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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 21:45

 

Le Monde.fr avec AFP | 31.07.2012 à 13h32 • Mis à jour le 31.07.2012 à 15h54

 
 

Le gouvernement catalan, en butte à de lourdes difficultés financières, a annoncé mardi 31 juillet que "pour des raisons de liquidités" il ne verserait pas en juillet les subventions aux organismes sociaux, comme les résidences pour personnes âgés ou les hôpitaux. "C'est un problème de liquidité", a expliqué une porte-parole du ministère de l'économie catalan, en ajoutant que la situation "commencerait à revenir à la normale en septembre".

Le gouvernement régional n'a pas précisé le montant des subventions qui ne pourraient être versées, mais selon le quotidien El Pais, il s'agirait de 400 millions d'euros, destinés aux hôpitaux, centres pour handicapés, résidences pour personnes âgées ou centres d'accueil pour mineurs.

 

 100 000 SALARIÉS PRIVÉS DE SALAIRE EN JUILLET

Environ 100 000 salariés pourraient ainsi être privés de leur salaire du mois de juillet, selon la Confédération des associations du secteur social, qui réunit environ 800 organisations. La Confédération a immédiatement réagi en se déclarant "alarmée", rappelant que le secteur de la santé était déjà fortement affecté par les coupes budgétaires décidées depuis l'an dernier par le gouvernement régional.

La Catalogne, riche région du nord-est de l'Espagne, qui contribue pour environ un quart du PIB de l'Espagne, avait admis le 24 juillet vivre "de fortes tensions de liquidités depuis un an". Une porte-parole du gouvernement régional avait alors expliqué que la Catalogne allait "étudier les conditions du fonds de liquidité régional", récemment mis en place par Madrid afin de venir en aide aux régions du pays en difficulté.

Selon le site d'informations El Confidencial, la région fait face à des échéances de dette de 13,47 milliards d'euros sur l'année 2012 et cumule une dette nette totale de 48 milliards.

 

Lire : La Catalogne pourrait demander l'aide de Madrid

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 21:39

 

Le Monde.fr avec Reuters | 31.07.2012 à 21h47 • Mis à jour le 31.07.2012 à 21h49

 

 

 

Le président biélorusse a limogé le chef de la défense aérienne et le patron des gardes-frontières. Motif : un avion a pénétré l'espace aérien en larguant des ours en peluche portant des messages en faveur des droits de l'homme.

 

 

 

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a limogé deux généraux et congédié plusieurs fonctionnaires mardi 31 juillet, victimes d'un raid d'ours en peluche. Le chef de la défense aérienne, le général Dmitri Pakhmelkine, et le patron des gardes-frontières, le général Igor Ratchkovski ont été limogés pour avoir laissé un petit avion pénétrer l'espace aérien du pays pour y larguer des ours en peluche portant des messages de protestation contre les violations des libertés.

Les responsables de l'armée de l'air biélorusse avaient tout d'abord nié les informations rapportées par les médias selon lesquelless un petit avion de tourisme avait survolé la Lituanie et avait pénétré illégalement l'espace aérien national pour larguer des peluches porteuses de messages réclamant le respect des droits de l'homme et des libertés publiques dans le pays.

Les autorités biélorusses avaient finalement ouvert une enquête sur l'incident datant du 4 juillet, alors que des vidéos montrant des images de l'avion survolant une ville biélorusse circulaient sur Internet.

 

 

 Le lâché d'ours en peluche, organisé par une agence de publicité suédoise, avait été suivi avec une grande attention en Biélorussie bien que peu d'informations sur l'incident aient été révélées à l'origine, sauf par les médias suédois. Les autorités avaient toutefois procédé à l'arrestation de deux personnes au cours de l'enquête : le réalisateur Sergei Basharimov et l'étudiant en journalisme Anton Suryapin, retenant les deux hommes dans une prison de Minsk pendant plusieurs semaines.

Les vidéos diffusées par les médias biélorusses ces derniers mois ont montré deux personnes avec des masques d'ours en fourrure pilotant l'avion. Selon l'une de ces vidéos, l'avion a survolé la ville d'Ivianiec avant de rejoindre la banlieue sud de Minsk, larguant au total 1 000 peluches.

 

 

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 21:31

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 31.07.2012 à 19h46

 
Le logo de Twitter.

Twitter s'est attiré les foudres d'utilisateurs mardi 31 juillet pour avoir bloqué le compte d'un journaliste britannique ayant critiqué la retransmission des Jeux olympiques de Londres par la chaîne américaine NBC, partenaire du réseau social, et diffusé le mail professionnel d'un responsable de la chaîne.

Guy Adams, correspondant à Los Angeles du journal installé à Londres The Independent, avait exprimé sa colère sur Twitter face à la décision de NBC d'assurer la diffusion lundi de finales de natation en différé, alors que les résultats étaient déjà connus de nombreux téléspectateurs. Peu après, le journaliste a été suspendu du site de micromessages pour avoir publié dans un tweet l'adresse courriel de l'un des chefs de NBC.

Les règles de Twitter précisent qu'il est interdit de poster des "adresses mail privées, des adresses physiques, des numéros de téléphone et des documents financiers". Or c'est une adresse mail professionnelle que le journaliste a rendue publique, comme il l'explique dans The Independent : 

"Le site [Twitter] affirme que j'ai violé ses règles parce que j'ai inclu l'adresse mail professionnelle de Gary Zenkel [responsable de la couverture des Jeux pour NBC] dans un tweet posté vendredi, quand les Etats-Unis ont été contraints de regarder la cérémonie d'ouverture en différé" . Le tweet en question disait : "Le responsable de NBC qui prétend que les JO n'ont pas commencé s'appelle Gary Zenkel. Ecrivez-lui ce que vous en pensez !"

 PARTENARIAT STRATÉGIQUE

Twitter et NBC entretiennent ce qu'ils appellent un partenariat stratégique et non financier pour tout ce qui relève du contenu en ligne relatif aux Jeux olympiques, qui ont débuté vendredi. Mais pour plusieurs experts des médias, le fait que Twitter avertisse NBC des critiques émises par Guy Adams est inquiétant.
 

