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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 16:21

 

« Carottons-les ! » 09/08/2012 à 16h45

Camille Polloni | Journaliste Rue89

 

En Andalousie, 200 travailleurs agricoles ont choisi mardi la vieille méthode de « l’autoréduction » pour protester contre la vie chère et les inégalités sociales, en période de chômage massif (33% de la population régionale).

Dans les rayons d’un supermarché, ils ont rempli des chariots de nourriture avant de passer la porte sans payer.

 

 

Actions militantes dans deux supermarchés andalous

Le journal El Pais raconte l’épisode :

« Le premier groupe, d’une trentaine de personnes, a choisi un supermarché Mercadona à Ecija : il a rempli dix chariots de légumes, de sucre, de lait, d’huile. Des bagarres ont éclaté avec les employés du supermarché. Gordillo [un député régional du parti de gauche Izquierda Unida, maire depuis 33 ans, ndlr] n’a pas participé au vol, mais a dirigé les opérations mégaphone à la main.

“C’était une diversion”, a-t-il expliqué. “La police m’a suivi, pendant que les autres sont entrés et ont rempli les chariots.” La nourriture a été distribuée dans des quartiers de Séville. La banque alimentaire l’a refusée parce qu’elle avait été obtenue de manière “irrégulière”.

Au même moment, à Arcos de Frontera, Canamero [secrétaire général du Syndicat des travailleurs agricoles, ndlr] donnait des instructions précises au groupe de journaliers qui pénétrait dans un centre Carrefour : “Ni chocolat, ni yaourts, ni desserts. Que des gâteaux basiques.” Canamero a négocié avec les responsables de l’enseigne, qui ont choisi de donner douze chariots de nourriture aux services sociaux de la ville. »

A visage découvert

Traduction pour l’AFP : un « commando » « joue les Robin des Bois » et « crée le scandale » en Espagne par « ses actions coup de poing ». Doucement quand même :

  • les deux cents militants (au total) ont agi à visage découvert, devant des journalistes, et pris soin d’annoncer qu’ils comptaient redistribuer les marchandises ;
  • parmi eux se trouvaient des responsables politiques et syndicaux bien identifiés, qui ont pris la parole en public. Le parti Izquierda Unida s’est désolidarisé de leur démarche mais ne les ont ni exclus ni condamnés ;
  • juste après l’action, les « membres du commando » (l’AFP ne met pas de guillemets), dont beaucoup d’ouvriers agricoles, ont pique-niqué sans se cacher sur un terrain militaire occupé depuis seize jours pour réclamer une meilleure répartition des terres ;
  • tous revendiquent le caractère symbolique de leur action de désobéissance civile.

« Le moment est arrivé de mener des actions qui frisent l’illégalité, parce qu’il y a des gens pour qui tout va mal, et nous ne pouvons pas rester les bras croisés », a commenté un syndicaliste présent.

La droite et la gauche s’indignent

« Intolérable », pour le ministre de l’Intérieur Jorge Fernandez Diaz (Parti populaire, droite), qui a lancé mercredi un mandat d’arrêt contre les militants :

« Nous sommes tous conscients que ça va mal pour les gens, mais la fin ne justifie pas les moyens. Ce serait la loi de la jungle. »

Le président socialiste de la Junte d’Andalousie (l’institution de gouvernement régionale), José Antonio Grinan, a renchéri sur les paroles du ministre de l’Intérieur :

« C’est de la barbarie d’attaquer un supermarché quand on est député. »

Deux ouvriers agricoles ont été arrêtés et placés en garde à vue. Le député Gordillo a reçu une convocation. La chaîne de supermarché Mercadona a porté plainte.

Une méthode éprouvée

« L’autoréduction » dans les supermarchés (diversement nommée : « réquisition », « expropriation », « extorsion ») est une pratique inaugurée par les autonomes italiens dans les années 70, à une période où les grèves des loyers, les occupations et le non-paiement des factures constituaient un ensemble d’actions de protestation.

