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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 14:36

 

Marianne - Rédigé par Juan Sarkofrance le Mardi 21 Août 2012 à 10:05

 

Un homme est mort des suites de ses blessures. Il s'était immolé dans le hall d'une Caisse d'Allocations Familiales à Mantes-la-Jolie. Il était allocataire du RSA, mais le versement du RSA avait été suspendu depuis trois mois pour défaut de justificatifs.

 

Le RSA, son flicage et ses morts

 
 
Il lui manquait sa date de cessation d’activité et les fiches de paie correspondant à son activité des mois précédents, d'après Sébastien Rochat d’Arrêt sur images.
 
Véronique Valentino est revenue sur l'affaire, ce scandale effroyable, pour le site ActuChômage. Bizarrement, les  anciens sarkozystes si prompts à s'indigner de tout et de rien n'avaient pas grand chose à dire. D'ailleurs, l'information ne fit même pas l'objet d'un communiqué de l'UMP.
 
Où était donc Laurent Wauquiez, le chantre de la droite sociale qui nous promettait, en mai 2011, de lutter contre ce cancer social qu'était l'assistanat ?  
Bien sûr, certains argumenteront qu'il est bien normal d'être exigeant sur les justificatifs à l'assistance sociale, afin d'éviter la fraude quand il s'agit de la solidarité nationale. Mais combien de bénéficiaires de niches fiscales largement plus coûteuses qu'un RSA à 450 euros mensuels accepteraient le niveau de flicage imposé aux bénéficiaires du RSA ?
 
Comment ne pas se révolter devant la disproportion d'importance des contrôles imposés aux plus faibles par rapport aux contrôles fiscaux des plus riches ? Rappelez-vous l'anecdote fameuse: Liliane Bettencourt n'avait jamais été contrôlée entre 1995 et 2010, malgré plusieurs dizaines de millions d'euros d'avantages fiscaux chaque année ! La milliardaire aurait-elle supporté ce que les bénéficiaires du RSA supportent en contrôles connus ou à leur insu ? En 2010, en pleine affaire Bettencourt, un représentant du SNUI révélait que le nombre de contrôles approfondis sur les particuliers (ESFP, examens de la situation fiscale personnelle), avait chuté de 5.100 en 2005 à 3.900 en 2009.
 
Deux poids, deux mesures ? Bien sûr !
 
En avril 2009, nous nous inquiétons des mesures de contrôle publiées au Journal Officiel,
 le décret d'application "n° 2009-404 du 15 avril 2009 relatif au revenu de solidarité active".
 
Les formalités de contrôle du RSA étaient et demeurent strictes et intrusives comme jamais: les risques de radiation étaient plus plus importants que pour le RMI que le RSA remplaçait. Des modalités du contrôle franchement «  perturbantes »:  le contrôle peut être réalisé à l'insu du bénéficiaire. Le train de vie de ce dernier peut être espionné à tout moment. Toute « personne morale », publique ou privée, disposant d'informations électroniques sur le bénéficiaire du RSA peut être sollicitée, sans information préalable du bénéficiaire contrôlé. Toute personne morale compétente sur des sujets aussi variés que l'automobile, le matériel hi-fi, les déplacements, les hébergements en hotels, ou le vendeur d'une automobile. 
 
Récemment, les services de l'Etat se sont félicités de l'efficacité de la lutte contre la fraude, à l'occasion de la publication de quelque bilan annuel. 
 
Concernant le RSA, environ 7.500 fraudeurs avaient été démasqués, notamment grâce aux croisements de fichiers et autres contrôles clandestins. Au total, les CAF ont récupéré 105 millions d'euros l'an dernier, sur 15.000 personnes (dont 48% de RSAistes). 105 millions d'euros, pas plus.  En 2011, les redressements totaux opérés par les Urssaf se sont élevés à 220 millions d’euros. Ils représentent une forte augmentation (de l’ordre 20 %) par rapport à 2010, supérieure aux objectifs fixés
 
L'essentiel de la fraude sociale provient du travail illégal. Et elle se chiffre à plus de 3 milliards d'euros. La seule fraude à la TVA par les entreprises est estimée ... à 7 à 9 milliards d'euros de manque à gagner par an !
 
Mais l'homme qui s'est immolé le 9 août dernier ne fraudait pas. Il peinait à fournir les justificatifs. Il avait 51 ans. Il campait. On aurait pu isoler son cas. Au lendemain de son décès, le 13 août, la ministre en charge des Personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion Marie-Arlette Carlotti a rappelé «qu'il est important d'éviter toute rupture dans le suivi des personnes et qu'il est indispensable d'accompagner chacun de manière continue. Les situations personnelles, aussi complexes que diverses, doivent être prises en compte afin d'apporter un soutien aux personnes en difficultés».
 
Jeudi 16 août dernier, la CAF de Mantes-la-Jolie a réouvert ses portes.
 
Une délégation du Mouvement National des Chômeurs et des Précaires a rendu hommage au décédé: « Des deux côtés du guichet, la tension est forte, agents et usagers se sentent abandonnés par les pouvoirs publics, sous pression. Nous appelons les autorités compétentes à réagir, pour que le service public ait les moyens d'accomplir avec sérénité ses activités, pour que toutes les personnes en situation de précarité ne se sentent pas exclues ou traitées comme des citoyens de seconde zone. »
 
Un cas isolé ? Sans mesurer sans doute la gravité de sa déclaration, le directeur de cabinet du sous-préfet de la Marne a expliqué, à chaud: «c’est un cas courant, les gens à qui on suspend leur allocation puis auxquels on reprend le versement, dès lors qu’ils ont fourni les pièces demandées. Il y a des milliers de gens à qui ça arrive». Comme le rappelle ActuChômage, le RSA est d'abord une usine à gaz: « L’une des conséquences de cette complexité administrative, c’est le non-recours au RSA : plus du tiers des bénéficiaires potentiels ne le demanderaient pas, soit une économie de 5,2 milliards d’euros pour les pouvoirs publics.»
 
Un machin administratif complexe et ultra- fliqué qui tue... occasionnellement. 

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 13:32

 

Mardi 21 Août 2012 à 11:20

 

Rehab Benchergui - Marianne

 

Prix « chocs » ou prix « malins », promos spéciales, remboursement de la différence si le consommateur trouve moins cher ailleurs… Aujourd’hui, géants de la grande distribution, supermarchés et hypermarchés se battent à coups de promotions pour appâter la clientèle. Mais la magouille n'est jamais loin.

 

(MEIGNEUX/SIPA)
(MEIGNEUX/SIPA)
« Auchan vous rembourse 10 fois la différence sur 100 articles scolaires de marque ». 300 produits de rentrée étiquetés « garantie prix les plus bas » chez Carrefour… Impossible de passer à côté des gigantesques affiches sur fond rouge suspendues à l’entrée des supermarchés. Avec la rentrée scolaire qui approche, c’est le moment de sortir l’artillerie lourde, il faut convaincre le client. La bonne affaire n’est pas loin. 

