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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 21:54

 

 

Le Monde.fr | 22.08.2012 à 11h48 • Mis à jour le 22.08.2012 à 15h02

Par Albelle Di Napoli

 
Un travailleur marque des rondins provenant des forêts de l'Etat de Sarawak, la partie malaisienne de Bornéo, en 2007. La déforestation touche particulièrement les pays de l'Asie du Sud-Est.

Mauvaise nouvelle pour la planète. Cette année, il n'aura fallu que 234 jours à l'humanité pour consommer toutes les ressources naturelles que la Terre peut produire en un an. Nous avons atteint, mercredi 22 août, le "Global Overshoot Day", le "jour du dépassement". En d'autres termes, nous vivrons à crédit jusqu'à la fin de l'année.

"L'heure du bilan a sonné", estime l'organisation non gouvernementale Global Footprint Network (GFN), qui calcule chaque année cette empreinte écologique. Le processus d'épuisement des ressources naturelles s'accélère : le "jour du dépassement" intervient cette année trente-six jours plus tôt qu'en 2011. En 2005, la limite fut atteinte un 20 octobre ; en 2000, c'était un 1er novembre.

Depuis 2003, les experts de GFN évaluent la quantité de ressources à travers le monde et la manière dont elles sont gérées. Avec pour unité de mesure l'hectare global (hag), la méthode consiste à comparer cette "biocapacité" à la consommation réelle de chaque pays.

 

 UNE SEULE PLANÈTE NE SUFFIT PLUS

Cette année, leur système de calcul a été affiné et a permis de publier de nouveaux chiffres, plus précis, pour les cinquante dernières années. Le résultat ? "Un déficit écologique qui se creuse de manière exponentielle depuis cinquante ans", constate Mathis Wackernagel, fondateur de GFN.

Une seule planète ne suffit plus pour subvenir à nos besoins et absorber nos déchets. Désormais les besoins de l'humanité dépassent de 50 % les ressources disponibles, lesquelles ont quasiment diminué de moitié depuis 1961.

Les experts du Global Footprint Network comparent la biocapacité de chaque pays et sa consommation réelle à l'aide d'une unité de mesure, l'hectare global (hag) par habitant.

Rappelant que les risques de pollution (chimique, radioactive, etc.) ne sont pas comptabilisés dans cette étude, le président de GFN prévient : "La dégradation des milieux naturels se traduit inévitablement par une baisse des surfaces productives et notre dette, qui s'alourdit, condamne aux dépens les générations futures."

En 2008 (les données pour les années suivantes ne sont pas encore traitées), l'empreinte écologique de l'humanité s'élevait à 2,7 hag par habitant pour une capacité limite de 1,8 hag/hab. Principaux responsables du déficit, les rejets de dioxyde de carbone constituent 55 % de l'empreinte écologique mondiale. Le reste revient à l'exploitation des milieux naturels.

 

PRESSION DISPROPORTIONNÉE

La pression des pays riches est disproportionnée. En tête du classement, le Qatar a fini par dépasser le Koweït et les Emirats arabes unis, avec une consommation de 11,68 hag/hab. Il faudrait cinq planètes uniquement pour absorber la production qatarie de C02.

Au total, sur les 149 pays observés, 60 sont responsables de la dette. En 23e position, figure la France, dont la biocapacité a reculé de 20 % entre 2005 et 2008. Désormais, ses besoins dépassent de 70 % les ressources disponibles. C'est bien au-delà de la moyenne mondiale. Le déficit s'est creusé très vite : le score hexagonal s'élevait à 44 % en 1995, à 54 % en 2005.

Excédentaire, la Chine se place au 73e rang du classement. Le géant asiatique est le premier émetteur mondial de gaz carbonique par tonne métrique, mais son empreinte écologique est relativisée une fois rapportée au nombre d'habitants.

Le rapport de 2012 sur l'état de la planète, mené conjointement avec l'ONG WWF, complète ces résultats. Entre 1970 et 2008, la biodiversité a chuté de 30 % à l'échelle du globe, et les chercheurs estiment qu'au moins 0,01 % des espèces vivantes disparaissent chaque année. Le chiffre correspond aux dernières estimations de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). "Il existerait sur Terre entre 15 et 20 millions d'espèces animales et végétales. Parmi elles, 19 817 sont en train de disparaître", témoigne Florian Kirchner, chargé de programme sur l'extinction des espèces.

Pour M. Wackernagel, ni l'austérité ni la croissance n'éviteront la faillite du système, le défaut de régénération de la Terre sera le facteur limitant de notre économie. "Car la tendance finira par se renverser, que ce soit à dessein ou par désastre."

Albelle Di Napoli

 

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 21:45

 

 

 

Exit la promesse du candidat François Hollande de bloquer temporairement les prix des carburants. Pour tenter d'enrayer la hausse des prix à la pompe, lesquels sont désormais très proches de leurs niveaux du printemps, le gouvernement a finalement décidé de jouer sur un autre levier, celui de la fiscalité.

Sur BFMTV-RMC, Jean-Marc Ayrault a annoncé que les taxes sur les carburants allaient connaître une diminution « modeste » et « provisoire ». Le premier ministre n'a pas livré plus de détails mais le plus probable est que cette baisse temporaire concerne la taxe intérieure sur la consommation des produits pétroliers (TICPE) qui remplace depuis 2010 la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), selon un spécialiste du dossier. La TICPE est, avec la TVA et la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), l'une des trois taxes afférentes aux carburants.

