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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 19:57

 

arte.tv/fr

Dernière mise à jour le : 25-02-13

 

 

Diffusion Mardi 26 février 2013 à 22h20

 

 

Quand l'Europe sauve ses banques, qui paye ?

Une enquête inédite sur les dessous des plans de sauvetage des banques européennes.

 

 

50 milliards d’euros en Grèce, 70 milliards en Irlande, 40 milliards en Espagne : au sein de la zone euro, les États se sont vus contraints les uns après les autres – moyennant des sommes astronomiques – de venir en aide aux banques pour compenser les pertes subies suite à des prêts pourris. Mais qui sont les véritables bénéficiaires de telles opérations ?

C’est en posant cette question très simple que Harald Schumann, essayiste en économie et brillant journaliste, sillonne l’Europe à la rencontre des négociateurs politiques et financiers situés aux plus hauts niveaux de responsabilités. Et obtient des
réponses pour le moins sidérantes. Car ceux qui ont été “sauvés” ne se trouvent pas – comme on tend à vouloir nous le faire croire – dans les pays en détresse, mais surtout en Allemagne et en France.

En effet, une part importante des sommes débloquées finit dans les caisses des créanciers des banques sauvées. Quant aux financiers qui ont fait de mauvais investissements, ils se retrouvent protégés contre toute perte aux frais de la collectivité. Et ce contrairement aux règles de l’économie de marché. Pourquoi ? Qui encaisse l’argent ?

 

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 19:45

 

http://zad.nadir.org

mardi 26 février 2013, par zadist

 


Aujourd’hui 26 février l’occupation militaire dure depuis 94 jours (pour une opération débutée il y a 133 jours). Un camarade est emprisonné depuis 90 jours


INFO Chat Teigne : l’huissier est passé le 14/02 refiler une assignation à comparaître pour le mardi 26 février. Le procès est finalement reporté au 12 mars, à Saint Nazaire.


INFO Bellveue : rendu du procès est fixé pour le 28 février

Point Info Bellevue :


Un camarade est en ce moment en prison, un a été libéré et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre.

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos courriers directement : Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 Nantes

Appel à témoins pour la défense de Cyril

Des nouvelles d’un camarade qui est passé par la Zad : Lutin est en prison à Rennes depuis 2 mois. Il ne reçoit pas de courrier et sa maman a eu récemment le droit d’aller le voir. Il venait souvent sur la Zad, et demande que les copains et copines lui écrivent

Voici son adresse Lutin ecrou 3610 MA1 CELLULE 03 Centre pénitencier des hommes Rennes Vezin CS 14605 rue du petit pré 35746 Vezin le coquet cedex


Infos utiles pour venir ici

Point d’info de 10h à 20h sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. Il est aussi possible de venir directement sur la zone, par ex par la D281, et d’y croiser du monde !

- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- Contact presse de la Zad : 06 38 17 36 19
- Équipe légale  : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Équipe médicale : contact able par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

RADIO KLAXON :

On a un streaming qui marche (même si la qualité serait mieux avec une radio qui aurait une vraie antenne) :

( Klaxon n’est pas sur les sondes dans ce moment ! )

EXPOSITION itinérante de la ZAD

Un Territoire se défend avec tout-e-s ses habitant-e-s, Notre mémoire commune nous nous l’approprions, nous la faisons vivre. C’est notre résistance que l’on vous invite à partager ici et ailleurs - a travers cette exposition itinérante !

Pour une organisation simple, voici un Planning qui vous permette de réserver l’exposition ( une seule personne référent pour simplifier la communication ). Pour tout les gestions concernant l’expo, mail a zad@riseup.net avec le sujet "EXPO" svp !


Action du jour

Cyberaction : Notre Dame des Landes : Non à la pub payée par les contribuable


Pas tout le monde qui écrit ici est francophone, soyez tolérante avec des faux orthographes svp !

Infos du jour

Quelqu’un nous transmet une lettre de Cyril qu il lui a envoyé

on rappelle que le procès en appel aura lieu mercredi 6 mars en début d’après-midi à Rennes.

Lettre de Cyril reçue le 26 février.

cher D.

Je te remercie pour ces nouvelles de dehors, qui me permettent d’être informé de l’évolution et des actions contre ce projet destructeur. Je suis heureux de savoir que les marcheurs (de Nice) sont bien arrivés et qu’ils ont été accueillis comme il se doit ; Cela devait être intéressant d’entendre leur parcours à travers cette marche symbolique de soutien . Leurs différentes rencontres ont dues être très enrichissantes. Cela a dû leur faire une expérience très enrichissantes qu’ils n’oublieront pas de sitôt. Quant aux 2 Camilles cela ne m’étonne pas de la réaction de cette justice d’état. Ils n’ont aucun respect pour l’être humain - étant aux bottes de ce gouvernement qui est manipulé par ces grands actionnaires comme Vinci - .

J’espère que, de votre côté, tout se passe bien et que les défis à relever ne sont pas trop épuisants, que vous tenez bon face aux nombreuses embûches de ce gouvernement corrompu par les plus grands capitalistes de ce monde. Je vous soutiens et pense beaucoup à vous. Je te remercie sincèrement pour ce soutien qui m’aide à tenir bon. Ta motivation et tes actions pour notre cause m’encourage et me donne encore plus de motivations et d’énergie que je pourrais partager de nouveau avec vous, une fois libéré.

