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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 17:13

 

Rue89

Publié le :
16/05/2013 à 11h55

 

 

 

 

 

Ce jeune journaliste espagnol au chômage s’est inventé une manière originale de chercher du travail : Enzo Viscaíno, 24 ans, a pris son ukulélé et est descendu dans le métro de Barcelone pour chanter son CV aux passagers.

« J’ai une licence en journalisme et je suis diplômé d’un master », chante le jeune homme, dont le but, selon eleconomista.es, est de trouver un travail pour écrire des infos et non pas d’en devenir une. Pourtant, la nouvelle de son vidéo a été largement répandue sur Internet.

« Expérience professionnelle dans une radio commerciale », avec un contrat de stagiaire « évidemment non-rémunéré », continue-t-il dans la vidéo.

Pour refrain il lance : « J’ai été caissier chez Media Markt (chaîne de distribution Allemande d’électroménagers) », « Même si ce n’est pas dans mon secteur ».

« J’ai un bon niveau d’anglais. I used to fly with Ryan Air. Parlo anche italiano, grâce à mon premier amour d’été. »

Le jeune homme cherche du travail comme journaliste, rédacteur ou écrivain. Mais, termine Enzo Vizcaíno, « Pour un prix spécial j’accepte même qu’on me fouette. »

MERCI RIVERAINS ! frapadingue
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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 17:10

 

Rue89 - Témoignage 16/05/2013 à 16h40

 Antoine Michel | Blogueur

 

13 mai 2013 à minuit, via e-mails et réseaux sociaux, la nouvelle de répand comme un virus digne des zombies de Danny Boyle : le Virgin Megastore, à l’agonie, annonce des réductions de 50% sur la quasi-totalité du magasin. Les détenteurs de cartes de fidélité bénéficient de 20% supplémentaires.

Making of

Nous avons vu ce billet sur le blog Les rétro-galeries de Mr Gutsy circuler sur Facebook et, sidérés par la violence des faits relatés, avons pris contact avec son auteur. Il nous a amicalement permis de reprendre son texte.

 

Antoine, contractuel dans la fonction publique et blogueur, a vu sa compagne en pleurs, « détruite » après cette journée de soldes. Agée de 28 ans, elle travaille au Virgin des Champs-Elysées depuis 2008 et sera bientôt au chômage.

 

Antoine a alors interrogé les collègues de sa compagne et écrit le récit de leur journée. Il pourra en choquer certains. 

 

L’enseigne Champs-Elysées ouvre à 10 heures, et les choses se compliquent déjà. Les gens dehors s’impatientent, ils sont des centaines (dont certains sont là depuis 7 heures du matin), et tentent d’ouvrir eux-mêmes la gigantesque porte métallique. Ils tentent, ils tentent, les charognards.

La tension est déjà là, quelque chose ne tourne pas rond. Une ambiance, une attitude.

Le service de sécurité fait grincer les gonds. Sésame, ouvre-toi. Les chiens sont lâchés, le chaos peut commencer.

Des centaines d’humains, visages déformés, hagards, montent en courant au premier étage, se poussent les uns les autres. Une femme chute dans le grand escalier. Personne ne l’aide à se relever.

Objectif : le rayon numérique. Un iPad à 700 euros devient un iPad à 350 euros. Alors ils en prennent deux, trois, quatre, car même à 600 euros, les tablettes numériques se revendent illico sur eBay ou Leboncoin.fr.

 

 

Mais il n’y a pas que ça à récupérer, et certains ont prévu le coup : ils sont venus avec des grands sacs. D’autres ont carrément ramené des valises.

Comme le témoigne une certaine Emma dans Le Parisien :

« C’était la folie. Ça poussait de tous les côtés. Les plus pressés montaient les marches quatre à quatre pour aller dans les rayons hi-fi. Mais il y avait peu d’articles. Du coup, certains clients arrachaient de leur socle les appareils photos ou les tablettes en exposition. Les alarmes retentissaient de toute part. »

Au téléphone, un homme hurle, plié d’un rire nerveux : « J’y crois pas, ici c’est l’apocalyyypse ! ! ! » Dans un premier temps, les employés trouvent ça hallucinant, positivement parlant. Mais ils vont déchanter très vite.