Les slogans coup de poing doivent marquer l’esprit des parents, notamment les plus modestes, qui s’apprêtent à recevoir entre 356,20 et 388,87 euros d’allocations de rentrée scolaire, soit une revalorisation de 25 % cette année. Il faut également, « tenter de contrer Leclerc, le leader des prix bas », a expliqué William Lefaivre – PDG de l’agence de marketing Cataline, spécialisée dans le comportement des consommateurs – au Parisien

Au Carrefour Claye-Souilly (Seine-et-Marne), la propagande publicitaire a l’air de faire mouche : « Je pense que tous les enfants souhaitent démarrer l’année scolaire avec une trousse bien garnie, témoigne Sandrine, 34 ans, infirmière scolaire et mère de deux garçons qui se préparent pour leur rentrée en CE2 et CM2. Et là c’est l’occasion de leur faire plaisir avec des produits de qualité et à moindre coût ».

140 000 euros d’amende

Dans cette guerre des prix, tous les coups sont permis. S’ils prétendant officiellement venir au secours du pouvoir d’achat des Français, c’est avant tout leur survie et leur chiffre d’affaires que les enseignes souhaitent protéger par le biais de ces opérations commerciales. Ainsi, face à ces promos spéciales, ces « +20% gratuits » et ces «garanties aux prix les plus bas», le consommateur en ressort-il gagnant à tous les coups ? A croire que non… 
 
Alors que Carrefour promet de rembourser deux fois la différence au client s’il trouve moins cher ailleurs, Auchan voit plus loin et se dit prêt à payer dix fois la différence ! Mais en vérifiant de plus près ces offres promotionnelles, on s’aperçoit que la promesse est bien loin d’être tenue. Pire encore… comparé avec les prix pratiqués ailleurs. 
En effet, quand vous souhaitez obtenir la liste des articles de marque vendus aux prix les plus bas auprès d’une hôtesse de caisse centrale, vous obtenez une réponse identique, quelque soit le supermarché dans lequel vous vous rendez : « Tous les produits sont en rayon. Ils sont signalés par des étiquettes spéciales ». Voilà qui risque dans un premier temps d’en décourager plus d’un. Mais ce n’est pas tout. En lisant les conditions de remboursement, on comprend qu’un remboursement ne sera possible que si le produit en question a été acheté dans les deux supermarchés concernés (tout cela pour récupérer quelques centimes) et si le client apporte la preuve du prix attribué par le concurrent (ticket de caisse par exemple), lequel doit se situer dans un rayon maximal de 15 kilomètres. Rien que ça ! Autant dire que parvenir à être remboursé relève de l’exploit.
Parmi les pratiques pas franchement honnêtes des hypermarchés, on peut également souligner celle de la vente en « format éco ». Par cette formule, les centres commerciaux vendent des produits en lots plus chers que si vous les achetiez à l’unité. C’est d’ailleurs pour avoir eu recours à de telles pratiques que trois hypermarchés Carrefour et deux Leclerc de Seine-et-Marne ont été condamnés à 140 000 euros d’amende en avril 2012. 
Et pour appâter la galerie, les supermarchés ne s’arrêtent pas là : produits discount introuvables, y compris le jour où la promo est censée démarrer parce qu’«il y aurait eu un retard dans l’approvisionnement », promotions déduites sur la carte de fidélité poussant nécessairement le consommateur à se réapprovisionner dans le même centre, etc. 
Ceux qui se voyaient acheter à prix cassés des cartables Lafuma, des trousses Poivre blanc et des agendas Titeuf pour leur enfants devront garder en mémoire cette adage : «Quand c’est flou, c’est qu’y a un loup». La grande distribution fait tout pour que les clients l’oublient.

 

 

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 13:57

 


Un souffle de vérité ?

 

Circuler à bicyclette sur les routes de l'atome, c'est se mettre en lien direct avec le murmure des luttes passées, des combats d'aujourd'hui et des colères à venir contre le monstre insaisissable de l'énergie nucléaire. Partout, il se murmure des choses étranges, des inquiétudes sourdes, des craintes invérifiables. C'est tout l'art de cette énergie que de développer les phantasmes comme de se jouer de la vérité. Démêler le vrai de l'excessif est impossible tant les responsables jouent à merveille de l'opacité et du mensonge, du démenti comme du silence méprisant.

 

Alors, le cycliste qui avance tend l'oreille et écoute ce qu'on veut bien lui raconter. Son chemin bruisse de nouvelles alarmantes, de mystères étranges et bruits qu'il ne peut garder pour lui. Il est parti indigné, il se fait au fil des kilomètres, révolté, outré, scandalisé. Quand chaque tour de roue lui confirme que son chemin n'est pas vain …

 

La première chose qui arrive à ses oreilles est si invraisemblable qu'il manque d'en tomber de son fidèle coursier. Depuis 1959, l'OMS, la très sérieuse et croyait-on si fiable Organisation Mondiale de la Santé serait soumise à un droit de veto que lui imposerait l'Agence Internationale de l'Énergie Nucléaire. Pour ne pas affoler le bon peuple, pour tromper ou pour rassurer, on tairait ainsi l'explosion des cancers de la thyroïde aux abords des centrales. Mais les gens sont si mesquins ...

 

Pourtant, depuis plus de 5 ans, Paul Roulleaud fait le siège 5 jours par semaine de l'OMS pour obtenir la vérité. Il est notre Vigie dans l'indifférence générale. Ce qui ne peut se concevoir ne doit pas être vrai et pourtant … L'homme ne désarme pas. Il a parfois l'honneur des médias, mais il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre et la puissance de la propagande est incomparable à celle d'un homme seul !

 

Ailleurs c'est une autre colère qui arrive à se faire entendre. À l'Escapière, près de Gétigné dans la Loire Atlantique, un site étrange est fermé à double tour. Les barbelés et le silence officiel sont les gardiens habituels des secrets bien scellés de notre République bannière. De bien mauvaises langues affirment sans que rien ne puisse avérer ou contredire leurs assertions que 11 500 000 tonnes de déchets radioactifs forment ici une épaisseur de 10 mètres de haut sur une étendue de 40 hectares … Et il serait question de faire un parc de loisirs. Il faut bien que la jeunesse s'habitue

 

D'autres bruits circulent. Ils vont de bouche en bouche, ils alimentent les peurs qu'on nous reproche souvent d'exagérer. Pourquoi alors cette stratégie du silence, ce refus de communiquer ? Pourquoi avoir cacher les incidents gravissimes qui troublèrent la centrale de Saint Laurent des Eaux sans que jamais la population en soit informée ? Pourquoi taire les risques liés aux déchets des mines d'uranium désaffectées ? Pourquoi avoir menti sur le nuage radioactif de Tchernobyl ?

 

Nos rumeurs deviennent-elles réalités dans ce concert de duperies et de dissimulation ? Je suis assez tenté de le penser. L'acharnement dont sont victimes ceux qui se dressent, ceux qui réclament des explications n'est pas de nature à apaiser les soupçons. Quand on n'a rien à cacher, on n'use pas de telles manières, on ne cherche pas à décourager la curiosité légitime ou excessive de quelques militants acharnés.

