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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 23:07

 




Université citoyenne d'Attac France du 24 au 27 août 2012 à Toulouse


La crise qui ne cesse de s'amplifier dévoile l'échec d'un système fondé sur la marchandisation de tous les espaces de la vie et de la planète. L'austérité sans limite, présentée comme la seule manière de concevoir l'avenir, menace les droits fondamentaux, précarise le travail et démantèle la protection sociale, dégrade la nature et met à mal une démocratie déjà bien chancelante.

Face à ce constat plus que préoccupant, l'université d'été d'Attac, ouverte à toutes et à tous, sera un moment chaleureux et festif lors duquel la réflexion et le débat pourront largement s'exprimer et s'enrichir. Nous travaillerons ensemble à l'élaboration de convergences et de propositions alternatives porteuses de logiques solidaires, écologiques, démocratiques et humaines. Cette université d'été créera un espace où la force de nos convictions altermondialistes élargira le champ des possibles et aiguisera notre exigence démocratique, afin de remettre en cause l'horizon indépassable du capitalisme.

 Cette université se situera dans la dynamique des moments forts d'Attac, au lendemain de la Conférence Rio+20 sur l'économie verte, au cœur de la campagne pour l'audit de la dette, à six mois du prochain Forum social mondial qui aura lieu en Tunisie. Elle favorisera la participation d'acteurs des nouveaux mouvements contestataires qui du Caire à New York, en passant par Madrid, Tunis et Dakar, se sont manifestés, tissant les convergences et initiant les transitions indispensables.
Nous nous retrouverons pour quatre plénières :

  • Peut-on refonder l'Union Européenne ?
  • Pour une transition écologique, faut il sortir du capitalisme ?
  • Vers une refondation démocratique.
  • Les mouvements sociaux face aux politiques d'austérité.
Avec la participation (sous réserve de confirmation) de Pablo Solon, Edgar Morin, Geneviève Azam, José Bové, Paul Ariès, Eric Toussaint, François Ruffin, Marianna Mortagua (Attac Portugal), Jacques Généreux, Etienne Balibar, Esther Jeffers, Yves Sintomer, Cristina Asensi, Gus Massiah, Alexis Passadakis (Attac Allemagne),...
 
Plus de quarante ateliers sont prévus, regroupés dans six filières thématiques : Comprendre et dépasser le capitalisme | Europe, stratégies et résistances | D'un bout du monde à l'autre, luttes, indignations et exigences démocratiques | Les alternatives concrètes | Dette sociale, dette financière, dette écologique | Hors filières.


Plus d'infos
:
http://www.france.attac.org/evenement/24-27-aout-toulouse-universite-citoyenne-dattac-france
Pour s'inscrire : http://www.france.attac.org - Bulletin d'inscription ici
Covoiturage possible: Se manifester auprès d'ATTAC Nîmes: nimes@attac.org



Bande annonce: http://attac-toulouse.org/spip.php?article1473
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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 22:59

CNR Midi-Pyrénées - mardi 31 juillet 2012

 

 

Le petit journal de la caravane Bohème.
Le 31 08 2012 minuit.

De Graulhet à Filheit du 14 juillet au 15 Aout....

La caravane s'est posée à Filheit le 23 juillet comme prévu.
Voir l'article précédent :
la caravane est arrivée...

Là, nous avons été accueilli par deux panneaux sur lesquels étaient disposés un arreté municipal de la mairie du Mas d'Azil interdisant la circulation des camions (entendez les nomades) aux abords du lac, redoutant sans doute un afflux massif de "bitnics résistants" envahissant le lieu d'accueil.

Merci Monsieur le Maire de la publicité que vous nous avez faites en vous opposant ainsi à notre venu pourtant programmée et pour laquelle nous attendons depuis Mars, toujours une rencontre. Vous êtes à ce propos invité à nous rendre visite au campement en soirée lors d'une assemblée populaire par exemple.

Merci de la publicité que vous nous avez faites : l'affluence de notre blog a dépassé tous les records d'audience journalier et nous passons désormais les 8000 visites en moyenne au mois !

Mais nous aurions aimé être accueillis autrement, comme bon nombre de vos concitoyens et en l'occurrence administrés l'ont fait, avec parfois hospitalité, et toujours dignité et humanité.

Nous aurions préféré que vous distribuiez notre programme pour inviter les habitant-e-s du Mas d'Azil et alentours à rejoindre la résistance, dans cette aventure créatrice de liens et d'initiatives diverses et variées.

Au lieu de cela, nous avons implanté le campement progressivement, et petit à petit sur la presqu'ile du lac de Filheit des tentes ont fleuri : Nous avons reçu des visiteurs de passage et d'autres se sont installés à nos cotés.
Le campement accueille maintenant une quinzaine de résistant-e-s bien occupés en ce moment en attendant le stage de désobéissance civile animé par Xavier Renou et qui devrait commencer demain. (infoline : 06 65 11 00 51)

Un atelier de confection de tchai a été improvisé cet après midi du fait de rencontres avec des habitants à proximité. C'est de cette même façon que nous avons procédé pour la discussion qui a eu lieu dans l'arrière salle d'un café du Mas d'Azil, discussion fort intéressante sur le nouvel ordre psychiatrique et le controle social animée par Olivier Labouret psychiatre résistant à l'hopital public d'Auch. Il prévoit par ailleurs de donner plusieurs conférences à partir de septembre dans le sud de la France. (+ d'info à venir)

Pour info : Le stage sur le corps et l'engagement politique qui devait se dérouler lundi 30 mardi 31 et mercredi 1 er Aout n'a pu se dérouler et le stage théatre forum qui était programmé du 2 au 5 Aout est annulé du fait d'un manque d'inscriptions à ce jour.