"C'est ce qui arrive inévitablement lorsque l'on confie la protection de la liberté d'expression à des entreprises privées, indique Dan Kennedy, professeur de journalisme à l'Université du Nord-Est. Dans l'environnement médiatique d'aujourd'hui, le droit de parler et d'écrire librement des uns s'arrête là où commencent les intérêts commerciaux des autres."

"UN PRÉCÉDENT DANGEREUX"

Jeff Jarvis, de l'université de la ville de New York, constate également sur son blog Buzz Machine que "Twitter va devoir apprendre la leçon que les journaux ont dû eux-mêmes apprendre en acceptant la publicité : lorsque la confiance est un atout principal, il faut savoir gérer son entreprise en fonction de ce principe".

Rebecca Lieb, analyste des médias numériques au groupe Altimeter, souligne de son côté que la décision de Twitter "crée un précédent dangereux" et le site "pourrait subir des dommages irréparables s'il montrait que les intérêts d'un partenaire commercial prévalent sur sa politique et ses utilisateurs".

Twitter ne souhaitait pas faire de commentaires dans l'immédiat. Guy Adams a quant à lui écrit qu'il ne "voyait pas en quoi il avait enfreint des règles", ajoutant avoir publié une adresse professionnelle et non personnelle.

 

 

 

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 21:25


200.000 japonais ont manifesté lors du dernier week-end contre le redémarrage de deux réacteurs de la centrale nucléaire d'Ohi, située sur la côte nord du pays. Seize mois après l'accident de Fukushima, le mouvement anti-nucléaire japonais prend de l'ampleur.

 

Japon : le mouvement anti-nucléaire gagne en force

« Nous nous sentons insultés par le gouvernement, nous devons arrêter son plan ». Ainsi s'est exprimé le prix Nobel de littérature, Kenzaburô Ôé, devant 170 000 participants venus l'écouter à la mi-juillet dans le parc de Yoyogi à Tokyo. Au début du mois, ils n'étaient pourtant que quelques milliers à protester devant la résidence tokyoïte du premier ministre Yoshihiko Noda. Signe d'une mobilisation grandissante, quelques 200 000 participants ont encerclé le Parlement japonais lors de la dernière manifestation en date, dimanche 29 juillet.

Le traumatisme reste fort, seize mois après l'accident de Fukushima. C'était le 11 mars 2011. Un séisme de magnitude 8,9 suivi d'un fort tsunami frappent le Nord-Est du Japon, provoquant l'arrêt automatique de quatre centrales nucléaires à Fukushima Daiichi, Fukushima Daini, Onagawa et Tokai. Jointe à des erreurs humaines, la double catastrophe naturelle provoque l'arrêt des systèmes de refroidissement de la centrale de Fukushima Daiichi. Trois des six réacteurs entrent alors en fusion partielle, permettant la libération de substances radioactives.

Un mois après, la catastrophe de Fukushima est considérée comme un « accident majeur » sur l'échelle internationale des évènements nucléaires (INES), au même titre que celle de Tchernobyl. Le 5 mai 2012, sous la pression de l'opinion publique, la dernière des cinquante centrales nucléaires que compte l'archipel s'arrête. Dès avril, le gouvernement s'inquiète publiquement du manque d'électricité dans les hôpitaux et les usines pour faire face à la période estivale. Alors que 70% des Japonais affirment dans un sondage être prêts à se passer de l'énergie nucléaire, le gouvernement annonce le 16 juin la reprise des réacteurs 3 et 4 de la centrale d'Ohi le mois suivant. Une décision qui traduit la volonté des dirigeants de réduire les prix de l'électricité, mais semble démentir leur détermination à sortir de la dépendance au nucléaire.

Les révélations s'accélèrent, contribuant à renforcer la méfiance des Japonais vis-à-vis du gouvernement. Début juillet, deux jours après la relance du réacteur 3 de la centrale d'Ohi, une commission parlementaire chargée d'éclairer les circonstances de l'accident de Fukushima conclue à un « désastre profondément causé par l’homme – qui aurait pu et aurait dû être prévu et prévenu ». Le rapport met en cause l'opérateur Tepco, responsable d'« une multitude d’erreurs et de négligences délibérées ». Le gouvernement est lui aussi écorné pour avoir diffusé « une fausse impression de sécurité ». Fin juillet, la presse dévoile qu'un sous-traitant de Tepco oblige ses ouvriers travaillant à Fukushima à truquer leur niveau de radioactivité afin qu'il reste inférieur à celui autorisé.

Les réactions ne se font pas attendre. Tandis que des manifestants de tous horizons commencent à se réunir devant la résidence du premier ministre chaque vendredi dès le mois de juin, une pétition s'opposant à la relance des réacteurs est mise en ligne. Et le mouvement est massif, comme en témoignent les 7,23 millions de signatures recueillies au 31 juillet. A la différence des années 1960 et 1970 où seuls les ruraux vivant aux alentours des centrales nucléaires manifestaient, toutes les catégories sociales sont aujourd'hui mobilisées.

De nouvelles formes de contestation voient le jour, qui témoignent d'un début d'organisation au niveau politique. Le mouvement des Verts au Japon, qui fédère les différents mouvements écologistes japonais, a ainsi été lancé samedi 28 juillet. Le parti espère gagner au moins 5 sièges aux prochaines élections sénatoriales en 2013 afin d'être officiellement reconnu. En outre, l'élection du gouverneur de la province de Yamaguchi, dimanche 29 juillet, a montré la percée de Tetsunari Iida, candidat qui avait fait de l'anti-nucléaire le fer de lance de sa campagne. Il est arrivé second derrière Shigetaro Yamamoto, ancien haut fonctionnaire du ministère de la Terre, de l'Infrastructure, des Transports et du Tourisme. Un signe fort dans cette province conservatrice, qui influencera peut-être le programme de mix énergétique, dont le premier ministre a annoncé la présentation cet été. Alors que le nucléaire représentait 30% de la production énergétique nippone avant l' accident de Fukushima, les anti-nucléaire s'inquiètent d'un scénario de statu quo, envisagé par le gouvernement.