 

Le cycliste poursuit sa route. D'autres rumeurs lui arrivent. Des ralliements discrets, des encouragements qu'on ne dit pas à haute voix, des personnes très proches du pouvoir qui encouragent discrètement cette initiative citoyenne et meurent d'envie de twitter Un parti de gauche lui apporte son soutien, un autre, dont des membres sont au gouvernement, accorde localement des signes de solidarité active.

 

Il se rend compte, au fil des kilomètres qu'il est sur un terrain glissant, un chemin semé d'embûches et de chausse-trappes. Il poursuit néanmoins sa route, fort de la conviction que la lumière doit être faite ce qui est la moindre des choses quand on produit de l'électricité !

 

Bruissement vôtre

Appel urgent pour éviter une nouvelle catastrophe nucléaire mondiale

http://www.avaaz.org/fr/petition/Appel_urgent_pour_eviter_une_nouvelle_catastrophe_nucleaire_mondiale/?cfWvucb

 

À consulter impérativement :

Le blog de Fukushima :http://fukushima.over-blog.fr/

Le blog officiel de la Caravane :http://caravane-plogoff-fessenheim.overblog.com/

Le blog officieux de la Caravane :http://www.chroniques-ovales.com/

 

Caravane à vélo de Plogoff à Fessenheim

des indignés de plus en plus inquiets du nucléaire

 

DIMANCHE 5 AOUT : départ de Plogoff

 

et ça roule encore ….

 

Hier soir : La Daguenière

 

Début du Rallye des quatre centrales du Val Nucléaire : Patrimoine mondial de l'inhumanité technologique sous l'égide du Fiasco

 

EDF se met en quatre pour être au service des hommes du Val

 

Bienvenue en Région Centre, le Val Nucléaire

 

lundi 20 aout : arrivée à la centraled’AVOINE

 

mardi 21 aout : arrivée à Tours

 

mercredi 22 aout : arrivée à Chaumont-sur-Loire

 

jeudi 23 aout : arrivée à la centrale de SAINT LAURENT DES EAUX

 

vendredi 24 aout : arrivée à Orléans

 

samedi 25 aout : arrivée à la centrale de DAMPIERRE EN BURLY

 

DIMANCHE 26 AOUT : arrivée à la centrale de BELLEVILLE

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 13:35

 

Dimanche 19 août après-midi, pour la première fois depuis deux mois qu’il s’est réfugié à l’ambassade d’Equateur à Londres, Julian Assange est apparu en public pour parler pendant quelques minutes. Cantonné au balcon de la mission diplomatique afin de ne pas risquer une arrestation par la police britannique qui désire l’extrader vers la Suède qui le réclame dans le cadre d’une plainte pour viol, le fondateur de Wikileaks s’est posé en martyr de la liberté d’expression.

Accueilli par les applaudissements et les cris de soutien de quelques dizaines de personnes devant l’ambassade d’Equateur, Assange a commencé par remercier tous ceux qui l’ont soutenu depuis deux mois, en particulier le gouvernement équatorien, mais aussi les nombreux pays d’Amérique latine qui, selon lui, se sont rangés derrière son combat. Il s’est aussi adressé à Barack Obama en demandant au président américain de cesser « sa chasse aux sorcières contre Wikileaks », exigeant que « la guerre américaine contre les lanceurs d’alerte cesse ». Il a également appelé la Maison Blanche à libérer Bradley Manning, le soldat américain soupçonné d’avoir fait fuiter les câbles diplomatiques publiés par Wikileaks en 2010, emprisonné depuis plus de deux ans.

Julian Assange a conclu son adresse en comparant sa situation aux récents emprisonnements des Pussy Riot et d’un militant des droits de l’homme à Bahreïn, en déclarant : « Il y a une unité dans l’oppression. Notre réponse doit être d'une unité et une détermination absolues. »

Il n’a apporté aucune précision sur sa situation, ni avancé la moindre piste en vue de résoudre l’impasse dans laquelle il se trouve. Plus tôt dans la journée, son avocat, l’ancien juge espagnol Baltasar Garzon, n’avait pas apporté davantage de précision alors qu’il venait juste de rencontrer son client, se contentant d’une déclaration assez vague : « Julian Assange a demandé à ses avocats d’entreprendre une action en justice afin de protéger les droits de Wikileaks, de Julian lui-même et de tous ceux qui sont poursuivis. »

Il n’a pas non plus évoqué les intentions qui lui sont attribuées, ainsi qu’à un porte-parole de Wikileaks, par le Sunday Times, faisant état d’une possible acceptation de l’extradition vers la Suède, à condition que la justice suédoise s’engage à ne pas l’extrader à son tour vers les Etats-Unis.

 

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 13:21

 

Le démantèlement depuis fin juillet 2012 de plusieurs camps de Roms à Lyon, Marseille, Aix-en-Provence, Paris et Lille, à la suite de décisions de justice, a provoqué la polémique à gauche et jusqu’au sein du gouvernement. « Il y avait eu une interruption jusqu’à ce qu’on sache ce que voulait faire le nouveau ministre de l’intérieur », explique un policier spécialiste du sujet. Mediapart a interrogé quatre policiers qui, sous couvert d’anonymat, ont accepté de raconter la façon dont se déroulent ces évacuations et de dire ce qu’ils en pensent. Et leur discours n’est pas si différent de celui des associations.


Evacuation d’un camp à Villeneuve-d’Ascq, le 9 août 2012. 
Evacuation d’un camp à Villeneuve-d’Ascq, le 9 août 2012.© Reuters/Pascal Rossignol

 

Dans la carrière d’un CRS, les évacuations de campements de Roms se comptent sur les doigts d’une main. « Droite-gauche, ça ne change pas grand-chose, il n’y en avait pas plus avant, pas plus après le changement de majorité », estime Thomas, après vingt-cinq ans de service. Le 9 août, sa compagnie de CRS a été rassemblée vers 4 heures du matin, direction deux campements de Roms de l’agglomération lilloise. « On nous a donné la destination à la dernière minute, explique-t-il. Par contre, à notre arrivée, le camp était déjà au courant et les associations s’attendaient à notre visite. »

Ce jour-là, deux compagnies républicaines de sécurité, soit quelque 150 fonctionnaires, sont mobilisées pour « boucler » et « sécuriser » le périmètre, d’abord à Lille-Hellemmes, puis à quelques centaines de mètres de là, sur la commune de Villeneuve-d’Ascq. Leur rôle est d’empêcher toute entrée ou sortie du campement jusqu’à ce les agents de sécurité publique et de la police aux frontières (PAF) aient contrôlé et recensé l’ensemble des personnes présentes dans les caravanes et abris de fortune. 

Aux yeux des CRS, l’opération, finie vers midi, s’est « bien déroulée », les gens « prévenus », se montrant « coopératifs ». « Ce n’était pas tendu comme mission, malheureusement ce sont de pauvres gens, qui vivent dans un état d’insalubrité totale, avec les rats, dit Thomas. Mais il faut bien prendre en compte les nuisances causées pour les riverains. » « Il n’y a pas eu de bousculade, c’était plutôt bon enfant, relate Pierre, un autre CRS présent. De toutes façons, on ne nous demande pas notre avis, c’est comme lorsqu’on disperse une manifestation où les gens défendent leur emploi. Mais, quand on voit leur misère, c’est plus triste qu’autre chose. Il faut bien qu’ils vivent, ces gens-là.» 

