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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 16:20

 

Rue89

Témoignage 21/05/2013 à 11h51
Geremy M. | Catholique et gay

 

 

 

Catholique et gay, Gérémy M. se faisait une joie d’aller à la messe dimanche. Il est tombé sur une distribution de tracts contre le mariage homosexuel.

 

 


Les portes d’une église (Miss Steel/Geograph/CC)

 

Dimanche de Pentecôte. Jour important du calendrier catholique. Nous nous rendons en famille à l’église pour la communion de mon neveu. L’église au sein de laquelle j’ai moi-même fait ma première communion. Mon église, berceau de ce qui a forgé ma vie chrétienne.

A quelques minutes de l’office, la place est en pleine effervescence. Chacun se presse, de nombreuses familles sont présentes. Malaise à l’entrée : une distribution de tracts « Manif pour tous » est en cours.

Des affiches placardées à la porte de l’église

Ma mère m’entraîne à l’intérieur, me protégeant de ce qu’elle sait être pour moi un véritable affront. Elle connaît en effet mon amertume depuis les premières manifestations. Ces démonstrations de force qui ont créé, bien que s’en défende la « Manif pour tous », un climat d’homophobie généralisé.

MAKING OF
Gérémy M. a choisi de témoigner, pour la première fois, afin d’exprimer son « désarroi de catho gay et pro mariage » et parce que selon lui , « bon nombre de catholiques sont aujourd’hui choqués par ces méthodes, mais peu osent le dire et laissent la place aux intégristes ».

Rue89

Ma mère m’aime, parce qu’elle est ma mère, et parce que rien n’est plus important pour elle que l’accueil de l’autre, quel qu’il soit. Elle a donc accepté mon homosexualité. Elle prend régulièrement des nouvelles de mon copain, ils se voient souvent, il a d’ailleurs été convié à cette communion.

Elle se souvient que j’ai déjà souffert d’avoir vu une affiche pour la manif du 13 janvier placardée à même la porte de l’église. Elle sait qu’à ce moment, je me suis senti exclu. Rejeté. Excommunié d’office.

Ce dimanche, arrivés à nos places, nous sommes assis à côté d’un jeune couple souriant, tract dans une main, feuille de chant dans l’autre.

Pendant 1h30, il sera question de respect de l’autre, d’amour, de tolérance. Les jeunes communiants viennent donner lecture des mots préparés. Ils parlent d’un monde meilleur, d’une paix universelle idéalement retrouvée, et remercient leurs parents de les élever dans les valeurs chrétiennes. 1h30 à l’opposé de l’image que l’Eglise donne d’elle-même dans le débat public.

Le diacre dans l’embarras

N’y tenant plus, je sollicite le diacre afin de m’exprimer quelques instants devant l’assemblée à propos de cet appel à manifester. Ma mère se décompose, craignant que cela ne vienne gâcher ce dimanche de fête. Je suis stoppé dans mon élan et me ravise.

Fin de l’office, je vais à la rencontre du diacre. Il me reconnaît : ma mère et moi étions partis en pèlerinage à Lourdes avec lui il y a quelques années. Je lui fais part de mon désarroi. Le sien fait écho.

Lui aussi doit faire avec cette distribution de tracts. Il comprend ce que j’endure depuis des mois. Je ne suis apparemment pas le seul à lui en avoir parlé, un « ami concerné » s’est déjà confié à lui.

L’homme regrette l’absence de débat à l’intérieur de l’Eglise. Je me rends compte qu’il est mal à l’aise depuis déjà quelque temps. Il voit à quel point ces mots peuvent blesser, ces mots qui sont devenus la position officielle de l’Eglise, laissant des fidèles dans l’incompréhension.

L’Eglise ne voulait pas que je sois père

Ce tractage n’intervient pas un dimanche comme les autres. C’est un dimanche de fête, un dimanche d’accueil : un baptême, des premières communions, des professions de foi. Des actes fondateurs d’une vie chrétienne maintenant pollués, liés à un message d’exclusion. L’Eglise, ou au moins certains de ses fidèles, a choisi ce jour-là d’accueillir ces jeunes dans un esprit de rejet !

Comment accueillir ces adultes en devenir avec ce visage de haine ? Comment mon Eglise a-t-elle pu se fourvoyer au point de nier ce qui était le plus beau des messages, l’amour du prochain ? Et si demain ces jeunes se découvraient eux-mêmes homosexuels ?

J’ai grandi dans cette église. J’y ai appris le respect. Des valeurs dont je suis fier mon été transmises ici. C’est là que j’ai vécu la plus belle des messes de Noël. Ce soir-là, le curé rappela en toute simplicité ce que beaucoup ont oublié : Jésus, fils de Dieu, fût élevé par un homme qui n’était pas son père. Ce bon vieux Joseph donna tout son amour à un enfant qui n’était pas de lui.

Je garde en mémoire cet héritage-là. Je préfère penser que le message actuel de l’Eglise n’est le fait que de quelques-uns. Peut-être naïvement, j’ose garder l’espoir que la majorité des catholiques ne s’est pas éloignée du message originel du Christ.

Fort de ses valeurs, je vais tâcher d’être le meilleur parrain qui soit. Vous ne vouliez pas que j’élève un enfant ; la République me reconnaît aujourd’hui ce droit. Ce que représentait pour moi l’Eglise, si loin de votre haine, je le transmettrai à mon filleul. Ainsi qu’à mes enfants.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 15:53

 

 

Rue89

 

« A la Woerth » 21/05/2013 à 17h32
Elsa Fayner | Journaliste Rue89

 

 

Avec l’évasion et la fraude fiscales, l’Etat perd chaque année 60 à 80 milliards d’euros. Pour les faire rentrer, si on s’inspirait de ce qui a été fait aux Etats-Unis ?

Mais comment les faire rentrer à la maison ? Il a fallu attendre la crise et la détérioration du déficit public pour que la France fasse le calcul – entre 60 et 80 milliards d’euros d’impôts échappent à l’Etat à cause de l’évasion et de la fraude fiscales – et réfléchisse au filet à papillons le plus adapté.

  • Faut-il épingler les fraudeurs et afficher le tableau de chasse ?
  • Pour les motiver, faut-il au contraire leur promettre de les relâcher dans la nature sans poursuites judiciaires ?
  • Ou aller encore plus loin, avec une amnistie : s’ils rapatrient leurs sous, ils ne payeront même pas ce qu’ils doivent en impôts et intérêts ?

