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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 16:05

 

Rue89 - Riposte graduée, suite 13/05/2013 à 11h12

  François Krug | Journaliste Rue89

 

 


 

Clavier d’ordinateur (Shane Pope/Flickr/CC)

 

 

Il y avait eu le rapport Olivennes de 2007, qui avait abouti à la loi Hadopi. Il y avait eu le rapport Zelnick de 2010, qui n’avait pas abouti à grand-chose. Il y aura désormais le rapport Lescure de 2013 – qui ne devrait pas aboutir à la révolution annoncée.

Pour adapter le droit d’auteur à la modernité, Pierre Lescure s’est pourtant voulu plus conciliant – ou tout simplement plus réaliste – que ses prédécesseurs. Son rapport a été mis en ligne ce lundi midi sur le site du ministère de la Culture, mais ses principales propositions avaient déjà « fuité » dans la presse :

  • la disparition de l’Hadopi : ses compétences seraient transférées au CSA, et la mesure la plus controversée de la loi Hadopi, la suspension temporaire de l’accès à Internet, serait abrogée ;
  • une taxe sur les « smartphones » et les tablettes : cette rentrée d’argent permettrait aux professionnels de compenser le manque à gagner lié au piratage de films ou de musique.

En apparence, l’approche est équilibrée : plus de liberté pour les internautes, une compensation pour l’industrie culturelle. En réalité, le rapport démontre surtout qu’il ne faut pas se fier aux apparences.

L’institution disparaît, pas son esprit

D’abord parce que, malgré la disparition de l’institution Hadopi, son esprit perdurerait. La logique envisagée reste celle d’un contrôle des contenus visionnés ou écoutés par les internautes. C’est simplement le contrôleur qui changerait.

Ce transfert de compétences au CSA ressemblerait même à une simple rationalisation administrative – une mesure d’austérité de plus. Dès son arrivée au ministère de la Culture, Aurélie Filippetti avait en effet dénoncé le coût de l’Hadopi pour le budget de l’Etat.

Autre grand changement préconisé par Pierre Lescure : contrairement à l’Hadopi, le CSA ne pourrait plus obtenir la suspension de l’abonnement à Internet lorsqu’un pirate se fait « pincer ». Le nouveau régulateur se contenterait d’un système d’amendes.

Mais Pierre Lescure ne renonce pas à la « riposte graduée », le principe sur lequel repose le système Hadopi : le contrôle d’Internet continuerait. Et la loi actuelle fait déjà de l’amende la principale sanction contre le piratage...

Voici un petit rappel du système actuel :

  • les ayants droit (producteurs de films, maisons de disques...) délèguent à une société privée, Trident Media Guard, la surveillance des plates-formes de téléchargement, à partir d’une sélection de films et de disques jugés représentatifs, et le repérage des adresses IP ;
  • les fournisseurs d’accès sont tenus de fournir à l’Hadopi l’identité des propriétaires de ces adresses IP ;
  • l’Hadopi adresse des avertissements aux internautes concernés ;
  • en cas de récidive, l’Hadopi ne peut pas prononcer elle-même de sanctions, mais doit se tourner vers la justice ;
  • la justice peut prononcer (ou non) une peine d’amende allant jusqu’à 1 500 euros – et éventuellement, la suspension de l’abonnement à Internet pendant un mois : cette suspension n’est donc qu’un élément du système.

Dans le dispositif imaginé par Pierre Lescure, le CSA n’aurait plus besoin de faire appel à la justice. La sanction ne serait en effet plus pénale, mais administrative : le CSA infligerait lui-même des amendes d’un montant forfaitaire – et revu nettement à la baisse, puisque le rapport suggère de le fixer à soixante euros.

Une taxe nouvelle, une logique ancienne

Voilà pour le volet répressif du système. En contrepartie, la loi Hadopi était censée faciliter l’accès aux films ou aux disques sur Internet : sur ce volet-là, Pierre Lescure ne propose pas non plus de révolution.

Il préconise d’abord de revoir la « chronologie des médias », c’est-à-dire le délai entre la sortie d’un film en salles et sa diffusion en vidéo à la demande, en DVD et à la télévision. Cette accélération du rythme était déjà prévu par le rapport Olivennes et la loi Hadopi : sur le principe, donc, rien de nouveau.

Même la taxe sur les « smartphones » et les tablettes ne serait pas entièrement une nouveauté. Il existe déjà depuis les années 80 une taxe sur la « copie privée », visant les supports d’enregistrement : les cassettes hier, les CD vierges et les clés USB aujourd’hui... et même, d’ores et déjà, les « smartphones ».

Pierre Lescure propose, lui, une taxe sur tous « les appareils connectés » – mais sans supprimer au préalable la taxe existante sur la « copie privée » : la fusion des deux prélèvements ne se ferait pas tout de suite... Pour la nouvelle taxe, le rapport suggère un taux « relativement indolore » (1%), prélevé lors de la vente du téléphone, de la tablette ou de l’ordinateur.

Mais cela reviendrait une nouvelle fois à adapter à la modernité une logique déjà ancienne. En attendant qu’un autre grand professionnel de la culture ou des médias se voie commander, dans quelques années, un nouveau rapport...

