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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 13:46

 

lejournaldusiecle.com 

Pluie

Pour la première fois, une commune du Nord va faire payer aux propriétaires une taxe sur les eaux de pluie. D’autres villes pourraient l’imiter.


Surprise pour 3000 contribuables de l’agglomération de Douai (Nord). Ces propriétaires fonciers vont bientôt recevoir un avis d’imposition d’un nouveau genre : la « taxe sur les eaux pluviales urbaines ». Une première en France. Mais qui est appelée à faire des émules.

Publié en juillet 2011, un décret permet désormais à toutes les communes et communautés de communes de lever une taxe pour financer la collecte et le traitement des eaux de pluie.

« Cette taxe a une véritable utilité. Elle devrait rapporter 750 000 € à la communauté d’agglomération du Douaisis, soit environ 20 à 25% du coût de gestion de la collecte des eaux de pluie », souligne Jean-Jacques Hérin, directeur de l’aménagement des réseaux de ce groupement de communes.

Dernier-né dans la longue liste des impôts locaux, ce prélèvement est calculé en fonction du nombre de mètres carrés de surfaces « imperméables », c’est-à-dire ne permettant pas de laisser passer l’eau de pluie dans le sol, tels que les toitures, les grandes terrasses et les terrains de tennis. Le décret prévoit que la taxe ne peut pas dépasser 1 € par mètre carré et par an.

A Douai, par exemple, cette taxe est limitée aux grands propriétaires qui n’ont fait aucune démarche pour traiter leurs eaux de pluie (tranchées drainantes, toiture végétalisée, puits d’infiltration, etc.). Ceux qui ont fait des efforts bénéficient d’exonérations.

En fait, elle pèse surtout sur les administrations (gymnases, grands hangars…) et les entreprises. Avec leurs immenses parkings et surfaces de toitures, les supermarchés ont en moyenne 130000 m2 de surface ne laissant pas filtrer l’eau de pluie.

A un euro, par an et par mètre carré, la facture sera lourde pour ces sociétés.

Sources : Taxe pluviale – Communauté d’Agglomération du Douaisis / Le Parisien / Le Journal du Siècle

 

 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 13:35

 

 

paris.fr

 

 

 

crédits : Mairie de Paris - graphiste Véronique Gerber
[18/04/2013]

La toute première accorderie parisienne a été inaugurée en 2011, rue de Crimée, dans le 19e. Aujourd'hui, Paris en compte trois supplémentaires dans les 14e, 18e et au Grand Belleville (10e, 11e et 20e). Ce système solidaire d’échange de services entre habitants sur la base de leurs savoir-faire et sans aucune contrepartie financière remporte un grand succès dans la Capitale.


En décembre 2011, la Ville de Paris et la fondation Macif ont soutenu l’installation de la toute première accorderie française, rue de Crimée dans le 19e arrondissement. Suite au succès de cette expérience pilote (plus de 500 accordeurs pour 2 300 heures de services échangés) trois nouvelles accorderies viennent d'ouvrir dans le 14e, 18e et Grand Belleville (qui comprend à la fois le 10e, 11e et 20e). Solidaire, convivial, astucieux, cet échange de services se généralise dans la Capitale.

C'est quoi une accorderie?

L'accorderie, c'est un principe simple et original qui consiste à proposer aux habitants de se regrouper, dans leur quartier, dans leur arrondissement, pour échanger entre eux des services, sur la base de leurs savoir-faire et ce, sans aucune contrepartie financière. Les accordeurs se rencontrent entre voisins, sont valorisés chacun dans leurs compétences et accèdent à des services qu’ils ne solliciteraient pas dans le système marchand. Une heure de cours de dessin contre une heure de bricolage, soutien scolaire… sans contrepartie financière.

Rencontre entre des personnes d’âges, de classes sociales, de nationalités différentes.

 

Accorderie
Crédit photo: Mourad Chefaï/ Macif 


Une accorderie vise à lutter contre la pauvreté et l’exclusion. Concrètement ? Un accordeur qui effectue, par exemple, une heure de dépannage informatique se voit attribuer un crédit de temps. Il peut ensuite l'utiliser comme il le souhaite pour obtenir l’un des services proposés par d’autres accordeurs de son quartier. Une façon de prouver que le monde peut fonctionner autrement, en ne laissant personne de côté. Aucun argent n'est échangé dans cette bourse de temps d'un genre nouveau. A l'accorderie, c'est l'heure qui fait office d'unité de comptage.

L'expérience québécoise

"Dès sa création, au Québec en 2002, l'accorderie de la ville de Québec était un outil de lutte contre l'exclusion sociale, détaille Claudine Tremblay, membre du réseau des accorderies du Québec. Cela met chaque membre sur un pied d'égalité, et chacun se remet en action par les services qu'il rend aux autres". Des Canadiens sont venus apporter leur soutien et leurs idées pour la création de la première accorderie française dans le 19e arrondissement avec le soutien de la Fondation Macif. Il y a cinq accorderies au Québec et plusieurs milliers de membres. Parmi les projets portés par les accordeurs, des systèmes de groupements d'achats et des micro-crédits.

L'expérience québécoise en vidéo


L'Accorderie par DeclencheurEs 

Comment ça marche ?

Après avoir rempli un bulletin d'inscription, chaque accordeur met à la disposition des autres ses compétences, son savoir-faire, sous la forme d’offres de services.  Conseils pour cuisiner, restauration de meubles, apprentissage de sports, conseils en déco, dépannage informatique, travaux de couture etc… Ces différentes offres sont présentées sur la page web de l’accorderie. Il suffit ensuite de choisir parmi les services et de prendre contact pour un accord (quand ? quel service ? combien de temps ?...). Puis le nombre d'heure de services sera crédité ou débité selon qu'il s'agit d'un service donné ou reçu.

Chaque échange de services est comptabilisé dans une banque de temps, selon le principe « une heure de service rendu vaut une heure de service reçu » quels qu'en soient la nature, la complexité ou l’effort reliés au service échangé. De l’aide pour faire le ménage vaut autant que du dépannage informatique, de la correction de textes, de la couture ou des conseils en décoration.

La monnaie d’échange c’est le temps et non l’euro. Le seul moment où l’argent entre en ligne de compte, c’est pour rembourser les dépenses liées à un service rendu. Par exemple, c’est l’accordeur qui demande de l’aide pour peindre son logement qui doit fournir la peinture.