La quatrième de couverture de l’ouvrage « Les autoréductions, grèves d’usagers et luttes de classe en France et en Italie (1972-1976) », propose une définition limpide du concept :

« L’autoréduction, c’est se réapproprier soi-même et collectivement des biens de consommation ou des services. C’est réduire les factures des loyers ou des impôts. C’est remettre en question les mécanismes de fixation des prix, cette machine de guerre contre les salariés. »

Le but révolutionnaire originel des réquisitions de supermarchés est toujours mis en avant par une partie de l’extrême-gauche anarchiste et autonome, notamment en Grèce, où elles sont presque monnaie courante.

Le site militant Contra Info publie un compte-rendu en français de l’une de ces actions à Athènes, le 26 novembre 2011 :

« Un groupe de compagnons ont exproprié un supermarché de la chaîne Sklavenitis situé dans la rue Charilaou Trikoupi. Ils ont exproprié des produits de première nécessité et de la nourriture, lesquelles ont été distribués au marché populaire dans la rue Kallidromiou. »

En France, des collectifs de chômeurs et précaires ont encore pratiqué des autoréductions en 2009. Des militants lyonnais ont été relaxés cette année pour une action dans un Leader Price, datant de 2007.

Attirer l’attention des médias

« L’autoréduction » revendiquée a changé de sens depuis les années 70, et donné lieu à tout un tas d’actions menées sous diverses bannières partisanes, syndicales ou associatives. Comme les « pique-nique de supermarchés » de L’Appel et la pioche (proche du NPA), en 2011 :

« “ Ils nous carottent, carottons-les !” Le principe de l’action est toujours la même : proposer aux clients un pique-nique en supermarché pour “ la redistribution gratuite de la grande distribution ”. »

Si le but des participants est davantage d’attirer l’attention médiatique que de prôner la révolution, les « règles de base » sont restées les mêmes, comme dans l’exemple espagnol :

  • prendre en priorité des produits de première nécessité (quoique, quelques autoréductions ont donné lieu à des fêtes au champagne) ;
  • ne pas payer ;
  • redistribuer les marchandises.

Pour cause de crise financière et d’exaspération générale, l’autoréduction pourrait connaître une nouvelle jeunesse.

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 16:13

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 09.08.2012 à 17h08

 
Plateau de la télévision espagnole TVE.

Après le limogeage retentissant de certaines des figures les plus célèbres des radios et télévisions espagnoles, le malaise s'accroît chez les journalistes qui craignent une remise au pas de l'audiovisuel public par le gouvernement de droite.

Samedi, la nouvelle direction de la chaîne publique TVE, nommée par le gouvernement de Mariano Rajoy, retirait son poste à Ana Pastor, la journaliste star des matinées. C'est une "décision politique", a-t-elle accusé dans El Pais. Célèbre pour ses interviews incisives, Ana Pastor avait dérangé pendant la dernière campagne électorale certains hauts représentants du Parti populaire (PP). Largement pressenti après l'arrivée de la droite au pouvoir en décembre, son départ n'en a pas moins secoué l'Espagne.

Car il n'est que le dernier en date, et le plus médiatique, d'une série nourrie de départs forcés de journalistes ralliant pourtant de fortes audiences, associés à des nominations controversées à la tête des rédactions des radios et télévisions publiques (RTVE). Et les explications de RTVE, se limitant à affirmer qu'Ana Pastor a refusé son offre de présenter une autre émission, n'ont pas convaincu.

 

SÉRIE DE LIMOGEAGES
 

"Nous pensions vivre dans un système démocratique assez développé pour en finir avec la tradition voulant que quand le gouvernement change, la radio et télévision publiques changent aussi", regrette Toni Garrido, présentateur vedette de la radio RNE, qui tenait depuis 2007 la tranche de l'après-midi. En cinq ans, son audience avait plus que doublé. Mais cela n'a pas empêché la nouvelle direction de le remplacer, lui aussi, à la mi-juillet.

Près d'un mois plus tard, Toni Garrido et son équipe n'ont toujours pas reçu l'annonce officielle de leur licenciement. "J'imagine qu'il est difficile pour les responsables d'expliquer pourquoi nous ne restons pas, compte tenu des résultats... Mais la radio publique doit aussi expliquer ses décisions aux citoyens", a-t-il déclaré.

