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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 16:09

 

 

Rue89 -« Les Infiltrés » 29/04/2013 à 13h23

 Camille Polloni | Journaliste Rue89

 

 



 

Capture d’écran du communiqué du Syndicat des journalistes

 

Polémique sur le « mur des cons » du Syndicat de la magistrature (SM), la suite. Après la publication de la vidéo sur Atlantico, les appels à la dissolution du SM, la saisine du Conseil supérieur de la magistrature, les explications du syndicat, l’identification d’un journaliste de France 3, Clément Weill-Raynal, comme le vidéaste présumé, puis son démenti, voici le dernier épisode en date.

Dimanche, le Syndicat national des journalistes (SNJ) publie sur son site un communiqué dans lequel il « s’élève contre le mauvais procès fait au Syndicat de la magistrature » auquel il apporte « son plus total soutien ». Le syndicat réagit à « l’effervescence médiatique soulevée par ce non-événement » en rappelant quelques principes déontologiques :

« L’utilisation d’images volées dans un lieu privé, en l’occurrence les locaux du SM, est contraire à la déontologie professionnelle la plus élémentaire.

Conformément à cette charte, “un journaliste digne de ce nom [...] proscrit tout moyen déloyal et vénal pour obtenir une information”, et “n’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée”. »

Le SNJ appelle les journalistes « à ne pas céder à la pression de la course à “ l’audimat ” et à refuser de participer à une manipulation de l’opinion qui flatte les pires instincts au mépris d’un traitement pondéré, équilibré et serein de l’information ».

Quel statut pour « les images volées » ?

Immédiatement, des réactions indignées fleurissent sur cette prise de position, estimant :

 

 

  • que « les images volées » dans un lieu privé peuvent apporter une information nécessaire au public.

Le communiqué fait débat jusque dans la rédaction de Rue89. Pour comprendre les motivations du Syndicat national des journalistes, nous avons contacté son premier secrétaire général, Anthony Bellanger.

Il est un peu agacé que son téléphone sonne depuis dimanche, alors que « le mur des cons fait du buzz, ça fait causer, mais l’essentiel est la qualité de l’information ». Néanmoins, Anthony Bellanger accepte de comparer la situation avec d’autres, dans lesquelles des enregistrements clandestins ont été publiés.

La vidéo « off » de Sarkozy par Rue89, par exemple. Au moment du non-lieu en faveur de Rue89, en juillet 2012, le SNJ se réjouissait d’une « victoire pour la liberté d’information ». Dans le même esprit, en 2010, le syndicat disait « merci aux juges » qui avaient validé la publication par Mediapart des enregistrements Bettencourt.

« Un vrai travail de journaliste »

Qu’est-ce qui différencie ces documents de la vidéo d’Atlantico ? « Un vrai travail de journaliste, avec une enquête derrière », tranche Anthony Bellanger :

« En ce qui concerne le “mur des cons”, quelqu’un a eu envie d’être néfaste avec le SM et a profité de sa présence dans les locaux, c’est-à-dire dans un lieu privé. Il a ensuite fait publier la vidéo sur Atlantico en cachant son identité.

Si l’auteur de la vidéo était effectivement un journaliste, s’il avait fait une enquête signée de son nom, en interrogeant les intéressés sur ce “mur des cons”, ce serait différent. Notre métier est de mener à bien l’enquête, c’est pour ça que dans notre communiqué, nous renvoyons à la charte éthique. »

Finalement, les explications d’Anthony Bellanger sont assez proches de celle de Joy Banerjee, représentant CGT à France 3.

Même s’il allait plus loin que son confrère en réclamant des sanctions contre Clément Weill-Raynal, Joy Banerjee tenait le même langage dimanche sur « l’atteinte à la déontologie » :

« On ne vole pas des images et on ne les donne pas à un autre média que le sien. »

Appel à cesser « Les Infiltrés »

Sur l’utilisation de la caméra cachée, en général, le SNJ avait clairement pris position au moment du lancement du programme « Les Infiltrés », en 2008 sur France 2. Il avait demandé à la chaîne de « cesser ces émissions » :

« Oui, il est possible de recueillir des informations par des moyens détournés, quand il n’y a aucune possibilité de faire autrement. Mais il ne doit s’agir que d’exceptions à l’exercice quotidien de la profession, exceptions encadrées et expliquées aux téléspectateurs.

Bâtir un concept d’émission sur des exceptions est à la fois dangereux et choquant. »

Anthony Bellanger nous a fait parvenir une tribune, cosignée par le SNJ, le SNJ-CGT et la CFDT-journalistes, il y a « trois semaines environ ». En voici un extrait :

« A l’heure du trop-plein médiatique, la différenciation doit s’opérer grâce à la valeur ajoutée déontologique de l’information. Tel un label de qualité, les médias doivent pouvoir se réclamer d’une information recherchée, vérifiée, hiérarchisée, commentée et publiée par des journalistes professionnels formés, dans des équipes rédactionnelles reconnues, et tenus par une éthique professionnelle partagée. »

Envoyée aux journaux Le Monde et Libération, sa tribune n’a pas été publiée.

 

 

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 15:51

 

 

LE MONDE | 29.04.2013 à 17h40

Par Sylvie Kauffmann

 
 

L'air du monde. A moins que, adepte inconditionnel de la directive redressement productif, vous ne vous obstiniez à porter que de l'Armor-Lux, vous l'avez peut-être remarqué sur les étiquettes : vos vêtements sont de moins en moins "made in China" et de plus en plus souvent fabriqués au Bangladesh.

La raison en a été très simplement expliquée en janvier par Enric Casi, le directeur général de la marque espagnole Mango, à Nicole Vulser, du Monde : une partie de sa production s'est déplacée de Chine vers le Vietnam, l'Inde et le Bangladesh, en raison de la hausse des coûts du travail et d'une pénurie de main-d'oeuvre en Chine. "C'est l'une des conséquences de la politique chinoise de l'enfant unique, qui ne veut pas, comme ses parents, être ouvrier", ajoutait l'entrepreneur catalan, selon lequel ce sont d'ailleurs souvent des Chinois qui installent des usines sur ces nouveaux lieux de production.

Ainsi va la mondialisation. Grands gagnants, les Chinois passent à pas de géant de l'autre côté de la barrière pour devenir maîtres d'oeuvre. L'Europe et les Etats-Unis restent le plus grand marché de consommateurs. Ce sont donc encore nos entreprises de prêt-à-porter qui font fabriquer au Bangladesh, devenu deuxième exportateur mondial de textile, des vêtements dessinés en Europe puis portés en Europe. M. Casi sait de quoi il parle : l'usine de confection qui a brûlé en novembre 2012 au Bangladesh fabriquait des vêtements pour Mango et pour l'américain Wal-Mart. Piégés dans le brasier, 112 empl...

L’accès à la totalité de l’article est protégé

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 15:43

 

 

Rue89 -L’édito 29/04/2013 à 12h46

 Pascal Riché | Cofondateur Rue89

 

 

 

Pour avoir utilisé un mot ambigu car chargé de fantômes – « confrontation » – le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone est cloué au pilori pour « germanophobie » ; pour avoir osé vouloir pointer dans un document « l’intransigeance égoïste » d’Angela Merkel, des responsables du PS sont traités d’irresponsables. L’on voit ressurgir le petit peuple du « cercle de la raison », pour reprendre une expression imaginée dans les années 90 par Alain Minc, alors nombril dudit cercle.

Il faut les voir se bousculer au micro, les raisonnables : Alain Juppé, Elisabeth Guigou, Bruno Le Maire, Michel Sapin, et dans la presse la plupart des éditorialistes... Avec des airs offusqués, ils déballent l’habituel bric-à-brac de l’amitié franco-allemande : la rencontre De Gaulle-Adenauer, le mano a mano Mitterrand-Kohl, l’œuvre de Jacques Delors... A les écouter, certains agités du PS mettraient en péril la paix elle-même !

Opération bâillon

 


La une de Libération du lundi 29 avril 2013 

 

En gros, Claude Bartolone et le PS sont invités à la fermer. La presse participe à cette opération bâillon : Le Monde, Le Figaro, Les Echos, et même Libération qui titrait ce lundi matin « Le PS dérape » (voir ci-contre) alors que, pas plus tard que mercredi dernier, le même journal dénonçait « l’austérité imposée par l’Allemagne » et de la « tutelle allemande »... Mais entretemps, le cercle de la raison s’est mis à tournoyer comme une toupie, imposant le silence.