 

MERCI RIVERAINS ! Hadopien, Pierrestrato
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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 15:48

 

 

 

 

LES INDIGNE/E/S -  AG samedi  à 13h et  mercredi 18h Maison Carrée


Chaque mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199(9 et 5 euros)


Permanences personne âgées mercredis 13h30 à 17h30 Association AZUR 0466238606


Vendredis soirs de 19 à 22h au Carrefour des Résistances.

272 Rue de la Grande Terre. 30121 MUS


Mercredi 18h RESF Nîmes au local de l’APTI


Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

 


Dates

Evènement

Lieu

heure

Lundi 13 mai

Collectif soutien aux ROMS

APTI

18h30

Mardi 14 mai

Café Citoyen : L’EAU régie publique ?Débat + Buffet

Bar le 34 Boul Gambetta

19h

Mercredi 15/5

Réunion ATTAC Nîmes

Solidaires

19h

15/16/17/18/19/

20 mai

Féria de Nîmes :Bodega chez Jany rue Fresque

 

15/5 Scarlett

16 vernissage Bocaj

19h

17/18/19

Bodega RESF

La Placette

 

Jeudi 16/5

Mobilisation syndicale pour LOIS  d’amnistie et contre licenciements boursiers

Préfecture

16h30

Jeudi 16 mai

Vernissage Expo Antoine de Bary

Château de Rousson

18h

Jeudi 16/5

Urba Archi « Inspiré par la nature »avec E.Ternaux

Audit CG (CAUE)

18h

17/18/19 mai

Résistance Plateau des Glières

Millevaches

 

Vendredi 17/5

Café Repère « Alors, contre la finance, que faire ? » F.Ruffin

Gallargues Bar Renaissance

20h

Mardi 21/5

Réunion des Alternatifs

Ramblas

18h30

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 18:54

 

 

Médiapart

Plus de 50 000 personnes de l'ex-Allemagne de l'Est communiste ont servi de cobayes pour les groupes pharmaceutiques occidentaux, souvent à leur insu et certains y laissant la vie, selon un article de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel paru dimanche 12 mai.

Au total ce sont plus de 600 études dans 50 cliniques, qui ont été menées jusqu'à la chute du Mur de Berlin en 1989, détaille Der Spiegel, qui se base sur des documents inédits du ministère est-allemand de la Santé, ainsi que de l'Institut allemand des médicaments.

Ces dossiers font apparaître deux morts à Berlin-est lors d'essais concernant le Trental, un produit améliorant la circulation sanguine développé par le groupe ouest-allemand Hoechst (fusionné depuis avec Sanofi), ou encore deux morts près de Magdebourg lors d'essais d'un médicament contre la tension pour Sandoz, racheté depuis par le groupe suisse Novartis.

Bien souvent les patients n'étaient pas en état de donner un consentement éclairé, comme ces trente grands prématurés sur lesquels l'EPO a été testée à la demande d'un groupe ouest-allemand, à l'hôpital berlinois de la Charité, ou les alcooliques en plein delirium tremens à qui on a donné du Nimodipin de Bayer, qui améliore la circulation sanguine cérébrale. Les laboratoires offraient jusqu'à 800 000 marks ouest-allemands (environ 400 000 euros) par étude, poursuit Der Spiegel.

Interrogés par Der Spiegel, les entreprises concernées ont souligné que ces faits remontaient à fort longtemps et qu'en principe, les tests de médicaments obéissent à des protocoles très stricts. La fédération des chercheurs des industries pharmaceutiques ne voit, quant à elle, « pour le moment aucune raison de suspecter que quoi que ce soit ait été irrégulier », conclut Der Spiegel.

La télévision publique régionale allemande MDR avait déjà révélé à l'été 2010 l'existence de ces tests sur des cobayes est-allemands, mais il n'était alors question que de 2 000 patients sur lesquels avait été testé l'antidépresseur Brofaromin, d'une filiale de Novartis.

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 18:29

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 12.05.2013 à 08h32 • Mis à jour le 12.05.2013 à 08h32

 
 
Des partisans de Nawaz Sharif célèbrent sa victoire dans les rues de Lahore, le 11 mai.

Les élections générales pakistanaises, remportées par le parti de l'ancien premier ministre Nawaz Sharif, constituent avant tout un triomphe de la démocratie sur les menaces des insurgés talibans, malgré des irrégularités dans certains bureaux de vote, estimait dimanche 12 mai la presse locale.
 

Lire :  Pakistan : Nawaz Sharif annonce sa victoire aux élections législatives


"Le tigre rugit à nouveau", soulignait le grand quotidien Dawn en référence au félin sur les affiches électorales de la Ligue Musulmane (PML-N) de Nawaz Sharif. "Nawaz remporte la part du lion", assurait The Nation, en référence au "Lion du Pendjab", le surnom de M. Sharif.

