains policiers, ils témoignent à visage découvert. Ils sont convaincus de mener une action à la fois légale et salutaire

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
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