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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 17:14

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Transparence

Prônant l’austérité régionale, Laurent Wauquiez s’accorde une sympathique indemnité

 

par

 

 

 

C’est en pleine tempête autour de François Fillon que Laurent Wauquiez, président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes s’est accordé une petite rallonge. Le 9 février, « une indemnité de séjour » a été accordée à Laurent Wauquiez, après un vote en assemblée plénière [1]. Cette indemnité est destinée à rembourser les frais d’hébergement et de bouche du président de région – 60 euros par nuit et 15,25 euros par repas, sur présentation des justificatifs. Donc entre 1500 et 3000 euros supplémentaires par mois en fonction du nombre de jours et de repas – midi et soir ? – indemnisés. Ces frais s’ajouteront aux indemnités d’élus que perçoit déjà Laurent Wauquiez, qui cumule son mandat de président de région avec celui de député de Haute-Loire : soit 8272,02 euros bruts par mois, le plafond autorisé par la loi [2].

Cité par Streetpress, le cabinet de Laurent Wauquiez se défend de toute augmentation. « Ce n’est pas un élément de rémunération. Ce n’est pas de l’argent de poche. Il ne va pas partir en vacances ou s’acheter des clopes avec », précise son entourage. « La région est immense. Quand Laurent Wauquiez est à Lyon, il a deux heures de route pour rentrer chez lui. Cette indemnité c’est pour qu’il ne dorme pas dans sa bagnole. » Un argument qui n’a pas manqué de faire réagir les réseaux sociaux.

 

http://www.bastamag.net/IMG/png/capture_d_e_cran_2017-02-13_a_10.41.47.png?1486978925

http://www.bastamag.net/IMG/png/capture_d_e_cran_2017-02-13_a_12.00.17.png?1486983649

 

Cette disposition n’est pas illégale, le montant étant encadré par un décret de 2006. Mais c’est bien sur le plan éthique que cette indemnité suscite la polémique. « Se faire payer un pied-à-terre lyonnais tout en mettant une pression considérable sur les Auvergnats et les Rhônalpins pour réduire les dépenses de la Région de 75 millions d’euros par an, il y a là, pour le moins, un vrai manque de cohérence », soulignent dans un communiqué les élus du groupe socialiste démocrate et écologiste d’Auvergne (lire à ce sujet notre enquête sur les budgets sabrés dans le domaine de l’écologie).

Dès son arrivée à la tête de l’exécutif local, Laurent Wauquiez avait fait voter une baisse des indemnités des élus régionaux de 10 % et largement communiqué sur cette mesure. Mais comme l’a décrypté dans une vidéo Corinne Morel Darleux, élue d’opposition (Parti de gauche), cette baisse n’a aucune incidence sur les revenus cumulés du président de région et du député. Ses indemnités, même diminuées de 10%, dépassant le plafond autorisé par la loi, sa rémunération n’en souffre pas [3].

L’opposition régionale fait aussi valoir que « cette demande intervient quatre mois seulement avant la fin de son mandat de député. De là à y voir une coïncidence avec une prochaine baisse de revenus du Président de Région – qui ne pourra plus être à la fois député et président de Région du fait de la fin du cumul des mandats – il n’y a qu’un pas ». En réponse, le cabinet de Laurent Wauquiez indique que l’ancien président de la région Auvergne socialiste bénéficiait déjà de cette indemnité. Suite à la polémique, la majorité LR à la région a proposé de rendre compte annuellement des frais réellement versés au président de région.

 

 

Notes

[3En tant que président de région, Laurent Wauquiez a droit à une indemnité brute mensuelle de 5512,12 euros. La baisse de 10 % qui a été votée correspond pour lui, en théorie, à 551,21 euros (voir le document de la préfecture). Mais comme Laurent Wauquiez est aussi député, même avec cette indemnité baissée à 4960,91 euros, il excède encore le plafond indemnitaire fixé à 8272,02 euros (voir ici). La baisse de 10 % n’a donc eu aucune incidence sur ses revenus.

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 16:59

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Fillon, Cahuzac & Cie: «Je crois que j’ai plus de respect pour les vrais voleurs»

Par Fabrice Arfi
 
 
 

Dans un entretien avec Mediapart, l'ancien rédacteur en chef du Canard enchaîné Claude Angeli revient, en pleine affaire Fillon, sur les enjeux d'un journalisme qui sera toujours « intolérable » aux pouvoirs tentés de se dérober aux promesses de la démocratie.

 

Figure du journalisme d’enquête depuis quarante ans, l’ancien rédacteur en chef du Canard enchaîné, Claude Angeli, publie avec son confrère de Radio France Internationale (RFI), Pierre-Édouard Deldique, Les Plaisirs du journalisme (Fayard), un ouvrage qui est bien plus qu’un hommage au célèbre Palmipède du mercredi.

 Dans un entretien avec Mediapart, il revient, en pleine affaire Fillon, sur les enjeux du journalisme d’enquête dans une « époque médiocre », plombée de surcroît par ce qu’il nomme une « société molle ». Un journalisme qui, au-delà de la satire, sera toujours « intolérable » – c’est son essence – aux pouvoirs tentés de se dérober aux

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Lire aussi

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 16:48

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Conditions de travail

Dans les magasins Primark, des salariés pressurés, surveillés, terrorisés

 

par

 

 

La chaîne de vêtements et de textile Primark ouvre de plus en plus de boutiques en France. La marque est réputée pour le bas coût de ses produits. Elle a aussi été sous le feux des projecteurs lors de l’effondrement de l’usine textile du Rana Plaza, au Bangladesh, qui a fait plus d’un millier de morts. Moins connues sont les conditions de travail de ces vendeurs, ici, en France. Le magazine professionnel du secteur Boutique2Mode a récolté les témoignages d’employés à travers le pays. Constat : entre cadences, pression constante, brimades, et peur de licenciements non justifiés, ici aussi, les salariés de Primark sont mis à mal.

Cet article a initialement été publié, dans une version plus longue, dans le magazine professionnel Boutique2Mode.

À chaque ouverture d’un magasin de la marque irlandaise, l’histoire se répète : une file d’attente interminable et des clients qui repartent les bras chargés de grands sacs en kraft brun recyclé, frappé du logo turquoise Primark. L’enseigne a de quoi séduire le grand public : des prix cassés toute l’année (en moyenne de 4 à 6 euros par article), un large choix de produits allant du prêt-à-porter à l’accessoire en passant par la chaussure et la literie, ou encore des emplacements premium en centre commerciaux. 