 

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 21:20

 

 

 

Un avenir politique incertain pour le nouveau Parti vert japonais

Le Monde.fr | 31.07.2012 à 20h32 • Mis à jour le 31.07.2012 à 20h32

Par Laure Beaulieu

 
Des manifestants antinucléaires le 29 juillet 2012 à Tokyo.

C'est une nouveauté dans le paysage politique japonais, férocement bipartite : samedi 28 juillet a été créé "Greens Japan" ("Verts Japon"), un parti écologiste. Il regroupe "un ensemble de personnes assez jeunes, qui ne sont pas issues de mouvements politiques plus anciens, mais plutôt de la mobilisation sociale et d'instances locales", explique Jean-François Sabouret, chercheur au CNRS.

"Des tentatives de partis écolos ont existé par le passé au Japon, mais toutes ont échoué", rappelle le chercheur. Pour se donner de l'importance, Greens Japan envisage de s'associer aux partis verts européens et à l'Organisation non gouvernementale Greenpeace. Mais selon l'ONG, pour que le nouveau parti puisse s'installer dans la durée, "il faudrait que le mouvement antinucléaire s'accentue".

Ce mouvement antinucléaire japonais a pourtant déjà atteint une ampleur considérable. Depuis quelques semaines, la lutte s'organise afin d'empêcher le redémarrage des réacteurs nucléaires, tous arrêtés début mai par le gouvernement. Dimanche, au lendemain de la création du Parti vert, entre 10 000 (selon la police) et 200 000 personnes (selon les organisateurs) avaient encerclé le Parlement à Tokyo en créant une chaîne humaine autour du bâtiment, à la lueur de bougies.

Une vidéo de Japan Times, journal japonais anglophone, sur la manifestation du 29 juillet à Tokyo :

 


 

Depuis avril 2012, tous les vendredis soirs, les antinucléaires ont pris l'habitude de se rassembler pour manifester devant la résidence du premier ministre. Le 16 juillet, entre 75 000 (police) et 200 000 personnes (organisateurs) se sont réunies à Tokyo : un exploit au Japon, où des manifestations de cette ampleur n'avaient pas eu lieu depuis les années 1960. Malgré la pression de la rue, deux des cinquante réacteurs ont redémarré depuis le mois de juin.

A lire : Les trompettes japonaises auront-elles raison de la citadelle du nucléaire ?

Selon un sondage du Pew Research Center de Washington, deux tiers des Japonais sont favorables à une sortie du nucléaire. Des intellectuels, comme le prix Nobel Kenzaburo Oe, l'écrivain Haruki Murakami et le journaliste Satoshi Kamata soutiennent le mouvement. Kenzaburo Oe a remis le 15 juin dernier une pétition, signée par 7,5 millions de personnes, au premier ministre, Yoshihiko Noda. Des politiques ont eux aussi rejoint le camp des antinucléaires : le maire de la ville d'Osaka, mais aussi l'ancien premier ministre, en fonction au moment de la catastrophe de Fukushima en mars 2011, Yukio Hatoyama. Cet engouement pour le positionnement antinucléaire n'assure cependant pas un avenir radieux au nouveau Parti vert.

ÉCHÉANCES ÉLECTORALES

Pour le parti Greens Japan, la première échéance sera sans doute les élections législatives et sénatoriales, prévues à l'été 2013. "Le Parti vert pourrait avoir des postes dans les instances locales, mais au niveau national, cela sera plus compliqué", estime Jean-François Sabouret. Pour gagner des sièges à ces élections, il faudra faire campagne, et l'argent risque de manquer au jeune parti. Or, "dans le système clientéliste japonais, celui qui paie, c'est celui qui commande", précise le chercheur. La solution pour Greens Japan pourrait être, selon le parti, de s'associer avec le parti socialiste, "qui a beaucoup déçu vers 1995, lorsqu'il était au pouvoir, mais qui est aussi clairement antinucléaire".

Au niveau local, gagner des sièges ne sera pas simple non plus. La défaite du candidat écologiste, Tetsunari Iida, lors d'élections partielles dimanche 29 juillet, est en effet un signal négatif envoyé au Parti vert. En lice contre le candidat conservateur Shigetaro Yamamoto pour le poste de gouverneur de la préfecture de Yamaguchi (à l'ouest du Japon), le candidat antinucléaire a perdu avec 185 654 voix, contre 252 461 pour son adversaire. Tetsunari Iida, ancien salarié du nucléaire, a décidé au début des années 1990 d'arrêter sa carrière, pour se consacrer à la création de sa fondation pour les énergies renouvelables. Peu de temps avant la défaite d'Iida Tetsunari, un autre gouverneur pronucléaire avait été réélu dans la préfecture de Kagoshima.

Laure Beaulieu

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 17:23

 

http://globalpresse.wordpress.com/2012/07/30/additifs-alimentaires/

 

30 juillet 2012


 

Depuis des dizaines d’années, ils envahissent les produits de consommation quotidienne. Repérables dans la liste des ingrédients avec leur nomenclature « Exxx », ils colorent, conservent, aromatisent ou encore ajoutent du goût aux aliments industriels qui, sans eux, seraient insipides, moins appétissants et de conservation limitée…

Il existe 25 familles d’additifs alimentaires, les plus connues et fréquentes étant les colorants , les conservateurs, les antioxydants, les arômes artificiels, les exhausteurs de goût, les émulsifiants, les stabilisants, les acidulants, … 

Leur nom est parfois inquiétant , ils sont souvent exclusivement synthétisés sans aucune origine naturelle, et les rapports bénéfices/risques sont de plus en plus contestés pour certains d’entre eux. Ainsi, vous trouvez des additifs parfaitement autorisés en France mais interdits dans d’autres pays européens, d’autres qui, après un certain temps d’utilisation légale deviennent dangereux et interdits, d’autres contenant des neurotoxiques avérés, ou encore des additifs reconnus comme néfastes, interdits dans la majorité des pays, mais figurant dans le codex alimentarius !

