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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 13:26

 

Crise malienne 12/08/2012 à 14h57
Blandine Grosjean | Redchef adj Rue89


Des islamistes du Mujao, à Gao le 8 août 2012 (Romaric Ollo Hien/AFP)

 

« Les bars ont tous été fermés, comme les dancings. Les plus célèbres ont fini en flammes. Les autres en mosquée. Plus une femme ne circule sans voile dans la cité du fleuve du nord malien, aux mains des islamistes du Mouvement unicité et jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) », relate l’envoyé spécial du Figaro.

Ousmane Daba, l’un des chefs du Conseil régional des jeunes de Gao affirme :

« Même les petites filles doivent être couvertes, les infirmières aussi sinon il y des remontrances. »

Le Mujao, né d’une scission d’Al Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), aurait « libéré » la ville de la peur du MLNA, mouvement séparatiste touareg il y a plusieurs semaines.

Dans un premier temps, les hommes du Mujao étaient plutôt bien vus à Gao, car ils s’opposaient aux rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), accusés de nombreuses violences et exactions dans la ville, avant d’en être chassés par le Mujao le 27 juin après de violents combats.

Plusieurs habitants interrogés par le Figaro affirment n’avoir « aucun problème avec les islamistes ».

Amputation, lapidation et mariages express

Mais mercredi l’amputation de la main d’un voleur présumé de la ville d’Ansongo a poussé le gouvernement de Bamako à envisager un peu plus sérieusement une intervention militaire pour « libérer » le Nord. Le 29 juillet dernier, à Agelhoc, un couple accusé d’avoir eu des enfants hors mariage avait déjà été lapidé à mort.

Selon l’envoyé spécial de RFI, « depuis, dans toute la région, les populations vivent dans la crainte ». Il évoque la ville de Tessalit :

« Occupée depuis mi-mars par les islamistes, Tessalit n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Cette commune, dotée d’un aéroport stratégique, est désormais coupée du reste du monde. Les nouvelles arrivent par bribes, via des nomades qui font la navette avec la ville algérienne de Borj.

Selon un habitant, les plus riches et les plus chanceux sont partis. Ceux qui restent vivent désormais le calvaire de la contrainte. Les islamistes d’Ansar Dine ont édicté une règle rigoriste : les femmes ne doivent pas sortir, les hommes doivent impérativement assister aux différentes prières quotidiennes à la mosquée. La sanction est connue : deux prières oubliées, dix coups de fouet. Une femme qui se promène en présence d’un homme étranger à sa famille : 20 coups de fouet.

Tout le monde obéit : la peur de l’humiliation publique est trop forte, nous explique un habitant de Tessalit qui a pris la fuite avec toute sa famille. Les hommes d’Aqmi sont là, mais ils restent discrets. Ce sont les hommes de Iyad ag Ghali qui gèrent la ville, l’eau, le carburant, mais aussi le centre de recrutement des enfants soldats installé dans les locaux de l’école aujourd’hui fermée. Ils sont 80, de 6 à 14 ans, nous explique-t-on. Les enfants y apprennent le Coran et le maniement des armes.

Tessalit la fière, la ville des musiciens et des tendé [danse touareg, ndlr] connaît aussi les mariages arrangés. Les combattants islamistes prennent des femmes pour échapper au châtiment divin. Des femmes qu’ils abandonnent à leur départ. »

L’interdiction de se baigner est levée

Autre son de cloche selon le Figaro : le Mujao, entré dans la ville dans les pas du MNLA, se serait mué en défenseur du peuple et cherche à se rendre utile :

« Les barbus ont lancé une “politique de grands travaux”, curant les caniveaux de la ville, à l’abandon depuis un demi-siècle. Ils s’attachent à faire tourner la centrale électrique six heures par jour.

Les interdictions, comme celle de jouer au foot, d’écouter de la musique “haram” ou de se baigner dans un fleuve, très impopulaires, ont été levées. Jusqu’à nouvel ordre. »

Il ya quelques jours TV5 avait diffusé un document sur la résistance des jeunes de Gao à l’instauration de la charia. Résistance qui avait évité à un jeune voleur une amputation.

 

 

Mobilisation des habitants de Gao

Comme le relatait Rue89 en juillet, le Mujao recrute et forme de jeunes recrues, parfois à peine âgées de 10 ans, pour faire appliquer la charia.

Une intervention internationale qui tarde

Les chefs d’Etat-major des armées ouest-africaines et des représentants de la communauté internationale sont actuellement réunis à Bamako, pour arrêter une stratégie militaire de déploiement des forces de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

L’objectif est d’obtenir l’approbation des Nation Unies pour dépêcher 3 000 hommes qui seront chargés de reprendre le contôle sur le nord du pays. Selon un expert interrogé par France 24 :

« Le calendrier ne joue pas en faveur d’une intervention internationale, notamment en raison du conflit en Syrie qui bloque toute action commune du Conseil de sécurité de l’ONU. »

Action contre la faim tente d’alerter la communauté internationale sur les conditions de vie de plus en plus difficiles sur le terrain : pénurie alimentaire, prix qui explosent, apparition du choléra.