Des prix tellement bas qu’ils ont poussé le député belge (socialiste) au Parlement européen Marc Tarabella à poser l’année dernière une question écrite à la Commission Européenne, afin que cette dernière enquête « sur les pratiques de la marque ». Une démarche jamais entreprise. « J’ai fait cette demande car les prix pratiqués par cette enseigne défient toute concurrence, d’où mon interrogation. Surtout lorsque l’on connaît les problèmes de conditions de travail dans certains pays d’Asie. Malheureusement, la Commission Européenne ne réalise que trop peu rarement d’enquête » nous explique-t-il.

 

Dans les pays producteurs, salaires de misère et catastrophes

D’après les témoignages que nous avons récoltés, l’envers du décor Primark fait en effet peu rêver. Tout commence en amont, dans les usines de confection d’Asie du sud-est notamment, au Bangladesh ou au Cambodge par exemple, où les salariés perçoivent entre 50 et 100 euros par mois seulement ! En attendant peut-être de voir l’entreprise investir prochainement l’Éthiopie, qui se démarque aussi par ses coûts de main d’œuvre excessivement faibles.

Les conditions d’emplois exécrables de ces grandes marques textiles ont été exposées aux yeux du monde entier lors de l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh, qui avait provoqué la mort de 1138 ouvriers en avril 2013. Primark, qui faisait partie des clients de l’usine, se défend en affirmant avoir versé des compensations aux familles des victimes. Mais le mal est fait et la politique de fabrication n’a pas fondamentalement évolué. Car pour mettre en vente un jeans à neuf euros, au moins un acteur de la chaîne n’y trouve pas son compte. Et dans le cas de Primark, ils sont nombreux à ne pas s’y retrouver (voir notre dossier sur l’industrie textile).

 

Dans les boutiques : « Nos droits sont mis de côté, comme si l’on était au Bangladesh… »

En France également, les conditions de travail sont difficiles. Rupture abusive des contrats lors des périodes d’essais, arrêts maladie non payés, ambiance de travail stressante… les retours d’expériences de salariés laissent peu de place au doute. « Vous êtes épiés et surveillés comme le lait sur le feu en permanence, relate ainsi Aymeric, ex-salarié à Lyon. Les chefs ne se gênent pas pour mal vous parler et vous rabaisser devant les clients. J’y ai eu le droit plus d’une fois. C’est humiliant. » Une situation que connaît bien Anna, du Primark de Dijon. « Mes supérieurs se moquent de moi à cause de mon accent car je ne suis pas française, ils s’amusent même à m’imiter. Cela fait maintenant trois ans que ça dure alors que je leur ai dit plusieurs fois d’arrêter », se désole-t-elle.

Pour Estelle, qui a finalement remis sa démission au mois de mars 2016 après huit mois passés dans le magasin de Lyon, Primark constitue la « pire expérience professionnelle » de sa vie. « Aujourd’hui encore, j’ai des problèmes de sommeil hérités de mon expérience chez Primark. Vous êtes constamment mis sous pression par les managers pour que le magasin soit bien rangé. Lorsque je leur ai finalement dit que je commençais à prendre des antidépresseurs, la superviseuse m’a ri au nez ! » Dégoûtée, Estelle a même décidé qu’elle ne travaillerait plus dans le commerce. Cathy, employée à Créteil, a de son côté l’impression « d’avoir vieilli de dix ans après deux années passées chez Primark. Les jeunes, particulièrement, ont beaucoup de mal à supporter le rythme très soutenu de travail, dès 6 h du matin une semaine sur deux, particulièrement à Créteil où entre trois et cinq camions viennent livrer des pièces chaque jour. »

Ces retours d’expériences catastrophiques sont loin d’être des cas isolés. À l’image d’Élodie, toujours en poste à Lyon, qui n’a désormais plus le courage de se rendre sur son lieu de travail. « J’ai travaillé plus de six ans dans diverses enseignes de prêt-à-porter, mais ici c’est l’horreur, raconte-t-elle désespérée. Les managers nous parlent comme des moins que rien, on est juste des matricules pour eux. En réalité, lorsque l’on signe chez Primark, on a l’impression que nos droits sont mis de côté, comme si l’on était au Bangladesh… » Des problèmes récurrents concernant les paiements des salaires, les fiches de paie et les arrêts maladies ont aussi été observés.

 

Une salariée handicapée : « Les managers m’ont fait comprendre que je ralentissais le rythme »

Dans ce climat délétère, les langues commencent progressivement à se délier. Une page Facebook intitulée “Primark la Valette des employés scandalisés“ a même été créée pour partager les expériences individuelles désastreuses. À ce jour, elle regroupe plus de 4000 membres ! Là aussi, les témoignages sont parfois effarants : « À force de nous empêcher de boire et d’aller aux toilettes, je me suis tellement retenue que cela a provoqué une cystite que je traîne depuis cinq jours déjà... Cette entreprise est inhumaine ! », relate ainsi une vendeuse en poste.

Une cadence de travail très soutenue qui aurait même conduit à la mise à l’écart de certains travailleurs handicapés, selon Coralie, ex salariée à Lyon. « Primark m’a recrutée lors de l’ouverture du magasin dans le cadre de Cap Emploi (un organisme chargé des relations entre des travailleurs handicapés et des employeurs), témoigne Coralie, atteinte de sclérose en plaque. Selon les prescriptions du médecin du travail, je ne dois pas travailler plus de quatre heures par jour en position debout. Cela a très vite posé problème puisqu’au moment où j’étais en poste, il n’y avait pas de siège pour s’asseoir en caisse. Les managers m’ont alors fait comprendre que je ralentissais le rythme et ont décidé de mettre fin à ma période d’essai », certifie-t-elle. Elle ne serait pas la seule à avoir été remercié à cause de son handicap.

 

Peur de parler, méconnaissance des droits

Du stress à tous les niveaux, pire que dans les autres enseignes ? Il semblerait que la cadence et l’ambiance de travail pèsent aussi sur les managers. « Je me souviens d’un manager littéralement effondré sur sa table, se frottant les yeux, avec une attitude qui démontrait une réelle fatigue physique et mentale », assure Sophie Duray, ex-salariée de la Valette, dans le Var. « Si certains managers ont un comportement horrible avec les vendeurs, d’autres s’investissent pleinement pour créer une bonne ambiance dans leur équipe, renchérit Karine. J’en ai vu quelques-uns fondre en larme après avoir appris qu’ils n’étaient pas retenus au dernier jour de leur période d’essai. » Un système où le stress se répand à tous les échelons, telle une cascade, de la direction aux managers, des managers aux vendeurs, et parfois même jusqu’aux clients !