Le ministre du Budget Bernard Cazeneuve a clairement écarté cette dernière possibilité. Bercy réfléchit à un « processus transparent, de droit commun, leur permettant de se mettre en conformité avec la loi », a-t-il répondu au Parisien mardi 21 mai. Sans donner plus de précisions pour le moment.

Pourquoi ne pas s’inspirer de ce qui a été fait aux Etats-Unis, et qui a permis d’identifier 27 000 fraudeurs ? En écoutant l’ancien banquier Bradley Birkenfeld raconter comment son entreprise – UBS – récupérait les avoirs de particuliers du monde entier, les Américains ont eu une idée, raconte Christian Chavagneux, auteur d’un livre sur les paradis fiscaux.

Etats-Unis : des « fenêtres de régularisation »

Bradley Birkenfeld avait quitté l’entreprise avec des tonnes de dossiers sous le bras. Plus de 4 000 clients y étaient mentionnés. Les autorités ont donc signalé qu’elles allaient divulguer les noms. Dans le même temps, elles ont ouvert « une fenêtre de régularisation » : les Américains qui se dénonceraient spontanément ne seraient pas poursuivis au pénal. Ils paieraient en revanche les impôts dus, les intérêts, et une amende.

A une condition : qu’ils racontent le montage et le circuit emprunté. C’était en 2009 et, finalement, ce ne sont pas 4 000 mais 15 000 noms qui ont été récupérés. « L’administration fiscale a ainsi obtenu une cartographie précise et mondiale des flux d’évasion fiscale », admire Christian Chavagneux.

Mais il manquait des maillons, et des fonds. Alors les Américains ont ouvert, en 2011, une deuxième « fenêtre ». A nouveau, ils ont fait savoir qu’ils avaient le noms de fraudeurs dans d’autres banques suisses. Là encore, ça a marché, et 12 000 noms ont été récoltés.

Pour achever de convaincre les récalcitrants, les Américains ont utilisé leur vieille méthode du « naming and shaming » (donner des noms et faire honte). Les particuliers qui ne s’étaient pas dénoncés, qui ont été poursuivis et condamnés, ont vu leur cas affiché sur le site de l’administration fiscale américaine, avec toutes sortes de détails. Ça donne par exemple :

« Sean et Nadia Roberts, de Tehachapi, Californie, ont été condamnés à 12 mois et un jour de prison pour avoir caché des millions de dollars sur des comptes secrets en Suisse et dans d’autres banques du monde. Ils ont également été condamnés à payer 709 675 dollars aux impôts et plus de 2,5 millions de dollars d’amende pour ne pas avoir déclaré cet argent. »

Au total donc, 27 000 fraudeurs ont été identifiés. Sachant que la moitié de la fortune offshore (estimée à 26 milliards de dollars) serait détenue par 91 000 personnes, selon un ancien économiste en chef chez le consultant McKinsey cité par Alternatives économiques. Surtout, les montages permettant l’évasion sont désormais bien mieux connus.

 


Un plateau de Monopoly (Bernard Walker/Flickr/CC)

 

Woerth l’a fait, « à la Woerth »

En France, un tel système a déjà été adopté par le passé. « On peut dire que c’est ce que Woerth a fait, quand il était ministre du Budget », estime Christian Chavagneux. « Il l’a fait à la Woerth » : en août 2009, Eric Woerth avait annoncé détenir une liste de 3 000 noms de contribuables français ayant des comptes non déclarés en Suisse.

Il leur donnait jusqu’au 31 décembre pour se régulariser auprès du fisc sans sanction pénale. Faute de quoi ils s’exposaient à des contrôles fiscaux et à la justice. Finalement, 4 700 contribuables se sont dénoncés. Ce qui a permis de récupérer 1,2 milliard d’euros de droits et de pénalités.

Alors, quand aujourd’hui Bernard Cazeneuve déclare que « les fraudeurs ont intérêt à se signaler », parce que « sinon, ils risqueront jusqu’à sept ans de prison pour les cas les plus graves », veut-il dire qu’un dispositif à l’américaine est à nouveau envisagé (le naming and shaming en moins, on reste français) ?

Pour l’instant, on sait que le projet de loi prévoit notamment :

  • d’étendre le champ de compétence de la brigade nationale de répression de la délinquance fiscale au blanchiment de la fraude fiscale complexe ;
  • de considérer comme circonstance aggravante de fraude fiscale le fait de la commettre en bande organisée. La fraude fiscale aggravée sera passible de sept années d’emprisonnement et d’une amende pénale de deux millions d’euros ;
  • d’augmenter les capacités d’intervention de la police fiscale, lui permettant de procéder à des écoutes, à des infiltrations et des gardes à vue allant jusqu’à quatre jours, etc.

La fin du secret bancaire en Europe ?

La France aurait intérêt à s’inspirer d’une autre disposition américaine. Le Congrès américain a en effet adopté en 2010 un dispositif obligeant les établissements étrangers à révéler au fisc américain les comptes ouverts par ses ressortissants.

Concrètement, si un établissement financier étranger refuse de donner les noms de ses clients américains, il sera surtaxé, à hauteur de 30%, via une retenue à la source. Et s’il fait le mort mais se fait prendre, il peut perdre sa licence aux Etats-Unis. Dissuasif. Ce système de levée du secret bancaire, le FATCA, doit entrer en vigueur le 1er janvier 2014. Il est signé pays par pays.

La France, elle, « est entrée dans un processus européen compliqué », déplore Xavier Harel, auteur de « La Grande Evasion ». Quinze pays membres, dont la France, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne et le Royaume-Uni, se sont toutefois prononcés en faveur d’un FATCA européen.

Les chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union européenne doivent trancher mercredi 22 mai lors de leur sommet. La Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires, qui réunit 18 organisations de la société civile française, les enjoint à « franchir des étapes concrètes au-delà des slogans ».

Comme le rappelle Bernard Cazeneuve, le manque à gagner de la fraude fiscale s’élève à 1 000 milliards d’euros dans l’Union Européenne, dont 60 à 80 milliards d’euros pour la France. Il s’agit de ce que devraient payer les particuliers et les entreprises qui dissimuleraient 600 milliards d’euros dans les paradis fiscaux, selon l’enquête réalisée par le journaliste Antoine Peillon.

 

 

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 15:47

 

 

Rue89 - Blog

Corinne Lepage
Présidente de Cap21
Publié le 21/05/2013 à 15h35

 

 

Arte diffuse ce mardi soir le documentaire « Centrales nucléaires, démantèlement impossible ? » (dans lequel je suis interrogée), alors que le débat public sur le stockage des déchets sur le site de Bure dans la Meuse démarre. Un débat vain puisque tout est déjà décidé.