Troisième journaliste célèbre limogé cet été, Juan Ramon Lucas, qui avait fait bondir l'audience de la matinale de RNE jusqu'à 1,4 million d'auditeurs, a réagi avec inquiétude au départ d'Ana Pastor. Ce licenciement "confirme que l'heure n'est pas à la rigueur et à l'indépendance. Et pas non plus aux subtilités. Et ce dernier point donne à réfléchir", a-t-il écrit sur Twitter.

 

"TÉLÉVISION DE PARTI"

Pour ceux qui restent, le malaise est tout aussi grand. Le Conseil des informations (société des journalistes) a estimé que le nouveau chef de l'information de TVE, Julio Somoano, nommé en juin, n'était pas "apte" à occuper ce poste, même si un référendum organisé sur ce point n'a donné lieu qu'à une faible participation. "Il faut établir des critères strictement professionnels pour les nominations, et non des critères politiques", réclame sa présidente, Yolanda Sobero.

Visée par ses propos : la récente réforme d'une loi introduite en 2006 par la gauche, qui exigeait un consensus des deux tiers des députés pour élire le président de RTVE. Le gouvernement l'a modifiée en avril, décidant qu'une simple majorité suffirait au deuxième tour. Il s'agissait de débloquer une situation de "paralysie", s'est justifié le gouvernement, rappelant que droite et gauche n'étaient pas parvenues à nommer un nouveau président depuis l'été 2011. Un blocage qui empêchait RTVE de mettre en route les coupes de 204 millions d'euros exigées par le gouvernement pour 2012.

Mais Reporters sans frontières (RSF) rejette ces explications, regrettant que la vague de limogeages et de nominations semble "confirmer les pires inquiétudes qui prédisaient une prise de contrôle politique" de RTVE après la réforme. Et RSF de souligner que le nouveau directeur de RTVE élu en juin, Leopoldo Gonzalez-Echenique, est "un ancien haut fonctionnaire du gouvernement" de droite de José-Maria Aznar (1996-2004). "C'est un grave retour en arrière, une régression démocratique qui va se traduire en une chute évidente de l'audience", tempête José Luis Gordo, membre socialiste de la commission parlementaire sur RTVE. "Après trente ans, nous avions enfin obtenu une télévision neutre et indépendante, affirme-t-il, avant de regretter : Nous revenons à une télévision de parti."


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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 14:44

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 09.08.2012 à 07h49 • Mis à jour le 09.08.2012 à 09h02

 
Le gouvernement de Hong Kong a ordonné jeudi 9 août le retrait de la vente de certaines marques de lait japonaises.

Un nouveau scandale de lait frelaté menace-t-il l'Asie ? Le gouvernement de Hongkong a ordonné jeudi 9 août le retrait de la vente de certaines marques de lait japonaises, accusées d'être carencées en iode et donc dangereuses pour la thyroïde des nourrissons. Les autorités locales exhortent également les parents des enfants qui en auraient consommé à les faire examiner par un médecin.

Le lait incriminé, distribué sous les marques Wakodo et Morinaga et destiné aux enfants de moins de 9 mois, contient moins d'un tiers du niveau d'iode recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les carences en iode entraînent un déficit en hormone thyroïdienne qui peut altérer la croissance corporelle et la maturation du cerveau, allant jusqu'à un retard mental profond.

 

2 000 NOURRISSONS POURRAIENT ÊTRE CONCERNÉS

Selon le ministère de l'hygiène alimentaire et environnementale hongkongais, près de 2 000 nourrissons pourraient être concernés. Un nombre relativement faible, qui s'explique par la méfiance des consommateurs. Depuis l'accident nucléaire de Fukushima en mars 2011, les laits japonais ne représentent en effet plus que 3 % des laits pour bébé distribués à Hongkong.

En 2008, le lait avait été au centre du plus grand scandale sur la sécurité alimentaire en Chine. Un composant industriel, la mélamine, avait été illégalement ajouté aux produits laitiers pour faire croire à une plus forte teneur en protéine. Au moins six bébés avaient péri et environ 300 000 étaient tombés malades après avoir bu du lait contaminé à la mélamine.