L’argument principal des défenseurs des additifs alimentaires est celui de la « dose ». Chaque additif autorisé ne serait pas dangereux tant qu’il est consommé en quantités limitées. Or, il n’y a pas de restriction de quantité connue, et aucune indication suivant l’âge ou la physiologie du consommateur. Ainsi, qu’en est-il des femmes enceintes qui consomment dans la même journée et durant toute leur grossesse des sulfites dans des fruits secs, des colorants et conservateurs de charcuteries industrielles et des édulcorants comme l’aspartame dans les cafés ? Toutes ces substances majoritairement reconnues comme toxiques passent la barrière placentaire et entrent en contact direct avec le sang de l’enfant à naître.

De même, qu’en est-il d’un enfant de 3 ans qui mangerait dans la même journée et ce pendant toute sa croissance, des gélifiants dans des bonbons, des colorants artificiels dans un yaourt aux fruits ou des épaississants à base d’aluminium dans une pâtisserie ?

On peut raisonnablement penser que la consommation excessive d’additifs alimentaires est, entre autre, à l’origine de l’augmentation de la fréquence des cancers (la fréquence des cancers a plus que doublé en quelques décennie, fréquence qui pourrait encore augmenter de 50% d’ici à 2020 selon le World Cancer Report), de l’hyperactivité constamment diagnostiquée chez les plus jeunes et soignée par la ritaline, de l’augmentation des allergies, des carences, des irritations du tube digestif, des irritations cutanés, ou encore de troubles du transit et de la digestion.

Que faire donc face à une législation autorisant plus de 350 additifs alimentaires en France, qui ne prend pas en compte toutes les études de toxicité et qui ne donne aucune indication d’utilisation selon les consommateurs ?

La solution : L’alimentation certifiée agriculture biologique, dite « bio ». À défaut de tout produire et préparer soi-même, le label bio est un ensemble de produits certifiés sans pesticides, avec très peu d’additifs alimentaires autorisés, considérés comme inoffensifs et d’origine naturelle.

Autant dire une alimentation normale avant l’arrivée de l’industrie dans nos assiettes, à l’exception du prix, souvent doublé ou triplé par rapport à l’agriculture conventionnelle…

Malheureusement, les nouvelles directives européennes rendent les agricultures contrôlées et certifiées « bio » de plus en plus laxistes, autorisant un pourcentage d’OGM ou autres additifs alimentaires.

Autre alternative : S’armer d’une loupe et connaître la toxicité de tous les additifs alimentaires grâce à des livres énumérant chacun d’eux et leurs potentiels effets indésirables.

Aubonsens met cette semaine à la vente le livre de Corine GOUGET « Additifs alimentaires – DANGER » qui répertorie tous les additifs alimentaires et leurs effets secondaires dans un format poche très pratique d’utilisation et facile à emporter sur soi pour faire ses courses.

On y apprend par exemple les effets secondaires des additifs alimentaires les plus dangereux qui sont à supprimer en priorité :

L’aspartame (E951) avec plus de 90 effets secondaires : maux de tête, troubles digestifs, diabète, fatigue chronique, dépression, agressivité, déformations congénitales, etc. etc.

Le glutamate monosodique (E621) : Ulcère, vomissements, asthme, anxiété, troubles de la mémoire, migraines, infertilité, …

Et tous les autres.

Nous rappelons que tous ces additifs (même les plus inoffensifs) n’ont rien à faire dans notre sang et que la meilleure des alimentations se compose de produits frais et matières premières, peu transformés et sans adjuvants chimiques. L’idéal reste un approvisionnement alimentaire de choix (potager, verger, élevage, etc. ou producteur de confiance) et un(e) cuisinier(e) qui a du temps pour préparer avec amour les repas du quotidien.

aubonsens.fr

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 16:36

 

 

Libération - 30 juillet 2012 à 16:55

 

L’Igas préconise que le maintien d’un site chirurgical dépende du nombre d’interventions pratiquées annuellement, avec un seuil fixé à 1 500 séjours chirurgicaux ou 2 000 actes en bloc opératoire.
L’Igas préconise que le maintien d’un site chirurgical dépende du nombre d’interventions pratiquées annuellement, avec un seuil fixé à 1 500 séjours chirurgicaux ou 2 000 actes en bloc opératoire. (Photo Philippe Huguen.AFP)

L’inspection générale des affaires sociales (Igas) a remis un rapport sur les restructurations et fusions hospitalières, dans lequel elle se montre critique vis-à-vis de la politique publique menée ces quinze dernières années.

Par KIM HULLOT-GUIOT

«En raison des difficultés qu’elle soulève et des risques qu’elle présente, la fusion doit demeurer une opération rare». Telle est la conclusion du bilan des restructurations et fusions hospitalières, publié par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) le 20 juillet. Pour améliorer la qualité des soins et adapter l’offre aux évolutions de leur environnement, les petits (moins de 300 lits) et moyens établissements de santé sont le cœur de cible des opérations de fusion hospitalière. Autre bénéfice espéré : réduire les dépenses en réalisant des économies d’échelle.

Las, pour l’Igas, le lien entre l’augmentation de la taille des hôpitaux et l’amélioration de la qualité des soins «n’est pas automatique». Pis, au-delà de 600 à 900 lits, «la grande taille représente pour un hôpital plus d’inconvénients que d’avantages». Quant à l’objectif de réduction des déficits hospitaliers, les fusions sont, dans les faits, moins efficaces que les «efforts de réorganisation interne».

Des regroupements aberrants

Certaines fusions sont même carréments ratées. Ainsi, aux heures de pointe, il faut cinquante minutes pour rallier l'un à l'autre les hôpitaux de Romans et Valence (Drôme). Autre exemple : l'union des centres hospitaliers d’Alençon (Orne) et Mamers (Sarthe), tous deux en déficit. Parfois, les activités des hôpitaux visés ne sont pas assez complémentaires...