Nous tenons à remercier à ce stade de l'aventure tous les participant-e-s qui ont pu donner de leur disponibilité pour mener à bien cette aventure humaine inscrite dans une résistance créatrice d'alternatives émancipatrices des individus et des Peuples.

Le programme risque dans les prochains jours de vous réserver des surprises...

Restez vigilant et surtout,

FAITES DE LA RESISTANCE.

Le journal de la caravane, bientôt en tournée ? Qui sait ?
En tous les cas à très bientôt.
Et à demain peut être...
Contact :06 65 11 00 51

Créer, c'est résister.
Résister, c'est créer.

Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde.

La caravane Bohème.

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 22:53

 

 

http://reelledemocratie-lille.fr/indignes-de-lille/stand-des-indignes-a-la-braderie-solidaire.htm

Le mouvement des Indignés / Démocratie réelle maintenant est régulièrement présent dans les rues de Lille depuis maintenant plus d’un an et appelle la population à se réapproprier l’espace public. C’est pourquoi le samedi 1er et le dimanche 2 septembre 2012, nous, Indigné-e-s de Lille, occuperons la Braderie solidaire !

Nous informerons sur le mouvement des Indignés/Occupy/15 M/Démocratie réelle maintenant et les luttes majeures de par le monde en 2011/2012 : coupures de presse, diffusion de vidéos, filmographie, présentation des alternatives.

Notre objectif sera de susciter la réaction des passants : expression libre, cahier de doléances, création de pancartes.

Seront aussi proposés un espace de gratuité et de troc (livres, graines, bricoles, fringues…) et un espace détente.

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 22:47

 

liberation.fr - 31 juillet 2012 à 17:25

 

Une vieille porte marquée de l'inscription "Toujours occupé" est disposée sur le campement des "indignés", face à la Banque centrale européenne, à Francfort, le 31 juillet 2012
Une vieille porte marquée de l'inscription "Toujours occupé" est disposée sur le campement des "indignés", face à la Banque centrale européenne, à Francfort, le 31 juillet 2012 (AFP)

Le campement du mouvement des indignés ou "Occupy" à Francfort, qui devait être évacué mardi, va rester pour le moment en place, suite à une plainte déposée par les manifestants contre leur évacuation, a indiqué le maire de la ville, Peter Feldmann.

"Une décision +sur la plainte+ n'aura pas lieu avant jeudi après-midi", a déclaré un porte-parole du tribunal de Francfort. Suivant la décision du tribunal, les militants pourraient ensuite faire appel.

Dans un entretien à la radio Deutschlandradio, le maire de Francfort, M. Feldmann, a déclaré vouloir attendre pour évacuer le camp, suite à la plainte, "afin de ne pas piétiner certains droits fondamentaux".

Fin mai, un accord avait été conclu entre la municipalité et les "indignés" pour que ces derniers abandonnent au 31 juillet leur campement de tentes --qui regroupe quelques dizaines de militants anticapitalistes et personnes sans domicile--, notamment pour des raisons d'hygiène. Les autorités menaçaient de recourir à la force en cas de poursuite du mouvement.

Mais des militants ont fait savoir qu'ils ne voulaient pas partir volontairement et ont annoncé qu'ils s'apprêtaient à opposer une "résistance passive" aux forces de l'ordre.

Installé depuis mi-octobre au pied de la BCE en plein centre de Francfort, le campement du collectif "Occupy Frankfurt", qui milite contre "le pouvoir du capitalisme, de l'argent et des banques", est le plus ancien de ce type et de cette ampleur en Europe.

 

 

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 22:40

 

 

 

« La question qui se pose aujourd’hui n’est pas de savoir si nous manquons ou pas de réserves pétrolières, mais de sortir de cette dépendance qui ne cesse d’accumuler les dégâts environnementaux et humains. Savoir que notre sous-sol possède d’énormes réserves de gaz de roche ne doit donc pas nous obliger à les exploiter, quels que soient les progrès techniques. » Par Noël Mamère, député EELV de Gironde.

 


 


« Les dégâts du progrès ». C’est le titre que la CFDT avait choisi dans les années 1970 pour montrer les limites d’une conception du progrès fondée sur le productivisme et la croyance quasi religieuse dans les vertus de la technique. En ce sens, elle ne faisait que reprendre les analyses prémonitoires de Jacques Ellul dans La technique ou l’enjeu du siècle, datant de… 1953. Un demi siècle plus tard, force est de constater que cette conception archaïque du progrès, appliquée à un monde aux ressources limitées et vivant largement au dessus de ses moyens, est encore dominante chez nos élites bien pensantes, politiques, scientifiques et faiseuses d’opinion.

 

Les derniers exemples en date nous viennent du journal Le Monde, à coup de reportages et d’éditoriaux consacrés à l’exploitation des gaz de schiste. Le sujet est hautement emblématique pour tous ceux qui se battent sur cette planète pour un changement de nos modes de vie et de nos modes de production et qui réclament la fin de notre dépendance au pétrole, conventionnel ou pas.

 

L’un de ces articles, daté du 18 juillet dernier, intitulé Les nouvelles frontières de l’Amérique, présente les gaz de schiste comme la « révolution » industrielle du XXIe siècle, censée défaire les Etats-Unis de leur dépendance aux pays pétroliers du Golfe et assurer leur prééminence sur le monde. L’autre, daté du 26 juillet dernier, nous conduit à Fort Worth, au Texas, redevenu l’eldorado de l’Amérique grâce à cette nouvelle manne pétrolière… Il prolonge un éditorial étonnant – le deuxième consacré à ce sujet – intitulé N’enterrons pas le débat sur les gaz du schiste, rédigé de telle manière qu’on est ne peut être ni vraiment pour ni farouchement contre !