Dans la banque de temps, chaque Accordeur dispose d’un compte temps où sont inscrites les heures données et reçues. La comptabilité se fait à partir de chèques temps. Lorsqu’une personne devient Accordeur, 15 heures sont déposées dans son compte, ce qui lui permet d’échanger des services immédiatement.

L’adhésion à une accorderie implique, de la part de chaque accordeur, une obligation morale vis-à-vis du groupe et une aptitude réelle à rendre service. Il est essentiel que chaque accordeur s’engage à participer aux échanges, par des offres et par des demandes, afin de garantir la survie du système.

Quand on est sûr de son engagement on s'inscrit directement sur place à l'accorderie et on remplit son bulletin d'adhésion. C'est gratuit. Ensuite on peut consulter les services offerts, modifier son profil, son offre ou ses demandes de services, suivre son état de compte sur le site de l'Accorderie: ici
  
Liste des accorderies parisiennes

- L'accorderie du 19e,
234  rue de Crimée (19e)
Métro : Crimée
Tél. : 01 40 38 94 21
Site web de l'accorderie du 19e

- L’accorderie du 18e,
Café littéraire Le Petit Ney, 10 avenue de la Porte Montmartre
Métro: Porte de Clignancourt ou Porte de Saint-Ouen
Tel: 01 84 17 35 14
Site web de l'accorderie du 18e 

- L'accorderie du 14e,
6 rue Maurice Bouchor
Métro: Porte de Vanves
Tel: 01 45 43 90 94
Site web de l'accorderie du 14e 

- L'accorderie du Grand Belleville (10e,11e,20e)
Centre Social et Culturel La Maison du Bas Belleville, 126 bd de Belleville
Métro: Belleville 
Tel: 01 43 66 64 56
Site web de l'accorderie du Grand Belleville  

Le site web général des accorderies 

 

 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 13:26

 

 

fr.sott.net

   
Cheeseburger

Fini la malbouffe pour les Boliviens : McDonald ferme tous ses restaurants en Bolivie

 

 

La Bolivie est devenue la première nation à se libérer de la malbouffe de McDonald, qui a lutté pendant plus d'une décennie pour conserver son icône «rouge». Et cette victoire de la Bolivie a encore fait la une des journaux.

Après 14 ans de malbouffe dans le pays et en dépit des nombreuses campagnes de promotion, McDonald a été contraint de fermer en 2002, ses 8 restaurants boliviens dans les principales villes de La Paz, Cochabamba et Santa Cruz de la Sierra.

McDonald a servi ses derniers hamburgers en Bolivie un samedi à minuit, après avoir annoncé un plan de restructuration global dans lequel il allait fermer ses portes dans sept autres pays à faibles marges bénéficiaires. Une victoire pour la santé des peuples du sud.

L'échec de McDonald en Bolivie a eu un impact profond qui a donné lieu à un documentaire intitulé "en Bolivie Por que quebro McDonald» ou «Pourquoi la Bolivie a fait faillite». Ce documentaire tente d'expliquer pourquoi les Boliviens n'ont jamais délaissé leurs empanadas traditionelles pour un Big Mac de merde et plein d'OGM.

Le documentaire comprend des entrevues avec des cuisiniers, des sociologues, des nutritionnistes et des éducateurs qui semblent tous d'accord sur un point ; les Boliviens ne sont pas contre les hamburgers en soi, sauf qu'ils sont juste contre les «fast-food» « La malbouffe » est un concept largement refusée dans la communauté bolivienne.

Cette histoire a également attiré l'attention du monde entier vers la restauration rapide en Amérique latine. Le blogue de El Polvorin a déclaré: « Le Fast-food représente le contraire de ce que les Boliviens considèrent comme étant un vrai repas. Pour être un bon repas, la nourriture doit avoir être préparé avec amour, dévouement avec certaines normes d'hygiène, sans OGM et de temps de cuisson approprié ».

Reportage en espagnol :

 

 

 

Article original en anglais :

http://www.hispanicallyspeakingnews.com/latino-daily-news/details/mcdonalds-closes-all-their-restaurants-in-bolivia/12787/

Traduction : Armand Pouliot

 


 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 12:07

 

 

ledauphine.com

 

Les anti-corridas se jettent dans l’arène

 

Un spectacle que les défenseurs des animaux voudraient voir disparaître partout. Photo JOSE JORDAN

Un spectacle que les défenseurs des animaux voudraient voir disparaître partout. Photo JOSE JORDAN

Avec l’été vient la saison des corridas. Même si la fréquentation des arènes est en baisse, le spectacle est encore largement sollicité par les aficionados. Le week-end sera chaud à Alès : le comité radicalement anti-corrida (Crac) appelle à deux journées de manifestations sur place.

Jean-Pierre Garrigues, président de cette association farouchement opposée à la souffrance animale, n’a pas de mots assez durs pour fustiger la corrida. « Un bras de fer est engagé. Nous devons faire comprendre qu’il est temps de respecter la majorité. Il est temps d’arrêter de protéger les tortionnaires… », affirme-t-il.

Le Crac vient de perdre une bagarre juridique devant le tribunal administratif de Nîmes, qui a validé les deux arrêtés municipaux pris par le maire et interdisant aux manifestants anti-corridas l’accès au centre-ville, dévolu aux animations de la feria, et près des arènes.

Les défenseurs des corridas ont la loi pour eux : elles sont interdites sauf dans les « villes de tradition taurine », dont Alès. Pour combien de temps encore ? C’est tout le débat car, selon les rares sondages disponibles, il semble qu’une majorité de Français soit opposée aux corridas. Face à l’opinion publique, des maires reculent. À Carcassonne, la ville a renoncé. À Alès, le maire a réduit les subventions. Manifestation culturelle traditionnelle ou bain de sang intolérable ?

le 11/05/2013 à 06:05

 

 

 

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midilibre.fr

 

 

ADRIEN BOUDET et ÉDITH LEFRANC
11/05/2013, 06 h 00 | Mis à jour le 11/05/2013, 07 h 48
5 000 militants anticorridas attendus ce samedi à Alès

Le leader des anticorridas a décidé de faire de ce week-end de feria, à Alès, le rendez-vous de l’abolition. Cinq mille manifestants de France et d’ailleurs sont attendus.

