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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 21:53

Certains chiffres balayent tous les discours. Selon une étude de la CNAF (Caisse nationale des allocations familiales) parue cet été, 35 % des bénéficiaires potentiels du “RSA socle” (l’ancien RMI) ne le demandent pas. Le taux grimpe à 68 % pour le “RSA activité” (le complément de salaire proposé aux travailleurs pauvres). Pour Martin Hirsch, ancien Haut commissaire aux solidarité actives et père du RSA, « ces chiffres clouent le bec à tous ceux qui pensent que la France est un pays d’assistés ». De tels pourcentages montrent cependant que le RSA a largement manqué sa cible.

 

Le figaro magazine, juin 2011 
Le figaro magazine, juin 2011

 

La faute au discours alors tenu par certains ministres, comme Laurent Wauquiez, qui avait parlé de l’assistanat comme du « cancer de la société » ? Martin Hirsch, qui a fait partie des gouvernements Fillon de 2007 à mars 2010, en est persuadé. Il estime que « la seule chose qu’on a pu entendre sur le RSA, c’est ce parasitage avec l’assistanat. À côté de ça, l’accent a seulement été mis sur le fait que cela remplaçait le RMI. Comme si le RSA n’était pas assumable ».

Martin Hirsch avoue qu’au lancement du RSA-activité, il tablait sur « un taux de non recours de 40 % au bout de 18 mois ». On en est loin. « Oui, mais il n’y a pas eu une campagne d’information en trois ans sur le RSA, depuis celle menée en juin 2009. Sur le service civique (Martin Hirsch préside l’agence du service civique –ndlr), il y en a une tous les trois mois. Un nouveau dispositif nécessite des informations régulières. »

Au-delà du discours politique, l’ancien Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté est persuadé que le gouvernement a opéré un arbitrage budgétaire. Selon l’étude de la CNAF, qui complète une enquête de la DARES, le taux de non-recours global au RSA représenterait en effet une économie de 5,2 milliards d’euros par an.

Pour y voir plus clair,  la CNAF a donc cherché à comprendre les raisons qui pouvaient conduire à ne pas demander son RSA. Plus de 3 000 personnes ont été interrogées.

Résultat : 11 % n’en ont jamais entendu parler. À l’inverse, 35 % des non-recourants ont déjà bénéficié du RSA par le passé, mais ne le demandaient plus au moment de l’enquête (souvent en raison de situations compliquées, de déménagements, de difficultés avec la Caf dans le calcul du droit, etc.)

Parmi ceux qui connaissent le RSA (ou plutôt pensent le connaître), 35 % sont certains, à tort, de ne pas y avoir droit.

Plus perturbant encore : parmi ceux qui savent qu’ils peuvent en bénéficier, 40 % disent se débrouiller financièrement. 28 % en font une question de principe : ils « n’ont pas envie de dépendre de l’aide sociale, de devoir quelque chose à l’État ».

 

 

Ces chiffres sont à prendre avec des pincettes. Comme toutes les enquêtes quantitatives, les réponses proposées ont déjà été formulées. Et il est impossible d’être certain de la sincérité des réponses données. Peut-être est-il plus facile de déclarer qu’on n’a pas besoin de cet argent que d’avouer ne pas avoir été capable de remplir le questionnaire exigé.

Cependant, de tels taux interpellent. La volonté de ne pas être stigmatisé l’emporterait dans bien des cas sur la possibilité de toucher un complément de revenus.

« Essayez donc de joindre certaines CAF au téléphone »

 

 

Martin Hirsch y voit un échec : « Les gens pensent qu’on est plus dépendants de l’État quand on demande 150 euros de RSA que quand on touche 150 euros d’allocations logement. Alors que c’est une aide comme une autre.»

Dominique Méda, ancienne directrice de recherches au Centre d'études de l'emploi (CEE), avait anticipé ces difficultés depuis longtemps : « Les gens ne veulent pas être transformés en demandeurs d’aide sociale alors qu’ils se considèrent comme des salariés normaux. Pour eux, il est hors de question d’aller quémander quelque chose. »

Son analyse rejoint celle, ancienne aussi, d’Evelyne Serverin, directrice de recherche à l'IRERP-Université Paris X Nanterre : « Ma seule surprise à la vue de cette enquête, c’est qu’on déploie autant d’efforts pour démontrer de telles évidences. Dès qu’on calibre une allocation sur une mécanique de demande, on crée un fort taux de non recours. »

Selon la chercheuse, « le RSA est une chimère de laboratoire. Pour toucher la prime pour l’emploi, il suffit de cocher une croix. Avec le RSA, il faut remplir un dossier extrêmement compliqué. Il y a les architectes qui construisent des bâtiments improbables et à qui on a envie de dire: “Habitez dedans pour voir !”. C’est pareil avec les fondateurs du RSA».

Antoine Math, chercheur à l’INED, explique : « Plus les prestations sont complexes et changeantes, plus le non-recours est élevé. Or le RSA-activité nécessite de réactualiser son dossier tous les trois mois. » Sans avoir fait Math-sup, difficile de calculer sa future allocation. Ni même de savoir si on y a bien droit.

« Certains renoncent aussi parce qu’ils savent qu’ils vont devoir y passer plusieurs demi-journées pour toucher au final quelques dizaines d’euros, explique Yannick L’Horty, directeur de la fédération de recherche du CNRS « Travail, emploi et politiques publiques » et membre du comité d’évaluation du RSA, aujourd’hui désintégré. Pendant ce temps-là, ils ne peuvent pas travailler ou rechercher un emploi ».

Des démarches chronophages donc, mais aussi complexes: «Dans les élites, on sous estime l’obstacle du langage écrit et administratif. Un cadre sup’ règle son problème en trois clics. Mais tout le monde n’a pas accès au numérique, et tout le monde n’a pas la même aisance. 9% de la population française est illettrée.» Dont 15% des chômeurs, selon une étude de 2005.

Or, selon le chercheur de l’INED, «les efforts de rationalisation par la RGPP (révision générale des politiques publiques) font que les travailleurs sociaux comme les personnes au guichet ont moins de temps pour aider les allocataires. Essayez donc de joindre certaines CAF au téléphone: commencez le matin, vous me direz le soir si vous avez eu quelqu’un en ligne!»

De plus, selon Antoine Math, l’administration ne serait pas toujours bienveillante. «Les agents des CAF ne sont pas vaccinés face au discours ambiant: on voit sur le terrain des cas de défiance vis à vis des «assistés». Des agents contestent des pièces, des revenus. Parfois, cela peut se traduire par une simple absence d’aide.»

Certains non recourant n’ont par ailleurs aucune envie de répondre aux questions formulées: «Personne ne peut vivre avec 470 euros par mois, témoigne Nicole Maestracci, ancienne présidente de la FNARS et ancienne membre du comité d’évaluation du RSA. On fait donc face à une population qui bricole, parfois de façon un peu limite en travaillant au noir. Ces personnes craignent une intrusion, des vérifications. De façon générale, plus les gens sont pauvres, plus ils sont méfiants vis à vis de l’Etat.

