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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 13:40

 

 

Classé dans Billet d'Humeur, Témoignages

Par Okeanos

22 février 2013 - 14:44
(dernière modification le 22/02/2013 - 14:44)

 

Puisque nous sommes tous grecs et puisque nos passeports français ne nous empêchent pas, à nous non plus, de subir la situation de chaque citoyen hellénique,  depuis que la troika et les divers gouvernements du pays ont décidé d'appliquer des cures d'austérité qui un jour, peut-être, ne feront plus la "une" comme la "solution unique pour s'en sortir" mais comme un "crime contre l'humanité".

Parce que parfois, c'en est Trop.

Parce que des nazis sont dans la rue, dans le parlement et ne sont toujours pas inquiétés. Parce que plus d'un tiers de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté. Parce que l'avenir devient impossible, déprimant et plus sombre que jamais. Parce que vivre ici offre la vision quotidienne d'une descente aux enfers qui ne semble inquiéter que modérément les hautes instances de l'Europe.  Parce que suivre la fascisation de l'Etat grec au jour le jour est non seulement épuisant mais aussi révélateur de l'ignorance crasse de l'histoire européenne des années 30.

Parce que les signes ne trompent pas sur la dérive incessante du pays vers l'autoritarisme.  Parce que des immigrés se font tabasser par des flics et par les nazis. Parce que des militants se font torturer par la police qui retouche aussi des photos pour masquer les violences. Parce que l'ancienne république de Grèce, le nouvel empire weimarisé du Bankistan fera défaut, un jour ou l'autre.

Parce que mon petit vendeur de légume a lui aussi fermé son magasin hier, comme beaucoup d'autres. Parce que chaque jour qui passe laisse derrière lui une nouvelle peine, un nouveau drame, une nouvelle perte d'emploi.

Parce que plus de 5000 manifestations et mouvements de protestation à travers le pays en 2012 n'auront pas suffit.

Parce que mois après mois ils font de notre Grèce un enfer. Parce que semaine après semaine, ils la dégradent et la violent. Parce que jour après jour, ils imposent leur loi et procèdent à un racket géant.

Parce que ces "ils" n'ont que faire de nos vies.

Car l'austérité tue. Chaque jour. D'une manière ou d'une autre, elle enlève des vies, des espoirs, des projets.

Pour ces raisons et toutes les autres, certains partent.

Et Marie Laure en fait désormais partie.

Son témoignage ci-dessous est publié avec son autorisation. Il a été mis en ligne le 17 février sur mediapart.


Exil du Chaos
Le 17 février 2013, par Marie Laure Veilhan

Nous avons pris la décision de partir.

Voilà une décision qui procède d’un non-choix, d’une nécessité que je ne qualifierai pas d’absolue, pour la simple raison que je sais qu’on n’est ni en Afghanistan, ni à Smyrne de 1922. Non, ç’aurait pu être un choix. Mais c’est tout juste une décision.

Décision d’exil, alors.

Il nous reste un été ici. Nous serons en France pour la rentrée 2013.

Nous laisserons derrière nous la maison de mon compagnon, Christos. La maison d’un autre exil, qui date de 90 ans : celui des grands-parents de Christos, venus de Constantinople (Kalloni, « la belle ») en 1922. J’écrirai un jour prochain ce que j’ai pu retenir de cette histoire-là. Elle est présente, curieusement parfois.

Nous laisserons des amis, Dina la rigolote, Angélique à la voix d’or, nous laisserons le père de mes enfants, la mer où Christos allait pêcher si souvent, sur les traces de son père, pêcheur, les orangers, le grenadier, les citronniers, l’oncle Adonis, tout tordu, tout pauvre, tout vieux, toujours si digne et souriant, sauf ces jours-ci, sa dame Anna s’en va à petit feu…

Je laisserai la terre que j’ai aimée pour la première fois il y a vingt-quatre ans, fille au pair d’un été, et que je croyais ne jamais quitter. Chaque jour qui passe, j’ai peine à croire à ce qui arrive à cette Grèce-là.

J’ai peine. Grand peine.

Nous sortons peu – le temps a l’air d’avoir pris la couleur de la vie : il pleut, sans arrêt, au point que le bois doit rester longtemps dans le poêle avant de s’embraser. Nous regardons distraitement les journaux télévisés, on connaît la rengaine. Deux dizaines d’impôts créés en 2012. Chômage. Misère. Enfants non vaccinés. Facultés qui ferment. Hôpitaux en panne de chauffage, de matériel de première nécessité (compresses, instruments chirurgicaux,…). Et de yaourts aussi. Néo-nazis au parlement. Grèves. Mobilisation décrétée dans deux secteurs (marine marchande et transports en commun), sous le contrôle direct de l’armée. La folie rivalise au quotidien avec le ridicule, le trivial, le presque rigolo. Non, on n’y croit pas, quand le secrétaire du Ministère de l’Economie annonce que « le smic à 560 euros -bruts- est encore trop haut »…

En chiffres, ça donne : 27 % de chômage global en novembre 2012 (derniers chiffres disponibles), soit une augmentation de 31% par rapport au mois de novembre 2011. 61,6% parmi les jeunes. Chiffres officiels, qui ne prennent pas en compte les multiples programmes de « formation » indemnisés à 250 euros pour deux mois, soit trois fois moins que l’allocation chômage, fixée à 360 euros mensuels. Pas d’allocation familiale, ni de logement bien sûr. 60 milliards de créances avérées vis-à-vis du Domaine Public (fisc et caisses d’assurance maladie et retraite). La récession en 2012 à 6,5%, pour la cinquième année. Le pain à 1,60, l’essence à 1,70. Le smic grec à 560 euros brut (480 euros nets), et 492 bruts (424 nets) pour les jeunes jusqu’à 25 ans. 300.000 compteurs coupés l’an dernier faute d’avoir pu payer la facture d’électricité, désormais couplée à l’impôt spécial (calculé sur la base de la surface du bâtiment alimenté), censé être exceptionnel, mais qui sera finalement intégré à un impôt global. Mon employeur (Union des Coopératives Agricoles), qui emploie 130 personnes (à l’usine et dans les bureaux, ne s’est toujours pas acquitté des salaires de novembre du personnel administratif. Je fais partie de ce dernier, mais ai eu droit à un « régime de faveur » qui m’a permis de recevoir les salaires de novembre et décembre, sous forme d’ « avance sur salaire » (c’est joli, comme formule : avance sur arriéré). J’étais allée faire remarquer que c’est ma seule source de revenus, et que nous vivons à quatre de ces presque 800 euros par mois. Nous avons longtemps été les moins riches de tous ceux que je connais.

