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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 21:44


Il n’y a pas que l’industrie automobile et PSA, la rentrée sociale et la rentrée scolaire, qui animeront le mois de septembre. Pris dans des coupes budgétaires toujours plus importantes, le personnel des hôpitaux public pourrait rejoindre la danse. « Le personnel hospitalier se trouve dans une situation de tension importante. Et si les attentes sont déçues, cela pourrait déboucher sur un mouvement de colère », prévient Christophe Prudhomme, médecin urgentiste CGT santé et porte parole de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF). « Nous sommes en train de réfléchir à des moyens d’action pour la rentrée », confirme de son côté Henri Lelièvre, chirurgien orthopédiste au Centre hospitalier sud-francilien (CHSF) et président de l’association Sauvons notre hôpital public.

Le centre hospitalier sud francilien (CHSF) 
Le centre hospitalier sud francilien (CHSF)
Car « si on vous met dans une situation où vous ne pouvez pas traiter correctement vos patients» c'est certes pénible pour les malades, mais pour les praticiens aussi «c’est dur psychologiquement et les arrêts maladie se multiplient, poursuit le chirurgien se remémorant l'infarctus de son collègue chirurgien orthopédique. C’est le même mécanisme que le harcèlement. Les gens essayent de compenser le manque de personnel en travaillant plus dur. On aboutit à une situation de souffrance aigüe au travail.»

En juin 2012, le personnel du service orthopédique du CHSF avait déjà sonné la sonnette d’alarme. Tandis que des aides soignantes absentes pour congés ou arrêt maladie n’avaient pas été remplacées et que la direction annonçait que le service orthopédique perdra trois infirmières dès la rentrée, la colère explose et le service se met en grève. Le docteur Lelièvre entame une grève de la faim. Trois heures de jeûne auront suffit pour que le service obtienne le maintien des infirmières, l’ouverture d’un bloc supplémentaire, l’ouverture de 8 lits à la rentrée ainsi que l’embauche de 2 chirurgiens pour novembre. Mais le chirurgien reste sceptique quant à ces annonces.« Pour ouvrir de nouveaux lits, il faut avoir prévu assez d’infirmières ce dont je doute et pour embaucher des chirurgiens, il faut prévoir des salles sinon ils s’en iront, comme d’autres avant », affirme-t-il en précisant que depuis la création du CHSF 9 chirurgiens ont démissionné. « La plupart sont allés dans le privé », déplore-t-il.

L’engagement du gouvernement pris à la fin du mois de juillet d’allouer aux hôpitaux publics une partie des 10 milliards d'euros du grand emprunt laissés vacants par l’ancien gouvernement ne rassure qu’à moitié. Le montant précis de ce coup de pouce reste à déterminer mais une chose est sûre, il ne saura endiguer les déficits des hôpitaux publics qui ne cessent de se creuser. Ils ont en effet triplé en 10 ans pour dépasser aujourd’hui les 24 milliards d’euros. L’hôpital public a vu son nombre de lits passer de 305 000 en 2003 à 270 000 en 2010, selon les données collectées par l’Insee. En attendant des engagements forts de la part du nouveau gouvernement, le malaise dans la fonction publique hospitalière demeure entier.

« Le service orthopédie est le service qui ramère le plus d’argent à l’hôpital. Il n’y a même pas d’argent pour les activités qui rapportent de l’argent. La direction y a pourtant intérêt », déplore Henri Lelièvre selon qui « les économies faites ont coûté de l’argent ».

Loyer de l'hôpital: 51 millions d'euros en 2013

Le cas de l’hôpital sud-francilien, à cheval sur les communes de Corbeil-Essonne et d’Evry, illustre à lui seul les conséquences en terme d’offre de soin des problèmes de financements des hôpitaux publics et de la « privatisation du service public de santé », dénoncé par les syndicats.

Aujourd’hui, sur les 1000 lits prévus lors de sa construction en 2011, environ 900 sont ouverts et seuls 8 blocs opératoires sur 20 sont en état de fonctionner. Des parties entières de cet hôpital démesuré reste inutilisées alors qu’elles sont déjà équipées. Ainsi, une partie de ce qui devait accueillir le service de radiographie, est actuellement occupée par les permanences syndicales. Selon le docteur Lelièvre, l’ouverture des lits et blocs restant permettrait de générer davantage d’activité et donc de renflouer les caisses de l’hôpital, selon le principe de la T2A (tarification à l’activité). C’est d’autant plus vrai qu’en orthopédie, les opérations sont souvent coûteuses.

Mais le fiasco de son démarrage est à l'image du gigantisme du projet.

 

Une salle de réveil du CHSF, équipée mais pourtant inutilisée 
Une salle de réveil du CHSF, équipée mais pourtant inutilisée


Flambant neufs, les 110 000 m2 du CHSF se dressent à côté du Génopole d’Evry et couvrent un territoire de santé de 600 000 personnes. Né pour accueillir la fusion des hôpitaux d'Évry-Courcouronnes et de Corbeil-Essonnes, la construction du CHSF s'est fait dans le cadre du plus gros partenariat public-privé (PPP) dans le milieu hospitalier. Signé en 2006 par le ministre de la santé de l’époque Xavier Bertrand, le contrat qui lie l’hôpital au constructeur, une filiale d'Eiffage, prend la forme d'un bail emphytéotique, ce type de baux immobiliers de très longue durée qui confère au preneur, un droit réel sur la chose donnée à bail: Ainsi dans le cas de cet hôpital, le contrat d'origine prévoit que l’hôpital verse, sur son budget de fonctionnement, 30 millions d’euros par an pour le loyer et la maintenance des locaux. Au bout de 30 ans, l’Etat devient propriétaire des lieux.

