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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 18:15

 

 

 

 

 

Beau discours de Paul Ariès à partir duquel nous nous retrouverons, Indignés du monde entier et Révoltés du Printemps arabe, pour redéfinir les cadres de la répartition des ressources humaines et planétaires. Il ne s'agit pas tant de lutter contre la pauvreté que de construire surtout avec les pauvres, partout, au plus vite et dans les meilleures conditions possibles, des richesses insoupçonnables à partir de nos propres coordinations, de nos propres coopérations, de nos propres affranchissements. Tout ce que jamais, ô grand jamais, n'ont permis ni souhaité ceux qui dirigent les systèmes de domination, dont les armes pour nous asservir sont la répression et l'oppression, la propagande et la pauvreté.

Jean-Jacques M’µ

 

 

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 17:52
Vendredi 24 Août 2012 à 05:00

 

Régis Soubrouillard
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur

 

Après le massacre de 34 mineurs, tombés sous les balles des policiers, l'Afrique du Sud rend hommage aux morts de Marikana. Le mouvement n'en est pas terminé pour autant. D'autres grèves sont apparus et si certains politiciens agitent déjà les démons de l'apartheid, c'est pour mieux ignorer combien elles sont le révélateur d'une misère sociale dont profitent les richissimes exploitants miniers.

 

Gallo Images / Rex Feat/REX/SIPA
Gallo Images / Rex Feat/REX/SIPA
Quarante quatre morts, dont 34 tombés sous les balles de la police mais le marché du platine tient bon. Rarement le cours de ce précieux métal aura été aussi élevé. Depuis les affrontements du 16 aout à Marikana, en Afrique du sud, sa valeur a même bondi de 9%, atteignant son plus haut niveau depuis mai 2012. Un lien de cause à effet entre les mineurs sacrifiés et le cours du métal ? On ose à peine y croire. Et pourtant, si l’argent n’a pas d’odeur, le platine n’en a pas beaucoup plus.

Selon le site indépendant mineweb, spécialisé dans l’analyse financière des métaux précieux, les événements survenus dans la mine de Marikana perturbent certes les marchés du platine : « Il y a régulièrement des tensions dans les régions minières mais le niveau de violence est surprenant » constate une analyste de Mitsui precious metals, une agence financière spécialisée dans les métaux précieux. Néanmoins  « la demande reste encore inférieure à l’offre et s’il n’y a pas de nouvelles perturbations, il n’y a pas de raison de voir les prix du platine flamber à court terme ». Bref, le marché du platine digère pour l'instant plutôt bien le massacre de Marikana. On respire.

Troisième producteur de platine au monde, Lonmin qui affiche un chiffre d’affaires de 2 milliards de dollars pour 311 millions de bénéfices, n’avait pas répondu favorablement aux demandes d’augmentations de salaires des syndicats de mineurs qui réclamaient une multiplication par trois de leurs salaires, proche de 400 euros en moyenne.

La grève continue

Craignant la multiplication des mouvements, le gouvernement a tenté de calmer le jeu mardi en demandant à la société minière de suspendre son ultimatum de licenciement des grévistes qui ne reprendraient pas le travail cette semaine. Un appel entendu : Lonmin a suspendu l’ultimatum en question. Trop tard sans doute. Un tiers seulement des salariés auraient repris le travail. Et d’autres mines pourraient suivre la même voie, notamment compte tenu de la surenchère à laquelle se livrent les syndicats de mineurs, très politisés.

L’AFP affirme que la grève s'est déjà étendue, mercredi 22 août, à une mine voisine, la plus riche réserve mondiale de platine, appartenant à Royal Bafokeng Platinum, où « des salariés ne sont pas venus travailler », a indiqué l'entreprise, en précisant que « la situation était calme ». Environ 600 grévistes, des foreurs, étaient massés devant le puits affecté par la grève où quatre fourgons de police étaient également déployés.

Le Monde rapporte qu’« une autre mine de platine est aussi sous la pression de ses salariés à Thembelani. Ils exigent de porter les salaires des foreurs à 12 500 rands, soit 1 250 euros environ par mois, comme à Marikana et ont donné jusqu'à vendredi à l'entreprise ».