Nous sommes désormais parmi les moins pauvres de ceux dont nous partageons le quotidien (travail exclu). Il n’y a plus de syndicat des ouvrières à mon boulot : il a été dissout, suite à des pressions exercées de façon ouverte sur l’intégralité des ouvrières, prises une à une. Ce mois-ci, le grand magasin Sprider (grande chaîne de vêtements bas prix), qui employait quinze personnes, a fermé. La deuxième boulangerie du quartier aussi. Pas résisté.

[Christos discute ce moment-même sur Skype avec un copain, parti en Allemagne en septembre. Il lui parle exactement de ça, à l’instant. C’est saisissant.]

Aighion accueillait depuis plusieurs années deux sections d’enseignement supérieur technique (optique et kiné). Au bord de la mer, dans un bâtiment industriel abandonné et rénové. Ces deux sections disparaîtront, comme une trentaine d’autres en Grèce, à partir de septembre. Les étudiants s’en iront, les bars, le cinéma qui avait rouvert depuis peu, la salle de musique… vont se vider un peu plus. Nous n’y allions quasiment plus, mais c’est réjouissant de voir ces étudiants qui venaient jouer gratuitement au « Polytechneio ». Triste, aujourd’hui, d’être presque sûr que cela ne durera pas.

Je voudrais être contredite par les faits.

Mais les médicaments de traitement du sida ont été désinscrits de la liste des médicaments remboursables. Pour les traitements anti-cancer, cardio, contre la tension artérielle… et pour une foule d’autres, la question n’est plus tant qu’ils soient ou non remboursables : il est de plus en plus difficile d’en dénicher. On crève de cette crise, et pas ceux qui sautent d’un balcon ou se tirent une balle dans la tête. On se laisse aller, aussi, tout simplement.

Je m’accroche à ceux que j’aime. Et à la première sonate de Beethoven, aussi. Qu’il me pardonne…

Je participerai du 1er au 3 mars à une rencontre organisée par l’aile « rouge » du Syriza sur la lutte contre le fascisme (en tant qu’interprète, ce qui nous paiera les billets de bus et une partie des frais de séjour à Athènes). Je vous conterai ce que j’aurai pu en retenir. Je sais désormais que cela pourra nous valoir des déboires plus ou moins importants. Les députés de l’Aube Dorée soufflent sur les braises de la haine, l’un deux a déclaré hier : « la prochaine fois que nous ferons une descente sur un marché pour contrôler les vendeurs étrangers, on ne fera pas que donner des coups de lattes dans les étalages. Il faut bien qu’on se fasse plaisir, aussi… Il est hors de question qu’on laisse les citoyens grecs sans protection ». Babakar Ndiaye est mort, il y a huit jours, jeté sur les rails de la station Thisseio, à Athènes, par l’un des dix agents de la police municipale qui l’avait pris en chasse parce qu’il vendait sur le trottoir des faux sacs Vuitton ou des parapluies chinois. Les paysans qui tentaient de bloquer symboliquement la route nationale ont été attaqués par les flics. Attaqués, non pas arrêtés. La violence institutionnelle s’installe chaque jour. Violence policière des brigades anti-terrorisme qui rouent de coups les quatre jeunes (qui se déclarent anarchistes), les défigurent, et se donnent tout juste la peine d’un maquillage électronique pour masquer les pires traces de torture sur les visages tuméfiés.

Le message est clair : « Tenez- vous tranquilles, ça pourrait arriver à tout le monde et à n’importe qui ».

Enfin, presque. Des militants de l’Aube Dorée, arrêtés la même semaine en possession d’armes lourdes, se sont fait photographier au poste. On en rigole : ils ont l’air de sortir du centre de soins esthétiques, tellement ça n’a pas l’air de les éprouver. On comprend, d’ailleurs : ils sont déjà dehors. Nous savons bien que ce qui nous attend en France n’est pas rose. Au-delà de l’adaptation à une vie que nous n’avions jamais prévue telle (ce qui suppose une adaptation forcée des enfants, par exemple, à un système scolaire en français, eux qui sont scolarisés en grec, bien sûr – mon fils, de bientôt onze ans, ne sait ni lire ni écrire en français, il a commencé l’anglais il y deux ans…), au-delà de tout ce qui nous fera ressentir ce mal du pays que les Grecs appellent si justement νοσταλγία (la nostalgie, douleur de la terre d’où l’on vient en traduction libre…), nous savons bien que la situation en France est dure, violente parfois, et que les choses vont mal pour beaucoup, là aussi.

D’ailleurs, le mal dont souffre la Grèce, c’est le même que celui qui étend son ombre sur l’Hexagone. Je le nomme « argent-dette », comme l’ont si bien fait les créateurs grecs de « Catastroïka », dont je ne saurais trop vous recommander la vision. Il a beau avoir été tourné il y a bientôt deux ans, tout y est.

Voyez.

Regardez.

Dites.

Faites.

Agissez.

C’est de notre vie à tous et à chacun qu’il s’agit.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 13:29

 

http://www.masavi.eu/

 

 

 

Carrefour des résistances


 

 

Acampada Sol

Vendredi 22 Février

Réalisation: Adriano Morán
Année: 2011
Pays: Espagne
Durée: 1h04

 

Un documentaire sur l’occupation de la Plaza del Sol de Madrid par les indignés commencée le 15 Mai 2011. Il montre un échantillon de ce qui s’y est dit et fait, notamment dans le cadre d’assemblées populaires tenues sur place.

 

 

De tout les luttes depuis bientôt deux ans, les indignés de Nîmes occupent tous les soirs, en été, la place de la maison carrée  et le mercredi soir et le samedi midi en hiver et en Automne. Contre la dette, l’austérité et l’oligarchie au service des banques qui  gouvernent réellement , ils participent aussi aux actions contre le nucléaire, et à la lutte de NDDL contre tous les grands projets inutiles . Autant dire que la porte du Carrefour des résistances leur est grande ouverte.

Ils seront au Carrefour des résistances pour la projection de Acampasol .