Sauf qu’à la livraison en janvier 2011, entre la légionelle retrouvée dans l'eau et les gainages des tuyaux de gaz qui n'avaient pas été séparés, 8000 malfaçons ont été relevées, rendant impossible l’ouverture de l’hôpital au public. Prévu pour l'être au printemps 2011, le CHSF n’a été opérationnel qu’au début de l’année 2012. De nouveaux travaux ont entre temps été effectués, ce qui a engendré un surcoût de 175 millions d'euros répercuté par Eiffage sur le loyer annuel. Ainsi, en 2011, l’hôpital a dû débourser 38 millions d’euros alors que les locaux du CHSF étaient encore vides. En 2012, il s’apprête à payer 46 millions et on parle déjà d’un loyer à 51 millions en 2013. Avec 230 millions euros de budget, l’hôpital, malgré la suppression en cours de route de certains services, comme la radiographie, reste en déficit. Il s’éleverait à environ 20 millions cette année.

Par ailleurs, le contrat prévoit que ce soit Eiffage qui prenne en charge les travaux et réparations à réaliser dans l’hôpital, sans appel d’offre. Résultat : des prix prohibitifs sont pratiqués et viennent alourdir le loyer en fin d’année. Ainsi, au rez-de-chaussée, les deux fenêtres installées pour donner de la lumière à un bureau de secrétaires ont chacune été facturées 26 000 euros. « Eiffage a déjà la rente sur les autoroutes et maintenant sur les hôpitaux avec des marges honteuses, sur le dos de la sécurité sociale », s’indigne Christophe Prudhomme de la CGT. « Le problème du PPP, est que c’est à la fois un produit construit mais aussi un produit financier qu’il s’agit de rentabiliser », ajoute Claude Combrisson, représentant des usagers au sein de l’association Sauvons notre hôpital public.

La cour régionale des comptes estime, dans un rapport de septembre 2010, que le PPP coûtera au final 1,188 milliard d’euros, pour un coût de construction de 344 millions.

 

Interimaires remerciés, salles fermées

Le docteur Henri Lelièvre explique que la situation financière du CHSF pousse la direction de l’hôpital à « faire des économies de bout de chandelle ». La direction a en effet mené une politique de réduction des dépenses et a ainsi économisé 14 millions d'euros en 2010, 20 en 2011 et 29 en 2012, selon les chiffres de la cour régionale des comptes. Cela s'est traduit par la suppression de 160 postes ces trois dernières années.

Les économies touchent notamment le service d’orthopédie. A l’heure actuelle, deux chirurgiens se partagent deux blocs opératoires pour 28 lits ouverts (sur 44 prévus lors de la construction) et trois équipes de trois infirmières se relaient en 3x8.

« Quand il y a eu la fusion des hôpitaux de Corbeil et d’Evry, il devait y avoir trois salles pour opérer, raconte-t-il. C’est ce que l’Agence régionale de santé avait calculé selon l’activité des deux services fusionnés. Il y avait une salle d’opération pour chaque service et nous devions partager une autre salle pour la traumatologie et les urgences. Par la suite, on nous a dit que nous faisions moins d’activité que prévu –forcément avec une salle en moins–, donc la salle n’a pas été ouverte. »

L’activité de l’orthopédie a subi une autre coup de frein avec la suppression des postes d’intérimaires qui travaillaient dans les blocs opératoires. « Donc à  présent, si vous avez une urgence, comme une péritonite, on se débrouille pour vous trouver une place mais si vous avez une opération considérée comme moins importante, comme une fracture de la jambe, vous n’avez pas de salle », explique Henri Lelièvre.

Résultats pour les patients, les délais pour se faire opérer s’allongent. « Si on ne peut pas vous donner de rendez-vous au bout de deux jours, la réaction normale c’est d’aller voir les cliniques privées, nombreuses autour du CHSF, affirme Claude Combrisson, le représentant des usagers de l’association Sauvons notre hôpital public. Mais la majorité des gens qui vont à l’hôpital public ne peuvent pas faire autrement pour des raisons financières. Un gouvernement de gauche se doit de faire quelque chose.»

Les 10 milliards d'euros annoncés seront-ils suffisants ?

 


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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 21:32

 

Les marins naviguant dans les mers tropicales connaissent parfaitement ce moment et le redoutent : cet œil du cyclone où les éléments s’apaisent, annonçant non pas l’accalmie mais le déchaînement à venir. Et il semble que l’économie mondiale est à ce moment-là. Tout paraît suspendu. Les vacances d’été, les jeux olympiques offrent une distraction, tandis que les responsables politiques sont partis en vacances, laissant accroire que tout est sous contrôle. On ne parle de rien. Pourtant, c’est l’été de tous les dangers. Le dérèglement de la crise ne cesse de s’approfondir.

Chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles. La plus importante de la journée est la confirmation d’une situation que les Européens ont anticipée depuis plusieurs semaines : l’Europe dans son entier entre en récession. Après la Grèce, l’Espagne, l’Italie , le Portugal, ce sont désormais les économies centrales européennes qui sont atteintes.

La France, selon les estimations de la Banque de France, devrait connaître un recul de 0,1% de son PIB au  deuxième et troisième trimestre. La Banque d’Angleterre a dû reconnaître ce jeudi 8 août, que ses prévisions passées étaient erronées :  après deux trimestres de recul de l’activité, l’économie britannique ne peut plus espérer finir 2012 en croissance, comme la banque centrale l’avait escompté auparavant.

Les statistiques du commerce extérieur allemand, publiés aussi ce jeudi, sont venus confirmer les appréhensions : le moteur allemand, censé entraîner le reste de l’Europe, est lui aussi en train de s’étouffer. Si l’Allemagne enregistre encore un  excédent commercial de 16,2 milliards d’euros au mois de juin, l’essentiel provient d’une chute de plus de 3% de ses importations, alors que ses exportations commencent à baisser. Un ralentissement que connaissent aussi les exportations françaises, accentuant encore le déficit commercial  ( 34,9 milliards d’euros) de la France au 1 er semestre.