Malgré ces conditions déplorables, la contestation peine encore à prendre de l’ampleur. En cause notamment, la faiblesse des syndicats dans les points de vente, encore trop peu représentatifs, voire inexistants. À cela s’ajoute une réelle méconnaissance des salariés, jeunes pour la plupart, sur l’étendue de leurs droits. Beaucoup redoutent de se plaindre par peur des représailles. Comme en janvier 2016, lorsque près d’une centaine de vendeurs du magasin de Créteil s’était mobilisée. « Nos revendications portaient principalement sur une réelle augmentation des salaires, ainsi que sur la mise en place d’un 13ème mois dès 2016 et non sur trois ans jusqu’en 2019, comme cela nous a été présenté, se rappelle Cathy, déléguée syndicale CGT. Malheureusement, la mobilisation était trop faible pour que nos réclamations soient entendues, surtout à cause des managers qui mettaient une grosse pression sur les vendeurs, notamment les plus jeunes, afin qu’ils ne rejoignent pas le mouvement », se désole-t-elle.

Une peur de perdre son poste observée également au moment de cette enquête, certains salariés redoutant même qu’un témoignage à l’encontre de leur condition d’emploi puisse leur porter préjudice. Une salariée assure par exemple que « le groupe Facebook regroupant certains salariés du magasin est surveillé par des cadres, c’est pour cela que nous ne voulons pas dire du mal de l’enseigne, afin de préserver notre sécurité ».

 

« Vous êtes constamment surveillés »

Certains d’entre eux ont pourtant réussi à franchir le pas, à l’image de Meriam à Marseille, qui a décidé de recourir à la justice prud’homale. Son arrêt maladie n’était pas transmis à la sécurité sociale, et elle n’était donc pas indemnisée. Primark a finalement été condamné, le 22 septembre 2016, à lui verser la somme de 1000 euros au titre de dommages et intérêts pour préjudice financier.

Mais le combat qui fait aujourd’hui le plus de bruit est celui mené par les ex-salariés de La Valette du Var, à côté de Toulon. Pour préparer l’ouverture du magasin de l’enseigne irlandaise dans le Var, en 2016, Primark a décidé à l’époque de recruter massivement des salariés pour n’en conserver au final qu’une partie d’entre eux. La direction a toutefois refusé de nous en communiquer le nombre. Sophie Duray, qui fait partie de ceux qui n’ont pas été retenus, estime pour sa part qu’ils sont au moins une centaine dans le même cas qu’elle, pour 350 personnes recrutées au départ. Les remerciés ont bien entendu tous quitté l’entreprise avant la fin de leur période d’essai…
 

« Nous sommes juste des robots interchangeables à la moindre occasion » 

Face à cette injustice, Sophie Duray a décidé de saisir les Prud’hommes pour rupture abusive de sa période d’essai. « C’est grâce à la page Facebook “Primark la Valette des employés scandalisés“ que j’ai décidé de me lancer dans cette procédure, voyant que je n’étais pas la seule à m’insurger contre le cynisme de cette entreprise. » « Le fait que près de la moitié des employés ait été remerciée avant la fin de leur période d’essai démontre une volonté de contourner la loi pour ne pas à avoir à recourir à des CDD ou des contrats d’intérims, qui impliquent le paiement de primes de précarité », explique maître Fréderic Casanova, avocat au barreau de Toulon, qui représente les intérêts de Sophie Duray. En cas de jugement favorable, les victimes pourraient percevoir jusqu’à six mois de salaires bruts. « Pour avoir une chance de l’emporter, il est indispensable que les personnes qui ont été flouées par Primark rejoignent notre démarche », encourage ainsi maître Casanova, qui a déjà convaincu une cinquantaine d’ex-salariés.

Interrogé sur cette affaire, Primark s’est contenté de répondre par l’intermédiaire de son service de presse : « Dans le cadre de la préparation d’une ouverture de magasin, nous devons faire face à un surcroît d’activité temporaire sur de très courtes périodes. Pour y faire face et comme le prévoit le code du travail, nous renforçons alors nos équipes en recrutant des collaborateurs en contrats à durée déterminée. » Ce qui n’a donc manifestement pas été le cas pour le point de vente de la Valette. 

« Le vendeur ne doit pas parler au client »

Mais au-delà des conditions de travail en elle-même, c’est aussi le cœur du travail lui-même qui semble peser. Nicolas, qui travaille à Marseille depuis un peu moins d’un an, raconte une journée de travail typique : « La plupart des vendeurs ici sont des jeunes avec des contrats de 25 heures. Soit on reste cinq heures à la caisse soit cinq heures à plier les vêtements. » La répétition monotone des tâches semble particulièrement difficile à supporter. « Cette expérience chez Primark ne m’a rien apporté sur le plan professionnel. Avec un peu de recul, je peux même affirmer que je n’ai strictement rien appris », juge Mathilde.
 

 Philippe, ancien gérant d’un atelier de confection, qui a dû fermer ses portes à cause de la concurrence à bas coût, a lui aussi été choqué par l’inutilité du travail proposé. « Je n’ai jamais vu autant de personnel improductif, c’était ahurissant, on pouvait replier cinq à six fois le même t-shirt dans la journée, et les managers nous hurlaient dessus en permanence », relate-t-il. Pour Cathy, qui a pu échanger avec la direction, son impression générale est que le sort des vendeurs est loin d’être une priorité pour eux. « Sur notre contrat de travail, il est écrit que nous sommes des vendeurs, mais en réalité ce que nous faisons est uniquement de la manutention », affirme-t-elle. « Quand un client vient nous voir pour un renseignement, il faut que l’on s’en débarrasse au plus vite. Sinon, notre rayon ne sera plus tenu et les ennuis commenceront avec les managers », renchérit Sofiane. « Chez Primark, le vendeur ne doit pas parler au client si ce n’est seulement de dire “bonjour“, on ne doit pas perdre notre temps à le conseiller ! », confirme Élodie.

 

Réponse de la direction : « 74% des salariés sont fiers de travailler chez Primark »

Face à l’ensemble de ces témoignages, la direction de Primark est restée fermée à nos sollicitations. La seule réponse que nous avons pu obtenir est un communiqué transmis par son agence de presse, mettant en avant leur politique de fabrication dans les pays d’Asie du Sud-Est. Ce communiqué mentionne également un sondage effectué en interne, selon lequel, « 74% des salariés sont fiers de travailler chez Primark ». Sans apporter plus de précision sur la véracité et la manière dont elle a été menée. Un chiffre étonnant qui n’a pas manqué de faire réagir les personnes que nous avons interviewées. « Je ne sais pas ce qu’il en est des autres magasins, mais ce que je peux vous certifier c’est que nous sommes très loin de ce pourcentage à Marseille. Et je sais de quoi je parle puisque cela fait trois ans que j’y travaille », assure Myriam.

Du côté des managers et superviseurs, obtenir des réponses est là aussi compliqué. Si nombre d’entre eux confirment les témoignages des vendeurs, rejetant la faute sur la pression exercée par la direction, aucun n’a voulu témoigner concrètement, même de manière anonyme. Et les quelques directeurs de magasins que nous avons contactés ne nous ont jamais répondu. Quand il s’agit de conditions de travail, le silence prime.