 

Il faut attendre le 27 juillet pour découvrir un article plus critique, révélant que le professeur de l’université d’Austin (Texas) qui avait minimisé l’impact de l’exploitation des gaz de schiste sur l’environnement et la santé, est en fait « membre du conseil de direction et actionnaire de PXP, une société de forage spécialisée dans les gaz de roche » ! Il a fallu toute l’opiniâtreté d’une ONG environnementale pour débusquer cette vérité peu reluisante que l’administration américaine s’employait à dissimuler. De l’amiante aux OGM, des pesticides au médiator, nous ne sommes pas surpris de ces connivences entre scientifiques vénaux et industriels prêts à tout pour augmenter leurs profits, y compris en saccageant notre fragile planète.

 

Car la question est bien celle-ci : au nom de notre voracité et de notre addiction au pétrole, sommes-nous prêts à assumer devant les générations futures la destruction massive de notre environnement et tous les dégâts collatéraux qu’elle induit en termes de santé, de modes de vie, de production de gaz à effet de serre ? Quand la planète est à bout, doit-on s’obstiner à défendre une idée du « progrès » qui peut être criminelle ou proposer un autre modèle de société, sobre, juste, solidaire, plus humain ? 

Que serait un « débat » sur l’exploitation des gaz de schiste, comme le propose l’éditorialiste du Monde, si ce n’est cautionner une logique infernale inscrivant le destin de nos sociétés dans la dépendance à l’or noir? Comme s’il n’existait pas d’autres voies.

 

Après tout, quand l’humanité est passée de l’âge de pierre à l’âge de fer, ce n’est pas par manque de pierres, mais parce que son mode de vie avait évolué. La question qui se pose aujourd’hui n’est pas de savoir si nous manquons ou pas de réserves pétrolières, mais de sortir de cette dépendance qui ne cesse d’accumuler les dégâts environnementaux et humains. Savoir que notre sous-sol possède d’énormes réserves de gaz de roche ne doit donc pas nous obliger à les exploiter, quels que soient les progrès techniques. Ce n’est pas la technique qui doit s’imposer aux sociétés humaines, mais l’homme qui doit en garder la maîtrise. A défaut, il choisit la « servitude volontaire » (La Boëtie) ou se trouve condamné à la « honte prométhéenne », autre nom donné à la fuite en avant et au délire de puissance par le philosophe allemand Günther Anders. En ce sens, l’éditorial du Monde est fondé à dire qu’il s’agit d’un problème moral, philosophique et politique…

 

Mais les écologistes ont démontré à maintes reprises que les pétroliers, les semenciers, l’agro-industrie, les lobbies de la chimie, de la pharmacie ou du nucléaire, se fichent comme d’une guigne de ces questions. Ils les considèrent, au mieux comme secondaires, au pire comme nuisibles et leurs moyens de pression sur les politiques sont, pour l’heure, plus efficaces que les mobilisations citoyennes. Il suffit pour s’en convaincre de considérer le combat de la société civile japonaise contre le nucléaire. Jamais il n’avait pris une telle ampleur, pourtant Tepco et le gouvernement continuent à mentir et rouvrent des centrales sur des failles sismiques très actives.

Quoi qu’en pensent nos élites et de nombreux politiciens conservateurs – il n’en manque pas à gauche sur ces sujets – le « progrès » n’est plus dans les vieux pots des Trente Glorieuses ni de l’ère de l’opulence. Nous sommes à la fin d’un cycle dont nous mesurons aujourd’hui les limites. Il est temps de changer le logiciel et d’affirmer haut et fort que gaz de schiste et autres ressources fossiles ne seront pas les « nouvelles frontières » de notre monde en mutation.

 

 

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 22:32

 

Camille Polloni | Journaliste Rue89
 Explicateur 31/07/2012 à 16h50

 


Philippe Courroye le 2 septembre 2010 à Nanterre (Fred Dufour/AFP)

 

Ce mardi, le Conseil supérieur de la magistrature a rendu un avis favorable sur la nomination de Philippe Courroye au poste d’avocat général près la cour d’appel de Paris.

Jusqu’ici procureur à Nanterre, le magistrat avait dénoncé une « procédure d’exception » et un lynchage politique, envisageant même de devenir avocat plutôt que d’accepter sa mutation.

1 Qu’est-ce qu’un « avocat général près la cour d’appel » ?

 

Placé sous l’autorité du procureur général, un avocat général représente le ministère public, donc l’accusation.

Malgré son nom trompeur, il exerce des fonctions de procureur : c’est lui qui requiert les peines devant la cour d’appel, avant que la défense s’exprime et que le juge décide. Il appartient au parquet.

2 Siège et parquet

 

La nomination des magistrats obéit à deux procédures distinctes, selon que le professionnel concerné appartienne au parquet (avocats généraux, procureurs, substituts, etc.) ou au siège (tous les juges : d’instruction, aux affaires familiales, de l’application des peines, de la liberté et de la détention, etc.).

Contrairement aux juges, qui sont statutairement indépendants, les magistrats du parquet dépendent hiérarchiquement du ministère de la Justice. Cette distinction – source de débats intenses sur la soumission des procureurs au pouvoir politique – explique leur mode de nomination différent.

Dans les deux cas, le même organisme intervient : le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), instance de nomination et de discipline des magistrats. Il est composé de magistrats élus et de personnalités nommées par les autorités politiques pour quatre ans.

3 Qui propose, qui décide ?

 

Pour les magistrats du parquet, la Chancellerie, c’est-à-dire le ministère de la Justice, propose un candidat au CSM. En l’occurrence, elle a suggéré que Philippe Courroye devienne avocat général près la cour d’appel de Paris. Le CSM doit rendre un avis sur cette proposition : « favorable » ou « défavorable ».