Depuis le début du conflit en janvier, plus de 250 000 Maliens ont fui vers les pays voisins, Burkina Faso, Mauritanie et Niger, alors que 167 000 autres sont déplacés à l’intérieur du Mali.

 

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 13:17

 

 

Rue89 - Tribune des Droits humains 13/08/2012 à 11h30
Tribune des droits humains"

Jillian Kestler-d’Amours

 


Une famille palestinienne après la destruction de sa maison dans la région d’Hébron, le 25 janvier 2012 (HAZEM BADER/AFP)

 

(De Cisjordanie) Un travail feutré : arriver sans préavis dans une ville ou un village palestinien, prendre des photos, boire un café avec les familles, et partir presque aussi vite qu’arrivé.

« Je ne mens pas. Quand ils me demandent ce que je fais, je leur explique que je mène une recherche dans la région. J’essaie de ne pas aller trop dans les détails. Je finis et je suis loin », résume Ovad Arad, assis dans sa voiture climatisée, le long de la Route 60, en plein cœur de la Cisjordanie. Toutefois, il ne révèle jamais pour qui il opère et les vraies raisons de ses prises de vue.

Ovad Arad est à la tête de la division Judée-Samarie (Cisjordanie) de l’organisation d’extrême droite israélienne Regavim, dont le travail se concentre sur l’utilisation de moyens légaux pour obtenir des ordres de démolition des bâtisses palestiniennes. Des remords sur son travail ? « Pas du tout », rétorque le résident de la colonie de Mevo Horon.

Tout autre réaction quand on aborde la destruction de maisons de colons israéliens :

« Cela me fait du mal de voir des juifs être jetés hors de chez eux. Mais c’est vrai que je n’ai jamais vu des Palestiniens être expulsés de leur maison, que des juifs pour l’instant. »

La traque numérique de Regavim

L’ONG de surveillance officie principalement dans le désert du Néguev, au sud d’Israël, et dans la zone C. Une zone qui couvre près de 60% de la Cisjordanie, sous contrôle total d’Israël selon les accords d’Oslo de 1993. Environ 150 000 Palestiniens et 300 000 colons israéliens y résident actuellement.

Selon la Quatrième Convention de Genève, les colonies israéliennes sont illégales et, même en vertu des propres lois d’Israël, les colonies de peuplement sont illicites. Ari Briggs, directeur du département international de l’organisation, explique :

« Pour nous, il n’y a pas d’occupation israélienne. Nous nous appuyons sur le cadre légal des accords d’Oslo pour faire notre travail en Cisjordanie. »

L’organisation obtient la plupart de ses données grâce à la liberté d’information, en demandant simplement à l’administration civile de fournir des informations. A l’aide de photographies aériennes et du logiciel informatique SIG (Système d’information géographique), le groupe de colons quadrille au centimètre près Israël et la zone C à la recherche de bâtiments palestiniens illicites. Ari Briggs ajoute :

« 100% des constructions juives illégales vont recevoir un ordre de démolition, mais seulement un tiers des constructions arabes illégales vont en recevoir un. »

Accélérateur d’expulsions

« Nous sommes très inquiets des agissements de Regavim, car nous les considérons comme une organisation ultrapolitisée », s’inquiète l’avocat Tamar Feldman, directeur de l’Association pour les droits civils en Israël (Acri). « Ils ne sont pas soucieux des droits humains, ni du droit international. »

Une vision démentie par Briggs : « Nous n’utilisons pas la loi à des fins politiques. Nous utilisons la loi pour essayer de faire respecter le droit », se défend le natif d’Australie qui vit en Israël depuis dix-huit ans.

Pour Feldman, les actions de Regavim ont accéléré les processus juridiques de destruction, en particulier dans les collines du sud d’Hébron, l’une des régions les plus pauvres et les plus défavorisées de Cisjordanie. Mais pour l’avocat, impossible de fournir des données exactes sur le nombre de démolitions qui résultent du travail de l’ONG. Encore récemment toutefois, Regavim a fait appel à la Cour suprême israélienne pour maintenir la suspension de 162 constructions palestiniennes, gelées depuis 2008.

Fin juin, Richard Falk, rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, dénonçait :

« Les colons israéliens développent leurs implantations illégales à proximité de Susiya, sans aucun effort du gouvernement d’Israël pour les en empêcher. En même temps, la Cour suprême israélienne facilite la démolition de maisons palestiniennes dans la zone. »

Un des coups de force de l’organisation : suite à un appel de Regavim, la Cour avait donné l’ordre de démolir 52 bâtiments palestiniennes dans les collines du sud d’Hébron.