A lire : Le lait frelaté est toujours au menu des Chinois

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 14:35

 

 

Le Monde.fr | 09.08.2012 à 14h37 • Mis à jour le 09.08.2012 à 15h05

 

 

 

Durée : 00:54  |  Images : AFPTV

Une cinquantaine de personnes ont participé mercredi 8 août à un "die-in" sous la tour Eiffel organisé par plusieurs associations antinucléaires pour réclamer l'abolition des armes nucléaires et commémorer la catastrophe nucléaire de Nagasaki, le 9 août 1945.

"Le 'die-in' est une manifestation très particulière qui est très souvent utilisée quand il y a des victimes nombreuses, Hiroshima 200 000 morts, Nagasaki 140 000, et donc c'est une expression qui montre à la fois le respect des morts et leur commémoration." "Nous demandons qu'un processus s'engage pour l'abolition des armes nucléaires", a expliqué Dominique Lalanne, président du collectif Armes nucléaires STOP.

 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 14:25

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 09.08.2012 à 15h23

 
 
Plus de la moitié (54,9 %) des jeunes non scolarisés de 15 à 24 ans et près du tiers (31,6 %) des 25-34 ans étaient à la recherche d'un emploi.

Le taux de chômage en Grèce a atteint un niveau record au mois de mai, à 23,1 % de la population active, contre 22,5 % en avril, et frappe plus d'un jeune sur deux, a annoncé jeudi 9 août l'Autorité des statistiques grecques.

Au total, la Grèce comptait 1 147 372 chômeurs en mai, un chiffre en hausse de 3,1 % sur un mois et de 37,2 % sur un an, selon les données de l'Autorité, incluant désormais une correction des évaluations saisonnières.

 

 UN TIERS DES 25-34 ANS À LA RECHERCHE D'UN EMPLOI

Plus de la moitié (54,9 %) des jeunes non scolarisés de 15 à 24 ans et près du tiers (31,6 %) des 25-34 ans étaient à la recherche d'un emploi. En mai 2011, le taux de chômage s'élevait à 41,7 % et 23,3 % respectivement pour ces deux tranches d'âge.

Privilégiés de l'emploi face aux femmes pendant les années de prospérité, les hommes sont désormais rattrapés, avec un taux de chômage masculin de 20,3 %, contre 26,8 % pour les femmes. Ainsi, en mai 2009, dernière année avant que le pays sombre dans la crise de la dette, deux femmes étaient au chômage pour un homme, avec des taux respectifs de 13 % et 6,5 %.

Le chômage a été multiplié par deux depuis 2010 alors que la Grèce traverse actuellement sa cinquième année de récession et doit subir à la demande de ses créanciers une cure d'austérité en échange des prêts internationaux pour échapper à la faillite.

 

Lire : La récession en Grèce pourrait dépasser 7 % en 2012

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 14:17

 

LE MONDE | 09.08.2012 à 10h51 • Mis à jour le 09.08.2012 à 15h19

Par Pierre Le Hir et Intérim (à Bruxelles)

 

La centrale nucléaire de Tihange, en Belgique.

La sûreté de 22 réacteurs nucléaires de huit pays va devoir être revue, après la découverte, en Belgique, de "potentielles fissures" sur la cuve du réacteur numéro 3 de la centrale de Doel, située près d'Anvers.

 

Ces défauts révélés, mardi 7 août, par l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) belge, pourraient aussi affecter un autre réacteur du pays, celui de Tihange 2, dont la cuve a été fournie par le même fabricant, le groupe néerlandais Rotterdamsche Droogdok Maatschappij, qui a depuis cessé ses activités.

Mais la Belgique n'est pas seule concernée. Le groupe hollandais a fabriqué les cuves de vingt autres réacteurs, installés pour dix d'entre eux aux Etats-Unis et, pour les autres, en Allemagne (2), en Argentine (1), en Espagne (2), aux Pays-Bas (2), en Suède (1) et en Suisse (2). Il est donc possible que les mêmes défauts soient présents sur ces installations.

 

C'est lors de la révision décennale débutée le 2 juin, du réacteur de Doel 3, mis en service en 1982, qu'une méthode d'analyse par capteurs ultrasoniques a détecté la présence de "très nombreuses indications qui pourraient s'assimiler à de potentielles fissures", a indiqué l'AFCN. Cet événement a été "temporairement" classé au niveau 1, sur une échelle internationale qui compte 7 degrés de gravité.