 

"LE PAKISTAN A FAIT SON CHOIX SANS SE LAISSER INTIMIDER"

Le scrutin a été remporté haut la main par Nawaz Sharif, premier ministre de 1990 à 1993 et de 1997 à 1999, qui fait un retour spectaculaire au pouvoir après des années d'exil et d'opposition. Dans leurs éditoriaux, les journaux pakistanais se sont plus intéressés au processus démocratique, marqué par une participation avoisinant 60 %, le plus fort taux depuis les élections de 1977, qu'aux résultats distillés au compte-gouttes depuis samedi soir.
 

"Ce qui est certain, c'est que le Pakistan a voté pour le progrès. Ce Pakistan qui a souffert aux mains des extrémistes et des terroristes au cours des cinq dernières années a fait son choix sans se laisser intimider" par les talibans qui ont multiplié des attentats pendant la campagne électorale, soulignait The Nation faisant toutefois état de "scènes confusion" dans des bureaux de vote.
 

"Malgré toutes les fraudes et les erreurs, hier était une bonne journée pour la démocratie", renchérissait Dawn. "Le fait que la population pakistanaise ait embrassé la démocratie en dépit de toutes ces menaces et ces assauts (...) est peut-être l'événement le plus rassurant pour la suite du projet démocratique dans le pays", a ajouté le quotidien anglophone.
 

"La population du Pakistan a fait preuve de courage en allant voter dans une atmosphère de menaces, de bombes et d'attentats suicide", commentait le Jang, plus important journal en ourdou du pays. "Il en va maintenant de la responsabilité des partis et des candidats vainqueurs de respecter la volonté du peuple", concluait le journal.

 

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 18:12

 

liberation.fr

  11 mai 2013 à 21:41


Des manifestants anti-corrida défilent le 11 mai 2013 à Alès à l'appel du Comité radicalement anti-corrida (Crac)
Des manifestants anti-corrida défilent le 11 mai 2013 à Alès à l'appel du Comité radicalement anti-corrida (Crac) (Photo Patrick Valasseris. AFP)
Par AFP

De 4.000 à 5.000 manifestants anti-corrida selon les organisateurs, 1.200 selon la police, ont manifesté samedi après-midi dans le centre-ville d’Alès (Gard) alors que devait se tenir la première des trois corridas de la Féria de la cité cévenole.

Des manifestants de Barcelone (Espagne) et d’Italie, vêtus d’un tee-shirt rouge barré d’un «no corrida», ont répondu à l’appel du Comité radicalement anti-corrida (Crac) qui organise trois rassemblements dans le week-end, un samedi et deux dimanche, avant chacune des corridas.

«Si les corridas ont lieu ce pourrait être les dernières à Alès», a ainsi lancé le président du CRAC, Jean-Pierre Garrigues, se disant satisfait du succès du rassemblement.

Le Cortège s’est mis en marche vers 16H30 du parc Colombier, et non pas du parc du Bosquet à côté de la mairie comme le souhaitaient initialement les organisateurs, pour rejoindre en longeant le Gardon la clinique Bonnefon à 300 mètres des arènes.

Le 7 mai, la mairie d’Alès avait pris deux arrêtés pour interdire les rassemblements près du centre-ville et des arènes, craignant des affrontements violents avec les aficionados.

Les défenseurs des animaux ont battu le pavé samedi après-midi scandant alternativement, «basta corrida», «la torture n’es pas notre culture», «la corrida on n’en veut plus», tandis que sur de nombreuses pancartes représentant des taureaux ensanglantés on pouvait lire «culture?» ou «patrimoine?». Des mentions faisant référence à l’inscription de la tauromachie à la liste du Patrimoine immatériel français, demandée en avril 2011 par l’Observatoire national des cultures taurines, une instance créée en 2008 à Arles (Bouches-du-Rhône).

Le CRAC qui depuis plusieurs jours annonçait «un évènement sans précédent», prophétisant 5.000 manifestants, avait fait monter au créneau Brigitte Bardot, présidente de la fondation éponyme, craignant un interdiction de manifester dans le centre ville.

Une guerre de procédure s’était alors engagé entre les anti-corrida et la mairie d’Alès avec la préfecture comme arbitre : le Crac qui avait déposé un référé liberté contre les deux arrêtés municipaux a été débouté jeudi par le tribunal administratif, mais la préfecture a autorisé la manifestation, en écartant légèrement le circuit emprunté par le cortège des lieux sensibles du centre ville.

Les organisateurs prévoient de manifester dimanche matin et après midi avant les deux autres corridas du week-end.

 

 

 

                                                                      ********************************************

 

 

franceinfo.fr

 

Mobilisation des anti-corridas lors de la féria d'Alès

le Dimanche 12 Mai 2013 à 15:30

Plusieurs milliers de militants pour l'interdiction de la corrida se sont réunis ce week-end à Alès. Trois manifestations tauromachiques étaient organisées dans les arènes de la ville à l'occasion de sa féria.

Le centre-ville d'Alès a été investi par les anti-corrida © Maxppp - ALEXIS BETHUNE


Les militants pour l'interdiction de la corrida ont choisi la cité cévenole d'Alès pour mener leurs actions ce week-end. A l'occasion de la féria de la ville, trois corridas étaient programmées, et les militants du comité radicalement anti corrida (Crac) ont profité de l'occasion pour mobiliser contre la tauromachie.