* Certains prénoms et lieux de magasins ont pu être changés pour des raisons de confidentialité.

Laurent Maurel (Boutique2Mode)

 

Vous êtes salarié(e) ou ex-salarié(e) de Primark et vous souhaitez partager votre expérience ? Vous pouvez témoigner à redaction@boutique2mode.com.

 

A lire également : cet article de la Voix du Nord et celui-ci de BFM sur une proposition de l’enseigne de revalorisation salariale de 1 centime de l’heure !

 Consulter notre dossier sur l’industrie textile

 Lire notre reportage : Au Bangladesh, des ouvrières rescapées du Rana Plaza créent leur propre coopérative textile

Photo de Une : CC Cyril Wermers
Photo à l’intérieur de l’article : CC César

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 16:35

 

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/marie-cosnay/blog/120217/la-cruaute-qui-vient

 

 

La cruauté qui vient

 
 
Vendredi, alors qu’il neige ou presque à Paris, sous le pont, porte de la Chapelle, la mairie fait installer de grosses pierres. Ainsi les personnes sans refuge ne pourront plus s’allonger, s’allonger les uns contre les autres, pour se tenir un peu chaud, sous ce pauvre abri qu’est le pont. Même pas un pont. Même pas les corps contre les corps. Des pierres au lieu des corps.

 

Les mots tuent. Les mots tuent mais avant ça ils sont tués.
J’ai écrit ça pour commencer, j’étais tellement perturbée, empêchée, muette, étranglée.

Les mots ne tuent pas tout seul. Les mots quand ils mentent tuent. Et ils mentent. Ils inversent le rapport aux choses, montrent le contraire de ce qu’on voit, ils nient la chose. Ils ne s’arrêtent plus de mentir. Tellement qu’on les rend responsables, on dit : ça suffit, les mots, tous les mots, taisez-vous, et quand on les avait jusque-là tellement en sources, ressources, en plaisirs, on baisse la tête accablés, on est impuissants, on est devenus débiles à souhait.

C’est tellement ce qui nous arrive.
Je n’ai pas fait la liste mais depuis que Macron a écrit Révolution, que Marine Le Pen a parlé de diversité, c’est phénoménal, c’est toujours plus.
Toujours plus de mensonges, à devenir fou.
Attention, nous allons devenir fous. Nous devenons fous.
Guéant était condamné à deux ans dont un avec sursis mais l’autre, l’année ferme, il n’allait pas la faire non plus.
Ferme mais pas ferme. Oui mais non.
Un viol n’est pas un viol. Un accident.
C’est d’un atroce cynisme, la blessure de dix centimètres dans l’anus est hors de doute.
C’est d’un atroce cynisme qui tue d’appeler le viol accompagné d’insultes hors de doute accident.
Oui mais non.
La faute de la victime, la vieille affaire, le vieux mensonge pervers, exactement lui, qui ne permet pas, ne permettra jamais à la victime de se retaper un peu, se réparer.
C'est tout le viol d’ailleurs qui est nié. Ca n’existe pas. La domination et la torture non plus. L’histoire de la lutte contre les dominations et tortures non plus.
Comment briser quelqu’un, il y a plein de moyens. Le viol et le déni du viol.
On est en train de devenir fou.

Je parle ici, qui nous rendent fous, des mots et des énoncés officiels.
Je ne parle même pas des énoncés courant sur les réseaux sociaux, de ce qu'on nomme cyber attaque, de cent quarante signes qui peuvent faire ou défaire des présidents, on a entendu ça, Poutine veut faire élire le Pen, il va y avoir des faux comptes, des faux tweets, de fausses infos, des mots menteurs. Je ne parle même pas non plus des grimaces, des absurdités devenues virales, de la vieille réponse enfantine : c’est celui qui dit qui est, contre toute vraisemblance, contre toute évidence, attaquer, en réponse à l’information qui devrait nous scandaliser et avoir des conséquences (un homme à responsabilités publiques s’enrichit amoralement, ment, s’offusque, se maintient, continuant à conspuer les assistés) ceux qui aident à la produire, cette information.

Les énoncés officiels mentent, le rapport de l’IGPN est une honte, une pure honte, les mots sont verts de honte, ils n’ont plus qu’une envie : se défiler. Ils le voient bien, les mots, qu’ils servent à clouer au pilori le bon sens et quelque chose comme le rapport, les rapports. Le lien, les liens. Ils étouffent.

Ils sont devenus, les mots, tués à force de servir à l’envers, ils sont devenus vecteurs de cruauté.

On a la tête à l'envers,  le corps pèse le poids des pierres.

Vendredi, alors qu’il neige ou presque à Paris, sous le pont, porte de la Chapelle, la mairie a fait installer de grosses pierres. Ainsi les personnes sans refuge ne pourront plus s’allonger, s’allonger les uns contre les autres, pour se tenir un peu chaud, sous ce pauvre abri qu’est le pont. Même pas un pont. Même pas les corps contre les corps. Des pierres au lieu des corps.

Combien, le prix des pierres ? Combien, le prix d’une nuit pour une personne dans un centre d’hébergement ?
Les pierres sous le pont de Paris, porte de la Chapelle, les pierres au lieu des corps, c’est la pierre de trop.
On n’est pas seulement en train de devenir fous  : on est en train d’accepter la grande grande cruauté qui vient. Ou est venue.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

 

 

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/marie-cosnay/blog/120217/la-cruaute-qui-vient

 

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 16:05

 

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89

 

 

Le gouvernement et les promesses aux migrants : oubli ou mensonge ?

 

 

 

Chaque matin du lundi au vendredi, si possible à 9 h 15 précises, Daniel Schneidermann publie cette chronique sur les dominantes médiatico-numériques du matin. Ou parfois de la veille au soir (n'abusons pas des contraintes). Cette chronique est publiée sur le site indépendant arrêt sur images (financé par les abonnements) puis sur Rue89.

Vous vous souvenez de l'évacuation du camp de Calais ? L'administration avait alors promis aux évacués que "aucune décision de coercition" ne serait prise à l'encontre de ceux des migrants de Calais qui accepteraient leurs transferts vers les centres d'accueil et d'orientation (CAO) disséminés un peu partout sur le territoire français.

Autrement dit, aucune reconduite forcée à la frontière des "dublinés", (migrants ayant laissé laissé leurs empreintes dans le pays de leur entrée sur le territoire de l'UE). Le ministre de l'Intérieur d'alors, Bernard Cazeneuve, l'avait répété en personne.