Le combustible nucléaire ayant été déchargé pour la révision, "il n'y a aucun danger pour la population, les travailleurs et l'environnement", soulignent l'AFCN et Electrabel, la filiale belge du groupe français GDF-Suez qui exploite l'installation.

 

DES DÉFAUTS VIEUX DE 30 ANS, MAIS JAMAIS DÉTECTÉS

La nature de ces défauts, probablement présents dès la construction mais qui avaient échappé pendant trente ans aux ingénieurs d'Electrabel, doit être précisée par des tests complémentaires qui vont nécessiter "quelques mois de travail", a expliqué, mercredi 8 août, un porte-parole de l'électricien. "Il faut vérifier si ces anomalies peuvent se transformer en fissures ou s'il y a déjà des fissures", a pour sa part souligné l'AFCN.

Les défauts constatés n'ont pas entraîné de fuites d'éléments radioactifs – qui auraient été nécessairement détectées – durant les phases de fonctionnement du réacteur. Mais, commente François Balestreri, de l'Institut national de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français, ils montrent que "la qualité de fabrication n'est pas au plus haut niveau".

La cuve d'un réacteur qui en enferme le cœur, c'est-à-dire les barres de combustible et le circuit primaire de refroidissement, mesure 13 m de haut pour un diamètre extérieur de 4,4 m et un poids de plus de 300 tonnes. Elle est composée d'éléments en acier de 20 cm d'épaisseur, soudés entre eux. Les anomalies détectées risquent de produire des fissures verticales, qui fragilisent davantage la structure que si elles étaient horizontales, indique dans un courriel interne le directeur de l'AFCN, Willy De Roovere.

L'agence de contrôle belge ne donnera son feu vert au redémarrage de Doel 3 que si des "arguments convaincants" sont fournis par Electrabel. En attendant, il restera à l'arrêt "au moins jusqu'au 31 août". Dans sa note diffusée en interne, le patron de l'AFCN n'exclut pas un arrêt définitif dans le "pire des cas". "Les problèmes paraissent assez graves pour empêcher le réacteur de redémarrer", estime aussi l'IRSN.

Le même sort pourrait être réservé au réacteur numéro 2 de la centrale de Tihange, près de Liège. Mis en service en 1983, et doté d'une cuve elle aussi fabriquée par la firme de Rotterdam, il doit être mis à l'arrêt dans les prochains jours pour révision. Il fera l'objet d'analyses ultrasoniques dont les résultats sont attendus fin septembre. L'AFCN prône l'inspection à terme des cinq autres réacteurs belges, même si leurs cuves ont été fabriquées par le français Creusot ou le japonais Japan Steel.

 

 EN FRANCE, DE MULTIPLES CONTRÔLES

En France, les cuves des 58 réacteurs nucléaires ont toutes été fournies par Creusot-Loire (intégré depuis au groupe Areva). L'Autorité de sûreté française souligne qu'elles sont contrôlées en phase de fabrication et en phase d'exploitation, à l'occasion des visites décennales des centrales. Toutefois, EDF se dit prête à prendre en compte les expertises à venir sur les deux réacteurs belges.

En Belgique, l'arrêt plus long que prévu de Doel 3 et Tihange 2 ne devrait pas poser de problème d'approvisionnement, du moins en cette période estivale, selon le gestionnaire du réseau belge à haute tension, Elia. Mais, en cas d'arrêt définitif, le pays serait en difficulté, car il dépend à 51 % du nucléaire pour sa production d'électricité. Pour Willy De Roovere, le calendrier de sortie du nucléaire progressive qu'a adopté la Belgique "pourrait être revu".

Le gouvernement de coalition d'Elio Di Rupo avait déjà modifié en juillet ce calendrier adopté dès 2003 sous la pression des écologistes, tout en conservant le principe de fermeture des sept réacteurs belges entre 2016 et 2025. Mais selon ce scénario, les deux réacteurs de Doel et Tihange devaient être parmi les derniers à fermer. Ce plan est contesté par GDF Suez, qui a réclamé, la semaine dernière, des précisions aux autorités belges, sans lesquelles le groupe affirme ne pas pouvoir investir les sommes nécessaires à la prolongation jusqu'en 2025 du réacteur de Tihange 1. L'entreprise a déjà menacé de quitter le pays si l'environnement économique lui était trop défavorable.