En 2010, selon les chiffres du ministère de l'écologie, la TICPE a rapporté 23,9 milliards d'euros dont 14,2 milliards à l'Etat, le reliquat revenant aux régions et aux départements, mais le premier ministre a indiqué que la baisse concernerait la part de l'Etat. Ce qui promet donc d'être coûteux pour les finances publiques. L'ancien gouvernement avait chiffré à 1,25 milliard d'euros le manque à gagner fiscal d'une baisse de taxes de 10 centimes par litre durant trois mois.

En acceptant de se priver de recettes, l'exécutif met parallèlement la pression sur les industriels du secteur. Producteurs et distributeurs sont appelés à prendre leur part. « Je souhaite que l'effort soit partagé et que ce soit un effort vrai », a insisté mercredi à la mi-journée Pierre Moscovici. Le ministre de l'économie, à qui sera remis le 24 août un rapport sur la formation des prix des carburants, recevra ensuite le 27 août les associations de consommateurs et le 28 les industriels du secteur. A l'issue de ces rencontres, il devrait annoncer les modalités pratiques arrêtées par le gouvernement pour limiter la hausse des prix à la pompe.

Le secteur pétrolier, qui va déjà devoir acquitter en 2012 une surtaxe de 500 millions d'euros, accueille pour l'instant avec satisfaction les déclarations de Jean-Marc Ayrault, jugeant qu'elles vont « dans le bon sens ». « On avait dit depuis le début que pour atténuer l'augmentation des prix des carburants, il fallait d'abord jouer sur les taxes, le gouvernement reconnaît cette réalité », a dit à Reuters Jean-Louis Schilansky, le président de L'Union française des industries pétrolières.

Selon les chiffres communiqués par le ministère de l'écologie et du développement durable, la fiscalité représentait en 2010 plus de 60 % du prix de l'essence (61,4 % pour le sans plomb 95 et 60,3 % pour le sans plomb 98) et 53,7 % pour le gazole. Pour s'opposer au gel temporaire des prix, les professionnels avaient mis en avant l'argument selon lequel un blocage risquait d'aggraver les difficultés de la filière française du raffinage et d'accélérer les fermetures de stations-service.

Si elles satisfont le secteur, ces annonces suscitent le scepticisme des alliés Verts du gouvernement et l'opposition de l'UMP. Ainsi le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé, qui « ne pense pas que ce soit ce type de mesure circonstancielle qui puisse résoudre le problème extrêmement important que rencontrent nos entreprises et nos ménages par rapport au coût de la facture énergétique, par rapport au prix de l'essence. Nous aurions pu nous tourner vers une aide directe aux ménages les plus défavorisés et qui ont besoin d'une aide publique pour compenser cette baisse dramatique du pouvoir d'achat. Ce qui est intéressant c'est de pouvoir discuter entre nous, et je dis très sincèrement ma perplexité quant à la réalité, à la portée de cette mesure. »

Pour sa part, l'ancienne ministre du budget, Valérie Pécresse, a dénoncé sur RTL « un marché de dupes », expliquant que « si Jean-Marc Ayrault baisse les taxes sur les carburants, il faudra bien qu'un autre contribuable paye pour que le déficit budgétaire ne s'aggrave pas, donc on va donner aux consommateurs d'essence une baisse de taxe, et on fera une hausse d'impôts par ailleurs sur d'autres taxes, donc en réalité on reprendra d'une main ce qu'on donne de l'autre. Aujourd'hui, le gouvernement choisit la démagogie de court terme, les Français payeront. »

Outre l'annonce sur la baisse des taxes, le premier ministre a également indiqué vouloir mettre en place « un organisme de surveillance de l'élaboration des prix » des carburants, à l'image d'un observatoire qui vient d'être instauré en Allemagne. En France, il existe déjà un observatoire des prix et des marges placé sous l'autorité de Bercy et dont l'objet est de scruter chaque mois les prix et les marges de différents produits de consommation, dont les carburants.

Anne Eveno

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 21:37

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 22.08.2012 à 15h36 • Mis à jour le 22.08.2012 à 16h06

 
Fondateur de l'Asia Commercial Bank, l'une des plus importantes banques vietnamiennes, le célèbre banquier est décrit comme l'une des cent plus grosses fortunes du pays.

La Bourse vietnamienne continuait de baisser mercredi 22 août, deux jours après l'arrestation d'un banquier milliardaire proche du pouvoir – signe de la nervosité des milieux d'affaires qui s'interrogeaient sur la signification de ce nouveau scandale politico-financier.

Vers 14 h 30, l'indice VN de la Bourse de Ho Chi Minh-Ville (ex-Saïgon, au sud du pays) perdait 1,59 %, emporté par la chute de plusieurs titres bancaires, et ce après une première baisse de 4,7 % mardi à la suite de l'annonce de l'arrestation de Nguyen Duc Kien, 48 ans, pour "activités économiques illégales".

Fondateur de l'Asia Commercial Bank (ACB), l'une des plus importantes banques vietnamiennes, dans laquelle le groupe britannique Standard Chartered détient des parts, le célèbre banquier est décrit comme l'une des cent plus grosses fortunes du pays. Et sa participation au capital de plusieurs banques, comme ses liens présumés avec le sommet du pouvoir vietnamien dont le premier ministre, Nguyen Tan Dung, ont transformé son arrestation en secousse sismique.