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 13:11

 

 

Le Monde.fr | 12.08.2012 à 19h55 • Mis à jour le 13.08.2012 à 07h57

En Grande-Bretagne, le secteur de la banque est au plus bas. Déjà mises à mal pendant la crise de 2008, les banques britanniques accumulent les scandales : l'affaire du Libor fait trembler Barclays, HSBC pourrait écoper d'une amende d'1 milliard de dollars par le Sénat américain, la filiale britannique JP Morgan Chase a dévoilé récemment une perte de près de près de 6 milliards de dollars...

Profitant du succès populaire des Jeux olympiques à Londres, le patron de la Banque centrale britannique, Mervyn King, a pris la plume pour demander aux banquiers de la City de prendre exemple sur les 10 000 bénévoles, sans qui la compétition n'aurait pas pu avoir lieu.

"Le secteur financier ne nous a pas rendu service en défendant la thèse selon laquelle des compensations financières importantes sont nécessaires pour motiver les individus, écrit-il dans le Mail on Sunday. Regardez le succès des bénévoles, dont la présence au Parc olympique et à Londres a tellement contribué à cette atmosphère de joie".

Outre-Manche, King n'est pas le premier à formuler un tel argument. Roy Hodgson, entraîneur de l'équipe nationale de football, a déclaré publiquement qu'il souhaiterait que les joueurs de football se comportent davantage comme les athlètes des JO, après ce qu'il a qualifié de "saison honteuse" pour son équipe, marquée par deux affaires de racisme qui ont fait couler beaucoup d'encre.

 

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 19:46

 

http://acampadamontpellier.blogspot.fr/ -  dimanche 12 août 2012

Pétition de soutien pour Kevin pour témoigner de sa non-violence

 

 

Une pétition de soutien à Kevin qui passe au tribunal le 13 septembre prochain pour un soit-disant coup de pied sur agent public, et risque jusqu'à 5 ans de prison. Si vous voulez voir la teneur des coups de pied de cette personne qui a toujours été pacifiste, une vidéo est disponible deux post plus bas sur ce site.

Merci de faire partager cette pétition au plus grand nombre, au delà de cette injustice, c'est un combat pour le monde entier :

 

 

 

Acampadamontpellier lance un appel à soutien : La police municipale de Montpellier a déposé une plainte contre Kevin, l'un des fervents défenseurs des cabanes de l'Esplanade Charles de Gaulle, en raison de coups qu'il aurait administré aux représentants de la force publique. Le procès aura lieu à Montpellier le jeudi 13 septembre 2012.

Rappel des faits :
- Le samedi 12 mai 2012, au soir de la journée mondiale globalisant les luttes, un camp d'Indignés comme une cabane s'installent sur l'Esplanade Charles de Gaulle à Montpellier.
Si la forme de manifestation en hauteur est pratiquée, c'est en partie parce qu'au sol les manifestations permanentes sont automatiquement expulsées, à toute heure du jour et de la nuit, sans même utiliser préalablement la justice pour s'assurer du bien fondé de la démarche. Cela sera é-prouvé durant un mois entier sur le campement au sol.
Peut-on penser que la politique de la ville, qui travaille plus sur son image de marque que la réalité sociale du mouvement, pousse ses manifestants à se mettre en danger ? Car s'ils n'étaient pas chassés au sol, le référé du 31 mai 2011 rendant le camp des citoyens Indignés de Bayonne non-expulsables aurait pu faire jurisprudence.
Hélène Mandroux, maire de la ville de Montpellier, disait vouloir faire de Montpellier la première ville écologique et respectueuse de la biodiversité, lors de son discours sur l'Esplanade Charles de Gaulle. Cela ne commence-t-il pas par le respect d'êtres vivants véhiculant des valeurs de solidarité, de partage et de sens sociétal ? Cela ne commence-t-il pas par utiliser le dialogue avant/à la place de la force ?