L'incident met sous pression la Commission européenne, qui a assuré vouloir répondre à toutes les craintes des citoyens sur la sûreté des installations nucléaires et dont un rapport sur le sujet est attendu à l'automne.

Pierre Le Hir et Intérim (à Bruxelles)

La Commission recommande l'inspection de neuf réacteurs dans l'UE

 

Les anomalies découvertes dans la cuve d'un réacteur nucléaire en Belgique devraient conduire au contrôle de toutes les installations similaires dans l'Union européenne, mais cette décision appartient aux Etats et la Commission n'a pas le pouvoir de l'imposer, selon un de ses porte-parole. "Les autorités vont faire ces contrôles, cela semble évident", a déclaré, jeudi 9 août, Marlène Holzner, la porte-parole du commissaire à l'énergie, Gunther Oettinger. "La Commission européenne peut faire des recommandations, mais elle ne peut pas obliger", a-t-elle insisté.

 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 14:07

 

Présents : 10


Ordre du jour :
– résumé de la brocante de dimanche .
– que devient le mouvement des Indigné/e/s à nîmes et que fait-on ?


- Heureusement nous étions nombreux ! Il faut savoir qu'une journée de brocante commence à 4h30 et se termine à 17h30. C'était bien sympa mais crevant. Les clients étant rares, la recette s'en est ressentie. Comme rappelé à chaque compte rendu, ne pas hésiter à apporter de la marchandise vendable pour renouveler le stock. L'argent récolté nous sert à financer les tracts et le matériel nécessaire à nos actions.


- Que devient notre Mouvement, que fait-on ?
Nous avons dû rappeler une fois de plus que, faute de mobilisation, notre Mouvement s'essouffle (comme tout collectif, le nôtre doit-il aussi mourir ?) NON ! Nous nous y opposons : nos rencontres hebdomadaires sont nécessaires à maintenir les liens d'amitié et de solidarité qui se sont tissés entre nous au fil des mois, et qui, dans notre société où l'être humain est malmené, sont vitales. De plus, nos actions ont été utiles et doivent continuer. Nous avons donc décidé - hormis mercredi 15 où nous serons à Marseille - de maintenir nos assemblées avec des petits repas à thèmes et de poursuivre nos actions ponctuelles.


NOUS REFUSONS DE CEDER AU CHACUN CHEZ SOI, À L'INDIVIDUALISME QUI SÉVIT ET NOUS ENFERME DANS NOS CASES POUR NOUS EMPECHER DE PARTAGER, DE COMMUNIQUER !!!


RAPPEL : Certains Indignés se sont rendus à la réunion du Comité contre la ratification du TSCG. On a oublié d'en parler à notre assemblée, même si la question a été évoquée lors d'autres assemblées : ce traité ne doit absolument pas être ratifié. Il a été décidé de faire un tract qui sera diffusé. Il a aussi été décidé de faire une réunion publique, début septembre, à Pablo Neruda. Le 21 août, le comité contre la ratification du TSCG se réunit au local Solidaires, 6 rue porte d'Alès, pour
préparer la réunion de Pablo Neruda. En espérant être assez nombreux pour bloquer ce sinistre projet, d'autant que l'arrivée de Hollande rend létargique partis, syndicats, etc.


HASTA LA VICTORIA SIEMPRE

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 13:58

 

http://www.dailymotion.com/video/xslhri_super-mache-paroles-yannis-youlountas-musique-cyril-gontier_music

 

Par EricPhilo - 03-08-2012

 

Nouvelle chanson-vidéo satirique sur la frénésie de la surconsommation

 

 

A diffuser

Super Mâché !

Ceinturée de béton et de bretelles grises,
de ronds-points en boutons sur sa vieille chemise
à carreaux d’un asphalte écrasé de voitures,
se dresse une cravate au-dessus des toitures.

Le sigle de la firme a son propre drapeau
et tout ce qu’elle affirme est dans ses entrepôts :
son tronc décapité régurgite vers la ville
ses infinies dictées de réclames serviles.

Sans visage, son nom ruisselle dans les crânes;
et si l’esprit dit non, la bourse en filigrane
poursuit son adultère effréné dans ce ventre
chaque soir d’inventaire où l’envie fait chantre.

