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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 18:24

 

 

 

Lire aussi

Sale semaine pour les tenants de l'évasion fiscale. Le Luxembourg a annoncé, après des années de refus, sa décision de mettre fin au secret bancaire sur son territoire d'ici 2015. L'Autriche pourrait suivre, et la fin de l'opacité fiscale pointe en Europe. Pascal Saint-Amans, directeur du centre de politique fiscale de l'OCDE, analyse la révolution en cours.  


C’est l’invitée surprise de la réunion des ministres des Finances européens, qui se retrouvent ce samedi à Dublin. La lutte contre l’évasion fiscale et ses avancées seront abordées lors des débats, a annoncé en dernière minute la présidence irlandaise de l’Union européenne. Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, lui a emboîté le pas, en indiquant que le prochain conseil, mi-mai, serait consacré au même sujet.

Les défenseurs de l’évasion fiscale ont, il est vrai, connu une très sale semaine. Dimanche dernier, sous la pression très forte des États-Unis, le ministre des Finances du Luxembourg a annoncé que son pays pourrait transmettre des informations fiscales à d’autres États d’ici 2015. Confirmation très officielle mercredi lors du discours à la nation du premier ministre Jean-Claude Juncker. C’est une révolution : le Luxembourg bloque depuis des années toute avancée sur le sujet au sein de l’Union européenne. L’Autriche, l’autre pays réfractaire, est encore divisée, en pleine campagne électorale. Son chancelier, social-démocrate, a assuré que son pays suivrait l’exemple du Luxembourg, alors que la ministre des finances, conservatrice, a indiqué ce vendredi ne pas vouloir en entendre parler. Pendant ce temps, François Hollande a annoncé des mesures fortes sur le sujet.

Pour analyser la transformation rapide du paysage européen sur cette question, nous avons sollicité Pascal Saint-Amans. Le directeur du centre de politique fiscale de l'OCDE est depuis 2009 au cœur des opérations tentant d’améliorer la coopération internationale dans la lutte contre les paradis fiscaux et le secret bancaire.

 

 
© OCDE

Assiste-t-on au début de la fin du secret bancaire ?

Pascal Saint-Amans. Non, le début de la fin, c’est mars 2009, quand une centaine de pays, y compris le Luxembourg et l’Autriche, mais aussi la Suisse, Singapour, Hong Kong et l’ensemble de ce qu’on appelle les paradis fiscaux, ont pris l’engagement de mettre fin à leur secret bancaire à des fins fiscales. Aujourd’hui, le Luxembourg, qui sera peut-être suivi par l’Autriche, a indiqué être prêt à passer à l’échange automatique. C’est une différence, non pas de nature, mais de degré. Dans le cadre européen, on va pouvoir discuter de l’échange automatique.

C’est une révolution : pendant des années, Luxembourg et Autriche ont bloqué toute discussion à ce sujet. Pourquoi ce changement ?

Il y a trois facteurs. D’abord, la première étape de 2009 a inévitablement lancé le débat sur l’échange automatique, y compris en Suisse, où il est désormais perçu comme inéluctable à plus ou moins long terme. Le second élément, c’est la législation américaine Fatca, qui devrait entrer en vigueur à partir du 1er janvier 2014 (lire à ce sujet le billet de notre abonné Eric Walravens, journaliste belge). Les États-Unis ont obtenu avec tous leurs partenaires l’échange automatique, de façon très large. Et troisième facteur, conjoncturel, mais sans doute déclencheur : l’affaire Cahuzac en France, qui est un séisme politique, accompagnée sur le plan mondial des révélations « Offshore Leaks ».

Faut-il en tirer un constat d’échec pour l’Union européenne, et même l’OCDE ? Pour faire enfin bouger les choses, le poids des États-Unis est nécessaire.

Il faut un peu de tout pour que les choses changent. À la fois des scandales, des pays puissants qui prennent des initiatives, mais aussi, derrière, des facilitateurs, comme les organisations internationales telles que l'OCDE. Elles sont nécessaires.

Depuis 2009, l’OCDE a lancé le Forum mondial sur l’échange d’informations, un vaste chantier pour développer les échanges de renseignements fiscaux entre une centaine de pays. Où en êtes-vous ?

Le Forum mondial comprend désormais 120 membres. Ce qui veut dire que tout le monde est intéressé, y compris de plus en plus de pays en voie de développement. Le forum vérifie que les pays membres tiennent leurs engagements : est-ce que leur législation est en place (phase 1) ? Est-ce qu’elle est appliquée dans la pratique (phase 2) ?

Aujourd’hui, nous avons identifié, sans complaisance aucune, 14 juridictions dont le cadre réglementaire n’est pas en place (dont la Suisse, qui prévient les contribuables lorsque leur pays d’origine se renseigne sur leurs avoirs cachés, et le Panama, qui continue à accepter les actions au porteur, protégeant l’identité réelle du propriétaire d’une entreprise – Ndlr). Initialement, nous en avions listé plus de 25. Cela veut dire que cela fonctionne : les pays changent leurs règles (par exemple le Liechtenstein et les Îles Vierges britanniques – Ndlr) !

 

Une liste des pays “non-coopératifs” pour la fin de l'année

Jeudi 11 avril, le Forum mondial justement a rendu son rapport sur Singapour, jugeant que ses pratiques d'échange d'informations « sont conformes aux normes internationales », à quelques réserves près. Vos standards ne sont-ils pas trop faibles ?

Certains considèrent en effet que ce standard, l’échange à la demande, qui nécessite que les informations demandées soient vraisemblablement pertinentes pour l’administration fiscale qui les réclame, est trop peu contraignant. Je constate surtout qu’il a fonctionné : pratiquement tous les pays ont négocié des accords bilatéraux pour l’échange d’informations, sur base du modèle de l’OCDE. Aujourd’hui, on en dénombre près de mille, alors qu’en 2009, on en était à 40 !

Concernant Singapour, l’exercice consiste à demander à tous ses partenaires s’ils sont satisfaits, ce qui est le cas pour la plupart d’entre eux. Signalons que la France a formulé des commentaires pas totalement enthousiastes, tout comme l’Inde. Mais le rapport reflète les avis de tous les Etats. Et certains, comme les pays nordiques, formulent beaucoup de demandes, et obtiennent des réponses.

Publierez-vous une liste de pays réellement non coopératifs ?

Le forum mondial fera un rapport sur l’avancement de ses travaux à la fin de la semaine prochaine devant les ministres des finances du G20. D’ici la fin de l’année, la phase 2 des évaluations sera achevée. On saura si la législation concernant l’échange de renseignements est appliquée en pratique et nous pourrons faire le point. Nous classerons les pays en quatre groupes, allant de « compliant » à « non compliant » (coopératif à non-coopératif). Ce sera un pas très important.

Les critiques les plus radicaux de l’OCDE estiment que son action sera finalement inefficace, notamment parce que certains pays membres (Suisse, Irlande, Pays-Bas, Autriche, ou même États-Unis) n’ont aucun intérêt à lutter contre l’opacité fiscale, puisqu’ils en profitent pour attirer entreprises et particuliers. Quelle est votre réponse ?

L’OCDE porte ces dossiers. Le développement du standard pour faire craquer le secret bancaire, c’est l’OCDE qui l’a fait. La mise au point concrète de la plate-forme technique pour faire de l’échange automatique, c’est nous qui l’assurons, l’outil est d’ailleurs bien avancé. Et le cadre juridique, c’est encore l’OCDE qui l’a fourni, en rédigeant le modèle de convention multilatérale sur l’échange de renseignements, déjà signée par plus de 50 pays.

Mais il est clair que les décisions doivent venir des États. Il s’agit de questions de souveraineté fiscale, les organisations internationales ne doivent pas dicter aux États ce qu’ils doivent faire.

En février, l’OCDE a rendu au G20 un rapport très critique sur les pratiques d’optimisation fiscale des entreprises. Quels sont vos constats ?

Il s’agit d’un autre volet de notre action. Il n’est plus question d’absence de transparence, mais de la façon dont les entreprises multinationales exploitent les disparités entre fiscalités nationales pour optimiser leur fiscalité, de façon à payer très peu d’impôts. Cette situation est problématique d’un point de vue d’équité fiscale et économique entre les entreprises, selon leurs tailles notamment. Par conséquent, c’est un problème politique.

Nous sommes dans un monde globalisé, et la cohérence fiscale n’est pas assurée à cette échelle. Il va falloir revoir les conventions fiscales entre États, ainsi que la façon de calculer les prix de transferts (par lesquels une multinationale peut transférer ses profits dans des filiales basées dans des pays à la fiscalité très faible – NDLR. Lire notre article).