 

"UNE SURPRISE ÉNORME"

La Banque centrale (SBV) a injecté 5 000 milliards de dongs (240 millions de dollars) pour soutenir le marché, en appelant le public au calme et en réaffirmant qu'elle était prête à intervenir plus activement. Elle a également indiqué que Kien était poursuivi non pour son rôle dans l'ACB, dont il détient moins de 5 %, mais pour des malversations dans trois autres sociétés qu'il préside.

Le titre de la banque n'en a pas moins replongé de près de 7 % mercredi, après une dégringolade semblable la veille, soit la chute maximale autorisée en une journée avant que le titre soit suspendu. Et d'autres ont suivi, comme l'Eximbank, dans laquelle Kien a aussi des parts, qui a chuté de 4,5 % après les 4,9 % de mardi.

"C'est une surprise énorme pour les milieux bancaires au Vietnam, y compris les banquiers étrangers", a réagi un banquier basé à Hanoï sous couvert de l'anonymat. L'affaire est interprétée comme la partie émergée de querelles au sommet du Parti communiste au pouvoir. 

Kien, très présent dans la vie publique, était également partie prenante dans la réforme du système bancaire vietnamien, entamée par les autorités en 2011 pour assainir un secteur plombé notamment par les dettes toxiques et des méthodes de gestion inadaptées, héritées de l'économie planifiée.

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 21:31

 

 

Le Monde.fr | 22.08.2012 à 22h40

 

Un tribunal de Porto Alegre a condamné le géant américain Monsanto à payer une amende de 250 000 dollars pour une publicité mensongère sur le soja transgénique. Monsanto "a fait de la publicité abusive et mensongère en faisant l'éloge d'un produit (soja transgénique) dont la vente était interdite au Brésil et n'a pas dit que ses prétendus bénéfices étaient remis en question par la communauté scientifique", a argué le juge de deuxième instance, Jorge Antonio Maurique, dans sa sentence diffusée mercredi 22 août.

Monsanto avait diffusé en 2004 une publicité qui prônait l'utilisation de graines de soja génétiquement modifiées alors qu'elles étaient interdites au Brésil, ajoutant qu'elles étaient bénéfiques pour l'environnement, a rappelé le juge.

Le géant américain pourra faire appel de la sentence et son service de presse a dit qu'il attendait la communication officielle pour se prononcer. Si la sentence est maintenue, la multinationale devra verser 500 000 reais, soit plus de 200 000 euros, à l'Etat brésilien et devra mettre en évidence les effets négatifs des désherbants à partir desquels les graines de soja sont modifiées.

Monsanto fait l'objet depuis quatre ans d'un autre procès au Brésil en raison du soja transgénique. En 1998, les premières semences OGM de soja sont entrées en contrebande dans le pays, via l'Argentine, et leur utilisation a été interdite jusqu'à la dernière décennie.

On estime aujourd'hui que 85 % des plantations de soja au Brésil, second exportateur mondial, contiennent des graines génétiquement modifiées.

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 21:23

 

 

LE MONDE | 22.08.2012 à 14h38 • Mis à jour le 22.08.2012 à 15h09

Par Philippe Pons (Tokyo, correspondant)

 
Pour la première fois, des poissons capturés au large d'Ibaraki - à quelque 150 km au sud de la préfecture de Fukushima - ont montré des taux de radioactivité légèrement supérieurs aux normes admises, le 5 avril 2011.

Le niveau record de radioactivité détectée dans des poissons - du type de la rascasse - pêchés au large de la centrale accidentée de Fukushima pourrait affecter la reprise, depuis le 1er août, de la vente des pieuvres de cette région sur le grand marché de gros de poissons et de fruits de mer de Tsukiji, à Tokyo.

L'opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power Co (Tepco) a annoncé, mardi 21 août, que des rascasses pêchées dans l'océan Pacifique à l'intérieur de la zone circulaire des 20 kilomètres autour de la centrale, fermée à toute activité humaine, présentaient un niveau de 25 800 becquerels (Bq) de césium par kilogramme. Ce chiffre - 258 fois supérieur au seuil fixé par le gouvernement - est le plus élevé depuis que sont effectués des examens sur les poissons et les coquillages après l'accident nucléaire du 11 mars 2011.

Selon Tepco, l'absorption de 200 grammes de ce poisson entraînerait un niveau de radioactivité de 0,08 millisievert (mSv) pour le corps humain - en France, la limite annuelle admise est de 1 mSv par an. Le précédent record de radioactivité (18 700 becquerels de césium par kilogramme) avait été découvert dans des poissons de rivière du département de Fukushima.

Les rascasses contaminées ont été pêchées, le 1er août, à un kilomètre au large du fleuve Ohta au cours des tests mensuels de radioactivité menés par l'entreprise. Ces poissons sont interdits à la vente depuis l'accident. Comme ils vivent dans les profondeurs, il est possible, avancent les experts, qu'il existe au fond de la mer des lieux de concentration de radioactivité. Tepco compte tester les crabes et les crevettes afin de détecter l'origine de cette contamination.

Il y a une dizaine de jours, des chercheurs japonais avaient établi que des anomalies observées chez les papillons de la région de la centrale étaient vraisemblablement liées à la radioactivité.