Mais cet avis n’est pas contraignant : libre au ministère de la Justice, ensuite, de suivre ou non la recommandation du CSM. L’avis est contraignant quand il s’agit de magistrats du siège.

Dans le cas de Philippe Courroye, la Chancellerie a d’ores et déjà annoncé qu’elle suivrait l’avis du CSM, quel qu’il soit. Christiane Taubira prend ainsi publiquement ses distances avec le quinquennat de Nicolas Sarkozy, pendant lequel le garde des Sceaux a parfois tenté d’imposer ses candidats.

Deux cas de figures s’étaient présentés :

4 La « mutation dans l’intérêt du service »

 

Le transfert de Philippe Courroye ne répond pas à une demande de sa part mais à une procédure de mutation initiée par la Chancellerie pour « ramener la sérénité » au tribunal de Nanterre. Comme le souligne le procureur dans son interview au Figaro :

« Je n’ai pas demandé ce poste, aussi convoité soit-il. J’ai pris mes fonctions à Nanterre en 2007 pour une durée de sept ans : je pouvais rester jusqu’en avril 2014 et n’étais candidat à aucune autre fonction. »

Philippe Courroye a été auditionné par le CSM, mais ne l’a pas convaincu.

Le ministère de la Justice a le pouvoir de muter un magistrat du parquet (pas du siège) « dans l’intérêt du service ». Cette mesure, bien connue des fonctionnaires, n’est pas censée constituer une sanction mais simplement un acte hiérarchique pour préserver l’intérêt général.

5

Pourquoi le cas Courroye est sensible

 

Son passage à Nanterre a été marqué par de multiples tensions. Et ce dès sa nomination en 2007, qui avait été décidée par la Chancellerie contre l’avis du CSM. A plusieurs reprises, son impartialité a été remise en cause. Il lui a été reproché :

Au cœur des reproches adressés à Philippe Courroye : « l’affaire des fadettes ». Le procureur aurait cherché à identifier les sources de deux journalistes couvrant l’affaire Bettencourt. Ce qui lui a valu :

  • une procédure judiciaire, même si sa mise en examen a été annulée ;
  • une procédure disciplinaire devant le CSM : si l’enquête conclut à une faute, le magistrat encourt des sanctions allant du blâme à la révocation.

En tant qu’ancien juge d’instruction, Philippe Courroye est également visé par une plainte de Charles Pasqua liée à l’Angolagate. Il a été placé sous statut de témoin assisté le 25 juillet, dans cette enquête pour « destruction de preuve ».

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 22:21
Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89
30/07/2012 à 19h33

A Todmorden, petite ville du nord de l’Angleterre, des citoyens résistent à la crise en faisant pousser fruits et légumes en libre-service.

 

 

(De Todmorden, en Grande-Bretagne) Par un pluvieux matin d’avril, François Rouilllay, activiste alsacien, nous alerte sur un « phénomène de société sans précédent : l’autosuffisance alimentaire des territoires, ça marche ! »

Cet enthousiaste à la barbe blanche venait de semer les germes de ce qu’on pourrait appeler la révolution « peas & love » et, à coup de Google Maps et de groupes Facebook, nous annonçait la naissance d’une communauté sans frontière, celle des « Incredible Edible », qu’il a traduit en français par « Incroyables comestibles ».

A Todmorden, dans le nord de la Grande-Bretagne, nous dit-il, vidéo à l’appui, la révolution industrielle a laissé place à la révolution écologique. Dans ces vertes collines frappées par la crise des subprimes, un groupe de citoyens aurait planté fruits et légumes partout dans la ville et les 14 000 habitants n’auraient ainsi plus qu’à se baisser pour se nourrir.

 

 

Vidéo des « Incredible Edible »

Intriguée, je suis allée voir sur place si les Anglais avaient bien inventé le potager citoyen.

Estelle me donne rendez-vous au Bear Cafe, un salon de thé branché situé à l’étage d’une épicerie bio. C’est d’ici qu’il y a quatre ans, tout est parti. Cette retraitée spécialiste des « teddy bears » (nounours) en bois se souvient :

« Pam est revenue très angoissée d’une conférence de Tim Lang, enseignant en durabilité, au sujet des villes en transition. Elle s’est dit que face au pic pétrolier, on ne pouvait tout attendre du gouvernement, qu’il fallait être intelligent.

Avec Mary, elles ont pensé à une action concrète, se sont dit : “La nourriture, c’est la chose que tout le monde partage.” Puis, elles ont passé une annonce dans le journal local et, à leur grande surprise, une soixantaine de personnes sont venues. A la sortie, tout le monde voulait commencer à cultiver tout de suite. A 21 heures, en plein mois de février ! »

Pas de vol possible, c’est à tout le monde

Les copines ont d’abord planté des blettes en bordure de trottoir, le long du canal. Sans demander d’autorisation. Estelle en rit encore :

« Imaginez la police arrêter une dame de 68 ans pour avoir planté... D’ailleurs, depuis, le prince Charles [et le premier ministre David Cameron, ndlr] nous a rendu visite. Il était très fier de nous. »

L’heure de la récolte venue, quel risque y a-t-il que tout soit pillé ? Aucun, assure Estelle :

« Il n’a pas été utile de mettre un panneau “Merci de ne prendre que ce dont vous avez besoin”, car on n’a jamais vu quelqu’un prendre plus que ce dont il avait besoin. Ça appartient à tout le monde, donc il ne peut pas y avoir de vol. »

Aujourd’hui, les panneaux « Servez-vous » ont disparu des quelque 70 bacs qui parsèment la ville.