Pour réussir à sortir du statu quo actuel sur ces points, il faudrait qu’un nombre élevé de pays s’entendent pour tout changer. C’est loin d’être le cas aujourd’hui. Comment procéder ?
C’est une logique différente du sujet précédent, où les États doivent évoluer. Là, il faut que les règles changent d’abord, afin de neutraliser la manière dont certains pays les utilisent. Cela nécessitera une approche globale, avec une bonne articulation entre la modification des règles techniques, et la pression politique.

Une forte pression politique sera nécessaire…
En effet.

 

 

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 18:08

 

 

 

Rue89 - Témoignage 13/04/2013 à 15h20

Dr Frau Pütt (archéologue)

 

 


Le Dr. Frau Pütt et les enfants syriens (DR)

 

A la mi-novembre, Jimma et ses six enfants sont arrivés à la frontière entre la Syrie et la Turquie. Les formalités destinées aux petits commerçants syriens sont rapides. Ces derniers achètent dans les villes frontalières turques les marchandises dont leurs compatriotes ont besoin.

Making of
« Dr. Frau Pütt est archéologue, spécialisée et mondialement reconnue dans la conservation des maisons traditionnelles en terre sèche. Ses recherches et ses conférences l’ont amenée à vivre en Syrie, dont elle a étudié l’architecture traditionnelle des maisons à coupoles, adoptée les coutumes et la langue.
“Elle vit à Berlin mais elle est restée en contact avec les famille syriennes avec qui elle a vécu avant le guerre, qui sont maintenant réfugiées au Liban, en Jordanie ou en Turquie.” Jean-Luc Masy, enseignant, l’a accompagnée en décembre afin de l’aider dans les démarche pour accueillir cette famille qu’elle à d’abord exfiltrée de Syrie puis aidé à s’installer à Killis. Il a transmis à Rue89 le témoignage de son amie. Rue89

Ce jour-là, lorsque j’ai pris sous mon aile la famille de Jimma, j’ai été étonnée par les paquets de couches, les casseroles et les plaques de cuisson à induction (une technologie recherchée car la Syrie a multiplié par dix le prix du gaz) qui ont franchi la frontière.

Les voitures sont surchargées à des hauteurs impressionnantes (y compris sur le capot et le pare-brise) de marchandises et des effets personnels des réfugiés, pour traverser le no man’s land de 300 mètres.

Après sept heures de patience pour les formalités à la frontière – les contrôles se font avec le soutien de l’opposition syrienne – la famille de Jimma arrivent dans la petite ville frontalière de Karkemish, du côté turc. Avec les passeports, ils sont rentrés dans le pays officiellement, sans ramper de nuit sous les barbelés.

Comme des dizaines de milliers d’autres Syriens, ils veulent se mettre à la recherche d’un endroit pour vivre en Turquie et ne pas avoir à passer l’hiver dans une tente de réfugiés. Ils ne passeront que quelques mois en Turquie et veulent le plus rapidement possible retourner dans leur village, à l’est d’Alep.

Une lointaine cousine qui s’est mariée dans un village près de la frontière turque nous accueille tous. Pour quelques jours seulement : elle vit très à l’étroit dans deux petites pièces. Le mari de la cousine dormira pendant ce temps dans son petit atelier, parce qu’il n’y a plus d’endroit pour dormir à la maison.

Plus de place dans l’école

S’ensuit une odyssée de plus de 1 800 kilomètres à travers la Turquie, à la recherche d’un logement abordable. Les longs trajets en bus sont nerveusement épuisants pour la mère et ses enfants, âgés de 4 à 15 ans.

Ils passeront deux semaines dans la ville d’Antalya, chez l’une de mes amies. Là-bas, nous prendrons conscience que le lieu de leur exil ne peut être que celui où ils pourront communiquer aisément en arabe et ou les enfants pourront aller dans une école de langue arabe. Nous revenons donc sur la zone frontière turco-syrienne, et nous trouvons un logement pour rester à Kilis.

Le poste frontière entre Kilis et Azaz a été un passage important entre la Turquie et la Syrie. Là où les camions étaient consignés à la frontière, c’est maintenant un centre de rétention de plus de 10 000 réfugiés syriens.

Les jumeaux Anas et Ayham, 11 ans, très fiers, veulent nous montrer où ils veulent aller le plus tôt possible : à l’école syrienne, située non loin de leur domicile. Nous avons rencontré sur la route de nombreux groupes d’enfants syriens, des livres à la main. L’école est située dans un immeuble de béton, en travaux.

Le gouvernement provincial a mis à disposition de l’école syrienne le rez-de-chaussée de ce nouveau bâtiment. Mais la famille, après quatre semaines d’attente, apprend du directeur qu’il ne pourra pas prendre les enfants à cause de la surpopulation.

Les 40 enseignants sont bénévoles, ce qui rend compliqué la survie de beaucoup d’entre eux. Ils sont aussi totalement dépassés avec parfois plus de 70 enfants par classe.

Beaucoup d’enfants sont traumatisés et se referment sur eux-même, d’autres sont si agités qu’il faut constamment intervenir et déranger le cours. Le soutien psychologique est totalement absent. Il est néanmoins important pour les enfants de vivre une journée d’école avec d’autres enfants, de se socialiser à nouveau, apprendre de nouvelles choses et de sortir du cocon familiale. Le plus difficile c’est pour Aziza, 15 ans, qui doit rester à la maison car trop âgée pour être élève dans cette école, très contrariée que son niveau scolaire syrien ne soit pas disponible à Kilis.

Eviter à tout prix les camps de réfugiés

Nous nous dirigeons vers un parc équipé d’une aire de jeux afin d’y distraire les enfants. Ravis qu’ils se défoulent un peu, leur mère Jimma profite de ce moment pour aller s’entretenir avec d’autres femmes syriennes : elles sont toutes heureuses d’échapper à leurs petits appartements. Ici, elles échangent des infos sur la situation de leur région d’origine et sur les endroits où obtenir de l’aide.

Jimma apprend ainsi que chaque après-midi, dans le parc central de Kilis, est distribué un repas chaud pour les réfugiés syriens. Il leur est encore difficile de montrer publiquement qu’ils ont besoin d’aide. Ils veulent éviter à tout prix de devoir aller dans un camp de réfugié. On leurs fournirait sans aucun doute la nourriture, les soins médicaux et les écoles pour leurs enfants, mais ils auraient alors le sentiment de perdre leur liberté et c’est tout ce qui leur reste.

La famille de Jimma reste dans son modeste appartement toute la journée, suivant l’information sur la chaîne “Halab al-Yom”, “Alep – aujourd’hui”, et tous aspirent au retour dans le village. Bien que Ayhem et Anas, en allant chercher le pain, aient été les témoins directs d’un bombardement par les troupes gouvernementales sur le lycée de la petite ville voisine, ils espèrent toujours que cela n’empêchera pas leur retour à la maison.

Leur région d’origine, depuis la mi-2012, est sous le contrôle de l’armée d’opposition. Un coup de téléphone de parents qui ont trouvé refuge au Liban, confirme les craintes de Jimma : les salafistes Jabhat al-Nosra ont pris le contrôle de son village. Avec eux, la jeune Miriam de 12 ans avait déjà eu, il a quelque temps une expérience douloureuse : sans foulard, elle n“était plus autorisés à sortir dans la rue.

La politique de prise de contrôle militaire des différentes régions et la répartition des zones sous contrôle, par l’opposition entraîne des représailles de la part du gouvernement. Et puisque l’on sait par des espions que des hommes armés choisissent des écoles vides comme abris, tout cela alors entraîne les bombardements par l’armée gouvernementale de ces lieux, des maisons du village voisin ont déjà été détruites par des raids aériens.

La vie quotidienne dans une ville turque

Malgré le danger pour la mère et ses enfants il leur tarde de retrouver leur maison en Syrie. La mère est inquiète, car il est maintenant temps de semer le blé ? Son beau-frère peut-il le faire seul ? Jimma essaye constamment d’appeler ses proches en Syrie, mais presque toutes les tentatives sont vouées à l’échec. Pas de réseau.

Il y a quelques jours, à 3 heures du matin, le téléphone a sonné. Il a sonné une seule fois – c’est le code pour leur faire savoir que la personne désire qu’on la rappelle. Par crainte de mauvaises nouvelles de sa famille, elle a appelé Mme S. ensuite. Mais elle ne sait toujours pas qui a essayé ce soir-là de la joindre. Les renseignements par des parents qui ont fui vers le Liban, n’ont apportés aucun éclaircissement.

Kilis était autrefois une ville très religieuse, de nombreuses mosquées avec de gracieux minarets de l’ère ottomane en témoignent. Il semblerait qu’aujourd’hui 2 300 familles syriennes vivent à Kilis. Heureux d’être en mesure de lire quelque chose, je montre aux enfants où les commerçants ont suspendus des notes en arabe aux fenêtres.

Dans un magasin, un jeune syrien de 10 ans est appelé en tant que traducteur, car le vendeur ne nous comprend pas. Il est ici depuis six mois, où il a rapidement appris le turc et il fait aussi le balayage, le tout pour un salaire de misère : 20 livres turques par semaine. Pourtant, il est fier de contribuer au revenu familial.

