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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 14:19

 

 

 

Médiapart - Édition : Forum social mondial 2013

 

 

Espace Climat: Pour reprendre notre avenir en main, nous devons changer le présent!

Nos propositions pour « Changer le système, pas le climat »

 


 

Le système capitaliste a exploité et abusé la nature, poussant la planète à ses limites, tant est si bien que le climat est l'objet de fondamentales et dangereuses transformations.

Aujourd'hui, la gravité et la multiplicité des dérèglements climatiques – sécheresses, désertification, inondations, ouragans, typhons, feus de forêts, fonte des glaciers et de la banquise – indiquent que la planète brûle. Ces variations extrêmes ont des effets directs sur les humains, que ce soit à travers les décès, les pertes de moyens de subsistance, de cultures ou de maisons, conduisant à des déplacements de population sous la forme de migrations forcées ou de réfugiés climatiques, avec une ampleur sans précédent.

L'humanité et la nature sont au bord du précipice. Nous pouvons rester les bras croisés et poursuivre la marche vers un avenir catastrophique et si terrible qu'il ne peut-être imaginé, ou nous pouvons nous engager et recouvrer un futur que nous avons tou-te-s espéré.

Nous n'allons pas rester les bras croisés. Nous ne laisserons pas le système capitaliste nous brûler tou-te-s. Nous allons passer à l'action et nous attaquer aux causes profondes du changement climatique en changeant le système. Le temps est venu d'arrêter de parler, et celui d'agir.

Nous devons favoriser, soutenir, renforcer et accroître les mobilisations locales à tous les niveaux, mais plus particulièrement dans les batailles de première ligne où les enjeux sont les plus élevés.

 

Manifestation à Durban lors de la 17 
Manifestation à Durban lors de la 17© Crédit : Alter-Echos (www.alter-echos.org)

Changer le système signifie :

  • Laisser plus des deux tiers des réserves de combustibles fossiles dans le sol ou sous le plancher de l'océan, afin d'éviter des niveaux catastrophiques de dérèglements climatiques.

  • Interdire toute nouvelle exploration et exploitation de pétrole, sables bitumineux, schistes bitumineux, charbon, uranium et gaz.

  • Soutenir une transition juste pour les travailleurs et les communautés qui permette de sortir d'une économie basée sur l'usage des énergies fossiles vers des économies locales et résilientes basées sur la justice sociale, écologique et économique.

  • Décentraliser la production et la propriété de l'énergie sous le contrôle des communautés locales et en utilisant des sources d'énergie renouvelables.

  • Cesser de construire des grands projets d'infrastructures inutiles qui ne bénéficient pas à la population et qui sont des contributeurs nets en termes d'émissions de gaz à effets de serre, tels que les grands barrages, les autoroutes, les mega projets énergétiques, et les aéroports superflus.

  • Mettre fin à la domination des formes industrielles basées sur l'exportation de la production alimentaire (y compris dans le secteur de l'élevage), et promouvoir des agricultures paysannes et agroécologiques de petite échelle, un système agricole qui assure la souveraineté alimentaire et qui fasse en sorte que les productions locales respectent les besoins nutritionnels et culturels des populations locales. Ces mesures permettront de lutter contre le réchauffement climatique.

  • Adopter des approches Zéro Déchets à travers la promotion du recyclage complet et à travers des programmes de compostage qui mettent fin aux émissions de gaz à effets de serre provenant des incinérateurs – y compris les incinérateurs haute technologie de nouvelle génération – et des décharges.

  • Stopper l'accaparement des terres et respecter les droits des petits agriculteurs, des paysans et des femmes. Reconnaître les droits collectifs des populations indigènes conformément à la déclaration de l'ONU sur le droit des peuples indigènes, y compris leurs droits à leurs terres et territoires.

  • Développer des stratégies économiques qui créent des formes de « climate jobs » – des emplois décemment rémunérés qui contribuent directement à la réduction des émissions de gaz à effets de serre – dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, l'agriculture, les transports publics et la rénovation des bâtiments.

  • Récupérer le contrôle des fonds publics pour financer des projets allant dans l'intérêt des populations et de la nature, en matière de santé, d'éducation, d'alimentation, d'emploi, de logement, de restauration des bassins hydriques, de conservation et de restauration des forêts et des écosystèmes, le tout en arrêtant de subventionner les industries polluantes, l'agro-business et l'industrie militaire.

  • Retirer les voitures des routes par la construction d'infrastructures de transport public propres, adaptés aux sources d'énergies locales et renouvelables, tout en les rendant accessibles et abordables à tou-te-s.

  • Promouvoir la production et la consommation locales de biens durables permettant de satisfaire les besoins fondamentaux des populations et éviter le transport des biens qui peuvent être produits localement.

  • Mettre fin et inverser les accords de libre-échange et d'investissements négociés au profit du secteur privé qui promeuvent le commerce pour la recherche du profit, qui détruisent la force de travail, la nature et la capacité des nations à définir leurs propres politiques.

  • Mettre fin à la capture par le secteur privé de l'économie et des ressources naturelles au profit des entreprises multinationales.

  • Démanteler l'industrie et les infrastructures militaires dans le but de réduire les émissions de gaz à effets de serre, et de récupérer les budgets militaires pour promouvoir une paix véritable.

 

 

Avec ces mesures, nous serons en mesure d'obtenir le plein-emploi car, construit dans cette perspective de changement systémique, il y aura plus d'emplois de meilleure qualité pour tou-te-s que dans l'actuel système capitaliste. Avec ces mesures nous serons en mesure de bâtir une économie qui soit au service des populations et non des capitalistes. Nous mettrons ainsi fin à la dégradation sans fin de la terre, de l'air et de l'eau tout en préservant la santé des êtres humains et les cycles vitaux de la nature. Nous éviterons les migrations forcées et les millions de réfugiés climatiques.

Changer le système nécessite de mettre un terme à l'empire mondial qu'exercent les entreprises multinationales et les banques. Seule une société qui établit un modèle de contrôle démocratique sur les ressources, basé sur les droits des travailleurs (y compris migrants), des femmes et des populations indigènes, et qui respecte la souveraineté des populations, sera en mesure de garantir la justice économique, sociale et environnementale. Changer le système exige de briser le patriarcat dans le but de garantir les droits des femmes dans toutes les dimensions de l'existence. Le féminisme et l'écologie sont des éléments clefs de la nouvelle société pour laquelle nous nous battons.