Martin Hirsch dit s’interroger: «Je ne sais pas si on peut faire un système simple et en même temps sécurisé, où on serait certain que personne ne touche le RSA indûment.»

Il n’empêche: la volonté, louable au  départ, d’individualiser les aides et de coller au plus près des situations, ne s’est pas montrée aussi efficace que prévu pour réduire la pauvreté. Alors qu’on s’attendait à une montée en puissance du dispositif, le nombre de bénéficiaires du RSA est stable depuis mi-2010, «ce qui n’exclut pas un fort turn-over des bénéficiaires», précise la CNAF.

 

EDF s'est résolu à agir

Martin Hirsch tempère : « Moi, le chiffre qui me frappe le plus dans cette étude, c’est le non-recours au RSA-socle, 20 ans après la mise en œuvre du RMI. C’est une allocation devenue familière, simple d’accès et on a encore un tiers de non-recours. Cela relativise le non-recours au RSA-activité. »

Ce taux d’un tiers se révèle à peu près similaire à celui observé au début des années 2000 pour le RMI. Mais le phénomène du non-recours, peu étudié, est en fait bien plus large.

«Aucun chiffrage global n’existe en France », regrette Philippe Warin, chercheur en analyse des politiques publiques et responsable scientifique d’Odenore (Observatoire des non-recours aux droits et services).

Pourtant, le montant des fraudes sociales aux prestations versées, qui a tant fait parler pendant la campagne présidentielle, ne représente chaque année, selon la Cour des comptes “que” 2 à 3 milliards d’euros (fraudes et erreurs mélangées). Soit beaucoup moins que les 5,2 milliards de RSA non versés.

En Grande Bretagne, le National Audit Office (équivalent de notre Cour des comptes) établit annuellement le montant du non-recours, qui se révèle plus de cinq fois supérieur à celui de la fraude : 16 milliards de livres contre 3 milliards.

Une étude de l’OCDE datant de 2004 montre que des proportions de non-recours à peu près comparables sont observées dans tous les grands pays européens. « La Belgique et les Pays-Bas ont commencé à mettre en place plus de procédures de versements automatisées pour réduire l’ampleur du problème », explique Philippe Warin.

En France, si les allocations logements et les prestations familiales sont très largement touchées, le (très) mauvais exemple est donné par l’ACS (Aide à l’acquisition d’une complémentaire santé). Cette aide est censée financer une partie de la mutuelle des foyers qui gagnent un peu trop pour bénéficier de la CMU (couverture maladie universelle). Mais le système est une telle usine à gaz que le non-recours concerne 78 % des bénéficiaires potentiels.

Face à de telles lacunes, il est pourtant possible d’agir. Fortement incité à le faire, EDF s’y est résolu. Résultat : alors qu’en mars 2012, seuls 650 000 usagers profitaient des tarifs de première nécessité sur 2 millions de bénéficiaires potentiels, la nouvelle procédure automatisée à fait grimper le chiffre à 950 000 aujourd’hui, selon EDF, « et sûrement 1,1 million d’ici la fin de l’année ».

Le changement a été rendu possible par la transmission de fichiers renseignant sur les ressources des usagers. « Si des transmissions de données étaient rendues possibles pour le RSA, comme nous l’avions envisagé au départ, il suffirait d’envoyer un courrier aux bénéficiaires potentiels, qui n’auraient qu’à confirmer l’exactitude des données », plaide Martin Hirsch, qui souhaite que le gouvernement Ayrault sorte le RSA de « l’inertie » dans laquelle il est tombé.

 

 

Mais en France, le non-recours n’a pour l’instant guère mobilisé les acteurs publics. « Vu les sommes en jeu, cela fait peur à l’État, explique Nicole Maestracci. Mais il faudrait aussi calculer ce que coûte à moyen terme à la société, notamment par les dépenses de santé publique, le fait laisser des personnes au bord du chemin. À coup sûr beaucoup plus. »


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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 21:40

 

C’est une bien étrange manière de marquer le cinquième anniversaire du début de la crise financière : Goldman Sachs, la banque qui symbolise toutes les déviances de Wall Street et du monde financier, ne sera pas inquiétée par la justice. Les autorités fédérales américaines ont annoncé, jeudi 9 août, qu’elles avaient clos les enquêtes menées sur le géant bancaire. « Il n’y a pas de base solide pour engager une procédure criminelle contre la banque ou ses employés», a expliqué le ministère de la justice.

Le dossier, pourtant, semblait épais. Il portait sur le sujet le plus emblématique de la crise : les agissements de la banque sur le marché des subprimes, ces produits à l’origine du déclenchement de la crise. Le président de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, était même soupçonné de parjure pour avoir menti sous serment devant les sénateurs américains.

La justice américaine s’était saisie du dossier après une enquête particulièrement destructrice d’une commission sénatoriale sur les origines de la crise financière. Pendant dix-huit mois, elle avait entendu de nombreux témoins, auditionné les principaux responsables bancaires, décortiqué des milliers de documents et de courriels internes. Dans

 

un très long rapport, ils avaient mis à nu toutes les dérives de Wall Street, pour finir par un constat accablant : « La crise n'a pas été le résultat d'une catastrophe naturelle, mais celui de produits financiers complexes et à haut risque ; de conflits d'intérêts tenus secrets et de l'échec des régulateurs, des agences de notation et du marché lui-même à brider les excès de Wall Street. »

Goldman Sachs tenait dans ce rapport une place de choix. Les sénateurs y confirmaient les révélations de la presse, notamment celles de Michael Lewis dans son ouvrage The big short (Le casse de siècle dans son édition française), sur le rôle de la banque dans le marché hypothécaire immobilier. Avec la Deutsche Bank, dont le poids a été aussi prépondérant dans cette affaire, Goldman Sachs a été l’acteur principal de toute l’invention financière –CDO, RMBS, CDS– dont on découvrira la toxicité par la suite. Durant les belles années, la banque a émis pour plus de 100 milliards de dollars de produits titrisés sur l’immobilier.

Maximiser le profit

Dès décembre 2006, Goldman Sachs voit les signes annonciateurs de la catastrophe: les défaillance des ménages, incapables d'honorer leurs mensualités, se multiplient. A cette date, Goldman détient plus de 15 milliards de dollars de subprimes et de produits titrisés en portefeuille. L’ordre est donné de vendre à tout prix. La banque invente notamment le fonds Abacus, où elle met une partie de ses produits toxiques, qu’elle s’empresse de vendre à ses clients. Pendant ce temps, Goldman Sachs spécule à la baisse sur les mêmes produits. La tromperie générale est organisée.

 

Lloyd Blankfein 
Lloyd Blankfein© Reuters
Durant les auditions, les sénateurs découvriront l’envers du décor : le fameux trader Fabrice Tourre, qui se présente comme dans ses mails comme un génie du mensonge ; les courriels internes de la banque où les différents traders utilisent le terme de «rats» pour parler de leurs clients, ou de « volaille à plumer » lors du scandale du Libor. D’une mine contrite, Lloyd Bankfein, qui se présentait quelques mois auparavant comme le banquier qui faisait l’œuvre de Dieu, assura la main sur le cœur aux sénateurs qu’il n’était au courant de rien, et qu’il regrettait profondément ces agissements non conformes à la culture de la banque.