 

CERTIFICAT D'INSPECTION

Depuis juin, les pêcheurs du département de Fukushima avaient été autorisés à prendre des pieuvres et des coquillages dans un rayon de 50 kilomètres de la centrale. C'est le cas des pieuvres pêchées à Soma (département de Fukushima). Ne présentant pas de traces de radioactivité, elles ont fait leur apparition au mois d'août sur le marché de Tsukiji, à Tokyo, ainsi qu'à Nagoya. Il s'agit de la première livraison de produits de la mer de la région depuis mars 2011. Les pieuvres sont étiquetées comme provenant de Fukushima avec un certificat d'inspection.

Ces premières livraisons devaient être les prémices d'une reprise de la vente de pieuvres provenant de la région sinistrée. Selon le président de l'union des coopératives de pêche du département de Fukushima, Tetsu Nozaki, "le niveau de radioactivité découvert dans les rascasses pourrait inquiéter les consommateurs".

Les restrictions à la consommation des produits des régions qui risquaient d'être contaminées au cours de 2011 ont été levées. Dans la région de Fukushima, la population reste méfiante. A Tokyo, beaucoup d'habitants sont attentifs à l'origine des produits (légumes, viande). Ceux de Fukushima sont en général moins chers.

A la suite de la suspension des arrivages de poissons pêchés aux alentours de la zone contaminée, les consommateurs à Tokyo étaient moins regardants sur la provenance des poissons et les patrons de sushiya (restaurants de poisson cru) se disaient plus affectés par la morosité économique que par l'inquiétude suscitée par les risques de radioactivité. C'était avant la publication des derniers tests mensuels.

Philippe Pons (Tokyo, correspondant)

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 21:15

 

 

L'indifférence des grandes villes pour le débat sur le nucléaire.

 


Un drôle de Tours.

Étape 17 Avoine - Tours

 


 

 

Jusqu'à présent, la Caravane des indignés du nucléaire avait toujours eu bel et chaleureux accueil le long de son parcours et surtout au terme de chaque étape. Le problème de l'hébergement des courageux cyclistes ne se posa jamais de manière aussi cruciale qu'en ce mardi devant l'hôtel de ville de la bonne ville de Tours. Heureusement, il y a toujours un bon samaritain pour ouvrir sa porte, fusse cette fois pour un petit peloton dégoulinant de sueur !

 

Le comité d'accueil fut composé en plus de quelques militants, de deux policiers municipaux zélés qui n'hésitèrent pas à jouer du carnet à souche pour notre véhicule suiveur et d'un vigile au contact bien glacial pour ce temps caniculaire. Les autres sympathisants locaux avaient sans doute mangé l'information, nous étions bien tristes de ne pouvoir partager notre courroux nucléaire. Seuls nos fiers coursiers sur le parvis de ce bâtiment prestigieux écoutaient la complainte des indignés.

 

Nos amis les journalistes qui jusqu'alors, avaient toujours eu la délicatesse de répondre à notre invitation restèrent parfaitement invisibles, le papier du jour en page départementale devait nous suffire, voilà qui avait le mérite de la franchise. Il est vrai que le désordre provoqué par les travaux du tramway, la chaleur caniculaire, la fin des vacances, la préparation de la rentrée, …, tous ces sujets majeurs permettraient sans aucune doute d'alimenter les colonnes du lendemain.

 

Nous sommes entrés en territoire totalement acquis à la cause de l'atome. Le fait est certain, il ne faut pas contrarier les thuriféraires du nucléaire. Déjà au départ d'Avoine, un homme s'était montré particulièrement agressif et méprisant à notre en-contre. Il était porteur de la lumière, nous étions les forces de l'obscurantisme …

 

Circulez, dégagez, retournez à vos bougies ! La formule de l'ancien président de la République a fait bien des émules. On se demande avec tous ces gens qui sont de mèches avec cette opinion élémentaire, voire simpliste, comment a-t-il pu être battu en mai dernier ! Mais laissons-là ces préoccupations, le remplaçant semble désormais rallier à cette si belle énergie.

 

Il n'était que le prolongement des insultes essuyées la veille émanât de quelques salariés irascibles de la centrale d'Avoine. Il est vrai qu'ils défendent leur outil de travail et qu'importe si celui-ci les met quotidiennement en danger et pourrait éventuellement toucher toute la population de leurs voisins et amis. Si le silence est la règle de la belle maison EDF, que ses employés restent sur cette ligne et nous évitent ces orrions inutiles.

 

La journée fut ordinaire, à n'en point douter pour les vieux routiers de ce marathon cycliste. Pour moi qui arrivais, le choc fut terrible. Le rythme toujours difficile d'un groupe qui avance à bicyclette. L'un file plus vite, l'autre veut visiter un château, celui-ci n'en fait qu'à sa tête (c'est moi), ceux-là rebroussent leur chemin à mi-parcours comme c'était convenu, ces deux-là nous arrivent à contre-courant. C'est une pétaudière ambulante, il faut néanmoins assurer un minimum de discipline pour parvenir à l'heure aux rendez-vous fixés.

 

Autre difficulté, la logistique alimentaire. Circulez avec quelques réserves par un temps pareil est parfaitement inconscient. J'ai eu le grand plaisir de partager ma journée avec un camembert très odorant, parfaitement indépendant qui donna à mon périple en bords de Vienne, Loire, Cher ou Indre (nous avons eu droit à ces quatre compagnies aqueuses) un petite touche olfactive assez gênante. Le plus insupportable c'est que ce digne fromage français ait eu l'envie de me dépasser !