Nous avons besoin d'un nouveau système qui vise l'harmonie entre les êtres humains et la nature et non pas d'un modèle de croissance infinie promu par le système capitaliste cherchant à accroître encore et encore les profits. La Terre-Mère et les ressources naturelles ne peuvent pas subvenir aux besoins de consommation et de production de cette société industrielle moderne. Nous avons besoin d'une nouveau système qui réponde aux besoins de la majorité, pas à ceux de la minorité. Nous avons besoin de redistribuer la richesse qui est à ce jour contrôlée par les 1%. Nous avons également besoin d'une nouvelle définition de ce qu'est le bien-être et la prospérité pour toute vie sur la planète qui tienne compte des limites de la Terre-Mère.

Alors qu'il y aura encore des batailles à l'intérieur des négociations de l'ONU sur le climat, les principales batailles à mener seront à l'extérieur et seront ancrées dans les lieux où des luttes de première importance se déroulent contre l'industrie des énergies fossiles, l'agriculture industrielle, la déforestation, la pollution industrielle, les systèmes de compensation carbone et les projets de compensation de type REDD, le tout impliquant l'accaparement des terres et de l'eau et des migrations partout sur la planète.

Les Etats-Unis, l'Union Européenne, le Japon, la Russie et les autres pays industrialisés, en tant que principaux et émetteurs historiques de carbone, doivent mettre en œuvre les plus importantes réductions d'émissions. La Chine, l'Inde, le Brésil, l'Afrique du Sud et d'autres économies émergentes, devraient également avoir des objectifs de réduction d'émissions basées sur les principes de responsabilités communes mais différenciées. Nous n'acceptons pas qu'au nom du droit au développement, plusieurs projets poursuivant une consommation et exploitation de la nature insoutenables soient promus dans des pays en développement et ce alors qu'ils profitent seulement aux 1 %.

La bataille pour un nouveau système est aussi celle contre les fausses solutions au changement climatique. Si nous ne les arrêtons pas, ils vont perturber le système terrestre et affecter profondément la santé de la nature et de toute vie sur terre. C'est pourquoi nous rejetons les pseudo-solutions technologiques que sont la géo-ingéniérie, les organismes génétiquement modifiés, les agrocarburants, l'usage industriel de la biomasse, la biologie synthétique, les nanotechnologies, la fracturation hydraulique (fracking), les projets nucléaires, l'utilisation des déchets comme source d'énergie à travers l'incinération, etc.

Nous nous opposons également aux propositions visant à étendre la marchandisation, la financiarisation et la privatisation des fonctions de la nature à travers ce qu'ils appellent « l'économie verte » qui cherche à établir un prix sur la nature et créer de nouveaux marchés dérivés qui vont seulement accroître les inégalités et accélérer la destruction de la nature. Nous ne pouvons pas confier l'avenir de la nature et de l'humanité dans les mains des mécanismes financiers et spéculatifs tels que le commerce du carbone et REDD. Nous nous faisons l'écho et amplifions les nombreuses voix qui exigent que l'Union Européenne mette fin à son marché carbone (EU ETS).

Les dispositifs REDD (Réduire les émissions liées à la déforestation et la dégradation des forêts), comme les Mécanismes de développement propre, n'est pas une solution au changement climatique et c'est une nouvelle forme de colonialisme. En défense des populations indigènes, des communautés locales et de l'environnement, nous rejetons REDD+ et l'accaparement des forêts, des terres agricoles, des sols, des mangroves, des algues marines et des océans de la planète qui agissent comme des puits à carbone. REDD et son expansion constituent une contre-réforme agraire mondiale qui pervertit et détourne la production alimentaire dans un processus d'agriculture du carbone appelé « agriculture intelligente face au climat ».

Nous devons relier les luttes sociales et environnementales, rassembler les populations rurales et urbaines, combiner les initiatives locales et globales afin que nous puissions nous unir dans une lutte commune. Nous devons utiliser toutes les diverses formes de résistance. Nous devons construire un mouvement qui s'appuie sur la vie quotidienne des populations qui garantisse la démocratie à tous les niveaux de la société.

De nombreuses propositions contiennent déjà des éléments clefs nécessaires pour bâtir de nouvelles alternatives qui fassent système. En voici quelques exemples : le Buen-vivir (le vivre-bien), la défense des communs, le respect des territoires indigènes et des aires protégées, les droits de la Terre-Mère – droits de la nature, la souveraineté alimentaire, la prospérité sans croissance, la déglobalisation, l'indice de bonheur, les devoirs envers et les droits des générations futures, l'accord des peuples de Cochabamba, etc.

Cela fait longtemps que nous espérons un autre monde. Aujourd'hui, nous prenons cet espoir et le transformons en courage, force et action car ensemble, nous pouvons changer le système. S'il doit y avoir un futur pour l'humanité, nous devons nous battre pour le faire advenir tout de suite.

Avril 2013

Signé par les organisations facilitatrices de l'Espace Climat (http://climatespace2013.org)

Alliance of Progressive Labor, Philippines

Alternatives International

ATTAC France

Ecologistas en Acción

Environmental Rights Action, Nigeria

ETC Group

Fairwatch, Italy

Focus on the Global South

Global Campaign to Dismantle Corporate Power and end TNCs’ impunity

Global Forest Coalition

Grassroots Global Justice Alliance

Grupo de Reflexão e Apoio ao Processo do Fórum Social Mundial

Indigenous Environmental Network

La Via Campesina

No-REDD Africa Network

Migrants Rights International

OilWatch International

Polaris Institute

Transnational Institute

 

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 14:10

Médiapart

 

 

 

La photographie est prise en 2010. Mais les tendances qu’elle dessine ont dû se poursuivre et s’approfondir au cours des deux années suivantes. Dans sa dernière étude sur les revenus et le patrimoine des ménages, publiée mercredi 24 avril, l’Insee dresse un nouveau bilan des effets de la crise. Et ils sont dévastateurs : la pauvreté s’installe et les inégalités n’ont cessé de se creuser. Les ménages les plus pauvres paient le plus lourd tribut. « En 2010, le niveau de vie de la majorité de la population stagne ou baisse, après avoir faiblement augmenté l’année précédente. Au sein de l’ensemble de la population, les personnes les plus modestes sont particulièrement touchées depuis la crise. À l’inverse, le niveau de vie au-dessus duquel se situent les 5 % de personnes les mieux loties repart à la hausse, après avoir stagné en 2009 », note d’emblée l’institut (lire l'intégralité de l'étude ici).