Le résultat, c’est qu’on risque de perdre une nouvelle occasion de s’attaquer frontalement (« se confronter » ?) au blocage économique fondamental dont souffre actuellement l’économie européenne : l’austérité budgétaire généralisée, qui bloque le redémarrage et au final aggrave la situation de la dette... On peut le déplorer, mais il se trouve que la clé, pour mettre fin à ce blocage, se trouve en Allemagne.

Résumons la situation. Le FMI, la majorité des gouvernements, la plupart des économistes le savent : on ne mène pas une politique d’austérité en période de marasme. C’est aussi contreproductif que de vouloir démarrer une voiture avec le frein à main tiré à fond. En Europe, cette politique coûte des centaines de milliers de chômeurs.

Le gouvernement allemand n’est pas de cet avis. Parce que le peuple allemand, pour des raisons historiques, est très attaché aux équilibres budgétaires. Parce que la situation convient aux dirigeants allemands, aussi : en imposant aux européens une politique monétaire et budgétaire conforme à son modèle, l’Allemagne a installé son leadership. Pourquoi y renoncer ?

« Equilibre de la terreur »

 


Un panneau stop (Zigazou76/Flickr/CC)

 

Le résultat, c’est que les autres peuples s’enfoncent dans les difficultés sociales. Ils n’osent ni se départir de l’orthodoxie ambiante, ni même protester, de peur de dégrader leur fameux « spread » – la différence entre leurs taux d’intérêt et les taux allemands. C’est ce que l’économiste Jean-Paul Fitoussi, dans une interview très « déraisonnable » à Libération, a appelé « l’équilibre de la terreur ».

La France, qui autrefois était copilote de l’Union européenne, est sans doute le seul pays à pouvoir encore infléchir l’Allemagne, le pays-ami, et l’amener à revoir sa politique. Le pays le plus puissant de l’Union, le plus excédentaire, peut en effet beaucoup pour aider l’Europe : il peut relancer sa consommation, il peut instaurer un vrai salaire minimum, il peut être plus allant sur la construction d’un réel gouvernement économique européen, il peut accepter un calendrier plus intelligent pour ramener les pays à l’équilibre budgétaire.

Mais pour cela, il faut pouvoir lui parler franchement, sans tabous, et sans se laisser impressionner par les « raisonnables », leurs accusations mécaniques de « germanophobie » et leurs étouffantes lignes « à ne pas franchir ».

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 15:31
Marianne - Lundi 29 Avril 2013 à 11:20 | Lu 2119 fois

 

 

Rédigé par Hervé Nathan le Dimanche 28 Avril 2013 à 14:04 | 13



Ceux qui prétendaient que notre Premier ministre n’a aucune autorité sont  les plus surpris : en deux tweets bilingues français-allemand  Jean-Marc Ayrault a recadré le parti socialiste et a contraint sa direction à une douloureuse réécriture. Qu’elle était le motif de l‘ire de l’aigle de Matignon ? Tout simplement que le Parti socialiste, qui prépare une convention sur l’Europe en juin prochain, ose contester la politique européenne, non pas de François Hollande, mais de Angela Merkel.  Pensez donc, les caciques du parti prenant pour une fois leur courage à deux mains, osaient évoquer « l’intransigeance égoïste » de la chancelière allemande, ou encore appeler à « l‘affrontement démocratique » avec la droite conservatrice  au pouvoir dans la zone euro…  La révolution rue de Solferino !
En l’absence du président de la République, le Premier ministre, surnommé quelquefois par des jaloux « Jean-Marc Zéro  »  a donc « recadré » les troupes : les « formules inappropriés » ont été caviardées, et on célébrera, comme il se doit, « l’amitié franco-allemande » à laquelle, il faut « redonner toute sa force, et tout son sens »… À ce niveau de langue de bois, le PS  a dépassé le stade du parti godillot pour se rapprocher du parti communiste nord-coréen… Le raisonnement a été repris d’ailleurs par Alain Juppé dans son interview au Monde de samedi !
Les commentateurs qui verraient dans la pusillanimité de l’exécutif français une expression d’une stratégie gagnante, se fichent le doigt dans l’œil. Les Allemands qui ont l’habitude de vivre dans une démocratie parlementaire où les divergences affichées sont le creuset des consensus les plus profonds, et savent parfaitement en jouer pour imposer leur ligne dans l’UE, ne devraient pas lever un cil devant un débat interne à un parti de gouvernement d'un pays ami.
Quoiqu’il en soit, l’exécutif socialiste a donc signifié sèchement (mais avec modernité, cela plait tant aux journalistes stars des médias, grâce en soit rendue à Tweeter, …), que le débat européen était et resterait interdit. D’un coup on se rendait compte que la formule « tension amicale » utilisée par François Hollande lors de son interview sur France 2 était destinée à rester vide de sens, et surtout pas à lancer une réflexion politique en France…
Les "grands quotidiens" se sont immédiatement lancés dans une course à la pensée unique: Le Figaro  ("France--Allemagne le grand froid", Le Monde  ("Ne tirez pas sur Angela Merkel"), Libération ("Le PS dérappe") ont repris les mêmes arguments creux, dont le principal était : "ne transformez pas Angela Merkel en bouc émisdssaire", ce qui signifie que nous  la chargerions de nos propres péchés... La palme revient à Libération dont l'éditorialiste François Sergent tente de conjurer dans ce débat à la fois la "germanophobie", le "populisme" et la "xénophobie" dont la gauche du PS serait le vecteur. Pour rappel, mercredi dernier, le même  Libération s'interrogeait en Une sur  "la fin  du régime rigueiur en Europe?".  Fallait-il y voir le spectre du fascisme?
Le débat sur la "ligne Merkel" est donc interdit, à gauche comme à droite. Dommage, parce que le moment serait particulièrement bien venu. Et ce pour deux raisons.
La première est que la politique d’austérité (dite de «consolidation budgétaire ») est à bout de souffle. Les résultats concrets sont désastreux : non seulement la récession s’installe partout,  avec un taux de chômage moyen de plus de 12%, mais les objectifs de réduction des déficits publics sont toujours repoussés.  L’Espagne, le Portugal, la Grèce, la France, l’Italie et la Belgique ne rempliront pas leurs engagements en 2013 et sans doute pas non plus en 2014. Les Pays-Bas, nation particulièrement proche de l’Allemagne en matière économique, ont eux-mêmes renoncé à un plan d’économies de 4 milliards d’euros.  Le Parlement européen, est de longue date vent debout contre la rigueur généralisée. José Manuel Barroso a lui aussi tiré un trait   : « la politique d’austérité a atteint ses limites en Europe », a-t-il reconnut lors d’une conférence, ce lundi 22 avril ? Barroso n’ignore pas que des élections européennes auront lieu l’année prochaine. On lui prête même l’intention de conduire la liste des droites. Dans les conditions actuelles, le scrutin de 2014 se jouera évidemment sur les politiques économiques. Gare à la fessée pour ceux qui iront devant les électeurs en défendant programme actuel de rigueur généralisée !  Rien d’étonnant donc à ce que cet ancien militant maoïste ajoute : « pour réussir, une politique (…) doit bénéficier d’un minimum de soutien politique et social. »
La deuxième et pas moins importante raison est que les conservateurs allemands sont en train de devenir un danger pour l’Union européenne et la zone euro en particulier, tout simplement en trahissant ses engagements.  Angela Merkel s’était prononcée en 2012 pour « l’Union bancaire » de la zone euro. Elle refuse dorénavant de s’engager dans la constitution d’un « fonds de résolution des crises bancaires », sans lequel l’union bancaire n’aurait aucune réalité. On a appris vendredi que la Bundesbank, dont le personnel dirigeant est entièrement composé de proches de la CDU, avait décidé de contester devant la cour constitutionnelle de Karlsruhe   la politique de soutien de l’Euro de Mario Draghi qui avait stoppé la spéculation sur les dettes italiennes et espagnoles. Enfin, alors qu’il était entendu depuis le conseil européen de juin 2012 que l’Allemagne laisserait remonter ses coûts salariaux de façon à créer un effet de consommation bénéfique pour toute la zone euro, la chancelière a renoncé la semaine dernière à la création d’un Smic dans son pays, puis a appelé à une remontée des taux d’intérêts, tout à fait inutile de l’aveu même de la BCE qui trouve au contraire que l’absence d’inflation lui commanderait plutôt de les baisser afin d’éviter de tomber dans la déflation ! Comme si l’Allemagne préparait non pas une zone euro fédérale comme le proclame le discours officiel du gouvernement actuel, mais au contraire la disparition de la monnaie unique, au profit d’une zone « super mark », dont ne  pourraient faire partie que les économies semblables à la sienne.   On connaissait la « perfide Albion », quel adjectif faudra-t-il bientôt adjoindre à la Germanie ?
A l’Elysée, on a bien conscience de la profondeur du fossé qui se creuse avec le grand voisin et de l’abîme dans laquelle Berlin peut conduire l’Europe. Simplement on s’interdit d’afficher ces divergences de peur d’être « sanctionné par les marchés ».  Un conseiller nous confiait : «  On peut affronter Madame Merkel, mais vingt-quatre heures, pas plus !  Ensuite, les taux d’intérêts monteront… » Celui qui proclamait avant son élection: « mon adversaire, c’est la finance », vit aujourd’hui sous son influence! 