En fait, il trouve tout cela un peu disproportionné. « Deux compagnies, sans compter les effectifs de la sécurité publique et de la PAF, c’est énorme par rapport au nombre de gens qu’on a trouvé sur place (une trentaine de caravanes à Lille-Hellemmes, le premier campement évacué, et moins dans le second, plus petit) », remarque-t-il. 

Et peste contre la médiatisation de l’opération. « Quand on est arrivés vers 6 heures du matin, tout le monde était déjà présent : les associations qui nous ont filmés, le directeur départemental de la sécurité, un représentant du préfet, la presse locale et même quelques télés nationales, dit Pierre. Les gens nous attendaient en dehors de leurs caravanes et il n’y avait plus de véhicule roulant. Alors qu’on aurait pu faire le travail correctement et sans soulever l’opinion publique. Si on décide d’aller sur un camp de manouches et qu’on commence à prévenir les gens, forcément tous ceux qui ont un problème avec la loi ou sont recherchés ne seront plus présents. C’est un coup d’épée dans l’eau ! »

« On va avoir de nouvelles plaintes ailleurs »

Les deux CRS, tout comme un autre policier de la sécurité publique, sont d’accord : « C’est comme d’habitude, on n’a fait que déplacer le problème. » Des garages privés, réquisitionnés, ont tracté la plupart des caravanes vers la fourrière. Les rares qui pouvaient rouler ont été restituées à leurs propriétaires.

Selon le policier local, « les familles se sont éparpillées, quelques-unes à la Haute Borne (un quartier de Villeneuve-d’Ascq abritant un parc scientifique où d’autres familles de Roms étaient déjà présentes), d’autres le long d’une voie ferrée clôturée à Lille-Hellemmes ». Selon l’un des CRS, plusieurs familles ont également pris la direction de Carvin, à une vingtaine de kilomètres de Lille et dans le département voisin du Pas-de-Calais. En convoi encadré par des motos de la police « parce vu l’état de leurs caravanes, sur l’autoroute… ».  

« On nous demande de les évacuer, mais personne n’est prêt à les accueillir sur son département, assène Pierre. Le problème n’est donc pas réglé, on n’a fait que mettre de la poudre aux yeux. » « Peut-être que dans deux ans, je referai le même travail avec les mêmes personnes », remarque Thomas. 

Le policier de la sécurité publique s’attend lui à « de nouvelles plaintes ailleurs ». A l’en croire, les policiers locaux interviennent cependant peu sur les campements : « Ça nous est arrivé pour des nuisances à la fumée, le bruit et quelques interpellations en flagrant délit sur des vols à la roulotte, mais c’est toujours compliqué pour nous d’aller sur le site, explique-t-il. Je pense qu’ils volent par nécessité. Ce sont surtout des GPS, des ordinateurs portables ou autres laissés en vue à l’intérieur des véhicules. » Selon ce policier, l’évacuation du campement de Lilles-Hellemmes le 9 août « n’est pas sans lien » avec l’inauguration du Grand Stade, tout proche, qui a eu lieu le 17 août. « Le visage que la métropole voulait offrir n’était pas forcément celui-là », dit-il. 

L’éparpillement des familles peut parfois déranger des enquêtes en cours sur des réseaux de délinquance organisée. Mais ces derniers ne concernent que quelques campements, minoritaires, selon un policier appartenant à un service d’investigation. « Si nous faisons une investigation importante, nous essayons d’être présents lors des démantèlements pour savoir où ils se déplacent, explique-t-il. Nous sommes en étroite liaison avec les services locaux pour connaître les délais et s’adapter. Mais nous n’allons pas empêcher une évacuation, parce qu’une enquête est en cours. »

En fait, note-t-il, tout dépend des objectifs des évacuations de campements : « Si on est dans une logique où on veut reloger les gens, les scolariser, chercher à les intégrer, il faut obligatoirement négocier avec eux auparavant, ne serait-ce que pour savoir combien souhaitent être relogés. » Un point crucial sur lequel la réunion interministérielle sur les Roms, prévue mercredi 22 août et qui sera présidée par le premier ministre Jean-Marc Ayrault, devra trancher.

 


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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 13:08

 

Marianne - Lundi 20 Août 2012 à 12:49
Greek Crisis
Historien et ethnologue, ancien correspondant en France pour la revue grecque Nemecis, Panagiotis... En savoir plus sur cet auteur

 

Notre blogueur associé Panagiotis Grigoriou poursuit son tableau impressionnistes des îles grecques dans la crise. Aujourd'hui à Hydra, «île rebelle», il assiste par hasard à un impressionnant débarquement de policiers...

 

(L'île d'Hydra par temps calme... - Terry Harris PCL/SUPERSTOCK/SIPA)
(L'île d'Hydra par temps calme... - Terry Harris PCL/SUPERSTOCK/SIPA)

Ce soir nos touristes en auront appris un peu plus que de coutume sur l'histoire immédiate du pays. Hydra, cette île du golfe Saronique, au sud d’Athènes, qui fut jadis une des grandes puissances navales de la mer Méditerranée, a connu le débarquement d'une compagnie des MAT (les CRS) par le bateau rapide. « C'est un débarquement policier, ils veulent nous intimider, ici c'est une île rebelle »... Le « débarquement » s'est fait sous les huées d'une partie de la population et ceci dès l'embarcadère. Hydra, île d'armateurs dont les navires jouèrent un rôle déterminant lors de la guerre d'indépendance grecque, vit d'un tourisme assez chic.

C'est dans la soirée, après une journée en mer joyeusement éprouvante que nous abordâmes le port d'Hydra, toujours rempli en cette saison et toujours aussi délicat à accoster, certaines infrastructures manquent cruellement, crise ou pas. Mon ami Vardis, grand connaisseur des nos mers, avait besoin d'un skipper adjoint pour un voyage de deux jours dans le golfe Saronique. C'est également une façon (pour moi) de voyager en mer de temps à autre.

J'avais toujours considéré que la mer Égée et la mer tout court étaient un détergent anti-crise puissant, en voilier surtout. Mais je me suis trompé. Ce soir, je ne pensais pas en faire un plat et encore moins un billet sur ce blog, mais les événements sont venus me chercher ici même à Hydra. 


Mauvais remake du Gendarme de Saint-Tropez

L'affaire a démarré vendredi, lorsque des contrôleurs du ministère des Finances, accompagnés par des policiers en petit nombre, ont arrêté une habitante de l'île. Elle n'aurait pas été en règle avec les factures de son enseigne. Certains habitants ont bloqué les policiers au commissariat de l'île durant la nuit après avoir privé d'électricité l'intérieur du bâtiment. Ensuite, lors du transfert de la détenue vers embarcadère, des policiers auraient essuyé quelques coup de poings, et c'est ainsi que notre État s'est réveillé, envoyant ses... anges gardiens.

