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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 13:38

 

 

 

Lire aussi

Nouvelles pièces au dossier de l’aéroport controversé de Notre-Dame-des-Landes, trois rapports d’experts reposent désormais sur les bureaux de Jean-Marc Ayrault, du ministre des transports, Frédéric Cuvillier et de la ministre de l’écologie Delphine Batho : celui de la commission de dialogue, censé remettre à plat les arguments des pour et des contre, un autre consacré au respect de la loi sur l’eau et, enfin, un dernier analysant les impacts du projet sur les agriculteurs.

Aucun d’entre eux ne conclut en défaveur du transfert de l’actuel site de Nantes-Atlantique vers le bocage de Notre-Dame-des-Landes. Si bien que dans la foulée de leur publication (à lire ici, là, et ici), Jean-Marc Ayrault « réaffirme son attachement à poursuivre la conduite de ce projet dans le respect de cette méthode de travail fondée sur le dialogue et l’échange constructif », a fait savoir Matignon dans un communiqué. 

 

Sur la zone d'aménagement différé de Notre-Dame-des-Landes (JL) 
Sur la zone d'aménagement différé de Notre-Dame-des-Landes (JL)

 

Mais pour autant, les experts sollicités, des universitaires et des fonctionnaires, refusent d’accorder aux pouvoirs publics et au concessionnaire, Vinci, le feu vert qu’ils attendaient pour enclencher les travaux. 

La principale critique provient des scientifiques consultés pour évaluer les incidences du projet sur les zones humides menacées par le projet.  Conformément à la loi, les maîtres d’ouvrage proposent de compenser les dommages qu’ils vont causer au bocage. Mais la méthode qu’ils ont choisie pour le faire « ne peut être validée en l’état », jugent les experts. Ils lui reprochent ses insuffisances, sa faible traçabilité, sa mauvaise intelligibilité et sa non-prise en compte du risque d’échec. 

C’est le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) du bassin Loire-Bretagne qui établit les règles d’application de la loi sur l’eau pour le site de Notre-Dame-des-Landes. En particulier, il exige que les zones humides détruites doivent être recréées ou restaurées de manière équivalente « sur le plan fonctionnel » et pour la biodiversité. Ces opérations doivent être réalisées « dans le même bassin versant », aire délimitée par des lignes de partage des eaux. Or la méthode compensatoire adoptée se contente d’évaluer les besoins de compensation et ne garantit pas le respect de ce principe d’équivalence. Si bien qu’un délicat travail scientifique est maintenant nécessaire pour déterminer des critères fiables de compensation fonctionnelle. Et peut-être, y compris la révision du Sdage lui-même. Pour Raphaël Romi, professeur de droit à l’université, « sur le seul terrain de la loi sur l’eau, ce projet est mort, il est le premier dont on peut dire qu’il est mort et noyé ».

Les auteurs du rapport pointent aussi l’insuffisante analyse de l’état du milieu, donnant ainsi raison aux naturalistes qui se sont rassemblés depuis le début de l’année pour réaliser leur propre inventaire du site (voir ici notre article).

Sans enthousiasme

Autre grief majeur, formulé cette fois-ci par la commission de dialogue : le projet avale trop de bocage. La « très importante consommation d’espaces naturels ou agricoles » ne correspond pas à l’exemplarité environnementale à laquelle prétend Vinci. Les experts jugent nécessaire « de rechercher un meilleur équilibre entre le projet et les enjeux agricoles et environnementaux » et donc « de réduire autant que possible les surfaces artificialisées ou neutralisées pour l’agriculture ». Ils demandent ainsi la diminution des parcs de stationnement, le gel d’au moins 250 hectares le temps d’évaluer les nouvelles mesures compensatoires, et la réduction des surfaces destinées à accueillir des activités – 200 hectares sont aujourd’hui promis à cet usage.

 

Affiche de la manifestation Sème ta Zad du 13 avril 2013. 
Affiche de la manifestation Sème ta Zad du 13 avril 2013.

 

Alors que la zone réservée à l'origine pour les travaux s'étendait sur environ 1 650 hectares, Vinci l’a revue à la baisse, prévoyant à ce stade de n’en utiliser que 730. « Mais si on change de projet, il faut refaire l’enquête publique et la déclaration d’utilité publique », analyse Raphaël Romi. La restriction des parkings, activité très lucrative, risque de modifier l’équilibre financier de l’aérogare.

Plus généralement, la réévaluation des coûts de réaménagement de l’actuel aéroport, du plan d’exposition au bruit du futur aéroport, de l’impact sur l’emploi, et du coût du transfert que réclament les experts, seront lourds de conséquences. Car si ces données devaient évoluer substantiellement, cela remettrait alors en cause les calculs qui furent à la base du traité de concession et de l’appel d’offres. Un enfer juridique. Pour la fondation Nicolas Hulot, les lacunes du dossier mises en exergue par les experts « justifient a minima l’arrêt des travaux sur le site et des études complémentaires ».

Pourquoi la commission de dialogue défend-elle malgré tout le transfert de l’aéroport actuel vers Notre-Dame-des-Landes ? Contrairement  à ce qu’affirment les partisans du projet, les experts contestent la saturation technique de Nantes-Atlantique aujourd’hui. Mais ils estiment qu’elle « est néanmoins susceptible d’intervenir assez rapidement en fonction de l’évolution du trafic ».

Surtout, ils estiment plausible que le nombre de vols soit plus important au fil des années. Au point de créer « des nuisances difficilement supportables » pour les habitants, notamment au sud de la ville, et de menacer le développement et l’extension de l’agglomération. « Le réaménagement de Nantes-Atlantique n’apparaît donc pas à la commission comme une solution valable à long terme. » Pour un rapport commandé en vue d’accompagner le projet de nouvelle installation, le ton manque clairement d’enthousiasme.  