 

*C’est Vendredi 22 Février à 19h comme tous les Vendredi 272 Rue de la grande terre à Mus. Après un apéro  gourmand  si, ceux qui le peuvent, apportent un petit quelques chose à partager.


Nous essayons de mettre sur pied un co voiturage de Nîmes, rendez vous 18h30 Maison Carrée, contacter Marleen pour savoir qui a une voiture et qui veut une place. 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 22:03

 

france5.fr

 

La Maison-poison, quand nos intérieurs nous polluent

Documentaire
Censé être protecteur, notre intérieur est source d’émissions et de pollutions chimiques. Plus on nettoie sa maison, plus on libère de produits toxiques. Enquête, dans Le Doc du dimanche, sur un marché empoisonné de 22 milliards d’euros.

Contrairement à une idée reçue, l’air à l’intérieur de nos maisons serait cinq à dix fois plus pollué qu’à l’extérieur. En cause ? Nos meubles, les produits ménagers, les matériaux de construction ou encore certains jouets, qui dégagent des substances chimiques. Les médecins soupçonnent de plus en plus cette pollution domestique d’être à l’origine d’allergies qui touchent près de 18 millions de personnes en France. Plus grave encore : des cas de cancers sont désormais évoqués. Malgré ces risques, les industriels traînent les pieds pour modifier sérieusement leurs cocktails chimiques. Les autorités sanitaires françaises et européennes se « hâtent » lentement. « Comment peut-on produire des biens de consommation, les vanter dans des publicités, tout en sachant qu’ils ne sont pas neutres pour la santé ? » interroge Meriem Lay, la réalisatrice. « Je souhaitais démonter les mécanismes qui font que les décrets de protection des citoyens consommateurs tardent à exister, puis à être appliqués. Une lenteur qui arrange les pouvoirs économiques et qui est bien souvent couverte par les autorités. Comme pour l’amiante, les responsables auront peut-être un jour à répondre de leurs agissements. » D’autant que le documentaire démontre que, en matière de pollution domestique, il n’existe pas de fatalité : « Au-delà du constat des risques sanitaires et des mensonges des industriels, je voulais aussi montrer dans ce film qu’il existe des alternatives, des produits non toxiques aux recettes toutes simples », conclut Meriem Lay.
Jean-François Parouty
Documentaire
Durée
52’
Réalisation Meriem Lay
Production Ligne de Mire Production, en association avec France Télévisions
Année 2012

 

 

 

http://vimeo.com/59251758

Contrairement à une idée reçue, l'air des maisons est cinq à dix fois plus pollué que celui de l'extérieur. Les meubles dégagent des substances chimiques, lesquelles proviennent de produits d'entretien ou de matériaux de construction. Et plus on nettoie sa maison, plus des substances toxiques sont libérées. Les médecins soupçonnent cette pollution domestique d'être à l'origine d'allergies mais aussi de cancers. Malgré ces risques connus, les industriels traînent des pieds pour modifier sérieusement la composition des produits. Les autorités sanitaires françaises et européennes se «hâtent» lentement. Pourtant, il existe des produits sains aux recettes toutes simples. Ce documentaire propose une enquête sur un marché empoisonné de 22 milliards d'euros, et quelques astuces à utiliser pour ne pas respirer l'air vicié des intérieurs.

 

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 18:13

 

Libération - 21 février 2013 à 18:58


Dans une agence Pôle emploi de Nice, en août 2012.
Dans une agence Pôle emploi de Nice, en août 2012. (Photo Eric Gaillard / Reuters)

Au rapport Le médiateur du service public a publié ce jeudi un rapport sur les 41000 radiations mensuelles et formule des recommandations pour rendre le système plus juste.

Par MARIE PIQUEMAL

Radié du Pôle emploi ? Rien de plus facile. Tous ceux qui sont passés par la case chômage le savent bien. Il suffit de louper un coup de fil avec son conseiller, qu’un mail atterrisse dans les spams ou qu’un courrier se perde dans les méandres de La Poste, pour se voir couper les indemnités du jour au lendemain.

Le médiateur du Pôle emploi vient de rendre un rapport sur la gestion des listes des demandeurs d’emploi (en intégralité ci-dessous). En 2012, chaque mois 41 000 personnes, en moyenne, ont été radiées des listes dont 90% pour absence à une convocation. «Radier un chômeur est une décision grave, écrit en préambule le médiateur, Jean-Louis Walter. Factures et loyers impayés, problèmes bancaires, manger aujourd’hui, soigner les enfants demain — une épreuve que même un salarié socialement inséré ne saurait surmonter sans dommages.» La semaine dernière, deux drames à quelques jours d’intervalle sont venus rappeler l’urgence à agir. Deux chômeurs en fin de droit se sont immolés par le feu devant des agences du Pôle emploi à Nantes et Saint-Ouen. L’un est mort, l’autre a été sauvé.

Nourri d’exemples concrets, le rapport du médiateur pointe les anomalies du système et formule une série de recommandations.

Rendez-vous manqué = radiation

«J’ai raté l’appel, j’étais sous la douche. J’ai voulu rappeler mais le numéro était masqué. Quelques jours plus tard, j’ai reçu une lettre du Pôle emploi me disant que j’étais radié.» Des courriers comme celui là, le médiateur en reçoit en pagaille. Au 1er semestre 2012, 93% des réclamations reçues concernent des radiations. En majorité, elles sont motivées par une absence à un entretien (téléphonique ou à l’agence), considéré comme un refus de remplir les obligations qui conditionnent l’inscription sur la liste des demandeurs d’emploi1.

Si le médiateur répète qu’«il n’existe aucune politique délibérée de Pôle emploi en la matière», il recommande toutefois de mettre fin à la radiation systématique en cas d’absence à une convocation. «L’absence à un entretien ne constitue pas nécessairement un refus, au sens de la loi, de répondre à ses obligations et il n’est pas non plus le manquement le plus grave», écrit-il.