Les versions divergent sur le déroulement exact des faits de vendredi, mais ce n'est guère important que de savoir combien de facturettes ont finalement manqué au compte. (Évitez s'il vous plait les commentaires simplistes du genre « les Grecs ne payent pas leurs impôts etc... », ce n'est pas le sujet du jour et en réalité et c'est aussi d'autre chose dont il s'agit. Un commerçant sur le port explique que « cette affaire est sur-dimensionnée pour un rien ». Des politiciens locaux Pasokiens, en... harmonie avec le fisc îlien, ont tout fait pour couvrir une minorité agissante et tricheuse parmi les entrepreneurs locaux. Maintenant tout le monde en parle, la presse allemande en fait un plat déjà et nous allons payer les pots cassés.)

Vagues de l'Égée, vague répression, vague sentiment de colère, vague conscience politique, vague dictature sur une île encore quelque part souriante et indéniablement moins illustrative dans nos temps de crise. En plus, j'ai l'impression d'avoir vécu un mauvais remake du film Le Gendarme de Saint-Tropez, les Trente-Glorieuses en moins.

Les habitants d'Hydra, en colère, crièrent aussi dans ce flou dont notre nouvelle époque raffole et qui au demeurant sera de plus en plus touristique mais autrement : « Salopards, qu'ils aillent arrêter les politiciens, traîtres, ici c'est la Grèce et pas l'Allemagne, nos ancêtres étaient des révolutionnaires, notre île sera ridiculisée aux yeux des touristes ». Sur ce, une habitante de l'île a répliqué que « nous sommes fautifs car nous avons encore une fois voté pour eux, donc fermons nos gueules, nous sommes des moutons tondus et bientôt noyés ».


certains habitants se cachent

En ce moment les « débarqués » contrôlent les commerces et certains habitants se sont cachés car ils avaient participé à l'activisme d'hier, d'autres par contre ont adopté l'attitude opposée. Dix minutes avant l'arrivée des MAT, la rumeur courut sur le port et l'agitation se propagea. Autour d'une table voisine dans ce café un homme se leva, expliquant à ses interlocuteurs qu' « il ne faudrait pas partir et se montrer lâche, car on résistera et qu'ils n'iraient pas emprisonner toute l'île finalement ». La mer Égée, ses facturettes, ses jacqueries et ses contradictions.

Ce samedi nous étions partis pour enfin virer de bord, se préoccuper de la balancine et réconforter les passagers qui avaient le mal de mer par un petit vent de force 6. Nous nous attendions aux chats et aux ânes d'Hydra et espérions un dernier café moins amer, avant de reprendre la mer demain. Les touristes consomment comme si de rien n'était, les policiers opèrent et les habitants se disent en colère. Demain l'Égée lavera tout, les MAT rentreront au Pirée, nous aussi, la météo prévoit un temps encore plus gros : en somme, rien d'inhabituel.

Dimanche matin tôt, à Hydra, seuls certains habitants et les chats fréquentaient encore le port et ses cafés. Les événements de veille tournés en dérision, sont relativisés : « tout le monde connait les magouilles d'ici, c'était un show hier, parlons d'autres choses, plus sérieuses ». C'est ainsi qu'il était question de la météo de la mer, de la navigation et de la pêche entre Hydra et le Péloponnèse. Nous avons amarré pour le retour via l'île de Poros. Vent force 7 par moments, questions de navigation et d'architecture antique à bord. L'humanisme et la civilisation.

 

Quand la police grecque débarque sur les îles
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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 12:56

 

Lundi 20 Août 2012 à 08:28

 

Laurent Kaplan

 

Sur le papier, le fisc français dispose de moyens efficaces de surveillance des contribuables les plus aisés. Dans la réalité, l'administration brille surtout par son inefficacité.

 

(JAUBERT/SIPA)
(JAUBERT/SIPA)
Le 127, rue de Saussure, cette adresse parisienne, à deux pas des Batignolles, est peu connue du commun des contribuables. Le bâtiment, aussi gris que discret. Pourtant, c'est dans cet immeuble du XVIIe arrondissement de Paris que sont épluchées les déclarations fiscales des plus grosses fortunes de France. Liliane Bettencourt, François-Marie Banier, Johnny Hallyday ou encore Florent Pagny y disposent d'une chemise libellée à leur nom. Ceux qui y ont croisé Gérard Depardieu ou Jean Dujardin pourront vous le dire : ce n'est pas du cinéma. Ou alors un mauvais film fiscal.
Car, ici, on vérifie. Créée en 1983, la Direction nationale des vérifications de situations fiscales (DNVSF) a pour vocation de contrôler les citoyens les plus riches et les plus connus. «A l'époque, explique l'un de ses 250 agents, il y a eu une volonté d'ouvrir un service spécialisé afin de réaliser des examens très particuliers. La France s'est alors dotée d'un arsenal unique en Europe, mais ces pouvoirs restent surtout théoriques.»

Dans son rapport annuel 2012, publié en février, la Cour des comptes ne disait pas autre chose. Selon elle, «la DNVSF présente des résultats décevants et n'est pas en situation d'exercer un contrôle efficace des contribuables les plus fortunés». La haute juridiction pointait même «une baisse du rendement du contrôle, après une forte croissance au début des années 2000». En 2000, le prestigieux service a ainsi «rappelé» un montant d'impôts et de pénalités de 320 millions d'euros. Un magot qui a explosé à quelque 500 millions entre 2002 et 2004, pour revenir à un peu plus de 300 millions en 2010. «La diminution des montants recouvrés contraste avec la hausse des patrimoines et des revenus financiers les plus élevés», notait la haute cour, tout en reconnaissant que «des comportements d'optimisation non frauduleux peuvent expliquer cette divergence». Informations parcellaires, absence d'historique des dossiers, agents inexpérimentés et insuffisamment spécialisés, manque de coordination avec les autres directions..., à l'heure de l'addition, les sages de la Rue Cambon ont eu la main lourde. Consciente de ses insuffisances, la DNVSF a d'ailleurs engagé une large réorganisation en 2011. A la décharge de celle-là, la Cour des comptes évoque «le caractère plus mouvant et plus complexe de la fraude», qui s'est «dématérialisée, internationalisée, accélérée».

>> Retrouvez ici notre article Les riches fuient la France d'Hollande, Info ou Intox ?

Un effort insuffisant

Dans son combat, la DNVSF dispose d'une arme redoutable : l'ESFP. Quatre lettres pour désigner l'examen contradictoire de situation fiscale personnelle. Il offre aux vérificateurs un pouvoir coercitif considérable qui, ailleurs en Europe, nécessite l'autorisation d'un juge. Objectif : contrôler la cohérence entre les revenus déclarés par un contribuable et son patrimoine, sa trésorerie et son train de vie. La DNVSF peut elle-même se saisir d'un dossier qui lui paraît équivoque. Si un sportif de haut niveau lui annonce qu'il va s'établir à Gstaad, coquette station helvétique, libre à elle d'enquêter pour vérifier si l'heureux exilé a réellement son rond de serviette au pied des pistes alpines. Les cent quatre-vingt-trois jours de résidence avérée sur place sont «un mythe», s'amuse le vérificateur, «le plus important, avant même le séjour, c'est le foyer». Autrement dit, si ses enfants sont scolarisés à Paris et qu'il a réglé Porsche et hélico dans l'Hexagone, ses six mois de résidence en Suisse ne feront pas le poids.