Que va faire l’exécutif maintenant ? Le gouvernement semble croire que la mise en œuvre des recommandations des commissions ne prendra que quelques semaines. Ce scénario paraît très optimiste. D’ici l’été, les maîtres d’ouvrage doivent proposer des solutions en réponse aux rapports, et les élus vont se réunir. Dans un communiqué commun, les collectivités locales concernées se réjouissent de la confirmation de « ce projet d’intérêt général » : « Ce transfert, c’est le désenclavement de tout le Grand Ouest, c’est une dynamique de croissance incontestée. » Avant la publication des rapports, la préfecture avait prévu de prendre rapidement des arrêtés sur la loi sur l'eau, permettant de lancer une nouvelle étape d'interventions sur la zone. 

Sur le terrain, seules les fouilles archéologiques devraient se poursuivre d’ici l’été, et aucun bulldozer ne devrait apparaître avant l’automne. Aucune opération d’expulsion des occupants à grande échelle ne semble prévue à court terme. L’exécutif espère que cette confirmation critique de la pertinence du projet de Notre-Dame-des-Landes calmera les passions et diffractera le symbole qu’est devenu l’aéroport de la discorde en de multiples petites scènes politiques locales. Pas sûr pourtant que cette lutte devenue si emblématique soit soluble dans l’expertise, aussi sérieuse soit-elle.

 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 13:23

 

Rue89 - Publié le :09/04/2013 à 19h33

 

 

 

 

L’accord national interprofessionnel (ANI) sur la sécurisation de l’emploi a été adopté ce mardi par l’Assemblée nationale. Le texte prévoit plus de flexibilité pour les entreprises (mobilité, refonte des procédures de licenciements...) tout en créant de nouveaux droits pour les salariés (mutuelle, formation...).

Mais plusieurs syndicats, CGT et FO en tête, s’y opposent et ont appelé à manifester pendant le vote de la loi. A Paris, ils étaient 6 000 selon la police, le double d’après la CGT, à marcher en direction du Palais Bourbon. Rue89 les a confrontés aux nouvelles règles de l’ANI et leur a posé la « question qui tue » :

« Préférez-vous être muté à l’autre bout de la France ou prêté à une autre entreprise ? »

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 13:08

 

 

Marianne - Mercredi 10 Avril 2013 à 05:00

 

Emmanuel Lévy et Hervé Nathan

 

 

Le modèle chypriote, avec un secteur financier hypertrophié soumis aux capitaux étrangers, est loin d'être un cas isolé parmi les 27. Passage en revue de ces «économies casinos» qui sont autant de bombes à retardement que l'Eurogroupe devra désamorcer.

 

 

Longue file d'attente devant une filiale de la banque Laiki à Chypre, mars 2013 - Pavlos Vrionides/AP/SIPA
Longue file d'attente devant une filiale de la banque Laiki à Chypre, mars 2013 - Pavlos Vrionides/AP/SIPA
Pour le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schaüble, la question chypriote est simple : ce pays n'aurait tout simplement pas le bon business model. La raison de tous les maux qui accablent la petite île méditerranéenne entrée dans l'euro en 2008 ? L'hypertrophie du secteur financier. Et, de fait, Chypre croule - croulait, devrait-on dire, puisque le paradis fiscal est promis à la faillite - sous l'argent des banques étrangères.

Pas moins de 58,5 milliards d'euros représentant 2,5 fois le PIB du pays. Mais Chypre est-elle pour autant un «cas exceptionnel», comme la qualifie Benoît Cœuré, vice-président de la BCE ? Eh bien, non ! Des «économies casinos», selon l'expression de Pierre Moscovici, il en existe bien d'autres en Europe, repérées par le FMI dès 2007, avant la crise.

Comme Chypre, leur système financier hypertrophié représente plusieurs fois leur richesse nationale et il est gangrené par la corruption, le dumping fiscal et le laxisme réglementaire.

Puisque le président de l'Eurogroupe, le Néerlandais Jero Dijsselbloem, affirme que «la solution pour Chypre servira de modèle pour les futures restructurations bancaires de la zone euro», Marianne fait le tour des principaux pays potentiellement candidats, ces bombes à retardement au sein de l'UE.

Malte, casino de l'Europe

La Valette, Malte - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
La Valette, Malte - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
Après Chypre et le Luxembourg, Malte est le troisième plus petit pays de l'Union européenne et de la zone euro.

Son ministre des Finances, Edward Scicluna, sait que, après la chute de Chypre, les capitaux ne viendront pas se réfugier chez lui, car la structure économique de son pays est encore plus fragile : les 26 milliards d'euros d'avoirs des banques étrangères à Malte correspondent à 4,1 années de son PIB, deux fois plus qu'à Chypre.

Economie casino, au sens propre du terme, puisque le business des jeux en ligne a trouvé son port d'attache à La Valette, avec une réglementation très souple - a contrario des autres pays de l'UE - et surtout une fiscalité hyperlégère. Que soit instaurée, demain, une taxe bancaire ou que l'île procède à une hausse des impôts, et ces activités prendront la poudre d'escampette, au nom de l'optimisation fiscale.

Le Luxembourg, si secret

Chambre des députés, Luxembourg - ANGOT/SIPA
Chambre des députés, Luxembourg - ANGOT/SIPA
Membre fondateur de l'Union européenne, le grand-duché s'est fait depuis longtemps une place au soleil dans le petit milieu du secret bancaire. Son indice d'opacité bancaire, tel que calculé par l'association Tax Justice Network, le place ainsi sur la troisième place du podium. Les banques étrangères y ont accumulé pour près de 1 000 milliards de dollars, soit 23 années de PIB !

Sa recette : le Luxembourg ne pratique pas de retenue à la source sur les revenus financiers internationaux. Ainsi, le dividende versé, par exemple, sur le compte suisse à partir de fonds luxembourgeois ne supporte-t-il aucune imposition.