 

Voilà, vous savez tout des coulisses de cette manifestation un peu foutraque, totalement déjantée (ce qui n'est guère prudent quand on a la prétention de se déplacer à vélo), parfaitement indispensable, merveilleusement enthousiaste. Demain sera un autre jour, je me ferai sans doute un peu plus aux usages de la bande qui vient de recevoir un nouveau renfort, un tourangeau téméraire qui partagera la vie intrépide et surprenante de ce grand Barnum militant.

 

Carnetdebordement leur

 

Caravane à vélo de Plogoff à Fessenheim

des indignés de plus en plus inquiets du nucléaire

 

DIMANCHE 5 AOUT : départ de Plogoff

 

Ce qui leur reste à faire :

 

mercredi 22 aout : départ de Tours 10 H devant la mairie

arrivée à Chaumont-sur-Loire 10 H devant la mairie

 

jeudi 23 aout : arrivée à la centrale de SAINT LAURENT DES EAUX

 

vendredi 24 aout : arrivée à Orléans

 

samedi 25 aout : arrivée à la centrale de DAMPIERRE EN BURLY

 

DIMANCHE 26 AOUT : arrivée à la centrale de BELLEVILLE

 

lundi 27 aout : arrivée à Entrains-sur-Nohain

 

mardi 28 aout : arrivée à Vézelay

 

mercredi 29 aout : arrivée à Semur-en-Auxois

 

jeudi 30 aout : arrivée à Darcey

 

vendredi 31 aout : arrivée à Moloy (Valduc,CEA : centre nucléaire pour la production d'armements)

 

samedi 1er septembre : arrivée à Dijon

 

DIMANCHE 2 SEPTEMBRE : arrivée à Pesmes, après passage à Pontailler-sur-Saône (déchets, stockage. Installation de stockage de déchets dangereux ayant reçu des boues de décantation de très faible activité provenant du Centre d'Etudes de VALDUC)

 

lundi 3 septembre : arrivée à Besançon

 

mardi 4 septembre : arrivée à Baume-les-Dames

 

mercredi 5 septembre : arrivée à L’Isles-sur-le Doubs

 

jeudi 6 septembre : arrivée à Montbéliard

 

vendredi 7 septembre : arrivée à Mulhouse

 

SAMEDI 8 SEPTEMBRE : arrivée à la centrale de FESSENHEIM

 

et DIMANCHE 9 SEPTEMBRE : festivités puisballade à WYHL en Allemagne. En 1975, occupation du chantier de la centrale nucléaire par 25 000 militants pendant 8 mois : de Kaisergaust (Suisse) à Gerstheim (Bas-Rhin), 12 projets de réacteurs sur le Rhin sont abandonnés.

 

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 21:49

 

challenges.fr

Créé le 14-08-2012 à 09h25 - Mis à jour à 10h48

DECRYPTAGE Google vient d'ajouter les mails perso aux données accessibles avec son moteur de recherche. Et la plupart des messageries ont des robots qui lisent votre correspondance.

 

 

Qu'il s'agisse de Gmail, hotmail ou yahoo mail, les grandes messageries disposent de robots qui analysent le contenu des mails afin de mieux cibler la publicité. C'est le prix à payer pour disposer d'un service gratuit. (SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA)

Qu'il s'agisse de Gmail, hotmail ou yahoo mail, les grandes messageries disposent de robots qui analysent le contenu des mails afin de mieux cibler la publicité. C'est le prix à payer pour disposer d'un service gratuit. (SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA)

Les internautes ont tendance à l’oublier : la gratuité de leurs messageries électroniques a, la plupart du temps, pour contrepartie la présence de publicités. Et ces bannières sont de plus en plus ciblées… grâce à l’analyse du contenu des mails, de l’objet aux pièces jointes. Les récentes annonces de Google sur l’amélioration de son moteur de recherche en y introduisant une dimension "personnalisée" via les boîtes de courriels viennent le rappeler. Le secret de la correspondance électronique existe-t-il seulement ?

Techniquement, oui. Yahoo et Google insistent sur le fait que les messages sont analysés par des robots sans intervention humaine. Cela permet d’ailleurs de bloquer "environ 1800 spams par utilisateur et par mois", selon un responsable de Yahoo cité par le site Owni. On comprend donc, entre les lignes, que l’analyse des contenus reste incontournable. En témoigne le site Visualize de Yahoo capable de montrer, en temps réel, sur une carte du monde, où et combien de courriels sont postés mais aussi de dévoiler les thèmes qui intéressent le plus ses abonnés par catégorie d’âges et par sexe. Uniquement en scannant l’objet du message, promet Yahoo. Les très probables liens entre Google et les services secrets américains prouvent aussi que ce type d’analyse se pratique. Quelles qu’en soient les raisons.

 

Pour éviter la pub, il faut accepter de payer

"L’e-mail, c’est vos affaires ; Google en fait les siennes !", clame depuis quelques mois Microsoft. Le roi du logiciel en a même fait une vidéo désopilante intitulée "Gmail Man" postée sur la chaîne officielle de Microsoft sur YouTube:  "Certains services d’e-mails, comme Gmail, lisent réellement le contenu de vos e-mails (sortants et rentrants, même si vous n’êtes pas un utilisateur de Gmail mais que vous en envoyez à quelqu’un qui l’est), afin de décider quel genre de publicité vous envoyer", note la firme citée sur le blog Presse Citron.

Les internautes utilisateurs de messageries Yahoo ou Gmail mais aussi Hotmail de Microsoft n’ont donc vraisemblablement pas la possibilité d’éviter le scan du contenu de leurs courriers électroniques. Ils peuvent toutefois en limiter la conséquence la plus pénible, également source principale de revenus de ces groupes internet : la publicité.