Les prix ont triplé

Dans les ruelles en retrait de la route principale, on aperçoit de typiques cours orientales derrière les façades des maisons closes. La plupart des habitants de Kilis résident aujourd’hui dans des immeubles de deux, trois ou quatre étages – le niveau des prix a triplé en raison de la forte demande des réfugiés syriens. Alors qu’il y a cinq mois les appartements meublés bien équipés pouvaient se louer pour 200 livres turques (environ 90 euros), la famille de Jimma, début décembre, n’a pas pu trouver un logement pour moins de 600 livres turques.

Lors de la vague de froid de cette nouvelle année, les températures descendirent à -3°C la nuit. A cause des chauffages au bois traditionnellement employé, la ville est recouverte d’un épais nuage de fumée qui irrite la gorge et les muqueuse du nez. Même les maisons plus récentes sont chauffées au bois et au charbon. Une méthode de chauffage coûteuse, car il utilise un feu qui chauffe le salon et la chambre de la famille de Jimma, pour 4 euros par jour.

Les oliviers dans la région ont été taillés après la récolte et ils fournissent au boulanger de grandes quantités de branches nécessaire au fonctionnement de leur four traditionnel. Ce sont les jumeaux qui sont responsables d’aller chercher le pain chaque matin et il leur est facile de trouver les endroits où il y a une boulangerie : c’est là où il y a un énorme tas de branches d’olivier. Même s’ils apprécient la variété des pains turcs, ils sont ravis de tomber par hasard sur une boulangerie annonçant à l’extérieur en arabe qu’ils ont du pain frais à la syrienne.

L’hospitalité turque et les niveaux de prix

Lors d’une de nos longues promenades à explorer ce nouvel environnement, les enfants attirent mon attention sur quelque chose : on peut reconnaitre à partir de la position d’une parabole satellite où vivent les Syriens et les Turcs. C’est très important quand les nécessités de la vie vous font rechercher des compatriotes.

 


Un repas (DR)

Même au sommet de la vielle maison délabrée, deux pièces et une cuisine, dans laquelle vivent dix-huit membres de la même famille syriennes, il y a une parabole. Une jeune femme de la famille que nous avions rencontré la veille dans la cour de récréation me disait :

‘Peu importe la pauvreté pour les réfugiés syriens, la réception de la chaîne syrienne est vitale.’

Pour manger (le niveau des prix en Turquie est relativement élevés), les réfugiés peuvent travailler à Kilis dans tous les emplois possibles permanents ou temporaires ou doivent compter sur les envois de fonds de parents à l’étranger.

Beaucoup de réfugiés supportent mal leur situation actuelle, car les prix étaient beaucoup moins chers en Syrie avant le début de la guerre civile. La famille de Jimma a connu un grand moment de bonheur, un après-midi, quand un organisme de bienfaisance a sonné à la porte et leur a offert deux couvertures. Il y a deux semaines c’était une organisation maltaise qui leur avait apporté des vestes chaudes et des chaussures.

La gentillesse et l’accueil

Ce qui est très surprenant pour nous Occidentaux, c’est la gentillesse et l’accueil du peuple turc avec les Syriens. Les voisins de la famille apportent presque quotidiennement à Jimma un peu de leur propre repas. Une entraide de voisinage comme j’ai pu la rencontrer parfois en Allemagne.

Deux jours plus tard, le propriétaire de l’épicerie du coin et sa femme sont à la porte avec deux bols de soupe de maïs doux pour les enfants et Jimma. Vous connaissez ce plat que l’on nomme ‘Achoura’ en Syrie, que l’on cuisine dans les occasions particulière ou religieuses et est distribué aux autres. Selon la tradition, après le déluge, quand l’inventaire de l’arche fut fini, Noé fit préparer ‘Achoura’.

Actuellement la famille tente de nouveau de franchir la frontière et de se réinstaller à Killis ; des visas d’un an seront demandés et les enfants scolarisés dans l’école syrienne. Une demande de visa de réfugiée est en cours en Allemagne pour Aziza, qui ne peut plus être scolarisée à Kilis à cause de ses 16 ans

 

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 18:00

 

 

Rue89 - Explicateur 12/04/2013 à 19h08
Pascal Riché | Cofondateur Rue89



Étau à agrafe, avec manette de serrage et mâchoire mobile. (Wikimedias commons)

 

Ce vendredi matin, sur RTL, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a répondu à ceux qui, dans ses propre rangs, l’accusent de faire de l’austérité :

« La France ne pratique pas l’austérité. Il faut aller voir en Espagne ce qu’est l’austérité, il faut aller voir au Portugal ce qu’est l’austérité ».

Ayrault nie l’austérité

Des mots qu’on avait déjà trouvé dans la bouche de son prédécesseur François Fillon, sur TF1, en août 2011 :

« Ce que nous faisons n’a rien à voir avec ce que font d’autres pays européens, je pense à l’Italie, à l’Espagne, au Portugal, à l’Irlande, sans parler de la Grèce.

Fillon nie l’austérité

Fillon répondait aux critiques de la gauche. Ayrault répondait aussi aux critiques de la gauche, et plus précisément à trois de ses ministres Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Cécile Duflot, qui ont ces jours derniers ont élevé la voix, avant de se faire sermonner en Conseil des ministres.

Mais l’UMP aussi, aujourd’hui, commence à dénoncer l’austérité. En la définissant, elle, comme un prélèvement excessif d’impôt, une ‘hyperfiscalité’ qui ‘étouffe l’économie’.

On le voit, chacun a sa définition de l’austérité, ce mot utilisé initialement par Raymond Barre pour vanter son programme de lutte contre l’inflation. Pour la droite, l’austérité, ce sont des hausses d’impôts ; pour la gauche, c’est la réduction ou le plafonnement des dépenses publiques. En réalité, c’est souvent une combinaison des deux.

Qu’en disent les économistes ? Le mot austérité n’existe pas dans leur vocabulaire. Eux parle de politique ‘récessive’ (c’est à dire nuisible à la croissance) ou, si l’on est en période de ralentissement, de ‘procyclique’ (de telles politiques vont dans le sens du cycle, et donc l’aggravent).

Pour de très nombreux économistes, en période de crise, augmenter les impôts et réduire les dépenses n’est pas très malin. Cela crée des problèmes sociaux sans résoudre vraiment le problème du déficit : ce dernier disparaît plus facilement si l’on fait redémarrer la croissance, au lieu de la freiner. Il vaut bien mieux adopter sinon une politique de relance (‘contra-cyclique’) du moins une politique neutre.

Trois voies : relance, neutralité, austérité

Le ralentissement économique entraîne des dépenses supplémentaires (sociales) et des recettes moindres (car les bénéfices, les revenus, la consommation ne se portent pas bien), ce qui aggrave les déficits publics. Trois réponses sont alors possibles :

  • Ne pas se soucier du déficit, et considérer la relance comme prioritaire ; il sera toujours temps de s’occuper des déséquilibres budgétaires. C’est souvent ce qu’on appelle ‘l’autre politique’, deux mots qu’on prononce avec la même émotion que ‘grand saut dans le vide’.
  • Ne se focaliser que de la réduction du ‘déficit structurel’ : celui qui n’est pas lié à la conjoncture. Ne pas se soucier du déficit conjoncturel. Si la croissance ralentit, on ne cherche donc pas à ‘compenser’ les baisses de recettes ou les hausses de dépenses. On laisse jouer les stabilisateurs automatiques. C’est une politique budgétaire neutre.
  • Se fixer un cap chiffré de réduction du déficit, et ne pas en changer même quand l’économie ralentit. Augmenter les impôts ou réduire les dépenses reste donc prioritaire. Et si l’économie flanche, on accroît l’effort pour parvenir à l’objectif. C’est cela, une politique d’austérité. Et cette austérité est d’autant plus douloureuse que, par ailleurs, la politique monétaire n’est pas très allante.

La première voie est risquée, la deuxième est raisonnable, la troisième est idiote. Mais c’est la voie qu’ont emprunté, jusque là, les pays de la zone Euro, s’accrochant à leurs objectifs de déficits comme à des grigris.

En septembre, l’économiste Daniel Cohen résumait ainsi la situation dans les Echos :

‘Ce seuil de déficit à 3 % de PIB est beaucoup trop procyclique : quand tout va bien, il est facile à atteindre, quand tout va mal, il est impossible’,

Et il alertait :

‘Nous sommes en train de créer de toutes pièces une crise artificielle. Il est grand temps de désarmer ce piège dans lequel nous allons tous tomber collectivement en 2013.’

Plus de six mois plus tard, le piège est toujours grand ouvert, et nous pataugeons dedans.