Une recette qui fait le délice des grandes banques européennes. Du coup, principale différence avec Chypre, ce ne sont pas des banques luxembourgeoises mais des filiales de géants du secteur, bien plus solvables, comme BNP Paribas, Deutsch Bank ou UBS qui encaisseraient un choc, si crise il devait y avoir.

L'empire britannique du mal : Jersey, Man... et la City

La city, Londres - NICOLAS JOSE/SIPA
La city, Londres - NICOLAS JOSE/SIPA
A tout seigneur, tout honneur. La Grande-Bretagne abrite la plus grande place financière de l'Union européenne. Attractive, la City l'est par son industrie de la finance (un tiers du PIB britannique provient de ce secteur), et par des conditions fiscales avantageuses. Un exemple ? Les étrangers «résidents non domiciliés» ne sont imposables sur leurs revenus perçus à l'étranger qu'à partir de la dix-huitième année de résidence.

De quoi faire le bonheur de quelques oligarques russes en mal d'abri fiscal. Les sociétés aussi ont droit à leurs petites sucreries. Ainsi, Michael Osborne, ministre des Finances de Sa Majesté, a-t-il l'intention d'abaisser de 28 % à 24 % le taux de l'impôt sur les sociétés, dans le but d'attirer les investissements de l'extérieur.

Selon le journaliste Nicholas Shaxson, auteur des Paradis fiscaux, enquête sur les ravages de la finance néolibérale : «La Grande-Bretagne est au centre d'un réseau de paradis fiscaux qui alimente en capitaux la City de Londres et lui procure un gigantesque volume d'affaires. Le premier cercle de la toile est constitué de ce qu'on appelle les dépendances de la Couronne - Jersey, Guernesey et l'île de Man -, dont l'essentiel de l'activité se fait avec les pays d'Europe, d'Afrique, de l'ex-URSS et du Moyen-Orient. Le deuxième cercle regroupe les territoires britanniques d'outre-mer, dont les îles Caïmans et les Bermudes, tournés surtout vers l'Amérique du Nord et du Sud.»

Les confettis de l'empire sont donc une partie de la «place offshore globale» que constitue le Royaume-Uni. A Jersey, Guernesey ou dans l'île de Man, rien n'est plus facile que de loger ses avoirs dans un trust, en fait un gestionnaire de fortune, souvent filiale locale d'une grande banque britannique, qui gardera secrète l'identité des heureux propriétaires. L'argent, ensuite, est investi en toute légalité dans le système financier londonien.

Les chiffres donnent le vertige : les fonds étrangers déposés à Londres s'élèvent à 3 400 milliards d'euros ! Cette «toile d'araignée» représente un double danger systémique pour l'Union européenne. La première raison en est que la City de Londres est très mal surveillée par les autorités publiques.

La récente manipulation du taux Libor (taux d'intérêt à court terme), par une dizaine de banques situées à Londres, qui s'entendaient pour faire varier le coût de l'argent au jour le jour, révèle la passivité de la Banque d'Angleterre, chargée de la surveillance des établissements financiers. Un scandale qui révèle l'absence de véritable gendarme financier dans ce pays.

Deuxième raison : le réseau serré de paradis fiscaux, Jersey, Guernesey, Man, Malte, qui rabat les capitaux vers les banques britanniques en assurant un solide abri fiscal pour leurs détenteurs, est un véritable casse-tête institutionnel.

En cas de faillite bancaire majeure à Jersey, qui recèle 133 milliards d'euros de placements étrangers, ou à Guernesey (77 milliards d'euros), qui serait responsable des dettes ? Ces îles seraient bien incapables d'assumer une telle charge qui représente jusqu'à 40 fois leur PIB. Serait-ce alors la Grande-Bretagne, et éventuellement le système bancaire européen solidaire ? Nul ne le sait et personne n'a vraiment envie de le savoir...


L'Irlande et ses dettes bancaires

L'horlogue du City Hall, Dublin - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
L'horlogue du City Hall, Dublin - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
En 2009, la petite et prospère république d'Irlande s'était avisée, mais un peu tard, que ses banques avaient grossi bien davantage que l'économie réelle de l'île, fort dynamique pourtant.

Incapable de faire face à l'explosion d'une bulle immobilière sans équivalent en Europe, deux grosses banques, qui avaient attiré les placements anglais avec des rémunérations généreuses, se déclaraient en faillite. Elles étaient nationalisées par le gouvernement, contraint d'injecter 30 milliards d'euros dans le système financier !

Les intérêts d'emprunts s'ajoutent aux effets de la récession économique. La facture globale de la crise monte à 64 milliards d'euros, faisant passer la dette publique de 25 % à 117 %. Les sacrifices consentis par les Irlandais sont considérables : 25 milliards de hausse d'impôts, baisses des salaires dans le privé et le public, chômage à près de 15 %...

Pour sortir du programme d'assistance européen, le gouvernement souhaite aujourd'hui refiler une partie des dettes bancaires, soit 28 milliards d'euros, au Mécanisme européen de stabilité (MES). Malgré l'appui du FMI, les dirigeants allemands, néerlandais et finlandais refusent et bloquent toute décision. La bombe irlandaise, la plus ancienne, est toujours active.

Slovénie et Lettonie, les petits nouveaux

Église franciscaine de l'Annonciation à Ljubljana, Slovénie - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
Église franciscaine de l'Annonciation à Ljubljana, Slovénie - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
Pays discret logé au sud de l'Autriche, la Slovénie pourrait bien être la prochaine victime du président de l'Eurogroupe, Jero Dijsselbloem, puisque les créances douteuses des deux banques nationalisées représentent 20 % du PIB du pays (7 milliards d'euros).

Un rapport de la commission anticorruption slovène accuse «un cercle de personnes qui seraient les éminences grises de la finance slovène», responsables aujourd'hui des graves problèmes du secteur bancaire. Et la banque centrale n'aurait pas sanctionné les banques alors même qu'elle était au courant de ces faits.