Expliquer que ça ne fait pas de mal


Nick dans sa serre à Todmorden, en juin 2012 (Sophie Verney-Caillat/Rue89)

 

Dans les serres qu’il a installées à l’orée de la ville, je rencontre Nick, un autre fondateur des Incredible Edible. Ce rouquin en salopette me prévient tout de suite que, lui, il a « le sens du business » (touche-à-tout, il a notamment investi dans l’immobilier).

Avec sa compagne Helena, ils parcourent chaque été l’Europe dans leur camping-car. En France, il avait été frappé par une différence culturelle majeure :

« Chez vous, il y a une fierté à avoir des potagers. Ici, en Angleterre, c’est la honte, ça veut dire que vous êtes pauvres. D’ailleurs le mot “potager” n’existe même pas. »

Helena est fan d’herbes aromatiques, et a l’esprit du « guerilla gardening » (même si elle préfère le terme d’« accidental gardening »), et elle sème surtout des graines de citronnelle, sauge et fenouil.

Nick et elle ont planté des arbres fruitiers dans les jardins publics, puis les passants ont commencé à leur poser des questions. C’est comme ça que Nick s’est fait prêter des bouts de terre où il a pu s’essayer à la permaculture.

Ces anciens hippies assument volontiers leur côté « naughty » (vilain) :

« Quand on fait pousser des légumes gratuitement, il faut expliquer à ceux qui vont les manger que ça ne leur fera pas de mal. C’est une déclaration unilatérale de générosité. »

« La rhubarbe a un trop grand succès »

Essaimage

Une trentaine de ville ont vraiment imité Todmorden et reproduit le réseau des Incredible Edible. Tous les outils développés par les pionniers sont mis en accès libre sur leur site.

De Fréland (Alsace) à Versailles, Nick et Helena font cet été la tournée des initiatives, jusqu’en Roumanie.

En ce samedi de juin, Estelle et Helena passent devant l’hôpital, l’école, le poste de police... où pousse leur production. Elles hument le fenouil, goûtent les fraises et vérifient que les rhubarbes n’ont pas été récoltées trop tôt :

« Face au trop grand succès, on a mis du fumier pour dissuader les amateurs.

S’il y a trop de fraises mûres à la fois, on fait des confitures. »

Ni traitement chimique, ni même insecticide, tout pousse naturellement. « La nourriture est à partager... avec les insectes aussi ! », m’expliquent ces amatrices d’abeilles.

Après avoir « mangé la rue », Helena va acheter sa viande au marché, où les bouchers affichent leur fierté de produire local, et Estelle fait un petit tour au supermarché discount :

« Ils ont la meilleure huile d’olive et jusqu’à présent, les oliviers ne poussent pas encore à Todmorden. »


Estelle goûte du fenouil à Todmorden, en juin 2012 (Sophie Verney-Caillat/Rue89)

 

« Les gens ont oublié que la nourriture sort du sol »

L’autosuffisance alimentaire dont nous parlait François l’Alsacien et que les Incredible Edible s’étaient juré d’atteindre en 2018 est une utopie lointaine. Nick commence à vendre les légumes issus des deux hectares qu’il cultive avec des jeunes en réinsertion, à la périphérie de la ville. Il en a tiré 800 livres (1 025 euros) l’an dernier et espère qu’une poignée de personnes arriveront à en vivre :

« On a besoin de faire de la publicité, il faut du temps pour faire changer les mentalités. »

Pour l’heure, ce sont surtout les enseignants qui tirent profit de l’expérience : les enfants des sept écoles de la ville ont des cours d’agriculture et le lycée va créer sa propre pêcherie. Demain, la cantine scolaire cuisinera essentiellement la production locale.

Ici, les agriculteurs sont tous des éleveurs. Moutons, vaches... ils n’ont jamais imaginé faire pousser des légumes. Le climat est supposé trop froid et trop humide. Alors, assure Nick :

« Si on arrive à produire une nourriture saine, de qualité et avec zéro empreinte carbone, que quelques personnes en vivent, c’est énorme. En Angleterre, plein de gens ont oublié que la nourriture sort du sol. »

« Plus facile de tout acheter au supermarché »

En attendant, la petite cité grise regorge de « pubs gastro ». Les « foodies », ces fans de bonne chère, que Jamie Oliver a remis au goût du jour, s’échangent leurs recettes et les potagers privés se multiplient.

Avec la crise, l’autosuffisance alimentaire est en train de devenir une quête par nécessité. L’épisode du nuage de cendres provoqué par le volcan islandais en avril 2010 a changé la donne, se souvient Estelle :

« Les gens ont soudain réalisé qu’ils étaient dépendants des importations, il n’y avait plus rien de frais dans les rayons du supermarché. Là, ils ont commencé à nous prendre au sérieux. »

La ville a donné un peu de terre, du compost, et une subvention pour la construction des carrés en bois.

Jayne Booth, conseillère régionale, assure que la criminalité a nettement baissé depuis les débuts des Incredible Edible, et veut y voir un rapport. « Il y a un très bon sens de la communauté dans cette petite ville », jure-t-elle.

Mais Hazal, serveuse dans un pub, n’est pas convaincue :

« Je mange des plats tout prêts car je n’ai pas le temps de cuisiner, et puis je ne sais jamais quand c’est mûr. De toute façon, c’est plus rapide et facile de tout acheter au supermarché. »

Elle voit des gens remplir des grands sacs de légumes, « et pas seulement avec ce dont ils ont besoin ». Elle regrette :

« On ne peut pas les punir puisque c’est gratuit. Il n’y a pas de connexion entre ceux qui donnent leur temps et ceux qui consomment le travail des autres. »

Entre Hazal et les partisans du potager citoyen, impossible de savoir qui a raison. La récolte est-elle fauchée par des pillards ou dégustée avec parcimonie ? Le secret est dans les estomacs.