Traqués, insultés, secoués par les clients

Les consoles Xbox, vendues la veille 250 euros, passent à 175 euros. Prenons-en une, non deux, non trois. Durant l’heure suivant l’ouverture du magasin, les vendeurs, complètement désemparés, sont suivis, pris à partie, traqués, insultés, secoués par des clients devenus fous.

Certains employés montent sur des tabourets, et hurlent des ordres aux gens afin de contenir, de canaliser la foule en furie. En vain. Des clients leur hurlent dessus, et l’attention sera – semble-t-il – à qui criera le plus fort.

Alors qu’ils ont commencé leur journée depuis moins de deux heures, certains salariés s’échappent littéralement pour aller pleurer au stock, loin du chaos. Pour atterrir, pour se rendre compte de ce qu’il se passe, et reprendre un poil de force.

La fermeture du magasin, le néant d’information depuis plusieurs mois concernant un quelconque plan social, Pôle emploi s’approchant, et maintenant ça. Ça fait beaucoup.

En moins de trente minutes, le rayon numérique est vide. Plus rien, à part de la poussière et des déchets sur les rayonnages (restes de menus McDo, cannettes vides, emballages divers).

 

 

Des gens ont sous les bras des trucs sans savoir de quoi il s’agit. Ils ne savent même pas ce que c’est. « Vous pensez que je peux en tirer combien ? », osent-ils même demander. Mais même sans savoir, plus besoin de les mettre sur Priceminister. Car la vente n’a jamais été aussi sauvage, et des enchères commencent dès lors dans les files d’attentes.

Je n’ai pas eu d’iPad, je rachète le vôtre. Non moi, non moi, non moi, qui dit mieux ? On dégaine le cash, des billets passent discrètement de main en main. On se croirait en plein deal généralisé.

Ils se gavent sans peur de vomir

La magasin a en stock 184 cartouches du dernier jeu Nintendo DS « Professeur Layton ». Un revendeur de jeux vidéo, venu avec des amis porteurs, les prend toutes. Les 184.

Ceux qui sont arrivés trop tard au saint premier étage – ou qui n’ont pas eu accès aux enchères sauvages – prennent alors TOUT ce qui passe à hauteur de panier. TOUT : peluche, DVD au hasard, magnet, écouteurs, jeux de sociétés, cartouches d’imprimantes. Ils n’ont pas le temps de choisir, sinon d’autres leur voleront leur butin.

Alors ils prennent, ils prennent, se gavent sans peur de vomir. Ils prennent pour empêcher d’autres de prendre. La plupart sont au portable :

« Mais tu veux lesquels ? Dis-moi vite, il n’y a presque plus rien ! “Twilight” ? “Iron Man” ? “Transformers” ? En Blu-ray ou DVD ? Bon, je prend tout, et rappelle-moi dans dix minutes ! De toute façon, on s’en fout, c’est à moins 50% ! »

Et pourtant – forcément – ils vomissent, quand le coup de sang est passé. Où ? Aux caisses. C’est réellement là qu’ils font leurs emplettes, leurs « bonnes affaires » : alors ça oui, je prends, ça non, ça oui, ça non... Ils reposent alors ce qui, en fait, ne les intéresse finalement pas.

L’attente dans la file est en moyenne de 1h30. Derrière les caissières, de centaines de produits divers s’entassent en dizaines de colonnes, trop rapidement dégueulés pour être rangés convenablement. Alors out le traditionnel classement fantastique/horreur/comédie : on prend tout et on repose tout en tas au rayon DVD. Obligé.

Les clients, pour une fois, ne se plaignent pas.

« On rachète vos indemnités »

Une employée sort fumer une clope, par une sortie privée qui mène dans la rue d’à côté. Elle a bien pris soin d’enlever son gilet rouge, chose qu’elle ne fait jamais. Elle n’a même pas allumé sa cigarette que les gens repèrent sans pitié le petit logo sur son badge et l’accaparent :

« Vous pouvez me mettre ça de côté ? Il vous reste des iPad ? Achetez-en un pour vous, et je vous le rachète ! »

L’employée leur répond que non. Leurs bouches se déforment alors, deviennent méchantes : « Non, mais sérieux, on croit rêver... Pffff ! »

Même aux livres, rare rayon sur lequel les soldes n’ont pas lieu (loi oblige), les gens remplissent des paniers en prenant – là encore – tout ce qui leur passe sous la main.