Le niveau de vie médian – c’est-à dire le point d’équilibre entre la moitié des ménages qui gagne le moins et la moitié qui gagne le plus – s’est élevé à 19 270 euros par an, soit 1 610 euros par mois. Il est en baisse de 0,5 % en euros constants, par rapport à 2009. La baisse a été particulièrement sensible pour les ménages les plus pauvres. Les trois premiers déciles accusent une chute entre 1,3 % et 1,6 %. Les 10 % de personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10 430 euros annuels, correspondant au 1er décile.

Dans le même temps, les revenus des ménages les plus aisés, qui avaient enregistré une baisse en 2009, ont recommencé à augmenter. Le niveau de vie des 5 % de personnes les plus aisées a progressé de 1,3 % en 2010. Celui des 1 % les plus riches a enregistré une hausse de 4,7 % en 2010, après avoir baissé de 4,3 % en 2009. « Les 10 % les plus aisées disposent d’au moins 36 270 euros annuel, soit 3,5 fois plus (que les foyers les plus modestes) », note l’étude. 

 

 
© insee

C’est la première fois, insiste l’Insee, que la crise accentue autant les inégalités. Cette remarque conduit à un constat inquiétant : le système redistributif français, mis à mal depuis de nombreux années, est en passe de se casser. Il n’a plus les mêmes effets protecteurs qu’auparavant. Les dispositifs de solidarité permettent encore d’atténuer la chute mais plus de l’effacer. « Avant transfert, le premier décile de revenu par unité de consommation diminue de 3,2 % en moyenne par an de 2008 à 2010 et de 1,2 % après transferts ; pour le deuxième décile, les évolutions sont respectivement de 1,8 % et de 1,3 % », signale l’étude. 

2,7 millions d'enfants vivent dans des familles pauvres

De plus en plus de ménages se trouvent ainsi renvoyés aux marges de la pauvreté. « En 2010, le taux de pauvreté monétaire atteint 14,1 %, en hausse de 0,6 point. Les plus fortes contributions à la hausse de la pauvreté en 2010 sont en fait celles des populations inactives : les retraités (11 % de l’accroissement du nombre de personnes pauvres), les adultes inactifs autres que les étudiants et retraités (16 %) et, surtout, les enfants de moins de 18 ans (63 %)», relève l’Insee. Selon l’institut, 2,7 millions d’enfants vivent désormais dans des familles pauvres en 2010. Le risque de pauvreté s’accroît pour ces enfants, quand ils vivent dans des familles monoparentales, ou s’il y a plus de trois enfants dans la famille. Toutes ces données seront-elles prises en compte par les experts qui prônent une réforme des allocations familiales ?

La pauvreté touche aussi les retraités les plus âgés, souvent des femmes seules n’ayant pas ou peu travaillé. Le minimum vieillesse avait permis ces dernières années d’apporter une sécurité à cette population très fragile. Mais là encore la situation se dégrade : « En 2009, le taux de pauvreté monétaire des personnes âgées de 75 ans ou plus s’élève à 13,0 %, contre 7,7 % pour les personnes âgées de 65 à 74 ans et 12,8 % pour les personnes d’âge actif », pointe l’étude.

La troisième catégorie la plus menacée, ce sont les ménages endettés. Par rapport au reste de l’Europe, les ménages français sont peu endettés. Selon l’Insee, 46 % des ménages vivant en France déclarent avoir au moins un emprunt encore en cours. 18 % sont endettés uniquement pour l’achat d’un bien immobilier ou pour financer de gros travaux. Mais il y a ceux qui s’endettent pour boucler les fins de mois, ceux qui cumulent les crédits immobiliers et les crédits à la consommation. Plus de 18 % des ménages endettés doivent rembourser l’équivalent de plus de 30 % de leurs revenus chaque mois. Certains se retrouvent totalement étranglés : ils sont 12 % à avoir un endettement dépassant 80 % de leurs actifs, et même 9 %, qui ont accumulé un endettement dépassant la totalité de la valeur de leur patrimoine.

Que reste-t-il du « modèle français » ? De moins en moins de protection manifestement au fur et à mesure que la crise se prolonge et s’amplifie. Jamais les inégalités n’ont été aussi grandes en France depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Mais rien n’est fait pour corriger la situation. Aucune réforme de la fiscalité n’a été entreprise par le gouvernement. « La réforme fiscale est faite », assurait avec aplomb Jérôme Cahuzac, alors ministre du budget, en janvier. Plutôt que de regarder les chiffres et de s’en inquiéter, beaucoup préfèrent s’en tenir au mythe.


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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 14:00

 

 

Médiapart

 

 

Lire aussi

Que va-t-il rester du Printemps, après sa revente aux Qataris ? D’après les documents internes que s’est procurés Mediapart, cela n’aura plus grand-chose à voir avec le grand magasin connu. Oubliés les couettes, les jouets, les casseroles, les meubles… tout ce qui fait partie du grand bazar des grands magasins. Le Printemps Haussmann, le seul qui intéresse les acheteurs qataris, est appelé à devenir, au moins dans un premier temps, un centre commercial, les propriétaires comptant louer à prix d’or des espaces pour des marques de luxe.

Un business plan précis a été établi par la direction pour détailler l’évolution du grand magasin du boulevard Haussmann. Nommé Arthur 3, ce document a été achevé le 5 décembre 2012, afin d’être présenté aux acheteurs qataris : l’accord de négociations exclusives révélé par Mediapart a été signé le 21 décembre 2012. 

 

Officiellement, ce plan n’existe pas. La direction a nié son existence à l’intersyndicale du Printemps, rassemblant la CGT, la CFDT, l’UGIT-CGT et la SAPP, qui l’interrogeait sur le futur du groupe.

Pourtant, sur le papier, tout est déjà écrit. Le futur plan d’action prévoit la suppression totale du rayon enfants, du rayon bain, la division par deux des produits de la maison, des arts de la table, des meubles. Dans la foulée, on supprime aussi les services médicaux et sociaux, les locaux du personnel et syndicaux.