Mise à jour le 29 avril à 10h00

PS: Chère Astrid, mes études d'allemand seconde langue étant bien lointaines, j'ai recourru au site Reverso pour la traduction du titre du français vers l'allemand. Je ne peux faire mieux, hélas.  Merci aux germanophones de leur indulgence... ou de leurs conseils, bienvenus.

 

 

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 15:23

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 29.04.2013 à 16h39 • Mis à jour le 29.04.2013 à 16h59

 

 

 
 
Le nouveau chef du gouvernement italien a présenté son programme devant le Parlement, lundi, estimant que "les politiques en faveur de la relance ne peuvent plus attendre".

Dans son discours de politique générale devant le Parlement à Rome, le nouveau chef du gouvernement italien Enrico Letta a estimé que l'Union européenne était en pleine "crise de légitimité" et devait faire un effort "pour devenir un moteur de développement durable".

Expliquant les grandes lignes de son programme, il a dressé un réquisitoire contre la politique d'austérité de son prédécesseur, Mario Monti. "L'Italie se meurt à cause de la seule austérité. Les politiques en faveur de la relance ne peuvent plus attendre", a-t-il lancé avant d'ajouter que "la réduction de la pression fiscale sans endettement sera un objectif permanent de ce gouvernement dans tous les domaines".

Le nouveau président du conseil a dit que ses priorités iraient à la création d'emplois et à l'aide aux PME, ainsi qu'à la réforme des institutions et du code électoral. Il a promis en outre de s'attaquer à la pauvreté, aggravée par un taux de chômage supérieur à 40% chez les jeunes, dans certaines zones du pays. Il prévient qu'il "veut des résultats sous dix huits mois, sinon il partira."  


 ROME "RESPECTERA LES ENGAGEMENTS" PRIS ENVERS L'UE

Il a également indiqué être prêt à réformer la loi électorale, que beaucoup considèrent comme la source des blocages politiques récurents en Italie. "Nous devons nous engager solennellement à faire en sorte que la consultation parlementaire des 24 et 25 février soit la dernière organisée en vertu de la loi électorale actuelle". Il a ajouté que la nouvelle loi apporterait des garanties pour renforcer la stabilité de l'exécutif gouvernemental.

Dans un soucis de moralisation de la vie politique, minée par les affaires sous l'ère Berlusconi, M. Lettaégalement  annoncé la suppression des salaires des ministres qui sont également députés, qui avaient droit jusqu'à présent de cumuler les deux revenus.  Il assure en outre que l'Italie "respectera les engagements" pris envers l'UE, mais qu'elle espère grâce à ce respect "avoir une marge de manoeuvre" supérieure dans ses négociations avec la Commission européenne.

Afin de démontrer que son gouvernement "est européen et européiste", M. Letta a annoncé que ses premiers déplacements seront "à Bruxelles, Berlin et Paris". La réponse aux problèmes de l'UE "est donc dans une plus grande intégration qui mène vers une Europe fédérale", a ajouté le jeune chef du gouvernement italien.

Lire nos explications En Italie, un gouvernement d'union et de trêve

 

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 15:13

 

 

 

Par Okeanos

29 avril 2013 - 12:57

(dernière modification le 29/04/2013 - 13:09)

 

 

Pour permettre un nouveau versement courant mai, le gouvernement grec s’était engagé envers la Troïka à faire de nouveaux “efforts” et à mettre en place de nouvelles mesures. Le Parlement grec a voté cette nuit une loi visant la restructuration du service public et prévoyant le renvoi de 15 000 fonctionnaires d’ici 2014.


Les larmes de l'austérité

Un retraité grec fond en larmes quand le journaliste lui demande quels sont les effets de l'austérité sur sa vie. février 2012 (photo @teacherdude)

 

Par Sido

La rigueur continue en Grèce et le secteur public va revoir son budget à la baisse. En effet, suite au versement par les créanciers internationaux de la tranche de 2,8 milliard d'euros de prêts UE-FMI qui jugeait les efforts de la Grèce satisfaisants, une nouvelle tranche pour le printemps de 6 milliards d'euros a été discutée et pourrait éventuellement être débloquée à la mi-mai. Mais comme à chaque reprise et puisque toute peine mérite salaire (ou inversement?),cette nouvelle tranche ne sera effective qu'à la suite de nouvelles mesures prises par le gouvernement qui a dû faire quelques concessions.

Malgré les propos tenus dernièrement par le ministre des finances grecs Yannis Stournaras indiquant qu'il n'y aurait pas d'autres mesures d'austérité, une loi sur de nouvelles mesures a été votée à la Vouli (le Parlement grec) dans la nuit du 28 au 29 Avril. La loi a été adoptée par cent soixante-huit voix sur un total de deux cent quatre-vingt-douze députés présents et ne comporte qu'un seul article - une pratique fréquente pour contraindre les députés à voter l'ensemble des dispositions.

Une restructuration du service public et le renvoi de milliers de fonctionnaires ont été décidé. La perfusion financière peut ainsi continuer. De nouvelles professions devraient donc être ouvertes à la concurrence, néanmoins sous de strictes conditions, pour permettre à l’État de récupérer des milliards d'euros via les impôts et les cotisations sociales. La loi prévoit également le renvoi de 15 000 fonctionnaires d'ici 2014 dont 4000 en 2013. Les partis d'opposition ont par ailleurs dénoncé un amendement « déposé à la dernière minute » par M. Stournaras prévoyant la réduction du salaire minimum à 490 euros contre 580 euros actuellement.

Le groupe SYRIZA qui représente le principale parti d'opposition a également déposé une motion d'anticonstitutionnalité de la procédure d'urgence qui a été rejetée par le Parlement. M. Stournaras a répondu que la procédure d'urgence est nécessaire car l'Eurogroupe « doit se prononcer lundi sur la poursuite du versement des prêts »

Dimanche soir, une manifestation qui selon la police aurait rassemblé 800 personnes, a eu lieu devant le Parlement place Syntagma pour s'opposer à ces nouvelle mesures qui signifient la « destruction du service public » et la poursuite d'application de mesures injustes pour la population.

De plus, la suppression de tant de postes aurait pour objectif de résoudre le problème de la corruption et de l'incompétence dans le secteur public. Antonis Samaras a quand même tenu  à assurer que des emplois seraient créés d'ici 2015 sur la base de nouveaux moyens de recrutement « entièrement méritocratique » pour laisser la place à une nouvelle génération. A cet égard, Paul Thomsen, chef de mission du FMI, a déclaré dernièrement en conférence de presse à Athènes, « cela m'a toujours étonné qu'il y ait un tel tabou à se débarrasser de gens qui ne sont pas à la hauteur ». Pour autant, rien ne dit que le moyen de recrutement « entièrement méritocratique » ne sera pas exempt de clientélisme, il faut se rappeler que durant la campagne électorale, la Nouvelle Démocratie avait encore démontré certaines aptitudes sur ce sujet.

Par ailleurs, le constat de l'échec des nombreux plans et l'enlisement négatif dans l'austérité imposés à la Grèce est quasi unanime, malgré une aide financière internationale qui s'élève au total à 240 milliards d'euros depuis 2010. Certes, quelques résultats, notamment en ce qui concerne l'alignement voulu des données économiques grecques au standard européen, sont constatables, d'autres un peu moins à l'image du rapport du Commissaire aux droit de l'Homme du Conseil de l'Europe.

Finalement comme le disait La Rochefoucauld : « le monde récompense plus souvent les apparences du mérite que le mérite même ».