Jean-Louis Walter préconise l’instauration «d’un dispositif de graduation ou de sursis pour le premier manquement.» D’autant que nombre de demandeurs se plaignent de ne même pas avoir été informé de l’heure et la date du rendez-vous. Coups de fil manqués, courriers jamais reçus.... «Souvent, écrit le médiateur, les personnes n’habitent pas ou plus à l’adresse qu’elles ont indiquée, soit qu’elles n’en n’aient plus les moyens, qu’elles soient retournées chez leurs parents, voire qu’elles sont à l’étranger. Nombreux sont ceux qui veulent afficher une adresse à Paris, estimant que cela facilitera leur recrutement. Mais il suffit que le courrier ne suive pas comme prévu et c’est la radiation.» Avec des conséquences évidemment lourdes. Une radiation, c’est deux mois sans indemnité, le plus souvent. Pire, jusqu’au 31 décembre dernier, la radiation avait un effet rétroactif et du coup, les chômeurs se retrouvaient non seulement sans revenus mais avec des sommes indues à rembourser.

Concernant le téléphone, le médiateur recommande d’interdire les radiations pour absence à un rendez-vous téléphonique. Et de déclencher automatiquement dans ces cas là un entretien physique.

L’appréciation des «excuses légitimes», variable d’un conseiller à l’autre

Accident de la route? Mauvais temps? Problèmes de garde d’enfants? Quels motifs d’absence sont considérés comme recevables par Pôle emploi? Il existe bien une «base de connaissance» sur laquelle sont censés s'appuyer les conseillers Pôle emploi. Mais en pratique, comme le montre l’enquête interne menée par les services du médiateur, «les deux tiers des directeurs d’agence font une interprétation souple de la légitimité des motifs, en fonction de la situation spécifique de chaque demandeur d’emploi.» D’une région à l’autre, d’une agence à l’autre même, le traitement est différent. Certains directeurs de Pôle emploi sont plus sévères que d’autres. Ainsi, 17% d'entre eux affirment procéder à des radiations en cas de retard à un entretien.

Sur cette question des motifs légitimes, le médiateur reste plutôt prudent. «La définition de la légitimité d’une absence est un exercice délicat, qui relève davantage du bon sens et de l’opportunité que de la codification pure», se borne-t-il à dire. Sa proposition : «Plutôt qu’un catalogue de situations déjà qualifiées, ne vaudrait-il pas mieux lister des critères d’appréciation, plus universels et plus applicables à tous les cas de figures ?»

Courrier dématérialisé... les limites du mail

Toute dernière page du rapport, cette reproduction d’un mail envoyé par la directrice d’un Pole emploi:

 

 

Hormis ce problème récurrent du mail qui arrive dans les spams, le médiateur pointe une autre défaillance, d’information cette fois. Lors du premier entretien d’inscription, le demandeur d’emploi se voit proposer la dématérialisation de ses courriers pour «simplifier vos échanges avec Pôle emploi». Sauf que, subtilité souvent ignorée, un clic suffit à supprimer purement et simplement tous les courriers postaux... Le mail devient alors la seule source d’information. Dans ces conditions, le médiateur recommande «d’encadrer les conditions dans lesquelles les courriels produisent des contraintes pour les demandeurs d’emploi.»

1 Les radiations pour insuffisance de recherche d’emploi ou pour refus d’offre raisonnable d’emploi sont rares.

 

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 17:57

 

 

 

Par Okeanos

20 février 2013 - 10:35

(dernière modification le 20/02/2013 - 20:08)

 

 

HollandeSamaras

 

Le président français était à Athènes hier, en "ami", pour montrer sa "solidarité" devant les efforts fournis par la population et le gouvernement. Jugeant que le retour à la croissance était la solution pour la Grèce, il a indiqué que "le maintien de la Grèce dans la zone euro est un acquis". Vaste blague démontée dans le dernier billet de Jacques Sapir.

Il serait possible d'écrire plusieurs pages sur la venue du président, comme l'a d'ailleurs fait mediapart hier dans son article "A Athènes, Hollande devient champion des privatisations". Tout y est.

On pourrait rappeler qu'avec la grève des journalistes en Grèce, il n'y eu aucun commentaire sur les images de François Hollande arrivant à l'Aéroport. La vidéo de son arrivée a d'ailleurs tourné en boucle et les téléspectateurs ont donc eu l'occasion de voir l’atterrissage et la sortie du président français de son avion plus de 80 fois. Il semble aussi que la population grecque, à raison, n'était pas particulièrement excitée par cette visite. Il faut dire, dans un pays où les derniers chiffres du chômage montrent une hécatombe, dans un pays gouverné d'une main de fer par le premier ministre A. Samaras, le nouvel ami de F. hollande, la priorité est ailleurs.

Rappelons que F. Hollande avait conseillé à la population grecque à voter pour les partis pro-euro, c'est à dire ceux là même, pour les médias, la Nouvelle Démocratie et le PASOK, qui sont en grande partie à l'origine de tout ce que l'on peut reprocher à la société grecque. Inutile de rappeler ici que le Syriza souhaitait également rester dans la zone euro.  F. Hollande a donc apporté son soutien au premier ministre, qui, rappelons le, avait indiqué pendant la campagne électorale que "les immigrés sont les tyrans de la société grecque".

F. Hollande a donc apporté son soutien à un gouvernement qui torture ses détenus, procède à des raid dans des espaces autogérés, stigmatise les toxicomanes et les séropositifs et ferme les yeux sur les actions des néonazis : hier, le procès d'un des députés de l'Aube Dorée qui avait participé à la destruction des stands de vendeurs étrangers sur deux marchés devait commencer. Son avocat n'ayant "pas pu venir", le procès a été ajourné et reporté au mois d'octobre prochain. Classique en Grèce : E. Kasidiaris, qui avait frappé deux femmes politiques de gauche en direct à la télévision grecque en est au 4ème report d'un procès pour violence avec arme blanche. Autre exemple, le procès pour contrebande et contrefaçon de la société Aegean Oil a lui aussi été reporté dernièrement pour la 5ème fois, tandis que que son patron aurait menacé de mort un journaliste d'Unfollow. L'avocat du patron d'Aegean Oil, dans cette affaire de menaces de mort, n'est autre qu'un ami de longue date et conseiller officieux du nouvel ami de F. Hollande, le premier ministre A. Samaras. Cet avocat, M. Kranidiotis, est également un commentateur fréquent sur ​​les affaires publiques, et ses articles dans des journaux de droite et des sites web populistes sont connus pour leur nationalisme et leur xénophobie. Il est allé jusqu'à suggérer dans un article que l'armée doit intervenir pour maintenir «l'ordre» en Grèce.