Ils étaient ainsi entre 4.000 et 1.500 (suivant les estimations des organisateurs ou de la police) rassemblés ce samedi dans la ville d'Alès pour scander "basta corrida" ou "la torture n'est pas notre culture" afin que la ville cesse la corrida.

Mais leur cortège, regroupant aussi des manifestants venus d'Espagne ou d'Italie, s'est arrêté à 300 mètres des arènes. La mairie ayant pris deux arrêtés le 7 mai pour interdire les rassemblements près du centre-ville et des arènes, par crainte d'affrontements violents avec les aficionados. Cette décision venant au terme d'une guerre de procédure ayant opposé les anti-corrida à la mairie.

Rappeler la "torture" des taureaux

Au second jour, avec entre 2.000 et 700 manifestants la mobilisation a beaucoup baissé, mais pas la motivation. L'objectif de mobiliser avant chaque corrida est en passe d'être rempli, selon le Crac. Pour son président Jean-Pierre Garrigues, cette action vise à rappeler que "les provocateurs sont ceux qui torturent des animaux pour se faire plaisir, c'est insupportable".

 


 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 17:29

 

http://parti-ouvrier-independant.fr 

construction logements

 

 

La banque centrale d’Espagne annonce que 40 000 logements ont été saisis pour défaut de paiement en 2012 dont 32 500 résidences principales. A cela s’ajoute les locations : le pouvoir judiciaire a fait savoir que 75 500 ordres d’expulsion ont été donnés, soit 16 ,7% de plus qu’en 2011, considérée comme une année déjà record. Au total, depuis la crise de 2008, 350 000 expulsions ont été prononcées.

Ces expulsions suscitent l’indignation de la population qui doit outre l’ expulsion  continuer à payer aux banques les prêts que celles-ci leur ont consentis. Face aux drames humains mis en lumière par plusieurs suicides (estimés à 120) dans un pays où plus d’un actif sur quatre est au chômage, les rassemblements de militants devant les appartements de petits propriétaires pour tenter de bloquer les expulsions sont devenus courants en Espagne.

Des associations se sont constituées dont la PAH (Plateforme des victimes d’expulsions) qui a organisé des manifestions en février dans une cinquantaine de villes et fait circuler une pétition aux parlementaires recueillant 1,4 millions de signatures pour la fin des expulsions et l’annulation des dettes des propriétaires insolvables.

Les députés du Parti Populaire ont adopté jeudi dernier une loi, qui, loin des exigences de la population, paralyse pendant deux ans les expulsions des familles les plus vulnérables dans de strictes conditions, limite les pénalités de retard de paiement, très élevées en Espagne, et permet à la justice de suspendre une procédure d’expulsion si elle détecte d’éventuelles clauses abusives dans le contrat de crédit.

Les deux principaux syndicats espagnols, UGT et CCOO, ont réclamé le retrait du texte, dénonçant un «véritable scandale qui favorise les banques» et un «maquillage pour que tout continue».

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 17:13

 

 

  Rue89 -   Enquête 11/05/2013 à 17h00

  Hélène Vidoni, journaliste

 

 

Mardi s’ouvre un procès qui devrait permettre d’éclaircir la façon dont l’émir du Qatar procède, de prête-noms en sociétés-écrans, pour investir en France.

 

 


L’ancien siège de HSBC sur les Champs-Elysées à Paris (APESTEGUY/SIPA)

 

Une drôle d’audience va se dérouler mardi 14 mai au tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Elle met en scène des personnages qui, d’ordinaire, restent discrets. Contre toute attente, ils se présentent à visage découvert.

Leur objectif : réclamer de généreuses commissions – dont ils auraient été lésés – à la suite de la vente à l’émir du Qatar, le Sheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani, du siège parisien de la banque HSBC. Ils ont assigné la banque ou directement l’émir du Qatar et ses mandataires en France, à payer ce qu’on leur doit pour services supposés rendus. Une première.

L’affaire remonte à 2006. Cette année-là, l’émir du Qatar est informé de la vente possible du siège de la banque HSBC, qui avait été au début des années 1900 le prestigieux hôtel des Champs-Elysées. Il est très intéressé.

Comment le Qatar acquiert de l’immobilier français

La vente aura finalement lieu le 25 février 2010 pour un montant de 400 millions d’euros. C’est officiellement l’agence CB Richard Ellis qui était chargée de trouver le potentiel acquéreur et négocier pour le compte de HSBC. Mais plusieurs intermédiaires estiment avoir joué un rôle déterminant. Ceux-là même qui réclament aujourd’hui réparation.

En les réunissant, mardi, le tribunal devrait permettre de lever un coin du voile sur la façon dont l’émir du Qatar procède, de prête-noms en sociétés-écrans, pour acquérir des biens immobiliers en France. Et sur ce système de commissions, souvent promises, souvent réclamées, mais pas toujours perçues.

Voici les principaux protagonistes de ce procès.