Quand il a rendez-vous avec des journalistes, Jean-Pierre Garrigues fignole les préparatifs. Il met dans sa sacoche quelques DVD avec les images choc des arènes de Rodilhan, en 2011, quand des aficionados tabassèrent allègrement des militants du Crac (le Comité radicalement anticorrida dont il est vice-président). Il revêt un tee-shirt noir taché de rouge avec ces inscriptions : “Corrida la honte”. Et surtout, il prend soin de ne porter sur lui aucun objet conçu à partir de l’"exploitation des animaux". "Je suis un vegan. C’est-à-dire que je ne contribue pas à cette exploitation, quelle qu’elle soit", explique-t-il, en montrant sa ceinture et le bracelet de sa montre, garantis sans cuir.

Végétarien à l'âge de 7 ans

Les prémices du combat de Jean-Pierre Garrigues pour défendre la cause animale remontent à 1971. Il a alors 7 ans et refuse à jamais de manger de la viande. "Mes parents étaient très compréhensifs." Né à Nancy, arrivé à Alès à l’adolescence, au gré des mutations professionnelles de son père ingénieur céramiste, le jeune Jean-Pierre se destine au métier de vétérinaire. "J’ai fait une prépa mais ce système de compétition m’a déplu. La concurrence entre les humains, comme entre les animaux, ne me convient pas." L’élevage animal en batterie, le manque de ressources agricoles pour nourrir la planète le poussent à devenir ingénieur agronome. Étudiant, il est séduit par les méthodes radicales de Greenpeace, fréquente avec moins d’enthousiasme les pionniers de l’écologie politique et adhère à diverses associations de protection animale. Diplômé, il s’envole pour l’Inde, puis l’Afrique de l’Ouest, où il fait de la recherche dans l’écologie forestière tropicale avant de revenir en France, à Albi, où il décide d’enseigner.

Déclic lors d'un débat dans son lycée

En 1996, Jean-Pierre Garrigues obtient un poste au lycée agricole de Rodilhan, à 40 km d’Alès, où il se réinstalle. Cinq ans plus tard, il tombe sur une affiche annonçant un débat, au lycée, sur le thème de la corrida. "Je me suis dit “chouette !”, je ne m’étais pas encore plongé dans le sujet. Mais quand j’ai découvert le casting, avec comme débatteurs la fine fleur du mundillo nîmois, j’en ai touché un mot au proviseur. Il m’a dit que je pouvais trouver de mon côté des intervenants." Garrigues contacte alors la Flac, Fédération des luttes pour l’abolition des corridas, et sa présidente, l’Héraultaise Josyane Querelle. Elle deviendra son mentor. "Pendant un an, je me forme, je lis des livres, je vois même une corrida à Nîmes. Je suis malheureusement devenu un spécialiste."

Jean-Pierre Garrigues : "Être les casques bleus des animaux"

Le prof gardois épouse alors une cause qu’il juge aussi légitime que les grands combats de l’Histoire : "La Commune, le Front populaire, l’abolition de la peine de mort. Tous ces combats se sont faits dans la lutte. La France est un pays où les choses ne viennent jamais dans le consensus. Chez les Gaulois, ça pète." Sa quête : abolir la corrida d’abord à Alès, et bientôt en France. Propulsé vice-président du Crac Europe, il multiplie les actions coups de poing et les revendique. "Nous sommes des radicaux, c’est le “r” de Crac, mais pacifiques et non violents. Nous voulons être une force d’interposition, qui pourrait être les casques bleus des animaux."

Ecologiste et "animaliste"

Pour Jean-Pierre Garrigues, la lutte anticorrida est une composante "d’une pensée globale de la planète". Écologiste mais surtout "animaliste", apolitique mais de gauche, le presque quinquagénaire partage ses combats avec son épouse. Jusqu’à l’extrême : "J’ai choisi de ne pas avoir d’enfant. Je ne veux pas être responsable de la venue d’un humain supplémentaire. Nous sommes déjà trop nombreux."

Alès : une arène réputée fragile

C’est à une arène fragile que s’attaquent les anticorridas aujourd’hui et demain. Le maire d’Alès Max Roustan, qui n’est pas un aficionado, a donné ces dernières années des signes en faveur des “anti”. Il a supprimé la gratuité des places pour les enfants, retiré de la programmation les corridas équestres et arrêté les subventions. Les “anti” espèrent réaliser leur plus grande manifestation.

Trois rendez-vous prévus

Trois rendez-vous sont prévus, avant la tenue des deux corridas et de la novillada : aujourd’hui à 14 h, demain à 9 h et 15 h. Craignant des débordements, la mairie et la préfecture ont modifié le parcours des manifestants. "Un diktat", selon Jean-Pierre Garrigues.

Parcours modifié
Le rendez-vous d’aujourd’hui reste fixé au jardin du Bosquet mais se déroulera ensuite quais Boissier-de-Sauvages et Kilmarnock jusqu’au Pont neuf... Loin du cœur battant de la feria.

 

 

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 10:54

leparisien.fr

Nantes : chaîne humaine contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Publié le 11.05.2013, 07h22 | Mise à jour : 08h36

ILLUSTRATION. Une chaîne humaine est organisée samedi après-midi par les opposants au projet de transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes (Loire-atlantique).

ILLUSTRATION. Une chaîne humaine est organisée samedi après-midi par les opposants au projet de transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes (Loire-atlantique). | AFP


 

 

Près de 20 000 opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-atlantique) sont attendus ce samedi après-midi sur le site. Des figures écologistes - José Bové, Eva Joly... - doivent participer à cette chaîne humaine.

 La manifestation se déroule dansun contexte apaisé par rapport aux violents heurts de l'automne dernier. Les forces de l'ordre se sont retirées du site le 20 avril, les expulsions ont été arrêtées. Surtout, le projet d'aéroport est en suspens depuis les recommandations des experts au gouvernement. Ils préconisent des modifications afin de limiter l'impact de la nouvelle infrastructure sur l'environnement et les terres agricoles.En juin, la préfecture de Loire-Atlantique devrait annoncer les implications, en termes de calendrier, de ces modifications. Pour les opposants, il s'agit d'obtenir l'abandon pur et simple de ce projet qu aurait dû voir le jour en 2017.