 

"Cacophonie générale"

Or Le Monde, sous la plume de la spécialiste du sujet, Maryline Baumard (sur notre plateau ici), a recueilli des témoignages qui prouvent le contraire. Au terme d'une longue enquête, Baumard a établi que de nombreux migrants, au mépris de la promesse faite, sont renvoyés vers leur pays d'arrivée en Europe. Partout ? Non. "Dans la cacophonie générale, les préfets font comme ils l'entendent", explique-t-elle, d'autant plus que, selon une confidence "d'une préfecture du Grand Est" aux associations, "une contre-directive a demandé de mettre tout le monde en procédure Dublin".

 

A première vue, cela pourrait s'appeler un mensonge. Le Monde aurait pu titrer sur "le mensonge du gouvernement". Mais non. Le Monde préfère titrer sur "la promesse oubliée". Et quand Baumard écrit le mot de mensonge, c'est en l'enserrant dans de prudents guillemets, et en le plaçant dans la bouche d'un jeune réfugié. "Ce que Idress appelle "le mensonge français", écrit Le Monde.

Délibéré ou pas ?

Ah, maudits trous de mémoire ! C'est que Le Monde est économe de ses accusations de mensonge. C'est d'ailleurs un des reproches adressés par l'architecte du fameux Décodex, Samuel Laurent, sur notre plateau de cette semaine, à l'adresse de Fakir, et de son directeur François Ruffin : ce gros mot de "mensonge", sous une vidéo de Fakir, concernant l'affaire Ecopla, et l'existence (ou non) d'une entrevue entre les salariés d'Ecopla et le cabinet d'Emmanuel Macron (explication ici). Parler de "mensonge", qualifier un élu politique, après enquête, de "malhonnête et incompétent", c'est être militant, et être menacé d'être "flagué" rouge par Décodex.

Le mensonge, nous dit Wikipédia, est "l'énoncé délibéré d'un fait contraire à la vérité". Le mot important est ici "délibéré". L'administration qui a placardé les affiches à Calais savait-elle que la promesse de non-reconduite ne serait pas tenue ? Le conseiller de Macron savait-il que le cabinet de Macron n'avait pas rencontré les salariés d'Ecopla ? Idress et Fakir ne peuvent certes pas prouver que oui.

Mais Baumard et Laurent ne peuvent pas davantage prouver qu'il ne s'agit que de simples trous de mémoire. A chaque journaliste, à chaque média, donc, de faire son choix de vocabulaire. L'un des deux choix est-il plus justifié que l'autre ?

Pour lire la chronique sur ASI.

Aller plus loin

Primaire de la droite : de la différence entre un mensonge et une contre-vérité

Trump, les reniflements du troll pris en pleine lumière

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 15:53

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Petit manuel des bonnes pratiques écolos sur Internet

 

13 février 2017 / Diane Routex (Kaizen)

 

 

 

Derrière Internet se cache une industrie polluante qui représente entre 2 % et 10 % des émissions de gaz à effet de serre, soit plus que l’aviation. Certains usages permettent cependant de limiter ces émissions.

 

1. Faire le vide dans sa messagerie

Les centaines — voire milliers pour certain-es — de courriels dont regorgent nos messageries mobilisent l’énergie des serveurs en permanence, rien que pour être stockés. Le premier réflexe consiste donc à se retrousser les manches et à supprimer tous les messages superflus, surtout ceux avec de grosses pièces jointes. Imposez-vous une routine qui vous convient : par exemple, le 1er de chaque mois, sauvegardez sur votre disque dur les pièces jointes et les messages dont vous avez besoin, et supprimez les autres.

Les data centers sont de gigantesques lieux qui hébergent des milliers de serveurs par lesquels transitent toutes les données Internet : chaque envoi de courriel, chaque visionnage de vidéos, chaque requête tapée dans un moteur de recherche sollicite les serveurs. Du fait de leur activité constante, les data centers consomment énormément d’électricité. Ils demandent notamment à avoir une température maintenue à 20 °C en permanence.

 

2. Se désabonner des lettres d’information

Prenez le réflexe de vous désabonner des lettres d’information qui ne vous intéressent pas. Si vous vous sentez submergé, vous pouvez utiliser le service gratuit Unroll.me, qui repère en un instant toutes les lettres d’information auxquelles vous êtes abonné-e (elles sont souvent bien plus nombreuses qu’on ne le pense !) et vous permet de vous désabonner de tout ou partie en un clic.

 

3. Utiliser un service de messagerie durable

Comme Newmanity, qui respecte votre vie privée (vos données ne sont ni analysées ni collectées à des fins commerciales, contrairement à la plupart des messageries classiques) et l’environnement, en passant par des data centers alimentés en électricité produite avec des énergies renouvelables.

 

4. Limiter l’utilisation des champs CC et CCI

Avant de mettre toute l’équipe en copie, demandez-vous si cela est vraiment nécessaire et si certaines informations ne peuvent pas être données oralement, car chaque destinataire ajouté représente du CO2 supplémentaire émis.

 

5. Opter pour une signature sobre

Évitez d’utiliser une signature de courriel qui comporte une image ou une pièce jointe.

 

6. Privilégier un moteur de recherche responsable

Il existe plusieurs moteurs de recherche qui utilisent les revenus générés par la publicité pour rendre le monde plus vert. En choisissant par exemple d’installer l’extension du métamoteur Lilo sur votre navigateur, vous transformez chaque recherche en microdon destiné à des associations ou des entreprises solidaires. Quant à Écosia, il reverse 80 % de ses revenus à un programme de plantation d’arbres au Brésil.

 

7. Choisir la couleur noire

Pour réduire la consommation d’électricité de votre écran, vous pouvez utiliser une page de recherche noire comme Blackle...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 22:07

 

 

Source : https://www.franceinter.fr/emissions/l-enquete-de-secrets-d-info/l-enquete-de-secrets-d-info-10-fevrier-2017

 

 

L’enquête de Secrets d’info

vendredi 10 février 2017

 

Illustration pour "L'enquête de Secrets d'Info"

Enquête sur les nouveaux "Sans Bureau Fixe"

 

Après Google, les grands groupes français adoptent une stratégie étonnante : le « sans bureau fixe ». Pourquoi cette stratégie ? Quelles conséquences pour les employés ?

 

Marc Thiollier, Secrétaire général d'Accenture, dans une bulle de confidentialité

Marc Thiollier, Secrétaire général d'Accenture, dans une bulle de confidentialité © Radio France / Laetitia Saavedra

On connaissait les open-space classiques, ces plateaux sans cloison où chacun a son bureau. Voici les open space « dynamiques » et les « sans bureau fixe » : des espaces où les salariés n’ont plus de poste de travail attitré ni d’espace personnel. Ce qui n’était qu’une tendance dans les années 2000 se généralise. Désormais, la quasi-totalité des nouveaux sièges sociaux des grandes entreprises françaises sont conçus sur ce modèle. Danone, Axa, Bouygues Telecom ont franchi le pas, tout comme Sanofi dans son nouveau siège social, le Campus Sanofi-Val de Bièvre, basé à Gentilly près de Paris.