                                                                                                                                                                                                                               1 Chadia Clot

Alias Sanbar Jihan

 

De son vrai nom Sanbar Jihan, née en Palestine en 1947, Chadia Clot est peut-être le personnage le plus intéressant de cette affaire. Proche de l’émir, elle serait le pivot de ses investissements immobiliers en France et en Europe.

Au cours de l’audience, devraient être évoquées les nombreuses sociétés françaises immobilières que Chadia Clot dirige (SCI Concorde, SCI Galaxie Vendôme, SCI Eldom Opéra – dont Rue89 s’est procuré les Kbis) et qui sont détenues par la société néerlandaise Mayapan BV, un des fonds d’investissement en Hollande de l’émir du Qatar (600 millions d’euros d’actifs), dont un certain Victor Agha serait le président.

Dans cette nébuleuse de sociétés françaises, luxembourgeoises, suisses, hollandaises, Rue89 a pu vérifier que c’est la société française Lys Holding Champs-Elysées 1 SAS qui a acquis l’immeuble HSBC. Cette société, domiciliée au 23 rue François Ier (Paris VIIIe) comme toutes les autres SCI précédemment citées, est notamment détenue par une société luxembourgeoise, Lys Holding 1.

Comme pour les autres sociétés, la présidence de la société Lys Holding Champs-Elysées 1 SAS est assurée par la société French Properties Management, elle-même détenue entièrement par la société néerlandaise Mayapan BV. Et French Properties Management est gérée par Chadia Clot.

                                                                                                                                                                                                                             2 Paul Mouchel

L’intermédiaire au passé trouble

 

Cet intermédiaire occulte prétend avoir mis directement en contact les représentants de l’émir du Qatar avec les responsables d’HSBC. Il aurait signé un contrat avec HSBC le mandatant pour faciliter la vente du siège. Toutefois, n’ayant pas de carte d’agent immobilier, il aurait fait appel à la société JFB Immo, dirigée par Laurence Baratte, pour « légaliser » son intervention...

Paul Mouchel serait une sorte de « conseil » immobilier des représentants de l’émir du Qatar en France. Ce que conteste Chadia Clot. Durant de nombreuses années, Paul Mouchel aurait réalisé avec Chadia Clot, main dans la main, des opérations d’acquisitions (il s’agirait du Crédit Foncier pour 250 millions d’euros, l’hôtel de Coislin, place de la Concorde, et plusieurs immeubles pour le compte du Qatar).

Chacun aurait perçu de juteuses commissions pour ces belles affaires. Ce protagoniste, qui « n’a pas », selon certains, « les allures d’un homme d’affaires », aurait un passé un peu trouble…

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        3 La société JFB Immo

Une obscure entité lyonnaise

 

Il s’agit d’une petite société immobilière lyonnaise qui revendique une commission de plus de 10 millions d’euros à la HSBC pour non-respect de ses engagements et réclame des dommages et intérêts, soit 12 millions d’euros, correspondant à 3% du prix de la vente réalisée.

                                                                                                                                                                                                                             4 Creezy Courtoy

La dame aux parfums

 

Femme du monde, résidant en Belgique, présidente d’une société de parfums en Belgique, Creezy Courtoy prétend avoir contacté un des responsables de la HSBC, un de ses amis de longue date, Pierre Jammes, ancien président d’une filiale de HSBC France afin d’organiser une réunion au plus haut niveau du groupe HSBC avec les représentants de l’émir du Qatar. Elle a assigné Chadia Clot et l’émir du Qatar. Elle réclame 4 millions d’euros.

Quelles sont les véritables relations entre tous ces intermédiaires qui gravitent autour de l’émir du Qatar ?

Quels sont les véritables liens entre Sanbar Jihan, dit Clot, et l’émir du Qatar ?

Quels rôles ont pu jouer la présidente d’une fondation belge spécialisée dans les parfums dans la vente du siège social de HSBC et cette société immobilière située à Lyon, très loin du désert du Qatar ?

Et enfin, quels avantages juridiques et fiscaux tirent l’émir du Qatar et ses intermédiaires en passant par ces montages complexes ?

La réponse à ces questions, peut-être, mardi prochain.

 

 

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 16:40

 

 

 

Rue89 -  Témoignage 12/05/2013 à 16h38
Sylvie 13 | Technicienne conseil à la CAF

 

 

 


A la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) de Lille, en 2012 (M.LIBERT/20 MINUTES/SIPA)

 

Derrière mon guichet, je vois une population désespérée et en colère. Des gens démunis qui se sentent abandonnés de tous. Ils crient, pleurent, s’énervent. A la Caisse d’allocations familiales des Bouches-du-Rhône où je travaille, les hurlements sont devenus quotidiens.

Un jour, une femme enceinte à littéralement pété les plombs. Elle hurlait, disait qu’elle allait bientôt accoucher et qu’elle n’avait rien pour son bébé. Le gardien ne pouvait rien faire, il ne savait pas comment réagir pour la calmer.