 

 

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 17:56

 

 

Forum Citoyen de la 
 Transition Ecologique et Energétique 

à Villeneuve de Berg (07)                            
Dans la continuité de la lutte contre les gaz et huiles de schiste, 
le Colectif Oui à la Transition Ardèche organise les 
13 & 14 avril 2013  
50 organisations et collectifs sont à l’initiative de cet évènement pour mobiliser l’ensemble des acteurs de la transition énergétique et écologique autour d’une grande manifestation citoyenne et populaire.
Site du Forum TEE 07 : www.oui-transition07.org 
De  5 000 et 10 000 personnes sont attendues pour participer à des ateliers-débats, s’informer, échanger, se fournir en produits naturels et locaux au village des possibles ou encore s’enthousiasmer lors des différents évènements artistiques.
 
Programme disponible sur le site : http://oui-transition07.org/  et dépliant joint.
 
Près d’un hectare de terrain est mis à disposition des différents associations/collectifs/exposants/producteurs/vendeurs sur une 
grande place de Villeneuve de Berg. 
Ce sera le centre d’attraction principal de la manifestation
Nous vous proposons de nous y rejoindre pour faire connaitre vos idées, vos expériences ou encore vos produits.

Deux conditions sont néanmoins nécessaires pour devenir acteurs de cette manifestation :
  • Partager l’éthique du forum : bio, naturel, renouvelable, sobre, local,
  • S’inscrire au plus vite sur :
- Juliette BARD pour le marché naturel et bio
06.30.71.44.81 / 04.75.87.51.90  juliettedeberg@gmail.com
 
- Alain JOFFRE - pour les associations, collectifs, organisations, partenaires
06 75 50 29 86  / 04 75 88 51 48  forumtre07@orange.fr
 
- Nicolas SENIL- pour les éco-artisans
06 08 31 92 88  nicolas_senil@yahoo.fr
 
- Christophe DEININGER-pour les éco-bâtisseurs
09 80 87 46 28 / 06 02 17 47 59 contact@secondeterre.org
 
- Philippe BRILLANT- pour les createurs, innovateurs et les questions générales concernant ce Village des Possibles
06.08.93.31.56      dybloo@orange.fr
 
OUI A LA TRANSITION ENERGETIQUE & ECOLOGIQUE !

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 19:57

 

 

http://zad.nadir.org

vendredi 12 avril 2013, par zadist

 


Aujourd’hui jeudi 11 avril l’occupation militaire dure depuis 139 jours (pour une opération débutée il y a 177 jours). Un camarade est emprisonné depuis 136 jours


INFO : Sème ta zad – précisions, infos pratiques et programme

Et pour celles et ceux qui ne pourront pas venir, des choses s’organisent ailleurs... RDV à venir des différents collectifs


Info Chat Teigne : Info Chat Teigne : Le procès de la Chat Teigne a eu lieu à St Nazaire, le rendu : Le tribunal de Saint-Nazaire a autorisé mardi 26 Mars l’expulsion d’opposants (possibilité d’expulsion immédiate, 450 euros pas jour d’astreinte au bout de 8 jours. quelle clémence !)


Info Bellevue : Le rendu du procès de la ferme de Bellevue confirme la décision précédente : Expulsion immédiate, 50 Euro par tête/jour pour ceux qui restent. AGO a demandé des amendes de 1000€ par jour, 20 000€ pour dommages et intérêts mais ils ne les ont pas obtenu. Un appel à mobilisation à la ferme ce jour là est annoncé. 3 avril : Une nouvelle procédure est en cours de lancement pour l’occupation des bâtiments agricoles et l’exploitation des terres ...

Sur place, ça s’organise pour défendre Bellevue comme les autres lieux de la ZAD, et les appels à réagir partout en cas d’intervention policière sont remis au goût du jour : Contre l’aéroport et son monde, s’ils attaquent on riposte ; Appel à actions au moment des expulsions de la ZAD et Contre l’aéroport et son monde : s’ils détruisent notre lieu d’organisation, nous occuperons les leurs !


- Nouvelles de Cyril : 8H30, hier matin 10 Avril, Cyril est sorti de prison, accueilli par sa compagne et des amis(es) ; il avait arrêté sa grève de le faim depuis deux jours. Il est reparti vers son domicile après avoir fait une pause café (une terrasse malgré le temps). Cyril souhaite faire un break durant les semaines à venir et passer du temps avec sa compagne A… et sa famille. Cyril remercie tous les gens qui lui ont manifesté leur soutien ; il ne veut pas que ni son adresse ni son n° de tél personnels soient diffusés. Il préfère que les courriers lui soient envoyés à l’adresse indiquée ci-dessous : _Comité de soutien aux inculpés(es) _Pour Cyril _« Le Gué » _44220 Coueron

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales. Lire ici pour toutes les infos sur Comment soutenir les personnes incarcérées et autres inculpé-e-s

Des nouvelles d’un camarade qui est passé par la Zad : Lutin est en prison à Rennes depuis 2 mois. Il ne reçoit pas de courrier et sa maman a eu récemment le droit d’aller le voir. Il venait souvent sur la ZAD, et demande que les copains et copines lui écrivent

Voici son adresse :

Lutin ecrou 3610 MA1 CELLULE 03 Centre pénitencier des hommes Rennes Vezin CS 14605 rue du petit pré 35746 Vezin le coquet cedex

Il est aussi possible de passer des messages pour les prisonniers à Rennes via l’émission de radio du dimanche midi qui passe sur canal b (94°fm) ! en laissant des messages entre 9h00 et 11h30 ! http://www.canalb.fr/genepi

Suite aux nombreux blessés de la ZAD, le collectif « Face aux armes de la Police » propose de lancer une procédure juridique devant le tribunal administratif. plus d’infos ici une émission radio consacrée à ce collectif est disponible ici

Infos utiles pour venir ici

- Accueil : 06 32 98 78 36 le we, l’ACIPA ouvre un local à Notre Dame des Landes, de 10h à 17h où les informations sur la lutte sont disponibles
- Contact presse de la Zad : 06 38 17 36 19
- Équipe légale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Équipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/


Les arrêtés préfectoraux

les derniers arrêtés valables jusqu’au .... 2 mai ! le transport de carburants, de tous produits inflammables ou explosifs et de matériaux de construction sont interdits jusqu’au 2 avril 2013 à 23h


Radio Klaxon

La radio émet à nouveau sur la ZAD

Le streaming revient bientôt.


Exposition itinérante de la ZAD

Un territoire se défend avec tout-e-s ses habitant-e-s, Notre mémoire commune nous nous l’approprions, nous la faisons vivre. C’est notre résistance que l’on vous invite à partager ici et ailleurs - a travers cette exposition itinérante !

Pour une organisation simple, voici un Planning qui vous permette de réserver l’exposition ( une seule personne référent pour simplifier la communication ). Pour tout les gestions concernant l’expo, mail a zad@riseup.net avec le sujet "EXPO" svp ! APPEL À TOUS !

Il y a une rubrique RDV à venir sur ce site qui liste des RDV journaliers qui avaient été mis en place durant les expulsions. On imagine que la plupart n’ont plus lieu depuis longtemps, mais sans ne être sûrEs.

Donc, pour garder des infos à jour, appel à toutes et tous, si vous avez organisé un de ces rendez-vous, si vous habitez dans une de ces villes : Quel RDV n’existe plus, ou est toujours à jour ?

Merci de nous contacter pas mail : zad @ riseup .net


 
NFOS DU JOUR

- un article sur les rapports des différentes commissions : NDDL : extension de l’influence des zones humides et de l’agriculture et un article contre les terrains de golf : Ces projets de golf qui dévorent les terres agricoles

- reçu : dommage que je n’ai pas pu aller avec les aveyronnais monter notre cabane. Jespere elle vous fera plaisir. En attendant, on revolutionne à la maison...Regardez, peut etre ça vous dit : http://www.adbusters.org/fr/campaig... et http://www.youtube.com/watch?v=wUxd...

Bonne journee et bonnes semences et je vous souhaite l’arrivee du printemps.

- Marche antinucléaire avril 2013 : j’y serai !

- Lancement de la campagne Stop Paying / Ne payons plus leur crise

Des Actions partout le 13 Avril !!

- reçu : Des swastikas : http://www.presseocean.fr/actualite... c’est carrément la préfecture qui intervient :

Presqu’île de Rhuys/ panneaux chaine humaine enlevés par la municipalité sur ordre de la Préfecture !