Lorsque les employés leur précisent que les livres ne bénéficient pas de réductions – « Non, mais vous auriez pas pu le dire ? » – ils reposent tout tel quel, n’importe où, avant de partir bon train vers des rayons plus juteux.

  • « Vous devriez être content, on rachète vos indemnités » ;
  • « C’est scandaleux, les vendeurs se sont servis avant nous ! » ;
  • « Vous n’allez pas vous plaindre d’être bientôt au chômage : vous vendez aujourd’hui, et je contribue en achetant. »

Ils n’ont JAMAIS vu ça de leur vie

Pour ajouter au chaos ambiant, au rez-de-chaussée comme au premier étage, des centaines de boîtiers vides de DVD et jeux vidéo jonchent le sol. Ouverts de force, volés dans la cohue.

On marche comme sur des œufs de peur de glisser, en poussant du pied les cadavres d’une culture qui semble avoir été violée. A la sortie, les bornes antivols hurlent au point qu’on ne les entend même plus.

Alors que le magasin ferme normalement ses portes à 22 heures, aujourd’hui, extinction des feux à 19h30. Ordre de ce qui reste de la direction : ne plus faire entrer personne pour mieux gérer la horde présente. (Pour la plupart des salariés cependant, la journée ne se terminera vraiment que cinq heures plus tard.)

Les vigiles, sous une pluie d’insultes et de huées, font leur job. Les gens dehors deviennent fous, les en empêchent, retiennent la porte. Ce qu’ils ne savent pas, les chacals, c’est que le magasin a déjà été pillé. Chacun de ses os a été sucé méthodiquement. Avidement.

Avec difficulté, les agents de sécurité, qui n’ont JAMAIS vu ça de leur vie, parviennent à refermer sésame. Ouf. Un délicat client qui n’a probablement pas eu sa part du gâteau se plaindra quand même en commentaire de je-ne-sais-plus-quel-site :

 


Capture d’écran d’un commentaire sur un site d’info

 

Amassant leur « butin »

Durant les derniers mois, depuis l’annonce de la fermeture de la chaîne Virgin, pas un seul de ces « clients » n’a évidemment levé le petit doigt pour soutenir (de quelque manière que ce soit) les 1 000 salariés, futurs chômeurs dans quelques semaines.

Mais lundi, ils étaient pourtant tous là comme par magie, ces clients invisibles, fossoyeurs aux dents acérées.

Ils ont soudain retrouvé l’adresse d’un magasin dans lequel, au mieux, ils n’avaient pas mis les pieds depuis des années, au pire, ne sont jamais allés.

Comble, certains ont même posés des RTT le matin même pour pouvoir s’y rendre. Dans le même article du Parisien cité plus haut, il est également noté que la Emma en question (mise au courant de la braderie par une proche) « était venue en repérage la veille, car elle n’avait encore jamais mis les pieds dans un magasin Virgin ».

Le temps d’une matinée, oubliant Amazon, oubliant « la crise », ils étaient là en chair et en os, en masse, les rats, les nécrophiles, dansant joyeusement sur les cadavres de milliers de salariés, amassant leur « butin », comme certains le disaient à 11 heures sur Twitter.

Faire des bonnes affaires, c’est une chose. Mais à ce prix-là ? « Eh oui » avez-vous tous répondu en chœur, « A ce prix-là », justement. Et ce prix-là, c’était moins 50%. C’est ce que vous répétiez tous, vous, les charognards, la salive pâteuse aux commissures des lèvres.

A prix cassés, dignités soldées ?

Pour ce prix-là, vous avez poussé aux larmes des travailleurs qui, peu importe ce qu’on peut penser de Virgin, ont mis toute leur énergie et leur amour durant des années dans un job qui les a passionnés. Pour un simple rabais, vous les avez insultés, méprisés et violentés. Vous avez montré sans masque qu’un vulgaire iPad avait à vos yeux plus de valeur que leur travail et leurs passions.