Sur la zone du futur aéroport, entre 100 et 300 opposants anticapitalistes, selon les périodes, vivent dans une cinquantaine de cabanes reconstruites depuis fin novembre et disséminées sur le tracé des projets de pistes et d'aérogare.

Pour entourer entièrement ce samedi le site de la zone d'aménagement différé (ZAD) samedi, comme l'espèrent les opposants, 20 000 personnes seront nécessaires pour ce périmètre de 25 km. «L'idée est de dire qu'on encercle cette ZAD et qu'elle est donc sous protection populaire: le symbole demeure», a expliqué cette semaine Françoise Verchère, conseillère générale du Parti de gauche et opposante historique au projet. Les opposants anticapitalistes au projet, auto-baptisés «zadistes», se disent quant à eux moyennement impliqués dans cet événement «médiatique».

Le projet de transfert de l'actuel aéroport de Nantes, situé au sud de l'agglomération, à Notre-Dame-des-Landes, commune située à quelque 30 km au nord, est soutenu principalement par l'Etat, qui en a attribué la concession au groupe Vinci, et les collectivités locales socialistes concernées dont la ville de Nantes, fief du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, défenseur du projet.

VIDEO. Des ténors écolos contre le projet

 

 

 


 VIDEO. Aéroport Notre-Dame-des-Landes : des aménagements à prévoir

 


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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 10:42

 

 

http://www.chaine-humaine-stop-aeroport.org/fr/

 

 

Une Chaîne Humaine contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes

affiche-chaine-humaine-9fevrier2013-mini 

17 novembre 2012, tournant historique,

40 000 personnes
à Notre Dame des Landes !

 

45 ans de lutte pour faire sauter les verrous régionaux et donner un éclat national et symbolique à l'opposition au projet d'aéroport de Notre Dame des Landes.

45 ans pour que 40 000 personnes se lèvent contre le gaspillage d'argent public, la destruction de terres nourricières et l'inutilité du projet aujourd'hui techniquement dépassé.

45 ans pour que de nombreux journalistes s'emparent de ce sujet brûlant.

 
2013 année décisive pour enterrer le projet !

L'État a repoussé le début des travaux de 6 mois. Saisissons cette opportunité.

Tous, nous pouvons faire de cette chaîne humaine un moment historique !


Rendez-vous le 11 mai 2013 sur la ZAD
pour la constitution de la chaîne à 14h00.

 

Festival de soutien:

vendredi de 19h à 01h00 - samedi de 15h30 à 02h00

 

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 17:15

 

franceinfo.fr

le Jeudi 9 Mai 2013 à 16:55

INFOGRAPHIE | Conséquence de la récession que traverse la Grèce depuis six ans, le taux de chômage des 15-24 ans a dépassé en février le seuil des 60 % (chiffres rendus publics ce jeudi). Pour l'ensemble de la population, le taux de chômage est de 27 %, soit plus du double de la moyenne des autres pays de la zone euro.

 

. © IDÉ

 
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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 17:12

 

amisdelaterre.org



 

La Commission Européenne a adopté lundi 6 mai trois nouveaux règlements sur les semences, la santé des plantes et les contrôles, désormais soumis au Parlement et au Conseil européens. Au prétexte de simplification, de défense de la biodiversité, et de protection de la santé des plantes, cette proposition place toutes les semences sous le contrôle direct des titres de propriété de l’industrie : Certificat d’Obtention Végétale et brevets.

 

( C’est un peu long, mais pour tous ceux qui veulent comprendre les enjeux, le Réseau Semences Paysannes est le seul collectif qui comprenne TOUS les enjeux )

Le Réseau Semences Paysannes dénonce cette agression violente contre le droit des agriculteurs, des jardiniers, des consommateurs et des générations futures d’accéder librement à l’immense biodiversité végétale généreusement offerte par le travail de centaines de générations de paysans.

Ce hold-up sur les semences est soigneusement caché sous des centaines de pages de jargon réglementaire. L’office communautaire qui délivre les titres de propriété industrielle sur les variétés (Certificat d’Obtention Végétale) sera directement chargé du catalogue qui conditionne l’accès au marché des semences ; le marché sera désormais ouvert aux variétés et aux plantes brevetées ; les industriels pourront organiser eux-mêmes le contrôle de leurs semences, mais aussi de celles que les agriculteurs prélèvent dans leurs propres récoltes, pendant que des contrôles bureaucratiques insensés interdiront de fait aux agriculteurs d’utiliser et d’échanger leurs propres semences et restreindront l’accès au marché des semences traditionnelles, locales et biologiques.

Cette bureaucratie et le coût des contrôles risquent de réserver aux seules variétés et semences brevetées l’ouverture du marché à la biodiversité que constituent les nouvelles « variétés hétérogènes » et de restreindre à la portion congrue les nouvelles variétés de niche dont les semences pourront être commercialisées sans enregistrement au catalogue.

Le Réseau Semences Paysannes appelle l’ensemble des citoyens à interpeller leur gouvernement et leurs élus européens pour qu’ils révisent en profondeur ces nouveaux règlements, pour qu’ils n’abandonnent pas à la Commission mais définissent eux-mêmes leurs modalités d’application, et pour qu’ils barrent la route au vol de toutes les semences par les brevets. Le respect des droits des agriculteurs et des jardiniers d’utiliser, d’échanger et de protéger leurs semences, et d’avoir accès sur le marché à toute la biodiversité des semences paysannes disponibles, est la première condition du droit à l’alimentation et de la souveraineté alimentaire.


Contacts : Guy Kastler 06 03 94 57 21 ou Patrick de Kochko 06 17 06 62 60 mail : contact@semencespaysannes.org

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Le Réseau Semences Paysannes : contre les lobbies de l’industrie, seul l’union fait la force !

Annexe « technique » : Première analyse synthétique de la proposition de règlement sur les semences de la Commission Européenne :

1) Ce paquet "better regulation" est d’abord un immense cadeau à l’industrie

a - Renforcement du contrôle du marché par les droits de propriété industrielle

Les semences de variétés hétérogènes brevetées pourront désormais avoir accès au marché sur la base de décisions (acte délégué) de la commission européenne. La directive 98/44 interdit le brevetage des variétés. L’Office Européen des Brevets ne refuse un brevet que s’il s’agit d’une variété homogène et stable telle que définie par l’UPOV, mais accorde des brevets sur des variétés hétérogènes. Cette proposition de règlement autorise la commercialisation des semences de ces variétés hétérogènes jusqu’à aujourd’hui interdite. Les semences de variétés paysannes hétérogènes sélectionnées et multipliées dans leurs conditions d’utilisation (le champ de production agricole) n’auront pas accès au marché. Seules les populations synthétiques ou les variétés hétérogènes brevetées de l’industrie pourront bénéficier de cet accès au marché.