Yahoo propose une version payante, à 15 euros par an, garantie "sans pubs graphiques".  Apple vient, de son côté, de fermer Mobile me, une messagerie payante sans publicité. Ses abonnés ont conservé leur adresse se terminant par "@me" mais ils doivent passer par  iCloud, son service de stockages "dans les nuages" des données contenus dans les iPhone, iPad, MacBook et autre iMac.

 

Les annonces "personnalisées" peuvent aussi être mises à l'index

En cherchant bien, on peut aussi supprimer l’option permettant des "campagnes publicitaires personnalisées", que ce soit sur Yahoo mail, Gmail  ou Hotmail. Par contre, comme le précise Microsoft, "un refus n’implique pas que plus aucune annonce ne s’affichera ni qu’il y en aura moins. Toutefois, si vous choisissez cette option, les annonces affichées ne seront plus personnalisées"… Ces plateformes font le pari que les internautes préféreront, quitte à avoir de la publicité, voir celles qui les concernent le plus.

Est-ce là le seul choix ? Pas forcément. Des messageries nées du monde de la recherche et du logiciel libre existent. Des sites tels que no-log.org ou riseup.net proposent des messageries gratuites, sécurisées et sans publicité. Serait-ce sinon le rôle de la Poste, garant du secret des courriers transmis dans les enveloppes ? Faudra-t-il alors s’acquitter d’un « timbre électronique » contre la garantie de ce service ? Un sénateur UMP s’était inquiété, il y a quelques mois, de cette possibilité. En fait cette éventualité était seulement sortie de l’imagination facétieuse de la Dépêche du Midi

 

 

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 21:41

 

 

LE MONDE | 21.08.2012 à 14h30 • Mis à jour le 21.08.2012 à 14h34

Par Jean Chaussade, géographe, directeur de recherche honoraire au CNRS

 

Les énormes bateaux usines et thoniers congélateurs, capables de pêcher et de transformer en quelques jours ce que des flottilles de milliers de bateaux artisanaux ne pourraient effectuer en une année, sont une illustration du génie humain. Mais ils sont aussi le révélateur de notre impuissance à gérer ces ressources marines de manière raisonnable, telle que tous les hommes puissent également profiter de ces richesses ou que celles-ci ne soient pas gaspillées par une exploitation désordonnée et excessive.

Le pillage des ressources aquatiques ne date pas d'hier. Mais il s'est accéléré au cours des dernières décennies. La raison : d'une part, l'élargissement du marché des produits de la mer ; d'autre part, les multiples perfectionnements apportés aux bateaux de pêche, aux engins de détection et de capture, à la mise au point de techniques aquacoles plus performantes, etc.

De quelques millions de tonnes au début du XXe siècle, on est passé à 70 millions en 1970 et à 145 millions aujourd'hui. Mais ce bond en avant ne s'est pas fait dans le sens souhaité d'un développement harmonieux ou durable. L'homme s'est jeté à la conquête des mers avec une frénésie et une insouciance touchant à la folie. En considérant l'évolution de ces dernières années, on se rend compte que les Etats, les administrations, les armateurs, les capitaines de bateaux et, dans une certaine mesure, les pêcheurs eux-mêmes se sont comportés à l'égard des ressources vivantes de la mer comme des prédateurs impénitents, avides de répondre à des besoins économiques, sans souci de l'avenir. Ils ont refusé d'admettre que cette manne n'est pas inépuisable.

Or, les politiques menées ont conduit à une surexploitation chronique des ressources marines et à un appauvrissement généralisé de la biodiversité. Une des causes majeures de ces dysfonctionnements réside dans le choix d'une stratégie des pêches qui relève de la fuite en avant. Elle consiste à satisfaire coûte que coûte la demande croissante en protéines animales en lançant des bateaux et des engins de plus en plus puissants, de plus en plus performants de façon à traquer les poissons.

Cette course à l'investissement (soutenue par les aides multiples des Etats nationaux, des régions, etc.) a conduit à un triple résultat négatif. Tout d'abord, sur le plan biologique, on constate une dégradation généralisée des ressources aquatiques par surexploitation des stocks. Tous les experts s'accordent à dire que 80 % à 85 % des dix principales espèces pêchées dans le monde sont exploitées ou surexploitées.

Puis, sur le plan économique, il faut déplorer une hausse continuelle des frais d'exploitation des bateaux. D'où une baisse inexorable de la rentabilité des entreprises de pêche que les pouvoirs publics se voient contraints de compenser par des aides à la construction, à l'équipement, à la stabilisation des prix du gazole, à la démolition des bateaux vétustes...

Enfin, sur le plan social, l'allongement et la multiplication des sorties en mer, l'accélération des cadences à bord des bateaux constituent autant de facteurs qui ont pour effet de rendre plus pénible le travail accompli par les marins pêcheurs. A cela s'ajoute le sentiment qu'ils éprouvent de ne pas être rémunérés à proportion des efforts fournis.

Et s'il n'y avait que cela ! Le véritable scandale vient surtout du fait que ces ressources vivantes sont encore trop souvent dilapidées et perdues. Au premier rang des gaspillages, il y a les rejets par-dessus bord (non comptabilisés dans les statistiques officielles) : environ 30 millions de tonnes, soit près de 30 % de tout ce qui est pêché dans les eaux maritimes et continentales.