Un révélateur de la misère sociale sud-africaine

A l’approche du congrès de l’ANC, le parti au pouvoir, véritable Etat dans l’Etat, la tuerie de Marikana a fait l’objet de nombreuses récupérations politiques et médiatiques sur le thème d’un retour du temps de l’Apartheid.
Julius Malema, ex-leader de la Ligue de la jeunesse du Congrès national africain, l’ANC, l’actuel président Jacob Zuma a échoué dans sa tâche, les mineurs « ont été tués parce que le gouvernement défend le monopole blanc sur le capital, affirme celui-ci. Et cette affaire n'a rien à voir avec l'éviction du président Zuma. Mais ça prouve bien que c'est un dirigeant très faible ».
Plusieurs observateurs pointent également le manque de préparation, voire l’incompétence des forces de police face à ces mouvements sociaux.

Pour The Sowetan, le plus grand quotidien de la population noire d’Afrique du sud, créé par des membres de l’ANC dans le cadre du combat contre l’apartheid, le massacre de Marikana prouve surtout que l’Afrique du Sud reste un pays « anormal » : « au temps de l’apartheid, les noirs y étaient traités comme des objets. Aujourd’hui, les africains sont dressés les uns contre les autres pour savoir qui est le représentant légitime des travailleurs. Mais ce que signifie Marikana, c’est que la valeur de la vie humaine continue d’y être insignifiante ».

Beaucoup plus faible en tout cas que celle du platine…



A lire dans Marianne cette semaine, l'article de Patricia Huon, notre correspondante à Johannesburg: Afrique du Sud. Massacre de mineurs, un drame majeur. 

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 17:43

 

 

 

« Avec la concurrence sociale, fiscale et environnementale maintenue voire aggravée, le Pacte budgétaire bloquera durablement la transition sociale et écologique tant nécessaire », dénoncent Thomas Coutrot et Aurélie Trouvé, les deux co-présidents d'Attac, alors que l'association tiendra son université citoyenne du 24 au 27 août à Toulouse.


 

Ce vendredi 24 août, à Toulouse, l’Université citoyenne d’Attac va s’ouvrir dans un contexte qui a rarement été aussi incertain. La crise écologique s’aggrave mais les États affichent de plus en plus ouvertement leur renoncement. Le chômage explose et l’Europe vacille sur ses bases mais les gouvernements se soumettent toujours plus à l’hégémonie de la finance, cause de la crise. La gauche en France a gagné les élections mais la nouvelle majorité n’a manifestement pas compris l’ampleur des ruptures nécessaires.

Alors que l’exclusion de la Grèce de la zone euro semble désormais une question de mois, le nouveau Traité (ou Pacte budgétaire) concocté par Angela Merkel avec l’aide de Nicolas Sarkozy veut radicaliser les règles de Maastricht qui ont mené l’euro au bord du gouffre. Ce traité prétend interdire tout déficit public ad vitam aeternam, et donne à la Commission européenne un pouvoir inédit sur les politiques budgétaires nationales. Il  sacralise une notion de « déficit structurel » totalement arbitraire et instaure des sanctions automatiques contre les États indociles. Avec la concurrence sociale, fiscale et environnementale maintenue voire aggravée, le Pacte budgétaire bloquera durablement la transition sociale et écologique tant nécessaire. Il enfoncera un peu plus l’Europe dans la spirale de la dépression.

Attac ne peut accepter ni l’escamotage du débat démocratique en France, ni l’actuelle dispersion des résistances sociales en Europe. Contre la tentation de l’attentisme ou de la résignation, nous voulons contribuer à faire monter le refus de l’austérité et de ce pacte mortifère. Le gouvernement Ayrault prévoit de le faire ratifier à la hâte, tel quel, par le Parlement en septembre, malgré la promesse de renégociation du candidat Hollande. En France, nous proposons donc à tous les mouvements sociaux et aux partis de gauche de construire ensemble une campagne-éclair contre cette ratification, avec une interpellation des parlementaires, des dizaines de réunions publiques dans tout le pays et une mobilisation d’ampleur le jour du vote.