F. Hollande aurait du lire le dernier classement 2013 de RSF et la chute vertigineuse de la Grèce concernant la liberté de la presse, ou le dernier rapport de l'ONU qui pointe du doigt les conditions de détentions dans le pays, ou encore l'alerte du conseil de l'Europe qui précise que "les attaques racistes sont une menace réelle pour la démocratie" ou enfin la dernière intervention de l'historien Mark Mazower qui "alerte la Grèce sur le danger sous estimé de l'Aube Dorée".

F. Hollande aurait pu lire le rapport édifiant d'Amnesty International sur les violences policières, contrairement au ministre grec de l'ordre public N. Dendias, le chef de la toute puissante police répressive grecque. DOit-on également rappeler à F. Hollande que la police nationale d'Athènes serait noyautée par l'Aube Dorée ?

Mais comme pour l'Elysée, la valeur commune entre la France et la Grèce, c'est la démocratie :

ElyseeTweet1

Que la crise de la zone euro est terminée :

ElyseeTweet2

Il faut juste rappeler le "soutien" et la "confiance" de la France envers la Grèce, utiliser le mot magique "croissance" :

ElyseeTweet3

Insister encore sur le fait que la situation va se stabiliser (OkeaNews d'or de la mauvaise foi) :

 

ElyseeTweet4

Promouvoir la présence des PME françaises en Grèce (Total, Suez etc ?) :

TweetElysee5

 

Et se préparer pour les soldes grecques (tweet validé "Tweet du jour" par okeanews) :

 

ElyseeTweet7

Sans compter l'aide que la France proposerait si des réserves de pétrole et de gaz étaient confirmées en mer Égée. Ou la location de quelques frégates pour "un bon prix" et éventuellement quelques avions. La Grèce reste toujours un très bon client pour l'armement français.

En 2012, plus de 5000 manifestations et mouvements de protestation ont eu lieu à travers le pays. Cela fait une moyenne de 14 par jour. Une nouvelle grève générale commence (à suivre en live-tweet sur Okeanews ici).

Mais pour la France, les affaires sont les affaires.

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 17:51

 

scoop.it 

Scooped by Damoclès

 

Des manifestants anti-nucléaires  à Idinthakarai ont brûlé le drapeau national français hier,  condamnant la visite en Inde de la François Hollande, président de la France .

Un grand nombre d'hommes et de femmes, qui ont organisé une protestation prolongée contre la centrale nucléaire de Kudankulam, ont entrepris une marche jusqu'au village d' Idinthakarai dans le district de Tirunelveli quartier et brûlé le drapeau national français.

Un communiqué du Mouvement populaire contre l'énergie nucléaire [PMANE] a déclaré que le drapeau français a été brûlé pour condamner la visite de Hollande en Inde, et la signature d' un contrat portant sur Jaitapur projet nucléaire à un moment où des centaines de villageois ont été emprisonnés pour avoir organisé une manifestation contre le projet.

La centrale nucléaire de Jaitapur est construite avec l'assistance technologique de la France.

Il s'agit de la première visite de Hollande vers l'Inde. Sa visite de deux jours devrait se terminer à la signature de contrats d'une valeur de plusieurs milliards.

traduction : Philippe Ginet/ecolightnews.eu


INDIATIMES


Anti-nuclear-protesters-burn-French-national-flag.


Lire aussi:


FRANCE-INDE: Des réacteurs nucléaires hors de prix

Paris assume les transferts de technologie nucléaire et militaire en Inde

François Hollande en Inde pour vendre 2 EPR en zone sismique


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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 17:48

 

http://zad.nadir.org

jeudi 21 février 2013, par zadist

 

 

Aujourd’hui 21 février l’occupation militaire dure depuis 89 jours (pour une opération débutée il y a 128 jours). Un camarade est emprisonné depuis 85 jours


INFO Chat Teigne : l’huissier est passé le 14/02 refiler une assignation à comparaître pour le mardi 26 février !!


INFO Bellveue : rendu du procès est fixé pour le 28 février

Point Info Bellevue :

PDF - 133.7 ko

Un camarade est en ce moment en prison, un a été libéré et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre.

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos courriers directement : Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 Nantes

Appel à témoins pour la défense de Cyril

Des nouvelles d’un camarade qui est passé par la Zad : Lutin est en prison à Rennes depuis 2 mois. Il ne reçoit pas de courrier et sa maman a eu récemment le droit d’aller le voir. Il venait souvent sur la Zad, et demande que les copains et copines lui écrivent

Voici son adresse Lutin ecrou 3610 MA1 CELLULE 03 Centre pénitencier des hommes Rennes Vezin CS 14605 rue du petit pré 35746 Vezin le coquet cedex


Infos utiles pour venir ici

Point d’info de 10h à 20h sur le campement "Hors Contrôle" établi le long de la D81 entre le lieu dit Les Domaines (la Vache-Rit) et la Rolandière. Si vous nous rejoignez sur la zone, voyez ici. Il est aussi possible de venir directement sur la zone, par ex par la D281, et d’y croiser du monde !

- Accueil "hors contrôle" : 06 32 98 78 36
- Contact presse de la Zad : 06 38 17 36 19
- Équipe légale  : 06 75 30 95 45 : à contacter uniquement si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s, et après votre libération IMPORTANT : s’il vous plait lisez le texte "en cas d’interpellation" Et surtout, refusez les comparutions immédiates !
- Équipe médicale : contact able par mail : equipemediczad at riseup.net pour toute communication non-urgente. La street médic est joignable par téléphone uniquement lors de journées d’interventions militaires/policières sur la zone ou autres "moments chauds" au 07 60 26 42 14.
- Liste du matos à ramener (mise à jour le 02/01) : disponible ici

Si jamais le Site ne fonctionne pas, on continuera la-bas : http://lazad.noblogs.org/

RADIO KLAXON :

On a un streaming qui marche (même si la qualité serait mieux avec une radio qui aurait une vraie antenne) :

( Klaxon n’est pas sur les sondes dans ce moment ! )

EXPOSITION itinérante de la ZAD

Un Territoire se défend avec tout-e-s ses habitant-e-s, Notre mémoire commune nous nous l’approprions, nous la faisons vivre. C’est notre résistance que l’on vous invite à partager ici et ailleurs - a travers cette exposition itinérante !