De même, si la DNVSF s'avise qu'un contribuable ne déclare que 50 000 € alors qu'il pilote une kyrielle d'entreprises et réside dans un château en province, elle a tout loisir d'enquêter pour déterminer s'il perçoit des revenus occultes ou vit, à coups d'abus de biens sociaux, sur le dos de ses sociétés. Mais le principal pourvoyeur d'affaires reste la Direction nationale des enquêtes fiscales (Dnef). Chaque année, la DNVSF instruit plusieurs centaines de dossiers. Insuffisant, juge pourtant la Cour des comptes, qui déplore des contrôles «limités». Selon ses calculs, «la probabilité pour un contribuable fortuné d'être contrôlé en ESFP est d'une fois tous les quarante ans».

L'ESFP, dont la durée, sauf exceptions, ne peut excéder un an, se déroule en deux temps : le vérificateur effectue d'abord un contrôle sur pièces. Puis il envoie un avis au contribuable afin de le rencontrer pour l'interroger sur certaines anomalies. Dans son costume de modeste fonctionnaire des impôts, il acquiert alors des pouvoirs de superhéros et peut exiger du millionnaire qu'il lui remette ses relevés de comptes. Si l'intéressé résiste, la DNVSF peut interroger directement les banques. Et si l'encaissement d'un chèque de 50 000 e la chagrine, elle peut même en réclamer la photocopie pour vérifier l'émetteur.

Les résidents fiscaux français sont obligés de fournir la liste de leurs comptes bancaires à l'étranger. Une dissimulation est sanctionnée par une amende de 1 500 e par compte non déclaré, amende qui passe à 10 000 e si le compte a été ouvert dans un paradis fiscal avec lequel la France n'a signé aucune convention. Face à un refus d'obtempérer, le vérificateur peut lancer une demande d'assistance administrative aux pays coopératifs, régis par des conventions fiscales.

Si ces pouvoirs paraissent énormes sur le papier, dans la réalité, les nantis ont pourtant mille façons de contourner l'ESFP, murmure-t-on Rue de Saussure. En première ligne, les paradis fiscaux qui, malgré les déclarations enthousiastes de Nicolas Sarkozy en 2008, sont loin d'avoir disparu. Ainsi de la Suisse, témoigne notre vérificateur, «où, en dépit de la signature de conventions, les autorités fiscales rechignent toujours à fournir les noms des titulaires des comptes bancaires».

Le rôle des conseils

Parfois, pourtant, la chance sourit aux vérificateurs. Ainsi l'un d'entre eux est parvenu à coincer un entrepreneur qui prétendait que sa société était domiciliée aux Bermudes. En traçant des dizaines de milliers de mails émanant de Toulon, où il résidait, il a réussi à prouver que le siège effectif de sa société était bien en France et les 123 petites îles de corail, une simple boîte aux lettres.

Par ailleurs, regrette la juridiction présidée par le socialiste Didier Migaud, «l'intérêt de l'ESFP a été limité par un certain nombre de règles, dont la règle du double». Un vérificateur ne peut en effet interroger un contribuable de manière contraignante que si les crédits apparaissant sur son compte sont au moins deux fois supérieurs aux revenus déclarés. Autrement dit, s'il a déclaré 2 millions de revenus, on ne pourra l'obliger à se justifier que si son compte affiche plus de 4 millions de rentrées. A 3,8 millions, témoigne l'agent de la DNVSF, «il peut nous dire d'aller nous faire voir». «Cette situation, déplore la Cour des comptes, bénéficie indubitablement aux plus hauts revenus».

Surtout, remarque notre vérificateur, les contribuables sont de plus en plus prudents et de mieux en mieux conseillés. Résultat : «Il y a de moins en moins d'argent un peu gris sur les comptes. Il faudrait vraiment être idiot pour y déposer une grosse somme. Acheter des armes pour l'Angola via des comptes bancaires, ce serait grotesque ! On attrape bien encore quelques petits poissons comme ça, mais c'est rarissime.»

Article publié dans le magazine Marianne n°795, daté du 13 au 20 juillet 2012.

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 12:43

 

Influences 20/08/2012 à 12h51

 Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

L’industrie pétrolière a perdu la première manche avec l’interdiction des gaz de schiste, elle ouvre maintenant un nouveau front. Première cible : les journalistes.

 


Un puits de gaz de schiste à l’est du centre-ville de Fort Worth, en septembre 2011 (Xavier Frison/Politis)

 

La bataille de l’opinion sur les gaz de schiste est entrée dans une nouvelle phase : les partisans de cette nouvelle resssource redressent la tête et les pétroliers mettent les bouchées doubles pour convaincre les journalistes des bienfaits possibles de son extraction, en termes d’emplois, de croissance et d’indépendance.

A lire certains éditos comme dans Le Monde ou dans Challenges (une tribune signée par Claude Perdriel, par ailleurs actionnaire de Rue89), les risques environnementaux de l’extraction des gaz de schiste, contre lesquels l’opinion s’était mobilisée avec José Bové, jusqu’à obtenir leur interdiction apparaissent soudain négligeables.

La commission européenne s’en mêle
La Commission européenne, qui affiche jusque là une neutralité sur le sujet du gaz de schiste, vient de lancer un appel à projets pour financer des campagnes d’information des citoyens. Une initiative destinée à renouer le dialogue avec l’opinion, mais aussi à rendre plus acceptables de futures décisions.

A l’approche de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre, les industriels espèrent rouvrir le débat en France. Ils ont déjà trouvé une oreille attentive chez Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, qui a demandé en juillet que la question de l’exploitation des gaz de schiste soit « posée ».

Chez sa consœur en charge de l’Environnement, Delphine Batho, on a « conscience de l’offensive, mais ça ne prend pas ». D’ailleurs, les opposants aux gaz de schiste reçus par François Hollande pendant ses vacances au fort de Brégançon se sont dits satisfaits et ont trouvé le Président « à l’écoute ».

« La moustache de José Bové peut blanchir »

Rien n’indique que la position du gouvernement pourrait évoluer dans un avenir immédiat. Mais comme le remarque Marine Jobert, journaliste et co-auteur du livre « Le Vrai Scandale des gaz de schiste » (éditions Les liens qui libèrent), « les pétroliers ont le temps ».

Surpris par l’éveil de l’opinion, lorsque la délivrance des permis d’exploration a été révélée, puis la technique interdite, ils ont perdu la première manche. Maintenant, ils commencent à travailler « l’acceptabilité sociale de la méthode ». Marine Jobert explique :

Méthode

Pour extraire le gaz naturel contenu très profondément (à plus de 200 mètres) dans le sous-sol, les industriels utilisent des méthodes dites non-conventionnelles comme la fracturation hydraulique.

Il s’agit de forer en injectant un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques. Le méthane est alors libéré des roches de schiste fissurées. Les Etats-Unis utilisent cette technique depuis le début des années 2000, mais la France l’a interdite par la loi du 13 juillet 2011.