A plus long terme il est décisif que les résistances et alternatives en gestation dans chaque pays européen trouvent un espace commun de construction et d’expression, un véritable espace public européen. La construction européenne ne peut survivre que refondée sur des bases démocratiques. L’Europe néolibérale s’est construite dans le dos des peuples, ils peuvent en reconstruire une, qui soit solidaire, écologique et démocratique. C’est pour y  contribuer que nous proposons le lancement d’un processus de Tribunal européen de la dette et de l’austérité, qui pourrait être initié lors d’une assemblée des mouvements sociaux européens qui se tiendra à Florence à la mi-novembre. Le Forum social mondial de Tunis, en mars, et un Alter-Summit européen qui est en projet pour le printemps en Grèce, permettront d’amplifier la convergence des résistances et des alternatives. D’ores et déjà, de très nombreux représentants d’organisations et militants des mouvements sociaux français, européens et internationaux seront présents à Toulouse du 24 au 27 août pour préparer ces initiatives.

 Pour plus d'information, cliquez ici.

 

 

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 17:29
 
Rue89 - DONNANT DONNANT 22/08/2012 à 19h02
 
Elsa Fayner | Journaliste Rue89

Un chien dort sur un canapé (Dickuhne/Flickr/CC)

 

Près de cinq millions de voyageurs préfèrent dormir sur le canapé d’un inconnu. Parce que ça ne coûte rien ou presque. Parce qu’on y trouve l’aventure. Depuis quatre étés, le « couchsurfing » (surf de canapé, littéralement) explose. Près d’un million de pratiquants de plus [PDF] chaque année, principalement des Occidentaux de moins de 30 ans.

Mongolie, Turquie, Jordanie, Chili : désormais, il est possible de couchsurfer dans 207 pays. Vous vous inscrivez sur le site Couchsurfing.org en précisant dans quelle région vous passez pendant vos vacances, et les membres qui sont prêts à vous loger vous répondent.

Parmi ces expériences, quelle est la plus exceptionnelle que vous ayiez vécue ? La question a été posée pour Rue89 sur la page Facebook des « couchsurfeurs ». Plus de 140 ont répondu, à grand renfort de smileys et d’enthousiasme :

  • il y a les romantiques, ceux qui ont trouvé « l’amour au premier regard », sont « devenu père grâce au couchsurfing » ou ont rencontré « celle qui est devenue [leur] femme » ;
  • il y a les fêtards pour qui les nuits ne sont jamais assez longues. Soirée underground en Iran pendant le ramadam pour Annyia. Beuverie aux Philippines pour Henner. Nouvel an dans le centre de Berlin pour Vianna : « Dans la maison de types sympas... la moitié de la ville invitée... En un mot : effarant ! » ;
  • et puis il y a les voyageurs qui apprécient de découvrir un peu plus que des musées, voire d’être détournés de leur route. Comme ces couchsurfeurs polonais et vénézuéliens invités à Java à un mariage traditionnel. Ou Henner, qui s’est retrouvé dans la peau d’« un local » le jour où il a dû garder une maison vide en Thaïlande. Ou encore Anna, qui a dormi dans un kibboutz en Israël et a pu, en pleine nuit, se promener « dans des zones interdites de la mer Morte, avec des petits lacs, des sources d’eau chaude, sous un ciel exceptionnel ».

Enfin, il y a les surprises, les imprévus inclassables. Les hôtes qui vous plantent au dernier moment. Toujours avoir un plan B, recommandent les pros. Les hôtes tripoteurs. Les hôtes généreux (un New-Yorkais a donné un ordinateur à un visiteur en panique parce que le sien avait planté). Les visiteurs surprenants (« En pleine nuit, ma couchsurfeuse a ouvert la porte de ma chambre, elle s’est arrêtée sur le seuil. Je l’ai regardée, elle s’est brusquement réveillée : elle était somnambule ! »).

Certains couchsurfeurs ont bien voulu nous raconter leur expérience en détail.

1

Kolia, l’amour à Lyon

 

Kolia, c’est la fête qui l’intéresse. A Lyon, avec des colocataires, il a pris l’habitude de recevoir des couchsurfeurs du monde entier. Ça plaît bien au Lyonnais de faire découvrir sa ville, plus particulièrement les bars.

Sauf que, parfois, il ne sait pas quelle couchsurfeuse s’introduit en pleine nuit dans son lit. Et ça l’embête un peu. Enfin, il est mitigé. L’étudiant, qui vit maintenant à Bogota, se souvient notamment de cette Américaine de la Nouvelle-Orléans, assistante d’anglais dans un collège poitevin.

