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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 17:43

 

 

Marianne

Rédigé par Hervé Nathan le Dimanche 5 Mai 2013 à 13:04



La commission de Bruxelles a fait un joli cadeau d’anniversaire à François Hollande au moment où il souffle sa première bougie à l’Elysée : un répit de deux années pour amener le déficit public de la France en dessous des 3% du PIB. On rappelle que le gouvernement français s’était engagé à  y parvenir dès cette année, puis avait proposé de repousser l’échéance en 2014. Olli Rehn, commissaire européen à l’économie, a donc tranché au-delà des demandes françaises. Mais le cadeau est empoisonné et  il n’y a que Pierre Moscovici pour y voir un tournant et l’abandon de la politique d’austérité aveugle et généralisée dans l’Union européenne. 
D’abord parce qu’au niveau européen, la commission ne change pas de politique : elle ne demande pas des investissements massifs pour les infrastructures, des grands programmes de recherche, des fonds sociaux pour former els chômeurs, une mutualisation de la dette, la recapitalisation obligatoire des banques par leurs actionnaires, le rachat d’obligations d’Etat par la BCE.  Non. Elle donne du temps pour faire la même chose qu’avant.  Elle acte simplement que l’orientation qu’elle a soutenue mène droit à la catastrophe non seulement économique et sociale, mais aussi politique, car l’an prochain, il y aura de sélections au Parlement de Strasbourg. Comme on prête à José Manuel Barroso l’intention de briguer la tête de liste des conservateurs européens.  On comprend mieux le véritable pourquoi de l’inflexion bruxelloise :  l’électoralisme le plus minable, à l’instar d’un maire qui réduit les impôts locaux juste avant de se présenter au suffrage des administrés !
 
Ensuite au niveau français. La France aura donc un déficit de 3,9% en 2013, et même de 4,2% en 2014, selon Bruxelles. Retour au laxisme  hexagonal? Non !  La France devra parvenir à moins de 3% de déficit en 2015, ce qui signifie un effort de 1,3 point de Pib ; soit plus de 26 milliards d’euros d’économies, en plus de qui est déjà programmé . On voit bien que l’austérité, rebaptisée « sérieux budgétaire » (sous la droite, le synonyme d’austérité, c’était « rigueur »…) par l’Elysée qui pense que cela fait moins peur, sera maintenue coûte que coûte. Alors où est le changement ? Il est écrit dans le communiqué d’Olli Rehn. La France a deux ans pour « mettre pleinement en œuvre » les réformes structurelles  envisagées du « marché du travail, des retraites et d’ouverture des marchés ».  
Le gouvernement Hollande-Ayrault a donc une feuille de route toute tracée :  imiter le Chancelier  social-démocrate Gerhard Schröder. En 2004, celui-ci avait lui-aussi bénéficié d’un « sursis » de Bruxelles, lorsqu’ avec l’aide de Jacques Chirac, il avait réussi à repousser les échéances de retour de l’Allemagne sous les 3% de déficit ! Jacques Chirac avait alors choisi de ne rien faire, quand son homologue allemand restaurait voire davantage la compétitivité de son pays, non pas par rapport à la Chine mais  par rapport à ses alliés !
Avec les lois Artz (1,2,3 et 4) Schröder avait réduit les pensions des Allemands et ouvert la voie à a constitution d’un énorme secteur de services et d’industrie (agroalimentaire notamment) à bas coûts, qui « occupe » aujourd’hui près de 15 millions de paires de bras… Ces réformes, à contre courant du programme électoral du parti social-démocrate, avait profondément et durablement fracturé la gauche allemande et ouvert la voie à Angela Merckel. Hollande, pour se conformer au inonctions de la commission, devrait donc lui aussi choisir une voie pour laquelle il n'a pas été élu. Faut-il se réjouir d'un pareil anniversaire?

 

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 17:40

 

 

Marianne - Dimanche 5 Mai 2013 à 05:00
Jean-Dominique Merchet - Marianne

 

 

Du PSG aux associations de quartier, ce micro-Etat du golfe Persique fait pleuvoir des dollars sur la France. Un livre signé Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget explique comment Doha a su tisser des liens avec notre pays. Des liens souvent troubles.


Le Qatar, à l'assaut de la France... et de ses banlieues
La scène se passe en août 2012. Dans les salons de l'Elysée, François Hollande s'apprête à recevoir le souverain du Qatar Hamed ben Khalifa al-Thani. Le président de la République s'entretient avec l'ambassadeur de France dans le richissime émirat.


«Au fond, interroge le chef de l'Etat, que faut-il penser de ce pays ?
-Monsieur le Président, dans les prochaines années, il est susceptible d'investir une centaine de milliards d'euros en France.
-Dans ce cas, je comprends mieux dans quel état d'esprit il faut se tenir.»

La messe était dite et la France, malgré l'alternance, allait rester dans les petits papiers du Qatar. Cette scène est rapportée par les deux journalistes Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget dans leur livre le Vilain Petit Qatar (Fayard) qui paraît le 5 mai et dont Marianne publie cette semaine les bonnes feuilles. Ce que révèlent, entre autres, les auteurs ? Que ce micro-Etat du golfe Persique, deuxième pays le plus riche au monde par habitant et défenseur d'un islam wahhabite sans concession, investit dans les banlieues françaises, soutient des associations de quartier, finance des mosquées, forme des imams et drague les jeunes générations grâce au miroir aux alouettes du football-spectacle.