 

MERCI RIVERAINS !


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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 22:13

 

 

 

Les dirigeants européens risquent de ne pas se précipiter pour commenter ces chiffres. Il est même probable qu’ils tentent de les passer sous silence : le  taux de chômage  dans la zone euro a atteint à 11, 2% en juin, selon Eurostat. C’est le plus haut niveau jamais enregistré depuis la constitution de la base européenne en 1995.

 Selon les estimations d’Eurostat, il y a désormais plus de 17,8 millions de personnes sans emploi dans l’Europe des 17. Leur nombre s’est accru de 127 000 en un mois , de plus de 2 millions sur un an.  La population des jeunes est la plus touchée. En juin, 3,3 millions de jeunes de moins de vingt-cinq ans étaient au chômage, soit un taux de 22,4%. En un an, leur nombre a augmenté de 204 000.

 Ces moyennes masquent les écarts grandissants au sein de la zone euro, reflets des politiques  d’austérité mises en œuvre. L’Espagne enregistre ainsi le taux de chômage le plus élevé depuis son retour à la démocratie en 1975 ,  à 24,8% .  En un an, il a progressé de plus de 3 points. Le chômage touche plus d’un jeune sur deux dans le pays, 52% exactement.  En Grèce, celui-ci dépasse désormais les 22, 8% contre 17, 3%, il y a un an.

 L’Irlande et le Portugal, montrés en exemple par les responsables européens et qui devraient sortir de la crise très bientôt, comme le rappelle le communiqué commun des ministres des finances allemand et américain hier, continuent malgré de plonger dans le sous-emploi. Le taux de chômage en Irlande  s’élève à 14,8% ( + 0, 4 en un an), celui du Portugal s’établit à 15, 4% ( + 3 points en un an).

La progression du chômage commence à s’installer partout dans le reste de l’Europe, au fur et à mesure que la récession s’installe. Dès juin, sept des pays sur les dix-sept étaient officiellement en récession. Celle-ci risque de s’étendre, renforcée par les politiques d’austérité mises en œuvre conjointement dans tous les pays. Officiellement, la BCE table sur un ralentissement de 0, 1% de l’Europe en 2012, suivi par un rebond de 1% en 2013.

 Ces prévisions semblent déjà totalement dépassées, d'après certains économistes, qui annoncent un plongeon de l’activité économique  tout au long du deuxième semestre de l’année et un chômage record. La multiplication des plans sociaux et de suppression d’emploi annoncés un peu partout en Europe depuis deux mois fait laissent en tout cas  présager le pire. Le taux de confiance des Européens est lui aussi à son plus bas niveau depuis la création de la zone euro. Un autre record

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 22:07

 

Lesarnaques.com, l'empêcheur empêché

 

LE MONDE | 30.07.2012 à 13h31 • Mis à jour le 31.07.2012 à 16h55

Par Rafaële Rivais

 
Capture la page d'accueil du site lesarnaques.com

Dans le petit bureau de son appartement, Sacha Leroy consulte régulièrement le forum du site associatif Lesarnaques.com, dont elle est la juriste. Les consommateurs y font part de leurs doléances quand ils estiment avoir été grugés : téléphone payé mais non livré, service après-vente qui ne répond pas, problème avec un fournisseur d'accès, une agence immobilière ou un organisateur de cérémonies de mariage... Ils sont d'autant plus nombreux que l'inscription est gratuite.

Douze personnes modèrent leurs avis, supprimant les propos exagérés ou outranciers, et se chargent d'organiser des médiations, toujours gracieusement, avec les commerçants incriminés. Après avoir boudé le site, les professionnels ont dû admettre qu'il valait mieux collaborer : 416 d'entre eux le font régulièrement. Parmi lesquels Priceminister.com, Voyagessncf.com, ou Lookingo.com, sans compter ceux qui interviennent ponctuellement.

Sur son ordinateur, Mme Leroy cherche à savoir s'il existe des "plaintes récurrentes" contre un vendeur particulier. "Si c'est le cas, je vais voir son site, et d'abord son aspect général. S'il a été conçu gratuitement à l'aide d'un éditeur open source, je me méfie : comment le commerçant peut-il acheter du stock, s'il n'a pas d'argent pour investir dans la présentation ?" Le "drop shipping", ou vente sans stock, qui impose au consommateur d'attendre la marchandise pendant plusieurs semaines après l'avoir payée, est un motif de plainte fréquent.

 

"JE ME MÉFIE S'ILS SONT TOUT NOUVEAUX"

Sacha Leroy examine les mentions légales : elle vérifie notamment que les vendeurs sont bien enregistrés au Registre du commerce et des sociétés, puis consulte des sites d'information sur les entreprises, comme Societe.com ou Infogreffe.fr, pour connaître leur date d'immatriculation : "Je me méfie s'ils sont tout nouveaux." Quand il n'y a pas de mentions légales, elle cherche le propriétaire du nom de domaine sur un site comme Whois-raynette.fr. "S'il reste anonyme, méfiance encore !"

Mme Leroy lit ensuite attentivement les conditions générales de vente - qui rebutent généralement le consommateur : "Si elles sont mal traduites, ou copiées-collées, il peut s'agir de sites étrangers, susceptibles de proposer de la contrefaçon." Elle sursaute quand elle trouve des clauses telles que : "Le vendeur ne saurait être tenu pour responsable de son impossibilité de livrer le produit."