Quant au 6 mars, je vous fais confiance pour votre soutien. Faites ce que bon vous semble. A partir du moment où l’on montre une fois de plus à la justice de ce gouvernement que nous sommes toujours motivés et fraternels envers notre cause et envers nos camarades ; car ces messages montrent une image positive et déterminée de nos actions...

Désolé d’avoir un peu traîné à te répondre mais je me sentais un peu vide en ce moment...ça arrive... ! Mais je tiens bon. C’est juste un peu dur de se ressourcer dans cet univers sans nature...Enfin bon ! La fin de cette épreuve touche à sa fin et votre soutien m’aide beaucoup. Je ne lâche rien et attends avec impatience ma sortie.

Force et courage. Ensemble unis nous vaincrons. Fraternellement. Cyril Résistance.

- 14h09 : Il y a des fouilles archéologiques vers le lieu dit "Freusière", deux pelleteuses et plein flics. Ils sont déjà au début de chemin dans cette direction et stationné aussi en face de la Pré Faillit.

- un petit article en anglais sur EDF : Will EDF become the Barbra Streisand of climate protest ?

- reçu : une petite photo de la ZAD deja en combat et avec appel a renforts pour la libération en 1945 !!! bonne journée a tous !

- Article on ne peut pas lire, mais on aimerai bien : Notre-Dame-des-Landes : ça chauffe, malgré l’hiver

- reçu : Info par rapport de l’Hôtel en construction de Brémond à Vigneux ( Flash Info de hier 25 )

Ayant envoyé un mail à cette société , monsieur Brémond m’a appelé ce matin pour m’expliquer qu’il ne s’agissait pas d’un hôtel mais de leurs bureaux* et *qu’il était contre le projet d’aéroport depuis le début,ayant même collaboré avec la Zad pour les lavages de vêtements entre autre, qu’il connaissait bien Julien Durand de l’ACIPA et qu’il souhaitait que cette fausse info soit corrigée (au plus vite, j’imagine) Voilà - amitiés militantes des Pyrénées orientales

- 9h38 : Bonjour, tout est calme, il fait moche par contre. Vivement printemps, suffit le gris. Les barrages, par surprise, sont encore sur place aux Ardillières et sur la D81 / Fosses noires. FOUILLES ARCHÉOLOGIQUES : Vers St. Jean du Tertre, il y a apparemment des fouilles, on aimerai bien avoir des détails et infos la dessus, mais on ne peut pas se déplacer....merci !


Les RVD sur la ZAD

- tout la journée, tout la semaine, chantier collectif pour le Carnaval sur la D281

 

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 19:24

 

Rue89 - Noël Mamère - Député de Gironde
Publié le 26/02/2013 à 18h06

 

 

Le Salon de l’agriculture débute au moment où la crise ouverte par l’escroquerie sur les lasagnes de cheval devenues lasagnes de bœuf met en lumière les scandales de l’industrialisation de l’agroalimentaire.

Ce n’est pas une surprise. Le marché mondial ne recherche que le profit. Le produit agricole est devenu une variable d’ajustement des cours mondiaux. Le consommateur et le paysan sont les dindons de la farce d’une chaîne alimentaire devenue folle où la multiplication des intermédiaires renforce le coût des produits et l’opacité du système.

Moins il y a de paysans et plus les dérives de cette agriculture hors-sol créent une situation que plus personne ne parvient à maîtriser.

Tradition corrézienne

Mais peut-on encore faire marche arrière dans ces conditions ? Là aussi, le renoncement en politique fait des dégâts. François Hollande, fidèle à la tradition corrézienne instituée par Jacques Chirac, peut avoir passé dix heures au rendez-vous de la Porte de Versailles à tâter le cul des vaches, que retiendra-t-on au final de son action concrète ? Qu’une semaine avant, dans les tristes conciliabules des chefs de gouvernement de l’Union européenne, il aura tout fait pour défendre la Politique agricole commune (PAC)… Mais sans la changer !

Défendre la PAC sans la changer, c’est soutenir les intérêts de la partie de la paysannerie qui mise tout sur le productivisme agricole, la financiarisation des matières premières, celle qui, avec la FNSEA et les lobbies de l’agro-alimentaire, nous mène droit dans le mur depuis plus de 50 ans.

Famine au Sud, malbouffe au Nord

Je sais bien qu’il est difficile de s’opposer au poids du syndicat majoritaire, du Crédit agricole, des chambres d’agriculture et des industriels de l’agroalimentaire, mais avec les dernières négociations de Bruxelles, la France a obtenu 9,5 milliards d’euros sur les 50 distribués par l’Europe.

En ne plafonnant pas cette aide, en ne la réorientant pas vraiment vers l’agriculture durable et bio, le gouvernement continue à soutenir toujours les mêmes depuis des décennies : les gros céréaliers et les tenants d’une agriculture intensive, polluante et qui contribue, par l’exportation, à affamer les paysanneries du Sud.

Ceux qui possèdent le plus d’hectares de blé ou de betterave sucrière bénéficieront de plus de subventions, tandis que ceux qui pratiquent le maraîchage ou le petit élevage et qui n’ont jamais été protégés par les prix, auront très peu accès à ces subventions.