La Lettonie, candidate à l'entrée dans l'euro, elle, craint de devenir le refuge des capitaux russes fuyant Chypre. Bien qu'elle s'en défende, elle est déjà l'objet d'une OPA rampante : la moitié des dépôts des banques proviennent des puissants pays voisins : Russie, Biélorussie, Ukraine. Et la somme a grimpé de 20 % en un an.

Comment désamorcer ces bombes à retardement ?

Le bazar chypriote a démontré une fois de plus l'incapacité des régulateurs nationaux à empêcher les banquiers de faire n'importe quoi. L'émergence d'une autorité européenne de surveillance des banques y palliera-t-elle ?

Il aura fallu quatre ans de discussion pour parvenir à un accord, et ce n'est pas avant juillet 2014 que la BCE sera chargée de la supervision, non pas des 6 000 établissements de la zone euro, mais des 600 les plus importants, dits «systémiques». Une catégorie dans laquelle n'entraient pas, par exemple, les deux banques chypriotes à l'origine de la crise...

Un banquier français pointe une autre difficulté : «Il va falloir que la Banque centrale européenne recrute 800 experts de la finance. Et, pour ce métier-là, on ne peut pas prendre des débutants.» Avis aux amateurs. Il faudra aussi progresser sur un fonds de garantie des dépôts au niveau européen.

Une directive prévoit que chaque pays rassemble une somme équivalente à 1 % du total des dépôts. La France, pourtant bonne élève en la matière, ne compte parvenir à réunir cette somme de 10 milliards que dans sept ans.

Mais au-delà de ces simples encadrements, comme le souligne l'économiste Frédéric Lordon, les responsables européens ou nationaux devront s'extraire des dilemmes que la finance en folie leur a imposés : sauver les banques avec le coût moral et financier que cela implique ou les laisser tomber et mourir avec.

«Pendant ce temps, constate Frédéric Lordon, ajoutant les erreurs techniques au scandale politique et moral de la «gestion» de la crise financière, eurocrates et responsables nationaux s'étonnent d'avoir un problème avec les populations...»

 


«CHYPRE DOIT RESTER DANS L'UE» Par Georges Prévélakis, spécialiste de géopolitique

Marianne : La crise chypriote, à qui la faute ?

Georges Prévélakis : A tout le monde, même si cette réponse ne satisfait pas ceux qui cherchent un bouc émissaire unique. Les Chypriotes ont évidemment beaucoup tardé avant de mesurer l'ampleur de leurs problèmes et, à cet égard, le précédent gouvernement de Dimitris Christofias (l'ancien président de la République et dirigeant du Parti communiste chypriote) porte une responsabilité particulière.

Mais l'Union européenne ne peut pas oublier les siennes : les Chypriotes n'œuvraient pas dans le noir, il y a eu des complicités au sein de l'UE, un manque de vigilance et une tolérance envers des dérives qui s'expliquent pour plusieurs raisons. L'une tient à ce souci constant du compromis qui renvoie à demain la solution des problèmes, l'autre relève des calculs à court terme, jamais sur la longue durée. En fait, la crise chypriote met une fois de plus en évidence la faillite de la méthodologie européenne.

Le pays doit-il sortir, de gré ou de force, de l'UE comme certains l'ont évoqué ?

G.P. : L'Union européenne est un bien commun fondamental et, pour des raisons autant économiques que géopolitiques, la Grèce comme Chypre doivent y demeurer. Evidemment, les Chypriotes vont souffrir et devoir consentir des sacrifices d'autant plus insupportables qu'ils ne sont jamais justes et pèsent toujours sur les plus pauvres.

Mais la sortie de l'UE exposerait le pays aux convoitises de puissances extérieures - la Russie, la Turquie, la Chine, entre autres - au risque d'accentuer des antagonismes dangereux. Le pays ne doit pas devenir l'arène des confrontations entre blocs mais, aussi imparfait et faible soit-il ces temps-ci, il doit continuer à bénéficier de la protection et de la relative stabilité qu'apporte l'Europe.

Le contraste entre le boom de la Turquie et les situations grecque et chypriote est pourtant accablant...

G.P. : Il y a quelques années, on évoquait le dynamisme de la Grèce et la mauvaise santé de l'économie turque. Le rapport s'est inversé. L'histoire est cyclique et, par ailleurs, les Chypriotes ont plus que tout autre l'expérience des difficultés...

Propos recueillis par Alain Léauthier

 

Article paru dans le n°832 du magazine Marianne, en vente du 30 mars au 5 avril 2013

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 12:57

 

http://www.lepetitjournal.com/barcelone/accueil/actualite/147812-actualite-barcelone-a

 

 

Les membres de la Plateforme des victimes de crédits hypothécaires (Plataforma de Afectados por la Hipoteca, PAH) se sont réunis ce mardi devant le siège du Partido Popular (PP) pour protester contre la proposition de réforme de la loi hypothécaire du parti politique.

pah barcelone(Photo lepetitjournal.com)
Environ 350 personnes se sont réunies ce mardi à 19h devant le siège du PP de Barcelone pour demander au parti de rendre sa proposition plus proche de celle de la plateforme, plus solide contre les délogements et à faveur des dations en paiement. Le rendez-vous de la concentration était à 19h et dès 18h, le siège du PP était inaccessible aux piétons : rideau de fer baissé, barrières de métal sur les trottoirs et camions de Mossos d’Esquadra stationnés devant les portes.

"Oui, c’est possible, mais ils ne veulent pas"
Contesté également par l’opposition, le texte proposé par le PP dans le cadre de l’initiative législative populaire (ILP) est jugé "insuffisant" par les représentants de la PAH. Pour les manifestants, vêtus de leurs tee-shirts verts, le message est clair : oui à l’arrêt des délogements, à la dation en paiement et aux logements sociaux. De plus, un représentant de la PAH a tenu à informer de la continuité des  scratchs malgré la polémique de ces derniers jours.