"Success story" wahhabite

Que l'on s'intéresse aux affaires, à l'audiovisuel, au foot, à l'art, à l'immobilier parisien, à la défense du patrimoine, aux banlieues, à l'islam, au «printemps arabe» ou à la guerre du Mali, très vite on tombe sur le nom de ce petit pays, grand comme deux départements français et peuplé de moins de 2 millions d'habitants, dont 80 % d'étrangers. Il y a vingt ans, rares étaient les Français qui connaissaient l'existence du Qatar. C'était avant... Non pas avant l'explosion de la formidable richesse pétrolière et gazière, mais avant l'arrivée sur le trône de l'actuel émir, qui a renversé son père en 1995. Cet homme a changé le visage de son pays et son rôle international comme peu de dirigeants politiques sont parvenus à le faire. La success story est impressionnante, qu'on l'aime ou pas.

Beau et Bourget n'aiment pas. Leur livre est une charge sabre au clair contre «cet ami qui nous veut du mal». «La raison d'être de cet ouvrage est de révéler un scandale d'Etat. Comment la France en est-elle arrivée à trembler quand le Qatar fronce les sourcils ?» Les deux enquêteurs entendent dévoiler «les desseins cachés de l'émirat», cette «enseigne islamo-commerciale» qui rêve d'imposer de par le monde un «islam wahhabite conquérant, celui qui se livre à l'interprétation la plus mortifère du Coran». L'instrument de cette «conquête» : l'argent. «Deux cent dix milliards d'investissements à travers la planète.»

Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget explorent les différents domaines dans lesquels se nouent les liens souvent troubles entre la France et le Qatar. S'ils se sont considérablement développés durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, ils avaient débuté avant et se poursuivent depuis. Non sans certains échecs, notamment dans l'industrie. Le palmarès est pourtant impressionnant, l'immobilier parisien, le PSG, diverses formes de mécénat : le Qatar est un client intéressant... Tellement intéressant qu'en 2009 la majorité UMP lui a accordé, à la demande de Nicolas Sarkozy, un statut fiscal exorbitant du droit commun. Toutes les plus-values réalisées en France par les Qataris sont, depuis, exemptées d'impôts.


En clair, la France est devenue le paradis fiscal du Qatar. Et François Hollande n'a rien fait pour mettre fin à ce privilège. Au nom des intérêts supérieurs - financiers et diplomatiques - de l'Etat français. Résultat : le fonds souverain qatari regarde tous les dossiers. Voici dix jours, l'émirat a encore soufflé, au nez et à la barbe de tous les investisseurs, Le Printemps, un des fleurons de la distribution française. Prix : 1,6 milliard d'euros. Et ce alors que les Galeries Lafayette en proposaient 200 millions d'euros de mieux ! Certains évoquent en effet la possibilité de contreparties financières - 40 millions d'euros ? - qui pourraient être versées à l'actuel PDG du Printemps, via le Luxembourg...

Mais sa présence ne se résume pas au seul business - c'est ce que veulent démontrer les deux auteurs. L'émirat a aussi un projet politique. S'il entretient des liens avec la classe politique française de droite et (un peu moins) de gauche, il est très actif auprès des musulmans de France, et donc bien présent dans les banlieues, comme le racontent les extraits que nous publions.

Sur la ligne des Frères musulmans

Au plan international, le Qatar joue à fond sur sa chaîne de télévision Al-Jazira, «une télé qui possédait un Etat», et sur sa petite sœur française, BeIN Sport, qui se partage désormais avec Canal + les principaux droits sportifs audiovisuels. Enorme succès, Al-Jazira est surtout un média très engagé en faveur des révolutions arabes... tant qu'elles ne concernent pas les affaires intérieures de l'émirat. Si ses reporters ont soutenu la cause des Tunisiens et des Egyptiens, ils travaillent pourtant pour un Etat dénoncé par Amnesty International pour ses violations des droits de l'homme et où le pouvoir est absolu !

Si le Qatar soutient le renversement des régimes en place, c'est sur la ligne islamiste des Frères musulmans, pas celle d'une démocratie libérale à l'occidentale. En Libye, le Qatar était, avec la France, l'un des principaux pays de la coalition contre Kadhafi. En Syrie, il équipe l'opposition armée au régime de Bachar al-Assad. Il est aussi accusé d'avoir aidé les islamistes radicaux d'Aqmi au Mali, ceux contre lesquels la France est en guerre. Sur ce point, toutefois, Beau et Bourget n'apportent guère d'éléments nouveaux ou de preuves indubitables.

Les auteurs constatent surtout que le Qatar, qui en fait souvent trop, commence «à inquiéter même ses amis» français. Mais ils ne semblent guère croire à un changement politique venant de Paris, pas plus qu'à un improbable «printemps qatari». D'ailleurs, ces inquiétudes dépassent largement le cadre de la France. Le questionnement sur les intentions véritables du Qatar est le même à Londres où, après le rachat des célèbres magasins Harrod's, il vient de se porter candidat à la construction d'un «supersystème d'égoûts» pour la modique somme de 12 milliards d'euros... 

 

 

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 17:28

 

Marianne - Dimanche 5 Mai 2013 à 12:01 |

 

Périco Légasse

 

 

Amis de la malbouffe, réjouissez-vous, elle ne s'est jamais aussi bien portée. Voici l'effrayant inventaire des fourberies d'un système qui nous gave de mensonges, de poisons et de leurres.