Et pourtant, l’enquête sénatoriale prouvera que la direction de Goldman Sachs ne pouvait rien ignorer. Dès décembre 2006, le département « crédits hypothécaires et subprimes » avait été placé sous le pilotage direct de la direction générale de Goldman Sachs, qui surveillait au jour le jour l'évolution de la situation. En quelques mois, l’exposition de la banque sur les subprimes tombe de 15 à 2 milliards de dollars. Pendant ce temps, ses positions de vente à découvert sur les mêmes produits passent de 1 à 13,6 milliards de dollars. En novembre 2007, Lloyd Blankfein écrit un mail éloquent à ce sujet aux principaux responsables de la banque : « Nous n'avons pas été totalement épargnés par le désordre des subprimes. Mais nos pertes ont été largement compensées par nos gains sur les ventes à terme. »


exposition de Goldman Sachs aux subprimes 
exposition de Goldman Sachs aux subprimes© rapport du sénat américain

 

Quant au changement de comportement de la banque, seuls les naïfs y croient. Dans une lettre de démission incendiaire, publiée dans le New York Times, un salarié résumait les « grands principes » d’un Goldman Sachs, obnubilé par sa propre richesse. « La banque a changé sa façon de penser le leadership (…) Aujourd’hui, si vous faites assez d’argent pour l’entreprise , vous serez placé en position d’influence », écrit-il. « Il a trois moyens rapides de devenir un dirigeant : a) persuader les clients d’investir dans des titres ou des produits dont vous essayez de vous débarrasser parce qu’ils sont jugés pas assez profitables ; b) amener vos clients à négocier un quelconque produit qui rapportera le maximum de profit à  Goldman ; c ) vous trouver vous-même sur un siège où votre travail est de négocier n’importe quel produit illiquide et opaque avec un acronyme de trois lettres », dénonce-t-il. 

Malgré ces lourdes charges, le ministère de la Justice indique qu’il « est arrivé à la conclusion que la charge de la preuve pour mener une procédure judiciaire était insuffisante, compte tenu de la loi et des faits, tels qu’ils apparaissent actuellement ». En d’autres termes, la justice n’a pas suffisamment les moyens légaux pour engager une action en justice. Le ministère souligne, toutefois, qu’il est prêt à rouvrir le dossier, si des éléments nouveaux apparaissent.

«Personne n'est en prison»

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule,  Goldman Sachs a appris le même jour, que la SEC, l’autorité boursière de New York, refermait, sans donner suite, une autre enquête sur ses ventes de produits titrisés. La banque était accusée d’avoir vendu d’autres subprimes en décembre 2006, en trompant ses clients. Mais là encore, la SEC n’a rien trouvé à redire.

« Nous sommes très contents de voir ce sujet derrière nous », s’est félicité un porte-parole de la banque. Comment ne pas l’être ! Elle a échappé à tout. Goldman Sachs s’est juste acquitté d’une amende de 500 millions de dollars en 2009 auprès de la SEC pour couper court à une action judiciaire sur ses agissements dans les subprimes. La seule action au civil, qui est encore en cours, est menée contre son trader Fabrice Tourre.

Les commentaires ont été nombreux sur les sites de presse américians à la suite de la publication de cette information. Certains rappellent avec insistance que Goldman Sachs est un grand donateur des campagnes présidentielles. Comme le reconnaissait avec cynisme un trader de la banque, interrogé par la BBC, à l’automne dernier : « Ce ne sont pas les gouvernements qui dirigent le monde. C’est Goldman Sachs qui dirige le monde », avant d’ajouter qu’il espérait une récession, « car il y avait beaucoup d’argent à se faire en cas de crise ».

 


 

La  décision du ministère de la justice, en tout cas, paraît lourde de conséquences. Wall Street va continuer à jouir d’une totale immunité. « Ces annonces sont aussi les dernières indications que les enquêtes fédérales sur la crise financière faiblissent, alors que le temps de la prescription approche », note le New York Times. « Depuis le début de la crise, personne n'est en prison », n’a cessé de s’affliger Charles Ferguson, réalisateur du documentaire Inside Job, dévoilant toutes les turpitudes de Wall Street. Les derniers événements lui donnent malheureusement encore raison.

 

 

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 21:31

 

Le Monde.fr | 10.08.2012 à 12h19

 
Le Parlement japonais a adopté le doublement de la taxe sur la consommation, vendredi 10 août.

Le Parlement japonais a approuvé vendredi 10 août le doublement de la taxe sur la consommation d'ici à 2015 pour contenir la dette colossale du Japon et garantir la pérennité du système de protection sociale. En échange du soutien des députés conservateurs dont il avait absolument besoin, le premier ministre de centre gauche, Yoshihiko Noda, s'est engagé à dissoudre la Chambre des députés et à organiser des élections législatives "dans un proche avenir". Dernière étape nécessaire à l'adoption de la loi, l'approbation du Sénat a été obtenue vendredi, avec une confortable majorité de 188 votes pour et 49 contre.

Le texte prévoit l'augmentation de la taxe sur la consommation, appliquée sur l'achat de la plupart des produits et services au Japon, de 5 % actuellement à 8 % en avril 2014 puis à 10 % en octobre 2015. L'adoption de cette réforme constituait l'objectif politique principal de M. Noda, afin de limiter la progression de la dette du Japon, qui représente déjà plus de 200 % de son produit intérieur brut, soit la proportion la plus élevée parmi les pays développés. Les fonds dégagés doivent aussi permettre de financer de nouvelles places de crèche, d'améliorer le système de santé, de payer une partie des retraites et de prendre en charge leurs dépenses de santé.

 LÉGISLATIVES ANTICIPÉES

Le premier ministre a souligné que ces financements étaient nécessaires pour maintenir la protection sociale des Japonais, dont l'équilibre financier est mis à mal par le vieillissement accéléré de la population.

La loi avait été votée dès juin à la Chambre des députés, où le Parti démocrate de M. Noda est majoritaire, mais de longues négociations ont été nécessaires avant son adoption au Sénat, dépourvu de majorité stable. Pour obtenir le soutien du Parti libéral-démocrate et du Nouveau Komeito, le premier ministre a dû promettre d'avancer le prochain scrutin législatif, qui devait normalement se tenir en août ou en septembre 2013. La popularité du Parti démocrate s'est largement érodée ces derniers mois en raison de son incapacité à tenir la plupart de ses promesses électorales, notamment en termes de pouvoir d'achat. L'impopulaire augmentation de la TVA ne devrait guère y contribuer.

 

 

 

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 21:17

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 10.08.2012 à 12h14 • Mis à jour le 10.08.2012 à 12h49

 

La Grèce est soumise à un programme d'austérité très strict visant à assainir ses finances publiques.