Pour une organisation simple, voici un Planning qui vous permette de réserver l’exposition ( une seule personne référent pour simplifier la communication ). Pour tout les gestions concernant l’expo, mail a zad@riseup.net avec le sujet "EXPO" svp !


Action du jour

- Préfecture d’Ille-et-Vilaine : les sévices publics continuent pour les usager-e-s étranger-e-s

féliciter la société qui est derrière le blog de l’aéroport, http://leblogdelaeroportdugrandouest.eu, nouvel outil de propagande : http://www.image-strategie.com/ contact@image-strategie.com

Voici le propriétaire du blog pourri : David Vernejoul 30 rue fortuny 75017 Paris 0618979195 david.vernejoul@image-strategie.com

Whois result :

PDF - 62.1 ko

Infos du jour

- Article on aimerai bien de pouvoir lire : L’argent pas très vert de la fondation Hulot

- Camarades de la Zone À Défendre (ZAD)

Enric Duran est poursuivi au pénal par la fiscalité et 14 des établissements bancaires concernés. Il risque 8 ans de prison. Ses droits fondamentaux à se défendre, à appeler des témoins à la barre, à la présomption d’innocence, ne sont en rien respecté. C’est par le pur fruit du hasard qu’il a appris la date de son procès, et ce seulement 3 semaines avant l’échéance. Il ne se reconnait de toutes façons pas de ce système et de ses lois qui oppriment. Enric a déjà refusé par deux fois, communiqués de presse à l’appui, de répondre présent aux convocations. Les constructions d’alternatives en Catalogne ont tant et si bien évolué que la Coopérative Intégrale Catalane se substitue progressivement à l’Etat, offrant de nouveaux espaces de liberté. Enric s’adresse à présent aux camarades de la Zone A Défendre dans la lignée de l’appel du sous commandant insurgé Marcos, "El Tiempo del Si"

"El Tiempo del Si"

opendocument text - 50.7 ko

- reçu : Ben, organisons le "Festival INTERNATIONAL du film de poche fait sur la ZAD" Challenge : filmer discrètement avec son téléphone portable son passage aux "check Point" militaires de la ZAD. Butiné sur le net

- reçu : une réponse aux conseillers généraux d’Ille-et-Vilaine signataires de l’article de propagande pour l’aéroport dont vous nous parliez dans les Infos du 7 février.

Article :

PDF - 435.7 ko

Reponse :

PDF - 62.5 ko

- Activists claim police siding with power company EDF in lawsuit

- Notre-Dame-des-Landes : Bruxelles lance une procédure contre la France

et Ouest France dit : Bruxelles et Notre-Dame-des-Landes. Pour le préfet, « une procédure habituelle » Par contre, ouest France, Lapouze n’est pas le préfet mais seulement son adjudant...

- On remets encore en valeur cette belle article, a l’origine de canard enchainé : 900 000 euros pour la propagande de l’ aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Ici, on se demande si Auxiette n’est pas un infiltré anti-aeroport ! Sinon, ça sera vraiment un peut grave pour lui : a chaque fois il essaye d’y être malin, ça se retourne contre lui...

- Les policiers ne veulent pas de tests d’alcoolémie

Police : les contrôles d’alcool et de stupéfiants déclenchent la colère des syndicats

- Notre Dame des Landes : foin de la Commission de dialogue, l’Etat lance déjà les marchés de travaux Une Commission de dialogue ? Très bien. Mais dans l’esprit du gouvernement, il ne s’agit que d’un dialogue cosmétique, puisqu’il engage, comme si de rien n’était, les marchés publics des travaux à sa charge.

Comme, par exemple, celui des plantations orneraient l’autoroute qui doit balafrer le bocage entre les voies rapides Vannes-Nantes et Rennes-Nante.

Cette autoroute, ou "barreau routier", reste à court terme la plus grande menace de début du chantier.

Voici le PDF de ce marché :

PDF - 164.8 ko

- La partie de roulette russe au commissariat atterrit à la barre

MDR :)

- 900 000 euros pour la propagande de l’ aéroport de Notre-Dame-des-Landes

- Analyser les conflits territoriaux par les représentations spatiales : une méthode cognitive par cartes mentales

Les conflits de territoire qu‟ils soient des conflits d’aménagement, des conflits environnementaux, ou des conflits d’usage, sont en augmentation constante ces dernières années, retardant ou annulant souvent de multiples projets. Plusieurs travaux ont mis en évidence les rapports complexes entre conflit et territoire, mais peu d‟entre eux ont tenté de remettre les différents acteurs à égalité dans la prise en compte de leur parole territoriale.Cette thèse cherche à comprendre la place réelle prise par le territoire dans les discours d’acteurs à l’occasion de conflits de territoire. Trois études de cas ont été mobilisées pour tenter d‟éclairer cet aspect. La première étude porte sur le conflit autour du projet d’aéroport international de Notre Dame des Landes, la seconde compare les conflits liés à l’implantation de centres d’enfouissement de déchets en Bretagne et la troisième analyse le conflit d’usage de l’hypercentre rennais à l‟occasion des soirées du jeudi...

- reçu : le projet de centrale à gaz à landivisiau dans le pays léonard en Bretagne se précise avec des réunions publiques prévues cette semaine sur le tracé du futur gazoduc (125km de long) qui permettra à la centrale d’être approvisionnée depuis le pays vannetais.

Illes imposent leurs merdes comme d’habitude, et organisent leur simulacre de démocratie en ayant déjà tout décidé. un lien vers l’entreprise porteuse du projet de gazoduc : http://www.grtgaz.com/grands-projet... on y voit les dates et lieux des réunions publiques de cette semaine. La plupart sont déjà passées malheureusement.

Si des bonnes âmes veulent aller à Pleyben demain à 10h30, ca pourrait être sympa de leur rappeler notre refus de leur centrale et du monde qui va avec (ou de leur monde et la centrale qui va avec plutôt ;) ) Si certainEs veulent saboter ce projet, illes sont prévenuEs. C’est pas trop loin de la ZAD et ca pue le même "aménagement" à la con.