Making of

Sylvie (qui témoigne sous pseudo) travaille à la Caisse d’allocations familiales des Bouches-du-Rhône. Elle est l’une des 350 techniciens conseil, chargée de l’accueil et du traitement des dossiers. La CAF 13 emploi en tout 1 160 salariés. En mars 2013, chose rare, cette antenne de la CAF a fermé quinze jours pour tenter de rattraper son retard dans le traitement des dossiers, qui s’accumulent depuis juin 2012. Daisy Lorenzi

Je me souviens d’un étudiant venu me voir parce qu’il ne touchait plus son aide au logement. Il me disait :

« Je fais comment ? Mes parents ne peuvent pas m’aider. Je vais devoir aller vivre chez des amis. »

Il avait un petit boulot mais ça ne suffisait pas. Il était gagné par la honte.

Je me souviens aussi de cette maman, venue avec ses trois enfants. On lisait le désespoir sur son visage. Elle m’a expliqué ne rien pouvoir acheter à ses enfants, pas même une bouteille de lait. Elle a fondu en larmes devant moi et tout ce que je pouvais faire c’est dire : « Oui, je comprends. » J’écoute, mais je ne peux rien faire.

Une heure d’attente pour trois minutes

Quand les agios et les loyers impayés s’accumulent, les gens me disent : « Faites quelque chose, je vais être à la rue, on va entamer une procédure d’expulsion. » Mais je ne peux rien faire.

Nous recevons souvent une population en colère, désespérée, parfois malade. Et nous n’arrivons pas à la satisfaire : nous sommes de moins en moins nombreux, les allocataires de plus en plus nombreux.

CAF des Bouches-du-Rhône

La CAF des Bouches-du-Rhône compte plus de 400 000 allocataires. Dans un département où 9,7% de la population vit sous le seul de pauvreté, beaucoup de gens dépendent des minima sociaux (92 000 bénéficiaires du RSA).

D’après la direction, 91 000 dossiers sont toujours en attente de traitement. Il y en aurait même 96 000 selon Lionel Zaouati, délégué CGT de la CAF 13, interrogé par Rue89 : « Depuis trois ans, nous sommes victimes de réductions d’effectifs, du non remplacement d’un départ sur deux à la retraite, de fermetures d’accueils. Alors que notre charge de travail a augmenté avec la crise. » D.L.

Avant, quand un allocataire venait, on lui donnait un délai de trois semaines avant que son dossier soit traité [lire encadré ci-contre, ndlr]. Aujourd’hui la réponse est toujours la même :

« On ne peut pas vous donner de délais. »

Les personnes reviennent deux fois, trois fois, parfois quatre en quinze jours, et à chaque fois on leur donne la même réponse. Elles ne comprennent pas et le ton monte progressivement.

L’ambiance de la salle d’accueil est devenue électrique et difficile à gérer, malgré la présence d’un agent de sécurité. Quand les portes s’ouvrent, ce sont quarante personnes qui veulent rentrer d’un coup et qui se disputent les tickets. Certaines en sont venues aux mains. On est obligé de filtrer les entrées depuis l’extérieur et de ne laisser rentrer que par petits groupes de dix.

A l’intérieur, une dizaine de bancs pour 60 à 80 personnes qui attendent là, entassées, souvent debout. Dès que quelqu’un s’énerve, la tension monte entre les allocataires. L’attente dure souvent plus d’une heure. Pour trois minutes derrière notre guichet : nous n’avons pas de temps à leur accorder.

« Si je te croise dans la rue, je te fais la peau »

Je sais que la tension peut exploser à tout moment. La personne calme en face de moi peut soudainement se mettre à crier, m’insulter. Souvent, je suis derrière mon ordinateur, je vois que le dossier n’a pas été traité et je redoute de devoir l’annoncer. Je sais que ça va crier.

« Pourquoi moi ? Vous ne comprenez pas ma situation. Vous êtes une menteuse, des bons à rien... »

C’est toute la douleur et la frustration de leur situation qu’ils déversent sur nous. Le sentiment d’impuissance est omniprésent.

Les incidents arrivent de plus en plus régulièrement : des agressions verbales quotidiennes et parfois des agressions physiques. Elles sont plus rares, mais elles existent : un collègue a reçu une chaussure, une autre s’est fait gifler, les gens s’en prennent aux ordinateurs. Le plus choquant, ce sont les menaces :

« Si je te croise dans la rue, je te fais la peau. »

Je me sens tellement démunie

Un jour, une personne a menacé de s’immoler devant nous. Elle tenait une bouteille et criait : « Il faut vraiment que vous le fassiez maintenant. » Un stress qui ne cesse de s’accentuer et qui rend notre mission très compliquée. Je me sens tellement démunie.

Je pars parfois travailler avec la boule au ventre. Vais-je tenir toute une journée ? Arriverai-je à atteindre les objectifs statistiques imposés par la direction ? Aurai-je le malheur de rencontrer une personne plus énervée qu’une autre ? Aurai-je à gérer des cris, des pleurs ?

J’ai régulièrement des migraines et des douleurs dans le dos. Plusieurs collègues sont en dépression, enchaînent les arrêts maladie car il ne peuvent combattre ce stress incessant. Chacun essaie de résister à sa façon.