 

Au moins 226 emplois supprimés dans un premier temps

 

Un temple du luxe 
Un temple du luxe

Cet immeuble est appelé à devenir le royaume du luxe pour les hommes. Dior, Vuitton, Omega, Weston, Dolce Gabbana… Toutes les marques prisées par les « beautifuls », ceux à la vie sur papier glacé ou qui en rêvent, sont invitées à louer très cher des espaces pour y vendre leurs produits siglés. Le groupe espère augmenter son chiffre d'affaires de 163 millions d'euros par cette seule transformation. Les taux de marge prévus y sont impressionnants : 38 % pour l'horlogerie, 36,7 % pour les chaussures. L'îlot 2 – le premier magasin, transformé –, deviendra, selon le projet, le plus rentable du groupe avec une marge de plus de 17 %. 

Une transformation identique est prévue pour la maison. Là encore, tout est appelé à être concédé aux marques renommées. Avec comme objectif de devenir « une référence unique et incontournable grâce une expérience shopping renouvelée et unique » (sic).

Mais ces changements taisent le plan social qui se cache derrière ce “plan d’action”. L’intersyndicale du Printemps, à qui ce document a été montré, a établi une première estimation des suppressions d’emploi induites par le projet Arthur 3. Selon ses calculs, ce sont au minimum 226 postes qui paraissent condamnés par la première transformation du Printemps Haussmann, sans compter les emplois indirects dans les départements achats, logistiques, comptabilité. Car toutes ces activités appelées à disparaître sont gérées directement par le Printemps. Les marques qui les remplaceront, elles, gèrent tout par elles-mêmes. Les salariés dépendent directement des marques. Ce sont souvent des employés intérimaires, précarisés, employés au coup par coup et qui ne disposent d’aucune couverture sociale, d’aucune convention collective. Le revers de la médaille de ce monde du luxe.

Sans attendre, la direction a déjà commencé à mettre en œuvre le plan Arthur 3, avec, dès décembre, les premières suppressions de points de vente dans les Arts de table, pointe l’intersyndicale. Tout s’est fait naturellement sans plan social. En cinq ans, la direction du Printemps est parvenue à supprimer plus de 900 emplois sans le moindre plan d’accompagnement des salariés.

Pour les syndicats, cette réorganisation prévue risque d’être la première d’une longue série. Le plan Arthur 3 dévoile en effet la véritable nature du projet de rachat par le Qatar : une opération immobilière destinée à assurer une rente très lucrative et qui ne s’embarrasse pas des salariés. À voir les millions d’euros de commissions promis aux uns et autres (voir les millions de commissions promis par le Qatar), tout cela s’annonce comme une affaire très juteuse. Au moins pour quelques-uns.

 

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 13:46

 

Le Monde.fr | 24.04.2013 à 10h08 • Mis à jour le 24.04.2013 à 10h58

 

Par Hélène Bekmezian et Raphaëlle Besse Desmoulieres 

 
 
L'amnistie sociale est l'un des grands chevaux de bataille de l'ancien candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon.

La proposition de loi sur l'amnistie syndicale pourrait bien finir sa vie à l'Assemblée nationale. Après son adoption de justesse par le Sénat, le 27 février, elle devrait être rejetée par la commission des lois de l'Assemblée, mercredi 24 avril. Ce texte, à l'initiative des communistes, prévoit notamment l'amnistie pour les infractions, commises entre le 1er janvier 2007 et le 1er février 2013, passibles de cinq ans d'emprisonnement au plus et son adoption au Sénat avait suscité l'ire du patronat qui y voit un "appel au cassage".

Lire : De la rue au Sénat, le Front de gauche défend l'amnistie sociale

"La position du gouvernement dans ce débat sera "non", nous ne sommes pas favorables à cette amnistie, ni à aucune autre", a déclaré le ministre des relations avec le Parlement, Alain Vidalies, au micro de France info dans la matinée, officialisant pour la première fois aussi clairement l'opposition de l'exécutif. Dans la foulée, le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Bruno Le Roux, lui a emboîté le pas sur BFM-TV, assurant que "ce texte ne peut pas être adopté en l'état aujourd'hui par l'Assemblée nationale." "Soit nous l'amenderons profondément, soit nous renverrons le texte au Sénat."

Au Palais du Luxembourg, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, s'en était remis à la "sagesse" des élus et le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, s'était lui dit "sceptique sur le principe de l'amnistie". Le président de la commission des lois, Jean-Jacques Urvoas, avait aussi exprimé son désaccord et devrait donc se satisfaire de voir les commissaires rejeter le texte même si celui-ci sera examiné en séance, le 16 mai.

Deux issues seront possibles: soit les députés voteront une "motion de renvoi en commission" pour rejeter le texte d'emblée, soit ils l'examineront et voteront finalement contre. C'est dans le deuxième cas seulement que le texte retournerait alors au Sénat.

 

"PARTI PRIS DU MEDEF"

 Si elle n'a désormais plus grand espoir quant à l'issue finale, la co-présidente du Parti de gauche, Martine Billard, ne décolère pas, elle qui pensait que la "version étriquée" du Sénat serait adoptée. "Le message est très clair: c'est le parti pris du Medef contre les salariés. Le message envoyé par un gouvernement socialiste, c'est "travailleurs, fermez-la", les patrons vous pouvez faire ce que vous voulez", enrage-t-elle. Un communiqué publié mercredi par le secrétaire général du PG, François Cocq, dénonce dans la même veine un "coup de poignard" du gouvernement, appelant les députés PS à refuser le "diktat" du gouvernement.

"Il y a un amalgame, qui n'est pas juste, fait avec les manifestants contre le mariage pour tous mais ceux qui ont été arrêtés ne rentreraient pas dans le champ de la loi", tempête de son côté Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat. Après leur bras de fer perdu avec le gouvernement sur l'accord emploi, c'est un nouveau camouflet pour les communistes qui tiennent là une nouvelle bonne raison d'aller manifester le 5 mai.

 

Lire : La proposition de loi sur l'amnistie sociale fait des vagues


Hélène Bekmezian et Raphaëlle Besse Desmoulieres 

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 13:31

 

 

 

            
 

La lettre d’ATTAC Nîmes 
 Avril 2013
 
 
Appel offres hébergement université Attac France à Nîmes - 26-30 juillet 2013

L'an passé, plus de 800 personnes avaient participé à l'université d'ATTAC France à Toulouse. Nous vous remercions de voir s'il vous serait possible de proposer un hébergement pour un ou des participants de l'université d'été d'ATTAC France qui se tiendra à Nîmes du 26 au 29 juillet.