Le plus surprenant est que cette dégradation semble prendre tout le monde de court. Des banques centrales aux instituts de statistiques, ils se sont tous trompés depuis le début de l’année, n’anticipant pas la récession, et surtout la vitesse à laquelle elle s’opère. Ainsi le gouvernement français bâtissait il y a un an un budget 2012 sur une prévision de croissance de 2,25% . Celle-ci a été revue quatre fois à la baisse , une dernière fois en juin : il n’était plus question que d’une croissance de 0,3% . Pas sûr que ce chiffre puisse être tenu. En tout cas, les hypothèses de croissance ( 1,2%) sur lesquelles le gouvernement a bâti son projet de loi de finances pour 2013 paraissent déjà hors d’atteinte.

De même, à la mi -2011,  la banque d’Angleterre prévoyait encore une croissance de 2% en 2012. Fin mars, elle avait abaissé ses prévisions à 0, 8% . Maintenant, elle dit croissance zéro et ne s’aventure pas pour 2013.  La banque d’Italie prévoyait encore une récession de 1,4% en 2012 et un rebond de la croissance en 2013. Elle parle désormais d’une chute de  2%  en 2012 et d’une récession qui se poursuit en 2013. Et que dire des prévisions du gouvernement grec ? Au début de l’année, il s’attendait à une récession , la cinquième consécutive, de 4,5%. Les chiffres donnent déjà l’image d’un effondrement de plus 7%. Si cela se confirme, plus de 20% du PIB grec aurait été effacé en cinq ans.

baisse de la production industrielle, de la consommation , hausse du chômage

Toutes ces prévisions pourraient encore être trop optimistes, au vu de la chute économique  en Europe. A plus de 11, 5%, le chômage n’a jamais été aussi élevé dans la zone euro, depuis sa création. Et ce n’est qu’une moyenne qui permet de masquer les 25% de chômage en Espagne les 22% de la Grèce, les 15% du Portugal et de l’Irlande.

La confiance a disparu chez les Européens, hantés par la crise et tétanisés par l’exemple de la Grèce.  La consommation est partout en recul. Symbole : les immatriculations de voitures neuves, secteur industriel encore prépondérant en Europe, ont  chuté de plus de 11% en juin, avec des pointes de plus de 22% en Italie. La production industrielle s’anémie. En Espagne, elle  est en baisse pour le dixième mois consécutif, enregistrant une chute de 12,8% en juin pour les biens d’équipements, et de 11,9% pour les biens de consommation. La production industrielle française était en recul de 2% en mai, celle de l’Allemagne de 0,9% en juin.

Tout cela  laisse anticiper de lourdes conséquences sociales dès la rentrée. Les plans sociaux, qui se sont à peine interrompus en août, risquent de reprendre très vite, au vu de la dégradation économique. En présentant leurs résultats du premier semestre, les grands groupes n’ont d’ailleurs pas caché leurs intentions. Ils renoncent à tout investissement, ont déjà commencé à lancer de nouveaux plans d’économie. Ils ont même commencé à se retirer, au moins partiellement, de l’Espagne , qu’ils jugent pour l’instant sans grande perspective.

La crainte de voir l’économie européenne entraînée dans une spirale totalement récessive n’est même plus un scénario de science-fiction. D’autant que l’Europe, ne tirant aucune leçon de l’effondrement actuel, nourri par les politiques d’austérité appliquées partout en Europe à la fois, a décidé d’en rajouter.

Pour tenter d’éviter la mise sous tutelle du pays, le gouvernement espagnol, qui avait déjà lancé un plan d’économie de 65 milliards d’euros, entend le pousser à 102 milliards, au moment où les régions espagnoles font faillite, où des hôpitaux et des fonctionnaires ne sont plus payés, où des écoles ne pourront peut-être pas rouvrir à la rentrée. En Italie, le gouvernement vient de faire voter un programme de 4,5 milliards d’euros supplémentaires tout de suite. La France veut trouver plus de 12 milliards d’euros d’ici à la fin de l’année. Au terme d’un neuvième plan consécutif de réforme, la Grèce cherche à nouveau 11,5 milliards d’euros de réductions budgétaires, et est prête, pour donner les gages attendus à ses créanciers européens, à briser le tabou du non-licenciement des fonctionnaires, au risque de mettre en péril la fragile coalition gouvernementale, issue des élections de juin.

Loin de rassurer, cette politique  d’austérité généralisée, imposée avec des relents de moralisme, finit par inquiéter : l’Europe n’ouvre aucune perspective à ses concitoyens et suscite de plus en plus le rejet. Même le très orthodoxe FMI en arrive à  émettre des réserves. Dans sa dernière note sur la zone euro, il soutient  la nécessité de ne pas oublier des mesures pour soutenir la croissance , parallèlement aux réformes à entreprendre, sous peine de voir les menaces sur le système bancaire  et sur la zone euro s’intensifier.

Alors que les flux financiers  mais aussi économiques sont en train de se renationaliser au sein du marché unique, l’éclatement de la monnaie unique est désormais une option sur la table, le président de la BCE, Mario Draghi tentant de la conjurer par antiphrase en assurant que l’euro est irréversible. Le président de l’Eurogroup, Jean-Claude Juncker, lui fait un pas de plus dans cette direction, en suggérant que la « sortie de la Grèce de l’euro n’était pas ingérable ».

 

Trois crises en même temps

Trois ans après les premiers problèmes grecs, l’Europe est toujours au même point, tournant en rond, refusant la moindre remise en cause de ses options qui se sont pour la plupart révélées de cuisants échecs, sans avoir rien régler : ni la crise du système bancaire, ni celle des dettes publiques – les taux espagnols , une semaine après l’intervention « décisive » de la BCE sont à 6,8%- , ni celle de l’Europe. On comprend la lassitude des partenaires extérieurs. « C’est une saga, qui continue, qui continue encore », a soupiré le gouverneur de la banque d’Angleterre,  Mervyn King, en assurant qu’il était prêt à faire tout son possible pour aider l’Europe, si elle se décidait à agir.