Dans mon département, les accueils ont été fermés pendant quinze jours. Nous étions tous affectés à des tâches de liquidation, c’est-à-dire de traitement des dossiers afin de déclencher le paiement des prestations au plus vite et endiguer notre retard.

Malgré toute notre bonne volonté, ceci n’a pas été possible, le retard était trop grand.

 

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 16:28

 

 

 

Rue89 -  Le grand entretien 12/05/2013 à 10h59
Pascal Riché | Cofondateur Rue89

 

Coupes budgétaires, marché du travail plus flexible : pour le journaliste Guillaume Duval, les raisons du redressement économique de l’Allemagne sont ailleurs.

Pourquoi la France a-t-elle décroché par rapport à l’Allemagne, en termes de compétitivité, de croissance et d’emploi ?

 


« Made in Germany » de Guillaume Duval

 

On attribue généralement le succès allemand aux réformes engagées en 2000 par le chancelier SPD Gerhard Schröder, dans son « agenda 2010 » : flexibilisation du marché du travail et coupes claires dans les dépenses publiques. C’est cet effort, auquel se refuseraient les Français, qui serait payé de retour aujourd’hui.

Le journaliste d’Alternatives Economiques Guillaume Duval vient de signer chez Seuil un livre très éclairant sur l’Allemagne, « Made in Germany », dans lequel il remet frontalement en question ce diagnostic.

Rue89 : Tu as la conviction que le succès allemand n’a rien n’a voir avec les réformes engagées par Schröder. Explique-nous.

Guillaume Duval : Avec Schröder, c’est la première fois que la gauche arrive vraiment au pouvoir en 140 ans. Il engage des réformes importantes, notamment sur le marché du travail, et il exerce une pression importante sur les dépenses publiques.

Mais le succès actuel des Allemands n’a rien à voir avec ces efforts qu’ils se sont imposés. De telles réformes, importantes, ont même plutôt à mes yeux fragilisé les points forts traditionnels de l’économie allemande.

 


Guillaume Duval (Alternatives Economiques)

 

Sur le coup d’abord, la politique de Schröder s’est traduite par un recul très significatif du pouvoir d’achat des salariés, qui commencent tout juste à s’en remettre, et par un recul de l’emploi : quand Schröder quitte le pouvoir en 2005, il y a 5 millions de chômeurs. Par ailleurs, alors qu’il y avait autrefois moins d’inégalités et de pauvreté qu’en France, il y en a plus aujourd’hui.

Certains considèrent que ces inégalités et cette pauvreté ont été le prix à payer pour le redressement allemand. Je ne pense pas que ce dernier ait quoi que ce soit à voir avec les réformes Schröder. Selon moi, il est dû à trois facteurs qui préexistaient avant la crise, et à trois autres qui ont joué un rôle pendant la crise.

  1. Trois atouts : la démographie, l’Europe de l’Est, les biens d’équipement
  2. La flexibilité à la Schröder n’a pas été utilisée
  3. Pourquoi les dépenses publiques allemandes sont moins élevées
  4. Ce qu’il faudrait importer du système allemand en France

 

Commençons par les trois facteurs hors-crise.

L’Allemagne d’abord, a paradoxalement bénéficié de son déclin démographique. Les Français considèrent que c’est très bien d’avoir plein de gamins, plein de jeunes, que c’est une richesse pour l’avenir du pays. C’est sans doute vrai, mais dans l’immédiat, cela coûte très cher. Quand on a des enfants, il faut les loger, les nourrir, les éduquer, leur payer des téléphones portables...

Autant de dépenses privées et publiques en plus que les Allemands n’ont pas eu à dépenser. C’est une des raisons pour lesquelles les dépenses publiques ont été plus faibles et c’est une des raisons qui ont facilité la modération salariale : quand on n’a pas de gamins, on peut tolérer plus facilement une austérité salariale prolongée.

La démographie a surtout favorisé le maintien de prix immobiliers très modérés. Ils n’ont pas bougé depuis quinze ans, et commencent juste à le faire depuis deux ou trois ans. En France, les prix ont été multipliés par 2,5 dans le même temps. Cela se comprend : la France a gagné 5 millions d’habitants depuis le début des années 2000, quand l’Allemagne en a perdu 500 000.

Résultat : alors que l’immobilier neuf valait en France 3 800 euros du m2 en France en 2011, il valait en Allemagne seulement 1 300 euros du m2 la même année. On est dans un rapport de un à trois. Cela explique pourquoi les Allemands ont pu accepter une austérité salariale prolongée.

 


La démographie en France et en Allemagne (Olivier Berruryer/LesCrises.fr)

 

Deuxième point, les conséquences de la chute du Mur. Les Allemands ont l’habitude de se plaindre du coût que la réunification a représenté. Mais l’Allemagne a été au bout du compte la grande gagnante de la chute du mur, car elle a réintégré très rapidement et très fortement les pays d’Europe centrale et orientale à son système productif.