Pour organiser un hébergement "militant", nous avons besoin de savoir quelles sont les possibilités sur Nîmes et ses environs – maximum 30 km semble raisonnable - en notant que s'il n'y a pas de possibilité d'accès à pied ou en transport urbain, le voiturage doit être assuré par l'hébergé ou par vous.
Pouvez-vous nous faire parvenir à l'adresse universite.attac@gmail.com avec, comme sujet du mail, offre hébergement
> vos coordonnées : nom, adresse, tél et mail
> ainsi que vos capacités : nb de chambres, nb de lits (simple ou double), places de camping
> et la possibilité d'accès en voiture et de stationnement
Nous confronterons vos propositions avec les demandes d'hébergement pour les faire correspondre au mieux et nous vous proposerons ensuite de vous mettre en contact directement avec le(la)(les) hébergé(e)(s) pour leur accueil

L'équipe d'organisation de l'université d'été d'ATTAC France à Nîmes.

Thème de cette université: "Ruptures et transitions: le temps est venu !"



        
Pour recevoir directement les infos d'attac Nîmes, merci de nous laisser votre adresse à  nimes@attac.org

site ATTAC France : http://france.attac.org site ATTAC Gard : http://local.attac.org/attac30

 

 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 18:55

 

http://zad.nadir.org

lundi 22 avril 2013, par zadist

 

 

L’occupation militaire du carrefour de la Saulce a pris fin samedi, après une durée de 146 jours (pour une opération débutée il y a 187 jours). On peut enfin y circuler librement !

Infos de mardi

Tout semble calme sur la zone. On rappelle l’AG de mouvement ce soir à la vache-rit.

Infos de lundi

On vient de mettre à jour l’appel à création collective du jeu de la ZAD

Rassemblement ce lundi à partir de 14h au Tribunal de Nantes. en soutien à une personne arrêtée lors de la manif contre l’homophobie de jeudi dernier à Nantes et placée en détention provisoire en attendant son procès en comparution immédiate.

Les différents projets suivent leur cours sur la ZAD. Comme tous les lundi un club de grimpe a lieu en foret de Rohanne à partit de 11h. La réappropriation du carrefour de la Saulce va sûrement continuer (décoration de la route, construction d’un point accueil.

On a reçu une analyse critique de la chaîne humaine : La chaîne humaine, cheval de Troie des gauchistes

Reçu par mail : "Une autre raison de boycotter le transport aérien : le projet sécuritaire qu’il renferme. Un fichier européen des passagers du transport aérien vient d’être mis en service. Plus d’info dans la presse du jour"

Hier sur télénantes dans le "carrefour de l’info" entre 12h00 et 12h35 Grosvalet réitère que : "le projet continue sans attendre de délai et sans attendre le printemps..." (après son intervention sur la servitude de marche-pied sur les berges de l’Erdre). A écouter sur cette adresse.

- on nous a signalé un article autour de la crédibilité des luttes et autres questions qu’on peut se poser en ce moment ou régulièrement, on le met en lien, histoire de partager ou susciter des réflexions : Crédibilité, quand tu nous tiens

Infos générales

rendez-vous à venir sur d’autres luttes

On rappelle que la ZAD de Decines est expulsable depuis le 30 avril et qu’il y a un depart de la ZAD vers la-bas de prevu vendredi à 12 h ; depart de la Rolandiére

L.E.O : en ce qui concerne la L.E.O. projet de barreau routier dans la région d’Avignon, la manif’ d’occupation est prevue le 27 avril. il y aura aussi des covoiturages d’organisés à partir de la ZAD. N’hésitez pas à prevenir aussi si vous avez l’intention de partir et qu’il reste de la place dans votre voiture.

Info Chat Teigne : Info Chat Teigne : Le procès de la Chat Teigne a eu lieu à St Nazaire, le rendu : Le tribunal de Saint-Nazaire a autorisé mardi 26 Mars l’expulsion d’opposants (possibilité d’expulsion immédiate, 450 euros pas jour d’astreinte au bout de 8 jours. quelle clémence !)

Info Bellevue : Le rendu du procès de la ferme de Bellevue confirme la décision précédente : Expulsion immédiate, 50 Euro par tête/jour pour ceux qui restent. AGO a demandé des amendes de 1000€ par jour, 20 000€ pour dommages et intérêts mais ils ne les ont pas obtenu. Un appel à mobilisation à la ferme ce jour là est annoncé. 3 avril : Une nouvelle procédure est en cours de lancement pour l’occupation des bâtiments agricoles et l’exploitation des terres ...

Sur place, ça s’organise pour défendre Bellevue comme les autres lieux de la ZAD, et les appels à réagir partout en cas d’intervention policière sont remis au goût du jour :

Contre l’aéroport et son monde, s’ils attaquent on riposte ;

Appel à actions au moment des expulsions de la ZAD et

Contre l’aéroport et son monde : s’ils détruisent notre lieu d’organisation, nous occuperons les leurs !

Info legal team

Mercredi, une personne est passée en comparution immédiate, elle a été condamnée à 3 mois de prison avec sursis plus une interdiction de territoire d’1 an sur les communes de la ZAD.

Des nouvelles d’un camarade qui est passé par la ZAD : Lutin est en prison à Rennes depuis 2 mois. Il ne reçoit pas de courrier et sa maman a eu récemment le droit d’aller le voir. Il venait souvent sur la ZAD, et demande que les copains et copines lui écrivent

Voici son adresse :

Lutin ecrou 3610
MA1 CELLULE 03
Centre pénitencier des hommes
Rennes Vezin
CS 14605
Rue du petit pré
35746 Vezin le coquet cedex

Il est aussi possible de passer des messages pour les prisonniers à Rennes via l’émission de radio du dimanche midi qui passe sur canal b (94°fm) ! en laissant des messages entre 9h00 et 11h30 ! http://www.canalb.fr/genepi

Suite aux nombreux blessés de la ZAD, le collectif « Face aux armes de la Police » propose de lancer une procédure juridique devant le tribunal administratif.

Infos utiles pour venir ici

- Accueil : le week-end, l’ACIPA ouvre un local à Notre Dame des Landes, de 10h à 17h où les informations sur la lutte sont disponibles
- Contact presse de la ZAD : 06 32 98 78 36
- Équipe légale : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Équipe médicale : contactable par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

Les arrêtés préfectoraux

les derniers arrêtés valables jusqu’au .... 2 mai ! le transport de carburants, de tous produits inflammables ou explosifs et de matériaux de construction sont interdits jusqu’au 2 avril 2013 à 23h

Radio Klaxon

La radio émet à nouveau sur la ZAD

Le streaming (http://stream.zad.nadir.org/klaxon) sur internet est malheureusement en panne, mais devrait revenir bientôt (on cherche un ou des serveurs pour le relayer - contacter zad@riesup.net si vous pouvez aider !).