Conclusion : les panneaux dérangent —> donc il faut en foutre partout ! :D

- Après la remise du rapport de la « commission du dialogue » à NDDL

- APPEL URGENT : URGENCE RASSEMBLEMENT DEVANT LA PREFECTURE de NANTES CE VENDREDI A 12h30 pour la libération de Eluardy TSERTSVADZE arrêté pour la 2ème fois hier matin. Le 14 Mars Monsieur Tsertsvadze avait été arrêté et placé au Centre de Rétention de Rennes _Le 18 Mars, Le Tribunal Administratif de Rennes avait ordonné sa libération , et il avait pu rejoindre sa famille à Nantes. _Le 8 avril, le Tribunal administratif de Nantes avait enjoint la Préfecture de Nantes de trouver et financer pour la famille un hébergement. _Aujourd’hui, il est à nouveau enfermé au CRA de Rennes, son épouse, enceinte, choquée, a été conduite aux urgences du CHU, et leur petit garçon réfugié chez des voisins _Pour la libération de Monsieur Tsertsvadze, venez nombreux

vendredi 12 avril à 12h30 devant la Préfecture de Nantes

- Médias : Aéroport Notre Dame des Landes : partisans et opposants campent sur leur position

c’est ça, sauf qu’on sur le plan de camping, on a quand même l’avantage d’expérience ;)

- Solidarité avec le peuple grec sous répression :

BREAKING : Greek government shuts down Indymedia (Update I, II)

- reçu : "Zadistes the question ! Le syndrôme de Peter Pan." A découvrir le dernier documentaire relatant la lutte contre le projet d’Ayraultport de Notre Dame des Landes.

http://www.youtube.com/watch?featur...

- Bonjour ! Il est 11 heure, hier on a bien fait le flash info, mais on a oublier le publier :P Tout va bien ici, a fond dans les préparations sème ta zad ! Le sacre hiver commence nous dire au revoir, finalement ! Par rapport des flics, rien se change malgré le rendu de faux dialogue. L’occupation militaire continues ! 140 jours, 7/7, 24/24. Le weekend s’annonce super beau, la nature est avec nous ;)


RDVs ailleurs aujourd’hui

- Roche sur Yon : récolte de semences et/ou de plants de légumes pour Sème ta ZAD  : organisé par le collectif vendéen : de 17 h 30 à 19 h devant la chambre d’agriculture de vendée , boulevard réaumur à la roche sur yon ( à coté de la cavac !?!)

Pour mener à bien cette réappropriation de nos vies , nous organisons une récolte de semences et/ou de plants de légumes , fleurs , céréales .... Cela permettra de fournir le jardin collectif de la zad.

clam85nddl@gmail.com

- En soutien à la lutte contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, un fest Noz est organisé le vendredi 12 avril prochain à Brest, dans la salle des Conférences (sous la mairie).

Ouverture des festivités à 20h30 – Entrée 5 euros.

A l’affiche :

- Hamon Martin Quintet
- Stratijenn
- Rhapsoldya

Viendez nombreux et nombreuses

- Guérande : soirée d’information

Salle des Perrières, 20h30 Projection du film documentaire "Opération Astérix", puis échange/débat en compagnie de l’ACIPA.

PDF - 722.7 ko

- Marseille : soirée "jeu de la ZAD"

à partir de 18h à l’Equitable café 54 Cours Julien 13006 Marseille

Test du "Jeu de la ZAD" en cours de création :

Sacha, est l’auteur d’un jeu coopératif, dont le thème est la lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes. Ce jeu est semi coopératif puisque l’un des joueurs incarne le Système (politique, police et gendarme, Vinci), les autres joueurs incarnent des "Zadistes", c’est à dire des occupants de la ZAD, bien décidés à protéger le bocage nantais de la construction de l’AGO (Aéroport du Grand Ouest).

L’idée, avec ce jeu, est de créer un médium ludique permettant de communiquer autrement sur la lutte contre AGO, mais également de réaliser un jeu qui plaise aux joueurs, dans l’idéal au grand public comme aux gameurs.

Au fil de nos tests, nous avons mis en place une version toute coopérative, dans laquelle aucun joueur n’a à se "dévouer" pour jouer "le système"

Association EnVies EnJeux Blog : http://enviesenjeux.webnode.fr Mail : enviesenjeux@gmail.com

- Angers : AG du collectif

à 20h à l’éticelle (26 rue Maillé Angers).

- Brest

Un fez-noz en soutien à la lutte de Notre Dame des Landes se déroule à Brest le vendredi 12 avril à partir de 20h30 dans la salle des Conférences, sous la mairie de Brest. Entrée : 5 euros. A l’affiche : Startijenn, Hamon Martin Quintet, Rhapsoldya.


Préparation des prochains grands rassemblements

Diffusion des affiches et tracts de Sème ta ZAD

Des affiches et tracts sont disponibles en grande quantité à B17 (17 rue Paul Belamy à nantes), à la ferme de Bellevue, à Saint-antoine, aux fosses noires et à la Chat-teigne sur la ZAD. (merci de nous informer si un de ces espaces était en rupture de stock)

Pour les voir ou en rephotocopier de votre coté si vous ne pouvez vous rendre dans ces lieux

Organisation de bus et ou covoiturage

pour le 13 avril : bus et covoiturages organisés par des collectifs

Appel à matériel

Diffusion des panneaux pour la chaine humaine

Ici, un appel pour implanter des panneaux annonçant la chaine humaine du 11 mai partout

Documents joints

- Après la commission du monologue, on s’en doutait, ça jase pas mal sur la loi sur l’eau. Par ex... :

http://www.terraeco.net/Commission-...

http://www.journaldelenvironnement....

- Près de Toulouse, un projet d’aéorport à été abandonné officiellement en février. Pourquoi ? Une lettre du préfet de là-bas qui donne ses raisons. http://www.terraeco.net/Pourquoi-To...

- On est au jour Sème ta ZAD -2, du monde s’affaire un peu partout sur al ZAD à préparer ceci cela et autre chose...


RDVs ailleurs aujourd’hui

- 10 - 30 avril : La rêve-olution à Lyon !

Décines ta Résistance fête ses 1 an d’occupation sur les terres menacées de bétonnage par Vinci et le projet du grand stade des Lumières, à Décines Charpieu près de Lyon.

_Appel des jardiniers :

PDF - 1.1 Mo

Le 30 avril 2013 Nous sommes expulsables !

Du 10 au 30 avril 2013 - Les 20 jours du Possible !

Festivités rêve-olutionnaires, convergences des luttes, désobéissance civile, chantiers et jardins collectifs, constructions... sur la butte de Décines ta Résistance

Programme des festivités :

PDF - 90.7 ko

Nous avons besoin :
- de troubadours et saltimbanques en tout genre (musique, art de rue...),
- d’artisants près à faire des ateliers,
- des collectifs engagés,
- des conférenciers,
- de constructeurs,
- de véhicules,
- de révolutionnaires,
- de structures (tipis, tentes, yourtes...),
- de motivés, bénévoles... bref, de tout ce que vous aurez envie de donner/prêter/partager....

On a un grand parking pour les camions (à condition de retravailler un peu l’accès en cette sortie d’hiver !..).

Connectons nous : par mail ou en personne (réunion à La Lutine - 91 rue Montesquieu, Lyon - les mercredis à 19h)

La rêve-olution des Fous en marche !

L’équivalent d’un département français disparaît en France tous les 7 ans au profit du béton. Protégeons la nature. Agissons. Maintenant. Ensemble. Amusons nous à les arrêter... Faites tourner !


Préparation des prochains grands rassemblements

Diffusion des affiches et tracts de Sème ta ZAD

Des affiches et tracts sont disponibles en grande quantité à B17 (17 rue Paul Belamy à nantes), à la ferme de Bellevue, à Saint-antoine, aux fosses noires et à la Chat-teigne sur la ZAD. (merci de nous informer si un de ces espaces était en rupture de stock)

Pour les voir ou en rephotocopier de votre coté si vous ne pouvez vous rendre dans ces lieux

Organisation de bus et ou covoiturage

pour le 13 avril : bus et covoiturages organisés par des collectifs

Appel à matériel

Diffusion des panneaux pour la chaine humaine

Ici, un appel pour implanter des panneaux annonçant la chaine humaine du 11 mai partout

Documents joints

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 17:47

 

 

Rue89 - à lire sur radio-canada.ca 12/04/2013 à 14h57

 

 

Mercredi, le collectif d’hacktivistes Anonymous a publié un message vidéo (en anglais et en français) dans lequel ils assurent avoir « confirmé l’identité de deux des quatre présumés violeurs » de la Canadienne Rehtaeh Parsons, agressée en novembre 2011, victime de « cyber-intimidation » selon sa mère, et qui s’est suicidée début avril (17 ans).

Réclamant des « actions légales immédiates contre les individus en question » – l’enquête avait été classée sans suite, faute de preuves suffisantes –, les hacktivistes menacent : « Les noms des violeurs [“localisés en moins de deux heures”, ndlr] seront gardés secrets jusqu’à ce qu’il soit clair que vous n’ayez aucune intention de rendre justice à la famille de Rehtaeh. »

Pour le site de Radio Canada, les Anonymous, qui se déclarent ici contre la « justice sauvage », semblent changer de stratégie par rapport à l’affaire Amanda Todd.