 

 

Extrait de « Centrales nucléaires, démantèlement impossible ? »

Cigeo : retenez le sigle du Centre industriel de stockage géologique – et notez que le mot radioactivité en est aussi absent que les rayonnements sont invisibles. De la même manière, l’Andra, l’Agence nationale des déchets radioactifs, tient absolument à persuader l’opinion et les politiques de la réversibilité du stockage sous la commune de Bure.

Mais dans 1 000 ans, on aura encore 100 000 TBq de produits radiotoxiques à vie longue, très longue et très, très longue sous ce qui ne sera peut-être plus la commune de Bure.

Un débat vain

Les déchets

Au bout de 100 ans, il restera dans les matrices vitrifiées du site de Bure :

  • 20 TBq (térabecquerels) de Samarium151 (demie-vie : 90 ans)
  • 0,5 TBq de Tc99 (demie-vie : 210 000 ans)
  • 2 TBq d’Americium241 (demie-vie : 458 ans) et deux fois plus d’Americium243 (demie-vie : 7 600 ans)
  • 1 TBq de Plutonium239 (demie-vie : 24 000 ans) et le double de Plutonium240 (demie-vie : 6 800 ans)
  • 28,5 TBq de Neptunium237 (demie-vie : 2,1 millions d’années…).

Ajoutons que l’activité de ce Neptunium237 augmentera encore longtemps car il est le descendant de l’Americium241 — petit exemple de l’alchimie à l’œuvre dans un déchet de combustible atomique — et atteindra notamment 30 TBq au bout de 1 000 ans !

Certains parlent de cadeau empoisonné laissé à nos enfants. Quelle courte vue ! Quelle faiblesse de leur pensée ! On voit des technocrates bien lisses fiers d’éviter que cet « héritage » soit caché sous 500 mètres de roche grâce à leurs soins.

Ils se payent de mots et aimeraient sans doute qu’on les remercie pour leurs efforts. Et on entend des opposants ergoter sur les risques d’accident de transport, de pépin lors des manipulations de surface ou durant la descente des « colis » vers leur dernière demeure, de fuites futures vers les nappes phréatiques, etc.

Le débat sombre dans des considérations techniques probabilistes où les uns vous accablent de certitudes modélisées, que les autres rejettent pour la raison que le pire n’est pas modélisable.

Comme en réalité la décision est prise depuis le début et que l’on a évidemment dépassé tout point de non-retour eu égard aux seules sommes dépensées pour cette unique solution, tout cela semble assez vain.

Qui va payer ?

Une certaine technocratie française se sait hors d’atteinte et ne craint donc rien du simulacre de concertation que les politiques organisent sans vergogne. Le seul débat est en réalité celui engagé entre les payeurs potentiels et fictifs – car en dernier ressort, c’est le contribuable qui paiera – et les demandeurs. EDF ne dispose pas d’une once des 35 milliards d’euros nécessaires à un projet qui au départ ne devait coûter que 15 milliards !

Nous ne vivons pas une démocratie à l’américaine où un projet équivalent — celui de Yucca Mountain, immense installation souterraine commencée en 1978, qui a englouti des dizaines de milliards de dollars, a été récemment abandonné. Les universitaires indépendants, alliés à des édiles et associations des villes, comtés et Etats environnants, n’avaient pas reçu de réponses satisfaisantes du porteur du projet (le très puissant DoE, Department of Energy, une institution mille fois plus forte que l’Andra).

Une question posée à l’humanité

Tentons de prendre le recul historique nécessaire pour aborder ce sujet dans toutes ces dimensions.

L’unité de temps à considérer est 1 000 siècles, soit environ deux fois la durée d’existence de notre espèce homo sapiens sapiens.

Nos sociétés et organisations politiques se comptent au maximum en dizaines de siècles (la Chine est une exception où tous les textes anciens – parce que idéographiques – restent compréhensibles aux Chinois d’aujourd’hui). Mais, même en Chine, ces quelque quarante siècles de profondeur historique sont jalonnés de périodes troublées par des guerres internes ou des invasions. L’« Armée enterrée » de Xian (220 avant J.-C.) n’a été découverte qu’en 1976 par un paysan qui labourait son champ…

Il est totalement impossible de prévoir ce que les hommes seront conduits à faire dans le sous-sol à l’horizon ne serait-ce que d’un siècle. Raisonner à partir des exploitations actuelles est évidemment illusoire.

Le stockage de déchets radioactifs à Bure, à Yucca Mountain ou à Onkalo en Finlande n’est pas un problème national : c’est une question qui est posée à l’espèce humaine. En effet, aucun « décideur » national ne peut prétendre que l’autorité territoriale dont il tire sa responsabilité soit légitime pour décider dans des affaires qui concernent une ère future… qui n’a pas encore de nom ! Il faut une dose d’arrogance hallucinante pour défendre de tels dossiers.

Un traité international, le seul horizon

Aucune instance internationale existante n’est crédible pour la prise en charge du problème. Car on verrait bien les « Ponce Pilate » qui nous tiennent lieu de dirigeants dans ces affaires se défausser en confiant le bébé radioactif à l’ONU et ses agences adoratrices et promotrices de l’énergie atomique et des radiations. Car le déni des conséquences sanitaires des essais et des catastrophes atomiques ne plaide décidément pas en leur faveur.

Conclusion : la situation est bloquée et sans issue dans les conditions actuelles. Il vaut mieux que chacun assume sa responsabilité à court terme, celle dont il peut rendre compte tangiblement, en conservant ses déchets en surface chez lui. Mettre la poussière radioactive sous le tapis est aujourd’hui la pire des solutions. L’interdiction d’exportation devrait faire l’objet d’un traité international : c’est aujourd’hui le seul objectif réaliste bien que très difficile à atteindre. Quelle responsable aura la lucidité de la porter ?

Avec Yves Lenoir, membre du GT-OT en 1974-75 (Groupe de travail - options techniques pour les déchets radioactifs, sous-groupe du Groupe interministériel d’évaluation de l’environnement).

 

 

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 15:21

 

France Inter.fr

 

par Daniel Mermet
du lundi au vendredi de 15h à 16h

 

 

visuel Là-bas si j'y suis
émission précédente
l'émission du mardi 21 mai 2013

A bas la dette, vive la banqueroute !