 

 

Malbouffe - VIDAL/ISOPIX/SIPA
Malbouffe - VIDAL/ISOPIX/SIPA
Les puissants de ce monde ne nous mentent pas que les yeux dans les yeux, ils nous racontent aussi des salades au bouche à bouche. Ainsi, malgré un « amendement Nutella » voté par le Sénat pour limiter l'usage de l'huile de palme dans les pâtes à tartiner, aussitôt torpillé par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, nos enfants continuent à s'empoisonner grâce au mutisme des pouvoirs publics.

Ainsi McDo, lançant sa « saga des fromages » avec des McCheese au beaufort, au reblochon et à la tomme de Savoie, avait omis de préciser que le beaufort ne représentait que 51 % du fromage utilisé, le reblochon 8,5 % et la tomme 6 %. Lancée en 2000, la procédure judiciaire ne s'est achevée qu'en mai 2011 en appel avec la condamnation de McDo. [Arrêt 138]

Ainsi la société Comigel, célèbre pour avoir livré des lasagnes pur bœuf au cheval roumain à Findus, fut rachetée en 2007 par Céréa Gestion, un fonds de pension français coactionnaire d'usines à bouffe comme Buffalo Grill, Planet Sushi et Léon de Bruxelles, mais aussi bras financier du géant du lobby céréalier Unigrain dont les propriétaires sont le Crédit agricole, la Société générale, BNP Paribas et Natixis. Quand la traçabilité remonte directement à la salle des coffres...

Ainsi du curry au diméthylaminoazobenzène (jaune de méthyle), colorant industriel interdit car hautement cancérigène, a été utilisé par la société néerlandaise Calcic dans du couscous en boîte et des plats cuisinés. On a retrouvé ce jaune de méthyle dans des cocktails d'épices commercialisés par Intermarché sous la marque Cigalou et Caravelle. Le curry infernal s'étend ensuite à Carrefour avant que l'affaire ne soit révélée par le Canard enchaîné en 2009. Sans suite.

Un festin apocalyptique

Ainsi le classement du repas gastronomique des Français au patrimoine immatériel de l'humanité s'avère un coup de main donné par l'Unesco à l'industrie agroalimentaire, ravie de promouvoir sa cuisine d'assemblage au détriment de celle faite maison puisque la consécration porte sur le rituel et non sur le contenu.

Comble du vice, pour saluer l'événement, le gouvernement institua la Fête de la gastronomie, afin que les Français puissent ingurgiter du poulet de batterie et du camembert pasteurisé et devenir les dindons de la farce.

 

Couverture de Vive la malbouffe, à bas le bio ! de Christophe Labbé, Jean-Luc Porquet et Olivia Recasens, dessins de Wozniak
Couverture de Vive la malbouffe, à bas le bio ! de Christophe Labbé, Jean-Luc Porquet et Olivia Recasens, dessins de Wozniak
Des amuse-gueules de ce genre, l'ouvrage signé par nos confrères Christophe Labbé, Jean-Luc Porquet et Olivia Recasens, illustré par Wozniak, en compte 125, sur tous les thèmes, sous tous les angles. Pesticides, arnaques, trafics, supercheries, abus, viols, intox, le menu relève du festin apocalyptique.

Sous la forme d'un abécédaire, voici l'inventaire de la malbouffe triomphante qui, malgré les réglementations, les contrôles, les scandales, les affaires, les sanctions, les campagnes de prévention et les révélations de la presse, fait toujours ses choux gras.

Non pas un constat d'échec ou d'impuissance signifiant qu'il faut baisser les bras, mais la preuve que les menteurs et les tricheurs continuent à tirer les ficelles de l'alimentation de masse.

Voyant les consommateurs se tourner vers le bio, cette mafia tente de récupérer ce secteur avec la complicité d'une Commission européenne disposée à en assouplir les normes. Sans oublier la crise, qui donne aux voyous l'occasion d'amadouer un peu plus les pauvres avec les poisons maquillés du hard discount. Une lecture qui fait froid dans le dos, mais prouve qu'il faut redoubler d'énergie, de moyens et de détermination pour combattre les salopards qui nous empoisonnent.

Vive la malbouffe, à bas le bio !, de Chistophe Labbé, Jean-Luc Porquet et Olivia Recasens, dessins de Wozniak, éditions Hoëbeke, 192 p., 16 €.

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 17:15

 

Rue89 - link -  Joyeux anniversaire 05/05/2013 à 09h59
Rue89 - François Krug | Journaliste Rue89

 

 

 

Christian Lambert en février 2013 (Stéphane Lemouton/Sipa)

 

Proche de Nicolas Sarkozy, Christian Lambert devra quitter ses fonctions de préfet de Seine-Saint-Denis début juin. Mais cette fois, la droite ne pourra pas dénoncer une chasse aux sorcières : l’ancien président avait déjà dû jouer avec la loi pour maintenir le préfet à son poste.

Le décret est paru ce dimanche au Journal officiel. Christian Lambert, nommé préfet de Seine-Saint-Denis par Nicolas Sarkozy en avril 2010, pourra « faire valoir ses droits à la retraite à compter du 6 juin ». La veille, il aura fêté ses 67 ans.