Quelques jours avant la fête des Lumières, elle demande si elle peut débarquer. Les colocataires hébergent déjà des amis, et viennent de refuser un groupe de Français et un groupe d’Espagnoles. Mais l’Américaine vient seule, elle pourra dormir dans le salon.

Le deuxième soir, le groupe rentre en Vélov’ de la Croix-Rousse. Kolia va se coucher :

« Mes souvenirs sont brouillés et brouillons, mais une chose est sûre : je me réveille avec une étrangère qui me chevauche, m’offrant ses lèvres, et aucune autre option que de répondre à ses avances.

Après un réveil en galipettes qui se termine par un petit “shower time”, nous nous rendons au marché de producteurs de Perrache. Les produits sont frais et sains. C’est cliché peut-être, mais c’est l’image de la France aussi. Ça fait parti du jeu de la découverte culinaire. »

2

Annarita, à scooter dans les Andes à 63 ans

 

Annarita a 63 ans. Elle a toujours aimé voyager seule, mais « plus cool ». A la retraite, elle a eu envie de parcourir le monde de manière un peu plus aventureuse. Mais toujours dans sa « zone de confort », partout où l’anglais et l’italien sont parlés.

En 2011, elle empoigne sa valise à roulettes, et quitte Saint-Brieuc pour parcourir durant deux mois l’Argentine en couchsurfing :

« Sur la route 40, une famille de cinq enfants m’a accueillie. La femme, Fernanda, m’a proposé d’aller voir sa mère dans la montagne. Nous sommes parties à la fraîche, vers 17 heures, à scooter. Elle roulait très doucement. Il fallait pousser l’engin dans les torrents, il avait beaucoup plu.

Nous avons fini par rejoindre quelques maisons de terre. Sa mère avait presque mon âge, mais en paraissait bien plus. Elle était indienne et avait eu seize enfants. Elle nous a reçues avec le maté et une tartine de pain à la confiture de pêche.

Je n’avais pas compris que nous restions la nuit... Au réveil, Fernanda a été chercher un tambourin. Les femmes ont commencé à chanter des chansons traditionnelles. Voilà ce que j’ai eu pour mon petit déjeuner. J’étais tellement émue que je n’ai pu prendre aucune photo. »


Annarita en Argentine, à l’hiver 2011 (Annarita)

3

Benjamin, des catacombes dans chaque pays

 

Benjamin utilise le couchsurfing pour assouvir sa passion : dénicher des sites abandonnés, des usines désaffectées, des souterrains oubliés. Il a commencé à chercher les amateurs également couchsurfeurs pour passer les voir en vacances.

Le quadragénaire a ensuite poussé le vice plus loin. Il est « auditeur qualité, autrement dit, le plus souvent, client mystère », ce qui l’oblige à bouger. Alors, en déplacement professionnel aussi, il dort sur le canapé :

  • à Montpellier, il a fait un peu de « spéléo au pied levé », dans des grottes de l’arrière-pays ;
  • en Alsace, il a visité des brasseries abandonnées ;
  • en Espagne, des sites miniers désaffectés et difficiles d’accès (« Fallait crapahuter, traverser des rivières »). C’est là que l’un des ses ancêtre s’est tué en travaillant, et Benjamin tenait à voir le lieu ;
  • à Paris, « la face cachée » des catacombes (« J’adore me dire que je suis sous l’avenue d’Italie et que, sous terre, elle ne fait que 60 cm. ») ;
  • en Lettonie, en vacances cette fois, d’anciens silos de missiles SS-20 russes.

Un des lieux interdits visités par Benjamin

4

Anthony, le bon Samaritain des couchsurfers

 

Les couchsurfeurs tiennent à leur communauté. Ils se dépannent en cas de problème, préviennent quand un « mouton noir » sévit dans une ville. Ils organisent aussi de grands rassemblements partout en Europe dont le but n’est pas extrêmement défini, mais dont on comprend qu’il s’agit de pratiquer les langues étrangères autour d’une tente de camping, de découvrir boissons et plats d’un peu partout, voire d’organiser des jeux dans des champs de maïs.

A 28 ans, Anthony fait partie de ces membres actifs. Et il se souvient particulièrement d’un rassemblement dans les Abruzzes, en Italie :

« Plus de 400 personnes étaient attendues. Mais les indications pour trouver le camp, en pleine montagne, restaient succinctes : prendre le train jusqu’à une petite gare, se rendre à la pizzeria d’en face, où le patron devait donner toutes les explications.