Les variétés contenant des caractères ou des gènes brevetés pourront accéder beaucoup plus vite au marché sans avoir besoin de passer par les longues multiplications indispensables à l’homogénéisation et à la stabilisation des lignées dans lesquelles ont été introduits ces caractères ou gènes brevetés ;

En quelques années, l’ensemble des semences seront contaminées par des gènes brevetées ou contiendront des gènes "natifs" brevetés, propriété d’une poignée de multinationales détentrices des plus gros portefeuilles de brevets ;

L’Office Communautaire des Variétés Végétales gérera directement le catalogue selon les mêmes procédures que celles permettant d’obtenir un Certificat d’Obtention Végétale (COV), ce qui permet d’inscrire une variété protégée au catalogue sur la base des essais DUS déjà réalisés pour le COV et d’exclure du marché toute variété non protégeable par un COV, sauf les variétés hétérogènes ci-dessus.

Les obtenteurs disposeront de la liste de tous les paysans producteurs de semences de ferme, ce qui leur permettra de les poursuivre pour contrefaçon s’ils ne leur ont pas versé de royalties ou s’ils ont utilisé des semences de ferme d’espèces non dérogatoires ;

Un suivi électronique de tous les échanges de semences en Europe, détenu par l’administration au prétexte sanitaire, pourra être mis au service des détenteurs de COV et de brevet qui pourront s’en servir pour poursuivre les agriculteurs qui utilisent des semences de ferme de variétés protégées par un COV, des semences (du domaine public ou leurs propres semences paysannes) contaminées par des gènes brevetés ou contenant des caractères "natifs" brevetés ;

Opacité maintenue sur les procédés d’obtention, les brevets et l’origine des ressources génétiques utilisées. Les consommateurs et les paysans, bio ou conventionnels, qui ne veulent pas de plantes génétiquement manipulées par d’autres procédés que la transgénèse (mutagénèse dirigée, fusion cellulaire...) seront obligés d’en consommer sans le savoir. Les sélectionneurs et les paysans seront menacés de poursuite en contrefaçon de brevet sans pouvoir savoir s’ils utilisent ou non des semences brevetées achetées sur le marché ou contaminées dans les filières ou dans leurs champs par des gènes brevetés. Enfin, l’absence d’obligation d’information sur l’origine des ressources génétiques utilisées légalise de fait la biopiraterie ; b - Les procédures d’accès au marché des semences sont allégées au profit des seuls gros opérateurs. Les auto-contrôles sous contrôle officiel et la multiplication des analyses obligatoires qu’ils entraînent sont une économie pour les gros opérateurs qui commercialisent de gros volumes, mais génèrent une bureaucratie et un coût inabordable pour les petits opérateurs. De plus, ils favorisent la fraude chez les gros opérateurs qui versent des sommes importantes aux organismes certificateurs privés chargés de contrôler leurs auto-contrôles

2) Ce paquet better regulation est une agression directe contre les semences de ferme, paysannes, biologiques, traditionnelles, locales... et les semences destinées à la culture pour l’autoconsommation (jardinage amateur)

Les semences de ferme, paysannes et amateurs, aujourd’hui hors du champ d’application des directives limité aux seules semences commercialisées "en vue d’une exploitation commerciale", seront réglementées.

a - Les paysans producteurs de semences de ferme et paysannes devront s’enregistrer sur une liste que les autorités pourront transmettre aux obtenteurs en vertu du règlement 1768/95 : ils seront de ce fait livrés aux poursuites des détenteurs de COV s’ils n’amènent pas eux-mêmes la preuve qu’ils n’ont pas fait de contrefaçon. Ils devront supporter et payer le coût des contrôles sanitaires et de biosécurité (ils ne seront exemptés que des frais connexes d’enregistrement), ce qui les incitera à abandonner leur activité pour se tourner vers les semences commerciales. Ils devront ensuite enregistrer tous leurs échanges de semences et tenir ces enregistrements à disposition de l’administration. Ils seront de ce fait livrés aux contrôles de légalité de ces échanges dont le statut n’est pas clarifié par la proposition de règlement de la Commission : ces paysans ne sont pas opérateurs au titre de l’article 1 PRM qui limite son objet à la production et à la commercialisation de semences destinées au marché. Ils devraient donc pouvoir bénéficier de l’exonération d’application du règlement au titre des "échanges en nature entre non opérateurs professionnels". Mais ils sont considérés comme des opérateurs professionnels au titre de l’article 3 qui concerne tout matériel de reproduction, qu’il soit ou non destiné au marché. Ils ne pourront donc que :

- soit échanger des semences dans le cadre "d’organisations de conservation de Ressources génétique" agrées par les autorités, sans qu’il soit précisé si la conservation à la ferme est reconnue ou non ;
- soit les commercialiser dans le cadre très restreint et très bureaucratique "des variétés de niche", sous réserve que la Commission publie les actes délégués nécessaires, ce qui risque de prendre de nombreuses années pour n’aboutir qu’à un règlement bureaucratique tout aussi inapplicable que la dernière directive "conservation". De plus, ce cadre les obligera à respecter les contraintes bureaucratiques et les autro-contrôles sous contrôle officiel, inabordables pour pour les petits volumes. Ils devront aussi tenir à disposition des autorités un registre indiquant les noms de tous les agriculteurs ou autres professionnels avec lesquels ils ont échangé des semences.

b- Les artisans semenciers bénéficieront de quelques nouveautés :
- variétés de conservation. Si les limitations quantitatives et géographiques de commercialisation disparaissent (ce qui est un progrès), ces variétés devront toujours être stables, relativement homogènes et anciennes (commercialisées avant entrée en vigueur du règlement). Les variétés de conservation qui ne peuvent pas être maintenues ni reproduites dans leur région d’origine (la majorité des légumes qui viennent d’autres continents que l’Europe), ou qui n’ont pas de région d’origine déterminée, devront être enregistrées comme variété standard ou disparaître ;
- variétés hétérogènes, sous réserve que la Commission publie les actes délégués nécessaires, sans imposer des mesures bureaucratiques accessibles aux seules semences brevetées ;
- les variétés de niches peuvent constituer une réelle ouverture si la bureaucratie, les analyses et les autrocontrôles sous contrôle officiel, inabordables pour les plus petits opérateurs et pour les petits volumes ne viennent pas annuler l’avantage de la non obligation d’enregistrement au catalogue. L’obligation l’obligation d’enregistrer non seulement l’origine de tous leurs achats, mais aussi le nom de chaque acheteur de leurs semences parait totalement irréaliste

c- Les semences biologiques peu homogènes et peu stables seront toujours interdites, sauf évolution favorable de la fenêtre des variétés hétérogènes ?