"Écouter la voix du peuple"
La porte parole de la PAH, Ada Colau, qui s’est jointe à la concentration, avait dénoncé plus tôt dans la journée la négation du gouvernement à "écouter la voix du peuple". Dans le but de faire pression sur le PP pour qu’il ajuste sa proposition à celle de la PAH, les manifestants de Barcelone sont restés jusqu’à la tombée du jour, en improvisant une assemblée en pleine rue et démontrant ainsi leur pacifisme et détermination.

Elise Gazengel (www.lepetitjournal.com - Espagne) Mercredi 10 avril 2013

 


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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 12:56

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 10.04.2013 à 11h40


 

 
En attendant que toute l'eau soit transvasée ailleurs, les fuites devraient être pompées au fur et à mesure pour éviter une contamination du sol.

Le patron de la compagnie d'électricité Tepco, exploitante de la centrale accidentée de Fukushima, a reconnu mercredi 10 avril la gravité de fuites d'eau contaminée constatées dernièrement et promis d'agir au plus vite pour vider les réservoirs défectueux.
 

"Nous reconnaissons que c'est une situation grave. Nous avons mis en place une cellule de crise pour traiter ce problème", a indiqué Naomi Hirose dans le centre de rassemblement des ouvriers, à une vingtaine de kilomètres du complexe atomique.  "Nous allons faire en sorte de retirer toute l'eau des réservoirs souterrains", a-t-il expliqué, indiquant qu'il espérait que cette opération serait achevée fin mai. En attendant que toute l'eau soit transvasée ailleurs, les fuites devraient être pompées au fur et à mesure pour éviter une contamination du sol.

 

TROIS RÉSERVOIRS AFFECTÉS SUR SEPT

Tokyo Electric Power (Tepco) avait fait état en fin de semaine dernière d'un premier écoulement d'eau en provenance d'un réservoir creusé dans le sol et recouvert de revêtements censés empêcher l'eau de s'infiltrer dans la terre. Las, d'autres fuites ont été constatées ensuite, portant à trois le nombre des réservoirs souterrains affectés sur les sept existants."Nous ne connaissons toujours pas la raison de ces fuites, mais nous travaillons d'arrache-pied avec l'industriel concerné pour élucider le problème", a assuré M. Hirose.

Lire : Fukushima : les fuites d'eau très radioactive toujours inexpliquées

L'eau des réservoirs sera transférée vers d'imposantes cuves posées au sol, comme c'est déjà le cas, mais cela exige des travaux pour installer ces équipements.  "Nous voulons résoudre ce problème au plus vite, mais matériellement cela ne se fait pas en une journée", a insisté le patron, promettant la construction de nouvelles cuves "le plus vite possible".

Tepco s'engage également à surveiller très étroitement par des prélèvements le terrain menant jusqu'à la mer pour s'assurer que l'eau hautement radioactive ne se répand pas dans l'océan Pacifique contigu malgré les dispositions prises.

Lire (édition abonnés) : Le stockage de l'eau contaminée de Fukushima de plus en plus problématique


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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 12:32

 

 

Le Monde.fr | 10.04.2013 à 13h27 • Mis à jour le 10.04.2013 à 14h33

Par Anna Villechenon

 

Fitch a dégradé cinq banques slovènes, dont les deux plus importantes Nova Ljublanska Banka (NLB) et Nova Kreditna Banka Maribor (NKBM), et assorti leur note d'une perspective négative.

A peine la crise chypriote s'éloigne-t-elle que déjà un autre pays suscite l'inquiétude de la zone euro : la Slovénie, touchée elle aussi par une crise bancaire. Et ce malgré la multiplication des déclarations rassurantes de Ljublana. Une semaine après son arrivée à la tête du gouvernement, mercredi 27 mars, Alenka Bratusek affirmait pourtant que le pays était "capable de s'en sortir tout seul !"

Quinze jours plus tard, la nouvelle première ministre de centre-gauche réaffirmait sa priorité : "Nous travaillons littéralement jour et nuit pour résoudre le problème bancaire (...) qui est le problème numéro un en Slovénie". Et de rappeler la mise en œuvre, en juin, d'une 'bad bank', c'est-à-dire une structure rassemblant les actifs bancaires toxiques.

 

Lire : La Slovénie, handicapée par ses banques, entend s'en sortir 'toute seule' (lien abonnés)


Le secteur bancaire de ce pays de deux millions d'habitants, en récession depuis février 2012, croule en effet sur les créances douteuses, estimées à 7 milliards d'euros par le Fonds monétaire international (FMI), soit 20 % du PIB. Il évalue à un milliard d'euros le besoin de recapitalisation des trois principales banques du pays. L'agence de notation Fitch est quant à elle plus pessismite : elle estime ce besoin à 2 milliards d'euros. Elle a d'ailleurs dégradé vendredi cinq banques slovènes, dont les deux plus importantes Nova Ljublanska Banka et Nova Kreditna Banka Maribor, et assorti leur note d'une perspective négative.

 

PAS DE "BESOIN IMMÉDIAT DE PLAN DE SAUVETAGE"

Dans un rapport, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a recommandé mardi à Ljublana d'assainir d'urgence son secteur bancaire, prônant des mesures radicales, même si, pour l'instant, il n'y a "aucune raison d'anticiper un besoin immédiat de plan de sauvetage" – comme ce fut le cas pour Chypre, fin mars. 


Lire : La Slovénie, future Chypre de la zone euro ?


Car c'est bien cette peur d'un bis repetita qui cristallise l'inquiétude des Etats-membres de la zone euro, focalisés sur le cas de l'île méditerranéenne pendant une quinzaine de jours, après qu'elle est devenue le cinquième pays de l'union monétaire à bénéficier d'une aide internationale. 