Autre exemple de gâchis : les pêches minotières ou pêches ciblées sur des espèces de faible valeur marchande destinées à la fabrication de sous-produits, essentiellement des huiles et des farines de poisson utilisées dans la fabrication d'aliments composites pour nourrir les volailles, les bovins, les porcins, les poissons d'élevage, etc. D'après les statistiques de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), près de 30 millions de tonnes sont ainsi utilisées à des fins de consommation animale, soit un autre quart des captures opérées dans les eaux marines et continentales. C'est fou.

Car quels que soient les arguments invoqués pour justifier de telles pratiques, le fait de pêcher des protéines animales pour élever d'autres animaux d'élevage, lesquels sont destinés à fournir des protéines animales à des fins de consommation humaine, est une absurdité biologique. En effet, le poulet, le saumon ou la crevette que l'on nourrit ainsi ne fait que se substituer au prédateur naturel, c'est-à-dire au carnivore qui se situe au deuxième degré dans la chaîne alimentaire. Il prend sa place en ne restituant qu'une faible part des protéines absorbées.

Autrement dit, l'opération d'élevage, telle qu'elle est pratiquée, ne se traduit par aucun gain nutritionnel. Le seul intérêt est que le poulet ou le saumon, une fois élevé, est plus accessible que le poisson qu'on devrait aller pêcher en mer ; un avantage économique à court terme qui ne saurait justifier une telle déprédation des ressources halieutiques. Si l'on additionne les rejets par-dessus bord et les tonnages qui vont à la fabrication de sous-produits, on arrive à un total de prises perdues ou mal utilisées de l'ordre de 55 à 60 millions de tonnes.

Enfin, dernier volet et non des moindres, les grandes inégalités qui président au partage des ressources halieutiques. Dans le climat de concurrence et de compétition acharnées que se livrent les Etats pour s'octroyer la part maximale de ces ressources, seul le petit nombre de pays les plus avancés ont été en mesure de tirer leur épingle du jeu.

C'est ainsi que, depuis les années 1960, sous la pression d'un marché en expansion, on a assisté à une ruée des flottes européennes, russes, japonaises, coréennes et chinoises sur les stocks de poissons démersaux (morue, lieu, merlan) et pélagiques (thon, hareng, maquereau, menhaden, chinchard). Pour se protéger de l'invasion de ces flottes étrangères dans leurs eaux côtières, les pays riverains ont réussi à imposer en 1982 (Convention de Montego Bay), et non sans d'âpres discussions, des zones économiques exclusives (ZEE) jusqu'à 200 milles des côtes.

De nombreux pays en voie de développement se sont retrouvés à la tête d'une zone maritime qu'ils n'avaient pas les moyens de contrôler et d'exploiter pour leur propre compte. Si bien que les pays développés, mettant à profit l'article 62 de la Convention, ont pu passer des accords de coopération autorisant leur flotte à venir pêcher à l'intérieur des ZEE de ces pays lointains contre le versement de compensations financières et le paiement par leurs armateurs de diverses redevances.

Ces accords n'ont pas été sans conséquences sur l'économie des pays du Sud ; ils ont apporté des revenus substantiels aux gouvernements des Etats qui disposaient d'abondantes ressources au large de leurs côtes (comme le Maroc, la Mauritanie, la Namibie, Madagascar, le Pérou et le Chili...). Mais les pêcheurs locaux ont constaté une baisse continuelle de leurs prises.

Jean Chaussade, géographe, directeur de recherche honoraire au CNRS

 

Jean Chaussade est l'auteur de Chemins de traverse (édit. Bénévent, 2011)

 

 

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 21:33

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 21.08.2012 à 16h57 • Mis à jour le 21.08.2012 à 17h15

 
Un des membres du collectif Anonymous.

Le collectif d'"hacktivistes" Anonymous a revendiqué, mardi 21 août, des attaques sur des sites Web du gouvernement britannique, en représailles à la gestion par Londres du cas Julian Assange, retranché dans l'ambassade d'Equateur au Royaume-Uni.

Anonymous a endossé sur Twitter la responsabilité d'attaques de déni de service, qui consiste à saturer les serveurs en requêtes, dans le cadre de l'opération #OpFreeAssange ("Libérez Assange"). Plusieurs sites institutionnels britanniques sont visés. Le ministère de la justice a reconnu que son site avait connu des "interruptions". "Des mesures sont été prises pour que le site fonctionne, mais des visiteurs pourraient ne pas y accéder de façon intermittente", a ajouté le ministère, précisant que le site ne contenait aucune "donnée sensible". Les services du premier ministre, David Cameron, ont eux affirmé que des attaques visant le site de Downing Street avaient "échoué".

A lire : LOIC, l'outil-clé en main de l'"Opération riposte"

Julian Assange, cofondateur du site WikiLeaks, est cloîtré dans l'ambassade de l'Equateur à Londres depuis deux mois alors qu'il est sous le coup d'une extradition vers la Suède, où il est accusé de viol et d'agression sexuelle par deux jeunes femmes.

A lire : Julian Assange et l'Equateur défient les autorités britanniques

M. Assange et ses défenseurs affirment que s'il est extradé en Suède, il risque d'être envoyé aux Etats-Unis où il encourt, selon lui, la peine de mort pour espionnage, après la publication en 2010 par son site internet WikiLeaks de télégrammes diplomatiques américains. L'Equateur lui a accordé le 16 août l'asile politique, mais Londres refuse de laisser l'Australien quitter le Royaume-Uni libre.