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 17:47

 

 

 

LE MONDE | 23.04.2013 à 13h02 • Mis à jour le 23.04.2013 à 13h02

Par Stéphane Foucart

 
 

 

 

La révélation pourrait alourdir encore l’atmosphère de défiance qui s’installe en France entre la société civile et les pouvoirs publics : des dizaines de produits phytosanitaires agricoles ou domestiques (insecticides, herbicides, fongicides, etc.) sont autorisées depuis plusieurs années, sans tenir compte des alertes de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

 

Des courriers, adressés par la direction générale de l’agence au ministère de l’agriculture, obtenus par l’association Générations futures et rendus publics mardi 23 avril, témoignent de profonds dysfonctionnements dans le système d’attribution ou de reconduction des autorisations de mise sur le marché des pesticides. Ces dernières sont délivrées par la direction générale de l’alimentation (DGAL), placée sous la tutelle du ministère de l’agriculture. Ces anomalies justifient, selon l’association, des recours en justice et notamment, un dépôt de plainte pour  » mise en danger de la vie d’autrui « .

 

De quoi s’agit-il ? Dans un courrier daté du 27 août 2012, Marc Mortureux, le directeur général de l’Anses, rappelle à Patrick Dehaumont, directeur général de l’alimentation, avoir déjà  » attiré l’attention «  de ses services, en octobre 2009, sur  » les problèmes posés «  par le fait que les avis de l’Anses relatifs aux pesticides ou aux produits fertilisants  » n’étaient pas tous suivis d’une décision par le ministère chargé de l’agriculture dans les délais prévus par la réglementation « . Le courrier divulgué par Générations futures pointe également  » le maintien sur le marché de produits pour lesquels – l’Anses – avait émis un avis défavorable ou un avis favorable avec restrictions « , précisant que  » des différences sont régulièrement repérées entre les avis de l’agence et les décisions  » de la DGAL.

 

Pour preuve, le directeur général de l’Anses joint à son courrier trois listes  » qui n’ont pas la prétention d’être exhaustives « , mais qui rassemblent tout de même quelque 200 produits pour lesquels  » des différences et anomalies ont été repérées dans ce cadre « .

 

A la date de l’examen, par les services de l’Anses, de la base de données des produits phytosanitaires autorisés – soit le 16 août 2012 -, plusieurs dizaines de pesticides étaient autorisées en France, en contravention avec les avis de l’agence nationale.  » De très nombreux pesticides restent autorisés alors qu’ils devraient, selon l’Anses, être interdits car non conformes aux exigences de la législation en vigueur « , s’insurge Générations futures.

 

D’un strict point de vue réglementaire, la DGAL n’est pas tenue de se conformer aux avis de l’Anses. Le grand nombre d’écarts relevés est cependant suffisamment anormal pour avoir suscité la réaction de l’agence sanitaire.

 

La plupart des risques ignorés par la DGAL concernent l’environnement, mais une demi-douzaine de produits épinglés présentent, selon les évaluations même de l’Anses, des risques sanitaires pour l’utilisateur, qu’il soit jardinier amateur ou employé agricole.

 

La situation a évolué depuis août 2012, fait-on valoir à la DGAL, et certains produits ont été mis en conformité avec les avis de l’Anses. Combien ? La DGAL ne peut, dans l’immédiat, le préciser. Elle ajoute que certaines anomalies peuvent être expliquées par des défauts de mise à jour de la base de données du ministère, ou encore par des agendas français et européens décalés.  » Avant de tenir compte d’un avis de l’Anses, il faut parfois attendre certaines réévaluations en cours au niveau européen « , plaide-t-on à la DGAL. C’est en effet à l’échelon communautaire que les molécules actives sont évaluées, les mélanges commerciaux étant ensuite évalués ou réévalués, puis autorisés (ou interdits) par chaque Etat membre.

 

Ces explications ne permettent cependant pas d’expliquer l’ensemble des dysfonctionnements mis au jour. Générations futures a annoncé son intention de former un recours pour  » carence fautive de l’Etat  » et de saisir une juridiction administrative pour obtenir le retrait des autorisations délivrées aux pesticides concernés.

 

Stéphane Foucart


 


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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 17:38

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 23.04.2013 à 09h07 • Mis à jour le 23.04.2013 à 09h43

 


 

 
Le navire plate-forme "Stena-Icemax".
 
La compagnie pétrolière britannique Tullow Oil a annoncé, mardi 23 avril, l'échec du forage d'un troisième puits au large de la Guyane française, là où une première découverte de pétrole en 2011 avait fait miroiter d'énormes retombées potentielles.

"N'ayant rencontré aucun hydrocarbure dans le réservoir principal, le puits a été bouché et abandonné", écrit dans un communiqué Tullow, qui est l'un des partenaires de Shell, l'opérateur du permis d'exploration au large de la Guyane.

La compagnie a creusé à une profondeur totale de 6 318 mètres, à 1 750 mètres sous le niveau de la mer, avant d'abandonner. Le navire de forage Stena Ice Max sera déplacé dans les prochaines semaines vers un puits baptisé "Cebus", pour une nouvelle tentative. "Nous pouvons nous attendre à un résultat plus tard cette année" grâce ce forage du puits Cebus, a assuré Angus McCoss, responsable de l'exploration chez Tullow Oil, qui a précisé que l'entreprise avait renforcé ses connaissances de cette zone frontière d'exploration.

Les prospections au large de la Guyane, démarrées en juin dernier malgré les réticences de la ministre de l'écologie, Nicole Bricq, devaient permettre de trouver un gisement de 300 à 600 millions de barils de brut, selon les projections de Shell. Une découverte de pétrole prometteuse avait été faite en 2011 par Tullow Oil, mais les premiers forages effectués en décembre s'étaient déjà soldés par un échec.

 

Lire : Comment le pétrole de la Guyane a eu raison de la ministre de l'écologie

Lire aussi en édition abonnés : La Guyane compte sur les revenus du pétrole


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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 17:25

 

 

Le Monde - Blog

 
in Share4

Rafaele Rivais a relayé sur son blog SOS Conso samedi 20 avril un article largement repris et débattu au sujet de l'obsolescence programmée, notion selon laquelle la durée de vie des produits serait volontairement programmée pour être écourtée.