Pour ce prix-là, putain, vous êtes devenus des bêtes. A prix cassés, dignités soldées ? La vôtre on s’en doutait, mais également la leur dans la foulée ? Vous ridiculiser ne suffisait donc pas ? Il fallait également les écraser, les traîner dans la boue ?

Vous vous êtes battus comme des chiens. Bravo, c’est bien. Mais vous n’êtes pas des chiens, les chiens n’agiraient pas ainsi. Mais vous n’êtes pas non plus des êtres humains, car un humain il me semble, n’agit pas non plus de la sorte.

Non. Pour vous être comporté ainsi, vous n’êtes simplement – et clairement – que des sales pourritures.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 16:58

 

 

Rue89 - Le Yéti - voyageur à domicile

Publié le 16/05/2013 à 11h53

 

 

Très bon, très décapant livre-bilan d’un an de hollandisme par Laurent Mauduit de Mediapart : « L’Etrange capitulation » (Editions Jean-Claude Gawsewitch, 20,90 euros). Où l’auteur rapproche les capitulations en séries de l’équipe Hollande, avec « L’Etrange défaite » française de juin 40, sur fond de délitement moral des élites, racontée en son temps par l’historien Marc Bloch.

Même plus de précautions d’usage, de période transitoire pendant laquelle le nouveau pouvoir cherche à donner un petit vernis de changement à ses électeurs. Comme Mitterrand entre 1981 et 1983, ou Jospin en 1997 lors de sa nomination comme Premier ministre. D’entrée, la capitulation sans conditions et sans gloire.

« Le pis est que leurs adversaires y furent pour peu de choses » (Marc Bloch).

Une liste impressionnante de reniements

Tout au long de son livre, Laurent Mauduit dresse une liste impressionnante des reniements du candidat par défaut (de DSK) à la présidentielle, à travers ses nominations de complaisance aux postes principaux de l’Etat et le sacrifice de ses déjà bien pauvres promesses de campagne :

  • le « choc de compétitivité » et ses 20 milliards de cadeaux aux entreprises ;
  • la hausse de la TVA pourtant dénoncé sous l’ère Sarkozy ;
  • l’enterrement de la politique fiscale promise ;
  • la poursuite de l’austérité budgétaire ;
  • la farce cynique de la « régulation financière » ;
  • l’abandon des ouvriers en difficulté de Florange et d’ailleurs...
  • la poursuite des dérives xénophobes à prétextes sécuritaires (la chasse aux Roms)...

Hollande n’a rien d’un « étrange capitulard »

Finalement la seule petite faiblesse du livre tient à son titre. Car le nouveau président n’a rien d’un « étrange capitulard » sorti du diable vauvert. Hollande le reconnaît d’ailleurs presque implicitement dans la réponse lapidaire qu’il fait à l’envoi d’un ouvrage dédicacé par l’auteur :

« Je conteste la capitulation. Rien n’est étrange. »

Car il y a bien longtemps que nos hérauts socialistes ont choisi leur camp et rejoint le monde du « milieu » néolibéral, franchissant les derniers pas qui les conduisent à sa version anglo-saxonne la plus dure, pressés qu’ils sont par les coups de boutoirs de la « Grande perdition ». Une adhésion réfléchie bien plus qu’une capitulation, prévisible bien plus qu’étrange.

La saine recommandation de l’affrontement

Laurent Mauduit démontre brillamment « la duperie » qu’est le double jeu mené par François Hollande, perceptible dès sa double campagne présidentielle.