 

Plus de bureau attitré

Dans ce bâtiment luxueux et design, plus personne, ou presque, n'a de bureau attitré. Chaque jour devient une compétition pour trouver un poste de travail. François de Font-Réaulx, le Directeur des Ressources Humaines de Sanofi France, explique le principe :

C’est premier arrivé, premier servi.

 

"Vous arrivez le matin dans l’espace qui est celui de votre équipe, et vous vous mettez là où vous le souhaitez. Y compris les chefs."

 

L’optimisation des espaces de travail

Cette organisation permet aux entreprises de faire des économies. En moyenne, un bureau est occupé 60% du temps. Le fait de ne pas attribuer d'espace permanent aux employés optimise l'utilisation des différents lieux de travail. Cette configuration est également censée renforcer l'esprit d'équipe, la circulation des idées et la capacité d'adaptation des salariés. La conséquence de ces économies et de ce nouveau management, c'est que les entreprises prévoient systématiquement moins de postes de travail que de salariés. Au siège parisien du géant du consulting accenture, il y a seulement 1000 postes de travail pour 4000 collaborateurs. Chez Sanofi, c'est 8 postes pour 10 collaborateurs.

 

VIDÉO | Sans Bureau Fixe

Dix minutes pour trouver un bureau et s’installer

Pour les salariés, même si le cadre de travail est souvent moderne et très agréable, le quotidien n’est pas toujours facile. Cécile-le-Dez, représentante CFE-CGC chez Sanofi, souligne par exemple le temps perdu tous les matins :

On se ballade avec son ordinateur qu'on va chercher le matin dans une armoire, comme à la piscine. Il faut prévoir 10 minutes pour s'installer.

Chez accenture, il est arrivé que des consultants ne trouvent pas de poste de travail et soient obligés de rentrer chez eux. La direction considère que cela fait partie des aléas, comme l’explique Marc Thiollier, Secrétaire général de l'entreprise :

Ramené à la problématique de l'espace de travail, c'est un peu le même sujet.

"Ce sont des choses qui arrivent dans toute entreprise qui gère sa production : parfois elle est en rupture de stock, parfois en excédant."

 

Des salles de réunion squattées par la hiérarchie

Pour s’isoler, des salles de réunion sont mises à disposition des salariés. Les plus petites sont appelées « des bulles de confidentialité » et permettent de téléphoner sans être déranger. Il y a aussi des salles de réunions, mais il faut les réserver, or elles sont très convoitées. Certains employés contournent le système et "bloquent" des salles pour les retrouver à leur retour. Certains appartiennent à la hiérarchie, comme le souligne Jérôme Chemin, représentant CFDT chez accenture :

On est dans des stratégies où le moindre espace disponible va être occupé.

"On a vu des associés bloquer des salles. On pose un sac ou un manteau sur une table. On a l'impression d'être dans un western avec des luttes de territoire, ça peut créer des tensions."

Terrasse du siège social d'Accenture à Paris

Terrasse du siège social d'Accenture à Paris © Radio France / Laetitia Saavedra

 

Les salariés partagés

Les salariés sont partagés sur leurs conditions de travail. Si tous reconnaissent qu’ils travaillent dans des environnements agréables et modernes, la plupart se disent plus fatigués qu’avant. Les raisons de cette fatigue :

  • La difficulté à se concentrer dans des espaces qui peuvent accueillir jusqu'à 70 personnes
  • Les déménagements répétés

Les adeptes du « Sans Bureau Fixe » travaillent souvent à l’extérieur et sont plutôt jeunes. Partager un bureau ou en changer ne leur pose aucun problème. Delphine Olawaiye, une jeune salariée du pôle communication digitale chez Sanofi, est séduite par le brassage de population :

"Les relations hiérarchiques entre les personnes sont plus assouplies. C'est plus simple parce qu'on est tous au même bureau. Qu'on soit manager, stagiaire ou collaborateur, cadre, ce qui est intéressant c'est de trouver une aide insoupçonnée chez des collègues qui font partie d'une autre équipe".

Les salariés les plus critiques sont les sédentaires - rarement amenés à travailler à l’extérieur - et les plus âgés. Ils disent avoir perdu leurs repères et regrettent de ne plus pouvoir personnaliser leur bureau avec la photo de leurs enfants. Patrick Parisi, élu CGT de Sanofi, affirme, que ces espaces de travail isolent, « parce qu’on ne sait plus où trouver un collègue ». D’autres ont peur que la perte de leur bureau ne préfigure la perte de leur emploi.

Le travail devient une épreuve

Pour la sociologue du travail, Danièle Linhart, ce sentiment est le résultat d'une stratégie de management :

"Les gens sont mis dans une situation d'apprentissage permanent. Il y a cette idée que chaque journée est une épreuve. Il faut être au top de sa forme, confiant, serein, arriver en forme pour s'imposer."

 

L’alerte de l’inspection du travail

Ce risque de stress supplémentaire était déjà pointé dans une lettre de l’inspection du travail envoyée à Sanofi en 2014 avant la mise en place du système. Selon l’inspection du travail, ce changement permanent de bureau est contraire aux principes généraux de prévention du code du travail… Il fera subir en permanence aux salariés une "charge mentale additionnelle conséquente". Autrement dit, un stress supplémentaire, potentiellement grave pour la santé des salariés.

Aucune étude ne permet de connaître les conséquences de cette organisation pour le moment, faute de recul. Mais des chercheurs suédois ont constaté en 2013 qu’il y a plus d’arrêts maladies chez ceux qui travaillent en open-space que chez ceux qui ont un bureau fixe. En moyenne on passerait, selon ces scientifiques, de 5 à 8 jours d’arrêts par an.

 

D’autres bouleversements à venir

Les outils numériques permettent déjà de travailler de n'importe où, de chez soi en télétravail, d'un café ou d'un bureau partagé, ces lieux de "co-working" pour les travailleurs indépendants ou les salariés nomades. Un concept plus radical émerge aux Etats-Unis, "l'hôtel de travail", que précise Patrick Cingolani, professeur de sociologie à l’université Paris Diderot : "Ces hôtels peuvent proposer à la fois un lieu de vie, et la wifi, dans l'objectif de créer un espace de travail qui est aussi un espace d'habitat."

Le moment où une personne va prendre du loisir sera beaucoup plus incertain et flottant.