On comprend aussi la fébrilité d’un Barack Obama, qui multiplie les interventions et les appels auprès de tous les responsables européens. Car sa campagne présidentielle pour le deuxième mandat se joue pour une part en Europe. Un éclatement de la zone euro aurait des répercussions immenses sur l’ensemble de l’économie mondiale, américaine en premier. Le système financier américain, en dépit des précautions qu’il essaie de prendre,  serait le premier touché. Même une récession en Europe est un scénario catastrophe pour le président américain. Déjà, l’activité économique des Etats-Unis se ressent du ralentissement européen : chaque mois, la reprise donne de nouveaux signes d’essoufflement outre-Atlantique.

D’où les pressions de plus en plus affirmées de Barack Obama sur les dirigeants européens pour qu’ils trouvent une stratégie de sortie de crise. L’insistance du président américain est d’autant plus forte que les Etats-Unis ont leur propre crise, mise sous le boisseau grâce à la crise de l’euro. Mais , après l’élection présidentielle, il ne sera plus possible de cacher  la question des finances publiques et celle de fiscalité américaine, rendues encore plus aigues par la paralysie politique provoquée par les Républicains.

« Je pensais qu'il y aurait d'abord la crise européenne, puis la crise américaine. Et ces fous du Tea Party ont été capables de synchroniser la crise américaine avec la crise européenne. Deux crises en même temps » , expliquait l’économiste Robert Boyer dans un entretien à Mediapart , il y a tout juste un an. Sa relecture effraie : nous avons fait du surplace. Un an plus tard, ce sont les mêmes débats. Nous  en sommes toujours à l’austérité, à la règle d’or, à l’absence de vision des dirigeants européens, à la menace destructrice que fait peser la finance sur le monde. Aucune direction ne semble avoir été donnée, aucune mesure efficace prise.

Dans cet entretien sur ce qu’il qualifiait la plus grave crise depuis 1929, Robert Boyer mettait en garde aussi sur l’illusion de compter sur les pays émergents. Il soulignait le danger chinois« Et puis il y a la Chine, confrontée à des déséquilibres considérables. Elle cherche à doper la demande des ménages. Mais pour cela, il faudrait qu'elle distribue du pouvoir d'achat. Or les salariés n'ont aucun pouvoir, et la concurrence entre les provinces est telle, qu'il n'est pas simple de relever le salaire de base. Chaque province cherche à attirer des capitaux, et les banques donnent des crédits aux entrepreneurs. Vous avez donc des paquets de mauvaise dette dans les provinces, que la Banque centrale pourrait décider de racheter, mais cela serait périlleux. La crise est rampante en Chine » assurait-il, en insistant sur cette situation totalement inédite – et explosive- des trois blocs économiques en crise en même temps.

 

Flambée du pétrole et du blé

Tout à sa crise, l’Europe ne prête guère attention aux nouvelles venant de Chine . Mais les prédictions de Robert Boyer semblent se confirmer. En dépit des nombreuses incertitudes pesant sur la fiabilité des statistiques chinoises, celles-ci montrent quand même la tendance : la croissance économique ralentit sec en Chine, tout comme les excédents commerciaux,  qui s’amenuisent au fur et à mesure de la baisse de la consommation en Europe. Les problèmes masqués resurgissent. La bulle immobilière qui a sévi dans tant de provinces est en train d’exploser partiellement. Surtout, la concurrence entre les provinces qui a amené à la multiplication d’usines et d’outils de production est en train de se transformer en crise de surcapacités, exacerbée par l’absence de débouchés extérieurs.

La banque centrale chinoise a pris plusieurs dispositions pour essayer de contenir les déséquilibres et relancer la machine économique. Elle a notamment choisi d’abaisser les réserves légales des banques afin de les inciter à financer plus l’économie. Des mesures pour tenter de temporiser et d’organiser un repli en bon ordre. Mais le gouvernement chinois pourrait être vraiment pris de court, si la dégradation s’amplifiait en Europe et /ou aux Etats-Unis.

Pour compléter ce sombre tableau, deux autres facteurs économiques, eux aussi passés sous silence, pourraient peser lourd dans les mois qui viennent : la hausse du pétrole et celle des matières premières agricoles. Le baril de brent est à nouveau en hausse,  à 112 ,55 dollars, en raison des conflits au Moyen Orient , la spéculation cherchant des valeurs refuges faisant le reste.  Les cours du blé, du maïs, du soja  se sont envolés à l’annonce des mauvaises récoltes américaines, liées à  la sécheresse qui frappent les Etats-Unis. Les spéculateurs se sont bien entendu précipités. Depuis la mi-juillet, ils  ont enregistré respectivement des augmentations de 52%, 35% et 15,9%.  Les augmentations de ces matières premières essentielles ne vont pas tarder à se répercuter très vite dans les prix alimentaires, frappant en premier les pays les plus pauvres.

Comment toutes ces données vont-elles évoluer ? Se combineront-elles ? Ou au contraire, certaines d’entre elles se dissiperont-elles ? Cinq ans après le début de la crise, celle-ci prend à nouveau des allures effrayantes.

 


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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 21:25

 

leparisien.fr

Mehdi Gherdane et Aurélie Ladet | Publié le 08.08.2012, 11h28 | Mise à jour : 20h31

LE PARISIEN

 

Un homme a été hospitalisé mercredi dans la matinée dans un état grave après s’être immolé par le feu dans les locaux de la caisse d’allocations familiales de Mantes-la-Jolie (Yvelines). L’homme, âgé de 51 ans, originaire de la commune voisine de Mantes-la-Ville, s’était présenté dans les bureaux de la Caf, situés dans la cité du Val-Fourré, peu avant 10 heures.