 


 

Mise au point et rétrospective chronologique des différents plans de sauvetage et d'austérité appliqués en Grèce depuis 2009.


- Octobre 2009 :lors de l'Eurogroupe, la Grèce (alors sous le gouvernement Papandréou) annonce que le déficit public atteindra 12,5% du PIB contrairement au 6% prévu (soit 16 milliards d'€ de plus que prévu)

 

- Décembre 2009 : les agences de notation réduisent la note de la Grèce. Même si leur fonctionnement, leur légitimité et leur existence peuvent être remises en cause, leurs conséquences sur l'économie sont quant à elles bien réelles. La Grèce doit en effet reverser des taux d’intérêts faramineux à ses créanciers et les cours de la bourse d'Athènes ne cessent de s'effondrer. Papandréou annonce un premier plan de rigueur qui prévoit une hausse de la fiscalité et le gel du traitement des fonctionnaires et l'objectif est de passer sous la barre des 3% de déficit avant 2013.

 

- Janvier 2010 : La Grèce demande au FMI une « assistance technique » en matière d'administration fiscale et de budget sans qu'il soit encore question d'aide financière. Cette assistance consiste en l'envoi d'experts pour assister les ministères grecs liés au budget de l’État. S'ensuit alors l'annonce du gouvernement d'un gel des salaires dans la fonction publique pour ceux qui gagnent moins de 2000€ par mois, la TVA augmente, les primes dans la fonction publique diminuent de 30%, augmentation de la fiscalité sur l'essence, le tabac et l'alcool et les retraites sont gelées.

 

- Mars 2010 : Papandréou annonce qu'il est las d'emprunter à l'Europe à un taux aussi élevé et envisage de faire appel au FMI. L'implication du FMI divise les européens.

+ Les 27 se mettent d'accord sur un filet de sécurité commun avec le FMI pour soutenir la Grèce et la stabilité de la zone € dans son ensemble.Il s'agit d'une formule mixte prévoyant des prêts bilatéraux de pays de la zone euro et du FMI vers la Grèce à condition que la Grèce est épuisée toute autre option de financement mais Athènes n'a toujours pas demandé l'activation de ce plan. À savoir que Merkel refuse l'idée proposée par la Commission européenne pour un emprunt communautaire garanti pour les pays membres afin de financer un prêt européen à la Grèce.

 

- Avril 2010 : La Grèce demande officiellement l'aide internationale et demande l'activation du plan d'aide UE-FMI. Il faut également rappeler que la Grèce ne pouvait à ce moment là plus emprunter sur les marchés à cause des taux devenus prohibitifs.

 

- Mai 2010 : La zone € et le FMI discutent le premier plan de sauvetage pour la Grèce d'un montant de 110 milliards d'€ sur trois ans. En contrepartie la Grèce se voit imposer un plan d'économie de 30 milliards d'€ sur trois ans pour ramener le déficit public à 13,6% à moins de 3% du PIB d'ici la fin 2014. Il s 'agit d'un effort budgétaire demandé à un pays sans précédent. Dans le secteur public, les salaires sont gelés au moins jusqu'en 2014, les 13e t 14e mois de salaire (c’était une particularité grecque étant donné les salaires déjà très bas) sont supprimés. Les indemnités touchées par les fonctionnaires, après avoir déjà été réduites de 12% sont à nouveau réduites de 8%. Pour les retraites, les départs anticipés sont réduits et l'âge légal de départ est lié à l’espérance de vie. Les 13e et 14e mois de pension sont eux aussi supprimés. Une augmentation de la TVA de 19 à 23%. des impôts exceptionnels sont crées et la fiscalité immobilière est revue à la hausse. Le lundi 3 mai,le gouvernement dépose au parlement grec le projet de loi pour faire voter les mesures fiscales et permettre de débloquer la première tranche de l'aide internationale. Le 6 mai le nouveau plan d'austérité est adopté

 

- Novembre 2010 : Eurostat annonce que le déficit de la Grèce dépasse les prévisions et atteint 15,4% du PIB, du coup de nouvelles réformes sont demandées à la Grèce.

 

- Février 2011 : l’Institut Bruegel annonce que la dette de la Grèce est insolvable et que de continuer à prêter à la Grèce ne résoudra pas la solution.

 

- Mars 2011 : Athènes s'engage à accélérer son programme de privatisations. En échange le pays obtient une baisse des taux d’intérêts des prêts et l'allongement de leur durée.

 

- Avril 2011 : Papandréou annonce un deuxième plan d'austérité avec pour objectif de réaliser 26 milliards d'économies supplémentaires d'ici 2015

 

- Juin 2011 : Remaniement ministériel, E. Venizelos est nommé ministre des finances ce qui permettra au Gouvernement d'obtenir du Parlement un vote de confiance pour le nouveau plan d'austérité. Résultat : une nouvelle tranche d'aide de 12 milliards d'€ est débloquée.

 

- Juillet 2011 : Deuxième plan d'aide de la Grèce est discuté d'un montant de 159 milliards d'€ impliquant pour la première fois les institutions financières privées qui doivent accepter une perte de 21% de leurs créances.

+ Le Président de la Commission Européenne met en place sous sa direction la Task Force soit une équipe de 20 fonctionnaires à Bruxelles et 15 à Athènes qui doit encadrer les quatre fléaux grecs qui concernent l'encadrement de la collecte des impôts et sa gestion, l’accélération du règlement des différends sur l'imposition qui traînent devant les tribunaux, le renforcement des audits informatiques des contribuables et la mise en place d'un contrôle accru des contribuables les plus fortunés.
+  le taux de chômage s'élève à 15,1%


- Octobre 2011 : Accord de juillet ne sera jamais appliqué à cause des doutes sur la soutenabilité de la dette grecque.

+ Le plan sera doté de 130 milliards d'€ accompagné d'une recapitalisation des banques à hauteur de 106 milliards d'€ et celles ci acceptent de renoncer à 50% de la dette grecque qu'elles détiennent (soit 100 milliards '€), le tout accompagné d'une mise sous tutelle de la Grèce.

Samaras ,en échange de l'acceptation du plan de sauvetage qu'il refusait jusque la et qu'il voulait renégocier,exige la démission du gouvernement et la mise en place d'un gouvernement de coopération transitoire avec deux seules missions: la conclusion du nouveau programme d'aide a la Grèce et l'accord de la participation des créanciers prives a la réduction de la dette grecque.

Annonce du référendum par Papandreou sur le plan. Face à au tollé européen, il renonce et démissionne le 9 Novembre.

Le PASOK et Nouvelle Démocratie s'entendent pour former un Gouvernement de coalition. Lucas Papadimos en sa qualité d’ancien directeur de la Banque Centrale Européenne jouit d'une forte crédibilité au niveau européen.

Sa toute première tache sera d'obtenir les 8 milliards de la 6e tranche d'aide. L'équation est difficile a résoudre car depuis le 7 novembre, les ministres des finances de la zone euro exigent l'engagement par écrit des forces politiques qui participent au gouvernement sur le respect du programme afin d'éliminer les incertitudes et les ambiguïtés dans le futur. Au départ, Nouvelle Démocratie campe sur son non ce qui éxaspère les créanciers internationaux qui estiment ne pas pouvoir débloquer les 8 milliards d'euros sans visibilité a long terme sur les politiques menées en Grèce. Samaras finira par céder et l'Eurogroupe donnera son feu vert pour le versement de la 6e tranche d'aide.

 

- Janvier 2012 : - les banques suspendent les négociations avec le gouvernement grec pour cause de désaccord.

Coup d'envoi des négociations avec la Troïka pour la mise en place d'un deuxième plan de sauvetage. Le Laos se retire du gouvernement pour manifester son opposition.

 

- Février 2012 : la Task Force est doté d'un pouvoir de contrôle sur l'application du programme économique.
Le Parlement adopte un nouveau plan de rigueur et les pays de la zone euro se mettent d'accord pour un nouveau plan de sauvetage → 21 février, réunion de l'eurogroupe qui finalisera le plan d'aide à la Grèce. Vue la réticence des pays membres à mettre la main a la poche, il est de plus en plus évident que le fardeau doit retomber sur les épaules des banquiers qui finiront finalement et difficilement par accepter. Sur le fond, le plan d'aide s'élèvera a 130 milliards d'euros jusque fin 2014 surtout via des prêts accompagnés d'un effacement de 107 milliards sur les 210 milliards de la dette de la Grece détenue par les créanciers privés, banques et fonds d'investissements sur un montant total de 350 milliards d'euros. Ces derniers doivent accepter sur une base volontaire un effacement de la dette de 53,5% de la valeur nominale de leurs créances ce qui représentent en termes réels une perte de plus de 70%. Le nouveau programme vise a ramener la dette de 160% du PIB en 2012 a 120% en 2020. En échange de cette dette, un plan d'économies de 3,3 milliards d'euros va être appliqué sans pouvoir exclure de nouvelles mesures d'ici juin. Mais les doutes persistent étant données les élections anticipées prévues pour le printemps 2012.