La PAC, machine à paupériser

A force de céder en rase campagne à chacune des exigences du lobby agricole, on est en train de détruire les tenants de l’agriculture paysanne, déjà malade : crise de l’élevage, non renouvellement des générations… Et l’on va accentuer la crise de ce secteur par notre soutien à l’exportation plutôt qu’à l’agriculture de proximité.

Cette politique crée la famine au Sud et la malbouffe au Nord, selon le titre d’un ouvrage de l’agronome Marc Dufumier qui a succédé à René Dumont. Dès les années 70, l’un des pères de l’écologie politique française dénonçait cette politique suicidaire. Depuis rien n’a changé. Au contraire.

La délocalisation de l’industrie agro-alimentaire a entraîné celle des paysans eux-mêmes. Les industriels de l’agro-business français achètent des terres dans les pays de l’est, en Ukraine ou en Roumanie, et jouent du dumping avec les prix agricoles. La PAC est devenue une machine à paupériser les paysans, ici en Europe et là-bas dans le Sud.

Bientôt plus de paysans ?

Il reste en France 490 000 exploitations agricoles, il y en avait 2 100 000 en 1960. Au rythme actuel des disparitions, il en restera 100 000 en 2030.

Alors que la taille moyenne des exploitations grandit, la mécanisation encore plus poussée de la production induit des milliers de suppressions d’emplois. En France, entre 1980 et 2010 l’agriculture en a perdu 3 millions.

Entre 1960 et 2004 le volume de la production agricole française a doublé, sa valeur a baissé de 16%.

La pauvreté concerne 25% des agriculteurs, contre 13% en moyenne pour l’ensemble de la population.

Tandis qu’une classe de managers de l’agro-business s’est créée sur le dos des paysans-travailleurs, le monde rural n’a plus que le choix entre désert social et culturel et lieu de villégiature. Avec l’étalement urbain, c’est chaque année des dizaines de milliers d’hectares qui disparaissent. Les paysans n’ont plus que les méthodes de la jacquerie pour se faire entendre. Leur parole est souvent confuse. Pourtant c’est eux qui nourrissent le monde.

Cauchemar prôné par Monsanto

Quel type de société veut-on pour nos enfants ? Celle qui est décrite comme une utopie meurtrière dans le film de science-fiction « Soleil Vert » ? Ou celle de la relocalisation de l’agriculture, de l’agro-alimentaire, des circuits courts, du bio de proximité, de l’agriculture urbaine et de l’agro-écologie, c’est à dire des bonnes pratiques issues du savoir-faire paysan, liées à un environnement sain débarrassé des pesticides et des OGM ?

Les malfrats de l’industrie agroalimentaire et les politiques irresponsables sont en train de transformer le cauchemar prôné par Monsanto et ses comparses en réalité. L’agriculture française est une bombe à retardement.

Si nous sommes tous responsables de ce que nous mangeons, alors nous devons être solidaires des paysans qui se battent pied à pied pour sauver leur métier : celui de nourrir les hommes en étant rémunérés décemment. Au Salon de l’agriculture, derrière le cul des vaches, il y a des femmes et des hommes, ne l’oublions pas.

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 19:09

 

Rue89 -Témoignage 25/02/2013 à 20h10

  Laure B. | Précaire

 

 

Laure B., 27 ans, ex-manutentionnaire à E. Leclerc en Haute-Savoie, raconte un système dans lequel de mauvaises statistiques promettent une sanction immédiate.

MAKING OF

Chaque jour, trois « drive » comme celui-ci ouvrent leurs portes en France. Aujourd’hui, on en compte plus de 2 000 sur tout le territoire. Ils sont donc des milliers, comme Laure B. – un pseudonyme –, à pousser le chariot à la place des clients, dans des hangars sous haute surveillance, pour 9,86 euros de l’heure (brut) par jour (un tout petit peu plus que le smic).

 

La jeune femme de 27 ans a tenu à nous donner sa version de ce phénomène en pleine explosion, sous l’œil indifférent des consommateurs. Ils sont 5 millions chaque année à faire leurs courses sur les sites internet des supermarchés.

 

Claire Branchereau

Tout le monde connaît la chaîne E. Leclerc, mais qui connaît le principe du « drive » de Ville-la-Grand en Haute-Savoie ? C’est un nouveau système d’exploitation. Il suffit d’un hangar rempli de marchandises, de personnes à la recherche d’un emploi et d’un directeur autoritaire.

Les clients passent leur commande sur Internet puis viennent chercher leurs courses sur place, c’est ça le drive.

Munis d’une « scannette », d’un chariot nommé « Dolly » – dont ils ne doivent jamais se séparer sous peine de représailles et d’un contrat à la semaine –, les employés remplissent des sacs avec les articles commandés.

C’est un manège incessant : le travailleur ne s’arrête pas durant quatre ou cinq heures en attendant son unique pause journalière d’une heure.

Au moment de l’embauche, on m’avait présenté la société comme une « entreprise sociale ».