Mais alors que le sujet est de nouveau au coeur de l'actualité, quels sont les outils à disposition des institutions publiques et des citoyens pour ne pas subir l'obsolescence des produits ?

 

Les différents types d'obsolescence

Il est courant de différencier plusieurs types de "désuétude planifiée". D'après un rapport d'information déposé par la mission d'information sur la gestion durable des matières premières minérales au nom de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire et présenté par les députés M. Christophe Bouillon et M. Michel Havard en octobre 2011, on peut distinguer :

  • L’obsolescence indirecte, tenant généralement de l’impossibilité de réparer un produit faute de pièces détachées adéquates (vous perdez le chargeur de votre téléphone et ne pouvez en retrouver un, vous voilà alors contraint de changer de téléphone) ;
  • L’obsolescence d’incompatibilité, par exemple cas du logiciel informatique qui ne fonctionne plus lors de l’actualisation du système d’exploitation ;
  • L’obsolescence esthétique, avec de nouveaux produits mis régulièrement sur le marché avec une esthétique nouvelle, sinon améliorée, qui rend désuètes les versions précédentes de ces produits (marketing et consommation ostentatoire, quand vous nous tenez...) ;
  • L’obsolescence de fonctionnement, cas des produits conçus de manière à fonctionner un certain nombre de cycles ;
  • L’obsolescence de service après-vente, conçue de façon à ce que le consommateur soit plus enclin à racheter un produit plutôt qu'à le réparer, en partie à cause des délais de réparation et des prix.

En août 2012, un rapport publié par l'ADEME sur la durée de vie des équipements électriques et électroniques insistait sur la notion d'"obsolescence conjoncturelle" des produits pouvant être liée à :

  • Des raisons techniques, par exemple des sauts technologiques ou l’apparition d’incompatibilités entre équipements (par exemple avec la mise en réseau croissante) ;
  • Des raisons économiques, par exemple des questions de coût de stockage des pièces de rechange ;
  • Des raisons réglementaires, par exemple des évolutions de la règlementation en matière de technologies (changement du parc des TV avec le passage de l’analogique au numérique) ou en termes de sécurité (par exemple interdiction ou limitation de certaines substances dangereuses) ;
  • Des choix de consommation au regard d’une évolution naturelle de la gamme des produits disponibles sur le marché, fonction de la maturité de la technologie considérée, des innovations et de la concurrence. Cette obsolescence commerciale serait plus poussée dans le cadre du marché B to C (Business to Consumers) que dans celui du marché B to B (Business to Business), à cause d’effets de mode.

L’ADEME résume ces différents aspects en deux catégories d'obsolescence :

  • L’"obsolescence fonctionnelle", quand un produit ne répond plus aux nouveaux usages attendus, pour des raisons techniques (exemple incompatibilité avec de nouveaux équipements), règlementaires et/ou économiques.
  • L’"obsolescence d’évolution" quand un produit ne répond plus aux envies des utilisateurs qui souhaitent acquérir un nouveau modèle du fait d’une évolution de fonctionnalité ou de design.

Serge Latouche, dans Bon pour la casse (octobre 2012), distingue clairement trois types d’obsolescence : technique (fonctionnelle, liée à l’amélioration des solutions techniques), psychologique (par le biais de la publicité, du marketing, et des comportements induits de consommation) et programmée (volontairement induite par les fabricants pour assurer le maintien et la progression des ventes). Pour l’économiste, ces trois types d’obsolescence fonctionnent en symbiose et s’interpénètrent constamment.

Une chose est sûre: l’ensemble de ces nuances prouve à quel point il est nécessaire de définir la notion dans son ensemble et d’acter de mesures différenciées selon les facteurs objectifs (techniques) et les facteurs subjectifs (effets de mode, mise sur le marché de nouveaux produits) de l’obsolescence.

Au niveau institutionnel

Si la théorie d'un complot industriel organisé est quelque peu abusive, il demeure que certaines anomalies sur le fonctionnement relativement peu durable de certains produits mérite que les institutions se penchent sur la question. D'autant que les éléments liés à cette question ne sont pas seulement dramatiques pour l'environnement (utilisation des métaux rares, traitements des déchets, pollutions induites et effet sur la santé publique), mais aussi en termes économiques et sociaux (pouvoir d'achat, endettement, inégalités, etc.).

Pour Jean-Vincent Placé, cette question souligne les limites de notre société de consommation actuelle et la proposition de loi portée par le groupe écologiste au Sénat afin de lutter contre l'obsolescence, débattue le mardi 23 après midi en présence du ministre Benoît Hamon, vise avant tout à augmenter la durée de vie des produits en étendant progressivement la garantie légale de 2 à 5 ans d'ici 2016.

Elle envisage également de faciliter la mise à disposition des pièces détachées pendant dix ans, de renforcer l’information du consommateur via des notices de réparation et des renseignements sur le recyclage/réemploi et de donner une définition au "délit d’obsolescence programmé" qui pourrait permettre des actions en justice, dont des actions de groupe (ces "class action" telles que celles qui ont été menées aux Etats-Unis, contre Apple, sans aboutir car la firme a proposé de dédommager les plaignants). Sans parler d'une réflexion à mener sur l'économie de la fonctionnalité et la façon de favoriser la vente d'usage plus que de propriété, et le besoin de mener une étude d'impact sur les emplois qui pourraient être créés avec une politique de fabrication favorisant la qualité et l'entretien des produits.

Au niveau européen, certaines directives favorisent indirectement la lutte contre l'obsolescence en insistant sur la nécessité de proposer des produits dotés de  piles et accumulateurs amovibles (directive 2006/66/CE), en incitant à l'écoconception des produits (directive 2009/125/CE) (voir aussi la directive 2012/19/UE du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2012 relative aux déchets d'équipements électriques et électroniques). D'après le mémoire de recherche effectué par Lydie Tollemer, l'étudiante citée par Rafaele Rivais, la directive 2008/98/CE visant à réduire la quantité de déchets produits dans l'Union Européenne pourrait aussi responsabiliser les fabricants par le biais des quantités de déchets générées par leur production.

Le Conseil Economique et Social Européen travaille actuellement à la rédaction d'un avis qui pourra également soumettre la mise en place de nouvelles directive à la Commission et au Parlement Européens (si cela vous intéresse, une audition publique est prévue le 7 mai 2013 à Bruxelles).