- Le dimanche 13 mai 2012, l'existence de la cabane est constatée par la police municipale sur ordre de la Mairie alors que, légalement, c'est à un huissier de justice de venir constater l'occupation illégale puis au juge de décider d'une éventuelle expulsion. Ceci est inscrit dans le référé du 31 mai 2011. L' accès de la cabane est bloqué, la police municipale ne laisse aucun individu grimper dans l'arbre et n'accorde pas de ravitaillement en nourriture, en eau afin de faire descendre les individus alors nichés au creux des branches.
Kevin arrive à l'Esplanade salue les deux policiers municipaux et d'autres personnes puis se dirige vers l'arbre pour grimper. Les policiers tentent alors de l'en empêcher alors que Kévin était déjà à plus de deux mètres de haut et pouvait penser qu'il est dans son droit, pour les raisons mentionnées plus haut dans ce même tiret. Les policiers municipaux demandent à Kévin de descendre, mais à aucun moment les policiers municipaux n'ont expliqué à Kévin pourquoi il n'avait pas le droit de monter dans l'arbre.
Des coups ont lieu : ceux administrés par la police municipale, à l'aide d'une tonfa, et prouvés par un certificat médical et, selon la plainte, ceux administrés par Kevin aux policiers municipaux.
Un attroupement de centaines de personnes se forme en réaction aux cris de Kevin. Est demandé aux policiers de cesser leur action. Les policiers municipaux appellent du renfort, des policiers nationaux arrivent. Kevin parvient à rejoindre la plateforme. Les policiers municipaux et nationaux s'en vont sur ordre des policiers nationaux. La cabane est de nouveau libre et sans surveillance policière, qui veut changer de stratégie après le scandale qu'ils viennent de commettre.

- Cinq semaines plus tard, des policiers remettent à Kevin une assignation en justice pour coups sur représentants de la force publique.

Pour ce qui lui est reproché, Kevin risque une amende comme une peine de prison pouvant aller jusqu'à 5 ans.

Cette pétition a pour finalité d'exprimer combien Kevin eu un comportement calme et non-violent durant ces semaines de manifestation permanente à Montpellier. Il véhicule des valeurs telles que le respect : de la nature, des peuples, des idées... Il salue les passants chaque jours, les invite à boire un thé. Des passants ont témoigné de la confiance à son égard en lui remettant un être vivant - un oiseau - à soigner. Kevin passait des heures à ranger la cabane, à la tenir propre et accueillante. Il tentait de lutter contre la consommation de drogues aux alentours de l'arbre.
Qui plus est, Kevin n'a pas de considération méprisante à l'égard des forces de l'ordre, il est doté d'un incroyable sang froid et considère l'omniprésence policière sous un œil créateur : cette présence est selon lui bénéfique aux mouvements puisqu'elle fait déplacer la presse.
En somme Kevin utilise sa capacité pensante pour faire des choix - allant jusqu'à ne pas avoir de papiers ou de compte bancaire -, tenter de vivre en phase avec ses idées et les partager, puisqu'il est conscient de ne pas vivre seul.

Nous appelons à soutenir que Kevin avait un comportement non-violent. Ce soutien se manifestera dans les témoignages, dans la signature de la pétition présente comme dans la présence devant le tribunal le jeudi 13 septembre 2012.

 

Pour signer la pétition, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur ce "link "

 

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 19:44

 

| Par La rédaction de Mediapart

 

L'idée est présentée comme un échange de bon procédés. Alors que l'an passé environ 40% des 324 000 élèves des 791 écoles publiques de la région de Madrid sont rentrés déjeuner chez eux à midi, le gouvernement régional souhaite les autoriser à amener leur gamelle à l'école... à condition de payer une taxe qui permettra d'entretenir et de surveiller le réfectoire. L'idée permettrait aux parents d'économiser sur le repas de midi, tout en renflouant un peu les caisses des établissements.

La proposition, avancée dans certaines grandes régions comme Madrid, Valence et la Catalogne, est violemment décriée, tant par les associations de parents d'élèves que par l'opposition socialiste. Pour la confédération espagnole des associations de pères et mères d'élèves (Ceapa), ce n'est que le premier pas vers un démantèlement de l'école publique. 

Les aides pour la restauration scolaire vont être fortement diminuées dans certaines régions. A Madrid, les bourses pour la cantine vont passer de 29 millions d'euros à 16 millions d'euros entre 2012 et 2013. Le gouvernement de Catalogne compte aussi réduire de 3,7 millions d'euros ses aides à la restauration scolaire. Ces annonces font craindre à certains un abandon de ce service pour raisons économiques. 

L'autre inquiètude relève de la santé publique : en Espagne, 34% des enfants âgés de 10 à 12 ans sont en surpoids et parmi eux, 8 % sont obèses. C'est plus que la moyenne européenne, et les associations redoutent que ce système ne favorise la malbouffe et les carences alimentaires chez des enfants en pleine croissance.

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 13:59

 

 

Contestation 11/08/2012 à 18h21
Laurent Mauriac | Cofondateur Rue89


Le Sénat (Eric Feferberg/AFP)

 

On est encore loin des clivages qui avaient traversé en profondeur les partis de droite et de gauche lors des référendums sur le traité de Maastricht (1992) ou sur la Constitution européenne (2005). Mais il est désormais acquis que François Hollande ne pourra compter sur l’ensemble des parlementaires de sa majorité pour la ratification du traité européen.