J’ai réussi à faire virer quelqu’un d’autre

L’instrument de cette précarité extrême, la « scannette », s’empresse de surveiller sournoisement. C’est l’outil indispensable ainsi que l’espion infiltré des supérieurs. Greffée à notre main, elle enregistre le temps que le travailleur met entre chaque article, le temps qu’il met pour effectuer une commande et le temps où « il ne fait rien ».

Postés devant leur ordinateur, les supérieurs nous suivent pas à pas, minute par minute, dans l’immensité de ce hangar.

Les travailleurs sont alors mis, sans le savoir, en concurrence, non pas sur la qualité de leur travail mais sur les statistiques créées par leur performance. J’ai fait l’expérience de mauvaises statistiques et la sanction est immédiate : la révocation.


Les scanettes (Laure B.)

Le directeur vient à la fin de chaque mois et fait le tri. Il renvoie les cinq derniers qui se trouvent à ce moment-là en fin de liste [avec de mauvaises statistiques, ndlr]. Ce qui aurait dû être mon cas.

Un avertissement m’a été donné et j’avais deux heures, montre en main, pour remonter. La course s’engage pour moi dans le hangar en attrapant les produits disposés sur les étagères, les jetant dans les sacs sans savoir si j’écrase le pain ou les chips, enchaîner les commandes et bousculer les collègues dans les rayons.

Après tous ces kilomètres parcourus dans la poussière des cartons et la volonté de garder ce travail, j’ai réussi à remonter dans les statistiques et faire virer quelqu’un d’autre.

Espérer avoir un contrat... de deux semaines

Mais on ne licencie pas chez Leclerc, cette petite épicerie devenue une grande entreprise où « le salarié a des droits et est considéré », prend soin de ne pas se discréditer et surtout de ne pas devoir payer des indemnités aux salariés. Les contrats à la semaine (comme le mien) en sont alors la preuve. Il suffit de ne pas reconduire le contrat.

C’est la corde au cou des travailleurs qui deviennent des survivants de semaine en semaine, en espérant avoir un jour un contrat de deux semaines. Edouard Leclerc, le fondateur de cette épicerie se retournerait-il dans sa tombe sachant cela ?

Une corde en contrat et un fouet (la « scannette ») pour outil de travail, est-ce vraiment une entreprise à « dimension sociale » ? Ceci est le prix pour acheter moins cher chez Leclerc. Après toutes les publicités vantant cela, il faudrait peut-être se demander pourquoi.

« L’économie, vous n’y connaissez rien »

Malheureusement, ça ne s’arrête pas là. Sans parler de la dignité mise au plus bas du travailleur, ce dernier est considéré comme un outil nécessaire au rendement. Il peut être mis à pied lorsqu’il ne ramasse pas les cartons au sol si le directeur le voit.

Il peut ne pas reconduire le contrat d’une personne sans que le travailleur ait commis de faute professionnelle. Et de surcroît, cela passe par des termes vulgaires pour se faire comprendre.

Le travailleur est vu comme un individu, si je puis dire, stupide. Comme le dit le directeur :

« L’économie, vous n’y connaissez rien mais si le pognon ne va pas dans ce magasin, il va aux Etats-Unis avec Amazon. »

Ces raccourcis sont faits pour que le travailleur aille toujours plus vite.

Avec la complicité des clients

L’absurdité qui règne dans ce hangar touche aussi les clients. Le service proposé par Leclerc Drive passe aussi par le chargement de la commande dans le coffre du client.

Ces derniers nous regardent mettre leurs nombreux sacs de nourriture, leurs packs d’eau dans leur coffre sans nous aider puisque c’est un service gratuit. La gratuité amène la fainéantise des uns et le sacrifice des autres.

Soulever des sacs remplis et des packs toute la journée à répétition sans apprentissage des bons gestes – car le rendement passe avant tout –, ne permet pas de garder une bonne santé physique.

L’esprit d’équipe signerait la fin de l’entreprise

Cela est même de l’ordre de l’épuisement. Le travailleur est ainsi vidé de toute essence, sans aucun sens de la fonction de son travail. Les clients se rendent alors complices des supérieurs sans même en avoir conscience.

Qui a donc conscience de ce qui se passe derrière ces portes ? Partir de chez Leclerc ne cause pas de difficulté car :

  • soit le contrat n’est pas renouvelé,
  • soit le travailleur part de lui-même par épuisement physique et moral.

C’est pour cela que cette entreprise embauche plus que les autres : il y a un « turnover » des travailleurs, afin que personne ne puisse sympathiser ni communiquer car l’esprit d’équipe serait la fin de l’entreprise.

J’ai choisi un départ volontaire

J’ai choisi un départ volontaire. J’ai prévenu mes supérieurs plus d’un mois à l’avance et étonnamment ils voulaient me faire signer un contrat plus long, pour une fois !

J’ai refusé de signer pour ne pas être en rupture de contrat et perdre mes indemnités. On m’a répondu :

« Les dates ne sont pas importantes, ce ne sont que des formalités. »

Malgré cette touchante attention, j’ai maintenu mon refus.

Un départ après deux mois et demi de travail équivaut à sept contrats (puisque j’ai eu la chance d’en avoir un de deux semaines et un de trois semaines), et bien sûr un solde de tout compte intégrant les indemnités de chaque contrat.