Pour l’Igas, les fusions restent néanmoins de bons outils dans certains cas. D’abord, lorsque la restructuration des activités d’hôpitaux a un impact «tel qu’elle impose de remettre en cause l’existence même d’un établissement, dont l’activité et les moyens résiduels ont alors vocation à être agrégés dans un ensemble plus vaste». Ensuite, quand la mise en commun des moyens de plusieurs établissements de santé est si intégrée que la gouvernance doit suivre.

Car ces fusions répondent, du moins y sont-elles censées, à des problématiques bien réelles. La répartition des médecins en fonction de leur spécialité et des régions reste aléatoire. Si les effectifs de chirurgiens ont augmenté ces vingt-cinq dernières années, le nombre de spécialistes en gynécologie-obstétrique, en ophtalmologie et en médecine ORL s’est réduit. En stomatologie, les effectifs «se sont effondrés». Et, dans certaines zones, «la pression des gardes et astreintes peut inciter les professionnels à se regrouper pour en réduire la charge». De même, les «risques juridiques pèsent surtout sur les obstétriciens et les chirurgiens [...] ce qui peut pousser ces professionnels vers les grandes structures mieux à même de les protéger». Autant de contraintes, très variables selon les spécialités et les régions.

L’Igas pointe des incohérences dans les restructurations

Là aussi, l’Igas pointe des incohérences dans la pratique des restructurations. Dans les régions les plus sous-dotées en médecins, comme le Centre, la Picardie ou la Champagne-Ardenne, et dans certains départements (Seine-et-Marne, Lot), «les fermetures et les fusions ne se produisent pas mécaniquement là où les effectifs périclitent».

D’autre part, le secteur de la chirurgie, en particulier, doit faire face à la pression concurrentielle du secteur privé. L’Igas estime que «les blocs opératoires sont trop éparpillés, un quart d’entre eux ont un temps d’ouverture trop faible», et sont donc peu rentables. Le bilan pointe aussi l’inadéquation entre le nombre important de sites de gardes, et la demande, plus faible la nuit et le week-end. Autre problème, un rapport d’information du Sénat, publié ce lundi 30 juillet, indique que, dans certaines zones périphériques, «on observe un taux de fuite de la population vers des établissements plus importants pouvant aller jusqu’à 90%».

L’Igas préconise alors, outre le développement de la chirurgie ambulatoire, la remise en place d’une politique de seuils pour la chirurgie, affinée notamment par pathologie. Autrement dit, le maintien d’un site chirurgical dépendrait du nombre d’interventions pratiquées annuellement. La circulaire du 5 mars 2004, dont dépend la mise en place des schémas régionaux d’organisations des soins de troisième génération (Sros III), établit ce seuil à 1 500 séjours chirurgicaux ou 2 000 actes en bloc opératoire.

En moyenne, les hôpitaux qui n’atteignent pas ce seuil réalisent 1 115 opérations par an, d’après le rapport du Sénat, qui rappelle que plus un chirurgien pratique une opération, meilleur il est. Par exemple, le risque de décès péri-opératoire dans un cas d’ablation de la prostate serait multiplié par 3,5 quand le chirurgien réalise cet acte moins de cinquante fois par an (en comparaison avec un chirurgien opérant cent fois par an). Il s’agit donc, là aussi, d’aller vers une offre de soins de meilleure qualité.

Améliorer l’offre de soins et éviter la désertification médicale

Autre spécialité sur laquelle s’est penchée l’Igas : l’obstétrique, dont le «mouvement de restructuration paraît quasi terminé». Les petites maternités étant jugées dangereuses par les pouvoir publics, leur nombre est passé de 1 369 en 1975 à 554 en 2008. L’Igas a observé que «dans le même temps, la mortalité néonatale et la qualité des dépistages se sont améliorés, sans qu’on puisse affirmer qu’il s’agit là de l’effet direct de la politique publique». Elle préconise donc de se pencher désormais sur la possibilité «d’accorder des dérogations de longue durée aux maternités dont la disparition dégraderait notablement l’accès aux soins». C'est à dire aller, surtout dans les zones à fort risque de désertification médicale, à contre-courant du mouvement de fusions.

En médecine, en revanche, à l’exception de la cancérologie, «le mouvement n’en est qu’à ses balbutiements», constate l’Igas. Qui propose notamment de poursuivre l’effort en matière «d’optimisation des plateaux techniques d’imagerie et de biologie». Et regrette que, d’après une enquête Sanesco pour la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) de 2011, dans les services de court séjour, le taux d’inadéquation dépassait 20%. C’est deux fois plus qu’en chirurgie.

«Le répartition entre les régions semble ne répondre à aucune logique précise»

Enfin, l’Igas s’est longuement interrogée sur la façon dont ces fusions étaient opérées à l’échelle des pouvoirs publics. Outre le constat qu’elles peuvent engendrer des surcoûts et des dysfonctionnements, l’Igas se montre très critique sur le processus tel qu’il fonctionne aujourd’hui.

Depuis la création des Agences régionales de l’hospitalisation (ARH) à la fin des années 90, les fusions ont, certes, connu un pic. Mais «la répartition des opérations entre les régions semble ne répondre à aucune logique précise», regrette l’Igas, qui semble plaider pour une forme de centralisation des décisions. Et recommande davantage d’explicitation et de concertation entre les parties médicales et administratives. Depuis quinze ans, 90 fusions ont été opérées, soit 9% du total des établissements publics de santé.

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 16:20

Libération - 30 juillet 2012 à 11:38

 

Jérôme Cahuzac le 16 juillet 2012 à l'Assemblée nationale à Paris
Jérôme Cahuzac le 16 juillet 2012 à l'Assemblée nationale à Paris (AFP)

La mesure ne figure pas au budget 2013, déclare le ministre sur France Inter, ajoutant que la priorité est de réaliser des économies.