Cette date d’anniversaire, l’ancien président n’est pas prêt à l’oublier : elle l’avait obligé à faire voter en urgence une loi dont l’unique objectif était de maintenir à son poste Christian Lambert, devenu... trop vieux. Un épisode oublié, mais cocasse, des années Sarkozy.

Nicolas Sarkozy pensait avoir trouvé l’homme idéal pour faire régner l’ordre en Seine-Saint-Denis : Christian Lambert avait dirigé, entre autres, le Raid et le cabinet du préfet de police de Paris. Et une fois nommé préfet, il avait vite démontré sa poigne.

Un an après l’avoir nommé, Nicolas Sarkozy réalisait que le préfet Lambert approchait dangereusement des 65 ans, l’âge limite de départ à la retraite pour les hauts fonctionnaires. Il ne restait plus que quelques semaines pour trouver une solution.

Une loi rédigée et votée en urgence

La solution, c’était de faire adopter par le Parlement une loi d’un seul article, offrant un bonus de deux ans aux fonctionnaires jugés irremplaçables – et ne concernant en réalité que Christian Lambert. Et l’ancien président avait promulgué la loi cinq jours avant l’anniversaire fatidique.

A son arrivée au ministère de l’Intérieur, Manuel Valls avait choisi de maintenir le préfet Lambert à son poste. Celui-ci était « inamovible », expliquait Le Monde à l’époque, et bénéficiait du soutien des socialistes Claude Bartolone et Bruno Le Roux, tous deux élus dans le 93.

Christian Lambert était même cité en exemple par la gauche, lorsqu’il s’agissait de répondre aux accusations de chasse aux sorcières ou de purge lancées par la droite. Harlem Désir, par exemple, ne s’en était pas privé.

Même si son départ à la retraite n’est pas une surprise, le préfet Lambert était le dernier des super-flics de Nicolas Sarkozy encore en fonction :

  • Bernard Squarcini, débarqué de la DCRI, est parti monter une société de conseil : « Je prends le large », avait-il expliqué à Rue89 ;
  • Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, a été muté à la Délégation interministérielle à la sécurité routière ;
  • Michel Gaudin, limogé de la préfecture de police de Paris, a retrouvé l’ancien président : il est aujourd’hui son directeur de cabinet.

Manuel Valls a maintenant un mois pour trouver un successeur à Christian Lambert – en se montrant plus attentif à sa date de naissance que Nicolas Sarkozy.

 

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato 
Article issu de Rue89, suivre ce  link


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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 17:02

 

 

LE MONDE | 03.05.2013 à 20h59 • Mis à jour le 05.05.2013 à 10h01

 

Par Stéphane Foucart

 
 
Les insecticides sont mis en cause par des ONG et la Commission européenne dans l'effondrement des colonies d'abeilles.

Triomphe pour certains, amère défaite pour d'autres. L'annonce par Bruxelles d'une probable suspension, dès le 1er décembre et pour deux ans, de trois insecticides dits néonicotinoïdes, impliqués dans le déclin des abeilles domestiques (Apis mellifera) et des pollinisateurs sauvages (papillons, bourdons, abeilles solitaires, etc.), a été saluée, lundi 29 avril, comme une victoire par le monde apicole et les organisations de défense de l'environnement. Mais elle peut aussi, au contraire, être interprétée comme une cuisante défaite.

Tardive et pusillanime, la décision de la Commission apparaît plutôt comme le symptôme d'une formidable faillite des systèmes d'évaluation des risques. Et, plus généralement, d'un grave défaut de vigilance des pouvoirs publics sur les questions de risques environnementaux – ce même travers qui a conduit au scandale du chlordécone (Le Monde du 17 avril) dans les Antilles françaises.

De fait, les firmes agrochimiques ne sortent nullement perdantes de leur affrontement avec les apiculteurs et les défenseurs de l'environnement. Au contraire. Les pesticides aujourd'hui sur la sellette auraient, à l'évidence, dû être retirés du marché voilà de nombreuses années.

Pour comprendre, il faut savoir que les molécules de la famille des néonicotinoïdes sont les insecticides les plus efficaces jamais synthétisés. A cette foudroyante efficacité s'ajoute une autre innovation. L'un des principaux modes d'application de ces substances consiste à en enrober les semences avant leur mise en terre. La plante sécrète alors le toxique tout au long de sa vie. Le traitement n'intervient donc pas ponctuellement, en fonction des attaques de ravageurs : il est permanent. Il transforme, par défaut, des millions d'hectares de grandes cultures en champs insecticides.

Le déploiement de ces technologies – dès le milieu des années 1990 en France – a correspondu, dans le temps, à une forte accélération du déclin des abeilles et des insectes pollinisateurs, ces petites bestioles qui fournissent à l'agriculture européenne un service de pollinisation estimé par Bruxelles à environ 22 milliards d'euros par an.

Ce n'est que début 2013 que l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu un avis scientifique très sévère sur les fameux néonicotinoïdes (imidaclopride, clothianidine et thiaméthoxame) ; c'est sur la foi de cet avis que la Commission a proposé la mise en oeuvre du moratoire sur ces produits, commercialisés sous les noms de Gaucho, Cruiser, Poncho, etc.