Les contestataires n’attendent pas la rentrée politique pour se faire entendre.
Ce samedi, le député PS Razzy Hammadi a annoncé qu’il ne voterait pas le traité européen, jugeant que ce texte fait « peser une menace sur la démocratie ».

Vendredi, François de Rugy, coprésident du groupe écologiste (EELV) à l’Assemblée nationale, a également annoncé qu’il voterait contre dans une interview au Figaro. Il estime que la mise en œuvre du texte « va plonger la France dans une grande austérité ».

« Un héritage direct du précédent quinquennat »

François de Rugy considère que, même allié du PS, le groupe EELV n’est pas tenu de s’aligner sur cette question :

« Le traité ne faisait pas partie de l’accord passé entre EELV et le PS avant la présidentielle. Nous avions même dit qu’il serait renégocié. Ce n’est pas le cas. En l’état, ce traité, qui sera voté par une partie de la droite, est un héritage direct du précédent quinquennat. »

Razzy Hammadi juge également que le volet croissance négocié par François Hollande est insuffisant, allant jusqu’à affirmer :

« Adopter ce traité reviendrait à nier la réorientation indispensable du projet européen, voulue par François Hollande » pendant sa campagne.

Autrement dit, François Hollande président serait en train de contredire François Hollande candidat. Tandis que Hammadi, lui, garderait sa cohérence :

« Je ne ferais pas honneur à mes convictions et mes promesses de campagne si je soutenais » ce texte.

« On est très nombreux à ne pas vouloir l’approuver »

Autre critique venue du PS, celle de Jérôme Guedj, député de l’Essonne : « Je ne me reconnais pas dans ce traité d’austérité budgétaire », a-t-il indiqué vendredi dans Libération.

La sénatrice de Paris, Marie-Noëlle Lienemann, membre de l’aile gauche du PS, a également annoncé qu’elle ne voterait pas le texte. En faisant part de son intution :

« Je ne pense pas que je serai la seule. En tout cas on est très nombreux à ne pas vouloir l’approuver. »

François Hollande a souhaité que le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) soit « rapidement ratifié », après avoir négocié avec ses partenaires européens l’ajout d’un pacte de croissance. Le Conseil constitutionnel a indiqué jeudi que son adoption ne nécessitait pas de révision de la Constitution.

 


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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 21:38

 

Le Point.fr - Publié le 08/08/2012 à 11:48 - Modifié le 08/08/2012 à 18:53

Tepco a diffusé plusieurs vidéos des premières heures de l'accident. Découvrez en exclusivité les images sous-titrées en français.

 

Réunion d'urgence dans un bureau de Tepco.

Réunion d'urgence dans un bureau de Tepco. © AFP PHOTO / HO / TEPCO

 

Tepco, la compagnie gérant la centrale accidentée de Fukushima, a diffusé lundi des images des réunions d'urgence qui se sont tenues dans les premiers jours de la catastrophe nucléaire de mars 2011. Ces images montrent les échanges tendus entre les responsables de la compagnie d'électricité au centre de crise de la centrale Fukushima Daiichi ou au siège de Tepco, au moment où son personnel luttait pour contenir l'accident qui a commencé le 11 mars après le passage d'un tsunami dans le nord-est du Japon.

Au total, la compagnie a publié sous la pression du gouvernement quelque 150 heures d'images enregistrées entre les 11 et 15 mars 2011. Environ deux tiers des vidéos ont été diffusées sans bande-son. Sur l'une des plages, datée du 14 mars 2011, le directeur de la centrale Fukushima Daiichi, Masao Yoshida, informe en urgence l'équipe dirigeante de Tepco de l'explosion qui vient d'intervenir dans le bâtiment du réacteur n° 3. "QG (Siège social de Tepco) ! QG ! C'est terrible ! On a eu un problème sur le site n° 3 ! 11 h 1 !" hurle-t-il, la voix déformée par l'émotion.

S'enfuir

Une calme voix masculine lui répond : "OK, il est 11 h 1, je vais faire un rapport d'urgence." Des voix s'élèvent alors pour demander l'évacuation : "Il faut évacuer tout le monde du site ! Ceux qui sont sur place doivent s'enfuir, s'enfuir !" Plus tard, au plus fort de la catastrophe, un échange surprenant a lieu : "Que dit le manuel d'évacuation ?" demande un responsable avant qu'un employé, non identifié et apparemment gêné, lui réponde : "Désolé, je ne m'en souviens pas..." Le responsable finit par lui demander de le lui envoyer par mail.

Resté sur place, le personnel de Tepco est peu à peu parvenu, avec l'aide des autorités japonaises et de sociétés étrangères, à ramener les réacteurs en état "d'arrêt à froid" au bout de neuf mois (température inférieure à 100 degrés Celsius). L'accident n'est pas terminé, mais les fuites radioactives du site sont infiniment plus faibles actuellement qu'elles ne l'étaient lors des jours de crise au cours desquels ces images ont été enregistrées.