Aucune hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) n’est prévue au budget de l’année 2013, a déclaré lundi le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac.

«La hausse de la CSG ne fait pas partie du programme de la loi de finances initiale, a indiqué le ministre sur France Inter. Le budget 2013 n’envisage pas cette mesure-là

«Des économies sont nécessaires, nous allons faire des économies», a déclaré Jérôme Cahuzac, ajoutant : «Avant de savoir s’il faut de nouveau augmenter tous les impôts des Français, par exemple la CSG, commençons par prouver que nous sommes capables de faire des économies et je m’y efforce

François Hollande avait affirmé le 14 juillet qu’il n'écartait «aucune ressource» fiscale pour permettre à l’Etat de respecter son objectif de réduction du déficit, précisant notamment qu’il ne fallait pas considérer la CSG (contribution sociale généralisée) comme «seul instrument».

Le ministre du Travail, Michel Sapin, avait estimé trois jours auparavant qu’une hausse de la CSG pour financer la protection sociale, en réduisant les cotisations des entreprises pour améliorer leur compétitivité, était «une piste», mais que ce n'était pas «la solution».

Les Français sont majoritairement (60%) hostiles à une éventuelle augmentation de la CSG en contrepartie d’une baisse des cotisations sociales payées par les entreprises, selon un sondage Tilder-LCI-OpinionWay, publié à la même époque.

Concernant la nouvelle tranche de l’impôt sur le revenu, taxant à 75% les revenus au-delà d’un million d’euros par an, Jérôme Cahuzac a dit envisager de différencier les revenus aléatoires, dans le cas notamment des «artistes, écrivains, cinéastes ou chefs d’entreprise voulant par exemple vendre leur entreprise».

«Les choses ne sont pas calées, rien n’est décidé et tout devra l'être naturellement pour la rentrée et la loi de finances initiale», a-t-il déclaré.

«Certains ont des revenus considérables d’une part et d’autre part ces revenus-là dans certains cas paraissent garantis quoi qu’il arrive», a expliqué le ministre, évoquant «ces revenus absolument incroyables que certains dirigeants de très grandes entreprises s’attribuent quelle que soit la performance de l’entreprise qu’ils dirigent».

Mais «la prise de risque ne doit pas être dissuadée, a-t-il affirmé. Il ne faut pas encadrer la création, il ne faut pas encadrer l’activité économique».

«Le chemin est donc étroit entre ce qu’il faut faire au nom de l'équité et ce qu’il ne faut pas faire au nom du respect de l’initiative économique», a-t-il insisté.

La même question se pose concernant la réforme de l’impôt sur la fortune (ISF) et son plafonnement, a-t-il ajouté, d’autant qu'«un prélèvement confiscatoire ne serait certainement pas accepté par le Conseil constitutionnel».

Concernant la fiscalité du tabac, Jérôme Cahuzac a indiqué vouloir réformer celle-ci de telle manière que, «lorsque les pouvoirs publics décident d’augmenter les prix du tabac, il n’y ait pas pour conséquence un déport du marché vers les produits les moins chers», confirmant une information du quotidien les Echos publiée lundi.

(AFP)

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 16:11

 

 

 

Le groupe socialiste du Sénat a eu la bonne idée d'utiliser son droit de tirage pour une mission d'information sur les pesticides. Joël Labbé, notre collègue breton écologiste y participe, aux côtés de représentants de tous les groupes politiques.

 

Il y a des différences entre une mission commune d'information et une commission d'enquête: la première invite, la seconde convoque. Les auditionnés dialoguent avec la mission, alors que dans une commission d'enquête ils répondent sous serment.


Non satisfaites des réponses de l'agence de sécurité sanitaire ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - ex AFSSA + ex AFSSET), la présidente UMP Sophie Primas, et la rapporteure socialiste Nicole Bonnefoy, ont voulu utiliser l'article 6 de l'ordonnance de 1958 et l'article 22 du règlement de notre assemblée. Cette disposition qui n'a jamais été utilisée, permet à une commission permanente, ici une de celle  chargée de la recherche, de se voir confier les prérogatives d'une Commission d'enquête pour un temps et un sujet limités.


L'étape obligatoire de la proclamation de la demande en séance publique a été franchie, le 18 juillet, malgré les réticences initiales de l'administration.


L'étape difficile mais incontournable de la validation de la démarche par la commission des lois aussi, le 25 juillet.
Ne restait plus  l'après-midi du même jour, que la Conférence des Présidents, instance solennelle qui ordonne la vie politique de nos débats, et réunit les présidents de commissions et les présidents de groupes politiques autour du Président du Sénat.


Seule, seule, seule, je me suis sentie trahie et écrasée par les invisibles agissements des lobbies, ainsi que par l'étouffoir d'une institution qui, ce soir là, a eu peur du changement.

 

Des motifs changeants de rejet se sont succédés: « la rapporteure ne le jugerait plus utile », disait le président du groupe socialiste François Rebsamen... Faux. Je venais de la croiser, elle m'avait dit tout son espoir.
« Cela aurait pu revenir à ma commission, qui s’occupe de recherche innovations » disait Daniel Raoul, le Président de la commission des affaires économiques... Oui mais c'est à la notre, que la demande avait été faite, et la procédure ne pouvait plus être modifiée: le Parlement fermant sa session au 31 juillet.


Il ajouta qu'il était indigne de placer un organisme d'état sous le soupçon des parlementaires....
Il acheva l'estocade en sortant une lettre de l'ANSES qui se disait prête à fournir toutes les réponses...
Aucune des leçons de l'amiante, ou du récent MEDIATOR n'ont été tirées: on laisse la bride sur le cou des agences, on ne vérifie rien. Et dans le Parlement, elles ont de solides relais qui veillent à leurs intérêts.
Les relais sont si efficaces que dès la proclamation en séance publique du 18 juillet 2012,  l'ANSES alertée (par qui?) commençait ses démarchages téléphoniques pour désamorcer la commission d'enquête...
Or l’ordre du jour du Sénat (conventions internationales sur l’Afghanistan et l’Arabie Saoudite…) rendaient plus qu’improbable une veille spécifique de l’ANSES sur nos travaux.