 

UN RISQUE INACCEPTABLE POUR LES ABEILLES

Un tel avis aurait pourtant pu être formulé par l'EFSA à partir du savoir scientifique disponible il y a déjà dix ans. En 2001, le ministre de l'agriculture, Jean Glavany, avait réuni un groupe d'experts (le Comité scientifique et technique de l'étude multifactorielle des troubles des abeilles, ou CST), composé de chercheurs d'universités et d'organismes publics de recherche (CNRS, INRA, etc.). Dans son rapport, rendu en septembre 2003, le CST avait déjà fermement conclu que l'imidaclopride (commercialisé sous le nom Gaucho) présentait un risque inacceptable pour les abeilles. Sans, bien sûr, écarter la contribution des pathogènes naturels (virus, varroa).

Surtout, écrivaient les experts, les scénarios d'exposition des abeilles à l'imidaclopride étaient "en accord avec les observations de terrain rapportées par de nombreux apiculteurs en zones de grande culture, concernant la mortalité des butineuses, leur disparition, leurs troubles comportementaux et certaines mortalités d'hiver". le rapport du CST, s'il a conduit à l'interdiction du Gaucho en France, a été ensuite commodément oublié. Et ce bien qu'il eut été simple de l'étendre aux autres néonicotinoïdes. Le moratoire proposé en 2013 par Bruxelles a donc une décennie de retard.

Tardif, ce moratoire fait aussi l'impasse sur des faits scientifiques établis par les agrochimistes eux-mêmes. Les trois molécules visées ne seront retirées que deux ans, alors que leur persistance dans l'environnement peut excéder plusieurs années. Elles ne seront, en outre, suspendues que pour certains usages : elles demeurent utilisées pour les céréales d'hiver au motif que celles-ci ne sont pas au contact des abeilles. Les trois néonicotinoïdes continueront donc à s'accumuler et à se disperser dans l'environnement.

La Commission n'a donc pas complètement pris acte de l'état des connaissances accumulées sur ces nouvelles générations d'insecticides. Mais il est vrai que certaines "expertises" ont entretenu le pouvoir politique dans une ignorance "socialement construite" sur le sujet. L'histoire des sciences jugera probablement avec sévérité les divers rapports – comme celui rendu en 2008 par la défunte Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) – reprenant à leur compte, parfois dans des conditions d'intégrité discutables, la vulgate des agrochimistes : les troubles des abeilles étant "multifactoriels", les nouveaux produits phytosanitaires n'y joueraient aucun rôle déterminant.

Il a ainsi fallu plus d'une décennie pour se convaincre qu'organiser la présence permanente, sur des millions d'hectares, des insecticides les plus puissants jamais inventés pouvait éventuellement avoir un effet sur ces insectes que sont les abeilles. Il reste désormais à se convaincre de cet autre truisme : ces produits ne disparaîtront pas du jour au lendemain de l'environnement. Il faudra bien plus de deux ans avant que les effets de leur retrait ne se fassent pleinement sentir.

Stéphane Foucart

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 16:45

 

 

objectifgard.com

 

 

Le "coup de balai" de Mélenchon est volontiers illustré durant la marche...

 

La tête du cortège arrive place de la nation. Dans le carré de tête : Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent, suivis des syndicats, des ouvriers en lutte dont les Fralib de Gémenos“, explique Frédéric Deschamps, membre départemental du PCF 30, qui a fait le déplacement à Paris pour assister à la manifestation nationale du Front de Gauche. “C’est une manifestation festive, jeune et colorée… Très rouge. J’ai le sentiment que nous sommes autant si ce n’est plus, qu’a la manifestation pendant les présidentielles“, rajoute le responsable local.

Du côté des slogans, dans l’épais cortège rue de Lyon, on peut entendre : “Austérité sa suffit, la gauche c’est nous” ou encore “c’est maintenant qu’il faut changer“. Côté numérique, “c’est pire que la Feria, c’est noir de monde“, lance Frédéric Deschamps. Selon les organisateurs, près de 180.000 personnes sont présentes entre à la place de la Bastille et la place de la Nation.

Entre hier soir et ce matin, plusieurs centaines de militants gardois “rouge vif” sont partis en car. Certains d’entre eux, comme les cheminots ont pris le TGV, tandis que d’autres ont préféré le co-voiturage…

Le parcours


Les fralib de Gémenos sont présents.

 

Ce dimanche, les militants de gauche ont fait le parcours en sens inverse de la manifestation du 18 mars 2012 qui avait réuni 120.000 personnes. “Nous partons de la place de la Bastille pour rejoindre la place de la Nation, via la rue de Lyon“, précise Frédéric Deschamps. Avant de rajouter : “c’est une marche et non un meeting, il n’y aura pas de très grands discours“.

 

Samuel et Célia, deux militants nîmois du Front de gauche à Paris.

 

Les militants écologistes font leur apparition.

 

Jean-Luc Mélenchon : “La période d’essai est terminée, le compte n’y est pas” 


 

"Vive la République, vive la sociale, vive la France". Dans son allocution, qui s'est conclue autour des 15h30, le leader du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon a appelé à la création d'une VIème République. "La période d'essai est terminée, le compte n'y est pas (…) Le petit bal des copinages et des fraternités d'école c'est fini", a poursuivi le tribun, taclant ainsi le gouvernement Ayrault et la présidence Hollande. Côté économie, Jean-Luc Mélenchon veut en finir avec les plans d'austérité : "nous savons que nous ne pourrons jamais rembourser la dette (…) Il faut arrêter les souffrances infligées aux peuples". Et de lancer : "mieux vaut l'inflation que la guerre", faisant référence au rôle la BCE, qui si le statut était modifié, pourrait prêter directement aux états qui pourraient alors éponger leur dette respective... C'est la fameuse "planche à billet", utilisée autrefois. Pour Jean-Luc Mélenchon, "ce jour est un point de départ où nous travaillons à réunir une nouvelle majorité. Et nous donnons rendez-vous aux associations, aux familles, à venir débattre avec nous lors des assises en juin, pour un nouveau programme à proposer". En conclusion, Mélenchon reprend le leader de la SFIO : "Jean-Jaurès disait : nous savons, par une expérience, qu'il ne faut jamais désespérer. Et qu'un jour ou l'autre, la grandeur des évènements répond à la grandeur de la pensée. Vive la république, vive la sociale, vive la France !".