Haro sur les caddies et la gorge de fer,
les barreaux-paradis roulent vers les affaires !
Digérés dans la poche au manège incessant,
Le client devient mioche et le chariot pensant.

Super Mâché !
Tourne dans les rayons, butine les cagets,
valse le papillon au milieu des gadgets,
Super Mâché !
Tant de légèreté d’enthousiasme et d’ardeur !
Musique veloutée et blouses des vendeurs…

Les cliniques besoins se creusent et se remplissent,
dans le champ magicien des articles supplices,
“Qu’importent les crédits, affichent les parois,
dans mon antre ledit consommateur est roi !”

Le temple du bonheur se poursuit dans la viande,
délice du flâneur, et des télécommandes,
Vaisselle, tire-bouchons, soleils électriques,
lunaires baluchons dans la voûte gastrique.

Super Mâché !
Enfin, le bout du monde et son sableux péage :
une caissière blonde offre son bleu rivage,
Super Mâché !
Ses lèvres cinéma, à la foule anonyme
sortant de l’estomac en artifice ultime !

 

 

 

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 22:07

 

http://www.youtube.com/watch?v=LXcN1Dw2xyw

 

 

Publiée le  7 août 2012 par FrIRIB

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 21:55

 

Les signatures se multiplient pour lutter contre l’exclusion des sans-papiers, bientôt privés de leur droit d’accès au système de santé public espagnol. Alors que Médecins du monde, Amnesty International et Red Acoge en ont déjà reccueilli 60 000 par le biais d'une pétition, 900 médecins éspagnols viennent de s’engager à leur tour pour dénoncer les mesures prises par le gouvernement espagnol qui entend réaliser «près d’un milliard d’euros d’économie par an », grâce à une réforme lancée en avril. «Ma loyauté envers les patients ne me permet pas de manquer à mon devoir éthique et professionnel et de commettre un abandon », affirme le texte diffusé par la société espagnole de médecine familiale et communautaire (semFYC) depuis le début du mois de juillet, afin d'encourager les médecins à devenir « objecteurs de conscience» en s'opposant fermement aux mesures de rigueur qui vont toucher les populations les plus vulnérables.

Pris dans la spirale de la dette, le gouvernement espagnol a annoncé dès le mois d’avril, qu’il comptait s’attaquer au déficit public en réalisant 23,7 milliards d’économie dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Le Parlement espagnol, où le Parti populaire de Mariano Rajoy détient la majorité absolue, a enclenché cette réforme du système de santé à travers un amendement à la loi sur les étrangers, adopté en avril. Ainsi, à compter du 1er septembre, les étrangers en situation irrégulière verront leur accès au système de santé public largement limité: seuls les urgences pour maladie ou accident, le suivi de grossesse, les accouchements et post partum et l’assistance sanitaire aux moins de 18 ans seront encore assurés gratuitement.

Si la situation semble inquiétante, elle apparait surtout « extrêmement décevante», si l’on en croit les observateurs. « Jusque là, le système espagnol était sans aucun doute le plus universel, le plus équitable et le plus ouvert d’Europe», soupire Nathalie Simonnot, membre du réseau international de Médecins du Monde. « Toutes les personnes vivant sur le territoire espagnol bénéficiaient d’un accès complet au système de santé public grâce à la carte sanitaire individuelle, à la seule condition de s’être enregistré dans la mairie de sa commune de résidence. C’était une couverture vraiment universelle », regrette-t-elle. Les ONG dénoncent aujourd’hui une grave régression du droit, sous couvert d’austérité. « Avec ce décret, ils sont en train de casser leur système de santé. C’est à la fois injuste et illogique», grince Nathalie Simonnot.

Un accès au soin limité... ou payant ?