Crise, chômage, récession, c'est à cause de la dette


Nous sommes d'accord, il faut réduire la dette et pour cela il faut faire des économies, réduire les dépenses publiques, limiter les salaires, privatiser, bref, il faut de la solidarité dans l'austérité.

Voila la chanson reprise du matin au soir par nos experts, nos économistes et nos brillants journalistes. Mais il y a une petite voix dissidente qui tâche de se faire entendre, pas aux heures de grande écoute bien sûr, une voix qui dit non, la dette ne provient pas des dépenses publiques, la dette provient des énormes cadeaux fiscaux faits aux riches et aux grandes entreprises depuis des années, la dette provient des banques privées en faillite que l'Etat a renflouées, changeant une dette privée en dette publique, la dette provient de l'évasion fiscale et des paradis fiscaux où se retrouvent riches particuliers, grandes banques, entreprises du CAC 40 qui ne paient guère plus de 8% d'impôts. Voila d'où vient la dette.

Alors faut-il la rembourser ? C'est la question que se pose ATTAC dans leur livre « LEUR DETTE, NOTRE DEMOCRATIE », et aussi François RUFFIN qui hurle « VIVE LA BANQUEROUTE ! », le premier livre des éditions Fakir.

Entretien Daniel Mermet avec Thomas Coutrot, Yohan Dubigeon et François Ruffin

 


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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 21:44

 

 

 

 

 

LES INDIGNE/E/S -  AG samedi  à 13h et  mercredi à 18h Maison Carrée


Chaque mardi Repas à l’Assoc Côté Jardins Solidaires 0466845199(9 et 5 euros)


Permanences personne âgées mercredis 13h30 à 17h30 Association AZUR 0466238606


Vendredis soirs de 19 à 22h au Carrefour des Résistances.

272 Rue de la Grande Terre. 30121 MUS


Mercredi 18h RESF Nîmes au local de l’APTI


Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

 


Dates

Evènement

Lieu

heure

Mardi 21/5

Réunion des Alternatifs

Ramblas

18h

21/5

Collectif soutien à S.Migliore et aux syndicalistes

Solidaires

19h

22/5

 Conférence de presse Manif du 1er juin anti austérité et pour 6ème République

Prolé

11h30

23/5

Chants Danielle morales et diaporama Bidie Peignard

Bar de la Cité 0637446874 résa

20h

25/5

Journée Anti Golf St Hilaire de Brethmas :manif mairie d’Alès + pique nique+Labour +++

Al7s + St Hilaire ++

Dès 10h30

25/5

50ème anniv Grande grève MINEURS de 1963

La Grand Combe

19h ++

25/5

 Fête CGT  et manif soutien à Sébastien Migliore

Cendras

 

25/5

AG Artisans du Monde

 

9h30

25/5

Conférence P.Bouveret « le désarmement nucléaire »

Artisans du monde

16h

27/5

Rassemblement soutien aux Roms

Devant Conseil Général

14h30

28/5

 Assemblée Générale comité Nîmes AFPS

Pablo Neruda

18h30

28/5

Réunion Pôle Citoyen Rouge et Vert

Local GA

19h

30/5

Assemblée Citoyenne Front de Gauche

2 Ter Rue Clérisseau

18h30

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:38

 

Slovar.blogspot.fr

 16 mai 2013

 


Le projet ANI a peine validé par le parlement, les candidats à la présidence du Medef envisagent déjà un acte II de ce qu'ils qualifient de « flexisécurité ». La course au toujours plus de précarité pour les salariés continue !



La campagne pour l'élection à la tête du Medef bat son plein. le plus prolixe dans les média, est Geoffroy Roux de Bézieux qui vient de présenter son programme, repris par Le Figaro. On y trouve pêle mèle : « (...) un moratoire de trois mois sur les charges sociales (...) la fixation dans l'entreprise de la durée de travail (...) l'allégement du coût du travail, la baisse de la fiscalité des entreprises, la simplification administrative ou la limitation des délais de procédure (...) »
Sur les retraites et l'indemnisation chômage, pas de quartier puisqu'il propose : « (...) le recul de l'âge de départ à la retraite, l'allongement de la durée de cotisation ou encore la désindexation des pensions (...) » Et en ce qui concerne les chômeurs : « une profonde remise à plat du dispositif d'indemnisation: retour à la dégressivité des allocations, division par trois du plafond, réduction du délai (...)
Au delà de l'outrance de ces propositions destinées à rallier les patrons/électeurs les plus durs, on notera cette petite phrase : « (...) il faut aller plus loin que ce qui a été décidé dans l'accord national interprofessionnel du 11 janvier »
Donc, l'accord ANI que Laurence Parisot qualifiait, il y a quelques jours : « d'événement dans l'histoire économique et sociale de notre pays » et ajoutait que le texte donnera aux entreprises des outils pour une « adaptation rapide et sécurisée aux évolutions de leurs carnets de commande et de la conjoncture tout en renforçant la protection des salariés ». serait déja dans l'esprit de ses possibles successeurs, périmé ?
On est en droit de le penser en lisant le dernier billet publié par Patrick Bernasconi, l'ancien bras droit de Laurence Parisot, et autre candidat à sa succession.
Qu'écrit-il ?
« (...) Premièrement, il faut un acte II de la flexisécurité, après l’accord du 11 janvier. Ce nouvel accord devra traiter notamment de trois sujets :

- le temps de travail, qui doit être fixé dans l’entreprise en faisant disparaître la norme générale des 35 heures ;

- des accords compétitivité emploi offensifs – pour aller à la conquête d’un nouveau marché par exemple – et pas seulement défensifs ;

- et l’instauration du « contrat de projet », nouveau contrat dont la durée sera liée à l’accomplissement d’un projet (sur le modèle du « contrat de chantier » dans le BTP)
.
(...) Le gouvernement a annoncé son intention de donner toute sa place au dialogue social : je demande au Président de la République de s’engager clairement à laisser les partenaires sociaux prendre la main dans ces trois domaines. Nous aurons, alors, une véritable obligation de résultats »
Les moins avertis d'entre nous auront remarqué qu'aucune des propositions émises par MM Roux de Bézieux ou Bernasconi ne fait référence à la « sécurité » des salariés prévu dans l'ANI pourtant signé par le Medef.Et compte tenu des dates hypothétiques d'application des droits rechargeables des chômeurs et de la complémentaire santé pour tous les salariés, il est assez probable que c'est la partie « flexibilité » an I et an II que le nouveau boss du Medef essayera d'imposer le plus rapidement possible aux syndicats et au gouvernement !    
Gesticulations et surenchères de candidats ? Certainement. Néanmoins, ces écrits démontrent, si cela était nécessaire, que la vigilance des salariés ne doit surtout pas se relâcher !
Crédit et copyright photo
La Croix

 


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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:21

 

 

Libération.fr

19 mai 2013 à 15:53
La grande majorité des miels concernés par la fraude sont les produits très bon marché vendus en grandes surfaces.
La grande majorité des miels concernés par la fraude sont les produits très bon marché vendus en grandes surfaces. (Photo Jacky Naegelen. Reuters)

 

 

 

Par AFP

Faux étiquetage, trafic sur l’origine, ajouts de sirop de sucre: environ 10% du miel contrôlé et commercialisé en France est frauduleux, selon le Centre d’études techniques apicoles de Moselle (Cetam), seul laboratoire français indépendant de contrôle du miel.