 

Pour Eva Joly, ancienne candidate EELV à la présidentielle, cette manifestation "n'est pas une manifestation contre le gouvernement, mais un point d'appui pour mener une autre politique".

 

100.000 personnes attendues


Le journal de gauche, fondé par Jean-Jaurès , fait sa Une sur la manifestation de ce dimanche 5 mai.

 

Cette démonstration de force, à l’initiative du trublion et co-président Jean-Luc Mélenchon, a pour but de réveiller le gouvernent Ayrault : “on est à un moment politique où les gens, qui ont voté pour François Hollande se rendent bien compte que rien n’a changé. Le gouvernement réengage et accentue même les mesures prises sous le quinquennat Sarkozy“, lance Frédéric Deschamps

Ambition affichée des organisateurs : réunir au moins 100.000 personnes. Un challenge difficile au regard de la faible mobilisation du premier mai. Les jours fériés nuiraient-ils au militantisme ?

Invité surprise du rassemblement : Eva Joly. L’ancienne candidate EELV aux présidentielles a volontiers accepté la proposition de Jean-Luc Mélenchon. De quoi mettre mal à l’aise quelques députés et ministres EELV, à l’image de Cécile Duflot. Dans sa politique habile pour fracturer le gouvernement, Jean-Luc Mélenchon avait également convié Arnaud Montebourg, chantre de la démondialisation. Mais le ministre du redressement productif a décliné l’offre…

 

Bye bye “austérité” et bonjour “VIème République”


120.000 étaient présents, l'année dernière, place de la Bastille.

 

Il faut bien remarquer que depuis l’élection de François Hollande, il y a tout juste un an, les attaques du leader du Front de gauche à l’encontre du chef de l’état vont crescendo. En cause : “la politique d’austérité mise en place par un gouvernement dit “de gauche”“. “On dit que ce n’est pas une politique d’austérité, mais on voit bien que les impôts augmentent, que les investissements publics sont en baisse… Alors comment doit-on appeler cette politique ! (…) Ces mesures vont accentuer les difficultés“, rétorque Frédéric Deschamps.

Hasard du calendrier, la commission européenne a publié vendredi de pessimistes prévisions concernant la santé économique de la France, confortant les critiques du Front des communistes :  une recession de 0,1% de la croissance française et des déficits qui continueraient à se creuser : -3,9% en 2013, -4,2% en 2014 ! Comme quoi, austérité ne rime toujours pas avec croissance.

Nous avons besoin d’air, de souffle dans l’économique mais aussi dans l’exercice démocratique. Aujourd’hui les gens ne se retrouvent plus dans cette caricature qu’est le fonctionnement de nos institutions. Il nous faut passer à la VIème République“, appelle, à l’instar de toute la gauche de la gauche, Frédéric Deschamps.

Plus d’infos à venir…

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 16:37

 

 

Par La Voix du Nord

 

Publié le 05/05/2013

 

 

 

En ce dimanche printanier, à un jour près de l’élection présidentielle de François Hollande, la gauche du parti socialiste se mobilise sur son tracé historique, de Bastille à Nation, à Paris. Ces derniers mois, on avait plutôt pris l’habitude des mouvements des anti-mariage gay. Cette fois, toutes les gauches alternatives se mobilisent.

 

manif-gauche-paris-james1

 

Jean-Luc Mélenchon, tribun en chef, retrouve ses accents de la campagne présidentielle, célébrant « deux anniversaires, celui des états généraux réunis (5 mai 1789) et celui de la mobilisation de mai 2012 ».

Même Eva Joly, la candidate écologiste de l’an passé veut « que ça change maintenant et que ça change vraiment ». D’ailleurs, elle remarque que « la participation écologiste au gouvernement ne vaut pas quitus ». « Pourquoi nous taire, alors que la colère gronde ? Nous sommes acteurs d’une politique qui ne nous convient pas. » Elle ne prétend pas au coup de balai lancé par Jean-Luc Mélenchon mais elle est « dans la rue pour donner au gouvernement l’énergie nécessaire pour affronter la crise ».