Voir l'infographie : Chypre entre en convalescence


 TENSION SUR LES PRIMES DE RISQUE

Pour autant, pas question pour Bruxelles de comparer les deux pays. Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a tenu mardi à réfuter toute comparaison avec Chypre. Malgré les "inquiétudes", "la situation est complètement différente, la taille des banques par rapport à l'ensemble de l'économie n'est pas la même et le modèle financier est différent". En effet, son secteur bancaire n'est pas, comme celui de Nicosie, hypertrophié : il représente quelque 150 % du PIB, contre 800 % à Chypre.

En revanche, pour l'Institut de la finance internaitonale (IIF), qui représente plus de 450 banques mondiales, il faut agir maintenant. Selon lui, la Slovénie doit faire appel au fonds de secours européen, et ce, afin d'éviter un plan de sauvetage global associant le FMI, à l'instar de Chypre. Les analystes de Bank of America Merrill Lynch ont évalué, dans une note du 5 avril, le montant d'un éventuel plan de sauvatage entre 6 et 8 milliards d'euros, nécessaire notamment pour recapitaliser ses banques.

Une inquiétude partagée par l'IIF, qui s'inquiète de savoir comment le pays couvrira ces besoins de financement, à l'heure où les investisseurs affichent leur méfiance. Mardi, la Slovénie n'a réussi à lever que 56 millions d'euros sur les marchés alors qu'elle en espérait près du double. Et, selon les données de Bloomberg, la prime de risque (credit default swap) sur les emprunts du pays a bondi de 66 % entre le 15 et le 28 mars... au plus fort de la crise chypriote.

 

Lire : La Slovénie, rongée par le capitalisme de 'copinage' et la bulle bancaire (lien abonnés)


Anna Villechenon

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 12:15

 

 

BESOIN DE REVOLUTION

 

La situation économique et politique échappe de plus en plus à tout contrôle.

Et nous le savons tou-te-s.


 

Individuellement  nous répondons à ce désastre de façons diverses. Certain-e-s se réfugient dans le repli (sur soi, la famille, la communauté, le milieu professionnel..) dans l’alcool, la drogue, dans l’entretien obsessionnel du corps, dans le spectacle des stades, dans l’action au sein de groupes (de réflexion, de recherche et/ou d’action sur les terrains les plus divers : associatif, syndical, politique) etc… Chacun-e cherche par ces moyens et stratégies multiples à se rassurer et/ou réagir (peut-être à se protéger) et/ou à fuir (du moins pour certain-e-s) et/ou à s’éviter de sombres contaminations dispensées par tous les « faiseurs d’opinion », qui ne se limitent pas, loin s’en faut, aux seuls médias.

 

Au niveau mondial l’économie est désorganisée profondément et, nous pouvons le craindre durablement. La politique n’est pas en meilleur état. De plus, cette situation -contrairement à ce qui est généralement annoncé- n’est pas seulement celle de l’Europe ou de l’Occident. Toutes les parties du monde sont tour à tour concernées.

Chaque état est atteint. Ainsi les économies chinoise et allemande ne vont qu’à peine mieux que les autres -et pour combien de temps ?

Le contrôle de la situation échappe de plus en plus. Et, conséquence prévue de la crise, la violence progresse à tous les niveaux et sous toutes ses formes. C’est la réponse de l’inquiétude, voire du désespoir. Mais dans le même temps, et sur tous les continents, des groupes de citoyen-ne-s s’organisent, revendiquent, se révoltent, font le coup de poing. En effet, les décisions prises par les milieux d’affaire et de la politique, provoquent une très grave dégradation de nos conditions d’existence et nécessitent donc de notre part une très vive réplique : il est urgent pour chacun-e de se défendre, de réaffirmer ses besoins économiques, culturels, de dignité, de sécurité (notamment d’emploi), etc.


Le besoin de la révolution est à nouveau d’actualité.

 

Les sauvages qui « surfent » sur les spéculations en tous genres pour accroître leurs fortunes (déjà hors de proportion dans la plupart des cas) n’abandonneront pas d’eux-mêmes les rentes de situation qui sont les leurs. Il faut les battre ces sauvages là, pas moins dangereux que les terroristes ou autres délinquants et criminels (dont ils se servent d’ailleurs pour masquer leur brutalité). Il est bien connu que les crises provoquent une hausse de la criminalité. Les spéculateurs, en particulier les plus gros, sont des délinquants très puissants et particulièrement nocifs, ce sont des barbares.

 

Le libéralisme actuel –un hyper capitalisme particulièrement brutal – doit être stoppé dans son expansion et ses capacités de violence et de destruction.

 

L’ « empire du mal » a été vaincu par celui qui passait pour être celui du « bien » (conception simpliste et manichéenne). Mais, de nombreuses années avant l’écroulement du « bloc de l’Est », les acteurs du libéralisme avaient entrepris les « réformes », les manœuvres qui ont plongé économie et politique dans le marasme actuel. Si cette situation appelle en effet une reprise des mouvements révolutionnaires qui se sont multipliés et perfectionnés au long des 19° et 20° siècles, il est difficile de ne pas se souvenir que ces mouvements se sont progressivement ancrés dans l’idéal socialiste et communiste, ce qui les a d’ailleurs renforcés.

 

Imaginer que les religions seraient un recours est une erreur et une supercherie : elles ont toujours nourri les contre révolutions et renforcé conservateurs et réactionnaires.

 

Les luttes des écologistes, particulièrement importantes face à la dégradation de la planète, ne peuvent qu’enrichir le mouvement contre la sauvagerie des spéculateurs.

Pour gagner en efficacité, ce besoin vital de révolution, aujourd’hui réactivé par l’aggravation de la crise, doit impérativement éviter les erreurs qui ont été commises au nom des politiques suivies par les Etats de bloc de l’Est et qui ont coûté si cher aux citoyen-ne-s et aux travailleurs du monde entier. Ce dernier point est fondamental pour triompher du libéralisme (le capitalisme, rien de plus, rien de moins, répétons le) : il est absolument nécessaires d’éviter les erreurs du passé. Mais nous savons que de l’erreur  naît une connaissance plus juste et donc plus efficace. Les valeurs du socialisme restent porteuses d’avenir.