Recevant les papiers de départ et le chèque, j’ai détaillé mon solde. Et comme il n’y a plus de surprise avec Leclerc car « chez Leclerc, c’est moins cher », il en est de même pour le solde de tout compte : il me manquait l’argent de mes primes de précarité.

Pas d’excuses pour ma prime de précarité

Comment une entreprise de cette envergure avec une philosophie dite sociale peut-elle oublier cela ? Sachant qu’après de nombreux appels téléphoniques à la comptable toujours indisponible, cette dernière, une fois ma situation régularisée, n’a pas été capable de me donner la moindre explication ni même de formuler des excuses.

Est-ce de l’incompétence poussée à son paroxysme ? Ou une méthode habituelle, consciente et volontaire, qui me paraît manifeste. On croirait marcher sur la tête.

Nous avons tenté de contacter ce lundi après-midi la direction du Leclerc Drive de Ville-la-Grand, qui n’a pas donné suite à nos sollicitations.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 18:59

 

Le Monde.fr | 26.02.2013 à 12h18 Par Christophe Ayad - Le Monde

 
Omar Aziz

Omar Aziz, célèbre activiste pacifiste syrien de 64 ans, est mort en détention le 16 février 2013, a -t-on appris quelques jours plus tard par l'intermédiaire de sa famille. Il est décédé à l'hôpital militaire de Harasta, dans la banlieue de Damas, des suites d'une longue captivité au centre de détention des services de renseignement de l'armée de l'air, à Mazzé, où il était détenu depuis son arrestation le 20 novembre 2012 dans une cellule de 16 mètres carrés avec 85 autres personnes.

Omar Aziz souffrait d'hypertension et avait perdu, selon ses proches, plus de 15 kilos. Peu avant sa mort, il a été transféré à la prison centrale d'Adra. Sa famille n'a jamais été informée de son état, ni même de son décès. Ce sont d'autres détenus qui lui ont fait parvenir la nouvelle.

Economiste de formation (à l'université de Grenoble) et versé dans les nouvelles technologies, Omar Aziz avait quitté l'Arabie saoudite, où il vivait, peu après le début de la révolution syrienne, en mars 2011. Il est l'un des architectes des comités locaux de coordination, qui ont grandement contribué à entretenir la révolte, lui donner des mots d'ordre et ont veillé le plus longtemps possible à ce que la lutte reste pacifique et non-confessionnelle.

 

 " MIEUX QUE LA COMMUNE DE PARIS "

Il a fondé le premier comité local dans le quartier de Barzeh, une forme d'organisation " par le bas " qui a essaimé par la suite dans tout le pays. Il s'était inspiré des idées de Rosa Luxemburg sur " l'auto-gouvernement des masses ". Il avait formalisé sa vision humaniste et presque anarchiste dans un long article. " Nous avons fait mieux que la Commune de Paris, qui a résisté 70 jours. Cela fait un an et demi et nous tenons toujours ", avait-il déclaré peu avant son arrestation.

Peu connu hors de Syrie, il avait gagné le surnom affectueux d'Abou Kamel. Malgré les destructions et les combats, il parcourait inlassablement les quartiers dévastés pour y amener de l'aide humanitaire aux familles déplacées et à celles comptant un mort, un blessé ou un disparu. Il était issu d'une grande famille de la bourgeoisie intellectuelle damascène. Sa mère, Bourane Tarazi, a été la première femme avocate en Syrie.

Elle avait écrit un livre, Damas dans la tourmente, publié en 1998 à Beyrouth, sur ses années de lutte pour l'émancipation sous le mandat français puis après l'indépendance. Omar Aziz était le genre d'hommes dont la Syrie aura absolument besoin pour se reconstruire après le conflit en cours.

Christophe Ayad - Le Monde

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 18:49

 

Le Monde.fr avec AFP | 26.02.2013 à 16h12 • Mis à jour le 26.02.2013 à 16h47


 
Un agent de la Direction départementale de la protection des populations vérifie des plats surgelés dans un supermarché de Herouville Saint-Clair, dans le nord de la France, mardi 26 février.

De la viande de cheval a été détectée dans plusieurs boîtes de raviolis en conserve de la marque Panzani, fabriqués par William Saurin, qui ont été immédiatement retirées de la vente, révèle mardi 26 février le magazine spécialisé dans la distribution LSA.

 

Lire la tribune de Fabrice Nicolino : Le scandale alimentaire qui s'annonce


WILLIAM SAURIN "VICTIME D'UNE TROMPERIE"

Panzani, qui appartient au groupe espagnol Ebro, avait confié depuis 13 ans la fabrication de ses raviolis au groupe français William Saurin, propriété de Financière Turenne Lafayette. William Saurin a été "victime d'une tromperie par un de ses fournisseurs", affirme le magazine.

Contacté par l'AFP, Financière Turenne Lafayette a refusé de commenter ces informations. Panzani France n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter ces informations. Selon LSA, Panzani a immédiatement demandé à William Saurin de retirer du marché les raviolis concernés et de rembourser les consommateurs trompés.

Des test ADN ont par ailleurs été diligentés par la société, qui affirme "ne pas acheter de viande d'origine roumaine". La principale filière d'incorporation frauduleuse de viande de cheval dans des plats préparés jusqu'ici mise au jour utilisait de la viande d'origine roumaine.