 

- Mars 2012 : l'Eurogroupe déclare que la Grèce remplit les conditions pour le second plan d'aide avec quelques jours plus tard le versement de la première tranche.

 

- Juin 2012 : réduction des dépensée sociales de 9%

 

- Août 2012 : La Grèce s'engage à réaliser les réductions de dépenses de 11,5 milliards d'euros réclamées par l'Union européenne et le FMI mais veut davantage de temps pour mettre en œuvre les réformes exigées.

 

- 27 Novembre 2012 : Accord de la zone euro et du FMI sur les moyens de réduire la dette grecque ainsi que sur le versement attendu d'une aide financière. Ainsi les pays se sont finalement entendus avec le FMI pour que la dette grecque soit ramenée à 124% du PIB d'ici 2020, contre un objectif initia de 120% défendu par le FMI. Les ministres de l'Eurogroupe ont donc décidé un grand nombre de mesures souvent complexes, parmi lesquelles figurent un rachat par la Grèce de titres de dette, la réduction significative des taux d'intérêt des prêts bilatéraux déjà consentis à Athènes, un allongement de 15 ans de la durée de remboursement des prêts et un report de 10 ans pour le paiement des intérêts. Les gains réalisés par les banques centrales nationales et la BCE sur les obligations grecques qu'elles détiennent seront rétrocédés au pays sur un compte bloqué. Outre cet allègement, les ministres ont décidé de débourser un total de 43,7 milliards d'euros, bloqués depuis des semaines. Une première tranche d'un peu plus de 34 milliards devrait être versée le 13 décembre. Le versement du solde se fera en trois tranches au cours du premier trimestre 2013.

 

- 3 décembre 2012 : réunion de l'Eurogroupe. Les ministres des finances de la zone euro attendent des informations sur l'opération de rachat de la dette que mène Athènes, et un audit du secteur bancaire à Chypre qui doit être finalisé dans les prochains jours, avant de prendre une décision sur les plans de sauvetage et de décider du déblocage de la tranche d'aide de 34,3 milliards.

 

11 décembre 2012 : La Grèce achève officiellement son appel d'offres pour le rachat d'une partie de la dette. 30 milliards de créances sont rachetées en vue de réduire la dette souveraine de 20 milliards

 

- 13 décembre 2012 : A l'issue d'une réunion de ses ministres des finances réunis à Bruxelles, la zone euro a décidé, jeudi 13 décembre 2012, de débloquer 34,3 milliards d'euros d'aide à la Grèce laquelle était gelée depuis des mois. Cette somme comprend 16 milliards d'euros pour recapitaliser les banques grecques, 7 milliards pour les dépenses d’État et 11,3 milliards pour couvrir l'opération de rachat de dette.

 

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 15:03

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 29.04.2013 à 01h24 • Mis à jour le 29.04.2013 à 09h19

 


 

 
Manifestation devant le Parlement grec, dimanche 8 avril.

Dans la nuit de dimanche à lundi 29 avril, le Parlement grec a adopté une loi sur de nouvelles mesures de rigueur réclamées par la "troïka" – Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international –, loi programmant notamment la restructuration du secteur public et le renvoi de milliers de fonctionnaires. Elle a été adoptée à l'issue d'un débat houleux par cent soixante-huit voix sur un total de deux cent quatre-vingt-douze députés présents. Cent vingt-trois députés ont voté contre, et un député a voté "présent".

Prévoyant le renvoi d'ici à 2014 de quinze mille fonctionnaires, dont quatre mille en 2013, une mesure inédite, cette loi ouvre la voie à la poursuite des versements de prêts, pour un total de 8,8 milliards d'euros, par la zone euro et le FMI à la Grèce. Une aide internationale de 240 milliards d'euros au total a été consentie depuis 2010 à Athènes pour lui éviter la banqueroute, en échange de la poursuite des mesures d'austérité.

Les fonctionnaires censés être renvoyés sont ceux sanctionnés pour corruption ou incompétence, ceux poussés au départ volontaire à la retraite, ou les victimes de la suppression de leur poste après la fermeture de dizaines d'organismes publics.

 

"DESTRUCTION DU SERVICE PUBLIC"

Dimanche soir, une manifestation de huit cents personnes, selon la police, a eu lieu à l'appel des syndicats du privé et du public sur la place Syntagma, face au Parlement, dans le centre d'Athènes. La confédération des fonctionnaires (Adedy) a dénoncé "les suppressions de postes et la destruction du service public" ainsi que "la procédure d'urgence décidée par le gouvernement" pour le vote de la loi.

Outre la restructuration du secteur public, la loi adoptée – qui ne comporte qu'un seul article, une pratique récurrente pour contraindre les députés à voter l'ensemble des dispositions – prévoit l'extension d'un impôt foncier, imposé en 2011, mais en le réduisant de 15 %. Elle prévoit également l'ouverture à la concurrence de nouvelles professions et des facilités de paiement, néanmoins sous de strictes conditions, pour permettre à l'Etat de récupérer des milliards d'euros d'arriérés d'impôt et de cotisations sociales auprès des ménages ou d'entreprises endettés.

 

 RÉDUCTION DU SALAIRE MINIMUM

Le principal parti de l'opposition, la Gauche radicale (Syriza), a déposé une motion d'anticonstitutionnalité de la procédure d'urgence, qui a été rejetée par le Parlement. Le ministre des finances, Yannis Stournaras, a argué que la procédure d'urgence était nécessaire, car l'Eurogroupe (réunion des ministres des finances de la zone euro) "doit se prononcer lundi sur la poursuite du versement des prêts (...) dont la Grèce a besoin pour payer salaires et retraites". Les partis d'opposition ont par ailleurs dénoncé un amendement déposé à "la dernière minute" par M. Stournaras prévoyant la réduction du salaire minimum mensuel à 490 euros, contre 580 euros actuellement.

La Grèce a effacé en mars 2012 presque un tiers de sa dette souveraine, soit plus de 100 milliards d'euros, générant d'importantes pertes pour les créanciers privés, banques et caisses de retraite comprises, qui détenaient des obligations grecques. Ainsi, hors aide aux banques, et au prix de lourds sacrifices sociaux, l'Etat grec affiche-t-il pour 2012 un déficit public réduit à 6 % de son PIB, bien loin des 15,8 % de 2009, au démarrage de la "crise grecque", et meilleur que son objectif de 6,6 % contenu dans le budget de l'Etat.

En décembre 2012, lors d'une opération de rachat de dette ("buyback"), la Grèce a réussi à racheter près de 30 milliards d'euros de ses obligations à ses créanciers privés. Ces deux opérations, effacement et rachat, ont ramené la dette du pays à 156,9 % de son produit intérieur brut (PIB) en 2012, après un pic de 170,3 % en 2011, soit 355 milliards d'euros. Mais en 2014, la dette pourrait s'envoler à 190 % du PIB, selon les estimations, si rien n'est fait.

Si on prend en compte l'aide versée par la zone euro et le FMI aux banques hellènes, aide qui doit, selon les critères d'Eurostat figurer dans les comptes publics, le pays n'a marqué aucun progrès l'an passé, avec un déficit public à 10 % du PIB.

 

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 14:58

 

 

Par Okeanos

29 avril 2013 - 10:02

(dernière modification le 29/04/2013 - 13:17)

 

 

 

La « Truth Team » de la Nouvelle Démocratie a fait son apparition avant les élections de 2012. Sa mission officielle annoncée était « l'analyse politique ». En réalité, elle est consacrée à la propagande politique au nom de la Nouvelle Démocratie - le parti majoritaire de la coalition gouvernementale grecque, visant à la diffamation des partis rivaux en déformant systématiquement les faits et inventant des soit disant «preuves ». Basée dans les bureaux de la Nouvelle Démocratie et formée par des proches associés du Premier Ministre, la « Truth Team » jouit de son rôle sans équivoque. Encore plus inquiétant, un ancien membre de l'équipe est actuellement à la tête du Service National du Renseignement grec.