La Grèce va relancer son programme de mise "en réserve" destiné à renvoyer à terme 40 000 fonctionnaires. L'objectif : réaliser les 11,5 milliards d'euros d'économies auxquelles elle s'est engagée auprès de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI), ont indiqué des responsables gouvernementaux jeudi 9 août.

Le plan, que le gouvernement socialiste de Georges Papandréou a échoué à mettre en œuvre l'an dernier, devait placer 30 000 fonctionnaires, sur un total de 700 000, dans une situation de "réserve" au sein de laquelle ils auraient reçu 40 % de leur salaire pendant un an avant d'être définitivement limogés. Le dispositif n'a finalement abouti qu'au départ de 6 500 fonctionnaires, principalement du fait des départs à la retraite.

Pour les membres du gouvernement grec chargés des questions économiques, c'est la seule manière de convaincre les créanciers internationaux de maintenir la Grèce à flot. "Le plan de mise en réserve sera mené à bien, cette fois", a déclaré un responsable gouvernemental qui a souhaité garder l'anonymat. 


  DES ÉCONOMIES DRASTIQUES ET IMMÉDIATES

"C'est une mesure qui ne va peut-être pas produire des économies drastiques et immédiates mais elle va crédibiliser tous nos efforts de réformes", a déclaré un second responsable gouvernemental qui a également souhaité garder l'anonymat. "Nous devons trouver les 11,5 milliards d'euros d'économies parce que sans eux il n'y aura pas de nouvelle tranche d'aide."

Le programme de coupes budgétaires comprend également des réductions des dépenses des ministères et la fusion de plusieurs organismes publics qui doivent au total rapporter entre 4 et 5 milliards d'euros. La majorité des coupes concerneront de nouvelles baisses des traitements versés par l'Etat, des retraites et des aides sociales. Le gouvernement prévoit aussi de se séparer de dizaines de milliers d'employés en CDD après avoir rationalisé les besoins des ministères et des organismes publics, selon les responsables gouvernementaux.

Les dirigeants des partis qui soutiennent le gouvernement avaient donné leur accord de principe aux coupes budgétaires la semaine dernière mais la "mise en réserve" n'a été évoquée que plus tard par le ministre des finances Yannis Stournaras, qui a estimé qu'il manquait encore entre 3,5 et 4 milliards d'euros pour parvenir aux 11,5 milliards d'économies visées. 

 

 "JE NE PEUX PAS SOUTENIR UN FIASCO"

Les deux partis politiques de gauche, les socialistes du Pasok et la Gauche démocratique du Dimar, qui soutiennent le gouvernement, ont fortement contesté la mesure, accusée notamment de s'inscrire à l'encontre de la Constitution grecque, qui interdit le licenciement de fonctionnaires. "Je suis catégoriquement opposé à la mise en réserve", a déclaré Fotis Kouvelis, chef de file de la Dimar après une rencontre entre les dirigeants des partis mardi.

"Cela s'est révélé être un fiasco et je ne peux pas soutenir un fiasco." Le premier ministre Antonis Samaras s'est, lui, engagé à étudier toutes les options nécessaires pour parvenir aux objectifs budgétaires, laissant entendre que la mise en réserve obéirait à des termes différents de la première tentative gouvernementale.

Certains experts du marché de l'emploi ont attribué le précédent échec au fait que de vastes secteurs du service public, notamment la santé et l'éducation, ont été préservés de la mise en réserve, au choix de nombreux fonctionnaires de partir en retraite plutôt que d'être limogés, et au boycott de certains organismes publics qui ont refusé de transmettre des données sur le nombre de leurs employés.

Les mesures doivent être arrêtées avant la fin du mois et être présentées aux représentants de la troïka – UE, FMI et Banque centrale européenne (BCE) – lors de leur prochaine visite, qui devrait avoir lieu avant septembre.

 

Lire l'éclairage : Pour convaincre ses bailleurs de fonds de desserrer leur étau, Athènes cherche de nouvelles économies (lien abonnés)


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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 21:07

 

 

LE MONDE | 10.08.2012 à 13h59 • Mis à jour le 10.08.2012 à 13h59

Par Alain Constant (C'est tout vu !)

 

Ici, la crise n'est pas une notion abstraite. Elle frappe durement, au cœur et au portefeuille. Ici, c'est la Grèce. Derrière des paysages de cartes postales, les larmes tentent de ne pas couler trop facilement devant la caméra. Et la colère a eu du mal à se cacher. Intitulé "Grèce : un patrimoine en danger", ce carnet de voyage, diffusé jeudi 9 août en soirée sur France 2 dans le cadre du magazine "Envoyé spécial", valait le détour. En partant d'un point bien défini (quelles conséquences la crise économique a-t-elle sur le tourisme en Grèce ?), Nicolas Bertrand et Claire-Marie Denis ont parcouru une partie du pays, d'Athènes à l'île de Santorin. Et si l'on avait une petite idée des ravages provoqués dans la vie quotidienne des Grecs par cette crise économique d'une violence inouïe, on n'avait pas conscience de toutes ses conséquences.

La crise provoque d'autres crises, multiples, qui ne font qu'aggraver une situation déjà peu rassurante. Les touristes, inquiets de la situation politique, boudent le pays, où un emploi sur cinq dépend de cette industrie. On estime à près de 40 % en moins le nombre de touristes cette année par rapport à 2011.

La caméra suit un groupe de voyagistes français invités à constater sur place que la situation à Athènes est calme, sans danger, et que les prestations des hôtels seront à la hauteur. On emmène ces professionnels dans un complexe hôtelier étalé sur treize hectares. En 2011, on y comptait plus d'un millier de clients. Aujourd'hui, ils sont une centaine.

Mais, au-delà du problème de l'hôtellerie, cette enquête a le mérite de se pencher sur les dangers qui pèsent sur les trésors culturels grecs. L'Etat, sans le sou, coupe dans les budgets. Premier touché : celui de la culture. Conséquence concrète : sans argent pour payer les gardiens, des musées et des sites archéologiques ferment. A deux pas du complexe hôtelier déjà cité, une longue barrière métallique barre depuis sept mois l'accès à un sanctuaire vieux de 2 200 ans, autrefois très visité.

Situé à deux pas du célèbre site d'Olympie, un musée renfermant des merveilles a été cambriolé. "Le matin du vol, il y avait une seule gardienne, pour raison d'économies. Ils l'ont neutralisée puis ont brisé des vitrines à coups de barre de fer. Bien sûr que ce vol a un lien avec la crise", estime, la voix pleine de colère, l'archéologue chargé des sites d'Olympie. Butin : 77 antiquités de grande valeur, dont une bague en or datant de l'époque mycénienne. Autre conséquence : la multiplication des fouilles clandestines sur des chantiers archéologiques.

Hôtels désertés, sites et musées fermés, fouilles sauvages, constructions illégales autorisées par l'Etat sur des sites protégés, comme à Santorin, afin de remplir des caisses vides, le tableau est sombre. Devant le Musée de l'Acropole, la présidente de l'association des archéologues grecs distribue des tracts aux visiteurs : "Nous voulons les mettre au courant des conséquences concrètes que provoquent les coupes budgétaires. Les touristes voient bien que les sites ferment à 15 heures..."