 

 

 

Le communiqué des Anonymous en français

10 avril 2013

Lire sur radio-canada.ca (*voir ci-dessous)

 

 

http://www.radio-canada.ca/

Quelle est la stratégie d'Anonymous dans le cas de Rehtaeh Parsons?

 

Mise à jour le vendredi 12 avril 2013 à 7 h 07 HAE
  |  Bahador Zabihiyan Twitter  |  Radio-Canada
 
Le collectif de pirates informatiques Anonymous a mis en ligne une vidéo en français. Le collectif de pirates informatiques Anonymous a mis en ligne une vidéo en français.  Photo :  YouTube

Le collectif de pirates informatiques Anonymous affirme avoir retrouvé en deux heures l'identité des personnes qui auraient intimidé et agressé sexuellement la jeune Rehtaeh Parsons, mais le groupe ne souhaite pas pour l'instant rendre publique l'identité de ces derniers. Une stratégie qui tranche avec celle qu'avait adoptée Anonymous lors du suicide d'Amanda Todd, en octobre dernier.

Dans une vidéo mise en ligne sur YouTube en anglais et en français, le groupe se demande pourquoi ni les policiers, ni le personnel des écoles que la jeune fille a fréquentées n'ont pas été capables de trouver et de punir les coupables avant que la jeune fille ne se suicide.

Dans un message publié tard jeudi et qui lui est attribué, le collectif Anonymous explique avoir décidé de ne pas rendre publics les noms des présumés agresseurs de Rehtaeh Parsons par respect pour la famille de la jeune fille, qui lui a demandé de ne pas révéler l'information. Le groupe prétend par ailleurs savoir que la GRC a obtenu de nouvelles informations dans ce dossier et ne pas vouloir s'ingérer dans l'enquête afin qu'elle progresse rapidement.

« Nous préférons voir les coupables être condamnés à la prison que de seulement les humilier. Ça ne serait pas la véritable justice », peut-on lire dans le message.

De plus, Anonymous s'adresse à ceux qui ont utilisé les réseaux sociaux pour faire connaître l'identité des suspects. Il affirme que la plupart d'entre eux ont nommé des innocents, ce qui sera tout aussi néfaste pour eux que la situation qu'à vécu Rehtaeh Parsons.

 

Rehtaeh Parsons Rehtaeh Parsons, de Halifax, était victime d'intimidation depuis l'âge de 15 ans, selon sa mère.  Photo :  YouTube

« Nous n'approuvons pas la justice populaire comme les médias l'affirment. Cela voudrait dire que nous approuverions que ces violeurs soient victimes d'actes de violence de la part d'une foule indisciplinée. Ce que nous voulons, c'est que la justice soit rendue, et ça, c'est votre boulot », affirme la voie synthétique de la vidéo publiée plus tôt jeudi, et qui s'adresse à la GRC.

Anonymous est un collectif disparate de pirates informatiques. Le groupe n'a pas officiellement de direction ou de porte-parole, et ses membres revendiquent souvent leurs actions par le biais des médias sociaux.

La stratégie d'Anonymous est plus subtile dans le cas de Rehtaeh Parsons que dans celui d'Amanda Todd, selon Jon Blanchard, un membre du collectif qui réside à Halifax. Il affirme ne pas être impliqué dans les opérations d'Anonymous en lien avec Rehtaeh Parsons, mais son impression est que les membres de son collectif veulent mettre les pouvoirs publics devant leurs responsabilités afin que des actions concrètes soient entreprises pour lutter contre la cyberintimidation. « Ce qu'ils sont en train d'essayer de faire désespérément, c'est que tout cela devienne ennuyant, que cela disparaisse dans des rapports », dit-il, en décrivant l'action des responsables politiques de la province.

 

Amanda Todd et ses messages de souffrance publiés sur YouTube Amanda Todd et ses messages de souffrance publiés sur YouTube  Photo :  Instagram

Il pense aussi que la pression exercée par Anonymous par le biais des réseaux sociaux fera en sorte que les jeunes impliqués dans l'agression sexuelle et la cyberintimidation de Rehtaeh Parsons se présenteront d'eux-mêmes à la police et avoueront ce qu'ils ont fait. « Un nombre important de personnes dans la communauté d'Anonymous souhaitent que les garçons se manifestent et fassent ce qu'ils ont à faire », explique-t-il en entrevue à la CBC.

La position d'Anonymous semble plus modérée que lors du suicide de la jeune Amanda Todd, en octobre dernier. Cette dernière s'était suicidée après qu'une personne eut mis en ligne une photo de l'adolescente montrant sa poitrine. L'inconnu avait dupé la jeune fille lors d'une conversion via webcam.

Le collectif de pirates informatiques avait alors publié l'identité d'un homme de 32 ans vivant dans la région de Vancouver, affirmant qu'il s'agissait de la personne qui avait harcelé Amanda Todd. La GRC avait alors appelé à la retenue, expliquant que l'enquête suivait son cours.

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 17:34

 

 

http://www.ledevoir.com

 

 

Les deux pays croiseront le fer lors d’audiences publiques devant la Cour internationale de Justice

 

 

Un baleinier japonais. L’Australie veut mettre fin au programme de chasse dite «scientifique» que pratique Tokyo depuis l’instauration d’un moratoire international sur la chasse commerciale, en 1986. Photo : Sea Shepherd Un baleinier japonais. L’Australie veut mettre fin au programme de chasse dite «scientifique» que pratique Tokyo depuis l’instauration d’un moratoire international sur la chasse commerciale, en 1986.

 

Nouvel épisode de la guerre entre pays pro et anti chasse à la baleine. La Cour internationale de Justice (CIJ) entendra en juin la plainte déposée par l’Australie contre le Japon en raison du programme de chasse «scientifique» mené par Tokyo depuis des années.

 

«La CIJ, organe judiciaire principal des Nations Unies, tiendra des audiences publiques en l’affaire relative à la chasse à la baleine dans l’Antarctique […] du mercredi 26 juin au mardi 16 juillet 2013» à La Haye, a indiqué la Cour dans un communiqué publié jeudi. Une décision dans ce dossier n’est toutefois pas attendue avant des mois, a-t-on fait valoir, sans plus de précisions.

 

L’Australie sera la première à défendre son point de vue du 26 au 28 juin, après quoi le Japon prendra la parole, du 2 au 4 juillet. La Nouvelle-Zélande, opposée à la chasse, a été autorisée à s’exprimer dans cette affaire. Elle aura la parole pendant une heure et demie le 8 juillet. Canberra et Tokyo auront ensuite chacun droit à un nouveau tour de plaidoiries.


2 ans plus tard


Canberra, opposée depuis plusieurs années à la chasse pratiquée par le Japon, a déposé une plainte officielle en mai 2010, après avoir tenté de négocier une réduction progressive des prises annuelles dans les eaux ceinturant l’Antarctique. L’objectif avoué de l’Australie est de mettre fin au programme de chasse dite «scientifique» que pratique Tokyo depuis l’instauration d’un moratoire international sur la chasse commerciale, en 1986.

 

Estimant que le Japon viole ses obligations internationales, Canberra souhaite notamment que Tokyo n’entreprenne «aucune nouvelle action dans le cadre dudit programme JARPA II ou de tout programme similaire tant qu’il n’aura pas rendu un tel programme conforme aux obligations qui sont les siennes en vertu du droit international».

 

La Commission baleinière internationale — unique organisation internationale où sont discutées les questions de «gestion» des cétacés — permet en effet aux États d’abattre des animaux pour des fins de recherche. Les spécialistes des cétacés estiment cependant que les données recueillies peuvent être obtenues par des moyens non létaux.

 

Le nombre de prises est fixé par le pays qui souhaite tuer des cétacés. Ainsi, année après année, le Japon réaffirme son droit de mettre à mort un millier de petits rorquals et quelques dizaines de rorquals communs.

 

Tradition culturelle

 

Les autorités japonaises font valoir que la chasse à la baleine a bel et bien des fondements scientifiques. «Le but des recherches du Japon est scientifique, car c’est grâce à la science que, lorsque la pêche commerciale sera de nouveau autorisée, elle sera respectueuse du développement durable», réitérait la semaine dernière l’institut japonais de recherche sur les cétacés.

 

Tokyo répète aussi que cette pratique est une tradition culturelle ancestrale. La viande des baleines est en effet toujours vendue dans l’archipel. Mais puisque la consommation de celle-ci a chuté au fil des décennies, les stocks s’accumulent. Et les campagnes annuelles coûtent cher. Dans un rapport publié en février dernier, le Fonds international pour le bien-être des animaux a estimé que Tokyo doit injecter plus de 10 millions de dollars par année afin d’entretenir sa flotte baleinière et de financer la campagne annuelle de chasse dans l’océan Austral. Or, l’argent généré par la vente de viande de baleine est loin de couvrir l’ensemble des coûts, évalue le groupe écologiste.