La "Truth-Team"

La "Truth-Team"

Adapté d'un article de Mariniki Alevizopoulou et Augustine Zenakos publié dans le numéro 16 du magazine grec Unfollow. La traduction en anglais publiée sur borderlinereports, avec quelques ajouts, a été réalisée par Dimitris Tsapogas, doctorant au département de communication de l'Université de Vienne. La traduction en français à été réalisée par Sido pour Okeanews.

Bien qu'il y ait toujours eu et qu'il y a toujours la tentation de présenter la « Truth Team » comme un groupe de sympathisants de la Nouvelle Démocratie avec aucune relation particulière au parti (comme ils se décrivent eux mêmes), ceci est un mensonge mal dissimulé : la « Truth team » opère dans les bureaux du parti et a été formée par des très proches associés du Premier Ministre Antonis Samaras, dont notamment George Mouroutis, également directeur de l'Office de Presse du Secrétariat Général du Premier Ministre.

L'ADJUDANT M. MOUROUTIS

Lorsqu'Antonis Samaras quitta la Nouvelle démocratie et fonda son propre parti en juin 1993, Politiki Anixi, (littéralement traduit par le printemps politique) , on comptait parmi ceux qui le suivirent un jeune homme inconnu, George Mouroutis. La très courte durée de vie de Politiki Anixi a été l'opportunité pour Mouroutis de trouver sa voie. Aux élections de 1996, Politiki Anixi échoua pour rentrer au Parlement et, bien qu'il continua à exister au moins nominalement jusqu'en 2004, il a disparu de la carte politique- avec son leader, Antonis Samaras.

« Ils avaient un bureau à l'époque sur l'avenue Patision, près du bâtiment du Syndicat Général de Grèce », informe un interlocuteur de l'ancien cercle de Samaras. « Tout le monde est parti. Le seul qui est resté c'est Mouroutis ».

« Pour quelles raisons ? » avons-nous demandé. « Qu'est ce qu'ils ont fait ? ».

« Je ne sais pas » répondit-il. « Peut-être qu'ils se massaient psychologiquement l'un et l'autre. Ils n'étaient pas actifs politiquement, ils n'étaient rien. Ils devaient se dire qu'ils reviendraient sur l'arène politique. C'est tout. «

L'environnement de Samaras- qui n'a jamais été particulièrement large- a la même version : tout le monde est parti et le seul a être resté était G. Mouroutis. Toute cette période entre l'échec de Politiki Anixi et le retour de Samaras à la Nouvelle Démocratie en 2004,G. Mouroutis est resté à ses côtés, même lorsqu'il n'avait aucune responsabilité particulière.

Au delà ses capacités en tant que « masseur psychologiste », G. Mouroutis a eu de plus en plus de travail après 2004. Dès lors jusqu'en 2007, il était le porte-parole de Samaras lorsqu'il était député européen. En 2009, Samaras est nommé ministre de la culture dans les derniers mois du Gouvernement Costas Karamanlis. George Mouroutis l'a encore suivi. Ceux qui l'ont connu à cette époque ont un aperçu de la façon dont il concevait sa position : « C'était impossible qu'un information arrive au Ministre si vous n'aviez pas l'accord de Mouroutis ». Cependant, pendant la même période G. Mouroutis était un membre du conseil exécutif de l'OPAP, société publique de paris sportifs (de février à novembre 2009), et un membre du conseil exécutif d'une autre compagnie qui appartient à l'OPAP, OPAP Services (jusqu'à décembre 2009). En juin 2012, le nouveau Premier Ministre élu Antonis Samaras nomme G. Mouroutis au poste de directeur du bureau de presse du secrétariat général du Premier Ministre.

Georges Mouroutis

Georges Mouroutis

G. Mouroutis a dit qu'il avait travaillé dans le secteur privé dans le passé. Mais en général il reste assez énigmatique sur son parcours, comme on pourrait s'y attendre pour quelqu'un qui a construit sa carrière en tant qu'adjudant. Il y a toutefois un élément sur lequel il est précis : «  Oui, il a eu une compagnie de communication » d'après ce qu'un interlocuteur du secteur privé nous a dit. «  Il fut le seul capable de mener une société de communication à la faillite, à cause de son incompétence. Laissez moi vous rappelez qu'avant la crise, posséder une société de communication permettait de gagner de l'argent de partout. »

Mais il est clair que G. Mouroutis n'était pas intéressé dans ce genre de communication. Son idée était simple : un groupe fermé qui observerait les partis opposés et discréditerait leur message politique, afin de propager le message de la Nouvelle démocratie. Finalement, une équipe de propagande.

MEMBRES DU PARTI OU « AMIS DU PARTI » ?

La « Truth team » a fait son apparition avant les élections nationales. Cependant, elle a suspendu ses opérations après la victoire du parti pour les relancer en novembre dernier. L'intention de tromper est évidente. Même avec la mission déclarée qu'on peut trouver sur leur site on peut déceler cette intention :  "la « Truth team » se veut être une analyse politique qui supporte la Nouvelle Démocratie, sans exprimer le point de vue officiel du partie. Les textes publiés sur le site représentent les opinions de la « Truth team » et non de la Nouvelle Démocratie".

Des « soutiens » sans « exprimer les points de vue officiels »... Après quelques recherches faites par certains blogueurs , en particulier par le blogueur gerogriniaris, il a été découvert que le site de la « Truth Team » partageait le même serveur que que celui du site de la Nouvelle Démocratie avant les élections, sur lequel la « Truth Team » avait aussi crée un partage en ligne pour le Secrétariat des Nouvelles technologies, de la Recherche et de l'Innovation du Parti.

Il était devenu évident que les intervenants de l'équipe étaient ennuyés par cette découverte, pas seulement à cause du fait qu'ils attaquaient désormais le blogueur via les réseaux sociaux, mais aussi parce que depuis cette découverte ils ont été supprimé des sites de la Nouvelle Démocratie et ont supprimé le serveur original. Même le bandeau publicitaire de l'équipe a été supprimé après les élections, après une mise en garde de Takis Baltakos -l'actuel secrétaire général du gouvernement- afin que le parti évite les litiges (ils ont au moins été enlevés de la page d'accueil, mais avec de l'attention on peut les trouver sur le site). Au moment où ce rapport a été écrit, ils n'ont pas eu la chance de tout supprimer : si on va sur le site de la « Truth team » et qu'on met le curseur sur la déclaration de copyright, il apparaîtra le message suivant « ekloges.nd.gr/ truthteam ». (« ekloges » signifie élections en grec et « nd » est l’abréviation pour Nouvelle Démocratie/ Nea Demokratia en grec/ C'était le serveur du parti avant les élections). (après la publication de cet article, le site de la « Truth Team » a été mis en maintenance pendant quelques jours et a sa réouverture tout ceci avait disparu).

La « Truth team » se défendait depuis le début que l'équipe comptait seulement des jeunes compétents qui ont offert leurs services volontairement. Une équipe de volontaires, cependant, n'utiliserait pas la domaine en ligne du parti et ne serait pas logée dans les locaux de la Nouvelle Démocratie sur l'avenue Sygrou. Elle ne serait pas non plus constituée de gens appartenant au cercle fermé du parti d'Antonis Samaras depuis des années.

QUI COMPOSE LA « TRUTH TEAM » ?

G.Mouroutis a toujours dirigé la « Truth Team ». Bien que puissant, son poste en tant que directeur de l'Office de Presse du Secrétaire Général du Premier Ministre ne tient qu'à la faveur de Samaras. La plupart des gens au courant, mais aussi l'appareil de la Nouvelle Democratie, n'accepte pas cela, pas seulement parce qu'il n'est pas à l’origine un membre du parti de la Nouvelle Démocratie, mais de Politiki Anixi, mais surtout parce qu'il arrive régulièrement à créer des conflits même avec les amis et les disciples de la Nouvelle Démocratie. Par exemple beaucoup de gens et surtout des journalistes qui ont de l'expérience pour couvrir les nouvelles liées à la Nouvelle Démocratie n'ont pas apprécié d'être caractérisés par G. Mouroutis d'  « instrument de SYRIZA », le premier parti d'opposition à gauche. D'autres ont critiqué sa façon de gérer la « Truth Team ».