 

En France nous avons une bonne expérience de la révolution, nous n’avons donc rien à en craindre – au contraire !

Notre histoire n’est pas celle du peuple russe : nous n’avons donc rien à craindre non plus des dérives et brutalités du soviétisme. Nous pouvons facilement réfuter les arguments de ceux qui brandissent de façon hypocrite et coupable un supposé danger des « rouges ». Chacune de nos révolutions précédentes (1789, 1792, 1830, 1848, 1871, 1936, 1968, 2013 ?) a fait progresser la démocratie et notre ‘niveau de vie’, souvenons nous –en !

 

Enfin pour compléter cet appel, émettons l’idée que la révolution risque d’être d’autant plus violente qu’elle sera retardée. Reculer cette salutaire lutte contre les capitalistes, c’est laisser grandir misère et souffrances aujourd’hui, et plus encore à mesure que dureront nos hésitations.

 

Un Indigné de Nîmes, 24 Mars 2013

 


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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 12:05

 

 

Voici le programme des stages Alter'éco30 2013 : autonomie appliquée, cuiseur parabolique, pédagogie Montessori /  contenus dans les fiches descriptives.

 

Si les liens ne fonctionnent pas, aller ici : http://www.altereco30.com/stages

 


Journées de l'autonomie appliquée:

 Nous proposons une approche des différentes techniques aidant à l'organisation de lieux de vie plus autonomes.

Nous nous baserons sur les réalisations mises en place au siège d'alter'éco30 et sur des informations techniques.

   Thèmes abordés : l'énergie ( concentrateurs solaires, capteurs plans, poèles économes, carburation à l'huile), l'eau (techniques d'auto-construction de citernes,   bassins, phyto-épurations + les toilettes sèches), l'éco-construction ( bases techniques de bio-climatisme,les usages de la terre et de la paille), l'agriculture : Peut-on cultiver sans pétrole? (compostage, jardin sur buttes), pédagogie alternative (exemple de la méthode Montessori). Les temps d'information et de démonstration alterneront avec des ateliers pratiques, des temps d'échanges et de réflexion personnelles.

Stage du 08 au 10 juillet 2013

Fiche descriptive + inscription : ici


 

 Week End de l'autonomie appliquée :

  Nous disposerons de l'ensemble des ateliers et contenus des "Journées de l'autonomie appliquée" mais déterminerons ensemble les thèmes abordés durant les deux jours en fonction des besoins des stagiaires.

 Stages les 27/28 juillet et les 17/18 août

Fiche descriptive + inscription : ici


 

Auto-construction d'un cuiseur solaire parabolique

   Deux jours pour fabriquer un cuiseur solaire parabolique puissant permettant de cuire tous types de plats, y compris du pain. Ce modèle de cuisur à été conçu par Alter'éco 30 et est réalisé avec un outillage de base de façon à être facilement reproductible. Lors du stage nous fournissons le manuel de construction détaillé et les gabarits. Le cuiseur construit est tiré au sort en fin de stage.

Stage les WE du : 29/30 juin et 3/4 août

Fiche description + inscription : ici


 

Stage pédagogie Montessori 

    Pour enfants de 3 à 9 ans. Atelier Montessori avec Anne le matin de 10h30 à 12h00 et activités libres l'après-midi (peinture, jardinage, sorties plage et autre) avec la participation des parents.

    Nombre de places limité à 8 enfants, participation 10 euros/enfants/jour

 Trois stages : du lu 22 au ve 26 avril 2013 / du 15 au 19 juillet / du 19 au 23 août.

Fiche description + inscription : ici

 


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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 18:53

 

http://zad.nadir.org

 

mardi 9 avril 2013, par zadist

 


Aujourd’hui dimanche 9 avril l’occupation militaire dure depuis 137 jours (pour une opération débutée il y a 175 jours). Un camarade est emprisonné depuis 134 jours


INFO : Sème ta zad – précisions, infos pratiques et programme


Info Chat Teigne : Info Chat Teigne : Le procès de la Chat Teigne a eu lieu à St Nazaire, le rendu : Le tribunal de Saint-Nazaire a autorisé mardi 26 Mars l’expulsion d’opposants (possibilité d’expulsion immédiate, 450 euros pas jour d’astreinte au bout de 8 jours. quelle clémence !)


Info Bellevue : Le rendu du procès de la ferme de Bellevue confirme la décision précédente : Expulsion immédiate, 50 Euro par tête/jour pour ceux qui restent. AGO a demandé des amendes de 1000€ par jour, 20 000€ pour dommages et intérêts mais ils ne les ont pas obtenu. Un appel à mobilisation à la ferme ce jour là est annoncé. 3 avril : Une nouvelle procédure est en cours de lancement pour l’occupation des bâtiments agricoles et l’exploitation des terres ...

Sur place, ça s’organise pour défendre Bellevue comme les autres lieux de la ZAD, et les appels à réagir partout en cas d’intervention policière sont remis au goût du jour : Contre l’aéroport et son monde, s’ils attaquent on riposte ; Appel à actions au moment des expulsions de la ZAD et Contre l’aéroport et son monde : s’ils détruisent notre lieu d’organisation, nous occuperons les leurs !


Un camarade est en ce moment en prison, un a été libéré et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre.

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales. Lire ici pour toutes les infos sur Comment soutenir les personnes incarcérées et autres inculpé-e-s

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos courriers directement : Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 Nantes

Rendu de son procès d’appel : confirmation de 5 mois de prison ferme, pas d’interdiction de Loire - Atlantique, mais dans 5 communes autour de la Zad. On a pas plus des informations que ça et sont en attendant que il a été vu en personne dans la semaine !