REGARDEZ Les premières minutes après la catastrophe de Fukushima dans la centrale et le siège de Tepco. (La personne qui parle est indiquée en rouge à droite. Certaines paroles n'ont pas pu être retranscrites car inaudibles).


Pour voir la vidéo, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur ce  "link"

 

Tepco - Tous droits réservés. Retrouvez 1 heure 30 d'enregistrement publié par Tepco sur son site (dernier onglet horizontal avec "2012" entre parenthèses, première vidéo) et une partie de la transcription en anglais (Wall Street Journal).

 

 

                                                                             ***************************

 

http://www.youtube.com/watch?v=QzQxLJ1Y5OI

 

Publiée le  9 août 2012 par AlgeriaSon

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 21:29

 

http://www.legrandecart.net/la-caravane-des-indignes-du-nucleaire-etape-7-brennilis-erdeven/#.UCbQz6Dj5o-

11 août 2012 14 h 43 min 

 

Erdeven une lutte anti-nucléaire victorieuse

 


Je vous parle d’un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître

À l’origine de la lutte anti-nucléaire en Bretagne, le CRIN ( Comité Régional d’Information Nucléaire) est une émanation de la population. C’est parce qu’il a évolué étroitement avec le tissu local que ce comité a gagné de haute lutte une bataille particulièrement inégale.

La dynamique des luttes anti-nucléaires en Bretagne s’est toujours appuyée sur une participation massive, active et constante d’une population consciente des dangers du nucléaire, capable de se dresser collectivement devant l’arbitraire d’une décision contraire à sa volonté et soucieuse de préserver un environnement exceptionnel.

Dans les années 80, 8 centrales fonctionnent dans l’indifférence de populations passives et souvent favorables, influencées par des perspectives économiques illusoires. Les centrales sont érigées au mépris des nombreuses inquiétudes des écologistes et des scientifiques. Le personnel politique, très naturellement, est globalement complice de ce coup de force de l’État.

Erdeven est une région à la fois rurale, maritime, ostréicole et touristique. Une plage superbe accueille des milliers de touristes et de gens du pays. C’est le site choisi par EDF. La population, très peu politisée alors, est très attachée à son sol, à la mer, à l’environnement intact, à la nature qui est pour elle sa ressource essentielle d’existence. Pas de réflexe écologique intellectuel.

À Erdeven , le projet suit les pratiques habituelles de nos chers démocrates : population à peine informée et leurrée par les promesses d’argent des centrales, enquête d’utilité publique escamotée, décision municipale prise en un mois et sans aucune information scientifique sérieuse par des élus sommés en haut lieu de répondre favorablement au plus vite.

Les milieux scientifiques de l’époque s’indignent mais leurs protestations étaient étouffées par la manipulation gouvernementale et par l’éternel chantage à la crise énergétique (le premier choc pétrolier est passé par là). L’état jure ses grands dieux d’être intransigeant sur la sécurité future des centrales et affirme que tous les paramètres ont été envisagés …

Dès l’annonce de la centrale en novembre 74 , une poignée d’irréductibles d’Erdeven, d’Etel (le port voisin), et de Belz, créent le CRIN afin d’informer sur les dangers du projet nucléaire. Des raves simples non politisées, s’adressent à des gens simples pour diffuser une information complexe avec une volonté affichée d’ouverture à tous.

Ils agissent de manière indépendante :

- Chaque réunion est un débat public où chacun s’exprime sur des problèmes dépassant le cadre du nucléaire et mettant en cause les rouages économiques et politiques du système.

- Au cours de ces réunions, des documents, des informations circulent rapidement. La presse régionale relaie objectivement l’action du CRIN.

- L’isolement politique du CRIN sur le plan politique l’incite à diversifier ses contacts avec des savants, professeurs de fac, associations écologiques, autres sites français afin de créer un réseau de soutien en dehors des circuits habituels.

Ils surmontent bien deux handicaps majeurs :

- Un délai d’à peine un mois pour informer quand les élus de 11 communes sont naturellement favorables au projet !

- Une absence de formation scientifique des membres du CRIN face à la propagande EDF. Ils se documentent auprès des Amis de la Terre, et d’autres associations de vulgarisation.

En février 1975, dix conseils municipaux, sous la pression de la population, votent contre le projet d’implantation. Le CRIN, localement, a remporté un premier bras de fer. À Pâques, une grande fête anti-nucléaire s’organise sur le site même de la centrale. 15 000 personnes y prennent part. C’est un événement majeur, la presse régionale et nationale s’en font largement l’écho.