Au cours d’un entretien en tête-à-tête, un conseiller lui a alors appris que le RSA venait de lui être suspendu pour le mois de mai. Il s'agissait, selon la CAF, d'une suspension provisoire, en raison d'un manque de pièces justificatives.

Sans dire un mot, toujours selon un représentant de la CAF, l’allocataire a sorti une bouteille contenant un produit inflammable dont il s'est aspergé avant de mettre le feu. Il s'est aussitôt embrasé. Le personnel et d’autres allocataires présents lui sont venus en aide pour éteindre les flammes. Selon la préfecture, les blessures sont sérieuses mais les jours de la victime ne seraient pas en danger.

Une cellule psychologique a été mise en place pour réconforter le personnel et les témoins de ce drame qui sont en état de choc. Les bureaux de la caisse ont été fermés.

 

 

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 14:23

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 08.08.2012 à 14h43

 

La centrale nucléaire de Tihange (Belgique) en janvier 1998.

L'Agence de contrôle nucléaire belge (AFCN) a annoncé la mise à l'arrêt de Doel 3, l'un des sept réacteurs exploités par Electrabel, à la suite de la découverte de "potentielles fissures" sur la cuve et n'autorisera la reprise que "si des arguments convaincants sont fournis". Le réacteur était à l'arrêt depuis début juin pour entretien et le combustible nucléaire avait été déchargé.
Il n'y a donc aucun danger pour la population, les travailleurs et l'environnement", insiste l'agence dans un communiqué diffusé sur son site Internet.

"Une nouvelle méthode d'analyses de la cuve au moyen de capteurs ultrasoniques a été réalisée lors de la révision planifiée de la centrale nucléaire de Doel 3. Si les résultats de ces analyses ne sont pas encore complètement établis à ce stade, il apparaît déjà que les capteurs ultrasoniques ont détecté sur la cuve la présence de très nombreuses indications qui pourraient s'assimiler à de potentielles fissures", explique l'AFCN.

 

 ARRÊT MAINTENU AU MOINS JUSQU'AU 31 AOÛT

"Le réacteur est maintenu à l'arrêt tant que les résultats complets n'ont pas été fournis. L'AFCN donnera son opinion après analyse de l'ensemble des informations reçues, sans verser dans la spéculation", précise l'agence. "L'arrêt de Doel 3 sera maintenu (au moins) jusqu'au 31 août 2012", a ajouté l'AFCN. Mais l'Agence de contrôle nucléaire précise que son "opinion finale se basera sur l'évaluation de sûreté du dossier complet, de même que sur les avis de son Conseil scientifique, et sera soumise à un audit international". "L'AFCN donnera seulement une autorisation de poursuivre l'exploitation si des arguments convaincants sont fournis", conclut le communiqué.

Electrabel, filiale belge du groupe français GDF Suez, exploite sept réacteurs sur deux sites : quatre dans la centrale de Doel, près d'Anvers, en Flandres et trois à Tihange, près de Liège, en Wallonie. La Belgique a décidé de sortir progressivement du nucléaire avec la fermeture programmée des unités 1 et 2 de Doel en avril 2016. Doel 3 doit être fermé en 2022 et Doel 4 en 2025. Les trois réacteurs de Tihange seront fermés en 2023 et 2025. Des inspections sont programmées prochainement sur les cuves de la centrale de Tihange. Le réacteur numéro 2 sera mis à l'arrêt en septembre et l'unité 1 en 2013, a indiqué l'AFCN. Les cuves de Doel 4 et de Tihange 3 "devront à terme subir également ce même type d'inspection".

Lire : Belgique : un compromis pour sortir du nucléaire


 

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 14:16

 

http://www.youtube.com/watch?v=veMib6xWo-c

 

 

Publiée le 26 juil. 2012 par OfficialOTVQTV

Episode 3 Saison 1
Débat houleux sur la Syrie avec:
Serge Michel, Directeur adjoint des rédactions au Monde
Bahar Kimyongür, auteur de Syriana, la conquête continue
Jean-Baptiste Beauchard, Doctorant et spécialiste du Proche-Orient

http://www.otvqtv.com

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 22:07

 

 

http://globalpresse.wordpress.com/2012/08/06/siemens-pirate-par-des-anonymous-ecolo/

6 Août 2012

 

 

 

 

Le site Internet de la marque Siemens piraté par Anonymous en soutien à l’écologie et aux énergies vertes. La société allemande Siemens vient de gouter à la colère des Anonymous. Le site Internet de cette entreprise vient d’être piraté par des hacktivistes écologistes. 

“Nous nous battons pour les droits de l’homme et contre les grosses sociétés qui détruisent la nature et les cultures anciennes.” a pu lire ZATAZ.COM. Cette attaque est la seconde phase de l’opération Anonymous baptisée Green Rights. Les pirates ont diffusé une partie de la base de données de SIEMENS. Identités, emails, téléphones… Bref, toutes les données qu’une base de données peut enregistrer. Les cybers manifestants sont particulièrement bien organisés. Le fichier a été diffusé, via TOR, afin d’effacer la moindre trace.

Anonymous reproche aux sociétés Sony, Nokia, Siemens, Toshiba, Apple, Intel, … d’être impliquées dans les conflits, au Congo. “Au moins 200.000 personnes sont mortes dans la guerre liée aux minerais au Congo.” explique Anonymous. Pour preuve, les hacktivistes avaient diffusé en juin dernier l’adresse email et les téléphones d’un “commerçant” local. “Citoyens du monde: vos téléphones portables, lecteurs DVD, consoles de jeux vidéo et ordinateurs sont fabriqués avec le sang des hommes et animaux du Congo.” Anonymous demande de changer cette tendance en recyclant nos propres technologies ! L’histoire ne dit pas si ce piratage a été réalisé avec un ordinateur en bois, fonctionnant à l’huile de déchets verts.