La persistance avec laquelle Mouroutis utilise twitter pour soi disant « réfuter » toutes idées opposées à celle de la Nouvelle Démocratie est particulièrement irritante. En effet, il accuse simplement tout le monde, même les électeurs de la Nouvelle Démocratie, d'être partisan de SYRIZA, il balance parfois des accusations non fondées. Il menace et la plupart du temps il est en lutte contre tout le monde. Les cercles de la Nouvelle Démocratie se plaignent du fait qu'il traînasse toute la journée sur les réseaux sociaux sans rien faire d'autre.

Dimitris Ptochos

Dimitris Ptochos

G. Mouroutis a été rejoint par des proches associés d'Antonis Samaras. Dimitris Ptochos est responsable de la configuration et du soutien technique de la « Truth Team ». A. Samaras a imposé D . Ptochos à l'appareil de la Nouvelle Démocratie en lui cédant une position institutionnelle en 2011, à savoir la tête du Secrétariat des Nouvelles Technologies, de la Recherche et de l'Innovation -oui, le même cité ci-dessus et dont le lien figure sur le site la « Truth team ». D. Ptochos était responsable du déménagement des bureaux du parti sur l’avenue Sygrou, là où est basé la « Truth Team ». Il était également responsable de la mise à jour du logo de la Nouvelle Démocratie et de la création, comme il le dit lui même,  « d'un portail internet moderne et interactif ». Peu après l'accession au pouvoir de la Nouvelle Démocratie, le cabinet a placé D. Ptochos au comité de coordination du e-gouvernement.

Spyros Kapralos

Spyros Kapralos

Un autre contributeur de la « Truth team » est le journaliste Spyros Capralos, qui a été affecté au bureau de presse de la Nouvelle Démocratie après les élections et le transfert de Mouroutis au bureau du Premier Ministre. Mouroutis n'a pas caché son enthousiasme pour son partenaire sur le blog d’extrême droite bien connu « antinews » : « Je veux féliciter M. Spyros Capralos. Un excellent journaliste avec de la morale (ce qui est rare de nos jours), qui a été depuis le début jusqu'à maintenant cohérent avec ses opinions et qui a un très bon curriculum. » Parlant de morale, on peut facilement se prononcer sur la moralité, non pas tant de S. Kapralos, mais de la « Truth Team » ainsi que le parti et le gouvernement qui gouverne la Grèce aujourd'hui. D'autant plus si on prend en considération un autre membre de la « Truth Team », également partenaire proche de A. Samaras : Theodore Dravillas. T. Dravillas a été associé avec la « Truth Team » avant les élections, mais il a été ensuite promu à la direction générale du Service National de Renseignement.

LE TECHNOCRATE M. DRAVILLAS.

Theodore Dravillas

Theodore Dravillas

Th. Dravillas est considéré comme un « technocrate » avec de l'expérience sur le marché IT et les communications numériques. En 2005, il a été nommé vice président de la « Hellenic Telecommunications and Post Communication ». Par la suite, il a été nommé secrétaire générale du ministère de la culture quand le ministre était Michalis Liapis, après que son prédécesseur Christos Zachopoulos ait tenté de se suicider à la suite d'un scandale sexuel. Un poste qu'il a gardé lorsqu'Antonis Samaras a succédé à M. Liapis. Il a été ensuite nommé adjoint du directeur général de la Nouvelle Démocratie.

En Juillet 2012, Th. Dravillas a été nommé directeur général du Service de Renseignement National. A la fois le PASOK et Dimokratiki Aristera, les deux plus petits partis qui forment la coalition avec la Nouvelle Démocratie, ont exprimé leur mécontentement sur le fait qu'une personne - dont les seules qualifications essentielles reposent sur sa proximité avec le Premier Ministre- soit nommée à une place si importante. Mis à part cela , il est facile de comprendre que l'association entre le directeur général du Service d'Intelligence Nationale et l'équipe de propagande du parti au pouvoir soit un problème inquiétant.

LES TACTIQUES DE LA "TRUTH TEAM"

Malgré la revendication d'être un groupe de volontaires, la « Truth Team », sous la direction de G. Mouroulis et D. Ptochos, est composée de membres rémunérés qui observent tout - internet, télévision, radio, presse.

Un cas concret de la manière dont l'équipe fonctionne est celui d'une vidéo comportant des déclarations du député de SYRIZA Vangelis Diamantopoulos, concernant le complexe commercial The Mall. Alors que la vidéo originale comporte des  déclarations du député sur les problèmes juridiques liés à la construction et aux autorisations, la «Truth Team » a édité la vidéo d'une manière qui présente le député comme vouloir inciter à la violence contre The Mall. L'équipe a publié la vidéo en ligne immédiatement après l'attentat qui a eu lieu au centre commercial, calomniant le député comme complice de terrorisme. Ni la «Truth Team », ni G. Mouroutis, ni personne d'autre de la Nouvelle Démocratie n'a jamais nié que la vidéo a été créée dans les bureaux de l'avenue Sygrou.

Simos Kedikoglou

Simos Kedikoglou

Après la distribution de la vidéo par la «Truth Team », le porte-parole du gouvernement  Simos Kedikoglou a repris l'information et a déclaré :

«La déclaration faite par l'anarchiste et pro-terroriste, de son propre aveu, Vangelis Diamantopoulos, qui reste encore aujourd'hui député du SYRIZA, visait le Mall, quatre jours avant l'attaque terroriste et appelle ouvertement ses camarades à prendre les armes ».

Vangelis Diamantopoulos

Vangelis Diamantopoulos

V. Diamantopoulos, qui bien sûr n'avait rien dit de la sorte, est en train de déposer une plainte contre S. Kedikoglou. Il a cependant été rapporté que dès que S. Kedikoglou s'est rendu compte que la vidéo a été montée par la «Truth Team », il est allé voir le premier ministre pour se plaindre avec colère à propos de G. Mouroutis. Le Premier ministre n'a eu qu'une attention limitée aux plaintes, attribuant la conception de la stratégie de communication à son proche conseiller Chrysanthos Lazaridis, un vétéran du célèbre think tank de droite  «Network 21». (Le partenaire de C. Lazaridis dans «Network 21» était Failos Kranidiotis, un chroniqueur d'extrême droite célèbre, conseiller officieux du Premier ministre, et avocat de magnats tels de Melissanidis Dimitris. F. Kranidiotis a été la première personne que C. Lazaridis a rencontré au bureau du premier ministre, peu après la prise de ses nouvelles fonctions). Le placement de Ch. Lazaridis comme responsable de la stratégie de communication, cependant, ne signifie pas que A. Samaras a démantelé la «Truth Team ». La seule chose qui est différente aujourd'hui, c'est que le bureau du premier ministre reçoit deux mises à jour quotidiennes: l'une institutionnelle et l'autre de la «Truth Team ».

L'APPROBATION COMPLETE D'ANTONIS SAMARAS

La stratégie de la « Truth Team » est simple et terrifiante : une culture systématique de l’atmosphère de guerre civile afin de présenter tous les opposants aux politiques de la Nouvelle Démocratie comme appartenant à SYRIZA, cherchant à réveiller les « mémoires anticommunistes » dans l'électorat. Cette stratégie va augmenter en importance alors que le gouvernement alloue de plus en plus de droits souverains à la Troïka. Bien qu'ils aient peur de perdre les prochaines élections face à SYRIZA, ils redoutent encore plus un jour d'être appelé « traîtres » par leur propre camp. C'est pourquoi, alors qu'ils délèguent certains droits souverains, ils affirment leur rôle de gardien de la nation en inventant un « danger communiste ».

Ne faisons pas l'erreur cependant de supposer que cette « stratégie » signifient qu'ils ne croient pas en ce qu'ils font. C'est pourquoi nous avons demandé à un ancien membre cette question sincère : « Même si G. Mouroutis et la « Truth Team » croient à tout ça, est ce que A. Samaras y croit aussi ? ».

« Absolument » a-t-il répondu. « Tout se passe avec la connaissance et l'approbation totale de Samaras. Toute cette discussion au sujet de centre-droit est trompeurse. Samaras n'est pas à l'aise du tout avec ces politiciens de centre droit ou avec les libéraux, contrairement avec toutes les autres personnes. Samaras a une forte idéologie de droite extrême, celle que les membres de Politiki Anixi avaient ».