 

L’organisation animaliste Sea Sheperd, qui perturbe chaque année les campagnes de chasse du Japon, estime pour sa part que les baleiniers violent le sanctuaire baleinier de l’océan Austral. Cette aire marine de 50 millions de kilomètres carrés entoure le continent antarctique. Le sanctuaire a été mis en place en 1994 par la Commission baleinière internationale (CBI) pour y interdire toute chasse commerciale. Seul le Japon s’est opposé à sa création et continue d’y abattre des petits rorquals et des rorquals communs chaque année.

 

Tokyo qualifie Sea Sheperd d’organisation «terroriste» et juge que les campagnes de perturbation de la chasse «sont un phénomène essentiellement répandu dans les pays développés occidentaux amplifié par des ONG qui les financent et les médias».

 

Outre le Japon, l’Islande et de la Norvège continuent de tuer des baleines. Ces deux pays le font toutefois sur une base commerciale, puisqu’ils rejettent le moratoire instauré en 1986. Ils chassent des rorquals issus de populations de cétacés dont on ignore le nombre réel. Chose certaine, leurs effectifs ont été dramatiquement réduits par des siècles d’un intense massacre.

Avec l’Agence France-Presse

 


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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 17:31

 

http://www.reporterre.net/spip.php?article4095

 

 

Sophie Chapelle (Basta Mag)

jeudi 11 avril 2013

 

 

Des golfs et des villas présentés comme écolo-compatibles à la place de terres agricoles ? Cela se passe dans le Gard, près d’Alès, où une enquête d’utilité publique vise 300 hectares de terres pour y aménager une zone résidentielle et touristique assortie de deux terrains de golf. Des habitants pointent des lacunes dans l’information et critiquent la destruction des dernières terres agricoles ainsi que le gaspillage des ressources en eau. Un Notre-Dame-des-Landes version golfique ?


« C’est un projet inutile et coûteux qui sacrifie des terres agricoles. » Nous ne sommes pas à Notre-Dame-des-Landes, mais à Saint-Hilaire-de-Brethmas, près d’Alès (Gard). Dans cette commune de 4 000 habitants, deux terrains de golf pourraient voir le jour, sur une surface de 195 hectares. Ils s’inscrivent dans un projet de Zone d’aménagement différé (ZAD) qui prévoit la construction de villas, une zone d’activités « éco-environnementale » et une zone dédiée au tourisme.

Pour la Communauté d’agglomération du Grand Alès qui porte le projet, ces 300 hectares pourraient donner un nouvel élan économique et touristique à la région. « C’est surtout la dernière zone naturelle et agricole de la commune qui pourrait être rayée de la carte », rétorquent les opposants au projet.

Golfs et villas écolo-compatibles ?

« Ce que nous dénonçons, c’est le manque de concertation autour de ce projet autoproclamé éco-compatible », explique Rémy Coulet, membre de l’association Saint-Hilaire Durable. Créée en 2008, elle vise à « exercer une vigilance citoyenne sur l’environnement de la commune ».

A l’époque, de nombreux propriétaires adhèrent à l’association en raison des craintes d’expropriation liées à la ZAD. Mais, faute d’informations « beaucoup pensaient que le projet ne se ferait pas », souligne Rémy Coulet. L’ouverture de l’enquête publique le 19 mars l’a remis dans l’actualité locale.

La communauté d’agglomération envisage de donner naissance à un nouveau « poumon vert ». « Sur les 195 hectares du golf, 50 hectares seront classés "zone verte et naturelle" et formeront des bois laissés intacts, ne nécessitant pas d’eau », rapporte le journal de l’Agglo.

Carte en main, Rémy Coulet voit surtout dans ce projet la disparition programmée des terres agricoles. « Sur les 180 hectares de zone agricole actuellement recensés, il n’en restera que 30 », relève t-il.

Menaces d’expropriations

L’équivalent d’un département de terres agricoles disparaît tous les sept ans en France. « De 54 000 hectares de terres artificialisées par an (1982-1992), nous atteignons les 86 000 hectares par an en 2010 », détaille André Torre, économiste et directeur de recherche à l’Inra (lire l’entretien). Le projet de ZAD golfique vient alimenter une concurrence déjà féroce dans l’utilisation de la terre entre l’agriculture, les loisirs et l’habitat.

La plupart des propriétaires ont accepté de céder leurs terrains au prix proposé par l’Agglomération. « 20 000 euros par hectare, soit 3 fois et demie le prix de la terre agricole », avance Rémy Coulet. Les propriétaires récalcitrants pourraient désormais être menacés d’expropriation. « En raison d’une utilité publique, on ne peut pas exclure que le Préfet en réalise », a reconnu le maire de Saint-Hilaire lors d’une réunion publique le 20 décembre dernier.

Un projet très consommateur en eau

« La consommation en eau d’un golf de 18 trous est équivalente à celle d’une ville de 15 000 habitants environ », pointent les détracteurs du projet. Qui ajoutent qu’un golf supplémentaire de 9 trous est aussi prévu à Saint-Hilaire.

L’un des coordinateurs du projet reconnaît que la création d’un tel équipement pose inévitablement la question de l’arrosage. Mais il se veut rassurant : « Le premier maillon du dispositif consistera à sélectionner et semer une herbe peu consommatrice en eau. Seuls 40 hectares seraient véritablement concernés par l’arrosage ».

Ce qui représente quand même 243 000 m3/an, selon le rapport du bureau d’étude pour le dossier de Déclaration d’utilité publique qu’a pu consulter l’association Saint-Hilaire Durable. Dans une région où la sécheresse est de plus en plus présente...

En période de pointe (juillet), le besoin s’élève à 58 169 m3. D’où la nécessité de stocker 154 000 m3 pendant 92 jours pour éviter de puiser dans une ressource en eau devenue rare. Un bassin de rétention de 250 000 m3 devrait également être construit.

« Cette réserve d’eau sera naturellement alimentée durant le printemps et l’automne et permettra de tenir sans aucun pompage dans la nappe phréatique durant toute la période estivale, du 15 juin au 15 septembre », promet l’Agglo. Difficile d’en savoir plus. Aucun compte-rendu de l’avis du Syndicat mixte d’aménagement et de gestion équilibrée des Gardons, ne figure dans le dossier de déclaration d’utilité publique.

Projet alternatif

« Accroître l’attractivité du territoire » a un prix : 20 millions d’euros selon les chiffres avancés par la communauté d’agglomération. Aucune décision n’a encore été prise quant au mode de gestion du futur golf.

Le 2 mars dernier, Saint-Hilaire Durable a présenté un projet alternatif à la ZAD. Sur le plan agricole, l’association propose de développer les zones actuellement cultivées par l’aide à l’installation de jeunes agriculteurs, en vue d’alimenter les cantines scolaires du bassin alésien. Elle encourage également à la création d’habitats groupés participatifs et socialement accessibles, dans les zones déjà urbanisées.

« Ces propositions visent à montrer que l’on peut conserver le caractère rural, agricole et libre d’accès de cette zone, tout en créant des activités pérennes agricoles, en lien avec les besoins du bassin de la population », souligne Rémy Coulet.

L’association Saint-Hilaire Durable promet de multiplier les actions. « Les élus de la communauté d’agglomération se comportent comme si l’artificialisation des terres agricoles, le réchauffement climatique, les sécheresses et la pénurie d’eau douce autour de l’arc méditerranéen n’étaient que des chimères de la communauté scientifique et non une réalité en marche », souligne Rémy Coulet.

Depuis le 19 mars, les citoyens peuvent consulter le dossier pendant un peu plus d’un mois et apporter leurs remarques. Avec un bémol : la possibilité pour le Préfet de ne pas tenir compte de l’enquête publique et d’autoriser les travaux.



Source et photos : Basta Mag

 

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 17:29

 

http://kemioutkma.wordpress.com/2013/04/10/pourquoi-je-serai-dans-la-rue-ce-samedi-13-avril/

 

Publié : 10 avril 2013 dans Fragments de journal d'écrits vains

 

 

Voilà bien des années que je ne me suis joint à une foule ou même à un groupuscule. Pourtant ce samedi 13 Avril je serai dans la rue. Après toutes ces années volontairement isolé dans le camp de base, je vais ressortir et prendre position.

 Pourquoi ce brusque revirement ?

 J’aurais presque envie d’utiliser cette fameuse phrase, à l’origine titre d’un film pour dénoncer les méfaits de l’industrialisation de l’agriculture  mais que l’on retrouve désormais pour défendre la moindre maternelle de quartier : « Nos enfants nous accuseront »La plupart du temps, cette phrase est servie par des gens qui n’ont pas le courage de formuler ce qu’elle cache : « j’en veux à mes parents, je les accuse d’avoir tout pillé et pollué et de me laisser un monde dévasté » Personnellement je n’en veux pas à mes parents, je pense que j’en aurais fait autant, il nous est facile de juger maintenant que nous disposons du bilan… et puis, la part du gâteau dont il se sont repus était bien infime comparée à la quantité dont ce sont goinfrés les nantis, et le système était le même, seuls les écarts se sont creusés. Par contre nous savons, nous, aujourd’hui, que ce système économique mondial ne fonctionne pas, une preuve : regardez autour de vous, tout le monde galère, emploi ou pas. Et si nous ne faisons rien alors oui, nos enfants auront raison de nous accuser d’avoir contribué à ce grand gâchis.