Dans le train, je rencontre cinq mecs qui y vont, de cinq nationalités différentes. Mais à notre arrivée à 23 heures, la pizzeria est fermée. Dans la rue, personne ne parle anglais. Les gendarmes ne sont pas informés et proposent leur jardin pour planter la tente. Finalement, un gars nous embarque dans le coffre de son utilitaire. Nous ne sommes pas sûrs qu’il ait bien compris...

Il nous dépose en pleine montagne devant deux maisons et repart. Nous sonnons. Un vieux monsieur ouvre, puis disparaît. Quand il revient, c’est pour dire : ’’OK, ça marche. Vous voyez ce petit chien ? Vous le suivez, il va vous guider. »

Il est plus de minuit, il commence à pleuvoir. A chaque croisement, le chien nous attend. Au bout d’une demi-heure, il s’arrête. L’endroit est désert. Je crains un traquenard.

Nous nous étions trompés d’un jour, le rassemblement ne commençait que le lendemain. »


Le lieu de rassemblement dans les Abruzzes (Anthony)

 

 

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 17:15

 

Rue89 - Virus 24/08/2012 à 13h02

 Sid Ahmed Hammouche | Journaliste de La Liberté


Un ordinateur brûlé (Pepsiline/Flickr/CC)

 

Des pirates informatiques donnent des sueurs froides au marché pétrolier. Des cybercriminels ont lancé, la semaine dernière, un raid informatique spectaculaire contre la compagnie pétrolière Saudi Arabian Oil Co (Saudi Aramco).

L’entreprise, une des plus importantes compagnies pétrolières au monde, a découvert à temps le virus avant qu’il ne ravage la totalité de son réseau informatique.

Dans un communiqué publié le 16 août, la société publique saoudienne, qui pèse plus de 800 milliards de dollars, s’est montrée rassurante en affirmant que le logiciel malveillant n’avait eu aucun impact sur la production pétrolière.

Dans le journal saoudien « Al Hayat », le président d’Aramco, Khaled Al Faleh, a reconnu la gravité de l’incident et affirme que son entreprise a bien géré l’agression informatique.

Un groupe de hackers revendique l’attaque

Pour faire face à la cyberattaque, le groupe pétrolier a été obligé de couper ses systèmes électroniques de tout accès avec l’extérieur. Par mesure de précaution, Aramco s’est rapidement déconnectée d’Internet. Elle a coupé également son propre système de télécommunication.. Mais le virus a eu suffisament de temps pour infecter 40 000 postes de travail. Heureusement que le code malveillant n’a pas touché le serveur central, chargé d’organiser et de distribuer la production de brut au niveau régional et international.

Aramco produit 2,26 millions de barils de pétrole par jour. Une quantité énorme qui pèse sur la production mondiale. Alors que le pétrole frôle les 100 dollars en plein mois d’août, cette rupture dans la production et l’acheminement de l’or noir saoudien aurait causé une crise économique mondiale.

Un groupe de hackers arabe a revendiqué l’attaque, sans que cela puisse être vérifié. Il s’agit du Groupement jeunes arabes musulmans. Dans un communiqué, il affirme avoir voulu cibler « les dirigeants saoudiens, Al-Saoud, complices des Américains et des Israéliens dans la région ». Avant d’annoncer qu’il compte à présent s’attaquer à la Bourse de Riyad et a lancé des virus sur d’autres terminaux pétroliers.

Le Moyen-Orient connaît une recrudescence d’attaques informatiques. Il y a quelques semaines, un virus informatique baptisé Gauss, présentant des similarités avec Flame et conçu pour espionner les transactions bancaires en ligne dans la région, a été détecté notamment au Liban et en Syrie. Mais le cas le plus grave reste celui du virus Stuxnet, qui a visé les centrales nucléaires iraniennes. Dans cette affaire, Israël et les Etats-Unis sont soupçonnés d’être derrière cette cyberattaque.

 

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 17:06

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 24.08.2012 à 18h15 • Mis à jour le 24.08.2012 à 18h15

 
 
Crédits : AP/Amr Nabil / Amr Nabil

Quelques centaines d'Egyptiens sont descendus vendredi 24 août dans les rues du Caire pour manifester contre le président Mohamed Morsi lors du premier rassemblement de ce type, moins de deux mois après l'arrivée au pouvoir du candidat des Frères musulmans.