Au niveau de la société civile

En attendant que ces législations soient actées et mises en oeuvre, plusieurs solutions s'offrent à vous pour ne pas tomber dans le panneau.

Lors de l'achat, assurez-vous des conditions de fabrication, renseignez-vous en amont sur la qualité des produits, n'hésitez pas à acheter un petit peu plus cher... si cela vous est permis.

Pour faire votre choix, faites un tour sur le site garantie5ans.com créé en 2012 pour faciliter la recherche de produits ayant une garantie longue. Pour Ivan Couet, le cofondateur du site, "la durée de garantie n'est peut être pas la panacée mais si un constructeur s'engage sur une garantie de 5 ans alors que la loi ne l'oblige pas encore à le faire, c'est qu'il a une certaine confiance dans son processus de fabrication. Il y a 30 ans c'était la fierté d'une marque que de construire des produits durables, c'est a nous, consommateurs, de faire bouger les lignes pour que les entreprises réfléchissent de nouveau a cela."

Damien Ravé, de l'excellent site CommentReparer.com, invite aussi les consommateurs à s'interroger sur leurs habitudes et estime que l'ensemble de ces débats ne peut que pousser à s'interroger vraiment sur la notion de durabilité des produits.

En cas de casse, ayez le réflexe Sugru, la pâte qui répare (presque) tout et n'hésitez pas à bricoler un peu (voir alors CommentReparer.com ou ifixit.com).

En cas de panne, souvent liée à un souci d'ordre électronique, voyez avec le service après-vente si l'objet est encore sous garantie, mais n'hésitez pas autrement à vous rendre chez des professionnels de la bidouille, chez des amateurs qui dans les FabLab ou des HackLab pourraient trouver des solutions à votre problème (en regardant les circuits ou en usant d'une imprimante 3D par exemple s'il s'agit d'une pièce à remplacer qui n'est plus disponible dans le commerce).

Vous pouvez également faire appel à des services comme ceux proposés par Lokéo : cette filiale du groupe HTM (Boulanger) créée en 2010 est le premier site internet en France qui propose des solutions de location en électroménager, image / son et multimédia. Elle entend ainsi vous proposer de profiter de l’usage d’un produit sans les inconvénients liés à l’achat et tout en bénéficiant d’une prestation de service globale que vous n’avez pas avec ce dernier (livraison, installation, SAV, reprise du produit en fin d'usage et recyclage). D'autres sites comme Zilok ou E-Loue vous permettront d'emprunter les objets dont vous avez besoin et éviter de les acheter si cela consiste, par la suite, à les laisser dans un coin...

Autre solution: signer cette pétition lancée sur Avaaz le 23 mars 2013 afin de mobiliser plus largement la société civile sur ces questions et favoriser la prise de décision publique en la matière.

Et quand vos produits sont en fin de vie, n'oubliez pas les filières de réemploi et le réseau des ressourceries. Et si vous souhaitez les remplacer pour des raisons liées à la mode ou à des innovations techniques utiles pour vos activités, cela est votre droit... et n'hésitez pas alors à revendre vos précédents biens...

Si vous avez d'autres astuces, idées ou suggestions, n'hésitez pas à les indiquer en commentaires !

Anne-Sophie Novel / @SoAnn sur twitter

 

 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 17:15

 

 

Le Monde.fr | 23.04.2013 à 18h14 • Mis à jour le 23.04.2013 à 18h27

 

Par Bertrand Bissuel

 
 
Selon le CGT de l'usine Renault de Cléon, le salarié qui s'est donné la mort avait été très impliqué dans les grèves qui ont éclaté à partir de fin 2012 pour s'opposer au projet d'accord compétitivité-emploi.

Un salarié de l'usine Renault à Cléon (Seine-Maritime) s'est donné la mort, dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 avril, sur son lieu de travail. L'un de ses collègues l'a retrouvé, pendu, vers 5 h 30, dans un secteur de l'établissement où il n'y avait plus aucune activité.

Agé de 35 ans, il était technicien de maintenance de nuit et avait été embauché par le constructeur automobile en 2000.

Il a laissé deux lettres – l'une à l'attention de sa femme et de leurs filles, l'autre destinée à la direction dans laquelle il écrit : "Merci Renault. Merci ces années de pression, chantage au nuit. Où le droit de grève n'existe pas. Ne pas protester sinon gare. La peur, l'incertitude de l'avenir sont de bonne guerre, parait-il ? Tu expliqueras ça à mes filles, Carlos [Ghosn, le PDG du groupe]. "

Selon Pascal Morel, responsable du syndicat CGT dans l'usine, cet homme avait été très impliqué dans les grèves qui ont éclaté à partir de la fin 2012 pour s'opposer au projet d'accord compétitivité-emploi.

Signé dans la première quinzaine de mars, ce dispositif prévoit que le personnel fasse des sacrifices (gel des salaires, accroissement du temps de travail...) en contrepartie de l'engagement de la direction d'augmenter les volumes de production.

Lire le décryptage Renault : ce que l'accord de compétitivité va changer

 

 "PRESSIONS"

Après ces conflits, "la hiérarchie a exercé des pressions", explique M. Morel, et a fait comprendre aux grévistes que s'ils jouaient encore aux fortes têtes, ils risquaient de perdre leur poste de nuit, nettement mieux payé que le travail en équipe de jour. La différence peut être de l'ordre de 700 euros par mois, d'après M. Morel.

Pour le syndicaliste, le suicide de cet homme est "en lien avec le travail". Renault a une part de responsabilité, ajoute M. Morel, dans la mesure où un "système", reposant sur le chantage et sur l'intimidation, a été mis en place pour encadrer le personnel.

Une porte-parole de la société rétorque que le salarié avait été favorablement "évalué" par sa hiérarchie et qu'il avait l'assurance de pouvoir continuer à travailler de nuit. Il n'était pas connu des services médicaux de l'entreprise.

"Renault a à cœur de comprendre ce qui s'est passé, insiste-t-on chez le constructeur. La direction est touchée et s'associe au chagrin de la famille et des salariés."

Une cellule psychologique a été mise en place sur le site de Cléon. Le parquet de Rouen a ouvert une enquête. De son côté, le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) va essayer d'identifier les facteurs expliquant le passage à l'acte pour éviter que de tels faits ne se reproduisent, affirme M. Morel.

Bertrand Bissuel

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