Cette bénévole, par ailleurs syndicaliste spécialisée en droit du travail, s'est taillé une jolie réputation dans le monde de la lutte contre la fraude. Des chasseurs de tête envoyés par des sites de e-commerce lui proposent de faire, pour un bon salaire, le travail qu'elle fournit gratuitement sur Lesarnaques.com.

C'est grâce à elle, ainsi qu'au président de l'association, Joël Guillon, que nombre de policiers, de procureurs et de juges connaissent le site : "Ses représentants sont des contacts de grande valeur pour Cyberdouane et pour d'autres services répressifs de l'Etat [Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, par exemple]", confirme au Monde Luc Strohmann, le responsable Cyberdouane de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières.

 

UN SITE REDOUTÉ DES FILOUS

Xavier Dutertre, en charge de l'e-réputation du site Rueducommmerce.com, précise que "ses services prêtent toujours une grande attention aux informations qui remontent sur des marchands considérés comme une menace". Il a d'ailleurs été le premier professionnel à accepter de faire de la médiation sur le forum. Même son de cloche du côté de Groupon : "Nous avons annulé la vente de fausses toupies Beyblade à la suite de signalements de clients sur le forum des arnaques", indique son service de presse.

Lesarnaques.com est un site redouté des filous, car c'est sur son forum qu'ils se font repérer. "Quand il y a un problème avec un e-commerçant, c'est ici que cela se sait en premier", explique M. Guillon. "Lorsque nous voyons qu'il y a plusieurs messages concernant un même vendeur, nous les regroupons. Nous conseillons à leurs auteurs d'envoyer une plainte à une seule et même autorité, dont nous leur donnons les coordonnées. En effet, lorsqu'une direction départementale de la protection des populations reçoit une plainte, elle ne réagit pas. Quand elle en reçoit vingt, ou cinquante, elle ouvre une enquête", explique Sacha Leroy.

Quand les aigrefins s'aperçoivent qu'on parle d'eux sur le forum, il arrive souvent qu'ils s'inscrivent, sous un pseudo, afin de dissuader les consommateurs lésés de porter plainte. Ils leur adressent des messages du type : "Ce n'est pas la peine, ça ne sert à rien, c'est voué à l'échec..." "Lorsque nous les repérons, nous prenons leur adresse IP, et nous l'adressons aux policiers, qui nous envoient une réquisition judiciaire", ajoute Mme Leroy.

A la suite de l'intervention des Arnaques, nombre de petits escrocs sévissant sur des sites de ventes aux enchères ont été arrêtés. L'un d'eux, par exemple, a vendu pendant des mois, sur Leboncoin.fr, les mêmes objets : téléphone dernier cri, ordinateur, blouson en cuir. Il a encaissé l'argent plus d'une cinquantaine de fois, sans jamais rien envoyer. Le préjudice s'éléverait à 20 000 euros, selon la brigade financière de Montpellier.

Grâce aux Arnaques, toujours, cinq sites au moins ont été fermés : c'est le cas notamment de Perenoël.fr, qui vendait du matériel informatique, de Multidiscount, Atecadiscount, Priceforce, ou Showroom2001. Starlight Europe, une société spécialisée dans la revente de billets de concert affichant complet, fait aussi partie du tableau de chasse. Nombre d'internautes n'ayant jamais reçu les billets payés pour des concerts de Johnny Halliday, par exemple, se sont plaints sur le forum. Le procureur du tribunal correctionnel de Versailles a requis deux ans de prison, dont un an ferme, contre l'exploitant, Alban Salim Bennacer.

C'est donc peu dire que le site s'est fait des ennemis, alors qu'il vient de fêter son onzième anniversaire et qu'il a, selon Médiamétrie-Ratings, reçu 873 000 visiteurs uniques en mai, ce qui lui permet de disposer de revenus publicitaires. Du 11 au 14 juillet il a été fermé, à la suite d'une attaque de hackers "venue du Maroc", selon son webmaster. Au même moment, il a été victime d'une campagne de diffamation sur la Toile : des messages postés de manière anonyme prétendent que les animateurs sont des profiteurs. Pourtant, ils sont tous bénévoles.

Sacha Leroy reçoit régulièrement des appels anonymes silencieux sur son téléphone privé, pourtant sur liste rouge. Des gros bras sont venus l'insulter à son domicile. Joël Guillon, le président de l'association, est lui aussi menacé. "Un internaute m'a envoyé un mail malveillant m'indiquant mon adresse et la configuration de ma maison", assure-t-il.

 

 PROCÈS À RÉPÉTITION

L'autre manière d'étrangler le site consiste à lui faire des procès à répétition. "Nous les gagnons tous, mais les dommages et intérêts qui nous sont accordés sont loin de couvrir l'intégralité de nos frais d'avocat et de déplacement", constate M. Guillon. Ainsi, M. Bennacer a demandé la dissolution de l'association devant le tribunal de grande instance de Paris ainsi que la somme astronomique de 300 000 euros. "Entre-temps, il a fait l'objet d'une liquidation judiciaire, et il ne possède aucun patrimoine lui permettant de payer ses dettes ; les sommes que nous aurions pu gagner ne pourront pas être récupérées", regrette le président de l'association.

Autre exemple : la société Le Partenaire européen, qui se propose d'assurer la diffusion d'offres de vente immobilières sur différents supports, a intenté quatre procès, à la suite de plaintes d'internautes sur le forum concernant des anomalies dans le fonctionnement de leur contrat (date de prélèvement avancée).

Le tribunal de grande instance de Montpellier l'a déboutée et condamnée à payer un montant de 3 000 euros, les juges ayant estimé que les avis publiés "n'excédaient pas le droit de libre expression et de critique". La société a fait appel, avant de saisir le tribunal de Pontoise. "Nous allons demander aux juges de dire qu'il y a procédure abusive", indique M. Guillon. Les responsables des Arnaques craignent de finir comme leurs petits cousins de E-Litige.com : ils ont dû fermer au mois d'avril, victimes de leur succès.