 

NOUVEAUX PRÉLÈVEMENTS POUR "RÉVÉLER L'ÉTENDUE DE LA FRAUDE"

Le ministre de la consommation, Benoît Hamon, avait annoncé mardi dans la journée que de nouveaux prélèvements "dans des filières d'approvisionnement hors Spanghero" étaient réalisés dans le cadre de l'enquête sur la viande de cheval et que les sanctions des fraudeurs seront renforcées.

 "Au total ce soir, il y aura 40 prélèvements qui auront été effectuées sur des échantillons de produits hors filière Spanghero (...) afin de mesurer s'il y a plus de plats et d'entreprises incriminées que ce qui a été révélé jusqu'à présent", a déclaré le ministre lors de la présentation du bilan de l'action de la DGCCRF en 2012.

 M. Hamon avait laissé entendre le 21 février qu'"il pourrait apparaître qu'il n'y ait pas qu'une seule filière concernée par cette substitution de viande de cheval en lieu et place de viande de bœuf". "Les analyses sont en cours et permettront de révéler l'étendue de la fraude", a ajouté le ministre, sans donner les noms des sociétés dans lesquelles ces analyses étaient effectués "afin de ne pas fragiliser à tort certaines filières", a-t-il indiqué. Il n'a pas dit quand les résultats seront rendus publics.

 

 RENFORCER LES SANCTIONS

Spanghero est pour l'instant la seule entreprise française accusée d'avoir revendu plusieurs centaines de tonnes de viande censée être du bœuf mais qui contenait également du cheval. Benoît Hamon a d'autre part insisté sur la nécessité de renforcer les sanctions légales envers les fraudeurs économiques "pour faire cesser le sentiment d'impunité".
 

"Aujourd'hui, si vous volez une barquette de surgelés dans une grande surface, vous encourrez trois ans de prison et 45 000 euros d'amende alors que lorsque vous pratiquez une fraude économique sur plusieurs centaines de tonnes de viande, vous ne risquez que 37 500 euros d'amende si vous êtes une personne physique et 187 000 euros pour une personne morale. Ce n'est pas très dissuasif", a souligné le ministre. "Nous voulons donc renforcer les sanctions et ce sera fait dans le projet de loi consommation" présenté en avril, a annoncé M. Hamon.

Les sanctions envers les fraudeurs pourront ainsi passer à 300 000 euros pour les personnes physiques et 1,5 million pour les personnes morales. "Elles pourront aussi être étendues à 10 % du chiffres d'affaires de l'entreprise concernée, qui pourrait également être punie d'une interdiction d'exercer une activité commerciale dans les domaines sur lesquels la fraude a porté", a ajouté M. Hamon.

 

 DE LA VIANDE D'ÂNE ET DE CHÈVRE DANS DES PLATS PRÉPARÉS

En outre, plus de la moitié des plats préparés, saucisses ou steaks en Afrique du Sud sont mal étiquetés et contiennent même parfois de la viande d'âne ou de chèvre, selon une récente étude de l'université de Stellenbosch.
 

"Notre étude confirme que l'étiquetage frauduleux de la viande préparée est courant en Afrique du Sud. Non seulement cela viole la réglementation mais cela a des conséquences en termes économique, religieux, éthique et de santé", selon l'un des auteurs, Louw Hoffman, professeur au département des sciences animales.

La viande testée, dont 139 échantillons ont été sélectionnés en boucherie ou chez des détaillants, contenait dans 68 % des cas des ingrédients non déclarés, notamment "les saucisses, les steaks pour hamburgers et les plats préparés". Le plus souvent, du porc et du poulet ont été ajoutés, mais aussi du soja et du gluten. "Des ingrédients peu conventionnels comme de l'âne, de la chèvre et du buffle ont également été découverts dans un certain nombre de produits", a précisé M. Hoffman. L'étude s'appuie sur des tests ADN et démontre, selon l'autre auteur de l'étude, Mme Donna-Maree Cawthorn, la nécessité de peines plus sévères pour ce type d'infraction.

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 18:43

 

26-02-2013


   

Les deux Pussy Riot, contestataires russes qui purgent une peine de deux ans de camp pour une "prière punk" contre Vladimir Poutine, pourraient bénéficier d'une libération anticipée avant 2014, a estimé lundi, à Moscou, une de leur camarade, Ekaterina Samoutsevitch. Cette dernière, la Pussy Riot libérée, a également critiqué dans une interview à l'AFP, l'acteur Gérard Depardieu, "devenu, selon elle, une partie du jeu médiatique des autorités" russes.
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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 18:34

 

LE MONDE | 26.02.2013 à 13h30 Par Olivier Zilbertin (C'est tout Net !)

 
 
MSN Messenger en 1999

Le faire-part a été glissé il y a quelques jours dans nos boîtes mails. La date est donc connue désormais : prévu initialement pour le 15 mars, le clap de fin retentira le 8 avril. "Le 8 avril 2013, peut-on lire sur le courriel, nous allons retirer le service Messenger et fusionner les meilleures fonctionnalités de Messenger et de Skype." La transition devrait se faire progressivement, en douceur, pays après pays. Le verdict n'en reste pas moins sans appel : Messenger, MSN Messenger de son nom d'origine, devenu Windows Live Messenger, la messagerie instantanée de Microsoft lancée en 1999, est arrivée au terminus (goo.gl/poBpA). RIP.