Des nouvelles d’un camarade qui est passé par la Zad : Lutin est en prison à Rennes depuis 2 mois. Il ne reçoit pas de courrier et sa maman a eu récemment le droit d’aller le voir. Il venait souvent sur la ZAD, et demande que les copains et copines lui écrivent

Voici son adresse :

Lutin ecrou 3610 MA1 CELLULE 03 Centre pénitencier des hommes Rennes Vezin CS 14605 rue du petit pré 35746 Vezin le coquet cedex

Il est aussi possible de passer des messages pour les prisonniers à Rennes via l’émission de radio du dimanche midi qui passe sur canal b (94°fm) ! en laissant des messages entre 9h00 et 11h30 ! http://www.canalb.fr/genepi

Suite aux nombreux blessés de la ZAD, le collectif « Face aux armes de la Police » propose de lancer une procédure juridique devant le tribunal administratif. plus d’infos ici une émission radio consacrée à ce collectif est disponible ici

Infos utiles pour venir ici

- Accueil : 06 32 98 78 36 le we, l’ACIPA ouvre un local à Notre Dame des Landes, de 10h à 17h où les informations sur la lutte sont disponibles
- Contact presse de la Zad : 06 38 17 36 19
- Équipe légale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Équipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/


Les arrêtés préfectoraux

les derniers arrêtés valables jusqu’au .... 2 mai ! le transport de carburants, de tous produits inflammables ou explosifs et de matériaux de construction sont interdits jusqu’au 2 avril 2013 à 23h


Radio Klaxon

La radio émet à nouveau sur la ZAD

Le streaming revient bientôt. Exposition itinérante de la ZAD

Un territoire se défend avec tout-e-s ses habitant-e-s, Notre mémoire commune nous nous l’approprions, nous la faisons vivre. C’est notre résistance que l’on vous invite à partager ici et ailleurs - a travers cette exposition itinérante !

Pour une organisation simple, voici un Planning qui vous permette de réserver l’exposition ( une seule personne référent pour simplifier la communication ). Pour tout les gestions concernant l’expo, mail a zad@riseup.net avec le sujet "EXPO" svp ! APPEL À TOUS !

Il y a une rubrique RDV à venir sur ce site qui liste des RDV journaliers qui avaient été mis en place durant les expulsions. On imagine que la plupart n’ont plus lieu depuis longtemps, mais sans ne être sûrEs.

Donc, pour garder des infos à jour, appel à toutes et tous, si vous avez organisé un de ces rendez-vous, si vous habitez dans une de ces villes : Quel RDV n’existe plus, ou est toujours à jour ?

Merci de nous contacter pas mail : zad @ riseup .net


INFOS DU JOUR

- Sans commentaire.....

- Notre-Dame-des-Landes : que faut-il attendre du rapport ?

citation :

Le rapport de la commission de dialogue sur le projet de Notre-Dame-des-Landes doit en fait être remis ce mardi à 16 h 30 à Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports.

- Vidéos de la conférence " Territoires et conflit d’aménagement : le cas du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes"

- Notre-Dame-des-Landes : les anti dégainent leurs fourches

- Notre-Dame-des-Landes : la commission de dialogue rend son rapport aujourd’hui
- Le dossier Notre-Dame-des-Landes fait son grand retour

- Bonjour ! Jour de rendu de commission de monologue ! Il est 10H, sur la zone il est calme a nos informations. Il pleut. Pour changer. Mais c’est pas grave, on a au attaque, mais ça sera chouette de pouvoir abandonner les bottes très vite....


RDVs ailleurs aujourd’hui

- Saint Herblain : réu d’info

20:30 – 23:30
Salle la Solvardière (à côté de l’école Françoise Giroud) 5 chemin de la Solvardière


Préparation des prochains grands rassemblements

Diffusion des affiches et tracts de Sème ta ZAD

Des affiches et tracts sont disponibles en grande quantité à B17 (17 rue Paul Belamy à nantes), à la ferme de Bellevue, à Saint-antoine, aux fosses noires et à la Chat-teigne sur la ZAD. (merci de nous informer si un de ces espaces était en rupture de stock)

Pour les voir ou en rephotocopier de votre coté si vous ne pouvez vous rendre dans ces lieux

Organisation de bus et ou covoiturage

pour le 13 avril : bus et covoiturages organisés par des collectifs

Appel à matériel

Diffusion des panneaux pour la chaine humaine

Ici, un appel pour implanter des panneaux annonçant la chaine humaine du 11 mai partout

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 18:49

 

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9 avril 2013 - Réagir à cet article

 

 

Les opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (44), toujours aussi déterminés à la veille de la remise du rapport de la Commission de dialogue, ont annoncé, hier, leur intention de semer les terres de la Zad, zone du projet, dès samedi prochain. Deux cortèges sont prévus, au nord et au sud de la zone, en milieu de matinée. Ils doivent ensuite se rendre en différents endroits pour mettre en place des cultures potagères, céréalières ou encore des poulaillers. Des reconstructions de cabanes sur les emplacements de fermes évacuées et rasées lors des opérations des forces de l'ordre de l'automne 2012 sont également prévues, ont indiqué les opposants. En prévision d'une éventuelle reprise des expulsions, ces derniers ont renforcé en plusieurs points les barricades qui empêchent de pénétrer sur la Zad, alors que les repérages d'hélicoptères de la gendarmerie au-dessus de la zone ont repris de plus belle. S'agissant des conclusions du rapport remis aujourd'hui au Premier ministre, un opposant de la Zad, Benoît, a déclaré : « Dans tous les cas, demain (aujourd'hui, NDLR), ce ne sera pas une bonne surprise pour nous. Nul ne sait s'il y aura une reprise des expulsions et je pense qu'eux-mêmes ne le savent pas encore. On estime que ce serait une erreur monumentale de le faire ».

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