« Il y a la campagne officielle, celle qui promet des lendemains qui chante, celle qui annonce une véritable rupture avec les années Sarkozy – celle qui respecte en somme la recommandation de Marc Bloch. Et puis, il y a la campagne officieuse, celle dont la grande presse ne rend que très peu compte : une campagne autrement plus prudente, presque conservatrice. »

Il faut être un « électeur utile » pour (faire semblant de) croire encore aux falbalas électoraux qu’une oligarchie régressive prétendument socialiste sert à gogo pour masquer son ralliement de fait au système. Ceux qui en douteraient encore gagneront à lire d’urgence le livre de Laurent Mauduit. Et méditer sur la recommandation de Marc Bloch :

« Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires s’affrontent. Il est, dans l’état présent de nos sociétés, inévitable que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leurs antagonismes. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n’est pas comprise. »

 

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 16:42

 

 

LE MONDE

Le Monde.fr avec AFP | 16.05.2013 à 18h01 • Mis à jour le 16.05.2013 à 18h01

 

 

 

 
Le géant américain de la distribution en ligne est sous le feu des critiques après avoir rendu publique sa feuille d'impôts.

Le géant américain de la distribution en ligne Amazon essuie des critiques en Grande-Bretagne depuis que le montant de sa feuille d'impôts, jugé dérisoire au regard de ses bénéfices, a été révélé. Amazon a payé 2,4 millions de livres (2,8 millions d'euros) d'impôts sur les sociétés l'an dernier en Grande-Bretagne, selon des documents publiés par le groupe, alors que le chiffre d'affaires de sa filiale britannique s'est élevé à 320 millions de livres.

 

Lire la note de blog : Pour Amazon, Google ou Starbucks, l'impôt n'a pas de frontières


Mais le groupe – qui enregistre une grande part de ses revenus britanniques au Luxembourg, selon la presse, pour diminuer son imposition en Grande-Bretagne –, aurait en réalité dégagé un chiffre d'affaires de 4,2 milliards l'an dernier dans le pays. La polémique est d'autant plus vive qu'Amazon a reçu l'an dernier 2,5 millions d'incitations fiscales de la part du gouvernement.

La présidente travailliste de la commission parlementaire sur les finances publiques, Margaret Hodge, s'est indignée, qualifiant le montant des impôts payés par Amazon de "blague". Pour elle, "ce que la population trouvera le plus choquant est que le montant des impôts payés par Amazon est inférieur à ce qu'ils ont pris aux contribuables sous la forme de subventions gouvernementales". "Les groupes comme Amazon doivent payer leur juste part d'impôts sur la base de leur activité dans ce pays et des bénéfices qu'ils réalisent ici", a-t-elle poursuivi.

 

 DES ARTIFICES COMPTABLES

De son côté, un porte-parole d'Amazon a assuré que le groupe avait agi conformément à la loi. Plusieurs grandes multinationales, comme Amazon, Starbucks ou Google, sont critiquées en Grande-Bretagne depuis l'an dernier car elles y paient très peu, voire pas, d'impôts sur les bénéfices malgré les milliards de livres gagnés dans le pays, grâce à des artifices comptables.

 

Lire en édition abonnés : Fiscalité : les entreprises jouent avec les règles en vigueur


Ces nouvelles révélations sur Amazon interviennent alors qu'un responsable de Google était entendu jeudi 16 mai par la commission des finances publiques. Matt Brittin, vice-président du groupe pour l'Europe centrale et du Nord, a assuré qu'il n'était "pas vrai" que Google cherchait à "dissimuler" la manière dont il opérait afin de payer le moins d'impôts possible, au cours d'une audience tendue.

 

 

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 16:21

 

Le Monde.fr  - Comment la diplomatie américaine veut imposer les OG                                            

 

 

Le Monde.fr | 16.05.2013 à 17h16 • Mis à jour le 16.05.2013 à 18h16

Par Audrey Garric

 
 
Plus de 900 câbles diplomatiques montrent comment les ambassades américaines ont tenté de briser la résistance aux produits génétiquement modifiés à l'extérieur des Etats-Unis.

On le sait, les organismes génétiquement modifiés (OGM) font l'objet de lobbying de la part des firmes de l'industrie des biotechnologies comme Monsanto, Syngenta, BayerDow Agrochemical et consorts. Mais ce que l'on soupçonne moins, c'est qu'une partie de cette promotion active, voire agressive, est menée depuis des années par des diplomates américains dans de nombreux pays du monde.