«La grande majorité des miels concernés sont les produits très bon marché vendus en grandes surfaces. Jusqu’à 10% des échantillons qui nous sont envoyés chaque année pour analyses sont douteux», déclare Paul Schweitzer, directeur du Cetam et spécialiste des pollens.

A l’origine de la fraude, du miel importé de Chine, mais aussi d’Europe de l’Est, ré-étiqueté entre autres «origine France», à son entrée sur le territoire. «Les miels qui ont subi des adultérations et de qualité douteuse viennent essentiellement d’Asie, de Chine en particulier. Le phénomène concerne aussi les miels d’acacia de Hongrie, Bulgarie, Roumanie ou encore de Pologne», précise le porte-parole de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf), Henri Clément.

Avec 300.000 tonnes produites par an, la Chine est aujourd’hui le premier producteur de miel au monde.

Selon l’Unaf, la hausse des importations de miel, encouragée par une baisse forcée de la production hexagonale, en grande partie due à l’utilisation d’insecticides entraînant la mort de plus de 300.000 colonies d’abeilles par an, favorise la fraude.

«En quinze ans, la production de miel en France a été divisée par deux, notamment à cause des pesticides, tandis que les importations, elles, ont été multipliées par trois», souligne Henri Clément.

En 1995, la France produisait 33.000 tonnes de miel par an contre 16.000 en 2012, et elle importait 7.000 tonnes contre 26.000 tonnes l’année dernière.

«L’Allemagne est "la plaque tournante" du miel. Certains produits chinois arrivent par le port de Hambourg, qui centralise le négoce du miel, et en repartent étiquetés français ou espagnols !» regrette Henri Clément. Pour les spécialistes, la supercherie est détectable grâce aux traces de pollens présents dans le miel.

«Ce pot par exemple est étiqueté "origine UE", or on y trouve des traces de pollen de théier: ce produit a donc très certainement été produit en Asie», affirme Paul Schweitzer, après analyse pollinique au microscope.

Du sirop de sucre à la place du miel

La fraude ne concerne pas seulement l’origine du miel, mais aussi sa composition. Selon les analystes du Cetam, certains produits vendus comme du miel sont en fait fabriqués grâce à des ajouts de sirop de sucre.

«La législation limite la quantité de sucre dans le miel, mais elle se base sur la quantité de saccharose contenu dans le produit alors qu’aujourd’hui, la plupart des sucres sont composés de maltose», explique Paul Schweitzer.

Un décret de 2003 prévoit en effet qu’un miel commercialisé ne doit pas contenir plus de 5% de saccharose, glucose ou fructose, du sucre naturel tiré de la canne à sucre ou de la betterave. Or, cette mesure ne limite pas les quantités de sucres industriels, fabriqués à base d’amidon de céréales et principalement du maïs (maltose).

«Au kilo, le miel peut être vendu entre 1,50 euros et jusqu’à 10 euros, selon que c’est du miel toutes fleurs ou, par exemple, d’oranger. Cela peut donc devenir très avantageux de transformer son origine ou d’en remplacer une partie par un mélange d’eau et de sucre», conclut Paul Schweitzer.

Selon l’Unaf, les Français consomment en moyenne 40.000 tonnes de miel par an, soit 600 grammes par an et par habitant, plus que la production annuelle des apiculteurs français.

Le Centre d’études techniques apicoles de Moselle, conventionné par FranceAgriMer (ministère de l’Agriculture), analyse environ 3.000 types de miels différents par an.

 

 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:07

 

 

Midi libre.fr

 

ARNAUD BOUCOMONT
20/05/2013, 06 h 00 | Mis à jour le 20/05/2013, 08 h 25
Pour l’éleveur Dominique Fayel, l’interdiction de la culture OGM et l’autorisation pour le bétail est "un grand paradoxe".
Pour l’éleveur Dominique Fayel, l’interdiction de la culture OGM et l’autorisation pour le bétail est "un grand paradoxe". (YVES ESTIVALS)

La France s’est protégée par un moratoire, mais le bétail n’y est pas toujours soumis. Viande, lait et fromage ont le goût discret de l’OGM. Histoire d’une aberration mondialisée.

Drôle de monde ! Celui qui interdit la production d’OGM sur son sol, qui en limite la présence dans les produits commercialisés à moins de 0,9 %... Mais qui permet allègrement que les vaches ou les brebis, dont on consomme la viande ou le lait, soient gavées d’OGM avant d’atterrir dans nos assiettes ou dans nos bols...

 

La nourriture du bétail peut contenir des OGM

"Le grand paradoxe, en France, c’est qu’on interdit la culture mais qu’on autorise l’alimentation du bétail, s’agace Dominique Fayel, le président de la FDSEA de l’Aveyron. Soit c’est mauvais et il faut interdire les importations. Soit ça ne pose pas problème et pourquoi à ce moment-là interdirait-on les exportations ?"

Dominique Fayel, éleveur de broutards, est à l’image de beaucoup de ses confrères : "J’achète du tourteau de soja conventionnel, non garanti sans OGM. Ça ne veut pas dire qu’il y en ait. On ne va pas s’imposer un coût supplémentaire, on a déjà beaucoup de difficultés financières. C’est un surcoût assez significatif. Si le circuit commercial ne le valorise pas, je comprends que les éleveurs fassent le choix de ne pas l’assumer."

 

Les labels pas forcément une garantie sans OGM

Bon nombre de filières garantissent dans leurs cahiers des charges une alimentation non OGM. C’est le cas des brebis du rayon Roquefort. Ou, en Label rouge, du veau de l’Aveyron et du Ségala, du bœuf fermier de l’Aubrac. Mais le label rouge ne garantit rien : Salers, bœuf charolais ou porc fermier du Sud-Ouest, par exemple, n’ont pas de garantie sans OGM.