 

 

 

http://www.zataz.com/news/22317/siemens–hack–anonymous–Green-Rights.html

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 21:59

 

la-croix.com 

  7/8/12 - 18 H 02

 

 

Une page s’est tournée dans le calme : le campement d’« Occupy Frankfurt », installé devant la Banque centrale européenne à Francfort, a été évacué lundi 6 août par la police. Conclusion estivale d’un mouvement commencé en Allemagne à l’automne dernier et qui avait rassemblé devant cette « place forte » symbolique plusieurs milliers de personnes. Là comme ailleurs, après l’Espagne, les États-Unis, la Grande-Bretagne, Israël…, une protestation s’était élevée contre les excès de la financiarisation du monde et les conséquences dramatiques que ces dérives entraînent sur la vie quotidienne de millions de personnes à travers le monde.

Partout, en Europe, le soufflé des « indignés » est désormais retombé. Pouvait-il en être autrement de manifestations dont la marque était l’absence de revendications précises et de leaders ? Un cri de refus peut-il faire naître un mouvement social ? Sans doute pas. La fin de la vague était écrite dans son origine : l’occupation de places publiques, la mobilisation par les réseaux sociaux n’offrent en elles-mêmes pas une alternative.

Mais qu’on s’en réjouisse (passons maintenant aux choses sérieuses) ou qu’on le déplore (comment continuer à faire pression pour une inflexion des politiques publiques ?), ce mouvement mondialisé mais très ancré, à chaque endroit, dans les réalités locales, a déjà laissé des traces durables. Le livre de l’ancien résistant Stéphane Hessel (94 ans) et son succès mondial, en Corée comme en Argentine, ont réactivé, à travers l’éloge de la participation de chacun au débat public, l’exigence d’une démocratie plus directe. Mais aussi, et peut-être d’abord, dans la gestion de la crise financière, l’impératif d’une plus grande équité.

Personne aujourd’hui ne peut prétendre que la disparition des tentes devant la BCE a clos le débat. Les « indignés » de tout poil ont déjà laissé leur marque. Comment ne pas voir que la revendication morale qu’ils incarnaient joue de plus en plus un rôle d’aiguillon pour orienter les choix politiques dans de nombreux pays ? Comment ne pas sentir que le cynisme des marchés est désormais de moins en moins toléré ? Bien sûr, les « indignés » n’étaient pas les seuls à le penser mais, grâce à eux, l’idée s’impose un peu mieux : la crise oblige à des remises en cause profondes, et l’effort pour en sortir devra être mieux partagé.

 

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  Francfort - Les « indignés » quittent la scène publique sans tapage

  La-croix.com - 7/8/12 - 17h46

 

 

Installés depuis le mois d’octobre devant la Banque centrale européenne à Francfort, les militants anticapitalistes du mouvement « Occupy » ont été évacués par la police.

 

Devant la Banque centrale européenne, ces manifestants protestaient, le 28 juillet, contre l’évac...

(Ralph Orlowski / Reuters)

Devant la Banque centrale européenne, ces manifestants protestaient, le 28 juillet, contre l’évacuation des membres du mouvement « Occupy ». Celle-ci a eu lieu lundi 6 août. Le mouvement, porté par la vague des printemps arabes, a fait long feu.

Leur départ sonne le glas d’un mouvement qui avait essaimé un peu partout en Europe.

Avec cet article

Ils avaient planté leurs tentes, parfois de simples bâches en plastique, dans un square jouxtant le siège de la Banque centrale européenne (BCE), à Francfort. Derrière ce campement désordonné trônait une sculpture bleue en forme de « E » majuscule, pour symboliser l’euro. Elle est toujours là. 

Mais le village improvisé en plein cœur de l’une des capitales financières de l’Europe, lui, a disparu. Une décision du tribunal administratif de Francfort a contraint sa vingtaine d’occupants à plier bagages, lundi 6 août, sous l’œil des policiers.

Dix mois après son installation, la disparition de cette enclave bohème dans un décor de buildings abritant les sièges des plus grandes banques sonne la fin du phénomène « Occupy » en Europe. En guerre contre « le pouvoir du capitalisme, de l’argent et des banques », le mouvement a dû quitter les abords de la cathédrale Saint-Paul, en plein cœur de la City, à Londres, en février.

« Nous sommes les 99 % »

À Paris, les « Occupy » ont été expulsés de l’esplanade de la Défense en décembre, après six semaines d’occupation. À Madrid, leurs camarades des « indignés », avec lesquels ils partagent un même rejet du système économique, ont été évincés de la place de la Puerta del Sol au mois de juin 2011. Si, ici et là, en Grande-Bretagne ou en Allemagne, il reste quelques tentes, elles ne sont que des scories d’un mouvement qui, en Europe, a fait long feu.

Né en septembre dernier à Wall Street, lors d’une manifestation d’un millier de personnes protestant contre les méfaits du capitalisme devant la Bourse de New York, le mouvement « Occupy » se résume à un slogan : « Nous sommes les 99 % », c’est-à-dire la masse, nombreuse et ignorée. Cette définition implique une dénonciation du « 1 % » restant, c’est-à-dire l’élite, les « happy few », qui raflent la quasi-totalité des richesses et du pouvoir, ne laissant que des miettes au plus grand nombre.

Classique, ce constat des inégalités s’accompagne d’un rejet du système politique, des partis, de leur organisation hiérarchique et du fonctionnement démocratique actuel, jugé en panne. Si quelques personnalités sortent du lot, les « Occupy » sont par définition sans visage. « Il y a parmi les membres du mouvement un individualisme très fort, ceux-ci considérant que chacun ne peut-être représenté que par soi-même », explique l’Allemand Tadzio Müller, politologue. Parmi eux, on trouve des étudiants, mais aussi des cadres quinquagénaires ou d’anciens altermondialistes.