« Pleins de gens ne connaissent pas encore le sujet. Il s’agit d’estomper l’image barbare véhiculée depuis le film “Gasland”.

Les pétroliers ont le temps. La moustache de José Bové peut blanchir que les industriels, eux, seront toujours là. Et puis, si les prix du gaz étaient multipliés par quatre ou qu’on entrait dans un gros conflit avec la Russie, des verrous pouvaient sauter. »

Les écologistes, entrés au gouvernement, guettent tout éventuel revirement des socialistes sur le sujet. Jean-Vincent Placé, qui dirige le groupe EELV au Sénat, prévient :

« Si l’arbitrage actuel était remis en cause, ce ne serait pas un signal négatif mais un changement de pied anti-écolo. Je rappelle que la proposition de loi du 13 juillet 2011 a été signée par Jean-Marc Ayrault et Arnaud Montebourg, alors très mobilisés sur le sujet.

On ne peut pas avoir une politique quand on est dans l’opposition et une autre quand on est au gouvernement. Ou alors, ça va commencer à se voir. »

« Vous êtes la bienvenue pour un prochain voyage »

Avant de retourner l’opinion du gouvernement, les industriels essaient déjà de de travailler celle des journalistes économiques. C’est dans cet esprit que Total a organisé les 17 et 18 juillet derniers un voyage de presse à Fort Worth, Texas, la ville aux 2 000 puits sur laquelle nous avions publié un reportage financé par J’aime l’info.

Trois rédacteurs couvrant le secteur de l’énergie, au Monde, au Point et à L’Usine nouvelle, sont allés aux frais de Total visiter les installations de son partenaire américain Chesapeake. Un photographe américain couvrait aussi le déplacement à la demande de Total afin de proposer gratuitement ses services aux journaux.

C’est le premier voyage de presse organisé par l’entreprise sur ce sujet (sur quatre à cinq par an, nous dit-on), et cette initiative n’aurait rien à voir avec une quelconque actualité, assure le service de presse du groupe pétrolier :

« Notre objectif est de faire découvrir des installations industrielles privées qui ne sont pas faciles d’accès. Notre responsabilité en tant qu’industriels est de montrer ce que l’on sait faire et de répondre aux demandes des journalistes. Vous êtes d’ailleurs la bienvenue pour un prochain voyage... »

Le tour au Texas était assez encadré puisque les journalistes ont eu l’occasion de discuter avec des responsables de Chesapeake, de Total, et de visiter une partie seulement des installations : les forages, mais pas les bassins de décantation, ni le ballet des camions (un millier de trajets par puits) qui posent problème.

Et qu’ont-ils réellement vu des forages ? Le bruit essentiellement, car la fracturation hydraulique se déroule à plus de 2 000 mètres sous terre.

« Je suis favorable aux gaz de schiste »

Le reportage de Jean-Michel Bezat publié dans Le Monde du 26 juillet accompagné d’un édito intitulé « N’enterrons pas le débat sur les gaz de schiste » a suscité la colère du service Planète et l’émotion d’une partie de la rédaction.

Pour répondre à la polémique qu’a suscité son reportage, le journaliste nous explique :

« Sur ce sujet, il y a une sorte de pensée dominante, de doxa, et beaucoup de gens n’ont pas le courage de dire ce qu’ils pensent. Moi je ne suis pas anti-gaz de schiste, j’y suis favorable comme à tout ce qui peut créer de l’emploi. Il ne faut pas s’arrêter à un article et regarder le traitement du journal au global, qui n’est pas univoque. »

Le journaliste reconnaît que c’est un « tort » de ne pas avoir indiqué que son reportage était réalisé dans le cadre un voyage de presse, mais « traditionnellement, on ne le fait pas ».

Pour Hervé Kempf, journaliste au service Planète du Monde, « la question n’est pas de savoir si on est pro ou anti-gaz de schiste mais de présenter des informations pertinentes aux lecteurs ».

C’est bien ce qui pose problème dans le reportage en question. Même si Jean-Michel Bezat s’est documenté avant et après son séjour, à l’arrivée, son texte est un pur bonheur pour Total, et tout débat sur les risques environnementaux est soudain envolé. Extraits :

  • « Emissions de gaz, qualité et salinité de l’eau, produits chimiques utilisés dans la fracturation hydraulique, équipements de forage : tout est sérieusement contrôlé, mesuré, homologué. »
  • « Certains experts jugent que cette industrie a contribué pour 38,5% (soit 65 milliards de dollars) à la croissance du nord du Texas. »
  • « Il n’est pas étonnant que le taux d’approbation dans la population soit élevé. »

« Truthland », la réponse grossière à « Gasland »

Il y a pourtant une autre manière de raconter la polémique outre-atlantique. C’est ce qu’a fait la journaliste du Point embarquée dans le même voyage et dont le reportage paru le 9 août s’intitule « Gaz de schiste : ce miracle qui divise l’Amérique ». Mélanie Delattre, explique avoir accepté l’invitation de Total dans des conditions bien particulières :

« J’avais prévu un reportage sur ce sujet depuis longtemps, l’invitation de Total m’a simplement fait économiser le billet d’avion et permis d’accéder aux installations que de toutes façons je voulais visiter. J’ai ensuite passé une semaine sur place et dépensé plus de 2 000 euros. Mon journal est un des rares qui acceptent encore de financer des reportages. »

Après avoir sagement suivi le programme organisé par Total, la journaliste a loué une voiture et filé rencontrer un magnat du pétrole, un courtier en gaz, une agricultrice, un universitaire... des pro et des anti-gaz de schiste, dans une Amérique qui rejoue à la guerre des experts, comme sur le sujet du réchauffement climatique ou du tabac.

Ainsi, lorsque Jean-Michel Bezat du Monde parle du documentaire « Truthland » comme d’une « contre-enquête d’une mère de famille vivant sur un gisement et partie à la recherche d’une vérité opposée aux “mensonges” de “Gasland” », on est un peu gênés. Il nous répond que « c’était ironique », mais on ne voit pas comment le lecteur aurait pu le deviner.

 

Le trailer de « Truthland » (en anglais)

En effet, si « Gasland » a été jugé comme un film propagandiste par les partisans des gaz de schiste, la réponse de « Truthland » est carrément grossière. Comme le rappelaient nos confrères de Terra Eco, « Truthland » est un vrai-faux documentaire qui s’inscrit dans la campagne de communication Energy in depth :

« Financée par l’Association des pétroliers américains indépendants (Ipaa), elle a pour but d’informer sur les promesses et le potentiel de développement responsable des ressources énergétiques américaines – en particulier les ressources abondantes d’hydrocarbures de schiste. »

 

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 12:29

 

 

LE MONDE | 20.08.2012 à 14h00 • Mis à jour le 20.08.2012 à 14h20

Par Francine Aizicovici


 
Les syndicats se préoccupent peu de ces salariés au statut peu protecteur qui partent le plus souvent sans bruit.