Cette tendance à vouloir effacer la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle vient des géants de la Silicon Valley. Cette logique y est poussée à l’extrême. Elisabeth Pélegrin-Genel, architecte et psychologue du travail, en décrit les ressorts :

"Le mouvement de fond c'est d'enchanter le travail par un tour de passe-passe, de ne jamais le montrer. Dans ces entreprises, on ne voit jamais une personne travailler mais on voit des trottinettes, des vélos, des murs d'escalade, des piscines… On avait connu ça dans les corons du nord, mais là on se croirait dans un village de vacances."

Les travailleurs de demain seront-ils des salariés hyperflexibles ou des auto-entrepreneurs qui travailleront n'importe où et à toute heure dans les nouveaux corons connectés ? Les bases d'une telle société semblent posées.

 

►► Enquête intégrale samedi 11 février à 13h20 sur France Inter.

 

Références bibliographiques :

 

L'équipe

 

 

 

Source : https://www.franceinter.fr/emissions/l-enquete-de-secrets-d-info/l-enquete-de-secrets-d-info-10-fevrier-2017

 

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 21:55

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

EN IMAGES. Six mois après les Jeux de Rio, les infrastructures olympiques tombent déjà en ruine

 

 

Qu'ils semblent loin les fastes de la compétition : en quelques mois à peine, l'état du parcours de golf, des piscines olympiques et du stade Maracanã s'est fortement dégradé. La preuve en images.

 

 

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Le bassin de natation utilisé pour les Jeux olympiques de Rio, le 5 février 2017.

Le bassin de natation utilisé pour les Jeux olympiques de Rio, le 5 février 2017. (PILAR OLIVARES / REUTERS)

Des pelouses de stade rongées par les vers, un bassin olympique à l'abandon ou encore des zones entières fermées au public : six mois après la fin des Jeux olympiques de Rio, au Brésil, certaines infrastructures sont laissées à l'abandon. Après le faste de la compétition (qui s'est déroulée en août dernier), la décomposition. Ces décors, dignes d'une ville fantôme, cristallisent la colère des habitants de la capitale qui se demandent quand ils pourront y accéder et s'indignent du gaspillage.

Du feu des projecteurs à l'état de décrépitude, il n'y a qu'un pas. Franceinfo a listé trois endroits en train de tomber en ruines. 

 

Le stade Maracanã

Il brillait de mille feux lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques : il est désormais fermé au public. The Guardian liste les importantes détériorations que le stade Maracanã a subies : "Les vers ont endommagé la surface de jeu, les fenêtres du stade ont été brisées, on a volé des éléments de cuivre aux murs et aux plafond et 10% des 78 000 sièges sont déchirés."

Vue aérienne du stade Maracanã, qui a accueilli les cérémonies d\'ouverture et de fermeture des Jeux olympiques, photographié le 12 janvier 2017.

Vue aérienne du stade Maracanã, qui a accueilli les cérémonies d'ouverture et de fermeture des Jeux olympiques, photographié le 12 janvier 2017. (NACHO DOCE / REUTERS)

Une vue aérienne des tribunes du stade Maracanã, où des sièges se sont décrochés, le 12 janvier 2017.

Une vue aérienne des tribunes du stade Maracanã, où des sièges se sont décrochés, le 12 janvier 2017. (NACHO DOCE / REUTERS)

 

Les portes de l'édifice mythique, dont la rénovation pour la Coupe du monde de foot, en 2014, avait coûté 350 millions d'euros, resteront closes jusqu'à ce qu'un compromis soit trouvé entre le comité Rio 2016 et les concessionnaires du stade, le groupe de divertissements américain AEG et l’entreprise brésilienne de BTP Odebrecht. Ces derniers ont donné au premier la gestion du stade entre le 30 mars et le 30 octobre à condition de le rendre dans l'état dans lequel il avait été livré, une clause non respectée selon les plaignants, explique Le Monde.

 

Les piscines du Stade olympique aquatique

Un bassin d\'entraînement construit pour les JO de Rio, situé à l\'extérieur de la piscine olympique, photographié le 5 février 2017. 

Un bassin d'entraînement construit pour les JO de Rio, situé à l'extérieur de la piscine olympique, photographié le 5 février 2017.  (PILAR OLIVARES / REUTERS)

 

La pourriture, les insectes et la boue ont remplacé les nageurs dans les piscines du Stade olympique aquatique. Le Daily Mail rapporte que, moins d'un an après la fin des Jeux, tout est laissé dans un état d'abandon. Et pas de travaux de rénovation prévus, malgré les panneaux qui le laissent sous-entendre. 

 

Le bassin de natation utilisé pour les Jeux olympiques de Rio, le 5 février 2017.

 

 

Le bassin de natation utilisé pour les Jeux olympiques de Rio, le 5 février 2017. (PILAR OLIVARES / REUTERS)

Une vue aérienne du Centre aquatique olympique de Rio, le 15 janvier 2017.

Une vue aérienne du Centre aquatique olympique de Rio, le 15 janvier 2017. (NACHO DOCE / REUTERS)

 

Le terrain de golf

D'autres infrastructures, sans être à l'abandon, peinent à attirer les visiteurs. C'est le cas du parcours de golf, un sport très peu connu au Brésil. Il avait coûté près de 18 millions d'euros à la ville. "La signalisation pour arriver au site est inexistante et les promoteurs n'ont pas encore lancé de site internet dédié", rapportait l'AFP en novembre. 

Un panneau publicitaire fait la promotion de nouveaux appartements construits près du parcours de golf olympique, en novembre 2016.

Un panneau publicitaire fait la promotion de nouveaux appartements construits près du parcours de golf olympique, en novembre 2016. (YASUYOSHI CHIBA / AFP)

 

Le gérant du parcours, Neil Cleverly, explique désormais au Guardian que l'entreprise pour laquelle il travaille n'a pas été payée depuis deux mois par la Fédération brésilienne de golf. Résultat : les parcours sont inutilisés et deviennent, peu à peu, inutilisables. 

Des bâtiments en préfabriqué abandonnées aux abord du parcours du golf, le 23 novembre 2016. 

Des bâtiments en préfabriqué abandonnées aux abord du parcours du golf, le 23 novembre 2016.  (YASUYOSHI CHIBA / AFP)

Neil Cleverly, le gérant du parcours, enlève les mauvaises herbes pour éviter leur prolifération, le 23 novembre 2016.

Neil Cleverly, le gérant du parcours, enlève les mauvaises herbes pour éviter leur prolifération, le 23 novembre 2016. (YASUYOSHI CHIBA / AFP)

 

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 21:42

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

La Belle Aude : trois ans après sa création, la coopérative est rentable

 

C'est une belle histoire comme on les aime. Celle de salariés qui ont pris leur destin en main et son désormais leur propre patron.