Mouvement embryonnaire dans le nord de l’Europe

Porté par la vague des printemps arabes et utilisant les réseaux sociaux pour organiser des rassemblements en vertu du principe selon lequel l’espace public appartient à tous, le mouvement a essaimé un peu partout en Europe et connu son heure de gloire quand, à Francfort par exemple, des centaines de personnes campaient devant la BCE. Mais au final, il n’a pas pris.

Tadzio Müller, qui a soutenu le mouvement à Francfort, livre son analyse pour ce qui concerne son pays : « Le slogan des 99 % n’est pas une réalité ressentie ici et les gens considèrent que la crise est quelque chose d’extérieur. » Une autre raison éclaire, selon lui, le fait que le mouvement soit resté embryonnaire dans le nord de l’Europe : « Dans les médias et le discours politique, les responsables de la crise ne sont pas les banques, mais les peuples du Sud paresseux, or “Occupy” vise les banques », dit-il. Un manque de coordination et de stratégie globale sont aussi des explications.

Les conditions qui ont engendré « Occupy » sont toujours là. « D’autres mouvements vont naître, estime Tadzio Müller. Mais la question demeure : où construire le pouvoir social ? »


MARIANNE MEUNIER

 


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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 21:50

 

 

Le Monde.fr | 07.08.2012 à 12h08 • Mis à jour le 07.08.2012 à 14h12

 

Les mauvais chiffres du chômage, associés à la multiplication des annonces de plans sociaux, mettent sous pression la méthode gouvernementale.

Redoutant un redoublement des radiations durant la période estivale, des associations appellent les chômeurs à la vigilance, échaudées par le précédent de l'été 2011 où le nombre de radiations avait explosé. Le démenti de Pôle emploi n'empêche pas le médiateur national de dénoncer des dysfonctionnements .

En juillet 2011, un mois après le lancement de la dématérialisation des courriers, le nombre de radiations avait littéralement explosé (+25,1 % sur un mois, +7,2 % sur un an), avec près de 48 000 personnes rayées des listes, selon les chiffres de Pôle emploi.

Sanction prononcée à l'encontre de ceux qui manquent à leurs obligations (absence à une convocation, recherche d'emploi insuffisante...), la radiation administrative est la hantise des chômeurs indemnisés, signifiant dans la plupart des cas au moins deux mois d'allocations suspendues. Pôle emploi se défend toutefois de mener une politique volontaire de radiation, chiffres à l'appui : au premier semestre 2012, 39 513 personnes ont été sanctionnées en moyenne chaque mois, moins qu'à la même période en 2011 (41 050). "Les radiations ont même baissé de 12 % entre 2007 et 2011", insiste-t-on.

 LE "PIÈGE" DE LA DÉMATÉRIALISATION

Evoquant une période de vacances "propice aux mauvais coups", notamment pour les chômeurs qui s'absentent, les associations sont pourtant sur leurs gardes, qualifiant la dématérialisation de "piège". Leurs forums recensent des dizaines de témoignages de demandeurs d'emploi narrant peu ou prou la même histoire : quelques semaines après avoir communiqué leur e-mail, ils découvrent qu'ils ont été radiés, l'avertissement préalable ayant atterri via le site de Pôle emploi dans un "espace personnel" virtuel... dont ils ignoraient l'existence.

"La dématérialisation a été catastrophique pour ceux qui ne maîtrisent pas l'informatique. Beaucoup se sont fait radier une, deux, parfois trois fois", confesse un conseiller Pôle emploi de région parisienne. Recours-radiation, piloté par Rose-Marie Péchallat, a ainsi dénoncé fin juillet une campagne de "mailing", adressée à 30 000 demandeurs d'emploi en Rhône-Alpes, afin de les inciter à utiliser la correspondance électronique. Son site a reçu 40 000 visites en juillet, 30 % de plus qu'un mois habituel. "Les conseillers sont prisonniers d'un système informatique qui les déresponsabilise", estime Mme Péchallat, laquelle accuse Pôle emploi de "multiplier les possibilités de perdre les demandeurs d'emploi en route".

 "USINE À GAZ"

"J'ai en mémoire ce qui s'est passé l'été dernier, on veille pour essayer de comprendre le pourquoi de cette psychose", assure Jean-Louis Walter, le médiateur national, qui reçoit des contestations de plus en plus nombreuses. Pour M. Walter, qui pointe du doigt les erreurs dues aux "procédures automatisées", Pôle emploi est devenu "plus qu'une usine à gaz""des personnes trop nombreuses passent à la trappe". "Priver quelqu'un de revenus, c'est très grave", estime le médiateur, qui consacrera une partie de son prochain rapport au sujet et s'apprête à effectuer une tournée des agences .

Sur 40 000 radiés en moyenne chaque mois, environ 8 000 sont réinscrits dès le mois suivant. Un dysfonctionnement parmi d'autres, qui alimente encore la polémique récurrente sur la qualité des statistiques françaises du chômage.

Lire notre éclairage : " Les statistiques sur le chômage comportent des zones grises"


 

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 21:42

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 07.08.2012 à 19h29

 

Le Parlement italien a voté mardi 7 août définitivement le décret-loi sur la révision des dépenses publiques, qui devrait permettre à l'Etat d'économiser plus de 26 milliards d'euros sur trois ans et d'éviter une nouvelle augmentation de deux points de la TVA en octobre.

Le Parlement italien a voté mardi 7 août définitivement le décret-loi sur la révision des dépenses publiques, qui devrait permettre à l'Etat d'économiser plus de 26 milliards d'euros en trois ans et d'éviter une nouvelle augmentation de deux points de la TVA en octobre. Les députés ont adopté le décret à 371 votes positifs, 86 négatifs et 22 abstentions.