Alain Constant (C'est tout vu !)

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 20:59

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 10.08.2012 à 12h38 • Mis à jour le 10.08.2012 à 12h38

 

 
La sécheresse qui sévit actuellement aux Etats-Unis a fortement endommagé les cultures.

Le directeur général de la FAO José Graziano da Silva a demandé vendredi 10 août aux Etats-Unis de suspendre leur production de bioéthanol à partir de maïs pour éviter une crise alimentaire, dans une tribune publiée par le quotidien britannique Financial Times. "Une suspension immédiate et temporaire de la législation américaine" imposant des quotas de bioéthanol, produit à partir du maïs, "apporterait un répit au marché et permettrait que plus de récoltes soient utilisées pour l'alimentation animale et humaine", écrit M. Graziano da Silva.

La sécheresse qui sévit actuellement aux Etats-Unis a fortement endommagé les cultures, provoquant des tensions sur les marchés des matières premières agricoles. Dans son dernier relevé sur l'état des cultures aux Etats-Unis arrêté au 5 août et publié lundi soir, le département américain de l'agriculture (USDA) estime désormais que seulement 23 % des plants de maïs sont bons à excellents. "Dans ce contexte, les prix des céréales se sont envolés, avec une hausse de près de 40 % depuis le 1er juin pour le maïs", notent les stratégistes de CM-CIC.

Les biocarburants sont déjà accusés depuis plusieurs années de faire grimper les prix des denrées alimentaires comme les huiles végétales, le maïs, le soja ou les céréales nécessaires à leur fabrication, au détriment de la sécurité alimentaire mondiale.

Lire l'éclairage : Le prix des céréales explose avec la sécheresse aux Etats-Unis (édition abonnés)   

Selon un document publié mercredi par l'Agence américaine océanique et atmosphérique, les Etats-Unis ont connu le mois de juillet le plus chaud jamais enregistré dans le pays depuis le début des relevés météorologiques en 1895, avec une sécheresse s'étendant sur 63% du territoire continental.

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 20:50

 

 

Le Monde.fr | 10.08.2012 à 18h35 • Mis à jour le 10.08.2012 à 18h35

Par Laure Beaulieu

 
Le géant sud-coréen de l'électronique Samsung est accusé de faire travailler des enfants dans un rapport d'une ONG publié mardi 7 août.

Attention : après la lecture de cet article, vous pourriez choisir de vous séparer de l'ensemble de votre matériel électronique Samsung. Après avoir accusé Apple dans une étude publiée en juin 2012, l'ONG China Labor Watch (CLW) s'attaque cette fois-ci au géant sud-coréen de l'électronique, Samsung. Basée à New York, l'ONG a enquêté aux mois de juin et juillet 2012 dans une usine de HEG Electronics Co, sous-traitant de Samsung en Chine. Située dans la province du Guangdong en Chine, l'usine produit des téléphones, des lecteurs DVD, des chaînes stéréo et des MP3 pour l'entreprise Samsung.

Publié le mardi 7 août, le rapport présente des résultats édifiants. Dans l'usine, qui compte 2 000 employés selon CLW, "sept enfants de moins de 16 ans travaillent (...) pendant les périodes de vacances d'hiver et d'été, 80 % du personnel est composé d'étudiants, la plupart âgés de moins de 18 ans". Selon les estimations de CLW, "il y aurait entre 50 et 100 enfants qui travaillent dans cette usine, le plus jeune ouvrier interrogé, Wu Xiaofang (un surnom), étant âgé de 14 ans".

 "DES OUVRIERS FRAPPÉS SUR LE SOL"

Ces enfants subissent "des conditions de travail très difficiles, similaires à celles des ouvriers adultes", mais "ils ne touchent que 70 % du salaire des employés adultes", estime CLW. "Des tâches dangereuses leur sont parfois demandées, et entraînent des blessures", ajoute l'ONG. Les conditions de travail de l'ensemble des salariés de l'usine sont critiquables, selon CLW. "Les ouvriers travaillent 11 heures par jour, 6 jours par semaine (...) et dans la plupart des cas il sont obligés de travailler 3 à 5 heures supplémentaires." Pis, le système de punition dans l'usine : "Les managers frappent parfois les ouvriers sur le sol. (...) Chaque jour, des employés sont punis, et doivent rester toute la journée debout, rédiger une autocritique ou payer une amende."

Pour mener leur enquête, plusieurs membres de l'ONG China Labor Watch ont été embauchés dans l'usine et ont ainsi pu interviewer les sept enfants qui y travailleraient, a précisé à Bloomberg Li Qiang, un des directeurs de China Labor Watch à New York. L'ONG publie, au sein du rapport, des photos de ces enfants et "étudiants" sur leur lieu de travail.

La ville de Huizhou, où se trouve l'usine, dans le Sud de la Chine, a affirmé qu'une enquête a été lancée, afin de vérifier qu'aucun enfant de moins de 16 ans n'est employé par HEG Electronics Co, rapporte l'agence de presse chinoise Xinhua. "Des sept ouvriers cités par le groupe de défense des droits du travail, basé à New York, deux sont des adultes, et les cinq autres ont entre 16 et 18 ans, et sont donc au-dessus de l'âge légal du travail en Chine, qui est de 16 ans", précisent les autorités locales. 

 DES CONTRÔLES INEFFICACES DANS L'USINE

En outre, China Labor Watch pointe du doigt l'action de l'entreprise Intertek, chargée par Samsung de l'inspection et du contrôle dans l'usine. CLW conclut : "Les rapports d'audit d'Intertek ne sont pas fiables. (...) Les personnes chargées des contrôles ont accepté des pots de vin de la part des usines, en échange d'un contrôle avec des conclusions satisfaisantes pour l'entreprise."

Samsung a réagi à ces accusations, et annoncé mercredi dans un communiqué, envoyé par mail à l'agence de presse nord-coréenne Yonhap, qu'"une équipe d'inspecteurs constituée de membres du siège de Samsung en Corée sera envoyée à Huizhou en Chine le 9 août, où elle ouvrira une enquête immédiatement, et prendra les mesures appropriées pour corriger tout problème détecté". Le géant sud-coréen a ajouté : "Samsung Electronics a effectué cette année deux inspections sur site distinctes portant sur les conditions de travail chez HEG, mais n'a constaté aucune irrégularité à ces occasions."

SAMSUNG : 3e PIRE ENTREPRISE AU MONDE

Ce n'est pas la première fois que l'ONG China Labor Watch dénonce des entorses au droit du travail et au droit des enfants. En juin 2012, CLW avait diffusé un rapport sur une usine du sous-traitant Foxconn d'Apple, et sur neuf autres usines, fournisseurs du géant Apple en Chine. CLW mettait en avant les mauvaises conditions de travail chez Foxconn, et des situations encore plus mauvaises chez d'autres fournisseurs, notamment dans l'usine Riteng à Shanghaï. Cette enquête faisait suite à celle publiée par le New York Times en janvier 2012, qui dénonçait les conditions de travail des sous-traitants d'Apple en Chine.