Dominique Fayel relativise : la part de tourteaux qu’il achète ne pèse que pour "neuf tonnes sur les 500" annuelles de matière sèche que ses bêtes engloutissent. Et le soja "ne représente que 40 %" de ses neuf tonnes... "Environ 90 % de la consommation des ruminants vient du fourrage. Sur les 540 000 hectares de surface agricole utile en Aveyron, 98 % est destinée à l’alimentation du bétail. Mais la luzerne autochtone n’est pas suffisante. La ressource en protéine, il faut bien la faire venir d’ailleurs."

 

Des protéines végétales importées d'Amérique

Elle vient souvent de très loin. D’Amérique du Sud et des USA. Et c’est là que le bât blesse. "L’Europe a perdu son autonomie, diagnostique le député européen écologiste José Bové. On importe 85 % des protéines végétales. La reconquête de cette autonomie, c’est le grand débat européen des années à venir." L’Aveyronnais José Bové reconnaît "l’absurdité" d’une situation qui voit les OGM rationnés quand l’alimentation du bétail les offre à volonté. "On n’est pas arrivé à l’interdire", explique Bové, fer de lance de la lutte anti-OGM, longtemps sous sa casquette syndicale avec la Confédération paysanne et aujourd’hui avec une casquette politique EELV.

La France s’est protégée des OGM en 2008 par un moratoire - Bové l’avait d’ailleurs réclamé en faisant une grève de la faim -, contre vents et marées judiciaires depuis.

Bové se contente aujourd’hui d’exiger un étiquetage concernant l’alimentation du bétail. Afin que chacun sache s’il consomme ou non des produits en partie nourris aux OGM.

 

Pas d'alternatives à ces importations pour l'instant

Mais pourquoi ne pas demander tout bonnement une limitation générale à 0,9 % de toute origine OGM ? "Il n’y a pas d’alternative pour l’instant en termes de production et de quantité", rétorque Bové. Il prêche avec d’autres pour des substituts au soja, via le colza, la luzerne et les légumineuses, "en fonctionnant avec ce qu’on appelle le verdissement, c’est-à-dire l’introduction des protéines végétales dans la rotation des cultures".

 

Si en Languedoc-Roussillon et en Midi-Pyrénées, la proportion des compléments dans l’alimentation des vaches et brebis avoisine les 10 %, ils sont utilisés massivement pour les porcs et les volailles sur l’arc Atlantique... L’élevage en batterie y a prospéré, près des ports. Les importations américaines arrivent à moindre coût, le budget transport routier en moins.

 

Mais les habitants de la région ne sont pas protégés pour autant... Faute de circuits courts généralisés, les sudistes consomment abondamment cochons et poulets arrivés tout droit des bords de l’Atlantique. Quand le cheval ne vient pas de Roumanie...

 

 

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 16:44

 

Médiapart - Blog

 

Réveillons l'Assemblée: le 21 mai, refuser l'austérité!

 

 
© Collectif Roosevelt

« La République, c’est la confiance et l’audace, affirmait Edwy PLENEL mardi dernier devant l’Assemblée nationale en citant le grand JAURÈS. Mesdames et messieurs les parlementaires, vous n’êtes pas prisonniers d’un parti. Emparez-vous des solutions que propose le collectif Roosevelt depuis un an. Vous avez déjà trop attendu. S’il y a de la défiance en ce moment, c’est parce qu’il y a eu trop de prudence, trop d’attente, trop de temps perdu. S’il y avait eu l’audace, il y aurait plus de confiance aujourd’hui dans le pays. »

Comme tous les mardis jusqu’au 15 juin, le collectif Roosevelt sera mardi 21 mai devant l’Assemblée nationale, de 18h30 à 20h30, pour pousser les députés à l’audace, les réveiller, les mettre face à leurs responsabilités. En présence de Pierre LARROUTUROU, Emmanuel POILANE, Bruno GACCIO, Claude POSTERNAK, Christian CAUVIN (professeur d’économie à HEC), Olivier BERRUYER et d’autres intervenants, il sera cette fois question de refuser l’austérité et de prouver aux députés qu’il est possible de réduire les déficits sans austérité


Même le FMI l’admet aujourd’hui, l’austérité ne fait qu’aggraver les problèmes. Pourtant, les gouvernements semblent s’y résigner et beaucoup pensent qu’il n’y a pas d’alternative crédible. Nous pensons au contraire qu’il est tout à fait possible de sortir de l’impasse sans pour autant laisser filer les déficits : il est possible de donner de l’oxygène à nos finances publiques sans provoquer une crise européenne et une crise financière. Comment ? Le Collectif Roosevelt apporte 3 solutions concrètes.


1. Court-circuiter les banques privées pour financer les dettes publiques

Est-il normal que les États payent 6 à 7 fois plus cher que les banques privées ? La Banque Centrale Européenne a prêté 1.000 milliards d’euros aux banques au taux de 1 %. Au même moment, les peuples d’Europe subissent des plans d’austérité car les marchés prêtent à certains États à des taux de 6, 7 à 11 %. Est-il normal qu’en cas de crise, les banques privées puissent bénéficier de taux à 1% mais qu’en cas de crise, les États soient obligés de payer des taux bien plus élevés ? Non ! Ce « deux poids deux mesures » est économiquement dramatique et inacceptable socialement !

Faire payer des taux d’intérêt colossaux pour des dettes accumulées il y a cinq ou dix ans n’aide pas à responsabiliser les gouvernements mais ne fait qu’asphyxier nos économies au profit de quelques banques privées ! En nous inspirant de ce qu’ont fait les Banques centrales pour sauver le système financier, nous proposons que la « vieille dette » de nos États puisse être refinancée à des taux proches de 0 %.

Il n’est pas besoin de modifier les traités européens pour mettre en œuvre cette idée : la BCE peut prêter aux organismes publics de crédit (article 21.3 du statut du système européen des Banques centrales), elle peut donc prêter à 1 % à la Banque Européenne d’Investissement ou à une banque publique nationale qui, en retour, peuvent prêter à 1,1 % aux États. Rien n’empêche de mettre en place de tels financements dès le mois prochain ! Cela changerait radicalement la situation pour la Grèce, l’Italie et l’Espagne et cela ferait gagner plus de 10 milliards chaque année à la France comme à l’Allemagne.