Au coup de balai, Pierre Laurent, le leader du PC, préfère être « la truelle à la main pour reconstruire des fondations solides à la France ». L’alliage entre les vociférations du patron du Parti de gauche et l’organisation ancestrale du parti communiste reste étonnant. Mais Pierre Laurent l’assure : « Un an après la victoire du 6 mai, nous reprenons la marche en avant de la gauche. Une année gâchée pour le changement, c’est déjà trop. »

 

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« La période d’essai est terminée »

On demande à François Hollande de retrouver les accents du discours du Bourget contre « l’ennemi de la finance », les politiques d’austérité. L’affaire Cahuzac ajoutant une prise face au système…

« Notre marche est le symbole de la contestation contre le coup d’Etat financier en cours dans toute l’Europe », scande Jean-Luc Mélenchon qui avertit, menaçant : « Ne vous hasardez pas à faire la même chose à la France. »

Au moment de s’élancer de Bastille à Nation, Jean-Luc Mélenchon appelle à « l’insurrection que la patrie républicaine a besoin ». « Moi qui ai goût d’être tribun du peuple (autocritique), aucune parole humaine ne vaudra la puissance du mouvement républicain et la marche du peuple. »

180.000 manifestants, selon le Parti de Gauche

Jean-Luc Mélenchon constate que cette grande marche pour une sixième république « s’inscrit dans la grande vague des marées citoyennes ». Il appelle à protester contre « les failles de notre institution monarchique de la Ve république qui, en plaçant les pouvoirs entre les mains d’un seul homme, déresponsabilise à tous les étages ».

Les manifestants seraient 180.000 à battre le pavé parisien ce dimanche, selon les organisateurs. Dans un tweet, la préfecture de police de Paris indique qu'elle ne donne aucun chiffre lorsqu'il s'agit d'une manifestation organisée par un parti politique.

 

Préfecture de police         @prefpolice

La préfecture de police ne communique aucun chiffre de participation lors de manifestations organisées par des partis politiques.

Assemblée constituante, référendums révocatoires pour les élus, droit à préempter les moyens de production, règle verte contre les atteintes à la nature que l’homme est incapable de renouveler, le programme est vaste (assises le 16 juin) et la montagne pentue. Mais le chef du Parti de gauche reste offensif à l’adresse de François Hollande : « La période d’essai est terminée. Le compte n’y est pas. Si vous ne savez pas comment faire, nous le savons. »

Il reste à marcher mais « rien de tout cela n’a de sens si vous ne vous y mettez vous-mêmes ». « N’attendez pas que le président vous dise, dorénavant, c’est comme auparavant ».

PAR OLIVIER BERGER
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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 21:52

 

humanite.fr/

Politique - le 3 Mai 2013

changement

 

 


 

Eva Joly, députée européenne d’Europe Écologie-les Verts, participera avec de nombreux militants écologistes à la manifestation du 5 mai qui doit être, selon elle, un point d’appui pour une autre politique.

Vous avez été candidate 
à la présidentielle en 2012. Votre présence le 5 mai vous met-elle en porte-à-faux avec
la participation des écologistes 
au gouvernement ?

Eva Joly. Nous sommes partie prenante d’une coalition. Nous avons un devoir de solidarité auquel je m’astreins bien volontiers. Mais la participation des écologistes au gouvernement ne vaut pas quitus. Il est normal et nécessaire de chercher à influencer la politique menée. La manifestation du 5 mai n’est pas une mobilisation antigouvernementale, elle doit être un point d’appui pour mener une autre politique. Je crois à la société mobilisée. Pourquoi devrions-nous nous taire alors que la colère gronde ? Je ne me sens pas en porte-à-faux avec le peuple de gauche, et c’est bien là l’essentiel.

Il y a un an, Hollande gagnait 
la présidentielle. Quelle appréciation portez-vous sur cette année 
de présidence ?

Eva Joly. François Hollande doit retrouver l’esprit du Bourget. La majorité doit s’atteler plus fortement à lutter contre le pouvoir de la finance. De manière générale, le gouvernement pèche souvent par timidité. Pourquoi extraire du champ de compétences de la loi sur les class actions, les questions de santé et d’environnement ? Pourquoi s’obstiner sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, aussi aberrant écologiquement qu’économiquement ? Pourquoi ne pas voter le texte présenté par le Front de gauche sur l’amnistie sociale ? Pourquoi avoir adopté un texte si faible sur la loi bancaire ? Cette majorité manque d’audace.

Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, parle de « nouveau temps du quinquennat ». 
Pensez-vous qu’un changement 
de cap du gouvernement soit nécessaire et, si oui, dans quel sens ?

Eva Joly. Il faut accélérer le rythme et amplifier les réformes. Je vois trois priorités : engager de toute urgence la transition écologique en commençant par une nouvelle politique énergétique pour lutter contre le réchauffement climatique. Réformer les institutions pour rendre du pouvoir aux citoyens et lutter contre les affaires. Et faire de la question européenne un enjeu majeur, en menant l’offensive contre l’Europe libérale.

Le gouvernement critique l’Europe 
de l’austérité et l’Allemagne, 
mais il a signé, en 2012, le traité Sarkozy-Merkel sans en changer une ligne. N’y a-t-il pas une contradiction ?

Eva Joly. J’ai dit à l’époque mon opposition au traité. Mais nous n’en sommes plus là ; ce qui se joue, c’est la nécessité d’entamer enfin le bras de fer pour une réorientation de la construction européenne. Je ne veux pas d’un front anti-allemand, mais d’un bloc contre l’austérité. Cela passe notamment par le rejet, par le Parlement européen, du projet de budget européen qui est un budget d’austérité, sans vision autre que comptable. La gauche française peut jouer un rôle décisif dans cette bataille, mais elle doit sortir de ces postures. Arrêter de faire croire qu’une réorientation a été enclenchée, sans pour autant tomber dans une confrontation de façade. Notre objectif doit être de chasser la droite européenne du pouvoir, et cela passe par les élections européennes de 2014.