Samsung n'en est pas non plus à son premier scandale. Troisième au palmarès des pires entreprises de l'année du Public Eye Award, organisé par Greenpeace Suisse, l'entreprise est accusée d'utiliser dans ses usines des produits toxiques, qui seraient à l'origine de cas de cancers parmi ses employés. Réunis dans une "campagne internationale pour la santé et les droits du travail des ouvriers de Samsung", les salariés engagés contre le géant électronique ont réuni plus de 1 500 signatures sur une pétition contre Samsung. Ce type de scandale est une menace réelle pour l'image du géant sud-coréen. Les dirigeants, qui ont immédiatement réagi, semblent l'avoir bien compris.

Laure Beaulieu

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 20:38

 

 

 

Le mercredi 08 août, un homme de 51 ans, s'est rendu à la CAF de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines, pour tenter de sauvegarder son RSA..., sa seule bouée de sauvetage... ! Bataillant pour une histoire de papier manquant depuis le mois de mai..., ce quinquagénaire a appris que son seul revenu de subsistance... - un RSA ne pèse pas lourd face aux dépenses pour le logement, des factures diverses qui explosent, et des déplacement puis la nourriture qui augmentent avec ce qu'il reste... - allait être suspendu... ! Dans un silence glacial et certainement du à un désespoir profond..., cette suspension incompréhensible d'un des droits fondamentaux de notre constitution..., a conduit ce pauvre, au sens stricte du terme, à envisager la pire des solutions..., soit..., il s'est immolé dans les locaux de cette administration, devant les employés(es) et d'autres tributaires de prestation, très choqués... !

Cette information a été largement diffusée sur l'ensemble des médias hébétant leur auditoires (chaînes d'info continue) à longueur de journée..., avec un tout fait de rien..., en ne présentant que l'impact psychologique tragique que les employés(es) et d'autres ont pu subir... ! Certes..., cet aspect des choses n'est pas négligeable et méritait d'être traité... ! Mais dans son développement et son approche réductrice..., de ce coté là du guichet..., il n'a fait que montrer une seule forme de souffrance, mais pas celle de la pauvre victime aujourd'hui hospitalisée avec un pronostic vital réservé... ! Mais pire encore..., c'est une forme d'autisme médiatique et peut être aussi politique (aucun des représentants du gouvernement et autres à cette heure se sont exprimés sur ce sujet..., bonnes vacances...?) plus grave qui s’installe dans cette manière d'aborder l'information... ! Il n'a été prononcé aucun mot, au cours des reportages visionnés, à l'encontre de la douleur de la famille de cet homme déchu de ses droits..., qui..., il est sur..., même si elle n'a peut être pas souhaité témoigner, devait être plus que peinée d'apprendre cet acte suicidaire... ! Par ce biais..., en tronquant, déformant..., un fait d'actualité..., en suscitant une compassion légitime mais réductrice, uniquement sur les employés(es) et autres personnes choqués(es)..., c'est l'ensemble des personnes se voyant radiée et/ou suspendues de la même manière, qui sont alors considérées comme secondaires, voir insultées, dans la hiérarchisation et l'agencement des mots..., de cette information bouleversante tout de même... !

Rappelons qu'en France, la pauvreté ne cesse de croître et d’après le rapport de 2011 du MNCP (voir bas de page 13), c'est plus de 2 millions de personnes qui vivent avec pas plus de 15 euros/jour... ! Là existe une notion du revenu minimum vital qu'il convient de revoir d'urgence surtout si on le ramène à l'autre bout de l'échelle, comme par exemple, le montant journalier de M. Bernard Arnault (LVMH) qui est de 24 658 euros/jour rien que pour la part salariale (sans les revenus du patrimoine et autres primes...)... ! Chercher l'erreur... !!!!

Je vous propose de vous forger votre interprétation en visionnant deux journaux comme exemple des propos que je vous présente.., et d'en tirer les conclusions qui en découlent ici et la... !

Je vous communique aussi un courrier du Mouvement National des Chômeurs et Précaires, le MNCP, qui a communiqué à ce sujet.

 

RSA : effroi et compassion après une tentative de suicide à la CAF

C’est avec effroi et compassion que le MNCP a appris la triste nouvelle de l’immolation par le feu d’un homme privé de son RSA dans les locaux de la CAF de Mantes-la-Jolie (Yvelines) ce mercredi 08 août. Nous lui exprimons notre soutien, en espérant de tout cœur son prompt rétablissement.

Cet acte illustre de façon dramatique le désespoir d’un grand nombre de chômeurs. Le manque de réponse des pouvoirs publics à l’urgence sociale, partout en Europe, se traduit par une vague de suicides sans précédent.

Dans son rapport 2011 sur la situation des chômeurs et précaires, le MNCP attirait l’attention sur cette situation. On pouvait lire notamment :

« Le suicide au sein des entreprises privées ou publiques est devenue une question de société que les médias prennent désormais en compte surtout depuis l’affaire France Télécom. Les suicides de chômeurs n’ont pas cette visibilité. On meurt encore du chômage dans le silence de la presse, des pouvoirs publics et des responsables politiques. »*

Bien entendu, il n’est pas question pour le MNCP d’encourager des tels actes de désespérance. Nous appelons les chômeurs et précaires à l’action et à la solidarité contre le chômage, ce qui est la manière la plus efficace pour que de tels drames ne se reproduisent pas.

Mais le MNCP constate que face à la profondeur de la crise les pouvoirs publics ne répondent pas à la demande de soutien réclamé par les associations de chômeurs et que la situation exige.

 

L'organisation d'un mouvement national de solidarité et de soutien..., une marche blanche par exemple..., envers cette victime et toutes les autres victimes d'un système et d'une philosophie qu'il devient urgent de corriger..., permettrait de prouver notre forte mobilisation et notre vive émotion ressentie, ainsi que notre désir d'être bien entendu et compris dans la perceptive des prochaines négociations au cours du sommet social de la rentré.. !

 

 ! Pensez à suivre le nombre de signataires et les 15 mesures d'urgences du manifeste roosevelt 2012... !

 

 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 20:28

 

 

Mercredi 8 août, un allocataire de 51 ans s’est immolé dans le bureau de son conseiller CAF à Mantes-la-Jolie, deux mois après avoir perdu son RSA. Selon la préfecture, ses brulûres « ne seraient pas mortelles ». Aussi spectaculaire soit-il, cet événement pose la question du lien entre précarité, chômage et suicide. Pourtant, avec 4,4 millions de chômeurs en juillet 2012, contre 4,1 millions il y a un an, rien n’est fait au plus haut niveau pour prévenir ces drames.