2. Pour mettre fin au dumping fiscal, créer un impôt européen sur les dividendes

Depuis l’adhésion de l’Irlande et de la Grande-Bretagne, en 1973, tous les Etats sont poussés au moins-disant fiscal par les États qui baissent leur impôt sur les bénéfices pour attirer les entreprises. L’Irlande a baissé son taux à 12 % et tous les États membres ont dû baisser leur impôt sur les bénéfices…


Evolution de l'impôt sur les bénéfices en Zone Euro 
Evolution de l'impôt sur les bénéfices en Zone Euro© Collectif Roosevelt



Le taux d’impôt sur les bénéfices des entreprises n’est que de 25 % en moyenne en Europe contre 40 % aux États-Unis. C’est le monde à l’envers !

Ce dumping fiscal est l’une des causes de l’endettement public. Jamais il n’y a eu autant de bénéfices mais jamais l’impôt sur les bénéfices n’a été aussi faible !

La dernière fois qu’on a connu un tel dumping fiscal, c’était aux États-Unis dans les années 1920 : le Texas baissait ses impôts pour attirer les entreprises. Puis la Floride baissait ses impôts… Dès qu’il arrive au pouvoir, Roosevelt met fin au cercle vicieux en créant un impôt fédéral sur les bénéfices. Il rend ainsi impossible le dumping entre États voisins. En 2013, il faut faire la même chose au niveau européen en créant un impôt européen sur les bénéfices.

On peut créer un impôt sur les dividendes, puisque c’est l’impôt sur les bénéfices qui a fortement diminué depuis vingt ans. Une écotaxe permettrait également de renforcer les ressources propres de l’Europe, tout en incitant les entreprises à diminuer leur consommation d’énergie. L’idée de créer un impôt européen avait déjà été avancée par Jacques Delors dans les années 1980. Après presque trente ans de réflexion, n’est-il pas urgent de passer à l’action ?

De plus, si le budget européen était financé par un impôt européen, les 21 milliards que la France paie chaque année pour financer le budget européen resteraient dans les caisses de Bercy. C’est 21 milliards de marge de manœuvre de plus pour notre pays par an !

3. Lutter radicalement contre les paradis fiscaux

La fuite vers les paradis fiscaux provoque chaque année un manque à gagner de 40 milliards –au moins- pour le budget de notre pays. Plutôt que d’imposer aux peuples des plans d’austérité qui aggravent la crise, nous devons déclarer la guerre aux paradis fiscaux :

  • En boycottant les entreprises ayant des filiales dans ces paradis fiscaux : plus aucune commande publique à une entreprise (banques, entreprise de travaux publics, fournisseurs de systèmes informatiques…) qui utilise les paradis fiscaux pour échapper aux impôts qui financent l’école, la santé, la police ou les retraites. Cette règle doit être inscrite sans tarder dans le code des marchés publics.
  • En votant une loi semblable à la loi FATCA votée aux USA à la demande de Barack OBAMA. Cette loi oblige les banques à être totalement transparentes sur tous les flux financiers concernant leurs clients sous peine de très lourdes sanctions. Si les Etats-Unis l’ont fait, pourquoi pas nous ?

Bonne nouvelle donc, il n’y a pas besoin d’austérité pour retrouver l’équilibre des finances publiques.

« Il n’y a pas de fatalité à la crise pour peu qu’on ait l’énergie pour trouver des solutions afin de la surmonter », expliquait Laurent MAUDUIT mardi soir. Venez nombreux devant l’Assemblée nationale donner aux députés de l’énergie et du courage ! Rendez-vous tous les mardis de 18h30 à 20h30 place Edouard Herriot, juste derrière l’Assemblée.

 


Roosevelt 2012 : 15 solutions concrètes et déjà plus de 100 000 citoyens engagés

Créé en janvier 2012 à l’initiative de Stéphane HESSEL, Edgar MORIN, Cynthia FLEURY, Pierre LARROUTUROU, Susan GEORGE, Bruno GACCIO, Patrick VIVERET, Emmanuel POILANE, Michel ROCARD, Gaël GIRAUD, Olivier BERRUYER, Dominique MEDA, Curtis ROOSEVELT et bien d’autres, le collectif Roosevelt 2012 propose 15 réformes, concrètes et financées, pour sortir de la crise en posant les bases d’un nouveau modèle de société.

En un an, ce mouvement a réuni plus de 100.000 signataires. 50 groupes locaux sont déjà constitués en France et des antennes ouvrent à présent dans d'autres pays européens (Belgique, Espagne, Grèce...).  www.Roosevelt2012.fr

 

 

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 17:19

 

Médiapart - Blog

La Cour des comptes, dans son étude sur Les Coûts de la filière électronucléaire, a recensé les coûts d’investissement des réacteurs du parc nucléaire français. On  trouve dans cette étude les coûts 2010 (hors frais d’ingénierie et de pré-exploitation) par paires de réacteurs des différents paliers (réacteurs de 900 MW CP0, CP1 CP2, réacteurs de 1300 MW P4 et P’4, réacteurs N4) et leurs dates de leur mise en route.

La Cour indique d’autre part que l’ensemble des coûts d’ingénierie et de pré-exploitation du parc actuel s’élève à  10,37 milliards d’euros, soit 170 euros (2010) par kW. Sur ces bases, il est possible de reconstituer (en euros de décembre 2012) l’évolution des coûts « overnight » des réacteurs, y compris l’EPR de Flamanville, dont le coût d’investissement  « overnight »  prévisionnel a été indiqué fin 2012 par EDF : 8,5 milliards d'euros. On donne le nom de coût overnight au coût total de construction, en faisant l’hypothèse qu’aucun délai de réalisation de l’investissement n’intervient dans ce coût (comme si la construction s’était faite en une nuit). Le coût réel est toujours plus élevé car les délais de construction se traduisant par des frais financiers. Dans le cas des réacteurs nucléaires dont les délais de construction s’étalent selon les cas de 6 à 12 ans, ces frais finaciers sont importants : il peuvent atteindre 15 à 20% du coût « overnight ». 

Evolution historique des coûts d’investissement des réacteurs nucléaires du parc français existant

La figure 1 montre l’évolution des coûts d’investissement des réacteurs année après année. On observe, tous types de réacteurs confondus, une augmentation des coûts de l’ordre de 50% en 24 ans, de 1200 à 1800 € /kW.

On peut affiner cette analyse en considérant les évolutions par paliers, en distinguant les coûts des têtes de série des coûts moyens observés pour chaque palier.

C’est l’objet de la figure 2 ci-dessous.