Une grande partie de ces réductions de dépenses concerne la santé et l'administration publique. Dans le domaine de la santé, ce plan prévoit la réduction d'ici à novembre de 7 000 lits dans les hopitaux régionaux, la diminution de la rémunération des médecins conventionnés, mais aussi l'introduction de nouvelles directives pour les pharmacies.

Baptisée "spending review", cette révision ouvre aussi la voie à un redimensionnement de l'administration publique avec une réduction de 20 % des postes de dirigeants publics et de 10 % du personnel non dirigeant, ainsi qu'un programme d'économies de 4,7 milliards d'euros dans les ministères d'ici à 2015.

RÉDUCTION DU NOMBRE DE PROVINCES

Le gouvernement s'attaque également aux gaspillages de ressources publiques imposant par exemple une réduction de 50 % des dépenses liées aux voitures de fonction et limitant le remboursement des repas des fonctionnaires à 7 euros. Parmi les autres mesures figurent la réduction de 700 millions d'euros en 2012 des transferts aux régions, un chiffre qui grimpera à un milliard en 2013 et 2014, mais aussi la réduction du nombre de provinces.

Ces mesures permettront d'éviter pendant au moins un an une augmentation de la TVA de 2 points, une mesure que le gouvernement souhaitait éviter estimant qu'elle pourrait aggraver la récession. Au lendemain de l'adoption de ce décret en conseil des ministres, dans la nuit du 5 au 6 juillet, Mario Monti avait déclaré que cette loi permettrait des économies de "4,5 milliards en 2012, 10,5 milliards en 2013 et 11 milliards en 2014".

 RENTRÉE SCOLAIRE EN DANGER ?

Cette loi de révision des dépenses publiques qui fait suite à une série de mesures et réformes adoptées à la chaîne depuis l'arrivée au pouvoir de Mario Monti en novembre 2011 a suscité de nombreuses critiques. Le président de l'Union des provinces d'Italie, Giuseppe Castiglione, avait notamment estimé le 23 juillet que ces coupes budgétaires pourraient compromettre la rentrée des classes, car selon lui les régions pourraient ne pas être en mesure de rouvrir les écoles après les vacances.

 

 

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 21:35

 

Le Monde.fr avec AFP | 07.08.2012 à 16h01 • Mis à jour le 07.08.2012 à 16h01 


Selon l'Agence de presse grecque, parmi les dix premières entreprises qui sont à privatiser figure l'ex-site olympique de presse (IBC).

La Grèce va adopter une loi visant à lever les obstacles actuels qui entravent la privatisation des entreprises publiques, a annoncé lundi le ministre des finances, Yannis Stournaras. Le premier ministre conservateur, Antonis Samaras, à la tête d'un gouvernement de coalition droite-gauche "a demandé au secrétaire général du gouvernement d'élaborer un projet de loi qui comprendra 77 actes administratifs visant à faciliter les privatisations", a dit M. Stournaras.

A l'issue d'une réunion de M. Samaras avec les chefs des deux autres partis de la coalition, Evangelos Venizélos, chef des socialistes Pasok, et Fotis Kouvelis, de la Gauche démocratique, sur les privatisations, M. Stournaras a indiqué que cette loi devrait faciliter les cessions au privé des entreprises qui sont sous la responsabilité des ministères des finances, des infrastructures et de l'énergie.

Selon l'Agence de presse grecque (ANA, semi-officielle), parmi les dix premières entreprises qui sont à privatiser figurent l'ancien aéroport d'Athènes (Hellinikon), la loterie publique, les paris sportifs (Opap), la société de distribution et de gestion du gaz naturel (Depa et Desfa respectivement), l'ex-site olympique de presse (IBC) et 48 biens immobiliers.

 

UN "CRIME" POUR L'OPPOSITION

Sous pression des créanciers, Union européenne (UE) et Fonds monétaire international (FMI), dont les experts ont quitté dimanche Athènes après un contrôle des finances publiques, la Grèce est contrainte d'accélérer les privatisations, qui doivent apporter à l'Etat 19 milliards d'euros d'ici 2015 pour accélérer son désendettement. Les créanciers ont à plusieurs reprises noté les retards pris dans le vaste programme de privatisations.

Outre la banque agricole ATE Bank, scindée récemment en deux et dont la partie saine a été reprise par la banque du Pirée au prix de 95 millions d'euros, le pays doit également céder au privé les chemins de fer, la société d'électricité DEI, et la caisse d'épargne.

"Le choix de brader la richesse publique, comme le gouvernement a fait avec l'ATEbank, prive l'économie grecque des outils nécessaires pour la reconstruction du pays, et constitue un crime plus important que celui des coupes horribles dans les salaires", a indiqué la Gauche radicale Syriza, principal parti d'opposition.

Athènes à la recherche de 4 milliards d'économies

 

La Grèce est en train de chercher environ 4 milliards d'euros d'économies pour 2013 et 2014, a indiqué mardi le ministre des finances. Selon lui, les négociations se poursuivraient avec les experts de la troïka, qui ont conclu dimanche une première phase des discussions avec les responsables grecs sur ces nouvelles mesures.

Les experts de la troïka, qui doivent revenir à Athènes début septembre, ont indiqué dimanche qu'"il y avait eu du progrès" dans les discussions avec les responsables grecs. Selon les créanciers, ces mesures sont une condition préalable pour le déblocage en septembre d'une tranche du prêt UE-FMI de 31,5 milliards d'euros provenant du deuxième prêt de 130 milliards d'euros accordé au pays en février.

Les négociations avec la troïka continueront "jusqu'à la fin août", a souligné M. Stournaras, qui n'a pas exclu le chômage partiel d'environ 15 000 fonctionnaires d'ici fin 2012.

 

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