Des militants écologistes seront présents le 5 mai, le responsable d’EELV, Pascal Durand, discute avec Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon. Souhaitez-vous que cela permette 
de nouveaux rassemblements 
pour faire réussir la gauche ?

Eva Joly. Le 5 mai ne doit pas être instrumentalisé par quiconque. Je ne crois pas aux dynamiques d’appareil. Ce qu’il faut faire, c’est dégager des alliances concrètes au Parlement ou dans les luttes de terrain, autour de sujets mobilisateurs pour l’ensemble des forces de la gauche et de l’écologie. La gauche ne réussira pas si elle entérine la séparation entre gauche
de gouvernement et gauche radicale. Je plaide pour une majorité rouge, rose, verte.

Entretien réalisé par M. St.

 

 

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 21:46

 

 

france24.com/

 

  Dernière modification : 03/05/2013 

 

 

À Athènes, une "soupe populaire raciste" vire à l'émeute
Des militants d'Aube dorée en mai 2012
© AFP

La police a empêché une distribution de nourriture à Athènes, jeudi, réservée exclusivement aux Grecs et proposée par le parti d’extrême-droite Aube dorée. Le maire, à l’origine de cette interdiction, a été agressé par un député du parti néo-nazi.

Par FRANCE 24 (texte)
 

C’est un peu le concept de la charité raciste. Jeudi 2 mai, des militants du parti extrémiste grec Aube dorée ont voulu, en ces temps de sévère austérité, organiser une distribution de "soupe populaire" pour les plus démunis. Seulement voilà, pour avoir droit à leur portion de nourriture – œufs, pain et viande d’agneau -, les bénéficiaires devaient au préalable présenter leur carte d’identité et prouver qu’ils n’étaient pas immigrés.

La pratique – xénophobe mais courante chez Aube dorée - a suscité l’indignation du maire d’Athènes, George Kaminis. Qualifiant cette manifestation "d'arbitraire, raciste et illégale" dans un communiqué, l’édile avait prévenu qu’il prendrait "toute mesure adéquate" pour que cette distribution n’ait pas lieu. Des forces de l’ordre avaient donc été déployées place Syntagma en contrebas du Parlement, dans le centre-ville, où devait se tenir la manifestation.

"La place Syntagma a une valeur symbolique pour la démocratie", s’était justifié le maire d’Athènes.

Un député d’Aube dorée blesse légèrement un enfant

Furieux, les militants d’Aube dorée ont alors chargé les policiers armés de hampes de drapeaux. Les forces de l’ordre ont dû faire usage de gaz lacrymogènes pour les disperser.

Deux heures plus tard, un député du parti néo-nazi Yorgos Germenis s'en est même pris physiquement au maire d'Athènes, dans un bâtiment municipal où se tenait une manifestation à l'occasion de la Pâque orthodoxe, selon une source policière. Plusieurs médias grecs ont rapporté que l’élu qui avait tenté de frapper le maire avait manqué son coup et légèrement blessé un enfant qui se trouvait à côté.

Un parti ultra violent

Ce n’est pas la première fois que les députés d’Aube dorée utilisent leurs poings pour faire valoir leurs arguments. Le porte-parole du parti Ilias Kassidiaris s'était déjà fait remarquer en juin 2012 en frappant au visage une députée de gauche et en jetant un verre d'eau sur une autre, durant une émission télévisée, à quelques jours des législatives. Deux autres députés avaient perdu leur immunité après avoir été accusés de destruction de biens d’autrui suite à des attaques contre des vendeurs immigrés sur un marché, dans la banlieue d’Athènes.

Dans un contexte marqué par une crise économique sévère, avec un taux de chômage de près de 27 %, les sondages indiquent qu’Aube dorée - entré pour la première fois au Parlement en juin 2012, avec 7 % des voix et 18 députés - deviendrait le troisième parti du pays si des élections avaient lieu aujourd’hui.

 

 

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 21:37

 

 

letelegramme.com - Morbihan

 

4 mai 2013

 

 

Stupeur hier matin, rue de la Gare à Quiberon. À 9 h, une mère de famille, âgée de 40 ans, pénètre dans l'agence du Crédit Mutuel. Elle y installe des panneaux de protestation, puis déverse du fumier dans le hall. Surtout, elle répand de l'essence sur le sol avant de s'asperger en partie du liquide inflammable. Un briquet à la main, elle s'enchaîne alors à un des piliers de l'entrée, menaçant de commettre le pire. Au coeur du contentieux avec la banque, l'achat d'une épicerie à Quiberon, en 2003. Depuis, la quadragénaire estime devoir rembourser un emprunt qui aurait été contracté par l'ancien propriétaire. Rapidement sur place, les pompiers se sont tenus prêts à intervenir. Dans le même temps, d'importants moyens de gendarmerie ont été mobilisés. Appelé en renfort à 9 h 30, un négociateur de la gendarmerie de Vannes a entamé des pourparlers. Finalement, vers 11 h, le major Loïc Olivier, commandant la brigade de Quiberon, a réussi à persuader la femme d'enlever elle-même ses chaînes. Elle a ensuite été examinée par un médecin. De son côté, Marc Le Bras, directeur départemental du Crédit Mutuel, a précisé la position de la banque : « Nous sommes très soucieux de cette situation, qui est intervenue après un dépôt de bilan. Nous allons en tout cas faire le maximum pour trouver une situation satisfaisante pour les deux parties ».

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