 Parce que si c’est une forme de lucidité qui m’a fait choisir le retrait et la solitude, c’est par cynisme que j’y reste désormais. Et le cynisme et son arme le sarcasme sont délicieux à utiliser contre les idiots utiles mais sont désormais si répandus qu’ils sont eux même devenus une excuse à la passivité. Tous enfermés dans nos écrans/cellules à écrire nos humeurs sur des murs virtuels, ah on se la raconte sur la toile,on joue les durs assis à l’abri, on hésite pas à dire les choses quand on le fait  avec un clavier. Nos cris de colère comme nos élans de compassion sont désormais tous silencieux. Nous devons nous libérer du silence, VOX POPULI VOX DEI bordel !

Parce que j’en ai marre de nous voir tous les 5 ans poser dans une urne le nom de celui qu’on trouve le moins pire, et qu’on va passer notre temps à critiquer jusqu’au prochain scrutin assis devant nos écrans de télé ou de pc.  100% d’abstention, c’est pour quand ?

 Parce que j’en ai marre de nous voir nous offusquer des inégalités économiques du monde en continuant de signer des crédits et de mettre nos maigres économies en épargne.

Parce que j’en ai marre de nous voir hurler au scandale de la malbouffe en continuant d’acheter les produits premier prix des supermarchés.

 Parce que j’en ai marre de nous voir tous pester contre ceux qui ont le pouvoir pour la simple raison que nous leur donnons au lieu de le prendre.

 Parce que j’en ai marre d’avoir honte d’être un Homme en voyant le nombre d’atrocités dont mon espèce est coupable par le seul truchement de son système économique et son activité industrielle.

 Certains diront que c’est là le mea culpa d’un privilégié en pleine crise de culpabilité, et ils n’auront peut-être pas tort, mais puisque cette culpabilité ne naît pas des nantis qui nous dirigent et nous manipulent à réaliser ces atrocités, n’est-ce pas à chacun de nous de le faire ? Nous ne sommes pas externes à ce système qui nous exploite, nous en sommes les rouages, le mécanisme, le carburant, nous sommes ce système, nous sommes le monde que nous voulons changer. Mais qu’on ne se méprenne pas sur mon emphase, je ne vais pas dans la rue parce que je crois avoir des couilles, pour défendre des convictions ou mener une révolution, j’y vais parce que je ne supporte plus l’idée d’être peut-être moi-même un « assis » qui reste là à critiquer, en lisant des textes conscient, en écoutant des chanteurs engagés… et parce que je ne sais pas vous, mais moi j’ai toujours honoré mes créances, en suant ou en me serrant la ceinture, parfois les deux, et que c’est au prix de ses efforts que je peux clamer aujourd’hui que je suis sans dette. Je ne dois rien, je ne paie rien. Et puis les islandais l’ont bien fait, d’annuler la dette et de mettre les coupables en prison, alors pourquoi pas nous ?

K.O

 

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 17:23

 

 

 

Affiche-13-Avril-2013.JPG

 

 

►► 2013 ►►► SOUFFLONS SUR LES BRAISES

A NIMES LE 13 AVRIL, MAISON CARREE 13H-17H


 

 
 
STOP À L’IMPOSTURE FINANCIÈRE DES BANQUES 
 

 
Nous ne voulons plus payer ce système de dettes odieuses privées et publiques qui nous asservit, entraîne des destructions écologiques, lamine les principes démocratiques et les droits sociaux, entretient les communautarismes, provoque les conflits militaires et conduit aux guerres civiles.
 

Nous ne voulons plus payer ni la corruption des États ni le totalitarisme des marchés boursiers qui répondent à la contestation par la coercition, avec des politiques dites sécuritaires (en réalité de surveillance et de répression policières) et appuyées de discours de plus en plus déshumanisants, ouvertement xénophobes, racistes et fascistes, à travers les bandes armées et les milices mafieuses qu’ils favorisent.
 

 
Nous disons NON !…
 

 
… Car nous voulons bâtir avec nos propres moyens une société répondant à nos aspirations légitimes, contre les gouvernements à la botte du commerce international.
Dès maintenant nous construisons des solidarités concrètes, nousré-inventons, découvrons et renforçons des modes d’échanges équitables et horizontaux.
 

 
STOP AUX DETTES ILLÉGITIMES SIGNÉES PAR NOS POUVOIRS CORROMPUS
 

 
Nous refusons de payer pour les droits inaliénables, qui n’ont par conséquent aucune raison légitime d’être marchandisés et payés.
 
Nous refusons de payer pour l’accès aux biens communs et aux services publics élémentaires (logement, éducation, santé, communications, culture, transports, eau, chauffage, électricité, etc.).
 
Nous refusons de payer pour des politiques de grands projets inutiles qui démantèlent les droits sociaux gagnés grâce aux luttes menées par nos aînés.
 

 
OUI À UN SYSTÈME SOLIDAIRE ET COOPÉRATIF ENTRE TOUS LES HUMAINS
 

 
Nous disons NON pour sortir de l’isolement : OUI nos refus individuels se conjuguent !
 
Chacun de nous est rejoint par d’autres, ce qui nous conduit à s’organiser et à nous rassembler dans un réseau toujours plus large, plus efficace, dans une intelligence collective.
Nos situations sont différentes, nos raisons de ne plus payer le sont également : certains s’engageront à ne pas payer les transports, d’autres les frais de santé, d’autres les crédits, d’autres les loyers, d’autres un peu tout cela à la fois… avec le soutien de tous ici, et avec le réseau de ceux qui refusent de payer l’inacceptable.
 

 
NOUS N’AVONS PLUS BESOIN D’EUX ! 
 
 

Nous nous passons de leurs logiques de profits injustes et de conflits désastreux. Nous sommes prêts à construire ensemble un autre monde, pacifique, ouvert, responsable.
 

 
Ce texte d'appel existe également sous forme de pétition à signer ici !!

http://stoppaying.wesign.it/

 

les indigné-e-s de Nîmes

Blog : http://democratie-reelle-nimes.over-blog.com/

contact : reelle.democratie.nimes@gmail.com

 

 


                                                                       *******************************************

 

 

 

#13A Liste de tous les rassemblements !!

 

Liste des rassemblements ( 22 villes ) :

à retrouver sur : http://13avril.net/

 

Evénement principal : https://www.facebook.com/events/517853368245670/

 

Bordeaux : 14h Place de la Bourse https://www.facebook.com/events/474867205903951/

Chambéry : 14h place du 8 MAI 1945 https://www.facebook.com/events/149961321821510/

Clermont-Fd : 14h Place de Jaude https://www.facebook.com/events/403192469764782/

Gap : 13h Place Jean Marcelin https://www.facebook.com/events/410871332315869/

La Réunion : 17h St Denis Préfecture https://www.facebook.com/events/283862408403619/

Lille : 14h lieu inconnu https://www.facebook.com/events/589420031073218/

Lyon : 14h Place Bellecour https//www.facebook.com/events/444824778904781/

Marseille : 14h Vieux Port https://www.facebook.com/events/183649218425389/

Metz : 14h Place de la République https://www.facebook.com/events/310065559119496/

Mont-de-Marsan: 14h lieu inconnu https//www.facebook.com/events/188270937981203/

Montpellier : 14h Place de la Comédie https://www.facebook.com/events/626696737356358/

Nice : 14h Place Masséna https://www.facebook.com/events/529871260378712/

Nîmes : 14h Maison Carré https://www.facebook.com/events/341320245968838/

Paris : 14h Place de la Bourse https//www.facebook.com/events/517853368245670/

Perpignan : 14h, Castillet, place de la Victoire https://www.facebook.com/events/589651654382745/

Poitiers : https://www.facebook.com/events/309440485851159/

Reims : 14h Place Drouet D’Erlon https://www.facebook.com/events/353950121392924/?ref=3

Rennes : 14h Place de la Mairie https://www.facebook.com/events/428815133857583/

Rodez: 14h Place d’Arme https//www.facebook.com/events/496305450407789/

Sable D’Olonne : 14h la Grande Plage , au niveau de l’Horloge https://www.facebook.com/events/594821147212587/

St-Etienne : 14h Place Jean Jaurès https://www.facebook.com/events/408351435913787/

Toulouse : 14h Place du Capitole https://www.facebook.com/events/135146700000170/

 

Une page a également été créée sur TCB.

https://www.thechangebook.org/pages/1001/

Ainsi qu’un évènement :
https://www.thechangebook.org/event/366/manifestations-13-avril/

 

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