Vive la révolte

- reçu :

- 10h15 : Le soleil nous gâté, que est ce que ça fait du bien :) Tout a l’air calme sur la zone. On est encore gâtés avec trois collectifs qui sont dans ce moment sur la zad nous proposent plein des choses a faire avec eux. Des belles rencontres et plein d’énergie :)

- APPEL aux esprits créatives :

On en a marre de barrages aux Ardillières et Fosses noires sur la D81. Pas une nouvelle, mais il faut le dire. Des fouilles, des contrôles et a chaque fois des réflexions a la con et la question plus débile qu’on peut poser : "Vous allez ou ?" et "Vous venez de ou ?" Bof, c’est vrai cette gestions sont plus que inutile car on peut répondre que est ce qu’on veut, finalement ils sont quand même obligés nous laisser passer. Par contre, l’effet de cette gestion est très désagréable, ça touche a nos vis privés et on aime pas la contrôle, du tout du tout du tout. Alors on se dit qu’on arrête s’énerver et risquer a chaque fois d’être embraquer pour avoir dit quelque choses qui les dérange, comme "j’y vais la bas" en pointent le doit dans la direction. "Non, mais vous allez ou ?" "Mais la bas !!", "OK, vous voulez jouer, sortez de véhicule et ouvrez le coffre, fouille" Alors on se dit qu’on va peut-être pas empêcher de se faire fouiller et contrôler, mais ou moins on se marre pas mal en attendant ! Et c’est la on a besoin les têtes créatives :

On cherche des réponses les plus débiles qui existent !!

Pour exemple...

"Vous allez ou ?"

"Au concert de Michael Jackson Monsieur !" ( avec une mine hyper sérieuse et très polit )

"...ehm...mais...il est mort madame !"

" serieux ?" ( en canon, bien appris avant ! )

"..?...." - il s’interpelle si on se fout de sa gueule - "...bah oui madame il est mort !" en se tournant vers un pote flic "ey Didier, Michael Jackson est bien mort, non ? Depuis quand déjà ?"

"Bah tant pis pour nous, on a acheter les tickets pour rien alors" en faisant semblent d’être déçu...

"Bah, vous êtes pas sérieuse la, non madame ?"

"Évidement, mais vous pourriez me renseigner si je peut me faire rembourser par un mort ?"

Donc, on cherche des idées pour mieux s’amuser sur le peau d’eux qui nous occupent et qui nous font chier, et qui nous oblige de passer sur des champs privées de paysans, et qui nous fouillent et contrôlent le longer de journée et la nuit.

envoi tes idées avec le sujet "jackson" a zad chez riseup point net !


RDVs sur la ZAD

17H Chat Teigne Discussion autour de la DATAR et des projections "territoires 2040"

RDVs ailleurs

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:37

 

Le Monde.fr avec AFP | 21.02.2013 à 06h37 • Mis à jour le 21.02.2013 à 10h02


 

 
Vingt-deux adolescents tibétains âgés de 18 ans ou moins se sont immolés ou ont tenté de le faire en Chine depuis 2009.

Deux adolescents tibétains de 17 et 18 ans se sont immolés ensemble par le feu dans une région tibétaine de la Chine. Rinchen, 17 ans, et Sonam Dargye, 18 ans, anciens camarades de classe à l'école primaire, ont mis le feu à leurs vêtements mardi dans la ville de Dzorge (Ruergai en chinois), dans la province du Sichuan, selon l'association de défense des Tibétains International Campaign for Tibet (ICT).

Les familles des deux adolescents ont pu récupérer leurs dépouilles, mais il n'est pas certain qu'elles soient en mesure de célébrer les rituels funéraires traditionnels, auxquels les autorités font en général obstacle pour les auteurs de tels actes de protestation, a précisé ICT, ONG basée à Washington.

Au pied de la région autonome chinoise du Tibet, le Sichuan (sud-ouest) a une importante population d'ethnie tibétaine. L'annonce de cette double mort a été confirmée par Free Tibet, une autre organisation de défense des Tibétains.

Cette double immolation porte à au moins 104 le nombre de Tibétains qui depuis 2009 se sont suicidés par le feu en Chine, ou ont tenté de le faire, pour protester contre la tutelle de Pékin et la répression de leur religion et de leur culture. Sur l'ensemble de ces immolations, 22 ont été accomplies par des adolescents âgés de 18 ans ou moins, a souligné ICT.

Dans la même ville de Dzorge (Ruergai), Lobsang Namgyal, moine tibétain âgé d'une trentaine d'années, s'était immolé par le feu le 3 février devant le bureau de la sécurité publique (police), après avoir lancé un ultime hommage au dalaï lama en lui criant "longue vie".

La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet et amélioré le sort de sa population en finançant le développement économique de cette région pauvre et isolée. Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Han, l'ethnie ultra-majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture. Par ailleurs, le développement profite surtout aux Han.

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:33

 

 

LE MONDE | 21.02.2013 à 10h47 • Mis à jour le 21.02.2013 à 11h20 Par Frédéric Saliba - Mexico Correspondance


 

Jose Miguel Vivanco, directeur de la division américaine de Human Rights Watch, le 20 février à Mexico.

 

"Le nouveau président du Mexique, Enrique Peña Nieto, doit mettre fin à l'impunité des forces de l'ordre", alerte José Miguel Vivanco, directeur pour les Amériques de Human Rights Watch (HRW). Mercredi 20 février, l'organisation a remis au gouvernement mexicain un rapport accusateur sur l'avalanche de disparitions forcées perpétrées par des policiers ou des militaires.

Cette enquête de 173 pages documente 249 cas de disparus dans cinq Etats, dont Coahuila (nord-est), Nuevo Leon (nord-est) et Zacatecas (nord), survenus durant le mandat de l'ancien président Felipe Calderon (2006-2012), du Parti d'action nationale (PAN, droite). Ce dernier avait déployé plus de 50 000 militaires sur le territoire pour combattre le crime organisé.

Aucune de ces disparitions n'a fait l'objet d'une arrestation. Pis, selon le rapport, intitulé "Les disparus du Mexique : le coût durable d'une crise ignorée", 149 cas comportent des "éléments de preuves sur l'implication des autorités", à partir de l'analyse d'images de vidéosurveillance et de témoignages de proches des victimes.

Pour M. Vivanco, "le nouveau président hérite d'une des pires crises de disparitions forcées de l'histoire de l'Amérique latine". Entré en fonction le 1er décembre 2012, M. Peña Nieto, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, centre), a promis de réduire la violence qui a fait plus de 60 000 morts et 25 000 disparus en six ans, selon le ministère de l'intérieur.