Une disparition annoncée dès le mois de novembre 2012, et que les utilisateurs ne pouvaient pas ignorer. Depuis quelques semaines au moins, au lancement de Messenger, un panneau incitait vivement l'usager à basculer sans plus attendre sur Skype, autre messagerie instantanée aux mains de Microsoft, achetée en mai 2011 pour 8,5 milliards de dollars.

Messenger et Skype dans le même panier, cela faisait à l'évidence une messagerie de trop, surtout à l'heure où ce type d'usage a migré sur Facebook. Avec ses fonctions plus sophistiquées, son penchant plus marqué pour des usages professionnels, Skype, lancé en 2003, peut encore espérer résister au mouvement. Très présent sur les ordinateurs et téléphones mobiles des adolescents notamment, Messenger a pris au contraire de plein fouet la vague des réseaux sociaux et de leurs messageries intégrées.

Il faut rappeler au passage que, depuis 1996, année de lancement du pionnier ICQ (icq.com), le créneau a toujours été très convoité, par des acteurs au demeurant incapables, comme souvent, de se mettre d'équerre sur un standard unique. Pour l'utilisateur, cela signifie souvent devoir utiliser et jongler entre plusieurs applications.

C'est noté, Microsoft nous l'a promis dans son faire-part en tout cas : les utilisateurs de Messenger ne devraient pas perdre au change en basculant sur Skype puisqu'ils retrouveront "les meilleures fonctionnalités" de chacun.

Il faudra sûrement un petit peu de temps quand même aux plus assidus pour réapprendre les gestes simples de tous les jours, trouver les fonctions, assimiler les raccourcis clavier. Il faudra s'habituer à ne plus trouver sur son bureau le petit logo et ses deux bonshommes vert et bleu qui nous accompagnaient depuis si longtemps. S'habituer aussi à ne plus entendre la petite sonnette qui annonçait la venue d'un ami. Le plus difficile peut-être : apprendre à supporter le cri de canard enroué de Skype signalant l'arrivé d'un message. Heureusement, on peut toujours en changer.

zilbertin@lemonde.fr

Olivier Zilbertin (C'est tout Net !)

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 18:26

 

Le Monde - alternatives.blog

 
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Les Verts de rage

Image d'un collectif "Vert de rage" trouvé sur Facebook... excusez-moi de reprendre ici un visuel au langage cru, familier et très militant, mais il est à l'image de ce qui circule dans les réseaux engagés actuellement... avec une certaine part de vrai qui fait sourire dans le message qu'il véhicule...

Ce n'est pas pour rien que Pierre Rabhi conseille depuis toujours de dire "bonne chance" plutôt que "bon appétit" avant de commencer à manger... Et ce n'est pas la première fois qu'un scandale alimentaire met au grand jour les excès des modes de production industriels. Le hic, c'est que celui-ci arrive dans un contexte de crise économique, sociale et environnementale encore plus généralisé qu'avant et c'est la confiance des consommateurs qui trinque.

Au-delà des conseils qui peuvent vous être donnés pour apprendre à décrypter les étiquettes de plats cuisinés, vous pouvez aussi agir pour changer vos habitudes alimentaires et par la même ce système qui se viande à force d'exploiter le vivant.
 

Réduire les distances

Les premières AMAP ont vu le jour en France au début des années 2000 : dans un contexte d'insécurité alimentaire, la proximité des approvisionnements apporte une réponse à la demande de traçabilité. Les locavores le savent bien d'ailleurs : manger local renforce les liens entre producteurs et consommateurs, redonne du sens à l'acte d'achat comme à l'acte de production, et cela dynamise le tissu économique local.

"À l’heure où les grands systèmes d’explication du monde et la plupart des structures de socialisation sont vécus comme en berne, le “local” reprend une place nouvelle dans les représentations et les attitudes. Investir un quartier, y développer des groupes affinitaires, partager les usages et échanger les services au plus proche reprennent un sens, à l’heure où le village planétaire semble ne pas tenir ses promesses de liberté, d’autonomie ou d’harmonie" analyse le sociologue Erwan Lecoeur, que j'ai eu l'occasion d'interroger au sujet du rapport des français au terroir en juin 2011.

La confiance que nous pouvons retrouver dans le contenu de nos assiettes ne se satisfait pas seulement de la limitation des distances parcourues. Les chercheurs L. Sirieix, G. Grolleau et B. Schaer ont montré dans leurs travaux parus en 2007 à quel point il faut être attentif aux différents types de distance perçue par les consommateurs: la notion de distance peut être spatiale, temporelle ou psychologique et cela détermine la façon dont les consommateurs s’impliquent ou se détachent de cette dimension. La distance spatiale est liée à l’industrialisation et à la spécialisation de l’agriculture qui sont telles que la nourriture vient de plus en plus loin. La distance temporelle fait référence à la longueur de la chaîne alimentaire, au temps séparant la production de la consommation des produits (conditions de préservation et de conservation des produits). Ces deux types de distance provoquent une distance psychologique entre les aliments et les consommateurs, qui ne savent pas bien ce qu’ils mangent.