Surtout, selon les associations de défense des chômeurs et précaires, la tentative de suicide de Mantes-la-Jolie serait l’arbre qui cache la forêt : « Une immolation se produit toujours en public pour prendre d’autres personnes à témoin et faire de ce geste une contestation, analyse Michel Debout, psychiatre, médecin légiste et spécialiste du suicide. Cela témoigne de la situation de beaucoup d’autres car s'il avait été le seul, il n’y aurait eu aucune résonance sociale. »

Le drame de Mantes-la-Jolie ne surprend pas Robert Crémieux, membre et ancien président du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) pour qui « cela confirme notre intuition sur la question du suicide des personnes précaires et chômeuses. On a toujours été confronté à ce genre de choses depuis 25 ans (date de la création du MNCP  ndlr). C’est ce qu’on constate dans nos associations de façon empirique ».

Michel Debout, quant à lui, n’hésite pas à dénoncer une « non-assistance à personne en danger ». Le 23 mai 2011, il tire la sonnette d’alarme en publiant dans Libération, avec 44 personnalités, un appel demandant la création d’un observatoire des suicides, dont le rôle serait de collecter les données relatives au suicide et de préconiser des actions de prévention. « L’observatoire permettrait qu’on ne soit pas deux fois abandonné. »

« Nous avons bien un observatoire de la délinquance, c’est très bien car la délinquance provoque aussi des souffrances humaines. Mais, si on raisonne en terme de mortalité, les crimes font 900 morts par an, les suicides 11 000. C’est une incohérence en matière de santé publique », affirme Michel Debout.

Le professeur, ainsi que le Mouvement national des précaires et chômeurs, plaide pour l’accent soit mis sur la prévention. Ils réclament la mise en place d’une « médecine des chômeurs », car « quand on a du travail, on a une médecine du travail, on est suivi médicalement. Mais, quand on perd son travail, on perd la médecine qui va avec».

 

En Grèce, en Italie...

« A minima, le gouvernement devrait lancer des enquêtes épidémiologiques pour qu’on connaisse mieux le phénomène », affirme Robert Crémieux. Car de façon officielle aucune statistique, ni même étude n’existe sur le sujet des suicides liés au « mal-travail » ou au « non-travail », bien moins retentissants que les suicides liés au travail comme ceux de France Télécom en 2010. Sans avoir non plus de chiffres précis, SOS détresse amitié « constate effectivement une augmentation des appels de personnes suicidaires pour des raisons économiques ».

Le seul organisme récoltant ces données en France est l’Institut national de santé et de recherche médicale (Inserm). Mais Michel Debout explique qu’il faut deux ans à l’institut pour récolter les données, le temps que les informations remontent de chaque département. « On ne peut donc pas suivre correctement l’évolution », déplore-t-il.

Pour prendre les devants, le professeur Michel Debout a bricolé une méthode statistique pour mesurer l’ampleur du phénomène. En calculant le nombre de chômeurs supplémentaires entre 2009 et 2011 en France et en lui appliquant l’indicateur de taux de suicide de l’observatoire de la santé, le psychiatre estime que 750 suicides ont été liés à ce qu’il appelle « l’effet chômage ». Cette estimation reste cependant très partielle car « ce calcul ne prend en compte que l’effet chômage et en tient pas compte de l’effet précarité, surendettement, bref de l’effet crise globale », précise-t-il.

Dans une Europe en crise soumise à l’austérité et au chômage, ce n’est pas la première fois que des personnes qui ne peuvent plus joindre les deux bouts, celles pour qui tout s'écroulent, se donnent la mort en public. En Italie, en mai 2012, un maçon, poursuivi pour fraude fiscale à Bologne et un salarié de Vérone, qui n'était plus payé depuis des mois, s’étaient immolés. Un mois auparavant, un retraité s’était tiré une balle dans la tête au milieu de la place Syntagma à Athènes, un geste qui avait choqué toute l’Europe. Dans une lettre laissée dans sa poche, il disait : « Je ne m’abaisserai pas à faire les poubelles pour me nourrir. »

« Cette crise est certes financière et économique, mais elle est aussi sociale et humaine, affirme Michel Debout. C’est la même chose qu’en 1929. La crise avait provoqué une augmentation des suicides, notamment aux USA, mais avec un effet différé. Le pic avait été observé en 1932. » Le taux de suicide était en effet passé de 12,3 pour 100 000 en 1920 à 21,3 en 1932. L’histoire semble se répèter, notamment en Grèce. Alors que la crise frappe le pays en 2008, le nombre de suicides explose de 40 % rien qu’entre le premier semestre 2010 et le premier semestre 2011. « C'est pour cela qu'on aurait dû agir en France dès 2009 », déplore Michel Debout.

Après l’immolation de cet homme dans les locaux de la CAF de Mantes-la-Jolie, les associations attendent que le gouvernement réagisse. Tandis que le Mouvement national des chômeurs et précaires « demande une rencontre avec les pouvoirs publics pour qu’ils mettent d’urgence en place un filet de sécurité au niveau de la santé des chômeurs », le professeur Debout sera reçu à la rentrée par le conseiller social du premier ministre.

 

 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 16:30

 

 

  • Rue89 - 16:48
  • 9 août 2012
  • par 2 auteurs

 

 

 

Traditionnelle série noire d’été. Les Roms se font expulser, dans l’agglomération lyonnaise notamment. Les expulsions de squats et bidonvilles se sont multipliées en ce début du mois d’août, comme cela a été le cas sous l’ère Sarkozy. Environ 300 personnes se sont retrouvées à la rue et cherchent à nouveau à se loger.

 

Photo archive – Expulsion du bidonville de la rue Paul Bert, à Lyon, le 3 novembre – Crédit : Bruno Amsellem / Signatures

 

Par Laurent Burlet et Leïla Piazza

Ce vendredi, au petit matin, un squat du 7e arrondissement de Lyon, pourtant bien accepté dans le quartier, devrait être expulsé. Une soixantaine de personnes se retrouvera à nouveau à la rue après plus d’un an d’occupation de cet immeuble qui devrait subir des travaux en 2014.

Plus tôt dans la semaine, les évacuations de terrains squattés par des Roms de Roumanie se sont multipliées dans l’agglomération lyonnaise, suite à des décisions de justice. Et comme l’avait promis Manuel Valls, le 25 juillet dernier, le préfet du Rhône a envoyé la force publique pour déloger les squatteurs.

De sources associatives, la liste s’allonge :

- Vendredi 3 août déjà, une maison de Saint-Fons a été évacuée par la police de ses neuf occupants.

- Lundi 6 au matin, l’ancien atelier dans le quartier de la Rize à Vaulx-en-Velin était expulsable. Pourtant, les quelque 150 occupants n’ont pas attendu les forces de l’ordre et avaient préféré partir dans la nuit.

- Mardi 7, c’était le tour d’un bidonville de Villeurbanne, installé sur un terrain propriété de la ville, à proximité de l’avenue Salengro. Cette fois, les 90 habitants ont été délogés par les forces de l’ordre. Et ont été expulsés dans la matinée. Dans le calme. Si des contrôles d’identité ont été effectués, aucune OQTF (obligation de quitter le territoire français) n’aurait été distribuée.

Toujours à Villeurbanne, dans des garages de la rue Léon Blum, la cinquantaine d’occupants était partie avant l’arrivée des forces de l’ordre. Seule une famille restait.