Des échauffourées ont opposé les manifestants à des partisans de Mohamed Morsi. Sur la place Tahrir, épicentre de la révolution qui a abouti au renversement d'Hosni Moubarak en février 2011, de jeunes membres des deux camps se sont affrontés à l'aide de pierres, de bouteilles et de bâtons. Des bagarres se sont poursuivies dans les ruelles environnantes.

Les violences ont éclaté place Tahrir lorsque des témoins ont entendu des coups de feu. Selon l'agence de presse officielle Mena citant le ministère de la santé, cinq personnes ont été blessées sur cette place. L'agence cite aussi le témoignage d'un médecin présent place Tahrir affirmant avoir soigné quatre personnes, dont trois blessées par balle.

 "NE VOUS FAITES PAS AVOIR PAR LES FRÈRES"

La ville portuaire d'Ismaïlia, à 120 km à l'est du Caire, a également été le théâtre d'échauffourées, selon un témoin. Les rassemblements organisés par les opposants de Mohamed Morsi dans d'autres quartiers de la capitale égyptienne se sont en revanche déroulés dans le calme, le nombre de manifestants ne dépassant pas quelques centaines, au total, en début d'après-midi.

Les manifestants ont accusé le chef de l'Etat, qui n'appartient officiellement plus à la confrérie islamiste depuis son investiture le 30 juin, de chercher, à son tour, à monopoliser le pouvoir. Le successeur de Hosni Moubarak a abrogé le 12 août une "déclaration constitutionnelle" prise par les militaires avant son élection et qui rognait les prérogatives présidentielles.

"Réveillez-vous, peuple égyptien !", scandait Mahmoud, âgé d'une cinquantaine d'années, aux 200 personnes réunies sur la place Tahrir. "Ne vous faites pas avoir par les Frères." "L'Egypte est pour tous les Egyptiens, pas pour une seule organisation", a-t-il ajouté, debout sur une moto, alors que la circulation continuait autour de lui.

Quelques dizaines de personnes se sont aussi rassemblées devant le ministère de la défense aux abords desquels des affrontements avaient opposé des manifestants et l'armée, il y a quelques mois, lorsque les généraux du Conseil suprême des forces armées (CSFA) assuraient la transition.

ENQUÊTE SUR LES FRÈRES

La police a prévenu qu'elle protégerait les manifestants pacifiques mais réprimerait toute violation de loi, alors que des rumeurs propagées par la presse et les médias sociaux laissaient craindre des attaques contre des locaux des Frères musulmans, ce que les organisateurs ont nié.

Les meneurs, qui souhaitaient marcher vers le palais présidentiel et qui renvoient dos à dos l'armée et les Frères musulmans, demandent aussi l'ouverture d'une enquête sur le financement de l'organisation islamiste. La confrérie se trouve sur le devant de la scène politique depuis la "révolution du Nil" de 2011 après avoir été réprimée pendant les trente années du régime Moubarak.

 Le quotidien libéral Al Masry al Youm a qualifié à la "une" de son numéro de vendredi les manifestations, prévues de longue date, de "premier test pour Morsi".

Plusieurs organisations libérales, généralement opposées aux Frères musulmans, ont pris leurs distances à l'égard de la manifestation, comme le Mouvement du 6-Avril, l'un des fers de lance de la révolution. "Ceux qui veulent renverser les Frères devraient le faire par les urnes", écrit sur Facebook Ahmed Said, dirigeant des Egyptiens libres, un parti libéral ne participant pas non plus à la manifestation.

Accusé notamment par l'opposition libérale de chercher à bâillonner les médias, Mohamed Morsi a donné un gage d'ouverture jeudi en décidant une loi qui a, de fait, annulé la détention préventive d'Islam Afifi. Ce dernier, rédacteur en chef du quotidien Al Dostour, est accusé d'insultes contre le président.

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 16:57

 

 


Le Monde.fr avec AFP | 24.08.2012 à 10h32 • Mis à jour le 24.08.2012 à 13h42

 
 
Manifestation contre le projet minier Conga, le 21 août. Les habitants des hauts plateaux craignent que le projet ne les prive de leurs ressources en eau.