Les citoyens européens doivent maintenant exiger de leurs élus européens et de leurs gouvernement :
- d’ouvrir largement l’enregistrement de variétés hétérogènes à toutes les espèces à condition d’y interdire l’inscription de toute variété contenant des plantes brevetées sous quelle forme que ce soit, - ou d’obtenir dans le même temps l’interdiction de tout brevet sur les plantes, les semences, les portions de plantes...-
- de rendre obligatoire lors de l’enregistrement l’information sur les procédés d’obtention et de sélection, sur tout titre de propriété industrielle et sur l’origine des ressources génétiques utilisées ;
- de garantir le droit des agriculteurs à la protection des informations à caractère privé, notamment celles concernant le choix de la semence utilisée ;
- d’ouvrir la commercialisation sans enregistrement obligatoire d’une part à toute semence non OGM commercialisée en vue d’une exploitation non commerciale (amateur...), d’autre part à toute remise directe de semences non OGM par le producteur (ou avec un intermédiaire au maximum à condition que le nom du producteur et sa région de culture soient indiqués sur chaque lot) au cultivateur final (y compris professionnel), - ou monter le plafond de chiffre d’affaire tout en fermant l’accès aux producteurs de semences brevetées ? -
- de reconnaître la sélection, la conservation et la gestion dynamique in situ à la ferme et les droits des agriculteurs qui en découlent d’utiliser et d’échanger librement leurs semences de ferme et paysannes, sans obligation d’enregistrement ni contraintes autres que celles concernant les organismes de quarantaine ;
- d’adapter les contraintes sanitaires, environnementales et de biosécurité aux semences biologiques ; de maintenir un service public d’enregistrement et de contrôle à la portée de tous les petits opérateurs qui en ont besoin ;
- de ne pas abandonner à la commission européenne, mais de contrôler eux-mêmes les modalités d’application de ce règlement, en toute transparence vis à vis du public.

Rédigé le 8 mai 2013

 

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 17:06

 

leprogres.fr

Publiée le 09/05/2013 à 23:47




Les distributeurs d’essence ont enregistré des marges record en mars selon la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie qui appelle les pouvoirs publics à un contrôle strict.

 

 

En mars, les distributeurs ont réalisé une marge de 15,6 centimes par litre de SP 95. Un record. Photo Jean Francois Souchet

En mars, les distributeurs ont réalisé une marge de 15,6 centimes par litre de SP 95. Un record. Photo Jean Francois Souchet

 

 

Faire le plein cet été devrait coûter très cher. « Généralement, avant les vacances, avec la consommation mondiale qui augmente, le cours du baril augmente. Il faudra être alors vigilant aux marges des distributeurs », indique François Carlier, directeur général de la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV). Pour l’association de consommateurs, les distributeurs « dérapent déjà » aujourd’hui. Au détriment du pouvoir d’achat des Français. « Une marge raisonnable se situe autour de 8/9 centimes. Il faut que les distributeurs fassent des efforts », demande François Carlier.

Vigilance relâchée

Au mois de mars, les marges ont atteint 15,6 centimes pour l’essence SP 95 et 10,4 pour le diesel. Un record historique. En avril, une légère baisse a toutefois été enregistrée selon la CLCV pour atteindre 12,8 centimes pour l’essence et 10,3 pour le diesel. « Mais cela reste très élevé », note François Carlier. Depuis le début de l’année, l’association de consommateurs a remarqué que les distributeurs « rattrapaient le temps perdu » après les mesures prises par le gouvernement pour stopper l’inflation du prix à la pompe d’août à décembre 2012. À cette époque, le gouvernement avait baissé de trois centimes par litre les taxes sur les carburants et négocié avec les industriels un coup de pouce supplémentaire d’un à trois centimes. La plupart des enseignes de grande distribution et les pétroliers s’étaient engagés à rogner sur leurs marges. « Et les marges avaient été plutôt raisonnables, de l’ordre de 6/9 centimes. Mais depuis que le gouvernement a relâché sa vigilance, on est reparti la hausse ».

Ces deux derniers mois, c’est une légère baisse du prix du baril grâce à un euro fort qui a permis aux distributeurs d’augmenter leurs marges. « Le coup classique. Cela ne se voit pas trop », dénonce François Carlier. Pour mieux réguler le prix de l’essence, CLCV demande la mise en place d’un Observatoire des prix et des marges comme il en existe pour l’alimentaire.

Patrice Barrère

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 17:04

 

 

Agoravox

  par fsald jeudi 9 mai 2013  

 

Le but de ce papier est de déconstruire le discours idéologiques autour de l'Entreprise et des Entrepreneurs. Discours qui est véhiculé par les médias, le MEDEF et les partis politiques à longueur de débats, L’entrepreneur serait en France "bridé" dans ses élans en priorité par un déficit public "structurel"qui entrainerait de lourds prélèvements sur l'entreprise et de ce fait, la rendrait moins compétitive que ses "voisins" Il y aurait donc urgence à réformer cela sinon ce pays ne retrouverait pas la croissance et par conséquent l'emploi, voire même que nos Entreprises et nos Entrepreneurs à force de "courber l'échine" pourraient partir ailleurs, rechercher l'eldorado.

Pour essayer de comprendre, il est nécessaire de mieux appréhender la réalité du tissus productif en France, on en parle souvent mais on entre jamais assez dans le détail. C'est tellement plus simple de mettre toutes les entreprises dans le même sac.