 

France 2France Télévisions

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Les salariés du fabricant de glace La Belle Aude qui ont repris leur entreprise dans l'espoir de sauvegarder leurs emplois peuvent être fiers d'eux aujourd'hui. Ils sont désormais associés. Aujourd'hui, plus de 1 000 pots de glace par heure sont produits grâce à cette nouvelle machine de mise en pots automatique. C'est six fois plus qu'au démarrage de la coopérative en 2014.

 

Pari réussi

L'histoire des Pilpa c'est celle d'un fabricant de glace installé depuis 40 ans à Carcassonne (Aude). En 2012, un an après le rachat par un groupe anglais, la fermeture est annoncée. 124 emplois doivent être supprimés. Mais les salariés vont se battre et 19 d'entre eux vont créer une coopérative. Trois ans plus tard, cinq commerciaux ont été embauchés, 300 000 euros investis dans des machines, le pari est réussi. La coopérative est aujourd'hui rentable.

 

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 22:14

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Transport

Abandon de l’écotaxe poids lourds : 10 milliards de recettes en moins pour l’Etat

 

par

 

 

C’est un recul gouvernemental aux lourdes conséquences économiques, sociales, politiques et environnementales. Dans son rapport annuel publié le 8 février, la Cour des Comptes revient sur l’abandon de l’écotaxe poids lourds par le gouvernement. Mesure phare du grenelle de l’Environnement, votée en 2009, l’écotaxe poids lourds avait pour objectif de couvrir les coûts d’usage du réseau routier national, hors autoroutes à péage, et d’une partie du réseau routier local. Elle devait être acquittée par les poids lourds, français mais aussi étrangers en transit, sous la forme d’une taxe au kilomètre sur un réseau d’environ 15 000 km.

Sa mise en œuvre avait été confiée en octobre 2011 au consortium Écomouv’ (comprenant notamment Benetton, Goldman Sachs, Thalès et SFR, lire notre enquête) dans le cadre d’un partenariat public-privé. Le début de la collecte de la taxe était initialement prévu en juillet 2013. Elle devait rapporter près de 890 millions d’euros par an de recettes nettes aux administrations publiques, dont 684 millions d’euros en faveur du financement des infrastructures nationales de transport. Mais face à la fronde des « bonnets rouges », le Premier ministre annonce la suspension de l’écotaxe poids lourds le 29 octobre 2013. Son remplacement par un « péage à transit » est envisagé en juin 2014, avant une « suspension sine die » par la ministre de l’Écologie Ségolène Royal, et, fin octobre 2014, la résiliation du contrat passé avec Écomouv’.

 

Particuliers et routiers français paient la facture

L’ardoise est conséquente. « L’abandon de l’écotaxe poids lourds est à l’origine d’une perte de recettes potentielles nettes au profit des administrations publiques de 9 833,09 millions d’euros sur la période d’exécution du contrat », évalue la Cour des Comptes. Cet abandon a également entraîné des dépenses importantes pour l’État : 958 millions d’euros d’indemnisations directes versées à Écomouv’ ou ses partenaires à la suite de la résiliation du contrat, ainsi que 70 millions d’euros de dépenses engagées par les administrations des ministères des Transports et des Douanes pour mettre en œuvre l’écotaxe, puis la défaire. À ces coûts, peuvent être ajoutés la perte de recettes liée à l’abaissement du tarif de la taxe à l’essieu (- 53 millions d’euros par an). Cette mesure avait justement été prise en 2009 pour favoriser l’acceptation de la mise en œuvre de l’écotaxe poids lourds auprès des organisations de transport routier... Sans compter 270 millions d’euros pour régler des contentieux.

Cette perte de recettes a été compensée par une majoration du tarif de taxe intérieure de consommation des produits énergétiques (TICPE) sur le gazole, pour un rendement total de 1 139 millions d’euros par an à partir de 2015. Mais cette solution de remplacement suscite les critiques de la Cour : « L’écotaxe poids lourds devait peser sur les poids lourds étrangers circulant en France à hauteur de 31 %, soit un niveau proche de leur part de marché (près de 40 %). La compensation de son abandon par un relèvement du tarif de TICPE ramène cette contribution à 2 % et fait donc supporter cet abandon par les poids lourds sous pavillon français et les automobilistes à hauteur de 98 %. ». En clair : particuliers et routiers français paient la facture.

Enfin, l’abandon de l’écotaxe poids lourds a eu des conséquences sociales directes avec le licenciement des 210 salariés d’Écomouv’, dont 157 à Metz. Les reclassements envisagés pour une partie d’entre eux dans des établissements publics de l’État « n’ont pas prospéré », commente la Cour des Comptes.

 

Entre « précipitation » et « objectifs de court terme »

La Cour des Comptes déplore un pilotage du projet « centré sur des objectifs de court terme », une suspension « prise dans la précipitation », et relève qu’ « aucune analyse préalable de la portée de cette décision n’a été conduite ». Ainsi, « cette décision sans base contractuelle a fragilisé la position de l’État, limitant notamment toute possibilité de rechercher, par la suite, une éventuelle faute d’Écomouv’ dans le retard ou les défauts du dispositif ». « Le mandat de négociation finalement retenu se résumait à deux objectifs principaux : éviter tout paiement à Écomouv’ en 2014, et ne rien trancher de manière définitive au cours de cette période ».

Dans sa réponse à la Cour des comptes, le cabinet du Premier ministre affirme que cette décision a fait l’objet d’« analyses juridiques et financières », et que l’État a utilisé « tous les leviers dont il disposait dans le cadre des négociations avec Écomouv’ », obtenant ainsi « des conditions financières plus favorables qu’initialement prévues ». Il assure que cette décision est « réaliste et efficace sur le long terme », avec un « bilan financier qui n’est pas si défavorable pour les finances publiques ».

Pour la Cour des Comptes, cet abandon marque « une occasion manquée de mettre en place un instrument pertinent de politique des transports ». Plusieurs pays européens – notamment la Suisse dès 2001, l’Autriche en 2004, l’Allemagne en 2005, la République tchèque en 2007, la Slovaquie en 2010, la Pologne en 2011, la Belgique en 2016 – ont déjà mis en place une tarification kilométrique de l’usage des infrastructures routières pour tous les poids lourds de plus de 3,5 tonnes [1]. Moins médiatisé que le mouvement des bonnets rouges, un collectif appelle en France à la mise en place d’une « pollutaxe », qui corrige les défauts les plus criants de l’écotaxe et s’inscrit dans une véritable fiscalité écologique.

 Télécharger le chapitre du rapport annuel 2017 de la Cour des Comptes « L’écotaxe poids lourds : un échec stratégique, un abandon coûteux »

Photo de Une : 1ère action pour la Pollutaxe à Biarritz en Pays Basque, le 13 décembre 2013 / Bizi !

 

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