 

L’errance, c’est maintenant

Environ 300 Roms se sont retrouvés sur le trottoir cette semaine. Une fois chassées de leurs habitations de fortune, ces familles SDF n’ont nulle part où aller. Elles doivent se mettre en quête d’un nouveau lieu à squatter.

Car les sans-abri ne peuvent pas compter sur les foyers d’hébergement d’urgence. Comme dans la plupart des grandes villes de France, le dispositif lyonnais mis en place par la préfecture du Rhône affiche complet. Le 8 août, 298 personnes avaient appelé le 115 et se trouvaient sans solution. Ce qui a valu à Baptiste Meneghin, du réseau des professionnels de l’urgence sociale, ce commentaire sur la « politique saisonnière » menée par le gouvernement :

« Les structures ouvertes pour le plan froid sont aujourd’hui toutes fermées. L’Etat héberge l’hiver et maintient à la rue l’été. Et ceux qui avaient trouvé des abris précaires sont expulsés ».

Pour les Roms, trouver un nouveau lieu à squatter n’est pas simple. Se déplaçant en grands groupes familiaux, ils sont rapidement repérés par la police qui les chasse de leur point de chute. Dans les 48 heures suivant une installation illégale, le propriétaire peut en effet directement faire appel à la police pour déloger les occupants. Au-délà, les forces de l’ordre ne pourront intervenir sans une décision de justice.

Cette semaine, selon des témoignages associatifs, dans les heures et les jours qui ont suivi les démantèlements de squats, les familles roms ont connu ce sort. Ainsi, plusieurs personnes délogées mardi, qui avaient trouvé un nouveau refuge à Saint-Fons, ont aussitôt été chassées, raconte Gilberte Renard, une militante associative du collectif Rom.

Idem, ce jeudi 9 août, une soixantaine d’anciens squatteurs de Vaulx-en-Velin ont été délogées jeudi matin « pour des raisons » de sécurité par la police bien qu’ils se seraient installés sur ce terrain de Villeurbanne depuis plus de 48 heures. Ils sont actuellement à proximité du périphérique, sur un autre terrain, et reçoivent régulièrement la visite de la police. Pour l’instant sans conséquence.

 

Retours « volontaires » en Roumanie

 Certains choisissent le retour dans leur pays d’origine. Lors des différents passages de la police de cette semaine, l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) accompagnait les forces de l’ordre pour proposer le versement de 300 euros par adulte et 100 euros par enfant, afin que les familles puissent rentrer « volontairement » dans leur pays. Ce que l’on nomme l’« aide au retour humanitaire ».

Et ce jeudi matin, quatre cars d’une soixantaine de places ont conduit des Roumains vers l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Direction la Roumanie par vol charter.

Les associations considèrent que ces retours « volontaires » sont des expulsions du territoire déguisées permettant de « faire du chiffre ».

Selon un militant associatif présent sur les lieux de rendez-vous, il y avait parmi ceux qui prenaient le car, des personnes issues des squats évacués les jours précédents.

« Certains profitent de l’effet d’aubaine et ont promis de revenir à la rentrée », affirme-t-il.

Ce n’est pas le premier charter de ce type. De septembre à décembre 2011, on en a compté quatre et l’ONG Médecins du Monde, estime que depuis le début de la présidence Hollande il y en a eu un le 10 mai et un autre le 5 juillet vers la Roumanie.

A Lyon, le 9 août, des Roms montent dans le car pour un charter en direction de la Roumanie.  Crédit : Laurent Burlet

 

Valls, Sarkozy, même combat ?

Dans une lettre adressée au collectif Romeurope, le 27 mars 2012, le candidat Hollande avait pris position contre la politique de Nicolas Sarkozy en la matière :

« Je souhaite que, lorsqu’un campement insalubre est démantelé, des solutions alternatives soient proposées. On ne peut pas continuer à accepter que des familles soient chassées d’un endroit sans solution. »

Se rappelant cette promesse, le ministère de l’Intérieur a publié un communiqué le 8 août, dans lequel il a affirmé :

« Les préfets ont reçu pour instruction de mener systématiquement un travail de concertation préalable avec les élus locaux et les associations, afin de procéder à un examen approfondi des situations individuelles et de proposer des solutions d’hébergement, prioritairement pour les familles et les personnes les plus vulnérables ».

Pourtant, dans l’agglomération lyonnaise, aucune solution de relogement n’a été proposée cette semaine, même aux familles ayant des enfants en bas âge ni même à l’une des mères expulsées qui venait d’accoucher d’un prématuré. Et les associations se plaignent de ne pas avoir été « concertées » en amont.

Aurélie Neveu, coordinatrice de Médecins du Monde à Lyon « ne voit pas la différence avec l’été dernier » :

« Il n’y a eu ni concertation, ni proposition de relogement. Cet été est comme l’été précédent : on expulse les squats sans relogement, en ne proposant comme solution qu’un « retour volontaire » en Roumanie. Or, on sait pertinemment qu’ils vont revenir en France ».

« C’est dans le droit fil de Sarkozy et Guéant », affirme Gilberte Renard :

« S’ils avaient voulu, ils auraient pu arrêter une politique aussi inhumaine qu’inutile ».

Marie Higelin, une « indignée » de Vaulx-en-Velin, qui aide les Roms du secteur va plus loin. Pour elle, c’est même « pire qu’avant » :

« L’année passée, quand ils se faisaient expulser d’un squat, ils pouvaient au moins trouver un autre endroit pour squatter. Là, dès qu’ils se posent la police arrive et les chasse systématiquement ».

 

Un changement de discours

Si sur le terrain les associations ne voient pas de grand changement, le propos n’a toutefois plus rien à voir avec celui du discours de Grenoble.

Quelques jours après l’annonce de la poursuite des démantèlements de Manuel Valls, le collectif Romeurope avait été reçu par le cabinet du ministre. Malik Salemkour vice-président de la Ligue des Droits de l’homme et animateur du collectif Romeurope, avait apprécié le changement de discours, dans Libération :

« Durant deux heures et demie de réunion, il n’a jamais été question de délinquance, nous avons parlé de logement, de scolarisation, des mesures transitoires. C’est une rupture de ton considérable par rapport au précédent gouvernement. On n’est plus dans la stigmatisation, on remet le sujet à sa juste proportion ».

Aurélie Neveu de Médecins du Monde « prend note de cette volonté d’ouvrir une réflexion large ».

Dans son communiqué, le ministère a annoncé que feront l’objet d’une réflexion:

- les « conditions de l’aide au retour proposées lors des éloignements des personnes ne remplissant pas les conditions du séjour ».

- les « mesures transitoires », restreignant l’accès au travail des citoyens roumains et bulgares.

- les « expérimentations d’accompagnement sanitaire et de scolarisation des enfants menées dans plusieurs villes de France, en lien avec les collectivités et le milieu associatif [qui] sont en cours d’évaluation». Comme à Lyon, où une centaine de roms a été régularisée discrètement.

 

 

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