Cependant avant d'aller plus loin, il est bon de préciser pour commencer quelques définitions.

Selon l'Insee :

Les microentreprises sont des entreprises qui, d'une part occupent moins de 10 personnes, d'autre part ont un chiffre d'affaires annuel ou un total de bilan n'excédant pas 2 millions d'euros

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont des entreprises qui, d'une part occupent moins de 250 personnes, d'autre part ont un chiffre d'affaires annuel n'excédant pas 50 millions d'euros ou un total debilan n'excédant pas 43 millions d'euros.

Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) sont des entreprises qui n'appartiennent pas à la catégorie des PME et qui d'une part occupent moins de 5 000 personnes, d'autre part ont un chiffre d'affaires annuel n'excédant pas 1 500 millions d'euros ou un total de bilan n'excédant pas 2 000 millions d'euros.

Les grandes entreprises sont des entreprises qui ne sont pas classées dans les catégories précédentes.

Toujours selon l'Insee, il y avait en 2010 La france comptait 26 259 500 emplois, 23 792 000 emplois salariés (dont 7 609 500 dans la fonction publique, première remarque, l’État est de loin le plus gros employeurs de salariés dans ce pays avec 32% des emplois salariés) et 2 467 500 emplois non salariés.

Ces emplois étaient répartis dans 3 081 792 entreprises au sens de l'Insee. Dans le tableau en fichiers attachés, ci dessous on peut rentrer dans le détail par catégorie d'Entreprise.

PNG - 82.3 ko
http://www.agoravox.fr/IMG/png/tabl...

La lecture attentive de ce tableau permet de mettre en évidence quelques vérités et aussi, on le verra plus tard, de démythifier le rôle de "l'Entrepreneur" le seul créateur des richesses et des emplois, véritable demiurge de l'économie moderne. Mais avant d'aller plus loin .

 Ce tableau nous montre que :

Les microentreprises  : Les plus nombreuses, elles représentent 95,5 % des entreprises en France, elles comptent en moyenne un peu moins d'un salarié par unité ( parmis elles beaucoup sont des autoentepreneurs) Elles n'occupent cependant que 10,7% des emplois salariés de ce pay !

Les PME elles sont au nombre de 135 823 entreprises ( les Pme : plus de 10 salariés et moins de 250) occupent un peu plus de 3 500 000 salariés soit 15 % des emplois salariés totaux. Près de 20 % d'entre elles sont organisées en Groupe !

Les Entreprise de Tailles Intermédiaires ( ETI ) sont au nombre de 4623 soit 0,15% de l'ensemble, elles comptent 12,2% des emplois salariés français. La structure de Groupe domine clairement, seules 10% d'entre elles sont constituées d'une seule unité juridique !

A l'autre extrémité 229 Grandes Entreprises( 0,007% de l'ensemble) occupent un peu plus de 4 000 000 de salariés soit 17,1% des effectifs salariés français. Elles sont toutes organisés en « Groupe » Les 2/3 sont françaises et emploient 82% des salariés que comptent cette catégorie les 18% de salariés restant le sont par les groupes d'origines étrangeres.

 A retenir : 4622 ETI + 229 GE, soit 4852 entreprises représentant 0,16% de l'ensemble des entreprises en France, emploient 29,3% du total des emplois salariés du pays ou encore 53% des emplois privés !

A ce stade récapitulons :

l'Etat comptabilise 32 % des emplois salariés....1er employeurs de France !

les GE, ETI et PME qui représentent moins de 4,5 % des entreprises en France couvrent 44,3% des emplois salariés ou encore 81% des emplois privés. Ce sont principalement vers elles que vont ce concentrer les 20 milliards de cadeaux fiscaux du pacte de compétitivité de F. Hollande ( 6 % de la masse salariale ! )

Elles réalisent près de 75% de la Valeur ajoutée ( hors agriculture, secteurs public et financiers) et plus de 80% des exportations

 Les microentreprises on le rappelle avec 1 emploi en moyenne, sont les plus nombreuses, elles représentent  95,5% des entreprises on l'a vue. Et elles ne couvrent cependant que 10,7 % des emplois salariés. Ce serait là, si l'on en croit la légende, le vivier des emplois et de la croissance de demain ?

Au regard de ces résultats dire que le secteur productif de ce pays est fortement concentré est un euphémisme !

Cette concentration est tout aussi visible dans le secteur industriel, fer de lance de toute économie c'est bien connu.

Pour ce qui concerne l'Industrie un peu moins de 212 900 entreprises ( 7% de l'ensemble) emploient un peu plus de 3 300 000 salariés ! Soit 13,9% des emplois salariés du pays.

  • 71 Groupes classées comme Grande Entreprise emploient 1 127 990 salariés, soit 34% des emplois industriels. 100% de ces entreprises, exportent. Ils réalisent un peu plus de 33% de leur CA à l'exportation.

  • 1551 Groupes classés en Entreprise de Taille Intermédiaire emploient 1 062 500 soit 32% des emplois industriels. Fortement exportatrices elles aussi. Près de 94% d'entre elles exportent 30% de leur CA !

  • 25 823 Pme emploient 828 690 salariés, soit 25% des salariés de l'industrie, majoritairement exportatrice, près de 57% d'entre elles exportent environ 24,5% de leur CA.

L'Industrie dans sa totalité réalise 65% des exportations françaises en valeurs. Les GE et les ETI 1622 groupes ( 0,8% du secteur) réalisent à elles seules près de 60% des exportations françaises !

Ces 1622 groupes, emploient 66% des salariés de l'ensemble du secteur " Industrie" !

Comme on le voit le secteur industriel est lui aussi fortement concentré. On peut légitimement affirmerque la totalité de ces 1622 entreprises sont cotées sur un des marchés boursiers français et on peut donc légitimement penser à partir de quelle logique financière elles fonctionnent !

Cette concentration relativise déjà le matraquage sur la compétitivité des entreprises que l'on balance à longueur de débat sur le sujet. Si il faut chercher des responsables d'une quelconque faiblesse compétitive de nos entreprises, on sait où les trouver !

Nous sommes donc bien loin du mythe de l'entrepreneur qui crée les richesses et les emplois !

Bien sur que l'Entrepreneur au sens schumpétérien du terme est nécessaire mais il n'est pas suffisant. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours.