L'ONG américaine Food and Water Watch a analysé et compilé, dans un rapport publié mardi 14 mai, 926 câbles diplomatiques échangés entre le département d'Etat américain et les ambassades de 113 pays étrangers entre 2005 et 2009. Il en ressort une campagne soigneusement conçue pour briser la résistance aux produits génétiquement modifiés à l'extérieur des Etats-Unis, et ainsi aider à promouvoir les profits des grandes entreprises agrochimiques américaines, qui dominent la production de maïs, soja et cotton outre-Atlantique.

Le rapport offre un autre aperçu de la puissance de cette industrie, après que la Cour suprême a apporté son soutien, lundi, à Monsanto, contre un petit agriculteur de l'Indiana accusé d'avoir enfreint ses brevets dans l'utilisation de graines transgéniques.

Lire : Brevets : Monsanto gagne son procès contre un fermier

 

RELATIONS PUBLIQUES

Les câbles, publiés par WikiLeaks en 2010, mettent tout d'abord en lumière la stratégie de relations publiques, via des dizaines de conférences, événements et voyages tous frais payés aux Etats-Unis, visant à convaincre scientifiques, médias, industriels, agriculteurs et élus des avantages et de l'absence de danger des produits génétiquement modifiés – dont la question du risque et des rendements est posée.

Parmi les nombreux exemples dévoilés par le rapport, un câble de 2005 indique qu'un circuit dans quatre villes italiennes pro-OGM, organisé par le consulat à Milan, avait débouché sur une interview de quatre pages dans le magazine L'Espresso, ainsi que des reprises dans des quotidiens et à la télévision. En 2008, pour empêcher la Pologne d'interdire les OGM dans l'alimentation du bétail, le département d'Etat avait également invité une délégation du ministère polonais de l'agriculture à rencontrer des experts, notamment du département de l'agriculture américain. Entre 2005 et 2009, 28 voyages ont été organisés de la sorte aux Etats-Unis, avec des délégations de 17 pays.

 

PRESSIONS ET TERRAIN JURIDIQUE

Les diplomates américains devaient aussi faciliter les relations entre les firmes des biotechnologies et les gouvernements étrangers, notamment des pays en développement comme le Kenya ou le Ghana, pour promouvoir non seulement les politiques favorables aux biotechnologies et à la brevetisation du végétal, mais aussi les produits et exportations de ces entreprises. En 2005, l'ambassade d'Afrique du Sud informait ainsi Monsanto et Pioneer de deux postes vacants au sein de l'agence gouvernementale de régulation des biotechnologies, leur suggérant de proposer des "candidats qualifiés".

Enfin, l'effort du département d'Etat s'est aussi déployé sur le terrain juridique : les diplomates américains installés à l'étranger se sont ainsi opposés à des lois sur l'étiquetage des produits OGM ou des règles bloquant leur importation. Et les Etats-Unis ont saisi plusieurs fois l'Organisation mondiale du commerce, notamment contre le moratoire de sept pays européens sur la culture du maïs MON810.

Selon le rapport de Food and Water Watch, 70 % des câbles échangés avaient à trait aux lois et régulations des pays étrangers quant à l'agrochimie et 38 % portaient sur des pays membres de l'Union européenne, parmi les plus hostiles. Dans un câble de 2009, l'ambassade américaine en Espagne demande ainsi "une intervention du gouvernement américain de haut niveau", à la "demande urgente" de Monsanto, pour lutter contre les opposants espagnols aux cultures OGM. L'ambassade de France a, elle, proposé de tenir une conférence sur le thème "comment les biotechnologies peuvent répondre aux pénuries dans les pays en développement" pour contrer l'image négative dont pâtissent les OGM dans l'Hexagone. 

 

ARGENT DES CONTRIBUABLES AMÉRICAINS

A la suite de la publication de ces câbles, l'un des porte-parole de Monsanto, Tom Helscher, a répondu qu'il était "crucial de maintenir un dialogue ouvert avec les autorités et industriels d'autres pays". "Nous sommes engagés à aider les agriculteurs dans le monde, alors qu'ils travaillent à répondre à la demande alimentaire d'une population croissante", assure-t-il.