 

Voilà, la commission d’enquête n'aura pas lieu. Ce changement-là, ce n'est pas maintenant.
Et ceux qui par leur activisme ou leur passivité ont tué l'initiative n'auront aucun compte à rendre à leurs collègues de base,  puisqu'il n'y a plus de réunions de groupe politique avant la rentrée. Décidemment, la chaleur de l'été est favorable aux mauvais coups pour les gens: licenciements, augmentation des tarifs, mais aussi pour la démocratie, comme l'étouffement d'une commission d'enquête.

 

L'enjeu est quand même le regard des élus sur les modes de mise sur le marché des pesticides, ces charmantes substances riches en perturbateurs endocriniens, molécules cancérigènes et neurotoxiques.
Face à l'opportunité d'aller voir de plus près comment sont protégés les citoyens, que ce soit pour les rassurer ou pour alerter sur des insuffisances, les "autorités" du Sénat ont fait le choix de ne surtout pas se saisir de ce pouvoir dormant que la démocratie donne au Parlement...

 

Marie Blandin

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 15:57

 

Rue89 - par Leïla Piazza - 30 juillet 2012 - 8:11

 

A Vaulx-en-Velin, un petit groupe de « personnes vieillissantes » (comme elles s’appellent elles-mêmes) l’ont décrété : leur vieillesse, ils veulent la passer ensemble, dans une coopérative d’habitants. Un « rêve » pas si facile à réaliser, partagé par d’autres, comme à Saint-Priest où on bataille encore et à Montreuil, avec une maison des Babayagas qui, après plus de quinze ans de démarches, devrait enfin voir sa construction aboutir.


 

Ils ont entre 55 et 75 ans et voudraient vieillir ensemble. Cela a débuté par une sorte de pari entre amis, lancé il y a quelques années, comme le raconte Michèle, 56 ans et infirmière en psychiatrie :

« Au départ on était un petit groupe de trois ou cinq amis. On plaisantait là dessus depuis longtemps ; sur l’idée de vieillir en groupe. Puis on est allés à une réunion d’Habicoop (association d’aide à la création et de mise en réseau de coopératives, ndlr). Et on a eu vent du projet des Babayagas. Et là, on rigolait de moins en moins. Ça n’était pas si dingue que ça. Ça ne semblait pas si difficile à réaliser. On a appelé d’autres copains. Et la mayonnaise a pris. »

L’idée, c’est aussi d’éviter la maison de retraite, la solitude du maintien à domicile. Et surtout de garder son indépendance le plus longtemps possible au sein d’une coopérative d’habitants. Le concept est basé sur l’entraide pour éviter au maximum la médicalisation qui est l’apanage de la plupart des structures d’accueil pour personnes âgées. A cette fin, les fondateurs du projet favorisent la plus grande diversité d’âges, afin d’avoir une forme d’entraide générationnelle. « Si les ¾ sont gâteux ça va être difficile ! », rigole Patrick, lui aussi futur co-habitant et instituteur retraité de 61 ans. Mais Michèle l’avoue :

« S’il y en a vraiment besoin, on pourra aussi mutualiser nos moyens pour avoir une aide. C’est un avantage financier pour nous mais aussi pour le conseil général. »

Et Patrick de détailler :

« Aujourd’hui le conseil général paye 8 000 euros par personne pour le maintien à domicile. C’est une sacrée économie, notre système. Je trouverais normal qu’ils nous aident. »

Ce projet pourrait en effet être une alternative au maintien à domicile au titre duquel le département finance un certain nombre d’aides. Par ailleurs, par le biais de l’allocation départementale personnalisée d’autonomie (ADPA), le Conseil Général peut être amené à financer des travaux dans le logement pour l’adapter aux conditions de santé et d’autonomie des personnes titulaires de l’allocation. Or, le bâtiment Chamarel, s’il se construit à Vaulx-en-Velin, sera conçu en prenant en compte ces critères d’accessibilité et d’adaptabilité aux conditions de santé.

 

La banlieue, on y est, on y reste

Le groupe se monte en association, en mai 2010. Commencent alors les démarches administratives et la recherche de partenaires. La première et principale étape : trouver un terrain pour construire. Les membres de Chamarel (Coopérative HAbitants MAison Résidence de l’Est Lyonnais) cherchent alors dans différentes communes de l’Est de l’agglomération, raconte Patrick :

« On voulait rester en banlieue. Déjà parce qu’on vient de là, qu’on a vécu, travaillé et milité ici. Et c’est un cadre de vie bien plus agréable. On est à côté de la campagne. Et puis, la population est mixte. »

La mairie de Vaulx-en-Velin leur réserve un « accueil chaleureux » et surtout un terrain, dans le quartier des Barges bientôt réaménagé. Une fois cela obtenu, le groupe n’est pas au bout de ses peines. Mais c’est un début, comme l’affirme Patrick :

« Trouver un terrain, c’est un vrai passage. Pour le groupe c’est le moment crucial où certains partent, parce qu’ils prennent peur, et où d’autres arrivent, parce qu’ils voient que ça devient réalisable. C’est le moment où se constitue la société. Nous, on a été obligés de monter une SAS (Société par Actions Simplifiée, ndlr). Il y a un problème au niveau législatif car le statut d’habitat coopératif n’existe pas en France. Les parlementaires seraient en train de plancher sur le problème. Mais pour le moment, on a cherché le statut qui se rapprochait le plus. »

 

La confiance des promoteurs et autres barrages

Et en effet, en France, le cadre juridique et économique n’est pas propice à l’habitat coopératif, comme nous l’expliquions dans un article sur le Village Vertical à Villeurbanne. Mais Patrick le reconnaît : le groupe vaudais a pu bénéficier de l’expérience de ce projet villeurbannais et a repris en grande partie son fonctionnement :