 

 
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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 14:47

 

On n'est pas là pour peser de l'avoine !

 


 

 

Après les périples bretons, bastion de la rébellion face au nucléaire, la Caravane fait son entrée en Région Centre, celle-là même qui a ouvert ses bras et son lit à l'énergie nucléaire. La Loire a été déposée dans la dot de ce mariage contre nature, offerte à l'appétit des tours de refroidissement, vendue à la gourmandise vorace d'une entreprise qui ne laissera que ruines et désolation après son passage, abandonnée aux radiations pour quelques siècles.

 

Les ligériens seront éternellement reconnaissants vis à vis de la fée électricité. Les poissons surtout, eux qui ont subi diverses attaques sournoises et diffuses. Le pyralène rend impropre à la consommation nos anguilles de plus de 800 grammes. Le PCB déversé dans le fleuve a souillé la

chair de ces pauvres bêtes qui ne demandaient rien à personne.

 

Pire encore, quelques accidents dans nos centrales ont offert leurs doses de radiations aux eaux du fleuve. Ce qui ne se pouvait pas, ce qui ne s'avoue pas est pourtant avéré. Il y a des traces de plutonium dans la Loire, mais, silence, n'en disons rien, nous serions une fois encore traités de propagateurs de mauvaises nouvelles pour déprimer le bon peuple électrisé par le progrès.

 

Pourtant, quand on fouille au plus près le dossier des centrales de nos rives, le constat est alarmant. Accidents en chaine, mensonges en cascades, impréparation totale de la fermeture pourtant inéluctable de ces sites, sanctuarisation de ces zones par des montagnes de béton, désolation économique après une prospérité illusoire.

 

Les noces d'atomes auront donc de lourdes conséquences dans notre vallée et encore, nous n'envisageons pas ici le pire! Chaque jour qui passe devient de plus en plus alarmant tant la maintenance de ces centrales vieillissantes est complexe, parfois aléatoire. Une crue exceptionnelle, un séisme tectonique, une embâcle ou un étiage catastrophique et c'est la débâcle (pas celle de la Loire mais la nôtre, les riverains du val nucléaire)

 

Oh, bien sûr, rien de ce qu'annoncent les Cassandres de l'écologie ne peut advenir en France, la sécurité y est supérieure à toutes les autres nations industrielles. D'ailleurs, il n'est qu'à voir la santé de notre industrie et de notre économie pour accréditer cette version magnifique. D'autant que

la loi du silence et du mensonge qui règne dans ce secteur favorise la confiance en cette doctrine d'état.

 

Alors, la Caravane à vélo va taper dans le dur. Si le circuit est plat, si la Loire à vélo est un itinéraire parfaitement balisé et roulant, le plus délicat sera d'affronter les élus locaux, inféodés dans leur grande majorité au dogme nucléaire, incapables d'envisager une alternative durable et si peu ouverts au débat contradictoire. Nous entrons en zone de réaction en chaîne et les cyclistes indignés risquent fort de trouver grises mines et portes fermées devant eux.

 

Nous mesurons la difficulté que nous aurons à faire entendre notre voix discordante dans le concert de propagande nucléaire qui est la règle dans la nucléaire-vallée. La pente risque d'être raide, le vent contraire, les chemins semés d'embûches, les étapes de chausse-trappes. Il faut s'attendre à bien des désagréments …

 

Alors, ne reculant pas devant l'obstacle, je laisse ma place d'observateur distant et rejoins l'escouade des valeureux. L'envoyé très spécieux se fait reporter de terrain (j'ai failli écrire de guerre). Pour cette traversée en zone hostile, pas de doute, il faut être au front pour rendre compte de la réalité et suppléer le cas échéant une presse locale qui peut subir les pressions habituelles dans cette région si libérale !

 

C'est donc à bicyclette que mon ordinateur suivra l'aventure de cette semaine à hauts risques. Car après la fermeture de Fessenheim, nous exigerons celle de Saint Laurent des eaux dont vous découvrirez prochainement les nombreuses vicissitudes …

 

Libellulement leur.

 

Caravane à vélo de Plogoff à Fessenheim

des indignés de plus en plus inquiets du nucléaire

 

DIMANCHE 5 AOUT : départ de Plogoff

puis ...

lundi 20 aout : arrivée à la centraled’AVOINE

mardi 21 aout : arrivée à Tours

mercredi 22 aout : arrivée à Chaumont-sur-Loire

jeudi 23 aout : arrivée à la centrale de SAINT LAURENT DES EAUX

vendredi 24 aout : arrivée à Orléans

samedi 25 aout : arrivée à la centrale de DAMPIERRE EN BURLY

DIMANCHE 26 AOUT : arrivée à la centrale de BELLEVILLE

lundi 27 aout : arrivée à Entrains-sur-Nohain

.

 

Les départs se font vers 10 heures devant la mairie de l'étape précédente. Rejoignez-nous pour un trajet militant !


Appel urgent pour éviter une nouvelle catastrophe nucléaire mondiale

http://www.avaaz.org/fr/petition/Appel_urgent_pour_eviter_une_nouvelle_catastrophe_nucleaire_mondiale/?cfWvucb

 

À consulter impérativement :

Le blog de Fukushima :http://fukushima.over-blog.fr/

Le blog officiel de la Caravane :http://caravane-plogoff-fessenheim.overblog.com/

Le blog officieux de la Caravane :http://www.chroniques-ovales.com/

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