 

Rafaële Rivais

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 21:52

 

 

LE MONDE | 31.07.2012 à 14h27 • Mis à jour le 31.07.2012 à 17h20

Par Eric Albert

 
De l'argent du terrorisme et des financements iraniens auraient transité par l'établissement britannique.

Après Barclays, HSBC. La banque britannique, qui a présenté lundi 30 juillet ses résultats semestriels, est, à son tour, rattrapée par les scandales. Elle a reconnu mettre de côté 2 milliards de dollars (1,6 milliard d'euros) pour couvrir différentes amendes. Et cela ne comprend même pas la manipulation du Libor, le scandale qui secoue la City depuis un mois, pour laquelle elle n'a pour l'instant pas prévu de provision...

Révélateur du climat de tension actuel, pas un journaliste ne s'est intéressé aux résultats de la banque pendant l'heure qu'a duré la conférence téléphonique de HSBC, lundi. Ces derniers ne sont d'ailleurs pas mauvais, avec un bénéfice avant impôts en hausse de 11 %, à 10,4 milliards d'euros. Mais toute l'attention était retenue par les scandales, forçant HSBC à présenter ses excuses. "Ce qu'il s'est passé est honteux", reconnaît Douglas Flint, son président.

La première affaire concerne le fait que la banque aurait blanchi de l'argent entre 2004 et 2010 aux Etats-Unis et au Mexique. L'affaire a été révélée par un rapport du Sénat américain présenté le 17 juillet.

 

CARTELS DE LA DROGUE

De grosses sommes, notamment en provenance de cartels de la drogue, sont passées par HSBC, par le biais de comptes ouverts à Miami, en Floride, et enregistrés dans des paradis fiscaux. De l'argent du terrorisme et des financements iraniens auraient aussi transité par l'établissement britannique.

HSBC a reconnu ne pas avoir mis en place les garde-fous nécessaires, contrevenant ainsi aux règles américaines des flux monétaires. Un accord pour éviter les poursuites judiciaires est en négociation avec les autorités aux Etats-Unis, et la banque a mis pour cela 700 millions de dollars de côté.

La deuxième affaire concerne la vente abusive de produits d'assurance de prêts au Royaume-Uni. Ceux-ci étaient censés couvrir les remboursements de crédits (immobilier, consommation...) en cas de décès ou d'invalidité grave, ou parfois en cas de perte d'emploi.

Mais toutes les banques britanniques, HSBC incluse, ont vendu ces produits très rentables de façon trop agressive. Leurs clients les achetaient souvent sans s'en rendre compte, simplement en cochant une case en même temps qu'ils contractaient un prêt.

 

CONDAMNÉES À REMBOURSER

Le dernier scandale concerne la vente de produits d'assurance, destinés aux PME, qui couvraient les mouvements des taux d'intérêts. Là encore, les quatre grandes banques britanniques - HSBC, Barclays, Lloyds et RBS - en ont trop vendu et étaient volontairement floues sur les conditions et les risques qui leur étaient liés. Le 29 juin, le régulateur britannique, la FSA, les a condamnées à rembourser leurs clients.

Reste le scandale des taux interbancaires, le Libor et son équivalent européen, l'Euribor, qui a éclaté fin juin quand Barclays a été condamnée pour les avoir manipulés de 2005 à 2009.

HSBC affirme pour l'instant collaborer avec les régulateurs, et ne pas avoir la moindre idée de ce que cela lui coûtera. Mais il a été révélé récemment qu'au moins un ancien courtier de HSBC, Didier Sander, est soupçonné d'avoir participé à la manipulation de l'Euribor.

 

 "RÉACTION LENTE" DE LA FSA

Tout cela ternit un peu plus la réputation de la City. Adair Turner, le président de la FSA, reconnaissait récemment que l'impact avait été considérable : "Les trois dernières semaines ont été très mauvaises pour la réputation des banques britanniques".

Lui-même est critiqué par ses homologues américains. Dans une note interne révélée par le site d'information Sky News, le régulateur américain, la CFTC, déplore "la réaction lente" de la FSA : "Il fallait constamment les relancer." George Dallas, du fonds d'investissement F & C, assène : "Il semble y avoir un dénominateur commun [entre ces scandales] : l'absence des valeurs éthiques et culturelles pour guider les cadres dirigeants des banques".

Les différentes enquêtes en cours, particulièrement sur le Libor, sont loin d'être terminées. Les banques britanniques risquent de rester longtemps sous le feu des critiques. De l'aveu même de M. Flint, le président de HSBC, regagner la confiance de la société va "prendre plusieurs années".

Eric Albert

Londres lance une enquête pour fixer autrement le Libor

 

 

Le gouvernement britannique a annoncé, lundi 30 juillet, avoir commandé en urgence une enquête pour tenter de réparer le fonctionnement du Libor, le taux interbancaire britannique. Martin Wheatley, qui prendra en 2013 la direction du nouveau gendarme financier britannique, la FSA, est chargé d'étudier toutes les solutions, y compris la suppression du taux pour le remplacer par un autre indicateur.

Actuellement, le Libor, qui sert de référence à des milliards d'euros de transactions, est calculé par un panel de 18 banques (pour le taux en dollars), qui soumettent, chaque jour, à 11 heures, le taux auquel elles estiment pouvoir emprunter à leurs consoeurs. Parmi les modifications, il est question de supprimer le recours à des estimations, pour les remplacer par des transactions interbancaires ayant effectivement eu lieu.

 

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