Ensuite, l’action anti-nucléaire prend des proportions nationales. Les élus locaux des autres sites bretons et vendéens sont contraints de refuser d’autres centrales. Les élus tergiversent quandles milieux scientifiques s’interrogent et que l’opinion s’émeut. Les syndicats et les partis politiques sont contraints de se déterminer. Les Fédérations Régionales du PS et du PC s’opposent enfin au projet !

Le préfet paie la contestation locale, il est déplacé ! Les conseillers généraux et régionaux de la région d’Erdeven sont ridiculisés par leurs atermoiements. Sous la pression populaire, le Gouvernement Giscard réduit son programme nucléaire …

Le CRIN crée alors un journal  » A Tous Crins  » autour des problèmes liés au nucléaire et aux politiques qu’il induit. Les bénévoles ouvrent une permanence ; un lieu de rencontres et de réunions. Des travaux de recherche dans les domaines économiques, d’énergie douce sont menés.

En août, une deuxième fête d’Erdeven a lieu. Cinq mille participants confirment l’élan populaire. Le Conseil Régional de Bretagne sourd à ce qui l’entoure, adopte par 52 voix contre 1 le projet d’une centrale nucléaire en Bretagne. Le 26 septembre, 14 des 30 syndicats, partis, associations, comités de défense, réaffirment au cours d’une conférence de presse leur opposition à une centrale bretonne. La décision arbitraire du Conseil Régional est un déni de démocratie !

« Ouest-France  » le titre :  » ERDEVEN EST DEFINITIVEMENT ABANDONNE PAR EDF  » La contestation de la population a fait reculer EDF. C’est Porsmoguer dans le Finistère qui hérite du bébé. À Porsmoguer, un CRIN existe et mobilise la population.

Tous les CRIN de Bretagne, réunis en Fédération se réuniront le 5 décembre à Porsmoguer pour débarrasser définitivement la Bretagne des projets de centrales nucléaires. La lutte anti-nucléaire a démontré l’incapacité du système et du pouvoir à sortir de la crise autrement que par des projets délirants et gigantesques. Des nouveaux militants se dressent, forts de la volonté d’agir collectivement et efficacement autour de projets écologiques à dimension humaine.

L’arrivée au pouvoir des socialistes en 1981 fera retomber le souffle de la contestation. Habillement, Mitterrand usera du symbole avec Plogoff et le Larzac afin d’endormir les velléités de cette période forte. Ensuite, les coups de poignard dans le dos ne manqueront pas et le pays sera livré au dogme nucléaire. La droite, dans sa logique industrielle, ne fera pas mieux …

Rétrospectivement leur.

 

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 13:38

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/retour-printemps-arabe-indignes-tunisiens-se-rebellent-contre-islamistes-abdelmalek-alaoui-446892.html

 

C’est à nouveau l’embrasement au sein de la localité de Sidi Bouzid, cœur « historique » de la révolution de Jasmin en Tunisie. Entre protestations à caractère social et tentation de faire vivre la révolution, la contestation à l’encontre du gouvernement islamiste semble prendre de l’ampleur malgré un relatif retour au calme.

Révolte

Publié le 11 août 2012

En Tunisie, la contestation contre le gouvernement islamiste prend de l'ampleur.

En Tunisie, la contestation contre le gouvernement islamiste prend de l'ampleur. Crédit Reuters

 

Sidi Bouzid, située au centre ouest du pays a été considérée pendant longtemps par Ben Ali comme faisant partie de la Tunisie « inutile ». Ce n’était donc par véritablement une surprise que le « printemps arabe » y trouve sa genèse le 17 Décembre 2010, car tous les ingrédients de l’insurrection s’y trouvaient réunis : sentiment d’abandon de la part du pouvoir central, taux de chômage élevé et corruption endémique.

Depuis fin juillet néanmoins, les observateurs concordent pour dire que la deuxième révolte de Sidi Bouzid comporte une composante additionnelle : l’émergence d’un  front du refus à l’encontre des islamistes d’Ennahda, accusés de mener une campagne de réislamisation rampante de la Tunisie.

En effet, au delà des revendications sociales ou sectorielles – de nombreux travailleurs de Sidi Bouzid réclament le paiement de leurs allocations-  l’on constate que le projet de criminalisation des « atteintes au sacré », porté par les islamistes d’Ennahda aura permis de cristalliser un bloc attaché au maintien de libertés individuelles, alors même que beaucoup croyaient que la Tunisie était désormais quasiment entièrement acquise aux islamistes après le score fleuve enregistré par ces derniers lors des élections de l’automne dernier.

Il faut donc croire qu’un phénomène de reflux, une sorte de prise de conscience des risques de confiscation de la démocratie par le « péril vert », est en train de toucher la société civile tunisienne, symbolisé par la deuxième révolte de Sidi Bouzid. Car si les islamistes d’Ennahda ont remporté les élections tunisiennes, il convient de ne pas oublier que ce pays et ses citoyens restent très attachés aux avancés enregistrées dans le domaine des libertés individuelles et de l’égalité de genre, notamment lors de la période d’autoritarisme bon teint de Habib Bourguiba.