Avant, le pays à bas coût qui fournissait l’industrie allemande, c’était plutôt la France. Maintenant, ce sont la Tchéquie, la Slovaquie, la Hongrie, la Pologne... La différence, c’est que le coût du travail dans ces pays est cinq fois moindre qu’en France. L’Allemagne, en réorientant sa sous-traitance vers ces pays, a obtenu un gain de compétitivité-coût phénoménal pour son industrie.

La France n’aurait-elle pas pu faire de même ?

Délocaliser sans perdre sa base productive nationale n’est pas si simple. Ce qui est intéressant, dans le cas allemand, c’est de comprendre pourquoi cela s’est bien passé. La réponse à cette question est liée à la codétermination, un des trucs auxquels Schröder n’a heureusement pas touché. Il a fallu négocier tout ce processus avec les syndicats allemands, qui ont, dans les grandes entreprises, beaucoup plus de pouvoir que les syndicats français. Les comités d’entreprise ont un droit de veto sur toutes les grandes décisions et il y a, dans les conseils d’administration, une moitié de représentants des salariés. Ils ont donc négocié étroitement ces délocalisations et n’ont pas dit, comme Tchuruk [ex-patron d’Alcatel, ndlr], « on va faire des entreprises sans usines ».

La France l’a fait un tout petit peu, avec Dacia-Renault, en Roumanie. Mais on n’a pas su le faire à grande échelle. On en discute maintenant avec le Maroc : Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, parle de « colocalisation ». Mais on n’en est pas du tout au même stade que les Allemands, et c’est un inconvénient majeur pour l’industrie française.

Passons au troisième facteur hors-crise

Le troisième facteur est bien connu, mais il a joué à fond pendant les années 2000 : c’est la spécialisation de l’Allemagne dans les biens d’équipement – les machines. Celle spécialisation a correspondu à l’explosion de la nouvelle demande des pays émergents. L’Allemagne, c’est 18% des emplois européens, mais 33% des emplois dans les biens d’équipement européens.

 


Source : « Made in Germany »

 

Mais la France est aussi championne dans certains secteurs, je pense aux biens de luxe, qui rencontrent aussi une forte demande dans les pays émergents, avec l’apparition d’une classe bourgeoise...

C’est vrai. Mais les volumes concernés n’ont rien à voir. Quand la Chine devient l’usine du monde, ce sont des machines allemandes qui sont implantées partout. Idem au Brésil et en Inde... Quand Renault construit une usine à Tanger, ce sont aussi des machines allemandes qui l’équipent. Les nouveaux riches achètent des sacs Vuitton, c’est vrai, mais ils achètent aussi surtout des grosses voitures, et des Mercedes ou des BMW, pas des Peugeot ou des Renault.

Donc, on voit bien que ces trois facteurs puissants – démographie, sous-traitance en Europe centrale et spécialisation – n’ont rien à voir avec les réformes Schröder.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 16:17

 

 

 

12 mai 2013 - 01:41

 

 

Des milliers d'Israéliens ont manifesté samedi soir à Tel Aviv et dans d'autres villes du pays contre le budget d'austérité qui sera présenté prochainement par le ministre des Finances Yaïr Lapid. Hausse des impôts et coupes claires dans les dépenses sont prévus.

Ces défilés, dans un climat d'inquiétude socio-économique, avaient pour écho la vague de contestation sociale sans précédent qui avait secoué Israël pendant l'été 2011.

Ils ont eu comme tête de turc le nouveau ministre des Finances, Yaïr Lapid, populiste sorti grand vainqueur des récentes élections législatives en se présentant comme le champion des classes moyennes et de l'égalité sociale mais qui, une fois au pouvoir, s'apprête à proposer lundi un budget de rigueur au gouvernement libéral-conservateur de Benjamin Netanyahu.

Son projet de budget prévoit une hausse des impôts, de la TVA et des coupes claires dans les dépenses du gouvernement, y compris sociales, selon la presse israélienne.

Les médias ont fait état de 10'000 manifestants à Tel Aviv, haut lieu de la contestation en 2011, et de plusieurs centaines à Jérusalem, Haïfa (nord), Modiin (centre), Rishon LetZion et Ashdod."Il faut prendre aux magnats, pas à nous", pouvait-on lire sur les pancartes.

Economie menacée d'effondrement

Sur la sellette, Yaïr Lapid a mis en garde les manifestants contre le risque d'un effondrement de l'économie israélienne, jusque là relativement épargnée par la crise internationale.

Par ailleurs, à Ramat Gan, près de Tel Aviv, quelque 300 protestataires ont manifesté devant le domicile du ministre de l'Energie Silvan Shalom pour dénoncer son projet d'exporter le gaz naturel israélien au détriment des consommateurs locaux qui le paient au prix fort.

La mobilisation pour la "justice sociale", en sommeil ces deux dernières années, avait culminé le 3 septembre 2011 avec près d'un demi-million d'Israéliens dans la rue.

sda-ats

 

 

                                                                         ************************************

 

 

communismeouvrier.wordpress.com -  Vidéos : Protestations en Israël contre l’austérité

10.000 personnes ont manifesté samedi à mai à Tel Aviv et dans d’autres villes d’Israël contre les mesures d’austérité (voir l’article).

Quelques vidéos de la manifestation à Tel Aviv :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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