 

 

On observe aussi dans tous les cas (à l’exception du palier P’4) une augmentation du coût des têtes de série et des coûts moyens des réacteurs de l’ordre de 150€/kW (10%) à chaque nouveau palier. Par contre, on n’observe pas de loi claire d’évolution du coût de série par rapport au coût des têtes de série. Pour les paliers 900 MW CP0, CP1 et CP2, un coût moyen légèrement supérieur au coût de tête de série, pour le 1300 P4 une chute de 16% , pour le P’4 une chute de 7% et pour le 1450 N4 une chute de 12%.

Les figure 3  et 4 sont obtenues en plaçant l’EPR, qu’on suppose mis en route en 2016, à un coût overnight de 8,5 milliards d’euros sur les graphiques précédents.

 

 

Ces figures mettent en évidence une rupture majeure par rapport à la tendance antérieure qui aurait logiquement conduit à un coût de tête de série de l’ordre de 2400 /kW au maximum, soit moins de la moitié du coût prévisionnel de l’EPR. On voit mal dans ces conditions comment le coût d’investissement d’un EPR de petite série pourrait atteindre des valeurs qui le rendent compétitif avec les autres filières de production d’électricité dans un avenir prévisible.

Le commentaire le plus recommandé

File:Chrono-parc-nucleaire-francais.svg

comment les responsables, ont-ils osé une promesse de construction d'une tete de série epr de 1650 mw en moins de 5 ans (La coulée du 1er béton a eu lieu en juillet 2005. La mise en service, initialement prévue en 2009, ) ? comment se fait il que TVO , qui ne sont pas des ignorants, ont-ils signé un contrat avec ce délai de 5 ans, en connaissant la réalité de l'impossibilité technique à le réaliser , et comment expliquer ce qui suit :

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Siemens devra verser 648 millions à Areva

 

·         Le Figaro.fr

    • Par Mathilde Golla
    • Mis à jour le 20/05/2011 à 09:06
    • Publié le 20/05/2011 à 09:05

En 2009, le groupe allemand n'a pas respecté un pacte d'actionnaires passé avec le français. Il écope de la sanction maximale.

AREVA va pouvoir souffler. Son ancien allié Siemens devra lui verser la somme de 648 millions d'euros plus des intérêts d'ici à quinze jours, suite à la rupture d'un accord passé entre les deux groupes. La Chambre de commerce internationale (CCI) a en effet rendu public hier soir la sanction infligée au groupe allemand pour une affaire qui remonte au mois de mars 2009.

Deux ans plus tôt, Siemens a décidé de se désengager de leur coentreprise Areva NP détenue à hauteur de 34%, après avoir échoué à prendre une part plus importante. Le groupe allemand n'a ensuite pas attendu de trouver un accord de sortie avec Areva pour former une nouvelle alliance nucléaire avec le russe Rosatom.

Siemens n'a ainsi pas respecté les conditions de séparation préétablies entre les deux groupes. Le français a décidé de lancer une procédure d'arbitrage contre Siemens, passible d'une pénalité de 40% de la valeur de la participation au capital d'Areva NP.

La CCI a ainsi donné raison à Areva et estime que Siemens a bien rompu le pacte d'actionnaires. Le groupe allemand écope de la peine maximale, une sanction de 40% de la valeur de sa participation dans Areva NP. La part de 34% de Siemens au capital d'Areva NP ayant été valorisée 1,6 milliard d'euros en mars, au moment où Areva a repris la part de Siemens dans Areva NP.

--------------------------de plus

 

EPR finlandais - Areva-Siemens remporte une manche judiciaire

(Actualisé avec porte-parole d'Areva et précisions)

PARIS, 5 juillet (Reuters) - Un tribunal arbitral a rendu une première décision favorable au consortium constitué d'Areva et Siemens dans le litige qui les oppose à l'opérateur finlandais TVO dans le cadre de la construction d'un réacteur nucléaire EPR.

Les partenaires français et allemand ont engagé depuis 2008 une procédure arbitrale à l'encontre du finlandais en raison de retards et de dépassements de facture pour la construction du réacteur nucléaire EPR d'Olkiluoto 3 (OL3) en Finlande.

Le tribunal arbitral de la chambre de commerce internationale a rendu une "sentence partielle" demandant à TVO de "débloquer 100 millions d'euros dus au consortium et retenus en contravention des dispositions contractuelles", a indiqué Areva dans un communiqué.

"Avec les intérêts échus, TVO devra payer une somme totale de 125 millions d'euros ainsi que les frais de procédure supportés par le consortium", précise le communiqué.

Le tribunal doit encore se prononcer sur la plus grosse partie du litige qui représente un montant de 1,94 milliard d'euros, a précisé une porte-parole du spécialiste français du nucléaire.

Le réacteur Olkiluoto 3 devait initialement démarrer ses opérations en 2009 mais des retards et des dépassements de facture ont contraint TVO à repousser à plusieurs reprises sa date de mise en service. (Gwénaëlle Barzic et Lionel Laurent, édité par Benoît Van Overstraeten)

 -----------------------------------------

Et pour quelle raison, la COFACE démarche jusqu'aux plus petites PME pour d'hypothètique chantier à l'export ... !

3 milliards vendus, 8 à 9 milliards de cout réel !... 1/10 du remboursement de la dette ( nous dit on) , pour ce scandale qui ne dit pas son nom

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et qui sait une raison de plus, à imaginer les arrangements interdit d'information classée secret défense depuis sarkozi et cie, la caisse chuuuuuuuuut on à tout piqué des contribuables payeurs , et  de persister à vouloir construire une CCCG 450 MW à Landivisiau, par le consortium Powéo-Direct Energie  de Courbit, dont le premier bénéficiare sera SIEMENS co actionnaire pour ce chantier de  400 millions d'euros ... ! ou ?

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en gros, siemens à préféré quitter le pot pourri financier, combien mm ses 36% de part d'actions valaient 1.6 milliards d'euros à une date précise, et que les 650 millions versé à areva , compensé d'une commande 400 millions d'euros, (courbit est sans le sou pour s'offrir ce luxe à gaz) , fait que pour le groupe allemand,  cette opération est neutre et au passage récupère un minimum de transfert de technologie nucléaire, qu'il pourra usiter dans future proche ou lointain, plutot que de devoir payer son ratio de perte sur cette opération à 6 milliards d'euros !

6 milliards qui seront payés par nos contributions, ou les apports des fonds que la coface espère pouvoir grignoter depuis sa promo envers ces pme

une idée comme ça !




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