« Pour le moment, on est sept actionnaires. On doit acheter des parts de la société, qui sera propriétaire des bâtiments. Et à côté on payera une sorte de loyer : une redevance. Au final, on sera propriétaires de parts sociales et locataires. Et si jamais l’un de nous veut partir, il récupère ses parts, seulement réévaluées en fonction de l’inflation. Du coup, ça permet d’éviter la spéculation immobilière. De plus, le fait d’avoir une SAS permet d’obtenir des prêts sur 50 ans ; ce qui n’était pas évident à nos âges. »

Pas évident non plus d’obtenir la confiance des promoteurs immobiliers lorsque l’on arrive avec un projet aussi décalé. C’est pourquoi il est nécessaire d’acquérir le soutien des pouvoirs publics. Et d’avoir un projet financier bien ficelé, comme l’explique Michèle :

« On devrait amener 20% de l’argent, soit entre 20 et 25 000 euros par personne. On aimerait bien faire plus de mixité sociale. Mais tout le monde n’a pas 20 000 euros. Aujourd’hui on fait tous partie de ce qu’on appelle la classe moyenne. Quant aux loyers, ils seront tout à fait accessibles puisqu’on serait à 11 ou 12 euros du mètre carré dans la redevance. »

Pour favoriser la mixité sociale, les membres de Chamarel pensent eux aussi aller solliciter un bailleur social. L’idée serait d’avoir un ou deux logements sociaux dans l’immeuble.

 

Des post-soixante-huitards sur le tard

« Oui, enfin, il faut déjà qu’on trouve des gens », tranche Michèle. Car le plus difficile dans ce type d’expérience est sans doute de former un groupe stable. Pour être viable, le groupe doit rassembler une quinzaine de personnes. « On fait des réunions d’information tous les deux mois. Mais tout le monde n’est pas prêt à se lancer dans un projet pareil », constate Michèle. Patrick ajoute :

«  Déjà, le fait d’être à Vaulx ça élimine pas mal de monde. »

Pour le moment seules sept personnes veulent devenir habitants de la future maison coopérative. Pourtant, l’association compte une vingtaine de membres. Mais, comme le dit Patrick, l’organisation est complexe :

« Le groupe se coopte. La personne doit d’abord adhérer à l’association. On travaille ensemble pendant six mois. Et ensuite elle peut demander à devenir habitant. Dans les 20 adhérents actuels, certains sont dans cette période d’essai de 6 mois. D’autres ont pris peur quand on a obtenu le terrain mais continuent à nous soutenir. Et on a un réseau de gens, les Amis de Chamarel, qui nous soutiennent dans toute la France. Au départ, ça paraissait être une aventure, un rêve lointain. »

Et concrètement, si la vie commune fait rêver, elle est aussi compliquée à gérer :

« On est des post-soixante-huitards, certes un peu attardés, mais quand même ! C’est pas la communauté », s’exclame Patrick.

« On tient à notre indépendance et à la vie privée, ajoute Michèle. Au final, chacun aura son petit logement et on aura pas mal de parties communes : une grande salle pour accueillir du monde, avec une grande cuisine, une buanderie, des garages et deux chambres d’amis. »

 

« Vivre une aventure pareille à cet âge, c’est génial ! »

L’idée n’est pas inédite, elle en a fait rêver d’autres et les étapes ne se sont pas toujours aussi bien enchaînées. La première expérience, en banlieue parisienne, a mis plus de quinze ans à éclore. Le groupe des Babayagas de Montreuil est dirigé par la charismatique Thérèse Clerc et a, semble-t-il, passé autant de temps en conférences, discussions et autres réunions pour se mettre d’accord sur le projet qu’en démarches administratives. Leur petite sœur, la maison des Babayagas de Saint-Priest connait visiblement quelques difficultés. Alors que la présidente de l’association a démissionné récemment, le groupe était bien trop occupé à se restructurer pour répondre à nos sollicitations.

Pour Christiane Baumelle, psychosociologue à la retraite et auteure du « Manuel de survie des seniors en colocation », l’essentiel se situe dans le projet du groupe :

« En amont de ce genre d’expérience il faut définir une charte, un projet de vie collectif. Pourquoi on se met ensemble ? Qu’est-ce que l’on veut ? Vers où l’on va ? Sur quelles valeurs repose notre projet ? Il ne s’agit pas simplement de vivre ensemble C’est du long terme. Au final, la question c’est : comment veut-on vieillir ensemble ? »

Et puis, le choix des personnes compte.

« Il faut bien s’entendre, c’est sûr. Mais il faut surtout être capable de souplesse et de tolérance. Et d’une réelle capacité à faire des efforts sur soi. En général, la cohabitation marche bien chez ceux qui ont eu l’habitude de travailler en groupe. »

Et c’est le cas pour les Chamarel, selon Patrick :

« La chance qu’on a, c’est qu’on a tous l’expérience du collectif dans le milieu associatif. Et on est très structurés. C’est une garantie d’efficacité et d’évitement du leadership. La maison des Babayagas, par exemple, sans son chef, ça n’est plus rien. C’est difficile d’avoir un vrai fonctionnement coopératif et démocratique. »

Justement, l’organisation serait, d’après Christiane Baumelle, la garantie du bon fonctionnement collectif :

« Je conseille au co-habitants de faire des réunions au minimum tous les mois. Cela permet de remettre en question le fonctionnement, de tout mettre sur la table, de réguler et ainsi d’éviter l’apparition d’un leadership. C’est toute une gymnastique pour préserver le collectif. Il ne faut surtout pas que chacun cherche à tirer la couverture. »

En attendant, les Chamarel continuent d’avancer. Entre rencontre avec des bailleurs sociaux et construction économique du projet, le groupe aimerait avoir choisi un architecte en janvier 2013, pour ensuite lancer la construction. D’ici là, une réunion d’information est prévue le 16 octobre pour les personnes qui souhaiteraient rejoindre la coopérative.

 

 

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