"Cela va vraiment au-delà de la promotion de l'industrie des biotechnologies américaine, rétorque Wenonah Hauter, directrice exécutive de la Food & Water Watch, citée par Reuters. Il s'agit de saper les mouvements démocratiques locaux qui peuvent être opposés aux cultures OGM, et de faire pression sur les gouvernements étrangers afin de réduire également la surveillance sur ces cultures."

"Il est consternant de constater que le département d'Etat est complice de soutenir cette industrie, malgré l'opposition du public et des gouvernements de plusieurs pays, regrette de son côté, dans les colonnes de l'agence de presse, Ronnie Cummins, directrice de l'ONG Organic Consumers Association. L'argent des contribuables américains ne devrait pas être dépensé pour remplir les objectifs des géants des biotechnologies."


Audrey Garric

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 16:12

 

 

LE MONDE  | 16.05.2013 à 10h36 • Mis à jour le 16.05.2013 à 11h18

 

Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme

 


Une nouvelle menace judiciaire se profile pour Claude Guéant, suspecté d'avoir favorisé un emploi fictif.

Une nouvelle menace judiciaire se profile pour Claude Guéant, déjà mis en cause dans l'affaire dite des 500 000 euros. Le parquet de Nanterre a ouvert le 10 mai une information judiciaire, contre X, pour "détournement de fonds publics, complicité et recel". Trois juges d'instruction ont été désignés. L'ex-secrétaire général de l'Elysée (2007-2011) sous Nicolas Sarkozy est implicitement visé par la procédure, tout comme Christine Boutin, ministre du logement de 2007 à 2009.

Selon les premières conclusions de l'enquête préliminaire menée par la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), M. Guéant aurait favorisé l'embauche, au cabinet de Mme Boutin, de Philippe Pemezec, maire UMP du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), vice-président du conseil général et ex-député. Or, les enquêteurs nourrissent de forts soupçons sur la réalité des services rendus par l'édile, et le soupçonnent d'avoir bénéficié d'un emploi fictif.

Les enquêteurs ont retracé avec soin les circonstances politiques de l'affaire, révélée en 2010 par Le Canard Enchaîné. Le 29 novembre 2007, Philippe Pemezec, vieille relation de Nicolas Sarkozy, voit son élection comme député des Hauts-de-Seine invalidée par le Conseil constitutionnel. M. Pemezec est déclaré inéligible.

 

 PÂLES PLAGIATS

Il perd donc le bénéfice des 5 500 euros mensuels versés à tout député. Il se plaint de sa situation en haut lieu. Dès le 14 février 2008, Philippe Pemezec est embauché par Christine Boutin, alors ministre du logement, en tant que "chargé de mission sur l'accession sociale à la propriété". Il obtient une rémunération de 5 500 euros.

L'élu est censé, chaque mois, rendre un rapport. Les travaux de M. Pemezec n'auraient été, en réalité, que de pâles plagiats de documents déjà existants. Le 30 juin 2010, Benoist Apparu, qui a succédé entre-temps à Mme Boutin, met fin au contrat de l'élu, un an avant le terme prévu.

Interrogés par les enquêteurs, tant Mme Boutin que l'ancien directeur de son cabinet, Jean-Paul Bolufer, ont assuré que l'embauche de M. Pemezec leur avait été imposée par Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée. Ce dernier, qui fut le directeur du cabinet de Nicolas Sarkozy au conseil général des Hauts-de-Seine (2004-2005), connaît bien, effectivement, M. Pemezec. 

"Mon client n'a pas fait pression sur Mme Boutin pour l'obliger à embaucher M. Pemezec, s'insurge Me Jean-Yves Dupeux, l'avocat de M. Guéant. Il l'a bien dirigé vers le ministère du logement, mais en considérant seulement que M. Pemezec avait une réelle connaissance de ce secteur." L'ancien ministre de l'intérieur (2011-1012) a été entendu mi-avril par la BRDE à ce sujet.