Le projet de mine d'or et de cuivre Conga, dans le nord du Pérou, est suspendu jusqu'à ce que la compagnie américaine Newmont fournisse des garanties sur la préservation des ressources locales en eau, a annoncé le premier ministre péruvien, Juan Jimenez, jeudi 23 août.

"Nous nous engageons dans un nouveau scénario, le projet est entré dans une phase de suspension que la compagnie a déjà décidé", a déclaré M. Jimenez à la presse. L'ultimatum lancé par le gouvernement à Newmont s'achèvera dans deux ans. La compagnie Yanacocha, contrôlée par Newmont, "a deux ans pour garantir l'eau" aux habitants de la région de Cajamarca, avait annoncé mercredi le président péruvien, Ollanda Humala.

Ce projet de Cajamarca, le plus grand investissement minier du Pérou avec 3,8 milliards d'euros, prévoit de sacrifier quatre lacs-réservoirs d'altitude pour les remplacer par des lacs artificiels, soulevant nombre d'inquiétudes sur la pérennité des ressources en eau d'une région souvent en proie à la sécheresse.

Manifestation contre le projet minier Conga à Cajamarca, le 22 août.

Un important mouvement de grèves et manifestations depuis fin 2011 a conduit à plusieurs reprises le gouvernement à y décréter l'état d'urgence, et a contraint Newmont à annoncer le 30 novembre 2011 la suspension du projet. Celui-ci avait été réactivé en avril après le feu vert d'un audit environnemental commandé par le gouvernement.

Lire l'article : La révolte contre les projets miniers prend de l'ampleur au Pérou

Le président de Newmont, Richard O'Brien, a récemment reconnu l'absence d'un environnement favorable autour du projet, et s'était engagé à apporter "des modifications significatives" au projet, dans un entretien au Dow Jones Newswire.

Conga, qui devait initialement voir le jour en 2014, avait été approuvé par le gouvernement de l'ancien président Alan Garcia en 2010. Son successeur, Ollanta Humala, avait également soutenu ce projet tout en insistant sur la préservation de l'environnement.

 

 

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 16:45

 

Le Monde.fr avec AFP | 24.08.2012 à 15h03 • Mis à jour le 24.08.2012 à 15h48

 

 
Six militants de Greenpeace ont pris position sur la structure pétrolière du géant russe Gazprom dans l'Arctique.

Six militants de Greenpeace sont montés sur une plate-forme pétrolière dans l'Arctique appartenant au géant russe Gazprom. L'ONG demande l'arrêt de toute exploitation de cette immense zone dont les réserves sont très convoitées et proteste contre les projets de forage du géant énergétique russe dans la région, a annoncé vendredi 24 août l'organisation écologiste.

Les militants ont rejoint la plate-forme du champ pétrolifère de Prirazlomnoye à bord de canots gonflables aux environs de 4 heures, heure locale (minuit GMT). "Six grimpeurs ont pris position sur la structure et ont interrompu les opérations menées sur la plate-forme", précise l'ONG dans un communiqué. "Les militants sont hors d'atteinte et ont assez de vivres pour tenir plusieurs jours", ajoute-t-elle. Parmi ces militants se trouve notamment Kumi Naidoo, directeur exécutif de Greenpeace International. L'ONG a mis sur YouTube la vidéo de l'assaut de ce matin.

 

 

Sur son compte Twitter, elle suit l'assaut en direct :

L'exploitation du champ de Prirazlomnoye, le premier projet pétrolier russe en Arctique, a été retardée par des difficultés de construction et des dépassements budgétaires. La production doit débuter à la fin de l'année dans ce gisement renfermant des réserves évaluées à 526 millions de barils de brut. "La seule manière d'éviter une marée noire catastrophique dans cet environnement unique, c'est d'interdire définitivement tout forage dès maintenant", a déclaré Kumi Naidoo.

 

 PAS D'IMPACT SUR SES OPÉRATIONS, SELON GAZPROM

Le groupe russe a immédiatement réagi à cette annonce, réfutant un quelconque impact sur ses opérations malgré la présence des militants. "On leur a proposé de monter sur la plate-forme pour mener un dialogue constructif", a indiqué le service de presse du groupe russe, cité par l'agence Interfax. "Mais ils ont refusé et dit qu'ils préféraient s'y accrocher", a-t-il ajouté.