 

Les plans de licenciement –en cours ou à venir– font la "une". Mais c'est sans bruit que d'autres victimes de la crise perdent leur travail. Ces salariés intérimaires ou en contrat à durée déterminée (CDD), qui sont les premières "variables d'ajustement" de l'emploi. En juin, selon des chiffres récents, le nombre d'intérimaires a baissé de 60 000 sur un an (– 9 %). Ainsi, à l'usine Sovab, filiale de Renault, de Batilly (Meurthe-et-Moselle), les contrats de 340 intérimaires n'ont pas été renouvelés au deuxième trimestre. Chez PSA, selon la CGT, le site de Sochaux a vu partir, à la même période, 350 intérimaires, auxquels viendront s'ajouter, en octobre, 300 autres.
 

"Avant d'engager un plan de sauvegarde de l'emploi [PSE, plan social], les entreprises en difficulté commencent par ne pas renouveler les intérims et les CDD, observe Annie Jeanne, présidente de l'Association nationale des directeurs de missions locales pour l'emploi des jeunes. Cela se fait sans douleur apparente, sans état d'âme, sans discussion au comité d'entreprise car l'entreprise n'est pas l'employeur des intérimaires. Il y a une sorte de voile sur ce phénomène de casse sociale."


"PAS DE SUIVI"

Les intéressés déplorent qu'"on ne parle pas d'[eux]", comme le dit Jean-Claude, 35 ans, sans contrat depuis l'été 2011. Il en vient presque à regretter d'avoir refusé le CDI proposé en 2009 dans un centre d'appels. "Les conditions de travail étaient déplorables, explique-t-il. Je pensais trouver du travail ailleurs. La crise paraissait loin, vue de ma région", dans l'ouest de la France. En 2010, il trouve un contrat de huit mois. A l'été 2011, il en décroche un de trois mois. Puis, plus rien. Le 1er septembre, Jean-Claude, désormais au RSA (revenu de solidarité active), devrait commencer un CDD d'un mois. "Un coup de bol. J'avais un piston."

Edith, elle, à 60 ans, a décidé de prendre sa retraite, même si elle ne percevra que 700 euros par mois. Ce sera toujours plus que son RSA. La crise, elle l'a prise de "plein fouet", dit-elle. En 2009, "j'ai eu un contrat de quinze jours dans une société d'autoradios et on m'avait dit que ça pourrait durer six mois. Mais est arrivée la grosse crise." L'entreprise a fermé. Depuis septembre 2011, Edith n'a pas eu le moindre travail.

Qui suit ces précaires ? Qui les aide ? "Les intérimaires ne sont pas laissés à eux-mêmes, assure François Roux, délégué général de la fédération patronale des Professionnels de l'intérim, services et métiers de l'emploi (Prisme). Les agences reprennent les intérimaires dès que c'est possible." Edith conteste : "Quand l'entreprise d'autoradios a fermé, on ne m'a rien proposé. Les sociétés d'intérim ne s'occupent plus de nous quand un contrat s'achève."


"SOUVENT, ILS N'ADHÈRENT PAS AUX SYNDICATS"

Les syndicats ont peu de contacts avec ces collègues de passage. "Souvent, ils n'adhèrent pas aux syndicats", justifie-t-on à la CFDT d'ArcelorMittal. "On n'a pas de suivi des intérimaires partis, renchérit Alain Delaveau, secrétaire de la CGT de la Fonderie du Poitou Fonte (Maine-et-Loire). Nous sommes déjà débordés par un tas de réunions. Et eux ne viennent pas nous voir quand ils partent." Et d'ajouter : "Dans les PSE, aucun accompagnement n'est prévu pour les fins de contrats d'intérim. Il y a un vide juridique. C'est aux politiques d'agir."

Des actions solidaires entre CDI et intérimaires ont parfois lieu, comme celle, début juillet, dans l'activité peinture de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois. Elle a débouché, pour les intérimaires, sur le renouvellement de leurs contrats d'octobre à janvier 2013 et sur un accompagnement par les sociétés d'intérim avant la fin de leur mission, notamment. Mais que se passera-t-il si le site d'Aulnay ferme ? Il compte 375 intérimaires, selon la CGT, et ce nombre devrait augmenter d'ici à la fermeture, au rythme des mutations des salariés en CDI vers d'autres sites. "Si on en vient à négocier un PSE, on demandera la même prime pour tous, avance Philippe Julien, secrétaire CGT du site. Sur les chaînes de montage, ils représentent 50 % à 80 % de l'effectif. Si on veut mener des grèves, il faut les mettre dans le coup."

Depuis mars, le contrat de sécurisation professionnelle, destiné à l'origine aux salariés licenciés économiques des entreprises de moins de 1000 employés, est expérimenté dans 28 bassins d'emploi pour les personnels en fin de mission d'intérim, de CDD ou de contrat de chantier. Cette mesure, prise dans le cadre d'un accord entre l'Etat et le Prisme, propose un soutien renforcé pour aider ces travailleurs à retrouver un emploi stable. Les formations sont financées par le Fonds d'assurance formation du travail temporaire et 8 700 places ont été programmées. Un tout premier pas pour réduire les inégalités face à la perte d'emploi.

Francine Aizicovici

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 12:21

 

Voilà, il nous a pas quittés mais un peu quand même...pour une note optimiste disons que les Indignés Nîmois ont crées une cellule militante dans le Haut-Gard (on va concurrencer AQMI). J'espère qu'on lui manqueras un peu quelques temps (mais pas trop) quand même.
L'essentiel est qu'il soit à bon port avec tout son bardas (et un peu plus récolté au passage, on se refait pas...). Ce qu'il fera de sa nouvelle vie rurale dépendras de ce qu'il aura dans la tête. Objectivement beaucoup pourraient l'envier, pensez donc, être réveillé par le chant du coq au lieu des balayeuses et des poubelles...voir des milliards d'étoiles et pas quelques palotes lueurs au dessus des lampadaires, entendre le vent dans les arbres, couler la rivière...
William, dit d'Artagnan le Gribouille, me charge surtout de remercier milles fois tous ceux qui ont participé au convoi (5 véhicules, 9 Indigné-e-s), mais aussi ceux qui ont participé de près ou de loin aux brocantes dont une partie des revenus a été dédiée à payer le gas-oil de certains (d'autres ont pas voulus). Et puis il y a aussi ceux qui sont venus de temps en temps place de la la maison ronde  (voir Résistance 1.1, autre production 'Williamesque' mais pas le même) et qui redonnent, par leurs visites, aux plus réguliers (dont William était), le courage et la motivation pour persévérer.

Tout ça n'as peut-être pas directement lien avec la politique, le TSCG,  la révolution et tout le bazar mais au moins c'est de la solidarité concrète et un bel exemple
d'auto organisation et d'amitié. C'est une goutte d'eau échappée d' un océan de misère, de décérébralisation et d'individualisme.
 
On pourrait ricaner en  disant que tous nos efforts n'aboutissent qu' à déménager un copain, mais imaginez donc, bordel, ce que nous pourrions faire si on était des dizaines de milliers (voir plus, soyons fous) à agir ainsi. Un grand chambardement, pour sûr.
D'autre part, ceux qui ricanent ne savent pas ce que c'est concrètement un déménagement Williamesque...

 


On lâche rien (et surtout pas le canapé dans l'escalier).
  

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