Or, une proposition de réforme de la constitution dans laquelle le terme  « complémentarité » viendrait remplacer « égalité » pour qualifier la relation hommes-femmes fait naitre de nombreuses inquiétudes quant au véritable agenda nourri par les islamistes d’Ennahdha. Attachés à leur modèle de société, il semblerait que les Tunisiens prennent peu à peu conscience du risque que leur pays court si un bloc de « vigilance démocratique » ne voit pas le jour au plus vite.

Les quelques huit cent manifestants dispersés par les balles de caoutchouc dans la localité de Sidi Bouzid ont également rappelé au gouvernement d’Ennahdha qu’il se doit d’adresser les chantiers économiques et trouver le moyen de redémarrer la machine tunisienne. Tétanisés par la dureté de la crise et la capacité de résistance au changement de la technostructure, les islamistes se sont soudainement retrouvés aux affaires sans y avoir été véritablement préparés. Ceci expliquerait sans doute leur glissement sur le terrain de la moralisation de la société.

Faute de ne pouvoir trouver des solutions rapides à la crise économique, les islamistes veulent distribuer les obligations et les interdictions, ce qui finalement ne coute rien et permet de maintenir soudé le bloc le plus radical de leurs soutiens.

Beaucoup considèrent que cette surenchère islamiste peut s’avérer dangereuse. Les indignés de Sidi Bouzid viennent de rappeler de manière cinglante que la Tunisie ne basculera pas dans l’obscurité sans livrer le combat en faveur de 

 
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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 22:09

 

 

 

Le Conseil constitutionnel, très largement acquis au néo-libéralisme (Giscard d'Estaing a participé à la délibération sur le TSCG - voir note ci-dessous), vient de faillir à sa mission de protecteur de la Constitution de la République.

Le TSCG contient des dispositions qui affaiblissent le pouvoir de la représentation nationale, puisque les dispositions du TSCG doivent, dit le texte, être transcrites dans le droit national par des "dispositions contraignantes et permanentes" .

Le Conseil constitutionnel estime que le TSCG « ne comporte pas de clause contraire à la Constitution. »

Au-delà de la forme juridique qui sera finalement retenue (dans une loi organique, grâce au feu vert du Conseil constitutionnel), c'est pourtant bien d'une pratique nouvelle dont il s'agit : imposer de manière contraignante et permanente l'absence de déficit.

Il s'agit donc bien d'enlever aux élus une prérogative du Parlement telle qu'elle est inscrite aux articles 24, 34, 47 de la Constitution qui confient à la loi, donc aux élus, les choix budgétaires. Avec le TSCG, les choix des élus seront désormais limités. Une démocratie qui ampute les choix des représentants du peuple n'est plus une démocratie.

Il s'agit bien d'une amputation nouvelle de la souveraineté nationale. Et celle-ci n'est compensée en aucune façon par un accroissement des compétences du Parlement européen, seule institution européenne issue du suffrage universel dont les élus sont, eux aussi, très largement amputés dans leur liberté de choisir.

Ce qui confirme une fois de plus que ce qui s'appelle la "construction européenne" est en réalité une destruction démocratique.

Le candidat Hollande s'était engagé à "renégocier" le TSCG. C’est sur cette promesse qu’il a été élu. Aujourd’hui, le Président Hollande soumet le TSCG à la ratification sans que la moindre virgule ait été modifiée par rapport au texte voulu par Merkel et Sarkozy.

On savait que le PS n'était digne d'aucune confiance dès qu'il s'agit de l'Union européenne. Ses engagements n'engagent que les naïfs qui y croient. Ainsi, Jospin avait-il promis en 1997 de renégocier le traité d'Amsterdam. Il ne l'a pas fait. Hollande s'était engagé en 2007 à ce qu'il n'y ait pas de nouveau traité sans référendum. On se souvient que le PS a apporté en 2008 son indispensable soutien à la ratification du traité de Lisbonne.

Aujourd'hui, une institution dominée par les néo-libéraux vient en aide à un Président qui avait promis de donner une nouvelle orientation à l'Europe. On voit ce qu'il en est : plus ça change, plus c'est la même chose.

Avec le PS, pas plus qu'avec l'UMP, la correction démocratique et sociale des politiques européennes n'est pas pour demain.

rmj

Note :

Ont participé à la délibération du  Conseil constitutionnel dans sa séance du 9 août 2012, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, M. Jacques BARROT, Mme Claire BAZY MALAURIE, MM. Guy CANIVET, Michel CHARASSE, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Valéry GISCARD d'ESTAING, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Hubert HAENEL et Pierre STEINMETZ.

 

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