Greenpeace dénonce les dangers de l'exploitation de l'Arctique et a lancé en juin une nouvelle campagne impliquant des acteurs, cinéastes, stars du rock et hommes d'affaires pour faire de l'Arctique un sanctuaire vierge de forages pétroliers et de pêche industrielle. En juillet, des militants de l'organisation ont bloqué les accès du siège du groupe anglo-néerlandais Shell à La Haye pour dénoncer un projet de forage pétrolier dans l'Arctique.

 

 

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 17:41

 

AFP PHOTO/PASCAL PAVANI

Le phénomène est peu médiatisé, largement sous-estimé. Il n'intéresse pour ainsi dire personne. Chaque année, près de 3 000 personnes de plus de 65 ans mettent fin à leurs jours, ce qui représente le tiers des 10 499 suicides recensés par l'Inserm en 2009, souligne le journal La Croix dans un dossier sur le sujet.

Plus on monte en âge, plus les chiffres sont alarmants : alors que le taux de suicide dans la population générale française est de 17,1 pour 100 000, il monte à 32 chez les 75-84 ans, et à 44 pour 100 000 chez les 85-94 ans. D'après l'Inserm, les hommes de plus de 95 ans se suicident dix fois plus que la population générale.

"Le suicide du vieillard ne scandalise ni ne fascine", constate dans La Croix le psychiatre Michel Debout (Dans la France du suicide, Stock, 2002). Mais certains faits divers obligent parfois l'opinion, et les responsables politiques, à ouvrir les yeux.

Début août, la ministre déléguée aux personnes âgées et à l’autonomie, Michèle Delaunay, avait ainsi appelé à la vigilance, après plusieurs suicides de personnes âgées à domicile et en institution. Une résidente d'institution avait notamment mis fin à ses jours en mettant la tête dans un sac en nylon. Dans un entretien à La Croix, la ministre explique vouloir créer un observatoire et faire entrer la culture palliative dans les Ehpad, qui accueillent les personnes âgées dépendantes.

Les explications au suicide des personnes âgées sont nombreuses. L'allongement de la durée de la vie s'accompagne souvent de souffrances physiques, mais aussi psychologiques (deuils, dépendance, sentiment d'abandon, isolement, etc.) plus fortes.

À cela s’ajoute "un sentiment d’inutilité plus prégnant que par le passé", explique dans La Croix Godefroy Hirsch, médecin généraliste en milieu rural, à la tête de l’équipe d’appui départementale de soins palliatifs de Loir-et-Cher. Dans une société qui leur fait peu de place et valorise la performance, "les gens nous demandent : 'À quoi ça sert ?', nous disent : 'Ça ne vaut plus le coup'", raconte-t-il.

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 17:33

 

Le Monde.fr avec AFP | 23.08.2012 à 16h32

 
Le "Xperia play", de Sony Ericcson.

Sony Mobile Communications a annoncé, jeudi 23 août, la suppression de mille emplois en Suède d'ici à mars 2014, dans le cadre du déplacement du siège social de l'entreprise de Lund (Suède) à Tokyo. "Sony Mobile prévoit de réduire sa main d'œuvre d'environ 15 % d'ici à la fin de mars 2014, afin d'améliorer son efficacité opérationnelle, réduire ses coûts et connaître une croissance rentable", a expliqué dans un communiqué le groupe. Actuellement, Sony Mobile Communications emploie environ huit mille personnes dans le monde.

Cette annonce entre dans le cadre d'une restructuration globale de cette filiale, qui fait suite au rachat par Sony des 50 % détenus par l'équipementier Ericsson dans leur coentreprise de téléphone portable, fondée en 2001, Sony Ericsson. Après cette transaction bouclée à la mi-février pour 1,05 milliard d'euros, Sony a rebaptisé sa filiale en Sony Mobile Communications.

"RECENTRAGE"

La fabrication et la vente de téléphones portables figure parmi les domaines jugés stratégiques par Sony qui, déficitaire ces quatre dernières années, mène une politique de recentrage sur ses ressources jugées les plus porteuses. Sony Mobile Communications commercialise notamment le Xperia, un smartphone fonctionnant sous le système d'exploitation Android du groupe informatique américain Google.

En avril, le groupe japonais de l'électronique Sony avait annoncé procéder à 10 000 suppressions d'emplois dans le monde d'ici à la fin de l'année.

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