C'est donc en recréant du lien avec les produits et les producteurs et en se rapprochant de la terre, qu'on peut s'assurer de ne plus être dégoûté de ce qui se passe actuellement.

Cuisiner

C'est bête à dire, mais pour retrouver ce goût des bonnes choses le mieux est de cuisiner... Savoirs et saveurs vont de pair, alors essayez tant que possible de vous y (re)mettre. Respecter les saisons et le rythme des cultures permet de redécouvrir la saisonnalité des produits, de cultiver les spécialités et même de redécouvrir des variétés anciennes. En vous approvisionnant via les circuits-courts (AMAP, Ruche qui dit Oui!, marchés de producteurs, etc.), vous allez cuisiner des produits frais et être plus au fait de ce qui distancie la fourche de votre fourchette !

De fait, un bon locavore anticipe les mois d'hiver et de rareté en préparant des conserves et des surgelés durant l'été: "les conserves, c'est du fast-food acheté à l'avance avec du temps" résume d'ailleurs avec justesse Barbara Kingsolver, auteure d'Un Jardin dans les Appalaches. Anticipez et cessez donc de vous faire avoir ! Il existe même des dispositifs spéciaux pour les étudiants et un kit transmedia sur l'alimentation intitulé "le kit Popote" vient d'être lancé par Le Vent Tourne sur le site de La Kolok (soutenu par l'ADEME).

Soutenir une autre politique agricole

Au-delà de ce que vous pouvez changer au quotidien en faisant vos courses, en jardinant ou en vous mettant aux fourneaux; il est nécessaire d'encourager aussi une évolution des politiques aussi bien publiques que privées.

En ce sens, plusieurs initiatives ont vu le jour récemment, comme "Des Produits d’ici, cuisinés ici", un label mis en place par le CERVIA (Centre Régional de Valorisation et d'Innovation Agricole et Alimentaire) afin de distinguer les restaurants proposant une cuisine à base de produits d’Île-de-France (voir la charte à respecter). De quoi permettre aux consommateurs de repérer le "fait maison" avec des produits de saison, cultivés dans la région et consommés localement... parmi les milliers de restaurants de Paris et d'Ile de France.

Lundi 25 février, un label Bio-Sud-Ouest-France a été présenté au Salon de l'Agriculture afin d'apporter au consommateur des garanties sur les modes de production, de transformation et sur l'origine locale des produits. Objectif affiché? Disposer de 500 produits labellisés en 2014, selon un cahier des charges très strict.

Enfin, la fondation Nicolas Hulot a lancé la semaine dernière la campagne I Field Good: la Politique agricole commune (Pac) va être réformée durant l'été 2013 et l'ONG attire ainsi l’attention sur la place et le rôle de l’agriculture dans notre société. En lançant le mouvement "J’me champs bien", elle souhaite rassembler le plus grand nombre de citoyens autour de la nécessité de changer quatre orientations de la Politique Agricole Commune. Parmi les témoignages apportés par les agriculteurs interrogés pour leur engagement dans un autre type d'agriculture, celui de Christophe Pontet illustre à mes yeux le type d'exploitation idéale avec lesquelles nous pourrions revaloriser le travail paysan, la culture respectueuse de la terre, des bêtes, et surtout garantir la traçabilité... Voyez plutôt :

 

 

N'hésitez donc pas à signer leur pétition, à relayer leur démarche et à promouvoir d'autres initiatives allant dans ce sens afin de mobiliser tant que possible autour de ces problématiques...

Et si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas à compléter cet article en commentaires !

 Anne-Sophie Novel / @SoAnn sur twitter

 

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 18:23

 

Le Monde.fr avec AFP | 26.02.2013 à 12h34

 

 

Puits de gaz de schiste à Washington, en Pennsylvanie, en juillet 2011.

Le gouvernement allemand a prévu d'autoriser l'extraction de gaz de schiste par fracturation hydraulique ("fracking") mais sous conditions, selon un document des ministères de l'économie et de l'environnement que s'est procurée l'AFP mardi.

Lire : gaz de schiste : un engouement mondial, mais beaucoup de doutes

Le texte prévoit d'interdire le fracking dans les zones d'eaux protégées et de sources minérales, une concession à l'opinion publique allemande qui se méfie de cette technique controversée en raison des risques qu'elle fait peser sur l'environnement, notamment sur les nappes phréatiques. Des études d'impact sur l'environnement devront en outre être effectuées avant chaque projet d'extraction.
 

ABANDON DU NUCLÉAIRE D'ICI 2022

"Les réserves nationales d'hydrocarbures vont nettement contribuer à la sécurité d'approvisionnement et à la stabilité des prix (énergétiques) en Allemagne", alors que le pays fait face à l'énorme défi de l'abandon du nucléaire d'ici 2022, affirment les deux ministères.

Jusqu'à 2 300 milliards de mètres cube de gaz naturel pourraient être extraits du sous-sol allemand, selon des estimations des ressources qualifiées de "très importantes" par les ministères, alors que l'Allemagne consomme 86 milliards de mètres cube de gaz naturel par an.

En France, la fracturation hydraulique est interdite depuis 2011 mais des techniques d'extraction alternatives sont à l'étude. Les Etats-Unis en revanche y ont massivement recours, ce qui a fait chuter les cours du gaz naturel dans le pays.

 

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