 

"NE DÉPOSEZ PAS PLAINTE"

L'un d'eux, Israël Torres, travailleur social de 21 ans, a été arrêté le 18 novembre 2009, sur une route de Coahuila, par la police municipale de Matamoros, qui a nié les faits. Ses proches ne l'ont jamais revu. Selon HRW, "ces arrestations abusives sont réalisées chez les victimes, sur leurs lieux de travail, à des barrages routiers ou dans des bars". Des agents municipaux sont les plus impliqués dans ces disparitions, suivis par des soldats et des policiers fédéraux.

Pourquoi de telles dérives ? "Certains membres des forces de l'ordre collaboreraient avec des groupes criminels qui extorquent ou intimident les familles", précise le rapport. En outre, "les procureurs tardent souvent pour rechercher les victimes et enquêter sur les coupables".

 

Sans compter que les fonctionnaires se déchargent parfois de la responsabilité de l'enquête en suggérant aux familles que les disparus sont membres d'un cartel de la drogue. Certaines sont mêmes menacées : "Ne déposez pas plainte car quelque chose pourrait arriver à vos autres enfants", s'est vu dire la famille de Roberto Ivan Hernandez, adolescent de 17 ans enlevé par la police fédérale, le 11 mars 2011 à Monterrey (Nuevo Leon), avec sa petite amie.

 

INEFFICACITÉ DE PROVICTIMA

Pis, la maison de l'épouse de José Fortino Martinez a été criblée de balles, après qu'elle eut exigé une enquête sur l'enlèvement de son mari, le 5 juin 2011 à son domicile à Nuevo Laredo (Tamaulipas), par des membres de la marine.

Le rapport souligne les impacts psychologiques et économiques sur les proches des victimes, qui "perdent souvent leurs droits aux services sociaux liés à l'emploi du disparu". HRW dénonce aussi l'inefficacité du ministère public chargé de l'attention aux victimes de délits (Provictima). Créée en septembre 2011, cette administration revendique l'assistance à 1 513 proches de victimes et 135 disparus retrouvés, dont 72 % vivants.

Toutefois, "la majorité des familles interviewées par HRW n'a eu aucun contact avec Provictima". Pourtant, l'Etat mexicain doit informer les proches de victimes, selon la Convention internationale des Nations unies pour la protection des personnes contre les disparitions forcées, ratifiée par le Mexique en mars 2008.

"M. Peña Nieto n'est pas responsable des erreurs de son prédécesseur, mais doit vite agir, sinon la crise va empirer", souligne M. Vivanco. HRW énumère 18 recommandations, dont la mise en place d'une base de données avec des informations ADN sur les disparus et les morts non identifiés.

 

"APPEL ENTENDU"

Autres consignes : le vote par le Congrès de la réforme du code de justice militaire, pour que les soldats qui violent les droits de l'homme soient jugés devant des tribunaux civils, la présentation immédiate des détenus devant le ministère public, ou la mise en place de protocoles nationaux de recherche des disparus.

"Notre appel semble avoir été entendu", se félicite M. Vivanco, après sa rencontre, mercredi 20 février, avec le ministre de l'intérieur, Miguel Angel Osorio Chong. La veille, le ministère public avait annoncé la prochaine publication d'un registre de plus de 25 000 disparitions. Une mesure prévue par la loi générale des victimes, promulguée par M. Peña Nieto, qui a appelé l'armée à respecter les droits de l'homme. Cette loi prévoit aussi des indemnités financières pour les proches des disparus. Pour M. Vivanco, "il faudra juger le nouveau gouvernement, non pas sur ses promesses, mais sur ses résultats".

Frédéric Saliba - Mexico Correspondance

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:24

 

Le Monde.fr avec AFP | 21.02.2013 à 13h14 • Mis à jour le 21.02.2013 à 13h14

 

 

 

Le 21 février dans la cathédrale du Christ-Sauveur, à Moscou.

Deux femmes ont été interpellées jeudi 21 février dans la cathédrale de Moscou alors qu'elles voulaient marquer l'anniversaire de la "prière punk" contre Poutine chantée par le groupe contestataire Pussy Riot, dont deux femmes sont aujourd'hui emprisonnées.

Irina Katsouba et Elena Volkova, deux professeurs de l'Université de Moscou, ont été interpellées dans la matinée dans la cathédrale, alors qu'elles avaient revêtu des cagoules et tentaient de déposer des fleurs devant l'iconostase, rapporte le site d'informations en ligne Gazeta.ru. Mme Katsouba a raconté au site vouloir célébrer "l'anniversaire d'un événement qui a changé notre pays".

Le 21 février 2012, cinq jeunes femmes entrent dans la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, enfilent des cagoules colorées et interprètent une chanson punk dénonçant une collusion entre l'Eglise orthodoxe et le pouvoir politique. Elles prient la Sainte Vierge de "chasser Poutine". La scène, qui ne dure que 40 secondes, est filmée et aussitôt placée sur l'internet, ce qui fera la notoriété du groupe, quasi inconnu jusqu'alors.

 -

 SOCIÉTÉ RUSSE DIVISÉE

Face à des fidèles orthodoxes sous le choc, les jeunes femmes parviennent à s'enfuir ce matin-là, mais trois d'entre elles sont arrêtées quelques jours plus tard. Les autres n'ont jusqu'à présent pas été identifiées. Aujourd'hui, deux d'entre elles, Nadejda Tolokonnikova, 23 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, toutes deux mères d'enfants en bas âge, purgent une peine de deux ans dans des camps de l'Oural et de Mordovie.

La troisième, Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans, a vu en octobre sa peine commuée en sursis, ayant fait valoir qu'elle n'avait pas chanté avec les autres, ayant été interpellée une quinzaine de secondes après son arrivée dans l'église avec sa guitare.

L'affaire a profondément divisé la société en Russie, mais le groupe est devenu depuis un symbole à l'étranger de la protestation contre le régime russe. Selon un sondage de l'institut indépendant Levada effectué en octobre, 35 % des Russes estiment que la peine de deux ans de prison est inappropriée, tandis que 43 % pensent que ce n'est pas assez sévère. Seuls 13 % des personnes interrogées jugent qu'elle est beaucoup trop sévère.

 

 

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