Cependant, on pourrait se demander, étant donné que de plus en plus de personnes au sein de la Nouvelle Démocratie ne sont pas d'accord avec ces pratiques de la « Truth Team »: pourquoi ils ne réagissent pas. Les commentateurs qui connaissent l'environnement de la Nouvelle Démocratie apportent deux réponses . D'abord, ce n'est pas dans la culture du parti de remettre en cause le leader, peu importe le degré de désaccord sur ses choix. Deuxièmement, l’environnement d'A. Samaras est connu pour être plutôt vindicatif et ils redoutent tous une vengeance.

Ce que les commentateurs pointent également c'est que A. Samaras est un politicien qui s'occupe seulement de sa propre survie. Ce qui signifie que même s'il est sympathique avec tous ceux qui l'ont soutenu dans les années difficiles de son hibernation politique, il n'est pas improbable que son entourage actuel très puissant soit amené à disparaître un jour.

 

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 17:48

 

 

Médiapart

 

 

Lire aussi

De notre envoyé spécial à Bruxelles

 

Cela fait des semaines que la commission européenne propose d'interdire l'utilisation des trois pesticides nuisibles aux abeilles. Un nouveau vote doit avoir lieu lundi, mais des capitales restent réticentes. Les industriels Bayer et Syngenta se livrent à un lobbying effréné

 

A première vue, le dossier peut paraître anecdotique, alors que l'Europe compte ses millions de chômeurs et se cherche un avenir. Il est question de la survie des colonies d'abeilles sur le continent. Mais l'affaire en dit long, à sa manière, sur les méandres de la prise de décision au cœur de Bruxelles.  

Ce lundi matin, les Etats membres de l'Union décideront s'ils valident la proposition de la commission européenne, de suspendre pour deux ans l'utilisation de trois insecticides jugés fatals aux abeilles et autres bourdons. Un premier vote, le 15 mars, n'avait pas recueilli de majorité qualifiée, et rien ne dit que ce deuxième essai, en « comité d'appel », y parviendra.

Certains pays, comme la France ou les Pays-Bas, y sont pourtant très favorables. Deux études scientifiques – l'une britannique, l'autre française ont apporté des preuves des effets néfastes de l'utilisation de ces pesticides, dits «néonicotinoïdes», sur les colonies d'abeilles.

En janvier, c'était au tour de l'EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) de se prononcer: elle confirmait ce diagnostic alarmiste, qualifiant le risque d'« inacceptable ». En réaction, la commission proposait, non pas d'interdire à jamais, mais de suspendre pour deux ans l'utilisation de ces trois insecticides pour certaines cultures, comme le maïs.

Du simple bon sens ? Pourtant, en mars dernier, pas moins de neuf Etats ont voté contre. Et cinq autres, dont l'Allemagne et la Grande-Bretagne, se sont abstenus. Des observateurs n'ont pas manqué de voir dans ce résultat, les effets fructueux d'un intense lobbying mené à Bruxelles par les deux groupes qui commercialisent les fameux « néonicotinoïdes »: Bayer, géant allemand de la chimie et de la pharmacie, et Syngenta, poids lourd suisse dans le secteur de la chimie et de l'agroalimentaire.  

 

Une campagne de l'ONG Avaaz a récolté plus de deux millions de signatures pour «sauver nos abeilles». ©Avaaz 
Une campagne de l'ONG Avaaz a récolté plus de deux millions de signatures pour «sauver nos abeilles». ©Avaaz


« Syngenta et Bayer investissent beaucoup dans cette affaire, et leur objectif, à présent, est de constituer une majorité qualifiée contre le texte, lundi, ce qui aurait pour effet d'enterrer la proposition de la commission… », estime Bart Staes, un eurodéputé Vert belge, qui suit de près le dossier. Ce scénario semblait toutefois, à la veille du vote, peu probable.

 

 

Staes a publié avec son groupe, un argumentaire (à télécharger ici) qui prétend déconstruire les « dix mensonges » de Syngenta sur les néonicotinoïdes. « Ce sont des stratégies de lobbyistes que l'on connaît par cœur: ils cherchent à distiller de l'incertitude. Ce sont des “marchands de doutes” (voir le livre ci-contre, ndlr). Quel que soit le sujet, ils nous disent toujours que cette mesure va coûter des milliers d'emplois, ou un demi-point de PIB, ou encore qu'elle va freiner l'innovation », estime l'élu belge, qui effectue son troisième mandat au parlement.

L'ONG Corporate Europe Observatory, qui plaide pour davantage de transparence dans la bulle bruxelloise, a publié le 11 avril une série de lettres de Bayer et Syngenta qui confirment l'agressivité de leurs techniques de lobbying. Dans l'une d'elles, datée de juin 2012, c'est le PDG de Syngenta en personne qui prend la plume, pour s'adresser au commissaire européen alors chargé du dossier, le maltais John Dalli. Il lui explique sans ciller qu'il vient de déjeuner, en marge d'un G-8, avec François Hollande et Barack Obama, pour évoquer la contribution de son groupe à la lutte contre la faim dans le monde, et qu'il faut donc prêter attention à ses arguments.

 

Des menaces d'action en justice contre l'EFSA

Dans un autre courrier, envoyé en novembre, toujours à la commission, Syngenta met en garde contre rien de moins qu'un risque de délocalisation de la production de maïs hors d'Europe. Ailleurs, le chimiste estime que l'affaire coûtera jusqu'à « 17 milliards d'euros de pertes sur cinq ans » pour les agriculteurs européens, sans expliquer comment il établit ce chiffre.

Mais la lettre la plus étonnante est celle qu'a reçue l'EFSA, l'agence de sécurité alimentaire, le 15 janvier, soit à la veille de la publication du communiqué dans lequel elle fait état de risques «inacceptables» posés par les trois pesticides. Apparemment pris de panique, Syngenta exhorte la responsable du service de presse à modifier au plus vite le texte, dont le groupe suisse avait donc obtenu une copie en avance.

A ses yeux, l'agence va bien au-delà du mandat qui lui a été confié. Et Syngenta de menacer, au dernier paragraphe, d'une action en justice si l'EFSA ne confirme pas, par retour de courrier, que le communiqué sera modifié « d'ici demain 11h »Le texte sera publié sans retouche.

Dans un billet de blog publié sur son site officiel le 12 avril, Syngenta hurle à la caricature, ironise sur les gentilles ONG qui font elle aussi du lobbying à Bruxelles, et conclut son texte en invoquant un argument auquel on ne s'attendait pas: « C'est la beauté du free speech (de la libre expression, ndlr) ».  

Au-delà de ces ficelles assez grossières, le lobbying de ces industriels peut s'avérer plus subtil. Un centre de recherche baptisé Opera est parvenu à organiser, en février dans les murs du parlement européen de Bruxelles, une conférence sur « la santé des abeilles », avec des experts a priori indépendants. Sauf que l'on retrouve, dans les contributeurs techniques à l'étude publiée pour l'occasion, des salariés de Syngenta et Bayer. Sans surprise, le groupe suisse s'est ensuite fendu d'un courrier à certains eurodéputés pour leur recommander la lecture du texte.

« L'Europe est un projet de paix, et nous avons réussi à prévenir les conflits militaires sur le continent », avance le belge Bart Staes. « Mais l'on mène de nos jours une guerre d'un autre type, sur plusieurs terrains de la société, du climat à la réforme des banques, passant par l'alimentation. On se bat face à des industriels comme ces gens-là, qui veulent nous imposer leur vision ».

De l'avis de plusieurs observateurs proches du dossier, le scénario le plus probable, pour le vote de lundi, est qu'il ne se dégage aucune majorité qualifiée, dans un sens comme dans l'autre. Auquel cas il reviendra à la commission seule de décider, en dernier ressort, et donc, sauf énorme surprise, d'entériner la suspension des insecticides à partir de l'an prochain. Mais comme toujours dans ce genre d'affaires, les industriels réticents auront au moins réussi à repousser de plusieurs mois la décision – et de continuer à vendre leurs produits pendant ce laps de temps.

 

 

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 17:37

 

 

Rue89 - Publié le : 28/04/2013 à 14h12

 

 

 

 

Le 16 avril, l’entreprise Vinci réunissait ses actionnaires au Carrousel du Louvre. Dans la foule se glissent quelques membres des Mutins de Pangée, une coopérative audiovisuelle engagée.

Avant de se faire virer de la salle, les trublions arrivent à poser quelques questions au PDG de Vinci sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le salaire des ouvriers portugais et la rémunération des dirigeants.

 

 

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