Les Entreprises qui concentrent les emplois et la richesse aujourd'hui en France sont estimés à environ 4250 Groupes ( les 1622 GE et ETI qu'on vient de citer auxquels il faut rajouter les quelques Pme organisées en Groupe, soit 20% d'entre elles)

 Les « pigeons » au début du quinquennat, le Rapport Gallois, le MEDEF à longueur de communiqué et F.Hollande récemment aux assises de l'entrepreneuriat, nous rabâchent que 3 millions d'entreprises et autant d'entrepreneurs sont à "choyer" "bichonner" afin qu'ils ne perdent pas confiance, ne baissent pas les bras et qu'ils puissent contribuer à donner de la « croissance » à notre beau pays. Tous dans le même panier ! Belle fable, pour avoir travaillé sur le sujet ( je l'ai fait une grande partie de ma vie active !) seulement un peu moins de 5% des créations d'entreprises ont la potentialité de devenir une PME et 0,05% une ETI ! Ça c'est la réalité, aujourd'hui on pourrait bien sur améliorer ce constat par exemple en proposant au créateur d'entreprise le financement à 80% de ces investissements matériels et immatériels ainsi que du besoin en fonds de roulement, par des prêts à faible taux. Pour le reste les outils pour financer à hauteur les ambitions d'un bon " plan de développement" existent, je confirme par une longue pratique. Mais cela prend du temps et ne se fait pas du jour au lendemain il faut quelques années et cela ne répond pas à l'urgence actuelle celle de créer des emplois et de résorber les déficits des comptes sociaux résultant du nombre de destruction d'emplois pour convenance "boursière"

On compare souvent la France à L'Allemagne surtout en matière économique, souvent pour souligner les performances allemandes en matière de chômage, c'est occulter un peu vite le comportement différents des entreprises allemandes qui ont privilégié les emplois, et donc peu licencié quand en 2008-2009 leur PIB chutait de plus de 4% alors que nos entreprises licenciaient à tour de bras quand sur la même période notre PIB chutait de 1,5%. Il est vrai que les salariés allemands ont autant de représentant dans les conseils d'administration que les actionnaires, cela a peut être compté ?
 Récemment sur le plateau de « Mots croisés » sur France2, M.Geoffroy Roux de Bézieux, PDG du groupe Omer Télécom ( Virgin mobile) candidat à la Présidence du MEDEF, mais aussi entre autre co-fondateur du FCPR. ISAI, s'employait à convaincre M. Ph.Poutou, leader du NPA en martelant que le problème en France c'était que : "2,7 millions d'Entreprises « crevaient » la bouche ouverte" alors que les 40 entreprises du cac 40, elles, ne représentaient rien !" Même M.Calvi en bon chien de garde, en rajoutait une couche dans l'émission en affirmant que « la 1ère Entreprise de France ce sont les Pme !

En fait tout ces discours sur ces millions de petites entreprises qui souffrent et croulent sous le poids des prélèvement obligatoires d'un État trop dispendieux est en réalité un discours idéologique pour masquer la vraie raison de ce lobbying intensif de la part de quelques milliers d'entreprises constituées en Groupe, obéissant à une logique boursière, pour moitié français et pour l'autre moitié étrangers afin d'optimaliser le rendement de leurs actions à court terme au détriment du développement sur le long terme et donc de l'emploi. Le discours dominant consiste à se plaindre que ces entreprises ne dégagent pas assez de marges suffisantes parce qu'elles croulent sous le poids des charges des prélèvements obligatoires qui pèsent sur elles, en ces temps difficiles, pour investir ou mieux créer des emplois.

Diantre, on en pleurerait ! Mais alors comment interpréter le graphisme ci dessous qui montre qu'elles dégagent suffisament de marges pour distribuer toujours plus des dividendes (cf-graphique_bdm_dividendes ci dessous)

PNG - 28.8 ko
http://www.agoravox.fr/IMG/png/grap...

Alors que parallèlement on annonce le déclin (cf- rapport Gallois) de la compétitivité des entreprises françaises, depuis le début des années 2000 on s’aperçoit également que pendant cette période les dividendes ont augmenté de 300%  !

Alors que ces entreprises délocalisent fortement (leurs filiales à l'étranger réalisent près de 3 fois plus de CA que leur CA à l'export !) et qui, pour l'essentiel, payent un impôts sur le bénéfice disons anecdotique grâce à l'optimisation fiscale et aux paradis fiscaux, car ici aussi contrairement à la Constitution l'impôt est régressif, plus on est gros moins on en paye ! Les dirigeants de ces quelques milliers d'entreprises, soyons pas regardant, disons les 10 meilleurs salaires, représentent, comme par hasard une quarantaine de mille de personnes au sommet de l'échelle des revenus, c'est à dire le1/1000 décile supérieur, ceux là même qui ont bénéficié sous Sarkozy du Bouclier fiscal et qui ont vu leur revenu croitre depuis 10 ans à une vitesse vertigineuse et qui bénéficient des niches fiscales et qui "planquent" aujourd'hui dans les paradis fiscaux leurs magots dont ils placent une grande partie en obligations en dettes souveraines, dont des obligations françaises, pour faire fructifier leurs "avoirs" sans risques en ces temps de crise ! On comprend alors leur satisfactions à l'annonce du maintien de l'exonération sur les plus values de cessions immobilières !

Est-il normal donc que ces entreprises et leurs dirigeant ne prennent pas leur Responsabilité en ne se comportant pas comme des entreprises citoyennes en favorisant l'Emploi, et en particulier l'emploi des jeunes dans leurs accès à un premier job par exemple ou encore en s’acquittant d'impôts qui n'est que le juste prix à payer par ces entreprises pour l'usage des infrastructures dont elles "usent" et abusent dans ce pays. Une Entreprises n'est pas un OVNI en suspension sur un territoire, mais un agent économique bien ancré sur ce territoire et qui par conséquent doit s'acquiter d'impôts. C'est bien connu les nouvelles méthodes de gestion de la production, depuis plus de 20 ans ont fait que les stocks de ces entreprises ne sont plus ans l'entreprise mais sur les routes, que payent et qu'entretiennent les contribuables !

Non les "pigeons " ne sont pas ceux qui s'en réclament, mais tous les contribuables qui payent pour eux...

 

 

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