C’est un article publié par le journal El Pais qui a relancé la polémique, mardi 7 août : selon les informations du quotidien espagnol, les étrangers désireux de se faire soigner au sein de l’hôpital public devront désormais s’acquitter d’une assurance annuelle s’élevant à 710 euros. Pour les personnes âgées de plus de 65 ans, celle-ci grimperait même à 1864,80 euros par an. Le même jour, le Ministère de la Santé a en effet esquissé un geste dans se sens, en faisant part de sa volonté de réintégrer les sans-papiers dans le système de santé, à travers un système de “conventions” payantes. Mais celles-ci seraient assorties de fortes restrictions : « Cette somme ne couvrirait pas le remboursement des médicaments », précise Nathalie Simonnot. « De plus, pour en bénéficier, les étrangers devront avoir résidé au moins un an dans le pays ! Quand on connait les parcours migratoires, on comprend bien que cette condition est irréaliste. Les immigrés arrivent souvent par voie de terre, certains fuient des situations de conflit, ils viennent d’achever un voyage éprouvant... et il faudrait en plus qu’ils attendent un an avant de pouvoir se faire soigner ? »

Faire payer des personnes vivant souvent dans la plus grande précarité s’avère paradoxal à bien des égards, d'après la coordinatrice de Médecins du Monde. « On peut se demander comment le gouvernement compte les faire payer : devront-ils se prostituer ? Voler ? Travailler au noir ?», ironise-t-elle.

Pourtant, on peut aussi faire une lecture plus optimiste de cette annonce, qui présente tout de même une avancée par rapport à l’exclusion pure et simple. « Cela laisse de nombreuses possibilités pour payer ces frais. Les gouvernements autonomes espagnols (régions, ndlr) pourraient créer un fond spécial, ou même décider de ne pas les percevoir. »

Cette hypothèse semble plausible, puisque les régions gouvernées par le parti socialiste ont d’ors et déjà fermement pris position contre cet amendement : à Madrid, en Andalousie, dans les Asturies, en Catalogne et au Pays-basque, les sans-papiers continueront de bénéficier de la gratuité des soins. Dans un communiqué publié mardi, le parti des verts catalan (Iniciativa per Catalunya Verds - opposition) interpelle le gouvernement régional, qui « doit clairement souligner qu'il usera de tous les moyens dont il dispose pour que personne en Catalogne ne soit privé de l'assistance médicale », tout en dénonçant le gouvernement espagnol qui semble « chercher à mercantiliser le système de santé ». De même, le gouvernement socialiste basque a rappelé mardi son opposition à un système « basé sur des coupes et des restrictions. »

Interpellé sur le sujet lors du Congrès des députés, le porte-parole du Parti populaire affirme pour sa part que « ce que doivent faire les immigrés illégaux, c’est entrer en Espagne légalement », avant d’ajouter que le pays « ne doit plus être le paradis de l’immigration illégale. »

 

Péril sur le système de santé

Mais dans un pays où les immigrés sont nombreux –en particulier dans les régions agricoles où ils fournissent une grosse partie de la main d’œuvre– les spécialistes de la santé s’accordent à dire qu’un tel décret tient plus du dangereux expédient que de la solution miracle. «C’est une mesure politique qui n’a rien de rationnel. A mon sens, c’est certainement la réponse la plus facile et la plus xénophobe qui est choisie là », tranche le professeur Robert Launois, directeur scientifique du Réseau d’évaluation en économie de la santé (REES).

A ses yeux, exclure la frange la plus sensible de la population est une solution de court-terme, qui peut même s'avérer dangereuse. Caroline Izambert, porte-parole d’Act Up au sein de l'Observatoire pour le droit à la santé des étrangers (ODSE) est du même avis. « En Espagne, de larges secteurs de l’économie reposent sur l’emploi d’une main d’œuvre immigrée, dont beaucoup sont sans-papiers. Ne pas soigner des populations en situation de crise apparait comme un mauvais calcul sur le long terme. Il faudra de toute façon les accueillir quand ils se retrouveront en situation d’urgence. Cela entraînera une multiplication des retards de soins, qui coûtent beaucoup plus cher.» Pour appuyer cette idée, Nathalie Simonnot cite une étude menée en Andalousie, région agricole par excellence, où le système de soin est particulièrement favorable. « On a constaté que plus le système de soin était ouvert, moins les coûts étaient élevés. Pour faire des économies, il faut soigner plus tôt et plus vite », affirme-t-elle.

En réalité, tous redoutent surtout que cette mesure soit la première d’un dispositif plus large, visant à rétrograder l’ensemble du système de soin espagnol.


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Published by democratie-reelle-nimes - dans Espagne
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