Contacté par Le Monde, M. Pemezec a indiqué : "M. Guéant m'a aidé à obtenir ce poste, mais j'ai réellement travaillé au cabinet de Mme Boutin et rédigé des rapports". Mme Boutin n'a pas répondu aux sollicitations du Monde.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 15:13

 

Je suis un guérilléro du jardinage

 

 

 

 

Je suis un guérillero du jardinage

Shamengo1   Shamengo1 

 

Publiée le 11 mars 2012

Réinvestir l'espace public en plantant des fleurs, c'est le projet de Richard Reynolds qui a réussi à créer un engouement international autour de cette idée. Deux fois par an, une foule de guérilleros armés de pelles et de sacs de graines envahit les rues pour leur donner de nouvelles couleurs.
Vous voulez rejoindre notre communauté de pionniers et tout savoir de leurs projets ?
C'est sur ‪http://shamengo.com ou sur ‪http://facebook.com/shamengo

 

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 15:07
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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 14:49

 

 

okeanews.fr

 

 

De nombreux mouvements de protestation sont prévus cette semaine contre la décision du gouvernement d'utiliser une mesure d'exception pour interdire la grève de l'enseignement secondaire du 17 mai.

 

"Ils m'ont dit de mettre un uniforme" Une prof manifeste devant le parlement le 13 Mai place Syntagma (Photo @MakisSinodinos)

 

 

Suite aux nouvelles mesures d'austérité votées fin avril, les enseignants du secondaire particulièrement touchés, ont annoncé leur intention de faire grève le vendredi 17 mai, bien que cette date soit le début des examens pour le passage dans les universités. Le gouvernement a directement interdit cette grève par décret sous peine de sanctions.


Lire la suite : http://www.okeanews.fr/20130514-grece-un-appel-a-la-greve-reprime-par-le-gouvernement#ixzz2TNBdIGUt
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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 14:38

 

Marianne+ - Mercredi 15 Mai 2013 à 15:00

 

Alexandre Coste
Journaliste à Marianne chargé de l'animation de la communauté des Mariannautes En savoir plus sur cet auteur

 

 

SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA
SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Vous ne le savez peut-être pas, vous qui êtes qualifiés de pirates, de voleurs, vous qui mettez en péril rien de moins que la culture française, vous que Pierre Lescure propose de taxer encore un peu plus, mais vous raquez déjà pour le financement du cinéma français.  

 

Un investissement sans contrepartie,  à l’inverse des sites de financement participatifs tels qu’Ulule qui vous propose des compensations à hauteur de vos investissements, et sur lequel vous n’avez aucun droit de regard, vos biftons servant aussi à produire pléthore de nanars.

 

1) Vous payez la redevance télé, qui finance les organismes publics de télévision et radiodiffusion. La télévision coproduit ensuite de nombreux long-métrages.

 

2) Vous payez la taxe sur la copie privée, appliquée sur tous les supports analogique ou numériques susceptibles de stocker de la musique, de la vidéo, des textes ou des images.

 

3) Vous payez, via l’achat de vos tickets de cinéma, les avances sur recette délivrées par le CNC et qui permettent de financer en partie le secteur.

 

3) Vous payez avec la publicité qu’on vous inflige, que ce soit dans les salles de cinéma, à la télévision ou pendant le visionnage des films au travers de placements de produit.

 

4) Vous payez la taxe télécom, pour compenser la suppression de la publicité en soirée sur les chaînes du groupe France Télévisions.

 

5) Vous payez vos impôts aux collectivités locales (régions, mairies…) qui sont régulièrement sollicitées pour coproduire des films ou des documentaires.

 

6) Vous payez votre cotisation au chômage, qui vient combler le trou de la caisse d’assurance chômage aux intermittents du spectacle. Laquelle est structurellement déficitaire, du fait des abus des boîtes de production.

 

7) Vous payez, à travers vos impôts sur le revenu, pour compenser les avantages fiscaux dont bénéficient les SOFICA : Société pour le financement du cinéma et de l’audiovisuel.

 

Si les propositions du rapport Lescure sont retenues :

 

8) Vous paierez bientôt la taxe sur les appareils connectés, pour compenser le « préjudice liée à la copie privée et « l’externalité positive dont profitent tous les appareils connectés ».

 

De l’art de prendre les spectateurs pour des cochons payants.

 

 

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